La guerre de ………


sept ans : ( suite à » naissance de Montréal » ) pffffffff! Confus ce billet !

    La guerre de Sept Ans (1756-1763), nommée par  les Anglais  » French and Indian War  »  (la guerre contre les Français et les Indiens), fut  la principale guerre du XVIIIe siècle. C’est aussi, d’une certaine manière, la première guerre mondiale !
Les début de la guerre :
Les hostilités avaient débuté deux ans avant la déclaration de guerre officielle avec une  » petite  » bataille  dans les forêts du Nouveau Monde : Une poignée de Virginiens sous le commandement d’un certain… George Washington G.Washington (22 ans), attaque une délégation française et tue son chef, Jumonville, dans le but de s’emparer de Fort-Duquesne, ( fort qui tient la vallée de l’Ohio, la « Belle Rivière »).
En réaction, Londres, qui n’arrive pas à l’emporter sur terre, ordonne la saisie de 300 navires de commerce français dans différents ports, partout dans le monde. La guerre générale devient dès lors inévitable… En prévision de celle-ci, le gouvernement anglais prend toutes les  précautions. C’est ainsi qu’il ordonne la déportation des Acadiens francophones susceptibles de trahir la couronne.
  Une guerre mondiale avant l’heure ?
( Se déroulant sur le continent européen mais aussi en Amérique, en Afrique, aux Indes et sur les mers, en impliquant toutes les grandes puissances européennes, cette guerre sera plus tard considérée par les historiens comme la première guerre mondiale !)
Elle est provoquée d’une part par l’amertume des Français qui, dans la guerre de la Succession d’Autriche (1740-1748) ont  » travaillé pour le roi de Prusse  » et sont ( outre-mer ), de plus en plus en concurrence avec les Anglais ; d’autre part par la soif de revanche des Autrichiens qui se sont vus enlever la Silésie par le roi de Prusse Frédéric II pendant la guerre précédente.
Mi janvier 1756, le roi d’Angleterre Georges II (également Électeur de Hanovre ?) signe à Westminster un traité de « neutralité » avec le roi de Prusse. Du coup, l’impératrice Marie-Thérèse et le roi de France Louis XV  » enterrent  »  officiellement une rivalité de 250 ans  (qui remontait à Charles Quint et François 1er ) et concluent le 1er mai 1756 un  » renversement des alliances  » prenant ainsi à rebours leurs opinions publiques. Ils s’allient à la tsarine Élisabeth, fille de Pierre le Grand, ainsi qu’à la Suède, la Saxe et l’Espagne.
  Retournements nombreux : 
La guerre commence très mal pour les Français. Le prince de Soubise est battu par Frédéric II à Rossbach en  novembre 1757 malgré l’écrasante supériorité numérique de son armée. Habile stratège, Frédéric II bat  les Autrichiens à Leuthen, le 5 décembre de la même année et les Russes à Zorndorf le 25 août 1758. Cela lui vaudra de porter désormais le qualificatif de Frédéric le Grand !
Mais la Prusse finit par être submergée sous le nombre des assaillants. Elle est un moment sur le point de disparaître après sa défaite à Kunersdorf, sur l’Oder, le 12 août 1759. Le roi Frédéric II est blessé et manque d’être capturé. Les troupes russes s’offrent même le plaisir  de défiler à Berlin.
    Heureusement pour la Prusse, la Russie se retire   » inopinément  » du conflit à la mort de la tsarine Élisabeth début  janvier 1762. Son neveu le nouveau tsar Pierre III, fervent admirateur de Frédéric II, n’a rien de plus pressé que de se retirer de la coalition contre la Prusse, sauvant son héros d’une situation désespérée. Il lui restitue la Poméranie et la Prusse-orientale.
La France de Louis XV et l’Autriche de Marie-Thérèse négligent de tirer profit de  leurs victoires et permettent ainsi ,  à Frédéric II de se ressaisir et même de reconquérir la Silésie.
A la même époque , les Anglais, dont la situation n’était guère plus brillante que celle des Prussiens, portent à la tête de leur gouvernement un homme d’une grande énergie, William Pitt l’Ancien (Pitt The Elder), 49 ans.

 

Les Français lui opposent un secrétaire d’État aux Affaires étrangères de talent, le duc de Choiseul.
La guerre outre-mer :
Outre-mer où  les Anglais sont très actifs, les choses se gâtent pour les coalisés. Fort-Duquesne est pris en 1758 par les Anglais et rebaptisé Pittsburgh en l’honneur de leur Premier ministre (c’est aujourd’hui une grande métropole industrielle du Middle West). Plus grave, la France perd sa colonie de la Nouvelle-France malgré le sacrifice de Montcalm devant Québec.
La guerre sévit aussi aux Indes où les Anglais ne tiennent pour encore que Bombay, Madras et Calcutta, tandis que les Français, grâce à Dupleix, dominent la moitié du sous-continent.
En juin 1757, une armée anglo-indienne commandée par Robert Clive bat l’armée du  souverain du Bengale (  » nabab  » ), alliée aux Français, à Plassey, près de Calcutta. Le 16 janvier 1761, Lally-Tollendal capitule à Pondichéry, l’un des derniers comptoirs qui restent aux Français.
La paix va venir des dissensions internes et de la lassitude, principalement en Angleterre. Bien que populaire dans son pays, William Pitt doit démissionner à l’automne 1761, un an après que George III (22 ans) ait succédé à son grand-père George II.

