C’était il y a 92 ans ….


…..le 14 janvier 1930

Construction de la ligne Maginot

Le 14 janvier 1930, André Maginot

A.Maginot

fait voter une loi en vue de construire une ligne fortifiée sur les frontières orientales de la France.

Très décriée après l’invasion de 1940, cette initiative n’en est pas moins approuvée dans l’instant par la grande majorité de la classe politique et du corps des officiers, y compris le capitaine Charles de Gaulle.

Il est vrai qu’elle a parfaitement joué son rôle défensif lors de l’offensive allemande de 1940, son seul vrai défaut étant de n’avoir pas été prolongée jusqu’à la mer…


La France engage en 1930 la construction de la ligne Maginot. Trois ans plus tard, Hitler arrive au pouvoir. La Sarre, consultée par plébiscite en 1935, rejoint le Reich hitlérien ; peu après, le Führer rétablit le service militaire obligatoire en violation du traité de Versailles…Une nécessité stratégique

Haut fonctionnaire, André Maginot (53 ans) s’est engagé comme simple soldat pendant la Grande Guerre. Il a fini celle-ci avec le grade de sergent et la médaille militaire.

C’est l’un des très rares parlementaires à présenter de tels états de service, de sorte que ses collègues n’osent rien lui refuser quand la patrie est en débat… En 1920, il organise le transfert du Soldat Inconnu   sous la voûte de l’Arc de Triomphe.

En 1930, ministre de la Guerre dans le gouvernement Tardieu, il reprend la suggestion émise par Paul Painlevé

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P.Painlevé

en 1925 de fortifier les frontières orientales du pays. Il plaide pour une ligne de défense flexible, capable de suppléer à la diminution des effectifs militaires prévue à partir de 1935 en raison du déficit des naissances. C’est ainsi qu’il obtient des parlementaires un crédit de 3,3 milliards de francs sur quatre ans.

Mort de la typhoïde deux ans plus tard, André Maginot ne verra pas l’achèvement du chantier et c’est seulement en 1936 qu’un journaliste de L’Écho de Paris, Raymond Cartier, donnera son nom à l’ensemble de fortifications qu’il aura contribué à créer. 

Le chantier, le plus grand de son temps, va employer jusqu’à 20.000 ouvriers.

Ce réseau de fortifications à semi-enterrées comporte une cinquantaine de gros ouvrages équipés d’artillerie et quelques centaines de casemates et d’observatoires isolés. Il inaugure une conception purement défensive des stratèges français, à l’opposé de la conception offensive de leurs homologues d’Outre-Rhin. Il témoigne aussi d’une perte de confiance de la classe politique dans l’avenir des relations franco-allemandes… malgré la publication au même moment (1930) d’un mémorandum en faveur d’une union fédérale européenne par Aristide Briand.

Les fortifications débutent sur les bords de la Méditerranée, au-dessus de Menton, et s’égrènent jusqu’à la frontière belge et au-delà, y compris le long du Rhin. Mais dans le massif des Ardennes, jugé infranchissable par le haut commandement français, les autorités se contentent de fortifications légères.

Par ailleurs, les Belges refusent que les Français prolongent la ligne Maginot le long de leur frontière car ils craignent d’être sacrifiés en cas de nouveau conflit entre la France et l’Allemagne. C’est ainsi que le long de la frontière avec la Belgique, la ligne Maginot se réduit à quelques ouvrages fortifiés de modeste importance.

En définitive, les gros ouvrages de la ligne Maginot couvrent 140 km sur la frontière du nord-est, longue de 760 km de la mer du Nord à la Suisse.

De l’autre côté de la frontière, le gouvernement allemand réplique dès 1937 avec une autre série de fortifications : la ligne Siegfried. Beaucoup plus légère que la ligne Maginot, elle a surtout vocation à tromper les Français sur la capacité offensive de la Wehrmacht. Une réussite militaire, un alibi politique

Quand la guerre est déclarée à l’Allemagne de Hitler, moins de dix ans après la construction de la ligne Maginot, les fortifications remplissent dans l’ensemble leur office. De septembre 1939 à juin 1940, le fort de Schœnenbourg

fort de Schœnenbourg

, au nord de l’Alsace, tire à lui seul près de 20 000 obus en 10 mois. Invaincu, son  » équipage  » ne se rend que le 1er juillet 1940, six jours après l’armistice, sur ordre express du haut commandement français.

Dans le secteur frontalier de Maubeuge, les hommes du 87e RIF résistent au prix de lourds sacrifices à une percée des blindés de la 5° Panzer du général Schmidt. Dans le secteur frontalier de l’Escaut, à Bouchain, des hommes du 45e RI (régiment d’infanterie), sous le commandement du colonel Desroches, empêchent le franchissement du fleuve du 22 au 26 mai 1940. Ce fait d’armes provoque le 2 juin 1940 la venue de Hitler en personne. Courroucé, le Führer se fait expliquer du haut de la Tour de l’Ostrevant par le général commandant le 8e Korps pourquoi ses unités ont été tenues en échec par un simple régiment d’infanterie.

Le 54e RIF et le 43e RI paient également un lourd tribut en résistant pendant six jours et six nuits aux assauts ennemis, rendant possible l’évacuation des troupes anglo-françaises à Dunkerque.

Au vu de ces exploits, on peut s’interroger sur les résultats de l’offensive allemande si la frontière belge et les Ardennes avaient été plus solidement fortifiées. La ligne Maginot a péché moins par ses insuffisances techniques que par le fait qu’elle ait servi d’alibi aux pacifistes de tout poil qui ont successivement abandonné l’Autriche et la Tchécoslovaquie au prétexte que la France n’avait de toute façon rien à craindre.

Merci pour l’absence de commentaire

C’était il y a 901ans !!


Le 23 janvier 1120

Naissance officielle de l’Ordre du Temple

Le 23 janvier 1120, un concile réuni à Naplouse, en Palestine, reconnaît officiellement la « milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » (pauperes commilitones Christi Templique Solomonici en latin).

Plus tard appelé Ordre du Temple, il ne s’agit pour l’heure que d’une fraternité combattante vouée à la protection des pèlerins et au combat contre les infidèles. Elle n’a pas le statut d’un ordre monastique.

Un Templier au combat en Terre sainte (peinture murale de la chapelle de Cressac (Angoumois)

Cette fraternité a été fondée deux ans plus tôt par le Champenois Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, ainsi que six autres chevaliers de la croisade. Ils se sont inspirés de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou Ordre de l’Hôpital, fondé vers 1113. Les Hospitaliers sont des moines-chevaliers qui se consacrent au soin des pèlerins venus prier à Jérusalem. Ils ne mènent pas de guerre offensive. Il en va de même des chevaliers du Saint-Sépulcre, un ordre fondé par Godefroy de Bouillon dès la prise de Jérusalem , en 1099, pour protéger le Saint-Sépulcre, ( autrement dit le tombeau du Christ).

Hugues de Payens, premier grand-maître de l'ordre du Temple, Henri Lehmann, 1841, Château de Versailles. L'agrandissement montre un tableau d'Antoine de Favray, Frère Gérard recevant Godefroy de Bouillon, XIXe siècle, La Vallette, Malte, Musée national des beaux-arts.Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer se donnent quant à eux pour mission de sécuriser les routes des pèlerins contre les brigands et les Turcs et de mener donc des guerres offensives tout en s’imposant une discipline monastique. Comme les moines, ils font vœu de chasteté, d’obéissance et de pauvreté.

Leur initiative participe de l’extraordinaire renouveau monastique qui a lieu au même moment en Occident avec la fondation de Cîteaux, Clairvaux, Fontevraud etc. Réunissant les deux fonctions les plus prestigieuses de la chrétienté médiévale, celles de moine et de chevalier, ils reçoivent d’emblée un accueil très favorable. C’est au point qu’en 1125, le comte de Champagne, ancien suzerain d’Hugues de Payns, abandonne ses titres et rejoint les Templiers !

