En février 1945 :


( Là : Simplement copié sur le net …)

Du 4 au 11 février 1945 se tient la conférence de Yalta.

    Pendant une semaine, au bord de la mer Noire, Churchill, Staline et Roosevelt se concertent sur le sort futur de l’Allemagne et du Japon dont la défaite ne fait plus de doute.

Churchill et Staline entourent Roosevelt, à Yalta

Quel avenir pour l’Allemagne ?

    Quand commence la conférence, l’Armée rouge de Staline a déjà atteint l’Allemagne orientale. Les Anglo-Saxons, quant à eux, n’ont pas encore franchi le Rhin. D’où l’assurance dont fait preuve Staline face à ses alliés occidentaux. Assurance d’autant plus grande que Roosevelt est malade (il meurt trois mois plus tard) et Churchill physiquement usé.

 Les trois chefs alliés projettent de démilitariser l’Allemagne et de la découper en trois zones d’occupation (Churchill obtient après coup qu’une zone soit accordée à la France). Ils se proposent aussi de réunir une conférence internationale en vue de remplacer la défunte Société des Nations (S D N). Ce sera l’ONU.

 Churchill plaide pour qu’en plus des Trois Grands (États-Unis, Royaume-Uni, URSS), la France et la Chine disposent aussi d’un siège permanent à la tête de la future institution.

     Bien entendu, il n’est pas question de contester à l’URSS les territoires qu’elle a déjà annexés ou s’apprête à le faire. C’est ainsi qu’elle conserve les États baltes, la Moldavie, la Carélie, la Pologne orientale et même la Prusse orientale. En ce qui concerne les pays européens libérés de la tutelle nazie, les  » Trois Grands  » s’engagent à les laisser libres de choisir leur destin.

   Contrairement à une légende postérieure, il n’a pas été question d’un  »partage  » de l’Europe au cours de la conférence de Yalta. Mais Roosevelt se laisse abuser par la bonhomie de Staline. Il ne lui faut que quelques semaines pour constater en Pologne et ailleurs le peu de crédit de ses promesses.

C’était il y a environ ….


70 ans :

Le 11 février 1950 est le jour de l’entrée en vigueur du S M I G , c’est-à-dire le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti. Il s’agit donc, comme son nom l’indique, du salaire plancher pour employer quelqu’un.

Pourquoi fut – il créé à ce moment-là ?
 C’ est juste à la fin de la seconde guerre mondiale : La France est pratiquement en ruines …

 Stopper  l’inflation est devenu impossible , se loger ,par exemple  , devient très difficile . Les tickets de rationnement viennent seulement d’être supprimés. Or la Constitution de 1946 garantit  » la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs  ». Dans les faits, on en en est loin ! Le S M I G est une manière de pousser un peu à la hausse le pouvoir d’achat. Il a été déterminé en fonction d’un budget type : les dépenses d’un ménage moyen. De quoi vivre : se loger et manger à sa faim, avec  » un léger reliquat  » …!!!!

    Un bulletin de paie de l’époque :

A combien s’élevait-il en 1950 ?
   A 78 centimes de l’heure à Paris, un peu moins en province ! ?. Ce salaire minimum va augmenter petit à petit. Il est d’abord indexé sur l’inflation, puis sur la hausse du salaire moyen, en 1970.

Depuis quand dit-on SMIC et non plus S M I G ?
   C’est  aussi en  1970 que  le S M I G devient le SMIC, le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (  joli nom technocratique ). Il s’agit cette fois d’aider le salaire minimum à rattraper le salaire moyen en l’augmentant chaque année.   Aujourd’hui, il est de 10,15  euros de l’heure.

   Mais ça, c’est une autre histoire…

Pour finir…..


L’unique fois où la croix gammée a sauvé des vies :

Karl Gunther arbore le drapeau à croix gammée devant la cimenterie de Jiangnan (Nankin) pour en interdire l'entrée aux soldats japonais (photo : Marianne Sendvig Andersen, DR)À la veille de l’entrée des Japonais dans la ville de Nankin, Karl Günther (1903-1985), un jeune industriel allemand né en Chine, se voit confier la protection de l’usine de ciment de Jiangnan, propriété d’un consortium germano-danois.

   Il quitte précipitamment la ville de Tangshan, dans le Hebei, et rejoint à Nankin son homologue danois Bernhard Arp Sindberg.

   Tous les deux accueillent dans l’enceinte de l’usine plus de quinze mille réfugiés chinois. Quand les Japonais arrivent, les deux jeunes gens leur barrent l’entrée de l’usine en arborant le drapeau danois et surtout le drapeau de l’Allemagne hitlérienne, alliée théorique du Japon. Ainsi seront épargnés les réfugiés.

 

nankin-gunther (1)

 

 

C’était il y a environ…


Premiers immigrants en Australie :

   Le 26 janvier 1788, l’Australie reçoit ses premiers immigrants européens. L’anniversaire de cette arrivée de la  » Première Flotte  »  est devenu la fête nationale du pays dès 1818.

