6 juillet 1819…..


brouillion à revoir ….peu-être…..

.…… décès de
Sophie Blanchard, première femme
aéronaute professionnelle

Épouse du célèbre aéronaute Jean-Pierre Blanchard ( qui effectua la première traversée de la Manche en ballon, le 7 janvier 1785 ), Sophie Blanchard naquit Marie-Madeleine-Sophie Armant le 24 mars 1778, à Trois-Canons, près de La Rochelle. On raconte que sa mère étant enceinte, vit un voyageur qui lui promit d’épouser l’enfant dont elle devait accoucher, si c’était une fille. Ce voyageur était Blanchard, avec qui la jeune Armant fut mariée dans son adolescence.

Femme d’aéronaute, madame Blanchard devait se familiariser de bonne heure avec les dangers inséparables des voyages dans les régions de l’air ; mais quoique la vivacité de ses désirs égalât celle de son imagination, elle différa son début dans cette carrière jusqu’à ce qu’elle eut acquis la certitude que le ciel lui refusant les douceurs de la maternité, elle serait dispensée d’en remplir les devoirs.

Elle avait 26 ans lorsqu’elle fit avec son mari ( qu’elle épousa en 1804 ) sa première et probablement sa seconde ascension aérostatique ; mais ce fut au mois de mars 1805, qu’ayant fait seule la troisième à Toulouse, elle descendit à Lux, près de Caraman, en ligne directe du lieu de son départ.

Tel était le dénuement où devait la réduire la mort de son mari (le 7 mars 1809, il tombe de son ballon suite à une crise cardiaque), qui lui disait quelque temps auparavant :  » Tu n’auras après moi, ma chère amie, d’autre ressource que de te noyer ou de te pendre.  » Mais, loin de se livrer au désespoir, Sophie Blanchard fonda son existence sur les produits du métier d’aéronaute. Elle multiplia ses voyages aériens, et acquit une telle intrépidité qu’il lui arrivait souvent de s’endormir pendant la nuit dans sa frêle et étroite nacelle, et d’attendre ainsi le lever de l’aurore pour opérer sa descente avec sécurité.

Sophie Blanchard lors de son vol à Turin, le 26 avril 1812
Sophie Blanchard lors de son vol à Turin, le 26 avril 1812

Il s’en fallait beaucoup qu’elle montrât le même courage dans les voitures terrestres. Ses ascensions à Rome et à Naples, en 1811, furent aussi brillantes que lucratives. Dans celle qu’elle fit à Turin, le 26 avril 1812, elle éprouva un froid glacial et une forte hémorragie par le nez ; les glaçons s’attachaient à ses mains et à son visage en pointes de diamants. Ces accidents, loin de la décourager, redoublèrent son ardeur et son activité, que vint stimuler la concurrence de mademoiselle Garnerin.

Ses voyages furent plus fréquents ; il n’y eut pas de fête publique où l’une des deux rivales ne jouât le principal rôle avec son ballon. L’ascension que madame Blanchard fit à Nantes, le 21 septembre 1817, était la cinquante-troisième ; ayant voulu descendre à quatre lieues de cette ville, dans ce qui lui paraissait être une prairie, entre Couëron et Saint-Etienne de Montluc, elle se trouva sur un marais où son ballon, accroché à un arbre, tomba sur le côté, de telle manière qu’elle aurait eu beaucoup de peine à se dégager si l’on ne fût venu à son secours. Cet accident n’était que le précurseur de l’événement funeste qui mit fin a ses jours.

Après s’être montrée dans les principales villes de France et dans quelques capitales de l’Europe, elle fit, à l’ancien Tivoli de Paris, sa soixante-septième ascension, le 6 juillet 1819, à dix heures et demie du soir, dans une nacelle pavoisée, brillamment illuminée et supportant un artifice. Son ballon, trop chargé peut être, s’étant accroché aux arbres qui bordaient l’enceinte, elle le dégagea en jetant du lest, et renversa en s’élevant quelques cassolettes d’esprit de vin.

A une certaine hauteur elle lança des fusées romaines ; mais bientôt, soit que l’une de ces fusées eût percé le ballon, soit que l’aéronaute, voulant descendre à une distance très rapprochée, n’eût pas fermé l’appendice par où le gaz hydrogène avait été introduit, et qu’en mettant le feu à une autre pièce d’artifice, adaptée au petit parachute qu’elle devait lancer, la mèche eût enflammé le gaz qui sortait par l’appendice, une vive lumière annonça l’incendie du ballon et le malheur qui arrivait.

Un cri d’effroi s’éleva spontanément de toutes parts ; plusieurs femmes s’évanouirent, et la fête fut interrompue. L’infortunée tomba avec sa nacelle sur une maison dont elle enfonça le toit, au coin des rues Chauchat et de Provence. Son corps, enveloppé dans les restes des cordages et de la nacelle, fut porté à Tivoli, où tous les secours lui furent vainement prodigués. Comme il n’était pas défiguré, quoique fracassé, et que la tête et les jambes étaient entières, on a supposé que l’asphyxie avait d’abord occasionné la mort.

On fit une collecte à Tivoli pour ses héritiers ; mais comme madame Blanchard n’avait eu qu’une fille adoptive ou naturelle qui était morte, les 100 louis que produisit la quête furent employés à ses funérailles et au monument que ses amis lui firent ériger au cimetière du Père Lachaise

Mes blogs:Pratiquement pas de commentaire…


.……J’ai bien envie ( encore) d’arrêter ….Mais , au fond , si j’écris c’est d’abord pour moi , pour m’occuper ,on peut dire que commentaires ou non ,  » c’est le cadet de mes soucis  »

Pour m’occuper,passer le temps , j’ai chercher ici et là d’où venait cette expression et:

=  »C’est le moindre de mes soucis »

Avant la Révolution française ,les plus jeunes fils étaient très souvent obligés, par nécessité, de s’engager dans l’ordre ecclésiastique ou dans un régiment.

image trouvée sur le net

De là on appela cadet tout jeune homme se mettant en service comme simple soldat pour apprendre le métier des armes.

