Après la mort de ….


Samuel Paty, père de famille de 47 ans, et enseignant l’histoire-géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine a été décapité vendredi soir. Ses élèves parlent d’un professeur « investi », « à fond dans son métier » et avec qui ils pouvaient « parler et faire des débats ».
Parce qu’il avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, Samuel Paty a essuyé la colère de certains de leurs parents. Enseignant d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), « à fond dans son métier » selon ceux qui l’ont côtoyé, Il a été décapité vendredi dans un attentat
..

Je me suis demandé pourquoi la caricature est  » sacrée  » ,importante pour les français ?……

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 » Bref du pape en 1791  », une réponse anonyme à la bulle  » Caritas  » du pape Pie VI dans laquelle il a dénoncé la  » Constitution civile  »

En 2018 ,l’enseignement  » moral et civique  » est devenu obligatoire dans les collèges , dans le bulletin officiel , on lit que  » l’enseignant exerce sa responsabilité pédagogique dans le choix de mise en œuvre en les adaptant à ses objectifs et à ses élèves  » … ce que font les professeur ….ce qu’a fait S. Paty

Les caricatures anti- cléricales :

La caricature anti – religieuse , qu’elle soit ironique ou seulement  » décalée  » n’est jamais innocente pour les croyants ! Le  » combat  » contre l’église catholique qui atteint ses sommet avec la loi de 1905 (loi concernant la séparation des Églises et de l’État et codifiant la laïcité ) , a été très violent …Les caricatures du début du 20ème siècle associent souvent les curés à des corbeaux ou à des cochons ! Et ne se gênent pas non plus en montrant les religieux  » pelotant  » matrones ou même ‘ tripotant  » petit garçons ; un tas de situations pour le moins scabreuses ( pas trouvé beaucoup d’images ! ) mais certaines citations / légendes de ces caricatures :  » qu’est que vous faites l’abbé ?  »  » Je fais comme vous , je cherche un sein sur le calendrier  »

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(  » La calotte  » journal 1911 )
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Au sens étymologique ,  » caricare  » ( charger ) donne l’Italien  » caricatura  »….Les français en tireront le mot  » charge  » et la notion de  » portrait charge  » qui fit fureur au 19 ème siècle puis le mot  » caricature  » pour tout écrit , dessin à dessein …disons polémique …Tout l’intérêt de la caricature se trouve dans l’excès et le  » jeu avec les limites  » ( On en trouve déjà la définition dans l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert )

Un élément important dans la caricature :  » Le pacte de lecture  »

Ce pacte est tacitement signé entre la caricature / le caricaturiste et le spectateur /lecteur : La caricature = des textes , des images dans le but de  » produire du sens dans le regard et l’esprit du spectateur  » .…Elle n’est rien sans un regard  » extérieur  » ( comme tout écrits, œuvre d’art en fait ) , ce qui implique que le même document produise une foule de significations et contre sens dans l’esprit du spectateur , ce qui rend son utilisation  » pédagogique  » très délicate ….Ce pacte repose sur une compréhension et une culture des deux partie…( et , à mon avis , aussi sur la tolérance ). Par exemple le paysan qui d’essuie le derrière avec un document religieux et absolument dans la transgression par ce qu’il  » dit  » mais dans la situation triviale décrite ; mais il entre aussi dans la catégorie de l’humour car la scatologie , domaine favori des comédies de l’époque , amène le rire du spectateur avant même qu’il ait compris la scène, identifié les protagonistes ….Comme celui- ci lors de l’affaire Dreyfus (caricature signée Caran-d’ Ache )

P.S : Caricatures et satire ont pu se développer grâce à l’existence d’un espace publique , démocratique . La liberté d’expression permet de voir apparaitre de nouvelles formes de contestations des puissants , des façons de penser ou….des mœurs . On parle de  » l’âge d’or  » de la caricature entre les années 1830 et au moment de l’affaire Dreyfus ( 1890 / 1900 )….Le 19 ème siècle marque le  » triomphe  » de la bourgeoisie, mais aussi , il est celui des révolutions , de la lutte des classes et des peuples . La loi de 1881 sur la liberté d’expression , de la presse , protège longtemps les dessinateurs / caricaturistes jusqu’au moment , juste après la seconde guerre mondiale , la jurisprudence , prenant conscience du danger des attaque contre la personne introduit le droit à l’image et la protection des individus ….. L’apparition d’internet va tout changer en permettant à tous de voir /savoir se qui se passe dans d’autres pays : Un véritable choc pour la bande des  » joyeux drilles  » qui dessinaient pour Charlie- hebdo par exemple ( Le dessinateur LUZ

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LUZ

l’avait très bien expliqué après l’affaire des caricatures danoises et l’attentat contre  » Charlie – Hebdo  ».…La culture commune qui permettait de préserver ce pacte de lecture serait aujourd’hui en grand danger …….Il faudrait donc réfléchir aux moyens de la  » refonder  » pour préserver l’esprit  » frondeur  » et le sens critique qui font la richesse d’une société démocratique au delà des différences d’origines , de conviction de ceux qui la composent ! …….

Pourquoi les sirènes…..


( pas les  »femmes poissons  »

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lol ) , mais celles qui appellent le pompiers  »au feu  » entre autres …. ressemblent elles au cri du loup ?

D’après une étude récente , il y a des ressemblances troublantes entre les sons de certaines sirènes d’alarme et les hurlements des loups. Involontaire, cette coïncidence pourrait résulter de l’évolution de l’espèce humaine.

Des sirènes imitant le hurlement du loup :

L’équipe de chercheurs à l’origine de cette étude a écouté des dizaines d’alarmes, de provenances diverses ( aussi bien des sirènes d’ambulance que de celles des systèmes d’alerte , de pompiers etc…..).

Un son provoquant la peur :

Les modulations du hurlement des loups ont certainement été fixées par l’évolution naturelle , pour les rendre plus efficaces, elle en a fait aussi un signe de danger pour d’autres espèces. Ainsi, les proies du loup ont appris à interpréter ce cri comme une menace imminente.

