S.M.S


   Aujourd’hui , depuis plusieurs années en fait  , je contacte pratiquement toujours mes  » proches  » ( en ce moment mon père pour avoir des nouvelles de ma mère , mais aussi Manu  etc…) ….J’ai eu envie d’en savoir plus sur le S.M.S ……..

   Le SMS (pour « Short Message Service ») ou texto fut inventé par une équipe finlandaise de Telia Sonera puis employé par Nokia dans le but d’aider les personnes ayant des problèmes d’audition à communiquer. Mais cette origine reste incertaine . Car ce système était aussi exploité par Vodafone. Chez eux il était au départ réservé à un usage interne. Il servait en particulier au sein de la société à faciliter la communication entre les dirigeants et leurs secrétaires.

   Du coup plusieurs sociétés revendiquent la paternité du tout 1er SMS de l’histoire.

   Si on essaie de  » fouiller  » un peu plus , il semblerait que deux SMS soit en compétition pour le titre de 1er SMS envoyé. D’abord celui envoyé en 1989 depuis un beeper Motorola par Raina Fortini qui se trouvait à  New York à un ami à Melbourne Beach.
Mais surtout celui qui a été envoyé le 3 décembre 1992 par un ingénieur anglais de la société Sema Group à un collègue chez Vodafone. Son contenu était, parait il , tout bêtement  » Merry Christmas  »!

Par la suite , les pays scandinaves ont proposé que le service SMS devienne un  » norme  » commune au niveau mondial. Et c’est encore à eux que l’on doit le tout premier  téléphone grand public permettant l’écriture et l’envoi de SMS. C’était un Nokia en 1994.

      A l’époque beaucoup d’opérateurs étaient convaincus que les consommateurs préféreraient l’appel téléphonique pour communiquer……Son prix dérisoire entraîna cependant son succès immédiat.  Aujourd’hui plus de 150 milliards de SMS sont envoyés tous les ans.

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 » INFIDÈLE  »


Paroles :

J’en demande pardon au ciel
Qui dit qu’ la femme doit être fidèle
Et suivre partout son mari
Armée de bonne volonté
Dix fois, cent fois j’ai essayé
Mais je n’ les ai jamais suivis

Dès qu’ils avaient tourné le dos
Je foutais l’ camp sur mon vélo
En direction d’un autre lit
Impossible de m’habituer
Au traditionnel canapé
Que le couple achète à crédit

J’ai beau me dire que c’est pas bien,
Que j’ me conduis comme une putain

Si j’en crois c’ que dit ma grand-mère
Qui, pendant plus de soixante ans,
A démerdé les caleçons blancs
D’un vénérable fonctionnaire

J’ai beau me dire qu’une vraie fille
Doit faire honneur à sa famille
Quand elle a dit oui devant Dieu
Y a rien à faire, j’entends mon cul
Qui veut descendre dans la rue
Pour monter dans un autre pieu

Qu’est-ce qui m’arrive, qu’est-ce qui me prend ?
Pourtant ce n’ sont pas mes parents
Qui m’ont donné cet exemple-là
Chez nous, y a jamais d’adultères
On est tranquille comme des cimetières
Et le cocu n’existe pas

J’ai même triplé ma communion
Pour être sûre d’être en union
Avec les lois du Saint-Office
Du père, du fils, du Saint-Esprit
De ces trois-là, dites-moi qui
M’a foutu le feu au clitoris ?

Je fais l’amour en auto-stop
On m’ traite si souvent de salope
Que j’ai oublié mon prénom
Mais moi, les hommes, je les aime tous
Alors, ils me détestent tous
Et face à cette situation

Certains vont jusqu’à me faire suivre
Par leur mère, par un détective
Et me séquestrent à double clé

Mais je me casse à tire-d’ailes
Et je suce le père Noël
En passant par la cheminée

La liberté, la liberté ! (x2)
Ah ! C’est tout ce qui me fait jouir
Bien qu’ ce n’ soit pas original
Si j’en crois les radios locales
Qui n’ont pas voulu s’en servir

La liberté, cette liberté !
C’est cher, mais c’est bien remboursé
Ça vous console de presque tout
Ô liberté, ma tourterelle
À toi seulement je suis fidèle
Quand je te trompe, tu t’en fous !

