C’était il y a 92 ans ….


…..le 14 janvier 1930

Construction de la ligne Maginot

Le 14 janvier 1930, André Maginot

A.Maginot

fait voter une loi en vue de construire une ligne fortifiée sur les frontières orientales de la France.

Très décriée après l’invasion de 1940, cette initiative n’en est pas moins approuvée dans l’instant par la grande majorité de la classe politique et du corps des officiers, y compris le capitaine Charles de Gaulle.

Il est vrai qu’elle a parfaitement joué son rôle défensif lors de l’offensive allemande de 1940, son seul vrai défaut étant de n’avoir pas été prolongée jusqu’à la mer…


La France engage en 1930 la construction de la ligne Maginot. Trois ans plus tard, Hitler arrive au pouvoir. La Sarre, consultée par plébiscite en 1935, rejoint le Reich hitlérien ; peu après, le Führer rétablit le service militaire obligatoire en violation du traité de Versailles…Une nécessité stratégique

Haut fonctionnaire, André Maginot (53 ans) s’est engagé comme simple soldat pendant la Grande Guerre. Il a fini celle-ci avec le grade de sergent et la médaille militaire.

C’est l’un des très rares parlementaires à présenter de tels états de service, de sorte que ses collègues n’osent rien lui refuser quand la patrie est en débat… En 1920, il organise le transfert du Soldat Inconnu   sous la voûte de l’Arc de Triomphe.

En 1930, ministre de la Guerre dans le gouvernement Tardieu, il reprend la suggestion émise par Paul Painlevé

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P.Painlevé

en 1925 de fortifier les frontières orientales du pays. Il plaide pour une ligne de défense flexible, capable de suppléer à la diminution des effectifs militaires prévue à partir de 1935 en raison du déficit des naissances. C’est ainsi qu’il obtient des parlementaires un crédit de 3,3 milliards de francs sur quatre ans.

Mort de la typhoïde deux ans plus tard, André Maginot ne verra pas l’achèvement du chantier et c’est seulement en 1936 qu’un journaliste de L’Écho de Paris, Raymond Cartier, donnera son nom à l’ensemble de fortifications qu’il aura contribué à créer. 

Le chantier, le plus grand de son temps, va employer jusqu’à 20.000 ouvriers.

Ce réseau de fortifications à semi-enterrées comporte une cinquantaine de gros ouvrages équipés d’artillerie et quelques centaines de casemates et d’observatoires isolés. Il inaugure une conception purement défensive des stratèges français, à l’opposé de la conception offensive de leurs homologues d’Outre-Rhin. Il témoigne aussi d’une perte de confiance de la classe politique dans l’avenir des relations franco-allemandes… malgré la publication au même moment (1930) d’un mémorandum en faveur d’une union fédérale européenne par Aristide Briand.

Les fortifications débutent sur les bords de la Méditerranée, au-dessus de Menton, et s’égrènent jusqu’à la frontière belge et au-delà, y compris le long du Rhin. Mais dans le massif des Ardennes, jugé infranchissable par le haut commandement français, les autorités se contentent de fortifications légères.

Par ailleurs, les Belges refusent que les Français prolongent la ligne Maginot le long de leur frontière car ils craignent d’être sacrifiés en cas de nouveau conflit entre la France et l’Allemagne. C’est ainsi que le long de la frontière avec la Belgique, la ligne Maginot se réduit à quelques ouvrages fortifiés de modeste importance.

En définitive, les gros ouvrages de la ligne Maginot couvrent 140 km sur la frontière du nord-est, longue de 760 km de la mer du Nord à la Suisse.

De l’autre côté de la frontière, le gouvernement allemand réplique dès 1937 avec une autre série de fortifications : la ligne Siegfried. Beaucoup plus légère que la ligne Maginot, elle a surtout vocation à tromper les Français sur la capacité offensive de la Wehrmacht. Une réussite militaire, un alibi politique

Quand la guerre est déclarée à l’Allemagne de Hitler, moins de dix ans après la construction de la ligne Maginot, les fortifications remplissent dans l’ensemble leur office. De septembre 1939 à juin 1940, le fort de Schœnenbourg

fort de Schœnenbourg

, au nord de l’Alsace, tire à lui seul près de 20 000 obus en 10 mois. Invaincu, son  » équipage  » ne se rend que le 1er juillet 1940, six jours après l’armistice, sur ordre express du haut commandement français.

Dans le secteur frontalier de Maubeuge, les hommes du 87e RIF résistent au prix de lourds sacrifices à une percée des blindés de la 5° Panzer du général Schmidt. Dans le secteur frontalier de l’Escaut, à Bouchain, des hommes du 45e RI (régiment d’infanterie), sous le commandement du colonel Desroches, empêchent le franchissement du fleuve du 22 au 26 mai 1940. Ce fait d’armes provoque le 2 juin 1940 la venue de Hitler en personne. Courroucé, le Führer se fait expliquer du haut de la Tour de l’Ostrevant par le général commandant le 8e Korps pourquoi ses unités ont été tenues en échec par un simple régiment d’infanterie.

Le 54e RIF et le 43e RI paient également un lourd tribut en résistant pendant six jours et six nuits aux assauts ennemis, rendant possible l’évacuation des troupes anglo-françaises à Dunkerque.

Au vu de ces exploits, on peut s’interroger sur les résultats de l’offensive allemande si la frontière belge et les Ardennes avaient été plus solidement fortifiées. La ligne Maginot a péché moins par ses insuffisances techniques que par le fait qu’elle ait servi d’alibi aux pacifistes de tout poil qui ont successivement abandonné l’Autriche et la Tchécoslovaquie au prétexte que la France n’avait de toute façon rien à craindre.

Merci pour l’absence de commentaire

Les secrets …


……de nos villes et villages

Un puits d'eau sans fond au pays du Bordeaux

Un puits d’eau sans fond au pays du Bordeaux

La rue du Mirail, à Bordeaux, se distingue par ses charmants hôtels particuliers de style Renaissance. Mais elle n’a pas toujours été aussi paisible qu’aujourd’hui.

Au XIVe siècle, un puits très profond alimente le quartier en eau. Selon une légende, les femmes venant y puiser de l’eau disparaissent souvent. Un » basilic  » (Au Moyen-Âge, le basilic devient une sorte de lézard monstrueux mesurant de 10 cm à 2 mètres, doté de 8 pattes, et de solides écailles, et parfois d’un bec. Parfois encore, le basilic ressemble à une autre créature proche, le cocatrix : il est alors représenté avec des ailes et une tête de coq.) se cache en effet au fond du puits. Et ce monstre les aspire quand elles croisent son regard hypnotique.

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basilic ?

Jusqu’au jour où un soldat descend dans le trou à l’aide d’une corde. Il est muni d’un bouclier poli comme un miroir et le dirige soudain vers la bête. À la vue de sa propre image, le basilic s’effondre. La légende a laissé son nom à la rue : en gascon, mirailh veut dire  » miroir  ».

Une épouvantable spécialité dijonnaise

Une épouvantable spécialité dijonnaise

Une maison lugubre, trouée de deux fenêtres à volets noirs et dépourvue de toiture, alimente une terrifiante légende dijonnaise. Au Moyen Âge, le pâtissier Jehan Carquelin officie dans cette demeure. Jehan est réputé pour ses délicieux pâtés à la viande.

