C’était il y a environ ..358 ans !


Le 5 mai 1664 :

Les  »Plaisirs de l’île enchantée »

Le 5 mai 1664, le roi Louis XIV (25 ans)

Louis XIV  » jeune » ?

accueille à Versailles  600 invités qui viennent assister aux somptueuses fêtes des  » Plaisirs de l’Île enchantée  ». Elles vont se dérouler du 6 au 13 mai dans le parc aménagé avec magnificence par le jardinier André Le Nôtre …

André Le Nôtre ?

….. autour de plusieurs pièces d’eau.

Ainsi les courtisans découvrent le site sur lequel le roi nourrit le dessein d’installer un nouveau château, en complément de son palais parisien des Tuileries. Pour l’heure, à l’entrée du parc, subsiste le pavillon de chasse de briques et de pierres construit par l’ancien roi Louis XIII. L’architecte Le Vau s’apprête à l’agrandir et ce n’est qu’à l’été 1682 que le roi et sa cour s’installeront à titre définitif dans le nouveau palais .

À peine troublés par l’  » affaire du Tartuffe  »=>

, les  » Plaisirs de l’Île enchantée  » laisseront un délicieux souvenir aux invités et seront suivis d’autres fêtes, toutes aussi somptueuses…

Troisième journée des plaisirs de l'Île enchantée, théâtre dressé au milieu du grand étang – Gravure d’Israël Silvestre

Une fête éblouissante….

Les  » Plaisirs de l’Île enchantée  » sont officiellement destinés à honorer les deux reines, la reine mère Anne d’Autriche 

Anne d’Autriche ?

et la modeste Marie-Thérèse

Marie-Thérèse

, épouse du roi.

Louise de La Vallière en Diane chasseresse, par Nocret (musée de Versailles)Mais la véritable vedette en est  Mademoiselle Louise de La Vallière   (20 ans)

Louise de La Vallière   (20 ans)?

maîtresse aimante du roi, légèrement boiteuse et que l’on dit plus gracieuse que belle. Elle fait à cette occasion sa première entrée publique à la cour.

Les fêtes débutent par un défilé équestre auquel participent de jeunes nobles, y compris d’Artagnan. Le roi lui-même apparaît costumé en  »chevalier Roger  », (l’un des personnages du roman Orlando furioso de l’Arioste, phénoménal succès de l’époque ).

Suit une course de bague, les courtisans essayant d’attraper un anneau au bout de leur lance, puis le souper, sur une musique de Lully

Lully ?

Le lendemain, la cour assiste à  »La Princesse d’Elide  », une comédie-ballet de Lully et Molière, les  » deux Baptistes  », et le surlendemain à un nouveau ballet accompagné d’un feu d’artifice sur la pièce d’eau.

Le 10 mai a lieu un tournoi équestre remporté par le roi et le lendemain une reprise des  »Fâcheux  », comédie-ballet donnée pour la première fois à Vaux-le-Vicomte .

Tartuffe et la  » cabale des dévots  »

Les réjouissances sont quelque peu troublées par l’affaire du Tartuffe ou L’Hypocrite. Cette comédie en trois actes et en vers que Molière   présente le 12 mai  scandalise en effet les dévots groupés autour de la reine mère. ( Comme chacun sait ,elle raconte l’emprise d’un faux dévot, Tartuffe, sur un bourgeois, Orgon, prêt à lui donner sa fille Marianne et sa fortune. Se croyant seul avec Elmire, l’épouse d’Orgon, Tartuffe tente de la séduire et dévoile la noirceur de son âme. Orgon, qui a tout entendu, tombe des nues… Tout finit bien grâce à l’intervention de la justice royale ).
Nombreux à la cour, dans l’entourage de la reine-mère Anne d’Autriche ,  »confite  » en religion, les dévots de la Compagnie du Saint Sacrement, société secrète apparue en 1630, se sentent évidemment visés par cette comédie qui dénonce leur hypocrisie et leur cynisme et manifestent haut et fort leur indignation. Sous la pression de sa mère, le jeune roi se résigne à suspendre la représentation. La comédie sera reprise en cinq actes, cinq ans plus tard, le 5 février 1669, sous une forme moins provocatrice, sous le titre Tartuffe ou l’Imposteur. La reine-mère étant alors morte et la Compagnie du Saint Sacrement dissoute sur ordre du roi, les esprits sont calmés et l’autorité du roi affirmée. La pièce ne quittera dès lors plus le haut de l’affiche.

Louise de La Vallière et ses enfants (Pierre Mignard)

Objectif de séduction

À l’image des  » Plaisirs de l’Île enchantée  », les grandes fêtes qui agrémentent les débuts du règne du Roi-Soleil sont inspirées par l’exemple donné par le malheureux Fouquet

Fouquet ?

. Le jeune roi, ( fin danseur ) , ne dédaigne pas de s’y donner lui-même en spectacle. Elles ont pour objectif de mettre en scène la toute-puissance de la monarchie française, ainsi que Louis XIV l’expliquera à son fils, le Grand Dauphin, dans ses Mémoires.

Après son coup d’essai de 1664, qui est aussi un coup de maître, Louis XIV réédite des fêtes baroques dans la nuit du 18 au 19 juillet 1668 avec un Grand divertissement royal et une fois encore en juillet et en août 1674 avec les Divertissements de Versailles. Il s’agit à chaque fois d’éblouir la cour et l’Europe. Après cela, le roi, en prenant de l’âge, va se consacrer à l’aménagement intérieur de son palais.

Aujourd’hui encore, la somptuosité qui se dégage de ces fêtes et du palais tend à nous faire oublier l’autre facette du  » Grand Siècle  »: débauche, vulgarité et arrogance des grands seigneurs de la cour.

Carrousel 

De premières fêtes très remarquées ont été organisées par le jeune roi Louis XIV le 5 juin 1662 dans le jardin des Tuileries, son palais parisien. C’était peu après la mort du Premier ministre Mazarin

Mazarin ?

Ce jour-là, plusieurs milliers de spectateurs ont pu contempler les savantes évolutions de cinq quadrilles… d’où le nom de Carrousel qui est resté à cet endroit (le carrousel désigne un spectacle équestre).
( Le Carrousel s’orne aujourd’hui d’un bel arc de triomphe qui rappelle les victoires de Napoléon 1er et fait pendant à l’arc de triomphe de l’Étoile ).

Arc de Triomphe du Carrousel ?

Un commentaire même négatif est toujours le bien venu , mais PAS LES  »LIKES » qui , même si en anglais  » like  » signifie  » aimer » , ne signifient absolument RIEN !

Le syndicalisme….


