Les secrets de  » Mein Kampf  »…..


Un documentaire historique sur le manifeste autobiographique écrit par Hitler :

Aujourd’hui, il est toujours disponible dans les bibliothèques, sur Internet, dans les universités et même dans les librairies du monde entier, mais une grande partie de l’histoire est maintenant oubliée.

Ce documentaire plonge profondément dans le tristement célèbre plan du mal c’est de sombres secrets et révèle comment ce livre a été écrit et son impact sur le monde.

00:00 Les secrets de Mein Kampf (en français   » Mon combat   »)

04:10 Novembre 1918, le commencement

07:05 Putsch de la Brasserie

10:01 La détention d’Hitler

13:24 La rédaction de Mein Kampf

15:29 La lutte des races

17:03 Fin 1924, Hitler sort de prison et publie son livre

22:22 1933, Hitler est nommé chancelier

22:46 La propagande

29:13 L’ennemi impitoyable du peuple allemand : LA FRANCE

31:43 Mein Kampf édition Fernand Sorlot

42:21 L’Europe est au bord de la guerre

44:31 L’Allemagne attaque la Pologne et une partie de l’Europe

47:37 Une partie de la France nazifiée

50:25 L’Allemagne accumule les défaites

52:19 Mein Kampf devient un Long-Seller

La vidéo :

(en français  » Mon combat  »)

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

ça s’est passé il y a environ 96 ans:


Le 4 mai 1926 :

…..Grève générale en Grande-Bretagne

( après avoir vu le film  » traitre sur commande  » ( magnifique , à mon avis) :

Affiche du film

Le 4 mai 1926, la Grande-Bretagne connaît une grève générale d’une ampleur jamais vue.

Les salariés cessent le travail par solidarité avec les mineurs, auxquels le gouvernement a imposé une baisse de salaire autoritaire pour restaurer la compétitivité du charbon national. C’est la conséquence d’une réévaluation  » malheureuse  » de la livre sterling , l’année précédente, par le Chancelier de l’Échiquier Winston Churchill

Churchill .

Face à la fermeté du gouvernement conservateur de Stanley Baldwin et de son Lord Chancelier, les mineurs et leurs syndicats, le Trades Union Congress (Le Trades Union Congress est l’organisation fédératrice des syndicats britanniques. Ses 71 membres représentent environ 7 millions d’adhérents) , doivent bientôt rendre les armes. Ils ne retrouveront semblable combativité qu’un demi-siècle plus tard.

Désordres et peur du  »rouge »

James Ramsay Macdonald, William Oliphant Hutchison - huile sur toile - 64 x 46 cm - 1930. En agrandissement : photographie de Stanley Baldwin (1867–1947) datée de 1920.La Grande-Bretagne connaît dans les années 1920 une situation sociale et économique difficile, suite à la Première Guerre mondiale. Dans les mois qui suivent la fin du conflit, une série de grèves accompagnent le retour à la paix et une difficile transition, marquée par une forte hausse du chômage et de l’inflation.

Les syndicats (Trade Unions) sont à leur zénith et souhaitent que les pouvoirs publics continuent à intervenir dans l’économie comme ils l’avaient fait durant la guerre. En face, les conservateurs s’y refusent car ils y voient le premier pas vers le communisme , leur hantise.

En 1924, ce  »spectre rouge » se fait encore plus menaçant lorsque les travaillistes du Labour arrivent au pouvoir, même si leur gouvernement, dirigé par Ramsay MacDonald

Ramsay MacDonald ?

, n’a rien de révolutionnaire. Victime d’une motion de défiance, il ne tarde pas à tomber, ce qui entraîne de nouvelles élections, le 29 octobre 1924, et le retour des conservateurs au pouvoir.

Démocratie et  »intox »

Quelques jours avant les élections d’octobre 1924, le Daily Mail, journal conservateur, publie une lettre du responsable soviétique Zinoviev qui présente le rapprochement diplomatique entre la Grande-Bretagne et l’URSS, voulu par MacDonald, comme une tactique pour favoriser la révolution en Grande-Bretagne.

Cette lettre, reflet de la peur ressentie par  »l’establishment  », va rendre plus difficile encore la campagne travailliste et faciliter la victoire des tories et de leur chef, Stanley Baldwin. On découvrira a posteriori qu’il s’agissait d’un faux, sans doute rédigé conjointement par les services secrets et le parti conservateur.

Du retour à l’étalon-or à la crise charbonnière

Winston Churchill, qui s’était éloigné du parti tory, son parti d’origine, y fait un retour remarqué en entrant comme Chancelier de l’Échiquier (ministre des finances) dans le gouvernement Baldwin. À ce poste, pour lequel il n’a aucune compétence particulière, il va prendre le 21 septembre 1925 la mesure que lui-même jugera comme  »la plus grosse bévue de sa vie » : le retour de la livre sterling à sa parité d’avant-guerre. C’est la victoire des financiers de la City sur les industriels.

Photographie de Winston Churchill provenant du Imperial War Museums. En agrandissement : Photographie d'une manifestation lors de la grève de 1926.Comme l’entrevoit aussitôt l’économiste John Maynard Keynes

John Maynard Keynes ?

 dans Les Conséquences économiques de Monsieur Churchill, elle va aboutir à renchérir le prix des exportations britanniques et mettre en péril l’industrie nationale. C’est exactement ce qui se passe… Le secteur charbonnier, autrefois fer de lance de la puissance britannique, est le premier atteint.

Pendant la Première Guerre mondiale, le gouvernement a pris le contrôle de cette industrie et le Labour (le parti travailliste) en a demandé en 1919 la nationalisation. Il a obtenu des progrès sociaux, comme la journée de 7 heures pour les mineurs, tout en repoussant à plus tard la question de la propriété des mines et surtout celui de la restructuration du secteur : beaucoup d’entreprises minières s’avèrent trop petites pour résister aux chocs successifs, comme la reprise des exportations allemandes en 1924.

Confrontés à des déficits de plus en plus massifs du fait de la réévaluation de la livre, les gestionnaires des mines demandent un retour à la journée de travail de 8 heures et une baisse importante des salaires. Plusieurs accords provisoires permettent au gouvernement de maintenir ceux-ci à leur niveau par des subventions, mais, en 1926, la situation n’est plus tenable.

La grève générale et son échec

Le 3 mai, les négociations entre les propriétaires et les mineurs sont interrompues. Le gouvernement se dispose à diminuer les salaires des mineurs. Le  »Trades Union Congress  », qui représente l’ensemble des syndicats de salariés, tous secteurs confondus, se juge assez fort pour lancer dès le lendemain un mot d’ordre de grève générale, par solidarité avec les mineurs.

The Subsidised Mineowner - Poor Beggar ! « Un propriétaire de mine à subventionner : pauvre mendiant ! » publié dans le Trade Union Unity Magazine (1925). En agrandissement : Appel au boycott des journaux dont la direction refuse par avance de réintégrer les travailleurs grévistes, mai 1926.Les classes moyennes et supérieures s’enrôlent en masse pour conduire les locomotives ! mais ne contribuent qu’à accroître plus encore le chaos. La grève s’étend bientôt à l’achat des journaux, accusés de donner une vision trop hostile de la grève. En réponse, Churchill fait publier par le gouvernement un journal compréhensif, le British Gazette.

