» Le café de l’enfer  » ! ?


Le café de l’Enfer…….

Entrée du café de l'Enfer

( Entrée du café de l’Enfer )

Le café-cabaret de l’Enfer, qui n’existe plus de nos jours, était implanté au 53 Boulevard de Clichy à Paris, il était considéré comme le pionnier des cafés-cabarets à thème. Créer à la fin du 19ème siècle, son activité continua jusqu’au milieu du 20ème siècle.

D’après un témoignage datant de 1899, les clients du café-cabaret étaient accueillis par ces mots :  » Entrez et soyez damné !  ».
Les serveurs du café de l’enfer étaient tous vêtus en démon. Un autre
témoignage explique qu’une commande de trois cafés noirs enrichis de cognac se transformaient en :  »Trois chocs bouillonnants de péchés en fusion, avec une pincée de soufre, intensificateur  ».

Juste à côté du café de l’Enfer, on pouvais trouvé le café  » Le Ciel  ».

L'enfer - attraction unique
Le café de l’Enfer

Le café de l’enfer au 53 Boulevard de Clichy

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Le café de l’Enfer

Le café de l’Enfer et à côté, le café  » Le ciel  »

le café cabaret l'enfer
Intérieur du café de l'enfer

Intérieur du café de l’enfer

Serveur du café de l'enfer

Serveur du café de l’enfer

Acteur représentant Mephisto

Acteur représentant Méphisto

C’était il y a…


.…environ 38 ans : la peine de mort est abolie en France …

Robert Badinter (53 ans) à la tribune de l'Assemblée nationale, défendant son projet d'abolition de la peine de mort, le 17 septembre 1981
Badinter .

Le 18 septembre 1981, l’Assemblée nationale vote la loi d’abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter …

369 députés votent en sa faveur et 113 s’y opposent. Cette initiative met la France au diapason des autres pays d’Europe occidentale. C’est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand ..

Un long chemin….

Dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait l’objet d’une contestation qu’on peut qualifier de courageuse. Elle vient d’un jeune marquis italien, admirateur de Montesquieu, Cesare Beccaria

Résultat d’images pour cesare beccaria

. Dans un opuscule publié sous le manteau en 1764, Des délits et des peines, il écrit :  » L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible  » .

Sa protestation est relayée par Voltaire  et même par Robespierre   (qui changera assez vite d’avis).

La Révolution française accomplit un pas décisif vers la modulation des peines en introduisant la privation de liberté, la prison.

En effet, jusque -là dans tous les pays du monde, l’incarcération était réservée aux prévenus en attente de jugement. Les délinquants et criminels étaient sanctionnés soit par une amende, soit par une peine infamante (bannissement, fers, carcan ou pilori), soit par une mutilation, soit enfin par la peine de mort. Le code de procédure pénale voté par l’Assemblée législative en 1791 ajoute à cet éventail de peines la prison, avec une durée variable selon le délit ou le crime. ( Il va dès lors devenir possible de réserver la peine capitale aux crimes les plus graves )...

Les premiers à délaisser furent les premiers à délaisser la peine de mort. La Finlande entame le mouvement dès 1826, suivie par la Norvège en 1875, le Danemark en 1892, la Suède en 1910. Les Pays-Bas l’abolissent en 1850. Née en 1830, la Belgique applique la peine de mort avec réticence, le roi usant généralement de son droit de grâce. La peine capitale est systématiquement commuée en détention à perpétuité à partir de 1950 et officiellement abolie en 1996. La Suisse entame le processus d’abolition en 1874. Plus surprenant, le Portugal l’abolit en 1867 et l’Italie en 1890 (Mussolini la rétablira brièvement). Parmi les pays européens tard venus à l’abolition figure l’Allemagne (1949).

France : essais successifs….

Après tentative infructueuse de Guizot

Résultat d’images pour François Guizot

, le républicain Jules Simon

Résultat d’images pour Jules Simon

tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l’abolition.

Au  » tournant du siècle  », les présidents de la République Emile Loubet

Résultat d’images pour Émile Loubet

 (1898-1906) et Armand Fallières

Résultat d’images pour Armand Fallières

 (1906-1913) usent systématiquement de leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l’opinion publique. Le garde des sceaux Aristide Briand veut transformer l’essai en faisant passer une simple loi :  » La peine de mort est abolie  », mais l’opposition se déchaîne !

En 1939, le gouvernement interdit les exécutions publiques. Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons. Mais dès lors, pendant l’Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n’était plus arrivé depuis 1906… Et à la Libération, la peine de mort n’est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée.

La guillotine revient en force pendant la guerre d’Algérie . On compte ensuite de moins en moins d’exécutions et, en 1970, année sans exécution, le  » sombre rituel  » paraît voué à tomber en désuétude. Mais l’exécution de Buffet et de son complice Bontemps

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Buffet / Bontemps

, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes, parmi lesquels maître Badinter, avocat de Bontemps.

Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l’échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d’un enfant. Christian Ranucci

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se voit refuser sa grâce par le président Valérie Giscard d’Estaing , dont l’esprit d’ouverture se heurte à la pression croissante de la fraction conservatrice de son camp. Du coup, le rival socialiste du président va faire de ce thème de l’abolition le marqueur de sa campagne de 1981 et même de son double septennat

La peine de mort dans le monde (2015):

La peine de mort a été unanimement répudiée par les États européens et le Canada ainsi que de nombreux États latino-américains et plusieurs États d’Afrique subsaharienne et d’Océanie. La Russie ou encore l’Algérie ont instauré un moratoire sur son application...

Au total, en 2009, 140 des 192 membres de l’ONU ont aboli ou suspendu la peine de mort, ou bien ne l’appliquent qu’à des cas très particuliers (crimes contre l’humanité en Israël, crimes militaires…). Mais ces pays ne rassemblent que 40% de la population mondiale et constituent la fraction la moins dynamique de la planète ! Mais l’essentiel de l’Asie et les pays les plus peuplés du monde (Chine, Inde, Indonésie, États-Unis, Pakistan, Japon, Bangladesh, Nigéria, Égypte etc) continuent d’appliquer la peine de mort sans état d’âme. 

C’était il y a environ 261 ans ….


13-14 septembre 1759….

Mort de Montcalm et Wolfe…

    Le 14 septembre 1759, le marquis de Montcalm Résultat d’images pour marquis de montcalm photos , imagesmeurt des suites d’une blessure reçue la veille, lors de la bataille des Plaines d’Abraham, en bordure des fortifications de Québec.

James Wolfe Résultat d’images pour james wolfele général Anglais , est lui aussi mort à l’issue de la bataille après  la victoire de ses troupes. La France perd du coup   la ville de Québec et bientôt de toute la Nouvelle-France.

( illustration du net ) 

              

La guerre de 7 ans  a débuté officiellement trois ans plus tôt…………

Pratiquement une véritable guerre mondiale avant l’heure. Elle oppose la France de Louis XIV alliée à l’Autriche et quelques autres États, à la Prusse, à l’Angleterre et au Hanovre.

 Dans le   » Nouveau Monde  », les hostilités ont en fait commencé avec la mort d’un officier français à Fort-Duquesne, le 28 mai 1754.

Au début, les Français du Canada remportèrent de nombreuses victoires avec l’appui de leurs alliés indiens . Mais le commandant des troupes françaises ayant été fait prisonnier, Paris le remplace en 1756 par un marquis de la métropole, Montcalm (44 ans).

Une stratégie inédite :

Le marquis, adepte  de la stratégie européenne de l’attaque en lignes et bataillons serrés, change de tactique. Avec un certain succès, il concentre ses offensives sur les forts, renonce aux coups de main et délaisse les alliés indiens. Mais il ne dispose pour cela que de quelques milliers d’hommes tandis que les Anglo-Américains en viennent à aligner 4000 hommes  ( 23.000 soldats de métier et le reste de miliciens ).

   En 1758, après une trêve relative de plusieurs mois, les Anglais lancent contre la Nouvelle-France trois offensives avec les plus grosses armées jamais réunies en Amérique du Nord ; l’une à l’ouest, dirigée contre Fort-Duquesne, l’autre au centre vers Montréal, la troisième à l’est vers la forteresse de Louisbourg et la ville de Québec.

 Montcalm remporte une magnifique victoire à Fort Carillon, au sud du lac Champlain, en bloquant les 15.000 soldats du général James Abercromby qui se dirigent vers Montréal avec seulement 3.600 hommes dont 400 miliciens canadiens et Indiens. Les Anglais comptent 1944 morts et blessés alors que le camp français n’en comptent que 377.

Malgré cet exploit, il ne fait guère de doute que la conquête de la Nouvelle-France n’est que partie remise. Les Anglais peuvent encore aligner 30.000 hommes de troupes régulières face à seulement 7.400 Français.

Le gouverneur de la Nouvelle-France  » recrute  »  tous les hommes de 16 à 60 ans pour servir dans la milice. Manquant  d’hommes pour travailler les champs et assurer les récoltes, la colonie en vient à souffrir de la famine !

Montcalm, que les Canadiens connaissent maintenant très bien et qu’ils appellent couramment  » Le Grand Marquis  », ne peut empêcher la chute de Fort-Duquesne, qui sera rebaptisé Pittsburgh en l’honneur du Premier ministre anglais.

La chute de Québec:

Le 20 juin 1759, une armée de 40.000 hommes appuyée par 150 vaisseaux commence le siège de Québec, que protègent 6.000 soldats. Wolfe lance ses troupes à l’attaque le 31 juillet. Les assaillants sont repoussés avec de lourdes pertes.  D’autres assauts suivent mais  » infructueux  » pendant tout le mois d’août. Bien que malade ,le général anglais,  décide de livrer un assaut de la dernière chance.

Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1759, il débarque avec ses hommes en face de Québec, à l’anse du Foulon. Pendant la nuit, la troupe emprunte un sentier qui la mène au sommet de la falaise où est établie la ville fortifiée de Québec.

À l’aube du 13 septembre, 4.800 soldats anglais occupent déjà le plateau. L’apprenant, Montcalm accourt sans attendre de renforts.

L’affrontement se déroule  » à l’européenne  », prenant de court les Canadiens et les miliciens français, fauchés par centaines par une fusillade nourrie. Il dure en tout et pour tout moins d’une demi-heure. Le marquis ordonne alors de faire retraite vers la ville.Il ferme la marche  lui-même, à cheval . Il est touché par une balle juste avant de franchir, l’un des derniers, la porte Saint-Louis.

Montcalm meurt à l’aube, à cinq heures du matin. Il a,parait il , quelques moments avant, demandé à son chirurgien combien de temps il lui restait à vivre :  » Quelques heures à peine  », lui fut-il répondu.  » Tant mieux, dit-il, je ne verrai pas les Anglais dans Québec  ».

C’était il y a environ….


…..30 ans : 

Le 12 septembre 1990 :  » Traité 2+4 ou traité de Moscou  »

 

    Le 12 septembre 1990 était mis un terme diplomatique à la Seconde Guerre mondiale avec la signature à Moscou d’un traité de paix, dit2+4 (ou 4+2), entre la République fédérale d’Allemagne (RFA), la République démocratique allemande (RDA), les États-Unis, la République française, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et l’Union des Républiques socialistes soviétiques.

Par ce ‘ texte  », les Allemands renoncent officiellement à l’arme nucléaire et reconnaissent leurs frontières comme  » inaltérables  », ce qui signifie  qu’elles ne peuvent être modifiées même par accord mutuel avec leurs voisins ! La ligne   » Oder-Neisse  » devient la frontière définitive entre l’Allemagne et la Pologne. Ce traité de paix, préalable à la réunification des deux Allemagnes, clôt le seconde guerre mondiale  !???

C’était en août il y a …


Environ 161 ans :

Le 27 août 1859 : Du pétrole à Titusville en Pennsylvanie !

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol des États-Unis. La découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d’éclairage n’arrivent plus à être satisfaits avec les bougies traditionnelles et les lampes à huile. Le  » pétrole lampant  » va révolutionner la vie quotidienne ! Oubliées les bougies sales, coûteuses et fumantes lol ; voici, en attendant la lampe à incandescence , un éclairage propre, de bonne luminosité et relativement économique.

Le  » miracle » se produit au nord-est du pays, en Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek (le ruisseau d’huile !) près de Titusville. ( C’est aujourd’hui un parc national ).

Son auteur est un bourlingueur du nom d’Edwin L.  Drake

Résultat d’images pour Edwin Drake

(39 ans). Il se fait abusivement appeler  » colonel Drake  ». Après avoir pratiqué tous les métiers y compris celui de conducteur de train, il s’établit avec sa famille à Titusville.

Contre l’avis des experts, il est convaincu qu’il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s’est adjoint pour cela le concours d’un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble et mis en mouvement par une machine à vapeur. Le  » précieux liquide  » aurait jailli lorsque le trépan a atteint 23 mètres de profondeur seulement.

Dès le premier jour, avec une production de l’ordre de huit ou dix barils, Drake multiplie la production mondiale de pétrole par… deux !

Drake en haut-de-forme devant son puits en 1866
Drake devant son puits (1866 )

Comme on peut s’y attendre, la découverte de Drake donne lieu à la première  » ruée vers l’or noir  » avec une particularité propre au droit américain : le sous-sol et tout ce qu’il renferme appartient au propriétaire de la surface.

La ruée vers l’or noir

Le colonel Edmin L. DrakeDu coup que chaque propriétaire de parcelle se donne pour objectif prioritaire de pomper le sous-sol… du voisin. C’est ainsi que chacun érige des puits en bordure de son terrain en réservant à plus tard l’exploitation du centre que personne ne peut lui voler. D’où un gaspillage énorme de ressources et une multiplication à l’infini des puits de forage.

La région se couvre de derricks et procure la fortune à de nombreux audacieux. Quand au  » colonel  » Drake, dépourvu du sens des affaires, il néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Compatissants, les habitants de Titusville finiront par verser une pension à lui-même et à sa veuve.

 

Les raffineurs ramassent la mise

Mais » la mélasse noire et malodorante  » qui émerge des puits n’est pas utilisable en l’état. Il faut la raffiner. Le raffinage, indispensable, a pour premier but de produire du  » pétrole lampant  »,( autrement dit à l’usage des lampes à pétrole ) .

Ce qui implique que très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur :Davidson Rockefeller

John Davison Rockefeller (1839-1937) en 1885

, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle.