La fondation de l'Australie par le capitaine Arthur Phillip, Anse de Sydney,26 janvier 1788 (Algernon Talmadge R.A, 1937, Bibliothèque de Nouvelles-Galles du Sud)

Une découverte progressive :

L’île d’Australie a été repérée dès 1601 par les Portugais. En 1642, l’explorateur Abel Tasman l’a baptisée Nouvelle-Hollande en l’honneur de son pays. Beaucoup plus tard, en mai 1770, navigant à bord de l’ Endeavour, le capitaine anglais James Cook reconnaît la côte orientale de l’île et la nomme Nouvelle-Galles du Sud.

   À la fin du XVIIIe siècle, le gouvernement anglais, qui ne dispose plus de ses Treize Colonies d’Amérique, devenues indépendantes depuis 1783, a l’idée d’utiliser cette terre des antipodes pour y reléguer ses condamnés de droit commun ou  » convicts  » .

    Les convicts ne sont pas de grands criminels mais de simples délinquants qui encombrent les bateaux-prisons des ports britanniques. Ils sont parfois seulement coupables d’avoir volé une miche de pain!!!. C’est que la loi anglaise de cette époque est très sévère et punit de prison le moindre larcin et de pendaison ne serait-ce que le vol de quarante shillings !

Une colonie pénitentiaire :

La Première Flotte,  Sidney, 1788Le 13 mai 1787, un premier convoi de onze navires appareillent de Portsmouth, en Angleterre, sous le commandement du capitaine Arthur Phillip. À bord, 191 matelots, 19 officiers accompagnés de leurs familles, mais aussi 717 convicts. Parmi ces derniers, 180 femmes.

   Malgré  ses requêtes, le capitaine n’a pu emmener aucun fermier expérimenté susceptible d’encadrer les convicts dans les futures colonies agricoles.

   Au bout de huit mois, après avoir fait escale à Rio de Janeiro, contourné l’Afrique par Le Cap et déploré la perte d’une trentaine d’hommes, les navires s’approchent des côtes orientales de l’Australie.

  Ils arrivent à Botany Bay, un site remarquable pour sa flore. Puis ils remontent la côte jusqu’à une anse propice à l’agriculture. C’est là qu’ils accostent enfin le 26 janvier 1788. L’endroit est aussitôt baptisé Port Jackson. Il s’y élève aujourd’hui la ville de Sydney.

    Les premières années sont très dures et la famine menace à plusieurs reprises la petite colonie. Le capitaine Phillip confie des responsabilités aux convicts pour suppléer aux défaillances des soldats. Mais il ne craint pas non plus de faire fouetter ou pendre les fortes têtes et les rebelles

     Homme de conviction, il a exprimé son projet en quittant l’Angleterre :  » Dans ce nouveau pays, il n’y aura pas d’esclavage et par conséquent pas d’esclaves  » . C’est de la sorte sur des bases très égalitaires que se consolide la nouvelle colonie. Elle va perdurer après le retour en Angleterre du capitaine, en 1792.

  Pas moins de 162 000 convicts vont être expédiés à Sidney de 1788 au milieu du XIXe siècle.

 Ces colons d’un genre particulier, une fois leur peine accomplie, font souche sur place. Ils forment l’ossature du peuplement européen de l’Australie et repoussent vers l’intérieur désertique les 500 000 à 3 millions d’Aborigènes présents sur l’île depuis des temps immémoriaux.

Port-Jackson et les bateaux de la 1ère Flotte, dessin d'un convict

Une société égalitaire……….

Les Australiens actuels ont hérité des convicts une relative nonchalance, un caractère frondeur et revendicatif et un certain goût pour l’indépendance.

La vie sociale est en Australie moins encadrée que dans la Nouvelle-Angleterre puritaine. Mais la passion originelle pour l’égalité et l’absence de hiérarchie sociale héritées de la First Fleet demeurent une constante de la société australienne.

L’invention d’un nouvel art de vivre :

Sur une superficie de 7,7 millions de km2, très largement désertique ou  » subdésertique  », à l’exception du Sud-Est et de l’île de Tasmanie, l’Australie compte en 2018 près de 25 millions d’habitants, dont quelques centaines de milliers d’Aborigènes et de nombreux immigrants d’origine asiatique venus dans les dernières décennies s’ajouter aux habitants d’origine britannique.

   Les Australiens bénéficient d’un niveau de vie parmi les plus élevés du monde, avec une qualité de vie remarquable, qui bénéficie d’un climat sec, d’une très faible densité, de plusieurs centaines de parcs naturels et d’un littoral océanique propice aux loisirs en tous genres.

Le drapeau australienAncien  » dominion  » britannique, l’Australie fait aujourd’hui partie du Commonwealth et reconnaît le souverain anglais comme chef de l’État (avec des fonctions purement symboliques). Le pays a un régime parlementaire avec un Premier ministre à la tête de l’exécutif. C’est une fédération divisée en six États : Australie-méridionale (capitale : Adélaïde), Australie-occidentale (cap. : Perth), Nouvelle-Galles du Sud (cap. : Sydney), Queensland (cap. : Brisbane), Victoria (cap. : Melbourne), Tasmanie (cap. : Hobart). Depuis le 9 mai 1927, le gouvernement est installé à Canberra (400 000 habitants). Cette capitale administrative est située à 150 km de la côte sud-est et à 300 km de la principale ville, Sydney.