…..français

Entre révolution et réforme

Le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui a moins de deux siècles d’existence. Il est né en Angleterre avec la révolution industrielle et la formation d’une classe ouvrière. Il a obtenu  »droit de cité  » à la fin du XIXe siècle dans la plupart des pays occidentaux.

En France, l’empereur Napoléon III  

Napoléon III ?

a accordé en 1864 le droit de grève et d’association aux ouvriers mais c’est seulement vingt ans plus tard, sous la 3ème république  , qu’ont été légalisés les syndicats, par la loi Waldeck-Rousseau

Waldeck-Rousseau ?

du 21 mars 1884.

En butte à la méfiance de la classe politique, à la différence de leurs homologues britanniques et allemands, ces syndicats vont être livrés à l’extrême-gauche anarchiste et s’abandonner à l’illusion du grand soir révolutionnaire. 

La grève au Creusot, 1899 (Jules Adler, musée des beaux-arts de Pau)

Syndicats et Bourses du Travail donnent naissance à la première confédération

Les troubles de la Commune passés la gauche républicaine qui a pris le pouvoir se détourne ostensiblement de la classe ouvrière. Le  » fougueux » Léon Gambetta  

Gambetta ?

déclarera au Havre, le 18 avril 1872 :  » Croyez qu’il n’y a pas de remède social, car il n’y a pas une question sociale.  »

Des syndicats se développent malgré tout dans les grandes usines et on en compte bientôt un demi-millier. En 1879 naît la première fédération nationale professionnelle, celle des chapeliers (?), suivie deux ans plus tard par celle du Livre puis en 1883 par celle des mineurs. Sous la présidence de Jules Grévy

J.Grévy ?

, la majorité parlementaire se résout à légaliser leur existence.

Le syndicalisme accélère sa croissance sous l’impulsion de socialistes d’obédience (Relation de dépendance entre une autorité, un mouvement, une idéologie et les personnes qui y sont attachées ). marxiste  et de militants chrétiens inspirés par l’encyclique  » Rerum Novarum de Léon 13 » .

D’autre part , dans une optique libérale, le Conseil municipal de Paris inaugure le 3 février 1887 la première Bourse du Travail française. Il doit s’agir d’un lieu où chômeurs et employeurs peuvent se rencontrer et faire affaire selon la loi de l’offre et de la demande.

Dans les mois suivants, d’autres Bourses du Travail sont fondées à Nîmes, Marseille… On en compte bientôt près d’une centaine en France (et aussi en Belgique). En février 1892 est constituée une Fédération nationale des Bourses du Travail de France et des colonies. Elles bénéficient d’un financement public important et leur gestion est déléguée aux syndicats. Elles accueillent des sociétés d’entraide sociale, ce qui leur vaut d’être aussi appelées Maisons du Peuple. Très vite, les socialistes y voient un outil pour diffuser leurs idées parmi les ouvriers.

Fernand Pelloutier (Paris, 1er octobre 1867 ; Sèvres, 13 mars 1901)Le pouvoir politique, inquiet de la tournure des événements, replace la Bourse du Travail de Paris sous la tutelle du préfet. Les syndicats se soumettent pour ne pas perdre leurs subventions. Cette addiction à l’argent public est la  »maladie infantile » du syndicalisme français, dont il souffre plus que jamais un siècle après...

La Fédération nationale échappe quant à elle à la tutelle de l’État et défie même celui-ci en portant à sa tête en 1895 un jeune militant anarchiste, Fernand Pelloutier…….

F.Pelloutier ?

…..(24 ans), qui a rejeté le terrorisme  » façon Ravachol  » au profit de l’action militante.

La même année, la Fédération nationale des Bourses du Travail se rapproche de la Fédération des syndicats pour fonder à Limoges la Confédération Générale du Travail (CGT). Il s’agit de la première union nationale de syndicats, qui inclut notamment la Fédération du Livre et la Fédération des cheminots.

Au congrès de Montpellier, en 1902, les Bourses du Travail se transforment en unions départementales multi professionnelles et se fondent au sein de la CGT. Celle-ci se dote ainsi de structures fédérales solides et de réels moyens d’action.

Victor Griffuelhes (Nérac - Lot-et-Garonne, 14 mars 1874 ; Saclas - Seine-et-Oise, 30 juin 1922)Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes (un ancien militant anarchiste ). Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de 8 heures .

Quelques mois plus tard, au 9 -ème congrès de la CGT, à Amiens, Victor Griffuelhes

Victor Griffuelhes

fait valoir ses vues dans une motion qui restera dans l’Histoire syndicale sous le nom de  » charte d’Amiens  »et préconise la grève générale comme moyen de faire triompher la révolution et  » l’expropriation capitaliste  ».

La Bourse du Travail de Paris en 1906

Un syndicalisme libre de toute attache politique

Entre le congrès d’Amiens et la Grande Guerre, la CGT voit ses effectifs doubler jusqu’à atteindre environ 400 000 adhérents sur près de huit millions de salariés (  »une paille  » à côté des quatre millions de syndiqués britanniques et autant d’allemands).

Léon Jouhaux, 1914 (Paris, 1ᵉʳ juillet 1879 ; 28 avril 1954)Mais Victor Griffuelhes, contesté, est démis en février 1909 et remplacé quelques mois plus tard au secrétariat général par un jeune inconnu de trente ans, Léon Jouhaux

Léon Jouhaux ?

. Il va demeurer à la tête de la Confédération jusqu’en 1947 (exception faite de l’Occupation) avant de recevoir le Prix Nobel de la Paix 1951 et fonder la CGT-FO (Force Ouvrière).

En attendant, en 1914, Léon Jouhaux rejoint  » l’Union sacrée », tout comme Jules Guesde, le dirigeant du parti socialiste (SFIO). Les conflits sociaux reprennent toutefois sans attendre la fin de la guerre. En novembre 1917 se rompt l’Union sacrée tandis qu’en Russie, Lénine et les bolchéviques s’emparent du pouvoir.

En 1919, une rivale se dresse devant la CGT. C’est la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), créée à l’initiative de la Fédération des syndicats féminins et du Syndicat parisien des employés du commerce et de l’industrie. Elle se veut réformiste et apolitique, fidèle à la doctrine sociale de l’Église.

La situation se gâte en 1920. La SFIO ne parvient pas à faire passer des réformes sociales. Quant à la CGT, elle multiplie les grèves tournantes à l’initiative de ses  » comités syndicalistes révolutionnaires  » (CSR) de tonalité anarchiste et lance une grève générale le 1er mai. Tout cela aboutit à un échec et n’empêche pas des licenciements massifs dans la métallurgie.

