Après le décès de Madame S.Veil


S.Veil parlement    Simone Veil sur la Shoah : « Nous n’avons pas parlé parce qu’on n’a pas voulu nous écouter »

    Avec la mort de Simone Veil s’éteint aussi une voix précieuse sur la Shoah. Déportée en 1944 à 17 ans, S.Veil jeuneSimone Veil, née Jacob, a témoigné à plusieurs reprises du sort des juifs européens durant la guerre puis à la Libération. Elle dénonçait le fait que la France « n’ait pas vraiment voulu savoir, entendre ».

  C’est à Nice, dans la rue, alors qu’elle sortait très rarement, que Simone Veil a été arrêtée en mars 1944. Elle s’appelait alors Simone Jacob, son nom de jeune fille.     Elle apprit plus tard que ses faux papiers, qu’elle croyait fiables, avaient en réalité été mis en circulation par la Gestapo elle-même. A dix-sept ans, elle fait partie du 71ème convoi, et gagne Auschwitz-Birkenau en même temps que 1500 déportés.Auschwitz

Quarante-quatre ans après son arrestation, Simone Veil racontait son départ en déportation dans l’émission « L’Histoire en direct », diffusée le 4 avril 1988 sur France Culture. Elle y disait les premiers contacts avec les autres déportés, les camions qu’on voyait partir et personne n’en revenir, et l’impensable, cette fumée qu’elle pouvait apercevoir en se penchant à la fenêtre.Elle a raconté s’être faite tatouer à son arrivée au camp au petit matin :
     » Cela donnait l’impression d’une chose irrémédiable. Devenir un numéro, je crois que c’est le premier événement qui a donné à penser que ce n’était pas simplement l’envoi dans un camp de travail, une déportation ordinaire. »

Cent-trente personnes à peine reviendront de ce 71ème convoi qui en comptait 1500. Dès son retour, Simone Veil eût à coeur de raconter. Etudiante à Sciences-Po, rue Saint-Guillaume à Paris, où elle s’inscrit moins de six mois après la libération d’Auschwitz-Birkenau, Simone Jacob, qui vient d’épouser Antoine Veil, est conviée à l’Assemblée nationale pour témoigner devant les députés. Il reste une trace radiophonique de cette allocution qui date du 4 mars 1947.

« On refait beaucoup l’Histoire » :
   Puis il faut attendre plus de trois décennies, presque quatre, pour retrouver à la radio le témoignage de Simone Veil sur la déportation. Elle est pourtant devenue fort célèbre entre-temps, comme ministre de la Santé de 1974 à 1979 puis comme présidente du Parlement européen, dès 1979, et députée européenne jusqu’en 1993, date de son retour au gouvernement. Mais c’est de parité, de sécurité sociale et, bien sûr, d’avortement, qu’on lui parle, et non de son expérience des camps d’extermination. Pourtant , elle affirme sans détours avoir cherché à raconter.
     Pour Simone Veil, les rescapés de la Shoah se sont tu parce qu’on n’a pas voulu les entendre, pas voulu savoir. En 1988, dans une deuxième émission « L’Histoire en direct » diffusée cette fois le 2 mai, elle dénoncera même :
    Aujourd’hui, on refait beaucoup l’Histoire. On essaye de comprendre pourquoi on n’a pas plus parlé. Je crois que ça vaut la peine d’essayer de comprendre pourquoi mais qu’il ne faut pas refaire l’histoire autrement qu’elle n’a été en disant que c’est parce que les déportés n’ont pas voulu en parler, parce que les déportés ont cherché l’oubli eux-mêmes. Ce n’est pas vrai du tout. Il suffit de voir le nombre de rencontres qu’ils ont entre eux. Si nous n’avons pas parlé c’est parce que l’on n’a pas voulu nous entendre, pas voulu nous écouter.

     Parce que ce qui est insupportable, c’est de parler et de ne pas être entendu. C’est insupportable. Et c’est arrivé tellement souvent, à nous tous. Que, quand nous commençons à évoquer, que nous disons quelque chose, il y a immédiatement l’interruption. La phrase qui vient couper, qui vient parler d’autre chose. Parce que nous gênons. Profondément, nous gênons.

 » L’écroulement autour de soi »
     Du retour de déportation, Simone Veil parlera comme de « l’écroulement autour de soi ». Transférée à Bergen-Belsen peu avant la libération des camps avec sa mère et sa soeur Madeleine, elle ignorait que sa soeur Denise, engagée dans la Résistance, avait elle aussi été déportée, à Ravensbrück.
    On se disait toujours entre nous : « Nous ne rentrerons pas mais il restera quelqu’un de la famille. »SIMONE VEIL, ALBUMS DE FAMILLE Tout d’un coup, tout s’écroulait parce qu’on avait tellement forgé le retour sur une personne qui était restée, qui serait là à nous attendre, que l’idée qu’elle avait été déportée aussi était insupportable. J’ai eu vraiment une crise de nerf, ce qui ne m’est jamais arrivé d’autres fois…..

