» l’arsouille  »


   Ça fait bien longtemps que n’ai pas parlé de ma grand mère vous ne trouvez pas ?

  Vous savez, cette douce   »mémère  » qui était la mienne et qui ,à elle  seule , pouvait rivaliser avec le dictionnaire de l’argot en 12 volumes !

Ma Léone adorée m’appelait souvent  » L’arsouille  »  quand j’étais gamin .( mes copains de l’époque aussi ) 

Cette après – midi , j’ai rangé quelques photos ( parmi les quelles se trouvaient quelques unes de ma grand-mère  , et çà m’est revenu :  » l’arsouille  » …Alors , je me suis demandé d’où ,de quand , venait ce mot …et :J’ai alors découvert que dans le langage courant actuel, l’arsouille désigne un peu tout et n’importe quoi pourvu que ce soit du  » bon vivant  » :
   Un enfant malicieux (merci mémère ) mais également un coquin, un fêtard etc peuvent se voir qualifier d’ arsouille  …

   Cependant, en poussant un peu plus avant mes recherches, j’ai aussi découvert qu’à l’origine, ce mot ne voulait pas du tout dire la même chose, et qu’un  »charmant monsieur »  en avait fait les frais sans avoir rien demandé à personne!

   Pour nos  » arrière-arrière-arrière-arrière  »-grands-parents ; vous ajouterez autant d’  » arrière  » que nécessaire pour arriver jusqu’à la Monarchie de Juillet ( entre 1830 et 1848) lol , l’arsouille désignait le fond de la crapulerie et de l’infection, le plus bas degré qu’on puisse atteindre dans l’abjection.
  A l’époque , celui  qui croisait un  » Milord Arsouille  » faisait bien de changer de trottoir !

portrait de lord seymour surnommé milord arsouille pour illustrer l'article #PCPL dédié à l'origine de cette expression Il semble que c’est Lord Seymour, riche aristocrate anglais, descendant des ducs du Sommerset, vivant à Paris, qui eut l’honneur de porter en premier ce titre sans l’avoir vraiment mérité !

  Certes Lord Seymour aimait la boxe et les chevaux, deux mondes dans lesquels il croisa sans doute des arsouilles de  » haut rang  » , mais aucun crime, aucun vol, nulle indélicatesse ne lui ont jamais été reprochés.
  On a même dit qu’il faisait volontiers l’aumône aux mendiant à cela près qu’il aimait à dire parait il , qu’en agissant ainsi  » il en faisait des assassins en leur inoculant le goût du luxe  ».
  L’humour est un peu grinçant, voire un peu pervers il faut le  reconnaître, mais jusque là, rien ne justifie vraiment que Lord Seymour soit  » Milord Arsouille  »…

   Comment expliquer alors qu’en Août 1859, une semaine seulement après le décès de Lord Seymour, on ai pu lire dans le figaro la  » nécro  » suivante :
‘ Il ne se commettait pas à Paris une folie retentissante, un grand scandale, une orgie insensée, il ne se faisait pas un pari impossible, une partie ruineuse, une mascarade fastueuse que lord Seymour n’en fût pas l’auteur. Il ne se donnait pas dans tout Paris un coup de poing, un coup d’épée, un coup de canne ; il ne se livrait pas dans un carrefour parisien un grand duel à la savate ou à la boxe, que lord Seymour n’en fût accusé, que dis-je, n’en fût glorifié  » .

  Vers 1832, un certain La Battut, Londonien d’origine lui aussi, élevé sur le pavé parisien lui aussi, boxeur lui aussi, qui  » fricotait  » avec la pègre parisienne (là je ne sais pas ce que faisait Lord Seymour de ses dimanches…), hérite d’un solide capital suite au décès de son père pharmacien de son état .

   Le bougre de La Battut y voit alors l’occasion de se tailler une réputation dans la populace et décide de dilapider sa fortune fraîchement acquise dans les bouges et autres tripots de jeux de la capitale.
Payant tournées sur tournées, il devient vite l’idole des bas-fonds !