À la fin de l’année 1920, la SFIO se déchire au congrès de Tours. La majorité de ses militants rejoint le Parti communiste français (PCF) et fait allégeance à Lénine.

L’année suivante, le 25 juillet 1921, le 16 -ème congrès de la CGT s’ouvre au palais Rameau, à Lille, dans un climat de grande violence. Des coups de feu sont même tirés et l’on compte une trentaine de blessés. 

Le XVIe congrès de la CGT au palais Rameau (Lille), juillet 1921

Léon Jouhaux, réformiste bon teint, obtient la dissolution des comités anarchistes. Mais il ne peut éviter le départ d’une minorité, un tiers environ des 700 000 adhérents. Proche du PCF et des bolchéviques, elle va constituer la CGT Unitaire.

Les deux frères ennemis referont leur union le 2-5 mars 1936, au congrès de Toulouse, avec l’aval de Staline, en prélude à la victoire du Front populaire  . Bien que réunifiée, avec un total de cinq millions d’adhérents, la CGT va se montrer toutefois incapable de maîtriser le soulèvement spontané qui suit les élections et conduit à deux millions de grévistes.

C’est au secrétaire général du parti communiste Maurice Thorez  qu’il reviendra de  »siffler la fin de la récréation  » le 11 juin 1936 :  » Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue  ».

René Belin, 1937 (14 avril 1898, Bourg-en-Bresse ; 2 janvier 1977, Lorrez-le-Bocage)Le pacte germano – soviétique de 1939 et l’invasion de la France en 1940 entraînent la CGT dans des dissensions autrement plus graves. Léon Jouhaux est déporté à Buchenwald cependant que René Belin, un autre dirigeant de la Confédération, devient ministre du Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain !

Tout en collaborant indignement avec l’occupant, le régime ébranle les institutions de la IIIe République défunte, y compris les syndicats qui sont dissous le 9 novembre 1940 en tant qu’émanation de la lutte des classes.

Les jeunes technocrates de Vichy entament une rénovation sociale qui sera accélérée à la Libération.

Le programme du Conseil National de la Résistance:

Le CNR, qui réunit des représentants de la Résistance, des partis de la France libre et des syndicats (CGT et CFTC), publie le 15 mars 1944 un programme d’action qui va devenir la référence commune à tous les partis et syndicats français jusqu’à l’avènement de la monnaie unique, au début du XXIe siècle.

Ce petit texte préconise un rôle accru de l’État et des syndicats dans la vie économique :  »retour à la nation des grands moyens de production monopolisée (…), droit d’accès aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires (…), participation des travailleurs à la direction de l’économie, (…) reconstitution d’un syndicalisme indépendant doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale, (…) sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État  ».

Le mystère….


…….. du Codex Rohonc

Le Codex Rohonc (ou Codex Rohonczi) est un étrange manuscrit illustré de 448 pages écrit par un auteur inconnu dans une langue inconnue.

Un livre de 10×12 cm qui a été offert, avec les autres 30 000 livres de sa collection issue de sa bibliothèque familiale, par le comte Gusztav Batthyany ….

Gusztav Batthyany ?

…..à l’académie des sciences de Budapest.

Le manuscrit a surpris , interloqué les savants qui lui ont donnée le nom de la ville hongroise où se trouvait le château du comte Rohonc

comte Rohonc ?

qui aujourd’hui s’appelle Rechnitz et se trouve en Autriche.

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Le codex ?

Chacune de ses page comportent entre 9 et 14 rangées de symboles. Le nombre total de symboles utilisés dans le livre est d’environ 800, ce qui est environ dix fois plus élevé que n’importe quel alphabet connu, mais la plupart des symboles sont utilisés avec peu de répétitions, de sorte que les symboles du codex peuvent ne pas être un alphabet, mais plutôt un syllabaire (comme par exemple ceux du disque de Phaistos ) .

disque de Phaistos ?

), ou être de nature logographique, comme les caractères chinois.

Accompagnant les textes cryptiques, environ 90 pages d’illustrations incluent des scènes religieuses, laïques et militaires. Les illustrations grossières semblent indiquer un environnement où les religions chrétienne, païenne et musulmane coexistent, car les symboles de la croix, du croissant et du soleil/svastika sont tous présents.

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Si certains chercheurs pensent que le codex Rohonc est un canular, d’autres sont persuadés qu’il est authentique et ont passé des années à essayer de décoder le texte et les illustrations.

L’analyse du papier semble suggérer que le codex a été écrit sur du papier vénitien au XVIe siècle, mais la date est loin d’être certaine, le papier pouvant être beaucoup plus ancien que le texte. D’un autre côté, le texte pourrait aussi avoir été copié à partir d’une source beaucoup plus ancienne.

En analysant ses illustrations, certains érudits imaginent qu’il a été créé au XVIe ou XVIIe siècles.

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Comme pour le manuscrit de Voynich , déchiffrer le code du codex Rohonczi est un challenge que nombreux ont tenté de relever.

Un érudit érudit hongrois a proposé de lire le livre en le retournant de façon à ressembler à une  »ligature sumérienne  ». Il a ensuite associé les lettres de l’alphabet latin au reste des symboles par ressemblance. Il a également réorganisé l’ordre des lettres pour produire des mots significatifs. Cependant, ses méthodes ont été critiquées car il translittère parfois le même symbole avec des lettres différentes, et inversement, la même lettre est décodée à partir de plusieurs symboles.

La philologue roumaine Viorica Enăchiuc

Viorica Enăchiuc ?

a suggéré que le texte avait été écrit dans le dialecte latin vulgaire de Dacie et que le sens de l’écriture est de droite à gauche, de bas en haut. Cette traduction montrerait que le texte est une histoire du 11-12ème siècle du peuple Vlasi (Valaques) dans leurs combats contre les Hongrois et les Pechenegs. La méthode d’Enăchiuc a été critiquée car les symboles qui apparaissaient dans le même contexte tout au long du codex étaient régulièrement translittérés avec des lettres différentes. De plus, il n’y a aucun rapport entre les illustrations du manuscrit et sa traduction.

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Une autre solution présumée a été proposée par l’Indien Mahesh Kumar Singh

Mahesh Kumar Singh ?

: Il affirme que le codex Rohonc est écrit de gauche à droite, de haut en bas avec une variante jusqu’ici non documentée du script Brahmi. Il a translittéré les 24 premières pages du codex pour obtenir un texte en hindi qui a ensuite été traduit en hongrois. La méthode de Singh a également été critiquée pour son manque de cohérence.

