Klik ….


Tôt car ce lundi matin : Médecin !! pfffffffffffffff!

Alors , une clop , un peu de télé peut-être et……tentative de  » dodo  » …………

A ce soir j’espère …….

çà s’est passé il y a ….


  107 ans :

   Jules Bonnot est tué après avoir soutenu, dans une maison de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), un siège de cinq heures. Cette nouvelle a causé dans Paris une émotion extraordinaire. On s’est arraché les éditions spéciales qui donnaient les premiers détails sur le drame.

    La maison où se trouvait Bonnot était surveillée depuis plusieurs semaines par la police. Sans doute des agents ne montaient pas la garde jour et nuit devant la porte. Mais on contrôlait du plus près possible les allées et venues du locataire : Jean Dubois, un ami de Bonnot. Non pas un simple camarade, mais un ami, et un complice aussi. L’été précédent, le bandit avait passé trois mois chez lui. Les voisins le connaissaient bien. C’était, disaient-ils, un garçon fort gai et qui chantait du matin au soir à gorge déployée. Il se levait, allait faire sa toilette dans une espèce de potager misérable qui s’étendait derrière la maison. Et il chantait. Et puis il faisait un peu de gymnastique au trapèze, et il chantait encore. On ne savait pas son nom. Pour le désigner, on disait « le petit frisé ».

Bonnot 1Fiche de police de Bonnot  .

   Dubois et Bonnot avaient volé de concert l’année passée, à Blois, une automobile qu’ils ramenèrent à Choisy, où ils la réparèrent et maquillèrent comme ils savaient faire. Déjà Guichard, chef de la Sûreté, avait perquisitionné deux fois chez Dubois. Celui-ci avait été interrogé il y a quelques jours encore. Et l’on continuait de surveiller sa maison. Faut-il dire sa « maison » ? C’était, au milieu d’un terrain pelé, une bâtisse de plâtre et de mâchefer. Au rez-de-chaussée, un garage d’automobiles, et un appentis. Par un escalier extérieur, un escalier de bois, on gagnait deux petites chambres sous le toit. Elles étaient fort sommairement meublées. Un lit de fer, un vieux secrétaire, trois chaises, quelques objets vagues…
Ce bâtiment était complètement isolé au milieu du terrain. Il appartenait à Fromentin, qu’on appelait l’anarchiste millionnaire, et dont la confortable villa s’élevait à une très petite distance. Fromentin avait vendu, ou plus exactement donné, voici un an, le garage à Jean Dubois. Et celui-ci vivait sans inquiéter ses voisins. C’était un beau garçon, grand, blond, bien découplé et très poli. Il était vraiment « sociable », confiait un de ses voisins. A l’entendre, on n’aurait jamais pensé que ce fût un anarchiste. Il habitait là depuis trois ans, époque où il avait été poursuivi pour vols et abus de confiance.

   La veille au soir de l’opération, le samedi 27 avril 1912, Guichard reçut certains renseignements qui le mirent en éveil. On avait vu un individu se glisser chez Dubois, et le chien, un terrible chien, n’avait pas aboyé. En outre, on n’avait pas vu l’homme sortir. Et puis enfin, on soupçonnait que Bonnot se cachait dans la région d’Ivry ou de Choisy. Guichard donna l’ordre d’interrompre la surveillance, afin de ne pas éveiller les soupçons de Dubois. Et il résolut d’aller perquisitionner dès le matin dans le garage. Bonnot pouvait être là. S’il n’y était pas, l’opération fournirait peut-être des renseignements qui guideraient les recherches.
    Et c’est ainsi que le dimanche matin, vers sept heures et demie, Guichard, accompagné de Legrand, sous-chef de la Sûreté, et de leurs deux secrétaires, arrivaient devant le garage. Quatorze inspecteurs de la Sûreté, qui l’avaient suivi en automobile, mirent pied à terre eu même temps que lui. En un clin d’œil, les rôles furent distribués. Plusieurs agents cernèrent la maison. Bonnot 2 encerclement de la maison Coisy-le-RoiLes autres se massèrent derrière Guichard, qui s’avança vers la grande porte du garage et l’ouvrit avec précaution. Le chef de la Sûreté était ceint de son écharpe et tenait son revolver à la main. Les agents avaient aussi l’arme au poing.