      Son successeur à la tête du gouvernement est le favori du nouveau roi, Lord Bute, qui reproche à Pitt de trop vouloir en faire sur le continent européen.
Il entame les pourparlers de paix, au scandale de l’opinion qui espérait cueillir plus d’avantages de ses efforts.
Ceux-ci sont suspendus à cause de l’entrée en guerre de l’Espagne aux côtés de la France et la guerre ne se terminera qu’en 1763 avec deux traités, à Paris et Hubertsbourg, qui  » dessineront  » pour un siècle et demi le nouveau visage de l’Europe.
L’Angleterre, lourdement endettée par l’effort de guerre, décide de taxer les colons américains qui en sont les principaux bénéficiaires. Quoi de plus normal, après tout ? Mais lesdits colons ne l’entendent pas de cette oreille. « No taxation without representation » (pas d’impôt sans représentants au Parlement), proclament-ils, ( ce qui ne manque pas non plus de logique )… Il va s’ensuivre une nouvelle guerre, dix ans plus tard, et l’indépendance des États-Unis d’Amérique.

 

 

Montréal ……. » naissance  »


     Montréal, métropole de l’actuelle province du Québec, est née le 17 mai 1642 sur une  grande île située au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la Rivière-des-Prairies.
Une idée de Samuel de Champlain  ….
  

En 1615, Samuel de Champlain suggère  l’idée d’un poste sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France… et de développer le commerce de la fourrure.

  L’idée fut reprise sous le règne de Louis XIII par le baron de Fancamp et Jérôme de la Dauversière, un habitant de La Flèche. Ces derniers songent à une grande île sur le fleuve, à 1500 km à l’intérieur des terres, que l’explorateur Jacques Cartier J Cartier a repérée un siècle plus tôt, le 2 octobre 1535, et baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin).
  Le 9 mai 1641, deux navires quittent La Rochelle pour la Nouvelle-France (le Québec actuel).
  À bord des navires, une cinquantaine de personnes sous la direction de deux catholiques fervents, le gentilhomme Paul de Chomedey de Maisonneuve et l’infirmière ? Jeanne Mance.
  L’expédition passe l’hiver à Québec et atteint le site de Montréal l’année suivante.

Aussitôt arrivés, les colons construisent une clôture.

   La messe de fondation a lieu le lendemain, dimanche 18 mai 1642. Le nouvel établissement est consacré à la Vierge et prend le nom de Ville-Marie (une dizaine d’années plus tard, il ne sera plus connu que sous le nom de Montréal).
  Cependant ,les débuts sont très pénibles et la ville doit se défendre contre les Iroquois, farouches ennemis    des Français depuis leur rencontre

 

malheureuse avec Samuel de Champlain. L’arrivée de nouveaux colons permetra de fortifier la colonie.Montreal 1647( croquis ,Montréal en 1647 )

  Vers 1653, le gouverneur Maisonneuve maisonneuve ramène de France une centaine de soldats pour mieux protéger sa ville. Celle-ci connaît enfin le calme avec la Grande Paix de 1701 conclue avec les Indiens.
   Montréal devient bientôt la plaque tournante du commerce des fourrures, « l’or de la Nouvelle-France ».

Le temps des Anglais  :

   Mais arrive la guerre de Sept Ans… La ville est assiégée par trois armées anglaises et se rend sans combattre le 18 septembre 1760. Comme l’ensemble de la Nouvelle-France, elle passe alors à la couronne britannique. Deux siècles après sa naissance, la ville  compte 45.000 habitants.
  Au milieu du XIXe siècle, c’est une cité en pleine expansion, qui tire sa richesse non plus du commerce des fourrures mais de son port fluvial accessible aux navires transatlantiques.portport 1
   Beaucoup d’immigrants y affluent et le maire de la ville voulant prendre  acte de cette nouvelle réalité en dote la ville d’un drapeau qui rappelle la diversité de ses habitants avec la fleur de lys française, la rose anglaise, le chardon écossais et le trèfle irlandais drapeau Montreal

Et aussi ,il y a environ 90 ans………


16 mai 1929
Les Oscars :
   Le Parrain, La liste de Schindler, Lawrence d’Arabie, My Fair Lady, Casablanca, Forrest Gump, Le Pont de la rivière Kwaï ou encore Danse avec les loups, ces films sont des géants du cinéma américain et mondial. Ils ont tous en commun d’avoir été récompensés du titre de Meilleur film par la cérémonie des Oscars.

 

 

   C’est dans la salle Blossom de l’hôtel Roosevelt d’Hollywood, loin des yeux du public, que les premières statuettes furent  remises par Douglas Fairbanks   , le président de l’Académie.
  La cérémonie est loin d’être l’événement médiatique qu’elle est devenue  par la suite. Les participants doivent payer 5 dollars pour assister au banquet.

    La présentation des gagnants dure environ une quinzaine de minutes. Quatorze prix sont alors remis .

      Il n’y a pas de suspense : depuis trois mois, les récipiendaires sont avisés et le presse connait le nom des gagnants.
    La première statuette fut remise à Emil Jannings  . Il reçoit la récompense à titre de meilleur acteur pour sa performance dans The Last Command. En raison de son départ pour l’Europe, son prix lui est remis un mois avant la cérémonie. La statuette est alors nommée  » Academy Award  ». Elle prendra officiellement le surnom d’Oscar en 1939, probablement en raison de la ressemblance entre la statuette et l’oncle de la bibliothécaire de l’Académie, Margaret Herrick.!

