10 animaux qui disparaîtront…


….. avant que nos enfants ne grandissent….

     Nous vivons dans un monde vaste et complexe, où de nouvelles espèces sont découvertes pratiquement à chaque instant. Pourtant, alors même que ces créatures passionnantes sont découvertes, l’augmentation de la population humaine, le changement climatique, la destruction de l’habitat, la chasse et la surexploitation de la faune signifient qu’un nombre incalculable d’animaux sont actuellement poussés au bord de l’extinction.

   Les scientifiques ont estimé qu’au cours de l’histoire de la Terre, entre 1 et 4 milliards d’espèces ont existé.

     Le taux d’extinction naturel  » AKA  » décrit la vitesse à laquelle les plantes, les mammifères, les oiseaux et les insectes mourraient si les humains n’étaient pas sur la photo. On estime qu’aujourd’hui les espèces disparaissent à près de 1 000 fois le rythme naturel , ce qui signifie que nous perdons environ 150 à 200 espèces chaque jour.

    Choisir des animaux susceptibles de disparaître avant que nos enfants aient la possibilité de les voir était une tâche ardue.

    En n’en sélectionnant que 10,  confrontés à des circonstances déprimantes similaires , sont laissés de côté. Mais des millions d’autres espèces, dont beaucoup ne sont pas connues de la science , risquent également de périr dans les prochaines décennies……

 

1) orang-outan de Sumatra…..

    Statut: En danger critique d’extinction. La population des orangs-outans de Sumatra a diminué de plus de 80% au cours des 75 dernières années.

2) Ours polaire……

les animaux qui disparaîtront

   Vulnérable. Le changement climatique, la perte d’habitat et le développement pétrolier ont contribué à leur déclin. Certains experts estiment que les ours polaires auront disparu d’ici 100 ans.

   3 ) Red Wolf ( loup rouge )……

les animaux qui disparaîtront

     En danger critique d’extinction. Il y a trente ans, les 17 derniers loups rouges restants ont été placés en captivité pour assurer leur survie. Aujourd’hui, leur nombre est passé à environ 100, mais fait toujours face à des menaces de déforestation.

4) Le tigre de Sibérie …..

les animaux qui disparaîtront

   En danger critique d’extinction. Les tigres de Sibérie sont les plus grands  » chats  » du monde. On estime que 400 à 500 vivent à l’état sauvage.

5 ) Sifaka……

animaux qui disparaîtront Sifiyaka


    Vulnérable. Les sifakas sont un genre de la famille des lémuriens. Ils sont menacés par la chasse, la perte d’habitat et les activités de brûlis. En 2008, il y avait environ 250 individus matures.

6 )  Vaquita….

animaux qui disparaîtront vaquita


   En danger critique d’extinction. On estime qu’il ne reste que 100 à 300 vaquitas, une famille de marsouins, dans le monde. Ils vivent dans l’étendue d’eau entre la Basse-Californie et le Mexique.

7 ) Gorille occidental……

animaux qui disparaîtront du gorille occidental


   En danger critique d’extinction. Des niveaux extrêmement élevés de braconnage et de chasse ont diminué la population. D’ici 2046, les experts estiment que la population des gorilles occidentaux sera réduite de plus de 80%.

  8 ). Black Rhino

animaux qui disparaîtront rhinocéros noir


  En danger critique d’extinction. Les rhinocéros sont l’un des plus anciens groupes de mammifères, des fossiles pratiquement vivants. Malheureusement, il n’en reste que 4848 sur Terre.

9 ) Baleine à bosse

animaux qui disparaîtront baleine à bosse


    En voie de disparition. Alors que les baleines à bosse continuent d’être une cible pour l’industrie baleinière, leur nombre est menacé d’extermination. La population actuelle est estimée à environ 18 000 à 20 000 habitants.

  10 )Tortue lutanimaux qui disparaîtront tortue luth


    En voie de disparition. Les plus grandes menaces pour les tortues luth sont la pêche commerciale et la pollution marine. Actuellement, il y a environ 34 000 femelles nichant dans la nature.

