Quand les souvenirs……..


  reviennent :Parfois , ils sont agréables ou amènent une certaine nostalgie , il est bon de les revivre dans le présents …..Par contre , il arrive que ce soit le contraire ….

    Quand j’étais enfant , les fins de mois n’étaient pas  » gaies  » financièrement……Alors , il restait le crédit  » charitable  » des commerçants : Chez moi , ce dernier  » jouait  » beaucoup . Alors, ma mère préparait une liste de course  et j’étais chargé de passer chez l’épicier du village épicerie ( C’était toujours à moi d’y aller ! ) …..Peut-être parceque j’était ami avec le fils de l’épicier ?…..

   Alors , pas vraiment gêné  ( on ne l’ est que rarement étant enfant ) , j’entrais dans la boutique  et , si il y avait d’autres clients , j’attendais qu’ils soient sortis …Puis j’avançais jusqu’au comptoir , donnait la liste à la dame en lui disant  » bonjour madame Leduc , maman a demandé si vous voulez bien me donner çà et  le  » marquer  » (  » marquer  » c’était bien le verbe qu’on employait , pas  » noter  » ! ? )…..épicièreLa dame prenait ma liste, et mettait les courses sur le comptoir …Puis elle les notait sur un cahier ( cahier qui comportait une page par client ayant un crédit en cours ) , ensuite , elle les mettait dans mon sac ( en osier )  qu’elle me rendait …Souvent , elle y ajoutait même une friandise ! 

  Puis je quittais le magasin avec un  » au revoir madame , merci  » , auquel la brave dame répondait toujours  » au revoir mon grand , dit bonjour à ta maman  » 

   Aujourd’hui , je vis pratiquement le même  » scénario  » : Depuis fin avril , mon compte est largement à découvert ( rien ne  » rentrera  » avant 3 ou 4 jours ) . Je n’ai plus RIEN du tout comme finance ! Evidemment, je consomme le moins possible en nourriture , n’achète pas de cigarette ( çà = dur nerveusement ) ……

  Cependant , il faut bien que je mange un peu , ne serait ce que du pain …Pain que je suis allé acheter tout à l’heure  heuuu non , pas acheter : Demander au boulanger de me le donner  » à crédit  » , idem pour mon ancienne épicerie : Il a accepté de me donner quelques boites de conserves que je lui paierais quand je pourrais. ! ( j’avais prévu de prendre du café , mais  j’ai oublié ! )

Finalement , la vie est un éternel recommencement , je revis ce que j’ai vécu étant enfant ? Mais cette vie est loin d’être toujours drôle ….

Dans ces cas , je comprends mieux comment on peut devenir S.D.F ….

Déballage sans intérêt  sauf pour moi 

Il y a …..


  Environ 33  ans….. Le 26 avril 1986 …

   Dans la nuit , un des réacteurs ( le N° 4 je crois ) de la centrale nucléaire de Tchernobyl  ( nord de l’Ukraine ) explosait !( après un test lors d’une opération de maintenance ) . Ce fut l’accident nucléaire le plus grave de l’histoire ….. Selon un rapport / une étude de l’O.N.U  , 4000 personnes seraient décédées à cause des radiations  ( bilan qui reste cependant incertain à ce jour ) ….

Depuis 1976 , un  » sarcophage  » recouvre le lieu ……..

çà s’est passé il y a ……


 

Environ 58 ans :

Un homme dans l’espace !

  Iouri Gagarine GagarineLe 12 avril 1961, le cosmonaute soviétique Iouri Gagarine (27 ans) accomplit le tour de la Terre en 108 minutes. Il est le premier homme à naviguer dans l’espace.

  Son module a été mis en orbite à 327 km d’altitude par une fusée Vostok 1 (Vostok signifie Orient en russe), lancée de la base spatiale de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan.

  Cette fusée géante a été conçue par un ingénieur de génie, Sergueï Korolev, rescapé du Goulag. Il s’est inspiré des principes appliqués par les savants nazis, quinze ans plus tôt, aux premiers missiles balistiques, les V2.