 

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Le pétrole est devenu l’énergie vitale de nos sociétés. Mais aujourd’hui, c’est non plus dans l’éclairage mais dans les transports et la production d’énergie qu’il trouve ses principaux débouchés. Jusqu’à quand ?

Le pétrole fait l’objet d’une prospection toujours plus intense. On l’extrait des fonds sous-marins (offshore), jusqu’à six mille mètres sous le niveau de la mer (3000 mètres d’eau et autant de couches sédimentaires). On l’extrait désormais aussi des schistes bitumineux du Canada et des États-Unis, au prix de grands dégâts écologiques. C’est au point que les États-Unis sont redevenus massivement exportateurs d’hydrocarbures

Au grand dam des experts qui prédisent l’épuisement du précieux fluide depuis les années 1950, le fameux peak oil ( » pic pétrolier  ») à partir duquel la production mondiale doit décliner est repoussé de décennie en décennie. Et contre toute attente, sous l’effet de la surproduction et de la baisse relative de la fiscalité, le prix de vente des produits pétroliers diminue depuis les années 1980. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le réchauffement climatique. 

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c’était il y a 50 ans :


….Le M.L.F  était créé .

   Le 26 août 1970 ( je croyais que le M.L.F était plus  » ancien  » ) .

    Le M.L.F est fondé pour améliorer le sort des citoyennes françaises . L’association revendique le droit à disposer librement de son corps , à la contraception et à l’avortement , elle remet en question une société dominée par les hommes .

   Ce jour là , les militantes déposent une gerbe sur la tombe du soldat inconnu , avec le slogan :  » Il y a plus inconnu que le Soldat inconnu : Sa femme  . » !

Si l’ambiance se veut légère, les manifestantes sont arrêtées par la police. Cathy BernheimRésultat d’images pour cathy bernheim  , militante présente à l’époque, se rappelle très bien de la scène, qui « n’était pas si tendre ». Des militantes du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) manifestent le 6 mars 1982 rue de Rivoli à Paris.

  » un homme sur deux est une femme  »

   Un slogan marquera particulièrement les esprits en cette journée des années 70 : « Un homme sur deux est une femme ». Une façon de dénoncer le machisme de la société française. À l’époque, le viol est rarement puni par la justice, et l’avortement est considéré comme un délit. De grandes manifestations féministes suivront cet événement. Cinquante ans plus tard, des féministes revendiquent toujours leur héritage …

Dès octobre 1968, les premières réunions de femmes. En avril 1970, la première apparition publique du mouvement de femmes à la faculté de Vincennes. En mai 1970, la publication d’un article intitulé “Combat pour la libération des femmes” dans le journal L’idiot International. Un ferment révolutionnaire hérité de mai 68 qui a rendu possible l’émergence du mouvement

Entre 1967 et 1970, plusieurs groupes de travail se forment. Une association mixte, Féminin, Masculin, Avenir (FMA), créée au sein du Mouvement démocratique féminin par Anne Zelensky et Jacqueline Feldman, organise depuis 1967 des réunions sur les relations entre les hommes et les femmes. Cette association tient une grande réunion dans la Sorbonne occupée de mai 68 sur le thème des femmes, puis prend son indépendance, devient non mixte et, en , se rebaptise Féminisme, Marxisme, Action. Pour Michelle Zancarini- Fournel, spécialiste de l’histoire française contemporaine, le groupe FMA « constitue le socle généalogique du MLF

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 pffffffffffff , nul ce billet, j’abandonne …….

Petit rappel :


     Le 14 juillet 1789, la forteresse de la Bastille, qui domine de sa masse sinistre les quartiers populaires de Paris, est prise d’assaut par une foule surexcitée. De ce jour date la fin de l »’ Ancien Régime  »  et le début de la Révolution française.

   Dès l’automne, les contemporains prennent conscience de la portée historique de l’événement et songent à le commémorer. C’est chose faite l’année suivante avec la Fête de la Fédération.

    Depuis 1880, la Fête nationale du 14 juillet perpétue le souvenir de cette fête et des promesses de la Révolution française.

  La Révolution en germe 

    40 jours plus tôt, les états généraux se sont réunis à Versailles et les députés ont constaté que les maux du gouvernement appelaient davantage qu’une simple réforme de l’impôt. Ils ont décidé de remettre à plat les institutions et de définir par écrit, dans une constitution, de nouvelles règles de fonctionnement, selon l’exemple américain.

    Le roi Louis XVI (39 ans), malgré des reculades successives, n’exclut pas l’éventualité d’un coup de force contre les députés qui outrepassent leurs droits. Dès le 24 juin, il fait venir en secret des régiments suisses ou allemands à proximité de Versailles. Au total 30 000 soldats aguerris qui ne manquent pas d’inquiéter les Parisiens.