Mais à la suite de disparitions, la police perquisitionne sa cave et découvre… des squelettes. Carquelin confectionnait ses pâtés avec de la chair d’enfants ! L’abject cuisinier est condamné à mort, et sa demeure est marquée d’un signe d’infamie, le toit rasé, encore visible aujourd’hui.

Jésus s'est arrêté à Amiens

Jésus s’est arrêté à Amiens ?

À l’entrée de la cathédrale d’Amiens, dans la Somme, la magnifique statue du  » Beau Dieu  » attire le regard. Et son histoire mérite le détour… Au XIIIe siècle, un artisan prénommé Jean est choisi pour la sculpter. Mais il a beau chercher un modèle parmi les passants, aucun ne lui convient.

On raconte qu’une nuit un lépreux le dérange dans son atelier, le priant de l’emmener dans l’église. Malgré son dégoût, le sculpteur le conduit à l’intérieur. Le lépreux se métamorphose alors en beau jeune homme… Le lendemain matin, les ouvriers retrouvent Jean gisant au pied de sa statue achevée. Devant la perfection du visage taillé, ils concluront que le Christ en personne lui a servi de modèle.

Pierrelatte, fondée par un géant

Pierrelatte, fondée par un géant

Un rocher d’une hauteur de 32 mètres se dresse au centre du village de Pierrelatte, dans la Drôme. Et son origine n’est pas géologique… mais magique !

Selon une légende datant du Moyen Âge, tout commence par une colère de Gargantua, le géant immortalisé par Rabelais. Après avoir franchi d’un pas les Cévennes, le colosse a soudainement mal au pied alors qu’il vagabonde. Il s’assoit sur le mont Ventoux, s’aperçoit qu’il a un gravier dans son soulier et, furieux, l’expédie par-dessus le Rhône.

Autour de ce caillou (tombé au milieu d’une large plaine et proportionnel à la taille du géant) sera construite la commune de Pierrelatte.

Le visionnaire d'Avranches

Le visionnaire d’Avranches

En 708, l’archange saint Michel apparaît à Aubert, évêque d’Avranches, en Normandie, pour lui ordonner de construire une abbaye sur une île, au large de sa ville. Aubert refuse : l’île rocheuse que lui indique l’archange ne peut accueillir la moindre construction. Saint Michel revient visiter Aubert la nuit suivante. Ce dernier fait de nouveau la sourde oreille. Enfin, l’archange réapparaît et pose un doigt sur le crâne d’Aubert. Il appuie si fort qu’à son réveil l’évêque a un trou dans la tête. Vaincu, Aubert érige, en 709, un sanctuaire sur l’île rocheuse ; genèse de ce qui deviendra un jour le Mont-Saint-Michel !

On peut voir aujourd’hui, à la basilique Saint-Gervais d’Avranches, le crâne percé d’Aubert. Les esprits pieux voient dans ce stigmate le doigt de l’archange, les esprits forts se disent que l’évêque souffrait simplement d’une lésion crânienne. À chacun de juger !

 
La vierge têtue de Quézac

La vierge têtue de Quézac

La chapelle du village de Quézac, en Lozère, héberge la statuette d’une jeune mère à l’air décidé. Et effectivement, si l’on en croit une légende celtique, elle savait ce qu’elle voulait ! Un jour, à la suite d’un orage, elle se réfugie avec son bébé dans une grotte. Elle y découvre une source d’eau pétillante. Au contact de l’eau, la femme se pétrifie, restant éternellement jeune… Des siècles plus tard, un laboureur découvre près de la grotte la statuette représentant la femme tenant son enfant dans les bras.

Le villageois l’emporte pour qu’elle décore la chapelle voisine, mais la statue disparaît et réapparaît là où il l’a trouvée. Et à chaque fois qu’il la change de place, elle revient là où elle lui est apparue pour la première fois, au pied de la grotte. Les villageois décident de construire une église à l’endroit même où la statue retourne inlassablement de sorte qu’elle ne soit plus tentée de s’enfuir. Excellente décision car depuis, dit-on, les miracles n’ont pas cessé.

Les eaux troubles du lac de Corte

Les eaux troubles du lac de Corte

On l’appelle Lavu Maladettu =le lac maudit. Voici pourquoi : en juillet 1883, un cantonnier venu de l’Hérault, Pascal Estève, débarque en Corse pour participer à la construction d’une route. Mais une épidémie (sans doute de choléra) sévit bientôt à Corte, où il réside. La femme et le petit garçon de Pascal succombent à la maladie. Fou de douleur, il part à travers la campagne.

Près d’un lac, il voit une statue de la vierge posée sur un autel, s’en empare et la jette dans les eaux. Dès lors, au cours du XXe siècle, plusieurs noyades vont y être constatées. Mais en 1979, deux riverains retrouvent finalement la statue de la Vierge au fond du lac. Depuis, dit-on, plus d’accident : le sortilège est rompu.

 
Les miracles de Bruchou, le malicieux abbé de Pau

Les miracles de Bruchou, le malicieux abbé de Pau

Dans le cimetière urbain de Pau, une tombe est toujours recouverte de mots de remerciements. C’est celle de l’abbé Bruchou, auteur d’un singulier miracle. À la veille de la guerre de 1870, une femme lui demande de prier pour que son mari soit épargné par le conflit, ainsi que son amant. Ouvert d’esprit, le prêtre accepte, et les deux hommes reviennent indemnes du front. Depuis, les Palois continuent de faire des voeux devant sa sépulture.

À la Cathédrale de Strasbourg, la dernière tentation du diable

À la Cathédrale de Strasbourg, la dernière tentation du diable

Sur la façade de la cathédrale de Strasbourg, une statue représente un séduisant jeune homme tenant une pomme entre ses doigts. Il s’agit de Lucifer, le tentateur. Une légende raconte que le diable, ayant entendu parler un jour de cette statue, a voulu voir si elle lui ressemblait…

Il voyage donc en chevauchant le vent autour de la terre, et découvre la sculpture. La trouvant à son goût, il décide de franchir le seuil de la cathédrale : peut-être y verra-t-il d’autres statues de lui encore plus belles ! Mais le voilà surpris par la messe matinale. Paralysé par la parole de Dieu, il ne peut plus s’enfuir de la cathédrale. Depuis, le Malin est captif, et en colère : Voilà pourquoi le vent souffle sur le parvis de l’église avec plus de force qu’ailleurs…

quand les morts….


…… prenaient le train (Londres)

Le cimetière de Brookwood

Les morts ont-ils déjà pris le train ? Oui, par manque de place et par souci de salubrité !

Jusqu’au XIXe siècle, les défunts étaient inhumés dans de petits cimetières jouxtant les églises . Mais avec la poussée démographique et les morts massives dues aux épidémies , les traditionnelles exhumations et mises en ossuaire ne suffisent plus. L’arrivée du chemin de fer offre une nouvelle solution aux autorités : inhumer les morts suffisamment loin pour que les contaminations n’atteignent pas la population.

Une ligne de chemin de fer funéraire

À Londres, un emplacement est inauguré en 1854 à Brookwood, dans le Surrey, avec sa ligne de train et une gare dédiée, baptisée Necropolis. Les cercueils et les familles arrivent en train, les cérémonies sont célébrées dans les salles de la station. Cette ligne de chemin de fer funéraire fonctionnera jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La nécropole d’Haussmann

En France, le préfet Haussmann

Haussman

, alors qu’il prépare le Grand Paris de 1860, a porté un projet similaire : créer une nécropole de 800 hectares loin de la capitale, près de Méry-sur-Oise, reliée par trains spéciaux. Il se bat pendant vingt ans pour son projet, mais les Parisiens sont contre et il ne verra jamais le jour. On chercha plutôt des terrains près de la capitale pour créer de nouveaux grands cimetières extra-muros, à Ivry, Saint-Ouen et Pantin.