   Sydney qui rassemble le quart de la population australienne. C’est une agglomération verdoyante, piquetée de parcs naturels, qui s’étire le long de la côte, de crique en crique. Elle est divisée en plus de 650 quartiers qui sont autant d’unités urbaines autonomes. Cette structure urbaine en grappe, qui se prête à la marche à pied, marque la différence avec les métropoles nord-américaines.

    Sydney est aussi une ville connue pour son activité culturelle, que symbolise la silhouette célèbre de son opéra, près de Harbour Bridge, pont à une arche, et des Rocks, le centre historique de la ville.

L'Opéra de Sydney, construit de 1958 à 1973 sur un plan de l'architecte danois Jørn Utzon (DR)

 

F.Jagger …..?


 

  Mis à l’honneur par le film “Une vie cachée” de Terrence Malick, Franz Jägerstätter est un objecteur de conscience qui s’est illustré au cours de la Seconde Guerre mondiale.

     Fermement opposé au régime nazi, cet agriculteur autrichien a, en effet, constamment refusé de servir le régime hitlérien, jusqu’à y laisser héroïquement sa vie.

Un homme de conviction :

   Né dans le village de St. Ragegund (Haute-Autriche), en 1907, Franz Jägerstätter est le fils d’une mère célibataire qui travaillait dans une modeste ferme.

  Arrivé à l’âge adulte, le jeune homme ( également devenu fermier  )est plutôt impulsif et mène une vie sentimentale quelque peu dissolue.

     Ainsi, en 1933, Franz devient le père d’une fille illégitime, avant de finalement rencontrer son âme sœur, deux ans plus tard : une dénommée Franziska qui bouleverse complètement son rapport au monde.

   En effet, c’est aux côtés de sa nouvelle épouse que Franz Jägerstätter se convertit véritablement au catholicisme, pour commencer à mener une vie pieuse marquée par les enseignements du Christ.

   Devenu père de trois autres filles, le jeune autrichien s’engage également dans l’église de son village, en tant que sacristain.

Sacrifice et béatification

     Alors qu’il mène une vie paisible, habitée par la foi chrétienne, Franz Jägerstätter voit sa vie basculer avec la montée du nazisme en Allemagne.

   Arrivé au pouvoir chez le puissant voisin, l’Autrichien Hitler organise, en effet, un simulacre de vote pour valider l’Anschluss (le rattachement de l’Autriche à l’Allemagne nazie) en 1938.

   Malgré la terreur qui habite la communauté paysanne de son village (le  »oui  » l’emporte à 100%), le fervent catholique est le seul à désapprouver le projet hitlérien, en mettant un bulletin “non” dans l’urne.

   Cet événement est le point de départ du chemin de croix mené par celui qui deviendra le principal objecteur de conscience du pays.

      En effet, après avoir été appelé pour effectuer son service militaire, Franz Jägerstätter résiste à servir sous les drapeaux, en précisant qu’il ne pouvait honorer  »Hitler et Jésus à la fois ».

   Refusant d’effectuer le salut nazi, il est emprisonné puis torturé, et ce, en dépit du sentiment de respect qu’il provoque chez ses supérieurs, béats devant une telle force de conviction.

   Profondément  »  jusqu’au-boutiste  » , le fermier autrichien refuse même de travailler dans un hôpital, l’allégeance au parti nazi étant un prérequis pour une occuper une telle fonction.

   Finalement jugé le 6 juillet 1943, au cours d’un procès expéditif, il est condamné à mort pour avoir “sapé le moral des troupes” (il s’agit du délit de “Wehrkraftzersetzung”).
   Stoïque jusque dans ses dernières heures, il est décapité le 9 août 1943.

    Bien qu’ayant honoré le credo chrétien par sa moralité et sa résilience, il faudra attendre juin 2007 pour que l’Église procède à une béatification. Depuis cette date, Franz Jägerstätter est officiellement un martyr chrétien.

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Extraits du film  » une vie cachée  » :

Il y a environ 67 ans ….


13 janvier 1953 :

Le  » complot des blouses blanches  » ?

    Le 13 janvier 1953 éclatait à Moscou l’affaire des  »médecins empoisonneurs  » . Un article de la Pravda accuse ces médecins ( tous juifs ) de préparer des assassinats médicaux à l’instigation d’une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont très vite  inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !

   Selon sa tactique habituelle, le dictateur Staline photoprévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms ( Pogrom ? = Attaque accompagnée de pillage et de meurtres perpétrée contre une communauté juive dans l’Empire russe pogrom ) dans le pays, enfin, à l’appel  » spontané  »  de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un  » asile  » dans les régions orientales du pays !

   L’appel est déjà prêt, ainsi que l’explique l’historien Léon Poliakov Poliakov quand la mort surprend le  » petit père des peuples  »  ( Staline ) et l’empêche de mener à bien son dernier  » exploit  »…

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    Le , Staline déclare au Politburo :

   ( le Politburo,  était le premier conseil du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique qui définissait sa ligne directrice, et déterminait les politiques suivies par l’URSS. Fondé en 1917 au moment de la révolution d’Octobre en tant qu’organe de direction des Bolcheviks, il est refondé en mars 1919 lors du huitième congrès du parti.)

