STOP ?


Je crois que je vais arrêter mes blogs ! J’essaie de mettre des billets assez intéressants,mais je n’ai pratiquement aucun commentaire !( sur ce blog ,depuis le 1/10 , je n’ai eu que 17 com ,y compris les miens ( réponses au commentaires reçus ) , alors pourquoi continuer ?

Si j’arrête mes blogs , il est sur que ça va me manquer …..Il me reste la solution de continuer mais , en bloquant les commentaires et laissant mon adresse mail pour le cas où quelqu’un voudrait mettre un mot sur le billet : Le contact enverrait alors le commentaire via mon adresse mail ( fralurcy.marin@gmail.com), et je mettrais ce com sur le blog ( mais = assez compliqué).

Bref , ça demande réflexion …..Je peux aussi mon fiche complètement , commentaire ou non , je pourrais continuer pour combler mes moment d’ennui

A quoi servaient….


……..les « races » humaines ?

Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle. Le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778) met la dernière main à son « système de nomenclature binominale ». Cette classification fondée sur des critères de ressemblance morphologiques permet de décrire l’ensemble des espèces animales et végétales connues. L’homme est un Homo sapiens 

Homo sapiens ?

, le lion une Panthera leo et la  »trompette de la mort  » une Craterellus cornucopioides ?. Mais Linné va plus loin : il subdivise l’espèce Homo sapiens en sous-groupes qu’il appelle  » races  ». Le terme vient de l’italien razza ( » sorte  » ou  » espèce  ») et de l’ancien haut allemand reiza ( » lignée  ») – eux-mêmes originaires du latin ratio ( » catégorie  » en parlant des animaux).  » Noblesse de race  » se dit alors de  » celui à qui cette qualité (la noblesse ) a été transmise par opposition à celui qui s’est fait anoblir  » . C’est que sous l’Ancien Régime, la plupart des professions et des métiers se transmettent héréditairement. Or, c’est précisément à partir de ce milieu du XVIIIe siècle, au moment où l’idéal bourgeois remet en cause l’élévation reçue par privilège de naissance, que le terme de  » race  » change de sens. Paré des vertus de la toute nouvelle  » science zoologique  », il désigne dorénavant une  » réunion d’individus ayant des caractères semblables transmissibles par voie de génération  ». De quels  » caractères  » s’agitil ? Dans son Systema naturæ (seconde édition, 1740), Linné retient la  » couleur de peau  » et les  » humeurs endémiques  » pour distinguer cinq  » races  » : Africanus, Americanus, Asiaticus, Europeanus et Monstrosus. Ainsi, les Indiens d’Amérique

Indiens d’Amérique

  sont  » colériques, rouges de peau, francs, enthousiastes et combatifs  » ; les africains,

Africain ???????( images du net )

 » flegmatiques, noirs de peau, lents, détendus et négligents  » ; les Asiatiques,  » mélancoliques, jaunes de peau, inflexibles, sévères et avaricieux  » ; les Européens,  » sanguins et pâles, musclés, rapides, astucieux et inventifs  » !!!!???. Quant à la catégorie des  » monstres  », elle regroupe les  »nains des Alpes  », les  » géants de Patagonie  » et les  » Hottentots monorchistes  », des créatures du sud de la Namibie qui ne seraient dotées que d’un seul testicule !!!

Curieux, non ? Pourtant, la quasi-totalité des scientifiques européens des XVIIIe et XIXe siècles est acquise à cette nouvelle manière de classer les hommes : Buffon, Blumenbach, Sömmering, Cuvier, etc. C’est au nom de la  » raison des Lumières  » que Voltaire soutient dans son Traité de métaphysique (1734) :  » Il me semble que je suis assez bien fondé à croire … que les blancs barbus, les nègres portant laine, les jaunes portant crins, et les hommes sans barbe, ne viennent pas du même homme.  » Le philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804) estime aussi que l’intelligence humaine est liée à la  » race  » et conclut à l’indiscutable supériorité de celle dite  » blanche  » sur toute autre :  » Les Indiens ont un goût dominant pour les bouffonneries …. Quelles stupides grimaces n’accompagnent- elles pas les compliments savants aux multiples courbettes des Chinois  », se gausse-t-il dans ses Observations sur le sentiment du beau et du sublime (1764). Plus loin, sûr de sa  » faculté de juger  », il assène :  » Les Nègres d’Afrique n’ont reçu de la nature aucun sentiment qui s’élève au-dessus de la niaiserie !! … Parmi les Blancs, au contraire, il est constant que certains s’élèvent de la plus basse populace et acquièrent une certaine considération dans le monde, grâce à l’excellence de leurs dons supérieurs.  »

