Et si……….


Et si ….

Et si
Et si on s’attendait, et si on s’attardait
Et si on s’entraidait, si on s’accompagnait
Et si on se penchait sur celui qu’est tombé
D’abord pour le soigner et pour le relever

Et si on essayait et si on s’efforçait
D’apprendre à se connaitre avant de se défier
Et si on accordait à toute différence
La même compassion et la même indulgence

Et si on se disait qu’à partir d’aujourd’hui
On met d’autres étoiles dans le ciel de nos nuits
Des secours de cadeaux, des soutiens, des bienfaits

Pour se coucher heureux et s’endormir en paix
Et si

Et si on était beau, je veux dire beau dedans
L’esthétique à soigner de nos bons sentiments
On passe tant de temps le regard dans la glace
L’âme mérite bien autant de face à face

Et si on était jeune, je veux dire même vieux
Du berceau au cercueil garder les mêmes yeux
Le regard d’un enfant s’émerveille d’un rien
Et si on trouvait grand même ce qui l’est moins

Et si on pardonnait quand on nous a menti
Et si on pardonnait quand on nous a trahi
La punition serait de rendre coup pour coup
Mais la clémence est sage et bourreaux sont fous
Et si

Et si on regardait tout l’or de son voisin
Sans le moindre dépit qu’il ne soit pas le sien
Si on ne condamnait personne en aucun cas
Si on se contentait de ne juger que soi

Et si on oubliait de se mettre en colère
Si on foutait la paix à nos envies de guerre
Pour faire une caresse ou pour tendre un main
Il faut bien moins d’effort que pour serrer le poing

Si au lieu de courir on s’arrêtait un peu
Pour reprendre de souffle et pour attendre ceux
Qui suivent à petits pas presqu’au bout du rouleau
Les aider à marcher, les porter s’il le faut
Et si

Et s’il ne suffisait pas seulement de le dire
Et s’il ne suffisait pas seulement de l’écrire
Et si l’on décidait de faire dès demain
Le premier pas vers l’autre pour lui tendre la main

Et si on faisait mieux que le mieux que l’on croit
Et si même attentif on allait au delà
Et si on était bon plus que de temps en temps
Et si on apprenait à s’aimer à plein temps
Et si on était bienveillant
Et si on était bienveillant
Bienveillant…………….seulement…

Radical / débile !


 

« Tuez-les par balles » : le président philippin appelle à abattre ceux qui ne respectent pas le confinement

   Lors d’une allocution télévisée organisée ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a appelé à abattre les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel. Une sortie qui a choqué dans le monde entier.

   La déclaration a choqué bien au-delà des frontières du pays. Lors d’une allocution télévisée qui se déroulait ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a prévenu que les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel du sud-est asiatique risquaient désormais… d’être tués par balle s’ils étaient surpris hors de leur domicile dans les prochaines semaines, rapporte l’agence de presse Reuters ce jeudi.

« Je vous enterrerai »

   « Cela empire. Alors une nouvelle fois je vous fais part de la gravité du problème et vous devez écouter », a déclaré lors de cette allocution le président, déjà bien connu pour sa propension à choquer. « Mes ordres à la police et à l’armée (…) S’il y a des troubles et qu’il y a une possibilité qu’ils ripostent, avec un risque pour vos vies, tuez-les par balle », a-t-il poursuivi, pointant du doigt ceux qui ne respectent pas le confinement aux Philippines.

  « Est-ce bien compris ? Morts. Au lieu de causer des troubles, je vous enterrerai », a lourdement insisté le chef d’État, ajoutant au passage que tout acte de maltraitance envers les personnels médicaux sera considéré comme un crime grave. Selon le dernier décomptes des autorités locales, les Philippines dénombrent 2 311 cas confirmés de contamination au Covid-19. 96 personnes sont décédées des suites du virus à ce jour dans l’archipel.

Un président connu pour ses frasques

    Connu pour ses frasques, le président philippin s’était déjà fait remarquer en 2018 en ordonnant la destruction de plusieurs dizaines de voitures de luxe au bulldozer devant les caméras des médias d’État, au motif que ces véhicules avaient été importé illégalement sur le territoire et qu’aucune taxe n’avait été payé lors de leur passage à la douane. Plus récemment, en juin 2019, il avait suscité une importante polémique en sous-entendant que l’homosexualité était une maladie, lors d’une rencontre avec la communauté philippine de Tokyo.

