Energie , pétrole…….


Long, trop long ! Mais j’avais envie de  » fouiller  »un peu le sujet  ( je laisse les coms ouverts mais……Si rien : Logique )

La diplomatie du pétrole

    Que serait notre époque  sans le pétrole ? Aucune civilisation n’a été autant que la nôtre dépendante à ce point d’une ressource naturelle et il est difficile d’imaginer qu’elle était presque inconnue il y a un siècle et demi.

    Après la découverte d’un gisement en Pennsylvanie en 1859 par le  » colonel  »  Drake, le pétrole devient un produit-clé de l’économie moderne. D’abord utilisé dans l’éclairage domestique, sous la forme de pétrole  » lampant  », on l’utilise  dans les transports, le chauffage et la production d’électricité. Le succès de l’automobile, avant la Grande Guerre,  augmente  la consommation de pétrole, sous forme d’essence.
   Très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur : John Davison Rockefeller, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle. Sa société en arrive à posséder 80% du marché du raffinage américain, avant que la législation anti-trusts ne l’oblige à se scinder en 33 sociétés théoriquement indépendantes.
   En ce début du XXIème siècle, les pays exportateurs de pétrole comme le Nigeria de Boko Haram, le Venezuela de Chavez et Maduro ou encore l’Algérie de Bouteflika témoignent bien malgré eux de la  » malédiction de l’or noir  ». Trop de richesses faciles débouchent sur le népotisme  ( Le népotisme est la tendance de certains supérieurs d’ institutions, à favoriser l’ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu’ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l’intérêt général., la corruption à grande échelle, les investissements indiscriminés et pour finir, la misère et la désespérance…)

  Un enjeu géostratégique :
    Le Moyen-Orient, dont on commence à deviner les immenses réserves d’or noir, va devenir au XXe siècle un acteur-clé du secteur, attisant les convoitises des grandes entreprises et des États occidentaux.
Un homme d’affaires britannique, William Knox d’Arcy  W K d'Arcy, obtient en 1901 une concession pétrolière en Perse, sans jamais y avoir mis les pieds. Il fonde une compagnie qui fait son entrée en bourse le 19 avril 1909 sous le nom d’Anglo-Persian (aujourd’hui BP).logo =>BP logo
Tout s’accélère avec, en 1911, la décision du Premier Lord de l’Amirauté, un  » certain » Winston Churchill, de convertir au pétrole la flotte de guerre britannique, la Royal Navy.
Ses navires deviennent ainsi beaucoup plus rapides que ceux fonctionnant au charbon, comme les navires allemands. Mais par cette décision, la Grande-Bretagne, qui est encore la première puissance mondiale, devient dépendante des gisements pétroliers d’outre-mer et en particulier du Moyen-Orient.
Pour assurer ses approvisionnements, le gouvernement britannique prend une participation majoritaire dans la société de William d’Arcy et lance la construction d’oléoducs géantsoléoduc à travers la Perse, vers les terminaux du Golfe.

   » Monsieur 5%  »
     À la fin du XIXe siècle, un jeune ingénieur du nom de Calouste Gulbenkian Gulbenkian ( Gulbenkian âgé ) 

    fils d’un riche négociant arménien d’Istanbul, a été chargé par le gouvernement ottoman d’un rapport sur les ressources pétrolifères de l’empire.
    Négociateur avisé, il participe à Londres, en 1903, au rapprochement de la compagnie anglaise Shell, propriété de Marcus Samuel, autrefois spécialisée dans la commercialisation de coquillages du Koweit !, et de la compagnie Royal Dutch, fondée à Sumatra (Indes néerlandaises) par l’ingénieur hollandais Aeilko Tans Zijlker et reprise en main par un autodidacte de génie, le Hollandais Henri Deterding.
   C’est ainsi qu’est fondée une entité   »binationale   »anglo-hollandaise, la Royal Dutch Shell, concurrente directe de la Standard Oil.
   Gulbenkian voit alors le pétrole perse lui échapper au profit de William d’Arcy. Mais il se rattrape en fondant en 1912 la Turkish Petroleum Company. Son but : l’exploitation du pétrole de Mésopotamie, autour de Mossoul.
    Il associe à son projet la Royal Dutch Shell, l’Anglo-Persian et la Deutsche Bank. Après la Première Guerre mondiale, les Allemands sont évincés de la compagnie au profit des Américains et des Français (Compagnie Française des Pétroles, CFP).
Gulbenkian va bénéficier jusqu’en 1940 d’une commission de 5% sur les bénéfices de la Turkish, ce qui lui vaudra le surnom de  » Monsieur 5%  » et une fortune colossale.  ( Il la dépensera dans le mécénat culturel, notamment à Lisbonne )… et dans un goût insatiable pour les très jeunes demoiselles.!

Le pétrole dans la Grande Guerre :
Quand la Grande Guerre commence , personne ne soupçonne encore l‘intérêt militaire du pétrole… à part les amiraux britanniques, devenus dépendants de celui-ci. Sur une recommandation de Churchill ( Premier Lord de l’Amirauté ) , des troupes écossaises débarquent en Iran pour protéger les précieux champs pétrolifères de l’Anglo-Persian.
Les généraux se rendent compte à leur tour la fonction stratégique du pétrole dès la contre-offensive de la Marne, en septembre 1914, quand il s’agit de transporter au plus vite sur le front les troupes cantonnées à Paris.  (  On réquisitionne au besoin les taxis ).
    Plus tard, à Verdun, la mobilisation à grande échelle des camions sur la  » Voie sacrée  » VoieSacreepermet de bloquer l’offensive allemande. En 1917, enfin, c’est une armée américaine pratiquement complètement motorisée qui traverse l’Atlantique. Le pétrole est devenu en quatre ans une composante indispensable de la guerre.