Les races font les beaux jours de l’esclavage

Mais comment expliquer le succès de cette classification des humains ? A l’époque, le commerce triangulaire (déportation de captifs d’Afrique vers les Caraïbes et l’Amérique, et transport de l’or, du coton et du tabac du Nouveau Monde vers l’Europe) est à son paroxysme. Sur les 11 à 12 millions d’esclaves africains déportés par les puissances occidentales depuis le XVIe siècle, plus de 9 millions le furent à partir du XVIIIe siècle. Avant que Linné ne façonne son concept de races, les Européens se sont vivement écharpés sur cette question : quels peuples peut-on réduire en esclavage  ? En 1526, le roi d’Espagne Charles Quint a interdit l’esclavage des Amérindiens et autorisé la traite africaine. En France, en 1642 Louis XIII l’a autorisée à son tour, sous réserve de la conversion au christianisme des esclaves.

L’église aussi se creuse la tête : la traite est-elle légitime ? Selon le moine dominicain du XVIe siècle Tomás de Mercado

Tomás de Mercado

, ce commerce est un  » péché  ». En juin 1537, la bulle Veritas ipsa du pape Paul III interdit la réduction en esclavage des Indiens, sous menace d’excommunication. De quoi inciter à la traite des Noirs, non cités par le souverain pontife. Et qu’importe si en octobre 1537 la bulle Sublimis Deus condamne l’esclavage des  » autres nations qui peuvent à l’avenir parvenir à la connaissance des chrétiens, bien qu’elles soient en dehors de la foi du Christ  ». La réalité économique efface vite ces scrupules. Au XVIIIe siècle, les grandes plantations sucrières aux Amériques ont besoin de maind’oeuvre. On parvient même à imaginer une justification morale ! L’esclavage par les Européens serait plus  »’ humain  » que celui pratiqué par les Africains !  » Ce commerce paraît inhumain à ceux qui ne savent pas que ces pauvres gens sont idolâtres ou mahométans, et que les marchands chrétiens, en les achetant de leurs ennemis, les tirent d’un cruel esclavage et leur font trouver dans les îles où ils sont portés non seulement une servitude plus douce, mais même la connaissance du vrai Dieu  », écrit le négociant français Jacques Savary, en 1675. A ce discours s’ajoute donc, à partir du XVIIIe siècle, la supériorité  » scientifique  » des Blancs.

Cette fable permet, sinon de légitimer, au moins d’expliquer les profits que les empires coloniaux tirent du commerce triangulaire. La traite négrière transatlantique ne sera abolie que progressivement et tardivement par les puissances occidentales. En Grande-Bretagne, l’abandon du commerce des esclaves, obtenu en 1807, ne fut suivi qu’en 1838 de celui de l’esclavage. Aux Antilles, en Guyane, à La Réunion et en Louisiane françaises, l’esclavage ne fut définitivement aboli qu’en 1848. Aux Etats-Unis, à la suppression de l’esclavage en 1865 succéda une situation de ségrégation dite  » raciale  » qui ne prit fin qu’avec le Voting Rights Act de 1965.

Un blanc-seing pour la conquête coloniale

Une fois l’esclavage aboli au cours du XIXe siècle, les puissances occidentales se lancent dans la conquête coloniale. Paradoxal ? Pas du tout, selon le député socialiste Jean Jaurès, en 1884 !  » Nous pouvons dire à ces peuples, sans les tromper, que jamais nous n’avons fait de mal à leurs frères volontairement ; que les premiers nous avons étendu aux hommes de couleur la liberté des Blancs, et aboli l’esclavage.  » Si la traite n’est plus tolérable, il faut en revanche apporter la  » grandeur  » de la civilisation occidentale en Afrique et en Asie. Dans les discours de cette époque, les mots  » civilisations  » et  » peuples  » se confondent avec les  » races  ». Ces notions s’entremêlent à l’Assemblée nationale, en 1884-1885, dans la bouche de Jules Ferry