Triste……….


Quelque soit son âge ……

Pour un enfant  , perdre l’être qui lui est le plus cher
Est la plus grande des douleurs qui soit sur Terre
Ton âme , ( comme tu dis) , si belle va s’envoler au  »paradis  » des sages
Il me restera la douceur de tes sourires , l’éclat de ton visage
Mes souvenirs de toi sont une source de Bonheur
Je t’aime tellement… Tu me manqueras en toute heure
Je sais que  » du haut du ciel  » tu veilleras sur moi  » ton grand »
Saches que ses plus belles pensées , te dédie ton enfant  
Quand tu partiras , bientôt ,reposes en Paix Maman …
Tu pourras être fière de toi et de ta famille endeuillée
Mon cœur sera alors ,  et ce sera bientôt , apaisé..

Car tes souffrances , à jamais  seront  » effacées  » 
Souffrances présentes , physiques et autres passées.

Toi qui as la foi , tant de fois , de ne pas l’avoir , tu m’as reproché 

Mais si cet être auquel tu crois existe , pourquoi 

dois tu souffrir avant de partir et nous aussi , dis moi ? 

NON : Il n’existe pas , n’est pas  » bon  » en tous cas  !

 

Un 26 février……


….1815 

    Napoléon décide de s’échapper de l’île d’Elbe, ( un petit territoire entre la Corse et l’Italie ) . C’est là que les alliés vainqueurs l’ont assigné à résidence, sous contrôle étroit : une déchéance pour celui qui, hier encore, était le chef d’un des plus grands empires du monde.

    Il s’en va par exaspération, et sans doute aussi parce qu’il s’estime en danger. On sait aujourd’hui que des complots étaient fomentés contre l’ancien Empereur : Louis XVIII, le premier, n’aurait pas été fâché de le voir disparaître. Donc Napoléon prépare son départ ; il est renseigné par des espions qui lui rapportent des nouvelles de France et le rassurent sur sa popularité. Il a bien préparé son coup, et en ce soir du 26 février, vers 19 heures, il se dirige vers le port, embarque sur un brick qui s’appelle  » l’Inconstant  », et est suivi par six autres navires.

Napoléon quittant l'île d'Elbe le 26 février 1815. Peinture de Joseph Baume (1796-1885)

Napoléon quittant l’île d’Elbe le 26 février 1815. Peinture de Joseph Baume (1796-1885)…( trouvée sur le Net )

Et personne ne surveille le port ?
   D’habitude si, il y a un représentant anglais qui est là, mais cette nuit-là, il s’est absenté : tout a été bien préparé du côté de Napoléon. L’Empereur va débarquer à Golfe-Juan, près d’Antibes, le 1er mars. La rumeur de son retour va se propager dans les rangs. Il se met en route. Bientôt, les troupes du 5e régiment d’infanterie se portent au-devant de lui pour l’arrêter au nom du roi, près de Grenoble. Ils sont un petit peu hésitants ; il s’agit tout de même de leur ancien chef. Napoléon s’avance, et à portée de fusil il ouvre sa redingote :  » S’il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voici !  »

   Les soldats baissent les armes et se rallient. Napoléon va regagner Paris. Son retour au pouvoir durera cent jours jusqu’à Waterloo.

C’était il y a environ 122 ans….


Le 23 février 1898 :

    Emile Zola condamné à 1 an de prison pour son soutien à Alfred Dreyfus

      Émile Zola redoutait la  » mêlée  ». L’auteur de  » Germinal  » avait même refusé l’appel des socialistes à rejoindre leurs rangs. Alerté sur la condamnation de l’officier Dreyfus, l’écrivain s’était d’abord prit le prétexte d’un  » constat  », laissant aux politiques le soin de conclure… Mais face à l’essor des thèses antisémites et l’incurie de l’État devant le  » crime  » de la Grande Muette, Zola prend conscience du danger et se jette corps et âme dans la bataille.  Son  » J’accuse  » , paru  en une du journal  »  l’Aurore  » du 13 janvier 1898, a une portée  immense. Ce texte majeur, qui marque le début de l’engagement total d’un intellectuel,  » résonne  » toujours puissamment. Zola signe là, dira Jules Guesde,  » le plus grand acte révolutionnaire du siècle  ».