Il y a 96 ans………..


    Si un commentaire parait sur ce billet : Je le supprime ( pour l’instant , un problème m’empêche de les bloquer  ) : Ras le bol de n’avoir que quelques  » like  » qui ne veulent rien dire !
     Bientôt, je devrais payer pour me réabonner à W.P : Je ne le ferais certainement pas  , là , je continue car n’ai pas les moyens de  » jeter l’argent par la fenêtre …..
1924 : découverte fortuite du cœur de Voltaire à la Bibliothèque Nationale :
     Lorsque Voltaire meurt en 1778, il se trouve chez son ami le marquis de Villette, qui ordonne alors à un embaumeur d’extraire le cœur du philosophe pour le conserver puis rachète le château de Ferney et y construit une chambre destinée à recevoir le coeur de son ami défunt qu’en réalité il conserve à Paris. Lorsque ses héritiers le « restituent » à la nation, il est transféré en 1864 à la Bibliothèque Impériale où il est oublié pendant plus d’un demi-siècle.

Si Madame de Sévigné était encore de ce monde, combien elle se divertirait de cette histoire du cœur retrouvé de Voltaire ! s’enthousiasme le chroniqueur James de Coquet (1898-1988) dans un article du Figaro paru le 16 février 1924. Elle prendrait aussitôt, poursuit-il, sa plume pour la narrer, par le menu, à sa fille :

     » Je brûle de vous raconter une affaire dont on fait grand bruit à Paris. On vient de découvrir le cœur de Voltaire ; mais ce qu’il y a de piquant, c’est qu’on l’a découvert dans l’endroit même où il devait se trouver : à la Bibliothèque Nationale. Il y était depuis 1864, enseveli sous la poussière, dans une pièce où jamais personne ne pénétrait, et c’est le nouvel administrateur général, M. Roland-Marcel, dont vous avez peut-être entendu dire qu’il était fort actif et très curieux de sa nature, qui l’a découvert par hasard en faisant le tour du propriétaire de son nouveau domaine. Il n’est question que de cela à la Ville j’allais écrire, par habitude : et à la Cour.  »

Chambre du Coeur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d'après nature, au château de Ferney en 1781

   ( Chambre du Cœur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d’après nature, au château de Ferney en 1781)

  Je n’ai pas un mot à changer au début du récit de Mme de Sévigné, écrit James de Coquet, pour cette bonne raison qu’il est de moi et que les choses se sont, en effet, passées ainsi. Depuis 1864, le cœur de Voltaire reposait à la Bibliothèque Nationale. Il serait sans doute exagéré de dire que c’était à l’insu de tous, mais il faut cependant convenir que peu de gens soupçonnaient l’existence, en cet endroit, d’une aussi précieuse relique.

   Si quelque curieux avait demandé à la voir et à s’assurer qu’elle y était toujours, on eût été bien embarrassé pour la lui montrer si le hasard n’avait guidé les pas de M. Roland-Marcel dans un endroit quasi abandonné de la Bibliothèque. Passant par là, il s’arrête devant un Voltaire, de Houdon, à demi caché par des grilles, voile de poussière, et s’étonne de la perfection de cette copie. Ce ne peut être, en effet, qu’une copie puisque l’original est à la Comédie-Française. Il s’informe. On lui apprend que c’est le plâtre original de l’œuvre célèbre de Houdon.

   Il décide aussitôt de la faire transporter dans un endroit accessible au public. Le socle est à côté. Il l’examine et s’aperçoit qu’il porte sur le devant une plaque de métal avec cette inscription : « Cœur de Voltaire. » Le socle s’ouvre en pressant sur un des boutons de la plaque de métal et, à l’intérieur, on découvre un coffret qui doit contenir le fameux cœur. On cherche la clef, mais elle est introuvable ; il ne reste plus qu’à faire prendre l’empreinte de la serrure pour qu’on en exécute une autre. On y travaille actuellement, nous apprend le chroniqueur, et, dès que la clef sera prête, le ministre de l’Instruction publique viendra s’assurer que le cœur est bien en place, puisque là est, aujourd’hui, sa place.

