des crapauds exploseraient ?


    crapeaudDes promeneurs allemands ont été très surpris de trouver, aux abords d’un étang, les cadavres déchiquetés de centaines de crapaud. L’aspect des restes donnait l’impression que les animaux avaient explosé. Comment expliquer un tel phénomène?

….

À la vue des viscères éparpillés et des débris de chair répandus sur le sol, les randonneurs ont pensé que les animaux avaient explosé. En effet, on sait que les crapauds, quand ils sont menacés, peuvent enfler et augmenter de volume.

Cette métamorphose découragerait leurs prédateurs, et notamment les serpents, qui renonceraient à avaler une proie aussi imposante.

   Mais aucun zoologue n’a encore vu de crapaud exploser. Et il est possible que les promeneurs n’aient pas été témoins d’un tel spectacle. La taille démesurée des animaux, les sons particuliers qu’ils émettent ainsi que l’état de leurs cadavres leur auraient suggéré une telle explication.

   D’autre par , la mort des crapauds ne serait pas due non plus à la présence, dans les eaux de l’étang, d’un champignon, d’une algue ou d’un virus. En effet, les analyses effectuées n’ont rien révélé de suspect.

La faute aux corbeaux ? Résultat d’images pour images corbeaux mangeant un crapaud

En fait, les crapauds n’auraient pas succombé à une explosion mais à l’attaque de certains prédateurs. Les responsables seraient les corbeaux. Ces animaux très astucieux auraient trouvé le moyen de se repaître des crapauds sans en être incommodés.

   En effet, la chair des crapauds n’est guère alléchante, à cause des toxines libérées par leur peau. Mais les corbeaux sont très friands de leurs viscères, et notamment du foie. Aussi ont-ils imaginé un stratagème pour le dévorer sans toucher la peau.

  Ces oiseaux se sont aperçus qu’en perçant le ventre des batraciens, ceux-ci se vident aussitôt de leurs viscères. Les corbeaux n’ont plus qu’à se saisir du foie, délaissant le reste.

   Cette hypothèse serait confirmée par la découverte de cicatrices caractéristiques sur le ventre des crapauds morts. Cette hécatombe pourrait aussi s’expliquer par l’habitude qu’ont les crapauds, à une certaine période de l’année, de quitter les eaux des étangs pour aller pondre leurs œufs. Cette migration les rendrait très vulnérables aux attaques des prédateurs.

Qu’y a-t-il dans les tanks de l’armée britannique ?


Do you want a cup of tea ?”. Cette phrase – on ne peut plus cliché – peut aussi bien être entendue dans un salon de thé anglais… que dans un tank de l’armée britannique. En effet, chacun de ces engins est pourvu d’une théière ; notamment pour rappeler – aux soldats partis en mission – les saveurs de la mère patrie.

En fait, durant la Seconde Guerre mondiale, des soldats britanniques s’étaient piteusement illustrés , de manière régulière ,en quittant leur véhicule blindé, pour prendre le thé sur le bord de la route où ils stationnaient.

Bon nombre d’entre eux furent entourés par les soldats ennemis, alors qu’ils savouraient leur boisson.!!!!
C’est de cette manière que la 22e brigade blindée britannique perdit 14 de ses chars et 15 autres véhicules (en seulement quinze minutes !) dans la ville de Caen.
!!!!

Pire : d’après une étude réalisée après la conflit,  »37 % de tous les soldats britanniques des unités blindées » qui avaient perdu la vie durant la Seconde Guerre mondiale, avaient un des membres de leur groupe qui se trouvait à l’extérieur, au moment de leur mort.

Le constat étant sans appel, les haut-gradés décidèrent donc  » qu’il fallait changer radicalement d’habitudes  ».

C’est pourquoi , plutôt que d’interdire le thé , le commandement britannique décréta que tout tank devait être pourvu d’une théière et aménagé de sorte à ce que les soldats puissent boire dans l’habitacle.!

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Histoires insolites qui sont arrivées sur le Tour de France…


histoires insolites qui ont participé à la légende du Tour de France.