Institution de l'ordre du Temple (1128), François Marius Granet,  1840, Château de Versailles. Reconnaissance officielle par le pape Honorius II de l'ordre du Temple au Concile de Troyes.

Vers une reconnaissance officielle de l’ordre combattant

Hugues de Payns se place d’abord sous la protection du roi de Jérusalem et du patriarche. Il obtient du roi Baudouin II qu’il lui cède une partie de son palais. Celui-ci occupe l’ancienne mosquée al-Aqsa, érigée par les précédents occupants musulmans sur l’esplanade du temple. En face, le Dôme du Rocher, autre édifice musulman, a été lui-même transformé en église par les croisés…

Peu contrariant, le roi se retire dans la Tour de David, l’un des monuments emblématiques de Jérusalem. En référence à son palais, Hugues de Payns s’intitule  »maître des chevaliers du Temple  » et ses moines-chevaliers se feront eux-mêmes connaître sous le nom de Templiers. 

Désireux d’obtenir une reconnaissance officielle de son ordre par l’Église, Hugues de Payns se rend à Rome auprès du pape Honorius II mais celui-ci hésite et renvoie la décision à un concile qui se réunit à Troyes, en Champagne, en janvier 1129. Y participe le très influent saint Bernard de Clairvaux. Actif soutien des Templiers, il écrit pour l’occasion un Éloge de la nouvelle chevalerie (De laude novae militiae). Le concile se laisse convaincre de reconnaître l’ordre des  » Pauvres Chevaliers du Temple  ».

Le Chapitre de l'Ordre du Temple (1147), François Marius Granet, XIXe siècle, dessin restauré, Paris, musée du Louvre.

Il faut dire que la décision ne va pas de soi et certains moines s’opposent à la création de ce  » nouveau monstre  » qui rompt avec l’interdiction pour les clercs de verser le sang. Le cistercien Isaac de l’Étoile écrit :  » À coups de lances et de gourdins, forcer les incroyants à la foi ; ceux qui ne portent pas le nom du Christ, les piller licitement et les occire religieusement ; quant à ceux qui de ce fait tomberaient durant ces brigandages, les proclamer martyrs du Christ. 

Des manteaux différents selon son statut dans l'orde du temple. Illustration extraite du livre Armorial des Maîtres du Temple, Bernard Marillier, 2000, Ed. Pardès.Dans la foulée est publiée la règle de l’ordre, calquée sur la règle cistercienne. L’autorité suprême appartient à un maître (plus tard appelé  »grand maître  »). Il est élu par les chevaliers et pour les décisions les plus importantes, doit consulter le chapitre et se rallier à la majorité (ce principe majoritaire fait des moines du Moyen Âge les lointains précurseurs de la démocratie moderne).

Autour de lui émerge peu à peu un véritable état-major, avec sénéchal, maréchal, sous-maréchal, commandeur, drapier, turcopolier… L’entrée dans l’ordre passe par un rituel complexe et relativement secret qui va susciter plus tard beaucoup de rumeurs et de médisances. Les frères chevaliers portent un vêtement distinctif : une robe blanche empruntée aux cisterciens et frappée d’une grande croix rouge. Ils sont assistés de  » chapelains  » avec robe noire et croix rouge. Ce sont des prêtres qui ne combattent et assurent le service liturgique. (images ci-dessus)

La force militaire de l’ordre est complétée par les  »frères sergents  », avec robe brune et croix rouge, et les  » turcopoles  », recrutés parmi les autochtones. Ils combattent mais n’ont pas rang de chevalier.

Sur le modèle de l’ordre du Temple, quelques autres ordres de moines-chevaliers émergent en Terre sainte. Le plus important est l’Ordre Teutonique, fondé par des chevaliers allemands en 1190 sous les murs de Saint-Jean-D’acre. Il s’illustrera deux siècles plus tard dans la colonisation de la Prusse. 

Jacques de Molay, grand maître des Templiers vu par François Fleury-Richard, 1806, château de Malmaison. L'agrandissement montre le tableau de François Marius Granet, Réception de Jacques de Molay dans l’ordre du Temple en 1265, 1843, Avignon, musée Calvet.

Grandeur…

Au XIIIe siècle, les chevaliers du Temple sont au nombre d’un millier. Avec les Hospitaliers de Saint-Jean, ils constituent l’armée permanente des États latins d’Orient. Pour assurer au mieux leur mission, ils maillent l’Orient latin d’une cinquantaine de forteresses. Les ruines imposantes de plusieurs d’entre elles sont parvenues à nous : Safed, Tortose, Toran, le Krak des Chevaliers, le château des Pèlerins.

Les Templiers jalonnent aussi les routes des pèlerins, en Europe, de très nombreuses commanderies. Il s’agit de fermes fortifiées gardées par un ou deux chevaliers âgés et quelques frères sergents. Nos campagnes en conservent de nombreuses. De l’une d’elles, la commanderie du Dognon ,à Cressac , au sud d’Angoulême, nous pouvons encore voir la chapelle décorée de fresques évocatrices des croisades.

À Paris même, l’Ordre possède un quartier où il règne en maître et exerce sa propre justice. C’est le  » quartier du Temple  », surmonté par un donjon où seront bien plus tard emprisonnés Louis XVI et sa famille.

Le siège de Saint-Jean-d'Acre Dominique Papety, XIXe siècle, Château de Versailles. L'agrandissement montre le tableau de Merry-Joseph Blondel, Saint-Jean-D'Acre remise à Philippe II Auguste et à Richard Coeur de Lion le 12 juillet 1191, 1840, Château de Versailles.Indéniablement braves, les Templiers sont craints par les musulmans et ces derniers ne se font pas faute de les exécuter quand ils les capturent, à la différence des autres prisonniers qui sont simplement rançonnés. Mais ils pèchent aussi par arrogance et cela entraîne le tragique défait des croisés à Hattîn,en 1187, à partir de laquelle l’Orient latin ne cessera plus de décliner, jusqu’à sa disparition un siècle plus tard, après la chute d’Acre le 28 mai 1291. Au cours de celle-ci, dans un ultime baroud d’honneur, le maître Guillaume de Beaujeu et plusieurs frères trouveront une mort héroïque. 

Dès ses débuts, porté par son prestige, l’Ordre du Temple a bénéficié de dons immenses de la part des fidèles et des grands seigneurs. Il est ainsi devenu immensément riche et, grâce à une comptabilité scrupuleuse et à son réseau de commanderies, a pu faire office de banque internationale ; la première banque internationale de tous les temps !

L’Ordre gère ainsi les biens de l’Église et ceux des rois d’Occident (Philippe le Bel, Jean sans Terre, Henri III, Jaime Ier d’Aragon…). Cette fonction financière lui a permis de remplir ses missions, aussi bien de soigner les pèlerins que de racheter les chrétiens capturés par l’ennemi.

Établi à Acre, dans le palais de la Voûte, jusqu’à la chute de la ville, l’Ordre a pu mener tout au long du XIIIe siècle une diplomatie indépendante, négociant avec les seigneurs francs d’Orient, avec les ennemis ainsi qu’avec les souverains d’Occident, par l’intermédiaire de ses représentants. 

Le retour des Templiers en Europe (miniature du XIIIe siècle)

… et déclin

Au XIVe siècle, chassés de Palestine avec tous les autres croisés, les Templiers, au nombre de 15 000 dont 2 000 en France, n’ont plus rien d’autre à faire que de faire fructifier leurs richesses et notamment prêter de l’argent. Cela leur vaut inévitablement de sombrer dans l’impopularité. La vox populi ne se gêne pas pour les accuser des pires forfaitures, sodomie, messes noires etc. Le roi de France Philippe le Bel y voit l’opportunité de résoudre ses problèmes financiers ! C’est ainsi que le vendredi 13 octobre 1307, il fait arrêter tous les Templier de son royaume. C’est le début d’une interminable suite de procès ainsi que de disputes avec le pape.