1) Le contexte :

 » Attendu, en dernière analyse, que de l’accusation portée contre Dreyfus, rien ne reste debout  ; et que l’annulation du jugement du Conseil de guerre ne laisse rien subsister qui puisse à sa charge être qualifié de crime ou de délit  ; dès lors, par application du paragraphe final de l’article, aucun renvoi ne doit être prononcé.  » C’est par ces mots que, le 12 juillet 1906, la Cour de cassation, toutes chambres réunies, prononce  » l’arrêt de réhabilitation du capitaine Dreyfus  ».

   Un arrêt définitif, car il  n’y a pas de renvoi au tribunal militaire, comme ça avait été le cas en 1899, après la cassation du jugement de 1894 qui dégradait le jeune capitaine et l’envoyait au bagne à l’île du Diable pour avoir prétendument livré des documents secrets à l’Empire allemand. Un an plus tôt, en septembre 1893, le Bureau de statistiques ( les services de renseignements du ministère de la Guerre ) avait découvert qu’un espion agissait en son sein. L’affaire était sérieuse, il fallait un coupable. Un jeune capitaine de 35 ans, originaire de Mulhouse, était là. Il était juif. Quelle aubaine  !

 Cinq gouvernements s’étaient succédé de 1893 à 1896. La France était en crise. Elle venait d’être secouée par le mouvement populiste du général Boulanger, qui s’était suicidé en 1891. La petite-bourgeoisie se sentait mal : L’énorme scandale de Panama (1892) l’avait spoliée, en même temps qu’il révélait les turpitudes du monde des finances et de l’État. En plus, le peuple voulait la revanche sur les Prussiens, lesquels avaient annexé l’Alsace et la Lorraine en 1871 ( c’est pourquoi la famille Dreyfus avait quitté Mulhouse ) . Enfin, la lutte des classes s’aiguisait  : le 1er mai 1891, la troupe avait tiré sur les ouvriers à Fourmies  ; en novembre, Paul Lafargue était élu député du Nord  ; un an après, la grève de Carmaux révélait un tribun  : Jean Jaurès. Aux élections générales d’août 1893, les socialistes, dans leur diversité, avec 49 sièges, avaient progressé.          Cependant, la publication de  » la France juive  »  d’Édouard Drumont , en 1886, avait  » donné des ailes  » aux antisémites, dont la presse agitait l’opinion.

2) Emile Zola et l’affaire Dreyfus :

Jeté en pâture à la presse :

Vraiment, Alfred Dreyfus, c’est une bonne affaire  !

    Mais pour en faire un coupable, il faut des preuves de sa culpabilité. La seule pièce à disposition est le  » bordereau  »  trouvé par le contre-espionnage dans une poubelle de l’ambassade. Une note sur papier pelure, non signée et non datée, adressée à l’attaché militaire. On va donc comparer l’écriture de cette note à celle du capitaine. Il y a là un commandant, Armand du Paty de Clam, qui passe pour un  » expert  » en écriture. Il affirme tout de go que Dreyfus est  » l’auteur probable  » du  » bordereau  » . Certains ont des doutes  ; on convoque d’autres experts. Ils ne sont pas d’accord entre eux, qu’importe  ! Armand du Paty de Clam, nommé entre-temps officier de police judiciaire chargé de l’enquête, fait arrêter le jeune capitaine, l’inculpe d’intelligence avec l’ennemi et l’envoie à la prison du Cherche-Midi, à Paris   le 13 octobre 1893. Armand du Paty de Clam espère des aveux, l’état-major aussi ainsi que le ministre de la Guerre, le général Auguste Mercier.