1935, le stand de bières
Le Français Julien Moineau gagne l’étape caniculaire entre Pau et Bordeaux en profitant d’un stand de distribution de bières installé au Barp. En effet, tout le peloton s’arrête pour s’en jeter une… sauf lui. Logique, le stand de rafraîchissements avait été monté par des copains à lui, avec son aval.!

1904, coups de matraque
Vainqueur du Tour en 1903, Maurice Garin est le favori à sa propre succession. C’est d’ailleurs en leader qu’il rejoint Paris, mais sa victoire lui sera retirée… plusieurs semaines plus tard au profit du jeune Henri Cornet.

La raison? De trop nombreuses infractions commises durant la course. Une édition 1904 houleuse par ailleurs puisqu’elle avait suscité une passion sans précédent parmi les spectateurs. Une passion proche du chauvinisme, certains n’hésitant pas à abattre des arbres sur la route pour bloquer certains concurrents, d’autres se faisant frapper.

Durant la course, Garin

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lance: « Je vais gagner le Tour de France à condition que je ne sois pas assassiné avant d’arriver à Paris. » Sur la première étape, il est menacé par quatre hommes masqués dans une voiture.

Le lendemain, rebelote puisqu’une centaine de spectateurs tentent d’arrêter la course pour permettre à Antoine Fauré, le régional de l’étape, de l’emporter. « À bas Garin, vive Fauré, tuez-les tous! », crie la foule. Dans la cohue, Garin, qui reçoit notamment des coups de matraque lors de ces échauffourées, est blessé à la main.

La suite? À Nîmes, des spectateurs lancent des pierres sur les coureurs avant que des clous ne soient disposés sur l’asphalte. Les débordements deviennent légion et neuf coureurs sont disqualifiés pour avoir utilisé des voitures.

Garin est d’ailleurs accusé d’avoir bénéficié de l’aide des organisateurs, en lui permettant de s’alimenter en cours d’étape. Quatre mois plus tard, il sera finalement disqualifié, comme les trois coureurs qui le suivent au classement général. Bonne ambiance.!

Cauchemar !


Il y a longtemps que  » çà  » ne m’était pas arrivé , quand j’étais adolescent et quelques temps après , il ne se passait pas une nuit sans que je fasse un  » rêve cauchemardesque …Cette nuit ( plutôt la nuit dernière , de samedi à dimanche ) , c’est  » revenu  » ……

Ma défunte mère est apparue dans mon sommeil ! Elle me dit :  » Tu n’est pas venu à mon enterrement, tu ne changes pas , tu te fous de tout , au fond t’es un salaud  »

Je ne savais pas quoi lui répondre ……. Soudain , Léone ma défunte grand-mère est aussi apparue ! Et elle a dis :  » Arrêtes , c’est toi qui est méchante , tu sais bien que Francis ne va jamais aux enterrements , il n’est pas venu au mien non plus et pourtant !……En plus tu lui avais dis que tu ne voulais pas qu’il soit là , que du moment que ton autre fils ( Alain ) soit là , ce serait suffisant, je suis certaine que même si il ne crois pas en dieu , il passera sur ta tombe

Résultat d’images pour images tombes

dès qu’il le pourra , alors arrêtes tes méchancetés et laisses le tranquille ! » Je me suis enfin éveillé en sueur et avec un fort mal de tête .Bien entendu , me rendormir fut impossible , je suis descendu , ayant peur de me recoucher , de dormir ….Pourtant, je me suis endormi sur le canapé et ai dormi jusque 16h 30 !!!!

Recyclage ?


des châteaux en carton pour chats

La braguette ?….


Petite histoire de la braguette :

La braguette au cours des âges :

 

Il fut un temps pas si lointainles hommes n’avaient rien dans la braguette  lol !

Et pour cause: Jusqu’au XIVsiècle, tout le monde porte en effet une robe ou une tunique, les hommes comme les femmes.

