C’était il y a environ…


205 ans :
 
 
     Découverte au XVIe siècle par des navigateurs portugais qui n’y implantèrent aucune colonie, la future île Bourbon devint possession du roi de France un siècle plus tard, et devint bientôt une étape incontournable pour les navires faisant route vers Madagascar

     Située à l’ouest de l’océan Indien, à environ 700 km à l’est de Madagascar, L’île fut découverte, en 1545, par des navigateurs portugais, qui nommèrent Mascarenhas  ( Mascareignes en français ) , du nom de leur chef Pedro Mascarenhas, l’archipel formée par cette île, l’île Maurice, et l’île Rodrigues.

L’ île était déserte et ils n’y formèrent aucun établissement. Jacques de Pronis, agent de la Compagnie des Indes Orientales à Madagascar, prit possession de l’île en 1642, au nom du roi de France, et en 1649, Étienne de Flacourt, son successeur, prit de nouveau solennellement possession de l’île au nom du monarque, et changea le nom de Mascareignes, qu’elle portait alors, en celui de Bourbon.

Émission en 1965 d'un timbre célébrant le tricentenaire du peuplement de l'île Bourbon (1665) par vingt ouvriers français envoyés par la Compagnie des Indes Orientales

( Émission en 1965 d’un timbre célébrant le tricentenaire du peuplement de l’île Bourbon (1665)
par vingt ouvriers français envoyés par la Compagnie des Indes Orientales )

Pendant assez longtemps, l’île ne fut fréquentée que par des flibustiers de la mer des lndes ; mais en 1664, Louis XIV ayant concédé Madagascar et ses dépendances à la Compagnie des Indes Orientales, cette Compagnie envoya, dès l’année suivante, à Bourbon, vingt ouvriers français, sous les ordres d’un chef nommé Regnault. Le bien-être et la salubrité qu’y trouvèrent ces nouveaux colons attirèrent et fixèrent sur le territoire de l’île plusieurs matelots des bâtiments qui y relâchaient, et même quelques flibustiers.

Ce commencement de colonisation détermina le gouvernement à envoyer de France des orphelines pour être mariées aux habitants. Un petit nombre de Français de Madagascar, échappés aux massacres du fort Dauphin, vint encore, en 1675, accroître la population de l’île. Enfin, en 1688, les projets de colonisation de divers Européens y furent favorisés par la concession de vastes terrains. L’île Bourbon devint alors une des échelles de l’Inde, et les navires allant à Madagascar eurent ordre d’y  » toucher  ».

 Vers 1710, la Compagnie des Indes, à qui la cession expresse de la propriété de l’île Bourbon avait été faite par le gouvernement, y établit une administration régulière. À cette époque, la population de l’île s’élevait à 2000 individus. Malheureusement Bourbon n’avait pas de port ; l’île de France (île Maurice) en possédait un excellent : cette colonie, que les Hollandais avaient occupée de 1640 à 1712 sous le nom d’île Maurice, devint, en 1755, le siège du gouvernement des deux îles. En 1764, elles furent l’une et l’autre rendues au roi, qui nomma pour les administrer un gouverneur et un intendant.

C’est au botaniste et agronome Pierre Poivre que fut due l’organisation complète de toutes les branches de service. Quand ce grand administrateur arriva à l’île de France comme intendant-général, le 14 juillet 1767, il trouva cette île et celle de Bourbon dans un anéantissement presque total ; l’agriculture, le commerce, tout avait été également négligé : il parvint à tout rétablir. Il s’occupa surtout de ranimer l’agriculture, et introduisit ou propagea à Bourbon beaucoup de végétaux précieux, tels que le giroflier le muscadier, le poivrier, le cannelier, le riz sec, le bois noir, etc. Le café avait été précédemment apporté de l’Yémen à Bourbon, et la culture du tabac, ainsi que celle des grains nourriciers et l’éducation des bestiaux, étaient depuis longtemps les principaux objets des travaux des colons.

    En 1789, la population de Bourbon se composait de plus de 60 000 individus, dont 10 000 blancs, 1 200 affranchis et 50 000 esclaves. Les effets de la Révolution n’eurent pas d’influence funeste sur la prospérité de la colonie. Pendant treize ans, la colonie se gouverna elle-même, bien qu’elle suivît sous beaucoup de rapports le mouvement politique de la métropole : une assemblée dite coloniale avait remplacé le gouverneur.

 Sept à huit années s’écoulèrent sous ce régime sans qu’il y eût d’ouragans, et la culture des denrées coloniales s’en ressentit avantageusement. L’île Bourbon, dont le nom avait été changé par le gouvernement républicain en celui d’île de La Réunion, s’enrichit aussi par les prises de ses corsaires, et par l’admission des navires étrangers dans ses rades. En 1801, la population de cette île s’élevait à 80 000 âmes.

Après la paix d’Amiens, le général Decaen fut nommé capitaine-général des établissements français au-delà du cap de Bonne Espérance. Un commandant particulier et un sous-préfet colonial furent établis à Bourbon, et l’assemblée coloniale cessa ses fonctions. En 1806, l’île Bourbon changea encore de nom, elle s’appela l’île Bonaparte. En 1806 et 1807, les récoltes manquèrent. Par suite de la guerre maritime, les croisières ennemies se multiplièrent, et toute communication à l’extérieur fut interceptée. Dans cette situation, les deux îles eurent beaucoup à souffrir, et bientôt elles tombèrent au pouvoir de l’ennemi.

  Les Anglais s’emparèrent, le 8 juillet 1810, de l’île Bourbon, et le 5 décembre suivant de l’île de France, qui reprit depuis lors le nom de Maurice. L’île Bourbon fut rétrocédée à la France le 6 avril 1815, en vertu du traité de paix signé à Paris le 30 mai 1814 ( traité qui fixait les limites de la France après l’abdication de Napoléon, exilé à l’île d’Elbe ) ; le même traité céda l’île de France à la Grande-Bretagne.

  Une division, sous les ordres du capitaine de vaisseau Jurien, composée de la frégate l’Africaine, et des flûtes la Loire, la Salamandre et l’Éléphant, fut chargée de porter le personnel de l’administration française à Bourbon ; à sa tête se trouvait le comte Bouvet de Lozier, maréchal-de-camp, commandant pour le roi, et Marchant, commissaire ordonnateur.

Carte de l'île de La Réunion, anciennement île Bourbon, en 1802

Carte de l’île de La Réunion, anciennement île Bourbon, en 1802

   La division arriva à Bourbon dans les premiers jours d’avril 1815, mais ce ne fut que le 6 du même mois que les commissaires anglais, au nom de Georges III, leur souverain, remirent la colonie aux commissaires nommés par Louis XVIII.