Il y a environ ….


188 ans:

26 mars 1832 :   Epidémie de choléra ( même  » pandémie   » ) ….Aujourd’hui = pandémie  » corona virus  »……..L’histoire = un éternel recommencement ……

 


     Depuis longtemps, on l’attendait. Après avoir, de 1817 à 1820, ravagé les Indes, d’où il essaima jusqu’en Extrême-Orient, le choléra envahissait, en 1821-22, la Mésopotamie, la Perse, la Syrie, et les bords de la mer Caspienne. Quatre ans plus tard, il se réveillait dans le Hedjaz, et, par les pèlerins de la Mecque, se répandait en Turquie d’Asie (juillet 1830), en Egypte et en Tunisie (1831).

Le 20 septembre 1830, Moscou était contaminé, et l’été 1831, le choléra gagnait la Finlande, la région de Saint-Pétersbourg, la Livonie, la Courlande, la Lituanie. Par les ports baltes (Riga, Dantzig), la contagion envahit le Brandebourg, la Poméranie, Hambourg. La navigation l’apporta en Angleterre : le choléra se manifesta à Sunderland, près de Newcastle, en novembre 1831 ; à Edimbourg à la fin de janvier 1832 ; à Londres le 10 février ; et, signalé le 15 mars à Calais, il gagnait, d’un seul bond, Paris.

   Au sein de la capitale, quelques cas précurseurs, sporadiques, les uns douteux, les autres étiquetés cholérine, s’étaient déjà manifestés. A la caserne de pompiers du Vieux-Colombier, on avait vu dix-sept sapeurs atteints le 3 août 1831 ; vingt-deux le 4 septembre, quarante-trois le 4 octobre. Mais leur chirurgien-major, Treille, grand broussaisien, était arrivé, par l’administration de glace et de lavements opiacés, à éteindre l’incendie de leurs entrailles. En 1832, dès le 6 janvier, un étudiant en médecine succombait en trente-six heures, rue Hautefeuille. Le 6 février, un concierge de la rue des Lombards mourait dans les mêmes conditions, que le docteur Lebreton signala le 22 février à l’Académie de médecine.

Le choléra à Paris. Avril 1832

Le choléra à Paris. Avril 1832

L’épidémie véritable éclatait le 26 mars 1832, près de sept semaines après son invasion à Londres. Quatre personnes furent frappées tout à coup presque simultanément et moururent en peu d’heures, dans la rue Mazarine, dans les quartiers de la Cité, de l’Hôtel-de-Ville et de l’Arsenal. Dès le 31 mars, cinquième jour de l’invasion, il y avait déjà à Paris 300 malades, et sur les 48 quartiers de la ville, 35 étaient envahis. Le troisième arrondissement était seul épargné. Du 31 mars au 1er avril, l’épidémie se répandit dans toute la capitale.

  Et comme si cette peste inexorable n’avait pas encore assez de la proie humaine, un élève chirurgien au Val-de-Grâce déclara en avril qu’elle s’attaque aux vaches et aux dindons ; certains journaux de province parlent même du choléra des poules et des chats ! Devant un mal qui, en quelques instants, faisait d’un vivant un spectre livide et glacé,  » cadavérisé  » disait un des pionniers de la physiologie expérimentale moderne, le médecin François Magendie (1783-1855), la panique se déchaîna.

Le 31 mars, dans les Tuileries en émoi, on ne parlait qu’épidémie. La terreur, écrit un témoin, était plus horrible que celle de 1793, car la mort vous abattait dans l’ombre :         »   C’était, dit Heine, un bourreau masqué qui marchait dans Paris, escorté d’une invisible guillotine.  »  Aux mains de la statue de Henri IV, sur le Pont-Neuf, on mit un drapeau noir. Ceux qui purent s’enfuir s’allèrent terrer en province. Mais le choléra  » montait en croupe et galopait   » avec les voyageurs. 

   À ceux qui restent, la capitale n’offre plus que des rues désertes. Plus d’échoppes. Fermés, les boutiques des quais, les éventaires des bouquinistes des parapets. On cesse, pendant quelques jours, de payer péage au pont des Arts. Il n’y a de mouvement que sur le Pont-Neuf, où des brancards chargés de morts ou de mourants se dirigent vers l’Hôtel-Dieu. Ailleurs, de rares passants, souvent de deuil vêtus, se hâtent, d’un pas inquiet, le mouchoir sur la bouche.

