Un 27 mai ….


     Les commentaires ne sont absolument pas nécessaires 

Dans le monde un 27 mai …..

Fête des Mères en Bolivie le 27 mai de chaque année.

Fête de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe, à Saint-Martin et Saint-Barthélémy en France.

Journée nationale de la Résistance en France.

Fête des enfants au Nigéria chaque vingt-sept mai.

Journée de la langue indigène au Pérou.

Bonne fête aux Augustin et se dérivés Agostino et Austin, ainsi que les variantes féminines Augustine et Augustina.

Bonne fête également aux Bed.

A la Saint-Hildevert, est mort tout arbre qui n’est point vert.

27 mai 1703

  Fondation de la ville de Saint-Pétersbourg en Russie. Au cours de l’histoire, la ville prendra tour à tour le nom de Petrograd puis de Leningrad avant de retrouver son nom originel.saint petersbourg

27 mai 1931

  Pour la toute première fois, un homme effectue un vol dans la stratosphère. C’est à bord d’un ballon libre qu’Auguste Piccard, un physicien suisse, effectuera ce premier vol atteignant 15 781 mètres d’altitude.

 

27 mai 1937

   A San Francisco on inaugure le Golden Gate Bridge, le pont suspendu le plus long du monde jusqu’en 1964. Long de 2,7km, large de 27 mètres et haut de 230 mètres, il est le monument emblématique de la ville californienne.8663897408_8cac025b17_Golden-Gate-bridge

27 mai 1940

  Quatre-vingt-dix-sept soldats britanniques du Royal Norfolk Regiment isolés de leur régiment et réfugiés dans une ferme, sont massacrés par des soldats SS allemands dans le hameau  » Le Paradis  » dans la commune de Lestrem dans le Pas-de-Calais (France) : le Massacre du Paradis.

27 mai 1941

 Le Bismarck, un cuirassé allemand, est coulé par la flotte britannique. Plus de 2800 obus auront été tirés au cours de la nuit, et il chavirera définitivement au large de Brest vers 10h35.Schlachtschiff Bismarck

27 mai 1943

Le Conseil national de la Résistance se réunit pour la première fois, présidé par Jean Moulin.

VLUU L100, M100 / Samsung L100, M100

27 mai 1955

La Caravelle effectue son premier vol à Blagnac. Il fut le premier biréacteur civil produit en série.Air_France_Caravelle

27 mai 1955

   Les Etats-Unis font exploser une bombe à hydrogène : Opération Redwing, événement Zuni. Elle est la 73ème bombe atomique que les américains font exploser depuis 1945. Le nombre total de bombes atomiques que le pays fera exploser jusqu’en 1992 est de 1054.Redwing_Zuni

27 mai 1964

    Une offensive militaire contre la République de Marquetalia en Colombie, qui donnera lieu à la création des F A R C.drapeau colombie

27 mai 1968

   Les Accords de Grenelle sont signés après deux jours de négociations. La principale mesure est l’augmentation du salaire minimum de 35%, et de 10% des salaires moyens.

salle des accords de grenelle

27 mai 1994

    Le Kazakhstan adhère au Partenariat pour la Paix.drapeau kazakhstan

27 mai 2006

    L’île de Java en Indonésie est frappée par un séisme de magnitude 6,2, faisant 5 782 victimes, 36 299 blessés et plus de 650 000 sinistrés. Plus de 105 000 maisons seront également détruites par les secousses.

27 mai 2016

    Pour la première fois, un président américain se rend à Hiroshima pour visiter le parc du mémorial de la paix et y rencontrer les Hibakusha, personnes exposées aux bombes atomiques de la Seconde Guerre mondiale.

G. de Nerval…..Il y a environ 212 ans..


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Gérard de Nerval

Né le 22 mai 1808 à Paris  ( il y a environ 212 ans ) -Mort le  26 janvier 1855 à Paris

Biographie Gérard de Nerval

Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, est l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois.       Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,
Tour à tour amoureux insouciant et tendre,
Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait.

C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre
Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ;
Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre
Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.

Il était paresseux, à ce que dit l’histoire,
Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire.
Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.

Et quand vint le moment où, las de cette vie,
Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie,
Il s’en alla disant :  »Pourquoi suis-je venu ? »   ( Question que JE me pose aussi )

(Gérard de Nerval, Épitaphe)

Il y a environ…..


 119 ans : Le 23 mai 1901 , découverte de  » la séquestrée de Poitiers  »

    Ce jour-là, un commissaire, accompagné de trois policiers, pénètre dans une maison bourgeoise de Poitiers. Ils y découvrent Blanche Monnier, 52 ans. Elle est ligotée sur son lit et dans un état de faiblesse extrême : Blanche Résultat d’images pour '' la séquestrée de poitiers images, photosest squelettique et ne pèse que 25 kilos ! L’odeur est pestilentielle. Il faut vous dire que personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis 25 ans

Elle était séquestrée ? Mais par qui ?
    Par sa propre mère, qui cachait Blanche dans une chambre du second étage aux fenêtres condamnées pour, semble-t-il, dissimuler les troubles mentaux de sa fille, en proie à des crises d’hystérie et qui s’était entichée d’un républicain, quand la famille Monnier était royaliste.

Blanche Monnier : la Séquestrée de Poitiers

Blanche Monnier : la Séquestrée de Poitiers

Et personne n’était au courant ?
     Si ! Et c’est tout le scandale de l’affaire. Le frère de Blanche, Marcel, vivait dans la maison et n’a rien dit. Deux bonnes aussi étaient dans le secret, puisqu’elles nourrissaient Blanche. Tous seront acquittés au procès, la notion de  » non-assistance à personne en danger  » n’existant pas encore dans le droit de l’époque. La mère, quant à elle, est morte quelques jours après son arrestation. On ne saura jamais vraiment pourquoi elle avait séquestré sa fille.

Comment a-t-elle découverte ?
    Il y a avait quelques rumeurs qui circulaient dans ce quartier de Poitiers, et une lettre anonyme a alerté les autorités. Malheureusement, il était bien trop tard. Blanche Monnier fut placée dans un hôpital où elle finira ses jours sans retrouver la raison. C’est André Gide qui a popularisé cette affaire, à travers un livre intitulé :  »La séquestrée de Poitiers  ». Cette affaire n’est pas sans en rappeler d’autres, plus récentes, comme l’affaire Fritzl ou celle de Natascha Kampusch. Mais enfin, ça, ce sont d’autres terribles histoires…

Il y a environ….


