Il y a environ 67 ans ….


13 janvier 1953 :

Le  » complot des blouses blanches  » ?

    Le 13 janvier 1953 éclatait à Moscou l’affaire des  »médecins empoisonneurs  » . Un article de la Pravda accuse ces médecins ( tous juifs ) de préparer des assassinats médicaux à l’instigation d’une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont très vite  inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !

   Selon sa tactique habituelle, le dictateur Staline photoprévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms ( Pogrom ? = Attaque accompagnée de pillage et de meurtres perpétrée contre une communauté juive dans l’Empire russe pogrom ) dans le pays, enfin, à l’appel  » spontané  »  de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un  » asile  » dans les régions orientales du pays !

   L’appel est déjà prêt, ainsi que l’explique l’historien Léon Poliakov Poliakov quand la mort surprend le  » petit père des peuples  »  ( Staline ) et l’empêche de mener à bien son dernier  » exploit  »…

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    Le , Staline déclare au Politburo :

   ( le Politburo,  était le premier conseil du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique qui définissait sa ligne directrice, et déterminait les politiques suivies par l’URSS. Fondé en 1917 au moment de la révolution d’Octobre en tant qu’organe de direction des Bolcheviks, il est refondé en mars 1919 lors du huitième congrès du parti.)

    Staline déclare :  » Tout sioniste est l’agent du service de renseignement américain. Les nationalistes juifs pensent que leur nation a été sauvée par les États-Unis, là où ils peuvent y devenir riches, bourgeois. Ils pensent qu’ils ont une dette envers les Américains. Or parmi mes médecins, il y a beaucoup de sionistes. »

   Semion Ignatiev Igniatev , qui venait d’être nommé  ministre de la Sécurité de l’État, est chargé de mettre en œuvre les accusations et d’obtenir des aveux.

     L’  » affaire  » éclate publiquement le , lorsque la Pravda publie un long article intitulé  » Sous le masque des médecins universitaires, des espions tueurs et vicieux  ». Cet article, inspiré d’une dépêche de l’agence soviétique TASS dénonce un  » complot de bourgeois sionistes  », organisé par « l’organisation juive internationale bourgeoise-nationaliste » : le Congrès juif mondial, qui, à en croire ce journal officiel du Parti communiste de l’Union soviétique, serait financée par la CIA.

    Un groupe de neuf médecins, dont six sont juifs , ayant soigné des membres du Parti communiste de l’Union soviétique auraient empoisonné Andreï JdanovJdanov (mort en 1948) et Alexandre Chtcherbakov Shcherbakov(mort en 1945).

    Ces médecins étaient, au moment de leur arrestation, sur le point d’assassiner d’importantes personnalités soviétiques, telles Ivan Koniev, Alexandre Vassilievski ou Leonid Govorov. Une femme médecin, Lidia Timachouk, est décorée de l’ordre de Lénine pour avoir dénoncé le groupe.

 

 

 » Le petit noir  »


   Je ne sais pas si  ,vous qui lirez ceci ,  êtes comme moi , mais je ne suis bon à rien avant d’avoir bu mon bol de café noircafé noir au lever …..Souvent, on me dit que j’en bois trop , que c’est mauvais pour la santé …..Mais, j’ai lu il y a peu que le café présente des  » vertus  » insoupçonnées . Comme chacun sait , il soutient notre vigilance , nous tient éveillés , mais il semblerait que ses vertus ne s’arrêtent pas là : Des études récentes ont notamment  prouvé son rôle dans la prévention de certains cancers !( colon , bouche , œsophage ..).. Il jouerait également un rôle bénéfique au niveau de la mémoire ? ! 

D’autres recherches sont arrivées à des résultats encore plus surprenants :Un rôle préventif dans certaines pathologies comme la maladie de Parkinson et d’ Alzheimer . Il empêcherait aussi l’apparition de caries en détruisant les bactéries de la plaque dentaire . Voilà de quoi satisfaire , rassurer les  » accrocs  » au café noir …Ceci dit , il ne s’agit pas d’enchaîner les expresso à longueur de journée ! les bénéfices du café à raison d’une consommation modérée : 3 à 4 tasses par jour et à deux conditions : Le boire noir ( le café au lait est indigeste ) et sans sucre  ! ( ce que je fais , mais j’en bois plus de 4 tasses par jour ! )

Voltaire….