   L’Oscar du meilleur film fut décerné à  » Les Ailes  », affiche les ailes un film muet américain sur le thème de la Première Guerre mondiale, réalisé par William A. Wellman et sorti en 1927. Produit par la Paramount Pictures, le film raconte la bataille de Saint-Mihiel où les troupes améraines

   Résumé de l’histoire  » les ailes  »

    Jack Powell est un jeune homme passionné des sports automobiles. Sa voisine, Mary Preston, est follement amoureuse de lui, mais il ne lui prête aucune attention. Jack est amoureux de Sylvia, elle-même amoureuse du fortuné David Armstrong. Quand les États-Unis entrent dans la Première Guerre mondiale, Jack et David rejoignent l’Air Force pour aller se battre sur le sol français, c’est alors qu’ils deviennent copains. Mary, quant à elle, rejoint le Women’s Motor Corps afin de se rapprocher de Jack. Mais en temps de guerre tout prend tournure de tragédie, y compris entre les deux amis. 

Extraits vidéo : (bande annonce ) 

Pffff ! Trouver cette vidéo : Pas facile lol

çà s’est passé il y a ………


Environ 29 ans :

17 mai 1990 : l’OMS retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales  !

homosexualité

    Il y a 29 ans ( seulement ? ) , l’organisation mondiale de la santé  » démédicalisait  » l’homosexualité : L’ O.M.S  retirait , en effet cette dernière  , de sa liste des maladies mentales ….En France , en 1982, une loi avait supprimé toute pénalisation de l’homosexualité impliquant des personnes de plus de 15 ans ( âge de la majorité sexuelle ) …..depuis 2005 , le 17 mai est devenu la journée mondiale de la lutte contre l’homophobie et la  » transphobie  » , dans le but de célébrer cette décision . 

P.S :

Etre soi-même partout, tout le temps : mission impossible ?

   La prééminence de l’espace public dans les contextes de la transphobie illustre bien la difficulté d’être soi-même à l’extérieur. Cette pression du dehors crée un mal de vivre bien spécifique qui s’exprime dans les témoignages de ces personnes .
   D’âges variés, le plus souvent des femmes, des personnes  » trans  » en démarche de transition s’interrogent sur les réactions de leurs proches : famille, collègues, voisin(e)s. Alors que des adolescents semblent prendre conscience de plus en plus tôt de leur transidentité , des hommes de plus de 45 ans se définissant comme travestis témoignent régulièrement de leur mal-être à ne pas pouvoir exister comme femme aux yeux de leur entourage.
     Cette négation de  » l’identité de genre  » crée une souffrance psychologique qui s’accentue chez les personnes isolées, pouvant aller jusqu’aux pensées et actes autodestructeurs.
    Dans le débat public, les personnes  » trans  » ont été touchées par ces polémiques alimentées par les parties les plus réactionnaires de la société, particulièrement autour de la prétendue « théorie du genre » à l’école. Films censurés, journées de retrait de l’école, abandon des  » ABCD  » de l’égalité… autant de faits qui bloquent totalement les discussions sur la question du genre et empêchent du même coup toute avancée législative. Car face à l’accumulation de contre-vérités, bien peu osent proposer des améliorations concrètes de la vie des personnes  »trans  » .

Ouverture de…


la tour Eiffel au public Le 15 mai 1889 ( il y a environ 130 ans ! )

Destinée à commémorer le centenaire de la Révolution française lors de l’exposition unniverselle de 1889 ,la  » Dame de fer  »Tour Eiffel 1889 devait être détruite vingt ans plus tard .   Mais,Gustave Eiffel

  parvint à la  » sauver  » en démontrant l’intérêt scientifique qu’elle pouvait avoir : Télégraphie,radio , et….télévision….Il obtint  » gain de cause  » lol …..Aujourd’hui , le monument accueille plus de 7 millions de touristes par ans !                

 

çà s’est passé….


Il y a environ 409 ans

Le 14 mai 1610  ( tout de suite çà dit quelque chose non ?) 

  Ce jour là , Sully Sully, ministre des finances de Heni IV Henri4était malade , alors le roi décide d’aller lui rendre visite , il va donc en carrosse à l’Arsenal ….Déjà à l’époque , circuler dans Paris érait un  » cauchemar  » : rue Paris 1600La rue étant étroite , encombrée de d’échoppes , le carrosse du roi se trouva bloqué dans un embouteillage et l’escorte de Henri IV dut descendre pour essayer d’ouvrir la voie …..C’est alors, que , profitant de l’occasion , Ravaillac qui guettait le carosse , monte et poignarde le roi !Ravaillac( l’attentat était le 18 ème perpétré contre le roi ,mais c’était la première fois que l’auteur était un homme du peuple seul ) …..Un mois de cérémonies funèbres passèrent avant que Henri IV soit enterré ! ( enterré le 1er juillet à la basalique Saint-Denis )

N.B : Henri de Bourbon , roi de Navarre , était baptisé catholique , mais de religion protestante ; après le massacre de la saint Barthélemy en 1572 , devenu roi de France en 1589 ,il dut signer l’édit de Nantes en 1598 , édit qui mit fin aux guerres de religion....C’est donc 12 ans plus tard qu’il fut assassiné par François Ravaillac qui était un fanatique catholique !……….