Ce bâtiment était complètement isolé au milieu du terrain. Il appartenait à Fromentin, qu’on appelait l’anarchiste millionnaire, et dont la confortable villa s’élevait à une très petite distance. Fromentin avait vendu, ou plus exactement donné, voici un an, le garage à Jean Dubois. Et celui-ci vivait sans inquiéter ses voisins. C’était un beau garçon, grand, blond, bien découplé et très poli. Il était vraiment « sociable », confiait un de ses voisins. A l’entendre, on n’aurait jamais pensé que ce fût un anarchiste. Il habitait là depuis trois ans, époque où il avait été poursuivi pour vols et abus de confiance.

La veille au soir de l’opération, le samedi 27 avril 1912, Guichard reçut certains renseignements qui le mirent en éveil. On avait vu un individu se glisser chez Dubois, et le chien, un terrible chien, n’avait pas aboyé. En outre, on n’avait pas vu l’homme sortir. Et puis enfin, on soupçonnait que Bonnot se cachait dans la région d’Ivry ou de Choisy. Guichard donna l’ordre d’interrompre la surveillance, afin de ne pas éveiller les soupçons de Dubois. Et il résolut d’aller perquisitionner dès le matin dans le garage. Bonnot pouvait être là. S’il n’y était pas, l’opération fournirait peut-être des renseignements qui guideraient les recherches.

La porte ouverte, Guichard se trouva en face d’un homme, debout, qui allait partir à motocyclette. Sa machine était à côté de lui. C’était Dubois. Un des agents braqua son revolver sur lui, et appuya sur la gâchette. Mais le coup ne partit pas. Dubois cria : « A l’assassin ! » et fit feu à son tour. L’agent Arlon fut légèrement blessé au bras. Ses collègues, aussitôt, tirèrent. L’homme riposta. Et pendant un court instant, on entendit le crépitement des balles. Guichard, qui ne perdait pas son sang-froid, ordonna aux agents de baisser leur armes. Et puis il cria à Dubois : « Haut les mains ! Sortez ! On ne vous fera pas de mal. »
Mais Dubois n’obéit pas à cette injonction. Il était blessé au défaut de l’épaule et au poignet. Il se recula vers le fond du garage, tenant son arme braquée sur les agents. Alors, l’inspecteur Arlon le visa à travers la fente d’une porte, et tira. Dubois s’abattit, les bras en croix, derrière une automobile. Il avait été atteint au cou par une balle qui avait tranché la carotide. Et il était mort sur l’heure.

Bonnot se défend
Guichard, cependant, jugea prudent de ne pas exposer ses agents à une nouvelle fusillade. Il sortit avec eux. A ce moment un homme en chemise apparut en haut de l’escalier extérieur. Il se tint debout sur le palier, bordé d’une balustrade, et qui formait balcon. Il avait un revolver à la main. Froidement, il visa les agents. L’un s’abattit, c’était l’inspecteur Augêne. Deux balles l’avaient atteint au ventre. La foule commençait à se rassembler. Il ne manqua pas d’hommes de bonne volonté pour transporter le malheureux dans un débit de vins voisin.
Le bandit continuait à tirer. Il rentrait de temps à autre dans la chambre, rechargeait son arme et visait à nouveau les agents. Selon le propriétaire d’une maison voisine, qui l’observait, Bonnot — car c’était lui — faisait preuve d’un extraordinaire sang-froid : le malfaiteur visait, tirait, puis rentrait, et réapparaissait bientôt pour tirer encore, sans aucun souci de sa vie. Mais Guichard, reconnaissant à quel redoutable bandit il avait affaire, prit toutes ses dispositions pour le combat. « J’ai pensé, confiera-t-il après les événements : la partie est engagée. Elle est belle, nous allons la jouer. Enfin, ce sera fini. » Il ordonna donc aux agents de s’accroupir sur le sol. Et il envoya prévenir le maire de Choisy-le-Roi. En même temps, un de ses hommes alla téléphoner à la Préfecture de police pour demander du renfort.

