c’était il y a environ 101 ans …………….


Boooooof…………….
19 janvier 1919 : Jules Védrines  ( aviateur ? )
     se pose sur le toit des Galeries Lafayette !

 

    Ce jour-là, un dimanche, les Parisiens entendent le vrombissement d’un moteur : on tourne la tête à droite, à gauche ; en fait c’est vers le ciel qu’il fallait regarder.      Un avion survole la capitale, il se dirige vers les Galeries Lafayette, et soudain, grâce à une habile manœuvre, il se pose sur le toit du grand magasin. C’est une terrasse qui ne mesure pas plus de 28 mètres sur 12.

Atterrissage de Jules Védrines le 19 janvier 1919

Atterrissage de Jules Védrines le 19 janvier 1919 ( illustration trouvé sur le net .)

    C’était mûrement réfléchi, même si une telle manœuvre est des plus périlleuses. Le pilote s’appelle Jules Védrines : il a relevé l’incroyable défi aux commandes de son Caudron G3. La distance est donc courte pour un atterrissage en règle. Mais Jules Védrines a tenté l’exploit ; il l’a réussi, même s’il a quelque peu endommagé son appareil. Ce défi, ce sont les Galeries Lafayette qui l’avaient lancé aux aviateurs dès 1909.

     À l’époque, on en est aux balbutiements de l’aviation, et les pilotes s’essaient à des acrobaties invraisemblables pour essayer de repousser les limites de la toute nouvelle discipline.

    Jules Védrines sera verbalisé par la police, non seulement pour le caractère dangereux de son atterrissage, mais aussi pour l’infraction que constitue un survol de la capitale. En compensation, il empoche la récompense de 25000 francs promise par le grand magasin…

 
“L’instructeur casse-cou”
    Jules Védrines naît le 21 décembre 1881 à la Plaine-Saint-Denis, dans une modeste famille ouvrière. Élève médiocre, il s’oriente rapidement vers la mécanique automobile balbutiante. En 1905, il entre aux usines Gnome à Gennevilliers où il se spécialise dans la fabrication de moteurs d’avions. Petit à petit, il monte les échelons jusqu’à devenir mécanicien d’essais en 1909. Il est alors au plus haut des ouvriers de l’entreprise. L’année suivante, le 7 décembre 1910, Védrines obtient son brevet de pilote. Il quitte Gnome et devient alors un faucheur de marguerites…
Le 31 mars 1911, Védrines réalise le premier vol aller-retour Paris-Poitiers sans escale. A son arrivée, il reconnut avoir un peu triché, ayant suivi la ligne ferroviaire afin de ne pas se perdre. Quelques jours plus tard, le 24 avril il remporte la course aérienne Paris-Pau. Dans les deux cas, il pilotait un monoplan Morane à moteur Gnome. Le 26 juillet de cette même année, il obtient la deuxième place du Tour de l’Angleterre, une course d’un peu plus de 1600 kilomètres réalisée en six escales. Il n’est devancé que par son collègue et ami André Beaumont. Cette même année 1911, il entame une carrière de postier aérien entre Issy-les-Moulineaux et la côte normande.
    Mais pour Jules Védrines l’année 1911 aura surtout été marquée par le 25 mai. Ce jour là, il rencontre la victoire en Espagne après la plus longue course aérienne jamais organisée jusqu’à cette date, 1170 kilomètres entre Paris et Madrid. Il aura devancer tous ses poursuivants, et notamment ses deux amis Beaumont et Roland Garros. Ce dernier abandonna la course à mi-chemin. Védrines se pose devant une foule de plus de 250 000 badauds dont les plus hautes autorités espagnoles et notamment le roi Alfonso XIII. Lors de son atterrissage, il aurait déclaré à la foule qui l’acclamait et entourait son monoplan :     » Bande de cons foutez moi le camp que je descende !!! Je suis un homme comme un autre  » . Du pur Védrines ………..
   L’année suivante marque la fin de sa collaboration avec Morane, devenu depuis Morane-Saulnier. Védrine passe sur monoplan Déperdussin. C’est d’ailleurs sur un de ses avions qu’il réalise le record du monde de vitesse pure le 13 janvier 1912, atteignant les 145 km/h.
     En 1913, il réalisa une série de vols destinée à relier la France à l’Egypte. Parti non pas de Paris mais de Nancy, il marque des étapes à Pragues, Vienne, Belgrade, Constantinople, Beyrouth, et Jaffa. Il réalisa même un des tous premiers clichés aériens de la grande pyramide de Gyzeh. Ce raid fut réalisé par Védrines sur son monoplan Deperdussin entre le 20 novembre et 29 décembre de cette année.
    L’année 1914 fut marquée par l’entrée de Jules Védrines dans la Première Guerre mondiale. Comme bon nombre d’aviateur d’avant-guerre, il fut en parti instrumentalisé par la propagande de guerre française. Pour le grand public Védrines fut entre 1914 et 1915 un des meilleurs pilotes français, abattant les avions allemands et austro-hongrois » à tour de bras  ». La réalité était assez différente : Car l’homme était mal noté de ses supérieurs, notamment en raison de son franc-parler et de son fort accent de titi parisien. Il avait, dit-on, une fâcheuse tendance à tutoyer son colonel, un officier issu de la longue tradition française.
    En 1916, il fut tout bonnement interdit de champs de bataille, plus pour des raisons procédurières que réellement militaires. Sur ordre direct du général Pierre Roques, le créateur de l’Aéronautique Militaire Française, il fut transféré comme instructeur.               Roques savait que la France ne devait pas se passer de Védrines. Durant cette affectation, il eut l’occasion de former une importante quantité de pilotes dont plusieurs futurs as, tels Georges Guynemer ou Jean Navarre qui lui gardèrent chacun une profonde amitié.
   En cette même année Roques propose à Védrines de remplir des missions particulièrement dangereuses. Aux commandes d’un biplan Caudron G.4 bimoteur désarmé, il doit franchir les lignes ennemies et déposer des espions français et britanniques. Il réalisa au moins une dizaine de ces missions. L’année suivante, en 1917, Védrines proposa à l’Aéronautique Militaire Française d’adapter cette mission pour permettre d’aller faire évader son ami Roland Garros, prisonnier des Allemands. L’état-major refusa la proposition de l’aviateur parisien. Il termina la guerre avec la revendication de sept victoires aériennes, mais l’homologation de seulement trois d’entre elles.
   A peine la paix revenue, Jules Védrines ne mit pas longtemps à faire reparler de lui. Le 19 janvier 1919, il réalisa un des plus beaux exploits de l’histoire aéronautique : poser un avion sur un toit d’immeuble. Sur un Caudron G.3, l’aviateur décida d’atterrir sur la terrasse du grand magasin des Galeries Lafayette, boulevard Haussmann à deux pas de l’Opéra. Il visait la prime de 25 000 francs promise à quiconque poserait mais ferait aussi redécoller de l’immeuble parisien son avion. Toutefois Védrines cassa son train à l’atterrissage et ne put redécoller.
    Quelques semaines plus tard, le 21 avril 1919, l’aviateur réalisa un vol commercial Paris-Rome à bord d’un Caudron C.23 bimoteur, mais victime d’un panne de moteur il s’écrase à Saint-Rambert-d’Albon. Jules Védrines meurt sur le coup. Quelques jours plus tard, il a droit à des obsèques nationales, et est inhumé à Pantin en proche banlieue parisienne. Le cimetière est alors survolé par plusieurs avions pilotés par des as de la Grande Guerre.
    Réputé pour son profond sens de l’honneur et de l’amitié, Jules Védrines était dit-on un bon vivant, parfois rude, mais toujours franc et sincère. Il demeure un des rares grands aviateurs du début du vingtième siècle issu de la classe ouvrière. Aujourd’hui une stèle existe aux Galeries Lafayette pour rappeler son exploit de 1919.