Le 9 juillet, l’assemblée réunie à Versailles se proclame  »Assemblée nationale constituante  ». L’initiative ne plaît pas au roi ni surtout à son entourage. Sous la pression de la Cour, le 12 juillet, Louis XVI renvoie son contrôleur général des finances, Jacques Necker, un banquier d’origine genevoise qui n’a fait que creuser le déficit mais est resté pour cela très populaire parmi les petites gens. Il le remplace par le baron de Breteuil.

    À Paris, le peuple des artisans et des commerçants s’irrite et s’inquiète. On dit que le roi, irrité par la désobéissance des députés, voudrait les renvoyer chez eux.

    Dans les jardins du Palais-Royal, résidence du cousin du roi, le duc d’Orléans, et haut lieu de la prostitution et du jeu, un orateur, Camille Desmoulins, monté sur un escabeau, harangue ainsi la foule :  » Citoyens, vous savez que la nation avait demandé que Necker lui fût conservé et on l’a chassé… Après ce coup, ils vont tout oser et pour cette nuit, ils méditent peut-être une Saint-Barthélemy des patriotes !… Aux armes ! Aux armes, citoyens !  »

Échec de l’émeute :

   Le 12 juillet, sur la place Louis XV (aujourd’hui place de la Concorde), un détachement de gardes suisses et un escadron de dragons du Royal Allemand, sous le commandement du prince de Lambesc, se fait huer par la foule qu’irrite le renvoi de Necker. Les cavaliers tentent de disperser les badauds. On compte de nombreux blessés.

Motion au jardin du Palais-Royal, gouache de Lesueur (Paris, musée Carnavalet)Le mécontentement enfle, l’émeute gronde et la foule force les portes de plusieurs armuriers.

    Le 13 juillet, la rumeur se répand que les troupes royales vont entrer en force dans la capitale pour mettre les députés aux arrêts. En effet, des corps de troupes sont rassemblés au Champ de Mars et aux portes de Paris.

   Un comité permanent, la  » municipalité insurrectionnelle  », est formé par les citoyens qui ont participé à l’élection des états généraux pour faire face à la menace. Il se substitue à la vieille municipalité royale.

   Au matin du 14 juillet, des artisans et des commerçants se rendent à l’hôtel des Invalides en quête d’armes. Le gouverneur de Sombreuil cède aux émeutiers et ouvre les portes de l’hôtel dont il avait la garde. La foule fait irruption dans l’arsenal et emporte 28 000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre

       C’est alors que des émeutiers rugissent :  » À la Bastille !  » La rumeur prétend en effet que de la poudre y aurait été entreposée. Au demeurant, le peuple a une revanche à prendre sur la vieille forteresse médiévale dont la masse lugubre lui rappelle à tout moment l’arbitraire royal.

   Sur les marches de l’Hôtel de Ville, le sire de Flesselles, prévôt des marchands, tente de calmer les esprits. Il ne tarde pas à faire les frais de sa modération. On l’accuse de cacher des armes ainsi que d’accaparer les grains et d’affamer la capitale. Il est abattu d’un coup de pistolet, pendu à une lanterne et sa tête promenée dans les rues au bout d’une pique. C’est la première victime de la Révolution.

    Sur les tours de la Bastille, une douzaine de canons sont tournés vers le faubourg Saint-Antoine. La garnison se compose de 82 vétérans, dits invalides, auxquels ont été adjoints le 7 juillet 32 soldats du régiment suisse de Salis-Samade commandés par le lieutenant de Flüe (ou de Flühe). Face à elle, les émeutiers ne font pas le poids. Ils sont un millier seulement, sans commandement et sans armes lourdes.

    Le marquis Bernard de Launay (ou de Launey), gouverneur de la Bastille, se persuade qu’il doit gagner du temps pour permettre à une troupe de secours de le délivrer des émeutiers. Il se déclare prêt à parlementer avec trois délégués et livre trois bas-officiers en otages.

   Les parlementaires sont conduits par le dénommé Thuriot. Le marquis insiste pour retenir ses hôtes à dîner (à midi selon la terminologie de l’époque). Il accepte de détourner les canons de Paris et s’engage à ne pas tirer sous réserve que les émeutiers ne tentent pas d’entrer dans la forteresse.

      Alors que les parlementaires communiquent le message à la foule, une explosion mystérieuse émeut celle-ci. On crie à la trahison. Un groupe de forcenés pénètrent dans l’enceinte par le toit du corps de garde et se jettent sur les chaînes du pont-levis à coups de hache. Une charge de mitraille les disperse. Mais une nouvelle députation se forme pour exiger la reddition de la forteresse.

   De Launay, sans expérience militaire et d’un naturel peureux, perd ses moyens. Il donne l’ordre de tirer. Les soldats suisses armés de fusils de rempart appelés  » amusettes du comte de Saxe  » font des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts.

Les gardes françaises contre la Bastille

    Tout bascule avec l’arrivée de deux détachements de gardes françaises. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers et vont leur assurer la victoire. Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s’ensuit un début d’incendie à l’entrée de la forteresse et quelques pertes chez les assiégés.