 

 

çà s’est passé il y a environ 71 ans :


 Naissance de l’état d’Israël :

  Le 14 mai 1948, David Ben Gourion, président du Conseil national juif, proclame naissance de l’État d’Israël.
Un  long chemin :
   Depuis vingt siècles, une partie la diaspora juive rêvait d’un retour vers la Terre promise. Ce rêve pris forme en Europe à la fin du XIXe siècle sous le nom de  » sionisme  ».
    L’émigration vers la Palestine se développe dès l’époque ottomane et se poursuit après la Première Guerre mondiale alors que la province est passée sous administration britannique.En 1936 , la Palestine voit sa population dépasser le million d’habitants dont 335.000 juifs .
    Une organisation militaire, l’Irgoun ? , s’en prend aux Anglais et lance des attentats contre leurs forces armées.

  Londres porte alors  le problème devant l’Organisation des Nations Unies .

  L’assemblée générale vote le 29 novembre 1947 le principe d’un partage du territoire entre deux États, l’un arabe, l’autre juif, au sein d’une union douanière, le secteur de Jérusalem et Bethléem étant quant à lui placé sous administration internationale.
  Le mandat anglais prit donc fin le 14 mai 1948. Ce jour-là, conformément au plan   » onusien  », les derniers soldats britanniques quittent la Terre sainte.

Au même moment, toutes les armées des pays voisins (Égypte, Syrie, Transjordanie, Irak et Liban) attaquent le nouvel État...
    Les Israéliens arrivent à refouler leurs ennemis et des armistices sont signés l’année suivante. Ils vont délimiter les nouvelles frontières d’Israël… de façon très provisoire.

Israël et ses voisins
   La Palestine était au temps de l’empire ottoman une province déshéritée située entre le Jourdain et la Méditerranée et peuplée d‘Arabes musulmans ainsi que d’importantes minorités juive et chrétiennes.
Premières tensions
     Au XIXe siècle arrivent les premiers colons sionistes. Ils mettent en valeur la zone littorale et la Galilée, où affluent à leur suite des travailleurs des pays voisins… Après la Première guerre mondiale, la Palestine devient un protectorat britannique.
    L’ONU, pour tenter de mettre fin aux tensions entre les différentes communautés, propose de partager la province en deux États mais les pays arabes refusent son plan et seul est fondé l’État d’Israël, le 14 mai 1948.
    Une coalition arabe tente de  »tuer dans l’oeuf  » le nouvel État. Mais celui-ci conserve la plus grande part de la Palestine, à l’exception du centre historique de Jérusalem, des montagnes de Judée (la Cisjordanie), à vieux peuplement musulman et chrétien, et de la bande de Gaza, où se réfugient beaucoup de travailleurs musulmans de la zone littorale.
   Le royaume voisin de Transjordanie prend alors l’administration de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, en prenant le nom de Jordanie ; l‘Égypte  quant à elle administre la bande de Gaza.

Tension ,guerres :

 la guerre du Sinaï (1956) :
Quelques années plus tard( en 1956 ) Israël de profite de la crise de Suez pour attaquer son plus important ennemi, l’Égypte. Mais là aussi, échec à l’agresseur : en dépit de sa victoire sur le terrain, Tsahal, l’armée israélienne, doit se retirer derrière les frontières de 1948.
la guerre des Six Jours (1967) :
  A nouveau menacé en 1967 par une coalition arabe, Israël prend les devants et dans une spectaculaire guerre-éclair, occupe l’ensemble de la Palestine historique, la péninsule égyptienne du Sinaï et même le plateau syrien du Golan, position stratégique essentielle au-dessus de la plaine de Galilée. Jérusalem est réunifiée et devient la capitale officielle de l’État hébreu.
la guerre du Kippour (1973) :
  Le président Anouar el-Sadate, successeur de Nasser à la tête de l’Égypte, lance une quatrième guerre en 1973 qui se solde par une défaite honorable. Elle lui permet à Camp David, en 1978, de négocier la paix avec Israël sous l’égide des États-Unis.

çà s’est passé il y a …..


  environ 78 ans ( ce billet sera peut-être long , trop long ? ) Mais…..peut on ,doit on oublier ? 

 » La rafle du billet vert  »  :

En mai 1941, à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le «billet vert» : ils sont «invités à se présenter» le 14 mai dans divers lieux de rassemblement «pour examen de situation».

    Leur liste a été établie grâce au fichier du recensement effectué à partir de septembre 1940 par les autorités françaises, sur ordre de l’occupant allemand.

   Ils doivent être accompagnés d’un membre de leur famille ou d’un ami. Persuadés qu’il s’agit d’une simple formalité, beaucoup s’y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d’aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres .

   3 700 Juifs sont ainsi arrêtés dans la région parisienne : c’est la «rafle du billet vert». Cette première rafle précède de quatorze mois la rafle du Vél d’Hiv.

embarquement

 

   Conduits à la gare d’Austerlitz en autobus, les Juifs sont transférés le jour même en train vers le Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

1 700 d’entre eux sont internés à Pithiviers, 2 000 à Beaune-la-Rolande. Ils y resteront  pendant plus d’un an, dans l’ignorance totale du sort qui leur est réservé. Beaune

 

    Le 8 mai 1942, 289 d’entre eux sont transférés au stalag de Compiègne-Royallieu, d’où ils sont majoritairement déportés vers Auschwitz le 5 juin 1942.