Dans une émission  qui date de près de trente ans, Simone Veil racontait que la misère dans laquelle beaucoup de familles juives ont vécu à leur retour en France est longtemps passée au second plan parce que primait l’attente, l’espoir de voir revenir un proche. Un espoir en décalage total avec le souvenir qu’elle conservait, au-delà de « quelques initiatives de solidarité, de gentillesse, de douceur », d’une profonde et vaste indifférence. De ce climat au retour, elle disait :
      » On était exclu du monde. Mais peut-être que nous-mêmes, nous ne nous  sentions plus dans ce monde. »

   Très marquée par cette difficulté à raconter l’inracontable dans un pays n’ayant au fond pas vraiment envie de savoir, Simone Veil confiait encore une expérience « incommunicable », « hors du monde ». En 1988, elle disait combien en parler lui apparaissant pourtant comme « une nécessité, une promesse qu’on a faite et un engagement » Nous n’étions plus dans ce monde. »

   Simone Veil est aussi très tôt montée au créneau face au négationnisme. Déjà, quand avaient émergées les premières controverses, suite à la publication des travaux de l’historien révisionniste Roger Garaudy….

    Invitée, dans l’émission « Hors Champs » en 2010, Simone Veil confiera une crainte ultime : voir la distinction entre camps de déportation et camps d’extermination s’estomper avec le temps dans la mémoire collective. Souvent comparée à Germaine Tillion, résistante et déportée, elle insistait sur « l’extrême différence » des situations :

. » Je dois dire que, de plus en plus, je suis un peu inquiète par ce mélange. Nous étions destinées à mourir. »

   Ce jour-là, celle qui précisait encore « mon numéro se voyait beaucoup et quand je suis arrivée, c’était l’été », soulignera combien la parole des déportés sera longtemps inaudible en France.

   Elle disait toujours « Mes vrais amis ce sont ceux que j’ai connus au camp » et confiait à la fin de sa vie:
Je vis beaucoup dans le passé.

S.Veil parlement

Les funérailles de Simone Veil, morte vendredi à 89 ans, feront mercredi matin l’objet d’une cérémonie nationale organisée aux Invalides.

  Un chant composé par des déportés.

    Les anciens présidents et Premiers ministres ont été conviés, de même que les membres de l’Académie française, mais aussi les autorités religieuses et des associations pour la mémoire de la Shoah. La famille a également tenu à ce que la cérémonie soit ouverte au public. Le cercueil quittera les Invalides au son du Chant des Marais, le chant des déportés composé par des prisonniers allemands du camp de Börgermoor.


   Simone Veil sera ensuite inhumé dans l’intimité au cimetière du Montparnasse, au côté de son mari, Antoine Veil, mort en 2013.

 

 

Vrai !J’aime cette phrase….


 » Dans le monde actuel , on investit 5 fois plus en médicaments pour la virilité masculine et en silicone pour les femmes que pour la guérison d’Alzheimer .D’ici quelques années , nous aurons des vieilles aux gros seins et des vieux aux pénis bien raides , mais aucun d’entre eux ne se souviendra à quoi çà sert  » !!!!

 

malaise à la télé ….


   Ce mercredi 19 juin, c’est un gros malaise qui s’installe sur le plateau des 12 coups de midi. Ce jour-là, un candidat en fauteuil roulant tente de répondre à une question pour le moins déplacée et qui vise directement son handicap.

   Originaire de Saint-Pierre de Varennes en Saône-et-Loire, le participant a survécu à un terrible accident de moto. Mais désormais, il se retrouve handicapé et, est obligé de se déplacer en fauteuil roulant. Une histoire qui a bien évidemment touché le présentateur qui lui aussi, avait survécu à un terrible accident en deux roues.

   Et ce jour-là, il affronte Lucas pour un duel en tête-à-tête. Rapidement, la production enchaîne les questions dont une qui provoque un véritable malaise sur le plateau :  » Dans le Nouveau Testament, qui dit à un infirme mendiant devant la belle porte du Temple  »Lève-toi et marche » ?

  Devant l’énoncé de la question, Sébastien se met à rire nerveusement et Jean-Luc Reichmann tente de sauver la situation. Rapidement, il s’adresse à la production des 12 coups de midi, avec une pointe d’ironie :  » Vous qui êtes en fauteuil, on est en plein dedans là (…) Là, l’ordinateur a été au top du top. »
   Évidemment, le candidat acquiesce et Paul ne peut s’empêcher de rire nerveusement à son tour. Il faut dire qu’il connaît exactement la problématique du handicap et de la différence. Atteint du syndrome d’Asperger, il finira par expliquer :  » Ça me fait rire que la question soit posée à Sébastien. Mais j’espère pour lui qu’un jour, il pourra se lever et marcher  »  Très touché par cette remarque, Sébastien lui répond gentiment : « Ça va être compliqué mais c’est gentil, merci Paul »

 

La nuit s’en va….