    Chacun se gare de son voisin. On ne voit guère de rassemblements qu’à la porte des pharmaciens, où l’on fait queue. Le camphre monte de 5 à 24 francs. Le bruit se répand que les riches ont accaparé tous les médicaments ; et parfois la foule proteste, devant les officines, contre le renchérissement des produits.

   Médecins et pompes funèbres sont débordés. Des corbillards, à la file, remplacent, au coin des rues, les stations de fiacres de jadis. Chateaubriand les voit passer, rue de Sèvres, quêtant de porte en porte. On leur crie, par les fenêtres :  » Corbillard, ici !  »  et on descend,  » cahin-caha  » , des étages, les lugubres fardeaux qui s’entassent, retenus par des cordes.

    Les corbillards manquent ; d’urgence, on en commande cinquante. Les ouvriers, auxquels on a fait valoir les dangers du surmenage, se refusent au travail de nuit :  » Nous préférons, disent-ils, la vie à votre haute paye.  » Alors, on s’adresse au ministre de la Guerre, lequel prête des fourgons du dépôt d’artillerie. Ils font le service dans la rue du Cherche-Midi.

Mais ces lourds véhicules, mal suspendus, mal graissés, secouant les cercueils jusqu’à les déclouer, font un tel tapage nocturne que les bourgeois s’apeurent au passage des chars de la mort. Au bout de vingt-quatre heures, on y renonce. On s’avise de réquisitionner des tapissières de déménagement, où les cadavres seront moins bousculés. Bien qu’on les ait drapées de noir, de voir les morts transformés en colis, l’opinion, derechef, se scandalise. Alors, on prend des cabriolets, des fiacres ; et, des cercueils posés en travers, les extrémités débordent des portières. Il arrive que, des bières entassées dans ces chars hétéroclites, parfois, une roule par terre, jetant son mort sur le pavé. Enfin, les carrossiers étant arrivés, sans se fatiguer, à livrer les cinquante corbillards promis, le transport des cadavres deviendra plus facile et plus décent.

Caricature anti-cholérique. Homme expliquant à deux femmes sa façon d'éviter le choléra

Caricature anti-cholérique. Homme expliquant à deux femmes sa façon d’éviter le choléra :
 » Moi je traite le choléra par le champagne, c’est le système Mayeux, nom de D… !  »

Jules Janin rencontra, rue Neuve-des-Poirées, un de ces véhicules rempli de bières jusqu’au comble :  » Il me sembla, dit-il, qu’il m’écrasait. Une sueur froide inondait mon visage, mes dents claquaient. Quoi donc, me disais-je, toute une maison morte ? Quelle peste est-ce donc là qui entasse tant de cadavres ?  » Il ne put se tenir d’en parler le lendemain au concierge du lycée Louis-le-Grand.  »  Rassurez-vous, lui dit Rombaux, la chose est plus simple que vous le pensez : dans cette maison déserte est renfermé le dépôt des bières de notre arrondissement. Tous les trois jours, choléra ou non, et la nuit, et à cette heure, pour n’effrayer personne, l’administration des Pompes funèbres envoie à la provision.  »

    Le cercueil est encore  un luxe, et n’en a pas qui veut. Les menuisiers sont éreintés. Les cercueils manquant, on les fait resservir ! Faute de mieux, on empile, à nu, les cadavres dans des sacs.

    L’épidémie atteignit son maximum au 9 avril, jour où il y eut 814 décès. Le 14 du même mois, dix-huit jours après le début, le fléau était arrivé à un tel degré qu’on comptait 12 à 13 000 malades et 7 000 morts. L’épidémie resta stationnaire durant six jours environ. À dater de ce moment le mal commença à décroître ; les décès tombèrent de 756 à 651 ; le 30 avril, ils étaient à 114 ; et du 17 mai au 17 juin on n’en comptait plus que 15 à 20 par jour. Cependant vers la fin de ce dernier mois, le troisième de l’épidémie, et au commencement de juillet, une recrudescence très grave se manifeste. Le 9 juillet, 710 personnes succombent ; le 18, la mortalité est remontée à 225. Cette recrudescence dura peu ; et dès le 28 juillet il n’y avait plus que 25 à 30 morts chaque jour.