Gábor Tokai et Levente Zoltán Király ont imaginé que le script est un système de code qui n’indique pas la structure interne des mots et que la langue du texte est très probablement artificielle. Ils prétendent que le codex contient la date 1593 CE comme référence probable à sa rédaction. Ils déclarent également qu’il s’agit d’un livre catholique ordinaire contenant principalement des paraphrases de textes du Nouveau Testament sur la vie de Jésus.

Avec ces diverses hypothèses et bien d’autres, le mystère du Codex Rohonc reste loin d’être résolu.

 »La vache….


………qui rit »

LA NAISSANCE DE LA VACHE VACHE QUI RIT

Une aventure familiale

Tout commence à Orgelet dans le Jura où Jules Bel s’établit à l’âge de 23 ans (1865), comme maître-affineur. Il achetait des meules  » blanches  » de gruyères et autres fromages à pâte dure aux coopératives appelées  » fruitières  » pour les faire vieillir.

Ambitieux, dynamique, homme du cru qui inspire respect et confiance, Jules Bel a su passer à ses fils l’exigence d’un métier difficile. Il n’est âgé que de 55 ans quand en 1897 il confie son affaire à ses deux fils Henri et Léon, respectivement âgés de 29 et 19 ans. La maison devient alors  » Bel Frères  ».

En 1897, l’entreprise s’installe à Lons-le-Saunier profitant de la proximité de la ligne de chemin de fer et des salines de Montmorot. Henri quitte l’entreprise en 1908, la maison prend alors le nom de  » Léon Bel, Gruyère en gros  ».

Léon Bel et la Première Guerre

Mobilisé à 36 ans, Léon Bel est affecté aux escadrons du  » Train  », au  » Ravitaillement en Viande Fraîche  », dont la mission était de convoyer la viande vers les soldats du front avec des autobus de la Ville de Paris réquisitionnés pour l’occasion !

Les soldats commencèrent à dessiner sur les véhicules des  » insignes  », souvent humoristiques, permettant d’identifier les différentes unités. Le commandant d ‘un régiment ,écrivit à Benjamin Rabier, un illustrateur renommé, qui lui renverra l’image d’un bœuf souriant, qu’un poilu irrévérencieux eut l’idée de baptiser  » La Wachkyrie  »,( en référence aux Walkyries si chères aux Allemands )…

Le fromage fondu

Au même moment en 1917, Emile, Otto et Gottfried Graf, des Suisses, importent en France la technique de fabrication du fromage fondu, mise au point en Suisse en 1907 par Gerber. Le nouveau fromage est encore inconnu, mais il a de l’avenir : il est bon, économique et sa pâte goûteuse conditionnée dans des boîtes métalliques supporte les longs voyages et les climats chauds.

La première Vache qui rit

De retour à Lons en 1919, Léon Bel reprend les rênes de son entreprise. Son esprit clairvoyant va faire merveille : il pressent l’immense succès du fromage fondu dans ce monde d’après-guerre. Pour lancer sa propre marque, il fait appel au savoir-faire d’Emile Graf, et s’installe dans l’atelier dit  » de l’Aubépin  ».

Le 16 avril 1921, Léon Bel dépose la marque  »La vache qui rit  ». L’idée lui vient de s’inspirer de l’insigne du régiment pour représenter une vache en pied avec une expression hilare.

Léon voit grand. Il fonde en 1922 la  » Société Anonyme des Fromageries Bel  », société qu’il dirigera jusqu’en 1937, et qu’il transmettra à son gendre Robert Fiévet. Face au succès rapide de sa nouvelle marque, Léon Bel équipe dès 1924 l’atelier de machines modernes permettant d’augmenter la production tout en améliorant les conditions de travail des ouvriers. C’était également l’occasion de mettre au point la couleuse à portions triangulaires, enveloppées au départ dans un papier d’étain et disposée désormais dans des boîtes en carton. Dès la première année il se vend 12.000 boîtes par jour.

LE SUCCÈS

La naissance d’une image de marque

Léon Bel cherche à faire évoluer l’image de la Vache qui rit. En 1923, il saute le pas en utilisant le dessin de Benjamin Rabier qui lui donne l’aspect sympathique et humain qui lui manquait. Il charge l’imprimeur Vercasson de teinter cette tête de vache en rouge et sur les conseils de sa femme, Anne-Marie, de la parer de boucles d’oreilles en forme de boîte de Vache qui rit. Une manière de féminiser cette vache qui donne son lait pour faire de bons fromages.

Les nouvelles usines (1926-1933)

Les premières installations étant vite dépassées, il fait construire à Lons, une nouvelle usine ultramoderne inaugurée fin 1926. La plus grande originalité de cette usine est la création, en 1926, d’un  »bureau de la publicité  » qui gère en interne la  » réclame  » de la marque. Léon Bel a compris que la publicité commande les ventes.

La nouvelle usine a été conçue pour une production de 120.000 boîtes de Vache qui rit par jour, et très vite on cherche à s’ouvrir sur le monde. Dès 1929, les Fromageries bel commercialisent le fondu en Angleterre. A partir de 1933, elles installent des unités de production et des sociétés de commercialisation en Belgique, et progressivement dans les autres pays européens.

La distribution

Pour acheminer les fromages vers les points de vente au détail, Bel a recours à des grossistes, détaillants, coopératives, soit environ 3.000 grands clients. Il dispose de ses propres dépôts dans toutes les grandes villes de France, d’un réseau de représentants et d’une flotte de véhicules estampillés Vache qui rit. Ces détaillants sont particulièrement  »choyés » par l’entreprise : elle leur fournit du matériel publicitaire qui viendra décorer la boutique : Plaques émaillées, calendriers ou horloges indiquent que la  » maison  » vend bien la célèbre Vache qui rit.

La communication

Dès ces premières années, La vache qui rit communique sur un ton souriant et décalé qui ne la quittera jamais. Elle est devenue une starlette dont s’amuse Joséphine Baker. Elle communique dans la presse, participe aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique : on entend sur les ondes la chanson  » C’est la Vache qui rit  », de Jean Rodor et chantée par le bien nommé Constantin le Rieur… En 1935 et 1936 la marque organise également de grands concours permettant de gagner de superbes lots. A partir de 1933, les boîtes de VQR contiennent des images à collectionner qui en font une marque à succès auprès des enfants

La Vache qui rit sera la première à soutenir les évènements sportifs, grâce à la populaire course cycliste, les Six jours de Paris en 1925, avant de participer à la Caravane du Tour de France dès 1933.

Les nombreuses foires expositions permettent de faire connaître la marque et ses produits dans des constructions aussi éphémères qu’inventives (Salon des Arts décoratifs en 1925, au Salon des Arts ménagers en 1930 et à la Foire de Paris en 1935).