   Les autres connaissent  bientôt le même sort. Trois convois partent directement vers Auschwitz : le 25 juin et le 17 juillet 1942 de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-La-Rolande.

    Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande sont la concrétisation de la politique antisémite et de collaboration engagée par le régime de Vichy dès son arrivée au pouvoir.

    Un décret du 4 octobre 1940, signé par le maréchal Pétain, a permis d’interner «les ressortissants étrangers de race juive» dans des camps spéciaux, sur simple décision préfectorale et sans motif. Le «statut des Juifs», paru la veille, avait donné une définition «française» ( différente de  celle des nazis ) de la «race juive» et édicté les premières interdictions professionnelles (fonction publique, presse, cinéma …).

  Au printemps suivant, cette politique antisémite s’intensifie sous les pressions allemandes, avec la création du Commissariat Général aux Questions Juives et l’internement d’un total d’environ 5 000 Juifs étrangers de la région parisienne.

  C’est ainsi que sont créés les camps jumeaux de Pithiviers et de Beaune-la-RolandePithiviers. Le choix de ces petites villes du Loiret est dû à leur proximité de Paris, à une bonne accessibilité par le chemin de fer, à la possibilité de trouver sur place du ravitaillement et à la présence d’installations sécurisées (barbelés, miradors) qui ont déjà hébergé des prisonniers de guerre français, transférés depuis en Allemagne.

Les camps sont administrés par la préfecture du Loiret, à Orléans ; un Service des Camps a été mis en place.

Les internés sont installés dans des baraques en bois mesurant 30m sur 6m, avec soubassement de béton. Dans chaque baraque, de chaques côtés d’un couloir, deux rangées de châlits (lits à deux ou trois étages), remplis de paille ; paillasses et couvertures sont en nombre insuffisant ; 2 poêles seulement pour se chauffer, et aucune place pour le rangement.chalits

 

   Les conditions de vie y sont  très mauvaises. En particulier les installations sanitaires et médicales ne sont pas  » opérationnelles  » à l’arrivée des internés. La situation va un peu s’améliorer, mais l’alimentation reste insuffisante , l’hygiène très précaire (la prévention des épidémies étant le seul souci de l’administration ), le logement insalubre (les baraques sont étouffantes en été, très froides en hiver, à la fois mal isolées et non aérées).

   Le personnel de surveillance, français, a une triple origine : des gendarmes venus de la banlieue parisienne, chargés d’assurer la sécurité extérieure, des douaniers repliés du sud-ouest, chargés de la sécurité intérieure, et, en renfort, des gardiens auxiliaires, recrutés localement.

   Le chef de camp est un capitaine de gendarmerie en retraite, plutôt âgé, attiré par le cumul emploi-retraite. Il est assisté d’un gestionnaire à plein temps et d’un médecin-chef, un médecin de ville qui assure quelques vacations, l’essentiel du travail étant pris en charge par des médecins juifs internés.

   Selon le comportement de la direction, le régime intérieur du camp oscille entre des périodes de laisser-aller indifférent et d’autres où la répression s’intensifie, avant finalement de se durcir considérablement suite aux reproches de la hiérarchie préfectorale, de la presse collaborationniste, et surtout des Allemands, qui obtiennent, en avril 1942, le remplacement du chef du camp de Pithiviers jugé trop laxiste.

  Les internés ne voient pratiquement jamais d’Allemands, si ce n’est à l’occasion de quelques visites d’inspection , et lors des «départs» en déportation, au moment de l’embarquement dans les wagons à bestiaux.

  Par contre, des pressions allemandes s’exercent sur la préfecture d’Orléans, vite suivies d’effets : la Feldkommandantur infléchit ainsi les pratiques d’internement des autorités françaises, au point, finalement, de les piloter. La seule réticence notable de la part des fonctionnaires du Loiret se manifeste lorsqu’ils demandent que les Allemands respectent la voie hiérarchique pour faire passer leurs exigences : en cela, ils sont d’ailleurs de zélés pratiquants de la collaboration d’État.

   Les réactions des internés devant le sort qui leur est fait sont diverses et varient au fil du temps. Ils cherchent des moyens d’échapper à une situation qui les inquiète de plus en plus, que ce soit un motif officiel de libération ou une filière clandestine pour s’évader. évasion L’évasion toutefois devient de plus en plus difficile au fil des mois, et fait en plus  l’objet d’un débat complexe entre les internés, entre les internés et leurs familles, entre les internés et les organisations de résistance. Ils s’efforcent cependant , de trouver des moyens pour améliorer leurs conditions de vie, grâce à un réseau d’amis ou par une  affectation qui offrirait des opportunités de sortie (travail ou corvées à l’extérieur du camp).

   Le temps passant, des groupes organisent une vie culturelle (conférences, cours, débats, théâtre, chorale, ateliers artistiques), aidée par la présence d’artistes, d’artisans et d’intellectuels internés. L’administration laisse faire : ces activités lui garantissent un certain calme, et elle peut user de leur privation comme d’un moyen de sanction.

