Les  » Charitables de St Eloi  »:


Encore pus terrible que celles dont Béthune avait eu à souffrir les ravages pendant les années 1146, 1158, 1165, 1173 et 1187, la peste de 1188 avait couvert la ville d’un  »crêpe funèbre  » et porté le découragement dans tous les cœurs encore sous l’impression des incendies qui avaient désolé Béthune en 1137, 1151 et 1176 ; les morts restaient sans sépulture et les malades sans secours.

C’est alors que deux maréchaux-ferrants, ( Germon et Gautier ), l’un de Beuvry, l’autre du faubourg Saint-Pry, sur l’ordre de saint Éloi

(qui leur serait apparu en songe ? ) , formèrent l’admirable association des Charitables qui existe encore de nos jours et qui, par la suite, fut réunie à celle de Saint-Nicolas, par le concordat du 18 mai 1574. Les membres de cette société s’obligeaient à soigner les malades, à porter les morts au lieu de leur sépulture et à les y enterrer.

Confrérie des Charitables de Saint-Éloi
Confrérie des Charitables de Saint-Éloi

Cette société est composée de 21 membres : un prévôt, quatre mayeurs et seize confrères, tous choisis parmi les bourgeois de la ville : le prévôt est nommé pour deux ans, les mayeurs et les confrères sont renouvelés par moitié, d’année en année. Les membres de la confrérie de Saint-Éloi enterrent les morts sans distinction d’aucune espèce et toujours sans rétribution. De tout temps, cette société fut entourée de la considération publique.

Le grand costume des Charitables se compose de : habit, gilet et pantalon de drap noir, petit manteau en camelot, rabat bleu céleste, cravate blanche, chapeau français, gants blancs. Le costume : Le chapeau, manteau, rabat comme ci-dessus, habit et redingote, la veste étant défendue. Le costume ordinaire est de rigueur ; le grand costume ou Noir n’est accordé que sur la demande des parents et moyennant une somme destinée à donner du pain aux pauvres pendant l’hiver.

Le mercredi avant le premier dimanche de juillet, par les soins de la confrérie, il était autrefois délivré moyennant six liards, des plombs, derniers vestiges des anciens méreaux ( Le méreau

un  » méreau  »

est une sorte de  » bon-pour  », un signe de reconnaissance ou encore un laissez-passer. des églises réformées , protestantes )

, valeur d’un pain béni qui se donne en échange, frappé ainsi que les plombs des initiales de saint Éloi. Le produit des noirs et de la vente des plombs pouvait s’élever à onze cents francs chaque année et permettait de soulager bien des misères ; aussi cette société, par les services qu’elle rend, fait-elle l’orgueil de la ville de Béthune ; et l’empereur Napoléon III reconnut son utilité bienfaisante en accordant la croix de la Légion d’honneur à Brasier, son doyen de l’époque qui, en outre, exerçait les fonctions gratuites de membre des commissions de surveillance de l’hospice et du bureau de bienfaisance.

La confrérie des Charitables de Saint-Éloi, dans le principe, société religieuse, est aujourd’hui civile. Le Petit Journal du 2 novembre 1872, lui consacra une de ses pages rédigée par son meilleur collaborateur ; et cette couronne, tressée à Paris, offerte à la Confrérie par un journal qui comptait alors un million de lecteurs, fut un nouveau titre de reconnaissance à ses dévoués concitoyens.

Un extrait de cet article :

 »Ce qui, à mes yeux, caractérise surtout les Charitables de Béthune ( surtout quand on songe à l’ancienneté de leur confrérie ) c’est qu’ils rendent à tous, les derniers devoirs avec le même esprit de charité. Ils enterrent, sans distinction, riches et pauvres, juifs ou pendus. Dans les épidémies, ils se prodiguent, alors que chacun fuit la contagion. »

