c’était il y a 112 ans….


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 Le 13 novembre 1907, à Coquainvilliers, près de Lisieux, Paul Cornu réussit à s’élever pour la première fois à bord d’un hélicoptère. Ce jour-là, il atteint l’altitude de… 1 mètre 50 en envol vertical libre !

Paul Cornu à bord de son hélicoptère, à Coquainvilliers

Une invention qui vient de loin

   Le mot hélicoptère a été forgé en 1861 par le vicomte Ponton d’Amécourt à partir du grec helix (spirale) et pteron (aile). Mais quatre siècles plus tôt, Léonard de Vinci en avait déjà pressenti le concept à en juger par certains de ses croquis.

  Louis Breguet, un jeune industriel de 27 ans, conçoit la première aile tournante. Il s’inspire non de Léonard de Vinci mais de Jules Verne, qui évoque cette technique dans le roman de science-fiction Robur le Conquérant.

   Le 29 septembre 1907, il fait un premier essai dans la cour de son usine, à Douai, avec son ami le professeur Charles Richet.

   Avec à son bord un certain Maurice Volumard, l’appareil, baptisé Gyroplane N°1, doté de quatre voilures tournantes de 8,10 mètres de diamètre et d’un moteur de 50 CV, atteint non sans mal l’altitude vertigineuse de 1,5 mètre mais quatre techniciens ont soin de le maintenir en équilibre, ce qui altère la portée de l’exploit.

    Trois semaines plus tard arrive le tour de Paul Cornu, un simple mécanicien à la tête d’une petite entreprise normande.

    Son engin a une envergure de plus de 6 mètres. Il comporte à chaque extrémité un rotor ou hélice avec de grandes pales horizontales recouvertes de soie et de 6 mètres de diamètre. Ces rotors sont entraînés par un moteur de 24 CV.

    Après plusieurs essais, l’engin s’élève à 1,50 mètre au-dessus du sol en vol vertical libre avec son pilote, sans personne au sol pour le maintenir en équilibre…  Le frère de Paul Cornu, qui mettait le moteur en marche, a dû se cramponner au châssis et monter avec l’engin !

L’exploit marque la véritable naissance de l’hélicoptère.

 L’année suivante, Louis Breguet récidive avec le Gyroplane N°2, qui a l’avantage de pouvoir se diriger grâce à une voilure fixe planante et deux rotors inclinés sur l’avant. Il s’élève à plus de quatre mètres et parcourt une distance d’une centaine de mètres. Mais l’engin est peu après détruit dans son hangar par une tempête.

    Les hélicoptères vont attendre un peu avant de prendre réellement leur essor. C’est seulement à la fin des années 1920 qu’un ingénieur espagnol, Juan de la Cierva, apporte une amélioration décisive en introduisant les pales articulées et le vol contrôlé.

Les hélicoptères prouveront leur utilité dans le transport de troupes et les interventions difficiles à partir de 1942, grâce à l’industriel américain d’origine russe Igor Sikorski.

    Ils seront massivement utilisés pendant la guerre du Vietnam, dans les années 1970, et seront les véritables héros du film  » Apocalypse now  »de Francis Ford Coppola (1979).

    Au nombre d’environ 70.000, ils rendent aujourd’hui des services dans les liaisons entre aéroports et centre-ville, dans les opérations de sauvetage et dans le soutien logistique des militaires en opération.

Louis Breguet, pionnier de l’aéronautique :

Louis Breguet aux commandes de l'un de ses premiers appareilsL’ingénieur Louis Breguet, co-inventeur de l’hélicoptère, est considéré comme le  » père de l’aviation scientifique  ».

Dans l’usine familiale, il s’intéresse très tôt aux machines volantes avec le professeur Charles Richet, ami de son père. Après son expérience décevante de l’hélicoptère, il se tourne vers la construction d’aéroplanes.

    Le succès lui vient en septembre 1914, au début de la Grande Guerre : Louis Breguet, pilote affecté au camp retranché de Paris, effectue un vol au cours duquel son observateur, le lieutenant Watteau, constate un changement de direction de l’armée allemande.