KLIK .

Tout le monde s’en moque et moi aussi mais…


Tour Eiffel : comment a été construite la Dame de fer

 

La construction de la tour Eiffel est intimement liée aux exploits technologiques de la seconde moitié du XIXe siècle. Et si aujourd’hui la vieille Dame scintille de mille feux, c’est  »d’une certaine façon » au nom de la science.

Avec ses 324 mètres de haut, antenne comprise, la tour Eiffel incarne avec fierté la capitale française. Pourtant, si sa construction émerge dans un contexte propice, celle qui aujourd’hui figure en tête des monuments culturels les plus visités au monde a failli connaître un destin écourté. Mais c’était sans compter sur l’entêtement d’un certain Gustave Eiffel, passionné par les prouesses techniques de son temps et passé maître dans l’art du fer. L’histoire de la tour Eiffel commence avec l’Exposition universelle de 1889, la 10e du nom en France, toutes initiées pour mettre en lumière les progrès technologiques galopants de l’époque. Décrétée par Jules Ferry pour fêter le centenaire de la Révolution française.

À l’origine, deux ingénieurs de l’entreprise Eiffel

C’est toutefois aux États-Unis, à l’Exposition universelle de Philadelphie en 1876, que l’idée d’une tour métallique de 300 mètres de haut voit le jour. Mais faute de financement, le projet en reste là. L’idée refait son chemin à Paris lors de l’Exposition universelle de 1878… mais le dossier s’écroule à nouveau. Jusqu’à ce que, en 1884, deux ingénieurs de l’entreprise Eiffel, Maurice Koechlin

M. Koechlin

et Émile Nouguier

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, esquissent une tour en fer de 300 mètres de haut. C’est ce projet, validé par Gustave Eiffel

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G.Eiffel

, qui sera le clou de l’exposition de 1889 ! Si Eiffel n’est pas à l’initiative du projet, c’est lui qui le rend viable, en dépose le brevet au nom de ses collaborateurs, et bataille pour en assurer les fonds. Il en achètera enfin les droits.

Deux ans de travaux

La construction de la tour Eiffel commence en janvier 1887 et s’achève en mars 1889, à quelques jours de l’ouverture de l’Exposition. La plupart des éléments sont assemblés dans les ateliers Eiffel de Levallois-Perret.

Les ateliers?

Le secret de la dextérité du montage réside dans la préfabrication des 12 000 pièces. Inaugurée le 6 mai 1889, la tour Eiffel connaît un succès immédiat. Mais les jours de la tour Eiffel sont comptés car le contrat prévoyait un démontage au bout de 20 ans. C’est alors que Gustave Eiffel imagine ce qui deviendra son second coup de génie, rendre service à la science ! La Dame de fer servira de relais à toutes sortes d’expériences soutenues par le service public, station météo, liaison téléphonique hertzienne, réseau pour la télévision… Plus de 130 ans plus tard,  »la vieille » Dame n’a jamais été aussi populaire !

P.S:

La Tour devait être détruite vingt ans plus tard.   Mais, Gustave Eiffel

  parvint à la » sauver » en démontrant l’intérêt scientifique qu’elle pouvait avoir : Télégraphie, radio, et…télévision…Il obtint » gain de cause » lol …Aujourd’hui, le monument accueille plus de 7 millions de touristes par ans !  

Il y a environ 240 ans :


Le 21 novembre1783 avait lieu le premier vol habité par des hommes ( il y en avait déjà eu avec des animaux )

Ce premier voyage aérien en ballon  »non captif  » exécuté par des hommes eut un immense retentissement, la nouvelle remua le monde entier. En France, l’émotion fut générale et profonde, l’événement inspirant non seulement les poètes mais aussi les caricaturistes.

Le parc du château de la Muette,

chateau de  » la muette  » ??

possession du roi, avait été mis à la disposition de Pilâtre de Rozier

Pllâtre de Rozier

, et c’est là que se fit l’ascension. L’aérostat était celui qui avait servi déjà dans les expériences faites au faubourg Saint-Antoine. L’ascension devait avoir lieu le 20 novembre ; mais le vent et la pluie firent remettre au lendemain l’expérience. Elle eut , bien que l’état de l’atmosphère ne fût guère plus favorable.

( Faujas de Saint-Fond )

Faugas de Saint -Fond

fit un récit de l’événement dans  »Première suite de la description des expériences aérostatiques de MM. de Montgolfier et de celles auxquelles cette découverte a donné lieu : Le récit =>

 » Les mêmes accidents qui étaient arrivés dans pareille occasion ne manquèrent pas de se présenter dans celle-ci ; le vent d’une part, la force d’ascension de l’autre, et la résistance des cordes tourmentèrent si fort l’aérostate, qu’elle ne tarda pas à se déchirer et à s’abattre ensuite sur la terre, où elle se serait infailliblement brûlée sans les secours très prompts qu’on fut à portée de lui donner ; l’on vint à bout cependant de la ramener sur l’estrade où elle perdit, en peu de minutes, par les déchirures qui s’y étaient faites, le gaz, ou plutôt l’air raréfié qu’elle contenait. »)

Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent, marquis d'Arlandes
Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent, marquis d’Arlandes

 » Ce contretemps était sans doute très fâcheux dans une pareille circonstance, et c’est ici encore où l’on fut à portée de juger de l’ingratitude des gens peu instruits !!!!; car croirait-on qu’il régna dans quelques groupes une espèce de murmure qui annonçait le mécontentement, et que quelques personnes s’empressèrent de partir sur-le-champ pour Paris, afin d’y annoncer que la machine était détruite.

 » Il faut convenir, d’un autre côté, que tout ce qu’il y avait de distingué par le rang et par les connaissances dans cette assemblée prit un intérêt vif à cet accident. L’on encouragea M. de Montgolfier, plusieurs dames offrirent de mettre la main à l’œuvre, et l’on s’empressa de réparer les déchirures. Ces détails, copiés fidèlement sur les lieux, ne doivent pas être négligés, quoique minutieux ; ils touchent de trop près à l’histoire de cette découverte, et ils apprennent en même temps la manière dont se comportent les hommes dans des circonstances pareilles, qui ne se présentent pas chaque jour.

 » Enfin, après une heure et demie environ de travail, tout étant réparé, et la machine ayant été remplie en huit minutes, elle fut promptement lestée avec les approvisionnements de paille nécessaires pour entretenir le feu pendant la route, et M. le marquis d’Arlandes d’un côté, M. de Rozier de l’autre, prirent leurs postes avec un courage et un empressement sans égal. »

 » L’aérostate quitta la terre sans obstacles, et dépassa les arbres sans danger ; elle s’éleva d’abord d’une manière assez tranquille pour qu’on pût la considérer à l’aise ; mais à mesure qu’elle s’éloignait, l’on vit les voyageurs baisser leurs chapeaux et saluer les spectateurs qui étaient tous dans le silence et l’admiration, mais qui éprouvaient un sentiment d’intérêt, mêlé de regret et de crainte.  »

Le ballon monta promptement, longea la Seine jusqu’à la hauteur du Trocadéro, passa entre l’École militaire et l’Hôtel des Invalides et se dirigea, par les Missions étrangères, du côté de Saint-Sulpice. Décidés à tout faire pour que l’aérostat ne tombât point dans Paris même, les aéronautes forcèrent alors le feu : le ballon s’éleva et rencontra un courant d’air qui, le poussant au sud, le porta à la Butte-aux-Cailles, entre la barrière d’Enfer et la barrière d’Italie. C’est la que descendirent les voyageurs, c’est de là que l’aérostat, replié et placé sur une voiture, fut rapporté dans les ateliers de Réveillon.

