Montréal ……. » naissance  »


     Montréal, métropole de l’actuelle province du Québec, est née le 17 mai 1642 sur une  grande île située au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la Rivière-des-Prairies.
Une idée de Samuel de Champlain  ….
  

En 1615, Samuel de Champlain suggère  l’idée d’un poste sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France… et de développer le commerce de la fourrure.

  L’idée fut reprise sous le règne de Louis XIII par le baron de Fancamp et Jérôme de la Dauversière, un habitant de La Flèche. Ces derniers songent à une grande île sur le fleuve, à 1500 km à l’intérieur des terres, que l’explorateur Jacques Cartier J Cartier a repérée un siècle plus tôt, le 2 octobre 1535, et baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin).
  Le 9 mai 1641, deux navires quittent La Rochelle pour la Nouvelle-France (le Québec actuel).
  À bord des navires, une cinquantaine de personnes sous la direction de deux catholiques fervents, le gentilhomme Paul de Chomedey de Maisonneuve et l’infirmière ? Jeanne Mance.
  L’expédition passe l’hiver à Québec et atteint le site de Montréal l’année suivante.

Aussitôt arrivés, les colons construisent une clôture.

   La messe de fondation a lieu le lendemain, dimanche 18 mai 1642. Le nouvel établissement est consacré à la Vierge et prend le nom de Ville-Marie (une dizaine d’années plus tard, il ne sera plus connu que sous le nom de Montréal).
  Cependant ,les débuts sont très pénibles et la ville doit se défendre contre les Iroquois, farouches ennemis    des Français depuis leur rencontre

 

malheureuse avec Samuel de Champlain. L’arrivée de nouveaux colons permetra de fortifier la colonie.Montreal 1647( croquis ,Montréal en 1647 )

  Vers 1653, le gouverneur Maisonneuve maisonneuve ramène de France une centaine de soldats pour mieux protéger sa ville. Celle-ci connaît enfin le calme avec la Grande Paix de 1701 conclue avec les Indiens.
   Montréal devient bientôt la plaque tournante du commerce des fourrures, « l’or de la Nouvelle-France ».

Le temps des Anglais  :

   Mais arrive la guerre de Sept Ans… La ville est assiégée par trois armées anglaises et se rend sans combattre le 18 septembre 1760. Comme l’ensemble de la Nouvelle-France, elle passe alors à la couronne britannique. Deux siècles après sa naissance, la ville  compte 45.000 habitants.
  Au milieu du XIXe siècle, c’est une cité en pleine expansion, qui tire sa richesse non plus du commerce des fourrures mais de son port fluvial accessible aux navires transatlantiques.portport 1
   Beaucoup d’immigrants y affluent et le maire de la ville voulant prendre  acte de cette nouvelle réalité en dote la ville d’un drapeau qui rappelle la diversité de ses habitants avec la fleur de lys française, la rose anglaise, le chardon écossais et le trèfle irlandais drapeau Montreal

Ouverture de…


la tour Eiffel au public Le 15 mai 1889 ( il y a environ 130 ans ! )

Destinée à commémorer le centenaire de la Révolution française lors de l’exposition unniverselle de 1889 ,la  » Dame de fer  »Tour Eiffel 1889 devait être détruite vingt ans plus tard .   Mais,Gustave Eiffel

  parvint à la  » sauver  » en démontrant l’intérêt scientifique qu’elle pouvait avoir : Télégraphie,radio , et….télévision….Il obtint  » gain de cause  » lol …..Aujourd’hui , le monument accueille plus de 7 millions de touristes par ans !                

 

Aborigènes….


  Quand on parle d’aborigènes, on pense immédiatement à ces personnes-ci, les Aborigènes d’Australie :

Aborigènes d’Australie

Mais en réalité, « aborigène » est un terme beaucoup plus large. Il désigne les habitants originaires du pays où ils vivent, en d’autres termes, les descendants des premiers habitants connus d’un pays. 

    Il y a des aborigènes au Canada, au Japon, en Inde, au Sri Lanka…

    C’est donc un synonyme d’autochtone, d’indigène. On l’utilise aussi pour parler de plantes.