   » Pour bien comprendre comment le titre modeste de charitable peut être considéré presque comme un titre de noblesse, il faut se rapporter aux siècles passés. Il faut se rappeler ce qu‘étaient ces terribles pestes du Moyen Age ; fléau hideux devant l’apparition duquel faiblissait l’énergie des âmes les mieux trempées. A tel point, que dans les villes atteintes, les pestiférés, abandonnés à leur sort, couvraient le sol des rues, le parvis des églises, de cadavres en décomposition et d’agonisants poussant leur dernier râle. Il fallait alors plus que de la charité, il fallait le plus complet mépris de la vie pour ensevelir ces corps dont le moindre contact, disait-on, équivalait à une condamnation à mort. Cependant, c’est justement aux pestiférés que se dévouèrent les premiers Charitables de Béthune. La légende de la fondation est curieuse. Dans le patois demi-roman, demi-flamand où elle est écrite en original, elle offre toute la naïveté et tout l’imprévu d’un véritable fabliau.

 » L’année 1188, année d’une désastreuse épidémie, saint Eloi apparut en même temps à deux maréchaux : l’un, Gautier, de Béthune ; l’autre, Germon, de Beuvry, village des environs, et leur commanda d’établir une charité en faveur des morts. On voit que la légende ne marchande pas au bon saint Eloi le don d’ubiquité. Gautier, qui ne savait rien de l’aventure de Germon, eut l’idée de lui raconter sa vision, tandis que Germon, ne se doutant pas davantage de la vision de son confrère béthunois, se disposait à venir lui faire part de ce qu’il avait vu. Si bien que les deux amis, s’étant mis en route à la même heure, se rencontrèrent à moitié chemin… On croirait lire l’entrée en matière d’un roman du temps jadis ….?

 » Une fois là, dit la légende :  » Quan li un di sa vision a l’aultre, si commenchierent à plourer de pitié de goie, et acolerent si fort li un l’aultre qu’il peurent  » ( N.B = Patois du Nord ) … La conclusion fut qu’ils allèrent tous deux demander conseil à un troisième, le prieur de Saint-Pry à Béthune, lequel, comme bien on pense, ne put que les engager à obéir aux ordres de saint Éloi et à instituer l’ordre des  » Karitaules  », les Charitables.

 » La confrérie, tous les ans, célèbre l’anniversaire de la fondation par une procession sur la route de Beuvry ; cérémonie qui porte le nom pittoresque de » procession des navets  ». La procession terminée et la messe dite, les Compagnons de route s’offraient et mangeaient fraternellement des navets. Mais les vieux usages s’en vont, et depuis quelques années, à la consommation de ces navets, emblèmes d’une antique simplicité, ont succédé des agapes d’un genre plus relevé et qui permettent aux confrères de fêter leur patron par des manifestations plus… chaleureuses.

 » La gaieté, ni même la chanson, ne sont bannies de ces festins qui n’ont rien de funéraire. Un couplet en guise d’échantillon  :

Gagnant sa demeure dernière,
Parfois sur nos bras l’indigent
N’a pour accompagner sa bière
Pas un ami, pas un parent
Là, de notre cohorte
Le devoir est tracé.
Nous seuls faisons escorte
Au pauvre trépassé.

( La poésie n’est pas absolument faite pour être accompagnée par le cliquetis des verres à champagne ; mais après tout, l’on peut dire que c’est une   »chanson du métier  ». )

 » Le café de l’enfer  » ! ?


Le café de l’Enfer…….

Entrée du café de l'Enfer

( Entrée du café de l’Enfer )

Le café-cabaret de l’Enfer, qui n’existe plus de nos jours, était implanté au 53 Boulevard de Clichy à Paris, il était considéré comme le pionnier des cafés-cabarets à thème. Créer à la fin du 19ème siècle, son activité continua jusqu’au milieu du 20ème siècle.

D’après un témoignage datant de 1899, les clients du café-cabaret étaient accueillis par ces mots :  » Entrez et soyez damné !  ».
Les serveurs du café de l’enfer étaient tous vêtus en démon. Un autre
témoignage explique qu’une commande de trois cafés noirs enrichis de cognac se transformaient en :  »Trois chocs bouillonnants de péchés en fusion, avec une pincée de soufre, intensificateur  ».