Billet très , trop long , si pas de commentaire , je comprendrais .

 

….186 ans . Le marquis de La Fayette décédait ( âgé de 77 ans , je crois )  :
  La Fayette est surtout connu pour  sa participation  dans la lutte pour l’Indépendance américaine. Mais la vie militaire et publique en France du  » marquis républicain  »  fut aussi   » fertile en péripéties  » lors de la Révolution française : Pouvant être regardé comme la personnification la plus complète et la plus constante des idéaux républicains de 1789, il oscilla cependant un temps entre soutien à l’insurrection et protection de la famille royale.

    La carrière de La Fayette  fut une des plus prodigieuses de toutes les carrières humaines. Pendant de longues années et à travers les plus  » formidables bouleversements  », il connut les ivresses de la popularité, non seulement en France, mais en Amérique. Il fut tour à tour l’idole de la foule, le protecteur des rois, la terreur des puissants  et le trait d’union entre l’Ancien et le Nouveau Monde. Après avoir été adoré comme un dieu, il fut mis en accusation comme un traître et emprisonné, puis, de nouveau triomphant, devint l’arbitre des souverains.

Il fit la guerre, brava les balles ennemies et les piques des émeutiers ; il fut soldat, homme politique, ambassadeur, écrivain, agriculteur, et mourut tranquillement dans son lit, chargé de gloire et d’années, citoyen des deux mondes.

  Marie-Jean-Paul-Gilbert du Motier de La Fayette était né le 6 septembre 1757 au château de Chavaniac (Haute-Loire), dans une famille recommandable par plus d’un genre d’illustration.  Dans ses Mémoires , il résume son enfance  : » Il serait trop poétique, écrit-il, de me placer d’abord dans un autre hémisphère, et trop minutieux de m’appesantir sur les détails de ma naissance qui suivit de près la mort de mon père, le colonel des grenadiers, tué à la bataille de Minden avant l’âge de vingt-cinq ans. J’ai fait mon éducation en Auvergne auprès de parents tendres et vénérés, jusqu’au moment où je fus mis au collège de Plessis, à Paris. Je ne le quittai que pour passer à l’Académie militaire de Versailles.  »

Le général La Fayette en Amérique. Gravure du XIXe siècle colorisée ultérieurement

(Le général La Fayette en Amérique. Gravure du XIXe siècle ,vue sur le net  )

Un détail démontre le caractère de l’enfant :

Ses maîtres lui donnent un jour à traiter, comme sujet de devoir :  »les qualités du cheval parfait  » . Sacrifiant le succès au désir, déjà impérieux chez lui, de proclamer ses idées, le jeune élève dépeignit dans sa dissertation un cheval qui, n’omettait-il pas de mentionner,  » se cabrait sous la verge du cavalier  », utilisant  cette métaphore pour désigner ce qui à ses yeux était la condition du peuple.

Sortant de l’Académie, Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, est nommé officier aux  » mousquetaires noirs  ». Ce jeune noble très riche, marié en 1774 à la comtesse de Noailles , voyait s’ouvrir devant lui le plus brillant avenir. Il parut à la cour de Louis XVI ; mais, soit qu’il y gâtât, d’après  Mirabeau, par la gaucherie de ses manières, un langage obséquieux jusqu’à l’humilité ; soit qu’il y déplût, au contraire, comme il le dit lui-même, par l’indépendance de son langage et l’indocilité de ses idées, il n’y obtint aucun succès.

Ce fut à ce contact momentané avec l’aristocratie la plus raffinée de l’Europe qu’il dut ces habitudes  » d’exquise politesse et d’affabilité à toute épreuve  », qui ne l’abandonnèrent dans aucune des circonstances de sa vie. Il n’avait qu’à laisser couler l’existence douce et facile des seigneurs de l’époque. Mais La Fayette n’était pas de ceux qui se contentent d’un horizon borné aux antichambres royales. En 1776, commencent à parvenir en France les nouvelles des troubles américains. Son goût d’aventures, son instinct de liberté, sa haine de l’Angleterre attirent  sa sympathie vers ce pays opprimé qui voulait conquérir son indépendance.

 » À la première connaissance de cette guerre, dit-il, mon cœur fut enrôlé, et j’osai prendre comme devise à mes armes l’audacieux Curnon .  » À cette époque, le capitaine La Fayette était en garnison  à Metz. Le duc de Gloucester, frère du roi d’Angleterre, vint dans cette ville et un dîner lui fut offert par le comte de Broglie, commandant le régiment. Durant ce repas, auquel assistait La Fayette, le duc reçut d’Angleterre un courrier lui annonçant la déclaration d’indépendance de l’Amérique et, avant la fin du dîner, le jeune lieutenant s’était juré à lui-même d’embrasser cette noble cause.

À partir de cet instant, il n’eut pas d’autre pensée et, pour réaliser ses désirs, il partit aussitôt pour Paris. Il se présenta à Deane, recruteur américain, qui l’admit sans enthousiasme à cause de son jeune âge : il avait dix-neuf ans. Malheureusement, il n’y avait pas de navire disponible en France pour l’emmener, lui et ses camarades ; ils étaient tous détruits depuis la dernière guerre.  » J’achète un bâtiment, annonce tranquillement La Fayette.  »

Tous les obstacles ne sont pas encore aplanis :

Les ministres, sa famille prétendent s’opposer au départ du jeune Français, on l’accuse de créer des complications diplomatiques. La Fayette, avec persévérance et habileté, triomphe de toutes ces difficultés et, le 26 avril 1777, il mettait à la voile, à Bordeaux, sur son navire. Débarqué en Amérique, il est obligé de faire neuf cents milles à cheval pour atteindre la capitale de la Pennsylvanie, où se trouvait l’état-major des troupes révoltées. On le reçoit assez mal.  Au lieu de s’indigner ou de se décourager, il fait parvenir au commandant la lettre suivante :

 » D’après mes sacrifices, j’ai le droit d’exiger de servir à mes dépens comme volontaire, car c’est pour apprendre que je suis ici et non pour enseigner.  » Le ton à la fois digne et modeste de cette missive en imposa aux chefs américains et on le nomma major général.     Alors commença pour lui cette étonnante campagne, durant laquelle il combattit avec une poignée d’hommes à l’armée du Nord et fut blessé dès la première affaire, conquérant petit à petit l’amitié de Washington et l’estime des Américains. Mais ce ne fut pas l’épée à la main qu’il fut le plus utile à son pays d’adoption. En 1779 il retourne en France, dans l’intention de demander au roi du secours pour l’Amérique.