    Le mot vient de l’italien « aborigine » (ab origine = depuis l’origine), qui signifiait au XVème siècle : « habitant primitif de l’Italie » (les premiers habitants du Latium, les ancêtres du peuple Romain). Un siècle plus tard, le sens du mot s’est élargi, avec le sens que l’on connaît aujourd’hui.

Caddie ?


 

     De nombreux imprudents ont payé cher ? L’utilisation de Caddie comme nom commun alors que c’est une marque jalousement gardée et protégée par l’entreprise éponyme.         Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers…   »chariots. »

     L’objet est né en 1937 !

    Dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l’un d’eux poser son panier sur une chaise, il imagine de  » flanquer » chaque panier d’une  » chaise à roulettes  » . Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.

     Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot (n° 1372459, en date du 27 avril 1963 ) ainsi que la fameuse marque  (n° 228178, déposée le 2 février 1960 ) dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.

 

Ouf, enfin , je sais….


chez mes parents il y à longtemps..

chez mes parents il y à longtemps.. ( Mon père = à gauche )

Là , à Droite lol en 1976 !

    Qu’est ce que je sais ? …………..

Et bien : L’âge de mon père !!!!!!

   Ce 21/04 c’était son anniversaire , alors je lui ai téléphoné …. D ‘ habitude , je m’arrange  pour éviter de parler de son âge  . Aujourd’hui  , je me suis décidé à lui demander tout simplement : Il est né en 1932 => il a 87 ans …..Ce qui implique qu’il était âgé de 23 ans quand je suis né lol…..( moi , j’avais 25 ans quand Manu est né ) .

Ne pas connaitre l’âge de son père c’est tout de même quelque peu gênant ……

 

Cathédrale N.D de Paris, Histoire …


   Depuis plus de huit siècles, le cœur de la France bat à l’unisson de ce vaisseau de pierre. Ce n’est pas pour rien que le point zéro des routes de France se situe devant son portail. Mariages, actions de grâce, hommages, sacres ou encore funérailles…

  De saint Louis à de Gaulle, la cathédrale Notre-Dame de Paris a servi de théâtre à tous les grands moments de l’Histoire nationale depuis pratiquement l’acte de baptême de la nation, la première référence à la France est en effet antérieure d’un demi-siècle à la construction de la cathédrale .

  Après avoir pâti de la Révolution et été longtemps délaissée, Notre-Dame a retrouvé une seconde vie par la grâce d’un roman, Notre-Dame de Paris (Victor Hugo, 1832) au succès planétaire. Elle a été jusqu’au 15 avril 2019 le monument le plus visité en Europe (13 millions de visiteurs chaque année). Reste à espérer qu’elle le redevienne très vite…( sans contribution financière obligatoire de tous les citoyens ! )

L’histoire de Notre-Dame en 10 dates

• 1163 : début de la construction de Notre-Dame
• 1239 : saint Louis dépose la couronne d’épines du Christ
• 1302 : Philippe le Bel réunit les premiers états généraux
• 1572 : un mariage en prélude au massacre de la Saint-Barthélemy
• 1793 : la cathédrale devient Temple de l’Être Suprême
• 1804 : Napoléon est sacré empereur
• 1918 : le Te Deum de l’Armistice
• 1945 : le Te Deum de la Libération
• 1970 : funérailles du général De Gaulle
• 2019 : un incendie ravage la cathédrale ( 856 ans après les prémices de sa construction) 

Le sacre de l'empereur Napoléon 1er (détail, toile: 610cm x931 cm), par Jacques-Louis David (1748-1825, musée du Louvre)

Au cœur de l’Histoire de France

   Son destin pouvait-il échapper à l’Histoire de France ? En se dressant au cœur même de la capitale, sur la petite île de la Cité, bénie par un pape (Alexandre III), parrainé par un roi (Louis VII), comment ne pouvait-elle pas symboliser la toute-puissance d’un pouvoir temporel et spirituel ?