Les aéronautes n’avaient pas ressenti durant leur voyage la plus légère des incommodités et, dès qu’ils eurent mis pied à terre, le marquis d’Arlandes sauta à cheval pour aller dire à ses amis, réunis au château de la Muette, son heureux et facile voyage. Reçu avec des transports de joie, le compagnon de Rozier raconta sa course à travers les airs, et procès-verbal fut dressé sur l’heure de l’ascension qui venait d’être faite. Voici ce procès-verbal :

 » Aujourd’hui 21 novembre 1783, au château de la Muette, on a procédé a une expérience de la machine aérostatique de M. de Montgolfier. Le ciel était couvert de nuages dans plusieurs parties, clair dans d’autres, le vent nord-ouest.

 » A midi huit minutes, on a tiré une boîte qui a servi de signal pour annoncer qu’on commençait à remplir la machine. En huit minutes, malgré le vent, elle a été développée dans tous les points et prête à partir, M. le marquis d Arlandes et M. Pilâtre de Rozier étant dans la galerie.

 » La première intention était de faire enlever la machine et de la retenir avec des cordes, pour la mettre a l’épreuve, étudier les poids exacts qu’elle pouvait porter, et voir si tout était convenablement disposé pour l’expérience importante qu’on allait tenter. Mais la machine poussée par le vent, loin de s’élever verticalement, s’est dirigée sur une des allées du jardin, et les cordes qui la retenaient, agissant avec trop de force, ont occasionné plusieurs déchirures, dont une de plus de six pieds de longueur. La machine, ramenée sur l’estrade, a été réparée en moins de deux heures.

 » Ayant été remplie de nouveau, elle est partie à une heure cinquante-quatre minutes, portant les mêmes personnes ; on l’a vue s’élever de la manière la plus majestueuse ; et lorsqu’elle a été parvenue à environ deux cent soixante-dix pieds de hauteur, les intrépides voyageurs, baissant leurs chapeaux, ont salué les spectateurs. On n’a pu s’empêcher d’éprouver alors un sentiment mêlé de crainte et d’admiration.

 » Bientôt les navigateurs aériens ont été perdus de vue ; mais la machine, planant sur l’horizon, et étalant la plus belle forme, a monté au moins à trois mille pieds de hauteur, où elle est toujours restée visible : elle a traversé la Seine au-dessous de la barrière de la Conférence ; et passant de là entre l’Ecole militaire et l’Hôtel des Invalides, elle a été à portée d’être vue de tout Paris.

L'aérostat longe la Seine avec, à son bord, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, le 21 novembre 1783
L’aérostat longe la Seine avec, à son bord, Pilâtre de Rozier
et le marquis d’Arlandes, le 21 novembre 1783

 » Les voyageurs satisfaits de cette expérience, et ne voulant pas faire une plus longue course, se sont concertés pour descendre ; mais s’apercevant que le vent les portait sur les maisons de la rue de Sève, faubourg Saint-Germain, ils ont conservé leur sens-froid, et augmentant le feu, ils se sont élevés de nouveau, et ont continué leur route en l’air jusqu’à ce qu’ils aient eu dépassé Paris.

 » Ils sont descendus alors tranquillement dans la campagne, au delà du nouveau boulevard, vis-à-vis le moulin de Croulebarbe, sans avoir éprouvé la plus légère incommodité, ayant encore dans leur galerie les deux tiers de leur approvisionnement ; ils pouvaient donc, s’ils l’eussent désiré, franchir un espace triple de celui qu’ils ont parcouru ; leur route a été de quatre à cinq mille toises, et le temps qu’ils y ont employé, de vingt à vingt-cinq minutes.

 » Cette machine avait soixante-dix pieds de hauteur, quarante-six pieds de diamètre ; elle contenait soixante mille pieds cubes, et le poids qu’elle a enlevé était d’environ seize à dix-sept cents livres. »

 Fait au château de la Muette, à cinq heures du soir.

 » Signé : le duc de POLIGNAC, le duc de GUINES, le comte de POLASTRON, le comte de VAUDREUIL, d’HUNAUD, Benjamin FRANKLIN, FAUJAS de SAINT-FOND, DELISLE, LEROY, de l’Académie des sciences.  »

En même temps que la caricature versait son ironie plus ou moins spirituelle sur les efforts des partisans de la nouvelle idée, on voyait des pamphlets contre les véritables travailleurs  » infester » l’étalage des libraires.  » Nous en avons lu, dit M. Marion

(Théophile Marion Dumersan 

Théophile Marion Dumersan

est un dramaturge français, à la fois auteur de vaudevilles , poète et chansonnier) , qui déclarent la découverte des ballons immorale, et cela pour plusieurs raisons :

1er) parce que le bon Dieu n’ayant pas donné d’ailes à l’homme, il est impie de prétendre mieux faire que lui et d’empiéter sur ses droits (la même raison anathématise le commerce maritime international) ;

2er ) parce que l’honneur et la vertu sont en danger permanent s’il est permis à des aérostats de descendre à toute heure de la nuit dans les jardins et vers les fenêtres ;

3° ) parce que, si le chemin de l’air est ouvert à tout le monde, il n’y a plus de propriétés fermées ni de frontières aux nations  ». !!!!!! ??????

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Les plus grands mystères de nos villes et villages


Ces villages auraient défrayé la chronique.

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

 » À vendre, très belle maison chargée d’histoire  », vante une annonce immobilière. De fait, cette villa de 180 mètres carrés au cœur d’un parc arboré, baptisée La Tric, a un passé tumultueux… Elle a hébergé Henri Désiré Landru, l’un des pires tueurs en série du XXe siècle. C’est ici que le  » Barbe-Bleue de Gambais  » a assassiné et découpé sept de ses onze victimes, entre 1915 et 1919 des jeunes femmes que cet escroc rencontrait par le biais de petites annonces en se faisant passer pour un veuf esseulé. Il les séduisait, les incitait à lui confier leurs économies, puis les tuait, avant de brûler leur corps dans sa cuisinière à bois. Landru est arrêté en 1919. Les enquêteurs retrouvent dans la maison des os calcinés, des dents, des restes de vêtements brûlés. Le criminel bourreau des cœurs est condamné à mort. Mais, durant sa détention, il reçoit plus de 800 demandes en mariage, avant d’être exécuté le 25 février 1922.

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Ce paisible village de l’Est a été synonyme d’horreur pour la France entière à la fin des années 1950, à cause d’un crime inimaginable. Le 3 décembre 1956, Guy Desnoyers, curé d’Uruffe, retrouve Régine Fays, 19 ans. La jeune femme a succombé au charme du prêtre. Elle est enceinte de lui et sur le point d’accoucher… Le père Desnoyers tue alors Régine de deux coups de revolver, l’éventre, sort le foetus de ses entrailles, le bénit puis le poignarde ! Après avoir affirmé connaître le coupable mais être tenu par le secret de la confession, le curé finit par avouer. Condamné à la perpétuité, il est libéré en 1978 et se retire dans un monastère en Bretagne, où il meurt en 2010. En 2015, le cinéaste Philippe Ramos consacre un film,  » Fou d’amour », à cette sanglante affaire.