Ce durcissement des positions annihile tout espoir d’une solution négociée. Finalement, ce sont les grévistes qui cèdent les premiers : des tensions apparaissent entre les mineurs et les autres catégories de salariés. Dans un message radiodiffusé, le premier dans une telle situation, Baldwin creuse le fossé en dénonçant la grève générale comme illégale tout en reconnaissant la légitimité du mouvement des mineurs.

Finalement, dès le 8 mai, le Trades Union Congress accepte de cesser la grève et, dans la pratique, d’abandonner les mineurs. Ces derniers poursuivent leur mouvement mais doivent reprendre le travail à l’automne, avec des salaires très diminués et des journées de travail allongées. Cet échec va affaiblir durablement les syndicats.


Un commentaire est toujours le bien venu , mais PAS LES  »LIKES » qui , même si en anglais  » like  » signifie  » aimer » , ne signifient absolument RIEN !

Le syndicalisme….


…..français

Entre révolution et réforme

Le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui a moins de deux siècles d’existence. Il est né en Angleterre avec la révolution industrielle et la formation d’une classe ouvrière. Il a obtenu  »droit de cité  » à la fin du XIXe siècle dans la plupart des pays occidentaux.

En France, l’empereur Napoléon III  

Napoléon III ?

a accordé en 1864 le droit de grève et d’association aux ouvriers mais c’est seulement vingt ans plus tard, sous la 3ème république  , qu’ont été légalisés les syndicats, par la loi Waldeck-Rousseau

Waldeck-Rousseau ?

du 21 mars 1884.

En butte à la méfiance de la classe politique, à la différence de leurs homologues britanniques et allemands, ces syndicats vont être livrés à l’extrême-gauche anarchiste et s’abandonner à l’illusion du grand soir révolutionnaire. 

La grève au Creusot, 1899 (Jules Adler, musée des beaux-arts de Pau)

Syndicats et Bourses du Travail donnent naissance à la première confédération

Les troubles de la Commune passés la gauche républicaine qui a pris le pouvoir se détourne ostensiblement de la classe ouvrière. Le  » fougueux » Léon Gambetta  

Gambetta ?

déclarera au Havre, le 18 avril 1872 :  » Croyez qu’il n’y a pas de remède social, car il n’y a pas une question sociale.  »

Des syndicats se développent malgré tout dans les grandes usines et on en compte bientôt un demi-millier. En 1879 naît la première fédération nationale professionnelle, celle des chapeliers (?), suivie deux ans plus tard par celle du Livre puis en 1883 par celle des mineurs. Sous la présidence de Jules Grévy

J.Grévy ?

, la majorité parlementaire se résout à légaliser leur existence.

Le syndicalisme accélère sa croissance sous l’impulsion de socialistes d’obédience (Relation de dépendance entre une autorité, un mouvement, une idéologie et les personnes qui y sont attachées ). marxiste  et de militants chrétiens inspirés par l’encyclique  » Rerum Novarum de Léon 13 » .

D’autre part , dans une optique libérale, le Conseil municipal de Paris inaugure le 3 février 1887 la première Bourse du Travail française. Il doit s’agir d’un lieu où chômeurs et employeurs peuvent se rencontrer et faire affaire selon la loi de l’offre et de la demande.

Dans les mois suivants, d’autres Bourses du Travail sont fondées à Nîmes, Marseille… On en compte bientôt près d’une centaine en France (et aussi en Belgique). En février 1892 est constituée une Fédération nationale des Bourses du Travail de France et des colonies. Elles bénéficient d’un financement public important et leur gestion est déléguée aux syndicats. Elles accueillent des sociétés d’entraide sociale, ce qui leur vaut d’être aussi appelées Maisons du Peuple. Très vite, les socialistes y voient un outil pour diffuser leurs idées parmi les ouvriers.

Fernand Pelloutier (Paris, 1er octobre 1867 ; Sèvres, 13 mars 1901)Le pouvoir politique, inquiet de la tournure des événements, replace la Bourse du Travail de Paris sous la tutelle du préfet. Les syndicats se soumettent pour ne pas perdre leurs subventions. Cette addiction à l’argent public est la  »maladie infantile » du syndicalisme français, dont il souffre plus que jamais un siècle après...

La Fédération nationale échappe quant à elle à la tutelle de l’État et défie même celui-ci en portant à sa tête en 1895 un jeune militant anarchiste, Fernand Pelloutier…….

F.Pelloutier ?

…..(24 ans), qui a rejeté le terrorisme  » façon Ravachol  » au profit de l’action militante.

La même année, la Fédération nationale des Bourses du Travail se rapproche de la Fédération des syndicats pour fonder à Limoges la Confédération Générale du Travail (CGT). Il s’agit de la première union nationale de syndicats, qui inclut notamment la Fédération du Livre et la Fédération des cheminots.

Au congrès de Montpellier, en 1902, les Bourses du Travail se transforment en unions départementales multi professionnelles et se fondent au sein de la CGT. Celle-ci se dote ainsi de structures fédérales solides et de réels moyens d’action.

Victor Griffuelhes (Nérac - Lot-et-Garonne, 14 mars 1874 ; Saclas - Seine-et-Oise, 30 juin 1922)Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes (un ancien militant anarchiste ). Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de 8 heures .

Quelques mois plus tard, au 9 -ème congrès de la CGT, à Amiens, Victor Griffuelhes

Victor Griffuelhes

fait valoir ses vues dans une motion qui restera dans l’Histoire syndicale sous le nom de  » charte d’Amiens  »et préconise la grève générale comme moyen de faire triompher la révolution et  » l’expropriation capitaliste  ».

La Bourse du Travail de Paris en 1906

Un syndicalisme libre de toute attache politique

Entre le congrès d’Amiens et la Grande Guerre, la CGT voit ses effectifs doubler jusqu’à atteindre environ 400 000 adhérents sur près de huit millions de salariés (  »une paille  » à côté des quatre millions de syndiqués britanniques et autant d’allemands).

Léon Jouhaux, 1914 (Paris, 1ᵉʳ juillet 1879 ; 28 avril 1954)Mais Victor Griffuelhes, contesté, est démis en février 1909 et remplacé quelques mois plus tard au secrétariat général par un jeune inconnu de trente ans, Léon Jouhaux

Léon Jouhaux ?

. Il va demeurer à la tête de la Confédération jusqu’en 1947 (exception faite de l’Occupation) avant de recevoir le Prix Nobel de la Paix 1951 et fonder la CGT-FO (Force Ouvrière).

En attendant, en 1914, Léon Jouhaux rejoint  » l’Union sacrée », tout comme Jules Guesde, le dirigeant du parti socialiste (SFIO). Les conflits sociaux reprennent toutefois sans attendre la fin de la guerre. En novembre 1917 se rompt l’Union sacrée tandis qu’en Russie, Lénine et les bolchéviques s’emparent du pouvoir.