   L’évêque de Paris a rang de baron, il règne sur des terres et des forêts innombrables autour de Paris, exerce son droit de justice, et devient peu à peu l’un des personnages les plus influents du royaume, allant même jusqu’à gérer les affaires courantes en cas d’absence du roi, tel un premier ministre par intérim. Il est vrai que le souverain réside à deux pas, sur la pointe de l’île de la Cité, dans un palais raffiné doté d’un splendide jardin qui donne sur la Seine, en attendant de loger dans celui du Louvre, au XIVe siècle.

   La cathédrale Notre-Dame devient donc naturellement la paroisse royale, là ou se déroulent fêtes et célébrations, car suffisamment grande pour accueillir le peuple de Paris. Mais son rang reste précaire, elle doit sans cesse lutter contre la très influente abbaye de Saint Denis qui détient les regalia – sceptre, couronne et main de justice – ainsi que l’oriflamme des troupes royales. Plus tard, elle devra également accepter la concurrence de la toute proche Sainte-Chapelle, bâtie par Saint Louis.

La couronne d’épines :

   De fait, l’un des premiers actes marquant de son histoire reste sans aucun doute l’arrivée solennelle de la couronne du Christ, achetée une fortune par Louis IX, futur Saint Louis, à des banquiers vénitiens qui la possédaient en gage.

Le reliquaire de la couronne d'épines, conservé à Notre-Dame de ParisEn août 1239, la relique inestimable fait son entrée dans Paris, lors d’une procession solennelle : on y voit le jeune roi de France, âgé de 25 ans, pieds nus et vêtu d’une simple tunique, porter la couronne d’épines entre ses mains, entrer dans Notre-Dame et la déposer sur l’autel à la vénération des fidèles.

   Elle y restera quelques années sous la surveillance du chapitre de la cathédrale avant de rejoindre la Sainte-Chapelle, édifiée en un temps record moins de dix ans plus tard.

  Notre-Dame perd l’avantage dans la course aux reliques mais reste toujours le symbole du pouvoir : en 1302, le roi Philippe Le Bel, en conflit ouvert avec le pape, décide de rassembler ses soutiens sous les voûtes de la cathédrale en convoquant les premiers états généraux du royaume.

Saint Louis portant la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris le 19 août 1239 (gravure du XIXe siècle)

Justice divine, justice royale

  L’assemblée reconnaît de fait l’autorité du roi, au détriment du pouvoir spirituel. Le message passe, les papes finiront par composer, non sans frictions, avec le plus puissant Etat de la Chrétienté. Ont-ils le choix, du reste ? Le roi, comme le pape, est aussi le vicaire du Christ sur terre ! Sa justice se confond bien souvent avec celle des prélats. Au cœur de Paris, le pilori – ou l’échelle – est situé devant le portail, bien en vue des fidèles. 

 » Mettre à l’index  » origines ….


  Cette expression devrait son origine au concile de Trente convoqué par le pape Paul III en 1545 pour lutter contre le développement du protestantisme. À la fin de ce concile qui dura dix-huit ans, l’autorité catholique dressa une liste d’ouvrages soupçonnés de propager des idées hérétiques appelée l’Index librorum prohibitorum, l’« Index des livres interdits » (1559). Couramment appelé l’« Index », il est à l’origine de l’expression signifiant que l’on exclut quelque chose ou quelqu’un car il est potentiellement dangereux ou parce qu’il ne respecte pas les règles établies.

censure

La gabelle ………(çà s’est passé un 20 mars..) s’est salé !


20 mars 1342 : ordonnance royale
Généralisant la gabelle :

  D’origine romaine, l’imposition sur le sel apparut en France sous le règne de saint Louis, et constituait  une mesure temporaire à laquelle on eut  ensuite régulièrement recours comme aide extraordinaire à l’occasion de la guerre, ne devenant permanente que sous Philippe VI 