Mais, à la longue, le mot cadet s’écarta de sa signification primitive, et il en est venu à indiquer le dernier des fils, comme le met en évidence cette phrase de  »l’orateur sacré  » Bourdaloue

L.Bourdaloue ?

? ( Bourdaloue (Louis Bourdaloue (aussi Bourdaloüe), né le 20 août 1632 à Bourges (France) et mort le 13 mai 1704 à Paris, est un jésuite français.) :  » Il suffit que ce jeune homme soit le cadet de sa maison pour ne pas douter qu’il ne soit appelé aux fonctions de pasteur des âmes.  »

Le mot cadet avait aussi la signification de moindre, d’inférieur, par rapport à un aîné quand il désignait le deuxième fils d’une famille.(Chez moi c’est Alain, le militaire fasciste,raciste => il est 2 fois le cadet :1) 2ème fils , 2) le cadet de mes soucis car il me répugne avec ses idées )

On comprend que, par suite de cette autre signification, on ait fini par dire : C’est le cadet de mes soucis, ce qui veut dire le moindre.

P.S : Si quelqu’un ( ce qui , vu le nombre de lecteur et de commentaire ,m’étonnerait ) a une autre explication , je suis  » preneur  »…..

klik

Les campagnes présidentielles américaines….


…… adultères, corruption… Ces scandales qui les ont entachées

1828 : Andrew Jackson et son épouse font scandale

1828 : Andrew Jackson et son épouse font scandale

Après avoir perdu l’élection présidentielle quatre ans plus tôt, Andrew Jackson est bien décidé à prendre sa revanche en 1828. Le général américain d’origine modeste, connu pour s’être vaillamment battu contre les Anglais lors de la bataille de la Nouvelle Orléans en 1815, se mesure au président John Quincy Adams. D’une violence inouïe, la campagne pour la Maison Blanche n’épargne personne : rumeurs et insultes pleuvent des deux côtés et une vieille histoire vient entacher la campagne du général Jackson. Marié depuis 1791, il découvre quelques années plus tard que son épouse n’est en réalité pas divorcée de son précédent mari. Celle-ci s’empresse d’officialiser son divorce pour se remarier officiellement avec Jackson en 1794 et l’affaire semble classée. Plus d’une trentaine d’années plus tard, elle est éventée par les opposants de Jackson pendant la campagne de 1828. Andrew Jackson est accusé d’adultère pour avoir couché avec une femme encore mariée, tandis que son épouse est qualifiée de bigame. Malgré la violence du scandale, Andrew Jackson sort vainqueur de la course à la présidence.

1884 : Un premier scandale sexuel au coeur de la campagne

1884 : Un premier scandale sexuel au cœur de la campagne

En politique américaine, les scandales sexuels ne datent pas de Bill Clinton. En 1884, le candidat démocrate Grover Cleveland

Grover Cleveland ?

est accusé d’avoir eu dix ans plus tôt un enfant avec une femme non mariée, Mary Halpin. L’affaire, révélée par le Buffalo Evening Telegraph, prend de l’ampleur lorsqu’elle est appuyée par une lettre de l’intéressée qui accuse l’homme politique de l’avoir violée. Grover Cleveland admet seulement une relation hors mariage consentie.

1884 : Un premier scandale sexuel au coeur de la campagne

1884 : Un premier scandale sexuel au cœur de la campagne

Véritable aubaine pour les républicains, l’affaire est enterrée grâce aux coups portés par les partisans de Cleveland sur Mary Halpin qu’ils s’efforcent à discréditer. Grover Cleveland devient président des Etats-Unis une première fois avant un second mandat en 1892.

1952 : Richard Nixon visé par des accusations de corruption...

1952 : Richard Nixon visé par des accusations de corruption…

Sur le ticket du candidat républicain Eisenhower, Richard Nixon est foudroyé en pleine campagne par des révélations sur des détournements de fonds électoraux à son usage personnel. Fragilisé, il risque sa position de colistier et monte au créneau le 23 septembre 1952. A l’occasion d’un discours retransmis à la télévision et suivi par près de 60 millions de téléspectateurs, Richard Nixon joue la carte de la transparence… et de l’émotion. Le candidat nie en bloc les accusations de corruption, prenant son épouse comme preuve de sa bonne foi: “Je dois vous dire que Pat n’a pas de manteau en vison. Mais elle a l’étoffe républicaine. Et je lui dis toujours qu’elle est belle peu importe ce qu’elle porte”, lance-t-il, larmoyant.


… Et sauvé par son chien

… Et sauvé par son chien

Richard Nixon admet avoir reçu un cadeau, « Checkers », le cocker anglais familial : “Vous savez, les enfants adorent le chien, et je vous le dis tout de suite, quoi que les gens disent, nous allons le garder. “ Un jeu d’acteur réussi pour Richard Nixon qui fait vite oublier l’affaire qui a failli le disqualifier. Le voilà vice-président le 20 janvier 1953.

1972 : Des révélations sur la santé mentale de son colistier font vaciller le candidat démocrate McGovern

1972 : Des révélations sur la santé mentale de son colistier font vaciller le candidat démocrate McGovern

En 1972, le démocrate George McGovern pense avoir à ses côtés le meilleur atout pour l’emporter face à Richard Nixon. Son colistier Thomas Eagleton, un catholique libéral, lui assure la faveur des syndicats. Mais ses espoirs sont rapidement  »douchés » lorsque la santé mentale de son partenaire fait la une de la presse. Il y apprend que Thomas Eagleton a souffert d’une dépression et fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, notamment pour y suivre une thérapie par électrochocs.