La même chose pour l’homme? Aujourd’hui, il n’a plus à craindre aucun des animaux qui peuplent la nature. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Jusqu’au début du XIXe siècle, les loups rôdaient aux alentours des villages, surtout quand les hivers étaient rigoureux.

Dans l’imaginaire collectif, le loup, associé à maintes légendes, représentait une menace pour la collectivité. Il n’est donc pas impossible que le hurlement de cet animal ait imprégné l’inconscient humain, au point de l’associer à un redoutable danger.

On peut donc , peut-être en conclure que le choix des sons pour les sirènes d’alarme a peut-être été influencé, de manière involontaire, par le réflexe de défense que l’évolution nous aurait appris à associer aux hurlements des loups………?

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Un tramway nommé biscuit !


Jusqu’à la fin du 19 ème siècle , la plupart des épiceries vendaient les produits en vrac…

Quand il reprend ( en 1882 ) la biscuiterie familiale , le Nantais Louis Lefèvre –Utile

Louis Lefèvre-Utile

a l’idée de créer un nouveau conditionnement . » Pour susciter la gourmandise  » disait il .Les boites métalliques de ses célèbres biscuits , le Petit- Beurre LU

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les  » Pailles d’or  »

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 »paille d’or  »

ou les  » Petits écoliers  »,

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Petit écolier

……deviendront des  »supports de communication  ».…Il suivirent le style  » Art nouveau  » ( Mucha , spécialiste en publicité )

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Mucha

signe plusieurs illustrations pour la marque ) et s’adresse directement à la clientèle ciblée : Les femmes et les enfants , comme le démontre l’image ci dessous en forme de tramway , fabriquée en 1878 ….

Boîte à biscuits en forme de tramway, vers 1898, Jules Joseph Carnaud.

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Et ce n’est pas tout :

Ce biscuit croquant aux 52 dents .. Et il y a une raison bien particulière : la forme que prendrait ce biscuit aujourd’hui devenu mythique, a longuement été réfléchie par son créateur. Si cette dernière semble s’inspirer des napperons sur lesquels on servait le thé auparavant, ses dents et ses trous sont en réalité une allégorie du temps, comme l’explique LU sur son site.

Le Petit-Beurre de LU compte en effet 52 dents (en comptant les quatre coins), ce qui représente les 52 semaines de l’année. Les quatre coins eux, symbolisent les quatre saisons. Tandis que les 24 petits trous du biscuit évoquent les 24 heures de la journée.

Une manière bien pensée de dire que ce biscuit peut-être mangé à toute heure de la journée, de l’année mais aussi à chaque saison !

Pas de commentaire depuis plus d’une semaine => je les bloque !

marin-francis08@outlook.com

fralurcy085903@gmail.com

Picasso ; face méconnue:


Pablo Picasso : 12 infos insolites sur le génie espagnol

1 - Son talent précoce complexe son père

1 ) Son talent précoce complexe son père

   » Pablito   »est un cancre. Il peine à calculer, ne parvient ni à lire l’heure, ni à réciter l’alphabet, et son orthographe est laborieuse. Mais sa mémoire est prodigieuse et il dessine avant de parler. D’ailleurs, selon sa mère, le premier mot qu’il a prononcé est piz, pour lapiz, le crayon. Son père, José Ruiz, un artiste, lui enseigne le dessin et la peinture. Le jeune Pablo Picasso peint son premier tableau à l’âge de 8 ans :  » Le Petit Picador jaune  ». L’œuvre, représentant une scène de corrida, est très aboutie (Picasso refusera d’ailleurs toute sa vie de s’en séparer ). Quelques années plus tard, en pleine séance de travail avec son père, celui-ci se rend à l’évidence : il ne sera jamais aussi bon que son fils. Don José baisse la tête, tend solennellement ses pinceaux à Pablo et décide de ne plus jamais peindre.

2 - Il a un problème d'identité

2 ) Il a un problème d’identité

    L’artiste n’a pas toujours signé ses toiles  » Picasso  ». Son père s’appelle Ruiz, sa mère Picasso, et c’est à seulement 20 ans qu’il choisit définitivement sa signature. Auparavant, il signait  » P. Picazzo  »,  » Picaz  »,  » Pablo Ruiz  »,  »P. Ruiz Picasso  »… au gré de ses humeurs. En 1901, il rentre brièvement dans sa ville natale, Málaga, en Andalousie, auprès de la famille de son père. La visite se passe mal, une banale histoire d’argent tend les relations. Picasso va alors faire disparaître le  » Ruiz  ». Il avait de toute façon l’embarras du choix, puisque son nom complet est Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad Ruiz y Picasso.!!!!

3 - Il est odieux avec les femmes

3 ) Il est odieux avec les femmes

     Quand on lui demande à quel âge il a perdu sa virginité, Picasso place sa main à un mètre du sol. Adolescent, il vit dans un bordel à Barcelone et loge chez les filles qu’il remercie en décorant leur chambre avec ses œuvres. Mais cette précocité ne fait pas pour autant de lui un séducteur délicat.  » Les femmes sont soit des paillassons, soit des déesses  », proclame-t-il. Sa définition de l’amour n’est pas plus raffinée :  » Deux corps enveloppés dans des barbelés, chacun déchirant l’autre et le mettant en pièces.  » Il est capable de dire à Françoise Gilot, mère de deux de ses enfants :  » Je ne sais pas pourquoi je t’ai dit de venir, ce serait bien plus drôle d’aller au bordel.  » La propre mère de Pablo Picasso confie à Olga Khokhlova, sa première épouse :  » Je ne crois pas qu’aucune femme puisse être heureuse avec lui. »

4 - C'est un modèle de sobriété

4 ) C’est un modèle de sobriété

  En 1904, il s’installe au Bateau-Lavoir, un atelier à Montmartre. Très vite, il fait comme ses  » colocataires  » ( Georges Braque, Amedeo Modigliani… ) et se met à fumer de l’opium. En 1908, Grete Wiegels, un jeune artiste allemand qui loge chez Picasso, est retrouvé pendu à une poutre du Bateau-Lavoir ; l’excès d’opium avait réveillé ses envies suicidaires. Picasso, terrifié, stoppe immédiatement sa consommation. Il devient un modèle de sobriété, tourne à l’eau minérale et suit à la lettre les conseils d’un médecin :  » Buvez du vin à table et faites l’amour.  » Son seul écart : le tabac. Il a toujours une  » Gauloise  » au bec, et ce, jusqu’à la fin de ses jours.