En 1919, une rivale se dresse devant la CGT. C’est la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), créée à l’initiative de la Fédération des syndicats féminins et du Syndicat parisien des employés du commerce et de l’industrie. Elle se veut réformiste et apolitique, fidèle à la doctrine sociale de l’Église.

La situation se gâte en 1920. La SFIO ne parvient pas à faire passer des réformes sociales. Quant à la CGT, elle multiplie les grèves tournantes à l’initiative de ses  » comités syndicalistes révolutionnaires  » (CSR) de tonalité anarchiste et lance une grève générale le 1er mai. Tout cela aboutit à un échec et n’empêche pas des licenciements massifs dans la métallurgie.

À la fin de l’année 1920, la SFIO se déchire au congrès de Tours. La majorité de ses militants rejoint le Parti communiste français (PCF) et fait allégeance à Lénine.

L’année suivante, le 25 juillet 1921, le 16 -ème congrès de la CGT s’ouvre au palais Rameau, à Lille, dans un climat de grande violence. Des coups de feu sont même tirés et l’on compte une trentaine de blessés. 

Le XVIe congrès de la CGT au palais Rameau (Lille), juillet 1921

Léon Jouhaux, réformiste bon teint, obtient la dissolution des comités anarchistes. Mais il ne peut éviter le départ d’une minorité, un tiers environ des 700 000 adhérents. Proche du PCF et des bolchéviques, elle va constituer la CGT Unitaire.

Les deux frères ennemis referont leur union le 2-5 mars 1936, au congrès de Toulouse, avec l’aval de Staline, en prélude à la victoire du Front populaire  . Bien que réunifiée, avec un total de cinq millions d’adhérents, la CGT va se montrer toutefois incapable de maîtriser le soulèvement spontané qui suit les élections et conduit à deux millions de grévistes.

C’est au secrétaire général du parti communiste Maurice Thorez  qu’il reviendra de  »siffler la fin de la récréation  » le 11 juin 1936 :  » Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue  ».

René Belin, 1937 (14 avril 1898, Bourg-en-Bresse ; 2 janvier 1977, Lorrez-le-Bocage)Le pacte germano – soviétique de 1939 et l’invasion de la France en 1940 entraînent la CGT dans des dissensions autrement plus graves. Léon Jouhaux est déporté à Buchenwald cependant que René Belin, un autre dirigeant de la Confédération, devient ministre du Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain !

Tout en collaborant indignement avec l’occupant, le régime ébranle les institutions de la IIIe République défunte, y compris les syndicats qui sont dissous le 9 novembre 1940 en tant qu’émanation de la lutte des classes.

Les jeunes technocrates de Vichy entament une rénovation sociale qui sera accélérée à la Libération.

Le programme du Conseil National de la Résistance:

Le CNR, qui réunit des représentants de la Résistance, des partis de la France libre et des syndicats (CGT et CFTC), publie le 15 mars 1944 un programme d’action qui va devenir la référence commune à tous les partis et syndicats français jusqu’à l’avènement de la monnaie unique, au début du XXIe siècle.

Ce petit texte préconise un rôle accru de l’État et des syndicats dans la vie économique :  »retour à la nation des grands moyens de production monopolisée (…), droit d’accès aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires (…), participation des travailleurs à la direction de l’économie, (…) reconstitution d’un syndicalisme indépendant doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale, (…) sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État  ».

L’Obélisque…..


……..Pas

lol

Le 27 /09/1822 , Champollion

Champollion ?

parvenait à déchiffrer les hiéroglyphes ( il y a environ 200 ans ),pour fêter cet anniversaire , l’obélisque se refaisait une beauté grâce au mécénat de l’entreprise  » Kärcher  »(
Alfred Kärcher , une entreprise allemande)

Six mois de travaux :Depuis décembre ,le monolithe de granit rose haut de 22,37 m,posé sur un piédestal de 10 mètres (réalisé en granit breton au XIXème siècle),et ceint d’un échafaudage .L’objectif étant de nettoyer la crasse accumulée et remédier à 20 ans de pollution .Pour protéger le chantier, une bâche jaune ( comme le soleil égyptien)et grise (comme le ciel parisien) a été imaginé par un étudiant des Beaux-Arts parisiens.

Un nettoyage par micro sablage :

nettoyage /micro sablage

Pour retirer la pollution incrustée qui menace la pierre , chaque centimètre carré est d’abord nettoyé à la vapeur et par micro sablage à basse pression. Des restaurateurs interviennent ensuite pour renforcer la surface là où le granit menace de s’effriter. Les microfissures sont consolidées par l’injection d’un silicate liquide qui durcit en 3 semaines .Ensuite , elles sont bouchées par un mortier rose ,blanc et noir qui se fond avec le granite .

Que racontent les hiéroglyphes ?

Ce sont des scènes d’offrandes à la gloire de RamsèsII

statue de Ramsès II?

Sur les 4 faces, on le voit agenouillé, offrant du vin ou de l’eau aux dieux Amon-Ré. En échange celui-ci l’assure d’une vie longue ,stable et heureuse .Comme tous les autres monuments de ce type, cet obélisque a été érigé en l’honneur du dieu solaire, et sa forme rappelle un rayon de soleil. C’est le pharaon Ramsès II qui ,vers 1250 avant J.C ,l’a édifié et dédié à cette divinité qui l’a sauvé de ses ennemis .Le texte est moins un récit historique qu’une sorte de poème épique où se répètent des formules solennelles proclamant la victoire éternelle de ce roi protégé du dieu .

Le long/interminable voyage vers Paris:

A l’origine, cet obélisque et son  » jumeau  » encadraient l’entrée du sanctuaire de Louxor , en Egypte Méhémet Ali ….

Méhémet Ali ?

….le vice-roi d’Egypte les a offerts à la France pour des raisons diplomatiques .Il a fallu 3 ans pour que le premier soit descellé, chargé sur un bateau ,transporté sur le Nil puis sur les mers jusqu’à Rouen, remonte la seine et arrive à Paris .Puis encore deux ans avant qu’il soit inauguré place de la Concorde par

Louis-Philippe , en1836 .Une odyssée qui a conduit la France à renoncer au second !

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Quelles que images :

L’obélisque à Paris

l’obélisque avec échafaudage
les hiéroglyphes sur l’obélisque
voyage de l’obélisque ? ( vidéo boooof)

KLIK….

C’était il y a environ…


.….174 ans : Le 27 avril 1848

Abolition de l’esclavage en France :

Le gouvernement de la République française publie les décrets d’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises .Sont concernées essentiellement les vieilles colonies héritées de l’Ancien Régime, dont l’économie dépend encore sur les grandes plantations sucrières.

Le long parcours des abolitionnistes :

Peu après son introduction dans les colonies des Amériques en 1537, l’esclavage avait été condamné par le pape Paul III

le pape Paul III ?

mais les injonctions pontificales n’avaient pas eu plus de succès chez les planteurs d’Amérique qu’elles n’en ont aujourd’hui en matière de morale sexuelle. C’est qu’à la Renaissance, la papauté ne pouvait déjà plus, comme au Moyen Âge, faire fléchir les dirigeants chrétiens en agitant la menace de l’ excommunication .