   Mais sans doute est-il bon de rappeler comment la Bibliothèque Nationale est en possession de cet héritage. Lorsque, le 30 mai 1778, Voltaire se fut éteint dans la maison du marquis de Villette qui faisait le coin de la rue de Beaune et du quai qui devait, peu de temps après, porter son nom, l’archevêque de Paris lui refusa la sépulture. C’était le moins qu’il pût lui faire. La famille décida donc de faire embaumer le cœur et alla quérir pour cette opération un sieur Mitouart, apothicaire du voisinage.

    Mitouart, enleva, comme il est d’usage en pareilles circonstances, le cerveau, qui était, paraît-il, si volumineux, et le cœur dont personne ne nous a dit s’il était gros ou petit. Il garda, en souvenir de ce jour, qui était le plus beau de sa carrière, le cerveau et laissa, avec l’autorisation de Mme Denis, la nièce de Voltaire, le cœur au marquis de Villette. Le lendemain, l’abbé Mignot et Dampierre d’Hornoy, le neveu et le petit-neveu du défunt, transportèrent le corps, en carrosse, jusqu’à l’abbaye de Scellières, dont l’abbé Mignot était commendataire, en attendant que fût achevé le caveau de Ferney où Voltaire d’ailleurs ne devait jamais reposer.

Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire
    Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire

À leur retour ils apprennent les dons que leur cohéritière a faits sur la dépouille de leur oncle et protestent énergiquement. Ils ne paraissent point se soucier du cerveau et laissent en repos l’apothicaire. Par contre le cœur, si l’on peut dire, leur tient au cœur et ils le réclament à Villette qui refuse de le rendre, trop heureux d’être voltairien à si bon compte. Ils l’assignent mais l’affaire s’arrange avant les plaidoiries. Villette a offert 230 000 livres (environ 2,6 millions d’euros) pour garder le cœur auquel il fera un mausolée dans sa chambre. Mme Denis, sur le point de se remarier, a mieux à faire que de veiller à la mémoire de son oncle ; Dampierre d’Hornoy a besoin d’argent. Tous deux acceptent une proposition que l’abbé Mignot ratifie.

   Pendant ce temps, Villette a acheté la terre de Ferney, où il installe un musée Voltaire avec le mausolée promis, ce qui lui est une occasion d’immortaliser un vers de son cru qu’il fait inscrire dans ce qu’on appellera par la suite la « chambre du cœur » : Son esprit est partout, mais son cœur est ici.

   D’après les Mémoires secrets, voici ce qu’on voyait dans cette chambre du cœur :  » On y voit une pyramide triangulaire contre laquelle est adossé un autel composé d’un tronçon de colonne cannelée. Cette pyramide est ceinte d’une corniche saillante, soutenue par quatre consoles antiques et porte une urne sépulcrale. Sur l’autel est placé un coussin de velours sur lequel repose un cœur de vermeil symbole de celui qui est à l’intérieur.  »

   À la faveur des bonnes relations que Catherine II ( impératrice de Russie de 1792 à 1796 ) entretenait avec Voltaire, Villette essaye de vendre Ferney à cette .souveraine. Celle-ci n’a cure de ce domaine et se contente de le faire copier pour sa résidence d’été de Tsarskoïe Selo. C’est alors qu’un Anglais le loue. Mais ce n’était point le souvenir de Voltaire qui l’y attirait et il bouleverse tout dans cette maison historique. Cela s’ébruite et l’on raconte que le cœur de Voltaire a disparu.

    En réalité, il n’avait jamais été à Ferney et le marquis de Villette l’avait conservé dans sa maison de la rue de Beaune et du quai des Théatins, qui est, à cette époque déjà, le quai Voltaire. Le 10 juillet 1791, lorsqu’on ramène à Paris la dépouille du philosophe de Ferney pour la déposer dans l’ancienne église Sainte-Geneviève « offerte aux grands hommes par la patrie reconnaissante », le cortège s’arrête pendant une minute devant la maison mortuaire sur laquelle Villette a placardé, comme une enseigne, son fameux alexandrin : « Son esprit est partout, mais son cœur est ici. » Et cette fois il ne ment pas.