5 - Il a la gâchette facile

5 ) Il a la gâchette facile ? ! 

   A 23 ans, un ami lui fait cadeau d’un petit pistolet, un Browning, qu’il garde toujours dans sa poche. A cette période, il a ses habitudes à la Closerie des Lilas, une brasserie de la rive gauche, fréquentée par des artistes. Les controverses artistiques enveniment souvent les discussions et, un soir, certains critiquent Cézanne, l’idole absolue de Picasso.   Ce dernier se lève, pose son pistolet sur la table et dit en serrant les dents :  » Un mot de plus et je tire.  »  Quelques mois plus tard, il est attablé au Lapin agile, un café de Montmartre. Une bande d’Allemands s’approche et lui demande d’expliquer sa peinture, ce que Picasso déteste. Il quitte le bar, mais les Allemands le suivent dans la rue. Il se retourne, sort son Browning et tire pour les faire déguerpir.

6 - On l'a accusé du vol de La Joconde

6 ) On l’a accusé du vol de La Joconde !!

    Le 22 août 1911, stupeur au Louvre, La Joconde a été volée ! Picasso est suspecté à cause d’un précédent. En 1907, son ami, le poète Guillaume Apollinaire, avait un secrétaire particulier, Géry Pieret, qui avait dérobé des statuettes au Louvre. Picasso en avait gardé certaines chez lui. Quatre ans plus tard, les enquêteurs font le rapprochement. Ils cueillent le peintre à son domicile et l’envoient directement chez le juge d’instruction. L’interrogatoire est rude. Blême, terrifié, Picasso avoue son implication les larmes aux yeux. Il n’a pourtant rien fait, mais la pression est trop forte. Le peintre est finalement relâché, le magistrat étant convaincu de son innocence.       Le tableau sera retrouvé deux ans plus tard chez un ouvrier qui a travaillé sur un chantier au Louvre.

7 - Dora Maar, le grand amour sacrifié

7 ) Dora Maar, le grand amour sacrifié :

     Un soir de 1935, alors qu’il est dans un café parisien, il aperçoit une jeune femme qui retire ses gants brodés, poser une main sur la table qu’elle occupe, doigts écartés, et planter entre eux un couteau, sans ciller devant le sang qui jaillit quand elle se blesse avec la lame. Picasso est subjugué. C’est Dora Maar. Ils deviennent amants. Elle sera sa muse la plus féconde, quitte à sacrifier son talent pour la photographie. Car Dora Maar est aussi une artiste, une femme libre, dont le tempérament et l’assurance inspirent Picasso. Il l’humilie, lui aspire la sève. Le tableau Dora et le Minotaure, daté de 1936, reflète leur relation : une bête brutale maîtrisant une jeune femme nue qui semble brisée. Il la quitte sans états d’âme en 1945 pour Françoise Gilot.

8 - La France a refusé sa naturalisation

8 ) La France a refusé sa naturalisation

   En avril 1940, Picasso dépose une demande de naturalisation. Refusée ! Pour les Renseignements généraux,  » cet étranger doit être considéré comme suspect au point de vue national  ». Ils précisent que  » ce peintre soi-disant moderne  » affiche des idées communistes et que,  » durant la guerre civile en Espagne, il a envoyé de fortes sommes d’argent aux gouvernementaux.  » Sa non-participation à la Première Guerre mondiale est aussi suspecte. En réalité, il n’avait aucune chance : dès son arrivée à Paris en 1901, il est sous le radar de la police française, signalé comme anarchiste car il loge chez un compatriote catalan qui, lui, l’est. Humilié, Picasso n’a plus jamais cherché à devenir français.

9 - Communiste jusqu'à la mort

9 ) Communiste jusqu’à la mort

   Il prend sa carte au Parti communiste français en octobre 1944.  » C’est la conséquence logique de toute ma vie et de mon œuvre entière  », explique-t-il alors dans une interview. Ses amis marchands de tableaux s’arrachent les cheveux, car les ventes aux Etats-Unis sont compromises. Lui s’en fiche et donne la vraie raison de son engagement un peu plus tard :  » Je ne suis pas français, mais espagnol. Je suis contre Franco. La seule façon de le faire savoir, c’est d’entrer au PC.  » Mais Moscou veille. Picasso ne montre aucun signe de réalisme socialiste et son art apparaît toujours aussi dégénéré aux yeux des Russes.       Quand, en 1953, Staline meurt, le camarade Aragon lui demande un portrait du dirigeant. Le dessin, jugé infidèle, choque militants et cadres du PC. C’est le désaveu. En 1956, après l’invasion de la Hongrie par l’URSS, l’artiste prend ses distances, mais il reste  » encarté  » jusqu’à la fin de sa vie.

10 - Il est accablé par la célébrité

10 ) Il est accablé par la célébrité

  Avant la Seconde Guerre mondiale, Picasso est célèbre, mais il peut encore se déplacer dans la rue sans être reconnu. Après 1945, fini l’anonymat ! Son tempérament, ses œuvres, son engagement communiste font de Picasso un mythe. Avec les années, cet homme simple dont les seuls vrais désirs sont la peinture, la corrida et les baignades en Méditerranée ne supporte plus la notoriété.  » La renommée est le pire des châtiments… Je ne souhaite ma célébrité à personne, même pas à mes pires ennemis… J’en souffre physiquement, je me protège de mon mieux… Je me barricade nuit et jour  », écrit-il à ses amis. Ses voisins l’épient à la jumelle, ceux qui lui rendent visite volent ses punaises à dessin, ses gommes. Il se sent persécuté. A son mariage en 1961 avec Jacqueline Roque, il n’invite personne, hormis leurs témoins.