Prise de la Bastille (détail), peinture de Jean-Baptiste Lallemand vers 1790 (musée Carnavalet, Paris)

  M. de Monsigny, commandant des canonniers, est abattu, ce qui fait disparaître toute velléité de résistance chez les invalides.

   Vers 4 heures du soir. De Launay se ressaisit, ordonne soudain le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre dans un mouvement de désespoir. Mais ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse.

   Le lieutenant de Flüe exige les honneurs de la guerre pour se rendre. On les lui refuse, mais le dénommé Élie, du régiment de la Reine, confirme par écrit les termes d’une capitulation qui assure la vie sauve aux défenseurs.

 Les ponts-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse, oublieuse des promesses d’Élie. Les soldats suisses, qui ont eu le temps de retourner leurs uniformes, sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les malheureux invalides.

   Le marquis de Launay Résultat d’images pour marquis de launay , qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d’être décapité par un boucher au chômage, un dénommé Desnots.        Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg. Son adjoint le major de Losme subit le même sort malgré les protestations d’un ancien prisonnier, le marquis de Pelleport :  »     Arrêtez, vous allez immoler le meilleur des hommes. J’ai été prisonnier cinq ans à la Bastille où il fut mon consolateur  ». Les autres défenseurs de la Bastille, au total quatre-vingt-deux, sont de la même façon massacrés et décapités. Ce rituel macabre, inédit dans l’Histoire du pays, illustre le basculement de la Révolution dans la violence.

    À la Bastille, on libère les détenus avec  une légère déception car il ne s’agit que de sept personnages de minable envergure (deux fous qu’il faudra réinterner à l’asile de Charenton, quatre faussaires que l’on devra renvoyer en prison et un noble, le comte de Solages, enfermé à la demande de son père pour avoir violé sa soeur !!). Les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d’un grand confort, à l’opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les  » intellectuels poudrés  »’ qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l’occasion de séjourner à la Bastille.

Fin d’un monde

   Le soir même, de sa propre initiative, un entrepreneur zélé du nom de Pierre-François Palloy réunit 800 ouvriers et entreprend la démolition de la vieille forteresse, dont les jours étaient de toute façon comptés. Les pierres sont réduites en morceaux et distribuées comme autant de trophées. Palloy accroît sa fortune déjà rondelette en vendant les pierres comme autant de reliques :  » Je certifie que cette pierre vient des cachots de la Bastille – Palloy patriote.  » Au cours des semaines qui suivent la prise de la Bastille, le peuple se rue sur le monument déchu et en achève la démolition. 

    L’émeute sanglante à laquelle ont participé dix à vingt mille Parisiens (sur un total de cinq cent mille) se transforme ainsi , presque instantanément en un mythe national et antimonarchique.

Démolition de la Bastille (musée Carnavalet, Paris)

  Un symbole séculaire de l’absolutisme est ruiné, deux gouverneurs dépassés par leurs responsabilités ayant fait tourner d’un cran la grande meule de l’Histoire.

   Le propre frère du roi, le comte d’Artois Résultat d’images pour le comte d'Artois , futur Charles X, prend la mesure de l’événement. Il quitte la France sitôt qu’il en a connaissance, le 15 juillet. Il est suivi dans cette première vague d’émigration par quelques autres hauts personnages, dont le prince de Condé Résultat d’images pour le prince de condéet Mme de Polignac.

..Début d’un autre

     À Königsberg, en Prusse orientale (aujourd’hui ville de garnison russe du nom de Kaliningrad), le célèbre philosophe Emmanuel Kant, apprenant la prise de la Bastille, commet l’audace d’interrompre sa promenade quotidienne, chose extraordinaire qui, dit-on, ne lui arriva en aucune autre occasion.

     À Versailles, Louis XVI note quant à lui dans son journal de chasse à la date du 14 juillet :  » Rien  »… Mais il ne s’agit que du résultat de sa chasse habituelle. Le soir même, le duc François de La Rochefoucauld-Liancourt fait réveiller le roi pour l’informer des derniers événements. À quoi le roi aurait répondu :
– Mais c’est une révolte !
– Non, Sire, une Révolution (Rien ne prouve  cet échange , mais ….celui qui l’a trouvé  : Bravo !).lol

   Surpris par la violence populaire, Louis XVI Louis 16  se retient néanmoins de dissoudre l’Assemblée. Les députés, dans une séance mémorable présidée par l’abbé Grégoire, prennent la résolution de siéger en permanence. La Révolution peut suivre son cours.

   Le 16 juillet, à Paris, la nouvelle municipalité porte à sa tête un maire, Jean Bailly. Cet astronome de 53 ans a déjà présidé l’Assemblée nationale et supervisé la fameuse séance du Jeu de Paume (il sera démis de ses fonctions et plus tard guillotiné pour avoir fait tirer sur la foule qui réclamait la déchéance du roi le 17 juillet 1791, sur le Champ de Mars).