   Le mot gabelle désignait à l’origine toute sorte d’imposition publique. On tire l’étymologie de ce mot , de l’hébreu gab, qui signifie la même chose. D’autres  » lettrés  »  ont apporté diverses opinions à ce sujet ; mais l’étymologie la plus probable est que ce mot vient du saxon gabel, qui signifie tribut .En France il y avait autrefois la gabelle des vins, qui se payait pour la vente des vins au seigneur du lieu, ou à la commune de la ville ; ce qui a été été appelé ensuite  » droits d’aides  ». Il y avait aussi la gabelle des draps. Un rouleau de l’an 1332 fait mention que l’on voulait rendre de l’imposition de la gabelle des draps de la sénéchaussée de Carcassonne, 4500 livres tournois par an, ( elle fut abattue en 1333. )    L’ordonnance du duc de Bouillon, fait mention de la gabelle de tonnieu, ou droit de tonlieu (tributuus telonei), que les vendeurs et acheteurs paient au seigneur pour la vente des bestiaux et autres marchandises. Plus tard, l’édit de Henri II, du 10 septembre 1549, fixera que les droits de gabelle sur les épiceries et drogueries soient levés  » cueillis  » sous la main du roi, par les receveurs et contrôleurs établis dans les  villes de Rouen, Marseille et Lyon ….Enfin on donna aussi le nom de gabelle à l’imposition qui fut établie sur le sel ; et comme le mot gabelle était alors un terme générique qui s’appliquait à différentes impositions, pour distinguer celle-ci, on l’appelait la gabelle du sel. Par la suite, le terme de gabelle est demeuré propre pour exprimer l’imposition du sel ; et cette imposition a été appelée gabelle simplement, sans dire gabelle du sel.
L’origine de la gabelle ou imposition sur le sel, ne vient pas des Français ; car les lois et l’histoire romaine nous apprennent que chez les Romains, les salines furent pendant un certain temps possédées par des particuliers, et le commerce libre, suivant  » la loi forma  ».      Mais depuis, pour subvenir aux besoins de l’État, les salines furent rendues publiques, et chacun fut contraint de se fournir en sel chez  ceux qui les tenaient à ferme.

   On lit souvent que la gabelle du sel fut établie en France de façon permanente par Philippe de Valois. Mais elle avait déjà été instituée comme une taxe temporaire par Louis IX. En effet, il en est parlé dans les coutumes ou privilèges que le roi saint Louis donna à la ville d’Aigues-Mortes en 1246, ce qui en réalité ne prouve pas qu’on levait alors une gabelle dans cette ville ( la coutume le défendant au contraire ), mais qui montre qu’elle était alors connue, et qu’apparemment on en levait ailleurs, ou du moins que l’on en avait levé précédemment.
    Il ne semble  pas que la gabelle du sel eût lieu du temps du roi Louis X le Hutin ; car ce prince, dans des lettres qu’il donna à Paris le 25 septembre 1315, touchant la recherche et la vente du sel, ne parle d’aucune imposition sur cette denrée. Il paraît que le sel était marchand, et le roi se plaignait seulement de ce que quelques particuliers en faisaient des amas considérables : il engagea en conséquence des personnes pour  visiter des lieux où il y aurait du sel caché, et les autorisa à le faire mettre en vente à juste prix. Avant Philippe V , il y avait en France plusieurs seigneurs particuliers qui avaient mis ,usant de leur autorité privée , des impositions sur le sel dans leurs terres. Il y en a plusieurs exemples dans les anciennes coutumes du Berry ; ce qui était un attentat à l’autorité souveraine.
La première ordonnance que l’on trouve touchant la gabelle du sel est celle de Philippe V l, du 25 février 1318, que quelques-uns ont mal à-propos attribuée à Philippe le Bel, ( on ne  la trouve dans aucun recueil des ordonnances de ce prince ). Elle suppose que la gabelle était déjà établie ; car ce prince dit, que comme il était venu à sa connaissance que la gabelle du sel était  » moult  »déplaisante à son peuple, il fit appeler devant lui les prélats, barons, chapitres et bonnes villes, pour remédier, par leurs conseils sur ce grief et quelques autres.

   Et sur ce que ses sujets pensaient que la gabelle du sel était incorporée au domaine et devait durer à perpétuité, le roi leur fit dire que son intention n’était pas que cette imposition dure toujours, ni qu’elle soit incorporée au domaine ; mais que pour le » plaisir  » qu’elle causait à son peuple, il voudrait que l’on trouvât quelque moyen convenable pour fournir aux frais de la guerre, et que ladite gabelle fût abattue pour toujours. On voit par-là que la gabelle était une aide extraordinaire qui avait été mise à l’occasion de la guerre, et qu’elle ne devait pas durer toujours.  ( cette première imposition n’était  que de deux deniers par livre.) 