11 - Il renie enfants et petits-enfants

11 ) Il renie enfants et petits-enfants

    En 1964, son ex-compagne Françoise Gilot publie  »Vivre avec Picasso  » , où elle décrit l’artiste comme un monstre, pervers et dominateur. L’ouvrage le blesse profondément et il développe une haine pour Françoise Gilot et ses proches, dont leurs propres enfants, Claude et Paloma. Il ne les reverra plus jamais. Sous l’influence de Jacqueline Roque, sa dernière femme, Picasso élargit l’exclusion à ses petits-enfants.  » Chaque fois que je suis allée à la maison, Jacqueline m’a reçue quelques minutes pour me dire que grand-père était trop fatigué pour me voir , se rappelle Marina Picasso. Un jour, Pablito, le frère de Marina, veut absolument parler à son grand-père. Il escalade les murs d’enceinte de sa propriété. Les chiens sont lâchés sur lui et la police l’emmène au poste.

12 - Sa mort en entraîne d'autres

12 ) Sa mort en entraîne d’autres

 » Quand je mourrai, ce sera le naufrage, beaucoup seront aspirés par le tourbillon  », prophétise Picasso. Il voit juste. Après sa disparition, le 8 avril 1973, un procès au sujet de son héritage déchire sa famille ; son petit-fils Pablito se suicide en avalant de l’eau de Javel en juillet 1973 ; son fils Paulo, alcoolique, meurt d’un cancer du foie en 1975 ; Marie-Thérèse Walter, muse inconsolable, se pend en 1977 ; Jacqueline Roque, compagne des derniers jours, devenue dépressive et alcoolique, finit par se tirer une balle dans la tête en 1986 ; Dora Maar, immortalisée comme La Femme qui pleure, meurt dans la pauvreté parmi les toiles du maître qu’elle ne voulait pas vendre…

C’était en juillet il y a environ 51 ans :


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   En théorie , le football est un jeu…

    Pourtant, en juillet 1969, un match du  »sport le plus populaire du monde » a déclenché une guerre sanglante, entre le Honduras et le Salvador. Lourde de près de 6000 morts  !!, cette  » guerre des 100 heures  » avait, toutefois, des causes bien plus profondes qu’une simple rivalité sportive.

Plus que du football…

   L’Amérique latine est réputée pour être une  »terre » où le football déchaîne les passions, parfois même jusqu’à la folie.

   La guerre qui a opposé le Honduras au Salvador confirme quelque peu  à cette analyse, même si le football est loin d’être la seule cause qui a motivé cet affrontement : 

    En 1969, alors que les deux pays centr-américains doivent s’affronter dans le cadre des qualifications pour le mondial (devant se dérouler au Mexique, un an plus tard ) la situation politique du Salvador et du Honduras est bien particulière.     Les deux pays voisins sont, en effet, principalement centrés autour de leur secteur agricole et, au Honduras, près de 20 % des ouvriers ruraux sont salvadoriens.

   Très dépendant des États-Unis , le marché local doit se (re)structurer en fonction des besoins du géant américain.

   Ainsi, au cours de la même année, le président hondurien ( Osvaldo Lopez Arellano Illustration. )  décide de céder une grande partie des terres cultivables du pays à une compagnie américaine, du nom de United Fruit Company    logo(déjà propriétaire de 10 % des terres honduriennes).!

   Particulièrement touchés par cette réforme, 300 000 paysans salvadoriens doivent retourner , sans le sou ,dans leur pays d’origine.

   C’est dans ce contexte  » électrique   »que se déroule donc une série de  »matchs couperets ‘, entre les deux nations.

Une situation devenue incontrôlable :

   Alors que des migrants salvadoriens sont persécutés par le groupe clandestin hondurien de  »La Mancha  Brava  », les joueurs de  »La Selecta » (le surnom de la sélection salvadorienne) doivent faire face à un assiègement de leur hôtel, une fois arrivés à Tegucigalpa.

    Du coup, après avoir passé une nuit désastreuse, les joueurs salvadoriens s’inclinent finalement 1-0 en terre hondurienne.

   À cette défaite déjà très mal vécue s’ajoute un sinistre fait divers. En effet, accablée par la défaite de son équipe favorite, une jeune salvadorienne (de 18 ans) ( nommée  d’Amelia Bolaños  Résultat d’images pour amelia bolaños) décide de se donner la mort !!!!!!???

  Ce suicide  extrêmement médiatisé  donne lieu à un enterrement national… ainsi qu’à une intensification de la haine, du côté salvadorien.

    Lors du match retour, le drapeau du Honduras est donc brûlé dans le stade de San Salvador et remplacé par un chiffon déchiré. Remportée 1-0 par l’équipe locale, la rencontre donne finalement lieu à un match d’appui, se déroulant ( sur terrain neutre )  au Mexique.

    Ce match  » couperet  », la sélection salvadorienne le remporte sur le score de 3-2 (après prolongations)… mais l’essentiel est ailleurs, car les supporters des deux équipes commencent à en découdre à Mexico, ainsi qu’à la frontière de leurs deux pays.

   En conséquence, l’armée du Salvador déclenche des frappes aériennes sur son voisin hondurien,!!!! le 14 juillet. Les ripostes ne se font pas attendre et le bilan atteint rapidement le nombre de 6000 morts (pour quelques milliers de blessés et près de 50 000 personnes délogées).

    Négocié par l’Organisation des États américains (OEA), un cessez-le-feu officialise la fin du conflit, le 18 juillet 1969. Sur le terrain de la guerre, il ne pouvait y avoir que des perdants.