Juste à côté du café de l’Enfer, on pouvais trouvé le café  » Le Ciel  ».

L'enfer - attraction unique
Le café de l’Enfer

Le café de l’enfer au 53 Boulevard de Clichy

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Le café de l’Enfer

Le café de l’Enfer et à côté, le café  » Le ciel  »

le café cabaret l'enfer
Intérieur du café de l'enfer

Intérieur du café de l’enfer

Serveur du café de l'enfer

Serveur du café de l’enfer

Acteur représentant Mephisto

Acteur représentant Méphisto

C’était il y a environ 261 ans ….


13-14 septembre 1759….

Mort de Montcalm et Wolfe…

    Le 14 septembre 1759, le marquis de Montcalm Résultat d’images pour marquis de montcalm photos , imagesmeurt des suites d’une blessure reçue la veille, lors de la bataille des Plaines d’Abraham, en bordure des fortifications de Québec.

James Wolfe Résultat d’images pour james wolfele général Anglais , est lui aussi mort à l’issue de la bataille après  la victoire de ses troupes. La France perd du coup   la ville de Québec et bientôt de toute la Nouvelle-France.

( illustration du net ) 

              

La guerre de 7 ans  a débuté officiellement trois ans plus tôt…………

Pratiquement une véritable guerre mondiale avant l’heure. Elle oppose la France de Louis XIV alliée à l’Autriche et quelques autres États, à la Prusse, à l’Angleterre et au Hanovre.

 Dans le   » Nouveau Monde  », les hostilités ont en fait commencé avec la mort d’un officier français à Fort-Duquesne, le 28 mai 1754.

Au début, les Français du Canada remportèrent de nombreuses victoires avec l’appui de leurs alliés indiens . Mais le commandant des troupes françaises ayant été fait prisonnier, Paris le remplace en 1756 par un marquis de la métropole, Montcalm (44 ans).

Une stratégie inédite :

Le marquis, adepte  de la stratégie européenne de l’attaque en lignes et bataillons serrés, change de tactique. Avec un certain succès, il concentre ses offensives sur les forts, renonce aux coups de main et délaisse les alliés indiens. Mais il ne dispose pour cela que de quelques milliers d’hommes tandis que les Anglo-Américains en viennent à aligner 4000 hommes  ( 23.000 soldats de métier et le reste de miliciens ).

   En 1758, après une trêve relative de plusieurs mois, les Anglais lancent contre la Nouvelle-France trois offensives avec les plus grosses armées jamais réunies en Amérique du Nord ; l’une à l’ouest, dirigée contre Fort-Duquesne, l’autre au centre vers Montréal, la troisième à l’est vers la forteresse de Louisbourg et la ville de Québec.

 Montcalm remporte une magnifique victoire à Fort Carillon, au sud du lac Champlain, en bloquant les 15.000 soldats du général James Abercromby qui se dirigent vers Montréal avec seulement 3.600 hommes dont 400 miliciens canadiens et Indiens. Les Anglais comptent 1944 morts et blessés alors que le camp français n’en comptent que 377.

Malgré cet exploit, il ne fait guère de doute que la conquête de la Nouvelle-France n’est que partie remise. Les Anglais peuvent encore aligner 30.000 hommes de troupes régulières face à seulement 7.400 Français.

Le gouverneur de la Nouvelle-France  » recrute  »  tous les hommes de 16 à 60 ans pour servir dans la milice. Manquant  d’hommes pour travailler les champs et assurer les récoltes, la colonie en vient à souffrir de la famine !

Montcalm, que les Canadiens connaissent maintenant très bien et qu’ils appellent couramment  » Le Grand Marquis  », ne peut empêcher la chute de Fort-Duquesne, qui sera rebaptisé Pittsburgh en l’honneur du Premier ministre anglais.

La chute de Québec:

Le 20 juin 1759, une armée de 40.000 hommes appuyée par 150 vaisseaux commence le siège de Québec, que protègent 6.000 soldats. Wolfe lance ses troupes à l’attaque le 31 juillet. Les assaillants sont repoussés avec de lourdes pertes.  D’autres assauts suivent mais  » infructueux  » pendant tout le mois d’août. Bien que malade ,le général anglais,  décide de livrer un assaut de la dernière chance.

Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1759, il débarque avec ses hommes en face de Québec, à l’anse du Foulon. Pendant la nuit, la troupe emprunte un sentier qui la mène au sommet de la falaise où est établie la ville fortifiée de Québec.

À l’aube du 13 septembre, 4.800 soldats anglais occupent déjà le plateau. L’apprenant, Montcalm accourt sans attendre de renforts.

L’affrontement se déroule  » à l’européenne  », prenant de court les Canadiens et les miliciens français, fauchés par centaines par une fusillade nourrie. Il dure en tout et pour tout moins d’une demi-heure. Le marquis ordonne alors de faire retraite vers la ville.Il ferme la marche  lui-même, à cheval . Il est touché par une balle juste avant de franchir, l’un des derniers, la porte Saint-Louis.

Montcalm meurt à l’aube, à cinq heures du matin. Il a,parait il , quelques moments avant, demandé à son chirurgien combien de temps il lui restait à vivre :  » Quelques heures à peine  », lui fut-il répondu.  » Tant mieux, dit-il, je ne verrai pas les Anglais dans Québec  ».

C’était il y a environ….


…..30 ans : 

Le 12 septembre 1990 :  » Traité 2+4 ou traité de Moscou  »

 

    Le 12 septembre 1990 était mis un terme diplomatique à la Seconde Guerre mondiale avec la signature à Moscou d’un traité de paix, dit2+4 (ou 4+2), entre la République fédérale d’Allemagne (RFA), la République démocratique allemande (RDA), les États-Unis, la République française, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et l’Union des Républiques socialistes soviétiques.

Par ce ‘ texte  », les Allemands renoncent officiellement à l’arme nucléaire et reconnaissent leurs frontières comme  » inaltérables  », ce qui signifie  qu’elles ne peuvent être modifiées même par accord mutuel avec leurs voisins ! La ligne   » Oder-Neisse  » devient la frontière définitive entre l’Allemagne et la Pologne. Ce traité de paix, préalable à la réunification des deux Allemagnes, clôt le seconde guerre mondiale  !???

Histoires insolites qui sont arrivées sur le Tour de France…


histoires insolites qui ont participé à la légende du Tour de France.

1935, le stand de bières
Le Français Julien Moineau gagne l’étape caniculaire entre Pau et Bordeaux en profitant d’un stand de distribution de bières installé au Barp. En effet, tout le peloton s’arrête pour s’en jeter une… sauf lui. Logique, le stand de rafraîchissements avait été monté par des copains à lui, avec son aval.!

1904, coups de matraque
Vainqueur du Tour en 1903, Maurice Garin est le favori à sa propre succession. C’est d’ailleurs en leader qu’il rejoint Paris, mais sa victoire lui sera retirée… plusieurs semaines plus tard au profit du jeune Henri Cornet.

La raison? De trop nombreuses infractions commises durant la course. Une édition 1904 houleuse par ailleurs puisqu’elle avait suscité une passion sans précédent parmi les spectateurs. Une passion proche du chauvinisme, certains n’hésitant pas à abattre des arbres sur la route pour bloquer certains concurrents, d’autres se faisant frapper.

Durant la course, Garin

Résultat d’images pour Maurice Garin

lance: « Je vais gagner le Tour de France à condition que je ne sois pas assassiné avant d’arriver à Paris. » Sur la première étape, il est menacé par quatre hommes masqués dans une voiture.

Le lendemain, rebelote puisqu’une centaine de spectateurs tentent d’arrêter la course pour permettre à Antoine Fauré, le régional de l’étape, de l’emporter. « À bas Garin, vive Fauré, tuez-les tous! », crie la foule. Dans la cohue, Garin, qui reçoit notamment des coups de matraque lors de ces échauffourées, est blessé à la main.

La suite? À Nîmes, des spectateurs lancent des pierres sur les coureurs avant que des clous ne soient disposés sur l’asphalte. Les débordements deviennent légion et neuf coureurs sont disqualifiés pour avoir utilisé des voitures.