Sous la Révolution française, les députés de la Convention abolissent l’esclavage  une première fois pour calmer la révolte des esclavages  dans les colonies des Antilles et empêcher l’Angleterre de s’en emparer. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l’esclavage  le 20 mai 1802.

Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d’inspiration chrétienne, se montrent plus résolus. Ils abolissent la traite le 2 mars 1807 et l’esclavage le 26 juillet 1833 avec le  » Slavery Abolition Act  ».

Les libéraux et philanthropes français sont tout aussi disposés que leurs homologues d’outre-Manche à éradiquer cette institution indigne . Ils sont soutenus dans les colonies par les  » libres de couleur  » (affranchis) qui, n’en pouvant plus de brimades et d’humiliations, ont pris le parti des esclaves. Mais ils sont entravés dans leur combat par les groupes de pression des riches planteurs. Le traumatisme de la guerre qui a mené à l’indépendance d’Haïti et le ressentiment des anciens planteurs de Saint-Domingue jouent aussi contre eux.

En 1831, une loi supprime dans les colonies françaises toutes les entraves aux affranchissements. La même année, une convention franco-britannique autorise le  » droit de visite  » par les navires de guerre des deux pays sur les navires marchands de toutes nationalités suspectés de pratiquer la traite négrière.

En 1845, une loi interdit les châtiments corporels et le fouet !… Ces dispositions laissent espérer une disparition progressive de l’esclavage mais cela ne suffit pas aux abolitionnistes, réunis au sein de la Société française pour l’abolition de l’esclavage, fondée en 1834.

De nombreux esclaves fuient les colonies françaises vers les îles des Antilles anglaises (Dominique, Antigua, Montserrat, Sainte-Lucie…).

Tableau "Bataille de Saint Domingue", révolte des esclaves, par January Suchodolski en 1845. Musée National de Pologne, Varsovie. © Wikimedia Commons, domaine public.

(Tableau « Bataille de Saint Domingue », révolte des esclaves, par January Suchodolski en 1845 )

Le mouvement abolitionniste en France

La Société française pour l’abolition de l’esclavage est fondée dès 1834 . Le Martiniquais Cyrille Bissette …..

Cyrille Bissette ?

……..demande en juillet 1835, l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises et propose un plan de réorganisation sociale sans esclavage, comportant un décret pour l’instruction primaire gratuite et obligatoire. Il est banni de Martinique  après avoir réclamé pour les  » hommes de couleur  » (mulâtres, métis), des droits civiques égaux à ceux des colons.

Tableau "Femmes de couleur libres avec leurs enfants et leurs servantes", par Agostino Brunias vers 1780-1790. Brooklyn Museum, New York. © Wikimedia Commons, domaine public.

Tableau « Femmes de couleur libres avec leurs enfants et leurs servantes », par Agostino Brunias.

En mai 1840, une commission est instituée par décision royale, pour examiner les questions relatives à l’esclavage et à la condition politique des colonies. Ses travaux qui se poursuivent jusqu’en 1843, font évoluer la réflexion sur la nécessité de l’émancipation. Les assemblées parlementaires refusent l’idée d’une indemnité à verser aux colons après l’abolition, comme l’a fait le gouvernement britannique. Les lobbies des planteurs et des armateurs qui pratiquent la traite esclavagiste, opposent une résistance farouche à toute modification du système existant.

Les lois Mackau

Mackau ?

de juillet 1845, du nom du ministre de la Marine et des Colonies , modifient théoriquement la vie des esclaves : leur instruction devient obligatoire, le respect du repos le samedi pour la culture de leur lopin de terre, de nouveaux horaires de travail, la possibilité d’acheter leur liberté grâce à un pécule qu’ils se constituent par des travaux extérieurs à la plantation ou la vente de leur production. Ces nouvelles mesures sont très mal reçues dans les colonies, où les conseils de planteurs s’empressent d’amender ou d’annuler les textes.

Tableau "La traite des esclaves" ou "Esclaves sur la côte ouest de l'Afrique" par François Auguste Biard en 1835. Wilberforce House Museum, Hull, Grande Bretagne. © Wikimedia Commons, domaine public.
Tableau « La traite des esclaves » par F.A Briard (1835)

Victor Schoelcher, bataille pour l’abolition

A partir de 1840-1841, lors d’un voyage aux Antilles , le journaliste Victor Schoelcher entreprend de s’attaquer au système de l’esclavage, estimant que  » les colons ne sont pas compétents pour discuter de l’émancipation des noirs  ». Il décrit minutieusement ce qu’il observe, ce qu’il lit dans les documents judiciaires que lui confient des magistrats souhaitant dénoncer le système esclavagiste colonial. Il publie des descriptions précises sur le travail, la vie quotidienne des esclaves, les moyens de résistance qu’ils adoptent, les révoltes, le marronnage  (les  » nègres marrons  » fuient les plantations pour se réfugier à l’intérieur des îles, en forêt ou en montagne). Schoelcher est convaincu de la nécessité d’une abolition de l’esclavage immédiate et non progressive. Il critique les conclusions de l’anthropologie raciste qui entreprend, depuis la fin du XVIIIe siècle, de prouver scientifiquement l’existence de races humaines et une hiérarchie de leur valeur.

Portrait de Victor Schoelcher (1804-1893) par Henri Decaisne, avant 1850. Mairie de Fessenheim, Haut-Rhin, Alsace. © Wikimedia Commons, domaine public.

Portrait de Victor Schoelcher (1804-1893) avant 1850.

Son ouvrage  »Des colonies françaises. Abolition immédiate de l’esclavage  » paraît  en 1842 : il analyse le système esclavagiste dans les colonies françaises des Antilles, pour en rendre compte à l’opinion publique française et aux parlementaires influencés par les lobbies de planteurs et d’armateurs. Il témoigne des horreurs pratiquées dans les plantations et du caractère inhumain d’un système fondé sur la servitude de 75 % de la population. Il décrit les effets bénéfiques de l’abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques, pour démontrer aux partisans du maintien de l’esclavage que liberté du travail n’est pas synonyme de ruine des colonies.

En 1847, c’est un véritable réquisitoire contre les planteurs de Guadeloupe et de Martinique, que publie Victor Schoelcher dans  »Histoire de l’esclavage » pendant ces deux dernières années. Il rédige également une pétition réclamant la suppression immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises, au nom de la Société française pour l’abolition de l’esclavage. Le document est adressé à l’ensemble des parlementaires et des conseillers généraux. Ce texte s’ajoute à de nombreuses autres pétitions anti-esclavagistes : celle de 191  » hommes de couleur  » de la Martinique, de novembre 1836 ; celle des ouvriers de Paris, de janvier 1844 ; celle de Cyrille Bissette envoyée au Parlement et aux Conseils généraux en août 1846.

Lithographie "Assemblée Nationale - Galerie des représentants du Peuple (1848) - Martinique - Victor Schoelcher", par Louis Marin Lavigne en 1848. Musée Carnavalet, Paris. © Wikimedia Commons, domaine public.