  6 heures déjà  , au lit moi  qui ne vis pratiquement que la nuit ! A ce soir peut-être …

 » Que d’hommes ne sont humains, que la nuit tombée ! et l’on voudrait leur faire honte de cette défaillance ! Quand le visage de la Nuit prévaudra sur celui du Jour, nous n’aurons plus besoin d’être sauvés, car nous ne serons pas perdus. Que je l’admire enfin, la spontanéité des peuples archaïques, ils nous démontrent que la Chair n’est pas exempte de sagesse !  » 

Albert Caraco 

L’intelligence……


 » L’enfant qui dit  » j’ai pas compris  » enfant classerend service à toute sa classe. Quand on raisonne vite, on fait semblant. Pour comprendre il faut du temps. Je m’insurge contre le calcul du quotient intellectuel. L’intelligence ne se gradue pas. Elle a de multiples facettes, parmi lesquelles la capacité à imaginer, à s’intéresser  »

A.Jacquard ( je crois )

Pour mon plaisir ….


Avant de dormir…………

Les paroles:

 

Vivre pour des idées
Il était à Teruel et à Guadalajara.
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama.

Qui a gagné, qui a perdu ?
Nul ne le sait, nul ne l’a su.
Qui s’en souvient encore ?
Faudrait le demander aux morts.

J’étais pas gros, je vous le dis,
Les yeux encore ensommeillés,
Mon père sur une chaise assis,
Les pieds, les mains attachés.
Et j’avais peur et j’avais froid,
Un homme m’a dit : «Calme-toi !»
Un homme qui était différent,
Sans arme, mais il portait des gants,
Une cravache qui lui donnait un air.

Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père.

Et j’avais peur et j’avais froid,
L’homme m’a dit : «Écoute-moi,
Je vais te poser une question,
La vie de ton père en répond :
Dis-moi quelle est la capitale,
Voyons… de l’Australie Australe ?»
Je n’risquais pas de me tromper,
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers.

Une larme coulait
Sur la joue de mon père.

Et j’avais peur et j’avais froid,
J’ai dû pleurer aussi je crois,
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire :
«C’est un brave homme, coupez ses liens !
Ton enfant, tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir,
Chacun son dû et son savoir.»
Ils sont partis au petit matin clair.

J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père.

Il m’a serré fort contre lui :
«J’ai honte, tu sais mon petit,
Je me demandais, cette guerre,
Pour quelle raison j’irais la faire ?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire.»
J’aurais voulu le retenir,
Alors mon père m’a dit : «Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident.»

Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant.

Il était à Teruel et à Guadalajara.
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama.

Encore !! (autiste=> trophée  » élève le plus pénible  » )


  Pendant une fête de fin d’année dans un collège public de la ville de Gary dans l’Indiana, un enseignant a décerné un trophée du «garçon le plus pénible» à un élève autiste de 11 ans. Les autres enfants ont reçu des trophées positifs, comme celui de l’élève «le plus drôle» ou qui a «fait le plus de progrès».

   Le père de l’élève, qui était présent lors de la fête, n’avait pas été prévenu et a été extrêmement choqué. Il raconte à la presse locale qu’il a voulu partir mais qu’il a été rattrapé par l’enseignant en question.

     Ce dernier a dit au père qu’il avait oublié le trophée de son fils et semblait considérer la récompense comme une bonne blague !! Le proviseur du collège avait aussi assisté à la cérémonie. L’enseignant, qui n’a pas été identifié, est pourtant spécialisé dans l’éducation des enfants qui ont des besoins d’apprentissage spécifiques. Pendant l’année, les parents avaient reçu plusieurs appels lorsque le personnel avait du mal à gérer le comportement de l’enfant.

 Sanctions
   Les parents, qui se sont dit soulagés que leur fils n’ait pas pu comprendre le sens de ce trophée, se sont plaints et le district scolaire s’est excusé. La direction a déclaré que l’enseignant ferait l’objet de sanctions, même si celles-ci n’ont pas été précisées.

    «Nous reconnsaissons l’impact potentiel qu’une telle expérience peut avoir sur le bien-être mental d’un enfant, sur sa confiance en soi et sur son niveau de confort dans un environnement d’apprentissage», aurait  déclaré le manager du district scolaire.
  La famille de l’élève avait déjà prévu de déménager dans une autre ville, mais ils espèrent qu’à la suite de cet incident, aucun autre élève ne sera traité de cette façon.

autiste