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Archives de février, 2016

Suis gêné…..


  Ben oui , j’suis gêné……Comme un gamin qui rougit devant un compliment …..

Je vous narre ?

  Allez , let’s go  : Comme chacun de mes lecteurs le sait , je suis  » hors norme  » et routinier à la fois…. Hors norme parce que , entre autre  à 61 ans , j’ai les cheveux ( encore d’un  » beau  » bruns  ) très longs ( aux épaules ) , parce que je vis seul et que j’aime çà ,j’aime aussi vivre « à mon rythme  » ( plus la nuit que le jour par exemple ).

Routinier : parce que chaque jour , je vais chez le buraliste acheter ma dose de nicotine et chez ma boulangère pour ma dose de pain …

  Ce vendredi , routine oblige , je suis donc passé au bureau de tabac …Il faisait un temps  » pourri  » : Vent froid et pluie drue à la fois => Mes cheveux ébouriffés et mouillés jusqu’à la racine …Résultat de recherche d'images pour "images hommes aux cheveux longs"

Chez le buraliste , c’est la patronne qui était de service ( çà arrive quelques fois ) …Histoire de dire plus qu’un banal  » bonjour  » , j’ agrémentais ce dernier par un commentaire sur le temps et ses conséquences sur mon aspect : Je lui dis que je devrais aller chez le coiffeur , mais que cette météo ne s’y prêtait guère ….Et là !

  Cette brave dame me répondit par un  » Chez le coiffeur ? Ben non , vous êtes bien comme çà , si vous vous faites couper les cheveux ,ce ne sera plus vous et se serait dommage …. » Même devant mon ultime argument :  » tout de même à mon âge  » , elle ne voulut rien savoir ( pas même  le nombre d’années sur mes épaules déjà posées ) …..sa seule  » concession  » fut  : » attendez au moins la belle saison , et ne les faites pas couper trop courts  » …. Pour conclure , elle me servit mes deux paquets de clops et…..m’offrit un briquet ! Je payai et sortis bafouillant un  » au revoir et merci  » ….

Ensuite , j’entrais chez la boulangère qui était là avec sa mignonne petite fille Résultat de recherche d'images pour "images boulangère"…Dans la boutique , je passais mes doigts dans les cheveux histoire de les arranger un peu …Elle me servit mon pain et je voulus payer ….Logique? …Mais , ( à cause du froid?) , je laissais tomber des pièces sur le sol , je me baissais donc pour les ramasser et….rebelote : Mes cheveux trempés tombèrent sur mon visage et mes lunettes => Râlant, je nettoyais ces dernières et bafouillais qu’il fallait absolument que je passe chez le coiffeur …

Et là , rebelotte :  » Mais non vous n’allez pas vous faire couper les cheveux , je vous trouve bien comme çà moi  »  pfffff ! ! ! Elle pris même la petite comme témoin :  » hein que Mr voisin ( ses enfants me nomment comme çà parce que j’habite en face de la boulangerie  ) est bien avec ses cheveux longs ? La petite répondit  » Ben oui maman , il est beau Mr voisin  » ..Inutile de vous dire que je suis sorti rapidement , fuyant ces compliments ( compliments dont je me dis , une fois rentré dans mon antre , qu’ils étaient certainement astuces de commerçant…..)

Il n’en reste pas moins que je suis gêné  (flatté ? ) et que la question reste posée : Vais je allez les faire couper ?

Voilà ….passionnant n’est ce pas ?

 


Vrai discours de l’élu ?La sinistre vérité


homme politique
Chères concitoyennes, chers concitoyens
Je vous remercie vivement
De m’avoir élu si favorablement
A ce poste tellement compliqué
Mais Oh Combien important,
De sénateur-maire député
Président et vice-président
Ministre de la vérité.

Je vous entends déjà me dire
«Oui, il y a bien le mot vice
Dans les fonctions qui me sont allouées»,
Je vous réponds «Pas question que je me tire»
Même si la place n’est que factice
Et ça je peux vous le certifier;
Il n’y aura jamais avec moi
Quelques formes de langues de bois.

Je vous le dis solennellement
Il n’y aura plus de magouilles
Au seing de vos administrés,
J’y veillerai personnellement
Même si je dois faire des fouilles
Sur les bancs de notre assemblée,
Pour vous assurer de ma mauvaise foi
Que tout ça n’est rien d’autre que du blabla.

En ce qui concerne la transparence
Je vous promets que vous pourrez voir
Tout ce qu’il vous semble être dissimulé,
Mais ne vous fiez pas aux apparences
Nous faisons en sorte que vos regards
Se perdent dans la publicité;
Vos enfants croient aux œufs de Pâques,
Nous rendons tout le reste opaque.