     Cette reprise de possession fut faite avec solennité sur la place d’armes de Saint-Denis, où les troupes françaises et anglaises s’étaient rangées en bataille. Au centre, étaient les commissaires et les officiers ; un grand nombre d’habitants s’étaient rendus sur la place pour assister à cette cérémonie. Le major William Carrol, ayant proclamé la remise de l’île Bourbon à la France, le pavillon de Sa Majesté britannique fut amené, et immédiatement le pavillon français fut arboré aux acclamations réitérées de Vive le roi ! L’un et l’autre pavillon furent salués par les batteries de terre et par les bâtiments en rade qui s’étaient pavoisés. Un Te Deum fut chanté, et le soir il y eut illumination au jardin public.

    Le 12 juillet 1815, la nouvelle du retour de Napoléon en France arriva dans la colonie ; mais le gouvernement et les troupes se déclarèrent en faveur du maintien de l’autorité royale. Le 5 octobre suivant, une escadre anglaise tenta vainement de ressaisir l’île. Le 28 octobre 1815, la nouvelle de la rentrée de Louis XVIII à Paris arriva à Bourbon, et dès lors l’état de guerre cessa, l’agriculture et le commerce faisant des progrès considérables dans la colonie.

Vrai ?( pas grave , personne ne lira alors..)


Ces personnages de roman qui ont (auraient ) vraiment existé :

Le comte de Monte-Cristo était cordonnier

Le comte de Monte-Cristo était cordonnier ! ?

   Auguste Maquet, collaborateur d’Alexandre Dumas, lit vers 1840, dans les archives de la police, un incroyable fait divers. En 1807, un certain Pierre Picaud, cordonnier nîmois, est victime d’une machination. Il s’apprête à se marier lorsqu’on l’accuse d’espionnage. Jeté en prison dans une forteresse italienne, il rencontre un compagnon de cellule qui lui révèle l’existence d’un trésor. Une fois libre, Picaud récupère le magot et se venge de ceux qui ont brisé sa vie… Tous ces éléments se retrouvent dans le roman de Dumas, le Comte de Monte- Cristo (1844) – sauf que Picaud s’appelle Edmond Dantès et qu’il est marin. L’auteur change aussi le lieu où il est incarcéré : la prison n’est plus en Italie mais au large de Marseille.    

     Enfin, le contexte historique n’est plus le même : Pierre Picaud a été séquestré par la police napoléonienne, et l’écrivain bonapartiste préfère faire d’Edmond Dantès une victime de la Restauration. L’action du livre se déroule donc en 1815, après la chute de Napoléon.

La véritable reine Margot était moins dévergondée

La véritable reine Margot était moins dévergondée :

   Lorsqu’Alexandre Dumas écrit sur l’épouse d’Henri IV, Marguerite de Valois (1553‐1615), dite  » la reine Margot  », il s’empresse de la déshabiller et d’en faire une experte en luxure. Ainsi fait-il de sa brève liaison avec le comte de La Mole une idylle tumultueuse et torride. En revanche, Dumas passe sous silence le génie politique bien réel de Marguerite. Le XIXe siècle avait des idées toutes faites à l’égard des femmes de pouvoir : Dumas, sur ce point, a manqué d’imagination

Quasimodo, un ouvrier de chantier ?

Quasimodo, un ouvrier de chantier ?

    En écrivant Notre-Dame de Paris (1831- 1832), Victor Hugo allait souvent observer un chantier de rénovation de la cathédrale parisienne. Or, parmi les artisans présents, il y en avait un surnommé  » le Bossu  » par ses camarades : c’est ce qu’a découvert en 2010 un chercheur anglais, Adrian Glew, en lisant les mémoires d’un autre travailleur du chantier. Taciturne, le Bossu se tenait toujours à l’écart, comme Quasimodo. Et ce tail- leur de pierre habitait à Saint-Germain- des-Prés, comme Hugo. L’écrivain l’a-t-il croisé ? A-t-il emprunté sa silhouette pour la donner au sonneur de cloches de son roman ? C’est ce que croit Adrian Glew. Il poursuit son enquête pour savoir qui était vraiment cet artisan.

Alice au pays des merveilles, la fille d'un ami

Alice au pays des merveilles, la fille d’un ami ?

   À l’été 1862, Charles Dodgson fait un tour de barque à Londres, sur la Tamise, avec les filles d’un ami. L’une d’elles, Alice Liddell lui réclame une histoire. Dodgson improvise le récit d’une enfant de son âge qui tombe dans le terrier d’un lapin. Trois ans plus tard, il publie Alice au pays des merveilles, sous le nom de Lewis Carroll

Max Gerlach, un voisin inspirant

Max Gerlach, un voisin inspirant ?

    Le héros de Francis Scott Fitzgerald a-t-il existé ? L’auteur ne l’a jamais dit, tant c’est évident. Son roman, publié en 1925, décrit Jay Gatsby, un jeune homme fabuleusement riche qui, pour conquérir une femme, organise des fêtes somptueuses dans son manoir.    

     Alors qu’il prétend appartenir à la haute société, on apprend qu’il est issu d’un milieu populaire, qu’il a changé de nom et qu’il s’est enrichi grâce au trafic d’alcool. C’est exactement le portrait d’un voisin de Fitzgerald à Long Island, Max Gerlach. Lui aussi a changé son nom (en  » Von Gerlach  ») et s’est inventé un passé pour intégrer la jet set new-yorkaise. D’abord mécanicien, il a fait fortune, comme Gatsby, grâce à la prohibition. Et, comme lui, il a des voitures extravagantes et parle avec un faux accent d’Oxford. Ce qui fait beaucoup de coïncidences.!

Sherlock, médecin comme Watson

Sherlock, médecin comme Watson ?

   Sir Arthur Conan Doyle a donné le jour à son célèbre détective en 1887. Pour le façonner, il ne s’est pas inspiré d’un policier. Il a plutôt été influencé par un homme qu’il avait croisé une dizaine d’années plus tôt, alors qu’il était étudiant en médecine. Ce professeur, le Dr Joseph Bell, fascinait ses élèves par les déductions qu’il tirait de la simple observation de ses patients. En étudiant leur façon de marcher, leur accent, l’aspect de leurs mains, il devinait leur caractère, et ses premières impressions se révélaient presque toujours justes ! Sous la plume du romancier, cette étude méticuleuse, cette rigueur logique poussée à l’extrême sont devenues les armes privilégiées du génial Sherlock Holmes pour résoudre ses affaires.