Et c’est là que la confusion se fait, au frais du pauvre Lord Seymour.

Dans  » En France Jadis  » de G.Lenotre, on peut lire :

  »  Un soir de dimanche  » gras  » ( ? )  de 1832, le boulevard fut mis en émoi par l’apparition d’un landau précédé de sonneurs de trompes et dont les six chevaux étaient montés par des postillons porteurs de torches flambantes […] Une ribambelle de travestis — pierrots crasseux, arlequins suspects et bergères d’occasion — lui faisait cortège, et l’homme qui dirigeait cette séquelle de malandrins — un colosse aux manières canailles — faisait stationner son carrosse aux bons endroits et descendait de son char pour provoquer les badauds et tomber sur eux à coups de poing.
C’était La Battut, qui, remonté sur son siège, jetait à pleines poignées des pièces blanches à la foule pour s’offrir le spectacle d’épiques pugilats.
Comme le bon public ignorait son nom, comme le bruit courait qu’il y avait à Paris un grand seigneur anglais, solide, gaillard, original, apôtre de la boxe et riche à millions, on eut vite fait de reconnaître en l’énergumène du landau l’opulent insulaire, et la cohue, reconnaissante de ses largesses, criait à pleine voix : “Vive lord Seymour !” . Cela devint une tradition…  »

   En somme ce pauvre Lord Seymour vécu plus de 25 ans avec la mauvaise réputation d’un autre, juste pour avoir eu un humour  » de merde notoire  » !

  Pensez y la prochaine fois que vous ferez une mauvaise plaisanterie ! 

P.S :  Là pratiquement collé tel que trouvé !

Pour compenser…..


….l’émotion ? , tristesse du billet précédent :

Autre version :

les paroles:

 ( Extrait de l’opérette TOI C’EST MOI )

 

Pedro]:
L’amour, ce fruit défendu
Vous est donc inconnu ?
Ah ! Cela se peut-il,
Joli petit bourgeon d’avril ?
[Honorine]:
Ah ! Je ne l’ai jamais vu,
Jamais vu ni connu,
Mais mon cœur ingénu
Veut rattraper, vois-tu,
Tout le temps perdu !

[Pedro]:
Ah ! Rien ne vaut pour s’ aimer
Les grands palétuviers,
Chère petite chose !

[Honorine]:
Ah ! Si les palétuviers,
Vous font tant frétiller,
Je veux bien essayer…

{Refrain:}
[Pedro]:
Ah ! Viens sous les pa …

[Honorine]:
Je viens de ce pas,
Mais j’y vais pas à pas !

[Pedro]:
Ah ! Suis-moi veux tu ?…

[Honorine]:
J’ te suis, pas têtu’,
Sous les grands palétu …

[Pedro]:
Viens sans sourciller,
Allons gazouiller
Sous les palétuviers

[Honorine]:
Ah ! Sous les papa papa
Sous les pa, les létu,
Sous les palétuviers …

[Pedro]:
Ah ! Je te veux sous les pa,
Je te veux sous les lé,
Les palétuviers roses …

[Honorine][Pedro]:
Aimons-nous sous les palé,
Prends-moi sous les létu,
Aimons-nous sous l’ évier !…

 

{2ème couplet:}

[Pedro]:
Ah ! Ton cœur me semble encor’
Hésiter cher trésor,
Mais je veux tout oser
Pour un p’tit, tout petit baiser !

[Honorine]:
Un vertige m’éblouit ,
Un baiser c’est exquis ! …
Même un p’tit tout petit,
Je crains d’être pour lui
L’objet du mépris !…

[Pedro]:
Non, le mépris, je t’en prie,
Ce n’est pas dans mes prix ,
Car je suis pris, mignonne !…

[Honorine]:
Ah! mon coeur est aux abois,
Tu peux prendre ô mon roi,
Mon corps au fond des bois …

{au Refrain}

[Pedro]:
Près des arbres enchanteurs
Viens goûter les senteurs
Ce cocktail où se mêlent
Le gingembre avec la cannell’

[Honorine]:
Oui c’est l’ effet du tropique
Qui me pique , pic, pic, pic…
Je sens les muscadiers,
Je sens les poivriers
Et les bananiers !…

[Pedro]:
Le parfum des néfliers
Et des doux pistachiers
N’ vaut pas l’étuvier tendre …

[Honorine]:
Tous ces arbres tropicaux
Vous incitent aux bécots,
Allons-y mon coco !…

{au Refrain}

Si je comprends bien
Tu me veux mon chien
Sous les grands palé…
Tu viens !…

En pensant à….


