Des mains qui s’unissent….


C’est peut-être pas la fin du monde
Peut-être pas la panacée
Encore moins la grande hécatombe
Du moins celle qu’on a annoncé
C’est peut-être moins médiatique
Que d’actualiser les drames et soucis de la vie
Pourtant ce serait l’Amérique
Que d’affranchir la vérité
Chacun peut crier l’imposture
On veut une autre société
Tirer vers soi la couverture
Sans avoir un doigt à lever
Pour s’aliéner y a pas pire
Que de s’installer à l’heure de la télé réalité
Pour oublier de réfléchir
Aux remèdes à l’absurdité
Pourtant ce serait pathétique
Que de se faire une religion
D’exalter son indignation
Que de ressasser les drames et soucis de la vie
Pour oublier de réfléchir
Au sens de la fraternité
C’est peut-être pas la fin du monde
Peut-être pas la panacée
Encore moins la grande hécatombe
Du moins celle qu’on a redouté
C’est peut-être moins sympathique
Que d’apprendre à serrer les mains qui unissent pour la vie
Mais je trouverais magnifique
Pour finir en beauté
Comme dans un Comte de Fées
De serrer les mains qui unissent pour la vie

C Guanche     mains unies

Sans intérêt sauf pour moi et ????


Il y a pffff: 103 ans ….

Le 24 août 1916 à Monte-Carlo (principauté de Monaco)

     Naissait Léo Ferré, chanteur  » rebelle et anarchiste  »,  au foyer d’un cadre du casino ! Comme ses cadets Georges Brassens et Jacques Brel, il a mis de la musique sur la poésie (Apollinaire, Prévert, Aragon…) et fait aimer celle-ci au grand public.
    Ses chansons, qui parlent d’amour davantage que de révolution, continuent de vivre sans que souvent l’on garde le souvenir de leur auteur : Avec le temps, C’est extra, L’Affiche rouge…

   Mr Ferré est mort  le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti ( Italie ) âgé de 77ans donc…

Mourir un 14 Juillet pour quelqu’un qui se dit anarchiste !!!! =  » clin d’oeuil  » du destin  ? 

__________________________________________________

Castellina in Chianti :

Castellina in Chianti est situé en Toscane à mi-chemin entre Florence et Sienne. C’est ici que Léo Ferré,  s’installa au début des années 70.

Les origines de Castellina in Chianti remontent à l’époque étrusque. Il est encore possible, de nos jours, de voir les vestiges de ce peuple, qui s’était établi dans la campagne de Castellina in Chianti depuis le Ve siècle av. J.-C.

tombe etrusque( tombe étrusque )

urne funéraire etrusque an ( urne funéraire étrusque )
   

Envoûté par la beauté des collines toscanes et le charme de ses villages de pierre, Léo Ferré Léo toscane eut un coup de coeur pour une vaste demeure Maison Toscane entourée par 15 hectares de vignes et d’oliviers

 

  Dans cet environnement privilégié Léo devient une sorte de patriarche adulé, adouci par l’âge, qui cultive son jardin, adore cuisiner et fait tourner son imprimerie.

   Dès 1975 il multiplie les tournées, avec ardeur et passion, jusqu’ à la fin de l’été 1992 où, à 76 ans, il doit annuler ses engagements.

_______________________________________________________

Sa veuve, Maria Christina Diaz produit notamment la cuvée San Donatino Poggio Al Mori, un excellent Chianti, reconnaissable à son étiquette ornée d’une chouette dessinée par Pablo Picasso.Chianti

Le Logo  » coq noir  » :

logo coq noir

La légende du Coq Noir (Gallo Nero) serait liée au bourg de Castellina in Chianti : la République de Sienne et celle de Florence décidèrent d’organiser une course de cavaliers dont le départ serait donné par le chant d’un coq, dans le but de mettre fin aux luttes incessantes pour s’emparer de ce territoire.

Les Siennois gavèrent un coq blanc pour qu’il chante plus fort, tandis que le choix des Florentins se porta sur un coq noir, qu’ils laissèrent à jeun. Affamé et épuisé, le coq noir chanta bien avant l’aube et très fort, au son de ce chant le cavalier florentin se mit en route jusqu’à Castellina in Chianti.