Marie Duplessis, la Dame aux camélias

Marie Duplessis, la Dame aux camélias ?

   En 1848, le jeune Alexandre Dumas, homonyme et fils de l’auteur des Trois Mousquetaires, publie un roman qui fait sensation. Derrière son héroïne, Marguerite Gautier, tout le monde reconnaît une courtisane sublime et bien réelle, Marie Duplessis, foudroyée par la tuberculose l’année précédente, à 23 ans. Marie a été la reine du Tout-Paris, collectionnant les amants… dont Alexandre Dumas. Elle portait toujours des camélias, d’où son surnom, car ces fleurs sans parfum ne lui causaient pas de migraines.   

   Dans le roman, l’écrivain reprend ce détail vestimentaire en lui donnant un tour scabreux. Les camélias que porte Marguerite lui servent à alerter ses amants de ses indisponibilités : d’habitude blancs, ils sont rouges quand elle a ses règles.

Jean Valjean, alias Pierre Maurin

Jean Valjean, alias Pierre Maurin ?

   En 1801, un certain Pierre Maurin écope de cinq ans de bagne pour avoir volé un pain. Le malheureux voulait simplement nourrir ses sept nièces et neveux, qui mouraient de faim… Lorsque Victor Hugo découvre ce fait divers, il y voit l’image même de l’injustice. Ce sera le point de départ des Misérables (1862), et Maurin deviendra Jean Valjean.

D'Artagnan, au service de Louis XIV

D’Artagnan, au service de Louis XIV ?

   Ce fameux héros de cape et d’épée a bel et bien existé. Il s’appelait Charles de Batz et avait pris le nom de sa mère, d’Artagnan, en entrant dans la compagnie des mousquetaires. Alexandre Dumas s’est inspiré de l’histoire de sa vie, parue en 1700, pour composer les Trois mousquetaires (1844). Mais l’écrivain campe d’Artagnan à 18 ans, en 1625 pour en faire le serviteur de Louis XIII et l’ennemi du cardinal de Richelieu, dont il déjoue les machinations. En réalité, à cette époque, Charles de Batz a 15 ans au plus. Il n’entre chez les mousquetaires qu’en 1644 et se rendra célèbre en 1661, quand Louis XIV le charge de l’arrestation de son pire ennemi, le seigneur Nicolas Fouquet.

Phileas Fogg, pas le plus rapide

Phileas Fogg, pas le plus rapide ?

   « Phileas Fogg, c’est moi !  » se serait écrié George Francis Train (1829-1904) en découvrant le Tour du monde en quatre-vingt jours, paru en 1872.Effectivement , deux ans avant le héros de Jules Verne (l’Anglais Phileas), ce milliardaire américain accomplit un tour de la planète en quatre-vingts jours exactement. Avant de se lancer dans cette aventure, le bien-nommé George Train a fait fortune dans le transport maritime, puis ferroviaire. Il a notamment développé le chemin de fer au Far West et le tramway en Angleterre. En 1870, c’est dans un but publicitaire, pour démontrer la rapidité des moyens modernes de locomotion, qu’il se lance dans son voyage. Vingt ans plus tard, en 1890, l’Américain ira encore plus vite, faisant le tour du monde en soixante-sept jours.

Robinson et Selkirk, deux destins solitaires

Robinson et Selkirk, deux destins solitaires :

   L’histoire d’un homme, échoué sur une île déserte et tentant de s’en échapper, semble trop folle pour être vraie. Et pourtant, pour écrire les aventures de Robinson Crusoé, le romancier Daniel Defoe s’est inspiré d’un fait réel. En 1704, lors d’une escale au large de Valparaiso, l’aventurier Alexandre Selkirk souhaite qu’on le débarque sur une île jugeant que le navire est hors d’usage. Son intuition est juste : le bateau fait naufrage peu de temps après. Mais son sort ne vaut guère mieux. L’île sur laquelle il se trouve est loin des routes maritimes. Il survit seul, pendant quatre ans. Finalement secouru en 1709, Selkirk rentre en Écosse où il devient un héros. C’est alors que Defoe s’empare de son histoire. Il publie Robinson Crusoé en 1719. Selkirk, lui, décède en 1721, l’esprit dérangé par ses années d’isolement. Et dire que, dans le roman, Robinson reste pas moins de vingt-huit ans sur son île !

Jacob, malin comme Lupin

   Le fameux gentleman cambrioleur, qui naît en 1905, sous la plume de l’écrivain Maurice Leblanc, présente bien des ressemblances avec un bandit anarchiste qui défraie la chronique, Marius Jacob. Il est lui aussi un voleur ingénieux et non violent. As du déguisement, il laisse sa carte de visite sur les lieux de ses forfaits ( un geste repris par Lupin. Marius commet des centaines de cambriolages ) s’arrangeant toujours pour faire parvenir une part de son butin à la soupe populaire !. Hélas, il est arrêté en 1903. C’est là que son chemin et celui de son frère de fiction se séparent. ……    

    Tandis que Jacob croupit au bagne de Cayenne, Arsène Lupin deviendra au gré de ses aventures, légionnaire, espion ou détective.

l’acqua-tofana ?


Mozart lui-même pensait en avoir été victime. Bien que rien ne soit sûr concernant le compositeur, un terrible poison liquide exista bel et bien à l’époque de l’Europe des Lumières.

   Son nom, l’acqua-tofana : Il fut créé au XVIIe siècle par Giulia Tofana Résultat d’images pour giulia tofana   ?? ( illustration  ? ) , une sicilienne de Palerme. Son apparence inoffensive en fit le plus craint des poisons. Quatre à six gouttes suffisaient pour tuer un individu.  Composé essentiellement d’arsenic, il fut d’abord utilisé surtout par les femmes sur leur mari, dans le but d’hériter. Certains suggèrent qu’elle était composée également de la linaire ou de cantharide officinale.

  Indétectable,  l’acqua-tofana était la potion idéale des empoisonneurs. Une de ses caractéristiques principales est qu’il agissait lentement, laissant penser que la victime mourait suite à une détérioration naturelle. Il provoquait en effet d’abord des symptômes ressemblant à ceux d’une maladie avancée et donnait suffisamment de temps pour que le mari organise son héritage en faveur de sa femme. !!!!!!

   En un demi-siècle on pense que Giulia Tofana et ceux qui utilisèrent son poison tuèrent au moins 600 personnes.

    Car Tofana ne fut pas la seule à s’en être servie. En 1659 à Rome, une association de six veuves noires se mit en place. Leur but : tuer des époux.!!!! Leur outil, l’acqua tofana.