   Cependant , Alfred Dreyfus n’avoue pas. Il n’y a pas d’autre preuve que ce bout de papier, alors on va dire que le capitaine a effacé les autres. Et  » on  » va le jeter en pâture à la presse : Tous les journaux :  » La Libre Parole  »,  »  l’Autorité  »,  » le Journal  »,  » le Temps  »,  » la Croix  » se déchaînent. L’état-major les abreuve. Le Conseil de guerre se réunit le 19 décembre à huis clos. Fait inhabituel et tout à fait illégal, le ministre de la Guerre fait transmettre au président du Conseil de guerre, le colonel Émilien Maurel, un  » dossier secret  » afin qu’il fasse   » office de preuve  ». On apprendra que ce dossier ne contient rien, sinon des faux.

  Le 22 décembre, Alfred Dreyfus est condamné à la peine maximale, applicable en vertu de l’article 76 du Code pénal  : le bagne à perpétuité. Bien évidemment, il est destitué de son grade et subit la dégradation militaire.dreyfus dégradation Cela se passe dans la cour Morland de l’École militaire à Paris. Alors qu’un adjudant brise son sabre sur son genou, Dreyfus clame  :  » Soldats, on dégrade un innocent, soldats on déshonore un innocent  ! Vive la France  ! Vive l’armée  !  » Dans la foule énorme qui assiste à la scène, on entend  :  » Mort aux juifs  !  »

    Tout aurait pu s’arrêter là. Au fond, l’ex-capitaine n’intéresse pas grand monde, sinon son frère Mathieu, convaincu de son innocence, et le journaliste anarchiste Bernard Lazare, qui vient de publier à Paris   » l’Antisémitisme, son histoire et ses causes  », et fera paraître, en 1896, à Bruxelles,  » l’Affaire Dreyfus : Une erreur judiciaire  », le premier écrit dreyfusard.

    En juillet 1895, les services de renseignements accueillent un nouveau chef, le lieutenant-colonel Georges Picquart. Le 21 janvier 1896, il découvre une carte /télégramme écrite par Maximilian von Schwartzkoppen, l’attaché militaire allemand. Le  » petit bleu  », comme on l’appellera, est destiné à un officier français, le commandant Ferdinand Ester­hazy, et est tout à fait révélateur des relations entre les deux militaires.      De plus, c’est la même écriture que celle du bordereau. Picquart constate également que le  » dossier secret  » ne contient aucune preuve.

 Il en fait part à ses chefs: L’état-major et le ministre Mercier estiment que  »  la chose jugée est la chose jugée  ». Dreyfus doit rester à l’île du Diable. Le général Picquart est muté dans l’Est, puis carrément en Tunisie. Mais Mathieu Dreyfus a eu connaissance de l’affaire Ester­hazy et d’autres avec lui, comme le sénateur Auguste Scheurer-Kestner. Mathieu porte plainte auprès du ministère de la Guerre contre Esterhazy.

3) L’Affaire commence :

En novembre 1897, Scheurer-Kestner rencontre un écrivain au faîte de la gloire  : Émile Zola . Celui-ci ne s’est guère intéressé jusque-là aux malheurs de l’ex-capitaine, mais il a publié, le 16 mai 1896, dans  » le Figaro  » , un article au titre provocateur  »  Pour les juifs  » , dans lequel il fait part de son  » dégoût croissant  » pour les campagnes antisémites qui ont lieu en France.  » L’antisémitisme, écrit-il, dans les pays où il a une réelle importance, n’est jamais que l’arme d’un parti politique ou le résultat d’une situation économique grave.  »

3) L’acte révolutionnaire d’Emile Zola :

Il n’est pas encore question de Dreyfus. Mais, après sa rencontre avec le sénateur Auguste Scheurer-Kestner, Émile Zola s’engage à fond. Le 25 novembre, il publie dans  » le Figaro  » un article intitulé  » Scheurer-Kestner  ». Il s’insurge contre  » la marée d’invectives et de menaces  » que subit le vice-président du Sénat depuis qu’il a réclamé la révision du procès de 1894.  » La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera  », conclut l’auteur de  » Germinal  ». Ce sera le mot d’ordre des dreyfusards.