Tout le monde connait ce nom , cet homme : Voltaire

Comme étant :………..Mais…?!

Philosophe, auteur dramatique, poète, historien et polémiste hors pair, l’homme incarne « l’esprit français » de l’époque. Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, voit le jour le 21 novembre 1694, à Paris et décède le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.. Il est le dernier fils d’un notaire parisien. Le jeune garçon va au collège des Jésuites Louis-le-Grand et fait de brillantes études de rhétorique et philosophie. Il se destine à une carrière littéraire, contre la volonté de son père qui pense qu’il ne pourra pas vivre de ses écrits. Il fréquente les salons littéraires et la haute société parisienne. C’est en 1717 qu’il prend le nom de Voltaire, une anagramme de son nom : AROVET LJ (Le Jeune), le U et V, J et I se confondaient à cette époque. Son talent d’écriture lui permit de parcourir presque tous les genres : la comédie, la tragédie, le pamphlet, le journalisme, le conte philosophique (Candide ou Zadig), l’ouvrage historique, le discours, la critique littéraire…
Voltaire à la Bastille
   Accusé à tort d’avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d’Orléans, il est emprisonné à la Bastille en 1717. Il y reste onze mois et met à profit ce temps pour écrire sa première pièce, « Œdipe ». Cette dernière, jouée quelques mois après sa sortie de prison, rencontre un petit succès. En 1726, Voltaire est à nouveau envoyé à la Bastille suite à une altercation avec le Chevalier de Rohan. Il est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Il quitte la France et s’installe outre-Manche. Là-bas, il découvre les théories d’Isaac Newton et la philosophie de John Locke qui l’influencent fortement. Voltaire est marqué par la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais. Il forme le vœu de tout faire pour réformer la société française au niveau social et judiciaire. De retour à Paris en 1729, il fait jouer ses deux tragédies Brutus (1730) et Zaïre (1732), qui connaissent un grand succès.

  Les œuvres de Voltaire :
    À quarante ans, Voltaire connaît un prestige considérable, il est fortuné grâce à l’amitié de banquiers qui lui ont appris à investir et à spéculer. Cette assise financière lui permet de pouvoir quitter la France du jour au lendemain, au cas où ses écrits sont condamnés. Dans ceux-ci, Voltaire utilise l’humour et l’ironie pour dénoncer le pouvoir du roi, de l’Eglise et des juges et pour critiquer les abus sociaux. En 1734, il est contraint de quitter la capitale suite à la publication sans autorisation des « Lettres philosophiques ». Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale. Il se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. Leur liaison dure quinze années. Tout au long de sa vie, à cause de la censure, Voltaire publie des dizaines d’écrits de façon anonyme.

   Le philosophe s’intéresse aussi aux sciences. Il concourt pour un prix de l’Académie des sciences et, en 1738, s’emploie à vulgariser les « Éléments de la philosophie » de Newton. Voltaire, qui cherchait ardemment à entrer à l’Académie française, y est élu en 1746. Il quitte la demeure de Mme du Châtelet et retourne à Paris où il mène une vie de courtisan. Les intrigues de la Cour lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de « Zadig ». Mais son ironie mordante et son imprudence lui valent d’être disgracié. En 1750, Voltaire se rend à Berlin. Il y reste trois ans au cours desquels le roi Frédéric II lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et le philosophe sont restés célèbres. Une querelle avec Maupertuis (président de l’Académie de Berlin) le pousse à quitter la cour et à s’installer en Suisse avec sa maîtresse Mme Denis. Il est alors âgé de soixante ans. Il emménage en 1755 aux « Délices » à côté de Genève, et y invite ses amis (académiciens, savants, comédiens, ambassadeurs…).