    Staline déclare :  » Tout sioniste est l’agent du service de renseignement américain. Les nationalistes juifs pensent que leur nation a été sauvée par les États-Unis, là où ils peuvent y devenir riches, bourgeois. Ils pensent qu’ils ont une dette envers les Américains. Or parmi mes médecins, il y a beaucoup de sionistes. »

   Semion Ignatiev Igniatev , qui venait d’être nommé  ministre de la Sécurité de l’État, est chargé de mettre en œuvre les accusations et d’obtenir des aveux.

     L’  » affaire  » éclate publiquement le , lorsque la Pravda publie un long article intitulé  » Sous le masque des médecins universitaires, des espions tueurs et vicieux  ». Cet article, inspiré d’une dépêche de l’agence soviétique TASS dénonce un  » complot de bourgeois sionistes  », organisé par « l’organisation juive internationale bourgeoise-nationaliste » : le Congrès juif mondial, qui, à en croire ce journal officiel du Parti communiste de l’Union soviétique, serait financée par la CIA.

    Un groupe de neuf médecins, dont six sont juifs , ayant soigné des membres du Parti communiste de l’Union soviétique auraient empoisonné Andreï JdanovJdanov (mort en 1948) et Alexandre Chtcherbakov Shcherbakov(mort en 1945).

    Ces médecins étaient, au moment de leur arrestation, sur le point d’assassiner d’importantes personnalités soviétiques, telles Ivan Koniev, Alexandre Vassilievski ou Leonid Govorov. Une femme médecin, Lidia Timachouk, est décorée de l’ordre de Lénine pour avoir dénoncé le groupe.

 

 

Commerce  » sanglant  » …..


    narrée avec une  » pointe  » d’humour 

  Tim Burton a pu s’inspirer d’une légende médiévale pour son film « Sweeney Todd » ? Sweeney Todd, c’est le barbier (Johnny Depp) qui découpe ses clients pour offrir de la bonne chair fraîche à sa femme (Helena Bonham Carter), lui permettant ainsi de faire les meilleures tourtes de Londres. Cette histoire prend racine autour de la légende d’un barbier et d’un pâtissier célèbres de l’île de la Cité au XIVe siècle.

Extrait du film ? 

 

Un commerce florissant :
   En 1387, à Paris, celui qui  veut manger les meilleures tourtes de la ville, il lui faut se rendre à l’angle de la rue des Marmousets Rue marmousets et de la rue des Deux-Hermites, dans une petite pâtisserie qui ne paie pas de mine.      La réputation de l’artisan n’est plus à faire. C’est bon, c’est même excellent, et il faut venir bien tôt le matin pour pouvoir espérer manger une tourte tourte à midi. Avec  »un verre de pinard  » vin, ça passe nickel ! On raconte que même le roi Charles VI en est très friand. La bonne nouvelle ! Ça ne fait qu’augmenter les ventes. Eh oui, du moment qu’un membre de la famille royale apprécie quelque chose, la cour se rue dessus, et le menu peuple tente de suivre.

    D’ailleurs, deux chanoines chanoinedu chapitre de Notre-Dame se décident un jour à aller acheter deux de ces célèbres tourtes. C’est pas tellement respectueux des règles, mais bon, y’a pas de mal à se faire du bien, ils iront se confesser  lol .
  La disparition de Gunthar  : (rassurez-vous, on le retrouve)  Parfois, nommé Alaric
   De bon matin, les deux hommes se retrouvent face à la devanture, mais ils ne sont pas seuls. Il y a un chien qui aboie. Genre  » pas qu’un peu  ». Il est vraiment méchant et aboie, grogne et pleure depuis des heures. Le voisin barbier lui jette des pierres pour le faire fuir, et le pâtissier a bien essayé de le chasser avec un bâton.      En vain. Les chanoines tentent bien de le calmer en lui donnant un morceau de pain, mais rien n’y fait. Aussi, Frère Martin semble-il reconnaître l’animal. C’est celui d’un jeune homme qu’ils accueillent depuis plusieurs mois, Gunthar. Un  » mec  » à l’accent germanique, pas méchant pour un sou. Les moines vont hâter le pas afin de retrouver Gunthar et lui demander de récupérer son chien, qu’ils pensent tous possédé. Arrivés à Notre-Dame, pas de Gunthar. À midi, toujours pas. En fin d’après-midi personne. Début de soirée non plus. Les deux compères décident alors de partir à sa recherche.
  En passant dans la rue des Marmousets, le chien est toujours là, il couine, il geint, bref, il  » emmerde  » tout le monde. Frère Martin s’arrête lui donner une caresse et aperçoit une lumière dans la pâtisserie. Quelqu’un a dû oublier d’éteindre la cave.    Il frappe à la porte. Personne ne répond. Et puis il entre.  Dans un climat pareil de chien qui hurle, de mec qui disparaît subitement et en pleine nuit dans une petite rue au XIVe siècle,  la majorité des gens serait  rentrée chez eux. Direct. Mais à chacun sa dose de témérité.