 Le 1er décembre, Émile Zola dénonce la propagande antisémite contre  » la banque juive  » ( » Le Syndicat  »)  ; le 5 décembre, le  » poison de l’antisémitisme  » ( »Procès-Verbal  » ).  » Le Figaro  » prend peur. Qu’à cela ne tienne, Émile Zola édite chez Fasquelle, un libraire de la rue de Grenelle, deux brochures  : la  » Lettre à la jeunesse  » et la  » Lettre à la France  »  :  » Je t’en conjure, France, sois encore la grande France, reviens à toi, retrouve-toi. » » Un parti dreyfusard commence à se constituer. On y rencontre les écrivains Octave Mirbeau, Anatole France, l’universitaire Lucien Lévy-Bruhl, le bibliothécaire de l’École normale supérieure Lucien Herr, Léon Blum et Jean Jaurès, les frères Clemenceau, Albert et Georges, qui s’investissent dans le combat pour la révision du procès. On commence à parler d’ » intellectuels  » . Cependant, rien ne bouge vraiment quand, jugé lors d’un simulacre de procès où les faux abondent, Esterhazy est acquitté le 11 janvier 1898.   Le lieutenant-colonel Picquart est inculpé de  » violation du secret professionnel  » et mis aux arrêts au fort du mont Valérien. De violentes émeutes anti – dreyfusardes et antisémites éclatent un peu partout.

 Le camp dreyfusard est consterné mais pas abattu. Deux jours après l’acquittement d’Esterhazy, le 13 janvier 1898, un titre barre la  » une  » de  » l’Aurore  »  :  » J’accuse  ». Émile Zola y dresse un véritable réquisitoire contre la justice militaire et le pouvoir.

    Le pamphlet portait initialement le titre  » Lettre à M. Félix Faure, président de la République  ». Mais c’est la manchette du journal,  » J’accuse  », qui lui donnera  sa célébrité, en même temps que son efficacité. Émile Zola met en lumière la mécanique de l’erreur judiciaire  ; il fait l’inventaire de procédures judiciaires contre Alfred Dreyfus  ; il démontre la culpabilité d’Ester­hazy  ; enfin, il dénonce la collusion des pouvoirs publics et prononce nominalement, à l’égard de chacun des protagonistes, jusqu’au ministre de la Guerre, un  » j’accuse  » froid et précis.

 » L’Aurore  »  tirait habituellement à 30 000 exemplaires. Le tirage du jeudi 13 janvier 1898 atteint les 300 000. Charles Péguy témoignera en 1902 dans  » les Cahiers de la Quinzaine  »  :  » Il y eut un sursaut. La bataille pouvait recommencer. Toute la journée dans Paris les camelots à la voix éraillée crièrent  »l’Aurore », coururent avec “l’Aurore”, en gros paquets sous le bras, distribuèrent  »l’Aurore » aux acheteurs empressés. Ce beau nom de journal, rebelle aux enrouements, planait comme une clameur sur la fiévreuse activité des rues. Le choc donné fut si extraordinaire que Paris faillit se retourner.  »

4) Un an de prison pour Zola :

Dans les jours qui suivent, Émile Zola reçut plus de deux mille lettres, la moitié de l’étranger.

   Le  » J’accuse  » marque un tournant dans l’Affaire et plus que cela : Dans l’histoire politique de la IIIe République, dans l’histoire tout court, même. Aussitôt l’article paru, son auteur est traîné devant les tribunaux.  » Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme  » , écrivait-il en conclusion de sa  » lettre  ».  » Qu’on ose donc me traduire en cour d’assises et que l’enquête ait lieu au grand jour  ! J’attends.  »

  Émile Zola et Alexandre Perrenx, le propriétaire de  » l’Aurore  », sont convoqués devant les assises de la Seine, le 7 février 1898. Le 23, Émile Zola est condamné à la peine maximale  : un an de prison et 3 000 francs d’amende. Un pourvoi en cassation est possible, mais les juges du Conseil de guerre ont porté plainte pour diffamation. Il y a toutes les chances qu’ils obtiennent satisfaction. Son avocat, Me Fernand Labori, conseille à Émile Zola de partir pour l’Angleterre. Le 18 juillet 1898, l’écrivain est à Londres. Cependant, le procès en révision du jugement de 1894 est en cours. Une décision, positive, est rendue le 3 juin. Le lendemain, Émile Zola rentre à Paris.