Et  » on  » se demande pourquoi je n’aime pas le sport ! 


La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?

On nous dit que c’est la vie……..
Mais on sent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue
Heureusement qu’il y a parfois les amis
Sinon on aurait déjà tenté de passer au dessus

Mais on part de travers, on fait des erreurs
Pour essayer de créer du bonheur
Ça échoue, on fait rapprocher notre heure
On fait tout pour que s’arrête ce maudit cœur

Mais devant les gens on sourit
Pour masquer tous les soucis
Ça marche, certains croient qu’on mène la belle vie
Ne sachant pas à quel point elle est pourri

On est nerveux et souvent angoissé,
Il y a des moments où on a envie de tout casser
On s’est loupé et là on nous suit de très près
On n’ose pas leur demander de nous foutre la paix

10 animaux qui disparaîtront…


….. avant que nos enfants ne grandissent….

     Nous vivons dans un monde vaste et complexe, où de nouvelles espèces sont découvertes pratiquement à chaque instant. Pourtant, alors même que ces créatures passionnantes sont découvertes, l’augmentation de la population humaine, le changement climatique, la destruction de l’habitat, la chasse et la surexploitation de la faune signifient qu’un nombre incalculable d’animaux sont actuellement poussés au bord de l’extinction.

   Les scientifiques ont estimé qu’au cours de l’histoire de la Terre, entre 1 et 4 milliards d’espèces ont existé.

     Le taux d’extinction naturel  » AKA  » décrit la vitesse à laquelle les plantes, les mammifères, les oiseaux et les insectes mourraient si les humains n’étaient pas sur la photo. On estime qu’aujourd’hui les espèces disparaissent à près de 1 000 fois le rythme naturel , ce qui signifie que nous perdons environ 150 à 200 espèces chaque jour.

    Choisir des animaux susceptibles de disparaître avant que nos enfants aient la possibilité de les voir était une tâche ardue.

    En n’en sélectionnant que 10,  confrontés à des circonstances déprimantes similaires , sont laissés de côté. Mais des millions d’autres espèces, dont beaucoup ne sont pas connues de la science , risquent également de périr dans les prochaines décennies……

 

1) orang-outan de Sumatra…..

    Statut: En danger critique d’extinction. La population des orangs-outans de Sumatra a diminué de plus de 80% au cours des 75 dernières années.

2) Ours polaire……

les animaux qui disparaîtront

   Vulnérable. Le changement climatique, la perte d’habitat et le développement pétrolier ont contribué à leur déclin. Certains experts estiment que les ours polaires auront disparu d’ici 100 ans.

   3 ) Red Wolf ( loup rouge )……

les animaux qui disparaîtront

     En danger critique d’extinction. Il y a trente ans, les 17 derniers loups rouges restants ont été placés en captivité pour assurer leur survie. Aujourd’hui, leur nombre est passé à environ 100, mais fait toujours face à des menaces de déforestation.

4) Le tigre de Sibérie …..

les animaux qui disparaîtront

   En danger critique d’extinction. Les tigres de Sibérie sont les plus grands  » chats  » du monde. On estime que 400 à 500 vivent à l’état sauvage.

5 ) Sifaka……

animaux qui disparaîtront Sifiyaka


    Vulnérable. Les sifakas sont un genre de la famille des lémuriens. Ils sont menacés par la chasse, la perte d’habitat et les activités de brûlis. En 2008, il y avait environ 250 individus matures.

6 )  Vaquita….

animaux qui disparaîtront vaquita


   En danger critique d’extinction. On estime qu’il ne reste que 100 à 300 vaquitas, une famille de marsouins, dans le monde. Ils vivent dans l’étendue d’eau entre la Basse-Californie et le Mexique.

7 ) Gorille occidental……

animaux qui disparaîtront du gorille occidental


   En danger critique d’extinction. Des niveaux extrêmement élevés de braconnage et de chasse ont diminué la population. D’ici 2046, les experts estiment que la population des gorilles occidentaux sera réduite de plus de 80%.

  8 ). Black Rhino

animaux qui disparaîtront rhinocéros noir


  En danger critique d’extinction. Les rhinocéros sont l’un des plus anciens groupes de mammifères, des fossiles pratiquement vivants. Malheureusement, il n’en reste que 4848 sur Terre.

9 ) Baleine à bosse

animaux qui disparaîtront baleine à bosse


    En voie de disparition. Alors que les baleines à bosse continuent d’être une cible pour l’industrie baleinière, leur nombre est menacé d’extermination. La population actuelle est estimée à environ 18 000 à 20 000 habitants.

  10 )Tortue lutanimaux qui disparaîtront tortue luth


    En voie de disparition. Les plus grandes menaces pour les tortues luth sont la pêche commerciale et la pollution marine. Actuellement, il y a environ 34 000 femelles nichant dans la nature.

Il y a 96 ans………..


    Si un commentaire parait sur ce billet : Je le supprime ( pour l’instant , un problème m’empêche de les bloquer  ) : Ras le bol de n’avoir que quelques  » like  » qui ne veulent rien dire !
     Bientôt, je devrais payer pour me réabonner à W.P : Je ne le ferais certainement pas  , là , je continue car n’ai pas les moyens de  » jeter l’argent par la fenêtre …..
1924 : découverte fortuite du cœur de Voltaire à la Bibliothèque Nationale :
     Lorsque Voltaire meurt en 1778, il se trouve chez son ami le marquis de Villette, qui ordonne alors à un embaumeur d’extraire le cœur du philosophe pour le conserver puis rachète le château de Ferney et y construit une chambre destinée à recevoir le coeur de son ami défunt qu’en réalité il conserve à Paris. Lorsque ses héritiers le « restituent » à la nation, il est transféré en 1864 à la Bibliothèque Impériale où il est oublié pendant plus d’un demi-siècle.