Le module lui-même, construit en aluminium, est une sphère de 2,3 mètres de diamètre, avec un volume habitable de seulement 1,6 m3.

  Iouri Gagarine (on écrit aussi Youri Gagarine) n’a rien à faire dans son habitacle que de laisser les techniciens de la base de Baïkonour guider son vaisseau.

  Il n’en frôle pas moins la mort à plusieurs reprises. Ainsi, son module ayant été dirigé par erreur vers une orbite trop longue, il a été retenu grâce au bon fonctionnement du rétro freinage de secours.

  Pour le retour sur terre, quelque part en Sibérie, Gagarine s’éjecte quelques minutes avant l’atterrissage et c’est en parachute, à 7 000 mètres d’altitude, qu’il termine son périple.

Course à l’espace :

  Quatre ans après le lancement d’un premier satellite, les Soviétiques présentent son exploit comme la preuve de la supériorité de leur système politique.

  Leur propagande est bien servie par Iouri Gagarine, qui séduit tout un chacun par son sourire et sa bouille à la « tintin » ?  (il se rapproche aussi du héros de bande dessinée par sa petite taille : 1,59 mètre).

  Le président américain John Kennedy relève le défi et, le 25 mai 1961, dans un discours retentissant, promet qu’un Américain marcherait sur la lune avant la fin de la décennie. C’est le début de la course à l’espace (pacifique).

    Iouri Gagarine n’aura pas l’amertume d’assister à cette revanche. Il trouve la mort dans un accident d’avion, au cours d’une mission d’entraînement, le 27 mars 1968, à 34 ans.

çà s’est aussi passé ………en mars :


Le 13 mars 2010 ( seulement 9 ans ? ! )

  Ce jour là , Jean Ferrat  décédait à l’âge de 79 ans  d’un cancer du poumon…..à l’hôpital d’ Aubenac dans les Ardèches  , région qu’il aimait beaucoup . Chanteur /poète , il ne supportait plus la vie d’artiste ( les tournées , la foule etc…) et avait décidé un jour de 1964 de tout stopper , de  » poser ses valises  » dans le petit village d’Antraigues ( qui lui avait parait il ,inspiré la chanson  » Pourtant que la montagne est belle  » )

Les paroles :

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

 

 Quelques  » bribes  » de sa vie :  

        
Origines familiales et enfance
Jean Ferrat est le fils de Mnacha (diminutif russe de Mikhail, ou Michel) Tenenbaum , Juif russe naturalisé français en 1928, et d’Antoinette Malon, Française née à Paris d’une famille originaire d’Auvergne (Saint-Simon dans le Cantal par son père, Isserteaux dans le Puy-de-Dôme par sa mère ) . Son père, fils de Samuel Tenenbaum et Broucha Gellerstein (ou Hellerstein), est né le 15 août 1886 à Ekaterinoslav (actuel Dnipro), dans l’Ukraine russe . Il y a un doute sur le lieu de naissance exact de Mnacha Tenenbaum : s’agit-il de la ville d’Ekaterinodar (aujourd’hui Krasnodar) ou de celle d’Ekaterinoslav (actuelle Dnipro) ? Cette dernière est le plus probable : c’est ce nom qui est indiqué dans les documents officiels français comme la liste du « convoi 39 » pour Auschwitz . À Ekaterinoslav vivaient plusieurs familles du nom de Tenenbaum et de Gellerstein au sein de la forte communauté juive. C’est en outre l’hypothèse formulée dans la correspondance entre Jean Ferrat et un membre du  » Cercle  ». En revanche, c’est Ekaterinodar qui figure dans l’acte de naissance de Jean (et les autres actes d’état civil), mais aucune famille du nom de Tenenbaum n’est attestée dans cette ville à la fin du XIX siècle.
   Le père de Jean Ferrat, ouvrier joailler, émigre en France en 1905. Pendant la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire et affecté comme ajusteur dans un atelier d’aviation . Durant cette période, il rencontre Antoinette Malon, ouvrière dans une entreprise de fleurs artificielles, et ils se marient le 8 décembre 1917 . Après son mariage, elle quitte son emploi pour élever les enfants du couple : Raymonde (née en 1916 à Paris ), André (né en 1918 à Draveil), Pierre (né en 1925 à Vaucresson ) et Jean .

