Un  »juron  »…


De la putain à la sauce puttanesca : une histoire d’odeurs :

Putois.

Que ce soit dans les embouteillages, lors d’une dispute houleuse ou suite à une maladresse, il arrive souvent qu’on jure , voire … profère des insultes. Parmi celles-ci,  » putain  » remporte un certain succès. Auprès des plus jeunes comme des moins jeunes, l’expression » fleurie  » a envahi nos régions, au point d’en perdre sa signification d’origine.

Pourtant, ce  » doux qualificatif  » n’acquit qu’assez tard dans l’histoire la signification grivoise qu’on lui connait aujourd’hui. Au départ, il dérive de l’adjectif putidus, qui signifie  puant, sale, pourri, fétide  », et du verbe putere  , traduit par les latinistes  » puer  ». Par la suite, le mot latin évolua en ancien français vers put. Cet adjectif, employé comme qualificatif d’un complément direct ou circonstanciel, se déclinait en  » putain  ». La même racine fut également à l’origine du mot putois, lequel doit son nom à ses effluves pestilentielles… Ainsi, une putain, au XIIe siècle, n’était rien de plus qu’une femme malodorante.

À la même époque, l’essor démographique rendit nécessaire l’apparition des noms de famille, ( de simples homonymes ne suffisaient plus à distinguer les individus ). Plusieurs familles, dont l’hygiène fut jugée douteuse, se virent alors affublées de noms dérivés de la racine  » put-  », tels que Puthod, Putard ou Putet. Le patronyme flamand Vandeputte, en revanche, a une toute autre origine, puisqu’il signifie littéralement  » celui qui vient du puit  », du latin puteus.

Ce n’est donc qu’à partir du XIIIe siècle que le mot prit un autre sens. Du sens propre, il passa au sens figuré, et commença à être utilisé pour désigner les femmes de mauvaise vie, les prostituées. Étant donné la misogynie ambiante, il fut rapidement associé aux femmes, dont la sexualité a, dès l’avènement du christianisme, été considérée comme impropre.( Il est intéressant de remarquer que, si le français moderne a conservé les formes de l’ancien français  » putain  » et  » pute  », il a laissé de côté la forme masculine  » put  » ).

Aujourd’hui , ce terme est toujours employé pour désigner les prostituées, mais également les femmes dont les mœurs sont considérées comme trop légères, au regard de certaines mentalités. Toutefois, il arrive également qu’on y ait recours pour exprimer l’énervement ou la colère. Paradoxalement, il peut même être utilisé pour dénoter d’une certaine admiration. Ainsi, en sortant du cinéma, vous pourriez tout-à-fait vous exclamer que vous venez de voir  »un putain de film  », sans que cela n’ait, ( d’un point de vue étymologique ), le moindre sens.

Toutefois , il faut savoir, noter qu’une autre étymologie du mot circule parfois, selon laquelle  » putain  » serait en fait un dérivé du verbe  » putare  », penser. La putain serait donc, à l’origine, la fille à laquelle on pense. Cependant on dit qu’il ne s’agirait en fait que d’une plaisanterie d’un humoriste basque, ayant déclaré à ce sujet :  » ç’a n’est devenu compliqué que lorsqu’on a été plusieurs à penser à la même  ». À prendre  »avec des pincettes  », donc.

Ce terme a aussi , de cette façon , traversé le temps, de même que l’Europe, puisqu’il connait un équivalent espagnol, puta, mais aussi italien, puttana, rendu célèbre par la célèbre? recette de spaghettis  »alla puttanesca  »

spaghettis  »alla puttanesca  » ?

. Cette sauce, composée de tomates cuisinées à l’ail et accompagnée d’olives et d’anchois, est aujourd’hui connue dans le monde entier, et doit son nom graveleux, signifiant  » à la manière des putains  », à une légende pour le moins fantaisiste : On raconte en effet que les prostituées avaient l’habitude de préparer cette recette, soit pour attirer leurs clients, par l’odeur alléchés, soit pour les ragaillardir une fois leur devoir accompli. D’autres affirment que le nom vient de ce que les prostituées cuisinaient souvent des conserves de ce type de sauce, car elles manquaient de temps pour faire leurs courses. C’est ainsi qu’un mot qui, à l’origine, désignait une puanteur sans nom, se retrouva associé au délicieux parfum des spaghettis ensaucés.lol

Je n’en ai jamais mangé mais …..