     Pas très viril et encore moins pratique pour  »faire pipi  » contre un arbre… Seules les petites gens revêtaient une sorte de caleçon long maintenu à la taille : les braies ou bragues, deux mots hérités du celte qui donneront plus tard les mots brayette et braguette. Mais la mode évolue. Lassés de leurs robes, les hommes troquent celles-ci contre une veste,  » le pourpoint  », et des bas relativement moulants : les chausses.         D’abord assez long, le pourpoint va se raccourcir jusqu’à dévoiler ce qui, jusqu’ici, était caché. Ce spectacle d’hommes se pavanant en  » moules burnes  » médiévales ne plaît évidemment pas à tout le monde. En 1467, le chroniqueur Mathieu de Coucy s’indigne par exemple de ces  » hommes vestus plus court qu’ils n’eurent oncques fait. Tellement que l’on voit la façon de leurs culs et de leurs  »génitoires   ».

 

 

L’âge d’or de la braguette :

Cette nouvelle mode fait cependant fureur. Par souci pratique, les chausses sont munies d’une pièce de tissu triangulaire, la braye, qui s’ouvre et se ferme grâce à un genre de lanières, les aiguillettes. L’ensemble maintient  » le service trois pièces  » de ces messieurs en place et l’empêche de batifoler à tout moment à l’extérieur, mais surtout, il ne le cache plus. C’est l’ancêtre de la braguette moderne. Pour certains coquets, ce n’est pas encore assez sexy.

    Ils s’inspirent alors des coquilles en métal portées par certains soldats et choisissent d’en garnir triomphalement leur entrejambe. De simple bout de tissu, la braguette devient alors une poche rembourrée destinée à faire l’éloge flamboyant de leur virilité.     Avec la Renaissance, cette braguette  »capitonnée » va prendre des formes de plus en plus impressionnantes et suggestives. Elle s’orne par la même occasion de rubans, de dorures, de joyaux ; tout dans la discrétion ! Il n’est pas rare aussi de fourrer un tas de choses dans cette poche, en plus de ce qui s’y trouve habituellement : lettres, mouchoir, menue monnaie et même parfois des fruits qu’on offre ensuite bien tièdes à sa belle. Nous sommes au XVIsiècle, l’âge d’or de la braguette. La virilité des hommes s’expose au moins autant que la poitrine des femmes !

 

 

À gauche ou à droite ?

 Avec la montée en puissance des dévots, la braguette se dégonfle à vue d’œil. Elle disparaît même au profit d’une simple fente, boutonnée ou non, et par ailleurs invisible sous le costume des hommes. Adieu  »réticules coquins, aguichante brèche et renflements prometteurs  » ? Heureusement, non. Au XVIIIe siècle, la braguette fait un timide retour avec la culotte à pont : une culotte tout ce qu’il y a de plus banal, à ceci près qu’elle est munie d’un grand rabat qui part de l’entre-jambes et se boutonne à la taille. L’ensemble est déjà un peu plus évocateur de la virilité masculine.

 

 

 

Pas de bol, le XIXe siècle amène, en plus du pantalon, un nouveau vent de pudeur. Strictement boutonnée, la braguette se cache désormais sous une patte la plus discrète et la plus plate possible. Pire, le gentleman doit absolument cacher tout renflement suspect et par trop visible. À l’époque, les pantalons sont donc munis d’un gousset le long de la cuisse, dans lequel l’homme est tenu d’insérer l’objet du délit ; d’où, parait-il, la question rituelle des tailleurs : portez-vous à gauche ou à droite ? Il faudra attendre finalement le XXe siècle pour voir la braguette réapparaître. Asexuée, elle a tout de même perdu une bonne partie de son symbolisme. Pour l’effet  » gros paquet  », il faut désormais s’en remettre au slip. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

 

Braguette pour femme !?

 

  Depuis que les femmes portent la culotte, elles bénéficient aussi de cette  » prodigieuse » invention qu’est la braguette, à ceci près que leurs pantalons sont souvent munis d’un rabat à droite, alors que celui des hommes est traditionnellement à gauche. Pourquoi ?       Par commodité tout simplement.?