Ma grand-mère , Léone :

Les paroles :
Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois porté les seaux
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux

Et qui a pris soin de son âme
Et l´a bercée dedans son lit
Qui l´a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C´est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C´est le Bon Dieu qui le souffrait

C´n´était qu´un homme des équipes

Du chantier des chemins de fer
À l´heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter,
L´homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L´amour qui tenait Louise
C´est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C´est le Bon Dieu qui l´éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées.
Et l´on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu´attendait Louise
C´est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C´est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d´hiver sous la charpente
Dans son lit cage elle a tué
L´amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C´est en cuisine pas devant moi
Ma fille prie très fort pour que s´efface
Ce que l´curé m´a appris là

Et la honte que cachait Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a cachée
Le soldat qu´attendait Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a vu tomber

Y a cinquante ans c´était en France
Dans un village de l´Allier
On n´accordait pas d´importance
A une servante sans fiancé

Le deuil qu´a porté Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a porté
La vie qu´a travaillé Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a aidée

Vieilles photos qui prouvent que…..


….Nos grands-parents étaient bien plus  » balaises  » que nous :

  Pendant leur jeunesse, nos grands-parents ne faisaient pas les choses à moitié.Et maintenant, on en a même la preuve en photos.Voici des photos qui prouvent à quel point nos grands-parents n’avaient vraiment peur de rien !Dans les années 20 et 30, c’est à maintes reprises que les parents de nos parents ont dû faire preuve de courage, de force et de débrouillardise.Voici quelques photos qui montrent que nos grands-parents étaient bien plus balaises que nous ne le serons jamais !

1) Votre mamie en train de faire la lessive à la main, dans une vieille bassine en métal posée sur une barrique brinquebalante

lessive à la main

2 )Vos grands-parents après avoir tellement brûlé la piste de danse que tous les autres sont déjà rentrés chez eux

anciens piste de danse

Peu de gens savent que la boîte de nuit a été inventée par nos grands-parents, en 1938.La preuve : les voici en train de brûler la piste de danse jusqu’au petit matin.

3)  » Regard perçant  » :

regard perçant

  Là voilà, votre ( ma ) mamie. C’est elle, au milieu, avec ses copines.Elle a déjà quitté son pays pour immigrer en France, pour que son père travaille dans les champs.La copine à sa gauche a l’air de bien se marrer, elle. Mais votre grand-mère a déjà une carapace, malgré son jeune âge.Elle a déjà compris que c’est une chienne de vie, mais ce n’est pas elle qui va se laisser abattre !​

4) Votre papy en train de tranquillement scier des troncs d’arbre, tout seul, rien qu’avec une vieille scie toute rouillée

scier

​   Comment faire pour chauffer sa maison lorsque l’on vit en plein milieu de la campagne et que cela fait plus de 50 ans que l’on attend son branchement au gaz de ville  ? Ben, on brûle du bois. Beaucoup de bois. Et devinez qui va couper des stères et des stères de bois ? Votre grand-père, voilà qui !

5) Vos grands-parents en train de construire tous ensemble des canons !

canons

Avec toutes les guerres qu’ils ont vécues, vos grands-parents ont travaillé dans des usines d’armement.Ici, on peut voir une  grand-mère en haut au milieu de cette photo, en train de mettre les touches finales sur un gros canon.