 

 

Il y a environ 67 ans ….


13 janvier 1953 :

Le  » complot des blouses blanches  » ?

    Le 13 janvier 1953 éclatait à Moscou l’affaire des  »médecins empoisonneurs  » . Un article de la Pravda accuse ces médecins ( tous juifs ) de préparer des assassinats médicaux à l’instigation d’une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont très vite  inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !

   Selon sa tactique habituelle, le dictateur Staline photoprévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms ( Pogrom ? = Attaque accompagnée de pillage et de meurtres perpétrée contre une communauté juive dans l’Empire russe pogrom ) dans le pays, enfin, à l’appel  » spontané  »  de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un  » asile  » dans les régions orientales du pays !

   L’appel est déjà prêt, ainsi que l’explique l’historien Léon Poliakov Poliakov quand la mort surprend le  » petit père des peuples  »  ( Staline ) et l’empêche de mener à bien son dernier  » exploit  »…

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    Le , Staline déclare au Politburo :

   ( le Politburo,  était le premier conseil du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique qui définissait sa ligne directrice, et déterminait les politiques suivies par l’URSS. Fondé en 1917 au moment de la révolution d’Octobre en tant qu’organe de direction des Bolcheviks, il est refondé en mars 1919 lors du huitième congrès du parti.)

    Staline déclare :  » Tout sioniste est l’agent du service de renseignement américain. Les nationalistes juifs pensent que leur nation a été sauvée par les États-Unis, là où ils peuvent y devenir riches, bourgeois. Ils pensent qu’ils ont une dette envers les Américains. Or parmi mes médecins, il y a beaucoup de sionistes. »

   Semion Ignatiev Igniatev , qui venait d’être nommé  ministre de la Sécurité de l’État, est chargé de mettre en œuvre les accusations et d’obtenir des aveux.

     L’  » affaire  » éclate publiquement le , lorsque la Pravda publie un long article intitulé  » Sous le masque des médecins universitaires, des espions tueurs et vicieux  ». Cet article, inspiré d’une dépêche de l’agence soviétique TASS dénonce un  » complot de bourgeois sionistes  », organisé par « l’organisation juive internationale bourgeoise-nationaliste » : le Congrès juif mondial, qui, à en croire ce journal officiel du Parti communiste de l’Union soviétique, serait financée par la CIA.

    Un groupe de neuf médecins, dont six sont juifs , ayant soigné des membres du Parti communiste de l’Union soviétique auraient empoisonné Andreï JdanovJdanov (mort en 1948) et Alexandre Chtcherbakov Shcherbakov(mort en 1945).

    Ces médecins étaient, au moment de leur arrestation, sur le point d’assassiner d’importantes personnalités soviétiques, telles Ivan Koniev, Alexandre Vassilievski ou Leonid Govorov. Une femme médecin, Lidia Timachouk, est décorée de l’ordre de Lénine pour avoir dénoncé le groupe.

 

 

C’était il y a……


Cent ans :

   Le 12 janvier 1920 :

Naufrage du paquebot  » Afrique  » , le  » Titanic français  »

    Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1920 , le paquebot  » Afrique  »  sombrait au large des côtes françaises . Sur les 602 personnes à bord , 568 périrent noyées , et 34 ont survécu au naufrage …( Le navire assurait la liaison entre Bordeaux et Dakar au Sénégal ) ….Parmi les victimes , il y avait environ 200 tirailleurs sénégalais

paquebot-afrique (1) ( Le paquebot Afrique . Carte postale des années 1910 )

  Le paquebot entreprenait son 58ème voyage à destination des comptoirs coloniaux français en Afrique . Mais , alors que les lumières des côtes françaises sont encore visibles ,le navire est pris dans une tempête et submergé par les vagues . Privés d’électricité , ses moteurs à l’arrêt , le bateau avec ses 500 tonnes de marchandises et surtout 600 passagers ! Au large de la Vendée

  La catastrophe ne fut évoquée que sommairement dans le journaux  et passa ainsi relativement inaperçu , malgré le lourd bilan humain ….