1972 : Des révélations sur la santé mentale de son colistier font vaciller le candidat démocrate McGovern

1972 : Des révélations sur la santé mentale de son colistier font vaciller le candidat démocrate McGovern

McGovern admet que son colistier le lui avait caché mais, sans la possibilité de faire machine arrière, il continue de soutenir celui qui doit devenir son vice-président. Thomas Eagleton quitte finalement de lui-même le bateau, deux semaines après avoir été nommé. C’est la deuxième et dernière fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’un vice-président quitte son ticket avant l’élection.

Gary Hart, foudroyé en pleine ascension

Gary Hart, foudroyé en pleine ascension

En 1987, Gary Hart est favori pour remporter l’investiture démocrate. Alors que les sondages confirment son envolée, un article du Miami Herald bouleverse le cours de la campagne : Gary Hart est accusé d’avoir une liaison avec une jeune top model. Comble de la malchance, le même jour est publié dans le New York Times un portrait fleuve de l’homme politique qui lance, sans une once de méfiance: “Si quelqu’un veut me suivre à la trace, qu’il y aille. Il va très vite s’ennuyer.”

Gary Hart, foudroyé en pleine ascension

Gary Hart, foudroyé en pleine ascension

Loin de s’ennuyer, les journalistes déterrent quelques jours plus tard le profil de la jeune femme, une jeune top model ancienne miss Caroline du Sud, du nom de Donna Rice. Des photos du couple font la une du National Enquirer. Moins que l’adultère, les Américains regrettent le mensonge du candidat et les sondages chutent. Gary Hart suspend sa campagne et se retire de la course.

Bill Clinton dans la tourmente

Bill Clinton dans la tourmente

En 1992, Gennifer Flower s’invite dans la campagne. La jeune femme annonce aux tabloïds américains avoir vécu une liaison de près de douze ans avec le futur candidat Bill Clinton. Ses révélations font l’effet d’une bombe à quelques jours du lancement de la campagne des primaires démocrates. Le couple Clinton réagit immédiatement en répondant à une interview de la chaîne CBS diffusée juste après le Superbowl. Soudé devant les téléspectateurs, le couple sauve la mise et la campagne est réussie.

Bill Clinton dans la tourmente

Bill Clinton dans la tourmente

Vainqueur face à Bush, le président sera toute sa carrière poursuivi par le scandale que Gennifer Flowers entretient à coup d’interviews et d’un livre autobiographique aux détails graveleux.

Hillary Clinton face à la résurgence de "l’affaire des e-mails"

Hillary Clinton face à la résurgence de « l’affaire des e-mails »

L’affaire date de 2015, Hillary Clinton la pense enterrée. Et pourtant, le FBI va la relancer en 2016. Un an auparavant, le New York Times révèle dans ses pages l’utilisation par Hillary Clinton de sa messagerie professionnelle à des fins personnelles au moment où elle est Secrétaire d’Etat. Illégale, la pratique entraîne l’ouverture d’une enquête : le FBI rend son rapport au mois de juillet 2016. Il accable la candidate, l’accuse de “négligence extrême”, mais ne demande aucune poursuite.

Hillary Clinton face à la résurgence de l’affaire des e-mails.

Hillary Clinton face à la résurgence de l’affaire des e-mails.

A dix jours de l’élection, le FBI assène un dernier coup à la candidate démocrate en décidant de rouvrir le dossier… avant d’indiquer que les conclusions restent les mêmes qu’en juillet. Trop tard.

"Quand tu es une star, tu peux les attraper par la chatte"

« Quand tu es une star, tu peux les attraper par la chatte »

Alors que la campagne est déjà bien avancée, Donald Trump est rattrapé par des obscénités prononcés quinze ans plus tôt, dans une vidéo prise à son insu. Publié par le Washington Post, l’enregistrement fait entendre le milliardaire en pleine discussion avec un animateur télé. “Je suis automatiquement attiré par les belles femmes… Je les embrasse tout de suite comme un aimant. Je les embrasse, je n’attends même pas, lâche-t-il. Et quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu peux les attraper par le chatte, tu fais tout ce que tu veux.” Si sa popularité auprès de l’électorat féminin fond sensiblement, Donald Trump contre-attaque en faisant resurgir les frasques sexuelles de Bill Clinton et en sort presque indemne.

ça s’est passé un 11 mars ….


…..Dernière exécution politique en France : ( il y a 59 ans )

À l’aube du 11 mars 1963, Jean Bastien-Thiry

Jean Bastien-Thiry

est passé par les armes au fort d’Ivry. Cette exécution politique est la dernière qu’ait connue la France à ce jour. Elle fait suite à l’attentat du Petit-Clamart qui a failli coûter la vie au général de Gaulle.

Le condamné est un Polytechnicien de 35 ans originaire de Lunéville, marié et père de trois fillettes. Scientifique brillant et de stature internationale, il œuvre à la Cité de l’Air, à Paris, avec le grade de lieutenant-colonel, quand  »sa conscience est bouleversée  » par le drame algérien .???

Sentiment d’abandon……

Le général Ch. de Gaulle 

de Gaulle

est revenu au pouvoir grâce au soulèvement  de l’armée et des Français d’Algérie, le 13 mai 1958. Ces derniers craignaient à juste titre que le gouvernement de la IV République  ne négocie un retrait des trois départements algériens. Ils ont placé leurs espoirs dans le Général qui leur promit sans ambages de maintenir l’intégrité du territoire.