Les  » Sept Sœurs  »
    La paix revenue, le pétrole devient le fluide vital des sociétés occidentales et un enjeu géostratégique de première importance, du fait du développement de l’automobile et de l’aviation. Il le restera jusqu’à nos jours.
En 1928, les patrons de Standard Oil of New Jersey (Walter Teagle), Anglo-Persian (John Cadman) et Royal Dutch Shell (Henri Deterding)deterding concluent dans le plus grand secret, à Achnacarry, en Écosse, un accord décisif en vue de se partager les réserves de pétrole du Moyen-Orient et de maintenir des prix élevés tout en s’évitant les désagréments d’une concurrence sauvage.!!!!
  Les autres grandes compagnies pétrolières vont rejoindre l’accord, formant un cartel surnommé  » les Sept Soeurs  »
L’accord sera gardé secret jusqu’en 1952. Cette année-là, le gouvernement américain le rend public pour obliger le cartel à jouer le jeu de la concurrence et baisser ses prix de façon à ce que les crédits accordés aux Européens dans le cadre du plan Marshall ne servent pas simplement à enrichir les pétroliers !
La Seconde Guerre mondiale se déroule  » dans une odeur de pétrole ». Au début de la guerre, Hitler bénéficie des importantes réserves roumaines tandis que les Anglais sont entièrement dépendants des livraisons américaines.
En envahissant l’URSS et en lançant prioritairement ses troupes vers le Caucase et ses fabuleux gisements, plutôt que vers Moscou, le Führer veut garantir ses approvisionnements. Mal lui en prend : Ses troupes rencontreront Stalingrad sur leur chemin et trouveront dans le Caucase des installations  détruites par  les Russes avant de se retirer.

Le pacte avec le diable :
    En 1944, un expert prend note des réserves fabuleuses de l’Arabie séoudite et en informe le président Roosevelt. Celui-ci, sitôt après la fameuse conférence de Yalta, rencontre le roi Ibn Séoud à Suez et lui offre sa protection  contre ses rivaux de l’intérieur et contre ses ennemis du Moyen-Orient.
   Ce pacte avec un personnage aussi peu recommandable que le souverain wahhabite se justifie aux yeux des gouvernants américains par la montée en régime des producteurs moyen-orientaux alors que la part des États-Unis dans la production mondiale de pétrole tombe au milieu du XXe siècle en-dessous de 50%.
Standard Oil of New Jersey et Mobil, deux héritières du trust Rockefeller, s’installent en Arabie aux côtés de petites compagnies déjà présentes.
C’est le début d’une alliance qui ne se démentira pas malgré l’obscurantisme de la dynastie séoudienne et l’implication des Séoudiens dans le terrorisme islamiste et les attentats du 11 septembre 2001. ( de quoi  se demander si les États-Unis ne sont pas aujourd’hui plus dépendants des Séoudiens que l’inverse.)
Dans le même temps, sitôt après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques tentent de provoquer une sécession dans l’Azerbaidjan iranien, riche en pétrole. C’est la première crise de la guerre froide. Les États-Unis  » montent au créneau  » et obligent Staline à reculer.
  Ces manigances des Grands inquiètent à juste titre les nouveaux dirigeants nationalistes du tiers monde.
  En 1938, le Mexique fut le premier pays à avoir osé nationaliser l’exploitation de ses gisements de pétrole. ( Il est vrai que les abus des compagnies sur le terrain justifiaient cette sanction ). En 1951 survient le drame iranien : le Premier ministre Mossadegh, qui avait tenté d’exproprier l’Anglo-Persian, est chassé du pouvoir par un coup d’État commandité par les Britanniques et la CIA. Du coup, il faudra attendre vingt ans avant qu’un autre pays ose nationaliser ses hydrocarbures. Ce sera l’Algérie. Succès mitigé.

  Guerre, misère et pétrole :
    En 1959, les compagnies pétrolières sont au sommet de leur puissance. Elles décident de réduire unilatéralement les redevances qu’ils versent aux États producteurs. C’en est trop pour ceux-ci. À l’initiative du ministre vénézuelien du pétrole, ils forment dès l’année suivante un consortium : l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).
  Ses objectifs initiaux sont très modérés mais, une décennie plus tard, la guerre du Kippour de 1973 lui offre l’opportunité de révéler sa capacité de nuisance. Sur une injonction du ministre séoudien du pétrole Cheikh Yamani, l’OPEP décrète un embargo qui fait flambler les prix. L’organisation devient pour quelques années le maître des prix