__________________________________________________

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie le visage et l’on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
Avec le temps tout s’évanouit
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Même les plus chouettes souvenirs ça t’as une de ces gueules
A la Galerie je farfouille dans les rayons de la mort
Le samedi soir quand la tendresse s’en va tout seule
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien
L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l’on se traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie les passions et l’on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l’on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n’aime plus.

 

Effet placebo ?


      Ce mardi après midi , muni de mon ordonnance  , je suis allé à la pharmacie pour me  » réapprovisioner  » ………Mais la  » brave femme  » qui m’a reçu a déclaré qu’elle ne pouvait pa de donner les  comprimés disant qu’il fallait une nouvelle ordonnance du spécialiste …..( n’ai pas compris ….) . Je n’ai même pas cherché à discuter ……

   Une fois rentré , j’ai regardé mon  » stock  » de médicaments , => il m’en reste de quoi tenir une semaine environ …Sauf un ( le plus  » fort  » ) : Lui je n’en ai plus !

   Mais , j’en ai retrouvé une plaquette …….périmés depuis plusieurs mois ! J’ai pris ce comprimé ne sachant si il aurait encore l’effet voulu ….médicaments 2

  Pour l’instant , çà va : Pas de malaise ….D’où mon interrogation : n’est pas l’effet  » placebo  »  ? 

L’effet  » placebo  » consiste à faire croire à une personne qu’un procédé ou une substance peut la soigner alors qu’en pratique, il ou elle n’a pas d’effet thérapeutique intrinsèque. Et pour certains, cela fonctionne: la simple promesse d’une guérison améliore leur état.
    »L’effet placebo, c’est le fait d’observer une amélioration d’un symptôme dans un groupe où le traitement n’a pas de principe actif spécifique, par rapport à un groupe qui ne reçoit aucun traitement » , définit Olivier Desrichard, professeur de psychologie à l’université de Genève. Celui-ci n’est pas toujours distinguable du phénomène de guérison spontanée, comme cela arrive lors d’un rhume ou de maux de tête, ce qui peut rendre difficile sa mesure.  »C’est un phénomène étudié depuis longtemps, il commence à être bien cerné  » 

Conditionnement et suggestion
   L’utilisation de placebos en médecine est probablement aussi vieille que la médecine elle-même. Pendant la seconde guerre mondiale, le chirurgien Henry Beecher injectait des solutions salines aux blessés avant de les opérer pour leur faire croire qu’il s’agissait de morphine, alors que les stocks étaient épuisés. Un peu plus tard, à l’aube des années 1960, ce même médecin a montré que l’effet placebo ne se limitait pas aux médicaments: il concerne n’importe quel procédé, dès lors que le malade est convaincu de son efficacité.
   » Un patient convaincu qu’il va guérir se met dans des conditions favorables à cette guérison »

   Près de soixante ans plus tard, l’effet placebo garde encore un peu de son mystère. Pourtant, ses mécanismes ont été en grande partie élucidés.  » Il y a deux grands déterminants psychologiques dans l’effet placebo, indique Olivier Desrichard. Le conditionnement classique d’une part, et la suggestion d’autre part ». Le premier est une réponse biologique qui découle de l’association entre un rituel de soins (consultation médicale, prescription, prise de médicaments…) et un souvenir positif (la guérison).
     Quant à la suggestion,  » c’est ce qui se produit lorsque le médecin affirme que le médicament fonctionne, que ça va aller mieux », résume le chercheur.  »Un patient convaincu qu’il va guérir, qui a confiance en son thérapeute et qui focalise une grande partie de son attention sur les signes de sa guérison, se met dans des conditions favorables à cette guérison  » , complète Aurélie Trouilloud, dans sa thèse de doctorat en pharmacie soutenue en 2003.

             ________________________________________________________________

    Evidemment , ce mercredi , je téléphonerais à l’hôpital pour demander un rendez- vous avec le neurologue , mais le rendez- vous ne sera certainement pas possible avant la fin de ces fichus comprimés ! 

Alors…….Si je ne passe pas sur le net , vous qui me lisez , possible que je sois à l’hôpital ………

 

 

Pfffffff!


