C’était il y a 206 ans !


Le 2 juillet 1816

Échouage de la Méduse…..( billet à revoir ….peut-être)

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s’échoue au large de l’actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats à son bord. Ce fait divers va bouleverser la France et engendrer un chef-d’œuvre de l’art romantique.

Un capitaine imprudent:

Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette  » L’Écho ‘, de la flûte  »La Loire’ et du brick  »L’Argus ».

L’expédition est commandée par le capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys. Cet officier royaliste de 51 ans a émigré dès le début de la Révolution, en 1789, et vient tout juste de rentrer en France. Il a reçu du roi Louis XVIII mission de reprendre le Sénégal, que le traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt.

Contre l’avis de ses officiers, le capitaine veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s’éloigne ainsi du reste de la division et s’engage sur le dangereux banc de sable d’Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines, où il est bientôt immobilisé. On tente de désensabler le navire en évacuant le matériel sur un radeau de fortune de 20 mètres de long. Mais cela ne suffit pas et il faut se résoudre à l’évacuation.

L’évacuation

Les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur la chaloupe et une demi-douzaine de canots qui, tous, sont mâtés et disposent d’une voile. Le commandant est parmi les premiers à quitter la frégate !… Mais 152 hommes, essentiellement des soldats, doivent se contenter du radeau. Serrés les uns contre les autres, ils ont de l’eau jusqu’aux genoux. Dix-sept hommes, appréhendant le pire, préfèrent rester sur la frégate dans l’espoir d’être plus tard secourus.

Dans un premier temps ,le radeau est tiré par les canots et la chaloupe. Mais au lieu de se rapprocher de la côte, les naufragés dérivent vers la haute mer… Une nuit, les amarres cèdent les unes après les autres. L’enquête montrera plus tard qu’elles furent volontairement larguées à l’initiative de l’officier Raynaud qui commandait le principal canot

Voyant cela, le lieutenant Espiau, qui commande la chaloupe, veut reprendre le radeau en remorque mais ses hommes s’y opposent. Il semble en effet que beaucoup craignaient une mutinerie et une attaque de la part des marins du radeau, des hommes rudes et passablement éméchés.

Finalement, le commandant Chaumareys abandonne le radeau à lui-même et met le cap sur la côte, vers Saint-Louis du Sénégal. Ses officiers, honteux mais résignés, le suivent.

Le chef d’œuvre :

Théodore Géricault (25 ans), s’est inspiré du drame de La Méduse pour peindre l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’école romantique. Ce jeune artiste de sensibilité monarchiste a suivi Louis XVIII dans son exil de Gand. Cela ne l’empêche pas de faire de son œuvre un manifeste contre les dérives du régime.

Soucieux de réalisme, il a emprunté des cadavres dans un hôpital et s’en est servi comme modèle. Le chirurgien Savigny et un autre rescapé, Corréard, ont d’autre part aussi posé pour Géricault, avec qui ils s’étaient liés d’amitié. On voit sur la gauche le premier, bras tendu, doigts écartés, tourner la tête vers le second, dans l’ombre, adossé au mât. On identifie également deux autres personnages : le noir agitant un morceau de toile est Jean-Charles, soldat originaire du Sénégal. L’homme avec une longue chemise à fines rayures se traînant sur le milieu du radeau, le bras droit tendu, est l’enseigne Jean-Daniel Coudein, commandant du radeau, qui avait été blessé à la jambe au départ de France et pouvait à peine bouger .Le peintre Eugène Delacroix,

Eugène Delacroix ( auto portrait)

ami de Géricault, a servi également de modèle. On le voit au premier plan, face contre le radeau.

La toile est de très grandes dimensions (4,9 x 7 m), avec des personnages deux fois plus grand que nature au premier plan. Elle montre les marins qui tentent de se faire voir du brick L’Argus le 17 juillet 1816. Par le mouvement des corps et les contrastes de lumière, elle travestit le fait divers en un drame mythologique. Exposée au Salon de 1819 sous le titre Scène de naufrage, elle fait scandale par son réalisme et sa violence. Certains y voient une dénonciation du pouvoir en place. Elle n’en suscite pas moins l’admiration du roi Louis XVIII qui lâche placidement :  » Voilà un naufrage qui ne fera pas celui de l’artiste qui l’a peint  ». (Elle est aujourd’hui au musée du Louvre ).

Le peintre n’a pas osé présenter la première version de son œuvre (ci-dessous), du fait de scènes de cannibalisme jugées trop violentes.

Première version du tableau ?

Le drame:

Avec très peu de vivres et cinq barriques de vin, le radeau va dériver sous un soleil implacable, avec de l’eau jusqu’à un mètre au-dessus du plancher. Les officiers se maintiennent près du mât, dans la partie la plus stable. Suicides, noyades, rixes s’enchaînent. Dès le deuxième jour, certains survivants découpent la chair des cadavres et s’en repaissent après l’avoir boucanée au soleil. Quelques hommes encore valides jettent à la mer les blessés et les malades pour préserver les chances de survie des autres.

Au bout de treize jours, le 17 juillet 1816, les malheureux aperçoivent une voile à l’horizon. C’est L’Argus qui s’est mis en quête de l’épave de La Méduse pour y récupérer des documents officiels et de l’argent ! Mais le brick s’éloigne sans voir le radeau. Il repassera quelques heures plus tard et cette fois l’apercevra. Il recueillera une quinzaine de rescapés. Cinq succomberont peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal.

Le lieutenant de vaisseau Parnajon, commandant L’Argus, racontera plus tard :
 » J’ai trouvé sur ce radeau quinze personnes qui m’ont dit être le reste des 147 qui y avaient été mises lors de l’échouage de la frégate Méduse. Ces malheureux avaient été obligés de combattre et de tuer une grande partie de leurs camarades qui s’étaient révoltés pour s’emparer des provisions qu’on leur avait données. Les autres avaient été emportés par la mer, ou morts de faim, et fous. Ceux que j’ai sauvés s’étaient nourris de chair humaine depuis plusieurs jours et, au moment où je les ai trouvés, les cordes qui servaient d’étais étaient pleines de morceaux de cette viande qu’ils avaient mise à sécher. Le radeau était aussi parsemé de lambeaux qui attestaient la nourriture dont ces hommes avaient été obligés de se servir…  » .