C’est vrai qu’avant mon élection
On vous avait promis de dévoiler
Ce que nous avons comme patrimoine,
Mais nous avons écouté l’opposition
Qui voyait là de la curiosité
-faut quand-même pas nous prendre pour des moines-
Je reconnais qu’ils ont bien des raisons
De vouloir éviter leur démission.

Même si nous savons absolument tout
De ce que vous croyez posséder
Chez vous et sur vos comptes bancaires,
J’ai personnellement nommé un filou
Qui se charge de vous déposséder
Du plus que vous auriez pu faire,
Lui qui a raté son Bac S
Se réjouira de prendre vos bas de caisses.

Comprenez bien mes chers concitoyens
Que le moindre sou nous intéresse
Et que c’est pour ma bonne cause,
Il faut vous dire que dans concitoyen
Une syllabe vous rentre dans les fesses
Chaque fois que je m’arrose;
C’est normal nous y avons travaillé
Depuis que nous sommes nés.

Alors vraiment chers contribuables
Acceptez qu’on vous passe de la vaseline
Vous sentez bien que ça fait moins mal,
Je deviendrai Grand-Connétable
Et atteindrai le point sublime
En vous disant de garder le moral;
Si vous parvenez à la retraite
Il vous restera quelques miettes.

Mes amis grâce à nos bonnes actions,
Nos lois qui n’arrangent que notre beurre
Ou les guerres que nous avons inventées,
Je vous remercie de tous vos dons
Qui servent à payer nos tueurs
Et qui ne seront que très peu attribués,
Même si je sais que c’est très moche
Sachez que ça fini dans nos poches.

Vous me dites de n’avoir pas d’argent
Que les débuts de mois sont difficiles
Car les factures mangent vos salaires,
Soyez heureux il y a le surendettement
Qui vous rendra la vie plus facile
Avant de vous laisser dans la misère;
Vous deviendrez alors des pestiférés
Après que les huissiers soient passés.

Mes très chers amis électeurs
Puisque vous êtes encore devant la télé
Et que vous n’avez que ça à faire,
Je vous conjure d’être bien à l’heure
La prochaine fois qu’il faudra voter
Que je puisse continuer mes affaires;
De vous seuls dépend ma fortune
Quitte à vous laisser sans une tune.

Mes très chères brebis chéries que j’aime
Non, vous n’êtes pas que des esclaves
Vous êtes aussi une corne d’abondance,
On s’occupe de vos bas de laine
Alors restez bien dans votre enclave
Devant vos programmes d’ignorance;
Vous m’avez élu ministre de la vérité,
Je vous dois La Sinistre Vérité.


La chute ???


çà n’arrive pas qu’aux autres . 

Affalé sur le sol mouillé d’une rue animée,
Tu relèves ton col usé où une goutte a roulé
Contre ta peau glacée, froide de toutes ces journées,
Ces années cumulées sans pouvoir te réchauffer.
Une bouteille d’alcool, c’est ta seule compagnie.
Ce n’est pas de la gnôle, mais ça réchauffe aussi.
C’est la vinasse du pauvre, le champagne des sans-abri
Qui, dans ton foie, se love, et qui raccourcit ta vie.

D’ailleurs, t’as pas toujours bu, t’as pas toujours su
Qu’un jour tu serais là, assis dans la rue.
D’ailleurs t’as bossé, cotisé, engrossé,
T’as p’tête bien des gamins qui n’savent pas c’que tu d’viens.

Ton corps sec est meurtri à force d’inconfort
Dans de tristes taudis, de pâles corridors
Lorsque vient la nuit, et que partout l’on dort,
Lorsque survient le jour et qu’on te chasse au-dehors.
Tu rêves d’un café chaud, d’une salle enfumée
Où fuseraient des rires que tu partagerais.
Tu espères des sourires, des phrases échangées
Mais tes poches sont vides et tes rêves envolés.

D’ailleurs, t’as toujours cru que ta vie s’rait foutue
Le jour où tu serais là, assis dans la rue.
Tu te disais « pas moi ! ça ne m’arrivera pas ! »
Il y a des années de ça, et pourtant, tu es là.   

Sur ton coin de trottoir, ton chez-toi éphémère,
Tu tends une paume noire, comme en signe de prière.
Tu recherches de l’espoir plus qu’une pitié passagère
Nous passons sans te voir, sans oser franchir la barrière.

