La paraskevidékatriaphobie……….?


   Que signifie ce mot pratiquement imprononçable ( si ce n’est qu’il désigne manifestement une phobie !)

   C’est tout  » simplement  »  la phobie du Vendredi treize, dont une superstition, qui remonterait aux origines de la Chrétienté, a fait de cette date et dans certaines cultures un jour de malheur. En effet, c’est parce que, d’une part, le Christ a été crucifié un vendredi et que, d’autre part, la veille, lors du repas sacré de la Cène Cène, il était accompagné de ses Douze Apôtres (parmi lesquels Judas Iscariote, qui l’a trahi et livré ) , qu’est née l’idée d’un mauvais présage annoncé par la présence de treize  » commensaux  » ( Personnes qui mangent à la même table ! ). 

Pour d’autres personnes , religions etc….le vendredi 13 porte bonheur alors ?

Le vendredi 13 porte-bonheur ou malheur ?
  Je ne trouve pas de réponse claire  » universelle  » à ce sujet. Le vendredi est symbolique dans les trois religions monothéistes.
  Chez les catholiques,( comme vu ci- dessus )  c’est le jour de la pénitence et de la crucifixion de Jésus. Par ailleurs, les apôtres étaient 13 à table lors de la Cène. Jésus et ses 12 apôtres, dont Judas.
  Depuis ce  » fameux  » repas, il est traditionnel d’être 12 à table et jamais 13.

Le vendredi, un jour spécial :

   Le vendredi est également très important pour les musulmans. C’est un jour saint de l’Islam, c’est le jour dédié à la prière collective.

    Les Juifs eux , consacrent cette journée à la préparation du Shabbat. Un moment essentiel de la religion qui commence, le vendredi, 18 minutes avant le coucher du soleil et s’achève le samedi, 40 minutes après le coucher du soleil.
   Il parait que chez les Vikings également être treize à table portait malheur. Odin, Dieu des dieux avait réuni 11 de ses fils pour un repas. Son fils Loki, dieu de la guerre, furieux de ne pas être l’un des convives avait fait irruption lors du banquet et avait tué Balder.Odin Balder

Le 13 porte-malheur, alors que le 12 est parfait !

Cependant, l’origine de cette superstition n’est pas très claire:

    Pour la France, les historiens retiennent la date du vendredi 13 octobre 1307, jour de l’arrestation des Templiers. Ils furent torturés toute la journée, puis tués quand le soleil se coucha ! 
   D’autre part, le 13 succède au nombre 12 ( heu ? lol ) . Les 12 travaux d’Hercule, les 12 signes du zodiaque, les 12 mois de l’année, l’année compte 12 lunes et le ciel 12 constellations...etc….

  30 à 40 % de joueurs supplémentaires :

    Pourtant,pour certains le vendredi et le nombre 13 porteraient chance. Quand les deux sont unis, ils favoriseraient les gains d’argent. Une croyance qui a traversé les siècles et qui fait le bonheur de la Française des jeux qui compte de 30 à 40% de joueurs supplémentaires pour les cagnottes exceptionnelles des vendredis 13.

  Enfin , c’est bon là , nous sommes le 14 depuis plus de 5 heures déjà et je n’ai pas eu plus de malheur , ni de chance d’ailleurs ce vendredi qu’un autre jour lol 

C’était il y a environ 239 ans !


  Tout le monde ( ou presque ) connait cette oeuvre  :  » la belle et la bête  » 

  Mais Jeanne-Marie Leprince de Beaumont ( que je ne connaissait pas )  était , entr’autre l’auteur du roman .
   Le 8 septembre 1780 est la date de son décès ( il y a donc 239 ans )….

   Gouvernante française installée à Londres, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont  mit à profit son expérience de pédagogue pour rédiger des traités d’éducation sous forme de dialogues truffés de contes, et est considérée comme le premier auteur à avoir adopté un style simple pour plaire aux jeunes lecteurs

D’après une  » notice  » d’ Eugénie Foa , notice éditée dans une réédition du  »Magasin des Enfants »  , femme de lettre :  En 1748, vers le commencement de l’hiver, une femme jeune , d’apparence décente mais triste, se présenta à l’Hôtel des Trois Couronnes, à Londres . Parlant facilement l’anglais, bien qu’avec un accent français, cette dame demanda une chambre dont le loyer ne soit pas trop cher, paya une quinzaine d’avance et s’installa.

   Bientôt la conduite de cette étrangère inspira quelques soupçons à l’hôtesse, vieille femme, pas méchante, mais assez bavarde,( ce qui quelquefois revient au même ). Cette étrangère ne prenait aucun de ses repas à l’hôtel, ne sortait qu’une fois par jour, très tôt  le  matin, restait dehors un quart d’heure environ, et  rentrait  » furtivement  » , et en évitant soigneusement d’être vue ou rencontrée par les gens de la maison ; le reste du jour, elle le passait à écrire ; d’après les dires de valets plus curieux que discrets , qui l’observaient par le trou de la serrure !

  La  quinzaine suivante  se passa de même ; mais  » la dame française  » sortait plus souvent, par conséquent écrivait moins , et, chaque fois qu’elle rentrait, elle paraissait plus accablée et découragée que fatiguée ; souvent ses yeux baignés de larmes se détournaient de ceux que le hasard ou un sentiment de curiosité malveillante mettait sur son chemin.