  Des groupes d’internés réussissent à se structurer en un comité clandestin de résistance et à établir le contact avec des mouvements extérieurs au camp. C’est ainsi que s’organise une circulation clandestine de courrier. Deux journaux, clandestins eux aussi, sont rédigés par des internés ! Et recopiés à la main dans le camp.

   Les internés vivent leur enfermement en se retrouvant au sein de groupes variés : habitants d’une même baraque, équipes de corvées intérieures ou extérieures ( ces dernières étant les plus prisées car quand on sort, même sous surveillance et pour travailler, on peut nouer des contacts -, groupes d’activités culturelles, participants aux multiples débats plus ou moins informels, simples groupes d’affinités (les jeunes, les croyants, les lecteurs, les peintres etc.).

   Certains internés travaillent à l’extérieur ( dans des fermes, des usines, des chantiers forestiers, des carrières ) , qui à l’époque manquent tous de main d’œuvre. Travailler permet à la fois de sortir des barbelés, de tromper l’ennui, de trouver une meilleure alimentation et un maigre appoint financier ou de rechercher des opportunités d’évasion.

   Les internés peuvent rester en rapport avec leurs familles encore en liberté (mais confrontées à l’aggravation progressive de la persécution) par le courrier, par les visites, et même, dans un premier temps, par des permissions. Ils peuvent également recevoir des colis. Le lien maintenu est fragile : il est quelquefois brutalement interrompu par mesure disciplinaire.

Au cours de l’été 42 : nouvelles rafles
   Après la rafle du Vel d’Hiv, entre le 19 et le 22 juillet 1942, près de 8 000 personnes (parmi lesquelles plus de 4 000 enfants, souvent très jeunes ) , sont transférées dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, conçus pour en accueillir moitié moins. Pourtant prévenue de l’arrivée de milliers de personnes, l’administration des camps n’a rien prévu, ni pour l’hébergement ni pour l’alimentation, en particulier pour de très jeunes enfants. La pagaille rêgne : Tout manque ( nourriture, médicaments, couvertures, vêtements) .Les femmes et d’enfants sont installés sur de la paille posée à même le sol. À Pithiviers, dès le 20 juillet, les baraques sont saturées. Le 21, ce sont plus de 2 000 personnes supplémentaires qui arrivent : elles sont entassées dans un hangar réquisitionné.

La situation sanitaire étant catastrophique, des épidémies se déclarent. Faute des soins nécessaires, plusieurs enfants meurent.

  Dès la mi juillet, l’administration française a exprimé «le souhait de voir les convois à destination du Reich inclure également les enfants».

   Or, à cette période, les nazis ne réclament que les adolescents de plus de 15 ans. En attendant l’autorisation de Berlin pour déporter les enfants Aline, il est envisagé de les séparer de leurs parents, qui doivent être déportés dans les jours qui suivent. Finalement çà se produit fin juillet dans les camps d’internement du Loiret.

  Fin juillet, la décision est prise de déporter les adultes, pour compléter l’effectif des convois prévu lors des accords franco-allemands.

   Brutalement séparés de leurs enfants les plus jeunes, les mères et les grands adolescents sont alors massivement déportés par 4 convois partant directement des gares de Pithiviers et Beaune-la-Rolande vers Auschwitz, du 31 juillet au 7 août.

    Les enfants restent seuls, livrés à une détresse absolue, matérielle et psychique.

   L’accord écrit pour la déportation des enfants arrive de Berlin mi août.

   Entre le 15 et le 25 août, les enfants sont transférés à Drancy , d’où ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau, majoritairement par les convois du 17 au 28 août 1942. Ceux qui ne partent pas dans ces convois partiront un peu plus tard,  le 21 septembre , depuis la gare de Pithiviers (la plus jeune a 2 ans).

Aucun des enfants déportés n’est revenu.

  Après septembre 1942, les internés juifs de Pithiviers sont transférés à Beaune-la-Rolande. Le camp de Pithiviers enferme désormais, de septembre 1942 à août 1944, des «internés administratifs», essentiellement des communistes internés par décision préfectorale.

   Le camp de Beaune-la-Rolande absorbe, pour des durées provisoires, les sureffectifs du camp de Drancy, ou encore «héberge» les «catégories» d’internés jugées, au moins pour un temps, «non-déportables». La vie du camp est alors rythmée par le départ de quelques convois pour Drancy, par un va-et-vient de groupes de centaines d’internés, constamment reclassés et déplacés. Les Allemands décident, et l’administration française applique systématiquement leurs décisions.

    En juillet 1943, après une inspection d’Aloïs Brünner dans le Loiret, les internés seront tous rassemblés à Drancy, et le camp de Beaune-la-Rolande sera fermé.

çà s’est passé un 10 mai


De 1774 à 1994 !  ( Trop long ? => pas obligé de lire / commenter )

10 mai 1774 : Mort de Louis XV

Le 10 mai 1774, le roi Louis XV,Louis 15 surnommé dans sa jeunesse le Bien-Aimé, meurt à 69 ans au milieu de l’opprobre générale, après avoir régné plus d’un demi-siècle.Ses deux fils l’ayant précédé dans la mort, c’est à son petit-fils de 20 ans, le duc de Berry, que revient le trône sous le nom de Louis XVI.

Le nouveau roi de France est le troisième fils du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe. C’est un garçon cultivé et intelligent mais doux et maladivement timide. La mort prématurée de ses deux aînés en a fait l’héritier de la couronne sans y avoir été préparé. Sa vie conjugale ne lui apporte guère de satisfaction depuis son mariage avec l’archiduchesse Marie-Antoinette, quatre ans plus tôt.