   Martin entre et soulève une petite trappe qui mène au sous-sol. Oups !. Il tombe nez à nez avec le pâtissier et le barbier d’à côté. Couverts de sang. Il sont en train de dépecer une carcasse. Une carcasse humaine. L’horreur. Ni une ni deux, le courage disparaît et les frères  »se cassent rapidos » se mettre à l’abri. Ils interpellent ensuite une patrouille de guet. Le barbier et le pâtissier vont être arrêtés et vont être jugés. Enfin jugés, c’est vite dit. Ils sont coupables, alors ça va vite. Faut pas chipoter. On les met dans des cages en fer, et on les brûle sur la place de Grève (l’actuelle place de l’Hôtel de ville). Oui oui, on leur met le feu.
Le duo de choc :

    Les deux voisins avaient trouvé une bonne combine, le barbier (à forte tendance  » serial killer  » ) sélectionnait un de ses clients de passage, le rasait de près, encaissait son argent. Et puis… Il l’égorgeait dans sa cave. Ensuite, les deux  » copains  » s’organisaient des  » petites soirées découpage de chair fraîche  » et le pâtissier pouvait faire les meilleures tourtes de la ville. Faut dire que la viande était bien tendre. C’est une chanson populaire qui a rendu l’histoire si célèbre :

  « Et rue des  » Deux-ermites  »,

   proche des Marmousets,

 fut deux âmes maudites,

par leurs affreux forfaits,

l’un barbier sanguinaire,

pâtissier téméraire,

découverts par un chien,

faisant manger au monde,

par cruauté féconde,

de la chair de chrétien. »
  Depuis la fermeture des deux commerces, le quartier est plus tranquille mais on mange moins bien à Paris…lol

  Si lors d’une promenade sur l’île de la cité, vous cherchez à retrouver le lieu du crime, il vous faudra aller  » rue Chanoinesse  » . Au XIXe siècle, Haussmann a fait  » sauter  » la rue des Marmousets, trop étroite, trop insalubre.? Trop de mauvais souvenirs peut-être???

C’était il y a……


Cent ans :

   Le 12 janvier 1920 :

Naufrage du paquebot  » Afrique  » , le  » Titanic français  »

    Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1920 , le paquebot  » Afrique  »  sombrait au large des côtes françaises . Sur les 602 personnes à bord , 568 périrent noyées , et 34 ont survécu au naufrage …( Le navire assurait la liaison entre Bordeaux et Dakar au Sénégal ) ….Parmi les victimes , il y avait environ 200 tirailleurs sénégalais

paquebot-afrique (1) ( Le paquebot Afrique . Carte postale des années 1910 )

  Le paquebot entreprenait son 58ème voyage à destination des comptoirs coloniaux français en Afrique . Mais , alors que les lumières des côtes françaises sont encore visibles ,le navire est pris dans une tempête et submergé par les vagues . Privés d’électricité , ses moteurs à l’arrêt , le bateau avec ses 500 tonnes de marchandises et surtout 600 passagers ! Au large de la Vendée

  La catastrophe ne fut évoquée que sommairement dans le journaux  et passa ainsi relativement inaperçu , malgré le lourd bilan humain ….

   Par exemple : Le  » Journal des débats politiques et littéraires  » écrit :  » L’Afrique , qui avait quitté Bordeaux vendredi soir , essuya une violente tempête dans le golfe de Gascogne . Au large de la Coubre , une voie d’eau se déclara . Les foyers des machines furent noyés  et les cabines de première classe inondées . Le  » Ceylan  » se porta le samedi au secours de  » l’Afrique  » , mais l’état de la mer ne permettant ni remorquage , ni transbordement , les commandant des deux navires décidèrent de fuir la tempête qui devenait de plus en plus forte  ( les bateaux se dirigèrent vers le nord ) .  » Ainsi , ils arrivèrent à l’ouest du plateau des  » Roches – Bonnes  » . C’est contre ce massif rocheux que l’Afrique , dont le gouvernail n’obéissait plus , vint  » toucher  » et donner de la bande vers 3 heures du matin . Heure à laquelle le commandant de l’Afrique envoya , utilisant le télégraphe sans fil  ce dernier message :  » Je coule . Suis exactement entre les  » roches des Barges  » , le  » banc des Roches – Bonnes et les Baleines , à la pointe de l’île de Ré  »  

   Un navire , le  » Ceylan  » louvoya dans le triangle indiqué … et ,au levé du jour , rencontra diverse épaves et put recueillir des naufragés regroupés sur des radeaux …D’autres remorqueurs à vapeur , venus des côtes françaises aidèrent le Ceylan dans sa tâche de sauvetage . Mais la tempête était si violente que l’un des remorqueurs (  » l ‘ Hippopotame  » ) renonça , rebroussa chemin . On constata que de nombreux passagers réfugié sur les radeaux furent engloutis par les vagues et d’autres , affolés s’étaient jetés dans la mer  !

naufragés ( Le naufrage du paquebot  Afrique , reconstitué d’après le témoignage d’un rescapé.)
Dessin paru dans  » Le Miroir  » du 25 janvier 1920

  Pendant des semaines, les corps des victimes  s’échouèrent sur les côtes françaises. Certains sont même repêchés dans les filets des chalutiers mais le drame ne suscite pas beaucoup d’émoi et les naufragés restent dans l’anonymat. La faute d’abord à la compagnie maritime qui multiplie les déclarations mensongères à la presse et qui minore le nombre de victimes!