   Un jour un grand bruit se fit entendre sur le palier même où était situé l’appartement de la dame française. D’abord on entendit la voix aigre de l’hôtesse, qui, d’un ton qui ne permettait aucune réplique, criait :  » Payez-moi, ou sortez ; votre chambre est louée à d’autres. Allons, sortez !  »

     Puis une voix désolée, qui, sans prière, et répondant plutôt aux exigences du sort qu’à celles de l’hôtesse, disait :  » Mais où aller, mon Dieu ! où aller ?  » Cette voix ne pouvait appartenir qu’à une très jeune fille ; la » dame française  » ouvrit précipitamment sa porte, et  vit effectivement une jeune fille , grande, mince, le visage couvert de ses mains, qui, appuyée sur le chambranle de la porte inhospitalière refermée inhumainement sur elle, ne pouvait se décider à quitter même cette dernière place.  » Allons, descendez, que faites-vous là ? Vous ne pouvez y rester éternellement  » , lui disait l’hôtesse ; puis, sans doute, pour tempérer aux yeux de ceux que ces bruits  avait amassés dans cet endroit ,son action barbare, elle ajouta :  » Elle me doit un mois, je ne le lui demande pas, je ne retiens pas même son paquet ; mais qu’elle s’en aille, au moins, je ne puis lui faire la charité plus longtemps.  » A ce mot de charité, la jeune fille releva subitement la tête, dont une  »noble rougeur » colorait le front :  » Assez, madame, je m’en vais  », dit-elle. Puis elle ajouta en pleurant :  » C’est vrai, vous avez été bien bonne pour moi, et je vous remercie.  »

Alors qu’elle passait devant  l’étrangère , celle – ci  lui prit le bras :
    »  Où allez-vous, pauvre enfant ?  » lui dit-elle de cet accent qui trahit non la pitié, mais de la bonté.

    »Je I’ignore, madame, répondit la jeune fille,  sentant le besoin de  » concilier à elle  » les gens qui l’écoutaient. Orpheline, sans appui, j’ai été élevée dans une pension dont la maîtresse est morte il y a deux mois ; obligée de quitter mon seul asile, je suis venue ici ; j’espérais trouver une autre pension, y entrer comme institutrice… mais partout on me trouve trop jeune ! … Voilà mon histoire, madame  ».

   »Entrez chez moi, mademoiselle, dit la dame française prenant avec amitié la main de la jeune Anglaise ; puis, se tournant vers l’hôtesse, elle dit simplement :  » Faites, je vous prie, madame, mettre un lit dans le cabinet attenant à ma chambre, et dites-moi ce que je devrai de surplus.  »

   Et, comme  » la foule  » augmentait progressivement, elle entraîna la jeune fille dans sa chambre, et en referma la porte sur les curieux.
    » C’est ça, ça n’a pas de quoi manger, et ça partage avec tout le monde. ».. s’écria l’hôtesse.

   » Qui n’a pas de quoi manger ?  » demanda un locataire du premier que le bruit avait attiré au quatrième, où se passait la scène.

    » Cette Française qui prend la première venue en pension chez elle ; si elle la nourrit comme elle se nourrit, sa pensionnaire n’engraissera pas.!  »

Cette Française ?… mais je la connais, mistress Green, dit le locataire du premier… et je la croyais riche.

   » Riche  » ! se récria mistress Green, ça paye une chambre une livre par mois, et ça déjeune, ça dîne, ça soupe avec un schelling, pain et viande tout compris, qu’elle va acheter elle-même à la halle tous les matins ; riche ! il fait un froid d’enfer, et ça n’a pas seulement les moyens d’avoir une chaufferette pour se chauffer !

 » Mais n’est-ce pas madame Leprince de Beaumont ?  » demanda le locataire.

‘ C’est le nom inscrit sur le registre  », répondit l’hôtesse.

‘ C’est bien elle  », dit le locataire. C’est une dame du plus haut mérite. L’année dernière, j’étais à Commercy au moment où elle offrait au roi de Pologne un roman de sa composition,  » le Triomphe de la Vérité  ». Ce livre était très bien. Faites-moi l’amitié, mistress Green, d’aller demander à madame de Beaumont l’honneur d’une visite.
   Madame Leprince de Beaumont avait trop d’esprit pour éprouver une fausse honte sur l’état de gêne où elle se trouvait ; elle accueillit très bien son compatriote, et ne lui cacha pas qu’elle désirait obtenir à Londres une place d’institutrice dans une grande maison. Celui-ci s’engagea à la lui procurer ; effectivement il la présenta chez une dame qui l’accueillit parfaitement et lui confia l’éducation de ses filles. Par les soins de madame de Beaumont, sa protégée trouva, elle aussi, une place de sous-maîtresse dans une pension.

______________________________________________________________

  C’est  pour ses élèves que madame Leprince de Beaumont composa, en 1757, son meilleur ouvrage, Le Magasin des enfants, qui eut un si grand succès, qu’il fut traduit dans toutes les langues de l’Europe. Très souvent réimprimé, ce livre a toujours obtenu l’approbation du public. Il est écrit avec simplicité et clarté ; les contes qu’il contient ont un côté original plein de charmes, ils ont fourni le sujet de plusieurs de nos comédies ; la morale en est  » attachante et douce  ».
 

    Jeanne-Marie Leprince de Beaumont naquit à Rouen le 26 avril 1711. En 1725, elle entra chez les Sœurs d’Ernemmont qui formaient les enseignantes pour ce que l’on appelait à l’époque les  » petites écoles  ». Elle enseigna dix ans dans cette institution rouennaise et prononça même des vœux de noviciat. Puis elle décida de quitter sa Normandie natale et, munie d’une lettre de recommandation du couvent, elle rejoignit la cour de Lorraine à Lunéville où elle devint la gouvernante de la fille aînée de la duchesse de Lorraine. Lorsque la Lorraine fut confiée à Stanislas Leszczynski, roi détrôné de Pologne et beau-père de Louis XV, elle décida de rester à la cour et d’y étudier la musique.

Elle se maria à Lunéville en 1743, mais cette union fut malheureuse et rapidement déclarée nulle en raison de la vie dissolue de son époux, Grimard de Beaumont. Obligée de subvenir à ses besoins après la séparation, elle quitta la France et s’installa à Londres en 1748.
  La même année, elle débuta dans les lettres par un roman : Le Triomphe de la vérité ou Mémoires de Monsieur de Villeneuve qu’elle offrit à Stanislas, roi de Pologne retiré à Lunéville. Elle gagna sa vie en tant que gouvernante dans des familles aristocratiques anglaises où ses talents de pédagogue  » firent merveille  ».   Pour ses élèves, elle se mit à rechercher des textes français pouvant servir de support à des exercices de traduction et favoriser ainsi à ses jeunes élèves l’apprentissage du français. Elle décida de traduire » Gil Blas  » de Santillane de Lesage, mais constata vite que le roman n’intéressait guère son auditoire.