   Vie sociale, politique :

  Jean Ferrat, dès ses débuts, outre de très nombreuses chansons sentimentales, oriente son inspiration dans deux directions : l’engagement social-politique et la poésie, cette dernière notamment en mettant en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon.

   Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il garde ses distances avec l’URSS et, en 1969, dans la chanson Camarade, dénonce l’invasion de Prague en 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie.

    Il y préfère la révolte des humbles, des simples gens. Opposé à l’orientation pro-soviétique prise à l’issue du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979, il fustige dans la chanson Le Bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF, qui évoque alors — en 1979 — un bilan globalement positif des régimes socialistes. Il apporte tout de même son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981, expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les Cerisiers (1985), les raisons pour lesquelles il est demeuré fidèle à la mouvance communiste.

  Il accuse aussi l’industrie du disque de faire passer les considérations financières avant l’art des artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle, présidents de chaînes de radio et télévision, ministres, il dénonce une programmation qui, selon lui, privilégie les chansons « commerciales » plutôt que les créations musicales et poétiques.

   Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d’une culture de non-violence et de paix ainsi que du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

Censuré !

   Il évoque en 1963 la déportation par les nazis, à une époque où la diplomatie préfère occulter ce passé récent — la France et l’Allemagne étant alors en pleine phase, stratégique, de réconciliation — tout autant que l’existence en France de camps tels que Drancy durant l’occupation. La diffusion de sa chanson Nuit et brouillard est « déconseillée » par le directeur de l’ORTF, mais le public suit, !comme la critique, et l’album  » Nuit et brouillard  » obtient le prix de l’Académie Charles-Cros.

     À la sortie en 1965 de l’album Potemkine, les problèmes de censure recommencent . Georges Coulonges, le parolier de la chanson-titre a pourtant pris des gants. Il écrit : « M’en voudrez-vous beaucoup… » Dans son autobiographie, il explique : « Pourquoi demander au public s’il m’en voudrait d’écrire ma chanson ? On l’a compris : ce n’était pas à lui que la question était posée. C’était aux antennes vigilantes de la radio, de la télévision gaullienne. J’avais des raisons de me méfier d’elles. »

   En 1966, il est interdit de petit écran, sous le prétexte de sa candidature sur la liste PCF aux élections municipales d’Antraigues (Ardèche).

    Les déboires de Jean Ferrat se poursuivent en 1969 avec la sortie de l’album Ma France, qui est interdit d’antenne, provoquant son boycott des plateaux de télévision. Intransigeant sur ce point, Jean Ferrat n’y retourne qu’en 1970 et doit patienter un an de plus pour voir la censure brisée par Yves Mourousi, qui diffuse en 1971 un extrait de Ma France.

  Le , Jean-Pierre Chabrol invite Jean Ferrat dans son émission télévisée L’Invité du dimanche, ainsi que Georges Brassens et Jacques Brel. En plein débat d’idées, le chef de plateau arrive avec une ardoise où il est écrit à la craie : « Ordre de la direction, que Jean Ferrat chante, mais qu’il ne parle plus. » Un tollé général s’ensuit et toute l’équipe est renvoyée. Jean Ferrat ne fera plus de télévision pendant près de trois ans à la suite de cet événement.

Son œuvre:

Son œuvre se partage entre textes engagés, chansons d’amour, fantaisies empreintes d’humour et hommages multiples : à l’Ardèche, sa région d’adoption, à la femme (comme dans La femme est l’avenir de l’homme, dont le titre est un clin d’œil à Louis Aragon), à différentes personnalités, corps de métiers ou peuples, historiques ou contemporains, d’Europe ou d’Amérique latine.