Finalement,c’est une goélette privée, la Bombarde, qui atteindra la Méduse 52 jours après son abandon. Elle recueillera trois survivants sur les dix-sept qui étaient restés à bord : douze avaient quitté l’épave sur un radeau et un treizième sur une » cage à poules  », un quatorzième était mort d’épuisement.

Les  » naufragés du désert  »

Si Géricault a immortalisé le radeau, l’histoire a oublié par contre les  » naufragés du désert  ». Il s’agit des 63 personnes que la chaloupe débarqua le 6 juillet et qui rejoignirent Saint-Louis du Sénégal en longeant la côte. Ils parcoururent les quelques 80 lieues en 17 jours, harcelés, dépouillés par les Maures contre un peu d’eau et de nourriture. Six d’entre eux, dont une femme, y laissèrent la vie.

Trois hommes, » des traînards  », s’égarèrent et furent séparément capturés par les Maures. Parmi eux, le naturaliste Georg-Adolf Kummer (1786-1817). Il parlait un peu l’arabe, se fit passer pour le fils d’une musulmane égyptienne et fut traité courtoisement. Tous les trois furent ramenés à Saint-Louis contre promesse de rançon (ou de récompense).

Le scandale

 »Le Journal des Débats » publie le compte-rendu adressé au ministre de la Marine par le chirurgien Jean-Baptiste Savigny, l’un des rescapés du radeau. L’auteur y dépeint les violences extrêmes auxquelles ses compagnons et lui-même ont été réduits. Son récit soulève une immense émotion dans l’opinion publique.

Le capitaine de frégate et les officiers passent en cour martiale. Hugues Duroy de Chaumareys est dégradé et radié du rôle des officiers de marine et des Ordres de Saint Louis et de la Légion d’Honneur. Il échappe de peu à la peine de mort et s’en tire avec trois années de prison. Il finira ses jours au château de Lachenaud, à Bussière-Boffy, près de Bellac (Haute-Vienne).

Pourquoi dit-on que……


……. l’habit ne fait pas le moine (contrairement à la tonsure) ?

Véritable dictionnaire des proverbes et maximes de France, ma grand-mère m’a maintes fois répété cette mise en garde : « Attention mon chou, l’habit ne fait pas le moine ». Même si elle sent quelque peu le papier jauni d’un vieux livre oublié, cette formule qui appelle à la vigilance face aux apparences, ne m’a jamais semblé aussi pertinente qu’aujourd’hui, à l’heure du virtuel et des fake news. Mais au fait, vu que ce n’est pas ma tendre mamie qui l’a inventée, d’où vient-elle ?

On ne le dira jamais assez : il ne faut jamais se fier aux apparences. Croyez-en mon expérience : elles sont souvent trompeuses. D’ailleurs, on en a tous été victime un jour, ne serait-ce qu’en découvrant un push-up sous le cache-cœur de celle qui, la nuit durant, sur la piste de danse, vous a enivré de son décolleté rebondi. C’est à ne plus savoir à quel  »sein » se vouer ! Et ce n’est jamais là qu’un exemple parmi tant d’autres des déceptions engendrées par une hypocrisie habile ou un artifice ingénieux. Ce genre de désillusion a même tendance à se généraliser dans une société où le conseiller en image et le retoucheur photo sont promis à un avenir plus radieux que l’artisan boulanger et le prof de philo. 

La mode est en effet au faux-semblant, au tape-à-l’œil, à la mascarade. Un phénomène nourri grassement à ces deux mamelles prolifiques que sont le numérique et le populisme. Être ou paraître, telle est la question que people et politiques ont définitivement tranchée à coup de Photoshop et de promesses électorales. Pourquoi s’en priveraient-ils puisque, à en juger par leurs côtes de popularité sur Instagram pour les uns, dans les urnes pour les autres, la duperie, c’est comme le Loto : c’est facile, ce n’est pas cher et ça peut rapporter gros ! 

Si notre monde ressemble de plus en plus à un spectacle d’Houdini, le maître incontesté de l’illusion, n’allez pas croire qu’il a viré au trompe-l’œil sous l’effet conjugué de la télévision et d’internet. Il y a belle lurette que ce vernis qu’est l’apparence sauve les meubles de bien des médiocres. En témoigne, cette maxime de Plutarque, le philosophe romain, qui aimait à rappeler à ses contemporains que la barbe ne fait pas le philosophe. »Philosophum non facit barba » pour les inconditionnels de la VOST. Une logique qui a fait son chemin jusqu’à donner au Moyen-âge un proverbe bien connu et encore usité de nos jours, du moins par ceux qui ne lisent pas que des mangas : l’habit ne fait pas le moine

LA BURE QUI FIT LES PRINCES

Il est très probable que cette maxime tire sa source des frasques d’un clergé régulier qui, au cœur du Moyen-âge, grisé sans doute par son opulence, maltraite ses vœux, leur préférant une règle bien plus joyeuse que celle de Saint Benoît : celle des trois B, Bouffer, Boire et Baiser. Au point que Grégoire IX, l’un des papes de l’époque, en est irrité et rappelle à l’ordre ces brebis égarées d’un sermon bien senti.  » Ce n’est pas à l’habit qu’on reconnaît le moine, avertit-il, mais à l’observation de la Règle et à la perfection de sa vie.  » Le coup de gueule est non seulement entendu dans les prieurés, mais il trouve également un écho favorable chez les laïcs. Ceux-ci s’emparent rapidement de la formule grégorienne pour dénoncer tous ceux qui, nobles, magistrats ou dignitaires de l’Église, portent la robe sans en avoir l’étoffe.