Contrairement aux apparences, ce coup de force ne déplait pas aux compagnies pétrolières. Celles-ci, qui n’en demandaient pas tant, voient du coup leurs profits augmenter en flèche. Elles en profitent pour augmenter leurs investissements dans la prospection de nouveaux gisements.
  Ce premier choc pétrolier est assez rapidement absorbé par l’économie mondiale. Mais il n’en va pas de même du second, en 1978, qui provoque un effondrement de l’économie mondiale.
  Confrontés à une hausse brutale du prix du baril, les Occidentaux accomplissent de gros efforts d’économie sur le pétrole, si bien qu’au bout de vingt ans, à l’orée du XXIe siècle, il ne leur faut plus que 0,5 baril au lieu de 2 pour produire 1000 dollars de valeur ajoutée.
Les prix du pétrole s’effondrent et évoluent, sans que l’OPEP ni personne ne les maîtrise.
En 2004, les ventes mondiales de produits pétroliers représentent un total d’environ 2300 milliards de dollars, dont 500 milliards pour les coûts d’extraction et de production. La consommation se partage à peu près à égalité entre l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie (13 millions de barils par jour dans chaque région).
  Contrairement à une idée reçue, les produits pétroliers sont aujourd’hui bien moins chers qu’ils ne l’étaient avant le premier choc pétrolier, du fait de la modération des taxes et d’un choix collectif en faveur de la consommation d’énergie.
La malédiction de l’or noir
Fluide vital des sociétés modernes (pour quelques décennies encore), le pétrole est aussi à l’origine d’une maladie sociopolitique qui combine désindustrialisation et corruption, baptisée  » dutch disease  » (en référence aux Pays-Bas, qui ont initialement mal géré l’exploitation de leurs gisements de gaz !) ou  » malédiction de l’or noir  ».
    Pour de nombreux pays producteurs : Venezuela, Algérie, Nigeria, Angola, Gabon… il s’avère être une calamité sociale et un obstacle au développement, car mal  géré. Cela sans parler de ses dommages environnementaux : marées noires et contribution au réchauffement climatique.
Dans ces pays exportateurs de pétrole ou de gaz, les ressources du sous-sol sont souvent même un facteur de régression politique et sociale ainsi que d’appauvrissement pour la plus grande partie de la population. Cela vient de ce que les dirigeants détournent les redevances pétrolières versées par les compagnies étrangères pour à la fois s’enrichir à titre personnel, tisser un réseau de soutiens grâce à de généreux cadeaux, enfin financer une armée et des forces de sécurité intérieure pour garantir leur pouvoir.
Ils consolident également leur soutien populaire en distribuant des aumônes aux citoyens les plus pauvres, au risque de détruire le potentiel industriel et agricole du pays et de le rendre complètement dépendant des importations de produits alimentaires et manufacturés. C’est ce qui s’est passé au Venezuela avec le président Chavez. L’effondrement des recettes pétrolières sous le mandat de son successeur Maduro a achevé de ruiner le pays ; un paradoxe incroyable dans ce pays au potentiel agricole fabuleux et possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde.
  Pour observer les effets de la  » malédiction de l’or noir  », on peut aussi comparer l’Algérie, riche de son pétrole mais aussi mal gérée qu’il est possible, à son voisin marocain, qui se développe vaille que vaille car son gouvernement ne peut compter que sur les impôts, eux-mêmes dérivés des richesses créées par les citoyens.

 » Derrick  » , Horst Trapper ….face cachée !


  La série télé  » inspecteur Derrick  »  a connu un succès important  /international pendant plus de 28 ans , l’acteur Horst Trapper incarnait Derrick ….Pendant ces 28 ans , la série a  » regroupé  » des centaines de millions de spectateurs !

Ce qu’on sait moins , c’est qu’en 2013 , il a été prouvé que l’ acteur H. Trapper avait  fait partie de la  » Waffen – SS  » pendant la deuxième guerre mondiale , alors qu’il se disait ambulancier !

Suite à cette révélation , ces découvertes , la rediffusion de la série fut stoppée en Allemagne , en France et d’autres pays …..

Pour mémoire :

    

Parcequ’il faut que j’y  » passe  » bientôt……


Que je passe où?

Au cabinet de mon médecin généraliste pour une auscultation ( que j’espère   » de routine  »  )

  Je me suis demandé d’où vient le mot auscultation ,verbe ausculter ……

  Première trouvaille : Pour devenir médecin , praticien , la première obligation est de savoir écouter , prendre le temps d’écouter le patient  ( qui lui doit être patient  lol ) ….Ce n’est pas toujours le cas , croyez moi . Vient ensuite le moment d’ausculter …C’est a dire écouter  …..

     En fait , du point de vue étymologique  , ces deux verbes ( ausculter et écouter )  sont identique …..Il suffit de regarder , chercher leur racine latine qui est la même pour les deux :  » auscultarer  » qui signifie   » écouter avec attention  » . ! 

D’ailleurs , c’est dans ce sens qu’est apparu ausculter dans la langue française  ( à une date  incertaine ) ….

C’est à l’époque où on a cherché à  »  fixer  »  l’orthographe , vers le XI ème siècle , que les deux mots  ausculter et écouter , qui jusqu’alors n’en était qu’un , furent séparés ….Ecouter garda alors son sens premier et ausculter devint  » examiner avec attention  » , et…les médecins , de plus en plus nombreux s’en emparèrent rapidement …….

KLIKKKKKKKKKKKKKKKKK!

 

Sans intérêt sauf pour moi et ????


Il y a pffff: 103 ans ….

Le 24 août 1916 à Monte-Carlo (principauté de Monaco)

     Naissait Léo Ferré, chanteur  » rebelle et anarchiste  »,  au foyer d’un cadre du casino ! Comme ses cadets Georges Brassens et Jacques Brel, il a mis de la musique sur la poésie (Apollinaire, Prévert, Aragon…) et fait aimer celle-ci au grand public.
    Ses chansons, qui parlent d’amour davantage que de révolution, continuent de vivre sans que souvent l’on garde le souvenir de leur auteur : Avec le temps, C’est extra, L’Affiche rouge…

   Mr Ferré est mort  le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti ( Italie ) âgé de 77ans donc…

Mourir un 14 Juillet pour quelqu’un qui se dit anarchiste !!!! =  » clin d’oeuil  » du destin  ? 

__________________________________________________

Castellina in Chianti :

Castellina in Chianti est situé en Toscane à mi-chemin entre Florence et Sienne. C’est ici que Léo Ferré,  s’installa au début des années 70.

Les origines de Castellina in Chianti remontent à l’époque étrusque. Il est encore possible, de nos jours, de voir les vestiges de ce peuple, qui s’était établi dans la campagne de Castellina in Chianti depuis le Ve siècle av. J.-C.

tombe etrusque( tombe étrusque )

urne funéraire etrusque an ( urne funéraire étrusque )
   

Envoûté par la beauté des collines toscanes et le charme de ses villages de pierre, Léo Ferré Léo toscane eut un coup de coeur pour une vaste demeure Maison Toscane entourée par 15 hectares de vignes et d’oliviers

 

  Dans cet environnement privilégié Léo devient une sorte de patriarche adulé, adouci par l’âge, qui cultive son jardin, adore cuisiner et fait tourner son imprimerie.