Ce retour fut triomphal et, à Versailles, c’était à qui, parmi les plus grands seigneurs, ferait fête au jeune héros, au  » marquis républicain  ». Ce succès lui valut  d’obtenir qu’un corps de six mille hommes serait envoyé en Amérique, sous le commandement de Rochambeau. La guerre put se poursuivre ainsi avec l’appui officiel de la France, et La Fayette la termina par la victoire de Yorktown, qui le mit à l’apogée de la gloire.

A son retour, Louis XVI, sous la pression de l’opinion publique, dut nommer le jeune héros maréchal de camp, en même temps que le Congrès américain lui prodiguait les plus glorieux témoignages de gratitude et donnait son nom à des villes. Ainsi se termina en apothéose cette première partie de la vie de La Fayette, qui allait se continuer sur un tout autre terrain durant les périodes tragiques de la Révolution française.

La Fayette, chef de la garde nationale, inaugure la cocarde tricolore et déclare : Cette Cocarde fera le tour du monde. Illustration de Jacques Onfroy de Bréville publiée dans Les mots historiques du pays de France, par E. Trogan (1896)

La Fayette, chef de la garde nationale, inaugure la cocarde tricolore et déclare :
Cette Cocarde fera le tour du monde. Illustration de Jacques Onfroy de Bréville 

En 1789, la noblesse d’Auvergne le nomma député aux États généraux. Il y parla pour la première fois le 8 juillet, à l’appui de la célèbre motion de Mirabeau pour l’éloignement des troupes ; et il offrit à l’assemblée un projet de déclaration des droits de l’homme, qui fut adopté. Nommé vice-président, il occupait le fauteuil pendant les nuits terribles des 13 et 14 juillet. Le 15, il se rendit à Paris à la tête d’une députation de soixante membres de l’assemblée, et y trouva le peuple encore  » ému et frémissant  » sur les ruines de la Bastille.

Malgré ses opinions et par une sorte de contradiction , La Fayette se montrait en même temps le défenseur du trône. Il écrivait à Louis XVI, après les journées de juillet, ces conseils impératifs :  » Le roi doit sentir qu’il n’y a rien à faire que par et pour la liberté et le peuple. Son cœur et sa raison lui en font une loi. Tout autre système éloignerait ses serviteurs et moi le premier.  »

Quand, quelques mois plus tard, le pouvoir populaire eut réussi à ébranler l’autorité royale, on chercha à l’Hôtel de Ville un chef pour le mettre à la tête de cette milice bourgeoise que Sieyès avait appelée garde nationale. Un des citoyens désigna alors un buste que l’Amérique affranchie avait envoyé récemment à la Ville de Paris. Ce buste était celui de La Fayette. Celui-ci dut encore à l’Amérique le rôle important qu’il allait être appelé à jouer dans son pays.

Il se hâta d’organiser cette armée patriotique qu’on venait de lui confier et lui donna pour insigne cette cocarde tricolore qui, annonça-t-il, devait faire le tour du monde. Pendant ce temps, la révolution suivait son cours et, le 5 octobre, le peuple, déchaîné, marchait sur Versailles dans le but d’en finir avec le pouvoir royal, mais La Fayette, à la tête de son armée, à laquelle il avait fait jurer fidélité au roi, accourut le lendemain, ramenant dans Paris la famille royale que son intervention tardive avait eu peine à soustraire à la fureur d’une multitude soulevée.

 Le général se présenta seul avec les deux commissaires de la commune à la grille cadenassée du château. On finit par lui ouvrir et, tandis qu’il traversait l’Œil-de-bœuf, un courtisan s’écria :  » Voilà Cromwell !  Monsieur, lui répondit La Fayette, Cromwell ne serait pas entré seul !  » Après une entrevue assez pénible avec le souverain, il rentra, épuisé de fatigue, à son hôtel de Noailles et passa sa nuit à préparer l’action de ses troupes pour la journée du lendemain. Pendant ce travail, il se livrait aux mains de son valet de chambre, afin que celui-ci réparât le désordre de sa coiffure. Toujours le marquis républicain.

  Le lendemain, les forcenés envahissaient les appartements royaux : tremblante et demi-nue, la reine se réfugiait chez le roi, les gardes du corps se faisaient tuer vaillamment, les scènes les plus sanglantes se préparaient. Mais La Fayette accourt et arrive à temps pour sauver les gardes du corps qu’on allait massacrer sur la place d’Armes. Un bandit le couche en joue, il abaisse son fusil de la main et le fait arrêter, puis il pénètre dans le château et réussit à en chasser la populace en furie.

La France soutenue par messieurs Bailly et La Fayette sort glorieuse du tombeau creusé par le despotisme ministériel. Caricature de 1789-1790

La France soutenue par messieurs Bailly et La Fayette sort glorieuse
du tombeau creusé par le despotisme ministériel. ( Caricature de 1789-1790 )

Quelques instants plus tard, cette même foule, qui venait découper des têtes, acclamait La Fayette et la reine, tandis que celui -ci baisait publiquement la main de Marie-Antoinette sur le balcon de la cour de marbre. Elle l’acclamait encore quand, toujours sur son balcon, il embrassait un garde du corps.

Il se signala par ses idées d’un libéralisme avancé, proclamant, au cours de la discussion du 20 février 1790, que l’insurrection est le plus saint des devoirs lorsque l’oppression et la servitude rendent une révolution nécessaire ; principe dangereux, qui poussant tous les mécontents à la révolte, et les faisant juges de leur propre cause, tend à bouleverser incessamment les États.

Lorsque le club des Jacobins se fut organisé, La Fayette,  avec Bailly, lui opposa celui des  »Feuillants  », destiné à offrir un point de réunion aux partisans plus modérés de la liberté. Le prestige de La Fayette, son art de manier et d’impressionner les masses étaient extraordinaires, comme on put le constater lorsque le 20 juin 1791 Louis XVI partit pour l’étranger.

   Cet épisode faillit coûter à La Fayette sa popularité : on songeait en effet déjà à l’en rendre responsable, mais il s’en tira encore par un trait d’esprit. Un homme lui disait en lui montrant le poing : « Vous avez ruiné la France en laissant partir le roi.  »   »Comment ! ruiné la France ? répondit-il. La liste civile coûtait vingt-cinq millions au pays ; le roi, en s’en allant, fait gagner un franc à chaque Français.  »     On rit et on laissa passer le général, qui alla donner des ordres de poursuite.