Garin est d’ailleurs accusé d’avoir bénéficié de l’aide des organisateurs, en lui permettant de s’alimenter en cours d’étape. Quatre mois plus tard, il sera finalement disqualifié, comme les trois coureurs qui le suivent au classement général. Bonne ambiance.!

C’était en août il y a …


Environ 161 ans :

Le 27 août 1859 : Du pétrole à Titusville en Pennsylvanie !

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol des États-Unis. La découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d’éclairage n’arrivent plus à être satisfaits avec les bougies traditionnelles et les lampes à huile. Le  » pétrole lampant  » va révolutionner la vie quotidienne ! Oubliées les bougies sales, coûteuses et fumantes lol ; voici, en attendant la lampe à incandescence , un éclairage propre, de bonne luminosité et relativement économique.

Le  » miracle » se produit au nord-est du pays, en Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek (le ruisseau d’huile !) près de Titusville. ( C’est aujourd’hui un parc national ).

Son auteur est un bourlingueur du nom d’Edwin L.  Drake

Résultat d’images pour Edwin Drake

(39 ans). Il se fait abusivement appeler  » colonel Drake  ». Après avoir pratiqué tous les métiers y compris celui de conducteur de train, il s’établit avec sa famille à Titusville.

Contre l’avis des experts, il est convaincu qu’il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s’est adjoint pour cela le concours d’un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble et mis en mouvement par une machine à vapeur. Le  » précieux liquide  » aurait jailli lorsque le trépan a atteint 23 mètres de profondeur seulement.

Dès le premier jour, avec une production de l’ordre de huit ou dix barils, Drake multiplie la production mondiale de pétrole par… deux !

Drake en haut-de-forme devant son puits en 1866
Drake devant son puits (1866 )

Comme on peut s’y attendre, la découverte de Drake donne lieu à la première  » ruée vers l’or noir  » avec une particularité propre au droit américain : le sous-sol et tout ce qu’il renferme appartient au propriétaire de la surface.

La ruée vers l’or noir

Le colonel Edmin L. DrakeDu coup que chaque propriétaire de parcelle se donne pour objectif prioritaire de pomper le sous-sol… du voisin. C’est ainsi que chacun érige des puits en bordure de son terrain en réservant à plus tard l’exploitation du centre que personne ne peut lui voler. D’où un gaspillage énorme de ressources et une multiplication à l’infini des puits de forage.

La région se couvre de derricks et procure la fortune à de nombreux audacieux. Quand au  » colonel  » Drake, dépourvu du sens des affaires, il néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Compatissants, les habitants de Titusville finiront par verser une pension à lui-même et à sa veuve.

 

Les raffineurs ramassent la mise

Mais » la mélasse noire et malodorante  » qui émerge des puits n’est pas utilisable en l’état. Il faut la raffiner. Le raffinage, indispensable, a pour premier but de produire du  » pétrole lampant  »,( autrement dit à l’usage des lampes à pétrole ) .

Ce qui implique que très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur :Davidson Rockefeller

John Davison Rockefeller (1839-1937) en 1885

, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle.

 

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Le pétrole est devenu l’énergie vitale de nos sociétés. Mais aujourd’hui, c’est non plus dans l’éclairage mais dans les transports et la production d’énergie qu’il trouve ses principaux débouchés. Jusqu’à quand ?

Le pétrole fait l’objet d’une prospection toujours plus intense. On l’extrait des fonds sous-marins (offshore), jusqu’à six mille mètres sous le niveau de la mer (3000 mètres d’eau et autant de couches sédimentaires). On l’extrait désormais aussi des schistes bitumineux du Canada et des États-Unis, au prix de grands dégâts écologiques. C’est au point que les États-Unis sont redevenus massivement exportateurs d’hydrocarbures

Au grand dam des experts qui prédisent l’épuisement du précieux fluide depuis les années 1950, le fameux peak oil ( » pic pétrolier  ») à partir duquel la production mondiale doit décliner est repoussé de décennie en décennie. Et contre toute attente, sous l’effet de la surproduction et de la baisse relative de la fiscalité, le prix de vente des produits pétroliers diminue depuis les années 1980. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le réchauffement climatique. 