Le  »feuilleton » se clôt avec la dissolution de l’ordre le 3 avril 1312 par le pape Clément V et la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay, le 19 mars 1314. Sur ordre du pape, les biens des Templiers sont transférés aux Hospitaliers. Le roi de France ne recevra que 200 000 livres tournois …..

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Le East End de Londres ….


……. par Jack London en 1902

Le célèbre écrivain Jack London

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Jack London

a mis en images le East End de Londres en 1902.

La banlieue londonienne pauvre du début du 20eme siècle où il a vécu quelques mois, se rapprochant de la ville dont il a le nom.

L’auteur de San Francisco plutôt versé dans l’aventure et la nature avec croc blanc

Croc blanc ,le livre.

ou l’appel de la forêt

L’appel de la forêt, livre .

(que j’ai lu plusieurs fois dans mon enfance) en a issu un roman intitulé le peuple de l’abîme en 1903.

Vivant dans le quartier de quartier de Whitechapel, il a témoigné de la pauvreté de ces endroits à l’époque, choqué par les conditions terribles dans lesquelles vivaient vieillards et jeunes hommes, avec parfois pas d’autres choix que de dormir debout.

Quelques images de East End de Londres par Jack London en 1902 :

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Pas très loin de notre époque (la pauvreté, les S.D. F,etc….)

Parce Que je ne suis pas vacciné…


.…..contre le COVID :

Ces vaccins qui ont marqué l’histoire de la médecine:

1796: Les premiers pas de la vaccination

1796 : Les premiers pas de la vaccination

Alors que la variole, aussi appelée “petite vérole”, touche une grande partie de la population depuis des centaines d’années, le médecin anglais Edward Jenner constate que les personnes qui s’occupent de la traite des vaches ne développent pas la maladie. Les laitières sont en fait protégées de la variole par la maladie de la vache, une pathologie bénigne qui fait apparaître des pustules sur leurs mains et leurs avant-bras. Edward Jenner a l’idée d’injecter un peu de pus d’une laitière dans le bras d’un jeune enfant qui ne contractera jamais la variole. Pas encore connue sous ce nom, la vaccination est née.

Photo 1885: Pasteur découvre le vaccin contre la rage

1885 : Pasteur découvre le vaccin contre la rage

C’est l’une des maladies les plus effrayantes du moment : une fois contractée, la rage est à l’époque inexorablement mortelle. Lorsque Louis Pasteur débute ses recherches pour trouver un vaccin contre la rage, il s’est déjà illustré dans la conception de divers vaccins contre le choléra chez les poules, contre le rouget chez le porc ou encore contre la maladie du charbon chez les vaches.

Photo :1885: Pasteur découvre le vaccin contre la rage

1885 : Pasteur découvre le vaccin contre la rage

En 1885, après avoir fait des tests prometteurs sur des lapins, Louis Pasteur injecte pour la première fois son vaccin contre la rage sur à un jeune garçon. Mordu quatorze fois par un chien enragé, Joseph Meister reçoit dix jours de traitement qui l’empêchent effectivement de contracter la rage. C’est la consécration pour Louis Pasteur, dont l’institut aujourd’hui mondialement connu sera créé trois ans plus tard.

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1921: La naissance du BCG

1921 : La naissance du BCG

Au début du XXè siècle, la tuberculose, aussi appelée “peste blanche”, fait 100 000 à 200 000 morts en France. Le vétérinaire Camille Guérin et le médecin Albert Calmette unissent leurs forces pour étudier la maladie. Pendant 13 ans, Camille Guérin se penche sur la bactérie responsable de la maladie chez la vache et développe un bacille tuberculeux inoffensif qui ouvre la voie à l’immunité.

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1921: La naissance du BCG

1921 : La naissance du BCG

Décidés à le rendre accessible dans le monde entier, Guérin et Calmette refusent de déposer un brevet. Le BCG est le seul vaccin au monde qui porte les initiales de ses fondateurs.

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1926 : La naissance des vaccins associés

Les années 1920 marquent la conception de nombreux vaccins tels que ceux contre la diphtérie en 1923 et contre le tétanos et la coqueluche en 1926. En travaillant sur la diphtérie et le tétanos, le vétérinaire français Gaston Ramon découvre que la combinaison de plusieurs vaccins dans une même seringue permet de bonnes réponses immunitaires. C’est la raison pour laquelle les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite sont souvent rassemblés dans une même injection aujourd’hui.

Photo :1932: le vaccin contre la fièvre jaune

1932 : le vaccin contre la fièvre jaune

Dès le milieu du 19è siècle, les épidémies de fièvre jaune se multiplient en Afrique et en Amérique du Sud. Transmise par le moustique, la maladie provoque frissons, douleurs musculaires, maux de tête et une jaunisse chez certains patients. Après de longues et difficiles recherches, un premier vaccin voit le jour à l’Institut Pasteur de Dakar en 1932. Une découverte qui permet l’éradication de la maladie en Afrique francophone.

Photo 1932: le vaccin contre la fièvre jaune

1932 : le vaccin contre la fièvre jaune

La fièvre jaune est encore aujourd’hui un enjeu de santé publique dans le monde. Selon l’OMS, 200 000 cas de fièvre jaune sont détectés chaque année ainsi que 30 000 décès causés par la maladie. Comme le rappelle l’Institut Pasteur, la maladie refait actuellement son apparition dans certains pays africains et sud-américains où la couverture vaccinale n’est pas suffisante. Des cas de fièvre jaune ont également été déclarés en Chine pour la première fois.

Photo 1944: un premier vaccin contre la grippe

1944 : un premier vaccin contre la grippe

En 1944, le médecin Thomas Francis Junior est chargé de développer un vaccin contre la grippe pour protéger les soldats américains en pleine Seconde guerre mondiale. Grâce à des travaux réalisés sur un oeuf de poule ???, le premier vaccin et trouvé et la première campagne de vaccination antigrippe est lancée.

Photo 1955: Jonas Salk met au point le premier vaccin contre la poliomyélite

1955 : Jonas Salk met au point le premier vaccin contre la poliomyélite

Très contagieuse, la poliomyélite couramment appelée polio frappe principalement les enfants et peut provoquer une paralysie irréversible chez le malade. En 1955 (année de pa naissance), le médecine américain Jonas Salk met au point un vaccin qui arrive trois ans après une importante épidémie aux épidémies. Aujourd’hui, selon l’ONU, les efforts accrus de vaccination dans le monde rendent possible l’éradication complète de la maladie dans les années à venir.

Le 30 décembre 1907……



…… débute l’épopée des Brigades du Tigre

Il y a environ 114 ans ( le 30/12/1907), Clemenceau mettait en place une équipe de fins limiers: les Brigades du Tigre étaient nées :

Ces brigades ont résolu de très nombreuses affaires criminelles depuis la bande à Bonnot en passant par l’affaire Landru, Petiot ( dit le  »docteur Satan » ) ou encore l’affaire Stavisky. De nos jours, devenues la police judiciaire (PJ), elles continuent de marquer l’histoire contemporaine par leurs enquêtes judicaires retentissantes: Guy Georges, le gang des postiches, Mesrine, l’affaire Elf…etc

Ce quelles avaient de particulier ( par ordre alphabétique lol ):

B comme Brigades mobiles

Les Brigades de police mobile sont créées par le décret du 30 décembre 1907. La police s’enrichit d’une nouvelle force ayant pour  »mission exclusive de seconder l’autorité judiciaire dans la recherche et la répression des crimes et des délits de droit commun ». Le Figaro du 30 mars 1913 précise:  »Il est incroyable de penser que jusqu’à ce qu’existassent les Brigades mobiles, la recherche des malfaiteurs était abandonnée, en province, à l’inspiration bonne ou mauvaise, à la chance, aux maigres possibilités d’action de la police et des magistrats locaux. Aucune liaison, nul moyen de combiner l’action de la police d’une région avec celle de la région voisine. Cette liaison est désormais assurée par les brigades mobilestroupe nomade dont la fonction est de poursuivre, avec le concours des polices locales, le malfaiteur partout où il se cache, fût-ce à l’étranger. Ces brigades mobiles étaient au nombre de douze ». . Un nouveau décret l’été 1911 porte le nombre des brigades à quinze.