 Après l’arrestation de Louis XVI le 21 juin, La Fayette fut accusé par les deux partis opposés, les uns lui reprochant d‘avoir laissé partir le roi, les autres de l‘avoir fait arrêter. Il faut bien dire qu‘il protégea dans cette grave circonstance les jours de la famille royale ; mais il approuva la suspension de Louis XVI, et il ne reconnut les droits de ce prince qu’après qu‘il eut accepté la constitution, en septembre 1791. Le décret qui, à cette condition, rétablissait le roi sur le trône, ayant excité un soulèvement, La Fayette dispersa par la force les attroupements qui s’étaient formés au champ de Mars pour signer une pétition  »factieuse  ». Plusieurs républicains furent tués.

  Le 8 octobre 1791, après avoir fait accepter l’amnistie proposée par Louis XVI, il se démit de son commandement, et prit congé de la garde nationale par une lettre où il exposait les principes qui avaient dirigé sa conduite. Lorsque la première coalition se fut formée contre la France, il fut désigné pour commander une des trois armées destinées à repousser cette agression. Son premier soin, après l‘avoir rejoint, fut d’y rétablir la discipline. Il battit l‘ennemi à Philippeville, à Maubeuge et à Florennes ; malgré ces succès, il se vit bientôt en butte aux accusations des Jacobins.

Serment de La Fayette à la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Peinture de L. David (1791)

Serment de La Fayette à la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. (Peinture de L. David (1791))

Dans une lettre écrite le 16 juin 1792 à l‘Assemblée législative, il osa dénoncer les démagogues, qui, disait-il, tuaient la liberté par les crimes de la licence. Quelques jours après, il vint lui-même à la barre de l’Assemblée appuyer sa dénonciation et demander compte de la violation de la demeure royale ayant eu lieu le 20 juin. Il risquait sa tête mais triompha de nouveau et eut les honneurs de la séance, le discours qu‘il prononça étant vivement applaudi par le côté droit. Le roi devait le lendemain passer en revue quatre mille gardes nationaux. La Fayette résolut de profiter de cette circonstance pour porter un coup décisif aux  » factieux  ». Mais peu d’hommes répondirent à l‘appel, et La Fayette repartit pour son armée avec la triste conviction que sa popularité s‘était évanouie.

Quelques jours après, son effigie fut brûlée au Palais-Royal ; et au mois d‘août suivant, sa mise en accusation fut discutée dans l’Assemblée législative. Malgré les menaces et les cris des forcenés entassés dans les tribunes, cette question fut résolue en sa faveur à une majorité de plus des deux tiers des voix ; mais tous ceux qui avaient voté pour lui furent, au sortir de la séance, hués, poursuivis et maltraités par le peuple. Indigné des scènes de désordre qui se succédaient dans la capitale, La Fayette projeta de marcher sur Paris, de chasser les républicains et de rétablir le roi et la constitution ; mais il s‘aperçut bientôt que son armée était peu disposée à seconder ses desseins, et il se décida à passer en pays étranger avec un petit nombre d’officiers dont la vie était compromise.

Le 20 août 1792, le général et ses compagnons au nombre de vingt-deux, tombèrent dans un poste autrichien qui refusa de les laisser passer. La Fayette ayant été reconnu: On les arrêta . Avec trois de ses compagnons, anciens membres de l‘Assemblée constituante, il fut envoyé à Wezel comme prisonnier d‘état. Transféré à Magdebourg, il y resta un an, enfermé dans un souterrain humide et obscur, puis passa dans les cachots de Glatz, de Neiss, et enfin d’Olmütz, où l‘Autriche le fit traiter avec une grande rigueur. On le dépouilla de ce que les Prussiens lui avaient laissé, et on confisqua jusqu‘aux livres qu‘il avait avec lui.

 Cependant un médecin hanovrien, nommé Bollman, et un jeune américain, nommé Huger, entreprirent de le délivrer, et profitant d‘une des promenades qu‘on lui faisait faire régulièrement à cause du délabrement de sa santé, parvinrent à l’enlever ; mais divers accidents firent échouer leur entreprise. La Fayette fut repris   à huit lieues d‘Olmütz ; et ses deux amis également arrêtés, moururent dans les prisons …

 Après avoir passé seize mois dans les cachots de Robespierre, Mme de Lafayette vint en 1795 avec ses deux filles partager la captivité de son époux, et cette réunion compensa l’extrême sévérité dont on usait envers lui, depuis sa tentative d‘évasion.   

   Des membres du parlement d‘Angleterre, et des agents du gouvernement des États-Unis élevèrent en vain la voix pour demander sa liberté . L‘Autriche fut inflexible : elle ne devait céder qu‘à l‘ascendant de la victoire.

La Fayette traité comme il le mérite, par les démocrates et les aristocrates. Caricature de 1792

La Fayette traité comme il le mérite, par les démocrates et les aristocrates. ( Caricature de 1792 )

Bonaparte, à qui ses succès en Italie donnaient une si grande influence, fut chargé par le Directoire de négocier la délivrance des prisonniers d’Olmütz. Ce ne fut pourtant qu‘après cinq mois de pourparlers réitérés qu’il obtint leur mise en liberté. Bonaparte, sur les instigations de Carnot, avait fait de la libération de La Fayette une des clauses du traité de Campo-Formio. Mais le futur empereur se méfiait de cet homme, dont la popularité risquait de contrebalancer la sienne, et il ajouta donc  une note stipulant que le général ne pourrait rentrer en France.

Sur ces entrefaites le 18 fructidor an V (4 septembre 1797) eut lieu, et La Fayette, libéré le 19 septembre suivant mais qui désapprouvait ce coup d‘État mené par trois des cinq directeurs soutenus par l’armée, contre les royalistes devenus majoritaires au Conseil des Cinq-Cents et au Conseil des Anciens, resta donc en pays étranger et s’établit à Utrecht. La prise de pouvoir par Bonaparte lors du coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) lui rouvrit les portes de la patrie.