 Candide de Voltaire
   Par sa riche correspondance (plus de 6 000 lettres), Voltaire continue d’être en relation avec de nombreuses personnes influentes en France et en Europe. Il a également de nombreux ennemis comme Jean-Jacques Rousseau. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ». Rééditée vingt fois du vivant de Voltaire, Candide est l’un des plus grands succès de la littérature française. Cette œuvre s’inscrit dans le mouvement littéraire et philosophique des Lumières, traitant des sujets tels que le bonheur, le fatalisme, la tolérance, la connaissance, la liberté. Voltaire use de beaucoup d’ironie dans cette œuvre, jusque dans son titre : il s’agit d’une prétendue traduction d’écrits du « docteur Ralph » qui n’est autre que Voltaire lui-même.
Voltaire au Panthéon
   Les combats de Voltaire contre les restrictions de la liberté individuelle lui confèrent une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778, le peuple de la capitale lui réserve un accueil chaleureux et le porte en triomphe pour aller assister à la sixième représentation de sa dernière pièce « Irène ». En avril de cette même année, il devient franc-maçon. Voltaire meurt le 30 mai 1778 à Paris. Le curé de Saint-Sulpice refusant de l’inhumer, il est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu. Ses cendres furent transférées au Panthéon le 11 juillet 1791, après une grande cérémonie sans la participation du clergé. Les œuvres de Voltaire dénoncent la guerre, l’intolérance religieuse, l’injustice politique et sociale qui régnaient au XVIIIe siècle. On sent y souffler le vent annonciateur de la Révolution française de 1789.

Voltaire : dates clés
   21 novembre 1694 : Naissance de Voltaire
François-Marie Arouet alias Voltaire est le dernier fils d’un notaire parisien. Après le collège des Jésuites Louis-le-Grand, il fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie. Le jeune homme choisit rapidement à une carrière littéraire.
  16 mai 1717 : Voltaire embastillé
Francois-Marie Arouet, 23 ans, dont les écrits satiriques s’en prennent à la vie intime de Philippe d’Orléans, est envoyé à la Bastille pour outrage au Régent. Il y restera 11 mois. Il y entreprendra l’écriture de « Œdipe » et prendra le pseudonyme de Voltaire. A sa sortie le succès de sa tragédie marquera le début de sa reconnaissance littéraire.
   1726 : Deuxième séjour à la Bastille
Lors d’une dispute avec le chevalier de Rohan-Chabot, Voltaire a ce mot d’esprit :  » Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre « . Pour éviter un duel entre les deux hommes, la puissante famille du chevalier le fait emprisonner sur une lettre de cachet. Voltaire est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Outre-Manche, il découvre la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais et se fixe comme but de tout faire pour réformer de la société française au niveau social et judiciaire.
   1734 : Ses écrits provocateurs le poussent à fuir
Voltaire fait publier les « Lettres philosophiques » en 1734. Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale et est condamnée par la censure. Le philosophe s’enfuit de Paris et se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. A cause de cette censure, Voltaire publiera des dizaines d’écrits de façon anonyme.
  1747 : La vie de courtisan
Grâce à diverses amitiés, Voltaire est invité à Versailles. Il devient courtisan et découvre les intrigues de la Cour de Louis XV. Ces dernières lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de Zadig. Mais son ironie mordante lui vaudra d’être disgracié. Il lui faut alors trouver un autre protecteur.
   1750 : A la cour de Frédéric II
En 1750, Voltaire accepte l’invitation du roi de Prusse Frédéric II. Il reste trois ans à Berlin, durant lesquels le roi lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et l’homme de lettres sont restés célèbres. C’est à cette époque qu’il écrit « le Siècle de Louis XIV » (1752) et le conte philosophique « Micromégas ». Une querelle avec Maupertuis le contraint à quitter la cour et à s’installer en Suisse. Il est alors âgé de soixante ans. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ».
   9 mars 1765 : Réhabilitation de Jean Calas
   Trois ans exactement après son procès, la famille Calas, soutenue par Voltaire, obtient la réhabilitation de Jean. Soupçonné d’avoir tué son fils, le protestant Jean Calas avait été supplicié et mis à mort sur fond d’intolérance religieuse. Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire avait publié en 1763 l’ouvrage « Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas » tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué.
   juillet 1766 : Le Chevalier de la Barre est exécuté
   Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le « Dictionnaire philosophique » de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.
   1778 : A la veille de sa mort, Voltaire jouit d’une grande popularité
    Par ses combats contre toute restriction de la liberté individuelle, Voltaire a acquis une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778 et assiste à la représentation de sa dernière tragédie, « Irène », le peuple de la capitale l’acclame. Le grand défenseur de la tolérance et la justice s’éteint le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.
   11 juillet 1791 : Voltaire au Panthéon
    Treize ans après sa mort (30 mai 1778), la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège composé d’acteurs, d’ouvriers, de membres de l’Assemblée nationale, de magistrats, etc. Le clergé ne participe pas à la cérémonie. Après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la révolution survenue deux ans auparavant, le cercueil de Voltaire est conduit au Panthéon. L’épitaphe porte ces mots: « Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui apprit à être libre. »