C comme Célestin Hennion

C.Hennion
Célestin Hennion dans Le Figaro 1913. Le Figaro

Son nom reste attaché à l’organisation des brigades mobiles dès son arrivée à la direction de la Sûreté générale en 1907. Il est considéré comme le père de la police moderne. Clemenceau en nommant un fonctionnaire «de la carrière» a rompu la tradition qui faisait placer à l’époque à ce poste, un préfet. Cette nomination est le point de départ de toute une réorganisation de la police et surtout d’une modernisation. Hennion allège les services administratifs et forme des services opérationnels répartis en «bureaux». Devant une insécurité grandissante en France, Clemenceau est décidé à utiliser les grands moyens pour combattre le crime.

D comme délinquance

En ce début du XXe siècle, des bandes sèment le trouble à grande échelle sur tout l’Hexagone. Les  » Apaches  » font frissonner Paris: leurs exploits sont à la Une de tous les journaux. La bande d’Abel Pollet multiplie crimes et meurtres en ville et à la campagne, les  »Chauffeurs de la Drôme » attaquent les personnes âgées ou encore  »la Caravane à pépère » des malfrats qui écument la campagne de la Touraine et de la Charente en perpétrant vols et escroqueries. Dans les premiers jours de juin 1907, une première opération de coopération entre gendarmes et policiers est orchestrée: la bande de soixante romanichels (la fameuse  »Caravane à pépère ») est arrêtée à La Tremblade.  »Cette capture fit grand bruit. Pour leur coup d’essai, qui était d’ailleurs un coup de maître, les policiers parisiens avaient su débarrasser nos villes et nos campagnes de dangereux malfaiteurs dont les exploits rappelaient à s’y méprendre ceux de Cartouche et de Mandrin. On exagérait. » ( Le Figaro du 9 août 1907).

P comme Progrès technique

Les brigades mobiles bénéficient de moyen d’action de plus en plus modernes. L’enquête judiciaire évolue et se tourne vers la police scientifique. Ainsi les brigades généralisent l’emploi des fiches anthropomorphiques avec les empreintes digitales des travaux d’Alphonse Bertillon

Bertillon

.  »Dans toutes les branches du service de la Sûreté générale, l’outillage a été amélioré et complété. Les commissariats d’une certaine importance et tous les commissariats spéciaux des frontières ont aujourd’hui le téléphone. Des ateliers de photographie “système Bertillon” ont été installées à la Sûreté, aux sièges des brigades mobiles et dans tous les commissariats où cela était nécessaire  » (Le Figaro du 30 mars 1913).

S comme Statistiques

Rapidement les brigades mobiles obtiennent des résultats et commencent à rassurer la population. Les autorités et la presse s’en félicitent. Ainsi dans son édition du 28 octobre 1909, Le Figaro révèle quelques chiffres du rapport du député Arago sur le budget intérieur et plus particulièrement sur le fonctionnement des brigades mobiles:  »Les brigades de police mobiles, dit en substance le rapporteur, sont placées sous la direction d’un commissaire principal, chargé du contrôle général du service, des recherches. […] Depuis sa création, ce contrôle a constitué 70.000 dossiers et ses archives s’enrichissent tous les jours de documents précieux. Le service photographique créé dance service -est également, une des innovations les plus heureuses de la nouvelle organisation et sa production moyenne, atteint actuellement plus de 3.000 épreuves par mois. Du 18 mars 1908 au 31 juillet 1909, c’est-à dire en moins d’un an et demi, le nombre des arrestations opérées par les brigades, maintenues, suivis de condamnations ou encours d’information s’est élevé à 4.272, parmi lesquelles 83 pour assassinats ou tentatives et 1.528 pour vols. Pendant la même période, les agents des brigades ont mensuré et photographie 7.790 nomades. » Il n’oublie pas de signaler que tous ces résultats ne sont pas ignorés au-delà de nos frontières.

T comme Tigre

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Clemenceau  » le Tigre ‘
Actuel logo de la police judiciaire. Police nationale

Les brigades sont passées à la postérité sous le nom de  »Brigades du Tigre » en souvenir du surnom donné à Georges Clemenceau

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. C’est lui, en tant que président du Conseil et ministre de l’Intérieur, qui a mis en place ces troupes d’élite, sur les conseils de Célestin Hennion. Le logo actuel

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Le logo

de la Direction de la police judiciaire représente un tigre noir sur fond blanc ; et à droite de l’animal, on distingue le profil du visage de Georges Clemenceau. .

V comme Voiture

Eh oui ce sont des  »policiers en auto »: une par brigade à partir de 1912.

Voici ce qu’écrit Le Journal amusant au début de l’automne 1911 :  »Depuis quelques jours, le service de la Sûreté générale possède quatre voitures automobiles. Ces véhicules, dont l’acquisition avait été jugée nécessaire lors de la réorganisation des brigades mobiles, sont du type landaulet et double phaéton. Elles sortent de la maison Dion-Bouton. Elles sont extrêmement rapides, ce qui n’enlève rien à leur confortable. » La commission de réception, vient de se réunir à l’effet de procéder à l’examen et à la réception de deux voitures : un landaulet et un double phaéton. Ces voitures ont effectué leurs essais de vitesse et de résistance. Parties à 7 heures du matin de la cour d’honneur du ministère de l’Intérieur, elles se sont rendues à Rouen. Elles étaient de retour à la place Beauvau, l’après-midi, à 4 heures un quart. À l’aller comme au retour, les deux autos se sont très vaillamment comportées, réalisant une vitesse moyenne de près de soixante à l’heure. L’une de ces voitures va être affectée à la direction de la Sûreté générale. Les trois autres seront mises à la disposition des brigades mobiles les plus chargées en affaires. Les chauffeurs chargés de piloter ces voitures ne sont pas, comme on pourrait le croire, des conducteurs d’autos ordinaires. Ce sont de véritables fonctionnaires. Ils sont assimilés aux inspecteurs de police mobile et assujettis aux mêmes obligations que ces derniers ».

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Vidéos :

C’était il y a environ 146 ans :


Le 28 décembre 1895

Première séance publique du 7e Art….

La première séance publique de cinéma a lieu le 28 décembre 1895, dans le sous-sol du Grand Café, 14, boulevard des Capucines, à Paris.

Depuis le 22 mars précédent, les frères Lumière, inventeurs du  » cinématographe » , ont déjà présenté leur invention à des assemblées de scientifiques. Cette fois, ils s’adressent au grand public. Parmi les privilégiés de ce jour historique se tient un magicien… Georges Méliès

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Méliès

. Il sera le véritable fondateur du  » 7e Art  »

Affiche de l'une des premières séances publiques de cinéma, en 1896

Le public découvre le cinéma :

Louis et Auguste Lumière ont d’abord songé à louer une salle au musée Grévin ou aux Folies-Bergères. Mais les propriétaires leur ont fermé la porte au nez. Ils se replient finalement dans le Salon Indien, une salle de billard du Grand Café, actuel Hôtel Scribe. Elle compte une centaine de places. Le propriétaire de l’établissement, M. Volpini, la leur loue trente francs par jour et refuse de participer aux bénéfices…

Une première représentation, l’après-midi, est réservée à quelques invités  »triés sur le volet » ainsi qu’à la presse. Mais les journalistes ayant bien mieux à faire un samedi soir, le spectacle ne fera l’objet d’aucun écho dans les journaux des jours suivants.

Affiche de la première séance publique de cinéma (28 décembre 1895, Salon Indien, Grand Café)Le soir, 35 badauds en tout et pour tout se laissent attirer par l’affiche du  » Cinématographe Lumière  ». Ils ont payé un franc et se demandent, intrigués, ce que ce  » cinématographe  » peut avoir de plus que les lanternes magiques des fêtes foraines.