   Par exemple : Le  » Journal des débats politiques et littéraires  » écrit :  » L’Afrique , qui avait quitté Bordeaux vendredi soir , essuya une violente tempête dans le golfe de Gascogne . Au large de la Coubre , une voie d’eau se déclara . Les foyers des machines furent noyés  et les cabines de première classe inondées . Le  » Ceylan  » se porta le samedi au secours de  » l’Afrique  » , mais l’état de la mer ne permettant ni remorquage , ni transbordement , les commandant des deux navires décidèrent de fuir la tempête qui devenait de plus en plus forte  ( les bateaux se dirigèrent vers le nord ) .  » Ainsi , ils arrivèrent à l’ouest du plateau des  » Roches – Bonnes  » . C’est contre ce massif rocheux que l’Afrique , dont le gouvernail n’obéissait plus , vint  » toucher  » et donner de la bande vers 3 heures du matin . Heure à laquelle le commandant de l’Afrique envoya , utilisant le télégraphe sans fil  ce dernier message :  » Je coule . Suis exactement entre les  » roches des Barges  » , le  » banc des Roches – Bonnes et les Baleines , à la pointe de l’île de Ré  »  

   Un navire , le  » Ceylan  » louvoya dans le triangle indiqué … et ,au levé du jour , rencontra diverse épaves et put recueillir des naufragés regroupés sur des radeaux …D’autres remorqueurs à vapeur , venus des côtes françaises aidèrent le Ceylan dans sa tâche de sauvetage . Mais la tempête était si violente que l’un des remorqueurs (  » l ‘ Hippopotame  » ) renonça , rebroussa chemin . On constata que de nombreux passagers réfugié sur les radeaux furent engloutis par les vagues et d’autres , affolés s’étaient jetés dans la mer  !

naufragés ( Le naufrage du paquebot  Afrique , reconstitué d’après le témoignage d’un rescapé.)
Dessin paru dans  » Le Miroir  » du 25 janvier 1920

  Pendant des semaines, les corps des victimes  s’échouèrent sur les côtes françaises. Certains sont même repêchés dans les filets des chalutiers mais le drame ne suscite pas beaucoup d’émoi et les naufragés restent dans l’anonymat. La faute d’abord à la compagnie maritime qui multiplie les déclarations mensongères à la presse et qui minore le nombre de victimes!

   La faute revient en partie au contexte de l’époque expliquera l’historien Daniel Duhand , auteur d’un film sur le sujet.  » Là, on se trouve après la Première Guerre mondiale. Les gens en ont marre des catastrophes et puis ça tombe juste le weekend des élections présidentielles. Voilà pourquoi c’est tombé un  » petit peu  » dans l’oubli.  »!!!!

 

  Une très longue procédure judiciaire va opposer les familles des victimes à la compagnie maritime des chargeurs réunis. Et finalement, après douze années de guérilla, les demandes d’indemnisation des familles sont refusées ! La catastrophe et les disparus tombent définitivement dans l’oubli et aucune enquête ne fera la lumière sur les causes de l’accident.

   Mais 100 ans plus tard, Luc Corlouër, dont le grand-cousin était maître d’équipage sur le navire, a son idée sur la question.  » On sait qu’il y a un moteur qui a été noyé et donc le bateau s’est arrêté. On sait que la mer était démontée. On sait que le navire n’était pas dans un état formidable. Donc la conjonction de ces évènements à conduit à la catastrophe, à la tragédie.  »

   Cent ans après le drame, l’épave du paquebot gît toujours par 40 mètres de fond. La plupart des victimes reposent dans les cimetières de l’île de Ré, la terre la plus proche des lieux du naufrage….

  

 

 

Un dix Janvier………………


Il s’est passé …….selon les années : Résumé 

1863 ( il y a 157 ans ) !
10 janvier
Inauguration du premier métro  :
    Imaginé par Charles Pearson  Ch Pearson, le premier métro du monde est inauguré à Londres à 6 heures du matin. La ligne longue de 4 miles (6,5 kilomètres) permet de rallier Farringdon street à Paddington. Malgré les problèmes d’aération, il fonctionne à la vapeur ! Durant cette première journée, le « London Metropolitan » transportera près de 30 000 passagers.


1920 ( il y a 100 ans )
10 janvier
Naissance de la Société des Nations  ( S.D.N )
    Avec l’entrée en vigueur du traité de Versailles, signé le même jour au Quai d’Orsay, naît officiellement la SDN. L’organisation internationale, dont le siège est établi à Genève, accueille 32 pays membres. Elle est soumise à l’autorité d’un conseil permanent composé de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie, du Japon et de la Chine. Le rôle de la SDN est d‘assurer le maintien de la paix dans le monde.        Paradoxe : bien qu’imaginée par le président américain Wilson Wilson, la SDN n’accueillera jamais en son sein les Etats-Unis. Après la Seconde Guerre mondiale, elle sera remplacée par l’ONU en 1946.

P.S : la SDN aura eu davantage de succès qu’on ne le dit, ne serait-ce que dans la décennie 1920. Par la suite, elle n’était pas de taille à s’opposer à ce qui se tramait ; c’est MussoliniMussolini qui a dit :  » La Société des Nations est efficace quand les moineaux piaillent, plus du tout quand les aigles attaquent  ».