    Nous voici en 1864 : Le cœur est passé des mains de Charles de Villette, fils du précédent, entre les mains de ses héritiers qui sont nombreux et que représente Me Léon Duval, avocat. En leur nom, il propose au ministre de l’Instruction publique, qui est Victor Duruy, de restituer à la nation ce cœur sur lequel tant de gens ont des droits. Mais où le mettre ? À la Comédie-Française ? Au Panthéon, où, suivant le mot de Louis XVIII,  » Voltaire dut être si ennuyé d’entendre la, messe tous les jours  » pendant le temps de la Restauration où cet édifice fut rendu à l’exercice du culte ?

     Victor Duruy hésite et, en grand mystère, pense à la Bibliothèque Impériale. Le mystère fut mal gardé. On trouve en effet dans le dossier constitué au sujet du cœur de Voltaire, par M. de Laroncière, conservateur à la Bibliothèque Nationale, cette lettre de l’administrateur général d’alors au ministre :

Coffret en métal doré contenant le coeur de Voltaire et placé dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon
Coffret en métal doré contenant le cœur de Voltaire et placé
dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon

   

     » Il y a quelques jours, Le Figaro annonçait et beaucoup d’autres journaux ont répété d’après lui ce qu’on m’avait confié en grand secret. Ni le Journal officiel ni aucun journal du gouvernement n’a démenti ni confirmé cette décision. J’ai l’honneur de demander à Son Excellence ce que je dois en penser et ce que j’aurais à faire.  »

   Et le prudent administrateur ajoute que si on venait lui confier cette relique, en attendant qu’elle fût officiellement agréée, il se verrait obligé de la refuser,  » dans la crainte de ne pouvoir ensuite contraindre la famille à la reprendre si son offre était repoussée  ».

   Enfin, le 16 décembre 1864, le cœur de Voltaire entre à la Bibliothèque Impériale, avec toutes les pièces certifiant son identité, ainsi qu’en fait foi d’acte passé à cette époque. Est-ce cet administrateur circonspect qui le fit reléguer à l’endroit où l’on vient de le découvrir, après avoir fait exorciser le reste de sa Bibliothèque ? Il est permis de le supposer. Mais on ne saurait lui en vouloir, puisqu’il nous donne aujourd’hui toute la joie d’une découverte que l’on n’aurait dû jamais faire, conclut James de Coquet.

    En 2010, on déplaça la statue pour mener à bien les travaux de la première  phase  du Projet Richelieu. Une odeur forte se fit alors sentir, et on lança aussitôt une enquête sur l’état du cœur du philosophe : la solution alcoolisée avait visiblement fui. Le reliquaire fut pris en charge par le laboratoire de la BNF et l’on procéda à un nouveau traitement de conservation. Le cœur put ensuite réintégrer le socle de la statue, replacée en 2016 dans le salon d’honneur du site Richelieu, où les visiteurs peuvent à nouveau s’émouvoir de sa présence.

Le joueur de flûte de Hamelin


   Vrai ou invention , conte -légende  ?

   Le 26 juin 1284 ( la date est précise ! ), la ville allemande de Hamelin ( Basse -Saxe ) est envahie par les rats ….En échange d’une somme importante , un joueur de flûte propose de dératiser la cité . Etant donnée l’ampleur du désastre , les habitants acceptent son aide …Au son de sa flûte , le musicien entraîne alors tous les rats complètement hypnotisés jusqu’à une rivière ( la Weser ) , où ils se noient en masse …Mais , finalement , il n’est pas récompensé car les habitants n’ont pas tenu leur engagement …..Pour se venger , le joueur de flûte utilise cette dernière pour attirer cette fois les enfants de la ville vers un lieu inconnu …On ne revit jamais les enfants ..( Cette légende a été adaptée par les frères Grimm dans leur conte  » l’attrapeur de rats  » ) .