   Le retentissant article de  » l’Aurore  », suivi du procès de son auteur, précipite de nouveaux engagements. Dix jours après la parution de l’article, Jaurès interpelle le gouvernement en dénonçant le mensonge, l’arbitraire, la propagande antisémite et la manipulation de la justice. Il publie dans son journal,  » la Petite République  », à partir d’août 1898, une série d’articles en faveur de Dreyfus qu’il rassemblera en septembre dans une brochure intitulée  » Preuves  ».

Jules Guesde, un autre socialiste mais pas du même courant, voit dans  » la Lettre de Zola, (…) le plus grand acte révolutionnaire du siècle  »  ! Le 16 février 1899, le premier jugement cassé, Alfred Dreyfus est ramené en France. Mais un nouveau Conseil de guerre a lieu, à Rennes, le 9 septembre. À nouveau, il est reconnu coupable avec  » circonstances atténuantes  ». Émile Zola fulmine  :  » Et ce que je crie, c’est la détresse de notre généreuse et noble France, c’est l’effroi de l’abîme où elle roule  !  »  Finalement, le pouvoir recule. Dreyfus est gracié le 19 septembre et libéré deux jours plus tard.

  Cependant ,le combat pour la révision continue. Il durera encore sept ans. Le 29 septembre 1902, Émile Zola meurt asphyxié par la fumée de sa cheminée. Son oraison funèbre est confiée à Anatole France, qui a exigé la présence de Alfred Dreyfus que le préfet de police voulait empêcher  :  » Devant rappeler la lutte entreprise par Émile Zola pour la justice et la vérité, m’est-il possible de garder le silence sur ces hommes acharnés à la ruine d’un innocent et qui, se sentant perdus s’il était sauvé, l’accablaient avec l’audace désespérée de la peur  ? ‘

Réélu aux élections de 1902, Jean Jaurès rouvre le dossier de l’Affaire, que tout le monde à la Chambre des députés croyait clos, le 7 avril 1903. Trois ans plus tard, 12 juillet 1906, Alfred Dreyfus est réhabilité. Il est réintégré dans l’armée avec le grade de chef d’escadron. Le 20 juillet, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

En 1908, il assiste au transfert des cendres d’Émile Zola au Panthéon. Il y est blessé par balle. L’homme qui a tiré est un certain Louis Grégori, un journaliste connu pour son nationalisme et son antisémitisme. Jugé, il sera acquitté. Parmi les témoins de sa défense, on trouvait Armand du Paty de Clam, dont Zola l’avait accusé d’avoir été  » l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire  ».

La différence…..


   Dans la société actuelle , on n’a toujours rien compris à la souffrance que doivent supporter  »ceux » qu’on qualifie de différents …….C’est pire qu’au moyen âge ! Ignoble ( je sais ce qu’on ressent , comme l’enfant sur la vidéo ) …

Pourtant de grands hommes qui sont , aujourd’hui qualifiés de génies dans le domaine de l’art ( Toulouse -Lautrec par exemple ) étaient  » différents….

Vous le saviez

Certains artistes handicapés sont très célèbres, et nous étonnent encore aujourd’hui avec des œuvres incroyables. Une preuve de plus, s’il en fallait, que les hommes  en situation de handicap peuvent être  des artistes à part entière.

   10 dont le talent et les qualités de leur travail sont unanimement reconnus.