En 1757, elle se remaria avec Thomas Pichon, un Anglais naturalisé, originaire comme elle de Normandie. Elle abandonna alors pour un temps ses activités de gouvernante, et sa fille Élisabeth, née de son premier mariage, vint la rejoindre en Angleterre. En 1764 enfin, elle décida de rentrer en France. Sa fille et son gendre l’accompagnèrent, mais son époux resta en Angleterre et mourut  à Jersey sans l’avoir revue. Avec ses économies, elle acheta la petite terre de Chavanod, dans les environs d’Annecy, en Haute-Savoie, où elle s’installa. Elle avait acquis une réelle notoriété.
    Animée d’une véritable vocation pédagogique, elle continua à publier des ouvrages faisant référence : en 1766, L’Instruction pour les jeunes gens qui entrent dans le monde et s’y marient, ouvrage plus connu sous le titre de Magasin des adolescentes ; en 1768, Le Magasin des pauvres, des artisans, des domestiques et des gens de la campagne ; en 1772, un manuel d’éducation des garçons, Le Mentor moderne. Viennent encore de nombreux ouvrages, parmi lesquels des Contes moraux (1774) et Les Mémoires de la baronne de Batteville (1776) d’orientation autobiographique . Elle mourut à presque soixante-dix ans, en 1780, après avoir publié plus de soixante-dix ouvrages. Nul ne sait où son corps repose ………

 

La Belle et la Bête La belle et la bête livre reste l’un des contes les plus célèbres de la littérature française. Avant d’être adapté au cinéma par Jean Cocteau en 1946, puis de constituer l’un des plus grands succès des studios Walt Disney en 1991 c’est d’abord un long conte féérique et philosophique publié en 1740 par Gabrielle de Villeneuve. Inspiré d’un conte d’Apulée, La Belle et la Bête raconte une histoire de rédemption par l’amour sur fond de rivalités entre fées et propose des réflexions très fines sur l’amour, les liens familiaux et toutes les formes de pouvoir.         L’ouvrage rencontre un vif succès. Quand elle compose à Londres son Magasin des enfants, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont imagine d’adapter cette histoire pour un jeune public : elle simplifie l’intrigue, interrompant l’histoire à mi-course, quand la Bête reçoit de la Belle le baiser qui la délivre du sort jeté par une fée jalouse. Cette nouvelle version, publiée en 1757, connaît une belle réception. C’est dans l’adaptation qu’en a donnée Leprince de Beaumont que l’histoire est inlassablement reprise ensuite, illustrée d’innombrables fois et éditée sans discontinuer dans de nombreuses langues……..

 

Il y a 181 ans , la guerre …


…..de la pâtisserie !
      Le 4 septembre 1838, le saccage à Mexico d’une pâtisserie tenue par un Français entraîne une guerre entre la France de Louis-Philippe et le tout jeune Mexique.
Cette  » guerre de la pâtisserie  » se soldera par la destruction du port de Veracruz.!?  À cette occasion , le prince de Joinville, François d’Orléans, et le général Antonio López de Santa Anna seront  » en scène  »

La France, alliée fidèle de l’Espagne
    Au XVIIIe siècle, l’Espagne cherche à garder le monopole du commerce avec sa colonie mexicaine. Cependant , la France comme l’Angleterre se livrent à d’importantes activités de contrebande.  Un traité ouvre le commerce avec les colonies d’Amérique latine aux pays neutres en 1797, c’est-à-dire qui ne sont pas alliés à l’Angleterre, ennemie de l’Espagne.
   En 1821, le Mexique accède à l’indépendance, après 11 années de lutte. Dès 1822, les États-Unis reconnaissent le nouvel État, suivis en 1826 par l’Angleterre. La France, liée par le sang aux Bourbons d’Espagne, soutient au contraire la volonté de l’Espagne de récupérer ses anciennes colonies.
   À la fin des années 1830, le problème de la reconnaissance du Mexique, dont dépend l’autorisation de commercer avec lui, n’est toujours pas réglé. Pendant ce temps, Allemands et Anglais investissent dans les mines mexicaines d’or et d’argent.
  » La pâtisserie de la discorde  »
     Lors de ses 20 premières années d’existence, le Mexique connaît une instabilité politique chronique, le gouvernement changeant sans cesse de mains. Le 4 septembre 1838, une pâtisserie tenue par un Français à Mexico est saccagée par la foule, au cours d’affrontements suivant une élection contestée. Le pâtissier écrit au roi des Français Louis-Philippe 1er pour lui expliquer ses malheurs et demander réparation.
   Au cours de cette période où les revendications du peuple mexicain s’expriment souvent en marge du système politique, d’autres Français voient disparaître leurs biens et font part de leurs doléances à leur souverain. La France réagit en demandant 600 000 pesos de dédommagements pour les pertes de ses ressortissants, mais l’État mexicain refuse de lui verser toute compensation. ( Il est déjà très endetté auprès de la France) , qui craint qu’il ne règle jamais ses dettes.
   La France utilise alors l’argument de la défense de ses ressortissants, pâtissiers ou non, pour intervenir militairement et, par la même occasion, obliger le  » pauvre  » Mexique à s’ouvrir au commerce avec elle. C’est une illustration inattendue de la  » politique de la canonnière  » pratiquée par ailleurs contre les Chinois et autres Orientaux. (  » politique de la canonnière  » =  diplomatie offensive  à rapprocher de la Doctrine du Big Stick (doctrine du gros bâton en français), qui sous l’administration de Theodore Roosevelt, visait à protéger les intérêts américains à l’étranger par la menace de l’usage de la force ) .
L’interdiction du recours à la force dans le règlement des différends internationaux, par le droit international, abolit en quelque sorte la diplomatie de la canonnière