Jules Ferry

, président du Conseil :  » Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures  » ou encore  » Si nous avons le droit d’aller chez ces barbares, c’est parce que nous avons le devoir de les civiliser. … Il faut non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d’une race supérieure qui conquiert.  »

L’idéologie « »racialiste  » continue de prospérer dans toute l’Europe grâce au scientisme triomphant. En 1859 paraît » L’Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle  », du naturaliste anglais Charles Darwin

Charles Darwin

(1809-1882). Si ce dernier n’évoque pas l’homme dans son ouvrage phare, ni de hiérarchie stricte entres les  » races  » humaines dans ses écrits ultérieurs, d’autres, comme les biologistes Herbert Spencer et Ernst Haeckel, utilisent en toile de fond la théorie darwinienne de l’évolution pour forger les arbres phylogénétiques des  » races humaines  ». A celles de  » Noir  »,  » Blanc  »,  » Rouge  »et  » Jaune  » sont substituées les races dites  » caucasienne  »,  » mongole  »,  » nègre  » et  » américaine  ». Sur le modèle de l’Allemand Blumenbach

Blumenbach ?

, on se met à distinguer les  » Sémites  » ( » au teint basané et aux moeurs mercantiles, poétiques et religieuses  »), des  » Hamites  » ( » de couleur noire et au degré de civilisation duquel il règne une grande obscurité  ») et  » Japhétiques  » ( » indo-germaniques à l’intelligence développée et au caractère entreprenant  »). Fondée en 1876, l’Ecole d’anthropologie du Français Paul Broca entérine l’idée de fixité des  » caractères acquis  » entre les groupes humains : les caractères sont acquis par la race et ne changent pas. Il apporte alors la justification qui manquait aux idéologues promoteurs de la  » pureté de la race  » : il ne faut surtout pas qu’un métissage ne vienne l’abîmer.!!!!!

Il faut dire que le dernier quart du XIXe siècle marque l’apogée de l’impérialisme colonial européen. Le Congo  » appartient  » au roi des Belges, l’Allemagne a mis le pied dans le Sud-Ouest africain (actuelle Namibie), au Cameroun, au Togo, dans l’Afrique orientale et au Ruanda-Urundi. L’Angleterre est en Inde, à Singapour, en Nouvelle-Zélande, au Kenya, au Soudan et en Afrique du Sud. La France a jeté son dévolu sur le Maghreb, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Moyen-Congo, Madagascar, la Nouvelle-Calédonie, la Cochinchine et le Cambodge. Calquant ses travaux sur le projet colonial français, l’Ecole d’anthropologie de Broca crée des spécialisations géographiques avec une dominante  » africaniste  ». Parallèlement aux travaux du monde  » savant ‘, les  » ethno-expositions  » destinées à  » l’homme de la rue  » se multiplient : des exhibitions de  » races  » humaines à l’occasion d’expositions nationales ou universelles, des  » zoos humains  »… Entérinant la supposée  » fracture  » entre  » l’indigène  »et  » l’Occidental  », l’imagerie populaire prend le relais avec la  » réclame  » pour Banania (1914)

 »réclame  » pour Banania

, les récits d’aventure  » exotiques  », comme le film documentaire La Croisière noire (1926), ou les illustrés destinés à la jeunesse, comme Tintin au Congo (1930) ou Mickey l’Africain (1939).

Vers la folie génocidaire du XXe siècle

À l’orée du XXe siècle, la folie évaluatrice des  » races humaines  » bat son plein. Le hic, c’est que les médecins anatomistes s’écharpent sur les leçons à tirer de leurs mesures. Tous sont à peu près d’accord pour opposer une  » race blanche, aryenne et dolichocéphale  » (au crâne allongé) considérée comme porteuse de la  » grandeur civilisatrice  » à une race dite  » brachycéphale  » (au crâne étroit), unanimement regardée comme arriérée. Sauf que… certains scientifiques émettent l’idée d’une hiérarchie entre les races dites  » blanches  ». C’est le cas de l’anthropologue français Georges Vacher de Lapouge