10 mai 1802 : « Le dernier cri de l’innocence et du désespoir »

   Le 10 mai 1802, le métis Louis Delgrès (36 ans) adresse « à l’univers entier le dernier cri de l’innocence et du désespoir ». En affichant cette proclamation sur les murs de Basse-Terre, en Guadeloupe, il revendique le devoir d’insurrection et lance un appel à la fraternité, par-dessus les barrières de races.

  Quelques jours plus tard, dans l’habitation Danglemont, à Matouba, dans les hauteurs de Basse-Terre (Guadeloupe), il se fait sauter avec ses hommes pour échapper à la cruauté du corps expéditionnaire du général Antoine Richepance (on écrit aussi Richepanse) et de Magloire Pelage. Son ami Joseph Ignace et beaucoup d’autres insurgés dont la mulâtresse Solitude sont tués ou exécutés…
Journée du souvenir de l’esclavage

   Le gouvernement français a institué en 2001 une Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition et, par une curieuse démarche, l’a raccrochée au 10 mai 2001, vote de la loi Taubira établissant cette journée !…

  Il aurait été plus  » logique  » de la raccrocher plutôt au 10 mai 1802, lorsque le métis Louis Delgrès (36 ans) adressa « à l’univers entier le dernier cri de l’innocence et du désespoir ».

  Ce brillant officier de la Révolution, fervent républicain et bonapartiste convaincu, se fit sauter avec ses hommes le 28 mai suivant, pour ne pas tomber entre les mains du général Richepance, lequel avait outrepassé les ordres de Paris en rétablissant l’esclavage sur l’île.

 

  10 mai 1804 : Formation de la Garde impériale  garde impériale

  La Garde consulaire, corps d’élite de deux mille soldats « qui se seront distingués sur le champ de bataille », est rebaptisée Garde impériale le 10 mai 1804, avant même que le Premier Consul ne soit désigné Empereur des Français sous le nom de Napoléon par le Sénat.

Cette Vieille Garde, constituée d’impressionnants grenadiers de grande taille avec bonnets à poil, sera ensuite complétée par une Moyenne Garde puis, après 1812, par une Jeune Garde. Les effectifs totaux atteignent 25 000 en 1809 et 40 000 en 1812. En raison même de ses qualités, l’Empereur la réserve pour les coups d’éclat et parfois, comme à Borodino, sur la Moskowa, s’attire le reproche de trop l’économiser.

10 mai 1806 : Napoléon 1er fonde l’Université

    Le 10 mai 1806, une loi de Napoléon 1er Napoléon 1er jette les bases de l’Université : « Il sera formé, sous le nom d’Université impériale, un corps chargé exclusivement de l’enseignement et de l’éducation publics dans tout l’Empire ».

L’Université apparaît d’emblée comme un corps enseignant investi d’un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d’un ordre religieux. L’écrivain Louis de Fontanes en est nommé grand maître en 1808. Rallié à Louis XVIII en 1815, il sera fait marquis.

10 mai 1933 : « Autodafé rituel des écrits juifs nuisibles »

  Le 10 mai 1933 au soir, à Berlin, des étudiants nazis escortent, en brandissant des flambeaux, deux camions de livres de la porte de Brandebourg jusqu’à la place de l’Opéra, ou Franz-Josef Platz, face à l’université de Berlin.

   Là, en dépit d’une pluie battante, ils déchargent le contenu des camions et organisent un « autodafé rituel des écrits juifs nuisibles ». 20.000 livres sont brûlés. Parmi les auteurs voués au feu figurent Heinrich Heine, Karl Marx, Sigmund Freud, Albert Einstein, Franz Kafka, Stefan Zweig, Felix Mendelssohn-Bartholdy.autodafé nazi

  Présent sur place, Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du Reich, dénonce dans un discours radiodiffusé le « mauvais esprit du passé » et appelle les étudiants à lutter pour que «l’esprit allemand triomphe définitivement dans une Allemagne à jamais réveillée».

  Des manifestations similaires, soigneusement planifiées, ont lieu au même moment dans d’autres villes allemandes. C’est le point d’orgue d’une campagne d’épuration entamée dans les semaines précédentes dans les universités, contre les enseignants juifs ou réputés hostiles au régime nazi. Les oeuvres des artistes « dégénérés », tels Van Gogh, Picasso, Matisse, Cézanne et Chagall, sont par ailleurs bannis des musées 

10 mai 1940 : Hitler envahit la Belgique

  Le 10 mai 1940, sept mois après la déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre à l’Allemagne, celle-ci rompt le front occidental.

Conformément au plan audacieux du général Erich von Manstein, le Führer porte son principal effort dans les Ardennes, une région montagneuse qui n’est pas protégée par la ligne Maginot et que le généralissime Gamelin n’a pas cru nécessaire de défendre.
10 mai 1940 : Churchill Premier ministre contre Hitler

  Le 10 mai 1940, tandis que les armées de Hitler rompent le front de l’ouest, Winston Churchill Churchilldevient Premier ministre de Grande-Bretagne. Il remplace à ce poste Neville Chamberlain, qui s’est déconsidéré par ses hésitations et ses reculades face au Führer.