Mais une fois au pouvoir, Charles de Gaulle prend conscience de l’impossibilité de maintenir le statu quo en Algérie. Il se refuse d’autre part à octroyer aux musulmans d’Algérie tous les droits des citoyens français comme l’aurait souhaité l’ancien gouverneur Jacques Soustelle

Jacques Soustelle

… ou des militaires comme Jean Bastien-Thiry. Reste l’alternative de l’indépendance. Il faut près de quatre longues années pour que le président de la République réussisse à convaincre ses partisans que l’indépendance de l’Algérie est inéluctable.

La déconfiture est totale. Après la signature des accords d’Evian , les  » Pieds – noirs  »refluent en désordre vers la métropole et les vainqueurs du FLN assassinent plusieurs dizaines de milliers de harkis ( Harki, désigne, au sens strict, un individu servant en Algérie française dans une formation paramilitaire ) et autres musulmans francophiles, abandonnés par l’armée française et le gouvernement du général de Gaulle.

En métropole comme en Algérie, des extrémistes français reprennent à leur compte les méthodes du FLN algérien et multiplient les attentats aveugles contre les innocents sous l’emblème de l’OAS ( Organisation de l’Armée secrète ) .

Comme beaucoup de militaires de sa génération, Jean Bastien-Thiry ne comprend pas les revirements du général de Gaulle. Il les interprète comme autant de trahisons à l’égard de la Nation, des Français d’Algérie et des musulmans fidèles à la France.

Refusant l’inéluctable, il se convainc que le Général est un obstacle à la restauration de la grandeur de son pays. C’est ainsi que sous l’égide d’un mouvement clandestin, le Conseil National de la Résistance (CNR) de Georges Bidault

Georges Bidault ?

, il organise un attentat contre le cortège du Président.

L’attentat :

Le 22 août 1962, le général de Gaulle, avec son épouse, se rend de l’Élysée à sa résidence de Colombey-les-Deux-Eglises. De l’Élysée même, un informateur jamais identifié prévient Bastien-Thiry du choix de l’itinéraire fixé au dernier moment par les services de sécurité parmi les trois possibles.

Jean Bastien-ThiryAu Petit-Clamart, dans la banlieue sud de Paris, la DS présidentielle est mitraillée par les six tireurs du commando de Bastien-Thiry. Les tireurs visent principalement les pneus afin d’arrêter la voiture. Mais les pneus résistent aux balles et  »le grand talent du chauffeur  » fait le reste.

L’un des tireurs, Georges Watin

Georges Watin ?

, dit  » la boîteuse  », lâche une rafale à la hauteur des têtes des passagers du véhicule. Les impacts de son fusil-mitrailleur ( 8 au total ) permettront au procureur général Gerthoffer de requérir pour tentative d’assassinat.

Le président et son épouse, assis à l’arrière du véhicule, sont sans doute sauvés par la réaction de leur gendre Alain de Boissieu qui, assis à l’avant, se retourne vers eux et ose ordonner :  » Père, couchez vous !  »

Buisines et Bougrenet de La Tocnaye, constatant que la DS poursuit sa route, tentent de la rejoindre en fourgon. Le fourgon heurte le pare-chocs de la DS. Bougrenet ouvre la portière latérale et tend d’une main le fusil-mitrailleur à l’extérieur. Incident de tir ! La rafale ne part pas.

Les tireurs sont bientôt arrêtés. Jean Bastien-Thiry est arrêté à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne. Un tribunal d’exception, la Cour militaire de Justice, juge les prévenus.

Le procureur requiert la mort contre Bastien-Thiry, Bougrenet de La Tocnaye et Buisines. Prévost demande la parole et prie le jury de prendre la place de Buisines, affirmant sa responsabilité supérieure. Le tribunal militaire tient compte de cette précision en condamnant à la peine capitale Prévost au lieu de Buisines .

Prévost avait été en 1954 dans le dernier avion qui avait parachuté des soldats au-dessus de la cuvette de Dien Bien Phu. Prévost et les autres hommes de ce vol s’étaient portés volontaires pour rejoindre leurs camarades bien qu’ils fussent convaincus qu’ils ne sortiraient jamais vivants de cet enfer !

Le recours en cassation n’est pas permis aux condamnés. Leur vie repose entre les mains du chef de l’État. L’opinion publique est convaincue qu’il usera de son droit de grâce pour un attentat qui n’a pas entraîné mort d’homme. Le général de Gaulle gracie effectivement les tireurs mais pas leur chef. Jean Bastien-Thiry est fusillé huit jours à peine après le jugement.

Prévost poursuivra une vie d’errance à travers le monde, inguérissable de n’avoir pas accompagné son chef dans la mort. Watin mourra de maladie quelques années plus tard en Amérique latine. Bertin, le plus jeune, fera une très belle carrière dans la banque. Des trois tireurs hongrois, ne survit plus que Lajos Marton, qui fut en 1956 un jeune officier aux côtés de Pal Maleter, le chef de l’insurrection anti-communiste. Buisines a été renversé par un véhicule en plein Paris.

Charles de Gaulle profita l’émotion causée par l’attentat du Petit-Clamart pour proposer l’élection du président de la République au suffrage universel, par l’ensemble du peuple français, et non plus par une assemblée de notables.

Le projet se heurta à une très forte opposition du Sénat et de la gauche qui craignaient la naissance d’un régime  » bonapartiste  » ? autoritaire. Il fut néanmoins approuvé par référendum le 28 octobre 1962 avec 62,25% de Oui. 

_________________________________________

Dans un éditorial  »alambiqué  », le directeur du quotidien Le Monde, Hubert Beuve-Méry, lance une pique contre le général de Gaulle :  » Le problème est moins aujourd’hui d’appliquer sans défaillance une justice à quelques égards toujours contestable que d’en finir avec des germes de guerre civile, séquelles d’une décolonisation trop coûteuse, parfois trop maladroite et trop hypocrite  » (Le Monde, 6 mars 1963).