    La maladie se tint dans ces limites pendant toute la durée d’août et le commencement de septembre, époque à laquelle elle diminua sensiblement. Le 1er octobre on put la considérer comme éteinte. Cette seconde phase de l’épidémie présenta à la fois une durée plus longue et une intensité moins grande que la première. Toutes deux sévirent d’ailleurs également dans les mêmes parties de la ville.

   La durée totale du choléra épidémique à Paris avait été de plus de six mois, du 26 mars au 30 septembre,  » d’un équinoxe à l’autre.  » Dès le 28 mars, l’épidémie s’était étendue de Paris à la banlieue, et le 31 il y avait déjà des malades et des morts dans neuf communes rurales (Charonne, Saint-Denis, la Chapelle, Puteaux, Arcueil, Vanves, Vaugirard, Grenelle et Passy). Dans tout le cours du fléau, sur les quatre-vingts communes du département de la Seine, trois seulement furent complètement épargnées par le fléau : Drancy, dans l’arrondissement de Saint-Denis, Chatenay et le Plessis-Piquet dans celui de Sceaux.

   En 1832, la population de Paris était de 785 862 habitants, et celle du département de 945 698 ; sur ce nombre, le choléra coûta à la capitale de la France, en tout 18 402 victimes, dont 12 733 pour le seul mois d’avril ; ce qui donne un rapport de 23,42 décès sur 1000 habitants. La mortalité fut sensiblement égale entre les deux sexes. Au niveau national, cette épidémie causa le décès de plus de 100 000 personnes.

Trump !!??? » leadership  »………….


   (  » Copié / collé  » long ,trop long ? => pas nécessaire de lire ni de commenter  )

    Les dix commandements du  »leadership moderne » en temps de crise ( PIERRE MARTIN Journaliste québécois )

 

     Comment maximiser les chances d’une catastrophe et démontrer hors de tout doute qu’on n’est pas à la hauteur de la situation en temps de crise? Simple. Il suffit de pratiquer un  »leadership présidentiel moderne » comme celui de Donald Trump .Illustration.

   Depuis plusieurs décennies, on avait pris l’habitude d’appeler le président des États-Unis le leader du monde libre. Pendant longtemps, les présidents américains ont servi d’exemples de leadership en temps de crise. Aucun d’entre eux n’était parfait, mais on pouvait cependant se faire une image composée du parfait leader en se rappelant l’empathie et la franchise de Franklin Roosevelt, qui savait convaincre ses compatriotes qu’il comprenait leur peine mais ne leur cachait pas les difficultés; le sens des responsabilités de Truman, dont la devise était  »The buck stops here »; la vision à long terme de Kennedy, qui exhortait ses concitoyens à renoncer à la facilité et à voir au-delà de l’horizon, entre autres traits.   

Aujourd’hui, on a tout à l’envers. À ses critiques qui lui reprochent depuis le premier jour d’enfreindre à peu près toutes les normes de la présidence, Donald Trump a répliqué qu’il est un président  »moderne » ( »Modern-day presidential » ).     Pour se faire une idée de ce que devrait être le vrai leadership en temps de crise, il suffit de regarder ce qu’il fait et de faire le contraire.

   Voici donc, pas nécessairement en ordre d’importance, les dix commandements du  »leader moderne », tels que mis en pratique par celui qui se désigne lui-même le plus sérieusement du monde comme un  »génie très stable’‘et s’est à maintes reprises autoproclamé l’un des plus grands présidents de l’histoire de son pays, sinon le plus grand.  

1 ) Il faut faire table rase de l’expérience du passé et des institutions  !

C’est bien connu, les leçons des crises passées c’est pour les perdants. Quand on prend le pouvoir, la première chose qu’il faut faire est de démanteler les structures mises en place par ses prédécesseurs pour faire face aux situations de crise. Par exemple, suite à la crise provoquée par la propagation du virus Ebola, l’administration Obama avait instauré une unité de crise à la Maison-Blanche pour en tirer des leçons et mieux répondre à la prochaine pandémie. En 2018, Donald Trump a officiellement aboli cette structure !! Quand la crise du Covid-19 a frappé, il a plutôt fait appel à son gendre, déjà occupé à faire la paix au Moyen-Orient, à gérer la crise des opioïdes, à négocier avec le Mexique et la Chine, sans oublier la restructuration complète de l’État fédéral, entre autres sinécures. ‘ ‘ L’anti-leader  » n’a rien à faire de l’expérience et des institutions, il confie les tâches importantes à sa famille.  

2 ) Il ne faut pas se fier aux experts. 