De retour en France, La Fayette vécut éloigné du théâtre des affaires publiques, et ce fut seulement après la bataille de Marengo (14 juin 1800) qu‘il eut occasion de voir Bonaparte. Il fut accueilli très amicalement par le Premier Consul avec qui il passa trois jours à la campagne chez son frère Joseph. Cependant toutes les propositions qui lui furent faites ne purent le décider à accepter une place de sénateur. Après que le consulat à vie ait été proposé à la sanction du peuple, La Fayette déclara qu‘il ne pouvait voter pour une pareille magistrature jusqu’à ce que la liberté publique ne soit suffisamment garantie ; ajoutant qu‘alors il donnerait sa voix à Napoléon Bonaparte !

Le vainqueur de I‘Europe s’étonnait de trouver un homme qui ose lui résister avec tant d‘obstination.  » Tout le monde en France, disait-il, est corrigé des idées extrêmes de liberté ; il n‘y a qu‘un homme qui ne le soit pas, et cet homme c‘est La Fayette. Vous le voyez tranquille ! Eh bien, s’il y avait une occasion de servir ses chimères, il reparaîtrait plus ardent que jamais.  »

En 1814, La Fayette se présenta chez le roi et chez  » Monsieur  » :  mais,bien qu’il ait été bien accueilli par ces princes, il ne reparut plus à la cour. Pendant les Cent-Jours il refusa la  »pairie  », et protesta contre les articles des constitutions de l‘empire et de l‘acte additionnel qui pouvaient attenter à la souveraineté nationale. Élu par le département de Seine-et-Marne membre de la Chambre des représentants, il fit déclarer après la bataille de Walerloo (18 juin 1815) que l‘assemblée était en permanence, que toute tentative pour la dissoudre était un crime de haute trahison.

Lorsque Bonaparte, effrayé des dispositions de la Chambre, eut décidé d’ abdiquer, La Fayette, exclu par une intrigue du gouvernement provisoire, fut un des commissaires envoyés près des puissances alliées pour demander une  » suspension d‘armes  ». Ses démarches et celles de ses collègues n‘ayant en aucun résultat, il revint à Paris, où déjà les armées étrangères étaient entrées par suite d‘une capitulation. Quelques jours après les portes du corps législatif furent fermées et mises sous la garde d‘un poste de Prussiens.

Le marquis de La Fayette

Le marquis de La Fayette

La Fayette, après avoir protesté avec plusieurs députés contre cette violence, se retira dans sa terre de Lagrange où il vécut dans la retraite. En 1818, élu par le département de la Sarthe membre de la Chambre des députés, il s‘y signala par une opposition dans laquelle il sut allier l’inflexible énergie des principes révolutionnaires à des formes exemptes d’aigreur et de violence.

La prédiction de Bonaparte s‘accomplissait. En reparaissant sur la scène politique, Lafayette s‘y montrait l‘ardent apôtre des doctrines les plus absolues de souveraineté du peuple et d‘insurrection, et il les développait à la tribune avec une conviction qui se fortifiait des souvenirs de deux révolutions auxquelles il avait pris une part active. Ses souffrances d’Olmütz n’avaient en rien modifié ses principes. Le vieux député de 1820 parlait comme le jeune volontaire de 1777, et on aurait pu dire de lui ce qu‘on disait des émigrés, qu‘il n‘avait rien oublié, ni rien appris.

À l‘occasion de tous les complots qui éclatèrent sous la Restauration, le nom de La Fayette fut prononcé ; mais il fut impossible de prouver qu‘il y avait participé. Rendu à la vie privée, le compagnon d’armes de Washington sentit le désir de revoir sur le déclin de l’âge le peuple pour lequel il avait combattu dans sa jeunesse. Plus d‘une fois ses nombreux amis d‘Amérique l’avaient sollicité de venir les visiter. Il se rendit enfin à leur vœu, et s‘embarqua au Havre sur le Cadmus le 13 juillet 1824.

    Après trente-trois jours de traversée, il débarqua sur le rivage où il avait fait ses premières armes. Le congrès lui accorda des honneurs qu‘il n‘avait jamais accordés à Washington ! Il fut proclamé l’hôte de la nation, et fut successivement fêté par tous les états de l’Union. Entouré des populations qui se pressaient sur son passage, il visita le tombeau de Washington et les champs de bataille où il avait partagé les périls de ce grand homme. Ce voyage, qui dura plus d‘un an, ne fut pour lui qu‘une suite de fêtes où se retrempa son enthousiasme républicain.

La prospérité des États-Unis dont il venait d‘être témoin l’attacha de plus en plus aux maximes qu‘il avait professées toute sa vie, et lorsqu’en 1827 il fut envoyé de nouveau à la Chambre des députés par l’arrondissement de Meaux, on le vit défendre avec une ardeur nouvelle les principes démocratiques. Ennemi déclaré de la Restauration, il espérait,attendait le moment de sa chute. Son expérience lui faisait reconnaître dans tout ce qui se passait autour de lui les symptômes d’une révolution nouvelle, qu‘il prédisait à ses amis pour ranimer leur courage défaillant.

Quand le trône de Charles X s‘écroula en 1830, il vit sans étonnement ce mouvement populaire et se remit à l‘œuvre, comme en 1789. Après avoir repoussé toutes les propositions du frère de Louis XVI, en déclarant qu’il était trop tard, son influence contribua à rattacher à la dynastie de Louis-Philippe les hommes les plus exaltés du parti libéral. Le duc d’Orléans, adroit et fin, avait compris le parti qu’il pouvait tirer de ce vieillard symbolique. Fort habilement, il sut l’entreprendre, se présenta à lui comme un ancien garde national venant rendre visite à son général, exalta les États-Unis et arriva ainsi à le gagner à sa cause. Sur le balcon du palais royal, La Fayette embrassait publiquement et consacrait le roi-citoyen, semblant contracter une alliance solennelle avec le pouvoir né des barricades. Le mot fameux :  »c’est la meilleure des républiques  », ( qu’il prononça selon les uns, et qu‘on lui attribua faussement selon les autres ), répété dans toute la France, fut jeté comme un cri de ralliement à l’opinion.

Vous êtes la meilleure des Républiques : La Fayette à Louis-Philippe, le 26 juillet 1830. Chromolithographie de 1890

Vous êtes la meilleure des Républiques : La Fayette à Louis-Philippe,
le 26 juillet 1830. Chromolithographie de 1890

Mais en se faisant l‘auxiliaire de la royauté, La Fayette était loin d‘avoir renoncé aux théories de sa jeunesse. Comme au temps où il conseillait l’infortuné Louis XVI, il prétendait allier deux choses incompatibles : la monarchie et les institutions républicaines. Mais Louis-Philippe recula devant cette carrière de concessions que lui ouvrait le vétéran de la Révolution française, et dont il craignait que le terme ne fût une catastrophe. Bientôt La Fayette s‘aperçut que d’autres avis que les siens étaient écoutés.