.…le steak tartare ?

Un steak tartare ..

Qu’est ce que c’est , et…d’où vient il , d’où vient ce nom ?

Le steak tartare est une recette à base de viande de bœuf ou de viande de cheval crue, généralement hachée gros, ou coupée en petits cubes au couteau (d’où l’appellation de tartare au couteau) 

On trouve plusieurs théories sur les origines du steak tartare , et plusieurs histoires et légendes entourent l’existence de ce plat  »mythique  ».

Son nom viendrait d’un peuple nomade du Moyen Age originaire d’Asie centrale : les Tartares . Ces tribus des steppes avaient parait il , pour habitude, lors de leur voyage de découper une pièce de viande puis de la placer sous leur selle afin de l’attendrir et d’évacuer le trop-plein de sang. Ensuite, ils la dégustaient en la hachant avant , pour l’attendrir encore plus.

( Vidéo = les  »Huns  » , pas trouvé les  » autres  » lol )

Une autre histoire explique que le steak tartare tel que nous le connaissons aujourd’hui nous proviendrait plus probablement de la ville de Hambourg, en Allemagne, où l’on servait un plat de viande hachée assaisonnée et généralement crue, accompagné d’oignons et de chapelure.

( perso , je préfère la première explication ( plus originale ,amusante )

Donc je m’en tiens à :

Ce sont bel et bien les peuples nomades d’Asie centrale qui ont inspiré, de très loin, l’inventeur du steak tartare. ( Aujourd’hui l’Asie centrale c’est le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Mongolie.)

Dans ces pays, on mange beaucoup de viande, essentiellement de la viande de cheval ou de mouton. ( L’une ou l’autre ou les deux, ces viandes ne sont pas particulièrement réputées pour leur tendresse, sauf si on les fait mijoter en ragoût pendant des heures ).

Ces peuples d’Asie Centrale ont très longtemps été nomades, passant leurs journées à chasser, se déplaçant de steppe en steppe. Que fait-on lorsque l’on a pas le temps de s’arrêter pendant des heures pour faire  » la popote  » ? lol Et bien on mange de la viande crue.

Un procédé bien précis :

Seulement, pas facile de croquer à pleine dents dans un steak de cheval. Les Tartares coupaient donc la viande en fines tranches, qu’ils plaçaient ensuite entre leur selle et le dos du cheval, avec du gros sel dessus pour en chasser le sang. Et une fois la viande attendrie grâce à ce stratagème, ils hachaient la viande menue et la mangeait avec les doigts, tout simplement.

N.B : le plat traditionnel au Kazakhstan, s’appelle Bishbarmak. Il est à base de viande de cheval et de mouton (cuite). Et la traduction littérale de  » Bishbarmak  », en langue kazakhe, c’est  » cinq doigts”, pour rappeler qu’il se mange avec la main…

Ce serai dons cette façon de consommer la viande, attendrie, purgée de son sang, puis hachée menue, qui a inspiré l’inventeur du steak tartare. 

Je n’en mangeais jamais car il est bien connu qu’il faut bien cuire la viande de bœuf ou de porc avant de la consommer pour ne pas ‘ attraper le  » vers solitaire  » ( ou ténia ) ….Je connais car j’en ai attrapé un il y a longtemps !

Le Canada ….pourquoi ce nom ?


Cet après – midi , je suis allé faire quelques courses ( le strict nécessaire vu l’état de mes finances ) . J’ai acheté des pommes de terre

, derrière moi , une dame âgée à la caisse , me voyant mettre les achats sur le tapis dit soudain  » zut , j’ai oublié , il me faut aussi des  » canada  » . ( çà m’a rappelé ma grand mère qui employait aussi ce mot pour désigner les pommes de terre ) , il parait que c’était parce qu’elle avait vécu longtemps à la frontière belge et en Belgique , dire  » canada  » à la place de pomme de terre est fréquent ? …

Bref ,j’ai pensé au Canada , la nation ..

, est me suis demandé pourquoi ce pays s’appelle ainsi …J’ai cherché ici et là et…..

En fait , le Canada est un pays jeune qui a su se faire un nom dans le  »concert des nations  ».
Justement, son nom , il le doit aux nations amérindiennes qui vivaient sur ces terres du Nord, avant l’arrivée des premiers colons européens.