    Ce serait semble t -il  Philippe VI de Valois qui le 20 mars 1342 donna des lettres portant établissement de greniers à sel et de gabelles. Par grenier à sel, on désignait tout à la fois le magasin où le sel était déposé puis livré à la consommation ; l’arrondissement du grenier,  ( c’est-à-dire l’ensemble des paroisses dont les habitants étaient tenus de prendre leur sel au même magasin ); ainsi que la juridiction chargée de punir les contraventions et de juger le contentieux de cet impôt. Dans chacune des 12 généralités composant les pays de grandes gabelles furent établis un certain nombre de greniers en proportion de l’étendue de la généralité et de sa population avec un arrondissement bien délimité pour chacun d’eux.

   Les lettres de Philippe de Valois furent  adressées plusieurs personnages jugés qualifiés  ( archidiacres et bien entendu , trésoriers … ) Le roi y annonçait  que , désirant trouver des moyens de résister à ses ennemis, en chargeant ses sujets du moins qu’il était possible, « a ordonné après grande délibération, certains greniers ou gabelles de sel être faits dans le royaume ; et sur ce ordonné certains commissaires ès lieux où il appartient, pour lesdits greniers et gabelles publier, faire exécuter et mettre en ordre. »
  Il leur donne le titre de « souverains commissaires, conducteurs et exécuteurs des dits greniers et gabelles, et de toutes choses qui  y ont été et seront ordonnées et qui leur paraîtront nécessaires ; qu’ils pourront demeurer à Paris ou ailleurs, où  y expédier qui leur semblera ; que si plusieurs d’entre eux s’absentent de Paris, il y en restera au moins toujours deux ; qu’ils pourront au nombre de deux ou trois établir, par lettres scellées de leurs sceaux, tels commissaires, grenetiers, gabelliers, clercs et autres officiers, dits greniers et gabelles, partout où bon leur semblera, et les ôter, changer et rappeler ; de leur taxer et faire payer des gages convenables ; que ces officiers auront la connaissance, correction et punition de tout ce qui concerne le sel ; que l’appel de leurs jugements ressortira devant les souverains commissaires, lesquels n’auront à répondre sur ce fait qu’au roi. »

Cette ordonnance ne dit pas quelle était l’imposition perçue alors sur le sel, mais on sait  qu’elle fut portée par ce prince à quatre deniers par livre ; elle n’était pas encore perpétuelle, comme il le déclarait par son ordonnance du 15 février 1345.

Grenier à sel ( un genier à sel )

( On peut se poser quelques questions : Comment expliquer ce besoin de sel en aussi grande quantité dans les ménages… et ailleurs? Il y avait sans doute un usage important pour la conservation des aliments mais il ne faut pas oublier qu’en bien des habitations privées comme publiques, le sol était en terre battue, dès lors, pour éviter la poussière et les miasmes de tous ordres, il fallait « saler », c’est à dire répandre du sel pour durcir la surface et provoquer ainsi la formation d’une croûte… à renouveler.)

 

çà a commencé….un 18 mars


Il y a environ 148 ans :  ( comme ce billet est long , s’il n’amène pas de commentaire , je comprendrais , mais PAS de  » like  » S.V.P )

   Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

  C’est l’amorce de la « Commune ». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la « question sociale ». Il en coûtera 20 000 victimes.

Provocations:

   À l’automne précédent, après avoir capturé l’empereur Napoléon III et son armée à Sedan, les Prussiens ont assiégé la capitale et le gouvernement de la Défense nationale, qui s’est entre-temps réfugié à Bordeaux, s’est résigné à signer un armistice. 

  Les vainqueurs s’accordent alors le droit de défiler le 1er mars 1871 à Paris, dans une capitale en deuil, devant des statues recouvertes d’un voile noir. Les Parisiens ruminent leur humiliation. Après avoir soutenu un siège très pénible, ils se sentent trahis par leurs gouvernants. 