  Héros de la prise de la Bastille, Pierre-Auguste Hulin (31 ans) deviendra général après la bataille de Marengo puis commandant de la place de Paris.

   Les électeurs parisiens constituent une milice bourgeoise, la  » garde nationale  » dont ils confient le commandement au prestigieux marquis de La Fayette, le  » héros des deux Mondes  ». Les autres villes du royaume imitent la capitale, créant une nouvelle municipalité et une garde nationale.

  Entérinant la réussite de l’insurrection, le roi Louis XVI rappelle Jacques Necker à la tête du ministère des Finances. Le lendemain, il se rend à Paris et il est accueilli à l’Hôtel de Ville par une foule arborant sur la tête une cocarde aux couleurs de Paris, le bleu et le rouge. Le général de La Fayette remet au roi une cocarde semblable où il insère le blanc, en signe d’alliance entre le roi et sa ville. De là l’origine du drapeau tricolore.

   L’année suivante, des pierres de la Bastille ornées d’une médaille seront solennellement remises à quelques centaines de héros de la journée, parmi lesquels une femme, la blanchisseuse Marie Charpentier. Et chacun des nouveaux départements recevra une maquette de la Bastille sculptée dans une pierre de la forteresse.

    Le premier anniversaire de l’événement donnera lieu à une grande réconciliation nationale, la Fête de la Fédération, et beaucoup plus tard, en 1880, la IIIe République, en faisant du 14 juillet la Fête nationale, consacrera la réconciliation de la France de l’Ancien Régime et de celle de la Révolution

C’était en juillet il y a environ 51 ans :


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   En théorie , le football est un jeu…

    Pourtant, en juillet 1969, un match du  »sport le plus populaire du monde » a déclenché une guerre sanglante, entre le Honduras et le Salvador. Lourde de près de 6000 morts  !!, cette  » guerre des 100 heures  » avait, toutefois, des causes bien plus profondes qu’une simple rivalité sportive.

Plus que du football…

   L’Amérique latine est réputée pour être une  »terre » où le football déchaîne les passions, parfois même jusqu’à la folie.

   La guerre qui a opposé le Honduras au Salvador confirme quelque peu  à cette analyse, même si le football est loin d’être la seule cause qui a motivé cet affrontement : 

    En 1969, alors que les deux pays centr-américains doivent s’affronter dans le cadre des qualifications pour le mondial (devant se dérouler au Mexique, un an plus tard ) la situation politique du Salvador et du Honduras est bien particulière.     Les deux pays voisins sont, en effet, principalement centrés autour de leur secteur agricole et, au Honduras, près de 20 % des ouvriers ruraux sont salvadoriens.

   Très dépendant des États-Unis , le marché local doit se (re)structurer en fonction des besoins du géant américain.

   Ainsi, au cours de la même année, le président hondurien ( Osvaldo Lopez Arellano Illustration. )  décide de céder une grande partie des terres cultivables du pays à une compagnie américaine, du nom de United Fruit Company    logo(déjà propriétaire de 10 % des terres honduriennes).!

   Particulièrement touchés par cette réforme, 300 000 paysans salvadoriens doivent retourner , sans le sou ,dans leur pays d’origine.

   C’est dans ce contexte  » électrique   »que se déroule donc une série de  »matchs couperets ‘, entre les deux nations.

Une situation devenue incontrôlable :

   Alors que des migrants salvadoriens sont persécutés par le groupe clandestin hondurien de  »La Mancha  Brava  », les joueurs de  »La Selecta » (le surnom de la sélection salvadorienne) doivent faire face à un assiègement de leur hôtel, une fois arrivés à Tegucigalpa.

    Du coup, après avoir passé une nuit désastreuse, les joueurs salvadoriens s’inclinent finalement 1-0 en terre hondurienne.

   À cette défaite déjà très mal vécue s’ajoute un sinistre fait divers. En effet, accablée par la défaite de son équipe favorite, une jeune salvadorienne (de 18 ans) ( nommée  d’Amelia Bolaños  Résultat d’images pour amelia bolaños) décide de se donner la mort !!!!!!???

  Ce suicide  extrêmement médiatisé  donne lieu à un enterrement national… ainsi qu’à une intensification de la haine, du côté salvadorien.

    Lors du match retour, le drapeau du Honduras est donc brûlé dans le stade de San Salvador et remplacé par un chiffon déchiré. Remportée 1-0 par l’équipe locale, la rencontre donne finalement lieu à un match d’appui, se déroulant ( sur terrain neutre )  au Mexique.

    Ce match  » couperet  », la sélection salvadorienne le remporte sur le score de 3-2 (après prolongations)… mais l’essentiel est ailleurs, car les supporters des deux équipes commencent à en découdre à Mexico, ainsi qu’à la frontière de leurs deux pays.

   En conséquence, l’armée du Salvador déclenche des frappes aériennes sur son voisin hondurien,!!!! le 14 juillet. Les ripostes ne se font pas attendre et le bilan atteint rapidement le nombre de 6000 morts (pour quelques milliers de blessés et près de 50 000 personnes délogées).