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Pourquoi Total s’appelle Total


HISTOIRES DE NOMS – À sa naissance, en 1924, l’entreprise avait été baptisée Compagnie française des pétroles. Le nom Total apparaît en 1953, mais ce n’est qu’en 1991 que la CFP s’effacera complètement.

C’est l’histoire d’une enseigne de stations-service devenue le nom du premier groupe pétrolier français. Une histoire qui s’est écrite en deux temps. En 1985, la CFP (Compagnie française des pétroles) a été rebaptisée Total-Compagnie française des pétroles. En 1991, exit la CFP, la signature initiale aux connotations trop techniques et le groupe devient Total.

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Ce style de nom a l’avantage de la simplicité. Il est compréhensible dans le monde entier ou presque. Il peut aussi avoir l’avantage de rappeler que le groupe est présent à tous les stades : de la prospection pétrolière à la vente d’essence en passant par l’ex­traction, le raffinage et le transport.  » En plus, Total est un nom de leader, analyse Pierre-Louis Desprez, cofondateur de Kaos Consulting, société de création de noms de marques. Il exprime la dimension internationale de la firme.  »

Mais cette dénomination est aussi le fruit d’une longue évolution. Au cours des décennies, l’entreprise a changé cinq fois de nom. Au départ, il y avait donc la Compagnie française des pétrole son sigle: CFP. L’entreprise a été créée en 1924 à l’initiative de l’État et introduite en Bourse dès 1929. La France avait alors besoin d’une entreprise pétrolière qui devienne actionnaire de la toute nouvelle Iraq Petroleum Company et participer ainsi à l’exploitation de l’or noir irakien après la chute de l’Empire ottoman.

Ce nom ne fait pas rêver ? Qu’importe. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, son activité se limite à l’extraction de pétrole. Changement de décor en 1947 avec le développement d’un réseau de stations-service et l’implantation hors des frontières en Europe, mais aussi en Afrique et en Australie.

Le sigle CFP n’est pas jugé très adapté pour conquérir des consommateurs. En 1953, ses dirigeants décident de créer une marque plus simple, Total, qui fait son apparition en 1954, accompagnée d’un logo bleu-blanc-rouge.

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Elle chapeaute toutes les activités tournées vers le grand public (stations-service, huile…). Très vite, le succès est au rendez-vous. La marque Total gagne une visibilité mondiale.

Quelques coups d’accordéon…………

Si la dénomination CFP disparaît officiellement au profit de Total en 1991, le patronyme du groupe va encore connaître quelques  »coups d’accordéon  ». En 1999, Total rachète le belge  »Petrofina  » . Pour ménager les susceptibilités, le groupe devient  » TotalFina  ». En 2000, TotalFina lance une OPA sur l’autre champion français de l’or noir, Elf Aquitaine. Là encore, pour ménager les susceptibilités internes, il devient  »TotalFinaElf  ». Comme un tel nom à rallonge n’est pas très facile à manier, Total redevient Total en 2003. Le groupe troque alors son logo tricolore pour une sphère composée de bandes de couleur et censée représenter la Terre, dans toute sa complexité et sa diversité

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Le Reblochon…..


…….

Serait né d’une fraude fiscale ? !

Tout le monde , ou presque connait  » Le reblochon  », ce célèbre fromage produit en Savoie et qui bénéficie d’une AOC depuis plus de 50 ans ! Autant dire un élément fondamental de la gastronomie française, ne serait-ce qu’en raison de son importance dans la tartiflette.lol

Et bien , je viens de lire qu’aussi étonnant que cela puisse paraitre, il tirerait son nom d’une véritable fraude pour échapper à l’impôt. Et cela ne date pas d’hier puisque la manœuvre avait lieu au 13e siècle.

Quelle manœuvre exactement ?