 Au Québec, on a la chance d’avoir un directeur de la santé publique compétent et, surtout, un premier ministre qui lui laisse prendre le devant de la scène et qui fait siennes ses analyses et ses recommandations. Les États-Unis aussi ont la chance d’avoir à la tête de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses un véritable expert, Anthony Fauci, universellement respecté dans son domaine. Que fait le  »leader moderne  » de ses conseils et recommandations? Plus souvent qu’autrement, il le contredit. C’était particulièrement évident vendredi, quand le président reprenait à son compte les rumeurs selon lesquelles un médicament contre la malaria représentait un traitement efficace contre la Covid-19.!! Alors que Fauci rappelait que ces rumeurs était absolument dénuées de fondements scientifiques, Trump entretenait chez ses fidèles partisans l’illusion qu’un remède pourrait être disponibles d’ici quelques semaines, sinon quelques jours.  

3 ) Il faut prendre les décisions faciles tôt, remettre les plus difficiles à plus tard.

 D. Trump ne cesse de répéter qu’il a pris, très tôt dans la crise, l’importante décision de limiter les arrivées en provenance de Chine. C’était effectivement une bonne décision, mais c’était surtout une décision facile, taillée sur mesure pour plaire à sa base partisane xénophobe et braquer l’opinion contre le nouveau bonhomme sept-heures mondial.         C’était aussi insuffisant. Les mesures plus difficiles, centrées sur les efforts de distanciation sociale, ont pris du temps à venir aux États-Unis et elles ont d’abord été annoncées par les États et non par le président.  

Agir de façon décisive, c’est bien trop risqué politiquement pour un  »leader moderne ». Il est remarquable qu’aux États-Unis, les prises de décisions difficiles comme les interruptions de grands événements et de rassemblements publics soient venues du secteur privé et des autorités locales longtemps avant d’être entérinées à contrecœur par la Maison-Blanche.   

4 ) Il faut cacher les faits troublants.  

Dans une pandémie, la vérité finit toujours par s’imposer, alors que le nombre de cas et les décès se multiplient. Le leader présidentiel  »moderne »  se fait donc un point d’honneur de cacher le plus possible les faits qui ne font pas son affaire et de prétendre que  » tout est sous contrôle  », que des remèdes ou des vaccins peuvent être produits en quelques semaines, que tous ceux qui ont besoin d’un test pourront en obtenir un sans problème et que la situation va se rétablir d’elle-même,  »comme un miracle ». Il ne faut surtout pas dire aux gens que les choses seront extrêmement difficiles et qu’il faut se préparer pour une longue crise. Ça ferait peur aux marchés boursiers...  

5 ) Le passé est infiniment malléable.

Quand la réalité rattrape les mensonges, un  » génie très stable  » ne doit surtout pas admettre ses erreurs. Il suffit de reconstruire le passé et de faire comme si les choses qu’on a dites ou qu’on a faites quelques jours plus tôt n’existaient plus.       (Malheureusement pour Donald Trump, tout ce qu’un président dit a tendance à être enregistré, comme en fait foi cette publicité qui donne un avant-goût de la campagne à venir). C’est dans cet esprit que Donald Trump, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour minimiser la crise dans ses premiers moments, insiste aujourd’hui pour dire qu’il avait été le premier à savoir qu’il s’agissait d’une pandémie. Alors, s’il savait qu’il s’agissait d’une pandémie, pourquoi ne pas l’avoir dit dès le début??? Le  » leader moderne  » a une réponse toute préparée: les médias sont biaisés et les journalistes qui posent ce genre de question sont malhonnêtes.  

6 ) Il n’y a que le moment présent qui compte.

Voir au-delà de l’horizon, c’est une qualité surfaite. Le vrai leader moderne ne vit que pour le moment présent et pour les succès immédiats qui lui permettent d’enregistrer des victoires faciles dans un cycle des nouvelles qui ne se mesure plus en semaines ou en mois mais en heures ou en minutes. Obsédé par la performance des marchés boursiers, le président Trump s’est efforcé dans toutes ses apparitions publiques de minimiser les conséquences à long terme de la crise et de faire croire que les quelques mesures rapides qu’il a prises initialement étaient suffisantes pour faire disparaître le problème. L’anti-leader ne voit pas plus loin que le bout de son nez.  » S’il était comme Pinocchio, on aurait la consolation de savoir que son nez s’allongerait de jour en jour, mais l’horizon de Donald Trump reste toujours aussi court  »…..  