 Renonçant à foncer sur Paris, celle-ci présente son flanc à la capitale. Le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, profite de cette faiblesse de l’ennemi pour acheminer en toute hâte des troupes vers l’est. Il lance la contre-offensive de la Marne qui va sauver la France de l’invasion.

   Louis Breguet reçoit la croix de guerre et retrouve ses usines avec mission d’accélérer la production d’avions. Début 1917 sort le Breguet XIV, avion de reconnaissance et de bombardement entièrement métallique, qui atteint la vitesse de 180 km/h. Construit à plus de huit mille exemplaires, il équipe les flottes aériennes de plusieurs alliés, dont les États-Unis, et après la guerre, s’illustre dans l’histoire de l’Aéropostale , piloté notamment par Mermoz et Saint-Exupéry.

L’industriel va multiplier les innovations jusqu’à sa mort en 1955 ( Alors que JE naissais ). Ses usines sont aujourd’hui partie intégrante du groupe Avions Marcel Dassault.

C’était aussi un 9 novembre :


9/11/1918  ,il y a 101 ans : Décès de Guillaume Apollinaire   ….

  Affaibli par une blessure de guerre , Apollinaire décédait à l’âge de 38 ans de la grippe espagnole  ( épidémie qui fit plus de 50 millions dans le monde ! )

Le poète : ( du recueil  » alcool  » )

À Mademoiselle Marie Laurencin.

Frôlée par les ombres des morts
Sur l’herbe où le jour s’exténue
L’arlequine s’est mise nue
Et dans l’étang mire son corps

Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l’on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D’astres pâles comme du lait

Sur les tréteaux l’arlequin blême
Salue d’abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs

Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales

L’aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d’un air triste
Grandir l’arlequin trismégiste.( Qualifie un élément qui est trois fois plus grand ) ou ?  :
(Mythologie : Surnom donné par les Romains à l’ancien dieu égyptien, Thot)

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Il y a moins longtemps  ( 28 ans ) , le 9/11/1991  :

Yves Montand décédait  à l’âge de 70 ans ….C’est alors qu’il terminait les dernières prise du film  » I.P.S  » ( l’île aux pachydermes , drame de Jean Jacques Beineix ) que l’acteur fut pris de douleurs au thorax  , il succombera le lendemain laissant son épouse Caroline Amiel et un fils de 3 ans ( Valentin je crois ) 

Une des chansons ( texte de Apollinaire  ! ) 

Le texte

Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours des cerceaux dorés
L’ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.

Une autre :  » Le galérien  » …

Les paroles: ( Pas de Apollinaire )

je m’souviens ma mère m’aimait
et je suis aux galères
je m’souviens ma mèr’ disait
mais je n’ai pas cru ma mère
ne traine pas dans les ruisseaux
t’bats pas comme un sauvage
t’amus’ pas comme les oiseaux
ell’ me disait d’ètre sage

j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais courir la chance
jai pas tué, j’ai pas volé
j’voulais qu’chaqu’ jour soit dimanche
je m’souviens ma mèr’ pleurait
dès qu’je passais la porte
je s’souviens comme ell’ pleurait
ell’ voulait pas que je sorte

toujours,,toujours ell’ disait
t’en vas pas chez les filles
fais donc pas toukours s’qui t’plait
dan les prisons y’a des grilles
j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais pas lui faire de peine

je m’souviens ma mèr’ disait
suis pas les bohémiennes
je m’souviens comme ell’ disait
on ramass’ les gens qui trainent
un jour les soldats du roi
t’emmen’ront aux galères
tu t’en iras trois par trois
comme ils ont emm’nés ton père

tu aura la tèt’ rasé
on te mettra des chaines
t’en auras les reins brisés
et moi j’en mourrai de peine
toujours .toujours tu ram’ras
quand tu s’ras aux galères
toujours,toujours tu ram’ras
tu pens’ras p’t’être a ta mère

j’ai pas tué,j’ai pas volé
mais j’ai pas cru ma mère
et je m’souviens qu’ell’ m’aimait
pendant qu’je rame aux galères.

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  Voilà , il y a beaucoup d’autres choses qui se sont passé un 9 novembre , mais c’est bon comme çà ….N’est ce pas ? 