   La majorité des hommes étant droitiers, il est plus facile d’ouvrir une braguette installée à gauche que l’inverse. Dans le même ordre d’idées, la majorité des droitiers place, semble-t-il,  »coquette  » à gauche par facilité.

Aux origines sordides de l’expression  » Tenir le haut du pavé  »…..


…….Rue Merdière et ruelle du Pipi :

Au Moyen-Âge, beaucoup de noms de rues, venelles, allées, traverses, impasses ou autres passages tortueux évoquaient la crasse qu’engendrait l’entassement urbain, tels que : rues Sale, Foireuse, Merdière, ruelle du Pipi, passages Merdeux ou Merdereux, via Merdosa à Chartres au XIe siècle, impasse du Coaque (Cloaque) à Rouen… Rien d’étonnant quand on songe qu’une ville de 5000 à 6000 habitants doit en principe évacuer chaque année 300 à 330 tonnes de matières fécales et près de 3000 tonnes d’urine.

Que dire de Paris et ses 220 000 habitants au XIVe siècle quand on sait que les latrines se déversaient généralement à même la rue et que tous y jetaient leurs détritus, cendres des foyers, ossements, poteries cassées et eaux usées ? Quantité de déchets des ateliers, boutiques et hôpitaux venaient s’y ajouter :  » tripes et ventres  » des bouchers, déchets  » odoriférants  » des poissonnières, eaux mêlées d’alun et de colorants des teinturiers, suif des  » ciergiers  », bains puants où les tanneurs mettaient les peaux à tremper, sang recueilli par les barbiers-chirurgiens après chaque saignée, pansements et cataplasmes jetés aux abords des hôpitaux et léproseries,… Tout ce flot immonde s’écoulait dans les rivières ou sur le pavé, dans des rigoles et caniveaux, aux appellations diverses selon les régions : rayots, gazilhans, essiau, esseau, corotte… Comme le caniveau central charriait l’essentiel du ruisseau infâme, on marchait  » en haut du pavé  », mais il convenait de céder le passage aux personnes de la haute société, d’où l’expression  » tenir le haut du pavé  ». On trouvait aussi de simples fossés, franchis par des passerelles, qui couraient le long des façades. Des procès-verbaux d’enquêtes judiciaires attestent que des passants éméchés y tombaient, s’y embourbaient et s’y noyaient même. En période de canicule, surtout, la putréfaction des matières organiques engendrait des maladies, d’autant que les nappes phréatiques étaient contaminées en raison du ruissellement. Le premier collecteur d’égouts – poétiquement appelé merdereux – fut construit à Paris en 1356, pour prévenir les épidémies.

En cas d’orage, égouts et caniveaux débordaient et le torrent d’eau boueuse, augmenté de l’eau des toits qui généralement se déversait directement dans la rue, dévalait en coulées successives les rues en pente jusque dans les bas quartiers, sur les places, les parvis d’églises et, en bout de course, devant les vantaux des portes ainsi bloquées.  » En 1206 […], la pauvre ville de Paris […] – atteste Gilles de Dangis – estoit affligée d’un tel déluge qu’on ne pouvoit presque aller par les rues, sinon par bateau  » et, selon Guillaume le Breton, l’eau monta  » jusqu’au second étage des maisons  ».

 » Aspirateurs à rejets cochons »

Chats, chiens, chèvres, ânes, chevaux, volailles, cochons… par­tageaient la rue avec les citadins, errant ou voletant, fouinant ou picorant dans les tas d’ordures, certains dans les cimetières, à la recherche d’une macabre nourriture. Quand ils ne cou­raient pas les rues, ils étaient enfermés dans des écuries, des arrière-cours, des jardins… La toponymie garde le souvenir de l’élevage de porcs en ville, telle la rue des Pourceaux à Cluny. Ils présentaient l’avantage de débarrasser la ville de ses détritus alimentaires, mais les salissaient tout autant en les rejetant sous forme de déjections, qui venaient s’ajouter aux rigoles d’urine et de crottes humaines. En plus, ils constituaient un risque pour la circulation.