   Cali et moi sommes épuisés, à cause de la chaleur bien sur ,  elle ne sait plus où se mettre pour avoir un peu de fraicheur , souvent elle s’installe sur le rebord de la fenêtre ( dont les volets sont fermés ) . Moi , j’ai deux ventilateurs qui brassent de l’air chaud en permanence et je prends des douches   » à répétition  » ….

Ceci dit , j’avais des billets prévus , mais , étant donné que je ne  » récolte  » que quelques rares commentaires et des foules de  » like  » , je ne vais rien mettre sur mes blogs cette nuit , sur mes blogs ni sur ceux de mes  » contacts  » ….Ras le bol de cet état de chose !

   Alors ………a un de ces jours ou ….???????

Origine du………..


Salut hitlérien?

  Ni HitlerHitler caricature 1 ni son régime ne sont les inventeurs du tristement célèbre salut bras droit et main tendus. Déjà utilisé par les fascistes italiens avant eux, ses origines sont bien plus anciennes.  Connu sous l’empire romain, Pierre de Coubertin le reprit pour lui attribuer la signification de salut olympique aux Jeux d’Anvers en 1920.

   Il était alors connu sur le nom de  »salut de Joinville  » . Certains historiens considèrent que sa véritable origine se trouve aux Etats Unis avec le  » salut de Bellamy  »  datant de la fin du 19ème siècle.  ?

  Le salut de Bellamy fut proposé par Francis Bellamy (1855-1931) pour accompagner le Serment d’allégeance au drapeau des États-Unis ( dont il est l’auteur ) . À cause de la ressemblance de ce geste avec les saluts fascistes, il fut officiellement remplacé par la main sur le cœur quand le Congrès américain amende le » Flag Code  »  le 22 décembre 1942. 

Parceque….c’est mon cas


 

 »Se faire du mouron  »

Comme , je pense , chacun le sait , cette expression signifie qu’une personne se fait beaucoup de souci.
   Le terme  » mouron  » est cependant assez énigmatique: Il désigne de très petites herbes,mouron que l’on trouve dans les près à la campagne . Dès le début  du  19ème siècle ce mot est utilisé pour désigner en argot une touffe de poils, ou de la chevelure.
   Donc  »se faire du mouron  » signifie alors littéralement  » se faire des cheveux  » ; ce qui n’est rien d’autre que la forme simplifiée d’une autre expression, déjà existante à l’époque,  » se faire des cheveux blancs  ». Evidemment , par ricochet,  » se faire du mouron  » s’est mis à signifier au siècle dernier “s’inquiéter” ou  »se faire de la bile  », ( dont le sens est le même.)soucieux

   La bile, les cheveux ou les poils, toutes ces expressions qui ont le même sens, font toutes allusion  à une production indépendante du corps humain, faite indépendament de la volonté.  ( Comme si , notre incapacité à en contrôler la production nous inquiétait.)

Mais pourquoi ai je écrit que c’est mon cas ? 

   Parceque ma petite Cali Cali sur canapé ! a disparu ! Je ne comprends pas : Hier soir , elle était encore là , bien présente dans l’appartement …Elle ne peut pas être sortie : Tout est fermé pour ce qui pourrait permettre de sortir ( c’et d’ailleurs dur pour moi , car il fait chaud et j’aimerais ouvrir la fenêtre ) , mais pour éviter toute sortie de ma petite compagne ( pour l’instant , en tous cas ), je ne l’ouvre pas …Alors ??? Mystère ; m’a – t -elle suivi sans que je ne le remarque quand je suis sorti tout à l’heure ? Est elle cachée dans un coin de l’appartement ? ( j’ai cherché partout dans celui ci , en haut et en bas sans résultat )

 

 

KLIK…………


   Visite de Manu ce mercredi midi et , comme , bien que j’ai pas mal de billets  » en attente  » , je suis incapable de mettre quelque chose de cohérent ici , ni sur les blogs  » amis  » , je rejoins Cali au lit ….

A ce soir peut-être…….

Camille !


    Comme prévu, Emmanuel et venu tout à l’heure vers 15 heure avec Camille et Justine….