    La Société des Nations n’eut jamais ni drapeau officiel, ni logo. Des propositions furent présentées dans les débuts de la SDN afin d’adopter un symbole officiel, mais les États membres ne tombèrent jamais d’accord.

Emblème semi-officiel, 1939-1941.
    Cependant, les organismes de la Société utilisèrent, le cas échéant, divers drapeaux et logos pour leurs besoins propres. Un concours international fut organisé en 1929 afin de trouver un concept, qui là encore n’a pas conduit à un symbole. Une des raisons de cet échec a peut-être été la crainte par des États membres que la puissance de cette organisation supranationale n’ait  pu surpasser la leur. Finalement, en 1939, un emblème semi-officiel vit le jour : deux étoiles à cinq pointes au centre d’un pentagone bleu. Le pentagone et les étoiles devaient représenter symboliquement les cinq continents et les cinq races de l’humanité. Le drapeau comprenait, respectivement en haut et en bas, les noms anglais (League of Nations) et français (Société des Nations). Ce drapeau fut, notamment, déployé sur le bâtiment de la Foire internationale de New York 1939-1940.

1926 ( il y a 94 ans )
10 janvier
Metropolis salué par la critique
    Le réalisateur allemand Fritz Lang présente pour la première fois à Berlin son film « Metropolis ». Dans une cité futuriste gouvernée par le despote John Fredersen, les maîtres et les travailleurs sont séparés entre parties haute et basse de la ville. Fritz Lang appelle dans son film à la réconciliation des classes sociales. Au terme des 3h30 de film, la critique l’encense. « Metropolis » devient le chef-d’œuvre du 

cinéma expressionniste allemand.
1929  ( Il y a 91 ans )
10 janvier
Premières aventures de Tintin
   L’illustrateur Georges Rémi alias Hergé, publie dans le supplément du quotidien bruxellois « Le vingtième siècle« , sa nouvelle bande dessinée: « Tintin au pays des soviets« .Tintin soviets

1949 ( il y a 71 ans)
10 janvier
RCA lance le 45 tours lol 
     La maison de disque américaine RCA met en vente un nouveau type de disque en vinyle qui prendra le nom de 45 tours du fait de sa rotation de 45 tours par minute. Grâce à cette invention, qui permet d’écouter 8 minutes ! de musique sur chaque face, les artistes vont se lancer sur un nouveau marché, la vente de « single ».

1975 ( il y a 45 ans )
10 janvier
Début d' »Apostrophe »
    L’émission littéraire de Bernard Pivot est diffusée pour la première fois sur Antenne 2. « Apostrophe » remplace le programme « Ouvrez les guillemets » présenté par le même Bernard Pivot. »Apostrophe » sera remplacé par « Bouillon de culture », dont le premier numéro sera diffusé le 12 janvier 1991.

En 1975 justement :!

Mr Brassens passe à  » Apostrophe  »

1991 ( il y a 29 ans )
10 janvier
La France adopte la loi Evin
   La France se dote d’une loi visant à réduire la consommation d’alcool et de cigarettes, en tant que produits néfastes pour la santé et impliquant une forte dépendance. La voie choisie par le député PS Claude Evin22ClaudeEvin repose essentiellement sur la neutralisation de la publicité et l’obligation de messages préventifs : promouvoir la cigarette est désormais interdit tandis que l’alcool n’a plus le droit de citer à la télévision et au cinéma. Concernant le tabac, le texte doit également défendre les  » fumeurs passifs  » en interdisant de fumer dans les lieux publics. Elle provoque la colère des producteurs d’alcool ainsi que des cafés et autres restaurants qui d’ailleurs opterons pour une application limité.fumer tuefumer tue 1

J’oubliais :

10 janvier1959 ( il y a ….61 ans déjà )

   Naissait Gérard , mon second frère ! ( plus de nouvelle depuis…X années )

C’était il y a ….


  environ 5 ans

Attentat contre Charlie Hebdo : cinq ans déjà…

  Le 7 janvier 2015, les locaux du journal satirique Charlie Hebdo sont pris d’assaut par un commando islamiste qui sème la mort sur son passage. Cinq ans après, la France porte encore les stigmates de cette violente attaque.

    Il n’est pas midi, le mercredi 7 janvier, dans les locaux parisiens de Charlie Hebdo, où s’achève la première conférence de rédaction de l’année. Sur les tables, un cake et le dernier numéro ( avec Michel Houellebecq en une )  de l’hebdomadaire satirique. En bas, deux hommes encagoulés et habillés de noir, les frères Saïd et Chérif Kouachi, pointent une kalachnikov sur l’une des dessinatrices, Coco, sortie chercher sa fille. Ils viennent d’abattre Frédéric Boisseau, chargé de travaux de maintenance ce jour-là au 10, rue Nicolas-Appert. Sous la contrainte, la dessinatrice leur ouvre la porte, protégée depuis les menaces contre le journal et la publication de caricatures de Mahomet. Ils la suivent jusqu’au deuxième étage où ils tirent sur le webmaster Simon Fieschi, le blessant grièvement.
  Dix morts en quelques minutes
 » On a entendu quelques pétards, on ne savait pas ce que c’était  » , raconte, dès le lendemain, le journaliste Laurent Léger, l’un des survivants de la tuerie.  » Puis la porte s’est ouverte et un type a jailli en criant “Allah Akbar”. Il ressemblait a un type du GIGN ou du Raid, il était encagoulé, il était tout en noir… et puis ça a tiré.  »