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   La légende du joueur de flûte de Hamelin, histoire enfantine bien connue, a aussi été immortalisée par le poète anglais Robert Browling. Il faut pardonner aux touristes qui visitent Hameln (son véritable nom en allemand) de croire que ce récit est une réalité historique. En effet, deux maisons du XVIe siècle portent des inscriptions rappelant l’enlèvement des enfants du 26 juin 1284, et la légende est régulièrement présentée dans la ville. Dans une certaine rue, même, la Bungenstrasse (qui serait le chemin emprunté par les petits ensorcelés), aucune musique n’est autorisée de peur de courroucer à nouveau le joueur de flûte. Et, jusqu’au XIXe siècle, deux croix se dressaient sur la montagne pour marqué l’endroit où les enfants disparurent.

   Cependant, selon les témoignages écrits, il y aurait là une certaine confusion. Le plus ancien témoignage, qui remonte à 1450, ne relate que la disparition de 130 enfants. Ce n’est qu’au XVIe siècle que la chronique mentionne le joueur de flûte comme charmeur de rats.Selon des récits plus tardifs du XVIIe la date fatidique serait le 22 juillet 1376.

  Bien que la différence jette le doute sur l’authenticité de l’histoire, le fait même qu’elle soit rapportée avec une telle précision porte à croire que la légende a un fond de vérité.

  Ce n’est , ni la première ni la seule de son genre. Des récits remarquablement similaires se retrouvent dans le folklore de toute l’Europe et du Moyen-Orient. Mais contrairement aux autres contes similaires, celui de Hamelin donne des dates précises, quoique contradictoires.

Au XIVe siècle, un désastre bien pire va s’abattre sur Hamelin. La Mort Noire ( la peste bubonique –) fait rage en Europe dès 1345 et jusqu’à la fin des années 1360.     Elle est apportée par des rats infestés de puce qui meurent par la maladie. Les puces passent alors aux humains, qui meurent à leur tour. C’est un enchaînement semblable à celui de la légende. Ces souvenirs confus de la Mort Noire expliquerait la date la plus tardive de certains témoignages écrits

 

Le joueur de flûte de Hamelin Storyf10( illustration = net )

 

Les paroles :

Un étranger est arrivé un beau soir.

De son pipeau il tirait des sons bizarres.

Ses cheveux longs lui donnaient l’air d’un vagabond.

En ce temps-là, la ville était envahie par tous les rats venus du fonds du pays.

Privés de pain, les habitants mouraient de faim.

Le musicien leur dit : Si vous le voulez, Je peux sur l’heure du fléau vous délivrer.

Pour mille écus le marché fut bientôt conclu.

Devant l’église il joua de son pipeau

Comme un berger pour rassembler le troupeau,

Et de partout les rats sortirent de leurs trous.

On vit les rats qui le suivaient dans les rues.

Chemin faisant, ils étaient cent mille et plus.

Il les mena à la rivière et les noya.

C’est un sorcier!, s’écrièrent les bourgeois.

Tout le village déjà le désignait du doigt.

A coups de pierre et sans argent, ils le chassèrent.

Tout le village dormait paisiblement,

Lorsque soudain on entendit dans le vent

Un doux refrain que les enfants connaissaient bien.

Les p’tits enfants dans leurs chemises de nuit

Cherchaient le vent et le le pipeau dans la nuit.

Ils arrivèrent à la rivière et se noyèrent

 

 

 

Les maisons de Paris  » numérotées  » ………


   Le 4 février 1805 , était institué un  décret : Ce décret  précise que dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la rivière, le numérotage sera exécuté en noir sur un fond d’ocre ; dans les rues parallèles, il le sera en rouge sur le même fond. En outre, ce numérotage sera exécuté à l’huile, et, pour la première fois, à la charge de la commune de Paris.

   Le texte du décret rendu le 15 pluviôse an XIII (4 février 1805), sur le rapport du Ministre de l’intérieur :

Art. 1er. Il sera procédé, dans le délai de trois mois, au numérotage des maisons de Paris, d’après les ordres et instructions du ministre de l’Intérieur.