La sonnerie : J’ouvre et…..Camille en tête  :  » Bonjour Pappys , çà va toi ?  » , après mon  » oui ma puce, çà peut aller  » accompagné d’un bisou / calin ,  (comme elle dit ) , elle me répondit :  » çà peut seulement ? T’es malade ?  »  ….Je l’ai rassurée en lui répondant   » non , je ne suis pas malade  , puis comme tu es là , je me sens très bien  » . Elle :  » Ho ! c’est gentil çà  » lol ! puis :  » Tu prends bien tes cachets au moins ?  »  ! ( même çà elle le sait pffff …)….Bref , çà commençait  » fort  » …..( Elle vient d’avoir 5 ans le 29/03 ! )….

Après quelques minutes  , Emmanuel dit qu’il devait partir quelques heures pour aider une copine à ? Alors il dit à ma puce :  » Bon je te laisse un peu avec pappy , mais tu es sage hein , pas de caprice ni bêtise !  » , elle lu a répondu :  » Mais non , tu me connais avec pappy je suis toujours sage   » 

Donc nous voilà seuls tous les deux ……..

Et çà commence : La télé était allumée  =>  » qu’est ce que tu regardes ?  » , moi :  » boof , je ne sais pas , tu veux que je change ?  » Et là !  » Attends , je vais mettre les dessins animés  » en prenant la télé – commande et hop , elle met une chaine que je ne connais même pas où passent effectivement une foule de dessins animés …..

( j’ai droit à la descriptions des personnages : Les bons , les méchants etc…..) ….

  Bien sur , elle avait avec elle plusieurs poupées et accessoires : Elle commence à jouer (  » hà elle a faim , je vais lui donner son biberon  », puis  » Ho Prosper à fait pipi , je vais changer sa couche   » etc ,tout ceci en leurs parlant comme à de vrais bébés => je me sens obligé de la prendre au sérieux en lui faisant des réflexions style  » si tu leurs donnes trop à manger , ils vont être malades , digèreront mal etc….. » , 

   » Ben oui , je sais , faut pas qu’ils  » ont  » une gastro  » ! => Moi  » qu’est ce que c’est une gastro ?  »  » Pfff Pappy tu ne sais pas grand chose ! , çà veut dire qu’ils auront mal au ventre et peut-être de la fièvre , alors je devrais les montrer au médecin  » 

  Evidemment , sans penser à elle , par réflexe , j’allume une cigarette ….Et là :  » Ah non , tu peux pas fumer , ou alors , au moins , tu ouvres la fenêtre !  » => je m’éxecute et ouvre la fenêtre … Après quelques temps , je lui dis que je dois sortir pour acheter du pain et des cigarettes , je lui demande si elle veut m’attendre sagement ou venir avec moi ( il fait beau ) …..Elle décide de venir . D’abord les cigarettes : Avec un  » bonjour madame  »  de sa part à la buraliste qui lui répond  » bonjour mademoiselle  » ……Camille :  » Je m’appelle Camille , et lui c’est mon pappy ,le papa de mon papa tu sais  !  » => Un sourire accompagnée d’un  » d’accord , tu es bien mignonne , il est gentil ton pappy ?  » …. » Ho oui , très , moi , je l’aime beaucoup ! Et toi , tu l’aimes bien ?  » pfffff ( je ne savais pas où me mettre ) ….

Enfin , la boulangerie  où mes deux baguettes m’attendaient …..Là , je lui propose une patisserie , elle choisit un simple croissant  et le gars lui demande ( après m’avoir fait un signe demandant si j’étais O.K ) si elle veut un petit sachet de bonbons …Elle me regarde :  » je peux  ?  »  après ma réponse affirmative , elle accepte avec un  » merci monsieur , au revoir  » . Une fois dans l’appart. , elle mangea son croissant et ensuite vint le  » j’ai soif , tu as quelque chose ?  » …Moi,  » Ben j’ai seulement de l’eau et du coca  » ….. » Bon et bien je vais boire un coca , si tu veux bien  »  ..Elle finissait celui – ci quand Manu et Bérénice sont rentrés …Avec la sempiternelle question de Manu me demandant si çà  » avait été  »  , avant que j’ai répondu , Camille répondit  » Ho oui , très bien  » en commençant à narrer les quelques heures passées ensemble . 

Puis ils sont partis me laissant seul avec une impression bizarre de vide …..

Voilà ! Camille il y a quelques temps .

 

 

 

 

La gabelle ………(çà s’est passé un 20 mars..) s’est salé !