 

 

Il y a 80 ans


Elser, Un Héros ordinaire :

Le soir du 8 novembre 1939, à Munich, dans la brasserie Bürgerbräukeller, Hitler fête l’anniversaire de son putsch raté de 1923. Ce putsch lui avait valu d’être incarcéré pendant plusieurs mois, mais cela ne l’avait pas empêché d’accéder dix ans plus tard à la Chancellerie, autrement dit à la tête du gouvernement allemand.
Par une (mal)chance inouïe, le Führer va échapper ce soir-là à une bombe destinée à le tuer…
13 minutes de trop :
    Georg Elser, un humble menuisier originaire du petit village de Hermaringen, dans le Jura souabe, veut profiter de l’occasion pour assassiner le Führer dont, plus lucide que la plupart de ses contemporains, il a mesuré la malfaisance.
Il ne lui suffit pas de s’opposer en silence, en refusant par exemple le salut nazi. Dans une solitude totale, il décide d’agir par lui-même.
   Après avoir remarqué  que chaque année, Hitler célèbre l’anniversaire du putsch de la Brasserie, il s’installe dès l’été 1939 à Munich et fabrique lui-même une bombe à retardement en usant de son savoir-faire en horlogerie.
   Il va régulièrement aussi prendre un dîner à la brasserie et s’y laisse enfermer la nuit afin de préparer la cachette de la bombe. Enfin, il dépose celle-ci deux jours avant l’anniversaire…
  Comme prévu, Hitler se présente à la brasserie, entouré de la plupart des principaux dignitaires nazis. Hitler 34
    Mais , comme il a hâte de revenir à Berlin, il abrège son discours et quitte les lieux plus tôt que prévu, à 21h07, soit 13 minutes précisément avant l’explosion de la bombe (il bénéficiera d’une chance semblable lors de l’attentat de la Tanière du Loup en 1944).
  La bombe provoque l’effondrement d’une partie du local, faisant huit morts et 63 blessés.

Un héros longtemps oublié
   Très vite, grâce aux restes de la bombe, la police de Himmler identifie les fournisseurs de Georg Elser et retrouve son atelier.
   Le menuisier est arrêté le soir même alors qu’il tente de franchir la frontière suisse. Après quatorze heures d’interrogatoire et de torture, il avoue avoir posé la bombe mais  nie toute complicité face aux policiers qui n’en croient pas leurs oreilles et suspectent les services secrets britanniques.
Hitler demande que le prisonnier soit conservé en vie jusqu’à la fin de la guerre, dans l’attente d’un procès à grand spectacle destiné à magnifier le nazisme. En attendant, il est déporté au camp de concentration d’Orianenburg-Sachsenhausen, près de Berlin, puis transféré à Dachau.
   Mais Hitler ne l’oublie pas. Le 9 avril 1945, alors qu’il est sur le point de se suicider après avoir mené son pays au chaos, il donne par téléphone l’ordre express d’exécuter le  » prisonnier spécial  » .

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    Les films Georg Elser, de et avec Klaus Maria Brandauer (octobre 1989), et Elser :  » Er hätte die Welt verändert  », par Oliver Hirschbiegel (« Elser, il voulait changer le monde » ; titre français : Elser, un héros ordinaire), retracent l’histoire héroïque de ce résistant allemand ; le premier , longtemps oublié, aujourd’hui hissé à sa juste place.

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La brasserie il y a quelques temps ….

brasseie Munich

 

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Il y a peu : !