   La faute revient en partie au contexte de l’époque expliquera l’historien Daniel Duhand , auteur d’un film sur le sujet.  » Là, on se trouve après la Première Guerre mondiale. Les gens en ont marre des catastrophes et puis ça tombe juste le weekend des élections présidentielles. Voilà pourquoi c’est tombé un  » petit peu  » dans l’oubli.  »!!!!

 

  Une très longue procédure judiciaire va opposer les familles des victimes à la compagnie maritime des chargeurs réunis. Et finalement, après douze années de guérilla, les demandes d’indemnisation des familles sont refusées ! La catastrophe et les disparus tombent définitivement dans l’oubli et aucune enquête ne fera la lumière sur les causes de l’accident.

   Mais 100 ans plus tard, Luc Corlouër, dont le grand-cousin était maître d’équipage sur le navire, a son idée sur la question.  » On sait qu’il y a un moteur qui a été noyé et donc le bateau s’est arrêté. On sait que la mer était démontée. On sait que le navire n’était pas dans un état formidable. Donc la conjonction de ces évènements à conduit à la catastrophe, à la tragédie.  »

   Cent ans après le drame, l’épave du paquebot gît toujours par 40 mètres de fond. La plupart des victimes reposent dans les cimetières de l’île de Ré, la terre la plus proche des lieux du naufrage….

  

 

 

Voltaire….


Tout le monde connait ce nom , cet homme : Voltaire

Comme étant :………..Mais…?!

Philosophe, auteur dramatique, poète, historien et polémiste hors pair, l’homme incarne « l’esprit français » de l’époque. Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, voit le jour le 21 novembre 1694, à Paris et décède le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.. Il est le dernier fils d’un notaire parisien. Le jeune garçon va au collège des Jésuites Louis-le-Grand et fait de brillantes études de rhétorique et philosophie. Il se destine à une carrière littéraire, contre la volonté de son père qui pense qu’il ne pourra pas vivre de ses écrits. Il fréquente les salons littéraires et la haute société parisienne. C’est en 1717 qu’il prend le nom de Voltaire, une anagramme de son nom : AROVET LJ (Le Jeune), le U et V, J et I se confondaient à cette époque. Son talent d’écriture lui permit de parcourir presque tous les genres : la comédie, la tragédie, le pamphlet, le journalisme, le conte philosophique (Candide ou Zadig), l’ouvrage historique, le discours, la critique littéraire…
Voltaire à la Bastille
   Accusé à tort d’avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d’Orléans, il est emprisonné à la Bastille en 1717. Il y reste onze mois et met à profit ce temps pour écrire sa première pièce, « Œdipe ». Cette dernière, jouée quelques mois après sa sortie de prison, rencontre un petit succès. En 1726, Voltaire est à nouveau envoyé à la Bastille suite à une altercation avec le Chevalier de Rohan. Il est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Il quitte la France et s’installe outre-Manche. Là-bas, il découvre les théories d’Isaac Newton et la philosophie de John Locke qui l’influencent fortement. Voltaire est marqué par la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais. Il forme le vœu de tout faire pour réformer la société française au niveau social et judiciaire. De retour à Paris en 1729, il fait jouer ses deux tragédies Brutus (1730) et Zaïre (1732), qui connaissent un grand succès.

  Les œuvres de Voltaire :
    À quarante ans, Voltaire connaît un prestige considérable, il est fortuné grâce à l’amitié de banquiers qui lui ont appris à investir et à spéculer. Cette assise financière lui permet de pouvoir quitter la France du jour au lendemain, au cas où ses écrits sont condamnés. Dans ceux-ci, Voltaire utilise l’humour et l’ironie pour dénoncer le pouvoir du roi, de l’Eglise et des juges et pour critiquer les abus sociaux. En 1734, il est contraint de quitter la capitale suite à la publication sans autorisation des « Lettres philosophiques ». Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale. Il se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. Leur liaison dure quinze années. Tout au long de sa vie, à cause de la censure, Voltaire publie des dizaines d’écrits de façon anonyme.

   Le philosophe s’intéresse aussi aux sciences. Il concourt pour un prix de l’Académie des sciences et, en 1738, s’emploie à vulgariser les « Éléments de la philosophie » de Newton. Voltaire, qui cherchait ardemment à entrer à l’Académie française, y est élu en 1746. Il quitte la demeure de Mme du Châtelet et retourne à Paris où il mène une vie de courtisan. Les intrigues de la Cour lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de « Zadig ». Mais son ironie mordante et son imprudence lui valent d’être disgracié. En 1750, Voltaire se rend à Berlin. Il y reste trois ans au cours desquels le roi Frédéric II lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et le philosophe sont restés célèbres. Une querelle avec Maupertuis (président de l’Académie de Berlin) le pousse à quitter la cour et à s’installer en Suisse avec sa maîtresse Mme Denis. Il est alors âgé de soixante ans. Il emménage en 1755 aux « Délices » à côté de Genève, et y invite ses amis (académiciens, savants, comédiens, ambassadeurs…).