D’ailleurs, t’as toujours vu, au plein cœur de l’hiver,
La lumière se faire crue sur ta vie de galères,
Quand, dans l’urgence, on soigne nos petites consciences
Pour ensuite, t’oublier et sur toi faire le silence.

A croire que le malheur serait donc contagieux,
Ou, d’être banalisé, il serait ennuyeux ?
Peut-être savons-nous, du tréfonds de nos âmes,
Quelle fragile limite nous sépare du drame…
Du drame que tu vis, dont tu n’as rien choisi.
Mais si on te condamne, on se damne aussi.
Ton visage abîmé que je refuse de voir
Je pourrais le croiser, un jour, dans mon miroir,
Dans mon miroir…

Annick KIEFER


Aider…..Je découvre……


Aidant familial:  ( On peut considérer que Emmanuel l’est …..pour moi ) 
  Devenir un aidant familial est rarement un choix. De nombreuses personnes se retrouvent brusquement contraintes de s’occuper d’un proche en perte d’autonomie dans les tâches de sa vie quotidienne. Qu’il y consacre tout ou partie de son temps, l’aidant familial ne bénéfice pas encore d’un réel statut juridique. Pourtant, les impacts sur sa vie personnelle et professionnelle ne sont pas négligeables.

Qu’est-ce qu’un aidant familial ?

On estime à plus de 4 millions le nombre d’aidants familiaux en France dont une grande partie sont actifs (c’est-à-dire occupant un emploi). Ce sont en majorité des femmes et des membres de la famille (conjoint ou enfant) mais il peut également s’agir d’un voisin ou d’un ami. L’aidant familial est celui qui s’occupe au quotidien et de manière bénévole d’un proche dépendant, handicapé ou malade. Ses tâches sont de nature très diverse, il peut intervenir dans la préparation des repas, la toilette, et/ou le ménage. Il peut également s’acquitter des formalités administratives et apporter un soutien moral. Dans tous les cas, l’aidant familial joue un rôle primordial surtout dans le maintien à domicile des personnes dépendantes.

La gestion du temps

S’occuper d’une personne dépendante demande beaucoup d’organisation. Si l’aidant familial exerce une activité professionnelle, il devra adapter son emploi du temps (modification des horaires de travail, prises imprévues de congés, etc.). Les répercussions sur sa vie professionnelle peuvent être nombreuses. C’est pourquoi le ministère du travail a mis en place le congé de soutien familial. Il permet aux salariés ayant au moins deux ans d’ancienneté dans l’entreprise de suspendre leur contrat de travail pour s’occuper d’une personne en état de dépendance (période non rémunérée par l’employeur d’une durée maximale de 3 mois renouvelables, dans la limite d’un an pour l’ensemble de la carrière) . Les aidants familiaux peuvent aussi bénéficier de la réduction du temps de travail ou de l’aménagement des horaires, ce qui a très souvent un impact sur les revenus.

La question de la formation

Au-delà de la gestion du temps, le rôle d’aidant familial peut être une source de stress. Car rares sont les personnes qui maitrisent d’emblée les techniques médicales nécessaires à l’accompagnement d’une personne dépendante. Le soutien d’un professionnel (infirmier, kinésithérapeute, médecin…) est souvent souhaitable. Il existe aussi de nombreuses formations et structures utiles pour apprendre à gérer les troubles d’un proche, les effets de la maladie ou encore faire face à l’urgence en maîtrisant les gestes de premiers secours.

Les difficultés des aidants familiaux

Inquiétude, fatigue, problèmes d’organisation et poids de la responsabilité sont les principales difficultés rencontrées par les aidants familiaux. Et lorsque le quotidien se retrouve soudainement centré sur une personne à soutenir, le risque d’épuisement physique ou moral est fréquent. La charge de travail est importante et le piège de se couper de son environnement social est réel.


Jeudi …je dis …..rien


  Rien de particulier ….

Manu est passé après le travail comme convenu pour m’emmener faire quelques achats nécessaires à ma survie  lol .

   Il a insisté pour que nous allions dans un super-marché , mais pas ici : Dans un village proche où il y en a un où les prix sont moins chers . Camille était avec lui hummm! .

Pour le reste : La routine….Et en ce moment , la routine est agrémentée de cartes !