Victor Schoelcher ?

La Révolution de 1848

Elle provoque une exceptionnelle ouverture politique qui permet à Victor Schoelcher, de devenir sous-secrétaire d’Etat chargé des colonies et président d’une commission d’abolition de l’esclavage. Il demande au ministère de la Marine et des Colonies, tous les documents concernant les décisions des assemblées de la Révolution Française dans le domaine colonial. La commission élabore un ensemble de décrets qui, tout en supprimant l’esclavage, fixent de nouveaux cadres de la vie sociale, créant de  » nouveaux citoyens  » appelés à élire au suffrage universel (masculin) leurs représentants à l’Assemblée Nationale. Le gouvernement provisoire issu des journées révolutionnaires de février 1848, décide en théorie la suppression de l’esclavage, mais dans la pratique se heurte à de fortes résistances internes. Tous les membres du gouvernement n’acceptent pas une loi sur l’abolition de l’esclavage, qu’ils souhaitent voir débattre à l’Assemblée Nationale prochainement élue.

"Décret portant abolition de l'esclavage dans les colonies", 27 avril 1848, première page. Archives nationales de France, cote BB/30/1125/A/296. © Wikimedia Commons, domaine public.
« Décret portant abolition de l’esclavage dans les colonies »

Le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, est signé le 27 avril 1848 ; Victor Schoelcher insiste pour que l’ensemble des textes paraissent au Moniteur universel (journal chargé de la transcription des débats parlementaires) et partent aussitôt vers les colonies. Le 1er mai 1848, il écrit :  » En vérité, je ne croyais pas qu’il serait si long et si difficile de tuer l’esclavage sous la République  ». Une forte indemnité doit être versée aux planteurs dépossédés de leurs esclaves ; la proposition d’indemniser également les esclaves et de leur attribuer des lopins de terre est rejetée par le gouvernement.

En Guyane et à la Réunion, les commissaires généraux de la République proclament l’émancipation deux mois après l’arrivée des décrets. En Martinique et en Guadeloupe par contre, la tension sociale est tellement vive que les gouverneurs des deux îles proclament l’abolition de l’esclavage, les 23 et 27 mai 1848. Les deux commissaires généraux envoyés par le gouvernement pour promulguer les décrets parisiens d’abolition, arrivent début juin dans des colonies où l’esclavage est déjà supprimé.

Tableau "L'émancipation à la Réunion", par Alphonse Garreau, 20 octobre 1848. Musée du Quai Branly, Paris. © RMN - Grand Palais / J. G. Berizzi.

Tableau « L’émancipation à la Réunion », par Alphonse Garreau

A noter :

A la fin du XIXe siècle, les pays européens justifient la colonisation de l’Afrique   par l’ampleur des ressources à exploiter et par la répression du trafic d’êtres humains. La Conférence de Berlin de 1884 doit théoriquement œuvrer pour l’abolition de la traite esclavagiste, dans les territoires progressivement colonisés. En Afrique, le travail forcé succède à l’esclavage et l’on recrute la main d’œuvre dans  » des villages de liberté  ». Cette procédure de recrutement très bon marché se maintient jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale .

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » car un com. fait tjrs plaisir , pas le  » like » !)

C’était il y a 79 ans……


Pourquoi ce billet ? Parce que si Lepen passe ça pourrait arriver en France !

Le 19 avril 1943

Le ghetto de Varsovie se soulève

Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois.

C’est le premier soulèvement d’une ville dans l’Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des Juifs. Une tragédie qui est aussi une aurore.

Les ghettos :

Les ghettos du Moyen Âge sont nés du souci des juifs de se regrouper pour mieux résister aux exactions et aux pogroms . C’est à Fès, au Maroc, en 1438, que fut établi le premier  » mellah  » ou quartier réservé aux juifs. En invitant les juifs de sa capitale à s’établir dans ce quartier, le souverain voulait les soustraire aux violences que leur faisaient subir les musulmans ?

Pour les mêmes raisons, en 1516, fut établi à Venise le premier quartier réservé du monde chrétien. Il se situait sur un terrain proche d’une fonderie, où étaient jetés les déchets de celle-ci. D’où le nom de ghetto donné à ce quartier (du vieil italien ‘ »ghettare  », jeter). Le mot allait connaître hélas une triste fortune. Les nazis avancèrent le même prétexte que leurs lointains prédécesseurs pour créer de nouveaux ghettos, quitte à susciter eux-mêmes des pogroms. Leurs ghettos furent un premier pas vers l’élimination des Juifs.

Le retour des ghettos

En 1939, quand les Allemands occupent l’ouest de la Pologne, ils rencontrent sur place des communautés juives très importantes, qui représentent en moyenne dix pour cent de la population mais sont concentrées dans les villes où elles ont développé une culture originale. Varsovie, par exemple, compte 380 000 juifs sur 1 300 000 habitants.

La majorité des trois millions de juifs polonais d’avant-guerre parlent et écrivent le yiddish, (une langue qui mêle l’allemand et l’hébreu ). Ils font du commerce, publient des livres et composent des chansons dans cette langue. Ils éduquent aussi leurs enfants en yiddish, le polonais, le russe et l’allemand étant réservés à l’enseignement supérieur.

En Pologne comme en Tchécoslovaquie et dans tous les autres pays d’Europe centrale et orientale que viendront à occuper les nazis, les Juifs sont progressivement regroupés dans des quartiers clos sous surveillance policière, des  » ghettos  » d’un nouveau genre où ils sont amenés à survivre dans l’ignorance de leur avenir.

En 1939-1940, encore incertains sur le sort à réserver aux Juifs, les nazis veulent en premier lieu les mettre à l’écart du reste de la population et les briser en tant qu’êtres humains et communauté sociale. Ils veulent aussi, tant qu’à faire, exploiter leur force de travail et les dépouiller de leurs biens.

Les ghettos vont remplir ces fonctions avant que le relais ne soit pris par les camps d’extermination , à partir de la fin 1941. On recense à la fin de la Seconde Guerre mondiale un millier de ghettos, de la Pologne à la Grèce : les plus petits comptent quelques centaines de personnes, les plus grands des dizaines ou des centaines de milliers, comme à Varsovie, le plus grand, ou à Lodz.

Cette  » ghettoïsation  » ne semble pas avoir été planifiée à Berlin. Elle est le produit d’initiatives locales.

Arrestations dans le ghetto de Varsovie en avril 1943

Le ghetto de Varsovie

En novembre 1940, quelques mois à peine après l’invasion allemande , les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d’environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d’un côté à l’autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d’environ 150 000 habitant/km2 (c’est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Les habitants se voient accorder par l’occupant une ration quotidienne de 184 calories. C’est dix fois moins que le minimum indispensable au maintien en bonne santé et qui plus est, cette nourriture se présente sous une forme rebutante (pain noir, légumes défraîchis, viandes avariées….).

Autrement dit, pour simplement survivre, les Juifs du ghetto, toutes classes sociales confondues, vont devoir chercher d’autres sources d’approvisionnement et celles-là ne leur seront accessibles que par des petits boulots, des trafics illicites ou le marché noir.