7) L’empathie, c’est pour les perdants.

Cette crise est dure et ses conséquences seront extrêmement difficiles pour tout le monde, surtout les moins fortunés. Les grands leaders peuvent engager leur société dans des voies difficiles à court terme pour atteindre l’objectif ultime à long terme. On n’a qu’à penser à Lincoln pendant la Guerre civile ou à Churchill et Roosevelt pendant les jours les plus sombres de la Seconde guerre mondiale. Ils savaient que leurs décisions entraîneraient des sacrifices énormes mais ça ne les empêchait pas d’exprimer une réelle empathie pour les citoyens ordinaires qui encaissaient les pires épreuves. Manifestement, un leader  »moderne » comme Donald Trump n’a pas besoin de cette qualité, comme le fait remarquer le satiriste Andy Borowitz dans cet article mordant (Trump Tests Negative for Empathy). 

8 ) Un vrai leader moderne n’a que faire de la modestie.

Quand on demande à un vrai leader de porter un jugement sur sa propre performance, la réponse qu’on obtient habituellement est quelque chose comme  »Ce n’est pas à moi de juger ». Ce n’est pas le cas pour Donald Trump, qui n’hésite pas à se donner la note parfaite pour sa réponse à la crise du coronavirus, comme pour toutes les autres actions de sa présidence d’ailleurs. À quoi pourrait-on s’attendre d’autre que la perfection de la part de celui qui se voit déjà taillé dans la pierre du mont Rushmore?   

9 ) Il faut accentuer les divisions.

Un leader qui rassemble les forces de l’opposition et les engage à participer en commun à l’effort collectif en mettant les conflits en sourdine, c’est tellement vieux-jeu !    Quand il faut élaborer d’urgence un plan législatif pour affronter la pandémie, un leader présidentiel  »moderne » refuse de rencontrer la présidente de la Chambre des représentants et continue d’attaquer ses adversaires et de blâmer ses prédécesseurs pour tous les problèmes.   

10 ) Un  » leader moderne  »  refuse toute responsabilité.

Pendant longtemps, l’essence du leadership s’est résumée par cette phrase très simple de Harry Truman :  » The buck stops here  ». Le président est ultimement responsable de toutes les actions de son gouvernement. Pour Donald Trump, toutefois, cela s’applique seulement quand tout va bien. Une journaliste lui a demandé récemment s’il prenait sa part de responsabilité pour les décisions qu’il a prises qui ont exacerbé les effets de la crise, comme le démantèlement du comité de gestion des pandémies mis sur pied par Barack Obama ou encore son refus d’imposer des mesures de prévention outre la limitation des vols en provenance de la Chine. 

    Donald Trump a répondu en une phrase qui résume sa présidence et sa conception du leadership:  » Je ne prends aucune responsabilité. » ( »I don’t take responsibility at all. »)  

Solidarité ,entraide …


   Coronavirus : Pour rompre l’isolement des plus fragiles, il propose de mettre un chiffon rouge aux fenêtres :

  SOLIDARITÉUn habitant du Lot, confiné chez lui, propose aux personnes isolées de se signaler par un chiffon rouge à la fenêtre pour alerter les voisins.

    Ça peut être un foulard, un drap ou un tee-shirt. Seul impératif, qu’il soit rouge et bien visible. Un habitant du département du Lot a eu une idée pour rompre l’isolement auquel pourraient être confrontées des personnes face à l’épidémie de coronavirus : installer des chiffons rouges aux fenêtres.solidarité

    » C’est valable pour toutes personnes qui se trouvent dans une détresse sociale, qui a besoin d’une écoute. Si vous voyez un chiffon rouge à une fenêtre, allez sonner chez cette personne, rendez-lui service si nécessaire, tout en respectant les consignes et en restant à distance  » , propose Christian Meunier….

 » Un bien ou un mal  » suite….


( je suis tout à fait conscient du fait que ces billets vont choquer mes rares lecteurs éventuels  )

A QUI PROFITE L’ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS ?

     Si de nombreuses entreprises sont fortement pénalisées par la crise liée à l’épidémie de coronavirus, d’autres au contraire, y trouvent leur compte, comme des sociétés du secteur de la santé, de certaines entreprises de divertissement, ou encore celles proposant des services professionnels à distance.

   Les boursiers appellent ces entreprises offrant des services utilisables depuis le domicile des  » stay-at-home », les  » restez à la maison » en français.