   J’écrivais  » mais  » au début de ce billet  car , j’ai lu quelque chose qu’on peut pour le moins qualifié d’incompatible avec ce qu’on sait  » officiellement  » de lui

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  Peut -on être l’un des plus grands esprits de son temps et pourtant énoncer des  » certitudes  » racistes qui seraient inacceptable de no jours ?  Tout à fait , Voltaire ( si ce que j’ai lu est vrai ) en est la preuve : Cette  » lumière  » avec semble – t – il des  » zones d’ombre  » comme quand il écrit :  » Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres ,comme les Nègres le sont aux singes , et comme les singes le sont aux huîtres  » !!!!!! ( si c’est vrai ,  » on s’est bien gardé de nous l’enseigner en cours de français /philo !)

 

 

Qu’est ce que ce drapeau ?


drapeau bretondrapeau breton 1

Et bien c’est le drapeau breton ! ( Celui de mon ami Yan lol )

Le  »Gwenn ha Du  », qui se traduit par   » blanc et noir  »  en breton, est composé de queues d’hermines et de bandes horizontales, évoquant les armoiries du duché de Bretagne.

     En 1213, le chevalier Pierre de Dreuxpierre de Dreux devient duc de la région. Il choisit comme emblème la queue d’hermine, qui, à l’époque, est un symbole du clergé. En effet, avant de se lancer en politique, Pierre de Dreux avait démarré une carrière de prêtre, très vite abandonnée.
   Du noir et du blanc pour le gallo et le breton
  Le drapeau définitif n’apparaîtra qu’en 1923. Le Mouvement breton, un courant régionaliste, connaît alors un grand essor. Fervent militant, l’architecte breton Morvan Marchal M.Marchal dessine le drapeau actuel. Il conserve les queues d’hermine hermineet s’inspire des drapeaux américain et grec pour les bandes horizontales, qui symbolisent  les neuf pays bretons : Cornouaille, Léon, Trégor, Vannetais, Pays de Dol, Pays de Saint-Brieuc, Pays de Saint-Malo, Pays nantais et Pays rennais. Le noir et le blanc symbolisent les deux langues  » indigènes  » parlées en Bretagne : le gallo et le breton.carte Bretagne

Les paroles :

GILLES SERVAT

Paroles:
J’ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ
Une troupe de marins, d’ouvriers, de paysans
Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés
Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l’ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson

Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés
Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée
Ma mie dit que c’est folie d’aller faire la guerre aux Francs
Moi je dis que c’est folie d’être enchaîné plus longtemps

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l’ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson

Ma mie dit que c’est folie d’aller faire la guerre aux Francs
Moi je dis que c’est folie d’être enchaîné plus longtemps
Elle aura bien de la peine pour élever les enfants
Elle aura bien de la peine car je m’en vais pour longtemps

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l’ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson

Elle aura bien de la peine pour élever les enfants
Elle aura bien de la peine car je m’en vais pour longtemps
Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre durera
Comme les femmes en noir triste et seule elle m’attendra

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l’ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson

Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre durera
Comme les femmes en noir triste et seule elle m’attendra
Et sans doute pense-t-elle que je suis en déraison
De la voir mon cœur se serre là-bas devant la maison

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l’ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson

Et sans doute pense-t-elle que je suis en déraison
De la voir mon cœur se serre là-bas devant la maison
Et si je meurs à la guerre pourra-t-elle me pardonner
D’avoir préféré ma terre à l’amour qu’elle me donnait

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l’ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson

Et si je meurs à la guerre pourra-t-elle me pardonner
D’avoir préféré ma terre à l’amour qu’elle me donnait
J’ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ
Une troupe de marins, d’ouvriers, de paysans

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l’ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson…

Jeanne Baret ?


    Si Jeanne Baret est passée à la postérité, c’est qu’elle fut, à la fin du XVIIIe siècle, la première femme à faire le tour du monde. Les mœurs de l’époque l’obligèrent à accomplir ce périple sous le déguisement d’un homme.
Avant le tour du monde :
     Rien ne prédestinait Jeanne Baret, née en 1740 dans une famille de paysans bourguignons, à explorer le monde.