   Dès 1975 il multiplie les tournées, avec ardeur et passion, jusqu’ à la fin de l’été 1992 où, à 76 ans, il doit annuler ses engagements.

_______________________________________________________

Sa veuve, Maria Christina Diaz produit notamment la cuvée San Donatino Poggio Al Mori, un excellent Chianti, reconnaissable à son étiquette ornée d’une chouette dessinée par Pablo Picasso.Chianti

Le Logo  » coq noir  » :

logo coq noir

La légende du Coq Noir (Gallo Nero) serait liée au bourg de Castellina in Chianti : la République de Sienne et celle de Florence décidèrent d’organiser une course de cavaliers dont le départ serait donné par le chant d’un coq, dans le but de mettre fin aux luttes incessantes pour s’emparer de ce territoire.

Les Siennois gavèrent un coq blanc pour qu’il chante plus fort, tandis que le choix des Florentins se porta sur un coq noir, qu’ils laissèrent à jeun. Affamé et épuisé, le coq noir chanta bien avant l’aube et très fort, au son de ce chant le cavalier florentin se mit en route jusqu’à Castellina in Chianti.

__________________________________________________

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie le visage et l’on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
Avec le temps tout s’évanouit
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Même les plus chouettes souvenirs ça t’as une de ces gueules
A la Galerie je farfouille dans les rayons de la mort
Le samedi soir quand la tendresse s’en va tout seule
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien
L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l’on se traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie les passions et l’on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l’on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n’aime plus.

 

Origines des marques….


SEB affiche

  SEB, acronyme de  » Société d’Emboutissage de Bourgogne  », est une marque française à l’origine du nom du groupe SEB, le leader mondial du petit équipement domestique.      La SEB est née en Bourgogne en 1944 et elle est devenue une marque emblématique en France, notamment grâce à la Cocotte Minute lancée en 1953 sous le nom originel de  » super cocotte  » cocotte - minute 1943. Son slogan  » SEB c’est bien !  », lancé en 1986, est resté dans les mémoires. Depuis, les produits de la marque continuent d’accompagner les évolutions de la cuisine française quotidienne. Son président-directeur général est Thierry de La Tour d’Artaise depuis 2000. SEB pdg
La fortune professionnelle de la famille Lescure est estimée à 3 milliards d’euros

Quand la société Seb apparait en 1944 , la cocotte n’existe pas encore ..La Société d’emboutissage de Bourgogne est une entreprise qui se transmet  » de père en fils  » dans la famille Lescure . On y fabrique des utensile en fer recouverts d’une fine couche d’étain , souvent des casseroles , des bassines , même des lanternes . Grâce au procédé de l’emboutissage ( une machine presse et découpe a matière )  .

10 ans plus tard , en 1953 , le président de la société , Frédéric Lescure et ses deux frères mettent au point un mécanisme qui parait révolutionnaire en France : La cocotte- minute . Une  » cuve  » en métal fermée à l’aide d’un couvercle , dans laquelle on verse un  » fond d’eau  » . On y dépose un panier percé panier percé 1 de petits trous et les aliments qu’on désire cuire ….La cuve fermée est posée sur le feu, l’eau bout et se transformr en vapeur chaude qui provoque une cuisson rapide ….. La cocotte est inscrite au  » registre de l’intitut national de la propriété intellectuelle mi septempbre 1953 , brevetée…..

Les frères Lescure croient tellement à leur  » Super – Cocotte  » , qu’ils se portent candidats au salon des arts ménagers de 1954 . ( A l’époque , ce salon est le  » passage obligé  » pour se faire connaître dans le domaine de l’électroménager ) .

Mais , rapidement , le verdict tombe : La cocotte SEB est refusée ! Frédéric Lescure ne se laisse pas abattre pour autant . Il décide d’écrire une chanson ? Pour faire la publicité de ses malheurs ….La  » complainte de la cocotte  » est adressée à Mr Breton , le commissaire du salon desarts ménagers  :

 » Je suis une pauvre COCOTTE .

  Le salon m’a fermé ses portes.

Pourtant je suis SÛRE et FIDELE

Et puis , de beaucoup , la plus BELLE .

Je suis trop jeune , on me l’a dit .

Je suis trop jeune , on me l’a dit .

Je suis légère, on me médit .

Mais je suis bonne , pour peu de sous .

Et , pour toujours , je suis à vous .

Aussi , je peux venir chez vous .

Pour contenter votre mari .

Je fais bonne cuisine de tout .

Ne me laissez pas sans abri .

Des Ministres, je suis l’AMIE .

Car je veux faire baisser les prix .

Je suis donc aussi votre amie . 

J’ai des relations, j’en souris .

Pauvre de moi SUPER COCOTTE .

Le salon m’a fermé ses portes .

C’est pas gentil ,Monsieur Breton .

L’eusse été très bien dans le ton  »

 

Le sens du commerce et la persévérance des frères Lescure permettront aux cocottes SEB d’exister malgré le refus du salon . Dès son lancement officiel en 1954 , la cocotte se vend à 130 000 exemplaires ; six ans plus tard, 500 000 cocottes équipent les ménages français ! Le développement de la télévision permet au groupe SEB de diffuser des des publicités, etl’avènement du Tour de France sera l’occasion de se faire connaître sur tout le territoire .  Le groupe SEB ira même jusqu’à confectionner une camionnette en forme de cocotte  géante pour suivre les coureurs cyclistes !!!!camionnette SEB