LE RENOUVEAU

Après la guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Léon Bel confie définitivement les rênes de la société à son gendre Robert Fiévet. Lequel restera PDG jusqu’en 1996. Fini les sévères pénuries des années de guerre. La teneur en matières grasses augmente à 40% en 1948, et s’accompagne du lancement sur le marché de nouveaux produits comme le Belébon ou le Bonbel (1947).

La Vache qui rit retrouve son insouciance et sa place auprès du jeune public grâce au slogan  » La Vache qui rit est l’amie des enfants  ». En 1949, c’est une Vache qui rit solidaire et soulagée qui inscrit son visage sur les boites dans le V de la victoire. La tête rouge va se détacher sur un paysage stylisé portée par de nouvelles appellations :  » Tendrébon  » et  » Fromage pour tartine  ».

La publicité

Une agence de publicité va porter le nouveau visage de la marque, l’agence Chavanne : avec le slogan  » La Vache qui rit est un fromage et un bon fromage  », elle fait partie de la vie quotidienne, elle s’affiche dans la rue, dans le métro, à l’arrière des autobus, dans la presse, dans les salles de cinéma, voir même dans une émission de radio pour enfants animée par Alain saint-Ogan  » La Vache qui rit au Paradis des animaux  ». Elle conçoit aussi la panoplie de l’écolier des années 50, avec des protège-cahiers et des buvards grâce au concours des plus grands illustrateurs de l’époque.

Meilleure que jamais…

En 1955, on enrichit la composition et porte à 50% la part des matières grasses, ce qui, à l’époque, représentait une performance technique et un pari. La Vache qui rit devient ainsi plus onctueuse et plus facile à tartiner. L’emballage est rajeuni : une bande bleue et blanche apparaît sur le pourtour de la boîte. Le contour de la tête de la vache est légèrement arrondi. On l’inscrit dans un écusson doré, couronné de quatre étoiles qui suggèrent la qualité du produit.

Encore une fois , la vache qui rit s’adapte à son époque. Elle qui a fait travailler les plus grands affichistes, se lance dans des campagnes publicitaires photographiques. Entre 1961 et 1969, la plupart des affiches montrent les  » bons fromages  » qui entrent dans la composition de la Vache qui rit.

C’est à partir de 1968 que les Fromageries Bel feront leur entrée à la télévision. La Vache qui rit anticipe et accompagne les mutations de la société (jamais trop tôt ni trop tard ) toujours présente au bon moment.

La vitalité commerciale de l’entreprise porte ses fruits : au terme de 11 années de communication vivante et diverse sur le thème des bons produits, la vache qui rit est leader incontestable de son secteur avec 56% de part de marché. Sa notoriété est excellente, l’image du produit, pleinement positive.

L’INTERNATIONAL

Robert Fiévet décide, dès les années 50, de faire le tour de ce monde en mouvement en multipliant les implantations à l’étranger. A chaque fois, l’ouverture sur un nouveau pays repose sur une adaptation souple aux habitudes locales et s’accompagne de publicité. Les exportations de Bel assurent en 1965 11% des exportations totales de fromages français […] et en 1964 Bel reçoit  » l’Oscar de l’exportation  ».

Une petite usine fut installée à Odense, au Danemark dès 1953. Déjà présents dans tout le Marché Commun, les produits Bel entretiennent la conquête de nouveaux marchés comme l’Espagne (1967).

C’est dans la petite bourgade de Leitchfield aux USA, au cœur du Kentucky qu’est implantée depuis 1970 la fromagerie de La Vache qui rit. En 2003, la fromagerie a été surprise par le succès. Cette année-là, le docteur Agatstson publie un ouvrage intitulé » South Beach Diet  », dans lequel il recommande d’utiliser une portion de la VQR light comme encas coupe-faim. Le régime fait fureur aux Etats-Unis, The Laughing Cow allégée se glisse dans le sac des filles, de Manhattan à Los Angeles. Elle devient l’atout minceur des Américaines.

En 1974 une nouvelle fromagerie ouvre ses portes à Tanger. La Vache qui rit découvre l’Afrique qu’elle parcourt jusqu’à Madagascar, traversant le désert du Sahara et la jungle centrafricaine. Tangérois, petits et grands, consomment la Vache qui rit depuis les années 70. Imposant par sa taille, 30.000 m², et son personnel, 1300 employés, c’est l’une des plus importantes unités de production du groupe dans le monde. Aujourd’hui, 35% de la production sont consommés dans le pays, 65% sont exportés vers l’Afrique subsaharienne, les pays du Golfe et le Maghreb. L’usine, qui produisait entre 5.000 et 6.000 tonnes à la fin des années 1970, en produit 40.000 aujourd’hui.

On la retrouve en Egypte qui ouvre deux filiales, en 1998 puis 2006, suivie par l’Algérie en 2001 et 2007.

Au Vietnam, où la Vache qui rit est produite depuis 2011, il est fréquent qu’un hôte accueille un invité en lui offrant une portion de Vache qui rit en signe de bienvenue !

Le cap originel indiqué par Léon Bel est maintenu : La Vache qui rit doit être présente partout, pour tous, dans le monde entier. Alors elle a appris à se glisser dans tous les pays, à se fondre dans toutes les habitudes, à se mettre au goût particulier des consommateurs d’ici et d’ailleurs. La Vache qui rit aux mille visages s’adapte. Sa formule est enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays en voie de développement, alors que les Etats Unis et le Canada raffolent d’une Vache qui rit allégée et même aromatisée. Si son image est la même quel que soit le pays son nom en revanche, se prononce dans chaque langue. Partout elle est à la fois identique et pourtant différente.

LES DÉFIS DE LA COMMUNICATION

En 1960, Robert Fiévet dirige l’entreprise depuis vingt-trois ans. Il l’engage dans une nouvelle politique de communication. Dans les années 1970, les nouvelles campagnes publicitaires contribuent à créer une image dynamique et moderne de la Vache qui rit auprès des consommateurs les plus jeunes : ce sera la campagne Les Vachequiriphiles, qui portent haut ses couleurs façon  » pop art  ». Dans une autre campagne Jacques Parnel donne aussi une nouvelle jeunesse à l’icône : il la rend anthropomorphique, la déguise en tenue régionale, lui fait faire du vélo ou de l’autostop avec sac à dos et guitare à la main. Elle incarne son époque et les aspirations héritées de mai 68…

C’est l’époque où La vache subit un nouveau  »lifting’, ses cornes sont émoussées et ses boucles désormais présentées de face.