   L’escadre française est commandée par le contre-amiral Charles Baudin, vétéran de la marine du Premier Empire. À ses côtés se tient le prince de Joinville, François d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe.
    Au cours de l’automne 1838, les Français mettent sur pied un blocus de l’important port de Veracruz et bombardent la la forteresse de San Juan d’Uloa, considérée comme imprenable. Ils utilisent pour la première fois l’obus explosif (177 obus tirés) et obtiennent la reddition du fort le 27 novembre 1838. C’est le  » seul exemple  »  d’une place régulièrement fortifiée réduite par une force purement navale  ».dira Wellington
   Le Mexique déclare la guerre mais ne fait pas le poids face aux troupes françaises.
   Antonio López de Santa Anna, une des grandes figures de l’indépendance mexicaine, ancien président du Mexique, s’illustre toutefois dans la défense de la ville, dans laquelle il perd une jambe. Cet épisode héroïque lui permet de regagner le prestige qu’il avait perdu en 1836 au Texas, devant Fort Alamo, et de revenir au premier plan de la scène politique de son pays.
  Contraint de reconnaître la victoire de la France, le Mexique accepte de payer les 600 000 pesos exigés. La marine française regagne ses côtes en mars 1839.
Un commerce très lucratif pour la France !
  Cette courte guerre contre la France coûte très cher au Mexique, qui doit reconstruire Veracruz, le plus importants de ses ports, et ne touche plus pendant plusieurs mois les revenus de douanes qu’il générait.
   L’ouverture du Mexique à ses importations est au contraire une bonne affaire pour la France, à une époque où l’Amérique latine devient un partenaire commercial très important pour l’Europe. La France exporte surtout du tissu vers le Mexique, ainsi que divers produits de luxe, le Mexique lui , exporte des métaux précieux, or et argent, et des matières premières agricoles ( tabac, café, cacao et cochenille ). La balance commerciale est très favorable à la France.
  Les griefs du Mexicain Bustamente concernant l’attitude de l’Angleterre à l’égard du Mexique au cours des années suivant l’indépendance pourraient aussi bien viser la France :  » Elle veut que nous soyons de simples colons, consommateurs de ses produits, et encore plus esclaves que nous le fûmes des Espagnols  ».
    Quelques années plus tard, entre 1861 et 1867, à l’initiative de Napoléon III, la France interviendra à nouveau au Mexique, là aussi sous le prétexte de dettes impayées. Elle tentera de transformer le pays en un empire avec sur le trône Maximilien de Habsbourg.

P.S : Tout çà pour une pâtisseriepatisserie saccagée par des gens qui avaient peut être faim ? 

Il y a 50 ans :


L e 2 septembre 1969 :

    Prémices du réseau internet :
    Les prémices du réseau Internet font une discrète apparition le 2 septembre 1969, pendant le week-end de la fête du Travail (premier lundi de septembre aux États-Unis). Il s’agit d’un projet financé par le Pentagone, sous le nom d’ARPAnet (Advanced research Projects Agency network) et destiné à mettre en relation des ordinateurs via le réseau téléphonique.
   Un premier  » noeud  »  est installé ce jour-là à l’UCLA (University of California Los Angeles), à Stanford (Californie) sur un mini-ordinateur Honeywell Model 516, de la taille d’un réfrigérateur 1er P.C   ( photo / image ???)       ( mini ??? lol ), connecté à un unique terminal. Un mois plus tard, un deuxième noeud est installé au Stanford Research Institute (SRI) et connecté au premier par une ligne spécialisée de 50 Ko/s. Plusieurs transferts de données sont réalisés entre l’université de Los Angeles et le SRI durant le mois d’octobre 1969. La première trace documentée de cette connexion est datée du 29 octobre 1969.
   On est encore loin de l’internet actuel. Celui-ci prend forme une dizaine d’années plus tard à Genève, dans un laboratoire public, le CERN.

Les auberges de jeunesses ?


   Richard Schirrmann, (né à Grunenfeld (Prusse-Orientale) le 15 mai 1874 et décédé à Grävenwiesbach (Hesse) le 14 décembre 1961) Schirrmann, est un instituteur allemand, connu pour avoir été l’initiateur du concept de l’auberge de jeunesse

    Dès 1907, alors qu’il est instituteur dans la Ruhr, il prend l’initiative de transformer sa classe en dortoir pour accueillir des groupes de jeunes pendant les congés scolaires.    En 1911 il crée la première auberge de jeunesse, au château d’Altena en Westphalie  Altena chateau, grâce à des aides reçues pour encourager son projet. Schirrmann projette d’accueillir, moyennant une participation minime, principalement des enfants, mais bientôt des adolescents, puis des étudiants et de jeunes ouvriers utilisent les facilités offertes.
   L’idée se développe et se répand dans d’autres pays, d’abord en Scandinavie et en Europe centrale, puis après la première guerre mondiale au Royaume-Uni et aux États-Unis. C’est Marc Sangnier Sangnierqui sera le pionnier des auberges de jeunesse en France à partir de 1929.
   Le mouvement qui se construit est laïc et reprend plusieurs éléments au scoutisme, lui aussi en plein essor : la vie en collectivité au grand air, l’autogestion éducative, mais, contrairement à lui, se teinte d’influences communistes et socialistes, voire anarchistes. Les auberges de jeunesse sont aussi, dans l’entre-deux-guerres, un important foyer pacifiste. Par la suite, il perdra son orientation politique et ne gardera que son orientation de mouvement de loisir.

D’où vient le nom des corbillards ?