La plupart des journalistes, à gauche et bien sûr à droite, s’indignent sans détour de cette exécution d’un autre âge :  » En fait, l’inhumanité du Souverain finit par accabler jusqu’à ses partisans  »(Jean Daniel, L’Express, 14 mars 1963).  » On peut difficilement ne pas considérer l’exécution de Bastien-Thiry comme une action néfaste  »(Philippe Tesson, Combat, 12 mars 1963).

Parce Que je ne suis pas vacciné…


.…..contre le COVID :

Ces vaccins qui ont marqué l’histoire de la médecine:

1796: Les premiers pas de la vaccination

1796 : Les premiers pas de la vaccination

Alors que la variole, aussi appelée “petite vérole”, touche une grande partie de la population depuis des centaines d’années, le médecin anglais Edward Jenner constate que les personnes qui s’occupent de la traite des vaches ne développent pas la maladie. Les laitières sont en fait protégées de la variole par la maladie de la vache, une pathologie bénigne qui fait apparaître des pustules sur leurs mains et leurs avant-bras. Edward Jenner a l’idée d’injecter un peu de pus d’une laitière dans le bras d’un jeune enfant qui ne contractera jamais la variole. Pas encore connue sous ce nom, la vaccination est née.

Photo 1885: Pasteur découvre le vaccin contre la rage

1885 : Pasteur découvre le vaccin contre la rage

C’est l’une des maladies les plus effrayantes du moment : une fois contractée, la rage est à l’époque inexorablement mortelle. Lorsque Louis Pasteur débute ses recherches pour trouver un vaccin contre la rage, il s’est déjà illustré dans la conception de divers vaccins contre le choléra chez les poules, contre le rouget chez le porc ou encore contre la maladie du charbon chez les vaches.

Photo :1885: Pasteur découvre le vaccin contre la rage

1885 : Pasteur découvre le vaccin contre la rage

En 1885, après avoir fait des tests prometteurs sur des lapins, Louis Pasteur injecte pour la première fois son vaccin contre la rage sur à un jeune garçon. Mordu quatorze fois par un chien enragé, Joseph Meister reçoit dix jours de traitement qui l’empêchent effectivement de contracter la rage. C’est la consécration pour Louis Pasteur, dont l’institut aujourd’hui mondialement connu sera créé trois ans plus tard.

Photo
1921: La naissance du BCG

1921 : La naissance du BCG

Au début du XXè siècle, la tuberculose, aussi appelée “peste blanche”, fait 100 000 à 200 000 morts en France. Le vétérinaire Camille Guérin et le médecin Albert Calmette unissent leurs forces pour étudier la maladie. Pendant 13 ans, Camille Guérin se penche sur la bactérie responsable de la maladie chez la vache et développe un bacille tuberculeux inoffensif qui ouvre la voie à l’immunité.

Photo 
1921: La naissance du BCG

1921 : La naissance du BCG

Décidés à le rendre accessible dans le monde entier, Guérin et Calmette refusent de déposer un brevet. Le BCG est le seul vaccin au monde qui porte les initiales de ses fondateurs.

Photo

1926 : La naissance des vaccins associés

Les années 1920 marquent la conception de nombreux vaccins tels que ceux contre la diphtérie en 1923 et contre le tétanos et la coqueluche en 1926. En travaillant sur la diphtérie et le tétanos, le vétérinaire français Gaston Ramon découvre que la combinaison de plusieurs vaccins dans une même seringue permet de bonnes réponses immunitaires. C’est la raison pour laquelle les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite sont souvent rassemblés dans une même injection aujourd’hui.

Photo :1932: le vaccin contre la fièvre jaune

1932 : le vaccin contre la fièvre jaune

Dès le milieu du 19è siècle, les épidémies de fièvre jaune se multiplient en Afrique et en Amérique du Sud. Transmise par le moustique, la maladie provoque frissons, douleurs musculaires, maux de tête et une jaunisse chez certains patients. Après de longues et difficiles recherches, un premier vaccin voit le jour à l’Institut Pasteur de Dakar en 1932. Une découverte qui permet l’éradication de la maladie en Afrique francophone.

Photo 1932: le vaccin contre la fièvre jaune

1932 : le vaccin contre la fièvre jaune

La fièvre jaune est encore aujourd’hui un enjeu de santé publique dans le monde. Selon l’OMS, 200 000 cas de fièvre jaune sont détectés chaque année ainsi que 30 000 décès causés par la maladie. Comme le rappelle l’Institut Pasteur, la maladie refait actuellement son apparition dans certains pays africains et sud-américains où la couverture vaccinale n’est pas suffisante. Des cas de fièvre jaune ont également été déclarés en Chine pour la première fois.

Photo 1944: un premier vaccin contre la grippe

1944 : un premier vaccin contre la grippe

En 1944, le médecin Thomas Francis Junior est chargé de développer un vaccin contre la grippe pour protéger les soldats américains en pleine Seconde guerre mondiale. Grâce à des travaux réalisés sur un oeuf de poule ???, le premier vaccin et trouvé et la première campagne de vaccination antigrippe est lancée.

Photo 1955: Jonas Salk met au point le premier vaccin contre la poliomyélite

1955 : Jonas Salk met au point le premier vaccin contre la poliomyélite

Très contagieuse, la poliomyélite couramment appelée polio frappe principalement les enfants et peut provoquer une paralysie irréversible chez le malade. En 1955 (année de pa naissance), le médecine américain Jonas Salk met au point un vaccin qui arrive trois ans après une importante épidémie aux épidémies. Aujourd’hui, selon l’ONU, les efforts accrus de vaccination dans le monde rendent possible l’éradication complète de la maladie dans les années à venir.

14-18 : l’histoire cachée de l’armistice


C’était il y a presque 103 ans :

Tout le monde s’en fiche :

Pour amener les Allemands à accepter des conditions de cessez-le-feu très douloureuses, le maréchal Foch a fait preuve d’une rare psychologie.