 Candide de Voltaire
   Par sa riche correspondance (plus de 6 000 lettres), Voltaire continue d’être en relation avec de nombreuses personnes influentes en France et en Europe. Il a également de nombreux ennemis comme Jean-Jacques Rousseau. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ». Rééditée vingt fois du vivant de Voltaire, Candide est l’un des plus grands succès de la littérature française. Cette œuvre s’inscrit dans le mouvement littéraire et philosophique des Lumières, traitant des sujets tels que le bonheur, le fatalisme, la tolérance, la connaissance, la liberté. Voltaire use de beaucoup d’ironie dans cette œuvre, jusque dans son titre : il s’agit d’une prétendue traduction d’écrits du « docteur Ralph » qui n’est autre que Voltaire lui-même.
Voltaire au Panthéon
   Les combats de Voltaire contre les restrictions de la liberté individuelle lui confèrent une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778, le peuple de la capitale lui réserve un accueil chaleureux et le porte en triomphe pour aller assister à la sixième représentation de sa dernière pièce « Irène ». En avril de cette même année, il devient franc-maçon. Voltaire meurt le 30 mai 1778 à Paris. Le curé de Saint-Sulpice refusant de l’inhumer, il est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu. Ses cendres furent transférées au Panthéon le 11 juillet 1791, après une grande cérémonie sans la participation du clergé. Les œuvres de Voltaire dénoncent la guerre, l’intolérance religieuse, l’injustice politique et sociale qui régnaient au XVIIIe siècle. On sent y souffler le vent annonciateur de la Révolution française de 1789.

Voltaire : dates clés
   21 novembre 1694 : Naissance de Voltaire
François-Marie Arouet alias Voltaire est le dernier fils d’un notaire parisien. Après le collège des Jésuites Louis-le-Grand, il fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie. Le jeune homme choisit rapidement à une carrière littéraire.
  16 mai 1717 : Voltaire embastillé
Francois-Marie Arouet, 23 ans, dont les écrits satiriques s’en prennent à la vie intime de Philippe d’Orléans, est envoyé à la Bastille pour outrage au Régent. Il y restera 11 mois. Il y entreprendra l’écriture de « Œdipe » et prendra le pseudonyme de Voltaire. A sa sortie le succès de sa tragédie marquera le début de sa reconnaissance littéraire.
   1726 : Deuxième séjour à la Bastille
Lors d’une dispute avec le chevalier de Rohan-Chabot, Voltaire a ce mot d’esprit :  » Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre « . Pour éviter un duel entre les deux hommes, la puissante famille du chevalier le fait emprisonner sur une lettre de cachet. Voltaire est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Outre-Manche, il découvre la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais et se fixe comme but de tout faire pour réformer de la société française au niveau social et judiciaire.
   1734 : Ses écrits provocateurs le poussent à fuir
Voltaire fait publier les « Lettres philosophiques » en 1734. Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale et est condamnée par la censure. Le philosophe s’enfuit de Paris et se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. A cause de cette censure, Voltaire publiera des dizaines d’écrits de façon anonyme.
  1747 : La vie de courtisan
Grâce à diverses amitiés, Voltaire est invité à Versailles. Il devient courtisan et découvre les intrigues de la Cour de Louis XV. Ces dernières lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de Zadig. Mais son ironie mordante lui vaudra d’être disgracié. Il lui faut alors trouver un autre protecteur.
   1750 : A la cour de Frédéric II
En 1750, Voltaire accepte l’invitation du roi de Prusse Frédéric II. Il reste trois ans à Berlin, durant lesquels le roi lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et l’homme de lettres sont restés célèbres. C’est à cette époque qu’il écrit « le Siècle de Louis XIV » (1752) et le conte philosophique « Micromégas ». Une querelle avec Maupertuis le contraint à quitter la cour et à s’installer en Suisse. Il est alors âgé de soixante ans. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ».
   9 mars 1765 : Réhabilitation de Jean Calas
   Trois ans exactement après son procès, la famille Calas, soutenue par Voltaire, obtient la réhabilitation de Jean. Soupçonné d’avoir tué son fils, le protestant Jean Calas avait été supplicié et mis à mort sur fond d’intolérance religieuse. Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire avait publié en 1763 l’ouvrage « Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas » tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué.
   juillet 1766 : Le Chevalier de la Barre est exécuté
   Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le « Dictionnaire philosophique » de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.
   1778 : A la veille de sa mort, Voltaire jouit d’une grande popularité
    Par ses combats contre toute restriction de la liberté individuelle, Voltaire a acquis une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778 et assiste à la représentation de sa dernière tragédie, « Irène », le peuple de la capitale l’acclame. Le grand défenseur de la tolérance et la justice s’éteint le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.
   11 juillet 1791 : Voltaire au Panthéon
    Treize ans après sa mort (30 mai 1778), la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège composé d’acteurs, d’ouvriers, de membres de l’Assemblée nationale, de magistrats, etc. Le clergé ne participe pas à la cérémonie. Après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la révolution survenue deux ans auparavant, le cercueil de Voltaire est conduit au Panthéon. L’épitaphe porte ces mots: « Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui apprit à être libre. »