Malgré l’évidence de la paternité papale, il est des historiens pour défendre une tout autre version. Selon eux, l’origine de l’expression serait à chercher du côté d’une région tout aussi chère à mon cœur qu’à mon porte-monnaie : la Côte d’Azur. À l’époque qui nous intéresse, ce coin de la Méditerranée n’avait ni le nom, ni l’image paradisiaque qu’on lui accole aujourd’hui. Nous sommes en effet au tout début de l’année 1297. La République de Gênes vient de connaître une guerre civile qui a opposé deux clans rivaux : les Guelfes et les Gibelins. Les premiers sont vaincus et fuient vers la Provence voisine.

Le chemin du salut passe aux abords de Monaco, forteresse génoise bâtie sur un rocher défiant la Grande Bleue. Elle a la réputation d’être imprenable. Une considération dont n’a que faire François Grimaldi. Ce Guelfe rancunier et téméraire se met en tête de prendre sa revanche sur les Gibelins en leur ravissant leur citadelle et les terres alentours. Plutôt que de se lancer à l’assaut des solides remparts, il imagine alors un subterfuge particulièrement culotté.

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C’est accompagné par l’un de ses lieutenants, vêtu tout comme lui d’une bure franciscaine, que, le 8 janvier exactement, il se présente aux gardes de Monaco pour leur demander l’asile pour la nuit.  Ce que les bons bougres, se pliant alors à l’usage, acceptent sans hésiter. Pour le regretter sans aucun doute ! Car sitôt la garnison assoupie, le faux clerc ouvre les portes de la forteresse, y fait entrer sa petite armée et s’en empare sans trop de difficulté. Toujours évoquée par le blason monégasque avec ses deux moines portant l’épée, cette ruse victorieuse vaut à François une seigneurie (offerte à son cousin, Rainier Ier, qui la perd quatre ans plus tard, sa descendance n’en retrouvant la pleine jouissance qu’en 1331) et un surnom qu’il partage avec l’adorable Benji : la Malice !  

BIEN DÉGAGÉ SUR LE DESSUS

L’habit ne fait pas le moine, soit. Mais qu’en est-il de la tonsure ? Là, c’est autre chose. On doit bien reconnaître qu’elle singularise l’homme de foi, personne, à part lui, pas même un Antoine Griezmann sous acide, n’oserait cette coupe aérée. Pour rappel, elle consiste à ne laisser autour d’un crâne fraîchement tondu qu’une frêle couronne de cheveux. Elle n’a d’égale par sa laideur que la Visa découvrable, ce pseudo cabriolet qui a définitivement installé Citroën au sommet du mauvais goût automobile. Une parité qui n’a rien d’étonnant puisque coiffure et voiture partagent un même concept pour le moins obscur : on décapote sur le dessus, mais on ne touche à rien sur les côtés.

Qui a eu cette idée saugrenue ? Pour la Visa, je ne sais pas, mais pour la tonsure, là, c’est signé Anicet, l’un des tout premiers papes de Rome, élu au IIe siècle. Il associa cette hérésie capillaire aux vœux que prononcent les moines à l’heure d’entrer dans les ordres. Pour le Saint Père, la chevelure était en effet l’un des principaux apparats des hommes ordinaires. La tondre marquait ainsi très concrètement un renoncement à la vie laïque et à ses futilités.

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Mais dans ce cas, pourquoi ne pas adopter la boule à zéro pure et simple ? Parce qu’il y a naturellement des chauves et des femmes pour trouver ça viril et sexy. Pas vraiment le but recherché par le chef de la Chrétienté qui voulait distinguer ses clercs du commun des mortels et les prévenir de toute tentation charnelle. D’où sa volonté de les enlaidir en leur laissant cet anneau hirsute qui ceint leur crâne d’œuf. Une pincée de symbolisme, la couronne de cheveux monacale évoquant celle d’épines dont on avait affublé Jésus lors de sa crucifixion, pour rendre la sauce moins amère et le tour est joué et l’abbé rasé de près.

Voilà pourquoi la tonsure a sévi dans les monastères pendant près de deux millénaires, jusqu’à ce que Paul VI, en 1972, en rende la pratique facultative.

Et je ne sais pas pour vous, mais moi, rien que de le savoir et de me dire que je vais mourir moins con (en apparence du moins et le plus tard possible), ça me ravit.lol

Comment Antoine de Saint-Exupéry…..


…… a inventé l’ancêtre du GPS

Enfant, il mène la vie de château

Enfant, il mène la vie de château

L’écrivain est fier de son  » beau nom  ». La famille Saint-Exupéry a des racines nobles attestées depuis le XIe siècle. Du côté de la mère d’Antoine, Marie de Fonscolombe, même authentique noblesse. Jean, son père, travaille dans les assurances. Musicienne, poète, et peintre, Marie s’occupe de leurs cinq enfants, trois filles et deux garçons. Mais en 1904, Jean meurt d’une congestion cérébrale sur un quai de gare. Antoine n’a que 4 ans. Sans ressources, Marie peut compter sur la solidarité du clan. Les Saint-Exupéry trouvent refuge à Saint Maurice-de-Rémens (Ain) dans le manoir d’une tante fortunée et à Saint-Tropez au château des Fonscolombe, propriété de la grand-mère de  » Tonio  ».

Il a inventé l’ancêtre du GPS

Il a inventé l’ancêtre du GPS

Depuis tout petit, Antoine a une passion : les trains, les moteurs et les engins volants. Il a 8 ans quand il met au point sa première invention : une bicyclette volante à moteur. Le jeune garçon a positionné des voiles sur son vélo et recyclé un moteur à essence. Malin ! Malheureusement, l’engin explose et son petit frère, François, 6 ans, est blessé à l’arcade sourcilière. Rongé par la culpabilité, l’aîné met fin ( provisoirement ) à ses expérimentations. Devenu pilote, Saint-Exupéry conçoit en 1940 l’ancêtre du GPS basé sur un système de repérage par ondes électromagnétiques et dépose dix brevets en France et aux Etats-Unis entre 1934 et 1940. Faute d’application industrielle, ils ne lui rapporteront pas un sou !

Il ment pour effectuer son baptême de l’air

Il ment pour effectuer son baptême de l’air !!!!!