Les frères Kouachi s’assurent que Charb, le directeur de la publication, est bien là et ouvrent à nouveau le feu. En quelques minutes, dix morts : les dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré ; l’économiste Bernard Maris, la chroniqueuse et médecin psychiatre, Elsa Cayat, le garde du corps de Charb, Franck Brinsolaro, le correcteur du journal, Mustapha Ourrad, et un visiteur de passage, Michel Renaud. Les assaillants prennent ensuite la fuite en criant :  » On a vengé le prophète Mohamed ! On a tué Charlie Hebdo !  » . Ils se retrouvent alors nez-à-nez avec une voiture de police et abattent leur douzième victime, Ahmed Merabet, un policier qui patrouillait boulevard Richard-Lenoir. Ils parviennent à semer les forces de l’ordre et filent vers le nord-est de Paris.
     À l’Elysée, le président de la République  »  est sidéré par l’ampleur du drame  » que lui décrit au téléphone Patrick Pelloux, médecin urgentiste et collaborateur de Charlie Hebdo à l’époque.  » Il me décrit en sanglots la réalité de ce qu’il voit en disant  »Ils sont tous morts  » , se souvient François Hollande. Les survivants et les proches des victimes sont rassemblés dans un théâtre proche de la rédaction de Charlie Hebdo.  » Les gens nous apportaient des sucreries, mais on n’avait pas faim, on était en totale sidération  », se rappelle Patrick Pelloux. François Hollande va l’y rejoindre.  » Sur le moment, je considère qu’il faut y aller tout de suite pour parler aux Français  », explique-t-il cinq ans après.

    En quelques heures, le »  hashtag  »   » Je Suis Charlie  »   Je suis Charlieinonde les réseaux sociaux. Dans les rues, au soir de l’attentat, des milliers de personnes se rassemblent. Place de la République à Paris, la foule porte à bout de bras des lettres lumineuses qui proclament :  » NOT AFRAID  ».

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7 janvier 1714 :
Dépôt du premier brevet de la machine à écrire par Henry Mill.

1ère machine à écrireHenry Mill H Mill (circa 1683 – 1771) est un inventeur anglais auquel on attribue le premier brevet déposé pour une machine à écrire (en 1714).
   Cet ingénieur hydraulique, qui a travaillé pour la New River Company, a déposé deux brevets au cours de sa vie. Le premier concernait un système de suspensions pour véhicules, le second un système d’impression des lettres. On ne sait pas si sa  » machine à écrire  »  a, ou non, été construite et utilisée.

 

C’était il y a environ 133 ans !


Selon la légende , Sherlock Holmes aurait fait sa première apparition le 6 janvier 1887 (c’était plus vraisemblablement à la fin de cette même année).

Sherlock Holmes et le docteur WatsonLe public britannique découvre le détective et son ami, le docteur Watson, dans une nouvelle intitulée  »A study in scarlet  » (titre français : Une étude en rouge) et publiée par le  » Beeton’s Christmas annual  » .

 La nouvelle débute avec la rencontre des deux personnages dans le laboratoire de chimie de l’hôpital saint Barthélemy :  » Qu’on se figure une énorme pièce, fort élevée, tapissée du haut en bas d’innombrables flacons. (…) Dans cette salle, et tout au fond, un seul étudiant, penché sur une table, complètement absorbé par son travail…  ».

Elle relate une tragédie amoureuse chez les Mormons et met en valeur les capacités déductives du détective, par ailleurs vieux garçon et maniéré, cocaïnomane et violoniste amateur, hébergé dans un appartement bourgeois au 221 bis, Baker Street.

Inspiration écossaise :

Conan Doyle (22 mai 1859, Édimbourg - 7 juillet 1930, Crowborough, Sussex) (A.C Doyle )

L‘auteur est un médecin catholique de 27 ans né à Édimbourg, Arthur Conan Doyle. Il s’est inspiré des qualités d’observation et de déduction de ses professeurs de l’Université d’Édimbourg, le chirurgien Joseph Bell, pour ébaucher le portrait de son célébrissime détective.

 Le  » malheureux  » professeur, homme affable et généreux, apprécia très modérément cet honneur :  » J’espère que ceux qui me connaissent me voient sous un meilleur jour que Conan Doyle  ».

Comme écrivain, Conan Doyle S’inscrit dans la lignée de l’Américain Edgar Allan Poe E.A Poe, de l’Écossais Robert Louis Stevenson Stevensonet du Français Émile Gaboriau Gaboriau, inventeur de l’inspecteur Lecoq (Sherlock viendrait d’une déformation de cher Lecoq !).

Un héros plus vrai que nature :

Les aventures de Sherlock Holmes composent un  »palpitant portrait  » de l’époque victorienne. Contemporaines des crimes bien réels de Jack L’Éventreur (1888), elles satisfont le goût du public pour le mystère.

   Craignant que Sherlock Holmes n’éclipse ses autres créations par son incroyable popularité, Conan Doyle raconte sa mort en 1891. Il fait mourir le héros dans les montagnes suisses, dans un combat au corps à corps avec son ennemi de toujours, le professeur Moriarty. Peine perdue !Sous la pression des lecteurs, dont un certain nombre croient à la réalité charnelle de Sherlock Holmes, Conan Doyle est contraint de rendre vie au détective.

   Sa plus célèbre aventure paraît en 1901 sous le titre :The Hound of the Baskervilles (Le chien des Baskerville). Sherlock Holmes et son ami vont continuer d’évoluer dans l’Angleterre victorienne jusqu’en 1927. Le détective à la froide intelligence survit depuis cette date dans d’innombrables pastiches, y compris au cinéma et au théâtre.