    Investi dans les premiers jours de la révolution de Juillet, du commandement en chef des gardes nationales de France, il dut renoncer à ce titre par suite de l’amendement du 24 décembre introduit par un député dans la loi relative à la milice citoyenne. La Fayette dut donner sa démission. Sa scission avec le pouvoir devint de jour en jour plus profonde, et il vit se rallier autour de lui une opposition composée de républicains ardents, dont il tâchait de calmer les impatiences.

La marche de la royauté nouvelle I’affligeait, mais sans altérer sa confiance ; il attendait du temps bien plus que de la violence un retour aux principes qu‘il professait, et sur la fin de sa vie il croyait fermement à un dernier triomphe de la révolution ( dont il ne  serait  le chef ni même le témoin ).

 Ayant voulu, malgré son grand âge, suivre à pied le convoi du malheureux Dulong (député de l’Eure tué dans un duel avec le général Bugeaud, qu’il avait offensé à la Chambre des députés ) , la fatigue que lui causa cet effort et la pneumonie qu’il y contracta, altérèrent sa santé. Après une convalescence apparente, il éprouva une rechute qui bientôt ne laissa plus d‘espoir. Il mourut à Paris le 20 mai 1834, et fut inhumé au cimetière de Picpus  Résultat d’images pour cimetière de picpus tombe de La Fayette   …..

J’ai lu que ….en 1946/48 :


      Expérimentation pour le moins subversive, l’inoculation de la syphilis a été effectuée de manière volontaire chez divers cobayes humains guatémaltèques, de 1946 à 1948. Bien qu’étant dangereux, ce programme pensé par l’administration Truman s’est déroulé avec l’aval et la collaboration du président du Guatemala d’alors, Juan José Arévalo.


Une scabreuse expérience :

C’est un fait historique méconnu mais, malheureusement, bien réel.

   En effet, alors que des chercheurs américains souhaitaient développer des traitements contre la syphilis, la possibilité de mener des expériences médicales sur des humains est progressivement apparue comme étant indispensable, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    C’est à ce titre qu’une commission d’experts, en relation avec l’administration Truman, décida d’inoculer volontairement (et secrètement ) des maladies sexuellement transmissibles à 5500 personnes (principalement des soldats, des prostituées Résultat d’images pour illustrations prostituée au guatémala en 1945et des malades mentaux) choisies pour leur vulnérabilité (sur une période allant de l’année 1946 à l’année 1948).

   Ces personnes/ cobayes  étaient exclusivement guatémaltèques, à la faveur d’un accord passé avec président du Guatemala, Juan José Arévalo.

   L’objectif était alors  »très simple   » : il s’agissait de savoir si la pénicilline permettait de guérir ( mais aussi de prévenir )les maladies sexuellement transmissibles.

De douloureuses séquelles :

   Malheureusement pour les malades, la molécule en question se révéla inefficace pour contrer les effets des maladies qui les affectaient. De ce fait, 83 de ces cobayes humains périrent, sans même savoir ce qui leur était arrivé.

   Toutefois, plus de 60 ans après les faits, la sombre affaire a refait surface, sous l’impulsion du président guatémaltèque Alvàro Colom (en 2011).

    Soucieux de mener une enquête sur cet événement, le chef d’État dirigea, ainsi, une commission spéciale pour éclaircir les zones d’ombre de ces expérimentations et honorer les victimes encore vivantes.

    De son côté, Barack Obama (alors président des États-Unis d’Amérique) prit pour résolution d’analyser les plus de 125 000 documents d’archives, avant de délivrer des conclusions définitives sur cette affaire.
   Des excuses officielles furent également prononcées, en compagnie de promesses certifiant que de telles expériences ne surviendraient plus.!?

     Une bien bonne résolution, puisque mener des tests médicaux sans le moindre consentement des sujets infectés peut, en effet, être assimilé à un crime contre l’Humanité.

L’Arc de triomphe….


…. aurait-il pu être un éléphant ?

   J’ai lu que c’était en tout cas l’idée de l’ingénieur Etienne Ribart de Chamoust . En 1758 , ce dernier proposa d’élever en l’honneur de Louis XV , un gigantesque éléphant surmonté d’une statue du roi . L’éléphant passait,en effet , pour être symbole de puissance et de majesté ; l’emplacement était tout trouvé : Sur la colline de Chaillot ( sur l’actuelle place de l’Etoile ) dans le but de  » fermer le point de vue  » sur le palais des Tuileries ….

Des hauts parleurs dans les oreilles afin de diffuser de la musique : !

   Le ventre du  » pachyderme  » contiendrait des salles de spectacle aux quelles ont aurait accès par l’une des pattes ! La trompe servirait de fontaine et les oreilles de hauts -parleurs diffusant de la musique jouée par un orchestre logé dans la tête ! D’après les gravures du projet , l’ensemble aurait mesuré 40 toises ( plus de 80 mètres ) de haut ….Mais ce fastueux monument ne vit jamais le jour ..

    En 1801 , une personne nommée Payre , écrivit à Chaptal ( ministre de l’intérieur ) et proposa d’ériger un arc de triomphe surmonté d’un char de la Victoire ..Pour lui , ce genre d’édifice attirerait les touristes et les rendrait admiratifs! Cette idée rappelant l’arc de triomphe de Titus de Rome reste dans la mémoire de Napoléon qui , en 1805 , promit à ses troupes ( après la victoire d’ Austerlitz ) un retour  » triomphal sous des  arcs de triomphes  » ..La convergence des routes à l’Etoile en fait , dit il , un meilleur choix pour un tel monument …Le projet de l’éléphant est alors déplacé vers La Bastille où il est  » repensé en fontaine  ! La première pierre fut posée en 1806 , mais les travaux doivent être stoppés en 1814 , à la chute de l’empire ……Ils seront relancés en 1823 par Louis XVIII …La révolution de 1830 stoppa à nouveau la construction qui ne reprendra quelques temps plus tard et sera achevée en 1836 sous le règne de Louis Philippe 1er !

klik…………..

C’était il y a environ…87 ans…


10 mai 1933 :  » Autodafé rituel des écrits juifs nuisibles  »!