Mais voilà que l’opérateur allume une boîte en bois. Le mur prend vie et le public, médusé, assiste à la représentation de plusieurs sketches, à commencer par La sortie des ouvrières de l’usine Lumière, puis une Leçon de voltige à cheval, une Pêche aux poissons rouges…

L’effet est saisissant. Le bouche à oreille amène des centaines de personnes à faire la queue devant le Grand Café, où s’enchaînent les représentations. Elles durent chacune une vingtaine de minutes… 

L’arroseur arrosé et L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat, projetés après quelques semaines, font un tabac. Les frères Lumière enregistrent jusqu’à 2500 billets par jour ! (Les prémices du 7ème Art)

Les invités de la séance de l’après-midi du 28 décembre n’ont pas été moins enthousiasmés. Le directeur du musée Grévin offre vingt mille francs pour l’appareil, les directeurs des Folies Bergère montent jusqu’à cinquante mille.

Le prestidigitateur G.Méliès (33 ans), directeur du théâtre Robert Houdin et passionné de magie, se précipite aussi vers les frères Lumière pour acquérir leur appareil. Il en offre dix mille francs. À ce qu’il racontera plus tard, Auguste refusa de le vendre, disant :  » Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n’a aucun avenir commercial  ».

Les deux inventeurs, toutefois, savourent le succès populaire de leur invention. Quelques mois plus tard, ils ouvrent à Paris une salle dédiée exclusivement à la projection de petits films (les  » vues Lumière  »). Ils forment également des opérateurs qui se portent acquéreurs de leurs appareils et, en quelques mois, diffusent le cinéma dans le monde entier.

Deux ans plus tard, le 4 mai 1897, c’est dans une salle de cinématographe que se produit le mémorable et dramatique incendie du Bazar de la Charité. La réputation du cinéma en est momentanément affectée, du moins en France. Les frères Lumière réagissent rapidement en mettant au point un système de refroidissement destiné à éviter l’échauffement de la pellicule.

Lancement du Fürst-Bismarck (vue Lumière)Ils triomphent lors de l’Exposition universelle de 1900, à Paris, avec des projections sur un écran géant de 336 m2, comparable à nos plus grands écrans actuels, devant 80 000 spectateurs simultanément.

Dépassés par le succès de leur invention, les frères Lumière, qui sont avant tout des industriels, vont interrompre les tournages en 1905 pour se consacrer désormais à leurs usines et au développement de leur procédé Autochrome de photographie en couleur.

Louis et ses opérateurs auront tourné au total 1422  » vues Lumière  » de 50 secondes chacune.

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Sortie de l’usine des frères Lumières.

2021……


Les événements marquants : (pas tous  » marquants pour moi  »)

Le plus  » marquant  » pour moi : Le 8/03 => Ma mère décédée depuis un an (le 8/03/2020)

L'assaut du Capitole, le 6 janvier

L’assaut du Capitole, le 6 janvier

L’année 2021 a débuté dans la violence et la sidération internationale. Le 6 janvier, des milliers de partisans de Donald Trump donnent l’assaut sur le Capitole, le Congrès américain, à Washington. Ils refusent de reconnaître la victoire du président élu Joe Biden

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J.Biden .

. Des émeutiers envahissent l’intérieur de l’édifice, pillent et saccage des salles.

L'assaut du Capitole, le 6 janvier

Dépassées, les forces de l’ordre ne peuvent empêcher intrusion. Tous les bâtiments sont verrouillés, avec interdiction d’entrer ou de sortir du bâtiment. Les personnes présentes à l’intérieur doivent se barricader dans les bureaux, verrouiller leurs portes et fenêtres. Des membres du Congrès sont aussi piégées à l’intérieur du bâtiment.

Les émeutiers pro-Trump

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Trump

prennent notamment d’assaut les bureaux de la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, les salles de la Chambre et du Sénat, paradant sur les sièges de leurs présidents respectifs (Nancy Pelosi et Mike Pence).

L'assaut du Capitole, le 6 janvier

Les partisans  »pro-Trump » s’en prennent également aux journalistes présents sur place. Après un assaut de plusieurs heures, ils quittent finalement les lieux, escortés par les forces de l’ordre et la Garde nationale.

De nombreuses personnalités politiques américaines ont qualifié cet événement de « tentative de coup d’État », dont Donald Trump est tenu pour responsable.

Investiture de Joe Biden, le 20 janvier

Investiture de Joe Biden, le 20 janvier

Environ 15 jours après l’assaut du Capitole, l’investiture de Joe Biden, 46e président américain, se tient le 20 janvier, à Washington, sous haute sécurité. Des milliers de militaires sont déployés à cette occasion.

Le nouveau président élu succède à Donald Trump. Fraîchement banni des réseaux sociaux et de Twitter, ce dernier refuse d’assister à la cérémonie, (une première depuis 1869).

Investiture de Joe Biden, le 20 janvier

Covid oblige, la cérémonie se déroule sans public. Des immenses parterres de fleurs remplacent la foule qui aurait dû être présente.

Joe Biden, accompagné de son épouse Jill Biden, prête serment sur la Bible.

Investiture de Joe Biden, le 20 janvier

Pour la première fois de l’Histoire des États-Unis, c’est une femme qui occupera la fonction de vice-présidente.

Lors de ce moment très attendu, Kamala Harris prête aussi serment.

Le rover Perseverance arrive sur Mars le 18 février

Le 18 février : Le rover Perseverance arrive sur Mars

A quelques 70 millions de kilomètres de la Terre, le rover Perseverance multiplie les succès. Encore au début de son aventure martienne qui doit se terminer vers 2031, l’engin bardé d’instruments scientifiques a déjà accompli de nombreuses tâches inédites qui permettent de mieux connaitre la planète rouge. De cette mission resteront dans les mémoires quelques clichés historiques.

Le 19 février 2021, il réussit à prendre son premier cliché de Mars en couleur.

Le rover Perseverance arrive sur Mars le 18 février

Perseverance a immortalisé ses premiers mètres parcourus sur la surface martienne, le 5 mars 2021.

Comme le montrent les traces laissées par ses pneus sur la roche, Perseverance a avancé de quelques mètres avant de faire marche arrière … soit 6 mètres et demi parcourus en 33 minutes.

La mort du Prince Philip, le 9 avril

Le 9 avril : La mort du Prince Philip…

Le 9 avril, la famille royale d’Angleterre a été endeuillée par la mort du prince Philip, duc d’Edimbourg, décédé à l’âge de 99 ans.

Époux de la reine Elizabeth II durant 74 ans, Philip Mountbatten « est mort paisiblement », selon un communiqué officiel du Palais de Windsor.

La mort du Prince Philip, le 9 avril

Cette photo  »emblématique » de la crise de Covid-19 a fait le tour du monde. La reine Elizabeth II, photographiée seule lors des funérailles du prince Philip, le 17 avril. Pandémie oblige, des restrictions sanitaires ont été appliquées durant cette cérémonie.

800 personnes auraient dû être présentes, dont Boris Johnson

Illustration.
B.Johnson

qui a préféré annuler sa venue. Ils ne seront finalement qu’une trentaine de membres très proches de la famille royale à y assister, dont le Prince Charles et son épouse Camilla, le Prince William et Kate Middleton, ainsi que le Prince Harry.

23 avril : Décollage de la capsule Crew Dragon, de Space X

23 avril : Décollage de la capsule Crew Dragon, de Space X

Au départ de Cap Canaveral et à destination de la Station Spatiale Internationale, l’équipage de la capsule Crew Dragon a décollé pour sa mission spatiale Space X-Crew 2.

Les astronautes japonais Akihiko Hoshide, américains Shane Kimbrough et Megan McArthur et français Thomas Pesquet, commandant de bord de l’ISS, composent ses membres d’équipage.

23 avril : Décollage de la capsule Crew Dragon, de Space X

Durée de la mission : 6 mois. Celle-ci est d’autant plus prestigieuse que Thomas Pesquet

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Thomas Pesquet

devient seulement le quatrième Européen à se voir confier ce rôle, et surtout le premier Français.