Pont-Saint-Esprit (Gard), l'emprise de la CIA

Pont-Saint-Esprit (Gard), l’emprise de la CIA

Le 16 août 1951, à Pont-Saint-Esprit, le pain a un goût étrange. Les habitants se plaignent de maux de ventre et de vomissements. Ils sont même victimes d’hallucinations : l’un croit avoir mangé des serpents, un autre se prend pour un avion et saute par la fenêtre, un troisième veut étrangler sa mère… Au total, on dénombre une dizaine de morts sans que cela ne soit jamais expliqué. Peut-être un champignon aux effets hallucinogènes, l’ergot de seigle, a-t-il contaminé le pain. Autre piste : en 2008, un journaliste affirme que les services secrets de la CIA ont testé les effets d’une drogue, le LSD, sur la population du village, dans le cadre d’un entraînement à la guerre chimique… Depuis, les habitants ont le boulanger à l’oeil. !

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye et ses jolies bâtisses en pierre. C’est ici que, le 16 août 1870, un village entier bascule dans l’horreur, lors de la foire aux bestiaux. Alain de Monéys, maire adjoint d’une commune voisine, apparaît. Des murmures se font entendre. On l’accuse (à tort) de soutenir la Prusse contre laquelle la France vient d’entrer en guerre. Soudain, des insultes fusent, puis une bousculade. Et c’est le déchaînement. Monéys est battu, torturé, et jeté vivant sur un bûcher. Certains trempent même leur pain dans la graisse de son corps. Quatre personnes seront guillotinées pour ce lynchage.

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d'un mystérieux meurtrier

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d’un mystérieux meurtrier

3 juin 1835, au cœur de la campagne normande, un jeune paysan, Pierre Rivière, vient d’égorger sa mère, sa sœur et son frère. Une fois arrêté, il écrit un texte bouleversant dans lequel il explique son geste, racontant que sa mère maltraitait son père. Derrière le meurtrier apparaît un écrivain et un être fragile. Condamné à mort, il est gracié par le roi Louis-Philippe, et voit sa peine commuée en réclusion à perpétuité. Mais il se pend dans sa cellule en 1840. En 1973, le philosophe Michel Foucault sortira de l’oubli son étrange récit.

Bergheim (Haut-Rhin), le repère des sorcières

Les ruelles de ce charmant village alsacien cachent un lourd passé. Entre 1582 et 1683 ont eu lieu ici 43 procès pour sorcellerie ! À l’époque, en France, en Allemagne et en Suisse, la population vit dans la hantise des sorcières et leur persécution est particulièrement virulente en Alsace. Le soupçon se porte généralement sur des femmes seules, que l’on accuse de se livrer au culte du diable. Sur une simple dénonciation, elles sont arrêtées, torturées, et avouent n’importe quoi. Ainsi, à Bergheim, Catherine Bassler, la bonne du curé, déclare avoir tué deux veaux, un verrat et surtout son oncle. Elle est condamnée à être décapitée et brûlée. Elle n’a évidemment commis aucun crime. Un musée est dédié à ces innocentes sur le lieu même où elles ont subi leur supplice.

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Une épopée meurtrière prend fin le 2 juillet 1851 dans un hôtel particulier de Rennes, où deux domestiques viennent de décéder. Le maître des lieux demande une autopsie qui révèle… un empoisonnement à l’arsenic. Les soupçons se portent sur la cuisinière, Hélène Jégado. Elle nie. Mais en retraçant son parcours, les enquêteurs ont le vertige. Depuis dix-huit ans, dans toutes les communes bretonnes où elle est passée, il y a eu des morts. Laide et aigrie mais vrai cordon-bleu, elle assaisonnait ses plats de poison au moindre regard de travers. Elle aurait tué près de 80 personnes ! Hélène Jégado est guillotinée le 26 février 1852, sous les hourras de la foule……

C’était il y a environ 114 ans : (comme d’habitude, ne vous emm..dez pas à commenter)


13 novembre 1907

Premier vol en hélicoptère :

Le 13 novembre 1907, à Coquainvilliers, près de Lisieux, Paul Cornu réussit à s’élever pour la première fois à bord d’un hélicoptère. Ce jour-là, il atteint l’altitude de… 1 mètre 50 en envol vertical libre !

Paul Cornu à bord de son hélicoptère, à Coquainvilliers

Une invention qui vient de loin

Le mot hélicoptère a été forgé en 1861 par le vicomte Ponton d’Amécourt à partir du grec helix (spirale) et pteron (aile). Mais quatre siècles plus tôt, Léonard de Vinci en avait déjà pressenti le concept à en juger par certains de ses croquis.

Louis Breguet,

L.Breguet

un jeune industriel de 27 ans, conçoit la première aile tournante. Il s’inspire non de Léonard de Vinci mais de Jules Verne, qui évoque cette technique dans le roman de science-fiction Robur le Conquérant.

Le 29 septembre 1907, il fait un premier essai dans la cour de son usine, à Douai, avec son ami le professeur Charles Richet.

Avec à son bord un certain Maurice Volumard, l’appareil, baptisé Gyroplane N°1, doté de quatre voilures tournantes de 8,10 mètres de diamètre et d’un moteur de 50 CV, atteint non sans mal l’altitude vertigineuse de 1,5 mètre mais quatre techniciens ont soin de le maintenir en équilibre, ce qui altère la portée de l’exploit.

Trois semaines plus tard arrive le tour de Paul Cornu, un simple mécanicien à la tête d’une petite entreprise normande.

Son engin a une envergure de plus de 6 mètres. Il comporte à chaque extrémité un rotor ou hélice avec de grandes pales horizontales recouvertes de soie et de 6 mètres de diamètre. Ces rotors sont entraînés par un moteur de 24 CV.

Après plusieurs essais, l’engin s’élève à 1,50 mètre au-dessus du sol en vol vertical libre avec son pilote, sans personne au sol pour le maintenir en équilibre… Notons que le frère de Paul Cornu, qui mettait le moteur en marche, a dû se cramponner au châssis et monter avec l’engin !

L’exploit marque la véritable naissance de l’hélicoptère.

L’année suivante, Louis Breguet récidive avec le Gyroplane N°2, qui a l’avantage de pouvoir se diriger grâce à une voilure fixe planante et deux rotors inclinés sur l’avant. Il s’élève à plus de quatre mètres et parcourt une distance d’une centaine de mètres. Mais l’engin est peu après détruit dans son hangar par une tempête.

Les hélicoptères vont attendre un peu avant de prendre réellement leur essor. C’est seulement à la fin des années 1920 qu’un ingénieur espagnol, Juan de la Cierva, apporte une amélioration décisive en introduisant les pales articulées et le vol contrôlé.

Les hélicoptères prouveront leur utilité dans le transport de troupes et les interventions difficiles à partir de 1942, grâce à l’industriel américain d’origine russe Igor Sikorski.

Ils seront massivement utilisés pendant la guerre du Vietnam, dans les années 1970, et seront les véritables héros du film Apocalypse now de Francis Ford Coppola (1979).