D’abord , j’ai enfin reçu ma carte de mutuelle …Ensuite , je suis passé à la pharmacie pour le renouvellement de mon ordonnance et là : Re – Carte , ma carte vitale n’était pas  » prise en charge  » ! La pharmacienne a fait quelques manipulations et …hop : c’était bon ! ???? ( si j’ai bien compris , c’est du au fait que ma caisse d’assurance maladie vient seulement de recevoir et d’agréer ma demande d’ A.L.D ( affection longue durée ) ) ….Il reste aussi ma carte d’identité  que je dois aller chercher dans la semaine ( si elle est arrivée ) ..Et pour clore le jeu ( de cartes )  j’ai promis à Emmanuel de passer demain  pour faire opposition à ma carte bancaire …..Ainsi ,  » les jeux seront faits  » .

Inutile de vous dire que je ne suis pas prêt de jouer aux cartes !  mdrrrr!


Il tape à la machine et…..


çà devient des oeuvres d’art...

Paul Smith, un homme capable de créer des centaines d’œuvres d’art avec une machine à écrire.

Cet artiste a vécu dans l’institut Rose Haven dans l’Oregon depuis 1967 jusqu’à sa mort à l’âge de 85 ans. Bien qu’il soit né avec une paralysie cérébrale spastique sévère et était incapable de se nourrir ou de se vêtir, et encore moins tenir un crayon ou un pinceau correctement, il réussit à apprendre à utiliser dix caractères sur une machine à écrire pour créer des portraits, des paysages, et d’autres chefs-d’œuvre.

  En utilisant un seul doigt de sa main droite, assistée de sa main gauche, Paul Smith passé des heures, des jours, voire des mois sur la même création, inspiré par les lieux et les gens qu’il a rencontrés dans sa vie. Il a même découvert que, en appuyant sur le ruban, il pouvait créer des effets de bavures sur son travail, en plus des motifs complexes de caractères utilisés.

Bien qu’il n’ait jamais appris à lire ni écrire, il a soigneusement appris à manipuler un morceau de papier dans une machine à écrire et à appuyer sur les touches pour ses créations, dont beaucoup décorent les salles de Rose Haven.

 


çà bouge…Je me suis remué !


  Comme il faisait un peu moins froid ……J’ai décidé de me bouger le c..!!!

  D’abord , je suis passé à ma banque pour faire opposition à ma carte bancaire . Je devrais recevoir ( ou aller chercher ) la nouvelle dans 15 jours minimum => vers le 10/12 mars ..!

  Ensuite : Direction la mairie pour renouvellement de ma carte d’identité celle-ci n’est toujours pas là ; pas avant le 4 ou 5 mars !

Ces « détails  » étant notés ici et là ( étant donné ma mémoire déficiente ) , je suis rentré avec arrêts chez le buraliste et ma chère boulangère ….

   Cependant , durant ce laps de temps , il va me falloir en revenir au bon vieux retrait d’espèces au guichet  car , souvent , en cas de règlement par chèque , une pièce d’identité  est demandée !

Enfin , Manu sera satisfait  c’est déjà çà .

  J’adore quand les choses se déroule sans accroc  lol


Un mot suffit


  Hier, mercredi , j’écrivais ici que j’avais le moral  » dans les chaussettes  » …..Après vos commentaires ( des filles )  , je pense que je me dois d’écrire le « pourquoi  » de cet état …

    Comme chacun( e)  le sais , Emmanuel vient manger chez moi  tous les mercredi …Et comme je l’écrivais il y a quelques jours , il regarde toujours mes papiers , courriers reçus dans la semaine….Là , il a regardé mes relevés bancaires et a remarqué certaines opérations qui lui ont parues disons  suspectes : Des paiement par cartes bancaires  que je n’ai même pas su lui expliquer …..Selon lui , ce pourrait être une sorte de piratage ? Comment pourrait on utiliser ma C.B  sans mon code ???? Bref , il a continué à fouiller et à m’en parler ….M’a dit que je devrais passer à ma banque faire opposition à ma C.B et demander à ce qu’on la change ?  Pffffff , le genre de chose qui me dépasse , m’ennuie …Même chose pour cette histoire de mutuelle  qui me fatigue à l’extrême     ( mais commence à s’arranger )                        

   Finalement , nous nous sommes disputés ……Il a conclu par  un  » Puis démerde toi ,après tout c’est ton problème si tu veux te laisser rouler  »  …c’est surement la première fois depuis très longtemps que nous nous accrochons aussi violemment…..

  Inutile de vous dire dans quel état j’étais après son départ …Même Fripon a senti que je n’étais pas bien … Après quelques heures , je me suis décidé à lui envoyé un bref  S.M.S d’un seul mot  :  » désolé  »  , il m’a aussitôt répondu via S.MS aussi :  » pas de problème , mais pense à faire opposition sur ta C.B , on avait déjà vu des mouvements suspects sur internet  , donc essaies de passer à ta banque  » ( ce qui est vrai ! )

  Ouff : Soulagé l’imbécile que je suis …..Qu’est ce que je serais sans lui ?