Le pays-village : Comme chacun sait , le Canada est un jeune pays d’Amérique du Nord connu pour son drapeau à la feuille d’érable, dont la renommée est tout de même un peu éclipsée par la proximité avec son imposant voisin états-unien.

( pourtant le Canada est plus vaste que les U.S.A )

Le nom qu’il porte, justement, sonne un peu comme un mot exotique aux oreilles des nations du Vieux Continent.

Ceci n’a rien d’un hasard, puisque le mot  »Canada » est en fait un emprunt à la langue des Iroquois

(Image du net )

qui peuplaient ce vaste territoire du Nord, du temps de la conquête européenne.

En effet, selon plusieurs sources, c’est l’explorateur français Jacques Cartier

Résultat d’images pour Jacques Cartier

qui prit pour la première fois connaissance de cette appellation, en 1535, lorsqu’il entra en contact avec deux jeunes autochtones.

Ces derniers firent alors allusion au village de  » Stadacona » (dont l’emplacement correspond à l’actuelle ville de Québec), en le désignant sous le terme de  »kanata  » qui signifie ‘village » dans leur langue.

Par une sorte de malentendu, les Français appelèrent alors progressivement tout le territoire au nord du fleuve Saint-Laurent avec ce terme, dès le milieu du XVIe siècle.

Un nom qui s’impose

Les siècles passant, les explorateurs et les commerçants de fourrures désignèrent un territoire de plus en plus vaste sous le nom de  » Canada  » .

Ainsi, au début du XVIIIe siècle, le terme était couramment employé pour parler de toutes les terres françaises (même celles situées dans l’actuel  »Middle West » américain ou encore en Louisiane !).

Par contre, officiellement le nom  »Canada » ne fut utilisé pour la première fois qu’en 1791, lorsque la province du Québec fut divisée en deux colonies : le Haut-Canada et le Bas-Canada.

Enfin, en 1867 l’ensemble des provinces du Canada, de Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick furent intégrée de manière officielle à une seule confédération appelée “Canada” sur le plan international.

Donc, ce qui était à l’origine, un simple quiproquo avait parcouru bien du chemin.

1817 : la draisienne,  » ancêtre  » du vélo


La draisienne est inventée par un Allemand, le baron Karl Drais von Sauerbronn.

Résultat d’images pour le baron karl drais von sauerbronn

En juillet 1817, celui-ci parcourt 14,4 kilomètres (distance de Mannheim à Schwetzingen) en seulement une heure grâce à sa » Laufmaschine  »(machine à courir). Celle-ci est composée de deux roues reliées par un cadre de bois mis en mouvement par la force des pieds.

Grâce à un brevet déposé en 1818 par Louis-Joseph Dineur, mandataire du baron, la draisienne connaît bientôt un vif succès en France. Le 5 avril 1818, l’inventeur en fait même une démonstration dans les jardins du Luxembourg. En Angleterre, ce premier modèle de vélo est appelé hobby-horse ou dandy-horse. Des cours de conduite sont organisés, ainsi que des courses, comme celle qui eut lieu en 1829 près de Munich et rassembla vingt-six participants.

Manège de draisiennes à Londres en 1819 (La Nature, 1896)
Draisienne

Cependant, la draisienne reste une machine lourde (quarante kilogrammes environ), inconfortable et réservée aux utilisateurs masculins des classes aisées. Une fois l’effet de mode passé, elle tombe dans un oubli relatif à partir des années 1830. De nouveaux modèles apparaissent tout de même à la fin du XIXe siècle, telle la « célérette » dont les qualités sont vantées par son constructeur :  » meilleur marché, bien plus légère , plus solide , moins volumineuse , pliant => apprentissage plus facile « meilleur marché, bien plus légère, plus solide, moins volumineuse, pliante […], apprentissage plus facile… »

Aujourd’hui encore, la draisienne est commercialisée comme jouet pour les enfants, afin de leur permettre de s’initier au vélo, preuve que cette invention a su traverser les âges.

Draisienne ou célérifère ? Il a longtemps été admis que le premier vélo avait été inventé par un Français, le comte de Sivrac

Résultat d’images pour comte de sivrac
Sivrac .

, en 1790, sous le nom de célérifère . On sait aujourd’hui qu’il s’agit d’un canular inventé par un journaliste !

 » célérifère  » ?