Vacher de Lapouge

(1854- 1936). Son classement des  » races blanches  » fait apparaître plusieurs types. En haut de la hiérarchie trône l’Homo europeus ou Aryen. Présenté comme  » grand, blond et dominateur  », il serait minoritaire en France. Puis vient l’Homo alpinus : commun à  » l’Auvergnat ?et au Turc  », il est désigné comme  » parfait esclave craignant le progrès  ». Tout en bas : l’Homo contractus, ou méditerranéen,  » de type napolitain et andalou  », il est apparenté aux  » races inférieures  ». Lapouge adjoint au tableau ce qu’il considère comme un amalgame  » factice  » de  » races  » diverses : la race  » juive  », qu’il désigne comme l’ennemi juré de l’Aryen.

La communauté scientifique française s’insurge. Dans un pays qui a pris la peine de s’inventer des ancêtres gaulois, cela ne peut pas coller ! Fier de son origine occitane, Paul Broca récuse toute idée de hiérarchie entre des  » races blanches  ». Reste que les savants emboîtements de Vacher de Lapouge recevront un accueil enthousiaste de personnalités aussi diverses que le journaliste antisémite Edouard Drumont (1844-1917) et le penseur marxiste Georges Sorel (1847-1922). Surtout, ils inspireront les théoriciens allemands du mythe de la  » race aryenne  », qu’elle soit née en Inde (Gobineau, Chamberlain), en Scandinavie (Penka) ou dans les marais de Russie occidentale (Poesche, Geiger). Au seuil de la Seconde Guerre mondiale, les thuriféraires du  » dolichocéphale blond aux yeux bleus et aux hanches fines  » se feront un malin plaisir de stigmatiser une France  » arriérée  » et  » décadente  » où dominent la dénatalité, le  » mélange des races  » et le  » cosmopolitisme  ».

Vacher De Lapouge est également le premier scientifique à avoir introduit dans la langue française le terme d’ » eugénisme  », emprunté à l’anthropologue anglais Francis Galton (1822-1911). Inventeur de la méthode d’identification par les empreintes digitales, cousin de Darwin, Galton est considéré comme le fondateur de l’ » hygiène raciale  », autrement dit du  » racisme en action  ». On connaît l’atroce passion que l’Allemagne nazie mit dans l’application des thèses eugénistes de Galton. Elle donna lieu à partir de 1933 à des vagues massives de stérilisation de personnes jugées handicapées mentalement ou physiquement, le génocide en lui-même des populations tsiganes, homosexuelles ou juives d’Europe étant considéré comme l’aboutissement d’un processus d’élimination des  » éléments humains  » considérées comme  » inférieurs  » ou  » non adaptés  ».

On sait moins que les Etats-Unis mèneront via l’Institut Rockefeller des campagnes de stérilisation jusque dans l’entre-deux-guerres, et que la Suisse, la Suède, la Norvège et la Finlande continueront de stériliser des individus dotés d’une  » hérédité  » jugée  » inférieure  » jusque dans les années 1970. Il s’agit alors de pacifier la société en stérilisant les individus selon leurs caractères jugés asociaux (alcoolisme, criminalité, violence…).

Et aujourd’hui ? Loin d’être éradiqué, le fantasme racialiste est toujours présent.Aux Etats -Unis , on déboulonne les statues de sommités jugées racistes sans remettre en cause la doctrine consistant à découper la société en races. Les résidents américains déclarent ainsi aux agents du recensement leur appartenance au groupe  » noir  »,  » blanc  »,  » amérindien  » ou  » asiatique  ». Par ricochet, cela peut accréditer l’idée que les  » races  » existent. Ce qui est faux : les recherches des généticiens portant sur les systèmes immunitaires et les groupes sanguins (Albert Jacquard, Richard Lewontin ou André Langaney) ont conclu unanimement à l’unité de l’Homo sapiens.  » La raison en est simple, explique le paléontologue Jean Chaline dans Un million de générations . Née il y a environ 180 000 ans, l’espèce humaine est trop récente pour avoir subi suffisamment de mutations permettant de constituer des différences géographiques significatives.  » Les variations observées (couleur de la peau et caractères associés) ne sont plus considérées comme  » raciales  » :  » Ces adaptations se font rapidement par sélection naturelle au sein d’une variation continue et réversible  », écrit le généticien Cavalli-Sforza, prenant pour exemple les populations caucasoïdes, majoritairement à peau claire,  » qui comprennent des populations d’Inde du Sud, située en zone tropicale, où l’on observe un fort noircissement de la peau.  » Pour en rester à la couleur de peau, les scientifiques ont montré que les populations vivant en Afrique,  » à peau foncée  », sont plus proches génétiquement des populations vivant en Europe,  » à peau claire  », que des populations mélanésiennes ou océaniennes dont la couleur de peau est majoritairement foncée. Les savants du monde entier le répètent à l’envi : les races n’existent pas. Las ! La boîte de Pandore n’est pas près de se refermer…