   J’écrivais  » mais  » au début de ce billet  car , j’ai lu quelque chose qu’on peut pour le moins qualifié d’incompatible avec ce qu’on sait  » officiellement  » de lui

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  Peut -on être l’un des plus grands esprits de son temps et pourtant énoncer des  » certitudes  » racistes qui seraient inacceptable de no jours ?  Tout à fait , Voltaire ( si ce que j’ai lu est vrai ) en est la preuve : Cette  » lumière  » avec semble – t – il des  » zones d’ombre  » comme quand il écrit :  » Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres ,comme les Nègres le sont aux singes , et comme les singes le sont aux huîtres  » !!!!!! ( si c’est vrai ,  » on s’est bien gardé de nous l’enseigner en cours de français /philo !)

 

 

çà s’est passé le 2 janvier 1812


Il y a environ 208 ans :
  Une  » médaille en sucre  » pour Delessert  !Delessert sucreBenjamin Delessert et Napoléon 1er (gravure d’époque)Le 2 janvier 1812, Napoléon Ier rend visite à Benjamin Delessert.

   Dans sa fabrique de Passy, près de Paris, cet homme d’affaires de 39 ans, avisé mais aussi philanthrope, s’est lancé dans la production de sucre à partir de betteraves, sur la base d’un procédé révolutionnaire.

    Devant les ouvriers et son ministre de l’Intérieur Montalivet, l’empereur, séduit, épingle sur le champ sa propre croix de la Légion d’honneur sur la poitrine de l’entrepreneur !!

   Benjamin Delessert recevra plus tard le titre de baron d’Empire. C’est que son procédé a un intérêt stratégique.?

   L’empereur y voit la perspective de remplacer le sucre de canne, qui n’arrive plus en France du fait de la guerre maritime avec les Anglais, de l’indépendance d’Haïti, principal producteur mondial, et du Blocus continental (interdiction de tout commerce avec les Anglais).
Betterave et canne à sucre
     Depuis des temps immémoriaux, les Européens s’approvisionnaient en sucre de canne canne à sucre auprès des planteurs orientaux puis des planteurs américains. Le sucre, prisé des familles bourgeoises, était cher, voire luxueux

    Très tôt, on a cherché à le produire à partir de végétaux plus accessibles que la canne, à commencer par la betterave. Originaire du Moyen-Orient, celle-ci est cultivée depuis 2500 ans. Ses feuilles servent à l’alimentation du bétail et, de ses racines, on a longtemps extrait un miel végétal. Dès 1575, le grand agronome Olivier de Serres remarque sa forte teneur en sucre (jusqu’à 7%).

    En 1747, un chimiste prussien, Andreas Sigismund Marggraf, réussit à en tirer du sucre cristallisé, à raison d’une once un quart de sucre pour une livre et demie de betterave. En 1786, à l’instigation du roi Frédéric II, un pharmacien d’origine huguenote, Charles-François Achard, construit la première sucrerie à betterave à Kürnen-sur-Oder, en Silésie. Elle traite 70 kilos de betterave par jour selon le procédé de Marggraf. Mais l’entreprise tourne court.!

   Quand Napoléon éprouve la nécessité de remplacer le sucre des Antilles, les scientifiques français lui déconseillent le sucre de betterave. Le célèbre Parmentier recommande le sucre de raisin. Mais l’empereur n’en offre pas moins cent mille arpents de terre à qui voudra cultiver la betterave . 32 000 hectares sont ensemencés dès 1811 !

    Il subventionne par ailleurs les recherches des industriels à hauteur d’un million de francs. Il veut aller vite : un décret du 25 mars 1811 interdit purement et simplement le sucre de canne à partir du 11 janvier 1813. Son obstination est récompensée quand Benjamin Delessert réussit à industrialiser le procédé de Marggraf avec le concours d’un pharmacien de l’Académie des Sciences, Nicolas Deyeux.

     Constatant  cette réussite, Napoléon Ier délivre 500 licences pour la fabrication du sucre de betterave. Un décret du 15 janvier 1812 décide de la création de cinq fabriques impériales de sucre et du triplement de la surface des terres semées en betteraves. Cet activisme ne sauvera pas l’Empire de la déconfiture, d’autant qu‘il se heurtera à la résistance des planteurs antillais. En 1814, la production de ce substitut au sucre de canne n’est encore que de 4 000 tonnes.

   Soutenus par une intense recherche agronomique, les betteraviers finissent par l’emporter et leur sucre ne tarde pas à concurrencer avec succès la canne à sucre. En moins d’un siècle, le prix courant du sucre sera divisé par… 200 (de 15 francs à 7 centimes le kilo).betteravebetteraves récolte

Usine fabrication sucre de betteraves vidéo :