   2 ) Ce numérotage sera établi par une même suite de numéros pour la même rue, lors même qu’elle dépendrait de plusieurs arrondissements communaux, et par un seul numéro qui sera placé sur la porte principale de l’habitation. Ce numéro pourra être répété sur les autres portes de la même maison, lorsqu’elles s’ouvriront sur la même rue que la porte principale ; dans le cas où elles s’ouvriraient sur une rue différente, elles prendront le numéro de la série appartenant à cette rue.

Numéro conforme à la réglementation de 1805 (chiffre noir sur fond ocre dans une rue perpendiculaire à la Seine)

Numéro conforme à la réglementation de 1805 (chiffre noir
sur fond ocre dans une rue perpendiculaire à la Seine)

3 ) Les rues dites des faubourgs, quoique formant continuation à une rue du même nom, prendront une nouvelle suite de numéros.

   4) La série des numéros sera formée des nombres pairs pour le côté droit de la rue, et des nombres impairs pour le côté gauche.

  5) Le côté droit d’une rue sera déterminé, dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la Seine, par la droite du passant se dirigeant vers la rivière, et dans celles parallèles, par la droite du passant marchant dans le sens du cours de la rivière.

  6 ) Dans les îles, le grand canal de la rivière coulant au nord déterminera seul la position des rues.

  7 ) Le premier numéro de la série, soit paire, soit impaire, commencera, dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la Seine, à l’entrée de la rue prise au point le plus rapproché de la rivière, et, dans les rues parallèles, à l’entrée prise en remontant le cours de la rivière ; de manière que, dans les premières, les nombres croissent en s’éloignant de la rivière, et dans les secondes, en la descendant.

 8 ) Dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la rivière, le numérotage sera exécuté en noir sur un fond d’ocre ; dans les rues parallèles, il le sera en rouge sur le même fond.

  9 )Le numérotage sera exécuté à l’huile, et, pour la première fois, à la charge de la commune de Paris.

 10 )A cet effet, il sera passé, par-devant le préfet du département de la Seine, une adjudication au rabais de l’entreprise du numérotage exécuté à l’huile, à tant par numéro, de grandeur, de forme et couleur déterminées par le cahier des charges.

  11)  L’entretien du numérotage est à la charge des propriétaires ; ils pourront, en conséquence, le faire exécuter à leurs frais, d’une manière plus durable, soit en tôle vernissée, soit en faïence ou terre à poêle émaillée, en se conformant cependant aux autres dispositions du présent décret, sur la couleur des numéros et la hauteur à laquelle ils doivent être placés.

  12) Le ministre de l’Intérieur est chargé de l’exécution du présent décret.

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   Vidéo Paris un peu plus tard :

RAID ?


  Comme chacun sait ,

   Le RAID RAIDest une unité d’élite de la Police nationale. Fondée en 1985 elle lutte sur l’ensemble du territoire contre toutes les formes de criminalité. Basée à Bièvres, elle est composée de   170 personnes (essentiellement des policiers  , mais aussi des médecins et un psychologue).

  Par exemple , c’est  elle qui intervient en cas de prises d’otages ou d’attentats : lors de la prise d’otages à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, au Bataclan ou à Saint-Denis.Raid soldat

  Le nom de  » RAID  »  est  une référence au mot désignant un assaut militaire. Il reçut par la suite, le sens  de: groupe Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion.

  Mais on sait depuis quelques années que ce nom aurait une autre origine: François Rebsamen, travaillant à l’époque avec le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, aurait dit avoir été inspiré par une publicité diffusée très fréquemment à la télévision. Il explique ainsi dans le livre  »En toutes confidences » que:  »La télévision diffusait chaque jour un spot publicitaire pour une bombe anti -moustique : Raid, la bombe qui tue raide tous les insectes ! » Il se serait  dit alors que “Raid” sonne bien, avec un côté martial, et c’est facile à retenir… ( ??? Un peu  » gros  » tout de même )

 

  Mais il lui fallait justifier cette appellation, et en faire un acronyme. Il trouva  »groupe Recherche, assistance, intervention et dissuasion ». Le lendemain, son idée fut validée par le ministre. Voila la véritable origine !??????  