P.S : Révolutionnaire la cocotte des frères Lescure ? Pas tant que çà  ! Ils sont juste parvenus à effacer la concurrence et à faire oublier les inventions des autres ! Ce concept révolutionnaire vient en fait de Denis Papin Papin , l’inventeur de la machine à vapeur . c’est en 1679 que D.Papin avait mis au point une sorte de marmite en métal , avec un couvercle à pression bloqué par une vis . ( Il avait nommé son procédé  » le digesteur d’aliments  » . Ce  » digesteur avait été transformé et amélioré par un ingénieur de la société Schneider , Camille Hautier . Il inventa aussi l’  » auto-thermos  » . Cet ustensile de cuissonà la vapeur avait été présenté au Salon des arts ménagers de Paris de ……1926 ! A l’époque , ( donc bien avant le refus de la cocotte des Lescure ) , le procédé avait été apprécié . L’auto-thermos , sans avoir le succès de la cocotte SEB ,était déjà connu …..On en trouve la trace notamment sur une affiche de  » réclame  » où l’actrice Joséphine Baker est dessinée en  » petite tenue  » et reprend une de ses chanson :  » J’ai deux amours !….Mon auto – thermos et mon perco- thermos  » ( percolateur à café ) . Les deux ustensiles étant  » signés  »  » inventions françaises  » et fabriqués dans les ateliers de Boulogne .

Et ce n’est pas tout : avant la cocotte SEB , un autre entrepreneur invente un autocuiseur en fonte ! Roland DevedjianDevedjian ( photo ? pas sur ) et l’ ancien prsident du concours Lépine , Georges Lavergne , imaginent même en 1952 une cocotte de 300 litres cocotte 300 L pour les repas des militaires de la marine française ….Mais malgré tout, rien n’y fait : La cocotte SEB seule est  » passée à la postérité  » !

enseigne SEB

 

Effet placebo ?


      Ce mardi après midi , muni de mon ordonnance  , je suis allé à la pharmacie pour me  » réapprovisioner  » ………Mais la  » brave femme  » qui m’a reçu a déclaré qu’elle ne pouvait pa de donner les  comprimés disant qu’il fallait une nouvelle ordonnance du spécialiste …..( n’ai pas compris ….) . Je n’ai même pas cherché à discuter ……

   Une fois rentré , j’ai regardé mon  » stock  » de médicaments , => il m’en reste de quoi tenir une semaine environ …Sauf un ( le plus  » fort  » ) : Lui je n’en ai plus !

   Mais , j’en ai retrouvé une plaquette …….périmés depuis plusieurs mois ! J’ai pris ce comprimé ne sachant si il aurait encore l’effet voulu ….médicaments 2

  Pour l’instant , çà va : Pas de malaise ….D’où mon interrogation : n’est pas l’effet  » placebo  »  ? 

L’effet  » placebo  » consiste à faire croire à une personne qu’un procédé ou une substance peut la soigner alors qu’en pratique, il ou elle n’a pas d’effet thérapeutique intrinsèque. Et pour certains, cela fonctionne: la simple promesse d’une guérison améliore leur état.
    »L’effet placebo, c’est le fait d’observer une amélioration d’un symptôme dans un groupe où le traitement n’a pas de principe actif spécifique, par rapport à un groupe qui ne reçoit aucun traitement » , définit Olivier Desrichard, professeur de psychologie à l’université de Genève. Celui-ci n’est pas toujours distinguable du phénomène de guérison spontanée, comme cela arrive lors d’un rhume ou de maux de tête, ce qui peut rendre difficile sa mesure.  »C’est un phénomène étudié depuis longtemps, il commence à être bien cerné  » 

Conditionnement et suggestion
   L’utilisation de placebos en médecine est probablement aussi vieille que la médecine elle-même. Pendant la seconde guerre mondiale, le chirurgien Henry Beecher injectait des solutions salines aux blessés avant de les opérer pour leur faire croire qu’il s’agissait de morphine, alors que les stocks étaient épuisés. Un peu plus tard, à l’aube des années 1960, ce même médecin a montré que l’effet placebo ne se limitait pas aux médicaments: il concerne n’importe quel procédé, dès lors que le malade est convaincu de son efficacité.
   » Un patient convaincu qu’il va guérir se met dans des conditions favorables à cette guérison »

   Près de soixante ans plus tard, l’effet placebo garde encore un peu de son mystère. Pourtant, ses mécanismes ont été en grande partie élucidés.  » Il y a deux grands déterminants psychologiques dans l’effet placebo, indique Olivier Desrichard. Le conditionnement classique d’une part, et la suggestion d’autre part ». Le premier est une réponse biologique qui découle de l’association entre un rituel de soins (consultation médicale, prescription, prise de médicaments…) et un souvenir positif (la guérison).
     Quant à la suggestion,  » c’est ce qui se produit lorsque le médecin affirme que le médicament fonctionne, que ça va aller mieux », résume le chercheur.  »Un patient convaincu qu’il va guérir, qui a confiance en son thérapeute et qui focalise une grande partie de son attention sur les signes de sa guérison, se met dans des conditions favorables à cette guérison  » , complète Aurélie Trouilloud, dans sa thèse de doctorat en pharmacie soutenue en 2003.

             ________________________________________________________________

    Evidemment , ce mercredi , je téléphonerais à l’hôpital pour demander un rendez- vous avec le neurologue , mais le rendez- vous ne sera certainement pas possible avant la fin de ces fichus comprimés ! 

Alors…….Si je ne passe pas sur le net , vous qui me lisez , possible que je sois à l’hôpital ………

 

 

 » Babolat  »


 Babolat ?  Je ne savais pas ce que c’est  ……Alors j’ai cherché …

En fait c’est une marque ! Une marque de raquettes de tennis : connue ( sauf de moi , car moi et le sport ! pffff )……J’ai lu que cees raquettes sont connues pour équiper les plus grands joueurs de tennis , de Y. Noah à Rafael Nadal en passant par Jo-Wilfried Tsonga ……..

   Ce qu’on sait moins ( que JE ne savais PAS ) , c’est que ces raquettes ont plus de 140 ans d’existence  et une origine très éloignée des courts de tennis ………

Tout commence en 1875 , à Lyon , l’entreprise Babolat est à l’époque esperte dans la transformation des boyaux de mouton ! Le directeur , P.Babolat fabrique de la charcuterie , des fils chirurgicaux et des cordes d’intruments de musique…..