Située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Paris, en bordure de Seine, la ville de Corbeil a connu dans le passé une activité portuaire intense. Au XIIIe siècle, le pain cuit et pétri à Corbeil jouit d’une bonne réputation et est acheminé jusqu’à la capitale via un coche d’eau appelé corbillat.
   Epidémie de peste noire ou mort noire au XIVe siècle :
   Mais, au XIVe siècle, la grande peste fait des ravages. Paris, particulièrement touché,  » croule sous les cadavres  ». Et ce ne sont plus des miches que transporte le corbillat, mais les corps des malheureuses victimes de l’épidémie.
    Le nom aurait été conservé par la suite pour être donné aux différents attelages et véhicules à moteur chargés de transporter les défunts durant les enterrements. Le corbillat quant à lui a continué, après l’épisode de la peste, d’assurer le transport de marchandises et de voyageurs jusqu’en 1812. corbillard ancien

C’était il y a 105 ans ……


( Fouillis pratiquement incompréhensible ) ……

 Le 4 août 1914 :
Invasion de la Belgique

    Le 2 août 1914, en prévision de la guerre européenne, l’Allemagne occupe le grand-duché de Luxembourg et somme la Belgique de laisser aussi passer ses troupes mais son ultimatum est rejeté par le gouvernement du roi Albert 1er.
    Le lendemain, l’empereur Guillaume II déclare la guerre à la France et son chef d’état-major Ludwig von Moltke met aussitôt en application le  » plan Schlieffen  »,  qui prévoit d‘écraser la France avant que la Russie n’ait achevé de concentrer ses troupes à ses frontières, et pour cela d’envahir la Belgique au mépris des traités internationaux qui garantissent sa neutralité depuis 1831.
   Une invasion mûrement réfléchie :
   À l’aube du 4 août 1914, sans perdre de temps, deux divisions d’active de 60 000 hommes franchissent la frontière germano-belge et se dirigent vers Liège, première place fortifiée de Belgique.invasion-1914
    Cette première journée commence comme  » une promenade de santé  ». Mais très vite, les Allemands découvrent des arbres, des charrettes et autres obstacles en travers de la route. Ils comprennent que les Belges se préparent à leur résister. Plusieurs civils et gendarmes sont abattus après de vaines sommations. Des villages sont mis à sac.
   À Bruxelles, vers  midi, devant les Chambres réunies, le roi Albert 1er Albert 1er prononce un discours historique :  » (…) Si l’étranger viole notre territoire, il trouvera tous les Belges groupés autour de leur Souverain qui ne trahira jamais son serment constitutionnel. J’ai foi dans nos destinées. Un pays qui se défend s’impose au respect de tous et ne périt pas  ».
   Il choisit d’assumer le commandement de l’armée en vertu de l’article 68 de la Constitution en imposant à son état-major de résister dans l’honneur.
  Liège sous le feu :
   À cheval sur la Meuse, la ville de Liège est ceinturée depuis la fin du siècle précédent par douze forts, à une dizaine de kilomètres du centre, qui surveillent les voies de communication vers Bruxelles et vers Charleroi et le sud. Au total, la place est défendue par 40 000 hommes sous les ordres du lieutenant-général Gérard Lemanleman (63 ans).
    Dans la nuit du 5 au 6 août, sous un fort orage, les six brigades allemandes se lancent à l’attaque de la ville en s’infiltrant entre les forts. Au terme de combats meurtriers, l’une des brigades atteint le centre de la ville. Elle est bientôt rejointe par les autres. Mais les forts continuent de tenir bon.
   Le général Karl von Bülow, qui commande la 2e armée allemande, envoie alors vers Liège un détachement d’infanterie doté d’une centaine de canons lourds dont deux  » grosses Bertha  » , des obusiers de 42 cm qui font pour la première fois leur apparition.
   L’un après l’autre, les forts cessent le combat. Le 15 août, c’est au tour du fort de Loncin de tomber ruine fort Loncin( image = ruines de Loncin ).

  infanterie belge ( infanterie belge )

Il explose après qu’un obus de la grosse Bertha ait touché une poudrière. Le général Leman est capturé inconscient.
   La résistance cesse le lendemain. Elle aura causé 15 000 à 20 000 pertes chez les Belges (dont deux mille tués) contre 3.500 à 4.000 seulement chez les assaillants. Cet écart est dû aux conditions désordonnées de la retraite belge et à la capture des 5.000 occupants des forts.
   Les Liégeois portés aux nues :
     La résistance inattendue des Liégeois, dans cette première bataille de la Grande Guerre, a ravi leurs alliés français et britanniques et leur permet plus sûrement que jamais de se poser en défenseurs du Droit contre l’Allemagne qui a déclaré la guerre à la Russie et la France et n’a pas craint d’envahir un pays neutre.
   Dès le 7 août 1914, la Légion d’Honneur est accordée à la ville de Liège et le président Poincaré viendra la lui remettre... un peu plus tard, en juillet 1919. Se réjouissant  prématurément, la presse française salue l’exploit des Liégeois. À Paris, la station de métro Berlin et la rue du même nom sont rebaptisées Liège ! Et pour ne rien oublier, les cafés viennois deviennent des cafés… liégeois café liégeois !( Grands effets, petites conséquences…lol )

    Résister dans l’honneur
    Le 17 août, au grand dépit de l’état-major français qui aurait préféré un repli vers Charleroi et la frontière française pour soutenir l’armée française, le roi choisit de replier son armée de campagne sur la place forte d’Anvers 
De la mer du Nord aux Vosges s’engage la  » bataille des frontières  ». Elle va déboucher sur une sévère défaite des Français et de leurs alliés belges et anglais.         Mais la rapidité de la mobilisation russe va mettre à plat le plan Schlieffen et enlever aux Allemands tout espoir d’une victoire rapide…

Le plan Schlieffen : Les idées maîtresses de ce plan sont d’abord de concentrer le gros des armées allemandes le long des frontières occidentales du Reich en n’assurant qu’une protection minimale à l’est face au danger russe. Ensuite, une attaque à travers le Luxembourg et la Belgique contournerait, par le nord, toutes les forces françaises massées le long de la frontière franco-allemande. L’aile droite marchante allemande pivoterait vers le sud pour prendre Paris et enfin encercler les troupes françaises. Ce plan implique l’obtention d’un droit de passage par la Belgique ou, à défaut, le passage en force avec violation de la neutralité belge. 
    