A 12 ans,  » Tonio  » ne rêve que d’aviation. Son héros est Wilbur Wright, un pilote qui a remporté la Coupe Michelin et le Grand Prix de l’aéro-club de France en 1908. Coup de chance : le jeune garçon vit près de la Société civile d’aviation d’Ambérieu. En juin 1912, il convainc Gabriel Salvez, pilote tout juste breveté, de l’embarquer à bord de son appareil afin d’y effectuer son premier vol. Son argument massue ? Il a l’autorisation de sa mère. Un mensonge éhonté !

Il renonce à l'aviation pour sa fiancée… qui le plaque

Il renonce à l’aviation pour sa fiancée… qui le plaque !

En 1919, Antoine rencontre Louise de Vilmorin lors de ses études au lycée Bossuet à Paris. La jeune fille de 17 ans qui souffre d’arthrite tuberculeuse reçoit ses nombreux prétendants allongée sur un canapé. Lorsqu’elle marche,  » Loulou  » boîte avec une élégance qui finit de charmer Antoine. Ils se fiancent en 1923. Au grand dam des frères Vilmorin qui surnomment le promis  » le pachyderme incertain  » ! Saint-Exupéry renonce à l’aviation pour sa Louise. Il devient contrôleur de fabrication aux tuileries Boiron, puis vendeur de camions. Piètre VRP, il n’en écoule qu’un seul en un an ! Le pire ? Sa belle finit par le quitter. Une déception amoureuse qui marque profondément l’aviateur. Quant à Louise de Vilmorin, devenue elle aussi écrivain, elle dira que ces fiançailles étaient  » pour rire  ».

Il s’est fait recaler par Air France

Il s’est fait recaler par Air France

Le 5 mars 1931, la nouvelle tombe : l’Aéropostale, qui emploie Saint-Ex, est en cessation de paiement. L’Etat crée une société rassemblant les cinq compagnies aériennes tricolores de l’époque. C’est la naissance d’Air France . Saint-Exupéry postule pour un poste de pilote… mais est recalé ! Décision politique avant tout : on lui reproche sa fidélité aux anciens responsables de l’Aéropostale. Il finit par être embauché mais en tant que  » chargé de mission à la propagande  ». Il réalisera deux films publicitaires : l’un tourné autour de la Méditerranée, le second en Indochine.

C’est un jouisseur et un flambeur

C’est un jouisseur et un flambeur

Saint-Exupéry abhorre  » ce petit bruit de pot-au-feu qui bout  » et fuit  » ces gens d’ici qui mijotent là-dedans jusqu’à la mort.  » Ce géant de presque deux mètres sort beaucoup, boit et mange en quantités astronomiques, fume comme un pompier et collectionne les excès de vitesse à bord de sa Bugatti. Au milieu des années 1930, il vit  » sa période bleue  » : la couleur des injonctions à payer ses dettes. Généreux envers ses amis, il finit par perdre son logement pour cause d’impayés !

Il commet des erreurs de pilotage qui manquent de le tuer

Il commet des erreurs de pilotage qui manquent de le tuer

Surnommé  » Pique la lune  » dans son enfance, l’aviateur manque de couler en rade de Saint-Raphaël en décembre 1933. Il a oublié que l’ hydravion  qu’il pilote ce jour-là ne doit pas amerrir de la même façon que le modèle auquel il est habitué. Plus de peur que de mal… sauf que l’étourdi perd son emploi chez Latécoère ! En décembre 1935, attiré par la récompense de 150 000 francs, l’écrivain veut battre le record Paris-Saïgon. Son avion se crashe dans le désert de Libye. La cause ? Une erreur de navigation de l’aviateur. Il parcourt 150 km en trois jours avant d’être sauvé par des chameliers. Un miracle ! Deux ans plus tard, à Guatemala City, son avion surchargé en carburant s’écrase au décollage ( il avait confondu mesures anglaises et américaines ). Bilan : une commotion cérébrale, huit fractures et une semaine de quasi-coma.

Devenu grand reporter, il couvre la guerre d'Espagne

Devenu grand reporter, il couvre la guerre d’Espagne !

Au milieu des années 1930, chômeur et dans la dèche, Saint-Exupéry se lie d’amitié avec Pierre Lazareff, directeur du journal Paris-Soir. Le patron de presse l’envoie en reportage à Moscou . Lors des fêtes du 1er mai 1935, l’écrivain assiste à un défilé d’un millier d’avions. Parmi eux, le plus grand aéronef du monde : le Tupolev ANT-20. Saint-Exupéry est le premier étranger autorisé à embarquer. Le lendemain, il apprend que l’appareil s’est écrasé ! L’année suivante, Saint-Exupéry couvre la guerre d’Espagne pour L’Intransigeant. On lui reproche de garder ses distances avec les deux camps et de ne pas condamner le coup d’Etat franquiste.  » Les lecteurs d’un journal réclament des reportages concrets, non des réflexions  », rétorque-t-il.

Il séduit sa future femme en lui offrant un petit vol en avion

Il séduit sa future femme en lui offrant un petit vol en avion

Nommé chef de l’aéropostale en Argentine, Saint-Exupéry rejoint Buenos Aires en 1929. A un cocktail, il rencontre Consuelo Succin de Sandoval, une riche veuve Salvadorienne de 29 ans. Pour l’impressionner, quoi de mieux que de l’inviter à bord de son avion ? Consuelo quitte la soirée pour s’envoler avec lui… Le couple se marie le 22 avril 1931 près de Nice -– au grand désespoir du clan Saint-Exupéry qui qualifie la jeune femme de  » comtesse de cinéma  ». Leur relation, passionnée et orageuse, est rythmée par de longues séparations.  » Mon Dieu que vous êtes stupide et folle. Ne savez-vous pas depuis toujours que vous êtes la seule femme au monde que véritablement j’ai aimée ?  » écrit Antoine à Consuelo. Un amour qui ne l’empêche pas de collectionner les maîtresses

Avec Jean Renoir, il s’éclate à Hollywood

Avec Jean Renoir, il s’éclate à Hollywood

Fin 1940, Saint-Ex rencontre sur un paquebot pour New York le réalisateur Jean Renoir. Ils s’entendent si bien qu’ils décident d’adapter ensemble Terre des hommes au cinéma. Antoine rejoint son nouvel ami à Hollywood pour trouver un producteur. Les deux colosses font la nouba, Saint-Ex bluffe les Américains avec ses tours de carte, séduit une actrice, Annabella… Le film, lui, ne verra jamais le jour !  » Saint-Exupéry était un enfant, avec des yeux d’enfant, un comportement d’enfant et tout ce qui fait que les enfants sont des êtres merveilleux. Il avait un amour éperdu des fleurs, des arbres et des femmes et puis des amours bizarres, par exemple, l’amour de l’huile d’olive congelée ! ???  » confiera Renoir à la radio en 1960.