    En Angleterre , à l’époque , le tennis vient d’être inventé ….L’un des adeptes de ce sport  qui est fabricant de raquettes ( Georges G. Bussey ( je crois) ) entend parler de la solidité des boyaux  Babolat. Il vient en France pour rencontrer P.Babolat ….L’Anglais veut des cordes en boyaux pour ses raquettes , amusé par la demande , Babolat accepte .

   Les cordages Babolat restent une toute petite partie de l’activité de l’entreprise , ceci jusqu’aux années 1920 et aux exploits des  » Mousquetaires  » ( R. Lacoste ,J.Borotta,J.Brugnon et H.Cochet ) qui remportèrent la coupe Davis à six reprises avec des cordages Babolat …..( Une raquette nécessitait alors les boyaux de 6 moutons !) 

Le tennis devient de plus en plus populaire en France  et , vers 1954 , Babolat commence à vendre ses premiers cordages en nylon …Le succès et tel que l’entreprise abandonne ses activité de charcuterie et de cordes pour instruments de musique …..!

A partir de ce moment , Babolat se concentre essentiellement sur le sport : Machines à tisser pour cordages , cadres de raquettes , et même balles de tennis ,vêtements et baskets ! En 2018 , la marque aurait déjà vendu 1, 6 millions de raquettes dans le monde !

C’était en juillet il y a…..76 ans


Le 8 juillet 1943 exactement :  Jean Moulin mourrait…………..

Jean Moulin : Qui était ce monsieur :

  Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin a été un des principaux chefs de la résistance face à l’occupation allemande. Nommé préfet d’Eure-et-Loir au début de la guerre, Il passera dans la clandestinité dès 1940 après sa première arrestation et rejoint la France Libre aux côtés de Charles de Gaulle.    Originaire du département de l’Hérault, Jean Moulin est le dernier d’une famille de trois enfants, dans laquelle les parents accordent beaucoup d’importance à l’éducation. 
  Son père, Antonin Moulin (1857-1938) est professeur d’histoire au collège de Béziers, conseiller municipal, puis conseiller général de l’Hérault.        
   Passionné par le dessin, Jean Moulin évolue dans ce contexte familial marqué par les valeurs républicaines et par la guerre de 1914-1918.     Après des études au lycée Henri IV de Béziers, Jean Moulin obtient son baccalauréat en 1917. Bien qu’il ne soit pas un élève brillant, il s’inscrit à la faculté de droit de Montpellier puis est nommé attaché au cabinet du préfet de l’Hérault grâce à l’influence de son père .   
     Passionné de peinture et d’art, Jean Moulin fait preuve d’une personnalité aux multiples facettes, grave et réfléchi dans ses missions de fonctionnaire et en même temps bohème au cours des fêtes nocturnes de Montparnasse.   Nommé préfet d’Eure-et-Loir à Chartres en janvier 1939, Jean Moulin se retrouvera face à la Wehrmacht le 17 juin 1940 lorsque des officiers de l’armée allemande le somment de cautionner des accusations contre les troupes sénégalaises. Le préfet refuse de signer persuadé qu’il s’agit d’une calomnie. De peur de céder le lendemain sous la torture, Jean Moulin tente de se suicider en se tranchant la gorge dans la prison dans laquelle il a été enfermé. 

Passage à la clandestinité et rencontre avec Charles de Gaulle :

   Le 16 novembre 1940, Jean Moulin quitte Chartres, pour Paris où il retrouve des amis qu’il charge de découvrir des individus décidés à faire quelque chose face à l’armée allemande. En attentant son passeport et de pouvoir rejoindre Londres, il rassemble des informations sur les besoins des groupes désirant s’investir dans une force militaire clandestine. À l’aide d’une fausse carte d’identité au nom de Joseph Mercier , Jean Moulin parvient à Londres le 20 octobre 1941 en passant par l’Espagne et le Portugal.

   Cinq jours plus tard, Moulin rencontre Charles de Gaulle et les deux hommes semblent partager la même volonté de poursuivre le combat en France. Messager des mouvements de résistance, Jean Moulin fait un état des lieux des besoins et des  » forces de l’ombre  » dans le pays. Muni d’un ordre de mission, il devient le représentant personnel du général de Gaulle et le délégué du Comité national français pour la zone Sud.

Unification des mouvements de résistance :

   Sous le nom de « Rex », Jean Moulin est parachuté le 1er janvier 1942, à Eygalières avec pour missions d’unifier les mouvements qui résistent à l’ennemi et à la France de Vichy. Par son autorité naturelle et à sa diplomatie, il va parvenir progressivement à s’imposer puis a mettre sur pied des services communs le BIP (bureau d’information et de presse) et une liaison radio permanente.
En septembre 1942, Jean Moulin négocie le regroupement des forces paramilitaires dans une Armée Secrète (A.S.) dont la direction est confiée au général Delestraint. À partir de cette date, les trois mouvements (Combat, Libération et Franc-Tireur) sont coordonnés dans les MUR (Mouvements Unis de la Résistance), sous la présidence de Jean Moulin.

Conseil National de la Résistance :

   De novembre 1942 à mai 1943, Jean Moulin fera son possible  pour la reconnaissance de la légitimité de la France Combattante par les Alliés en développant le Conseil National de la Résistance. Dans la nuit du 13 février 1943, il s’envole pour Londres à bord d’un Lysander en compagnie du général Delestraint. Le Général de Gaulle lui exprime son estime et sa reconnaissance en le décorant de l’Ordre de la Libération.

  Revenu en France, Moulin réunit le 27 mai 1943, à Paris, le Conseil National de la Résistance composé de 17 membres. Ces représentants forment le parlement de la France Libre et de la Résistance. En dix-huit mois, Jean Moulin a accompli la mission qui lui a été confié par de Gaulle, mais les événements se précipitent, le chef de l’Armée Secrète Delestraint alias Vidal, est arrêté le 9 juin, à Paris par la Gestapo.