 Le 10 mai 1933 au soir, à Berlin, des étudiants nazis escortent, en brandissant des flambeaux, deux camions de livres de la porte de Brandebourg jusqu’à la place de l’Opéra  (Franz-Josef Platz), face à l’université de Berlin.

Là, sous une pluie battante, ils déchargent le contenu des camions et organisent un  »autodafé rituel des écrits juifs nuisibles  ». 20.000 livres sont brûlés. Parmi les auteurs voués au feu figurent Heinrich Heine, Karl Marx, Sigmund Freud, Albert Einstein, Franz Kafka, Stefan Zweig, Felix Mendelssohn-Bartholdy.

Présent sur place, Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du Reich, dénonce dans un discours radiodiffusé le  » mauvais esprit du passé  » et appelle les étudiants à lutter pour que  »l’esprit allemand triomphe définitivement dans une Allemagne à jamais réveillée ».

    Des manifestations similaires, soigneusement planifiées, ont lieu au même moment dans d’autres villes allemandes. C’est le point de départ  d’une campagne d’épuration entamée dans les semaines précédentes dans les universités, contre les enseignants juifs ou réputés hostiles au régime nazi. Les œuvres des artistes  » dégénérés  », tels Van Gogh, Picasso, Matisse, Cézanne et Chagall, sont par ailleurs bannies des musées.

Autodafé, Berlin, 10 mai 1933 (crédit photographique : Mémorial de la Shoah/CDJC)

   Exactement 7 ans après, le 10 mai 1940 , Hitler envahissait la Belgique ……..

J’avais oublié ….


Demain , 8/05 c’est un jour férié !

C’était il y a environ 75 ans :

8 mai 1945 :

Fin de la guerre en Europe…..

   La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

Elle laisse un bilan sans équivalent dans l’Histoire avec plus de cinquante millions de morts, majoritairement des civils (400 000 Américains, autant de Britanniques, 600 000 Français, huit millions d’Allemands, vingt millions de Soviétiques etc).

Capitulation du IIIe Reich à Berlin : les plénipotentiaires allemands (le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, l'amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine, source : ECPAD)

Défaite totale de l’Allemagne nazie….

À partir de la bataille d’El-Alamein (23 octobre 1942), les armées allemandes ont subi défaite sur défaite et reculé sur tous les fronts jusqu’au 25 avril 1945, date à laquelle les troupes soviétiques et anglo-américaines ont fait leur jonction au milieu de l’Allemagne, sur l’Elbe, à Torgau.

 Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril.

Musée de la reddition du 7 mai 1945 (Reims)Il revient à son successeur, le » grand-amiral  » Karl Dönitz (ou Doenitz), replié à Flensburg, sur la frontière avec le Danemark, de demander la cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.

   Le 6 mai, Dönitz envoie le général Alfred Jodl, chef d’état-major de la Wehrmacht, à Reims , au quartier général des forces alliées ….

   Ce dernier est, depuis février 1945, installé dans le grand bâtiment de briques rouges de l’École professionnelle de Reims, à proximité immédiate de la gare ferroviaire.

NB : l’établissement porte aujourd’hui le nom de lycée Roosevelt ; la salle de la capitulation est un musée public.

 L’Allemand s’entretient avec le général américain Walter Bedell Smith, chef d’état-major du général Dwight David Eisenhower (54 ans), commandant en chef des forces alliées en Europe.

   Il tente de négocier une paix séparée avec les Anglo-Saxons mais doit bien vite y renoncer et se résigne à une capitulation générale sans condition.

La salle de la capitulation du 7 mai 1945 aujourd'hui (A. Hatat - CDT Marne)

Signature de la capitulation à Reims (7 mai) :

   C’est ainsi qu’avec les pleins pouvoirs de Dönitz, le général Alfred Jodl (55 ans) signe le 7 mai 1945, à 2h 41 du matin, la capitulation sans condition de l’Allemagne… Quelques mois plus tard, il sera déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international (exécution d’otages ou de prisonniers). Il sera pendu le 16 octobre 1946.

Côté vainqueurs, l’acte de capitulation  est signé par le général Walter Bedell-Smith et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, adjoint du général Juin et chef d’état-major de la France Libre, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.!

En l’absence d’un officier général allemand d’un rang égal au sien, le général Eisenhower a choisi pour sa part de rester dans son bureau. Mais c’est à lui que revient l’annonce radiophonique de la victoire, à 3h39 du matin, dans la salle de la signature.  » Il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés  » , déclare-t-il.

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h01, le temps que les ordres nécessaires puissent être communiqués à toutes les unités.

   NB : certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de Saint-Nazaire, et le grand amiral Dönitz ainsi qu’Alfred Jodl et Albert Speer ne seront arrêtés à Flensburg que le 23 mai 1945.

Signature de la capitulation de l'Allemagne à Reims, le 7 mai 1945 (Musée de la reddition, Reims)

Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)

Pour Staline, l’allié soviétique, pas content du tout, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu’elle soit ratifiée à Berlin, au cœur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d’occupation soviétique.

   Cette exigence trouve sa justification dans la part essentielle qu’ont pris les Soviétiques à la victoire, par le sang versé. À eux seuls, ils ont encaissé 80% de l’effort de guerre nazi

Pour cette formalité, les chefs des armées combattantes se retrouvent donc le lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Gueorgui Joukov (49 ans), dans une école militaire du génie du quartier de Karlshorst.

Les trois armes allemandes sont représentées par le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d’état-major de la Wehrmacht, l’amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine.

Le maréchal Joukov signe les protocoles de la capitulation de l'Allemagne, à Berlin, le 8 mai 1945La séance se tient dans le mess de l’école, sous les drapeaux des vainqueurs, à 23 heures (minuit, heure de Moscou). Glacial, Keitel signe les protocoles pendant un bon quart d’heure. 

 Côté allié, c’est à Joukov et au maréchal en chef de l’air britannique Arthur Tedder qu’il revient de signer les protocoles. Le général américain Spaatz et le Français de Lattre de Tassigny les paraphent comme témoins.

  Une fois les signatures terminées, le maître de cérémonie Joukov lance sèchement :  » La délégation allemande peut quitter la salle  ». Aussitôt après, l’atmosphère se détend et les vainqueurs passent à table à l’invitation de Joukov qui a prévu deux cents couverts pour un banquet qui va se terminer au petit matin au milieu des chants et des danses.