Au nombre d’environ 70.000, ils rendent aujourd’hui des services dans les liaisons entre aéroports et centre-ville, dans les opérations de sauvetage et dans le soutien logistique des militaires en opération Louis Breguet, pionnier de l’aéronautique

Louis Breguet aux commandes de l'un de ses premiers appareilsL’ingénieur Louis Breguet, co-inventeur de l’hélicoptère, est considéré comme le « »père de l’aviation scientifique  ».

Dans l’usine familiale, il s’intéresse très tôt aux machines volantes avec le professeur Charles Richet, ami de son père. Après son expérience décevante de l’hélicoptère, il se tourne vers la construction d’aéroplanes.

Le succès lui vient en septembre 1914, au début de la  » Grande Guerre  » : Louis Breguet, pilote affecté au camp retranché de Paris, effectue un vol au cours duquel son observateur, le lieutenant Watteau, constate un changement de direction de l’armée allemande.

Renonçant à foncer sur Paris, celle-ci présente son flanc à la capitale. Le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, profite de cette faiblesse de l’ennemi pour acheminer en toute hâte des troupes vers l’est. Il lance la contre-offensive de la Marne qui va sauver la France de l’invasion.

Louis Breguet reçoit la croix de guerre et retrouve ses usines avec mission d’accélérer la production d’avions. Début 1917 sort le Breguet XIV, avion de reconnaissance et de bombardement entièrement métallique, qui atteint la vitesse de 180 km/h. Construit à plus de huit mille exemplaires, il équipe les flottes aériennes de plusieurs alliés, dont les États-Unis, et après la guerre, s’illustre dans l’histoire de l’Aéropostale, piloté notamment par Mermoz et Saint-Exupéry.

L’industriel va multiplier les innovations jusqu’à sa mort en 1955. Ses usines sont aujourd’hui partie intégrante du groupe Avions Marcel Dassault.

91 anecdotes ……..


……. sur Clint Eastwood ( l’idée de ce billet m’est venue après avoir vu un film à la télé )

Genre de billet que je mets quand je n’ai pas d’idée ! ( et je n’ai pas mis tout !!!!! ) peut-être la suite plus tard ….

Avant la célébrité, Clint Eastwood a creusé des trous pour installer des piscines. Le scénariste William Goldman, qui a signé Les Pleins Pouvoirs, estime dans le »  » Guardian  »  que ces débuts difficiles expliquent l’appétit jamais rassasié du cinéaste. « Il creusait encore quand il avait 29 ans. Ce n’était pas un jeune premier comme John Travolta ou Tom Cruise. »

Il a été maitre- nageur pendant son service militaire  à Fort Ord (Californie), au début des années 1950. Pour arrondir ses fins de mois, il était aussi videur dans le bar voisin.

Selon son camarade de régiment Don Loomis, cité dans la biographie non autorisée  » Clint : The Life and Legend  »de Patrick McGilligan, il a séduit la fille d’un officier de Fort Ord pour éviter d’être envoyé au front durant la Guerre de Corée.

Au début de sa carrière d’acteur, il a pris des cours au sein de l’école du studio Universal. Une pédagogie étonnante pour des souvenirs mitigés. « Les exercices visaient à nous ôter nos inhibitions, raconte-t-il . On devait par exemple jouer des poulets traversant la salle. Mais comment jouer un poulet ? »

Il a été viré d’Universal à cause de sa pomme d’Adam. C’est Burt Reynolds, lui aussi sous contrat avec le studio et lui aussi remercié en 1959, qui relate cet épisode à  » CNN  » : « Il a été licencié parce que sa pomme d’Adam était trop visible. Il parlait trop lentement. Et il avait une dent cassée qu’il ne voulait pas soigner ».

Clint Eastwood a poussé la chansonnette au début des années 1960. Après une session d’enregistrement, son producteur lui a dit « qu’il ne marcherait jamais comme chanteur », raconte Patrick McGilligan. Bien vu.

La vidéo :

Pour ses premiers rôles au cinéma, il n’a pas joué les cowboys. Il a d’abord incarné un pilote de chasse dans le film d’horreur Tarantula (avec une araignée géante bien cheap), en 1955. Puis un technicien de laboratoire taiseux nommé Jennings, la même année, dans La Revanche de la créature.

La vidéo :

 Plus de 65 000 personnes étaient prénommées Clint aux Etats – Unis en 2014. La popularité du prénom a grandi avec la carrièree de l’acteur, avec une forte croissance entre 1965 et 1980. 

Selon un rumeur tenace, il aurait trouvé sa voix de cinéma  en écoutant des enregistrements de Marilyn Monroe et en cherchant à reproduire sa façon de chuchoter en version masculine. Il a fallu un demi-siècle pour qu’il démente dans le magazine  » Parade  »  : « Non, je n’ai pas du tout été influencé par Marilyn. »

Le Clint Eastwood débutant s’est attiré des comparaisons avec James Dean pour son style « T-shirt et pantalon décontracté », écrit Patrick McGilligan. Les deux acteurs se sont croisés chez une amie dans les années 1950, mais la « rencontre n’eut rien de fructueux », selon le biographe. Vautré sur un canapé, « Dean ne se leva pas, mais courba le dos et tendit mollement la main vers le haut pour dire bonjour. Clint, étonné, saisit la main de Dean et tira d’un coup sec pour le faire lever.  »Bon sang, lève-toi quand je te parle.’ Cette réplique fut suivie de l’un des lents sourires que Clint esquissait quand il plaisantait ».

Il a obtenu le premier rôle dans Pour une poignée de dollars, de Sergio Leone,en acceptent un cachet au rabais pour griller James Coburn (qui voulait 10 000 dollars de plus). Charles Bronson, lui, avait trouvé que le script « était le plus stupide qu’il ait jamais lu ». Bien joué Charles.

Dix ans plus tard, un brasseur a offert à Eastwood un million de dollars pour une pub où il n’aurait qu’à rentrer dans un bar avec son costume iconique et commander une bière. Il a dit non… et c’est Coburn, devenu plan B, qui s’y est collé.

La pub avec J. Coburn :

 Il n’a jamais lavé le poncho qu’il porte dans la scène mythique de Pour une poignée de dollars. « Il tomberait en morceaux », justifie l’acteur , qui l’a conservé précieusement.

Si on le voit souvent un cigarillo au bec dans ses westerns spaghetti, c’est un non-fumeur convaincu quand il n’est pas à l’écran. Ces cigarillos lui donnaient  » envie de vomir  » .

L'acteur américain Clint Eastwood sur le tournage du film "L'Homme des hautes plaines", sorti en 1972. (BETTMANN / GETTY IMAGES)
Dans  » l’homme des hautes plaines  » ( que j’ai vu il y a peu à la télé  » )

A son arrivée sur le tournage de  » Pour une poignée de dollars  », en Europe, Clint était « le seul à parler anglais ». « L’équipe ne comprenait que l’italien ou l’espagnol,a-t-il raconté à des étudiants en 2015 :  ». Je ne savais pas dire autre chose que buongiornio et arriverderci… Je me suis dit qu’au moins j’avais l’opportunité de visiter le pays. »

Vacherie de Sergio Leone, qui l’a rendu célèbre avec ses westerns iconiques : selon lui, l’acteur n’avait que deux expressions  » faciales  » à l’époque de la Trilogie de l’homme sans nom, « celle avec son chapeau et celle sans ». Une aubaine pour le réalisateur italien, qui cherchait un « masque » pour incarner son héros.