Et chez les gréco-romains ?

Dans  » The Invention of Racism in Classical Antiquity  »(2004), l’historien israélien Benjamin Isaac souligne que les Grecs et les Romains avaient déjà développé un racisme pseudoscientifique. A la fin du Ve s. av. J.-C., dans Des airs, des eaux et des lieux, Hippocrate dresse le premier classement en se fondant sur des considérations géographiques, dont il déduit des traits de caractère collectifs. Plus les peuples s’éloignent d’Athènes, plus ils se dégradent. Vers le sud, la mollesse les corrompt, au nord, la sauvagerie guerrière. La hantise de la  » pureté de la race  » existe aussi. Tite-Live déplore que les Gaulois installés en Anatolie, les Galates, aient perdu leurs vertus guerrières.

Je m’ennuie…


….. » comme un rat mort  » ( je m’ennuie vraiment !) …Alors , pour passer le temps , j’ai cherché d’où vient cette expression ……

Parmi les nombreuses expressions faisant référence au rat, l’une des plus connues est “s’ennuyer comme un rat mort”. Que signifie cette formule ? Quelle est son origine ? Et pourquoi le rongeur apparaît le plus souvent dans les expressions à connotation péjorative ?

Un rat mort….

La locution “s’ennuyer comme un rat mort” est utilisée pour signifier que l’on s’ennuie énormément, au point d’en mourir. Parallèlement, la formule évoque un sentiment de solitude, l’impression d’être abandonné par tous. Autrefois , la définition du mot “s’ennuyer” portait également le sens de souffrir de l’absence de quelqu’un (s’ennuyer de quelqu’un).

S’ennuyer comme un rat mort ou “comme une croûte”

Les expressions françaises synonymes : On peut citer “s’ennuyer à cent sous de l’heure” ; “s’ennuyer comme une croûte derrière la malle” (ou sa variante ironique “s’amuser comme une croûte de pain derrière une malle”). Parmi les locutions antonymes, il est intéressant de mentionner “comme un rat dans un fromage“. S’appuyant sur l’attirance du rongeur pour cette denrée, la locution décrit l’impression de se trouver dans un endroit confortable où ( selon la définition de l’Académie française ) on se sent à son aise car on y trouve tout en abondance, sans qu’il n’en coûte rien.

Quand le rat s’ennuie à mourir:

Certaines espèces de rats vivent dans les lieux secs et perchés, comme les greniers et les charpentes de nos maisons quand d’autres préfèrent les lieux humides, telles les caves. L’expression “s’ennuyer comme un rat mort”renvoie à l’image du petit mammifère ayant succombé dans un lieu sombre et isolé, où les visites se font rares. L’animal s’est ennuyé à en mourir car seul et oublié de tous. La formule s’entoure en effet de l’idée d’abandon et de délaissement. Associée à l’humain, elle fait penser à une personne plongée dans une profonde solitude et dont la mort se produirait dans l’indifférence générale.

Origine de l’expression :

La première apparition de l’expression « s’ennuyer comme un rat mort » reste inconnue, la formule est attestée à la fin du XIXe siècle dans le poème Litanie de Tristan Corbière

Tristan Corbière ?

:  » Non… Mon cœur te sent là, Petite ; Qui dort pour me laisser plus vite ; Passer ma nuit, si longue encore ; Sur le pavé comme un rat mort…  »

Certaines hypothèses font le lien avec une expression plus ancienne,utilisée aux XVIIe et XVIIIe siècle : “puer comme un rat mort”. La locution qualifie un individu qui sent très mauvais et que l’on rechigne à approcher. Du fait de son odeur, la personne serait fuie par les autres, d’où son exclusion et le triste ennui qui en découlerait.