20 mars 1342 : ordonnance royale
Généralisant la gabelle :

  D’origine romaine, l’imposition sur le sel apparut en France sous le règne de saint Louis, et constituait  une mesure temporaire à laquelle on eut  ensuite régulièrement recours comme aide extraordinaire à l’occasion de la guerre, ne devenant permanente que sous Philippe VI 

   Le mot gabelle désignait à l’origine toute sorte d’imposition publique. On tire l’étymologie de ce mot , de l’hébreu gab, qui signifie la même chose. D’autres  » lettrés  »  ont apporté diverses opinions à ce sujet ; mais l’étymologie la plus probable est que ce mot vient du saxon gabel, qui signifie tribut .En France il y avait autrefois la gabelle des vins, qui se payait pour la vente des vins au seigneur du lieu, ou à la commune de la ville ; ce qui a été été appelé ensuite  » droits d’aides  ». Il y avait aussi la gabelle des draps. Un rouleau de l’an 1332 fait mention que l’on voulait rendre de l’imposition de la gabelle des draps de la sénéchaussée de Carcassonne, 4500 livres tournois par an, ( elle fut abattue en 1333. )    L’ordonnance du duc de Bouillon, fait mention de la gabelle de tonnieu, ou droit de tonlieu (tributuus telonei), que les vendeurs et acheteurs paient au seigneur pour la vente des bestiaux et autres marchandises. Plus tard, l’édit de Henri II, du 10 septembre 1549, fixera que les droits de gabelle sur les épiceries et drogueries soient levés  » cueillis  » sous la main du roi, par les receveurs et contrôleurs établis dans les  villes de Rouen, Marseille et Lyon ….Enfin on donna aussi le nom de gabelle à l’imposition qui fut établie sur le sel ; et comme le mot gabelle était alors un terme générique qui s’appliquait à différentes impositions, pour distinguer celle-ci, on l’appelait la gabelle du sel. Par la suite, le terme de gabelle est demeuré propre pour exprimer l’imposition du sel ; et cette imposition a été appelée gabelle simplement, sans dire gabelle du sel.
L’origine de la gabelle ou imposition sur le sel, ne vient pas des Français ; car les lois et l’histoire romaine nous apprennent que chez les Romains, les salines furent pendant un certain temps possédées par des particuliers, et le commerce libre, suivant  » la loi forma  ».      Mais depuis, pour subvenir aux besoins de l’État, les salines furent rendues publiques, et chacun fut contraint de se fournir en sel chez  ceux qui les tenaient à ferme.

   On lit souvent que la gabelle du sel fut établie en France de façon permanente par Philippe de Valois. Mais elle avait déjà été instituée comme une taxe temporaire par Louis IX. En effet, il en est parlé dans les coutumes ou privilèges que le roi saint Louis donna à la ville d’Aigues-Mortes en 1246, ce qui en réalité ne prouve pas qu’on levait alors une gabelle dans cette ville ( la coutume le défendant au contraire ), mais qui montre qu’elle était alors connue, et qu’apparemment on en levait ailleurs, ou du moins que l’on en avait levé précédemment.
    Il ne semble  pas que la gabelle du sel eût lieu du temps du roi Louis X le Hutin ; car ce prince, dans des lettres qu’il donna à Paris le 25 septembre 1315, touchant la recherche et la vente du sel, ne parle d’aucune imposition sur cette denrée. Il paraît que le sel était marchand, et le roi se plaignait seulement de ce que quelques particuliers en faisaient des amas considérables : il engagea en conséquence des personnes pour  visiter des lieux où il y aurait du sel caché, et les autorisa à le faire mettre en vente à juste prix. Avant Philippe V , il y avait en France plusieurs seigneurs particuliers qui avaient mis ,usant de leur autorité privée , des impositions sur le sel dans leurs terres. Il y en a plusieurs exemples dans les anciennes coutumes du Berry ; ce qui était un attentat à l’autorité souveraine.
La première ordonnance que l’on trouve touchant la gabelle du sel est celle de Philippe V l, du 25 février 1318, que quelques-uns ont mal à-propos attribuée à Philippe le Bel, ( on ne  la trouve dans aucun recueil des ordonnances de ce prince ). Elle suppose que la gabelle était déjà établie ; car ce prince dit, que comme il était venu à sa connaissance que la gabelle du sel était  » moult  »déplaisante à son peuple, il fit appeler devant lui les prélats, barons, chapitres et bonnes villes, pour remédier, par leurs conseils sur ce grief et quelques autres.