   Ferrat a composé toutes les musiques de ses chansons, sauf trois, mais il a aussi composé la musique de chansons qu’il n’a jamais interprétées :  » Mon vieux  » ( chanté par D.Guichard ) ,  » le pulle-over  » par J. Gréco …..

Les paroles : ( Si on lit bien les paroles , on constate que cette chanson est loin d’être un  » hommage  » aux communistes de l’époque => Pragues ) à mon avis ..)

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s’épanouissaient
Camarade Camarade

C’est un nom terrible Camarade
C’est un nom terrible à dire
Quand, le temps d’une mascarade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarade
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d’août s’obscurcit
Camarade Camarade

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu’il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

 

 

çà s’est passé il y a …..


Environ 74 ans …………..

Le 27 janvier 1945 :

Libération d ‘ Auschwitchz – Birkenau …..camp nazi

   Les soviètiques , qui viennent de mener une offensive contre les nazis en Pologne ,découvrent  le camp de concentration , d’extermination d’Auschwitchz . L’armée rouge libère près de 7000 prisonniers , décharnés , malades , la plupart mourants . 

1 million cent mille ( 1 100 000 ) juifs et 300000  » non juifs  » ont péri dans ce camp !

crématoire

Auschwitz est devenu le symbole de la babarie nazie …..

Symbole qui n’empêche pas la résurgence des idées néo- nazies …….

Souhaitons et faisons tout notre possible pour que çà ne recommence jamais .

 

çà s’est passé un28 septembre….


   Un triste évènement eut lieu il y a environ 45 ans ……..le 28 septembre 1973 : 

Un de nos humoristes les plus connu décédait : Fernand Reynaud  F.Reynaud! fils d’un contremaître chez Michelin , l’ « auguste  » qui aimait trop la vitesse se  » fracassait  » le 28/09/73 sur une route sinueuse du côté de Riom ; il roulait vers Clermont- Ferrand , sa ville natale  (région où je vis aujourd’hui )  , pour annoncer officiellement à son public qu’il arrêtait le show – business et allait se retirer en Nouvelle Calédonie ….

Si Coluche a encastré sa moto dans un camion , F.Reynaud préfèrait sa Rolls blanche décapotable . Il a percuté une bétaillière avant de terminer sa course mortelle  dans un mur ……Il avait 47 ans !

C’est ainsi que l’homme à l’humour qu’on pourrait qualifier de  » lunaire » , parfois  » aigre-doux  » se moquant via ses sketchs avec tendresse  et lucidité ( je trouve ) des  » franchouillardises  » de son époque (  » çà eu payé  » ,  » Y a comme un défaut  » ,  » fier comme bar – tabac  » etc…..) diparaissait ……….Hormis ses enregistrements , il reste une association :  « Les Amis de Fernand Reynaud  » qui organiste tous les ans un festival à son nom en septembre , pour promouvoir les jeunes humoristes …………

https://binged.it/2xIjfpw

çà c’est passé un 24/25/07…….:


Le 25 juillet 1978 : (  il y a 40 ans) :  Naissance du premier bébé éprouvette !

Ce premier bébé conçu par fécondation in vitro était une fille ( né par césarienne ) .Son nom : Louise Brown . Sa naissance eu lieu à Oldnam au royaume uni ( je crois ) . Bien sur , cette naissance par fécondation fut une avancée majeure ….

Depuis , plusieurs millions de bébés- éprouvette  ont vu le jour grâce à cette technique . En France , le premier est né le 24 février 1982 ( il y a donc 36 ans ) elle ( encore une fille ! )  fut nommée Amandine 

bébé éprouvette

Le 24 juillet 1967 ( il y a 51 ans ) : De Gaulle :  » Vive le Québec libre !  » 

   Cette phrase du Général De Gaulle ,prononcée lors d’une visite au Québec , est restée célèbre , mais elle a amené une vive polémique à l’époque : Le gouvernement canadien l’avait jugée inacceptable car elle confortait le mouvement indépendantiste . Elle amena une crise diplomatique entre la France et le Canada , crise qui ne s’apaisa qu’en 1969 quand De Gaulle a démissionné de la présidence de la république ……..