 » Allô Eiffel…  » Il est 6 heures du matin, ce 5 novembre 1918, lorsque l’antenne de la tour Eiffel  détecte un signal en morse. Un jeune télégraphiste, Maurice Hacot ( célèbre pour avoir reçu la demande télégraphique d’armistice de la Première Guerre mondiale )

Résultat d’images pour maurice hacot photos

, note le message et se précipite pour le porter à son supérieur. Ce message, des millions de combattants l’attendent depuis des années. Il vient de Berlin . C’est une demande d’armistice adressée à la France par le chancelier allemand Max de Bade. Après quatre ans de combats, le conflit qui ravage la France et le monde va peut-être prendre fin. Les stratèges français n’osaient l’espérer si tôt : ils misaient sur un cessez-le-feu au printemps 1919, après un lent délitement de l’armée allemande. Mais depuis la mi-juillet, tout s’est précipité. Les troupes américaines se sont lancées dans la bataille. Et surtout, le pouvoir de Berlin fait face, sur son propre sol, à un début de guerre civile. Il n’a plus le choix.

Le 5 au matin, le message reçu à la tour Eiffel est transmis au QG du maréchal Foch

Afficher les détails de l’image associée
Foch

, à Senlis, dans l’Oise. Pour lui, c’est un soulagement. Contrairement à certains jusqu’au-boutistes qui voudraient envahir l’Allemagne, Foch juge que l’armée a déjà trop souffert et c’est aussi l’opinion du président du Conseil, Georges Clemenceau. Après de rapides tractations avec les Alliés, la réponse donnée aux Allemands est donc favorable. À Berlin, un convoi d’émissaires officiels mené par le député Matthias Erzberger

Afficher l’image source

se met en route vers le QG de l’état-major allemand établi à Spa, en Belgique occupée. De là, il rejoindra la France.

Pas question de recevoir l’ennemi en grande pompe à Versailles

Foch a un souci : où va-t-il recevoir la délégation allemande ? Il veut un endroit discret à l’abri de la presse et de la population. Pas question de recevoir l’ennemi en grande pompe à Versailles, ni même dans son QG de Senlis. Cette ville a été incendiée par les Allemands en 1914, son maire et d’autres otages  ont été fusillés par les soldats du Reich. Pour ses habitants, ce serait une provocation. Une idée naît alors à l’état-major. Pourquoi ne pas utiliser le train privé de Foch ? Il a un avantage : sa mobilité.  »Si les journalistes viennent à trop tourner autour, on peut toujours le déplacer et reprendre les discussions plus loin, à l’abri des indiscrets  » , explique l’historien Jean-Yves Bonnard,( auteur du livre :  » Rethondes Le jour où l’Histoire s’est arrêtée  ») . Mais le problème n’est qu’à moitié résolu : il faut maintenant trouver une voie cachée, loin des grands axes de chemin de fer , pour accueillir le convoi. Le temps presse, des militaires explorent les tracés des lignes ferroviaires sur les cartes et sur le terrain. Soudain, un fonctionnaire de la direction des transports ferroviaires, un certain Pierre Toubeau, tombe sur un segment de réseau sans issue s’enfonçant au cœur de la forêt de Compiègne. Cet embranchement de deux kilomètres, qui part de la gare de Rethondes, a été posé en 1916 pour accueillir des canons à longue portée. Il se termine en un épi de plusieurs voies parallèles, dans une petite clairière cachée au milieu des arbres. C’est un cadeau du ciel. On pourrait y installer non seulement le train de Foch, mais aussi, à côté, un autre avec les émissaires allemands.

Les notes du cessez-le-feu s’élèvent : on n’a pas entendu cet air depuis plus de quatre ans !

Le plan est adopté. Le 7 novembre à 20 h 20, venant de Spa, les voitures des dignitaires du Reich franchissent la ligne de front, à la commune de La Capelle, dans l’Aisne. Depuis les lignes françaises s’élèvent bientôt les notes du cessez-le-feu, jouées au clairon par un jeune caporal. On n’a pas entendu cet air depuis plus de quatre ans ! Les armes se taisent. Mais la trêve ne durera que le temps de conduire la délégation allemande à l’abri, d’abord à la gare de Tergnier, puis, en train, jusqu’à la clairière où les attend Foch.

Le 8 au matin, après une courte nuit de sommeil, le chef de la délégation allemande, Matthias Erzberger, rejoint avec ses camarades le train du maréchal français. En négociateur chevronné, il s’attend à des discussions tendues. Mais il n’a pas imaginé ce qui va se passer. Sitôt entré dans le wagon, le député affirme son intention de négocier. Foch réplique, d’une voix glaciale, qu’il n’y aura aucune négociation. Si l’Allemagne veut l’armistice, elle doit remettre la quasi-totalité de son arsenal militaire aux Alliés, relâcher tous les prisonniers de guerre ( alors que les détenus allemands ne seront libérés qu’ultérieurement ) et accepter l’occupation de certaines de ses villes frontières.  » Pour la délégation allemande, c’est un véritable coup de massue  », résume Jean-Yves Bonnard.

Les journaux en sont réduits à inventer des fake news !

C’est là, peut-être, que la discrétion des entrevues, chère à Foch, est si utile. Imaginons que les exigences alliées aient filtré dans la presse, Erzberger n’aurait-il pas été tenté de rompre les pourparlers, pour sauver son amour propre et celui de son pays ? Au lieu de quoi le secret de la clairière de Compiègne sera préservé, empêchant les passions de déborder. Entre le 8 et le 11, les journaux sont tellement bien bernés qu’ils en sont réduits à inventer des  » fake news » pour remplir leurs pages. Ainsi, le quotidien Excelsior affirme, photomontage à l’appui, que l’armistice est sur le point d’être signé… au château du Francfort, près de Compiègne.  » Le pire est qu’après-guerre des cartes postales du prétendu château de l’armistice seront vendues par dizaines de milliers !  » s’amuse Jean-Yves Bonnard. Le plan du maréchal Foch a presque trop bien fonctionné, en somme.