6 ) Un peu de repos :

papy sur souche

  Papy se  » la coule douce  » sur une souche Et avec une belle barbe de compétition. La grande classe. lol

7 ) Mamie, tout sourire avec un poulet hargneux sur l’épaule

mamie sourire

   Oui, elle sait :  Elle peut être éborgnée à tout moment par un coup de bec de poulet.Mais elle n’a même pas peur ! La preuve, la mamie nous fait un grand sourire pour cette photo.

8) Votre papy, en train d’écouter du bon son sur sa radio accrochée sur son tracteur :

tracteur radio

    Eh oui, c’est comme ça qu’on travaillait dans le temps ! Papy en train de rouler tout doucement sur son tracteur, tout en écoutant le dernier tube d’Yvette Horner  lol dans les champs de colza.

9 ) Votre ( notre ) mamie, qui n’a que 6 ans mais qui garde déjà votre grand-oncle bébé, toute seule

garde enfant

Voici votre grand-mère, alors qu’elle n’a que 6 ans.Mais ça ne l’empêche pas de surveiller son petit frère, pendant que ses parents sont au labeur dans les champs de betteraves.  À 6 ans, elle possédait déjà assez de maturité et de sens des responsabilités pour prendre soin d’un bébé. Aujourd’hui qui peut  en dire autant ?
(moi peut-être qui gardait ma petite sœur bébé alors que j’avais 7 ans ? )

10 ) Votre mamie qui vient d’abattre un arbre gigantesque sur le terrain de sa ferme :

arbre souche

Regardez-la, en train de déblayer son terrain. Elle a l’air tellement fier à côté de cet arbre immense qu’elle vient d’abattre.Et elle a bien raison, chapeau bas, Mamie !

11) Votre papy qui fait rouler des gros tonneaux de 200 kg en pleine rue …

rouler tonneaux

Ou, comme il aimait bien dire à l’époque, en train de  » faire un peu de sport  ».

12 ) Une mamie qui porte des gros seaux d’eau super lourds à des agriculteurs assoiffés :

porter seaux

Faire la moisson en plein été, ça donne soif. Voici notre grand-mère en plein acte d’héroïsme (et qui se muscle les bras au passage).

13 ) Votre papy qui remorque une voiture sur une barge en bois, tout seul, pour traverser une rivière

remorquage

    Un matin ordinaire, en 1939. Votre papy est à côté de la rivière, tout beau gosse avec son chapeau.Un citadin arrive et lui demande s’il peut l’aider à transporter sa voiture super lourde de l’autre côté de la rivière, avec sa petite barge en bois. » Pas de problème,  » répond votre papy,  » avec plaisir. Tout de suite. C’est parti, l’ami !  » tout en lui jetant le plus mauvais regard de tous les temps.Mais il l’a fait. Et il l’a fait tout seul, à la force de ses bras.

14 ) Votre mamie en train de battre le beurre avec une seule main, comme si de rien n’était….

 

battre beurre

Oui, votre mamie bat le beurre d’une seule main. Mais vous voulez connaître la meilleure ? C’est qu’en plus votre grand-mère était gauchère !
15) Votre papy en train de s’éclaterdans le caniveau !

enfants caniveau

   Aujourd’hui , les enfants  culpabilisent parfois quand ils jouent avec leur smartphone devant leurs  grand-père ? C’est peut-être parce que son Pokémon Go à lui, c’était le caniveau.( à moi aussi  !)

16 )Votre papy en  » mode beau gosse  » avec les lunettes de soleil les plus stylées au monde

lunettes beau gosse

    D’un côté, voilà vous, en train de vous taper un gros coup de stress au bureau parce que la machine à expresso est encore hors-service ce matin.Et de l’autre, on a votre grand-père, qui travaillait dans une fonderie par 15 000 °C de chaleur.Regardez comme il ressemble à un de ces savants fous dans les vieux films de science-fiction.Le voici, avec une tige en métal en main, en train de fomenter un complot pour conquérir le monde. (mon père a travaillé longtemps dans une fonderie ; dur ! )

17 ) papy en train de… euh, mais en fait, il fait quoi sur cette photo ?

lustrage

  Il lustre les jantes d’un prototype de kart ? Il resserre les boulons d’un traîneau à roues ?Impossible de savoir. Quoi qu’il en soit, ça a l’air d’être un truc vachement sérieux !