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Beaucoup plus loin en arrière :                                                                                                                                                                                                                                                                              » La loi des suspects »                                                                                                                                                                 
juillet 1799                                                                                                           Les rebelles n’ont plus qu’à bien se tenir. Les mesures « terroristes » reviennent à l’ordre du jour.                                                                                                                                         Afin de réprimer l’agitation royaliste qui renaît, notamment à Bordeaux, Toulouse, Narbonne et Montpelier, le Conseil des Anciens a approuvé aujourd’hui une loi instaurant le système des otages.                                                                                        Dans les départements déclarés en état de troubles, les administrations locales doivent dresser des listes de ci-devant nobles, de parents d’émigrés ou de contre-révolutionnaires notoires, susceptibles d’être retenus en otages pour faire pression sur les bandes armées royalistes.                                                                                      En cas d’assassinat de fonctionnaires de la République, même de curés constitutionnels, quatre de ces otages seront déportés.                                                             En outre, ils seront rendus responsables des dommages causés par les royalistes et devront régler des indemnités aux familles de leurs victimes ou aux paysans lésés par les pillages.

………….Moi ?


 

Les paroles 

Francis, où vas-tu ?
T’effraies les enfants sur la rue
Francis, ton chapeau
A l’air d’une env’loppe de coco

Francis, où couches-tu ?
Dans l’étable comme le p’tit Jésus
Francis, t’es tout nu
Pends-toi et qu’on n’en parle plus !

Francis, si t’as faim
Tu peux toujours manger du pain
Y’en a plein, tu vois bien
Aux vitrines des grands magasins

Francis, si tu veux
Tu vas patienter encore un peu…
Bientôt le printemps
Viendra parfumer tes vêtements

Tu vois bien qu’il se prépare
Derrière la montagne, il démarre
Francis, tous les oiseaux du monde
Viendront te chanter une ronde

Prends courage, Francis…

Samedi…..


   La nuit de vendredi , j’ai très mal dormi ( aucun intérêt penserez vous ) , effectivement sauf que j’ai  » fait  » des cauchemars …..Autrefois , çà m’arrivait très souvent , mais , plus depuis longtemps : Ma mère morte ! Et Léone, ma grand-mère me tenant la main devant le cercueil ouvert cercueil….( surement dus à la lettre et aux photos jointes  reçu de maman hier  ) ….Je me suis réveillé en sueur ne parvenant pas à me débarrasser de ces  » images  » ………….

   Comme prévu , cet après-midi , j’ai téléphoné pour prendre des nouvelles , j’ai eu mon père qui m’a dit que ma mère se reposait , dormait ….Lui ai dit que je rappellerais dans la semaine…..( je suis angoissé , ai peur ) …..Je suis bien conscient qu’il faudra que çà arrive un jour, la mort nous attend tous mais…..

   Les photos reçues , mes problèmes  » financiers  » actuels m’ont rappelé mon enfance : Toutes les fins de mois , l’argent manquait à la maison : Alors il fallait tout de même acheter de quoi manger  ( et picoler pour le père ) ….évidemment, c’est nous les enfants qui étions envoyés chez les petits commerces du villages ( SPAR , Familistère )SPAR . Alain ( le militaire et moi en étions chargés )…..La liste de course en main, nous entrions dans le magasin , attendions qu’il n’y ait plus de client , puis présentions la liste à la dame en disant :  » Maman demande que vous le marquez s’il vous plait  » (  » marquer = noter sur la liste des achats dus )…..

Devant notre air ….pitoyable , elle nous servait  en disant à chaque fois :  » vous direz à vos parents que c’est la dernière fois  »  ( je me souviens encore du  visage de cette femme dont le fils était un de mes amis )……Bref , c’est la joie , çà  » baigne  » ( mais dans quoi ?)