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N.B : Il ne faut pas confondre le RAID et le G I G N.

    Le G I G N GIGN logo(Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) est une unité d’élite de la gendarmerie nationale et non de la Police comme le RAID. Il se compose d’environ 420 militaires spécialisés dans les opérations de contre-terrorisme et de libération d’otages. Il peut intervenir sur tout le territoire français et à l’étranger.

Ce soir : télé pour commencer ..


Film :  » On se retrouvera  »

  A la mort de sa mère, Margot (30 ans), qui n’a jamais connu son père, découvre qu’elle est le fruit d’un viol. A la lecture du journal intime de sa mère, elle apprend que celle-ci avait été violée par quatre jeunes à l’âge de 18 ans. Sa mère s’est toujours tue. Ceux qui ont perpétré leur crime n’ont jamais été ni inquiétés ni retrouvés. Intriguée par le silence de sa mère et révoltée par le fait que cet acte violent soit resté impuni, Margot décide de retrouver la trace des quatre assaillants de sa mère pour comprendre ce qui s’est passé. Peu à peu, se mettant elle-même en danger trente ans après les faits, elle remonte le fil de l’histoire et part sur la trace des coupables.

 

 

Une bicoque.


bicoque

 

     Cette chancelante bicoque bâtie en moellons était revêtue d’une couche de plâtre jauni, […]. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
À une petite distance de la bicoque de Dieu le père, le Pape-Dieu rencontra une troupe folâtre de femmes et de jeunes filles, parées d’étoffes voyantes et bigarrées. — (Paul Lafargue, Pie IX au Paradis – 1890)
   Pendant de longs siècles, la maison resta bien fragile. A peine différente d’une cabane de bois dans les forêts, bicoque de limon très souvent, elle brûlait ou elle fondait pour un rien. — (Octave Guelliot, Villages et maison des Ardennes, dans la Revue de folklore français et de folklore colonial, Librairie Larose, 1937, vol. 8, p. 188)
    Rares et maigres, pauvres et silencieuses étaient les localités traversées et, dans celles-ci, nombreuses étaient les demeures manifestement abandonnées, les bicoques délabrées où tout en fait des ruines.
Ces quelques extraits » rimant » décrivent bien ce qu’est une bicoque , mais d’où vient ce mot ?
Etonnamment , il aurait pour origine une bataille !
Emprunté à l’italien soit par l’intermédiaire du toponyme La Bicocca, où une bataille fut livrée, en 1522, et où les Français furent défaits par les Impériaux ; soit au même mot en tant que nom commun, bicocca ( »petit fort ») en italien et en latin médiéval. Au delà, le mot est d’origine obscure.

illustration bataille bataille la-biocca
Petite ville ou place de peu d’importance et de peu de défense….

La comtesse de Castiglione ?


castiglione.jpg

Pourquoi cette femme fut elle célèbre ?

  Née sous le nom de Virginia Oldoïni, la comtesse de Castiglione est une femme au parcours pour le moins singulier. En plus d’avoir été l’amante de l’empereur des Français Napoléon III, l’aristocrate piémontaise a, au cours de sa vie, développé une grande passion pour la photographie.
   Cette obsession narcissique qui l’a amenée à être la femme la plus photographiée de son époque  ( on compte plus de 400 portraits ) lui a également valu le qualificatif  de  »la plus belle femme de son siècle ».
Une jeune courtisane
  Fille unique du marquis Filippo Oldoïni Rapallini, Virginia Oldoïni naît à Florence (1837) et reçoit une éducation digne de l’aristocratie piémontaise, en apprenant très jeune le français, l’anglais et des disciplines nobles comme la danse et la musique.