Quelques images :

Dandy-Horse or Draisienne of the type fashionable c1820. . Artist Unknown.
Draisienne, ancestor of the bicycle, invented 1816 by Baron Karl von Drais , 1820
Draisienne or velocipede, France, 1818. The Draisienne was the forerunner of the bicycle and was invented by Baron von Drais in France in 1817. It...

Et pour finir :

 
 

 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D’actualité :La quarantaine ….


quarantaine.D’où vient la quarantaine ? Origines

Comme chacun sait  ( surtout ces derniers jours ) : 

  La mise en quarantaine consiste à isoler pendant une durée définie un individu, un animal ou des végétaux potentiellement contagieux. Cet isolement sanitaire permet de limiter la propagation d’une maladie au reste de la population.

  La quarantaine signifie une période de 40 jours. Ce nombre de jours a été établit par Hippocrate Résultat d’images pour hippocrateautour du Ve siècle av. JC. Ce médecin grec avait établi que les symptômes d’une maladie se manifestaient 40 jours après une infection.Déjà !

     Au Moyen Âge, les lépreux étaient systématiquement mis à l’écart du reste de la population pour éviter les risques de contaminations. L’apparition de la peste noire qui a frappé l’Europe entre 1347 et 1352 a conduit à renforcer considérablement les mesures sanitaires des différents pays. Les familles atteintes par la maladie étaient soit expulsées !  de la ville ou alors séquestrée à leur domicile.

   Le 27 juillet 1377, la république de Raguse (anciennement la Croatie) instaure la quarantaine maritime. Cet isolement sanitaire a pour objectif d’empêcher la diffusion de la peste dans le pays. Cette mesure est reprise par la ville de Venise puis s’étend à d’autres contrées.

   Le choléra qui touche l’Europe en 1830 va amener les gouvernements à adopter une standardisation des politiques de quarantaine. Mais seulement trois pays (France, Portugal et Sardaigne) signent le traité pour mettre en place des mesures à la fois contre le choléra et la peste.

     En 1948, juste après la Seconde Guerre mondiale, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) est créée. 181 pays acceptent de se soumettre à la déclaration obligatoire de 6 maladies contagieuses : le choléra, la fièvre jaune, la peste, la variole, le typhus et la fièvre récurrente. Aujourd’hui chaque pays peut choisir ses modalités de mise en quarantaine.

    De nos jours, les progrès de la médecine ont permis de définir avec plus de précision la durée minimale de la quarantaine. Des tests médicaux permettent de définir si un individu est porteur d’une maladie, mais pour une analyse fiable, il est impératif que la charge virale soit suffisante pour être décelée.

       Ces derniers jours, le coronavirus Covid-19 a obligé de nombreux pays à décréter une mise en quarantaine d’au moins 14 jours pour les personnes susceptibles d’être contaminées.

Chauvin ?