En 1985, on s’inspire avec humour de la publicité spectacle de l’époque dans le film d’animation  » Le casting  ». Calme et généreuse, la Vache qui rit apparaît en diva.  » Pour être un grand nom du fromage et plaire à tout le monde il faut avoir une sacrée personnalité  », conclut le spot qui fera le tour du monde.

Dans les années 90, on fait référence aux grands standards du cinéma. Un enfant rencontre son héros, pilote de chasse, et lui offre sa portion de Vache qui rit. Le film exploite les sensations, les émotions, les grandes références ( famille, amitié, évasion ) et renforce le positionnement de la Vache qui rit comme un fromage pour tous.

En 2001, la VQR lance à la télévision et sur internet une campagne accompagnée d’un concours intitulée :  » Pourquoi la VQR rit ?  » La vache part à la rencontre des gourmands et fait l’expérience de son immense popularité. Le fameux slogan réussit le tour de force d’imposer à tous une question que personne ne se posait avant et de placer La vache qui rit au cœur de toutes les conversations. Et tout ceci sans montrer une seule fois la fameuse tête rouge !

Avec  » la fabrique  », qui apparait sur les écrans en 2010, La Vache qui rit franchit un nouveau pas : cette publicité réussit la synthèse de toutes les périodes précédentes puisqu’on y voit habilement mêlés : les ingrédients utiles à la fabrication du fromage, des personnages pleins de vie et de santé, souriants et heureux d’être ensemble. On y voit bien entendu La vache qui rit, pour la première fois modélisée en 3D.

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Quelques images /affiches :

Léon Bel
L.Bel et sa femme
usine fabrication gruyère ?
Usine
Affiche ?
1ère boite ?
livraison ?
Affiches.
A l’étranger…
Aujourd’hui ?

Etc……

Klik

Les commentaires ne sont pas utiles, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

La  » banane bleue »


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La  » banane bleue  »



La banane bleue est une représentation d’une dorsale économique et démographique de l’Europe occidentale. Son nom est inspiré de la forme courbe de cette dorsale et de la couleur dominante du drapeau de l’Union européenne ou de celle représentant traditionnellement le continent européen, le bleu. Cette dorsale est aussi connue sous le nom de mégalopole européenne, ou encore de dorsale européenne.

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D’après l’article de Roger Brunet

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Brunet (géographe)

,  » Le nom  » banane bleue  » est une addition médiatique : La forme de banane a été évoquée par Jacques Chérèque

J.Chérèque ?

, ministre de l’Aménagement du territoire, présentant ces travaux lors d’une conférence de presse à succès ; la couleur est celle que lui a donnée trois jours après le dessinateur du Nouvel Observateur, dans un article de Josette Alia qui servit de baptême à la  » banane bleue « . « 

Cette expression a été ensuite reprise par les géographes dont notamment Roger Brunet, en 1973, lorsque qu’avec l’Institut  » Reclus de Montpellier  », une étude sur l’avenir des villes européennes a été réalisée. Les conclusions mettaient en évidence un couloir urbain cohérent et courbe s’étendant de Londres à Milan, centre majeur du développement spatial européen ….
Les régions concernées étaient alors le bassin londonien, le Benelux, la frange nord-est de la France (Alsace et Lorraine), la vallée rhénane, la moitié ouest de la Bavière, la Suisse et l’ouest du bassin du Pô au nord de l’Italie.

La partie française a été ajoutée à ce centre européen par souci politique de la faire appartenir à cet ensemble majeur. En effet, le ministre Jacques Chérèque, très attaché à la région Lorraine, a tout fait pour que cette région industrielle française intègre ce centre.

La Face cachée de…..


.….Claude François ?

RMC Story diffuse ce lundi 11 octobre dès 21h05 le documentaire La Face cachée de Claude François : les secrets inavouables, dans lequel il est question des nombreuses relations qu’aurait eues le chanteur star avec des fans mineures.

Dans les années 70,Claude François  était l’un des chef de file de la vague  » yéyé  »avec Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Sheila et bien d’autres. Tous ces artistes suscitaient l’admiration de millions de jeunes qui s’arrachaient leurs disques. Mais le plus adulé de tous était sans aucun doute  » Cloclo  » qui provoquait l’hystérie à chacun de ses concerts. Une relation fusionnelle selon une ex-Clodette : les fans l’aimaient et il le leur rendait bien, surtout quand elles étaient jolies et… très jeunes. C’est ce qui ressort du documentaire diffusé ce lundi 11 octobre dès 21h05 sur RMC Story, la Face cachée de Claude François. En 2018, déjà, un documentaire diffusé sur Paris Première  révélait l’existence d’une femme, Julie ,fille cachée et fruit des amours du chanteur et d’une jeune fille prénommée Fabienne, qui n’avait pas alors 14 ans.

Georges Moréas, commissaire de police, était chargé d’auditionner Claude François :

L’enquête se poursuit donc sur RMC Story avec divers témoignages, dont celui de Julie mais aussi celui de Georges Moréas, commissaire de police qui a été chargé d’auditionner Claude François en 1977. En effet, les parents de Fabienne s’aperçoivent que celle-ci est enceinte au sixième mois de sa grossesse. La jeune fille avoue qu’elle a eu une relation sexuelle avec Claude François alors qu’il était en tournée en Belgique, où la famille réside. Avoir une relation sexuelle avec une mineure de cet âge est alors considéré comme un crime et la police belge ouvre alors une enquête.

Georges Moréas, alors commissaire à la brigade judiciaire de Versailles, est également contacté par Interpol. « Je reçois dans mon courrier une note d’une page et demi qui relate les faits avec deux petites photos d’identité d’une gamine, pour ne pas dire une enfant », se souvient-il à notre micro. « Je ne suis pas chargé de faire une enquête, simplement de faire une audition de Claude François pour qu’il s’explique sur ces faits. Mais à ce moment là, je ne sais pas s’il s’agit d’une affaire sérieuse ou simplement de racontars. Je suis dans l’incertitude ».

Claude François recevait des jeunes filles dans sa loge pour se décontracter ?

Le commissaire se rend alors chez Claude François, au moulin de Dannemoy  dans l’Essonne où il vit avec son épouse Isabelle et leurs enfants. Le chanteur se montre rapidement gêné par les questions du policier mais il parle assez librement. « En voyant la photo, il avoue qu’il y a beaucoup de gamines qui viennent le voir régulièrement et que celle-ci en fait sans doute partie. Il est sur la réserve. Bien sûr, il ne me dit pas qu’il a eu une relation avec cette jeune fille mais il m’avoue qu’il est courant qu’après ses concerts, il reçoive des jeunes filles dans sa loge pour se décontracter. Sans me dire ce qu’il faisait avec elles, il m’apparait néanmoins qu’il n’est pas impossible qu’il ait eu une relation avec la jeune fille de la photo. Mais il n’y a pas eu d’enquête approfondie ».