    Elle commence à travailler jeune, peut-être comme gouvernante. Elle aide son père à ramasser des plantes, vivant même en partie, après la mort de celui-ci, de la vente d’herbes médicinales.
   En 1764, elle entre au service du botaniste Philibert Commerson. Très vite, la connaissance des plantes dont fait preuve la jeune femme est remarquée par le savant, qui en fait son aide et lui confie la préparation de ses herbiers. Bientôt, ils vivent   » maritalement  »  sans régulariser leur union.
  Le voyage de Bougainville
    En 1767, le comte de Bougainville, marin et explorateur célèbre, est chargé par Louis XV d’effectuer un tour du monde.
   Comme ce voyage a également un but scientifique, Bougainville s’entoure de collaborateurs compétents, pour faire des observations sur la faune et la flore des pays rencontrés. C’est ainsi qu’il choisit Commerson pour l’accompagner.
    Pour ce dernier, il n’est pas question de partir sans Jeanne Baret, qui a d’ailleurs changé de nom entretemps. Elle est non seulement devenue sa maîtresse, mais aussi une botaniste avertie, qui le seconde dans ses travaux avec compétence et efficacité.
   Seulement voilà, un règlement interdit aux femmes d’embarquer à bord des navires de la marine royale. Qu’à cela ne tienne. Elle devient Jean Baret et troque ses vêtements de femme contre un habit masculin. Jeanne Baret
    Jeanne Baret suit donc le botaniste dans ses expéditions à terre et l’aide à collecter des milliers de spécimens. Elle fait tout pour viriliser son apparence, se bandant la poitrine et maquillant sa voix.
   L’équipage finit cependant par avoir des soupçons et Jeanne sera finalement démasquée à Tahiti, par Bougainville lui-même. Elle est débarquée, avec Commerson, dans l’île de France, future île Maurice, où le botaniste meurt en 1773.
  Jeanne Baret, qui s’est mariée entretemps, regagne la France, sans doute en 1775, et y décède en 1807.

 » Se faire rouler dans la farine » ?


   Comme pratiquement chacun le sait , cette expression ( rarement utilisée aujourd’hui )  signifie   » Se faire duper, se faire avoir. »

Mais d’où vient elle ? 

J’ai lu que  : Au théatre , avant l’invention des projecteurs , la faible lumière des chandelles nécessitait que les visages des acteurs soient fortement fardés de blanc  lorsque les comédiens étaient sur scène . L’épaisseur de la poudre , ressemblant à de la farine , était telle qu’ils devenaient méconnaisables  et pouvaient ainsi interpréter des rôles  » aux antipodes  » de leur véritable personnalité  et , ainsi , duper les spectateurs ……

( illustrations : booff )

 

Connaissez vous…..


L’ Hymne des femmes !

    J’ai appris ces jours derniers qu’il existe ! 

    Il n’était pas destiné à devenir une chanson de ralliement, et pourtant… Près de 50 ans après sa création par des membres du MLF, cet hymne, qui se fredonne sur l’air du   » Chant des marais  », (re)trouve une certaine notoriété. A apprendre pour le samedi 23 novembre, journée de marche contre les violences faites aux femmes à l’initiative du collectif   » Nous Toutes  ».
   Le texte, tout à fait  improvisé, serait né lors d’une réunion du mouvement féministe pour préparer le rassemblement du 28 mars 1971 en mémoire des femmes de la Commune de Paris ; une œuvre collective, donc, à laquelle ont participé notamment Monique Wittig, Hélène Rouch, Antoinette Fouque, Josée Contreras.  Cette dernière aurait eu l’idée de la chanter sur l’air du Chant des marais (appelé aussi Chant des déportés, ou des soldats de marécage) écrit en 1933 par un mineur, Johann Esser, et un acteur et metteur en scène, Wolfgang Langhoff, mis en musique par Rudi Goguel, un employé de commerce, tous prisonniers politiques au camp de Börgermoor. En 1979, Antoinette Fouque ajouta un nouveau couplet, selon les  » Editions des Femmes   »:  »Nous ne sommes plus esclaves, nous n’avons plus d’entraves, dansons !  »

   L’an dernier, 40 chanteuses en ont enregistré une version à l’occasion du premier appel à manifester du collectif  » Noustoutes  » , le 24 novembre dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes  et au profit de la Maison des femmes de Saint-Denis.