Il n'apprécie pas le Général de Gaulle

Il n’apprécie pas le Général de Gaulle

En 1941, Saint-Exupéry reçoit le prestigieux National Book Awards pour Terre des hommes. Il devient une star mondiale de la littérature ! Ni une ni deux, Vichy tente de le récupérer en annonçant l’avoir nommé membre du Conseil national du gouvernement. Furieux, l’écrivain donne une interview au New York Times pour dénoncer cette manœuvre, mais le mal est fait : le voilà étiqueté collabo ! Il est vrai qu’il dit respecter Pétain , et accuse les gaullistes de préparer une France divisée et assoiffée de vengeance. Et plutôt que de Gaulle, l’écrivain rallie, en mai 1943, son rival, le général Giraud. Un affront que le représentant de la France Libre ne lui pardonnera pas.

Il veut aller combattre dans les airs et cela lui coûtera la vie

Il veut aller combattre dans les airs et cela lui coûtera la vie

Après l’armistice, l’écrivain s’installe à New York. Son but ? Convaincre les Américains de sortir de leur neutralité. En 1943, il veut reprendre le combat aérien. Mais à 43 ans, il a largement dépassé l’âge limite ! C’est grâce à son carnet d’adresses et à l’intervention du général Eisenhower en personne qu’il effectue neuf vols sur un P.38 Lightning, un avion réservé à l’élite des pilotes.  » J’aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là sur mes 20 ans . Je ne puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là, écrit-il. Si je suis tué en guerre, je m’en moque bien.  » La veille de sa mort, il confie dans une lettre à son ami Pierre Dalloz :  » Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Et je hais leur vertu de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier.  » ? Il disparaît en mission le 31 juillet 1944.

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Il a aussi écrit :

 » Le Petit Prince  », son œuvre la plus connue, un conte poétique et philosophique. Le narrateur est un aviateur en panne dans le Sahara : il va rencontrer un petit prince qui s’interroge sur l’absurdité du monde des adultes

Le peti prince

 »Quand on s’abandonne, on ne souffre pas. Quand on s’abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus. »
TristesseAntoine De Saint-Exupéry,

Alfred Nobel : comment l’inventeur de la dynamite est-il …..


…devenu l’inventeur du prix Nobel?

En entendant le nom d’Alfred Nobel

A.Nobel

, la première chose qui me viendra à l’esprit sera bien entendu le célèbre prix éponyme à la renommée internationale, remis chaque année aux personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité ». Toutefois, avant de créer cette récompense, Alfred Nobel portait un tout autre titre : celui d’inventeur de la dynamite.

Invention de la dynamite

Alfred Nobel naît en 1833 à Stockholm en Suède . À l’âge de 18 ans, il embarque pour les États-Unis, où il décide d’étudier la chimie, en travaillant quelques temps aux côtés de l’inventeur John Ericsson

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John Ericsson

. Après le règne séculaire de la poudre à canon, la nitroglycérine est découverte par Ascanio Sobrero 

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Ascanio Sobrero 

en 1847, et c’est avec le collègue de ce dernier que Nobel se dédie à l’étude des explosifs dès 1850.

Au cours de ses expérimentations, plusieurs explosions ont lieu dans l’usine familiale, dont une qui coûte la vie à son frère Emil et à quatre autres personnes. Nobel décide donc de sécuriser l’usage de la nitroglycérine et finit par découvrir qu’en la mélangeant à de la terre de diatomée ( celle qui peut être peut utilisée contre les punaises de lit !), celle-ci devient suffisamment stable pour être transportée sans risque et nécessite l’usage d’un détonateur pour exploser.

Le 25 novembre 1867, Nobel fait breveter son invention sous le nom de dynamite, puis, il dépose le brevet pour  »la dynamite extra » Nobel en 1875. Grâce à cette nouvelle forme d’explosif, désormais standard dans les activités minières, son créateur connaît un succès financier retentissant. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’à un jour fatal de 1888, qui va renverser la vie d’Alfred Nobel.

Du marchand de mort au prix Nobel

En 1888, Ludvig

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Ludvig Nobel

, le frère d’Alfred, décède lors d’une visite à Cannes. Un journal est toutefois persuadé que c’est l’inventeur de la dynamite qui est passé à trépas, et publie sa nécrologie !! Alfred Nobel est sous le choc en la lisant :  » Le marchand de la mort est mort. Le Dr Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier  ».

Cet événement inattendu , fortuit va complètement bouleverser la carrière de Nobel, qui s’aperçoit soudain de l’image négative qui lui est associée et commence à se demander quel héritage il souhaite laisser à la postérité. En 1895, il dresse son testament dans lequel il exprime le souhait que sa fortune soit mise de côté à sa mort pour que soit créé le prix Nobel, une récompense internationale qui serait remise annuellement.

Alfred Nobel meurt le 10 décembre 1896, sans femme ni enfant. L’ouverture de son testament provoquera la surprise de ses amis, de sa famille et de ses collègues qui n’avaient pas été informés de son initiative. En tout, c’est 94% de sa fortune qui sera consacrée à la création du prix, ( l’équivalent de près de 2 millions d’euros ). Un montant qui s’élève aujourd’hui à plus de 337 millions d’euros en prenant en compte l’inflation. Un héritage inestimable pour l’humanité.