Le siège du garage :Bonnot fusillade
Un sergent de pompiers de Choisy, Kiffer, fut l’un des premiers avertis. Il prit son pistolet, et s’en fut demander des fusils à deux Sociétés de préparation militaire. Il eut huit fusils Lebel et deux cents cartouches. Il les porta lui-même sur ce qu’on peut, sans ridicule, appeler le champ de bataille. Il les distribua à quelques soldats en permission qui se trouvaient là. Et le siège commença.
De tous les coins du terrain les balles pleuvaient sur la maison, dont les murailles légères furent trouées en cent endroits. L’homme, cependant, ne se montrait plus. De temps à autre, il passait son bras derrière un panneau de bois sur lequel étaient inscrits ces mots : « Lotissement Fromentin ». On ne voyait qu’une main bandée tenant un revolver. Une main bandée. Tout de suite, le chef de la Sûreté pensa à Bonnot. Quelques jours plus tôt, à Ivry, lorsqu’il s’était enfui, du sang coulait de son bras. Il s’était blessé lui-même en tirant.
   De toutes parts, les secours arrivèrent bientôt. Le maire de Choisy avait un fusil en bandoulière. Les soldats et les habitants, à qui le sergent de pompiers avait remis des armes, continuaient à tirer, couchés sur l’herbe espacée du talus. Et puis une compagnie de la garde républicaine arriva bientôt en automobiles. Elle fut suivie, quelques instants après, par une brigade des agents de réserve, une foule d’inspecteurs de police et un détachement de gendarmes. Guichard ordonna de tirer sur les fenêtres, derrière lesquelles, de temps à autre, on apercevait la silhouette de l’homme. Les vitres volèrent en éclats. Mais le bandit ne désarmait pas. D’instant en instant, la main apparaissait, et une détonation éclatait.

  A dix heures, la situation n’avait pas changé, lors qu’arrivèrent Lépine — le préfet de police de Paris —, Touny, Hamard, Lescouvé, procureur de la République ; Mouton, secrétaire du parquet ; Kampmann, chef du cabinet du ministre de l’Intérieur, et d’autres notabilités.!
  Un cinématographe cependant, tournait la manivelle de son appareil. Les pompiers de Choisy apparurent soudain. Et puis une autre compagnie de la garde républicaine. Les tireurs, accroupis derrière le moindre abri, dissimulés contre un arbre ou au revers d’un talus, criblaient de balles, un peu au hasard, la baraque.       Sur les deux cents cartouches apportées par Kiffer, il n’en restait que soixante-quinze, et peut-être aucune n’avait atteint Bonnot. Car c’était Bonnot qui soutenait le siège.  C’était Bonnot, tout seul. Il avait tiré environ soixante cartouches. Il lui en restait quatre cents.

Une trêve
    Vers onze heures moins le quart, soudain, la main cessa d’apparaître derrière le panneau. Il n’y eut plus un seul coup de revolver. Et quelqu’un émit l’opinion que le bandit s’était suicidé. A quoi Guichard répondit qu’il était peu probable qu’un homme comme celui-là se décidât à la mort avant d’avoir essayé d’abattre un de ses adversaires. Il avait raison. Bonnot, comme on l’a su plus tard, était occupé à écrire une manière de testament. Et les coups de feu qui trouaient les murailles ne le détournaient point de son dessein.
Attaque à la dynamite :
    Cependant, un peu inquiets de ce silence, les chefs de la police décidèrent de tenter une opération énergique. A onze heures et quart, un feu d’ensemble fut dirigé contre la maison. Mais rien n’y bougea. Bonnot écrivait. Soudain, les curieux virent un lieutenant de la garde républicaine qui se dirigeait vers la maison, poussant devant lui une petite voiture chargée de matelas. Mais à peine eut-il avancé de quelques mètres que les matelas tombèrent. Et l’on chercha un autre expédient pour s’approcher sans danger de la maison, et y placer une cartouche de dynamite. Car Lépine venait de décider de faire sauter la maison.

Deux habitants de Choisy amenèrent une voiture chargée de paille.Voiture-PailleIls firent reculer le cheval jusqu’à la maison. Cependant, le lieutenant Fontan, abrité derrière la paille, s’avança au pied du mur. Mais à ce moment le chien de Dubois se jeta sur l’officier et voulut le mordre. Il fallut abattre l’animal à coups de revolver.     