 

 

30 Juillet :Fête de…..


L’ Amitié!

On peut toujours rêver…….

Le 30 Juillet 2011, l’O.N.U fête l’amitié . Cette journée spéciale dédiée aux amis a été  » initiée  » en 1930  pour des raisons commerciales par la fondatrice de la marque américaine de cartes de voeux Hallmark et était fêtée en août ….Elle devint une journée internationale , célébrée pour la première fois le 30 juillet 2011 , ceci après décision de l’ O.N.U qui , dans un esprit pacifiste , veut  » promouvoir  »  l’Amitié entre les peuples , les pays , cultures et les individus ….

     Un discours qui fait du bien même si il faut se reférer au Docteur Coué !
La résolution 65/275 votée par l’ONU insiste sur la participation des jeunes et sur celle des futurs dirigeants de pays, à des activités qui impliquent les différentes cultures et proment la compréhension entre les pays et les communautés et le respect de la diversité.
   La Journée Internationale de l’amitié soutient aussi les buts et les objectifs de la « Déclaration et du Programme d’action sur une culture de la paix » (ONU).
L’ONU encourage les gouvernements, les ong et les individus à organiser toutes sortes d’événements, activités et initiatives qui contribuent aux efforts de la communauté internationale de promotion d’un dialogue entre les civilisations, la solidarité, la compréhension mutuelle et la réconciliation.
ONU drapeau

Au fait : Que représente , signifie le  » logo  » sur le drapeau de l’O.N.U ?

L’emblème a été conçu par une équipe de graphistes pour la Conférence de San Francisco en 1945. L’équipe était dirigée par Oliver Lincoln Lundquist.
Une carte du monde
Le dessin représente  » une carte du monde figuré en projection  » azimutale équidistante  » ; le pôle nord servant de centre; autour de la carte, une couronne de branches d’olivier stylisées et croisées; le tout en or sur champ gris-bleu, les mers en blanc. La projection de la carte s’étend jusqu’au 40e degré de latitude sud, et comprend quatre cercles concentriques ».

Le sceau officiel des Nations Unies a été approuvé le 7 décembre 1946.

L’emblème de l’ONU est incorporé dans les logos de plusieurs membres de la  » famille des Nations Unies  ». Il est aussi utilisé sur les timbres de l’ONU.
L’utilisation du drapeau est régulée par le Code du drapeau des Nations Unies.

Le 28 juillet …………


Il y a 105 ans….

1914: La Guerre est déclarée :

   Un mois après l’assassinat de l’archiduc François – Ferdinand d’Autriche et de son épouse à Sarajevo  , l’Empire austro -hongrois déclare à la Serbie . Deux jours après, le tsar russe , allié des Serbe décrète la mobilisation générale . L’Allemagne et la *France suivent le 1er août , jour où l’empire de Guillaume II déclare la guerre à la Russie . La  » Grande Guerre  » est alors déclenchée ……..

 » Longue, douloureuse et meurtrière, la Grande Guerre vit s’entretuer des millions d’hommes qui, la veille encore, juraient  » guerre à la guerre  ». Ils furent les frères d’armes de ceux qu’ils accusaient d’être des militaristes, des chauvins, des bellicistes et des millions d’autres qui firent la guerre par devoir ou encore sans trop savoir pourquoi…
  Passé 1918, devenus anciens combattants, ni les uns, ni les autres ne mirent en doute la légitimité de leur sacrifice; ils avaient combattu pour la défense de la patrie et la guerre qu’ils avaient faite était une  » juste guerre  ». Pendant cinquante ans, ils n’ont cessé de le répéter. (   » Marc Ferro dans   » La grande guerre 1914-1918  » )

  Quand elle éclate, en août 1914, l’Europe est au sommet de sa puissance. Ses idées, ses produits et ses armes exercent leur emprise sur toute la planète sans autre concurrence que les jeunes États-Unis. Les élites de l’Europe circulent sans entrave et vivent dans ce que l’on appellerait aujourd’hui la  » mondialisation heureuse  ». Ses peuples,  vivant dans  les rapides avancées des sciences et des techniques, rêvent à des lendemains qui chantent.

   Cependant , des signes laissent entrevoir la catastrophe… Dix ans plus tôt, la France a enterré une rivalité de sept siècles avec l’Angleterre. Reportant son attention sur l’Empire allemand, elle a noué une alliance défensive avec le tsar de Russie. Certains  » exaltés  » espèrent  une revanche qui leur rendrait l’Alsace et la Lorraine du Nord, enlevées en 1871.      L’empereur allemand Guillaume II, lui-même  » exalté  » , renforce sa flotte de guerre en vue de concurrencer sur les mers la Grande-Bretagne, la superpuissance de l’époque. Par solidarité germanique, il soutient aussi la frêle Autriche-Hongrie du vieil empereur François-Joseph Ier.  ( Celui-ci s’inquiète des revendications belliqueuses des petits peuples balkaniques, tout juste libérés de la domination ottomane.)…

    On peut dire que les dirigeants européens, poussés par leurs opinions publiques et leurs généraux, vont alors  déclencher l’apocalypse sans l’avoir  voulue

    Le 28 juin 1914, un terroriste serbe tue l’archiduc François-Ferdinand, héritier de la couronne austro-hongroise, et sa femme. L’empereur allemand Guillaume II encourage François-Joseph Ier à donner une leçon à la petite Serbie. La Russie apporte son soutien à cette dernière, par solidarité slave. La France se sent obligée d’apporter sa garantie à la Russie. L’Allemagne, de son côté, se doit de soutenir l’Autriche…
  C’est ainsi que l’équilibre européen va être victime de ses systèmes d’alliance. Entraînés par leurs engagements respectifs et poussés  par leurs opinions publiques, les dirigeants des grands États provoquent un conflit généralisé sans l’avoir vraiment voulu.