Foyer de violence

La rue était un foyer à bagarres quasi permanent, particulièrement aux abords des endroits propices comme les fontaines ou les tavernes. C’était aussi un repaire de truands, crocheteurs de serrures, coupeurs de bourses, voleurs et escrocs en tout genre, chefs de bandes, rogneurs de monnaies, efforceurs de fames… La gravité des injures telles que savates, coquinaille, normand, anglais, vieille ordouse, qui pleuvaient couramment, n’était rien en comparaison de celle ressentie par les palinodies, c’est-à-dire des atteintes à l’honneur, telles   que :      Larron, assassin, traître, putain, putassier, cocu…, qui tournaient souvent en procès.

    Les propos agressifs dégénéraient fréquemment en coups , gifles ou buffles, en roulades dans le bouillon ou fange, avec prise au corps et au poil, se terminant souvent en bagarres à sang coulant, à coups de poing, de poignard ou d’épée. Des bandes se formèrent un peu partout dès la fin du XIVe siècle. En 1395, à Paris, des larrons et meurtriers faisaient la loi, tandis que, de 1450 à 1455, les compagnons de la coquille, commandés par un roi, terrorisaient Dijon. À Angers et dans le Val de Loire, de 1461 à 1467, des tricoteurs, armés de tricotes ou bâtons, provoquaient un climat d’insécurité. En 1469, dans le sud du Languedoc, 500 associés, formant une secte de crocheterie, semaient l’effroi…..

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Quand je m’ennuie….


….que rien ne va , j’écoute çà ( entre autre ) …

Les paroles:

Il va mourir Le Bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Il marche dès le premier jour
Parce qu’un arrêt le condamne
S’il s’arrête aujourd’hui
C’est pour rendre son âme

Le Bohémien, il va mourir Le Bohémien
Il va mourir, il est mon frère
Serrant encore dans sa main
Un peu de terre

Il va faire son plus long chemin
Il était fils de la chimère
Et pourra dire je suis terrien
A Dieu le Père

Il va mourir Le Bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Ils n’entrent pas dans nos maisons
Les chants que le bon lui apporte
Et qui lui disent nous venons
Te faire escorte

Ils vont venir, ils vont venir les bohémiens
Certains de lointaines planètes
Et les enfants et les anciens
Marchent en tête

C’est un des leurs qui va partir
Et c’est une chance peut-être
Car cette race sans mourir
Va disparaître

Il va mourir Le Bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Et c’est la dernière chanson
Comme une dernière insolence
Avant que de baisser le front
Sur le silence

Qui nous dira, qui nous dira ce qu’il savait?
Il est parti dans la nuit noire
Emportant ce qu’il y avait
Dans sa mémoire

Il est au royaume des loups
Aux étoiles il cogne sa tête
Et danse sur les cheveux fous
D’une comète

C’en est fini du bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Les paroles:

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit :  »Calme-toi! »
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit :  »Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe? »
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
 »C’est un brave homme, coupez ses liens!
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir »
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
 »J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire »
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit :  »Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident. »
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

Petit rappel :


     Le 14 juillet 1789, la forteresse de la Bastille, qui domine de sa masse sinistre les quartiers populaires de Paris, est prise d’assaut par une foule surexcitée. De ce jour date la fin de l »’ Ancien Régime  »  et le début de la Révolution française.

   Dès l’automne, les contemporains prennent conscience de la portée historique de l’événement et songent à le commémorer. C’est chose faite l’année suivante avec la Fête de la Fédération.

    Depuis 1880, la Fête nationale du 14 juillet perpétue le souvenir de cette fête et des promesses de la Révolution française.

  La Révolution en germe 

    40 jours plus tôt, les états généraux se sont réunis à Versailles et les députés ont constaté que les maux du gouvernement appelaient davantage qu’une simple réforme de l’impôt. Ils ont décidé de remettre à plat les institutions et de définir par écrit, dans une constitution, de nouvelles règles de fonctionnement, selon l’exemple américain.