23 avril : Décollage de la capsule Crew Dragon, de Space X

Lors de cette mission, Thomas Pesquet et ses collègues ont pu savourer les résultats de l’une de leurs expériences : faire pousser des piments dans l’espace.?!

Quatre mois après le début de sa plantation, l’équipe de l’astronaute français a pu récolter les fruits de son travail : de beaux piments verts et rouges qui ont fini en tacos pour un repas 100 % mexicain.

31 mai : la vaccination contre le Covid-19 ouverte à toutes les personnes majeures

31 mai : la vaccination contre le Covid-19 ouverte à toutes les personnes majeures

Le 31 mai, le gouvernement français annonce l’ouverture de la vaccination contre l’épidémie de Covid-19 à toutes les personnes majeures. Des centres sont spécialement ouverts, comme celui situé à la Porte de Versailles, à Paris.

31 mai : la vaccination contre le Covid-19 ouverte à toutes les personnes majeures

Après deux injections, les personnes vaccinées obtiennent leur pass sanitaire, qui leur permet d’accéder aux bars, restaurants, ou encore de voyager.

Cette mesure, contestée, a provoqué des vagues d’indignation. De nombreuses manifestations se sont déroulées en France, mais également dans d’autres pays européens.

L'Euro de football débute le 11 juin

L’Euro de football débute le 11 juin

L’Euro de football, qui devait initialement se tenir en 2020, a été reporté en 2021 à cause de la pandémie.

Celui-ci s’est déroulé du 11 juin au 11 juillet, coïncidant avec la réouverture des bars en France.

L'Italie, championne de l'Euro 2020

L’Italie, championne de l’Euro 2020

11 juillet : Les fans célèbrent la victoire de l'Italie

Les fans célèbrent la victoire de l’Italie

14 et 15 juillet : l'Europe de l'Ouest inondée

14 et 15 juillet : l’Europe de l’Ouest inondée

Les 14 et 15 juillet, l’Europe de l’Ouest est inondée. Les cours d’eau de plusieurs bassins fluviaux, notamment l’Ahr, en Allemagne, débordent. La crue est due à un niveau de précipitations record pour la saison. En Europe, il s’agit d’une des pires catastrophes naturelles, en raison du nombre de victimes.

Les pays touchés sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Suisse et la Turquie.

14 et 15 juillet : inondations en Europe

La ville de Seurre, en Côte d’Or, a également été inondée après la crue du Saône. En France, le Grand Est, les Hauts-de-France et la région Bourgogne-Franche-Comté ont également été touchées.

14 et 15 juillet : inondations en Europe

Les rues de Liège, en Belgique, sont aussi inondées. Au total, cette catastrophe naturelle a provoqué la mort de 279 personnes, dont 187 en Allemagne, et 41 en Belgique.

Du 23 juillet au 8 août : les Jeux Olympiques d'été, organisés à Tokyo

Du 23 juillet au 8 août : les Jeux Olympiques d’été, organisés à Tokyo

Comme l’Euro de football, les Jeux Olympiques de Tokyo, initialement prévus en 2020, ont été reportés du 23 juillet au 8 août 2021, à cause de la pandémie de Covid-19.

Les épreuves sportives se sont déroulées sans public, avec la mise en place d’un protocole sanitaire strict.

Jeux olympiques de Tokyo : la France remporte 10 médailles d'or

.… la France remporte 10 médailles d’or

Le 7 août, l’équipe de France de Handball remporte la médaille d’or. Au total, les sportifs français ont gagné 33 médailles dont 10 médailles d’or, 12 médailles d’argent, et 11 médailles de bronze.

Les États-Unis, quant à eux, arrivent en tête du classement avec 133 médailles remportées au total, suivis de la Chine (88 médailles) et du Japon (58 médailles).

Le 15 août, les Talibans reprennent le pouvoir en Afghanistan

Le 15 août, les Talibans reprennent le pouvoir en Afghanistan

Le 15 août, en plus d’autres villes du pays, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, tombe entre les mains des Talibans. Ils reprennent ainsi le pouvoir dans le pays, 20 ans après en avoir été chassés par les troupes américaines, en réponse aux attentats du 11 septembre 2001.
Le président afghan Ashraf Ghani démissionne, avant de prendre la fuite. L’Émirat islamique d’Afghanistan, disparu en 2001, est rétabli.

Le retrait des troupes américaines en Afghanistan avant le 31 août

Le retrait des troupes américaines en Afghanistan avant le 31 août

Quelques jours plus tard, le président américain Joe Biden annonce officiellement le retrait des troupes militaires américaines d’Afghanistan, avec une date butoir fixée au 31 août.

Les militaires sur place tentent d’évacuer un maximum de personnes par des avions affrétés par l’armée. Sur place, des familles, terrifiées, prennent d’assaut les aéroports. Les scènes de panique et de désespoir sont telles que plusieurs personnes sont mortes.

L'évacuation des Afghans par les militaires américains

Evacuation des Afghans par les militaires américains

De nombreux pays de l’OTAN, dont la France, annoncent l’évacuation de leurs ressortissants et personnels diplomatiques d’Afghanistan.

Au 20 août, plus de 10.000 militaires et policiers de plusieurs nations occidentales, épaulés par plus de 600 militaires afghans, sont déployés dans les aéroports afin d’encadrer les évacuations.

Dans la nuit du 30 au 31 août, l’armée américaine évacue ses derniers soldats.

8 septembre : Ouverture du procès historique des attentats du 13 Novembre 2015

8 septembre : Ouverture du procès historique des attentats du 13 Novembre 2015

Le 8 septembre, le Palais de Justice de Paris ouvre son procès historique des attentats du 13 Novembre 2015, qui ont fait 131 victimes et des centaines de blessés à Saint-Denis au Stade de France, à Paris, aux terrasses du Carillon, du Petit Cambodge, de la Bonne Bière, de la Belle Équipe, la Casa Nostra, le Comptoir Voltaire, et dans la salle de concert du Bataclan.

8 septembre : Ouverture du procès historique des attentats du 13 Novembre 2015

Une salle a été spécialement construite au Palais de Justice de Paris, afin d’y accueillir les 1765 personnes physiques ou morales qui se sont constituées parties civiles du procès.

20 accusés, auteurs ou complices des attentats, comparaissent, dont 14 présents physiquement.

Prévu pour une durée de neuf mois, le procès doit se dérouler jusqu’en mai 2022.

9 septembre : Hommage national à Jean-Paul Belmondo aux Invalides

9 septembre : Hommage national à Jean-Paul Belmondo aux Invalides

Le 9 septembre, dans la cour des Invalides à Paris, le président de la République Emmanuel Macron rend hommage à l’acteur Jean-Paul Belmondo, décédé à l’âge de 88 ans trois jours plus tôt.

Sur la musique du « Professionnel », sa famille et son entourage proche accompagnent la  » légende du cinéma français  » pour son dernier voyage.

11 septembre : 20e anniversaire des attentats du 11/09/2001

11 septembre : 20e anniversaire des attentats du 11/09/2001

20 ans après, des centaines d’Américains se sont réunis au Ground Zero, à New York, afin de rendre hommage aux 2.977 victimes et des milliers de blessés dans les attentats du 11 septembre 2001, qui ont visé les États-Unis.

Le mémorial est construit sur le site du World Trade Center, dans lequel deux avions détournés par des terroristes ont percuté chacune des deux tours. Un troisième avion s’est écrasé sur le ministère de la Défense américain, le Pentagone. Un quatrième détournement d’avion de ligne, visant initialement un bâtiment gouvernemental (non déterminé) s’écrase en rase campagne, en Pennsylvanie.

Hubert Germain, le dernier compagnon de la Libération, meurt le 12 octobre

H.Germain

Hubert Germain s’éteint à l’âge de 101 ans le 12 octobre, à l’hôpital militaire des Invalides, à Paris. Il est le dernier survivant des compagnons de la Libération.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Hubert Germain s’est engagé dans la Résistance et les Forces françaises libres, avant de devenir un homme politique.