     Devant  l’escalade des déclarations officielles au mois de juillet 1914, le Royaume-Uni reste dans l’expectative, ce qui donne l’espoir à Guillaume II d’une victoire rapide sur la France.
     Les stratèges allemands craignent par-dessus tout d’être pris en tenaille par la France et la Russie. Ils ne voient l’espoir du salut que dans une attaque immédiate et brutale de la France qui mettrait celle-ci hors de combat avant que le tsar de Russie ait eu le temps de mobiliser ses troupes innombrables.
   On pourrait dire que les bélligérants pensent que   : Comme dans un  » duel entre cow-boys  » , la victoire, appartient au premier qui dégaine . Sous la pression de ses généraux, qui craignent d’être pris de court, le tsar mobilise dès le 30 juillet.

    Le 1er août, l’Allemagne riposte ; lui déclare la guerre et  mobilise ses troupes. La France mobilise à son tour dans les minutes qui suivent.
  Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France et pour accèlérer les choses, envahit la Belgique dont la neutralité est garantie par… Londres.
    Dès le lendemain, au nom de la parole donnée, les Anglais déclarent à leur tour la guerre à l’Allemagne (alors qu’ils ne se sentaient initialement pas concernés par le conflit continental ) .soldats anglais 14 18( soldats anglais partant pour le continent )

Seule l’Italie reste encore en-dehors du conflit, s’interrogeant sur le meilleur parti à prendre !.

En quelques jours, 6 millions d’hommes se retrouvent ainsi sous les drapeaux ! D’un naturel pacifiste mais animés par des sentiments nationaux très forts, les peuples européens, paysans et ouvriers, partent à la guerre avec le sentiment de devoir défendre leur pays, les un contre la menace slave (Allemagne), d’autres contre la menace germanique (France).
  Chacun se résigne à un conflit que l’on espère court et,( fait exceptionnel ), il y a très peu de désertions dans tous les camps.

Front occidental :
  l’Allemagne porte son effort principal sur la Belgique et la France du nord, prenant les Français à revers. Mais la résistance héroïque et inattendue des Belges et de leur roi va les retarder et laisser aux armées de l’Entente le temps de se ressaisir.
    En vertu de leur plan , les Français lancent quant à eux une offensive sur l’Alsace et entrent à Mulhouse le 7 août, direction Berlin ! Mais trois jours après, les voilà obligés de se replier.!
Les affrontements sont d’ une violence inconnue encore à ce jour (du fait des ravages de l’artillerie sur les charges à la baïonnette des fantassins ) . La journée du 22 août 1914 est la plus meurtrière de l’Histoire de France avec 27 000 soldats français morts ce jour-là !
    Battu dans la « bataille des frontières » (14-24 août), le général en chef français, le  » placide et bedonnant » Joseph Joffre, organise une retraite générale en bon ordre.
    Les Allemands, trop heureux de leur succès, retirent deux divisions pour les envoyer vers le front russe. Du coup, ils renoncent à encercler Paris et contournent la capitale en bifurquant vers la Marne, au sud-est.
Erreur fatale. En présentant son flanc à l’ennemi, l’armée allemande se met en position de faiblesse. Le général Joseph Gallieni, qui commande la place de Paris, y voit l’opportunité d’une contre-offensive d’une dernière chance. Il convainc Joffre de lancer une contre-attaque avec toutes les troupes disponibles autour de Paris.
   L’invasion est stoppée net par la contre-offensive de la Marne, du 6 au 9 septembre, avec des pertes énormes des deux côtés et au prix d’un effort surhumain de la part des Français.
Du 17 septembre au 17 novembre, les troupes allemandes et françaises tentent de se déborder l’une l’autre par l’ouest. C’est la  » course à la mer  ». Mais personne n’arrive à percer le front. Épuisées et meurtries, les troupes allemandes creusent des tranchées et s’y terrent pour éviter de reculer davantage. Les troupes françaises font de même.
     D’ une guerre de mouvement qui s’est brisée sur les déluges de feu et d’acier de l’artillerie, on en vient à une guerre de position ; chaque armée se met à l’abri en attendant que revienne l’occasion d’une offensive décisive.
Le front franco-allemand se stabilise dans la boue, de la mer du nord aux Vosges, sur 750 km !. On ne sait pas encore que cette situation va durer trois longues et terribles années jusqu’au retour des offensives du printemps et de l’été 1918 !

fantassin ( Français , charge à la baïonnete )

Autres fronts :
    À la frontière orientale entre la Russie et l’Allemagne, les armées russes mobilisent et attaquent plus tôt que prévu (grâce en particulier aux chemins de fer financés par les épargnants français). Heureusement pour l’Allemagne, le front se stabilise grâce à la victoire inespérée du général allemand von Hindenburg à Tannenberg, qui stoppe le légendaire  » rouleau compresseur  » russe.
   La guerre débute très mal pour l’Autriche-Hongrie qui échoue à occuper la petite Serbie et voit ses provinces orientales de Galicie et Ruthénie envahies par les Russes.
   Pendant ce temps, le 23 août 1914, le Japon, allié de l’Angleterre, a déclaré la guerre à l’Allemagne dont il convoite les concessions chinoises. Le 1er novembre 1914, l’empire ottoman (la Turquie) entre quant à lui en guerre aux côtés des Puissances Centrales après avoir fermé les Détroits aux navires russes, français et anglais. Les « Jeunes-Turcs », des militants nationalistes qui gouvernent l’empire ottoman au nom du sultan Mehmet V, espèrent ainsi prendre une revanche sur la Russie.