Si Madame de Sévigné était encore de ce monde, combien elle se divertirait de cette histoire du cœur retrouvé de Voltaire ! s’enthousiasme le chroniqueur James de Coquet (1898-1988) dans un article du Figaro paru le 16 février 1924. Elle prendrait aussitôt, poursuit-il, sa plume pour la narrer, par le menu, à sa fille :

     » Je brûle de vous raconter une affaire dont on fait grand bruit à Paris. On vient de découvrir le cœur de Voltaire ; mais ce qu’il y a de piquant, c’est qu’on l’a découvert dans l’endroit même où il devait se trouver : à la Bibliothèque Nationale. Il y était depuis 1864, enseveli sous la poussière, dans une pièce où jamais personne ne pénétrait, et c’est le nouvel administrateur général, M. Roland-Marcel, dont vous avez peut-être entendu dire qu’il était fort actif et très curieux de sa nature, qui l’a découvert par hasard en faisant le tour du propriétaire de son nouveau domaine. Il n’est question que de cela à la Ville j’allais écrire, par habitude : et à la Cour.  »

Chambre du Coeur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d'après nature, au château de Ferney en 1781

   ( Chambre du Cœur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d’après nature, au château de Ferney en 1781)

  Je n’ai pas un mot à changer au début du récit de Mme de Sévigné, écrit James de Coquet, pour cette bonne raison qu’il est de moi et que les choses se sont, en effet, passées ainsi. Depuis 1864, le cœur de Voltaire reposait à la Bibliothèque Nationale. Il serait sans doute exagéré de dire que c’était à l’insu de tous, mais il faut cependant convenir que peu de gens soupçonnaient l’existence, en cet endroit, d’une aussi précieuse relique.

   Si quelque curieux avait demandé à la voir et à s’assurer qu’elle y était toujours, on eût été bien embarrassé pour la lui montrer si le hasard n’avait guidé les pas de M. Roland-Marcel dans un endroit quasi abandonné de la Bibliothèque. Passant par là, il s’arrête devant un Voltaire, de Houdon, à demi caché par des grilles, voile de poussière, et s’étonne de la perfection de cette copie. Ce ne peut être, en effet, qu’une copie puisque l’original est à la Comédie-Française. Il s’informe. On lui apprend que c’est le plâtre original de l’œuvre célèbre de Houdon.

   Il décide aussitôt de la faire transporter dans un endroit accessible au public. Le socle est à côté. Il l’examine et s’aperçoit qu’il porte sur le devant une plaque de métal avec cette inscription : « Cœur de Voltaire. » Le socle s’ouvre en pressant sur un des boutons de la plaque de métal et, à l’intérieur, on découvre un coffret qui doit contenir le fameux cœur. On cherche la clef, mais elle est introuvable ; il ne reste plus qu’à faire prendre l’empreinte de la serrure pour qu’on en exécute une autre. On y travaille actuellement, nous apprend le chroniqueur, et, dès que la clef sera prête, le ministre de l’Instruction publique viendra s’assurer que le cœur est bien en place, puisque là est, aujourd’hui, sa place.

   Mais sans doute est-il bon de rappeler comment la Bibliothèque Nationale est en possession de cet héritage. Lorsque, le 30 mai 1778, Voltaire se fut éteint dans la maison du marquis de Villette qui faisait le coin de la rue de Beaune et du quai qui devait, peu de temps après, porter son nom, l’archevêque de Paris lui refusa la sépulture. C’était le moins qu’il pût lui faire. La famille décida donc de faire embaumer le cœur et alla quérir pour cette opération un sieur Mitouart, apothicaire du voisinage.

    Mitouart, enleva, comme il est d’usage en pareilles circonstances, le cerveau, qui était, paraît-il, si volumineux, et le cœur dont personne ne nous a dit s’il était gros ou petit. Il garda, en souvenir de ce jour, qui était le plus beau de sa carrière, le cerveau et laissa, avec l’autorisation de Mme Denis, la nièce de Voltaire, le cœur au marquis de Villette. Le lendemain, l’abbé Mignot et Dampierre d’Hornoy, le neveu et le petit-neveu du défunt, transportèrent le corps, en carrosse, jusqu’à l’abbaye de Scellières, dont l’abbé Mignot était commendataire, en attendant que fût achevé le caveau de Ferney où Voltaire d’ailleurs ne devait jamais reposer.

Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire
    Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire

À leur retour ils apprennent les dons que leur cohéritière a faits sur la dépouille de leur oncle et protestent énergiquement. Ils ne paraissent point se soucier du cerveau et laissent en repos l’apothicaire. Par contre le cœur, si l’on peut dire, leur tient au cœur et ils le réclament à Villette qui refuse de le rendre, trop heureux d’être voltairien à si bon compte. Ils l’assignent mais l’affaire s’arrange avant les plaidoiries. Villette a offert 230 000 livres (environ 2,6 millions d’euros) pour garder le cœur auquel il fera un mausolée dans sa chambre. Mme Denis, sur le point de se remarier, a mieux à faire que de veiller à la mémoire de son oncle ; Dampierre d’Hornoy a besoin d’argent. Tous deux acceptent une proposition que l’abbé Mignot ratifie.

   Pendant ce temps, Villette a acheté la terre de Ferney, où il installe un musée Voltaire avec le mausolée promis, ce qui lui est une occasion d’immortaliser un vers de son cru qu’il fait inscrire dans ce qu’on appellera par la suite la « chambre du cœur » : Son esprit est partout, mais son cœur est ici.