   Parmi elles, on retrouve par exemple l’éditeur et développeur de jeux vidéo Activision Blizzard, ou encore Ndemic Creations, l’éditeur du jeu vidéo Plague Inc., lancé en 2012, qui est devenu quelque jours après le début de l’épidémie l’un des jeux mobiles les plus téléchargés. Côté divertissement, Netflix  »tire aussi son épingle du jeu  » : L’entreprise a gagné 8 % en bourse après les mesures de confinement prises un partout dans le monde.

SANTÉ, ALIMENTAIRE, TÉLÉTRAVAIL,…

    On peut également citer les entreprises proposant des plate-formes de télétravail ou de téléconférence comme Slack, qui a enregistré une hausse de 17 % en un mois, ou encore Zoom, une société proposant des solutions de communication vidéo pour les entreprises, qui a progressé de 44%.

   La multinationale spécialisée dans la télémédecine et les  » soins de santé virtuels  » Teladoc Health, fournissant ses services dans 130 pays à travers le monde, a quant à elle progressé de plus de 20%. Blue Apron, une société américaine spécialisée dans la livraison à domicile de kits à cuisiner et d’ingrédients frais accompagnés d’une recette, n’est pas non plus en reste.

   Sans surprise, les entreprises du secteur de la santé sont en pleine forme, comme les laboratoires Euromédis, une société française dont l’activité tourne autour de la conception et la distribution de matériels médicaux, qui a bondi de 244% en un mois ! Même chose  pour l’action Biosynex, entreprise fournissant notamment des dispositifs médicaux pour le dépistage, qui a a été multipliée par deux en un mois.

    Enfin, l’épidémie profite à la grande distribution, les Français étant très nombreux à multiplier les achats de précautions (riz, pâtes, eau…). Dans l’Hexagone, sur la semaine du 24 février au 1er mars, une hausse des ventes de 6,2% en valeur et de 5,4% en volume a été enregistrée dans la distribution alimentaire par rapport à la même semaine l’an dernier, selon les chiffres de l’institut Nielsen………………….

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Merci à Virginie  pour ce complément .

 

Interrogée dans les colonnes du Monde, l’ancienne ministre de la Santé explique qu’elle savait depuis le début que « les élections (municipales) n’auraient pas lieu. »

« Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous… » Les mots sont forts. Ce mardi 17 mars, dans les colonnes du Monde, Agnès Buzyn se confie sur l’épidémie de Covid-19 qui sévit en ce moment sur tout le territoire.

   Ministre de la Santé jusqu’au 16 février, moment où elle s’est déclarée candidate à la mairie de Paris, Agnès Buzyn explique qu’à son départ, elle savait pertinemment que « les élections n’auraient pas lieu ». « Des aveux consternants », selon le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon dans des propos relayés par BFMTV. « Malgré l’unité nationale, on ne peut se taire sur cette bombe : Agnès Buzyn admet donc que le gouvernement SAVAIT que l’épidémie allait être gravissime, et qu’il a tenté de faire comme si de rien n’était ?! Il faudra qu’ils rendent des comptes », a lancé sur Twitter le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella. « Les propos, recueillis en pleine crise, doivent être pris dans leur contexte », a tempéré Agnès Buzyn dans un communiqué.

 

    Depuis son engagement pour les municipales, la candidate LREM vit avec une angoisse permanente. « Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée », indique-t-elle au Monde tout en confiant avoir « envoyé un message au président le 11 janvier sur la situation » et le 30 janvier, à Édouard Philippe, pour l’avertir « que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir.« 

ENFANCE………..


Merci à Marie  (  » marie des vignes  »  = dans mes  » contacts  ) , pour m’avoir permis de  » rebloguer  » 

Baby boy feeding sparrows

Le père a dit:<< Sois fort mon fils,tu es un homme.>>

La mère a dit:<< mais oui tu peux pleurer lorsque ta peine est trop amère.>>

Et l’enfant serrant les dents a souri à travers ses larmes.

Le père a dit:<< Tu es mon sang.>>

La mère a dit:<< Je souffre dans ma chair quand tu souffres.>>

Et l’enfant étonné a compris sa faiblesse.

Le père a dit:<< je suis fier de toi.>>

La mère a dit:<< Je t’aime.>>

Et l’enfant a senti sa force.

L’enfant  a dit:< Père repose-toi, je suis grand.>>