Comment définir le style de jeu de Clint Eastwood ? Pour l’acteur britatannique Richard Burton, la star des films de Sergio Leone dégage « une léthargie dynamique » à l’écran. Personne n’a pu définir exactement ce qu’il a voulu dire. lol

Clint Eastwood sur le tournage du film de Sergio Leone "Le Bon, la brute et le truand" en 1968, en Espagne.  (PEA / UNITED ARTISTS / COLLECTION CHRISTOPHEL / AFP)
Dans  » Le bon , la brute et le truand  »

Avant qu’il n’obtienne le rôle de « l’homme sans nom » dans Pour une poignée de dollars, Clint Eastwood n’avait pas grand chose à perdre. Il demeurait un inconnu aux yeux du grand public. « Je jouais dans une série western, Rawhide, et j’avais bien expliqué à ma femme que nous ferions mieux d’économiser notre argent car je ne trouverais jamais de boulot après. Aux Etats-Unis, à l’époque, une fois que vous étiez passé par la télévision, c’était terminé pour vous », raconte-t-il au  » Monde  » .

Il a refusé le rôle de  » l’homme à l’harmonica  » dans Il était une fois dans l’Ouest, qui a finalement  » échu  » à Charles Bronson. Il a aussi refusé d’apparaître dans le film, avec les autres acteurs vedettes du Bon, la Brute et le Truand.

Bronson dans  »l ‘homme à l’Harmonica »

 Robert Zemeckis, le réalisateur de Retour vers le Futur III, lui a demandé l’autorisation pour emprunter son nom, utilisé par Marty McFly pendant tout le film. Ce qui a donné cette réplique mémorable : « Partout, tout le monde dira que Clint Eastwood est le pétochard qui a le plus les foies de l’Ouest. »

Il a décroché le rôle de l’inspecteur Harry, d’abord proposé à Frank Sinatra, parce que l’interprète de Strangers in the Night « avait un problème à la main et n’arrivait pas à tenir un flingue ». Commentaire d’Eastwood sur : « Ça me paraît une excuse assez minable ».

Le cinéaste n’a jamais de contraventions. « Le nombre de fois où le policier me dit :  »Allez, puisque vous êtes l’inspecteur Harry, on oublie ! » Les policiers gardent beaucoup d’affection pour ce personnage. J’ai de la chance, j’en suis bien conscient », assure-t-il

Statistique : son personnage le plus meurtrier n’est pas l’inspecteur Harry, qui ne  »dessoude  » « que » 41 personnes, selon un décompte du  »Gardian  ». Pas plus que Josey Wales hors-la-loi, responsable de la mort de 55 pieds-tendres ( Nom donné aux Blancs par les Amérindiens ) et autres  » foies jaunes  » (poltron, mauviette, poule mouillée ? ) . C’est son personnage de Morris Schaffer dans Quand les aigles attaquent qui détient la palme, avec 73 nazis envoyés  » croquer les pissenlits par la racine  ».

Le réalisateur Don Siegel, qui l’a dirigé notamment dans les premiers Inspecteur Harry, ne voyait pas en lui un cowboy mais une stature et un port altier d’empereur romain. Il le surnommait « Clintus », rappelle  »Esquire  » (Ancien titre anglais, qui était le plus bas titre de noblesse en Angleterre.? ).

 Alors qu’il n’est encore qu’un acteur en devenir, Eastwood est influencé « par le jeu outré, névrotique et dérangeant de James Cagney ( James Cagney

James Cagney ?

est un acteur, producteur de cinéma et réalisateur américain ) dans L’Ennemi public (1931) et L’enfer est à lui (1949) », écrit  le journal  » le Monde  »Je pense que mon personnage iconique de l’inspecteur Harry et, plus tard, tous mes personnages jusqu’au-boutistes, sont les héritiers de cette tradition : des individus déterminés à terminer leur tâche, quels que soient les moyens, sans forcément s’embarrasser de questions éthiques », détaille l’acteur au quotidien. 

Il a fait une  » fixette  » sur la célèbre critique du New York Times Pauline Kael

Pauline Kael ?

. Après un article assassin sur L’inspecteur ne renonce jamais, l’acteur a fait appel à un psy pour analyser les écrits de la journaliste. Le thérapeute aurait conclu que la critique se vengeait d’Eastwood par dépit amoureux……

 Il a refusé le rôle de James Bond après le départ de Sean Connery

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Sean Connery

, à la fin des années 1960. La raison ? « C’était le truc de Sean. » 

 Il n’a pas voulu jouer Superman, incarné finalement par Christopher Reeves. « Ce n’est pas pour moi ». Ça aurait fait bizarre dans son CV, vous ne trouvez pas ?

Il a dit non à Apocalypse Now (le rôle du soldat tenu par Martin Sheen

Il a dit non à Apocalypse Now (le rôle du soldat tenu par Martin Sheen

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Martin Sheen ?

), par flemme de s’embarquer dans un tournage galère aux Philippines pendant quatre mois.

).

Il a (aussi) refusé le rôle de Paul Newman dans La Tour infernale

Il avait dit oui pour incarner Harvey Dent « Double Face » dans la série  » kitschounette  » Batman, dans les années 1960, mais cette dernière a été anulée avant qu’il puisse enfiler le costume ….

 Bien qu’au faîte de sa gloire et de sa jeunesse dans les années 60-70, Clint Eastwood n’a « jamais touché à la drogue ». « J’ai traversé ces deux décennies à la bière, s’amuse-t-il dans une interview à un u magazin. » J’ai toujours pensé que la bière et deux-trois autres alcools étaient tout ce dont j’avais besoin. »

En 1972, il figurait parmi les invités de la fête de victoire aux primaires de Richard Nixon, en compagnie de John Wayne ou Charlton Heston. Lors de la campagne présidentielle, l’acteur a été sollicité pour tourner un spot de soutien au républicain. C’est le candidat pour lequel il s’est le plus investi.

Bien qu’ouvertement républicain, Clint Eastwood a refusé de soutenir la campagne de réelection de G.Bush père en 1992 : « Je crois que ce que fait l’aile ultra-conservatrice des Républicains est totalement autodestructeur, absolument stupide. » Il a finalement voté pour un candidat indépendant, le milliardaire texan Ross Perot.

Plusieurs de ses répliques cultes ont été reprises par des présidents américains (tous républicains). Ronald Reagan a menacé de veto le Congrès, qui envisageait de voter une hausse d’impôts, en empruntant à l’inspecteur Harry son « Go ahead. Make my day. » (en VF : « Vas-y, allez ! Fais-moi plaisir ! »). Et George Bush père a piqué un « Read my lips » au même personnage, lors de sa campagne de 1988, là encore pour promettre qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts s’il était élu. 

  Le nom de sa société de production, Malpaso, signifie « mauvais pas » en espagnol. C’est le nom d’un canyon situé non loin de la ville de Carmel-by-the-Sea, dont il a été le maire dans les années 1980.

Clint Eastwood a certes été édile de cette petite commune californienne, mais il ne n’aurait jamais rêvé à exercer des foncions plus élevées en politique : « Il faut perdre son âme, embrouiller les gens, parler à des types dont on n’a rien à faire, dont on ne sera jamais proche. Lécher les bottes de la terre entière, c’est pas mon style. »

 Son fameux monologue face à une chaise vide lors de la convention républicaine de 2012 lui a été inspiré par une chanson de Neil Diamond qui passait en coulisses. L’acteur a écrit son sketch, plutôt raté, en quelques minutes et le regrette amèrement. Un conseiller de Mitt Romney, le challenger malheureux de Barak Obama,en aurait mêm vomi ?