  Polémique à Munich, où la Hofbräukeller, une des grandes brasseries de la capitale bavaroise, veut empêcher la tenue d’un meeting du parti d’extrême droite  » Alternative für Deutschland » qui devait avoir lieu dans sa cave vendredi 13 mai 2016, et lors duquel Frauke Petry, coprésidente de l’ AFD, doit tenir un discours devant plus de 400 militants.
   Interviewé le 5 mai par le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung, le patron de l’établissement, Ricky Steinberg, a expliqué qu’il avait décidé d’annuler la réservation après avoir vu à la télévision les images des échauffourées qui ont eu lieu à Stuttgart le 30 avril à l’occasion de la tenue d’un congrès-clef du parti. Il ajoute avoir eu vent qu’un rassemblement de protestation était prévu devant la brasserie et avoir  »tout sauf besoin de ce tohu-bohu ».
  Outré par la décision de la direction de la brasserie, l’antenne locale de l’AfD Munich-Est, qui avait effectué la réservation il y a des semaines, a porté l’affaire devant le tribunal de Munich, qui a décidé ce jeudi 12 mai 2016 de donner raison au parti populiste, obligeant l’Hofbräukeller à accueillir le meeting prévu le lendemain
 » Suffisamment d’extrémistes de droite »
    Le refus du patron de l’établissement d’accueillir ce rassemblement d’extrême droite avait pourtant recueilli le soutien des Munichois habitués des lieux. Interviewés par un journal , plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs souligné le fait que cette brasserie avait déjà accueilli  »suffisamment d’extrémistes de droite »  par le passé. C’est en effet en ces lieux qu’Adolf Hitler avait déjà prononcé son tout premier discours, le 16 octobre 1919…
    Berceau du nazisme, Munich a accueilli de nombreux rassemblements nazis, dont la plupart avaient lieu dans les caves des grandes brasseries de la ville. C’est par exemple dans une autre brasserie emblématique, la Hofbräuhaus , que le dictateur nazi créa le NSDAP le 24 février 1920. Et c’est dans la cave de la Bürgerbräukeller,  ( qui n’existe plus aujourd’hui ), qu’a eu lieu sa tentative de putsch ratée le soir du 8 novembre 1923, connue sous le nom de  » putsch de la brasserie » .

Olympes de Gouges ……


 » Si la femme a le droit de monter à l’échafaud , elle doit avoir aussi le droit de monter à la tribune  »  Olympes de Gouges

Une déclaration féministe  justifiée  déjà  au 18 ème siècle !

 

 Olympe de Gouges : Héroïne révolutionnaire considérée comme l’une des premières féministes françaises, Olympe de Gouges s’est distinguée par son célèbre texte intitulé Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y prônait ardemment l’émancipation féminine.

   Née le 7 mai 1748, à  Montauban, sous le nom de Marie Gouze, elle épouse un  » certain  » Louis Aubry, en 1765, mais se retrouve veuve peu de temps après. Elle choisit alors de changer son nom pour celui d’Olympe de Gouges. Avide de liberté et de célébrité, elle se rend à Paris avec son petit garçon et rédige ses premiers textes. Plus que jamais inspirée par les événements de la Révolution, elle publie des ouvrages pour l’égalité des droits, jusqu’à sa fameuse Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Après avoir soutenu Louis XVI, elle offre son appui aux Girondins au lendemain des journées de mai et juin 1793. Ses activités lui valent d’être arrêtée en juillet 1793. Condamnée à mort, elle monte sur l’échafaud le 3 novembre 1793.

 dates clés :

7 mai 1748 : Naissance 
Olympe de Gouges naît à Montauban sous le nom de Marie Gouze. Elle serait alors la fille naturelle du poète Le Franc de Pompignan, dont elle dira tenir ses talents littéraires.
1 septembre 1791 : Olympe de Gouges publie un ouvrage « féministe »
La femme de lettres française publie « la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Elle y prône l’émancipation féminine, notamment au travers de l’égalité entre les sexes. Selon son ouvrage, la femme devrait être considérée comme citoyenne à part entière. Le préambule du texte s’adresse à Marie-Antoinette, à qui elle implore de défendre jusqu ’au bout le « sexe malheureux ». Ses actions ne se limitent toutefois pas à la condition de la femme. Olympe de Gouges s’était déjà engagée corps et âme dans la Révolution. Elle soutiendra également les Girondins au travers de ses écrits et ira jusqu ’à défendre le roi Louis XVI. Ses agissements lui vaudront d’être guillotinée en 1793. Elle sera considérée plus tard comme l’une des toutes premières « féministes ».
3 novembre 1793 : Olympe de Gouges est exécutée
Condamnée à mort pour avoir soutenu les Girondins, Olympe de Gouges monte sur l’échafaud avec toute la dignité dont elle est capable. Dans son célèbre texte « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », elle affirmait – ironie du sort – « une femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ».