     Le lieutenant plaça une cartouche, reliée à cordon Bickford, et puis, sur un grand coup de fouet, le cheval partit. Et les trois hommes, protégés par la voiture, s’éloignèrent. Mais la cartouche n ‘explosa pas . II fallut recommencer.
Bravement, le lieutenant Fontan recommença. Accroupi sous la voiture, il se rapprocha du mur et plaça une nouvelle cartouche. Cette fois, le coup partit. Mais la brèche fut insignifiante. Sans se lasser, l’officier et les deux camionneurs reprirent leurs dispositions. Toutefois, le propriétaire du cheval refusa de conduire l’animal à reculons. Il le prit par la bride et s’avança vers la maison, sans trembler. Il était environ midi. Le lieutenant plaça cette fois plusieurs cartouches et puis revint en arrière. Quelques minutes après, une explosion formidable retentissait. Et une fumée épaisse s’éleva.Bonnot explosion

   Quand elle fut dissipée, on vit que la moitié de la façade s’était écroulée. Et puis, le long des murs entamés, une flamme monta. L’incendie suivait l’explosion. La foule, qui s’était amassée derrière les barrages, se rua vers cette maison qui flambait. Elle criait : « A mort ! A mort ! On tient Bonnot ! A mort, Bonnot ! » Puisque la brèche était faite, et que les flammes s’élevaient, le bandit ne pouvait rester dans son repaire. Et les bras se tendaient déjà pour le saisir. A grand’ peine les agents et les gardes parvinrent à repousser cette foule furieuse. La besogne de la police n’était pas finie. Il fallait encore s’emparer du bandit. On ordonna aux pompiers d’éteindre l’incendie. Et, au bout de vingt minutes, il fut possible d’entrer dans la maison.

    Dans le repaire du bandit
   On ramena donc la voiture de paille et on fit avancer le cheval vers la maison. Derrière cet abri, Lépine, Guichard et son frère (commissaire de police des Halles venu sur les lieux ) , le lieutenant Fontan et une dizaine d’agents marchaient.                   Lorsqu’ils furent devant le garage, ils se jetèrent à plat ventre et rampèrent, arme au poing, dans l’intérieur. Ils n’y trouvèrent qu’un cadavre, celui de Dubois, que l’inspecteur Arlon avait tué quelques heures auparavant. Le corps était déjà froid. On ne voyait pas la blessure. Le mort était revêtu d’une cotte bleue et d’un pantalon noir. On l’étendit sur l’herbe. Et le bruit courut aussitôt que Dubois s’était pendu ou bien empoisonné.
   Les frères Guichard, le lieutenant Fontan et plusieurs inspecteurs s’engagèrent alors dans l’escalier extérieur qui menait au premier étage. Guichard et le lieutenant Fontan pénétrèrent dans une première chambre, qui était vide. Ils avancèrent dans une seconde chambre contiguë. « Attention ! chef, cria un inspecteur. — Laissez ! répondit Guichard. »

Bonnot criblé de balles
   Et ils entrèrent. Le lieutenant Fontan, tenant d’une main un matelas avec lequel il s’abritait tant bien que mal, et de l’autre un revolver, tira quatre coups de feu au hasard. A ce moment, un matelas placé sur le sol remua. Bonnot, qui était caché dessous, tira sur l’officier, qui ne fut pas atteint, et puis essaya de se loger une balle dans la tête. A ce moment, les inspecteurs envahissaient la pièce. Ils tirèrent sur Bonnot, qui reçut onze blessures, dont trois au visage, près de l’œil gauche, et une dans le sein gauche.Bonnot la fin Il avait eu le temps de dire : « Tas de v… »

 
   On lui arracha aisément le browning qu’il tenait encore. Guichard et trois inspecteurs le saisirent alors, tout sanglant, et le transportèrent en bas. La foule les avait vus quand ils étaient sortis sur le palier extérieur. Elle brisa les barrages, bouscula les agents, et se rua sur le blessé en criant : « A mort ! » On eut grand’ peine à protéger le moribond contre la poussée de ces centaines de furieux. Le cadavre de Dubois fut foulé aux pieds ; on put repousser la foule et faire avancer une automobile. Le frère du chef de la Sûreté y monta avec Bonnot qui déjà râlait, qui était couvert de sang et murmurait encore, avec une rage survivante, des injures.
   Il avait reçu onze blessures dont plusieurs mortelles. Il vécut pourtant vingt minutes encore. Il mourut lorsque la voiture qui le menait à l’Hôtel-Dieu franchissait le pont Notre-Dame. On le transporta néanmoins à l’hôpital. Et de là, la mort ayant été régulièrement constatée, le cadavre fut envoyé à la Morgue. Quelques instants après, le cadavre de Jean Dubois y était également amené.