   L’Abbé Gagliani, igalian001p1écrivit :  » Il n’y avait pas une femme à Naples qui ne disposait d’une dose, exposée aux yeux de tous au milieu de ses parfums. Elle seule savait de quelle fiole il s’agissait et pouvait la différencier des autres. »

  Cependant, certains remettent en cause l’existence même du produit pour une raison simple : il est  impossible de reproduire de nos jours l’indétectabilité de l’acqua-tofana.

                                                                  ______________________________

Là dessus , une dose de nicotine pour moi et au lit …longtemps, très longtemps……

Encore une photo…


 » arrangée  » : Le portrait ci dessous  de Abraham Lincoln , posant fièrement dans son bureau serait un montage ( certainement un des premiers de l’histoire de la photographie …)

les-retouches-photos-qui-ont-change-histoire-la-retouche-photo

   Lorsque l’illustre président des Etats – Unis , qui a proclamé l’abolition de l’esclavage  , fut assassiné en 1865 ( je crois ) , il ne laissa que peu de photographies qu’on pourrait qualifier de  » valorisantes  » vue sa stature ….Pas de problème pour autant : Un portraitiste de l’époque , Thomas Hicks repère un autre politicien américain , John Calhoun  Résultat d’images pour John Caldwell Calhounmort une quinzaine d’années plus tôt ….Le photographe  reprend le décor , la posture et y ajoute le visage de Lincoln  tiré d’une autre photo ….Le tirage passa à la postérité sans que quiconque de décèle la supercherie , jusqu’à ce que , près d’un siècle plus tard , un journaliste préparant un ouvrage sur Lincoln  recoupe les deux images …..

 

LA RETOUCHE PHOTO C’EST D’LA TRICHE ?!


       On dit souvent que développer une photo est une deuxième prise de vue !

   La retouche d’une photographie permet de modifier des éléments négatifs de la photo numérique et argentique, pour en améliorer l’aspect. Il est également possible d’effectuer des montages à partir d’une ou de plusieurs photographies : suppression d’un détail, ajouter ou enlever une personne, retoucher les couleurs et la lumière

    Les photographes ont pour habitude d’utiliser les logiciels Photoshop et Lightroom logiciels Photoshop et Lightroom pour mettre en valeur (vendre) leurs clichés, mais aussi pour se démarquer des autres en trouvant leur style.

 

 Et hop ,c’est retouché !

QUOI ?

   Les agences de magazines sont les grands gagnants quand il s’agit de vendre du rêve. Ils savent très bien nous  » vendre de la beauté  » avec des portraits tellement retouchés que l’on pourrait ne pas reconnaître les acteurs ou les mannequins en les croisant dans la rue 

    Ceci – dit , certaines agences l’assume, c’est le cas de l’agence Rare. Cette agence new-yorkaise est reconnue pour s’être spécialisée dans la retouche photo. Elle a décidé de mettre en avant son travail par le biais de 3 making of (ou timelapse), on peut y voir comment elle est capable de créer des mannequins, qui n’existent pas, en 90 secondes.

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  Les agences de voyages essaient de nous faire rêver en nous proposant des destinations grâce à  d’incroyables clichés. On peut y voir des mers tellement bleu/ cyan, voir fluo qu’on en du mal à en croire nos yeux. Il n’ y a pas un nuage, la mer est transparente et la plage est juste paradisiaque, sans aucun touriste (en slip).

C’est l’appât !copyright Voyage privé

La « photo du chirurgien » du monstre du Loch Ness

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   Prise en 1934 par le Dr. Wilson, ce cliché très connu du monstre du Loch Ness a fait et continue à faire parler. On ne sait pas vraiment s’il s’agit d’un oiseau en plein plongeon, d’une marmotte, d’une maquette de sous-marin avec une tête en plastique fixée dessus, tout ce qu’on sait c’est qu’elle ne montre pas vraiment un monstre préhistorique vivant dans un lac écossais.

Les fées de Cottingley

les fées 1917
    L’affaire des fées de Cottingley a défrayé la chronique en 1917 quand deux cousines sont photographiées au milieu de ce qui semble être de petites fées toutes mimi. Les clichés rencontrent un tel succès que sir Arthur Conan Doyle lui-même les utilise pour illustrer ses articles. Toute leur vie les 2 cousines nient avoir truqué quoi que ce soit, et ce malgré les analyses poussées prouvant le contraire. Il faudra attendre les années 80 pour les 2 femmes âgées de plus de 80 ans avouent leur méfait.

La  »  noyade  » de Bayard

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Hippolyte Bayard était un pionnier de la photographie qui s’est un peu fait coiffer au poteau par Daguerre pour le titre « d’inventeur de la photo ». Un peu jaloux de son concurrent qui recevait tous les éloges, il décide de mettre en scène sa mort sur un cliché. Son suicide par noyade est totalement faux et s’il a perdu la paternité de la photo, Bayard pourra toujours garder celui de père du photomontage.

Les esprits de William H. Mumler :
   William Mumler était un photographe spécialiste des « esprits ». Il a affirmé avoir photographié un fantôme (celui de son cousin) pour la première fois au début des années 1860 même si on sait aujourd’hui qu’il utilisait juste une technique de double-exposition. Il en fait très vite un business très lucratif, pas mal de gens étant désireux de se rassurer après la mort d’un proche lors de la Guerre civile. Après un procès pour fraude et malgré sa relaxe, son business coule. Il se recycle alors dans la photo classique.

4La dame brune de Raynham Hall

 

fantôme

       Encore un esprit mais cette fois il s’agirait de celui de la dame brune de Raynham Hall, une silhouette translucide apparue sur le cliché d’un homme venu prendre en photo la grande demeure anglaise qu’est Raynham Hall pour un magazine en 1936. Personne ne s’est vraiment mis d’accord sur la technique utilisée pour truquer cette photo et certains pensent encore qu’il s’agit d’un vrai.

  soucoupe volante

     Billy Meier est un suisse un peu zinzin qui affirme avoir rencontré à de nombreuses reprises des alien, et d’ailleurs il a plein de photos pour le prouver. Les montages sont tellement réputés qu’il y en a un dans le bureau de Mulder, si ça c’est pas un accomplissement. Même si tout le monde sait que ces photos sont bidons, il faut reconnaître au bonhomme une certaine passion et un investissement impressionnant.