18 )papy en plein combat avec un bœuf déchaîné, pour le plus grand plaisir de tous les spectateurs

combat boeuf

  De nos jours, pour distraire un enfant, on lui prête notre iPad ou on le plante devant La Reine des neiges…Et malgré cela, c’est rarement suffisant pour le distraire. Papy, en revanche, avait tout compris. Pour distraire les enfants, rien ne vaut un petit combat jusqu’à la mort entre un homme et un bovidé furieux.( hummm ? )

19) Papy en train de regarder passer les trains assis justement tranquillement sur les rails
train rail

Même enfant,  grand-père riait face au danger.

20 ) papy qui fait une sieste sur des cageots de poissons

sieste

  Vous êtes ( nous sommes ) encore en train de vous plaindre parce que vous devez travailler tard au bureau pour rédiger une offre pour de nouveaux clients ? Regardez votre papy en train de dormir sur des cageots de poissons morts, dans les années 30.Alors, toujours envie de se plaindre ?​

21 ) Mamie, en train de faire un  » méchant riff   » sur sa grosse guitare

mamy guitare

Elle n’est pas magnifique votre mamie, avec son petit bonnet en train de jouer une chanson pour apporter un peu de joie aux personnes démunies ?

__________________________________

Qu’ils soient encore en vie ou disparus depuis longtemps, nos grands-parents étaient bien plus balaises que nous ne le serons jamais.Et pour ça, ils méritent toute notre reconnaissance !
P.S : Je suis personnellement très reconnaissant envers ma grand mère 

Souvenir personnel : ……………( Noël )


    Nous étions  4 ( 3 garçons et une fille , moi = l’ainé ) . Mes parents travaillaient » dur » tous les deux , mais certains faits ( que je n’ai pas envie d’ écrire ici ) faisaient qu’en fin de mois , l’argent manquait…..
   Chaque fins d’années les même questions m’étaient posés par mes frères et ma » petite » sœur : » Dis tu crois qu’il va passer le Père – Noël ? »
    L e plus souvent , je leurs répondais : » Mais bien sur qu’il va passer , mais peut-être qu’il ne nous apportera pas tout ce que nous avons demandé , il y a beaucoup d’enfants et le père Noël fait ce qu’il peut … »
    Un jour, j’ai eu l’occasion d’aller voir mon père dans son » atelier » , il ne m’attendait pas et sitôt entré , je vis qu’il mettait un carton sur ce qui était sur son établi …..Le lendemain , pendant qu’il était au travail , je suis allé voir et là : Il y avait de la sciure et des copeaux de bois sur le sol , sur l’ établi , sous le carton , je vis un camion tout en bois ( il le fabriquait pour en faire un cadeau du père Noël ! ) , de même ( je l’ai compris un peu plus tard ) , ma mère et ma grand-mère fabriquaient des » jouets » ( poupées pour ma sœur , costume de cow-boys pour un garçon , d’indien pour l’autre etc.…) . J’avais du coup , fini de croire au père Noël ,…….Mais l’émotion fut très forte et l’Amour pour mes parents et ma grand – mère prit encore plus d’ampleur !
   Bien entendu je ne dis rien aux » autres » ..
Je n’ai jamais oublié ce jour et quand Manu est né , je me suis promis de tout faire pour que jamais le père Noël ne l’oublie ………….

Un enfant…..


Noël , c’est le  » jour  » des enfants alors ….

Les paroles :

Un enfant
Ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres
Et ça part en chantant
Un enfant
Avec un peu de chance
Ça entend le silence
Et ça pleure des diamants
Et ça rit à n’en savoir que faire
Et ça pleure en nous voyant pleurer

Ça s’endort de l’or sous les paupières
Et ça dort pour mieux nous faire rêver

Un enfant
Ça écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent
Un enfant
C’est le dernier poète
D’un monde qui s’entête
A vouloir devenir grand
Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s’inquiète d’une neige tombée
Et ça croit que nous sommes fidèles
Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées

Mais un enfant
Et nous fuyons l’enfance
Un enfant
Et nous voilà passants
Un enfant
Et nous voilà patience
Un enfant
Et nous voilà passés

 

Leny Escudero ….