    Le roi Louis XVI (39 ans), malgré des reculades successives, n’exclut pas l’éventualité d’un coup de force contre les députés qui outrepassent leurs droits. Dès le 24 juin, il fait venir en secret des régiments suisses ou allemands à proximité de Versailles. Au total 30 000 soldats aguerris qui ne manquent pas d’inquiéter les Parisiens.

Le 9 juillet, l’assemblée réunie à Versailles se proclame  »Assemblée nationale constituante  ». L’initiative ne plaît pas au roi ni surtout à son entourage. Sous la pression de la Cour, le 12 juillet, Louis XVI renvoie son contrôleur général des finances, Jacques Necker, un banquier d’origine genevoise qui n’a fait que creuser le déficit mais est resté pour cela très populaire parmi les petites gens. Il le remplace par le baron de Breteuil.

    À Paris, le peuple des artisans et des commerçants s’irrite et s’inquiète. On dit que le roi, irrité par la désobéissance des députés, voudrait les renvoyer chez eux.

    Dans les jardins du Palais-Royal, résidence du cousin du roi, le duc d’Orléans, et haut lieu de la prostitution et du jeu, un orateur, Camille Desmoulins, monté sur un escabeau, harangue ainsi la foule :  » Citoyens, vous savez que la nation avait demandé que Necker lui fût conservé et on l’a chassé… Après ce coup, ils vont tout oser et pour cette nuit, ils méditent peut-être une Saint-Barthélemy des patriotes !… Aux armes ! Aux armes, citoyens !  »

Échec de l’émeute :

   Le 12 juillet, sur la place Louis XV (aujourd’hui place de la Concorde), un détachement de gardes suisses et un escadron de dragons du Royal Allemand, sous le commandement du prince de Lambesc, se fait huer par la foule qu’irrite le renvoi de Necker. Les cavaliers tentent de disperser les badauds. On compte de nombreux blessés.

Motion au jardin du Palais-Royal, gouache de Lesueur (Paris, musée Carnavalet)Le mécontentement enfle, l’émeute gronde et la foule force les portes de plusieurs armuriers.

    Le 13 juillet, la rumeur se répand que les troupes royales vont entrer en force dans la capitale pour mettre les députés aux arrêts. En effet, des corps de troupes sont rassemblés au Champ de Mars et aux portes de Paris.

   Un comité permanent, la  » municipalité insurrectionnelle  », est formé par les citoyens qui ont participé à l’élection des états généraux pour faire face à la menace. Il se substitue à la vieille municipalité royale.

   Au matin du 14 juillet, des artisans et des commerçants se rendent à l’hôtel des Invalides en quête d’armes. Le gouverneur de Sombreuil cède aux émeutiers et ouvre les portes de l’hôtel dont il avait la garde. La foule fait irruption dans l’arsenal et emporte 28 000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre

       C’est alors que des émeutiers rugissent :  » À la Bastille !  » La rumeur prétend en effet que de la poudre y aurait été entreposée. Au demeurant, le peuple a une revanche à prendre sur la vieille forteresse médiévale dont la masse lugubre lui rappelle à tout moment l’arbitraire royal.

   Sur les marches de l’Hôtel de Ville, le sire de Flesselles, prévôt des marchands, tente de calmer les esprits. Il ne tarde pas à faire les frais de sa modération. On l’accuse de cacher des armes ainsi que d’accaparer les grains et d’affamer la capitale. Il est abattu d’un coup de pistolet, pendu à une lanterne et sa tête promenée dans les rues au bout d’une pique. C’est la première victime de la Révolution.

    Sur les tours de la Bastille, une douzaine de canons sont tournés vers le faubourg Saint-Antoine. La garnison se compose de 82 vétérans, dits invalides, auxquels ont été adjoints le 7 juillet 32 soldats du régiment suisse de Salis-Samade commandés par le lieutenant de Flüe (ou de Flühe). Face à elle, les émeutiers ne font pas le poids. Ils sont un millier seulement, sans commandement et sans armes lourdes.