C’était le 30 octobre …..1980


Ce jour là , Coluche Coluche présidentannonçait sa candidature à l’élection présidentielle ……affiche Coluche……….…

Il porte sa sempiternelle salopette rayée, un foulard de titi parisien et sa paire de lunettes rondes. Rien qui ressemble, de près ou de loin, à un costume de futur présidentiable. Et pourtant, en ce 30 octobre 1980 sur la scène du théâtre du Gymnase, Coluche est (presque) sérieux. Devant un parterre de journalistes, il annonce officiellement son intention de se présenter à l’élection présidentielle sous la bannière  » bleu, blanc, merde  » . Comme slogan, il a choisi :  » Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi, elle sera pliée en quatre !  »  Et il dit vrai. Si une bonne partie du pays s’amuse de sa démarche irrévérencieuse, qui vient bousculer la campagne opposant Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand, beaucoup rient jaune………….

Au  début , ce qui n’est ( semble ) qu’un gag  devient vite un problème …Des milliers de Français se reconnaissent dans les idées de l’humoriste et……il reçoit le soutien de nombreux intellectuels de gauche …Les sondages le  »créditent  » de 16% d’intention de vote ……….Il reçoit alors des menaces de mort ! Et la pression autour de lui se fait de plus en plus forte …..En avril 1981 , il annonce son retrait de la  » course  » à l’Elysée ….

 

 

Il y a environ 38 ans….


L’Auvergnat et Les copains disaient au revoir à Georges Brassens

Brassens

    Le 29 Octobre 1981, Georges Brassens nous quittait. Il venait d’avoir 60 ans.
Le temps passe, mais les chansons de cet artiste inoubliable sont toujours écoutées par des milliers de personnes, de toutes les générations.
Ces chansons et poésies sont reprises et enseignées dans le monde entier, expliquait le quotidien Sud-Ouest dans un article en hommage à l’artiste sétois.
   Dans sa ville d’origine, on peut d’ailleurs visiter   » L’espace Brassens  » où, muni d’un casque, chaque visiteur se laisse guider par Brassens qui parle de sa vie et de son œuvre.

Un titre plutôt méconnu de notre Grand Brassens.

Le Bistrot :

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
L’est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.

Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ premièr’ classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici
Te dépasse.

Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armur’ d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.

Tu trouveras là
La fin’ fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.

Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell’ du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.

Que je boive à fond
L’eau de tout’s les fon-
tain’s Wallace,
Si, dès aujourd’hui,
Tu n’es pas séduit
Par la grâce.

De cett’ joli’ fé’
Qui, d’un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu’en bas,
Bien en place.

Ces trésors exquis,
Qui les embrass’, qui
Les enlace ?
Vraiment, c’en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !

C’est injuste et fou,
Mais que voulez-vous
Qu’on y fasse ?
L’amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.

Si tu fais ta cour,
Tâch’ que tes discours
Ne l’agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.

Car sa main qui claqu’,
Punit d’un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n’est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.

Pas né, le chanceux
Qui dégèl’ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l’ dos
Les corne’ à ce gros
Dégueulasse.

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
Une espèc’ de fé’,
D’un vieux bouge, a fait
Un palace.

 

C’était……


Il y a environ 86 ans : Le 29 octobre 1933 décédait ce monsieur Albert-Calmette-2à l’âge de 70 ans ……

Son nom : Albert Calmette 

     Important  car il fut  co-inventeur du vaccin BCG contre la tuberculose !

 

   Albert Calmette est né à Nice le 12 juillet 1863, son père y était  chef de cabinet du préfet. De santé délicate, Albert ,  était en nourrice dans la propriété des Calmette, près de Nice, lorsque sa mère décéda . Un docteur, ami de son père, entoura celui ci de toute sa sollicitude et le persuada de  » l’impérieuse nécessité  » de fonder un nouveau foyer pour lui-même tout autant que pour ses trois petits garçons.