Rat : le mal-aimé des expressions animalières

Depuis des siècles, le rat parle à notre imaginaire collectif d’une façon dévalorisante. L’image négative qui lui colle à la peau se reflète très souvent dans notre idiome et la formule “s’ennuyer comme un rat mort” ne fait pas exception. Parmi les expressions populaires utilisant le rongeur de manière peu flatteuse, on peut citer :

“Être un rat” désigne quelqu’un de radin, un individu avare et intéressé, un  »rapiat  »;

“Être fait comme un rat” exprime l’impossibilité de fuir (en parlant généralement d’un malfaiteur), le fait de se trouver dans une impasse, une situation inextricable ;

“Un trou à rats” décrit un endroit sale et insalubre ;

“Les rats quittent le navire” qualifie les gens peu courageux qui, en cas de danger, s’en vont et abandonnent lâchement leur entourage.

Dégoût pour le rat d’égouts :

L’expression “s’ennuyer comme un rat mort” sous-entend que le triste sort de l’animal n’affecte personne. Le corps inanimé du rongeur gît dans un lieu isolé et pas une âme ne se soucie de son cas. C’est même tout le contraire qui se produit : sa présence suscite un sentiment de répulsion qui peut s’expliquer par deux raisons principales :

Le rat est vecteur de maladies. L’image du rongeur est souvent associée à la pandémie de peste, notamment la peste noire qui a tué 10 millions de personnes en Europe au milieu du XIVe siècle, soit un tiers de la population européenne de l’époque. La transmission à l’homme s’est faite via les puces infectées par les rats.

Le rat est sale. Le mammifère souffre d’une mauvaise réputation car il avale toutes sortes de détritus, fouille les poubelles, arpente les égouts et tous les lieux insalubres représentant une source potentielle de nourriture. La présence d’ordures attire le rat comme un aimant et une fois sur place, il se reproduit très rapidement, jusqu’à la prolifération.

Peu apprécié des humains, le rat est un gros mangeur qui joue un rôle important sur le plan sanitaire. En effet, il assure la gestion des déchets que nous produisons massivement et le nettoyage des égouts et des canalisations qui se boucheraient constamment sans son intervention. Et, contrairement aux idées reçues, le rat est un animal très propre qui passe une grande partie de la journée à faire sa toilette.

Pour finir…..


L’effort humain
n’est pas ce beau jeune homme souriant
debout sur sa jambe de plâtre
ou de pierre
et donnant grâce aux puérils artifices du statuaire
l’imbécile illusion
de la joie de la danse et de la jubilation
évoquant avec l’autre jambe en l’air
la douceur du retour à la maison
Non
l’effort humain ne porte pas un petit enfant sur l’épaule droite
un autre sur la tête
et un troisième sur l’épaule gauche
avec les outils en bandoulière
et la jeune femme heureuse accrochée à son bras
L’effort humain porte un bandage herniaire
et les cicatrices des combats
livrés par la classe ouvrière
contre un monde absurde et sans lois

L’effort humain n’a pas de vraie maison
il sent l’odeur de son travail
et il est touché aux poumons
son salaire est maigre
ses enfants aussi
il travaille comme un nègre
et le nègre travaille comme lui