   D’après les Mémoires secrets, voici ce qu’on voyait dans cette chambre du cœur :  » On y voit une pyramide triangulaire contre laquelle est adossé un autel composé d’un tronçon de colonne cannelée. Cette pyramide est ceinte d’une corniche saillante, soutenue par quatre consoles antiques et porte une urne sépulcrale. Sur l’autel est placé un coussin de velours sur lequel repose un cœur de vermeil symbole de celui qui est à l’intérieur.  »

   À la faveur des bonnes relations que Catherine II ( impératrice de Russie de 1792 à 1796 ) entretenait avec Voltaire, Villette essaye de vendre Ferney à cette .souveraine. Celle-ci n’a cure de ce domaine et se contente de le faire copier pour sa résidence d’été de Tsarskoïe Selo. C’est alors qu’un Anglais le loue. Mais ce n’était point le souvenir de Voltaire qui l’y attirait et il bouleverse tout dans cette maison historique. Cela s’ébruite et l’on raconte que le cœur de Voltaire a disparu.

    En réalité, il n’avait jamais été à Ferney et le marquis de Villette l’avait conservé dans sa maison de la rue de Beaune et du quai des Théatins, qui est, à cette époque déjà, le quai Voltaire. Le 10 juillet 1791, lorsqu’on ramène à Paris la dépouille du philosophe de Ferney pour la déposer dans l’ancienne église Sainte-Geneviève « offerte aux grands hommes par la patrie reconnaissante », le cortège s’arrête pendant une minute devant la maison mortuaire sur laquelle Villette a placardé, comme une enseigne, son fameux alexandrin : « Son esprit est partout, mais son cœur est ici. » Et cette fois il ne ment pas.

    Nous voici en 1864 : Le cœur est passé des mains de Charles de Villette, fils du précédent, entre les mains de ses héritiers qui sont nombreux et que représente Me Léon Duval, avocat. En leur nom, il propose au ministre de l’Instruction publique, qui est Victor Duruy, de restituer à la nation ce cœur sur lequel tant de gens ont des droits. Mais où le mettre ? À la Comédie-Française ? Au Panthéon, où, suivant le mot de Louis XVIII,  » Voltaire dut être si ennuyé d’entendre la, messe tous les jours  » pendant le temps de la Restauration où cet édifice fut rendu à l’exercice du culte ?

     Victor Duruy hésite et, en grand mystère, pense à la Bibliothèque Impériale. Le mystère fut mal gardé. On trouve en effet dans le dossier constitué au sujet du cœur de Voltaire, par M. de Laroncière, conservateur à la Bibliothèque Nationale, cette lettre de l’administrateur général d’alors au ministre :

Coffret en métal doré contenant le coeur de Voltaire et placé dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon
Coffret en métal doré contenant le cœur de Voltaire et placé
dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon

   

     » Il y a quelques jours, Le Figaro annonçait et beaucoup d’autres journaux ont répété d’après lui ce qu’on m’avait confié en grand secret. Ni le Journal officiel ni aucun journal du gouvernement n’a démenti ni confirmé cette décision. J’ai l’honneur de demander à Son Excellence ce que je dois en penser et ce que j’aurais à faire.  »

   Et le prudent administrateur ajoute que si on venait lui confier cette relique, en attendant qu’elle fût officiellement agréée, il se verrait obligé de la refuser,  » dans la crainte de ne pouvoir ensuite contraindre la famille à la reprendre si son offre était repoussée  ».

   Enfin, le 16 décembre 1864, le cœur de Voltaire entre à la Bibliothèque Impériale, avec toutes les pièces certifiant son identité, ainsi qu’en fait foi d’acte passé à cette époque. Est-ce cet administrateur circonspect qui le fit reléguer à l’endroit où l’on vient de le découvrir, après avoir fait exorciser le reste de sa Bibliothèque ? Il est permis de le supposer. Mais on ne saurait lui en vouloir, puisqu’il nous donne aujourd’hui toute la joie d’une découverte que l’on n’aurait dû jamais faire, conclut James de Coquet.

    En 2010, on déplaça la statue pour mener à bien les travaux de la première  phase  du Projet Richelieu. Une odeur forte se fit alors sentir, et on lança aussitôt une enquête sur l’état du cœur du philosophe : la solution alcoolisée avait visiblement fui. Le reliquaire fut pris en charge par le laboratoire de la BNF et l’on procéda à un nouveau traitement de conservation. Le cœur put ensuite réintégrer le socle de la statue, replacée en 2016 dans le salon d’honneur du site Richelieu, où les visiteurs peuvent à nouveau s’émouvoir de sa présence.

Le joueur de flûte de Hamelin


   Vrai ou invention , conte -légende  ?

   Le 26 juin 1284 ( la date est précise ! ), la ville allemande de Hamelin ( Basse -Saxe ) est envahie par les rats ….En échange d’une somme importante , un joueur de flûte propose de dératiser la cité . Etant donnée l’ampleur du désastre , les habitants acceptent son aide …Au son de sa flûte , le musicien entraîne alors tous les rats complètement hypnotisés jusqu’à une rivière ( la Weser ) , où ils se noient en masse …Mais , finalement , il n’est pas récompensé car les habitants n’ont pas tenu leur engagement …..Pour se venger , le joueur de flûte utilise cette dernière pour attirer cette fois les enfants de la ville vers un lieu inconnu …On ne revit jamais les enfants ..( Cette légende a été adaptée par les frères Grimm dans leur conte  » l’attrapeur de rats  » ) .

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   La légende du joueur de flûte de Hamelin, histoire enfantine bien connue, a aussi été immortalisée par le poète anglais Robert Browling. Il faut pardonner aux touristes qui visitent Hameln (son véritable nom en allemand) de croire que ce récit est une réalité historique. En effet, deux maisons du XVIe siècle portent des inscriptions rappelant l’enlèvement des enfants du 26 juin 1284, et la légende est régulièrement présentée dans la ville. Dans une certaine rue, même, la Bungenstrasse (qui serait le chemin emprunté par les petits ensorcelés), aucune musique n’est autorisée de peur de courroucer à nouveau le joueur de flûte. Et, jusqu’au XIXe siècle, deux croix se dressaient sur la montagne pour marqué l’endroit où les enfants disparurent.