   L’Assemblée nouvellement élue et où dominent les monarchistes attise les tensions. Après l’arrêt des combats contre les Prussiens, elle renonce à revenir à Paris et quitte Bordeaux pour… Versailles, la ville royale !

   Dès le lendemain, parmi ses premières mesures, le gouvernement annule  sans préavis  le remboursement des effets de commerce et des loyers qui avait été instauré au début de la guerre. Il supprime aussi l’indemnité due à la garde nationale (30 sous par jour). Or, à Paris, la garde nationale rassemble pas moins de 180 000 hommes issus de la petite bourgeoisie et du monde ouvrier qui se sont portés volontaires pour défendre la capitale contre l’ennemi et se sont habitués à vivre sous les armes.

Massacre

  L’atmosphère s’échauffant ,Thiers  décide de récupérer 227 canons financés par les Parisiens en vue de la défense de la capitale. La garde nationale les avait disposés sur les buttes de Montmartre et de Belleville pour les mettre hors d’atteinte des Prussiens lors de leur entrée dans la capitale.

   Le samedi 18 mars, Thiers envoie une colonne de 4 000 soldats avec l’ordre de les récupérer. On sonne le tocsin. La foule s’assemble. Les soldats s’enfuient, désertent  ou se rallient au petit peuple.PARIS - LA COMMUNE DE 1871

  Le général Lecomte, qui commande l’une des brigades, est fait prisonnier. Un autre général, Clément-Thomas, qui se promène sur les boulevards, est arrêté à son tour par les émeutiers ; on lui reproche d’avoir participé à la répression de juin 1848. En fin d’après midi , les deux hommes sont exécutés par la foule.

   Des émeutes se produisent au même moment en d’autres quartiers de Paris. Thiers renonce à les réprimer. Peut-être juge-t-il l’entreprise trop risquée avec 30 000 soldats à la fidélité incertaine face aux 150 000 hommes de la garde nationale ? Il ordonne donc à l’armée et aux corps constitués d’évacuer sur le champ la capitale. L’évacuation qui  commence avant même le meurtre des généraux Lecomte et Clément-Thomas est achevée le soir même.

Confusion

   Abandonné par la République, Paris s’en remet à des militants jacobins nostalgiques de la Grande Révolution (celle de 1789), à des anarchistes, des socialistes et des utopistes. Pris de court par le vide du pouvoir, ces militants au nombre d’une trentaine se réunissent dans la plus grande confusion à l’Hôtel de ville.

    Ils organisent des élections municipales le 26 mars mais la majorité des Parisiens s’en désintéressent (229 000 votants sur 485000 inscrits). Il est à noter  que beaucoup de bourgeois n’ont pas attendu pour fuir la capitale.

  La Commune est néanmoins proclamée à la suite des élections le 28 mars 1871. Elle est représentée par une assemblée de 79 élus et son nom fait référence à la Commune insurrectionnelle qui avait  mis bas à la royauté le 10 août 1792.

  La capitale doit dès lors supporter un deuxième siège, non par les Prussiens mais par l’armée française. Il s’achèvera dans la tragédie, avec la Semaine Sanglante, deux mois plus tard. La blessure, jamais cicatrisée, continuera de séparer en France la gauche de la droite.

Et : Bien sur , Mr Ferrat leurs rend hommage :

Les paroles :

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis en chantier
Ils se levaient pour la Commune
En écoutant chanter Pottier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils faisaient vivre la Commune
En écoutant chanter Clément
C’étaient des ferronniers
Aux enseignes fragiles
C’étaient des menuisiers
Aux cent coups de rabots
Pour défendre Paris
Ils se firent mobiles
C’étaient des forgerons
Devenus des moblots
Il y a cent ans commun commune
Comme artisans et ouvriers
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Pottier
Il y a cent ans commun commune
Comme ouvriers et artisans
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Clément
Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C’étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l’avenir
Aux pavés de la ville
C’étaient des forgerons
Devenus des héros
Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis au charnier
Ils voyaient mourir la Commune
Ah ! Laissez-moi chanter Pottier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils s’éteignaient pour la Commune
Ecoute bien chanter Clément

Retraites  » post -nazi  »


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