 Pendant ce temps, les chefs d’État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l’annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d’épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945. 

  NB : la ratification de la capitulation à Berlin ayant été enregistrée en URSS le lendemain, à 00h01 (heure de Moscou), c’est le 9 mai que,  Soviétiques et Russes commémorent leur victoire dans la   » Grande Guerre patriotique  ».

Keitel ratifie l'acte de capitulation à Berlin, le 8 mai 1945, à 23h ; sous les quatre drapeaux, Joukov ; à sa gauche, Tedder, à sa droite, Spaatz et De Lattre de Tassigny. (DR)

La France aussi

Bien que la France se soit officiellement retirée de la guerre avec l’armistice du 22 juin 1940, Charles de Gaulle estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s’achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914 ?.

  Au terme de cette  » guerre de trente ans  », il espère donc une place à la table des vainqueurs et mandate à cet effet le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny (56 ans), bien que ce dernier ne se soit rallié à lui qu’en novembre 1943. Staline saisit cette occasion de diviser les Occidentaux. À sa demande, Joukov introduit de Lattre dans la salle de conférences. 

Jean de Lattre de Tassigny paraphe les protocoles de capitulation de l'Allemagne, à Berlin,  le 8 mai 1945 (DR)Lorsque de Lattre exige qu’un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s’attire cette réflexion d’un officier britannique :  » Et pourquoi pas le drapeau chinois ?  » !!!!!???

    Conciliant, Joukov fait coudre à la hâte un drapeau tricolore à partir de quelques chiffons de hasard. Le maréchal Keitel, chef d’état-major de l’armée allemande, s’exclame en voyant le drapeau français entre la bannière étoilée et l’Union Jack :  » Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus que cela !  »

 Une nouvelle occasion de protester s’offre à de Lattre pendant le banquet de la nuit, quand Joukov lève des toasts en oubliant le Français. Celui-ci repousse son couvert et manifeste à haute voix son mécontentement. Joukov,  »bon enfant  », se ravise et lève un toast à la gloire de l’armée française. Ainsi la France a-t-elle gagné la place de Quatrième Grand et un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.  

La capitulation n’est pas la paix :

La guerre ne se termine cependant pas avec la capitulation de l’Allemagne nazie… Le Japon de l’empereur Showa, allié de Hitler, poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l’océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour amener ce pays à  »résipiscence  ».

  C’est seulement avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945, près de quatre mois après celle de l’Allemagne, que prend donc véritablement fin la Seconde Guerre mondiale.

( Les Américains distinguent donc le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le Japon. )

La capitulation vue de Paris ….

Les Français n’ayant eu aucune part à la capitulation militaire de l’Allemagne, à Reims, le 7 mai 1945, ils ont choisi par la suite de commémorer exclusivement la fin des combats, le 8 mai 1945.

  En 1975, le président Giscard d’Estaing a souhaité mettre un terme à cette commémoration dans le désir de se réconcilier avec les Allemands… ( mais au grand scandale des associations d’anciens combattants ).

 En 1981, le président Mitterrand a voulu prendre le contrepied de son prédécesseur. Il ne s’est pas contenté de refaire du 8 mai un jour férié. Il en a aussi fait un jour chômé sans rencontrer d’objections chez les citoyens (faut-il s’en étonner ? un jour de congé supplémentaire, ça ne se refuse pas). Cela fait avec le 11 novembre deux jours chômés pour autant de victoires sur nos  » amis allemands  » ! L’attention portée à cette célébration paraît d’autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.

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À noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment pas le 8 mai bien qu’ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, rappelons-le, c’est le 9 mai qu’ils célèbrent la capitulation de l’Allemagne, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire. Notons enfin que cette date du 8 mai 1945 marque avant tout une victoire militaire.

Il y a environ….


…84 ans :

L’œuvre du Front Populaire

   Il s’agit d’une alliance à gauche entre trois tendances :

    Le PC, le S.F.I.O. et le parti radical. Le Front Populaire gagne les élections législatives autour du slogan « Le pain , la paix, la liberté », le 26 avril et le 3 mai 1936 ; le 4 juin, Léon Blum, socialiste, devient chef du gouvernement (président du conseil). À cette victoire de la gauche succède une vague de grève et des mesures sociales arrivent très vite : Les accords Matignon le 7 juin 1936 signés par le gouvernement de Léon Blum, les syndicats et le patronat : on est dans une ambiance de politique de relance de l’économie, de  » reflation  » : l’état pratique le déficit budgétaire. Il veut augmenter fortement les bas salaires, diminuer le temps de travail donc pratiquer une politique de grands travaux.

Les mesures principales étaient :

 l’augmentation des salaires entre 7% et 15%

 15 jours de congés payés par an

 la semaine de travail de 40 heures

 des conventions collectives (syndicats acceptés)

  Ces mesures seront accompagnées des quelques nationalisations (chemin de fer : S.N.C.F.), sur le plan agricole, il y a création d’un office du blé qui garantit les prix en plus d’une politique favorable aux loisirs et aux sports. Mais cette politique sociale a un coût très élevé, elle déclenche tout de suite l’hostilité des patrons.

Le Front Populaire face aux tensions 

    On va vers l’échec économique : le Front Populaire va dévaluer le franc 3 fois (-30%) mais beaucoup trop tard. Surtout les 40 heures et les congés payés entraînent une forte hausse des coûts de production. Le patronat n’investit plus dans l’achat des machines et une fuite des capitaux s’organise. En février 1937, Léon Blum annonce une pause pour se concilier avec les classes possédantes mais il suscite l’hostilité des classes populaires. De plus, la guerre civile espagnole (qui débute en juillet 1936 entre franquistes et républicains) va diviser la gauche française. Les socialistes (S.F.I.O.) pacifistes s’opposent aux communistes antifascistes qui veulent intervenir. Finalement seuls quelques groupes de combattants (les brigades internationales) et de grands artistes (Juan Miro, André Malraux) s’impliqueront dans cette guerre.

   En France, les ligues fascistes (« Croix de Feu », « La Cagoule ») se renforcent dans un climat de terreur et de suicide. En juin 1937, le gouvernement de Léon Blum chute (il a demandé les pleins pouvoirs économiques que le sénat lui refuse).
  Jusqu’à la guerre, trois gouvernements se succèdent sans succès : le Front Populaire a accompli une œuvre sociale remarquable (en améliorant le sort des ouvriers) mais il a échoué face à la crise économique.