  Le touriste du 11 septembre :
Peu de temps après les attentats du 11 septembre 2001, cette photo a commencé à tourner sur Internet sous le nom de « tourist guy ». L’histoire voudrait que l’appareil photo ait été retrouvé dans les gravats mais tout cela est totalement bidon et la photo date en fait de 1997. Le montage regorge d’erreurs et de maladresses , ce qui le rend presque touchant.

7
Requin contre  Hélicoptère :
Sur la toile, pas mal de fake tournent beaucoup, jouant sur la crédulité d’un bon paquet d’internautes. Mais si on  » passe sa vie   » sur le web, l’ œil s’affine et de tels montages ne passent plus sa censure. Ce magnifique « shark vs helicopter » a énormément tourné par mail en 2001, mais on se demande s’il marcherait autant aujourd’hui ?.

 

8

     L’empreinte de pied du fœtus
      A moins  » d’avoir un petit Hulk bien fâché dans le bide  » , ce petit pied  apparaissant sur le ventre est une aberration. Arrêter d’y croire immédiatement. est certainement l’issu  lol 

foetus pied

       » Bébé Adolf  » 
     Ce presque mignon bébé n’est pas du tout Adolf Hitler, même si la photo s’est propagée en Autriche pendant la guerre avec une telle légende. Il s’agit simplement d’un montage basé sur la photo d’un nourrisson américain. On ignore cependant comment sa photo a pu se retrouver en Autriche puis placardée à la une de nombreux journaux à travers le monde.Le vrai Hitler : Résultat d’images pour propagande hitler bébé photos retouchées

 

1937 : Propagande photographique d’Hitler :

1937-hitler

   Encore ici, un bel exemple, de ce qu’ un dirigeant politique peut faire. Sur cette photographie, on peut y voir A. Hitler accompagné de 3 femmes et 2 hommes. Et il se trouve que l’un d’entre eux est J. Goebbels, le bras droit de Hitler. Celui-ci n’est plus visible sur la photo finale. La raison de le faire supprimer semble encore inconnue.

Toutefois si on observe bien, son ombre portée est toujours visible au sol. Le travail a été fait un peu trop rapidement, peut-être même en express…..

Mussolini (propagande )

mussolini

   Le grain et les nuages de la photo qui ont eux aussi disparu. Et le ciel a été renforcé pour renforcer la perspective sur Mussolini et donner plus d’impact à son épée par la même occasion. Une belle photo de motivation pour ses soldats et son peuple.

 

Il y a environ ….


188 ans:

26 mars 1832 :   Epidémie de choléra ( même  » pandémie   » ) ….Aujourd’hui = pandémie  » corona virus  »……..L’histoire = un éternel recommencement ……

 


     Depuis longtemps, on l’attendait. Après avoir, de 1817 à 1820, ravagé les Indes, d’où il essaima jusqu’en Extrême-Orient, le choléra envahissait, en 1821-22, la Mésopotamie, la Perse, la Syrie, et les bords de la mer Caspienne. Quatre ans plus tard, il se réveillait dans le Hedjaz, et, par les pèlerins de la Mecque, se répandait en Turquie d’Asie (juillet 1830), en Egypte et en Tunisie (1831).

Le 20 septembre 1830, Moscou était contaminé, et l’été 1831, le choléra gagnait la Finlande, la région de Saint-Pétersbourg, la Livonie, la Courlande, la Lituanie. Par les ports baltes (Riga, Dantzig), la contagion envahit le Brandebourg, la Poméranie, Hambourg. La navigation l’apporta en Angleterre : le choléra se manifesta à Sunderland, près de Newcastle, en novembre 1831 ; à Edimbourg à la fin de janvier 1832 ; à Londres le 10 février ; et, signalé le 15 mars à Calais, il gagnait, d’un seul bond, Paris.

   Au sein de la capitale, quelques cas précurseurs, sporadiques, les uns douteux, les autres étiquetés cholérine, s’étaient déjà manifestés. A la caserne de pompiers du Vieux-Colombier, on avait vu dix-sept sapeurs atteints le 3 août 1831 ; vingt-deux le 4 septembre, quarante-trois le 4 octobre. Mais leur chirurgien-major, Treille, grand broussaisien, était arrivé, par l’administration de glace et de lavements opiacés, à éteindre l’incendie de leurs entrailles. En 1832, dès le 6 janvier, un étudiant en médecine succombait en trente-six heures, rue Hautefeuille. Le 6 février, un concierge de la rue des Lombards mourait dans les mêmes conditions, que le docteur Lebreton signala le 22 février à l’Académie de médecine.

Le choléra à Paris. Avril 1832

Le choléra à Paris. Avril 1832

L’épidémie véritable éclatait le 26 mars 1832, près de sept semaines après son invasion à Londres. Quatre personnes furent frappées tout à coup presque simultanément et moururent en peu d’heures, dans la rue Mazarine, dans les quartiers de la Cité, de l’Hôtel-de-Ville et de l’Arsenal. Dès le 31 mars, cinquième jour de l’invasion, il y avait déjà à Paris 300 malades, et sur les 48 quartiers de la ville, 35 étaient envahis. Le troisième arrondissement était seul épargné. Du 31 mars au 1er avril, l’épidémie se répandit dans toute la capitale.

  Et comme si cette peste inexorable n’avait pas encore assez de la proie humaine, un élève chirurgien au Val-de-Grâce déclara en avril qu’elle s’attaque aux vaches et aux dindons ; certains journaux de province parlent même du choléra des poules et des chats ! Devant un mal qui, en quelques instants, faisait d’un vivant un spectre livide et glacé,  » cadavérisé  » disait un des pionniers de la physiologie expérimentale moderne, le médecin François Magendie (1783-1855), la panique se déchaîna.

Le 31 mars, dans les Tuileries en émoi, on ne parlait qu’épidémie. La terreur, écrit un témoin, était plus horrible que celle de 1793, car la mort vous abattait dans l’ombre :         »   C’était, dit Heine, un bourreau masqué qui marchait dans Paris, escorté d’une invisible guillotine.  »  Aux mains de la statue de Henri IV, sur le Pont-Neuf, on mit un drapeau noir. Ceux qui purent s’enfuir s’allèrent terrer en province. Mais le choléra  » montait en croupe et galopait   » avec les voyageurs. 

   À ceux qui restent, la capitale n’offre plus que des rues désertes. Plus d’échoppes. Fermés, les boutiques des quais, les éventaires des bouquinistes des parapets. On cesse, pendant quelques jours, de payer péage au pont des Arts. Il n’y a de mouvement que sur le Pont-Neuf, où des brancards chargés de morts ou de mourants se dirigent vers l’Hôtel-Dieu. Ailleurs, de rares passants, souvent de deuil vêtus, se hâtent, d’un pas inquiet, le mouchoir sur la bouche.