Le 15 octobre, un hommage à Hubert Germain est rendu aux Invalides.

Le président de la République rend un ultime hommage à Hubert Germain lors d’une cérémonie organisée aux Invalides. En tant qu’ultime survivant des compagnons de la Libération, Hubert Germain a ensuite été inhumé dans la crypte du mémorial de la France combattante au mont Valérien, le 11 novembre.

La COP26 à Glasgow, du 31 octobre au 12 novembre.

La  »COP26 » à Glasgow, du 31 octobre au 12 novembre.

La conférence sur le climat, a été organisée à Glasgow, en Écosse, du 31 octobre au 12 novembre, mais s’est clôturée avec 24 heures de retard, dans l’amertume et la déception.

Son président, Alok Sharma

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, en a même pleuré de frustration : « Je voulais m’excuser de la façon dont tout cela s’est déroulé, et je suis profondément désolé. Je comprends l’immense déception, mais il est vital que nous protégions cet accord », a-t-il déclaré la voix remplie de larmes. Les accords signés durant cette COP26 ont été jugés « insuffisants » par les associations de défense climatique.

25 novembre : La découverte du variant Omicron par les scientifiques sud-africains

25 novembre : La découverte du variant Omicron par les scientifiques sud-africains

Le 25 novembre, l’Afrique du Sud annonce avoir détecté un nouveau variant du Covid-19. Celui-ci présente un nombre « extrêmement élevé » de mutations, et sa transmission est extrêmement rapide.

Baptisé quelques jours plus tard « variant Omicron » par l’Organisation Mondiale de la Santé, celui-ci est désormais majoritaire dans de nombreux pays d’Europe. Ainsi, en Angleterre, plus de 10.000 cas ont par exemple été recensés au 15 décembre 2021.

30 novembre : Joséphine Baker entre au Panthéon

30 novembre : Joséphine Baker entre au Panthéon

Elle est la première artiste de scène à entrer au Panthéon : la meneuse de revue, chanteuse, actrice, résistante et militaire d’origine américaine Joséphine Baker est la sixième femme, et première femme noire, être panthéonisée.

La cérémonie s’est déroulée le 30 novembre, à Paris, le jour anniversaire de sa naturalisation française, 84 ans auparavant.

30 novembre : Joséphine Baker entre au Panthéon

« Elle fit à chaque tournant de l’histoire les justes choix, distinguant toujours les lumières des ténèbres », a déclaré Emmanuel Macron, lors de son allocution qui a duré environ trente minutes.

« Sa cause était l’universalisme, l’unité du genre humain, l’égalité de tous avant l’identité de chacun, l’hospitalité pour toutes les différences réunies par une même volonté, une même dignité, l’émancipation contre l’assignation. Que nul aujourd’hui ne fasse mentir ou ne détourne son combat universel, ce n’était pas un combat pour s’affirmer comme Noire avant de se définir comme Américaine ou Française, ce n’était pas un combat pour dire l’irréductibilité de la cause noire, non, mais bien pour être citoyenne libre, digne, complètement, résolument », a poursuivi le chef de l’État.

10 et 11 décembre : de violentes tornades balaient plusieurs États américains

10 et 11 décembre : de violentes tornades balaient plusieurs États américains

Près de 30 tornades ont tout dévasté sur leur passage, et plus particulièrement l’État du Kentucky. Elles ont aussi traversé le Missouri, l’Arkansas, le Tennessee, le Mississippi et l’Illinois.

Tornado Damage in Kentucky

La plus forte d’entre elles a parcouru 354 km, un record sur le sol américain. Le centre-ville de Mayfield, dans le Kentucky, a été complètement rasé, causant la mort d’au moins 94 personnes, prises au piège.

Il y a environ….


…….248 ans…

(Billet mis pour  » tester » ma connexion !!)

Le 16 décembre 1773, se déroule à Boston une bien étrange  » Tea-party  »…

Dans le grand port de la colonie anglaise du Massachusetts, le colon Samuel Adams et quelques amis déguisés en Indiens montent sur un vaisseau à l’ancre et jettent sa cargaison de thé à l’eau (343 caisses d’une valeur de 100 000 livres). Cette manifestation d’humeur fait suite à une longue série de malentendus entre les Treize Colonies anglaises d’Amérique et le gouvernement de Londres… Elle va être l’amorce de la guerre d’Indépendance…

Malentendus entre Londres et les colons

Certains colons des Treize colonies se plaignaient d’être soumis à des taxes nouvelles par le Parlement de Westminster sans qu’ils soient consultés ni représentés. Ils affichaient leur loyauté à la couronne mais réclamaient d’être considérés comme des citoyens à part entière et consultés pour toutes les affaires qui les concernent.

Dès 1764, une loi sur le sucre suscita leur colère. Les recettes étaient destinées à financer les coûts liés à l’administration et à la sécurité des colonies.

Pour le gouvernement anglais, qui sortait d’une guerre très dure contre les Français, (la guerre de Sept ans), l’effort financier demandé aux colons américains n’était que justice, les colons ayant conservé leur vie et leur liberté grâce au sacrifice de la métropole et de ses soldats.

Sourd aux protestations, le Parlement récidiva l’année suivante avec une loi qui imposa un timbre fiscal sur une multitude de documents imprimés, le  » Stamp Act  »…..

La réaction fut immédiate.

En Virginie, un député, Patrick Henry, appelle à la désobéissance civile. Un peu partout, les colons s’en prennent aux percepteurs, les suspendant à des mâts ou les enduisant de goudron et de plumes. Une organisation secrète, les Fils de la Liberté (Sons of Liberty), fondée à New York par John Lamb et Isaac Sears, multiplie les provocations. Au milieu de danses et de cortèges joyeux, ces dignes bourgeois érigent des  » mâts de la Liberté  » surmontés de masques diaboliques pour dénoncer l’autoritarisme de Londres. La troupe réagit avec violence, abattant les mâts et chargeant la foule à la baïonnette.

Recul du Parlement :

Au bout de quelques mois, Londres se résout à annuler la loi du Stamp Act mais cela ne suffit pas à ramener le calme. Et voilà qu’une nouvelle loi impose en 1768 un droit d’importation sur différents produits utiles aux colons. Ceux-ci, à commencer par les habitants de Boston, lancent un puissant mouvement de boycott des marchandises anglaises. C’est au point qu’en deux ans, les importations concernées diminuent de moitié.

Le Parlement de Westminster se résout à supprimer tous les droits d’importation incriminés… sauf un modeste droit sur le thé destiné aux colonies d’Amérique. Il en fait une question de principe. Cette reculade échauffe les esprits au lieu de les calmer. Elle encourage les colons dans la voie de la hardiesse.

Le 5 mars 1770, une échauffourée se solde à Boston par la mort de 5 manifestants. Ce Bloody massacre ( » massacre sanglant  ») engendre du ressentiment contre le pouvoir de Londres.

Les colons se rebellent

L’arrivée à Boston de trois navires de la Compagnie des Indes chargés de thé incite les colons et les importateurs à passer à l’action. C’est la  » Tea-party  ».

Le roi George III réagit par cinq « lois intolérables » qui sanctionnent la colonie et ferment le port de Boston en attendant le remboursement de la cargaison de thé par les habitants. Face à cette décision arbitraire de Londres, toutes les colonies d’Amérique font cause commune avec le Massachusetts. Une partie importante des colons, quoiqu’en minorité, se préparent à entrer en rébellion contre la métropole.

Sur une invitation de l’Assemblée du Massachusetts, 56 délégués de neuf des treize colonies anglaises d’Amérique se réunissent en congrès à New York le 14 octobre 1774 et rédigent un cahier de doléances (  »Declaration of Rights and Grievances  ») à l’adresse du gouvernement.

Cependant, leur souhait d’une plus grande autonomie est brutalement rejeté par le roi anglais Georges III qui déclare les colonies en état de rébellion. Les modérés américains font alors cause commune avec les radicaux et tous se préparent à la lutte. Ils commencent à réunir des armes. Une échauffourée sanglante à Lexington, au Massachusetts, inaugure les hostilités…

C’était il y a ….