( Merci à  »Prunelles  » )

Les paroles :

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit : «Calme-toi!»
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit : «Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe?»
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
«C’est un brave homme, coupez ses liens!
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir»
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
«J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire»
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit : «Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident.»
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

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Les paroles:

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Il marche dès le premier jour
Parce qu’un arrêt le condamne
S’il s’arrête aujourd’hui
C’est pour rendre son âme

Le bohémien, il va mourir le bohémien
Il va mourir, il est mon frère
Serrant encore dans sa main
Un peu de terre

Il va faire son plus long chemin
Il était fils de la chimère
Et pourra dire je suis terrien
A Dieu le Père

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Ils n’entrent pas dans nos maisons
Les chants que le bon lui apporte
Et qui lui disent nous venons
Te faire escorte

Ils vont venir, ils vont venir les bohémiens
Certains de lointaines planètes
Et les enfants et les anciens
Marchent en tête

C’est un des leurs qui va partir
Et c’est une chance peut-être
Car cette race sans mourir
Va disparaître

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Et c’est la dernière chanson
Comme une dernière insolence
Avant que de baisser le front
Sur le silence

Qui nous dira, qui nous dira ce qu’il savait?
Il est parti dans la nuit noire
Emportant ce qu’il y avait
Dans sa mémoire

Il est au royaume des loups
Aux étoiles il cogne sa tête
Et danse sur les cheveux fous
D’une comète

C’en est fini du bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Vive la poste !


    Pour les enfants qui croient encore au père Noël , lui écrire une lettre qui comprend tous leurs souhaits de cadeaux est un moment magique ( souvenez vous de votre enfance  )…Ils peuvent pour celà compter sur la complicité de la Poste , qui met tout en oeuvre pour que nos bambins soient heureux . C’est ainsi que , depuis 1962 , à partir de début novembre  , une équipe dédiée à la réception et au tri des lettres adressées au père Noël est installée dans le centre de tri de Libourne  en Gironde . 

 » Pôle Nord , avenue des rennes , grand Nord  »  : Toutes ces adresses fonctionnent à partir du moment où elles sont adressées au père Noël père Noël . Il n’est pas nécessaire de mettre un timbre sur l’enveloppe , la Poste assure gratuitement la distribution de ce courrier et la réponse qui est faite au million et demi d’enfants qui ont écrit chaque année ……Le Père Noël serait il un facteur comme les autres ?

.=> La vidéo visible seulement ur you tube ! ( dommage ): Celle ci fonctionne !

Mr Brassens….


 » Le bulletin de santé  » : ( heu……. » âmes prudes s’abstenir  » )

Les paroles :

Paroles de la chanson Le Bulletin De Sante par Georges Brassens
J’ai perdu mes bajou’s, j’ai perdu ma bedaine,
Et, ce, d’une façon si nette, si soudaine,
Qu’on me suppose un mal qui ne pardonne pas,
Qui se rit d’Esculape et le laisse baba.

Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette
Durant les moments creux dans certaines gazettes,
Systématiquement, les nécrologues jou’nt,
À me mettre au linceul sous des feuilles de chou.

Or, lassé de servir de tête de massacre,
Des contes à mourir debout qu’on me consacre,
Moi qui me porte bien, qui respir’ la santé,
Je m’avance et je cri’ toute la vérité.

Toute la vérité, messieurs, je vous la livre
Si j’ai quitté les rangs des plus de deux cents livres,
C’est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon,
Et bien d’autres, j’ai pas la mémoire des noms.