Les anciennes élites intellectuelles se déclassent faute d’être utiles à la survie du groupe tandis qu’accèdent au sommet de la hiérarchie sociale les truands et mafieux en tous genres. Ceux-là sont en effet les mieux outillés pour gérer les trafics avec les Allemands et les Polonais de l’extérieur.

Pour faire circuler les objets de valeur et l’argent caché dans les bas de laine, ils organisent des monts-de-piété ou… des cercles de jeux. Troublant paradoxe : ces brutes, en général, soutiennent les mouvements de résistance et apportent leur écot aux associations d’entraide.

Les gens qui le peuvent s’emploient dans les ateliers du ghetto. Leurs principaux donneurs d’ordres sont les fournisseurs de l’armée allemande. Pour les soldats de la Wehrmacht, ils produisent en particulier des pièces d’habillement.

Finalement, on estime que les habitants du ghetto de Varsovie arrivent à une moyenne de 600 calories par jour, ce qui reste globalement très insuffisant et entretient la disette. Cette situation humiliante et déstabilisante va se prolonger pendant près de dix-huit mois, jusqu’aux premières déportations. Dix-huit mois pendant lesquels chacun essaie simplement de survivre.

La surpopulation, le manque d’hygiène, le manque de nourriture et de médicaments, les épidémies et les famines, le froid et la chaleur, les humiliation et brutalités de tous ordres ont raison d’un grand nombre d’habitants du ghetto, faibles, attachés à des principes d’un autre âge ou malchanceux. Beaucoup meurent soit de faim, soit de maladie. À moins que leur chemin ne croise celui d’un SS en vadrouille dans le ghetto qui, sur un caprice, va les battre ou les abattre.

Dans les hôpitaux, les médecins confrontés à un manque cruel de médicaments sont confrontés à de douloureux cas de conscience : vaut-il mieux réserver les médicaments disponibles aux malades qui ont les plus grandes chances de survie et sacrifier les autres, ou plutôt les répartir de façon équitable jusqu’à épuisement des stocks, avec la quasi-certitude de perdre tous les malades à brève échéance ?…

Malgré ces tragédies ( ou à cause d’elles ), les habitants du ghetto entretiennent une vie culturelle intense. C’est, pour beaucoup, une façon de s’accrocher à la vie. La présence de 40 à 50 musiciens de niveau international conduit à la formation d’un orchestre symphonique. Il donne en deux ans 50 concerts payants en faisant salle comble, cela malgré le danger qu’il y a à sortir de chez soi ! il faut savoir aussi que le ghetto inclut, outre les synagogues, quatre églises en activité pour quelques milliers de Juifs convertis au christianisme, lesquels n’en sont pas moins persécutés par les nazis !

La  » Grande Déportation  »

Comme tous les ghettos, celui de Varsovie est administré par un conseil juif ( » Judenraat  »). Un ingénieur, Adam Czerniakow

Adam Czerniakow ?

, a été désigné par la mairie de Varsovie pour le présider. Le 22 juillet 1942, les Allemands lui demandent une liste d’enfants en vue de les transférer vers l’Est, dans des camps de travail (c’est le motif officiel).

Il est possible qu’Adam Czerniakow ait eu des informations sur la vraie nature de ces convois par le biais de Juifs évadés du camp d’extermination de Chelmno. Plus vraisemblablement a-t-il considéré qu’envoyer des enfants dans des camps de travail revenait de toute façon à les condamner à mort. En homme d’honneur, il ne supporte pas de participer à cette infamie et choisit de se suicider. Il laisse une lettre émouvante à ses coreligionnaires pour s’excuser de son geste mais ne fournit aucune information sur ce qu’il aurait pu savoir du sort des futurs déportés.

C’est donc sans Czerniakow que les Allemands entament la  » Grande déportation  »… Jour après jour, 5 000 à 6 000 personnes sont emmenées à la Umschlagplatz et, de là, transférées en train vers Treblinka. À chaque habitant du ghetto qui s’inscrit pour le pseudo-camp de travail, les Allemands donnent trois kilos de pain et un pot de confiture. Cela suffit à lever bien des hésitations ! On se dit :  » Pourquoi nous donneraient-ils du pain s’ils voulaient nous massacrer ?  ».

Le 12 septembre 1942, quand cette première déportation s’achève, il ne reste que 60 000 survivants dans un ghetto dont la surface a été réduite par les Allemands.

Compromissions à Lodz

Lodz, troisième ville de Pologne, n’a pas été, comme Varsovie et Cracovie, enclavée dans le  » Gouvernement général  », entité territoriale destinée par les nazis au regroupement des Polonais, mais annexée au Grand Reich.

Sa communauté juive est donc, à titre transitoire, enfermée dans un ghetto hermétique. Dans les faits, celui-ci va perdurer jusqu’en août 1944, soit plus longtemps qu’aucun autre, à cause de l’installation en son sein d’importantes industries textiles.

Ce complexe industriel résulte de la coopération entre le président du conseil juif du ghetto et le commandant allemand de la place. Ledit président, un sioniste octogénaire du nom de Rumkovski, voit dans sa fonction la consécration de sa vie. Insensé, il rêve de constituer à Lodz, avec la bienveillance des Allemands, un mini-État juif dont il serait le chef. Ainsi pousse-t-il la folie jusqu’à faire imprimer des timbres à son effigie.!!!!

Plus gravement, il coopère avec les Allemands lorsque ceux-ci entament les déportations et réclament les enfants ! Dans une proclamation au ton déchirant, il explique à ses coreligionnaires que les livrer est sans doute la moins mauvaise façon de préserver l’avenir. Mais ses compromissions ne servent à rien : tous les survivants du ghetto de Lodz, lui compris, sont déportés dans les camps d’extermination.

Enfants du ghetto de Lodz

La révolte

Le 18 janvier 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Wehrmacht est prise au piège à Stalingrad , les Allemands entament une deuxième  » Aktion  » (déportation). Mais cette fois, les ultimes survivants du ghetto de Varsovie n’ont plus guère de doute sur le sort qui les attend…

Parmi eux figurent une centaine de responsables de mouvements de jeunesse. Ces jeunes gens ont travaillé dans des fermes jusqu’en novembre 1942 avant d’être reconduits au ghetto par les Allemands. Ils n’ont pas connu les famines et les tourments des deux premières années du ghetto et ont conservé leur énergie intacte. Ils organisent immédiatement la résistance. Ils s’enfuient, se cachent et ripostent aux tentatives allemandes tant bien que mal, avec les pauvres armes dont ils disposent.

Ces résistants déploient une énergie phénoménale pour aménager des caches souterraines et des bunkers de fortune sous les habitations. Ils espèrent ainsi se donner les moyens de résister plusieurs mois aux Allemands.

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves.

Au nombre de 3 000 environ, ils sont regroupés principalement dans l’Organisation des Combattants Juifs, commandée par le jeune Mordechai Anilewicz, et dans l’Union Juive Armée de Pawel Frenkiel. 600 seulement disposent d’armes à feu. Aucun n’a de formation militaire.