Un auteur prolixe :

   Conan Doyle ne s’en tient pas à son personnage fétiche. Il se signale par de nombreux romans historiques et des romans d’aventures comme The lost World (Le Monde perdu), où apparaît le professeur Challenger. En 1902, il se rend comme correspondant de guerre en Afrique du Sud, où les Anglais combattent les Boers.

  L’écrivain est anobli sous le nom de Sir Arthur. Il meurt le 7 juillet 1930, à 71 ans, à Crowborough, dans le Sussex.

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Une vidéo : 

C’était il y a environ….


169 ans :

3 janvier 1851 : Première expérimentation du pendule de Foucault

   Au Panthéon, à Paris, l’expérience du physicien français Léon Foucault Foucault permet de visualiser la rotation de la Terre. Une sphère de métal est suspendue à un long fil d’acier.    L’observateur a l’impression que le mouvement de va-et-vient du pendule une fois qu’il est lancé tourne lentement dans le sens des aiguilles d’une montre. Or, celui-ci se balance dans un plan fixe. C’est donc la Terre qui tourne et non le plan d’oscillation du pendule.

 

çà s’est passé il y a ….


environ 121 ans: Le 26 décembre 1898 ,Pierre et Marie Curie ….couple-curie

annonçaient qu’ils avaient réussi à extraire du radium et employaient pour le première fois le terme de  » radioactivité  » ……

L’histoire commence par les recherches du physicien français Antoine-Henri Becquerel    Bequerel. En 1896, Becquerel fait une découverte sur le minerai appelé  » pechblende  » . La pechblende contenait de l’uranium. Becquerel a découvert que la pechblende dégageait un rayonnement qui agit comme la lumière. La principale différence étant cependant que le rayonnement de la pechblende n’est pas visible à l’œil humain. La découverte de Becquerel entraina  une vive émotion parmi les scientifiques.

   De nombreux physiciens ont alors arrêté leurs propres recherches et ont commencé à étudier cette nouvelle curiosité. Parmi eux, il y avait la jeune Marie Sklodowska Curie, une étudiante diplômée. Marie était née à Varsovie, en Pologne, sous le nom de Marya Sklodowska. En 1891, elle s’installe à Paris pour étudier la physique. Trois ans plus tard, elle rencontra un autre physicien, Pierre Curie ; et les deux se  marient en 1895. Marie et Pierre étaient particulièrement intéressés à en apprendre davantage sur la pechblende, et durant leurs recherches, pas moins de 7 tonnes de pechblende ont été passées au crible.

  Quelques jours avant les fêtes de Noël en 1898, Pierre Curie écrivit pour la première fois dans son cahier le mot  » radium  »  pour désigner un nouvel élément que son épouse Marie et lui-même avaient péniblement découvert dans leur laboratoire délabré de Paris. Le radium est un élément métallique blanc brillant, luminescent, rare et hautement radioactif. Le nom vient du mot latin  » radius  », qui signifie  » rayon  ». Le cahier dans lequel le nom apparaît pour la première fois reste aujourd’hui  hautement radioactif et dangereux. radium

    Bien que se soit  Henri Becquerel qui a poussé les Curie à mener des recherches sur la pechblende , si Becquerel a su identifier le thorium dans ce minerai, il n’a pas encore su nommer le phénomène qui le faisait  » briller  ». On attribue cette découverte à Marie Curie qui, en approfondissant le phénomène observé par Becquerel, a constaté que non seulement l’uranium, mais aussi l’élément thorium était à l’origine de ces effets. Elle a alors inventé le mot  » radioactivité  » pour décrire la propriété de ces deux éléments.

Marie Curie a , parait il , gardé un échantillon de radium à côté de son lit un échantillon  qui lui servait de veilleuse ! !

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     Les recherches de Marie Curie ont  commencé dans un petit espace de stockage au rez-de-chaussée de l’école de physique et chimie où Pierre enseignait. Il n’y avait alors que des murs de briques, une ou deux chaises branlantes et quelques tables de travail en bois. Ils ont construit leur propre   » chambre d’ionisation  » à partir de caisses d’épicerie en bois. Le 17 février 1898, elle testa un échantillon de pechblende noire lourde qui, selon elle, émettait un rayonnement d’une force inattendue. En juillet, la même année, le couple avait découvert deux nouveaux éléments : le  » polonium  » en honneur à Marie d’après sa Pologne natale.

marie-curie

Cependant , le polodium n’avait pas réussi à expliquer toutes les radiations de la pechblende. En menant des expériences plus poussées sur le minerai, ils ont ensuite découvert le radium.  Leur découverte du radium fut annoncée  dans un article publié à l’Académie Française des Sciences le 26 décembre 1898. Par la suite, Marie Curie a mis au point une méthode permettant de séparer le radium de ses résidus radioactifs, permettant ainsi d’étudier de plus près ses propriétés thérapeutiques.

Les Curie : une réussite familiale :
   L’unité de la radioactivité a finalement été nommée  » curie  »  en l’honneur de Pierre Curie, qui s’est tragiquement tué dans un accident de rue à Paris en 1906, alors qu’il n’avait que 46 ans. Mais avant cela, les Curie et Becquerel se sont partagé le prix Nobel de physique en 1903 pour leurs travaux de recherche associés portant sur ce que le comité Nobel a qualifié de  » phénomène de rayonnement  ». Ainsi, Marie Curie est devenue la première femme qui reçu un prix Nobel.

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( photo = les époux Curie )

P.S : Marie Curie a également remporté un prix Nobel de chimie en 1911, pour ses recherches sur le radium. La fille Curie, Irène  I Joliot, a  épousé le physicien français Frédéric Joliot F.Joliot. Elle et son mari ont reçu le prix Nobel de chimie en 1935 pour leur découverte que la radioactivité pouvait être produite artificiellement dans le laboratoire. Et en 1936, Marie Curie est décédée, à l’âge de 66 ans, d’une leucémie provoquée par les radiations auxquelles elle a été exposée tout au long de sa vie.!