L’effort humain n’a pas de savoir-vivre
l’effort humain n’a pas l’âge de raison
l’effort humain a l’âge des casernes
l’âge des bagnes et des prisons
l’âge des églises et des usines
l’âge des canons
et lui qui a planté partout toutes les vignes
et accordé tous les violons
il se nourrit de mauvais rêves
et il se saoule avec le mauvais vin de la résignation
et comme un grand écureuil ivre
sans arrêt il tourne en rond
dans un univers hostile
poussiéreux et bas de plafond
et il forge sans cesse la chaîne
la terrifiante chaîne où tout s’enchaîne
la misère le profit le travail la tuerie
la tristesse le malheur l’insomnie et l’ennui
la terrifiante chaîne d’or
de charbon de fer et d’acier
de mâchefer et de poussier
passée autour du cou
d’un monde désemparé
la misérable chaîne
où viennent s’accrocher
les breloques divines
les reliques sacrées
les croix d’honneur les croix gammées
les ouistitis porte-bonheur
les médailles des vieux serviteurs
les colifichets du malheur
et la grande pièce de musée
le grand portrait équestre
le grand portrait en pied
le grand portrait de face de profil à cloche-pied
le grand portrait doré
le grand portrait du grand divinateur
le grand portrait du grand empereur
le grand portrait du grand penseur
du grand sauteur
du grand moralisateur
du digne et triste farceur
la tête du grand emmerdeur
la tête de l’agressif pacificateur
la tête policière du grand libérateur
la tête d’Adolf Hitler
la tête de monsieur Thiers
la tête du dictateur
la tête du fusilleur
de n’importe quel pays
de n’importe quelle couleur
la tête odieuse
la tête malheureuse
la tête à claques
la tête à massacre
la tête de la peur.

poème de Jacques Prévert extrait de Paroles (1945)

La vidéo ( S.Réggiani )

C’est une autre paire de manches : ?


On emploie cette expression  » chez moi  » et  » refaire  » mes blogs depuis le passage de Manu , elle convient !=> j’ai voulu chercher d’où vient cette expression , sa signification …..

C’est une autre affaire, c’est bien différent

On lit dans une note du livre IV, chapitre 58, de Tristan le Voyageur, par Marchangy :  » C’était la mode, sous le règne de Charles V, de porter une espèce de tunique serrée par la taille

une livrée?

, et nommée cotte hardie, laquelle montait jusqu’au cou, descendait jusqu’aux pieds et avait la queue traînante ; mais pour les personnes de distinction seulement, outre les manches étroites de cette robe, on y avait adapté une autre paire de manches à la bombarde, qui étaient fendues pour laisser passer tout l’avant-bras, et qui flottaient à vide jusqu’à terre  ». Ces secondes manches coûtaient beaucoup plus cher que les véritables, peut-être parce qu’elles ne servaient à rien. On leur doit le proverbe : C’est une autre paire de manches.  »

Cette explication ne semble pas tout à fait juste. En voici une autre qui paraît meilleure. Les manches étaient autrefois des  » livrées d’amour  »

 » Livrée d’Amour  » ????

que les fiancés et les amants se donnaient réciproquement, et qu’ils promettaient de porter en témoignage de leur tendre engagement, ainsi qu’on le voit dans une nouvelle du troubadour Vidal de Besaudun, où il est question de deux amants qui se jurèrent de porter manches et anneaux l’un de l’autre.

Déclaration d'amour. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle
Déclaration d’amour. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle

Ces livrées adoptées pour être le signe de la fidélité, devinrent en même temps celui de l’infidélité. Quand on changeait d’amour, on changeait aussi de manches ; souvent même il arrivait que celles qu’on avait prises la vielle étaient mises au rebut le lendemain, et il y eut tant d’occasions de dire c’est une autre paire de manches, que cette expression fut proverbiale en naissant.

Il y a un vieux dicton populaire qui confirme cette explication ; le voici :  »On se fait l’amour, et quand l’amour est fait, c’est une autre paire de manches  ».

L’expression tenir quelqu’un dans sa manche, pour dire en être assuré, l’avoir à sa disposition, est peut-être dérivée du même usage : peut-être aussi a-t-elle dû son origine à l’ancienne coutume de porter la bourse dans la manche, sous l’aisselle gauche. En ce cas, elle serait une variante et un équivalent de cette autre expression autrefois usitée, tenir quelqu’un dans sa bourse.

Henri II, roi d’Angleterre, après avoir obtenu des lettres pontifiantes qui lui donnaient gain de cause contre Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, se vantait, en montrant ces lettres publiquement, de tenir le pape et tous tes cardinaux dans sa bourse.

L’emploi de manche pour bourse se trouve encore dans la phrase proverbiale, aimer plus la manche que le bras, c’est-à-dire aimer mieux son argent que sa personne, comme font les avares. (Rabelais liv. III, ch. 3) s’est servi de cette phrase, dont ses commentateurs n’ont pas donné la raison.

booof klik

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

Je ne crois pas que dieu existe


… mais :!!!