Une marque de mobilier a cherché à surfer sur le buzz en baptisant deux de ses chaises « Clint » et « Eastwood ». L’acteur n’a guère goûté le procédé et a poursuivi leur concepteur. Un journal note qu’Humphrey Bogart avait vécu une mésaventure similaire, mais avec un canapé.

Pas toujours facile de bosser avec Clint Eastwood. Kevin Costner

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K.Coster ?

, trop lent à sortir de sa loge selon le réalisateur, s’en est rendu compte sur le tournage d’Un monde parfait. Eastwood a envoyé un figurant marcher à sa place dans un champ, en filmant la scène avec un effet flou pour que le manège passe inaperçu……

 Clint Eastwood fâché : Vexé que son fils Kyle 

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Kyle Eastwood ?

n’ait pas décroché le premier rôle de Karaté Kid, l’acteur a banni tout placement produit pour Coca-Cola (alors lié à la Columbia Pictures, productrice du film d’arts martiaux) dans ses propres longs-métrages. Selon le livre Film and Television in-Jokes, Eastwood voyait rouge dès qu’une canette de soda de la même couleur apparaissait dans son champ de vision.

 Clint Eastwooda été défié e duel par l’écrivain français Romain Gary.??? Le double lauréat du Prix Goncourt a voulu venger son honneur bafoué après avoir appris que l’acteur avait séduit sa compagne, Jean Seberg, sur un tournage. Pourtant à l’aise face caméra avec un .357 Magnum, l’acteur s’est défilé.

Il n’y a pas que l’amour de l’art qui a fait courir Clint Eastwood. A la veille d’une audition pour le premier rôle du film Bus Stop (1956), avec Marilyn Monroe, le réalisateur l’a informé que le rôle avait été pourvu. « J’étais déçu (…) Tout ce que je voulais, c’était un rôle, un job. Et coucher avec Marilyn Monroe.!!!! C’était sans doute beaucoup demander, mais bon, cela peut se comprendre, j’étais jeune », raconte-t-il……

  Invité du talk-show de David Letterman en 2009, il a déclaré avoir « au moins » sept enfants. Ils étaient finalement huit à l’avant-première de son film La Mule (2018) à Los Angeles : Morgan, Francesca, Kathryn, Scott, Alison, Kyle et Kimber Lynn, âgés de 22 à 54 ans, et Laurie, 64 ans. Cette dernière est une fille illégitime, dont l’acteur ignorait encore récemment l’existence et qu’il a reconnu .

Les huit enfants de Clint Eastwood (de gauche à droite) Kimber Lynn, Kyle, Francesca, Alison, Laurie, Kathryn, Scott et Morgan, le 11 décembre 2018, à Los Angeles (Etats-Unis). (ERIC CHARBONNEAU / REX / SHUTTERSTOCK / SIPA)
Les huit enfants de Clint Eastwood (de gauche à droite) Kimber Lynn, Kyle, Francesca, Alison, Laurie, Kathryn, Scott et Morgan, le 11 décembre 2018, à Los Angeles . 

Désintoxe….


……Halloween ne serait pas une fête originaire des États-Unis

La fête d’Halloween est hantée de lieux communs et d’idées reçues parfois assez éloignées de la réalité.

La soirée du 31 octobre traîne la réputation d’être une fête américaine. En réalité, son origine remonte aux Celtes, pour qui cette fête appelée Samain marquait la fin des moissons et le début de la nouvelle année, selon Jack Santino

Résultat d’image pour Jack Santino Thanksgiving. Taille: 130 x 170. Source: blogs.loc.gov
J.Santino

Jack Santino, auteur d’un livre sur Halloween et spécialiste des folklores.

Or, au IVe siècle, des églises catholiques commencent à faire du 1er novembre le  » jour de tous les saints  », ou de toutes les reliques,  »hallows , » (en anglais. Samhain ), qui est donc une célébration celte qui a lieu la veille du jour de toutes les reliques (=  »All hallows eve » en anglais) finit progressivement par prendre le nom d’Halloween. Selon Jack Santino, c’est seulement au XIXe siècle que l’immigration irlandaise exporte la fête aux Etats-Unis, devenue depuis l’une des plus célébrées du pays.

Autre mythe : la bougie nichée dans une citrouille serait le symbole d’Halloween. Il n’en a en fait pas toujours été ainsi. Il y a plusieurs explications au choix des Celtes puis des Anglo-Saxons de se munir de lanternes le jour de Samain, essentiellement liées à une volonté de faire fuir les mauvais esprits. Une certitude toutefois : cette lanterne était initialement creusée dans un navet

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! C’est la rencontre des colons arrivés aux Amériques avec les citrouilles

, natives de cette région qui leur font finalement préférer cette cucurbitacée.

Pour en finir avec Halloween !

Quel est le  »triangle des Bermudes » français ?


On connaît le triangle des Bermudes dans lequel, selon certains, bien des avions viendraient s’abîmer de façon inexplicable. Mais on sait moins que la France possèderait une région tout aussi fatale aux aéronefs, le triangle de la Burle.

Triangle de la Burle?

De nombreux accidents aériens

Cette zone serait située entre le mont Mézenc, en Ardèche, le Puy-en-Velay, chef-lieu de la Haute-Loire, et le massif du Pilat, dans les Cévennes. Depuis 1943, date du premier accident aérien de la série, jusque dans les années 1990, de nombreux crashs se seraient produits dans ce secteur, qui forme une sorte de triangle.

Certains recensent trente accidents environ, d’autres une quarantaine. Ainsi, en novembre 1943, un bombardier anglais devant parachuter des résistants s’écrase dans la zone. En 1948, Kathleen Kennedy, sœur du futur président américain, trouve la mort dans le crash de son avion, tombé lui aussi dans le triangle de la Burle.

D’autres avions, militaires ou civils, s’écraseront encore dans la région. De quoi alimenter sa réputation de » lieu maudit  ».

Ovnis ou mauvais temps ?

Pour certains, ces catastrophes aériennes ne relèvent pas d’explications rationnelles. Ils soulignent d’abord la fréquence inhabituelle des crashs dans une région peu étendue.

Ils attirent aussi l’attention sur les faits étranges qui les auraient accompagnés. En effet, plusieurs personnes auraient aperçu de curieuses lueurs roses dans le ciel ? l, juste avant qu’un accident ne se produise.

Par ailleurs, les sauveteurs intervenus sur le lieu d’un accident aérien, survenu le 21 janvier 1971, retrouvent 22 corps alors que l’avion ne transportait que 21 passagers. Enfin, les débris de certains avions, écrasés au sol, n’ont jamais été retrouvés.

Alors on évoque l’action des Ovnis, des légendes locales centrées sur une table d’or ou encore l’attraction magnétique.

D’autres préfèrent s’en tenir à des explications plus naturelles. Le mauvais a sans doute joué un rôle déterminant dans ces accidents. En effet, la région est souvent balayée par un vent très violent, la burle, qui a donné son nom à ce triangle des Bermudes français.

Capable de geler les sondes des appareils ou de brouiller les repères des pilotes, il pourrait être à l’origine des accidents. Des erreurs humaines ou des défaillances techniques ne sont pas non plus à exclure.