    Le soir, les journalistes ont été autorisés à défiler devant les deux cercueils voisins. Les corps lavés étaient d’une pâleur effrayante. Sur le visage maigre de Bonnot, déjà la barbe avait poussé. On n’osait pas regarder ses terribles blessures.
   Pendant ce temps , la maison de Choisy achevait de brûler. Au bout d’une heure, elle n’était plus qu’un amas de poutres calcinées et de fers tordus. Seul restait debout un petit appentis. On trouva néanmoins sur place des documents, armes et autres effets personnels de Dubois et Bonnot, et notamment le testament de Bonnot, auquel il mettait la dernière main pendant le siège. Le chef de la Sûreté se refusa à communiquer le texte entier, constituant selon lui une « apologie de faits qualifiés crimes » dont la loi interdit la publication. Il n’en livra que quelques phrases, que voici :
« Depuis la mort de ma mère, je n’ai plus rencontré une seule affection. »
« Je suis un homme célèbre, la renommée claironne mon nom aux quatre coins du globe et la publicité faite autour de mon humble personne doit rendre jaloux tous ceux qui se donnent tant de peine à faire parler d’eux et qui n’y parviennent pas. »
« Ce que j’ai fait, dois-je le regretter ? Oui… peut-être. Mais s’il me faut continuer, malgré mes regrets, je continuerai. »
« Il me faut vivre ma vie. J’ai le droit de vivre. Tout homme a le droit de vivre, et puisque votre société imbécile et criminelle prétend me l’interdire, eh bien ! tant pis pour elle ! tant pis pour vous tous. »
Il y avait quinze grands feuillets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

     

      

 

 

 

 

 

     

 

   

 

 

 

 

 

 

Caddie ?


 

     De nombreux imprudents ont payé cher ? L’utilisation de Caddie comme nom commun alors que c’est une marque jalousement gardée et protégée par l’entreprise éponyme.         Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers…   »chariots. »

     L’objet est né en 1937 !

    Dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l’un d’eux poser son panier sur une chaise, il imagine de  » flanquer » chaque panier d’une  » chaise à roulettes  » . Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.

     Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot (n° 1372459, en date du 27 avril 1963 ) ainsi que la fameuse marque  (n° 228178, déposée le 2 février 1960 ) dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.

 

Il y a …..


  Environ 33  ans….. Le 26 avril 1986 …

   Dans la nuit , un des réacteurs ( le N° 4 je crois ) de la centrale nucléaire de Tchernobyl  ( nord de l’Ukraine ) explosait !( après un test lors d’une opération de maintenance ) . Ce fut l’accident nucléaire le plus grave de l’histoire ….. Selon un rapport / une étude de l’O.N.U  , 4000 personnes seraient décédées à cause des radiations  ( bilan qui reste cependant incertain à ce jour ) ….

Depuis 1976 , un  » sarcophage  » recouvre le lieu ……..

Parce que …..


  Camille ne me  » bassine  » jamais lol ….

    Je ne sais pas si le verbe   » bassiner  » est employé dans le sens d’ennuyer / énerver quelqu’un dans toutes les régions , mais je l’ai toujours entendu …….Alors je me suis demandé d’où vient cette expression, ai cherché sur le net et ailleurs  et  il semblerait qu’elle nous vienne de Suisse ? ( plaisant car ne manque pas , à mon avis , d’humour) 

  J’ai lu qu’à  Genève un atelier d’horlogerie de cette ville était fréquenté autrefois par un monsieur qui venait dire tous les jours où en étaient les travaux d’un bassin qu’il faisait construire dans sa propriété. Il ne parlait pas d’autre chose, et s’en allait heureux quand il avait tout dit sur son cher bassin.