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jeune-einstein

    Un professeur universitaire défia ses élèves avec cette question:  » Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe? ».

Un étudiant répondit bravement:  » Oui, Il l’a fait! »
Le professeur dit:  »Dieu a tout créé? ».

– » Oui, Monsieur, répliqua l’étudiant. Le professeur répondit:  » Si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais  ».

L’étudiant fut silencieux devant une telle réponse. Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait devant les étudiants d’avoir su prouver encore une fois que la foi en un dieu était un mythe.

Un autre étudiant leva sa main et dit:  »Puis-je vous poser une question professeur? ».

– Bien sûr, répondit le professeur. L’étudiant répliqua,  »Professeur, le froid existe-t-il?’.

– Quel genre de question est-ce cela? Bien sûr qu’il existe. Vous n’avez jamais eu froid? dit le professeur.
Le jeune homme dit,  »En fait monsieur, le froid n’existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons être le froid est en réalité l’absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l’énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière
qui transmet de l’énergie. Le zéro absolu (-460°F) est l’absence totale de chaleur; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le froid n’existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur. »

L’étudiant continua.  »Professeur, l’obscurité existe-t-elle? ». Le professeur répondit: –

Bien sûr qu’elle existe! L’étudiant:  »Vous avez encore tort Monsieur, l’obscurité n’existe pas non plus.
L’obscurité est en réalité l’absence de lumière. Nous pouvons étudier la lumière, mais pas l’obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur.
Vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer. Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N’est-ce pas vrai? L’obscurité est un terme utilisé par l’homme pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de lumière  ».

Finalement, le jeune homme demanda au professeur,  »Monsieur, le mal existe-t-il »?

Maintenant incertain, le professeur répondit:  »Bien sûr, comme je l’ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme. C’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal! »

L’étudiant répondit,  » le Mal n’existe pas Monsieur, ou au moins il n’existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l’absence de foi en Dieu. Il est comme l’obscurité et le froid, un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de foi en Dieu. Dieu n’a pas créé le mal. Le Mal n’est pas comme la foi, ou l’AMOUR qui existe tout comme la LUMIÈRE et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l’homme n’a pas l’AMOUR de Dieu dans son cœur. Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune LUMIÈRE.  »

Le professeur s’assit, abasourdi d’une telle réponse. Le nom du jeune étudiant ?jeune-einstein
Albert Einstein.  :  einstein

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

Depuis 2000 ans…Théorie,


…..rien n’a changé :

  1. Le pauvre :Travaille
  2. Le riche : Exploite le 1er
  3. Le soldat :Défend les 2…?
  4. Le contribuable paie pour les 3
  5. Le chômeur se  » repose  » pour les 4 ?
  6. L’ivrogne boit pour les 5
  7. Le banquier escroque les 6
  8. L’avocat trompe les 7
  9. Le médecin tue les 8
  10. Le croquemort enterre les 9
  11. Le politique vit de ces 10

Théorie de Cicéron (Né:106 av. J.-C. -Mort : 043 av. J.-C.)

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

Discours de Victor Hugo …..


….sur la misère ….

Victor_hugo

Victor Hugo  » discours sur la misère  » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849 

 »Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas le fait, le devoir n’est pas rempli.

La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortît de cette assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ?

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver. Voilà un fait. En voici d’autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté après sa mort qu’il n’avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère!

Et, messieurs, je ne m’adresse pas seulement à votre générosité, je m’adresse à ce qu’il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d’une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’Etat ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !

Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux! »

Victor Hugo

Jugement …hâtif


Avant de porter un jugement sur mon caractère ou ma vie, mettez mes chaussures, parcourez mon chemin ,vivez mon chagrin, mes douleurs, mes doutes ,mes fous rires. Parcourez les années que j’ai parcouru et trébuchez là où j’ai trébuché, relevez vous tout comme je l’ai fait ….Et seulement là ,vous pourrez me juger .

Pourquoi ce billet ?( Comme chacun sait , je rase assez mes rares lecteurs avec çà : Je sui épileptique ) et souvent quand j’avais un malaise , une crise ,  » on  » disait :  » il est soûl  » , » drogué  » etc…..; mais c’était avant ,avant que j’assume , ose prendre mon traitement  » en publique  »