Trois jours plus tard, le 13 mai 1940, Winston Churchill lance à l’adresse des députés et de ses concitoyens : «Je n’ai à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur !…»

10 mai 1974 : « Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du coeur »

   Le 10 mai 1974, un Face à Face télévisé oppose les deux candidats à la présidence de la République, Valéry Giscard d’Estaing,G.d'Estain ministre des Finances dans le gouvernement du précédent président, Georges Pompidou, décédé un mois plus tôt, et François Mitterrand,Mitterand candidat unique de l’opposition de gauche. Les deux candidats sont au coude-à-coude dans les sondages.

  Excédé par le ton moralisateur et condescendant de son rival, le représentant de la droite lance : « Je vais vous dire quelque chose : je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du coeur. Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du coeur ».

  La réplique fait mouche et va faire basculer le sort en faveur de son auteur, qui l’emportera avec 426.000 voix d’écart lors du scrutin du 19 mai 1974. À peine élu, VGE donnera du corps à sa formule en réformant tambour battant la société française..

10 mai 1981 : Mitterrand président de la République

Le dimanche 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République française…
10 mai 1994 : Mandela président de l’Afrique du Sud

Le 10 mai 1994, Nelson Mandela (76 ans) Mandelaest intronisé président de la République d’Afrique du Sud. La plupart des dirigeants de la planète se sont déplacés pour ce moment de grâce qui scelle la réconciliation des Sud-Africains après un siècle de ségrégation raciale, dans une période par ailleurs obscurcie par la guerre de Bosnie et le génocide du Rwanda…

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c’était il y environ 83 ans :


  Le 3 mai 1936 avait lieu en France le deuxième tour des élections législatives. Le scrutin donna la majorité à une coalition de gauche, le Front populaire, conduite par un chef    »  charismatique  », le socialiste Léon Blum (64 ans).
   Une victoire longtemps attendue
   Le Front populaire ( comme chacun le sait ) = Une alliance électorale conclue deux ans plus tôt par les trois grands partis de gauche : le parti communiste de Maurice Thorez, le parti socialiste de Léon BlumL. Blum et, plus près du centre, le parti radical-socialiste d‘Édouard Daladier E. Daladier. Sa victoire souleva  dans les classes populaires un espoir d’autant plus grand que le pays était tétanisé depuis plusieurs années déjà par la crise économique ( dérivée du krach de Wall Street de 1929.)
   À peine le gouvernement est-il installé que se multiplient dans tout le pays les grèves et les occupations d’usines, de chantiers et de magasins, dans l’espoir d’un renversement du système capitaliste.
    Ces grèves sur le tas gagnèrent très vite l’ensemble du secteur privé. Au total 2 millions de grévistes. Elles se déroulent de manière pacifique et dans l’allégresse et la joie. Chacun croit à l’imminence d’une nouvelle révolution, certains pour s’en réjouir, d’autres  pour s’en alarmer.

Réformes tambour battant:
    Le gouvernement restaura la paix sociale en signant avec les représentants patronaux et syndicaux les accords Matignon dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 (l’hôtel Matignon est la résidence du président du Conseil).
   Ces accords prévoient des augmentations de salaires, l’élection de délégués ouvriers dans les usines, l’établissement de contrats collectifs et non plus individuels... Le travail reprit alors peu à peu dans les entreprises.
     Léon Blum mène  » tambour battant  » des réformes sociales spectaculaires : congés payés (11 juin 1936) et semaine de 40 heures (12 juin 1936) pour tous les salariés.
    Il réforme aussi  l’organisation de la Banque de France (24 juillet 1936). Nationalise les principales usines d’armement (11 août 1936) et crée un Office interprofessionnel du Blé (15 août 1936) pour maîtriser le cours des céréales. Le 31 décembre 1936, Léon Blum prend le temps de savourer l’oeuvre accomplie : «Il est revenu un espoir, un goût du travail, un goût de la vie».
Orages en vue
     Malheureusement, le chômage ne s’améliore pas. La limitation à 40 heures de la durée hebdomadaire du travail (au lieu de 48 ou davantage) se solda par une relance du chômage ..
    Léon Blum procède à une dévaluation du franc, qui donne un peu d’air à l’économie mais vient trop tard. Le 13 février 1937, dans une allocution radiodiffusée, il se résigne à annoncer une «pause sociale»… Les atermoiements du gouvernement face à la guerre civile espagnole achèvent de le discréditer et, dès le 21 juin 1937, le leader socialiste doit remettre sa démission.
La fin des illusions
    Léon Blum fut alors remplacé à la tête du gouvernement par le radical-socialiste Camille Chautemps. Celui-ci donne du mou à la législation sur la semaine de 40 heures en facilitant les heures supplémentaires.
   Il poursuit par ailleurs les réformes en regroupant les compagnies privées de chemin de fer, gravement déficitaires, dans un monopole public, la SNCF. Mais communistes et socialistes réclament l’application intégrale du programme du Front populaire et provoquent sa démission.
    Léon Blum revint à la tête d’un gouvernement d’union nationale début  mars 1938 à un moment d’extrême tension internationale : la veille même, Hitler a annexé l’Autriche à l’Allemagne (l’Anschluss) !
   Il remet sa démission moins d’un mois plus tard et le radical-socialiste Édouard Daladier accède à la Présidence du Conseil. C’est lui  signera les  »détestables  » accords de Munich puis  la déclaration de  la guerre à l’Allemagne.