Crimes de guerre !
L’été 1914 se signale par des crimes de guerre à grande échelle de la part des Allemands et des Austro-Hongrois. Ils ne sont pas le fait de soldats indisciplinés mais d’une politique délibérée des états-majors.!
   En Belgique, les soldats allemands, rendus nerveux par la crainte exagérée d’être pris pour cible par des francs-tireurs , se livrent à toutes les abjections possibles : exécutions sommaires, viols, destructions et incendies volontaires (la vénérable bibliothèque de Louvain disparaît dans les flammes).  (Le souvenir de ces violences poussera les Belges et beaucoup de Français sur les routes de l’exode lors de l’invasion de mai 1940.)
   Les Austro-Hongrois n’ont rien à envier aux Allemands sur le chapitre de l’horreur.
Dès juillet 1914, une ordonnance impériale a soumis les populations civiles aux tribunaux militaires. La loi martiale prescrit l’  » exécution sur le champ » des personnes simplement soupçonnées d’espionnage  » par trahison, commise au moyen de cloches, de signaux lumineux ou de fumée, d’autres signaux, de mouvements de bestiaux etc.  » !!éxécution( paysan soupçonné d’espionnage  pendu sur la place d’un village )
Le poète Georg Trakl, à Lemberg (aujourd’hui Lviv, en Ukraine) se suicide après avoir assisté à une vision d’horreur :  » Sur une place, d’abord en effervescence puis soudain calme, il y avait des arbres. Un groupe d’arbres d’une immobilité macabre, voyant chacun se balancer sous lui un pendu. Des villageois ruthènes exécutés  ».
   Trente mille sujets de la monarchie auraient été ainsi pendus dès les deux premiers mois de la guerre en Galicie et en Ruthénie, dont les habitants sont accusés de » faire cause avec l’ennemi  » . À quoi s’ajoutent les exactions commises par les Autrichiens en Serbie lors de l’invasion de celle-ci. Ces crimes de guerre seront dénoncés dès 1917, au Reichsrat, le Parlement de Vienne, par les députés eux-mêmes.

L’année des grandes batailles

Front occidental :
L’année 1916 est celle des grandes offensives de Verdun et de la Somme où des masses de  » poilus  » sont engagées après d’intenses préparations d’artillerie. Ces grandes offensives se soldent par des centaines de milliers de morts sans donner de résultats.
Autres fronts
La lassitude commence à se faire sentir à la fin de l’année. L’empereur Charles 1er, qui succède à François-Joseph 1er à Vienne, fait des offres de paix séparée mais sans succès.

1917 L’année terrible
Front occidental
   Le 6 avril 1917, le président Wilson, qui ne pouvait admettre que les sous-marins allemands s’en prennent aux navires de commerce américains, entraîne les États-Unis dans la guerre aux côtés de l’Entente (les Alliés franco-britanniques).
    Mais à la fin de l’année éclatent des  » mutineries  », les poilusqui ont le sentiment de combattre et mourir pour rien tandis que l’  » arrière  »  vit comme si la guerre n’existait pas !mutinerie( éxecutions de mutins)

1917 se signale par des crises graves:

      Le tsar est détrôné en février-mars au profit d’une république démocratique. Le nouveau gouvernement poursuit le combat contre l’Allemagne et l’Autriche.
   Mais survient en Russie en octobre-novembre 1917 un coup de force des bolcheviques / communistes, à l’instigation de leur chef Lénine. Ce dernier arrête les combats de façon unilatérale. C’est une aubaine pour l’Allemagne qui peut dès lors reporter tous ses efforts contre la France et l’Angleterre.

Victoire  » à l’arraché  »
   Front occidental
    En mars 1918, , les Allemands arrivent à Château-Thierry et bombardent Paris avec des canons à longue portée !
    Devant  le péril, le chef du gouvernement français Georges Clemenceau obtient que le commandement des armées franco-anglaises soit désormais confié à un seul homme. C’est le général Foch qui coordonne désormais toutes les opérations sur le front occidental.
    Dès avril, il arrête l’offensive allemande sur la Somme. Le 18 juillet 1918, il passe à la contre-offensive avec les premières troupes américaines dans la région de Villers-Cotterêts. Les Allemands sont partout repoussés.
   En Allemagne, les grèves et les insurrections se multiplient !. Une révolution éclate le 3 novembre. Pour éviter que le pays ne tombe comme la Russie sous une dictature communiste, les gouvernants et les chefs militaires convainquent l’empereur d’abdiquer. C’est chose faite le 9 novembre.
Deux jours plus tard, Allemands et Alliés signent l’arrêt des combats (l’armistice) le 11 novembre 1918 dans l’attente du traité de paix définitif.

Autres fronts
   Les armées alliées d’Orient lancent en juin 1918 une offensive décisive. La Bulgarie abandonne la première l’Allemagne et signel’armistice dès le 29 septembre 1918. L’empire ottoman signe à son tour l’armistice de Moudros le 30 octobre 1918.
   Le mois suivant, c’est  » la débandade  » des empires centraux : L’Autriche-Hongrie signe l’armistice de Villa Giusti avec l’Italie le 3 novembre.
   Les Tchèques proclament leur indépendance le 14 octobre, suivis par les Hongrois, puis les Croates et les Slovènes. L’empereur austro-hongrois Charles 1er abdique le 13 novembre.

1919 : La paix impossible:

Front occidental
       Quatre ans de conflit généralisé laissent 11 millions de morts. De nombreuses régions comme le nord de la France sont transformées en champs de ruines. Les États européens entrent dans la paix avec des dettes énormes contractées pour l’essentiel auprès des États-Unis. Ces derniers apparaissent comme les grands vainqueurs de la guerre bien que leurs soldats n’y aient participé que de façon marginale.
     En attendant, il faut signer les traités de paix avec l’Allemagne et chacune des puissances qui se sont alliées à elle : l’Autriche, la Hongrie et la Turquie. Éprouvés par la dureté extrême de la guerre, les vainqueurs aspirent à humilier et écraser les vaincus, au risque d’empêcher toute réconciliation durable.

versailles traite( traité de Versailles )

   En Russie s’installe un gouvernement d’une espèce encore inconnue. Le régime bolchevique / communiste dirigé par Lénine est le premier régime dit  » totalitaire  ». Il sacrifie les libertés, les droits des individus et les prescriptions morales à une idéologie messianique qui promet le bonheur pour tous.

pffffffffffffff! Fouillis , mais j’y ai pris du plaisir et ai appris des choses !