Arrestation à Caluire-et-Cuire

  Jean Moulin « Max » désire réunir l’état-major de l’Armée Secrète au plus vite. Son objectif est de réorganiser, par intérim, sa direction décapitée par l’arrestation de son chef, le général Delestraint. Jean Moulin, alias « Jacques Martel », a convoqué, ce 21 juin 1943, de hauts responsables des principaux mouvements de la résistance: André Lassagne, Raymond Aubrac, Henri Aubry, Bruno Larat, Claude Serreulles, le colonel Schwarzfeld et le colonel Lacaze.

   De la place Carnot, Jean Moulin, accompagné de Raymond Aubrac, se rend à la station Croix-Paquet du funiculaire de la Croix-Rousse où ils attendent le colonel Schwarzfeld, très en retard. Puis ils arrivent place Castellane, chez le docteur Dugoujon, avec près de quarante minutes de retard. Quelques minutes après, la Gestapo, conduite par Klaus Barbie, surgit sur le perron. Emmené, en voiture, au quartier général de la Gestapo, avenue Berthelot, puis à la prison Montluc, Max sera identifié le 23 juin comme le chef de la Résistance. Barbie va alors tenter, par tous les moyens, de lui arracher ses secrets. ( Barbie après son arrestation )

   Transféré à Paris, le 26 juin, pour être interrogé par Boemelburg (chef de la Gestapo), il est confronté à Lassagne et Delestraint qui refusent de reconnaître Max en cet homme blessé, tuméfié, râlant, sans connaissance. Moulin est alors envoyé à Berlin, pour être soigné et interrogé. Il meurt dans ce train, près de Metz, le 8 juillet 1943, d’après l’acte de décès allemand. Le 19 décembre 1964, la France lui rend un hommage national, au Panthéon.

  Qui a trahi Jean Moulin ?
     Plusieurs noms circulent après la Seconde Guerre mondiale sur la personne qui aurait divulgué le lieu et la date de la réunion. Les tribunaux tenteront de déterminer si Klaus Barbie, chef de la Gestapo est arrivé dans la maison du docteur Dugoujon sur dénonciation ou en regroupant des informations obtenus lors des interrogatoires. A ce jour, le mystère demeure entier………………….

Il n’y a que les imbéciles qui ne change pas d’avis ……


    Que quelqu’un ait le courage  , la patience de tout lire m’étonnerais , mais ce n’est pas grave : J’avais envie d’en savoir plus sur cet homme …..

 

    Dans la  » mémoire collective  » , Ghandi  reste le symbole de la non – violence , son image est associée depuis toujours à celle d’un sage   » chétif  » en  » dhoti  » blanc avec des lunettes rondes ……Ghandi

( Un  » dhoti  » =  Vêtement porté par les hindous traditionalistes, constitué par une longue bande d’étoffe drapée autour des hanches et dont un pan, passant entre les jambes, est ramené en arrière et rentré dans la ceinture.)

Pourtant , Ghandi fut d’abord un avocat  bourgeois en  » costume trois pièces  » Ghandi 1 et il s’est construit ce personnage au fil du temps …..

  Il faut savoir qu’avant de devenir le  » chantre  » , symbole de la non -violence , il a eu ,( d’après ce que j’ai lu  ) des positions diamétralement opposées , comme , par exemple , lorsqu’en 1905 , face à la rebellion zouloue , il réclamait que les indiens du Natal suivent  » un entrainement complet  à un véritable service militaire  » et soient armés……..

   Alors ? On oublie et garde le pacifiste ? 

Moi je penche pour  » le pacifiste  » ……..

   Même en cherchant sur le Net , je ne trouve rien sur  » le  » Ghandi  d’avant  :

   Mohandas Karamchand Gandhi est né en 1869 dans une famille aisée de l’Inde. Il se lance dans des études de droit à Londres en 1888, car il est très attiré par l’étranger. Une fois son diplôme obtenu, il exerce le métier de conseiller juridique en Afrique du Sud et découvre les conditions de vie déplorables des noirs et des Indiens dans ce pays. Visés par un racisme incessant, il entame alors son premier « combat » de non-violence (appelé la satyagraha). Il obtient de bons résultats quelques années plus tard, en 1914.

     Il décide alors de retourner en Inde, constatant qu’il connait assez peu son pays d’origine. L’Inde est, à l’époque, un territoire appartenant aux Britanniques. Le désir d’indépendance se fait de plus en plus grand, mais la Première Guerre mondiale survient dans le même temps. Gandhi conseille alors aux Indiens de se battre aux côtés de la Grande-Bretagne pour prouver leur capacité à défendre leur patrie. À partir de 1918, Gandhi lance de nombreux boycotts et manifestations non-violentes contre l’augmentation des taxes : c’est la naissance du Mahatma, du Bapu (père).

La Swaraj ?
En décembre 1921, Gandhi devient le dirigeant exécutif du Parti du Congrès. Il introduit la notion et le but de la Swaraj, l’indépendance totale, dans une nouvelle constitution. Dans le même temps, les boycotts intensifiés se développent, et les Indiens rejettent tout ce qui est britannique (vêtements, marchandises, titres et honneurs…). Mais après des affrontements mortels dans la ville de Chauri Chaura en 1922, Gandhi décide de stopper cette désobéissance civile meurtrière. Il est arrêté en mars et condamné à six ans de prison. Il est libéré deux ans plus tard car il doit être opéré de l’appendicite. Durant son absence, les relations entre les musulmans et hindous se sont détériorées, ce qui l’inquiète énormément.
La marche du sel


    Les nombreuses demandes et négociations pour l’indépendance entamées avec les Britanniques n’aboutissent à rien, et aucune réponse n’est donnée. Le 31 décembre 1929, le drapeau indien est accroché à Lahore et le 26 janvier 1930 est déclaré comme jour de l’indépendance indienne. Pourtant, personne n’a encore rien confirmé. En mars de la même année, Gandhi lance sa marche du sel contre la taxe salière. Des milliers d’Indiens marchent sur une route longue de 400km pour protester et aller chercher leur propre sel jusqu’à la mer. Les Britanniques emprisonnent 60 000 personnes à la suite de cette manifestation. En 1935, l’indépendance partielle de l’Inde est accordée. Gandhi continue son combat pour l’indépendance totale au sein du Parti du Congrès avec le futur Premier ministre, Nehru.