    Le marquis Bernard de Launay (ou de Launey), gouverneur de la Bastille, se persuade qu’il doit gagner du temps pour permettre à une troupe de secours de le délivrer des émeutiers. Il se déclare prêt à parlementer avec trois délégués et livre trois bas-officiers en otages.

   Les parlementaires sont conduits par le dénommé Thuriot. Le marquis insiste pour retenir ses hôtes à dîner (à midi selon la terminologie de l’époque). Il accepte de détourner les canons de Paris et s’engage à ne pas tirer sous réserve que les émeutiers ne tentent pas d’entrer dans la forteresse.

      Alors que les parlementaires communiquent le message à la foule, une explosion mystérieuse émeut celle-ci. On crie à la trahison. Un groupe de forcenés pénètrent dans l’enceinte par le toit du corps de garde et se jettent sur les chaînes du pont-levis à coups de hache. Une charge de mitraille les disperse. Mais une nouvelle députation se forme pour exiger la reddition de la forteresse.

   De Launay, sans expérience militaire et d’un naturel peureux, perd ses moyens. Il donne l’ordre de tirer. Les soldats suisses armés de fusils de rempart appelés  » amusettes du comte de Saxe  » font des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts.

Les gardes françaises contre la Bastille

    Tout bascule avec l’arrivée de deux détachements de gardes françaises. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers et vont leur assurer la victoire. Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s’ensuit un début d’incendie à l’entrée de la forteresse et quelques pertes chez les assiégés.

Prise de la Bastille (détail), peinture de Jean-Baptiste Lallemand vers 1790 (musée Carnavalet, Paris)

  M. de Monsigny, commandant des canonniers, est abattu, ce qui fait disparaître toute velléité de résistance chez les invalides.

   Vers 4 heures du soir. De Launay se ressaisit, ordonne soudain le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre dans un mouvement de désespoir. Mais ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse.

   Le lieutenant de Flüe exige les honneurs de la guerre pour se rendre. On les lui refuse, mais le dénommé Élie, du régiment de la Reine, confirme par écrit les termes d’une capitulation qui assure la vie sauve aux défenseurs.

 Les ponts-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse, oublieuse des promesses d’Élie. Les soldats suisses, qui ont eu le temps de retourner leurs uniformes, sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les malheureux invalides.

   Le marquis de Launay Résultat d’images pour marquis de launay , qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d’être décapité par un boucher au chômage, un dénommé Desnots.        Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg. Son adjoint le major de Losme subit le même sort malgré les protestations d’un ancien prisonnier, le marquis de Pelleport :  »     Arrêtez, vous allez immoler le meilleur des hommes. J’ai été prisonnier cinq ans à la Bastille où il fut mon consolateur  ». Les autres défenseurs de la Bastille, au total quatre-vingt-deux, sont de la même façon massacrés et décapités. Ce rituel macabre, inédit dans l’Histoire du pays, illustre le basculement de la Révolution dans la violence.

    À la Bastille, on libère les détenus avec  une légère déception car il ne s’agit que de sept personnages de minable envergure (deux fous qu’il faudra réinterner à l’asile de Charenton, quatre faussaires que l’on devra renvoyer en prison et un noble, le comte de Solages, enfermé à la demande de son père pour avoir violé sa soeur !!). Les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d’un grand confort, à l’opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les  » intellectuels poudrés  »’ qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l’occasion de séjourner à la Bastille.

Fin d’un monde

   Le soir même, de sa propre initiative, un entrepreneur zélé du nom de Pierre-François Palloy réunit 800 ouvriers et entreprend la démolition de la vieille forteresse, dont les jours étaient de toute façon comptés. Les pierres sont réduites en morceaux et distribuées comme autant de trophées. Palloy accroît sa fortune déjà rondelette en vendant les pierres comme autant de reliques :  » Je certifie que cette pierre vient des cachots de la Bastille – Palloy patriote.  » Au cours des semaines qui suivent la prise de la Bastille, le peuple se rue sur le monument déchu et en achève la démolition. 