    Chacun se gare de son voisin. On ne voit guère de rassemblements qu’à la porte des pharmaciens, où l’on fait queue. Le camphre monte de 5 à 24 francs. Le bruit se répand que les riches ont accaparé tous les médicaments ; et parfois la foule proteste, devant les officines, contre le renchérissement des produits.

   Médecins et pompes funèbres sont débordés. Des corbillards, à la file, remplacent, au coin des rues, les stations de fiacres de jadis. Chateaubriand les voit passer, rue de Sèvres, quêtant de porte en porte. On leur crie, par les fenêtres :  » Corbillard, ici !  »  et on descend,  » cahin-caha  » , des étages, les lugubres fardeaux qui s’entassent, retenus par des cordes.

    Les corbillards manquent ; d’urgence, on en commande cinquante. Les ouvriers, auxquels on a fait valoir les dangers du surmenage, se refusent au travail de nuit :  » Nous préférons, disent-ils, la vie à votre haute paye.  » Alors, on s’adresse au ministre de la Guerre, lequel prête des fourgons du dépôt d’artillerie. Ils font le service dans la rue du Cherche-Midi.

Mais ces lourds véhicules, mal suspendus, mal graissés, secouant les cercueils jusqu’à les déclouer, font un tel tapage nocturne que les bourgeois s’apeurent au passage des chars de la mort. Au bout de vingt-quatre heures, on y renonce. On s’avise de réquisitionner des tapissières de déménagement, où les cadavres seront moins bousculés. Bien qu’on les ait drapées de noir, de voir les morts transformés en colis, l’opinion, derechef, se scandalise. Alors, on prend des cabriolets, des fiacres ; et, des cercueils posés en travers, les extrémités débordent des portières. Il arrive que, des bières entassées dans ces chars hétéroclites, parfois, une roule par terre, jetant son mort sur le pavé. Enfin, les carrossiers étant arrivés, sans se fatiguer, à livrer les cinquante corbillards promis, le transport des cadavres deviendra plus facile et plus décent.

Caricature anti-cholérique. Homme expliquant à deux femmes sa façon d'éviter le choléra

Caricature anti-cholérique. Homme expliquant à deux femmes sa façon d’éviter le choléra :
 » Moi je traite le choléra par le champagne, c’est le système Mayeux, nom de D… !  »

Jules Janin rencontra, rue Neuve-des-Poirées, un de ces véhicules rempli de bières jusqu’au comble :  » Il me sembla, dit-il, qu’il m’écrasait. Une sueur froide inondait mon visage, mes dents claquaient. Quoi donc, me disais-je, toute une maison morte ? Quelle peste est-ce donc là qui entasse tant de cadavres ?  » Il ne put se tenir d’en parler le lendemain au concierge du lycée Louis-le-Grand.  »  Rassurez-vous, lui dit Rombaux, la chose est plus simple que vous le pensez : dans cette maison déserte est renfermé le dépôt des bières de notre arrondissement. Tous les trois jours, choléra ou non, et la nuit, et à cette heure, pour n’effrayer personne, l’administration des Pompes funèbres envoie à la provision.  »

    Le cercueil est encore  un luxe, et n’en a pas qui veut. Les menuisiers sont éreintés. Les cercueils manquant, on les fait resservir ! Faute de mieux, on empile, à nu, les cadavres dans des sacs.

    L’épidémie atteignit son maximum au 9 avril, jour où il y eut 814 décès. Le 14 du même mois, dix-huit jours après le début, le fléau était arrivé à un tel degré qu’on comptait 12 à 13 000 malades et 7 000 morts. L’épidémie resta stationnaire durant six jours environ. À dater de ce moment le mal commença à décroître ; les décès tombèrent de 756 à 651 ; le 30 avril, ils étaient à 114 ; et du 17 mai au 17 juin on n’en comptait plus que 15 à 20 par jour. Cependant vers la fin de ce dernier mois, le troisième de l’épidémie, et au commencement de juillet, une recrudescence très grave se manifeste. Le 9 juillet, 710 personnes succombent ; le 18, la mortalité est remontée à 225. Cette recrudescence dura peu ; et dès le 28 juillet il n’y avait plus que 25 à 30 morts chaque jour.

    La maladie se tint dans ces limites pendant toute la durée d’août et le commencement de septembre, époque à laquelle elle diminua sensiblement. Le 1er octobre on put la considérer comme éteinte. Cette seconde phase de l’épidémie présenta à la fois une durée plus longue et une intensité moins grande que la première. Toutes deux sévirent d’ailleurs également dans les mêmes parties de la ville.

   La durée totale du choléra épidémique à Paris avait été de plus de six mois, du 26 mars au 30 septembre,  » d’un équinoxe à l’autre.  » Dès le 28 mars, l’épidémie s’était étendue de Paris à la banlieue, et le 31 il y avait déjà des malades et des morts dans neuf communes rurales (Charonne, Saint-Denis, la Chapelle, Puteaux, Arcueil, Vanves, Vaugirard, Grenelle et Passy). Dans tout le cours du fléau, sur les quatre-vingts communes du département de la Seine, trois seulement furent complètement épargnées par le fléau : Drancy, dans l’arrondissement de Saint-Denis, Chatenay et le Plessis-Piquet dans celui de Sceaux.

   En 1832, la population de Paris était de 785 862 habitants, et celle du département de 945 698 ; sur ce nombre, le choléra coûta à la capitale de la France, en tout 18 402 victimes, dont 12 733 pour le seul mois d’avril ; ce qui donne un rapport de 23,42 décès sur 1000 habitants. La mortalité fut sensiblement égale entre les deux sexes. Au niveau national, cette épidémie causa le décès de plus de 100 000 personnes.

Pourquoi avons-nous besoin d’arsenic ?


arsenic   L’arsenic a la sinistre réputation d’être un poison foudroyant.  Cette substance , à très petites doses,est cependant nécessaire à notre santé. Existant sous deux formes principales, l’arsenic est présent dans notre alimentation, mais aussi dans le sol et les eaux souterraines.

Qu’est-ce que l’arsenic?

L’arsenic fait partie des oligo-éléments, ces sels minéraux qui, pris en très petite quantité, sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.

Il se présente sous deux formes, l’arsenic organique et l’arsenic inorganique.

   Le premier, qui est le moins toxique, se trouve surtout dans les poissons et les fruits de mer. Le riz, dont la culture est en partie immergée, mais aussi d’autres céréales, contiennent également de l’arsenic.