Si j’ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C’est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut’,
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Qu’on me comprenne bien, j’ai l’âme du satyre
Et son comportement, mais ça ne veut point dire
Que j’en ai’ le talent, le géni’, loin s’en faut !
Pas une seule encor’ ne m’a crié  » bravo ! « 

Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste
Rose, un bon nombre de femmes de journalistes
Qui, me pensant fichu, mettent toute leur foi
A m’donner du bonheur une dernière fois.

C’est beau, c’est généreux, c’est grand, c’est magnifique !
Et, dans les positions les plus pornographiques,
Je leur rends les honneurs à fesses rabattu’s
Sur des tas de bouillons, des paquets d’invendus.

Et voilà ce qui fait que, quand vos légitimes
Montrent leurs fesse’ au peuple ainsi qu’à vos intimes,
On peut souvent y lire, imprimés à l’envers,
Les échos, les petits potins, les faits divers.

Et si vous entendez sourdre, à travers les plinthes
Du boudoir de ces dam’s, des râles et des plaintes,
Ne dites pas : « C’est tonton Georges qui expire « ,
Ce sont tout simplement les anges qui soupirent.

Et si vous entendez crier comme en quatorze :
« Debout ! Debout les morts !  » ne bombez pas le torse,
C’est l’épouse exalté’ d’un rédacteur en chef
Qui m’incite à monter à l’assaut derechef.

Certe’, il m’arrive bien, revers de la médaille,
De laisser quelquefois des plum’s à la bataille…
Hippocrate dit :  » Oui, c’est des crêtes de coq »,
Et Galien répond « Non, c’est des gonocoqu’s… « 

Tous les deux ont raison. Vénus parfois vous donne
De méchants coups de pied qu’un bon chrétien pardonne,
Car, s’ils causent du tort aux attributs virils,
Ils mettent rarement l’existence en péril.

Eh bien, oui, j’ai tout ça, rançon de mes fredaines.
La barque pour Cythère est mise en quarantaine.
Mais je n’ai pas encor, non, non, non, trois fois non,
Ce mal mystérieux dont on cache le nom.

Si j’ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C’est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut’,
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Une chanson pour les vieux cons ……..


.A ma grande surprise et grâce à Yann : Par Vanessa Paradis
Le texte :
Tant qu’on ne sait pas, qu’on ne sait rien
Tant qu’on est de gentils petits chiens
Tant que la petite santé va bien
On n’est pas la queue d’un être humain
Tant qu’on ne sait pas le coup de frein
Qui vous brûle à vif un jour de juin
Tant qu’on ne sait pas que tout s’éteint
On ne donne quasi jamais rien
Tant qu’on ne sait pas que tout éreinte
Tant qu’on ne sait pas ce qu’est la vraie crainte
Tant qu’on n’a jamais subi la feinte
Ou regardé pousser le lierre qui grimpe
Tant qu’on n’a pas vu le ciel d’étain
Flotter le cadavre d’un humain
Sur un fleuve nu comme un dessin
Juste un ou deux traits au fusain
C’est une chanson, une chanson
Pour les vieux cons
Comme moi, petite conne d’autrefois
C’est une chanson, une chanson,
Qui vient du fond, de moi
Comme un puits sombre et froid
Tant qu’on ne sait pas qu’on est heureux
Que là haut ce n’est pas toujours si bleu
Tant qu’on est dans son nuage de beuh
Qu’on ne se dit pas je veux le mieux
Tant qu’on n’a pas brûlé les décors
Tant qu’on n’a pas toisé un jour la mort
Tant qu’on a quelqu’un qui vous sert fort
On tombe toujours un peu d’accord
C’est une chanson, une chanson
Pour les vieux cons
Comme toi, petit con d’autrefois
C’est une chanson, une chanson,
Qui vient du fond, de moi
Comme un puits sombre et froid
Tant qu’on ne sait pas ce qu’est la fuite
Et la honte que l’on sait qu’on mérite
Tant qu’on danse au bal de hypocrites
Qu’on n’a jamais plongé par la vitre
Tant qu’on n’a pas vu brûler son nid
En quelques minutes à peine fini
Tant qu’on croit en toutes ces conneries

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