Claude François : 3 000 filles seraient passées dans son lit ?

Georges Moréas a rendu son rapport, mais n’a pas eu connaissance d’un suivi même en Belgique où une enquête de police avait été ouverte. Dans les années 70, les artistes sont nombreux à séduire de jeunes fans, et si cela est de notoriété publique, cela ne semble choquer personne. Mai 68 et la révolution sexuelle sont passés par là…

Le documentaire donne d’ailleurs la parole à d’autres admiratrices de Claude François qui lui-même s’était vanté auprès de la presse britannique d’avoir mis 3 000 filles dans son lit ! Son appétit sexuel est aussi connu que ses  » Clodettes  » , au point que Claude François lancera un magazine érotique dans lequel il photographie lui-même des modèles dénudés et très jeunes. L’une de ses fans, qui ne cache pas sa relation avec son idole, raconte comment de nombreuses filles dormaient tous les soirs sur le palier de la porte de son appartement parisien, sa garçonnière pendant que son épouse était dans leur maison de banlieue, sachant qu’il en choisissait une pour passer la nuit avec lui. Certaines d’entre elles se seraient faites avorter, le chanteur ayant clairement évoqué de ne pas souhaiter avoir d’autres enfants que ses deux légitimes, Marc et Claude François Jr.

Claude François à la police : « Je ne pouvais pas leur demander leur pièce d’identité ! »

« Nous étions assis sous sa véranda et il m’a effectivement raconté que les jeunes filles l’attendaient devant chez lui et que, de temps en temps, il ouvrait la porte et en faisait entrer une », confirme Georges Moréas. « Et sa seule excuse a été de me dire : ‘Je ne peux pas leur demander à chaque fois leur carte d’identité’. J’ai alors pensé en le quittant : ‘Quel salaud !' ».

Lorsqu’à 14 ans, Fabienne a accouché de Julie, sa fille lui a été enlevée aussitôt pour être confiée à l’assistance publique où le bébé a été adopté deux mois plus tard. Fabienne rencontrera néanmoins sa fille à 17 ans. Quelques semaines après la naissance de la fille naturelle de Cloclo, alors âgé de 39 ans, celui-ci a été victime d’une fusillade : des individus l’ont suivi puis dépassé en voiture alors que le chanteur rentrait à Dannemoy. Devant chez lui, ils ont fait feu en direction de sa voiture sans le blesser. « A l’époque, aucun rapprochement n’a été fait entre cette agression et la naissance de cette gamine, mais peut-être y avait-il un lien ? », s’interroge aujourd’hui Georges Moréas.

Claude François : un autre enfant illégitime aux EtatsUnis ?

Depuis qu’elle a fait la lumière sur sa véritable identité, Julie, qui avouait avoir souffert de ne pas être reconnue , a déposé ses tests ADN dans un laboratoire, dans le but qu’ils puissent être comparés à ceux d’autres personnes qui pourraient eux aussi être les enfants de Claude François. Un jeune homme, Sten, chanteur aux Etats-Unis et au physique qui n’est pas sans rappeler celui de l’artiste, prétend d’ailleurs être son demi-frère. Mais il n’a toujours pas voulu se plier au test ADN…

Furore magnifique petit village italien dans un fjord


Furore est un magnifique petit village italien de la côte d’Amalfi situé dans un fjord, le Fiordo.

Avec ses 300 escaliers pour arriver au village, il est resté longtemps loin des personnes de passage ce qui lui a valu le surnom de  »village qui n’existe pas  ».

Pour le rendre plus visible, notamment de la route, le maire a ordonné de peindre les maisons de couleurs vives, tradition qui continue depuis.

L’attraction principale est le pseudo fjord Fiordo qui est en fait une gorge étroite créée par la rivière Schiato.
Cette gorge abrite la partie la plus ancienne du village avec ses anciennes maisons de pêcheurs accrochées à la falaise, les maisons récentes étant bâties 300 mètres au dessus
…..

Quelques photos :

C’était il y a environ 51 ans :


Le 2 mars 1969…..

Premier vol du Concorde

C’est au-dessus de Toulouse, qu’a lieu le vol d’essais du Concorde avec à ses commandes le pilote André Turcat. Premier supersonique à vocation commerciale et non militaire, l’avion franco-anglais a réussi son examen de passage en franchissant la vitesse du son (340 mètres par seconde ou 1 224km/h), un exploit qu’aucun autre avion commercial n’est encore en mesure d’accomplir cinquante ans plus tard. ( à ma connaissance )

Le défi supersonique :

Pour la première fois, en 1947, un pilote d’essai américain a réussi à franchir la vitesse du son, à 1297 km/h. Depuis, les militaires de tous les grands pays ont développé des avions de combat supersoniques, chasseurs et bombardiers.

Dans le même temps, les compagnies aériennes , malgré la difficulté de  » l’enjeu  » ont rêvé d’avions supersoniques pour le transport de passagers .

 » Sud-Aviation  », à Toulouse, et  »British Aerospace  », à Bristol, ont développé les recherches chacun de leur côté, à  » grand coup  » de financements publics.

Le constructeur français, qui a déjà à son actif le succès de la Caravelle, a pour projet une  » Super-Caravelle  » supersonique. La conception et la fabrication du moteur sont confiées à un autre industriel, la SNECMA(.société française du groupe Safran, spécialisée dans la fabrication de moteurs pour l’industrie aéronautique et spatiale) 

Se rendant compte qu’ils n’y arriveraient pas isolément, finalement, les deux constructeurs décident d’unir leurs effort :=> les gouvernements français et britannique signent le 29 novembre 1962 un accord qui jette les bases du projet Concorde.

Ne voulant pas rester en retrait, Américains et Soviétiques lancent leurs propres projets. Mais leurs constructeurs Boeing et Tupolev seront devancés par le projet franco-britannique que vient couronner avec éclat le vol d’essai d’André Turcat à bord du Concorde 001.

André Turcat en 1959 Malgré une météo défavorable , la démonstration au-dessus de la Garonne est spectaculaire . Fier de cet exploit et d’avoir marqué l’histoire de l’aviation, le commandant de bord déclare, plein d’espoir :  » Ce premier vol n’est pas un achèvement, c’est le point de départ de notre travail. Cette machine va nous demander encore beaucoup d’efforts. Il faudra encore des mois et des années avant de pouvoir annoncer que les passagers peuvent prendre place à bord.  »

Un mois plus tard, de l’autre côté de la manche l’exemplaire 002 effectue à son tour une première sortie. Les vols d’essais vont ensuite se multiplier jusqu’à la mise en service commerciale de l’appareil. Alors qu’un avion normal demande 1500 heures d’essais, le Concorde en aura assumé 5 300 !