     Mademoiselle Quiney ( la nouvelle épouse  )  réussit à créer des liens d’une douceur et d’une intensité étonnantes entre ces cinq êtres. Les trois enfants reconnurent tous, plus tard, qu’ils devaient leur réussite à celle qu’ils appelaient  » leur petite mère  » ; mais Albert fut probablement celui qui nécessita le plus d’attention. Sa bonne petite mère avait déjà pu lui apprendre les premières notions de lecture et d’écriture, lorsque, en 1868, Calmette père, sous-préfet, s’installa à Mauriac, où le jeune Albert vécut les difficiles heures de la guerre de 1870. Sa santé se renforçant, il entra, en 1876, en préparatoire à l’École navale, au lycée de Brest, puis il suivit les cours de l’École de Médecine navale de Brest et sortit, en 1883, aide-médecin de la Marine …Sa vocation de marin s’accompagnait parait il , d’une joie profonde d’avoir suivi des études médicales vers lesquelles il s’était senti très vite attiré : L’épopée  » pastorienne  » y était pour beaucoup . Par exemple, Pasteur Pasteur 1venait de découvrir les microbes du charbon et du  » rouget du porc  »  ? .

    Albert Calmette sentit qu’il pourrait accomplir de grandes choses, lui aussi, et, dans une lettre adressée à sa famille, ce cri  lui échappa :  » Je crois que je peux dire : l’avenir est à moi.  » Cette foi dans les possibilités d’une science nouvelle et la quasi certitude d’être désigné pour participer, avec son énergie et son cœur, à la lutte héroïque pour vaincre la maladie, l’illuminèrent tout au long de sa vie.

De 1883 à 1885, il prit part à la campagne de Chine, sous les ordres de l’amiral Courbet. Sans négliger ses devoirs militaires, il fréquentait régulièrement les hôpitaux chinois de Hong Kong ; il eut la chance d’y rencontrer l’illustre médecin anglais, Sir Patrick Manson, qui l’initia à ses travaux sur la » filariose  ». Ce furent ses débuts dans la science.  En 1885 ,la fin de la guerre lui permit d’achever ses examens de docteur en médecine à Cherbourg, puis à Paris.
    Médecin de 2e classe de la Marine, il fit ensuite campagne au Gabon et au Congo (1886 à 1887). Ces voyages le confirmèrent dans le sentiment de l’effort gigantesque que le Corps de Santé allait devoir accomplir pour lutter contre un état sanitaire déplorable. Il s’intéressa à cette époque à la maladie du sommeil, ainsi qu’à l’hémoglobinurie d’origine paludéenne. De retour à Paris, il épousa Mademoiselle de La Salle, et deux mois après son mariage, il fut désigné pour une nouvelle campagne. Il choisit Saint-Pierre et Miquelon, au sud de Terre-Neuve, où sa curiosité scientifique le poussa à rechercher la cause de la coloration rouge que prend parfois la morue salée. Il fit voir qu’elle était d’origine bactérienne et due à des organismes apportés par le sel de certaines provenances. Il en trouvera le remède et sauvera ainsi l’industrie de l’île.

Rentré  à Paris en 1890, le désir d’étudier plus à fond cette maladie et d’en chercher la guérison le conduisit à l’Institut Pasteur récemment créé. Le   » Maître   » et le Dr Roux accueillirent avec plaisir cette recrue de choix qui allait faire tant d’honneur à la maison.      La variole et la rage sévissant parmi les indigènes de l’Indochine, Pasteur désigna Calmette au Sous-Secrétaire d’État aux Colonies pour aller les combattre. Afin d’éviter la perte d’activité du vaccin jennérien au cours de son transport en Extrême-Orient, le jeune médecin imagina de le produire sur place par inoculation à des bufflons ; le succès obtenu fut tel que Saïgon devint le centre de production de ce vaccin, comme aussi du vaccin antirabique ; pas seulement la grande Colonie, mais aussi pour tout l’Extrême-Orient. En un an, Calmette opéra 500 000 vaccinations.