   Et sur ce que ses sujets pensaient que la gabelle du sel était incorporée au domaine et devait durer à perpétuité, le roi leur fit dire que son intention n’était pas que cette imposition dure toujours, ni qu’elle soit incorporée au domaine ; mais que pour le » plaisir  » qu’elle causait à son peuple, il voudrait que l’on trouvât quelque moyen convenable pour fournir aux frais de la guerre, et que ladite gabelle fût abattue pour toujours. On voit par-là que la gabelle était une aide extraordinaire qui avait été mise à l’occasion de la guerre, et qu’elle ne devait pas durer toujours.  ( cette première imposition n’était  que de deux deniers par livre.) 

    Ce serait semble t -il  Philippe VI de Valois qui le 20 mars 1342 donna des lettres portant établissement de greniers à sel et de gabelles. Par grenier à sel, on désignait tout à la fois le magasin où le sel était déposé puis livré à la consommation ; l’arrondissement du grenier,  ( c’est-à-dire l’ensemble des paroisses dont les habitants étaient tenus de prendre leur sel au même magasin ); ainsi que la juridiction chargée de punir les contraventions et de juger le contentieux de cet impôt. Dans chacune des 12 généralités composant les pays de grandes gabelles furent établis un certain nombre de greniers en proportion de l’étendue de la généralité et de sa population avec un arrondissement bien délimité pour chacun d’eux.

   Les lettres de Philippe de Valois furent  adressées plusieurs personnages jugés qualifiés  ( archidiacres et bien entendu , trésoriers … ) Le roi y annonçait  que , désirant trouver des moyens de résister à ses ennemis, en chargeant ses sujets du moins qu’il était possible, « a ordonné après grande délibération, certains greniers ou gabelles de sel être faits dans le royaume ; et sur ce ordonné certains commissaires ès lieux où il appartient, pour lesdits greniers et gabelles publier, faire exécuter et mettre en ordre. »
  Il leur donne le titre de « souverains commissaires, conducteurs et exécuteurs des dits greniers et gabelles, et de toutes choses qui  y ont été et seront ordonnées et qui leur paraîtront nécessaires ; qu’ils pourront demeurer à Paris ou ailleurs, où  y expédier qui leur semblera ; que si plusieurs d’entre eux s’absentent de Paris, il y en restera au moins toujours deux ; qu’ils pourront au nombre de deux ou trois établir, par lettres scellées de leurs sceaux, tels commissaires, grenetiers, gabelliers, clercs et autres officiers, dits greniers et gabelles, partout où bon leur semblera, et les ôter, changer et rappeler ; de leur taxer et faire payer des gages convenables ; que ces officiers auront la connaissance, correction et punition de tout ce qui concerne le sel ; que l’appel de leurs jugements ressortira devant les souverains commissaires, lesquels n’auront à répondre sur ce fait qu’au roi. »

Cette ordonnance ne dit pas quelle était l’imposition perçue alors sur le sel, mais on sait  qu’elle fut portée par ce prince à quatre deniers par livre ; elle n’était pas encore perpétuelle, comme il le déclarait par son ordonnance du 15 février 1345.

Grenier à sel ( un genier à sel )

( On peut se poser quelques questions : Comment expliquer ce besoin de sel en aussi grande quantité dans les ménages… et ailleurs? Il y avait sans doute un usage important pour la conservation des aliments mais il ne faut pas oublier qu’en bien des habitations privées comme publiques, le sol était en terre battue, dès lors, pour éviter la poussière et les miasmes de tous ordres, il fallait « saler », c’est à dire répandre du sel pour durcir la surface et provoquer ainsi la formation d’une croûte… à renouveler.)

 

Le bin’s !!!


Encore une fois cette nuit, plus RIEN ! => Plus de connexion et bien entendu plus de télé ( T.N.T) et aussi plus de téléphone !

C’est l’inconvénient de tout avoir  » mêlé  » ….d’avoir mis  » Tous les œufs dans le même panier  » ( il faudra que je cherche l’origine de cette expression  )

Là : Tout fonctionne , mais……Je dois essayer de dormir quelques heures …pffffff !