    Négocié par l’Organisation des États américains (OEA), un cessez-le-feu officialise la fin du conflit, le 18 juillet 1969. Sur le terrain de la guerre, il ne pouvait y avoir que des perdants.

Et  » on  » se demande pourquoi je n’aime pas le sport ! 

En juillet , il y a …


  93 ans , le 13 juillet 1927 plus précisément ……naissait une grande dame surtout dans la vie politique , mais pas uniquement ( à mon avis )… :

Une enfance juive :

    Née le 13 juillet 1927 à Nice, Simone Jacob est la benjamine des quatre enfants d’André et de Yvonne Jacob. Son père, architecte, n’a pas souhaité que son épouse travaille en dépit de ses études de chimie.

   Simone Jacob naît donc dans une famille bourgeoise, juive mais non-pratiquante et laïque.Yvonne Jacob à Nice avec ses enfants Denise, Jean, Simone et Madeleine (DR)

 En 1940,quand la France est envahie Nice est abandonnée par Hitler à son allié Mussolinimussolini (3) , qui ne se soucie pas de traquer les Juifs. La situation bascule après l’effondrement de l’Italien, en 1943. La ville passe alors aux mains des Allemands qui eux  organisent des rafles très violentes. Les Jacob sont arrêtés sur une imprudence de Simone.

   Arrivée à Auschwitz avec sa mère et sa sœur Madeleine, la jeune fille devient un numéro : 78651. Elle voit les Juifs hongrois marcher vers les chambres à gaz. Elle-même a la chance d’être affectée dans une usine Siemens.

SIEMENS S.A.S HAGUENAU 67506 :

   Fabrique :Instrumentation de mesure de pression. Transmetteurs de process. Analyseurs de gaz industriels. Détecteurs de proximité. Débitmètres. ) Siemens existe toujours !

à Bobrek,<p>Internés au travail forcé à l’usine Siemens. Camp d’Auschwitz, Pologne, 1940-1944.</p> avec sa mère et sa sœur.

    En 1945 les soviétiques approchent, l’usine est évacuée et, après une  » marche de la mort  », les trois femmes arrivent à Bergen-Belsen, près de Hambourg. Cependant qu’Yvonne Jacob succombe aux épreuves et au typhus, ses deux filles sont enfin libérées par les Britanniques le 15 avril 1945

Se reconstruire :

Alors que la France tente de se reconstruire moralement et matériellement, les déportés doivent trouver une place dans la société. Pour Simone Jacob, au sentiment de culpabilité et d’illégitimité (pourquoi est-elle vivante, elle plutôt que sa mère ou tant d’autres ?) s’ajoute le manque d’écoute de ceux qui ne veulent PAS savoir.

Accueillie par ses oncles et tantes à Paris, elle apprend qu’elle a obtenu son baccalauréat qu’elle avait passé le jour avant son arrestation. Gardant le souvenir de sa mère qui la poussait à faire des études pour travailler, ce qui était encore relativement rare pour les femmes de ce milieu social, elle décide de suivre des études de droit.

   Elle s’inscrit à l’Institut d’études politiques de Paris ( » Sciences Po  ») et fait sa rentrée à l’automne 1945.(âgée de 18 ans )

Cette première étape   vers le retour à la vie s’accompagne presque immédiatement d’un second  » pas  » : la rencontre de son futur mari, Antoine Veil Résultat d’images pour antoine veil en 1945 , lui aussi juif et étudiant à Sciences Po. Dès 1947, ils ont leur premier enfant, Jean. Suivra Claude-Nicolas en janvier 1949.Antoine et Simone Veil (DR)

Cette embellie est assombrie par la mort de Milou dans un accident de voiture en 1952. Simone, inséparable de sa sœur, est foudroyée. Il faut la naissance de Pierre-François en 1954 pour marquer un nouveau départ.

 

Simone Veil à la tribune de l’Assemblée nationale (26 novembre 1974)  on Vimeo.

 

Hantée ?


Non , pas vraiment :  » Conquis  » par l’armée !

village-de-broves    Les habitants de Brovès sont les seuls à savoir qu’ils y ont vécu. Cette commune du Var a été rayée de la carte, au sens propre du terme, en 1972.

Le cimetière a même été déménagé !

 Cet été là, l’Etat cherche des terrains pour l’Armée.!?  Et porte son choix sur Brovès. Les familles, environ 300 personnes, sont sommées de quitter les lieux qu’elles habitent depuis plusieurs générations. Et le nom du village lui-même disparaît ! Brovès n’a jamais existé. Personne n’y a jamais vu le jour, sur les papiers d’identité, les lieux de naissance sont modifiés. Personne n’y est mort non plus. Le cimetière a été déménagé ainsi que le monument aux morts de 1914-1918. Destination la commune d’à côté.