Les hommes d’Anilewicz se cachent dans tout le ghetto cependant que ceux de Frenkiel tentent d’arrêter les Allemands à l’entrée du quartier.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l’opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2 000 hommes et des chars en renfort. Dès lors, les Allemands vont incendier systématiquement les immeubles et propulser du gaz dans les souterrains pour en déloger les résistants, immeuble par immeuble, cave par cave. Ces derniers, malgré le déluge de moyens déployé par l’ennemi, vont tenir pendant un mois.

6 000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c’est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7 000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s’enfuyant par les égouts. Parmi eux, Marek Edelman. Il va rejoindre la résistance non-communiste et va mettre un point d’honneur à demeurer en Pologne après la chute du nazisme, poursuivant la lutte contre toutes les oppressions. Il meurt couvert d’honneurs le 2 octobre 2009, à 90 ans.

Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau. Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s’agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans un  » émouvant geste de contrition  » 

Des héros ordinaires

Le chef du soulèvement, Mordechai Anilewicz, est un jeune Juif ordinaire, fils d’une poissonnière, à l’opposé des héros de cinéma. Comme les autres insurgés, il n’a aucune formation ni aucune prédisposition pour l’action militaire. Rien, dans son enfance, ne laisse entrevoir de prédispositions à l’héroïsme. Rien sinon la conscience du bien et du mal, du devoir et de la lâcheté.

Le 23 avril 1943, il écrit dans une dernière lettre :
 » Les Allemands ont fui par deux fois du ghetto. L’une de nos compagnies a résisté 40 minutes et une autre s’est battue pendant plus de six heures… Nos pertes en vies humaines sont faibles et ceci est également une réussite…
Grâce à notre radio, nous avons entendu une merveilleuse émission relatant notre lutte. Le fait que l’on parle de nous hors du ghetto nous donne du courage.
Soyez en paix, mes amis de l’extérieur ! Peut-être serons-nous témoins d’un miracle et nous reverrons-nous un jour. J’en doute ! J’en doute fort !
Le rêve de ma vie s’est réalisé. L’auto-défense du ghetto est une réalité. La résistance juive armée et la vengeance se matérialisent. Je suis témoin du merveilleux combat des héros juifs…  » 

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

Les murs dans l’histoire……


Prenant comme point de départ la construction du mur israélien de sécurité séparant l’Etat hébreu de la Cisjordanie, ce film remonte le fil de l’histoire pour comprendre les raisons qui motivent les hommes à édifier des murs entre eux. Il s’appuie sur de nombreuses images d’archives et des témoignages d’historiens. Construit en plusieurs parties, le documentaire fait le point sur les murs de défense (limes sous l’Empire romain, Grande Muraille de Chine…), sur les murs politiques (Berlin, Corée), sur les murs de ségrégation (Belfast…) et les murs économiques (Mexique/Etats-Unis).

C’était il y a environ…


……79 ans :

Décapitation de la  » Rose blanche  »

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme au nom de leur foi chrétienne et catholique dans le cadre d’un mouvement clandestin,  » La Rose blanche  » (Die Weiße Rose en allemand).

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

Les prémices de la résistance

Résidant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, le lycéen Hans Scholl n’est pas au début insensible aux discours de Hitler.

Robert et Magdalene Scholl avec leurs enfants (Hans, le troisième, et Sophie, cinquième, dans le sens de la lecture)Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s’engage avec sa sœur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l’éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine.

Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l’écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Hans Scholl (1918-1943)Quatre ans plus tard, sa décision est prise. Il décide d’entrer en résistance par l’écrit après avoir lu des sermons de l’évêque de Münster Mr von Galen dénonçant la politique du gouvernement à l’égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl (protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d’un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Ils sont bientôt rejoints par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d’appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qualifié de  » dictature du mal  ». Sophie se garde d’informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l’Est.

La rose s’épanouit

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés « La Rose blanche » (Die Weiße Rose). Imprimés dans l’atelier de Munich mis à leur disposition par l’écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d’université, des directeurs d’établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et citent parfois la Bible. Les lecteurs sont invités à participer à une  » chaîne de résistance de la pensée  » en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

Le petit groupe de résistants est lié d'une forte amitié.

Là-dessus, Willi Graf est enrôlé dans l’armée en juillet 1942 et découvre nombre d’atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu’étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l’horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l’université de Munich, qui devient leur mentor. Ils réimpriment et diffusent leurs premiers tracts à des milliers d’exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d’Augsbourg, Francfort, Graz, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s’occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d’écho de ses initiatives au sein de la population étudiante.

Prise de risque

Le hall de l'université de Munich où furent arrêtés les jeunes résistants.Là-dessus, en janvier 1943, alors que la Wehrmacht est prise au piège de Stalingrad, le groupe rédige un cinquième tract franchement engagé. Il ne s’intitule plus  » Tract de la Rose blanche  » mais  » Tract du mouvement de résistance en Allemagne  ».

Il est distribué à cinq mille exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich, mais aussi en-dehors de l’agglomération !

On peut y lire ces mots d’une tragique lucidité :  » Appel à tous les Allemands
La guerre approche de sa fin certaine. (…)
Allemands ! Voulez-vous subir et imposer à vos enfants le même sort qui échut aux Juifs ? Voulez-vous être jugés à la même aune que ceux qui vous ont trompés ? Serons-nous pour toujours le peuple que le monde hait et exclut ? Non! Alors rejetez cette barbarie nationale-socialiste…  » . 

Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire :  » Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !…  »

Une statue de Sophie Scholl, ornée de roses blanches, est aujourd'hui installée dans l'entrée de l'Université de Munich.Imprimé à plus de 2 000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad, condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser.

Comme quelques centaines de ces tracts n’ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l’Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa sœur Sophie sont aperçus par le concierge de l’université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo (la police politique) et emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple (Volksgerichtshof) chargé des  » crimes politiques  » se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisler , venu exprès de Berlin. Cet ancien communiste est l’un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son  » interrogatoire  » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa sœur et de leur ami Christoph Probst – baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison.

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim le jour-même après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s’écrie  » Vive la Liberté !  » avant de mourir sur la guillotine (cet instrument a été importé de France en Bavière au XIXe siècle, à la suite des guerres napoléoniennes). Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

Christoph Probst, père de trois enfants, a été exécuté avec Sophie et Hans Scholl.Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d’arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort.

À l’automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche (amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d’Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger qui les avait aidés financièrement ) sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d’une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de  » la naissance d’une foi nouvelle, celle de l’honneur et de la liberté  », l’écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l’été 1943, l’aviation anglaise jette sur le pays un million d’exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L’ami de cœur de Sophie, qui était sur le front de l’Est, obtient une permission sitôt qu’il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie…

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d’une lutte héroïque (contre la résignation et pour la défense de la liberté d’opinion lorsqu’elle est menacée ), elle, ne s’éteindra jamais.

C’était il y a 44 ans :


L’affaire Empain, l’une des plus symboliques et médiatiques de la police judiciaire parisienne , défraye la chronique en 1978. Cela tient pour partie à la personnalité de la victime : le baron Edouard-Jean Empain est, à 40 ans, à la tête d’un des plus grands groupes industriels européens, le groupe Empain-Schneider, réunissant près de trois cents sociétés.