P.S : Le prix Nobel de la paix récompense  » la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix  » selon les volontés, définies par le testament, d’ Alfred Nobel

La  » banane bleue »


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La  » banane bleue  »



La banane bleue est une représentation d’une dorsale économique et démographique de l’Europe occidentale. Son nom est inspiré de la forme courbe de cette dorsale et de la couleur dominante du drapeau de l’Union européenne ou de celle représentant traditionnellement le continent européen, le bleu. Cette dorsale est aussi connue sous le nom de mégalopole européenne, ou encore de dorsale européenne.

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D’après l’article de Roger Brunet

Résultat d’images pour Roger Brunet
Brunet (géographe)

,  » Le nom  » banane bleue  » est une addition médiatique : La forme de banane a été évoquée par Jacques Chérèque

J.Chérèque ?

, ministre de l’Aménagement du territoire, présentant ces travaux lors d’une conférence de presse à succès ; la couleur est celle que lui a donnée trois jours après le dessinateur du Nouvel Observateur, dans un article de Josette Alia qui servit de baptême à la  » banane bleue « . « 

Cette expression a été ensuite reprise par les géographes dont notamment Roger Brunet, en 1973, lorsque qu’avec l’Institut  » Reclus de Montpellier  », une étude sur l’avenir des villes européennes a été réalisée. Les conclusions mettaient en évidence un couloir urbain cohérent et courbe s’étendant de Londres à Milan, centre majeur du développement spatial européen ….
Les régions concernées étaient alors le bassin londonien, le Benelux, la frange nord-est de la France (Alsace et Lorraine), la vallée rhénane, la moitié ouest de la Bavière, la Suisse et l’ouest du bassin du Pô au nord de l’Italie.

La partie française a été ajoutée à ce centre européen par souci politique de la faire appartenir à cet ensemble majeur. En effet, le ministre Jacques Chérèque, très attaché à la région Lorraine, a tout fait pour que cette région industrielle française intègre ce centre.

La fabrication traditionnelle …..


….des cordes de chanvre et autre :

la-fabrication-traditionnelle-de-cordes-de-chanvre-et-autre-video

Un métier, celui de cordier, qui n’existe plus mais que trois frères de la Confrérie de San Pascual Bailón de Calatayud, le patron des cordages, connaissent toujours.

La première étape consiste bien sûr à récupérer la fibre avant de procéder au filage via un rouet. Un travail qui nécessite une certaine expérience pour obtenir les longueurs de corde désirées.

De nos jours, les cordes en fibres végétales sont devenues plus rares et les processus de fabrication sont très industrialisées et automatisées

Vidéo:

çà s’est passé un 8/07 ……..


8 juillet 1853

Le  » commodore  » Perry débarque au Japon

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry apporte à l’empereur du Japon un message d’amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d’amitié, il s’agit d’une injonction à se soumettre.!!!!!

Les Japonais, qui s’étaient jusque-là tenus à l’écart des affaires du monde, se laisseront-ils assujettir comme, avant eux, les Chinois et la plupart des autres peuples d’Asie ?..Un message d’amitié en forme de menace

Le commodore (capitaine de vaisseau commissionné) s’inquiète auprès du gouvernement japonais des mauvais traitements qu’ont eu à subir des marins américains naufragés sur les îles japonaises.

Ses quatre  » bateaux noirs  », surnommés ainsi parce qu’ils utilisent du charbon et crachent de la fumée, provoquent un grand émoi chez les Japonais. Ces derniers prennent conscience de leur retard sur les  » Barbares  » d’Occident.

Il faut dire que l’archipel est soumis depuis 1603 aux  »shôguns  » de la famille Tokugawa . Ces maires du palais ont relégué l’empereur, le tenno (ou taino), dans un rôle religieux et honorifique. Ils ont dompté les grands seigneurs féodaux, les daimyo. Ils ont fermé l’archipel aux influences étrangères, avec interdiction quasi-générale d’entrer ou de sortir du pays… De ce fait , les Japonais mesurent mal les changements techniques et intellectuels qui se sont produits dans le monde et en particulier en Occident au cours des 250 dernières années.

Au cours d’une seconde visite, le 13 février 1854, le commodore Perry commande sept navires de guerre, dont quatre à vapeur. Il se fait menaçant et exige du shôgun qu’il ouvre les ports japonais aux navires de commerce et aux baleiniers américains.

Le shôgun s’incline et ses représentants signent un traité le 31 mars 1854 à Kanagawa par lequel ils garantissent le rapatriement des éventuels naufragés. Ils consentent aussi à ouvrir les ports de Shimoda et Hakodaté aux navires de commerce battant pavillon américain. Ils offrent enfin aux États-Unis un statut de faveur et accueillent en 1856 un premier consul américain, Townsend Harris.

( Harris )

Dans les années suivantes, le Royaume-Uni et les principales puissances européennes réclament et obtiennent des privilèges équivalents.

Les Japonais les plus lucides comprennent qu’ils doivent adopter rapidement les principes et les techniques des Occidentaux s’ils ne veulent pas être colonisés comme leur voisin chinois. D’autres préfèrent s’en prendre directement aux Occidentaux et se laissent entraîner à de sanglantes émeutes.

C’est le début d’un long conflit entre les réformistes et les conservateurs, ces derniers étant conduits par le shôgun. Il se termine en 1867 par la victoire des premiers et le renvoi du shôgun.

Le jeune empereur Mutsuhito

Mutsuhito

 (15 ans !) prend lui-même le pouvoir et entreprend à marches forcées de réformer le Japon. Il va en faire le premier pays industriel non occidental.

Dormons nous comme nos ancêtres ?


 » Le Sommeil de Saint Pierre  » de Giuseppe Antonio Petrini (1677-1759).

Notre nuit continue de huit heures est une invention relativement récente. Longtemps, l’homme s’est couché tard ( c’est mon cas ), a dormi peu ou de manière fractionnée.

Dès les années 1950, un psychologue américain, Frederick Snyder, avançait que chez les animaux vivant en groupe, certains restaient dans un état de veille pour protéger celui-ci des menaces nocturnes. Des chercheurs américains, qui ont comparé nos habitudes de sommeil à celles de centaines d’autres espèces, avancent que les hommes ont réussi, dans l’évolution, à tirer le meilleur profit de leur sommeil en dormant en groupe et autour du feu, la chaleur éloignant les prédateurs.