  Cela dura aussi longtemps que la construction ( qui marchait du reste fort lentement ). Pour les ouvriers de l’horlogerie, ce visiteur aussi ennuyeux qu’assidu fut bientôt un bassin, qualification qui donna immédiatement naissance, dit on , à bassiner.(  Que ce soit là ou non l’origine  ,sens du verbe , toujours est-il qu’il se trouve défini ainsi dans le Glossaire genevois de Gaudry Lefort : « Bassiner, ennuyer, fatiguer : Oh ! qu’il me bassine ! Qu’il est bassinant ! »)

  Or, comme ce glossaire a été publié en 1827, et que depuis lors, beaucoup de Genevois  , probablement,  ont séjourné plus ou moins longtemps à Paris, on peut  en déduire  qu’ils y ont introduit bassiner, avec cette nouvelle signification , et que ce néologisme, après avoir été mentionné dans les recueils  consacrés à la langue populaire de la capitale, se soit comme souvent , répandu peu à peu en province.

Bassiner

çà s’est passé ( encore ! ) il y a…….


100 ans :

   Le 23  Avril 1919  ; la durée légale de la journée de  travail fut officiellement  » plafonnée  » à 8 heures et celle de la semaine de travail à 48 heures !

  Le contexte économique de l’après-guerre, propice aux revendications ouvrières en raison de la reconstruction du pays, permet le vote  » enthousiaste  »  de la loi des 8 heures. Elle est adoptée le 23 avril 1919, ( non sans quelques péripéties ) , la Chambre et le Sénat s’opposant sur son principe. Cette loi « contre-feu » intervient à quelques jours des célébrations du Premier Mai, qui ont fait de la journée de 8 heures un mot d’ordre central.
   Elle a une portée générale, s’appliquant aux salariés hommes et femmes. Elle énonce le principe de la journée de 8 heures et de la semaine de 48 heures, et consacre ainsi l’expression des « trois 8 » : 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil pour l’ouvrier. L’ouvrier peut aménager son temps de travail de façon à bénéficier d’une journée et demie de repos : c’est ce qu’on appelle la « semaine anglaise ».
   La loi précise en outre que la diminution du temps de travail n’implique pas une diminution de salaire. Elle prévoit également des dérogations à la journée de 8 heures lorsque certaines circonstances propres à l’activité en question le justifient. D’une façon générale, la loi est bien appliquée et permet de stimuler encore la forte productivité déjà induite par la reconstruction. Elle ne sera remise en cause qu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, en raison de l’effort de guerre.

Camille !


    Comme prévu, Emmanuel et venu tout à l’heure vers 15 heure avec Camille et Justine….

La sonnerie : J’ouvre et…..Camille en tête  :  » Bonjour Pappys , çà va toi ?  » , après mon  » oui ma puce, çà peut aller  » accompagné d’un bisou / calin ,  (comme elle dit ) , elle me répondit :  » çà peut seulement ? T’es malade ?  »  ….Je l’ai rassurée en lui répondant   » non , je ne suis pas malade  , puis comme tu es là , je me sens très bien  » . Elle :  » Ho ! c’est gentil çà  » lol ! puis :  » Tu prends bien tes cachets au moins ?  »  ! ( même çà elle le sait pffff …)….Bref , çà commençait  » fort  » …..( Elle vient d’avoir 5 ans le 29/03 ! )….

Après quelques minutes  , Emmanuel dit qu’il devait partir quelques heures pour aider une copine à ? Alors il dit à ma puce :  » Bon je te laisse un peu avec pappy , mais tu es sage hein , pas de caprice ni bêtise !  » , elle lu a répondu :  » Mais non , tu me connais avec pappy je suis toujours sage   » 

Donc nous voilà seuls tous les deux ……..

Et çà commence : La télé était allumée  =>  » qu’est ce que tu regardes ?  » , moi :  » boof , je ne sais pas , tu veux que je change ?  » Et là !  » Attends , je vais mettre les dessins animés  » en prenant la télé – commande et hop , elle met une chaine que je ne connais même pas où passent effectivement une foule de dessins animés …..

( j’ai droit à la descriptions des personnages : Les bons , les méchants etc…..) ….