Il faut savoir qu’à l’époque , “re-blocher’ signifiait  » pincer de nouveau  » ou  » traire une deuxième fois  ».

En quoi consistait la fraude ? A l’époque et plus encore à la Renaissance, les fermages étaient dus en nature. C’ est à dire que que le fermier avait le droit de cultiver la terre de son propriétaire et en retour il le payait non pas en argent mais ave une partie des produits cultivés.

Dans le cas du reblochon le fermier devait donner un certain nombre de fromages; (un nombre calculés en fonction du volume de lait trait.)

Donc le propriétaire ou son contrôleur vérifiait la traite pour en déduire le nombre de fromages dus par le fermier.

Alors , pour avoir à donner moins de fromages aux propriétaires , les fermiers faisaient une première traite pour eux et une deuxième traite une fois la nuit tombée cette fois pour leur propre compte.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est traite.jpg

Donc la première traite était volontairement incomplète. Il l’achevait le soir venu.

Et les propriétaires y perdaient presque doublement car le lait de la seconde traite, était en plus petite quantité bien sur mais ne pouvait qu’ être riche en crème, avec davantage de matières grasses supérieur. Bref tout simplement meilleur !

Un dernier mot sur le fermage : Au Moyen Age il se substitua progressivement au servage que se définit comme la condition d’une personne qui est tenu de vivre et de travailler sur une terre appartenant à une autre personne et de fournir à cette autre personne, contre rémunération ou gratuitement, certains services déterminés, sans pouvoir changer sa condition. Si on le compare, le fermage était donc à l’époque une évolution positive.

pffffffffffffffffff dur le nouveau système!

La plus petite mairie de France……


…..

Une mairie de 8 m2

    En Normandie se trouve la ville de Saint-Germain-de-Pasquier qui a la particularité de posséder la plus petite mairie de France. Elle mesure 2,7 mètres par 3 soit une surface de 8 min 2. Elle peut accueillir le conseil municipal avec la totalité des 12 membres ainsi qu’une secrétaire.

   Vers 1080, les dîmes de Saint-Germain furent données à l’abbaye Notre-Dame du Bec. La famille de Tournebu qui possédait la seigneurie fut remplacée par les barons du Bec-Thomas qui conservèrent le village jusqu’à la Révolution.

   La fontaine Sainte-Clotilde a été pendant longtemps un lieu de pèlerinage très fréquenté, notamment le 3 juin. On venait y invoquer la sainte pour guérir toutes sortes de maux, et pour donner des forces aux enfants que l’on plongeait dans l’eau très froide de la source. En 1851, afin de revaloriser son culte, l’église et la municipalité décident d’ériger au-dessus de la fontaine, à l’emplacement de l’ancien prieuré Saint-Germain-Gaillard, une petite chapelle de 3 m de long pour 2,70 m de large.

La fontaine Ste Clotilde 

Quelques photos /images :

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etc…….

Aux origines sordides de l’expression  » Tenir le haut du pavé  »…..


…….Rue Merdière et ruelle du Pipi :

Au Moyen-Âge, beaucoup de noms de rues, venelles, allées, traverses, impasses ou autres passages tortueux évoquaient la crasse qu’engendrait l’entassement urbain, tels que : rues Sale, Foireuse, Merdière, ruelle du Pipi, passages Merdeux ou Merdereux, via Merdosa à Chartres au XIe siècle, impasse du Coaque (Cloaque) à Rouen… Rien d’étonnant quand on songe qu’une ville de 5000 à 6000 habitants doit en principe évacuer chaque année 300 à 330 tonnes de matières fécales et près de 3000 tonnes d’urine.