L’injonction à dormir huit heures par nuit n’est pas franchement fondée :

En fait, nous comptons parmi les mammifères qui dorment le moins, juste derrière les girafes et les éléphants . Mais nous dormons mieux, car d’un sommeil profond plus stable. Pour déterminer si cette hypothèse dite  » de la sentinelle  » s’appliquait à nos ancêtres, et surtout si le progrès avait fait diminuer, comme on le déplore souvent, notre temps de sommeil, des chercheurs se sont intéressés à des sociétés vivant en Afrique et en Amérique du Sud, dont le mode de vie était proche de celui des chasseurs-cueilleurs du paléolithique. Les résultats montrent qu’elles dorment seulement six heures vingt-cinq par nuit et que sur une période de trois semaines, il ne s’écoule que dix-huit minutes durant lesquelles aucun membre de la tribu n’est éveillé. Six heures vingt-cinq, donc, contre sept heures quarante-sept, le temps moyen de sommeil des Français, et il est précisé dans l’étude que ces peuples sont en bonne santé. Voilà qui suggère que l’injonction à dormir huit heures par nuit n’est pas franchement fondée… pas plus que celle de dormir d’une seule traite. C’est en relevant les termes « premier sommeil » et « deuxième sommeil » dans des documents d’archives que l’historien Roger Ekirch a mis en évidence, il y a une vingtaine d’années, le sommeil fragmenté qui étaient celui de nos congénères jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Ils dormaient alors en deux fois, de la tombée au milieu de la nuit, d’un premier sommeil (profond), puis ils se rendormaient, d’un sommeil (matinal) qui amenait au réveil. Durant cette période d’éveil nocturne, l’on s’adonnait à de multiples activités : solitaires (prier, méditer…), de couple (faire l’amour ) , ou sociales (rendre visite à des voisins, vérifier que le groupe était en sécurité).

La lumière artificielle aurait modifié nos nuits

De nombreux psychologues confirment que se lever durant la nuit est tout à fait normal du point de vue physiologique. Accréditant l’idée que cette  »dorveille  » trouve peut-être une survivance dans certaines formes d’insomnie, malgré des sociétés plus  » sécurisées  ». Pour Roger Ekirch, c’est la lumière artificielle qui a modifié nos nuits et ce cycle de sommeil ancestral. Au début des années 1990, un psychiatre américain, Thomas Wehr, a cherché à savoir comment réagissaient des individus privés de lumière artificielle. Surprise ! Les sujets de son expérimentation clinique se réveillaient au milieu de la nuit, vers 1 heure du matin, et leur cerveau sécrétait de la prolactine, une hormone libérée aussi durant l’orgasme  qui contribue à la sensation de plaisir et de bien-être. Ce constat rejoint la thèse de Roger Ekirch selon laquelle cette période d’éveil nocturne, non anxieux, jouait probablement un rôle important dans la régulation naturelle du stress.

Après ce billet sans intérêt , à mon tour je vais tenter de dormir ………

à ce soir peut-être ….

La vaccination ….


14 mai 1796 : Déjà il y a 225 ans !

Édouard Jenner découvre la vaccination

Image : Le 14 mai 1796, un médecin de campagne vaccine un jeune garçon afin de le protéger contre la variole.

Il utilise pour cela du pus provenant d’une maladie apparentée mais bénigne, la  » vaccine des vaches  ».  En employant cette  » méthode  » , il se distingue de ses prédécesseurs qui, non sans risque, immunisaient leurs patients en leur inoculant la variole elle-même.

Par une action déterminée auprès de ses collègues,  Édouard Jenner  (47 ans) va donner à la vaccination une caution scientifique et la généraliser à l’ensemble de la population.

Une pratique ancestrale? mais mal maîtrisée ?

Très tôt, dès le Moyen Âge, on s’était aperçu que les personnes ayant survécu à la variole étaient définitivement immunisées contre le fléau. Le savant andalou Averroès y fait allusion et des praticiens ont l’idée d’inoculer la maladie à leurs patients, avec un maximum de précautions, afin de les protéger contre les fréquentes épidémies.

Mais cette protection préventive n’est pas sans danger et elle nécessite que le patient soit très soigneusement isolé afin qu’il ne provoque pas lui-même une épidémie. Elle est limitée pour cela aux milieux aristocratiques et bourgeois.

Jenner invente la vaccination :

Édouard Jenner, médecin de campagne passionné par la recherche, n’a pas eu peur de lancer une campagne préventive auprès de sa clientèle. Il s’est aperçu comme alors que plusieurs de ses patients étaient insensibles à l’inoculation. Après enquête, il a découvert qu’il s’agissait de valets de ferme en contact avec les vaches.

Il a pu faire le rapprochement avec la vaccine ou variole des vaches (en anglais,  »cow-pox »). Cette maladie bénigne était courante chez les valets qui trayaient les vaches et entraient en contact avec les pustules des pis. Elle a pour effet de les immuniser contre la véritable variole, le plus souvent mortelle.

Édouard Jenner a l’idée d’inoculer par scarification non plus du pus de la variole mais du pus de la vaccine, beaucoup plus bénin et tout aussi efficace. Il prélève donc du pus sur la main d’une femme qui a été infectée par sa vache, Blossom, atteinte de la vaccine, et l’inocule à un enfant de 8 ans, James Phipps.

James Phipps contracte la maladie sous la forme d’une unique pustule et en guérit très vite.

Trois mois plus tard, indifférent au  »principe de précaution », le médecin lui inocule la véritable variole. À son grand soulagement, la maladie n’a aucun effet sur l’enfant. C’est la preuve que la vaccine l’a immunisé contre la variole en entraînant la formation d’anticorps propres à lutter contre l’infection.

Rapide diffusion de la vaccination :

Édouard Jenner diffuse avec courage le principe de la vaccination dans le public, en encourageant la vaccination de masse. Ses opposants contestent l’innocuités de sa méthode ou même parfois dénoncent la prétention de vouloir contrarier les desseins de la providence.!!!!!