   Cependant, selon les témoignages écrits, il y aurait là une certaine confusion. Le plus ancien témoignage, qui remonte à 1450, ne relate que la disparition de 130 enfants. Ce n’est qu’au XVIe siècle que la chronique mentionne le joueur de flûte comme charmeur de rats.Selon des récits plus tardifs du XVIIe la date fatidique serait le 22 juillet 1376.

  Bien que la différence jette le doute sur l’authenticité de l’histoire, le fait même qu’elle soit rapportée avec une telle précision porte à croire que la légende a un fond de vérité.

  Ce n’est , ni la première ni la seule de son genre. Des récits remarquablement similaires se retrouvent dans le folklore de toute l’Europe et du Moyen-Orient. Mais contrairement aux autres contes similaires, celui de Hamelin donne des dates précises, quoique contradictoires.

Au XIVe siècle, un désastre bien pire va s’abattre sur Hamelin. La Mort Noire ( la peste bubonique –) fait rage en Europe dès 1345 et jusqu’à la fin des années 1360.     Elle est apportée par des rats infestés de puce qui meurent par la maladie. Les puces passent alors aux humains, qui meurent à leur tour. C’est un enchaînement semblable à celui de la légende. Ces souvenirs confus de la Mort Noire expliquerait la date la plus tardive de certains témoignages écrits

 

Le joueur de flûte de Hamelin Storyf10( illustration = net )

 

Les paroles :

Un étranger est arrivé un beau soir.

De son pipeau il tirait des sons bizarres.

Ses cheveux longs lui donnaient l’air d’un vagabond.

En ce temps-là, la ville était envahie par tous les rats venus du fonds du pays.

Privés de pain, les habitants mouraient de faim.

Le musicien leur dit : Si vous le voulez, Je peux sur l’heure du fléau vous délivrer.

Pour mille écus le marché fut bientôt conclu.

Devant l’église il joua de son pipeau

Comme un berger pour rassembler le troupeau,

Et de partout les rats sortirent de leurs trous.

On vit les rats qui le suivaient dans les rues.

Chemin faisant, ils étaient cent mille et plus.

Il les mena à la rivière et les noya.

C’est un sorcier!, s’écrièrent les bourgeois.

Tout le village déjà le désignait du doigt.

A coups de pierre et sans argent, ils le chassèrent.

Tout le village dormait paisiblement,

Lorsque soudain on entendit dans le vent

Un doux refrain que les enfants connaissaient bien.

Les p’tits enfants dans leurs chemises de nuit

Cherchaient le vent et le le pipeau dans la nuit.

Ils arrivèrent à la rivière et se noyèrent

 

 

 

Les maisons de Paris  » numérotées  » ………


   Le 4 février 1805 , était institué un  décret : Ce décret  précise que dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la rivière, le numérotage sera exécuté en noir sur un fond d’ocre ; dans les rues parallèles, il le sera en rouge sur le même fond. En outre, ce numérotage sera exécuté à l’huile, et, pour la première fois, à la charge de la commune de Paris.

   Le texte du décret rendu le 15 pluviôse an XIII (4 février 1805), sur le rapport du Ministre de l’intérieur :

Art. 1er. Il sera procédé, dans le délai de trois mois, au numérotage des maisons de Paris, d’après les ordres et instructions du ministre de l’Intérieur.

   2 ) Ce numérotage sera établi par une même suite de numéros pour la même rue, lors même qu’elle dépendrait de plusieurs arrondissements communaux, et par un seul numéro qui sera placé sur la porte principale de l’habitation. Ce numéro pourra être répété sur les autres portes de la même maison, lorsqu’elles s’ouvriront sur la même rue que la porte principale ; dans le cas où elles s’ouvriraient sur une rue différente, elles prendront le numéro de la série appartenant à cette rue.

Numéro conforme à la réglementation de 1805 (chiffre noir sur fond ocre dans une rue perpendiculaire à la Seine)

Numéro conforme à la réglementation de 1805 (chiffre noir
sur fond ocre dans une rue perpendiculaire à la Seine)

3 ) Les rues dites des faubourgs, quoique formant continuation à une rue du même nom, prendront une nouvelle suite de numéros.

   4) La série des numéros sera formée des nombres pairs pour le côté droit de la rue, et des nombres impairs pour le côté gauche.

  5) Le côté droit d’une rue sera déterminé, dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la Seine, par la droite du passant se dirigeant vers la rivière, et dans celles parallèles, par la droite du passant marchant dans le sens du cours de la rivière.

  6 ) Dans les îles, le grand canal de la rivière coulant au nord déterminera seul la position des rues.

  7 ) Le premier numéro de la série, soit paire, soit impaire, commencera, dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la Seine, à l’entrée de la rue prise au point le plus rapproché de la rivière, et, dans les rues parallèles, à l’entrée prise en remontant le cours de la rivière ; de manière que, dans les premières, les nombres croissent en s’éloignant de la rivière, et dans les secondes, en la descendant.

 8 ) Dans les rues perpendiculaires ou obliques au cours de la rivière, le numérotage sera exécuté en noir sur un fond d’ocre ; dans les rues parallèles, il le sera en rouge sur le même fond.

  9 )Le numérotage sera exécuté à l’huile, et, pour la première fois, à la charge de la commune de Paris.

 10 )A cet effet, il sera passé, par-devant le préfet du département de la Seine, une adjudication au rabais de l’entreprise du numérotage exécuté à l’huile, à tant par numéro, de grandeur, de forme et couleur déterminées par le cahier des charges.

  11)  L’entretien du numérotage est à la charge des propriétaires ; ils pourront, en conséquence, le faire exécuter à leurs frais, d’une manière plus durable, soit en tôle vernissée, soit en faïence ou terre à poêle émaillée, en se conformant cependant aux autres dispositions du présent décret, sur la couleur des numéros et la hauteur à laquelle ils doivent être placés.

  12) Le ministre de l’Intérieur est chargé de l’exécution du présent décret.

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   Vidéo Paris un peu plus tard :