Caricature du Dr Albert Calmette parue dans la revue Chanteclair en février 1909 : Albert-Calmette-3

De cette époque datent aussi les études de Calmette sur le venin de serpents, poursuivies ensuite en France. Elles le conduisirent à la découverte de son sérum antivenimeux et à la rédaction d’un livre, bientôt devenu classique, dans lequel la question de la sérothérapie antivenimeuse est traitée à tous les points de vue, théoriques et pratiques. Depuis , des Instituts pour la production du sérum Calmette furent créés un peu partout.
    Pendant son séjour en Indochine, Albert Calmette ne s’était pas contenté de démontrer par l’exemple quels services pouvait y rendre la microbiologie ; il était parvenu à prouver à l’Administration coloniale que l’étude de cette science devait être faite avec continuité, sous une direction stable. C’est ainsi que Calmette fut amené à fonder l’Institut Pasteur de Saïgon, première filiale de celui de Paris, prototype de ceux qui, par la suite, furent créés dans diverses parties de la France d’Outre-mer.

 

Il y a environ …..


109 ans…..

Le 30 octobre 1910  :

  Mr Henri Dunant  décédait  ( 8 mai 1828 – 30 oct. 1910 )   à l’ âge de 82 ans   …..

     Tout commence au soir du 24 juin 1859  : Un homme arrive à proximité du champs de bataille de Solférino  après l’affrontement entre les troupes françaises de Napoléon III et les troupes piémontaises …..Environ 30 000 victimes , blessés ou morts , se trouvent encore sur le champ de bataille , sans que quelqu’un ne les secourt, leurs  » prête assistance  » …..Ce que voit cet homme l’ébranle profondément et  il organise alors spontanément avec des volontaires de la population civile locale ( principalement des femmes ) , la prise en charge des soldats blessés et malades . 

   Dans la ville voisine de Castiglione delle Stiviere  , il met en place un hôpital dans l’ église ; de nombreux blessés y sont conduits …..Mais , il constate très vite que tout manque : personnel , compétence ,matériel médical et nourriture ….Il ne veut pas faire de différence entre les soldats ( se fiche de leur nationalité ) …..Les femmes du village le soutiennent via une phrase devenue populaire :   » Tutti fratelli  » ( tous frères ) . En plus , il réussit à obtenir des Français que les médecins autrichiens faits prisonniers puissent aider à la prise en charge des blessés …

   Cet homme, c’est Henri Dunant de Genève ….Suite à cette  » expérience , il écrit  » Un souvenir de Solférino  » publié en 1862 , où il décrit la bataille , les souffrances et le chaos des jours suivants . 

  Un an plus tard , il participe à Genève  à la fondation du comité international  de secours aux militaires blessés , qui prendra en 1876 le nom de Comité international de la Croix rouge (  » drapeau   » de la croix rouge  ) ……..qui se rapproche ( logiquement ? ) du drapeau suisse

 

Très vieille vidéo : Ambulance sur champ de bataille :

C’était il y a environ140 ans ….


  Le 22 octobre 1879, un bricoleur de génie invente l’éclairage électrique.
Après de nombreux  essais  témoignant d’une rare détermination, l’Américain Thomas Edison réussit à produire un éclairage durable en faisant passer du courant à travers un filament de carbone, dans une ampoule sous vide.
Cette première lampe à incandescenceEdisonlampe dure pendant quarante heures.
Elle enthousiasme les U.S.A et va révolutionner les sociétés humaines…..
   C’en est fini de l’éclairage au gaz ou au pétrole, odorant et dangereux, qui avait remplacé un siècle plus tôt les chandelles de suif et les cierges de cire, eux-mêmes apparus au Moyen Âge en substitution aux lampes à huile de l’Antiquité.
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Un bricoleur de génie :
Né à Milan (Ohio) 32 ans plus tôt, Thomas Alva Edison est éduqué par sa mère. Dès l’âge de douze ans, il multiplie les  »petits boulots »  tout en menant les expériences scientifiques.
   À 22 ans, il vend son premier brevet et reçoit 40.000 dollars pour perfectionner une machine à transmettre les cours de la Bourse. C’est la fin de la galère.
L’inventeur en herbe ouvre alors  dans le New Jersey une première usine dédiée au matériel télégraphique. Véritable bourreau de travail, il aurait dit à ses collaborateurs :    »Le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration  » . Mais il trouve tout de même le temps de se marier……..
En 1877, Edison invente le phonographe, avec un cylindre tournant sur lequel est enregistrée la voix humaine. Cet appareil, qu’il appelle avec tendresse son  » baby  », le rend un peu  célèbre.
L ‘année suivante ,  il atteint les  » sommets de la gloire  » avec l’invention de l’ampoule électrique. En homme d’affaires avisé, il installe à New York un générateur de courant pour alimenter les ampoules qu’il vend à la municipalité.
Les temps modernes :
Fort de ses succès, Thomas EdisonT.Edison fait bâtir à West Orange (New Jersey) un nouveau complexe de recherche dix fois plus grand que le précédent, avec pas moins de cinq mille employés et chercheurs.
  Il industrialise lui-même ses inventions. Ses entreprises sont regroupées dès 1892 en une seule du nom de General Electric (GE), dont le capital ne tarde pas à lui échapper.         ( Elle figure encore aujourd’hui parmi les principales multinationales et fabrique des moteurs d’avion aussi bien que des logiciels ou de petits équipements électroniques.)