   On l’a entendu également, le 11 juin dernier, au Roazhon Park de Rennes lors du match qui opposait le Chili à la Suède pour la Coupe du monde de rugby, à l’initiative de la compagnie Dicilà.?

Nul doute qu’on devrait l’entendre, samedi 23 novembre, à Paris, lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles. L’an dernier, 50 000 personnes avaient défilé à l’appel du collectif Nous Toutes.
    Le 25 novembre est la date de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et celle qu’a choisie le gouvernement pour clôturer le Grenelle des violences conjugales ouvert en septembre.
Ci-dessous : la page originale du numéro 3 du Torchon brûle (février 1972) dans lequel a été publié l’hymne du M L F :

hymne féministe

 

Une bicoque.


bicoque

 

     Cette chancelante bicoque bâtie en moellons était revêtue d’une couche de plâtre jauni, […]. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
À une petite distance de la bicoque de Dieu le père, le Pape-Dieu rencontra une troupe folâtre de femmes et de jeunes filles, parées d’étoffes voyantes et bigarrées. — (Paul Lafargue, Pie IX au Paradis – 1890)
   Pendant de longs siècles, la maison resta bien fragile. A peine différente d’une cabane de bois dans les forêts, bicoque de limon très souvent, elle brûlait ou elle fondait pour un rien. — (Octave Guelliot, Villages et maison des Ardennes, dans la Revue de folklore français et de folklore colonial, Librairie Larose, 1937, vol. 8, p. 188)
    Rares et maigres, pauvres et silencieuses étaient les localités traversées et, dans celles-ci, nombreuses étaient les demeures manifestement abandonnées, les bicoques délabrées où tout en fait des ruines.
Ces quelques extraits » rimant » décrivent bien ce qu’est une bicoque , mais d’où vient ce mot ?
Etonnamment , il aurait pour origine une bataille !
Emprunté à l’italien soit par l’intermédiaire du toponyme La Bicocca, où une bataille fut livrée, en 1522, et où les Français furent défaits par les Impériaux ; soit au même mot en tant que nom commun, bicocca ( »petit fort ») en italien et en latin médiéval. Au delà, le mot est d’origine obscure.

illustration bataille bataille la-biocca
Petite ville ou place de peu d’importance et de peu de défense….

Pourquoi les Français ont ils failli …


….inventer le métro ?
Ainsi, quelques décennies après l’invention de la locomotive, des ingénieurs cherchent à élaborer un moyen de locomotion rapide et efficace, pouvant faire la liaison entre différents lieux d’une même ville.
   Or les précurseurs de cette invention sont clairement des Français, les ingénieurs Flachat et Brame ( pas trouvé de photo ). Ils sont en effet les premiers à proposer l’idée d’un chemin de fer souterrain, reliant pour commencer les Halles (au centre de Paris) à la périphérie de la capitale française, en 1855.

   Et cela commence bien. Dès les origines, l’idée de placer ce nouveau réseau de transport sous la terre fait l’unanimité. Les architectes et les décideurs politiques estiment qu’une telle solution permettrait de sauvegarder l’architecture de la ville, tout en opérant un gain de place considérable.

   Les premiers travaux commencent. Mais très vite la perspective de coûts astronomiques dissuade les autorités municipales de donner suite au projet. Il n’y aura donc pas de métro à Paris à cette date.

   C’est finalement en Angleterre que le métropolitain prend vie, en janvier 1863 ( il y a donc 156 ans !), deux ans avant l’Exposition universelle .

   Bien que devant faire face aux mêmes défis que son homologue français, Londres, la capitale britannique, s’équipe, en effet, cette année-là, d’un réseau de transport souterrain..

      Sur le plan technique, la traction des wagons se fait dans une tranchée couverte, au moyen d’un système à vapeur généré par la combustion de charbon. L’éclairage, quant à lui, s’effectue au gaz.

   Parfaitement fonctionnelle, la première ligne du métro londonien relie Bishop’s Road à Farringdon, ce qui fait 5 kilomètres. Elle rencontre tout de suite un franc succès auprès des travailleurs de ce qui est alors la ville la plus peuplée du monde.

   Puis d’autres capitales emboitent le pas: Athènes en 1869, Constantinople en 1875. Mais Paris reste toujours en retrait !. Des controverses opposant l’État aux grandes compagnies de chemins de fer retardent en effet le projet, lequel n’aboutit qu’au cours de l’année 1900, juste avant une nouvelle Exposition universelle.