   En plus d’être bien éduquée, la jeune italienne s’illustre particulièrement par sa beauté, au point d’être surnommée  »La Perla d’Italia » (La Perle d’Italie) par ses admirateurs.
   C’est ainsi que, très courtisée, la jeune Virginia (alors âgée de 17 ans) épouse le comte Francesco Verasis de Castiglione (dont c’est le deuxième mariage), héritant du même coup du titre de comtesse.
   Après avoir mis au monde un fils (1855), Virginia se lasse néanmoins de sa vie de jeune maman et se met à mener une vie de séductrice, en prenant pour amants des jeunes officiers locaux et ,  finalement , le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II, lui-même.
  Constatant le charme exercé par sa cousine sur la gent masculine, Camillo CavourCavour  ( un homme d’État piémontais, important partisan et acteur de l’unité italienne. Il est considéré, avec Giuseppe Garibaldi, Victor-Emmanuel II et Giuseppe Mazzini, comme l’un des « pères de la patrie » italienne ). propose à la comtesse de travailler pour les intérêts de l’Italie en allant séduire l’empereur Napoléon III, afin d’exercer une influence sur sa politique.
Emballée par la possibilité de jouer un rôle important dans l’histoire, Virginia accepte et arrive à Paris ,en décembre 1855 , accompagnée de son mari et de son fils.
Si Narcisse était une femme !
   Présentée au couple impérial en 1856, la comtesse ne tarde pas à attirer Napoléon III dans ses filets.
  Dés lors maîtresse régulière de l’empereur, elle s’illustre, par ailleurs, par des scandales qui font parler d’elle dans toute l’Europe :
   Non-respect du protocole, retards répétés aux rendez-vous, accoutrements très osés… la  »Perle d’Italie » fait tout pour se faire remarquer, pour le meilleur comme pour le pire.
  De même, mûe par un narcissisme dévorant, la jeune Virginia noue fort naturellement une relation passionnelle avec la photographie (un art qui n’est alors qu’à ses balbutiements).
  Voulant à tout prix immortaliser sa personne, elle collabore avec l’atelier parisien des frères Mayer et de Pierre-Louis Pierson, durant près de 40 années.
Habillée de ses plus belles robes et de ses plus fastueuses parures, la comtesse est, au total, photographiée sur plus de 450 portraits dont les poses et les prises de vue marquent durablement l’histoire de la photographie.
   Toutefois, elle que l’on perçoit désormais comme  »la plus belle femme de son siècle » finit par lasser son entourage.
   Ainsi, après avoir été écartée par Napoléon III (en 1858), l’influence de Virginia faiblit et ne se matérialise qu’à des occasions très ponctuelles (comme lors de la guerre franco-prussienne de 1870).
   Peu à peu vieille et délaissée, elle meurt finalement dans l’anonymat le plus total (1899), à l’aube d’un nouveau siècle qui semble bien loin de ses fantaisies.

C’était le 30 octobre …..1980


Ce jour là , Coluche Coluche présidentannonçait sa candidature à l’élection présidentielle ……affiche Coluche……….…

Il porte sa sempiternelle salopette rayée, un foulard de titi parisien et sa paire de lunettes rondes. Rien qui ressemble, de près ou de loin, à un costume de futur présidentiable. Et pourtant, en ce 30 octobre 1980 sur la scène du théâtre du Gymnase, Coluche est (presque) sérieux. Devant un parterre de journalistes, il annonce officiellement son intention de se présenter à l’élection présidentielle sous la bannière  » bleu, blanc, merde  » . Comme slogan, il a choisi :  » Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi, elle sera pliée en quatre !  »  Et il dit vrai. Si une bonne partie du pays s’amuse de sa démarche irrévérencieuse, qui vient bousculer la campagne opposant Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand, beaucoup rient jaune………….

Au  début , ce qui n’est ( semble ) qu’un gag  devient vite un problème …Des milliers de Français se reconnaissent dans les idées de l’humoriste et……il reçoit le soutien de nombreux intellectuels de gauche …Les sondages le  »créditent  » de 16% d’intention de vote ……….Il reçoit alors des menaces de mort ! Et la pression autour de lui se fait de plus en plus forte …..En avril 1981 , il annonce son retrait de la  » course  » à l’Elysée ….