Tout à l’heure , il m’a téléphoné pour savoir si j’avais besoin de faire des courses ….Comme il me faut pas mal de choses dont du gaz  , je lui ai dit  » oui » et il passera lundi…..

   Voilà , si vous passez , vous savez tout ….

  Sinon, il a fait très froid ( même gelé ! )……Mais au moins , j’ai moins froid dans mon coeur …..

  Encore une fois : Quelques mots peuvent causer bien des maux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mal ,trop ……..


  J’ai trop mal moralement pour écrire ou passer sur les blogs amis ce soir …..Peut -être plus tard ou demain…….

 


çà se passe près de chez moi !


Etudiante en difficulté sans parents, une Nivernaise reçoit 2.000 € d’aide d’une association.

 Les difficultés familiales et financières n’ont jamais entamé la motivation de Julie (*), résolue à venir à bout des six années de pharmacie.
Sur les bancs de la facultéPhoto d'illustration - Les difficultés familiales et financières n’ont jamais entamé la motivation de Julie (*), résolue à venir à bout des six années de pharmacie. - Pascal LACHENAUD le jour, baby-sitter le soir. La persévérance d’une étudiante, seule pour affronter l’avenir, a ému des Nivernais qui lui ont tendu la main.
En remettant un chèque de 2.000 € à Julie (*), une Nivernaise expatriée de 23 ans, la Société des membres de la Légion d’honneur, section Nièvre, l’a aidée à se projeter plus sereinement dans l’avenir. Seule depuis le décès de sa mère, l’étudiante en pharmacie n’a jamais baissé les bras, multipliant les petits boulots pour financer les frais d’inscription à l’université et subvenir à ses besoins.

Elle stoppe ses études pour veiller sur sa mère

La combativité et le mérite de la jeune femme ont ému le pré­sident de l’association, Jacques Latappy qui n’a pas tardé à lui tendre la main. Titulaire d’un baccalauréat scientifique décroché au lycée Jules­ Renard à Nevers, en 2010, Julie poursuit, sans difficulté et avec sérieux, son parcours en faculté de pharmacie. Le premier semestre de la deuxième année validé, en décembre 2013, la maladie de sa mère l’oblige à stopper ses études.

« J’ai tout arrêté pour m’occuper d’elle.» Les soins, l’entretien du foyer familial, les démarches administratives… En froid avec son père, Julie se retrouve seule pour accompagner sa mère en fin de vie. La maladie l’emporte en février 2014.

  Administrativement rattachée à son père qu’elle ne voit plus, l’étudiante est privée de bourse. Dès mars, elle prépare son retour sur les bancs de la faculté. « J’ai travaillé un peu partout », se remémore-­t­-elle. « Ce n’est pas évident de trouver un emploi en pharmacie sans diplô­me. » La semaine, Julie enchaî­ne les soutiens scolaires et les missions de baby­sitting. Le soir et la nuit. « Une fois les enfants couchés, je travaillais à mes cours.» Des amis lui ouvrent leurs portes pour passer les autres nuits. Le week­end et pendant les vacances, l’étudiante se forme au métier dans une pharmacie nivernaise. Dépourvue de pied ­à ­terre, elle est hé­bergée « à droite, à gauche ».

Son sens aigu de l’organisation a permis à Julie de reprendre ses études là où elle les avait laissées en janvier 2015. Sans pour autant lever le pied sur les petits boulots qu’elle mène de front avec ses études, la jeune femme s’accroche à réussir sa troisième année. Grâce à la gé­nérosité de l’association, les chances d’atteindre cet objectif sont plus grandes.

« Tenir jusqu’en septembre… »

« Cette somme va m’aider à tenir jusqu’en septembre… » À payer un loyer, assumer les frais de scolarité de 1.000 € par an, se nourrir… « Je devrais pouvoir commencer à rembourser quelques dettes contractées auprès de copines et de copains. »

Ce sérieux coup de pouce n’enlève rien à la lucidité de Julie. « C’est une bonne nouvelle. Il faudra tout de même travailler. Mais avec moins de pression. » À la rentrée prochaine, le contexte devrait lui être plus favorable. Enfin désolidarisée de son père, l’étudiante devrait percevoir les précieuses bourses. « Dans la vie, on obtient parfois le soutien de personnes qu’on ne connaît pas. Ça fait du bien. »