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Marie est convaincue qu’il ne faut pas déplacer les blessés mais qu’il faut transporter des appareils vers le front. Elle décide de créer des unités radiologiques mobiles en équipant des voitures avec le matériel nécessaire. Elle récupère plus de 200 véhicules (donnés ou prêtés par de riches bienfaiteurs), sollicite l’aide de constructeurs d’appareils mais aussi de carrossiers. Dans son entreprise, elle va également bénéficier du soutien financier de l’Union des Femmes de France et du Patronage National des Blessés. Ce qu’on va appeler les   » Petites Curies  »Petites Curies abritent alors une dynamo 110 volts/15 ampères, un appareil à rayons X Drault, le matériel photographique nécessaire, des rideaux, quelques écrans très rudimentaires et plusieurs paires de gants destinées à protéger les mains des manipulateurs. La dynamo ( actionnée par le moteur de la voiture ) permet d’alimenter le tube à rayons X. Dans chaque  » Petite Curie  », on trouve un médecin, un manipulateur et un chauffeur. Il s’agit de civils non mobilisés. L’imposant véhicule petite curie 1 ne peut dépasser les 50 kms/heures, les trajets à son bord sont longs et pénibles

A l’aide de ses petites unités radiologiques Marie Curie se rend elle-même sur les zones de combat, à Creil, Funnes, Joinville, Poperinghe, Amiens, Reims et Verdun. Dès Octobre 1914, sa fille Irène la rejoint. Très autonome, elle sera laissée au front et prendra la tête des opérations. Cela permet à Marie de former des manipulatrices en radiologie (les radiologues les plus compétents ayant été mobilisés). Il s’agit en général de jeunes filles de   » bonne famille  », d’infirmières ou de femmes de chambre. En deux ans, Marie enseignent à 150 élèves les bases de mathématiques élémentaires, de physique et d’anatomie. Ces manipulatrices sont envoyées dans les zones de combat à la fin de leur formation.
    Ce système d’imagerie aura permis d’extraire rapidement un certain nombre de projectiles. Grâce aux  » Petites Curies  », plus d’un million de blessés auront été secourus.

  Plus encore, cette utilisation aura permis  » d’assigner à la radiologie, en tant que moyen de diagnostic médical, une place conforme aux services qu’elle est susceptible de rendre, non seulement en temps de guerre mais aussi en temps de paix  »

   Marie Curie est également un personnage public malmenée par l’exposition de sa vie privée dans le cadre de  » l’affaire Langevin  » en 1911. La presse à scandale de l’époque publie des lettres échangées entre Marie Curie et Paul Langevin, et accusent  » l’étudiante polonaise  » de briser un ménage français. Ébranlée par une campagne aux accents xénophobes, la guerre de 1914-1918 va être l’occasion pour elle de manifester clairement son patriotisme.

La radiologie au service de la Défense nationale :
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Marie Curie  cherche à protéger ce à quoi elle tient le plus : ses filles et  » son  » radium. Ainsi, elle envoie Irène et Eve en Bretagne, dans l’Arcouest auprès de des amis . Une fois ses filles en sécurité, Marie Curie se rend à Bordeaux munie d’une valise en plomb contenant l’étalon radium. Elle  constate alors  que très peu d’hôpitaux disposent d’appareils à rayons X et de médecins formés à leur utilisation. Or, en temps de guerre ces appareils prennent une importance toute particulière, permettant de repérer des fractures et de localiser balles et éclats d’obus avant toute chirurgie. Marie Curie trouve alors la forme que prendrait son engagement :  » Ayant voulu, comme tant d’autres, me mettre au service de la Défense nationale dans les années que nous venons de traverser, je me suis aussitôt orientée du côté de la radiologie  ».
  Le travail de Marie Curie va tout d’abord consister en un recensement des appareils disponibles. Elle va également se faire former aux rudiments de l’examen radiologique par le Docteur Béclère. Mi-août 2014 (dix jours après le début des hostilités), elle obtient une attestation du Ministère de la Guerre pour mettre en place un équipe de manipulateurs pour les services de radiologie. Elle devient directrice du service de radiologie de la Croix Rouge, une nouvelle aventure peut commencer.

C’était il y a environ….


131 ans :

Le 23 décembre1888 V.Van Gogh  se tranchait l’oreille gauche !Van GoghDans un geste désespéré, le peintre hollandais , fragile psychologiquement ,  » s’automutile  » un soir de pluie dans sa chambre d’hôtel à Arles . Il venait de se fâcher avec son frère Théo T.Van Gogh et son ami Paul Gauguin ….

Après avoir épongé le sang avec des draps , l’artiste se rend dans une  » maison de tolérance  »  ! où il remet son lobe sectionné à une employée du bordel voisin !

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Van Gogh :

Vincent (Willem) Van Gogh est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, un petit village de Hollande. Fils d’un pasteur protestant, il baigna dès son plus jeune âge dans la religion.      Son tempérament agité lui pose quelques difficultés pour se faire des amis. En 1857 naît son frère Théodorus (dit Théo), qui deviendra son plus grand ami et confident. Ils auront une longue correspondance et Théo apportera à maintes reprises une aide financière à son frère. Après une scolarité mouvementée, il devint en 1869 commis dans la galerie d’art Goupil et Cie, galerie fondée par son oncle à La Haye. Il passera ensuite par la succursale londonienne puis celle de Paris. Vincent lit beaucoup, surtout la Bible.      Il se désintéresse de son travail à la galerie et finit par démissionner en avril 1876.