chauvin ,
Bien sur , c’est aimer son pays au détriment des autres nations, être un patriote ardent jusqu’à l’exagération
Mais d’où vient ce qualificatif ?
Le 19 mars 1831, on joua pour la première fois à Paris, sur la scène des Folies Dramatiques, une pièce en trois actes intitulée la Cocarde tricolore. Cette pièce, qui avait pour auteurs les frères Cogniard, était un épisode de notre guerre d’Afrique, inaugurée huit mois et demi auparavant par la prise d’Alger.
Les frères Cogniard  : Cogniard
Or, parmi les personnages, figure un jeune conscrit qui est loin de professer d’abord un grand amour pour les armes, et qui s’accoutume difficilement à manger du « chameau » ; mais il finit par prendre goût à la guerre et devient un vrai soldat. C’est lui qui chante :
C’est vrai qu’jeus peur au premier coup de feu.
Mais quoiqu’ jadis j’nai manié que la bêche,
J’fus bientôt r’mis, et de Chauvin, corbleu !
On n’rira plus ; car j’étais sur la brèche
Au second coup de feu.
Et Chauvin n’en veut pas rester là ; le premier pas, le seul qui coûte, et fait ; Chauvin ne rêve plus que conquêtes. C’est le tour des femmes, maintenant, et sur l’air de Amis, la matinée est belle, Chauvin médite, ni plus ni moins, l’invasion du sérail :
La deyess’ mêm’ ne m’échappera pas,
Non, la deyess’ ne m’échappera pas.
Notre jeune amant de la gloire et des belles est déjà aux pieds de Zuléma ; mais son acte d’adoration est troublé par Ali, l’homme « sans reproche » de ces lieux, comme on dit euphémiquement dans l’Oie du Caire. Ali fait barricader toutes les portes, fermer toutes les issues. Le ravisseur, qui s’est d’abord caché, rentre par la porte de derrière ; ils se battent en chantant à deux un couplet où voici la partie de Chauvin :
J’ crois, mon vieux, qu’ tu perds la tête.
Nous verrons qui la gob’ra.
Une, deux… par’ moi c’te feinte ;
Si j’ t’attrap’, je t’éreinte ;
J’ suis Français, j’ suis Chauvin,
J’ tap’ sur le bédouin.
La fortune favorise l’audace, a dit semble-t-il Virgile. Ali est désarmé, son cimeterre tombe. Chauvin, qui ne frappe pas un ennemi dans cet état, jette son sabre et propose la savate. Nouveau couplet à double partie, où l’enfant de la France fait entendre ces paroles :
Je vais te rouler par terre,
N’en déplaise à Mahomet,
Reçois cette calotte,
Une, deux par’ moi cett’ botte :
J’suis Français, j’ suis Chauvin,
J’ tap’ sur le bédouin.
La Cocarde tricolore, pièce patriotique s’il en fut, eut un succès qu’on peut dire prodigieux, sans avoir consulté la chronique théâtrale du temps. Il est donc facile de concevoir que, grâce aux deux couplets précédemment cités, l’expression de je suis chauvin ait pu, dans la langue familière, être prise dans le sens de : je suis bon patriote, comme venant après la phrase Je suis français, qui sert justement à exprimer la même idée.
Une chose qu’il n’est pas inutile de savoir sur le mot chauvin, c’est qu’une fois adopté comme adjectif, il s’est appliqué non seulement aux personnes, mais encore aux choses. Ainsi, dans son feuilleton dramatique du 16 mars 1869, Jules Claretie, de l’Opinion nationale, disait à ses lecteurs : » M. Alexandre Dumas a cru faire ainsi une pièce absolument républicaine. Il n’a fait qu’un drame chauvin de plus. »

 

 

 

 

La paraskevidékatriaphobie……….?


   Que signifie ce mot pratiquement imprononçable ( si ce n’est qu’il désigne manifestement une phobie !)

   C’est tout  » simplement  »  la phobie du Vendredi treize, dont une superstition, qui remonterait aux origines de la Chrétienté, a fait de cette date et dans certaines cultures un jour de malheur. En effet, c’est parce que, d’une part, le Christ a été crucifié un vendredi et que, d’autre part, la veille, lors du repas sacré de la Cène Cène, il était accompagné de ses Douze Apôtres (parmi lesquels Judas Iscariote, qui l’a trahi et livré ) , qu’est née l’idée d’un mauvais présage annoncé par la présence de treize  » commensaux  » ( Personnes qui mangent à la même table ! ). 

Pour d’autres personnes , religions etc….le vendredi 13 porte bonheur alors ?

Le vendredi 13 porte-bonheur ou malheur ?
  Je ne trouve pas de réponse claire  » universelle  » à ce sujet. Le vendredi est symbolique dans les trois religions monothéistes.
  Chez les catholiques,( comme vu ci- dessus )  c’est le jour de la pénitence et de la crucifixion de Jésus. Par ailleurs, les apôtres étaient 13 à table lors de la Cène. Jésus et ses 12 apôtres, dont Judas.
  Depuis ce  » fameux  » repas, il est traditionnel d’être 12 à table et jamais 13.

Le vendredi, un jour spécial :

   Le vendredi est également très important pour les musulmans. C’est un jour saint de l’Islam, c’est le jour dédié à la prière collective.

    Les Juifs eux , consacrent cette journée à la préparation du Shabbat. Un moment essentiel de la religion qui commence, le vendredi, 18 minutes avant le coucher du soleil et s’achève le samedi, 40 minutes après le coucher du soleil.
   Il parait que chez les Vikings également être treize à table portait malheur. Odin, Dieu des dieux avait réuni 11 de ses fils pour un repas. Son fils Loki, dieu de la guerre, furieux de ne pas être l’un des convives avait fait irruption lors du banquet et avait tué Balder.Odin Balder

Le 13 porte-malheur, alors que le 12 est parfait !