    Thomas Edison connaît plusieurs  » déconvenues  »  :  Ainsi il voit son phonographe à cylindre détrôné par le disque. Mais, indestructible, il se relève à chaque fois, jusqu’à cumuler un total de 1093 brevets !
    Convaincu de la supériorité du courant continu, il dédaigne le courant alternatif inventé par un autre physicien de génie, Nikola Tesla.
  En 1891 il dépose le brevet d’ un appareil individuel à reproduire les images animées, le kinétoscope. Mais son appareil passe à la trappe après la présentation à Paris, du cinématographe des frères Lumière.
    Le prestigieux inventeur meurt en pleine gloire le 18 octobre 1931 à West Orange. Trois jours plus tard, en signe d’hommage, les États-Unis se plongent dans l’obscurité pendant une minute.

L’opération Northwoods ?


   En 1962, alors en pleine guerre froide, l’état-major américain propose à l’administration Kennedy un projet pour le moins particulier. En effet, basée sur une série d’attentats  » sous faux drapeau  » contre la population américaine, l’opération Northwoods a pour but de justifier une intervention sur le sol cubain, avec l’appui d’autres nations occidentales.

Une série d’attentats  » sous faux drapeau  »

   Environ un  an après l’échec de l’invasion de la baie des Cochons (avril 1961) pour déloger Fidel Castro , le gouvernement américain n’a toujours pas renoncé à mettre Cuba hors d’état de nuire.
   Pour y parvenir , l’état-major propose la mise en place d’un plan plutôt étrange, au gouvernement Kennedy.

     Cette manœuvre nommée  »Opération Northwoods  » consiste, en effet, à commettre sur le sol américain une série d’attentats sous faux drapeau qui seraient, de facto, attribués au régime cubain. !!!!

   Des détournements d’avion et des attentats à la bombe ( commis dans des villes comme Miami ou Washington  ) font, ainsi, partie du programme censé rallier l’opinion publique américaine (et la communauté internationale) à l’idée d’une guerre  » frontale ‘ contre le voisin communiste.

Kennedy refuse le plan

    Très risquée et coûteuse en vies humaines, cette manœuvre d’intoxication de l’opinion déplaît fortement à l’administration Kennedy  qui, par conséquent, la refuse immédiatement.

   Pendant les six mois qui suivent ce verdict, des tensions parasitent les relations entre l’état-major interarmes et l’administration en place, jusqu’à ce que le général Lemnitzer (spécialiste des actions secrètes) finisse par être démis de ses fonctions, au profit du frère du président : Robert Kennedy.

   Soucieux d’éviter les fuites, R . Kennedy donne l’ordre de détruire toute trace du projet, mais le secrétaire de la Défense Robert McNamara  en garde un exemplaire, à l’insu du reste de l’administration américaine.

    Conservé au sein de la salle des archives de la Sécurité nationale de l’Université George Washington, ce document officiel a finalement été déclassifié, en 1997, révélant du même coup au grand public un des pans méconnus de l’histoire américaine.

   En plus  de la stupeur, l’existence de cette opération suscitera bon nombre d’interrogations chez certains observateurs politiques, lorsque deux avions percuteront les tours jumelles de Manhattan, le 11 septembre 2001…