Rousseau : L’auteur des  »Confessions » se plaignaient de nombreux maux, et il est encore jusqu’à maintenant difficile de donner avec précision un nom sur son handicap. Cependant, plusieurs médecins croient savoir que Rousseau souffrait de porphyrie aiguë, une maladie affectant le système nerveux central. Le philosophe écrivait sur sa maladie  »Je naquis infirme et malade ; je coûtais la vie à ma mère et ma naissance fut le premier de mes malheurs… »

Beethoven : Compositeur génial, Beethoven était pourtant sourd. Il n’était pas sourd de naissance mais l’est devenu très rapidement, pour des raisons encore ignorées. A cause de ce handicap, Beethoven a sombré dans la dépression et s’est isolé de ses amis. Aujourd’huison incroyable talent et ses musiques inspirantes  sont connues et retenues , surtout appréciées 

Van Gogh : L’un des plus grands peintres de tous les temps souffrait de maladie mentale. Schizophrène et bipolaire, il est pris pour un fou lorsqu’il se coupe l’oreille gauche au cours de l’une de ses crises,  Sept mois plus tard il se suicidera.       Alors qu’il n’avait vendu que très peu d’œuvres de son vivant, Van Gogh verra son talent reconnu dans les années 30. Désormais, il est considéré comme un artiste de génie.

Toulouse Lautrec : Peintre, dessinateur et illustrateur français, Toulouse Lautrec est atteint de pycnodysostose, une maladie qui l’empêche de grandir et qui rend ses os très fragiles. Il dédia sa vie à son art et devint peintre postimpressioniste. “L’âme de Montmartre”, comme certains l’appelaient, décrit la vie parisienne et ses excès, à travers la vie du Moulin Rouge, et d’autres cabarets et théâtres. Un musée lui est entièrement consacré à Albi, ville où il est né.

Frida Kahlo : La peintre mexicaine est atteinte de poliomyélite depuis l’âge de six ans. Aggravé par un accident de la route, son état l’oblige à rester allongée dans son lit ou dans un fauteuil roulant. Pour vaincre l’ennui et la douleur, elle peint et écrit dans de nombreuses revues depuis chez elle. Son oeuvre, majoritairement peinte en position allongée, s’articule principalement autour des cris du corps : avortement, sexualité, chair blessée, souffrances…

Glenn Gould : Glenn Gould a été un compositeur, pianiste écrivain canadien, célèbre pour ses interprétations au piano du répertoire de Jean-Sébastien Bach. Autiste atteint du syndrome d’Asperger, Glenn Gould a pu s’exprimer à travers la musique. S. Timothy Maloney, directeur de la Division de la musique de la Bibliothèque nationale, dira de lui :  » Glenn Gould mérite notre profonde sympathie pour s’être si bien débrouillé, et notre profonde admiration pour avoir développé et mis en œuvre, face à l’incompréhension et à l’opprobre générales, tant de techniques pour s’en sortir sans l’intervention ni le soutien des autres. Indépendamment de ses réalisations professionnelles uniques, ses réalisations personnelles représentent un véritable triomphe de l’esprit. ‘

Petrucciani : Pianiste et compositeur de jazz, Petrucciani est handicapé de naissance à cause d’une ostéogenère imparfaite, qui rend ses os particulièrement fragiles. Interprète de renommée mondiale, il se produit dans plusieurs villes de tous les continents. Son jeu est caractérisé par une remarquable indépendance des mains gauche et droite et une vitesse d’exécution exceptionnelle.

Ray Charles : Depuis l’âge de 7 ans, ce chanteur compositeur et pianiste est complètement aveugle. Malgré ce handicap, Ray Charles est devenu une star internationale du jazz, gospel, blues et country. Il est considéré comme l’un de pionniers de la soul, et on retrouve son influence musicale chez de nombreux artistes.

Alicia Alonso : Danseuse et chorégraphe cubaine, Alicia Alonso dirige aujourd’hui le Ballet national de Cuba. Dès ses 19 ans, elle devient en partie aveugle, mais persévère dans la danse. Grâce aux lumières, elle parvient à s’orienter, et travaille avec ses partenaires pour qu’ils se trouvent exactement où elle pense lors des représentations. Depuis 2002, elle est aussi ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour sa contribution au développement et à la sauvegarde de la danse classique.