  Et décide alors de se tourner vers la vie religieuse. Il sera prédicateur dans un faubourg ouvrier de Londres avant d’entreprendre des études à la faculté de théologie d’Amsterdam. Il abandonne cet enseignement  trop difficile , mais reste convaincu de sa vocation spirituelle. Il souhaite devenir prédicateur laïc. Il obtient en 1879 une mission d’évangélisation en Belgique. Il se rend auprès des mineurs du Borinage et partage leurs conditions de vie extrêmement dures. Il a traduit cette découverte de la misère humaine dans des tableaux sombres comme les Mangeurs de pommes de terre mangeurs de pommes de terre. Son implication auprès des plus modestes est cependant jugée excessive par ses supérieurs et son poste n’est pas renouvelé.

  Finalement après avoir hésité un temps entre la vocation artistique et religieuse, il choisit de se consacrer à la peinture. On peut dire  qu’il a eu raison. Son style très coloré a une vitalité et une tension particulière appréciées des connaisseurs . En effet, après une phase de dépression, il retourne vers la vie d’artiste. En 1889, il rejoint son frère Théo à Paris. Il découvre les jeunes peintres parisiens, le Louvre et les estampes japonaises. Il rencontre entre autres Toulouse-Lautrec Lautrec, Pissarro, PissaroGauguin, Gauguin 1et Bernard.Bernard????

    A leur contact et sous leur influence, les tableaux de Van Gogh prennent un peu de couleurs. En février 1888, Van Gogh quitte Paris et s’installe à Arles. Sous le soleil de Provence, son style de peinture se modifie. Ses toiles sont plus colorées. Il peint par larges touches courbes et utilise abondamment les couleurs jaune, vert et bleu. Il crée un style inimitable qui atteint son apogée avec La Chambre à coucher et La Nuit étoilée.

 

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1889 : Van Gogh accepte d’être interné ( il a 36 ans )
Van Gogh entre de son plein gré à l’asile de Saint-Rémy. Il peint ardemment pendant deux mois.

     Souffrant de crises de démence et rongé par l’angoisse, Vincent Van Gogh se tire une balle en pleine poitrine dans un champs de blé à Auvers-sur-Oise. Soigné par le docteur Gachet, il ne meurt pas sur le coup. Il s’éteindra deux jours plus tard. Son frère Théo, avec lequel il entretient une correspondance assidue depuis 1872, trouvera dans sa poche son ultime lettre. Vincent Van Gogh n’aura vendu qu’un seul tableau de son vivant. !

çà s’est passé un 23 décembre …


SaintNicaise attentatLe soir du 24 décembre 1800, la capitale française est secouée par une violente explosion.
   Le Premier Consul Napoléon Bonaparte a été visé par une  » machine infernale  » machine infernaleen se rendant à l’opéra. La bombe a explosé à l’instant où son cortège s’engageait dans la rue Saint-Nicaise, sur le chemin qui mène du palais des Tuileries à l’opéra, place Louvois, dans le quartier du Sentier (le passage Saint-Nicaise et l’opéra ont aujourd’hui disparu).

Le Premier Consul fut miraculeusement épargné mais l’attentat fit autour de lui vingt-deux morts et cinquante-six blessés.
     » Le fracas du coup, les cris des habitants, le cliquetis des vitres, le bruit des cheminées et des tuiles pleuvant de toutes part, firent croire au général Lannes, qui était avec le Consul, que tout le quartier s’écroulait sur eux  », raconta Pierre Louis Desmaret, chef de la division de la police secrète.
Un coup à gauche
     Le carrosse de Bonaparte poursuivit sa route et le Premier Consul se rendit au spectacle comme si de rien n’était… sans se préoccuper du sort de son épouse Joséphine et de sa belle-fille Hortense, laquelle avait été légèrement blessée, dans une autre voiture. Mais, dès le lendemain, il saisit le prétexte de l’attentat pour frapper le camp jacobin qui lui en voulait d’avoir mis fin à la Révolution en instaurant un an plus tôt sa dictature.
    Le Sénat dressa une liste de 130 proscrits et Joseph Fouché Fouché, ancien prêtre oratorien devenu ministre de la Police générale, en fit déporter  95.
     Fouché mena  son enquête. Ses enquêteurs n’eurent pas la tâche facile. Ils ne disposaient pour tout indice que de la tête du cheval qui traînait la machine infernale. Avec celle-ci, ils firent le tour des maquignons de Paris et identifièrent les acheteurs du cheval ! Fouché put bientôt apporter la preuve au Premier Consul que l’attentat de la rue Saint-Nicaise avait bien été le fait  des chouans royalistes.

Un coup à droite
   Qu’à cela ne tienne :  Après avoir frappé à gauche, Bonaparte frappe à droite ! Il fait établir des tribunaux spéciaux pour punir les coupables. Parmi eux deux chefs royalistes, rapidement guillotinés…
   Mais, vexé que Fouché l’ait contredit sur les responsables de l’attentat, le Premier Consul lui enlève le ministère de la Police et lui donne en compensation un siège de sénateur (quand , quatre ans plus tard, le royaliste Georges Cadoudal Cadoudalmanigancera un nouvel attentat contre le Premier Consul, celui-ci se repentira de s’être séparé de son efficace ministre).
   Le Premier Consul comprend que son pouvoir personnel et la stabilité du régime ne seront assurés que par la paix avec les Anglais et la réconciliation religieuse… Ce qui sera  fait quinze mois plus tard. Et un petit délai supplémentaire permettra à Bonaparte de devenir consul à vie puis de prendre le titre de Napoléon Ier, Napoléon 1erempereur des Français… pour le meilleur et pour le pire.