    L’émeute sanglante à laquelle ont participé dix à vingt mille Parisiens (sur un total de cinq cent mille) se transforme ainsi , presque instantanément en un mythe national et antimonarchique.

Démolition de la Bastille (musée Carnavalet, Paris)

  Un symbole séculaire de l’absolutisme est ruiné, deux gouverneurs dépassés par leurs responsabilités ayant fait tourner d’un cran la grande meule de l’Histoire.

   Le propre frère du roi, le comte d’Artois Résultat d’images pour le comte d'Artois , futur Charles X, prend la mesure de l’événement. Il quitte la France sitôt qu’il en a connaissance, le 15 juillet. Il est suivi dans cette première vague d’émigration par quelques autres hauts personnages, dont le prince de Condé Résultat d’images pour le prince de condéet Mme de Polignac.

..Début d’un autre

     À Königsberg, en Prusse orientale (aujourd’hui ville de garnison russe du nom de Kaliningrad), le célèbre philosophe Emmanuel Kant, apprenant la prise de la Bastille, commet l’audace d’interrompre sa promenade quotidienne, chose extraordinaire qui, dit-on, ne lui arriva en aucune autre occasion.

     À Versailles, Louis XVI note quant à lui dans son journal de chasse à la date du 14 juillet :  » Rien  »… Mais il ne s’agit que du résultat de sa chasse habituelle. Le soir même, le duc François de La Rochefoucauld-Liancourt fait réveiller le roi pour l’informer des derniers événements. À quoi le roi aurait répondu :
– Mais c’est une révolte !
– Non, Sire, une Révolution (Rien ne prouve  cet échange , mais ….celui qui l’a trouvé  : Bravo !).lol

   Surpris par la violence populaire, Louis XVI Louis 16  se retient néanmoins de dissoudre l’Assemblée. Les députés, dans une séance mémorable présidée par l’abbé Grégoire, prennent la résolution de siéger en permanence. La Révolution peut suivre son cours.

   Le 16 juillet, à Paris, la nouvelle municipalité porte à sa tête un maire, Jean Bailly. Cet astronome de 53 ans a déjà présidé l’Assemblée nationale et supervisé la fameuse séance du Jeu de Paume (il sera démis de ses fonctions et plus tard guillotiné pour avoir fait tirer sur la foule qui réclamait la déchéance du roi le 17 juillet 1791, sur le Champ de Mars).

  Héros de la prise de la Bastille, Pierre-Auguste Hulin (31 ans) deviendra général après la bataille de Marengo puis commandant de la place de Paris.

   Les électeurs parisiens constituent une milice bourgeoise, la  » garde nationale  » dont ils confient le commandement au prestigieux marquis de La Fayette, le  » héros des deux Mondes  ». Les autres villes du royaume imitent la capitale, créant une nouvelle municipalité et une garde nationale.

  Entérinant la réussite de l’insurrection, le roi Louis XVI rappelle Jacques Necker à la tête du ministère des Finances. Le lendemain, il se rend à Paris et il est accueilli à l’Hôtel de Ville par une foule arborant sur la tête une cocarde aux couleurs de Paris, le bleu et le rouge. Le général de La Fayette remet au roi une cocarde semblable où il insère le blanc, en signe d’alliance entre le roi et sa ville. De là l’origine du drapeau tricolore.

   L’année suivante, des pierres de la Bastille ornées d’une médaille seront solennellement remises à quelques centaines de héros de la journée, parmi lesquels une femme, la blanchisseuse Marie Charpentier. Et chacun des nouveaux départements recevra une maquette de la Bastille sculptée dans une pierre de la forteresse.

    Le premier anniversaire de l’événement donnera lieu à une grande réconciliation nationale, la Fête de la Fédération, et beaucoup plus tard, en 1880, la IIIe République, en faisant du 14 juillet la Fête nationale, consacrera la réconciliation de la France de l’Ancien Régime et de celle de la Révolution