Erzberger va avoir besoin de deux jours pour faire parvenir le document allié à Berlin et au QG de Spa. Une fois obtenus les soutiens du gouvernement et de l’armée, il retourne à la table des négociations le 10 novembre à 22 heures. Avec une ténacité rare, il arrache durant cette ultime nuit des concessions minimes à Foch, grâce auxquelles il conserve un minuscule arsenal, destiné à éteindre la guerre civile dans son pays. Enfin, à 5 heures du matin, l’armistice est signé par les deux parties. Symboliquement, il n’entrera en vigueur que six heures plus tard, afin que les combats cessent le 11e jour du 11e mois à la 11e heure. Le dernier mort français, Augustin Trébuchon, tombe à 10 h 45. Quant à Erzberger, il sera lui aussi victime de la guerre : en 1921, un forcené l’abat, étant persuadé qu’il était responsable de la défaite allemande et de cet armistice amer…

Les commentaires sont inutiles ( j’ai l’habitude )

Pourquoi les »Gueules cassées » ont inventé le Loto ?


 / FRANCIS / MODIFIER

De la Loterie nationale…

Durant la première Guerre mondiale, de nombreux soldats sont victimes de blessures qui les défigurent. Connue sous le nom de « Gueules cassées »,

Résultat d’images pour images,photos '' gueule cassée ''
Photos de  » gueule cassée  »

une association est créée pour leur venir en aide.

Pour compenser l’absence de pension spécifique pour les blessés du visage, l’association veut leur apporter un secours matériel. Et elle ne manque pas d’imagination pour trouver les ressources nécessaires.

Ainsi, dans les années 1930, elle lance une souscription. Elle se présente sous la forme d’une tombola, qui permet aux participants de gagner des lots variés, les plus chanceux remportant même un avion de tourisme !

Le succès est tel qu’il donne des idées à l’État. S’inspirant de la tombola des « Gueules cassées », il crée, en 1933, la Loterie nationale. Ses bénéfices doivent aller en priorité aux invalides de guerre et aux anciens combattants.

…Au Loto

Mais, dans les années 1960, les finances de l’association accusent une baisse sensible. En effet, la Loterie nationale doit faire face à un redoutable concurrent, le tiercé qui, mis au point en 1954, devient en effet très vite le roi des paris et remporte un succès grandissant.

Les responsables des « Gueules cassées » ne manquant pas de ressources, ils imaginent une solution pour redresser la situation. Elle prend la forme d’un nouveau jeu, le Loto

Résultat d’images pour images grille jeu de loto
Grille Loto.

. (Comme chacun sait, il s’agit d’une forme de tombola, dans laquelle les joueurs peuvent choisir 6 numéros, sur une grille en comportant 49.)

Lors du tirage, les numéros gagnants sont indiqués par des boules extraites d’une sphère de plexiglas. Le nouveau jeu naît en 1975, avec un premier tirage l’année suivante.

Il suscite la création de la Française des Jeux, à laquelle l’association d’anciens combattants demeure étroitement associée. Avec un peu plus de 9 % du capital de la société, les « Gueules cassées » en sont en effet l’actionnaire privé le plus important.

____________________________________________________

Durant et après la guerre, en plus des morts sur le front, laissant en France 600 000 veuves et un million d’orphelins, de nombreux soldats de retour de la guerre ou des hôpitaux étaient gravement handicapés par les séquelles : blessures reçues au front, amputés, mutilés du visage, aveugles, gazés, défigurés, etc. Parmi ces hommes handicapés, 388 000 étaient mutilés dont 15 000 touchés au visage. En majorité, ces blessés étaient des hommes âgés de 19 à 40 ans. Alors que la reconstruction du pays nécessitait un énorme travail, leur invalidité limitait la main-d’œuvre disponible et constituait une charge financière du versement de pensions par l’État dans un pays vieillissant qui ne retrouvera sa population de 1913 que vers 1950.

Afin de réparer les dégâts physiques et psychosociaux de la guerre, des centres sont ouverts pour proposer des méthodes de camouflage ou de réparation des visages abîmés. L’expression  » Gueules cassées  » aurait été introduite par le colonel Yves Picot

Résultat d’images pour Colonel Yves Emile Picot
Y. Picot.

 Alors qu’on lui refusait l’entrée à un séminaire donné à la Sorbonne sur les mutilés de guerre. Les Hospices de Lyon furent très actifs dans ce domaine

________________________________________________________________

Tirage du loto de nos jours :

C’était il y a environ 114 ans : (comme d’habitude, ne vous emm..dez pas à commenter)


13 novembre 1907

Premier vol en hélicoptère :

Le 13 novembre 1907, à Coquainvilliers, près de Lisieux, Paul Cornu réussit à s’élever pour la première fois à bord d’un hélicoptère. Ce jour-là, il atteint l’altitude de… 1 mètre 50 en envol vertical libre !

Paul Cornu à bord de son hélicoptère, à Coquainvilliers

Une invention qui vient de loin

Le mot hélicoptère a été forgé en 1861 par le vicomte Ponton d’Amécourt à partir du grec helix (spirale) et pteron (aile). Mais quatre siècles plus tôt, Léonard de Vinci en avait déjà pressenti le concept à en juger par certains de ses croquis.

Louis Breguet,

L.Breguet

un jeune industriel de 27 ans, conçoit la première aile tournante. Il s’inspire non de Léonard de Vinci mais de Jules Verne, qui évoque cette technique dans le roman de science-fiction Robur le Conquérant.