    Lorsque la Seconde Guerre mondiale débute en 1939, Gandhi estime que l’Inde ne peut participer aux combats étant donné qu’on refuse la liberté démocratique à son pays. Il redouble les demandes d’indépendance et rédige un texte destiné aux Britannique connu sous le nom de Quit India. Ce texte devient finalement un mouvement entier, des milliers d’Indiens sont arrêtés et des violences surgissent partout dans le pays.

    Gandhi est clair : aucune participation ou aide à la guerre ne sera accordée si l’Inde n’est pas indépendante. Le 9 août 1942, Gandhi et les dirigeants du Congrès sont arrêtés par les forces britanniques. Durant sa détention, sa femme Kasturba meurt d’une crise cardiaque alors qu’elle est elle aussi emprisonnée. C’est un coup très dur pour Gandhi, marié à Kasturba depuis presque 60 ans. En mai 1944, Gandhi est relâché car très affaibli. Lorsque la guerre prend fin, les Britanniques indiquent que l’Inde sera bel et bien déclarée indépendante. C’est la fin de la lutte Quit India.
Indépendance mais partition
   Mais cette indépendance ne se déroule pas comme prévu : le pays est séparé en deux, musulmans d’un côté et hindous de l’autre, après plusieurs violences entre ces deux communautés. Gandhi est contre une partition de l’Inde, mais le Congrès approuve la décision pour éviter une guerre civile : l’indépendance est proclamée le 15 août 1947. Le pays est séparé : d’un côté, l’Union indienne, de l’autre, le Pakistan. La guerre indopakistanaise ne tarde pas à débuter quelques mois plus tard. Gandhi n’a plus qu’un but : rallier les deux communautés et faire cesser les combats. Grâce à son dernier jeûne, en janvier 1948, il parvient à apaiser durant quelques mois la situation. Mais le 30 janvier 1948, Gandhi est assassiné.          Nathuram Godse, un hindou tenant Gandhi pour responsable de la partition de l’Inde, touche mortellement le Mahatma de plusieurs balles. Godse sera jugé et condamné à mort en novembre 1949. Les cendres de Gandhi furent dispersées dans plusieurs grands fleuves comme la Tamise ou le Nil, dans la tristesse générale de l’Inde mais aussi du monde entier.
Gandhi : dates clés
2 octobre 1869 : Naissance de Gandhi
  D’abord avocat, il exerce à Bombay puis en Afrique du Sud (1893) avant de prendre fait et cause, à son retour, pour le boycott des produits britanniques. Maintes fois emprisonné, prônant la désobéissance civile et la fameuse doctrine Ahimsa (« non violence active »), il prit part aux pourparlers en faveur de l’indépendance (1947). Il est assassiné par un brahmane fanatique à New Delhi le 30 janvier 1948.
   8 septembre 1920 : Le parti du Congrès reconnait le programme de lutte non violente de Gandhi
Le Satyagraha ou principe de non-violence par la désobéissance civile fut instauré par Mohandas Gandhi, organisateur de la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques et pionnier dans le mouvement pour l’indépendance de l’Inde. Le 8 septembre 1920, son programme de lutte non-violente est même reconnu par le Parti du Congrès ou Congrès National Indien dont il devint le dirigeant exécutif en 1921. En Inde, Gandhi est aujourd’hui considéré comme le Père de la Nation et son anniversaire y est une fête nationale.
  12 mars 1930 : Ghandi déclenche la marche du sel
Le Mahatma Gandhi entame une campagne de désobéissance civile contre le pouvoir britannique d’Inde qui impose une taxe sur le sel. Accompagné d’une poignée de disciples, il commence une longue marche appelée « marche du sel ». Au cours de ses 350 km de route des villageois, des journalistes et des intellectuels se rallieront à sa cause. 24 jours après son départ Gandhi atteindra la mer où symboliquement il violera le monopole de l’Etat colonial en ramassant une poignée de sel. Le « père de la nation » indienne sera arrêté sur l’ordre du vice-roi le 5 mai.
8 août 1942 : Gandhi et Nehru arrêtés
    Les Britanniques font arrêter Mohandas Gandhi, Jawaharlal Nehru et d’autres chefs nationalistes indiens. Ces arrestations font suites au Congrès national indien qui a approuvé le mouvement de la désobéissance civile appelé « Quit India ». Elles entraîneront des émeutes qui feront huit morts. Gandhi et Nehru seront emprisonnés à plusieurs reprises jusqu’en 1945. L’Inde obtiendra son indépendance en 1947.
30 janvier 1948 : Assassinat de Gandhi
   Le « père de la nation indienne » est assassiné de trois balles par l’extrémiste indoue Nathuram Godse lors d’une prière publique. Godse reproche à Gandhi d’être trop favorable à la cause des indiens musulmans. Durant 78 ans, Mohandas Karamchand Gandhi, dit le Mahatma Gandhi (Mahatma signifiant «Grande Âme»), aura professé la non-violence radicale, « l’ahimsa » et la résistance passive contre l’occupant britannique. Gandhi avait choisi de faire entendre sa voix par le jeûne politique jusqu’à obtenir satisfaction de ses revendications. Deux millions d’Indiens assisteront à ses funérailles.