Le 4 novembre 1970, André Turcat franchit Mach 2 pendant 53 minutes, à 2469 km/h. Le record de vitesse est atteint à Mach 2,23 (2377 km/h) en mars 1974…

Manque de chance, le premier choc pétrolier a éclaté en octobre 1973 et entraîné une forte hausse du kérosène et la faillite de nombreuses compagnies aériennes. Diverses compagnies du monde entier avaient pris jusqu’à 70 options au total sur l’appareil. Vus la conjoncture et les essais compliqués de l’appareil, elles ne concrétisent pas leurs options. En désespoir de cause, Paris et Londres obligent leurs compagnies Air France et BOAC (future British Airways) à commander chacune sept appareils. Il n’y en aura pas d’autres.

C’est lors du 30e Salon de l’aéronautique du Bourget, en 1973, que le Concorde fait sa première présentation officielle, en concurrence avec son rival soviétique, le Tupolev 144 (TU-144)

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Tupolev 144

, qu’on surnomme ironiquement‘ Concordski  » en raison de sa ressemblance troublante avec l’avion franco-britannique, que l’on attribue non sans raison à une opération d’espionnage industriel. Il  » paiera  » très cher ce péché de conception : le 3 juin 1973, lors de son vol de démonstration au cours du Salon, il s’écrase sur le village de Goussainville ! 14 personnes sont tuées dont 8 habitants du cru.

Le Concorde, dont le premier modèle est sorti d’usine en 1967, est malgré tout mis en service en 1976.

Mais avec l’apparition des premiers mouvements écologistes. Le Concorde est violemment critiqué pour son bruit et sa consommation excessive de carburant… ( l’avion brûle pas moins de 20 tonnes de kérosène par heure de vol et 450 litres par minute lors du décollage !! ) . 

Les associations américaines le privent de tout droit d’atterrissage à New York. La Chine refuse que l’avion passe par Pékin à cause du bruit insoutenable de  » la bête  » au décollage (presque 120 décibels). Échec commercial garanti. Seize appareils de présérie sont néanmoins construits, dont plusieurs volent encore. L’expérience permet aux constructeurs européens de lancer dans la foulée le programme Airbus.

Le 25 juillet 2000, un accident survenu à un Concorde à Gonesse, près de l’aéroport de Roissy, allait coûter la vie à 113 personnes dont les 109 passagers et de membres d’équipage .C’est un coup dur pour un appareil qui avait jusque-là témoigné d’une fiabilité exceptionnelle. L’exploitation commerciale des derniers appareils va s’arrêter progressivement en 2003. La même année, un fan du supersonique débourse 420 000 euros pour acquérir le nez de l’appareil lors d’une vente aux enchères !!!!! Fin d’un beau rêve technologique. Les préoccupations écologiques mais aussi les menaces technologiques et la préférence des milliardaires pour les jets privés ont eu raison de l’avion supersonique. 

La  » main de gloire  » …


Qu’est ce que c’est ?

Une  »main de gloire  »

La “main de gloire”, réputée pour avoir des propriétés magiques était fabriquée avec la main d’un criminel à laquelle on rajoutait une chandelle. Cet usage est attesté, entre le XVIe et le XVIIIe siècles, dans certains pays d’Europe, comme l’Angleterre, la France ou l’Allemagne.

Sa fabrication :

Si l’on en croit certains traités de sorcellerie, il fallait couper la main d’un criminel pour fabriquer une main de gloire. Si l’on connaissait la main qui avait perpétré le forfait, c’est celle-ci qu’il fallait choisir de préférence.

Certaines traditions préféraient les mains des nouveau-nés n’ayant pas reçu le baptême. Mais la main d’un pendu convenait encore mieux. Il est même des cas où, après avoir profané leurs sépultures, on prélevait les mains de personnes n’ayant commis aucun crime.

Une fois coupée, la main était ensuite salée ou plongée dans la saumure. Elle devait servir de socle à une chandelle fabriquée avec de la graisse humaine. Quant à la mèche de la bougie, elle devait provenir des cheveux du mort.! ( Les grimoires de l’époque précisent même que la graisse extraite du corps d’un pendu était la plus indiquée pour la confection de la main de gloire ) .

Des propriétés magiques ?

Cette main de gloire était réputée pour ses nombreux pouvoirs. La lumière de cette lugubre chandelle figeait sur place ceux qu’elle éclairait.( Ce qui était bien pratique pour les cambrioleurs ) !

La main de gloire leur rendait d’ailleurs d’autres services. En effet, elle était censée ouvrir par magie toutes les portes. Aucune serrure assez solide parait il n’était assez solide pour lui résister.

En plus , les voleurs n’avaient pas à se soucier de l’épuisement de la chandelle. En effet, la main de gloire était connue pour durer aussi longtemps que son porteur en avait besoin. Autre pouvoir très appréciable pour ceux qui voulaient faire fortune : la main de gloire se mettait à crépiter à l’approche d’un trésor.

La main de gloire était également un talisman recherché, qui apportait la richesse et le bonheur à son possesseur. Elle le protégeait aussi contre certaines maladies, comme les écrouelles, affection provoquant des plaies purulentes dans le cou.(caractérisée par des infections chroniques banales de la peau ou des muqueuses . La plupart des formes de scrofule ont été par la suite rangées dans le cadre de la tuberculose )

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Cuivre contre virus ?


Pourquoi le cuivre tue-t-il les virus ?

Chaque atome  de cuivre contient un électron libre qui endommage les molécules des micro-organismes en les oxydant. Le cuivre modifie ainsi la morphologie des virus de manière irréversible, notamment en dispersant les protéines en forme de pointes qui tapissent leur surface et en désintégrant leur enveloppe, avant de détruire leur génome. L’effet est plus rapide sur les virus dits  » à enveloppe  », en particulier les virus respiratoires, car ceux sans enveloppe virale sont dotés d’une capside ( la structure protéique qui protège le génome ) plus résistante.

Capable aussi de tuer les bactéries ?

Le délai d’inactivation par le cuivre du coronavirus humain 229E, qui est un virus à enveloppe, est de seulement dix minutes alors que, sur d’autres surfaces comme le PVC , la céramique, le verre ou l’acier, ce virus persiste pendant plusieurs jours. C’est la raison pour laquelle, en France, plusieurs hôpitaux et établissements publics se sont équipés de poignées de portes et de rampes en cuivre. Le cuivre est aussi capable de tuer les bactéries , notamment en détruisant leur membrane.

Vrai ?