Cependant, l’origine de cette superstition n’est pas très claire:

    Pour la France, les historiens retiennent la date du vendredi 13 octobre 1307, jour de l’arrestation des Templiers. Ils furent torturés toute la journée, puis tués quand le soleil se coucha ! 
   D’autre part, le 13 succède au nombre 12 ( heu ? lol ) . Les 12 travaux d’Hercule, les 12 signes du zodiaque, les 12 mois de l’année, l’année compte 12 lunes et le ciel 12 constellations...etc….

  30 à 40 % de joueurs supplémentaires :

    Pourtant,pour certains le vendredi et le nombre 13 porteraient chance. Quand les deux sont unis, ils favoriseraient les gains d’argent. Une croyance qui a traversé les siècles et qui fait le bonheur de la Française des jeux qui compte de 30 à 40% de joueurs supplémentaires pour les cagnottes exceptionnelles des vendredis 13.

  Enfin , c’est bon là , nous sommes le 14 depuis plus de 5 heures déjà et je n’ai pas eu plus de malheur , ni de chance d’ailleurs ce vendredi qu’un autre jour lol 

Parcequ’il faut que j’y  » passe  » bientôt……


Que je passe où?

Au cabinet de mon médecin généraliste pour une auscultation ( que j’espère   » de routine  »  )

  Je me suis demandé d’où vient le mot auscultation ,verbe ausculter ……

  Première trouvaille : Pour devenir médecin , praticien , la première obligation est de savoir écouter , prendre le temps d’écouter le patient  ( qui lui doit être patient  lol ) ….Ce n’est pas toujours le cas , croyez moi . Vient ensuite le moment d’ausculter …C’est a dire écouter  …..

     En fait , du point de vue étymologique  , ces deux verbes ( ausculter et écouter )  sont identique …..Il suffit de regarder , chercher leur racine latine qui est la même pour les deux :  » auscultarer  » qui signifie   » écouter avec attention  » . ! 

D’ailleurs , c’est dans ce sens qu’est apparu ausculter dans la langue française  ( à une date  incertaine ) ….

C’est à l’époque où on a cherché à  »  fixer  »  l’orthographe , vers le XI ème siècle , que les deux mots  ausculter et écouter , qui jusqu’alors n’en était qu’un , furent séparés ….Ecouter garda alors son sens premier et ausculter devint  » examiner avec attention  » , et…les médecins , de plus en plus nombreux s’en emparèrent rapidement …….

KLIKKKKKKKKKKKKKKKKK!

 

C’était il y 84 ans……


Le stakhanovisme : ?

Le mouvement stakhanoviste doit son nom au mineur de choc Alexeï Grigorievitch Stakhanov (1905-1977) Stakhanov 1935.

    Lors d’un concours organisé par le Komsomol, ce mineur du Donbass accomplit quatorze fois la norme dans l’extraction du charbon le 31 août 1935. Cette performance, à laquelle fut faite une énorme publicité, a été le point de départ de toute une campagne soutenue et encouragée par le parti communiste de l’U.R.S.S. pour relever, dans le cadre du IIe Plan quinquennal (1933-1937), le niveau extrêmement bas de la productivité.

Pour info : Donbass ( Le Donbass (en jaune) à l’est de l’Ukraine.)

      L’attribution du titre de stakhanoviste, titre honorifique pour récompenser les ouvriers de choc, introduit le principe de l’émulation dans la production, et le mouvement s’étend de l’industrie à l’agriculture et aux transports. Le plénum du comité central de décembre 1935 donne les directives pour transformer le mouvement des records isolés en une augmentation planifiée de la productivité. Stakhanov lui-même est admis au P.C.U.S. en 1936 ; il fait des études à l’Académie pour l’industrie à Moscou jusqu’en 1941, entre au ministère de l’Industrie houillère en 1943. Il a aussi été député au Soviet suprême !

En France ….( dans le Nord )…….

Qu’est ce que c’est ?


Limonaire

limonaire 1

   C’est un » limonaire  » : Orgue de foire qu’on trouve aussi sur les manèges anciens . cet instrument tirerait son nom de la famille Limonaire , des  » facteurs d’orgues  » originaires de Dax …Joseph et Antoine Limonaire F.Limonaire, fils de menuisier fabriquèrent aussi des pianos mécaniques très à la mode au milieu du 19 ème siècle , qui portèrent aussi leur nom ……