Il publie à ses frais  » An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccina  » (Enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole) et jette les bases de l’immunologie appliquée à la variole. Il se contente d’une approche empirique et ne se soucie pas d’aller plus avant dans la compréhension du phénomène. Il appelle  »virus » le facteur mystérieux de la vaccine (d’après un mot latin qui signifie poison).

La pratique de la vaccination se répand très vite en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies. À ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.

Lunokhod…….


……un rover soviétique sur la Lune ! En 1970 …….????

Les Soviétiques ont conçu puis lancé avec succès le 17 novembre 1970 un rover, le Lunokhod vers la Lune, un an après qu’Armstrong en ait foulé la surface…….. Le 21 avril 2010, une équipe américaine testa un tir laser vers le réflecteur du rover et reçut une réponse.

Le Lunokhod ? ( image du net )

Lunokhod 1, également connu sous le nom de  » Аппарат 8ЕЛ № 203  », est le premier des deux robots lunaires rovers débarqués sur la Lune par l’Union soviétique dans le cadre de son programme Lunokhod.

Le vaisseau spatial Luna 17 transporte Lunokhod 1 sur la Lune en 1970. Lunokhod 1 est le premier robot télécommandé rover à se déplacer librement sur la surface d’un objet astronomique au-delà de la Terre. C’est aussi le premier engin à roues sur un autre corps céleste. Lunokhod 0, la première et précédente tentative en ce sens, avait été lancée en février 1969, mais ne réussit pas à atteindre l’orbite.

Bien que conçu uniquement pour une durée de vie de trois jours lunaires, Lunokhod 1 opéra sur la surface lunaire pendant onze jours lunaires et parcourt une distance totale de 10,54 km.

Une vidéo :

( Lunokhod 1 est un véhicule lunaire formé d’un compartiment en forme de baignoire avec un grand couvercle convexe sur huit roues à propulsion indépendante. Sa longueur est de 2,3 mètres. Lunokhod 1 est équipé d’une antenne en forme de cône, d’une antenne hélicoïdale hautement directionnelle, de quatre caméras de télévision et de dispositifs extensibles spéciaux pour tester le sol lunaire pour la densité du sol et les propriétés mécaniques. Un spectromètre à rayons X, un télescope à rayons X, des rayons cosmiques détecteurs et un laser dispositif y sont également inclus. Le véhicule est alimenté par des batteries rechargées pendant la journée lunaire par un réseau de cellules solaires monté sur la face inférieure du couvercle. Pour pouvoir travailler sous vide, un lubrifiant spécial à base de fluorure est utilisé pour les pièces mécaniques et les moteurs électriques sont enfermés dans des conteneurs pressurisés. Pendant les nuits lunaires, le couvercle est fermé et une unité de radioisotope polonium-210 maintient les composants internes à la température de fonctionnement.)

( dommage : commentaires en russe ! )

Le rover fonctionne pendant la journée lunaire, s’arrêtant occasionnellement pour recharger ses batteries via les panneaux solaires. La nuit, le rover » hiberne  » jusqu’au prochain lever du soleil, chauffé par la source radioactive.

Les petits cratères le long de sa traversée sont nommés officieusement pendant la mission. Les noms sont officiellement approuvés par  »l’AIU  » ? en 2012. Ils sont appelés Albert, Leonid, Kolya, Valera, Borya, Gena, Vitya, Kostya, Igor, Slava, Nikolya et Vasya.

Les contrôleurs terminent la dernière session de communication avec Lunokhod 1 à 13h05 TU=  » Temps Universel  » ? le 14 septembre 1971. Les tentatives pour rétablir le contact sont finalement interrompues et les opérations de Lunokhod 1 cessent officiellement le 4 octobre 1971, ( anniversaire de Spoutnik 1 ! ). Au cours de ses 322 jours d’opérations , Lunokhod 1 parcourt 10 540 mètres et renvoie plus de 20 000 images télévisées et 206 panoramas haute résolution. En outre, il effectue 25 analyses de sol lunaire avec son spectromètre à fluorescence et utilise son  »pénétromètre  » à 500 endroits différents.

image / croquis U.R.S.S

L’emplacement final de Lunokhod 1 est incertain jusqu’en 2010, car les expériences de télémétrie laser lunaire n’ont pas réussi à détecter un signal de retour depuis 1971 ! Le 17 mars 2010, Albert Abdrakhimov trouve à la fois l’atterrisseur et le rover dans Lunar Reconnaissance Orbiter image. En avril 2010, l’équipe d’opération de télémétrie laser lunaire de l’observatoire Apache Point de l’Université de Californie à San Diego utilise les images LRO pour localiser le mobile suffisamment près pour les mesures de portée laser. Le 22 avril 2010 et les jours suivants, l’équipe réussit à mesurer la distance à plusieurs reprises. L’intersection des sphères décrites par les distances mesurées indique alors l’emplacement actuel de Lunokhod 1 à 1 mètre près. APOLLO utilise maintenant le réflecteur de Lunokhod 1 pour des expériences, car ils découvrent, à leur surprise, qu’il retourne beaucoup plus de lumière que les autres réflecteurs sur la Lune. Selon un communiqué de presse de la NASA, le chercheur APOLLO Tom Murphy déclare : » Nous avons obtenu environ 2000 photons de Lunokhod 1 lors de notre premier essai. Après près de 40 ans de silence, ce rover a encore beaucoup à dire  ».

En novembre 2010, l’emplacement du rover a été déterminé à environ un centimètre près. L’emplacement près du limbe de la Lune, combiné à la capacité de téléporter le rover même lorsqu’il est au soleil, promet d’être particulièrement utile pour déterminer les aspects du système Terre-Lune.

Dans un rapport publié en mai 2013, des scientifiques français de l’Observatoire de la Côte d’Azur dirigé par Jean-Marie Torre rapportent avoir répliqué les expériences de télémétrie laser de 2010 menées par des scientifiques américains après des recherches utilisant des images de l’orbiteur de reconnaissance lunaire de la NASA. Dans les deux cas, des impulsions laser sont renvoyées par le rétro réflecteur Lunokhod 1.