 Le second ,  l’arsenic inorganique : Il est présent dans le sol, les roches et l’eau souterraine. Il est inodore et sans saveur.

Une substance nécessaire ?

L’utilité et les effets de l’arsenic sont mieux connus chez les animaux que chez l’homme. Le manque d’arsenic peut, chez certaines espèces animales, comme les rongeurs, perturber la croissance et la reproduction.

   Même si l’arsenic, comme substance thérapeutique, n’a pas encore dévoilé toutes ses potentialités, on l’utilise déjà dans le traitement de la maladie du sommeil et certaines formes de leucémie.

  L’arsenic jouerait aussi un rôle dans la manière dont l’information héréditaire est stockée dans les gènes.

Des risques qu’on peut éviter

Pris à trop forte dose, et de manière prolongée, l’arsenic, surtout sous sa forme inorganique, peut présenter des dangers pour l’organisme. Il peut entr’autre contribuer à l’apparition de certains cancers et provoquer des diabètes, des troubles hépatiques ou des atteintes cutanées.

Il est donc essentiel d’en surveiller le dosage. Or, si les autorités sanitaires, en France, ont fixé les besoins quotidiens en arsenic, elles n’ont pas, faute de données suffisantes, indiqué de seuil précis pour les apports optimaux de cette substance.

   En Amérique du Nord ou en Europe, les autorités compétentes ont adopté la même attitude. La meilleure façon de limiter les risques potentiels est de réduire sa consommation quotidienne de riz ou de poisson. Il convient également de varier le plus possible son alimentation.

  Ces recommandations sont encore plus pressantes pour les enfants, dont la faculté d’absorption de certaines substances, comme l’arsenic, est plus importante.

Mauvaise vue mais…


     Tant mieux pour les personnes malades  » cardiaques  » : 

  En voyant ces images pace makerpace maker 1 jpg chacun voit des inventions extrêmement importantes pour les personnes cardiaques , ce sont bien sur des  » pacemaker  » ….

    Dans les années 50 , l’américain Wilson Greatbatch Résultat d’image pour Wilson Greatbatch , conçut le premier pacemaker implanté  » longue durée  » : Avec sa batterie au mercure, il avait une autonomie de deux ans ( les précédents ne  » tenaient  » que deux mois ! ) ..Une grande avancée dans le domaine médical sauf que……ce fut à une méprise de l’inventeur , parait il , que ce pacemaker devrait son succès ! En effet , lorsqu’il monta son appareil ,Greatbatch se trompa en confondant deux composants électroniques miniatures , qui se distinguaient seulement par des bandes de couleur : Ainsi , il utilisa une résistance de 1 million d’ ohms à la place de celle prévue de seulement 10 000 ohms ! La confusion eut , parait il , une heureuse conséquence : Le circuit fut beaucoup moins  » gourmand  » en énergie ! Si Greatbatch avait rendu visite quelque jours plus tôt à son ophtalmo. ou simplement nettoyé ses lunettes lol  , les  » insuffisants cardiaques auraient probablement du patienter encore plusieurs années …..

 

 

C’était en mars …..


   Il y a environ 101 ans :

  Le 23 mars 1919 : Création des  » fascis  » , à Milan, sur la place San Sepolcro, Benito Mussolini crée les premiers Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento). Ces groupes paramilitaires  forment l’embryon du futur Parti national fasciste.

    L’adjectif  » fasciste  » , promis à une diffusion planétaire, va désigner à partir de 1936 et de la guerre d’Espagne tous les mouvements totalitaires d’extrême-droite, antidémocratiques et nationalistes. Mais à ses débuts, sitôt après la Grande Guerre, le fascisme de Mussolini se veut pleinement révolutionnaire, ancré dans la modernité, en rupture radicale avec la bourgeoisie, avec l’objectif de créer un Homme nouveau au service de l’État…

Un mouvement d’inspiration léniniste

   Avant la  » Grande Guerre  » , quand il était militant socialiste et révolutionnaire, le futur Duce avait fréquenté en Suisse les exilés bolcheviques. Il avait eu connaissance de la théorie de Lénine selon laquelle l’accession au pouvoir devait s’appuyer sur une organisation paramilitaire constituée de révolutionnaires  » professionnels  » .

Publication fasciste typique des années 1920Il bâtit son mouvement en prenant exemple sur le leader russe et utilise ses talents d’orateur… et de son regard fascinant pour attirer en son sein des  » arditi  », anciens combattants des troupes d’élite ou des corps-francs, qui ont de la difficulté à se reconvertir à la vie civile.

    Des syndicalistes ouvriers victimes des désordres économiques et d’autres laissés-pour compte se joignent à ces jeunes gens .

     À tous, Mussolini propose un programme politique fédérateur, vaguement socialiste et nationaliste, mais en tous points révolutionnaire. Lui-même s’inscrit dans la continuité du  » Risorgimento  », ( le mouvement d’unification de l’Italie au XIXe siècle ) .

    C’est ainsi qu’il revendique au nom de l’Italie les territoires promis par le traité de Londres, déclare la guerre aux socialistes et au bolchevisme, dénonce par ailleurs le capitalisme, exige l’abolition du Sénat et l’élection d’une Assemblée constituante, demande l’abolition du service militaire obligatoire, se prononce enfin pour une République laïque.

     Plus que tout, il ambitionne de remodeler la nature humaine et régénérer l’Homme italien pour le mettre au service d’un État divinisé. Cela implique, comme dans la Russie bolchévique, un régime totalitaire, ne laissant aucune place aux libertés individuelles.

      Programme   » révolutionnaire  »  qui va, il est vrai, beaucoup évoluer au gré du temps et des circonstances.

Une ascension rapide……….

Fin  1919, le mouvement fasciste est encore très marginal. Il ne compte que 17 000 membres et n’obtient aucun élu aux élections législatives de novembre. Mussolini lui-même n’obtient à Milan que 4 800 voix contre 170 000 pour le candidat socialiste.

   Dans la mouvance nationaliste, Mussolini est éclipsé par le prestige du poète nationaliste Gabriele d’Annunzio Annuncio, héros de l’équipée de Fiume.(Gabriele D’Annunzio se transforme en putschiste en envahissant avec des volontaires, anciens combattants, le territoire de Fiume sur le côté Adriatique (aujourd’hui Rijeka en Croatie ) 

 

Sa déception est telle qu’il songe un moment à émigrer aux États-Unis.

Tout change l’année suivante…….