…..110 ans :

Le vendredi 14 décembre 1911, le Norvégien Roald Amundsen devient à 39 ans le premier homme à atteindre le pôle Sud. La passion de l’aventure

Né le 16 juillet 1872 près d’Oslo, dans le ménage d’un capitaine de la marine, le jeune Roald décide de devenir explorateur après le retour triomphal de Fridtjof Nansen

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Fridtjof Nansen

, explorateur du Groenland, en 1890.

Il participe en 1897-1898 à une première expédition vers l’Antarctique, à bord du Belgica du commandant Adrien de Gerlache de Gomery. Le navire aborde la terre de Graham et hiverne dans la mer de Bellingshausen.

L’équipage est sauvé du scorbut par le médecin du bord, l’Américain Frederick Cook

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Frederick Cook

, qui fait manger à chacun de la viande de manchot.

Devenu son ami, Roald Amundsen va s’initier à son contact, lors de son expédition suivante, aux coutumes des Inuits, les habitants du grand Nord (appelés à tort esquimaux).

En 1903-1905, le Norvégien s’illustre en franchissant pour la première fois en bateau le mythique passage du Nord-Ouest, de la mer de Beaufort au détroit de Bering, à l’extrême-nord du continent américain. À cette occasion, il apprend à utiliser les chiens attelage.

Concurrence autour des pôles :

A la vue de ce premier exploit, le célèbre Nansen prête à Amundsen son navire, le Fram, en vue de la conquête du pôle Nord. Trop tard!

Roald Amundsen à Svartskog, Bunnefjorden, Anders Beer Wilse, 7 mars 1909.Voilà qu’en ce printemps 1909, Frederick Cook annonce avoir déjà atteint le pôle. Quelques jours plus tard, un autre Américain, Robert Peary

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, Robert Peary

lui conteste la primauté de l’exploit.

Du coup, le Norvégien retourne son ambition vers le pôle Sud même si, là aussi, un concurrent s’est déclaré, le Britannique Robert Falcon Scott

Le capitaine Robert Falcon Scott dans son équipement de luge
Robert Falcon Scott ?

.

Sans rien dire de son projet, y compris à son équipage, Amundsen appareille d’Oslo le 3 juin 1910. À l’escale de Madère, enfin, il informe ses hommes du but de l’expédition. Le 14 janvier 1911, au cœur de l’été austral, il installe son camp de base dans la Baie des Baleines, sur le continent antarctique.

Le 19 octobre suivant, il quitte la base avec quatre hommes, autant de traîneaux et 52 chiens du Groenland. Son concurrent Robert Scott attendra encore douze jours pour partir, pariant sur des traîneaux à moteur et des poneys de Mandchourie plutôt que des chiens

Roald Amundsen pendant son équipée au Pôle SudUne organisation minutieuse et un itinéraire optimum permettent à Amundsen d’arriver au pôle le 14 décembre, après avoir dû sacrifier la moitié de ses chiens.

Il plante le drapeau norvégien et laisse des instruments de secours à l’attention de son concurrent malheureux ainsi qu’une lettre à l’adresse du roi de Norvège pour le cas où il viendrait à périr sur le chemin du retour. Il retrouve le camp de base le 25 janvier 1912, après 2824 km parcourus en 94 jours.

De son côté, Robert Scott, qui a débarqué en décembre dans la mer de Ross avec 19 poneys de Mandchourie, 30 chiens et trois véhicules à chenilles, est retardé par ses poneys, inadaptés aux conditions climatiques. Il n’atteint le pôle Sud qu’un mois après son rival.

Dépité et handicapé par son chargement (il n’a pas voulu abandonner 150 livres de notes et d’appareils divers), il ne trouve pas la force d’achever le chemin du retour.

Il meurt à seulement 17 km d’un dépôt de nourriture. Son corps et ceux de ses quatre compagnons seront découverts un an plus tard, accompagnés de leurs derniers écrits.

Ces compétitions excessives, dans un monde fini que l’Europe domine de façon écrasante, laissent entrevoir la folie qui se déchaînera de tous côtés quelques mois plus tard, avec l’entrée dans la Grande Guerre.

Couvert de gloire, Amundsen se tourne après la Grande Guerre vers l’aviation. En mai 1925, il décolle du Spitzberg avec deux hydravions et tente de survoler le pôle Nord mais doit se poser en catastrophe.

Il renouvelle sa tentative l’année suivante avec un dirigeable, le Norge. L’appareil quitte le Spitzberg le 11 mai 1926, atteint le pôle Nord en 1h30 et atterrit en Alaska deux jours plus tard.

Le héros disparaît en mer le 18 juin 1928, à 55 ans, en portant secours en hydravion à l’expédition italienne du général Nobile, qui se déplaçait à bord du dirigeable Italia.

17 octobre…


Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

( On peut ( je me demande ) ce demander à quoi servent TOUTES ces  » journées internationales » )

Aussi appelée Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre est depuis 1987 une journée dédiée aux victimes de l’extrême pauvreté, de la violence et de la faim. Soit 780 millions d’êtres humains dans le monde.

Femme mendiant dans la rue
Image du net

La pauvreté,  »un autre virus en France »

Tandis que l’épidémie de Covid-19 concentre toutes les attentions, la  » Break Poverty Foundation  »  sensibilise à un autre fléau dans l’Hexagone, par un slogan percutant :

Un autre virus se transmet en France : la pauvreté

En effet, celui-ci poursuit sa progression à une vitesse alarmante. Et justement, le coronavirus est en grande partie responsable de cette évolution. Les pertes d’emplois pour certains, les baisses de revenus pour d’autres, et cela quand il ne s’agit pas de pertes humaines, ont creusé un peu plus les inégalités sociales.

Aujourd’hui, on estime à 9,3 millions le nombre de personnes pauvres en France, soit vivant avec moins de 1063€/mois. 5,3 millions vivent avec moins de 885€/mois. Ces chiffres, déjà alarmants, ne sont pas ceux de 2020, mais de 2018. Ceux de cette année seront connus en 2022. Nul doute qu’ils seront autrement plus effrayants.

La pauvreté, un fléau mondial

En France mais aussi dans certaines parties du monde, la pauvreté continue d’augmenter, notamment en Afrique.
Sur le 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la terre , 1,9 milliards d’entre eux vivent avec moins de 3,20$ par jour. A l’opposé, les 2153 milliardaires de la planète se partagent plus de richesses que 4,6 milliards de personnes (60% de la population mondiale).
780 millions de personnes sont en situation d’extrême pauvreté, en vivant avec moins d’1,90$ par jour. L’Inde compte à elle seule le quart d’entre elles.
L’Afrique subsaharienne compte, elle, la moitié des humains les plus démunis

D’ici 2030, plus de 160 millions d’enfants risquent de ne pas sortir de l’extrême pauvreté. Et à la pauvreté s’associe souvent la faim et la violence.

La pauvreté,  »une violation des Droits de l’Homme »

En 1987, ce même 17 octobre, une centaine de milliers de personnes se rassemblait sur le Parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro à Paris. Parmi eux, le père Joseph Wresinski

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Joseph Wresinski

, lui-même né dans une grande pauvreté et fondateur du Mouvement International AID Quart Monde …

‘Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. » Père Joseph Wresinski.

Ce jour-là, en présence de Simone Veil, il scellait la Dalle à l’Honneur des Victimes de la Misère.

A travers cette Dalle, l’humanité doit pouvoir se rappeler les grands témoins de l’histoire : les humbles, les petits, les riens du tout qui, au jour le jour, essayent de vivre des valeurs qu’on ne leur a peut-être pas apprises, mais que leur vie, leur cœur et leur intelligence leur ont fait découvrir.

Le 22 décembre 1992, les Nations Unies reconnaissent officiellement le 17 octobre comme la Journée mondiale du refus de la misère.
Le 17 octobre 1996, une réplique de la dalle du Trocadéro est inaugurée au siège de l’ONU à New York.