Le 29 septembre 1907, il fait un premier essai dans la cour de son usine, à Douai, avec son ami le professeur Charles Richet.

Avec à son bord un certain Maurice Volumard, l’appareil, baptisé Gyroplane N°1, doté de quatre voilures tournantes de 8,10 mètres de diamètre et d’un moteur de 50 CV, atteint non sans mal l’altitude vertigineuse de 1,5 mètre mais quatre techniciens ont soin de le maintenir en équilibre, ce qui altère la portée de l’exploit.

Trois semaines plus tard arrive le tour de Paul Cornu, un simple mécanicien à la tête d’une petite entreprise normande.

Son engin a une envergure de plus de 6 mètres. Il comporte à chaque extrémité un rotor ou hélice avec de grandes pales horizontales recouvertes de soie et de 6 mètres de diamètre. Ces rotors sont entraînés par un moteur de 24 CV.

Après plusieurs essais, l’engin s’élève à 1,50 mètre au-dessus du sol en vol vertical libre avec son pilote, sans personne au sol pour le maintenir en équilibre… Notons que le frère de Paul Cornu, qui mettait le moteur en marche, a dû se cramponner au châssis et monter avec l’engin !

L’exploit marque la véritable naissance de l’hélicoptère.

L’année suivante, Louis Breguet récidive avec le Gyroplane N°2, qui a l’avantage de pouvoir se diriger grâce à une voilure fixe planante et deux rotors inclinés sur l’avant. Il s’élève à plus de quatre mètres et parcourt une distance d’une centaine de mètres. Mais l’engin est peu après détruit dans son hangar par une tempête.

Les hélicoptères vont attendre un peu avant de prendre réellement leur essor. C’est seulement à la fin des années 1920 qu’un ingénieur espagnol, Juan de la Cierva, apporte une amélioration décisive en introduisant les pales articulées et le vol contrôlé.

Les hélicoptères prouveront leur utilité dans le transport de troupes et les interventions difficiles à partir de 1942, grâce à l’industriel américain d’origine russe Igor Sikorski.

Ils seront massivement utilisés pendant la guerre du Vietnam, dans les années 1970, et seront les véritables héros du film Apocalypse now de Francis Ford Coppola (1979).

Au nombre d’environ 70.000, ils rendent aujourd’hui des services dans les liaisons entre aéroports et centre-ville, dans les opérations de sauvetage et dans le soutien logistique des militaires en opération Louis Breguet, pionnier de l’aéronautique

Louis Breguet aux commandes de l'un de ses premiers appareilsL’ingénieur Louis Breguet, co-inventeur de l’hélicoptère, est considéré comme le « »père de l’aviation scientifique  ».

Dans l’usine familiale, il s’intéresse très tôt aux machines volantes avec le professeur Charles Richet, ami de son père. Après son expérience décevante de l’hélicoptère, il se tourne vers la construction d’aéroplanes.

Le succès lui vient en septembre 1914, au début de la  » Grande Guerre  » : Louis Breguet, pilote affecté au camp retranché de Paris, effectue un vol au cours duquel son observateur, le lieutenant Watteau, constate un changement de direction de l’armée allemande.

Renonçant à foncer sur Paris, celle-ci présente son flanc à la capitale. Le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, profite de cette faiblesse de l’ennemi pour acheminer en toute hâte des troupes vers l’est. Il lance la contre-offensive de la Marne qui va sauver la France de l’invasion.

Louis Breguet reçoit la croix de guerre et retrouve ses usines avec mission d’accélérer la production d’avions. Début 1917 sort le Breguet XIV, avion de reconnaissance et de bombardement entièrement métallique, qui atteint la vitesse de 180 km/h. Construit à plus de huit mille exemplaires, il équipe les flottes aériennes de plusieurs alliés, dont les États-Unis, et après la guerre, s’illustre dans l’histoire de l’Aéropostale, piloté notamment par Mermoz et Saint-Exupéry.

L’industriel va multiplier les innovations jusqu’à sa mort en 1955. Ses usines sont aujourd’hui partie intégrante du groupe Avions Marcel Dassault.

Un téléphone portable ….


.….oublié dans un cercueil fait exploser le four d’un crématorium !

Un drame a été évité dans le Pas-de-Calais, alors qu’une famille endeuillée assistait à l’incinération d’un proche. Le four du crématorium a explosé… à cause d’un téléphone portable tombé (ou oublié) dans le cercueil .

La batterie au lithium a gonflé jusqu’à l’explosion

C’est un coup dur pour le crématorium de Vendin-lès-Béthune, dans les Hauts-de-France. Un incident grave a eu lieu au mois de juillet, comme le rapporte en ce début de mois La voix du Nord , lors d’une cérémonie de crémation. Le four a explosé, alors que la famille du défunt se trouvait dans une salle à côté. C’est un téléphone portable tombé par inadvertance ou oublié qui a causé l’explosion, lorsque la batterie au lithium a été chauffée à près de 1100°C.

Le crématorium assume la responsabilité

Fort heureusement, les dégâts sont , uniquement matériels. Le crématorium assume sa pleine responsabilité puisque c’est aux employés de vérifier que seule la dépouille se trouve dans le cercueil. L’incident a coûté 90 000 euros pour réparer le four. Grâce à l’isolation du four, l’explosion a été contenue à l’intérieur et par chance, il n’y a eu aucun départ de feu. Dans un premier temps, la cause de l’explosion n’était pas connue. Les enquêteurs dépêchés sur place pensaient que l’explosion était due à un implant cardiaque. C’est une enquête et une expertise minutieuses qui ont permis de déterminer la cause étonnante de l’explosion.

Et moi qui veux être incinéré ! lol

_________________________________

Incinération , vidéo .