  Bien sur , elle avait avec elle plusieurs poupées et accessoires : Elle commence à jouer (  » hà elle a faim , je vais lui donner son biberon  », puis  » Ho Prosper à fait pipi , je vais changer sa couche   » etc ,tout ceci en leurs parlant comme à de vrais bébés => je me sens obligé de la prendre au sérieux en lui faisant des réflexions style  » si tu leurs donnes trop à manger , ils vont être malades , digèreront mal etc….. » , 

   » Ben oui , je sais , faut pas qu’ils  » ont  » une gastro  » ! => Moi  » qu’est ce que c’est une gastro ?  »  » Pfff Pappy tu ne sais pas grand chose ! , çà veut dire qu’ils auront mal au ventre et peut-être de la fièvre , alors je devrais les montrer au médecin  » 

  Evidemment , sans penser à elle , par réflexe , j’allume une cigarette ….Et là :  » Ah non , tu peux pas fumer , ou alors , au moins , tu ouvres la fenêtre !  » => je m’éxecute et ouvre la fenêtre … Après quelques temps , je lui dis que je dois sortir pour acheter du pain et des cigarettes , je lui demande si elle veut m’attendre sagement ou venir avec moi ( il fait beau ) …..Elle décide de venir . D’abord les cigarettes : Avec un  » bonjour madame  »  de sa part à la buraliste qui lui répond  » bonjour mademoiselle  » ……Camille :  » Je m’appelle Camille , et lui c’est mon pappy ,le papa de mon papa tu sais  !  » => Un sourire accompagnée d’un  » d’accord , tu es bien mignonne , il est gentil ton pappy ?  » …. » Ho oui , très , moi , je l’aime beaucoup ! Et toi , tu l’aimes bien ?  » pfffff ( je ne savais pas où me mettre ) ….

Enfin , la boulangerie  où mes deux baguettes m’attendaient …..Là , je lui propose une patisserie , elle choisit un simple croissant  et le gars lui demande ( après m’avoir fait un signe demandant si j’étais O.K ) si elle veut un petit sachet de bonbons …Elle me regarde :  » je peux  ?  »  après ma réponse affirmative , elle accepte avec un  » merci monsieur , au revoir  » . Une fois dans l’appart. , elle mangea son croissant et ensuite vint le  » j’ai soif , tu as quelque chose ?  » …Moi,  » Ben j’ai seulement de l’eau et du coca  » ….. » Bon et bien je vais boire un coca , si tu veux bien  »  ..Elle finissait celui – ci quand Manu et Bérénice sont rentrés …Avec la sempiternelle question de Manu me demandant si çà  » avait été  »  , avant que j’ai répondu , Camille répondit  » Ho oui , très bien  » en commençant à narrer les quelques heures passées ensemble . 

Puis ils sont partis me laissant seul avec une impression bizarre de vide …..

Voilà ! Camille il y a quelques temps .

 

 

 

 

STOP !


J’ai passé un loooonnnnngggg moment à nettoyer mon P.C ( très vieux mails => supprimés )

Et cet après – midi , Manu passera vers 14 / 15 h avec mes deux PETITTES FILLES !!!!!

Alors là : Une dernière clop et au lit !

A ce soir probablement ………..

çà s’est passé il y a …


environ 75 ans :

   Le 21 avril 1944  , les femmes françaises obtiennent le droit de vote ! Par une ordonnance signée du général de Gaulle , les femmes deviennent enfin  » électrices et éligibles dans les mêmes conditions que l’homme  » . Leur premier vote aura lieu un an plus tard , à l’occasion des élections municipales de 1945 .

   La revendication était de longue date :  Olympe de Gouges ( ? ) , réclamait déjà le droit de  » monter à la tribune  » dans sa déclaration des droits de la femmes et de la citoyenne  » en……1791 ! 

Olympes de Gouges : Olympe de Gouge image (portrait aquarelle )

   Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges a été redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l’ont appropriée, à juste titre d’ailleurs. Nul doute qu’elle aurait soutenu leurs combats pour l’égalité des droits entre les sexes.
Libre de moeurs, libre de pensée
   Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris.
   À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte… mais avec tout de même le soutien financier de son compagnon.
   Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d’Orléans.
   Quant arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode. Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir…
   En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs.
  En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.
Femme et révolutionnaire
    Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792).
    Olympe de Gouges brave la bienséance révolutionnaire en publiant une parodie de l’auguste Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sous l’intitulé : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l’on peut lire : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » .
   En matière institutionnelle, Olympe s’en tient toutefois au souhait d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise et restera jusqu’à la mort attachée à la royauté.
    Sous la Convention, après la chute de celle-ci, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe… Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.