Que dire de Paris et ses 220 000 habitants au XIVe siècle quand on sait que les latrines se déversaient généralement à même la rue et que tous y jetaient leurs détritus, cendres des foyers, ossements, poteries cassées et eaux usées ? Quantité de déchets des ateliers, boutiques et hôpitaux venaient s’y ajouter :  » tripes et ventres  » des bouchers, déchets  » odoriférants  » des poissonnières, eaux mêlées d’alun et de colorants des teinturiers, suif des  » ciergiers  », bains puants où les tanneurs mettaient les peaux à tremper, sang recueilli par les barbiers-chirurgiens après chaque saignée, pansements et cataplasmes jetés aux abords des hôpitaux et léproseries,… Tout ce flot immonde s’écoulait dans les rivières ou sur le pavé, dans des rigoles et caniveaux, aux appellations diverses selon les régions : rayots, gazilhans, essiau, esseau, corotte… Comme le caniveau central charriait l’essentiel du ruisseau infâme, on marchait  » en haut du pavé  », mais il convenait de céder le passage aux personnes de la haute société, d’où l’expression  » tenir le haut du pavé  ». On trouvait aussi de simples fossés, franchis par des passerelles, qui couraient le long des façades. Des procès-verbaux d’enquêtes judiciaires attestent que des passants éméchés y tombaient, s’y embourbaient et s’y noyaient même. En période de canicule, surtout, la putréfaction des matières organiques engendrait des maladies, d’autant que les nappes phréatiques étaient contaminées en raison du ruissellement. Le premier collecteur d’égouts – poétiquement appelé merdereux – fut construit à Paris en 1356, pour prévenir les épidémies.

En cas d’orage, égouts et caniveaux débordaient et le torrent d’eau boueuse, augmenté de l’eau des toits qui généralement se déversait directement dans la rue, dévalait en coulées successives les rues en pente jusque dans les bas quartiers, sur les places, les parvis d’églises et, en bout de course, devant les vantaux des portes ainsi bloquées.  » En 1206 […], la pauvre ville de Paris […] – atteste Gilles de Dangis – estoit affligée d’un tel déluge qu’on ne pouvoit presque aller par les rues, sinon par bateau  » et, selon Guillaume le Breton, l’eau monta  » jusqu’au second étage des maisons  ».

 » Aspirateurs à rejets cochons »

Chats, chiens, chèvres, ânes, chevaux, volailles, cochons… par­tageaient la rue avec les citadins, errant ou voletant, fouinant ou picorant dans les tas d’ordures, certains dans les cimetières, à la recherche d’une macabre nourriture. Quand ils ne cou­raient pas les rues, ils étaient enfermés dans des écuries, des arrière-cours, des jardins… La toponymie garde le souvenir de l’élevage de porcs en ville, telle la rue des Pourceaux à Cluny. Ils présentaient l’avantage de débarrasser la ville de ses détritus alimentaires, mais les salissaient tout autant en les rejetant sous forme de déjections, qui venaient s’ajouter aux rigoles d’urine et de crottes humaines. En plus, ils constituaient un risque pour la circulation.

Foyer de violence

La rue était un foyer à bagarres quasi permanent, particulièrement aux abords des endroits propices comme les fontaines ou les tavernes. C’était aussi un repaire de truands, crocheteurs de serrures, coupeurs de bourses, voleurs et escrocs en tout genre, chefs de bandes, rogneurs de monnaies, efforceurs de fames… La gravité des injures telles que savates, coquinaille, normand, anglais, vieille ordouse, qui pleuvaient couramment, n’était rien en comparaison de celle ressentie par les palinodies, c’est-à-dire des atteintes à l’honneur, telles   que :      Larron, assassin, traître, putain, putassier, cocu…, qui tournaient souvent en procès.

    Les propos agressifs dégénéraient fréquemment en coups , gifles ou buffles, en roulades dans le bouillon ou fange, avec prise au corps et au poil, se terminant souvent en bagarres à sang coulant, à coups de poing, de poignard ou d’épée. Des bandes se formèrent un peu partout dès la fin du XIVe siècle. En 1395, à Paris, des larrons et meurtriers faisaient la loi, tandis que, de 1450 à 1455, les compagnons de la coquille, commandés par un roi, terrorisaient Dijon. À Angers et dans le Val de Loire, de 1461 à 1467, des tricoteurs, armés de tricotes ou bâtons, provoquaient un climat d’insécurité. En 1469, dans le sud du Languedoc, 500 associés, formant une secte de crocheterie, semaient l’effroi…..

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