Paris Match et l'enlèvement du baron Empain en 1978Le 23 janvier 1978, vers dix heures trente, le baron est enlevé à la sortie de son domicile, dans le XVIe arrondissement parisien.

La victime est un proche du président de la République en fonction Valéry Giscard d’Estaing

Trente-six heures après l’enlèvement, un message est déposé dans une consigne de gare, à l’attention de sa famille, avec sa carte d’identité, des lettres et un flacon de formol dans lequel se trouve une phalange de l’auriculaire gauche de l’otage.

Les ravisseurs réclament quatre-vingts millions de francs (soit environ douze millions d’euros) de rançon. 

Six jours passent, durant lesquels sont portés au grand jour la passion du baron pour le poker ainsi que sa vie sentimentale et sexuelle extraconjugale dont la presse fera  »ses choux gras  ».

La famille et le groupe Empain-Schneider se rallient à l’idée de la police de livrer des billets factices. Les ravisseurs fixent un rendez-vous quatre semaines plus tard, le 22 février, à Megève, station de sports d’hiver huppée de Haute-Savoie.

Le lieu est surveillé par de nombreux policiers en civil. Mais les ravisseurs n’appellent pas et l’opération est annulée en fin de soirée. Un nouveau rendez-vous est fixé pour le 23 mars, à Paris. Le porteur de la rançon, un policier, est invité à se diriger vers la banlieue sud.   

Alors que sa voiture stationne sur une bande d’arrêt d’urgence, une dépanneuse s’arrête derrière elle, la croyant en panne. Il sort de la voiture pour parler au dépanneur : c’est alors que deux personnes embusquées dans les fourrés s’emparent de la voiture et, après quelques centaines de mètres, s’arrêtent à proximité d’une porte de maintenance dans le mur anti-bruit d’environ vingt mètres de haut qui borde l’autoroute A6 au niveau de L’Haÿ-les-Roses.

Une fusillade a lieu entre la police et les ravisseurs : l’un d’entre eux est tué et un autre arrêté. Deux policiers sont blessés.

Le 26 mars 1978, faute d’avoir pu conserver la rançon, les ravisseurs se résignent à libérer leur prisonnier. Ils seront finalement tous arrêtés.

C’était il y a ….


…..110 ans :

Le vendredi 14 décembre 1911, le Norvégien Roald Amundsen devient à 39 ans le premier homme à atteindre le pôle Sud. La passion de l’aventure

Né le 16 juillet 1872 près d’Oslo, dans le ménage d’un capitaine de la marine, le jeune Roald décide de devenir explorateur après le retour triomphal de Fridtjof Nansen

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Fridtjof Nansen

, explorateur du Groenland, en 1890.

Il participe en 1897-1898 à une première expédition vers l’Antarctique, à bord du Belgica du commandant Adrien de Gerlache de Gomery. Le navire aborde la terre de Graham et hiverne dans la mer de Bellingshausen.

L’équipage est sauvé du scorbut par le médecin du bord, l’Américain Frederick Cook

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Frederick Cook

, qui fait manger à chacun de la viande de manchot.

Devenu son ami, Roald Amundsen va s’initier à son contact, lors de son expédition suivante, aux coutumes des Inuits, les habitants du grand Nord (appelés à tort esquimaux).

En 1903-1905, le Norvégien s’illustre en franchissant pour la première fois en bateau le mythique passage du Nord-Ouest, de la mer de Beaufort au détroit de Bering, à l’extrême-nord du continent américain. À cette occasion, il apprend à utiliser les chiens attelage.

Concurrence autour des pôles :

A la vue de ce premier exploit, le célèbre Nansen prête à Amundsen son navire, le Fram, en vue de la conquête du pôle Nord. Trop tard!

Roald Amundsen à Svartskog, Bunnefjorden, Anders Beer Wilse, 7 mars 1909.Voilà qu’en ce printemps 1909, Frederick Cook annonce avoir déjà atteint le pôle. Quelques jours plus tard, un autre Américain, Robert Peary

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, Robert Peary

lui conteste la primauté de l’exploit.

Du coup, le Norvégien retourne son ambition vers le pôle Sud même si, là aussi, un concurrent s’est déclaré, le Britannique Robert Falcon Scott

Le capitaine Robert Falcon Scott dans son équipement de luge
Robert Falcon Scott ?

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Sans rien dire de son projet, y compris à son équipage, Amundsen appareille d’Oslo le 3 juin 1910. À l’escale de Madère, enfin, il informe ses hommes du but de l’expédition. Le 14 janvier 1911, au cœur de l’été austral, il installe son camp de base dans la Baie des Baleines, sur le continent antarctique.

Le 19 octobre suivant, il quitte la base avec quatre hommes, autant de traîneaux et 52 chiens du Groenland. Son concurrent Robert Scott attendra encore douze jours pour partir, pariant sur des traîneaux à moteur et des poneys de Mandchourie plutôt que des chiens

Roald Amundsen pendant son équipée au Pôle SudUne organisation minutieuse et un itinéraire optimum permettent à Amundsen d’arriver au pôle le 14 décembre, après avoir dû sacrifier la moitié de ses chiens.

Il plante le drapeau norvégien et laisse des instruments de secours à l’attention de son concurrent malheureux ainsi qu’une lettre à l’adresse du roi de Norvège pour le cas où il viendrait à périr sur le chemin du retour. Il retrouve le camp de base le 25 janvier 1912, après 2824 km parcourus en 94 jours.

De son côté, Robert Scott, qui a débarqué en décembre dans la mer de Ross avec 19 poneys de Mandchourie, 30 chiens et trois véhicules à chenilles, est retardé par ses poneys, inadaptés aux conditions climatiques. Il n’atteint le pôle Sud qu’un mois après son rival.

Dépité et handicapé par son chargement (il n’a pas voulu abandonner 150 livres de notes et d’appareils divers), il ne trouve pas la force d’achever le chemin du retour.

Il meurt à seulement 17 km d’un dépôt de nourriture. Son corps et ceux de ses quatre compagnons seront découverts un an plus tard, accompagnés de leurs derniers écrits.

Ces compétitions excessives, dans un monde fini que l’Europe domine de façon écrasante, laissent entrevoir la folie qui se déchaînera de tous côtés quelques mois plus tard, avec l’entrée dans la Grande Guerre.

Couvert de gloire, Amundsen se tourne après la Grande Guerre vers l’aviation. En mai 1925, il décolle du Spitzberg avec deux hydravions et tente de survoler le pôle Nord mais doit se poser en catastrophe.

Il renouvelle sa tentative l’année suivante avec un dirigeable, le Norge. L’appareil quitte le Spitzberg le 11 mai 1926, atteint le pôle Nord en 1h30 et atterrit en Alaska deux jours plus tard.

Le héros disparaît en mer le 18 juin 1928, à 55 ans, en portant secours en hydravion à l’expédition italienne du général Nobile, qui se déplaçait à bord du dirigeable Italia.