    L’ancien leader socialiste continue d’utiliser une  » phraséologie révolutionnaire  » , anticapitaliste et antibourgeoise mais, pendant l’été 1920, tandis que se multiplient les troubles sociaux et les grèves dans les grandes villes industrielles du nord et les campagnes du sud, il prend le parti de la contre-révolution.

    Il crée une milice au sein de son Parti. Ce sont les squadre (escouades) dont les membres, les squadristi, se signalent par le port d’une  »Chemise noire  », d’où leur surnom.

   Mussolini emprunte sans vergogne à d’Annunzio les recettes qui ont fait son succès médiatique : le cri de guerre (A noi !), le salut, bras levé, le poignard brandi de façon martiale et jusqu’à l’uniforme, avec la chemise noire. fascistes

   En toute illégalité, ses miliciens armés d’un gourdin, motorisés et encadrés par d’anciens officiers sillonnent villes et campagnes et intimident de toutes les façons possibles (bastonnades, purges à l’huile de ricin ou assassinats…) les syndicalistes, les grévistes et les militants socialistes ou communistes.

   La police, les magistrats, les policiers et le gouvernement lui-même laissent faire. Les patrons n’hésitent pas à financer grassement le Parti fasciste.

     Passant à plus de 700 000 membres en 1922, le Parti national fasciste ne parvient  toutefois pas à séduire le corps électoral et c’est par le recours à la force et à la menace qu’en fin de compte Mussolini arrivera à conquérir le pouvoir….

C’était il y a environ….


……194 ans : Mort  de P.Blancart  (qui introduisit le chrysanthème Résultat d’images pour images, photos fleur chrysanthèmeen France )
 
 
      P.Blancart était , parait il ,  » doté  » d’une  intelligence remarquable se portant vers les observations scientifiques,  passionné pour les voyages et les aventures, le capitaine au long cours Pierre Blancard rapporta en France de ses nombreux voyages le chrysanthème ou  »  fleur d’or  »…

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    Pierre Blancard naquit à Marseille, le 21 avril 1741, d’une famille connue depuis le XVe siècle  ( qui a donné son nom à la gare et au quartier de la Blancarde ) . À l’âge de 25 ans, influencé par son  son père, capitaine de navire, et investi de la confiance de plusieurs grandes maisons de commerce de la ville, il fit d’abord, aux Antilles, une dizaines de campagnes en qualité de  » subrécargue  »  ( dont une année en course sur la frégate La Fortune ) qui lui permirent de devenir capitaine.

En 1769, le privilège exclusif de l’ancienne Compagnie des Indes orientales étant supprimé, les différentes villes de commerce s’empressèrent de faire des armements pour ces contrés, et Blancard fut chargé des opérations commerciales de la frégate La Thétis, que le gouvernement avait accordée à une maison de Marseille .

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et apposé sur la tombe de celui-ci

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et mis sur sa tombe .

 Le  » hardi et savant   » navigateur accomplit donc, de 1769 à 1793, d’importants voyages aux Indes, au cours desquels il se livra à d’utiles observations d’hygiène navale et à des travaux fort estimés sur les problèmes de longitude, la direction et la vitesse des courants à diverses époques de l’année et aux environs de la ligne équinoxiale, etc.

  Il est même allé  jusqu’à Batavia en 1772 ; à Moka, en 1774, il força le gouverneur à se conformer aux clauses du traité conclu pour la France en 1737 par la  » Garde-Jazier  ». En 1777, la frégate  »Le Duras  », qu’il commandait, fit naufrage le 12 avril, sur les écueils  bordant les Maldives. La guerre qui éclata en 1778 entre la France et l’Angleterre, puis le rétablissement de la Compagnie des Indes, après la paix, obligèrent Blancard à naviguer sous les pavillons toscan et autrichien et à effectuer son retour à Livourne et à Ostende.

  Dans une de ses dernières traversées, il fut obligé,  suite aux événements qui se déroulaient alors en Europe, de se diriger vers l’Amérique du Nord pour échapper aux dangers que pouvait courir la riche cargaison de son navire, et, malgré croisières et corsaires, il atteignit Philadelphie après avoir effectué 3 200 lieues marines en 71 jours, soit une moyenne de 46 lieues par 24 heures, ce qui constituait, pour l’époque, un véritable record.

 À l’âge de 52 ans, Pierre Blancard abandonna la navigation et se retira dans sa ville natale. C’est à Marseille qu’il écrivit son Manuel du Commerce des Indes Orientales et de la Chine, ses Observations Nautiques et son Essai sur un nouveau moyen de reconnaître les courants en mer.

Blancard fut reçu à  l’Académie de Marseille  en 1808 .  » Notre  » capitaine de marine mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans.

 Le fait de la vie de Blancard, qui devait le faire passer à la célébrité, remonte à l’année 1789. En mai 1787, il quitta Bombay et fit voile vers la Chine. Début  août, il atteignit  Canton, et y découvrit une fleur inconnue en Europe, la fleur sacrée, la fleur d’or : Ju Hua, symbole de l’Empereur, la fleur aux 16 pétales brodée sur des vêtements sacrés, le Kikumon (issu de kiku, le chrysanthème, et de mon, le blason) ; une plante extraordinaire que la mythologie chinoise fait éclore sur l’île de la Libellule et qui possède la vertu de conserver une permanente jeunesse. Evidemment, la fleur est protégée.

Et c’est en 1789 que Pierre Blancard, à bord du Saint-Charles, rentra à Marseille de   son cinquième voyage aux Indes, rapportant trois variétés de   »chrysanthèmes indicum   »qu’il avait cachés sous sa houppelande. Pour l’arroser et le conserver, il avait restreint les rations d’eau de son équipage. Il remit les trois variétés à l’abbé Thomas de Ramatuelle, d’Aix-en-Provence, qui les fit parvenir au Jardin des Plantes de Paris. Une seule, à fleurs pourpres, survécut. Le chrysanthème venait de faire son apparition en Europe…..

 En 1808, reçu à la Malmaison, Pierre Blancard offrit à l’Impératrice, charmée, les premiers chrysanthèmes dont il avait rapporté la plante en France et qu’il avait pieusement cultivés dans son petit jardin d’Aubagne. Il s’était retiré dans cette ville et y avait rédigé le récit de ses campagnes aux Indes, ouvrage brillant qui lui ouvrit, cette même année 1808, les portes de l’Académie de Marseille, le capitaine de marine faisant également partie du Conseil d’Agriculture, des Arts et du Commerce de cette ville.

Pierre Blancard mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans. Sur sa tombe est inscrit :  » A cause d’une fleur, on se souvient de lui  ».