Pascal Duquenne : Atteint du syndrome de Down, cet acteur belge est passionné par les arts du spectacle. Après avoir intégré une troupe belge de danse et théâtre, il est repéré par un cinéaste qui lui permettra de faire ses débuts au cinéma. En 1996, son travail est consacré par le Festival de Cannes qui lui offre le Prix d’interprétation masculine pour son rôle dans le film Le Huitième Jour, où il interprète un jeune homme atteint du même syndrome que lui.

Je vais perdre ma mère……….


Mon père m’a téléphoné tout à l’heure : Maman est à l’hôpital , les médecins disent qu’il n’y a plus rien à faire : Ce sont ces derniers jours / heures  de vie ……….Elle serait  » usée   » ….

  mon père m’a conseillé de ne pas trop y penser ( facile à dire) , pour que je ne tombe pas malade à mon tour ( épilepsie )…Et que remonter est inutile pour l’instant ….

   C’est dur , difficile …….( Elle a eu 87 ans le 28 juin  ) 

chez mes parents il y à longtemps..

 

En famille il y a longtemps ……( Manu à droite ,moi et ma mère , mon père )

Avec Moi ( Mariage de Manu ? )

…………………….

Il y a environ 76 ans….


21 février 1944 :

L’Affiche rouge

 Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Placardées à 15 000 exemplaires, elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23  » terroristes  » membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d »’ armée du crime  ».

Missak Manouchian (1er septembre 1906 - 21 février 1944)Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.

  Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Il écrit par ailleurs des poèmes et se consacre à la littérature et à l’étude. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

   La propagande nazie daube sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est). Mais il n’est pas sûr que cette argumentation ait eu l’effet attendu sur l’opinion française si l’on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré…

L'Affiche rouge du groupe Manouchian

La dernière lettre de Missak (Michel) Manouchian à sa femme :

    Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.
Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Missak

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Un réseau très recherché

Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d’une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Sœur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).

En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Ce sont au total 30 combattants et une quarantaine de militants. Ils sont affiliés au mouvement des FTP, créé par le parti communiste à la fin de l’année précédente.

Les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands, de juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale N°2 des Renseignements généraux (BS2), un organe de la préfecture de police de Paris chargé de la traque des communistes.

La plus retentissante de leurs actions est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

  En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.

   Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s’appesantit sur leurs origines et leur  » cynisme  ». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C’en est fini des FTP-MOI.

Quatre membres du groupe Manoukian fusillés le 21 septembre 1944 au Mont Valérien : Celestino Alfonso, Wolf Josef Boczow, Marcel Rajman, Emeric Glasz (photo prise en secret par le sous-officier allemand Clemens Rüther)

Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître qui a livré le groupe.

     Après la Libération, il s’en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceausescu le déchoit de son grade et l’envoie travailler dans une usine jusqu’à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d’Honneur le 8 mai 1994 sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile par le président François Mitterrand.

     Le dernier survivant du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian, est mort le 6 août 2018, après avoir survécu au génocide arménien et à la répression nazie.

 

 

L’affiche rouge (Aragon )

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

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KLIK………………

Un léger sourire ?


Avant le  » Klik  » de fin …

1)  La petite Julie entre dans la boulangerie et se met soudain à pleurer très fort . La boulangère lui demande  » Pourquoi pleures tu comme çà ! Ma petite  Julie ?  » La fillette répond :  » En venant acheter le pain , j’ai perdu la pièce que maman m’avait donnée ..Si je rentre sans le pain , je vais me faire gronder !  »

La boulangère :  » ne pleure plus ma petite , je te l’offre  » ….

Mais Julie pleure encore plus fort !

 » Mais enfin , maintenant tu as le pain , tu n’as plus de raison de pleurer ! »

 » Si parce que vous ne m’avez pas rendu la monnaie !  »

………..

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2) Un agent interpelle un accordéoniste qui fait la manche dans le métro :

      » Vous avez une autorisation de la RATP pour jouer ici ?  »

      » Euh, non . » 

   » Et bien dans ce cas , vous allez m’accompagner  » ….

 » D’accord , vous voulez qu’on chante quoi ?  »