C’était il y a 92 ans ….


…..le 14 janvier 1930

Construction de la ligne Maginot

Le 14 janvier 1930, André Maginot

A.Maginot

fait voter une loi en vue de construire une ligne fortifiée sur les frontières orientales de la France.

Très décriée après l’invasion de 1940, cette initiative n’en est pas moins approuvée dans l’instant par la grande majorité de la classe politique et du corps des officiers, y compris le capitaine Charles de Gaulle.

Il est vrai qu’elle a parfaitement joué son rôle défensif lors de l’offensive allemande de 1940, son seul vrai défaut étant de n’avoir pas été prolongée jusqu’à la mer…


La France engage en 1930 la construction de la ligne Maginot. Trois ans plus tard, Hitler arrive au pouvoir. La Sarre, consultée par plébiscite en 1935, rejoint le Reich hitlérien ; peu après, le Führer rétablit le service militaire obligatoire en violation du traité de Versailles…Une nécessité stratégique

Haut fonctionnaire, André Maginot (53 ans) s’est engagé comme simple soldat pendant la Grande Guerre. Il a fini celle-ci avec le grade de sergent et la médaille militaire.

C’est l’un des très rares parlementaires à présenter de tels états de service, de sorte que ses collègues n’osent rien lui refuser quand la patrie est en débat… En 1920, il organise le transfert du Soldat Inconnu   sous la voûte de l’Arc de Triomphe.

En 1930, ministre de la Guerre dans le gouvernement Tardieu, il reprend la suggestion émise par Paul Painlevé

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P.Painlevé

en 1925 de fortifier les frontières orientales du pays. Il plaide pour une ligne de défense flexible, capable de suppléer à la diminution des effectifs militaires prévue à partir de 1935 en raison du déficit des naissances. C’est ainsi qu’il obtient des parlementaires un crédit de 3,3 milliards de francs sur quatre ans.

Mort de la typhoïde deux ans plus tard, André Maginot ne verra pas l’achèvement du chantier et c’est seulement en 1936 qu’un journaliste de L’Écho de Paris, Raymond Cartier, donnera son nom à l’ensemble de fortifications qu’il aura contribué à créer. 

Le chantier, le plus grand de son temps, va employer jusqu’à 20.000 ouvriers.

Ce réseau de fortifications à semi-enterrées comporte une cinquantaine de gros ouvrages équipés d’artillerie et quelques centaines de casemates et d’observatoires isolés. Il inaugure une conception purement défensive des stratèges français, à l’opposé de la conception offensive de leurs homologues d’Outre-Rhin. Il témoigne aussi d’une perte de confiance de la classe politique dans l’avenir des relations franco-allemandes… malgré la publication au même moment (1930) d’un mémorandum en faveur d’une union fédérale européenne par Aristide Briand.

Les fortifications débutent sur les bords de la Méditerranée, au-dessus de Menton, et s’égrènent jusqu’à la frontière belge et au-delà, y compris le long du Rhin. Mais dans le massif des Ardennes, jugé infranchissable par le haut commandement français, les autorités se contentent de fortifications légères.

Par ailleurs, les Belges refusent que les Français prolongent la ligne Maginot le long de leur frontière car ils craignent d’être sacrifiés en cas de nouveau conflit entre la France et l’Allemagne. C’est ainsi que le long de la frontière avec la Belgique, la ligne Maginot se réduit à quelques ouvrages fortifiés de modeste importance.

En définitive, les gros ouvrages de la ligne Maginot couvrent 140 km sur la frontière du nord-est, longue de 760 km de la mer du Nord à la Suisse.

De l’autre côté de la frontière, le gouvernement allemand réplique dès 1937 avec une autre série de fortifications : la ligne Siegfried. Beaucoup plus légère que la ligne Maginot, elle a surtout vocation à tromper les Français sur la capacité offensive de la Wehrmacht. Une réussite militaire, un alibi politique

Quand la guerre est déclarée à l’Allemagne de Hitler, moins de dix ans après la construction de la ligne Maginot, les fortifications remplissent dans l’ensemble leur office. De septembre 1939 à juin 1940, le fort de Schœnenbourg

fort de Schœnenbourg

, au nord de l’Alsace, tire à lui seul près de 20 000 obus en 10 mois. Invaincu, son  » équipage  » ne se rend que le 1er juillet 1940, six jours après l’armistice, sur ordre express du haut commandement français.

Dans le secteur frontalier de Maubeuge, les hommes du 87e RIF résistent au prix de lourds sacrifices à une percée des blindés de la 5° Panzer du général Schmidt. Dans le secteur frontalier de l’Escaut, à Bouchain, des hommes du 45e RI (régiment d’infanterie), sous le commandement du colonel Desroches, empêchent le franchissement du fleuve du 22 au 26 mai 1940. Ce fait d’armes provoque le 2 juin 1940 la venue de Hitler en personne. Courroucé, le Führer se fait expliquer du haut de la Tour de l’Ostrevant par le général commandant le 8e Korps pourquoi ses unités ont été tenues en échec par un simple régiment d’infanterie.

Le 54e RIF et le 43e RI paient également un lourd tribut en résistant pendant six jours et six nuits aux assauts ennemis, rendant possible l’évacuation des troupes anglo-françaises à Dunkerque.

Au vu de ces exploits, on peut s’interroger sur les résultats de l’offensive allemande si la frontière belge et les Ardennes avaient été plus solidement fortifiées. La ligne Maginot a péché moins par ses insuffisances techniques que par le fait qu’elle ait servi d’alibi aux pacifistes de tout poil qui ont successivement abandonné l’Autriche et la Tchécoslovaquie au prétexte que la France n’avait de toute façon rien à craindre.

Merci pour l’absence de commentaire

C’était il y a 901ans !!


Le 23 janvier 1120

Naissance officielle de l’Ordre du Temple

Le 23 janvier 1120, un concile réuni à Naplouse, en Palestine, reconnaît officiellement la « milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » (pauperes commilitones Christi Templique Solomonici en latin).

Plus tard appelé Ordre du Temple, il ne s’agit pour l’heure que d’une fraternité combattante vouée à la protection des pèlerins et au combat contre les infidèles. Elle n’a pas le statut d’un ordre monastique.

Un Templier au combat en Terre sainte (peinture murale de la chapelle de Cressac (Angoumois)

Cette fraternité a été fondée deux ans plus tôt par le Champenois Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, ainsi que six autres chevaliers de la croisade. Ils se sont inspirés de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou Ordre de l’Hôpital, fondé vers 1113. Les Hospitaliers sont des moines-chevaliers qui se consacrent au soin des pèlerins venus prier à Jérusalem. Ils ne mènent pas de guerre offensive. Il en va de même des chevaliers du Saint-Sépulcre, un ordre fondé par Godefroy de Bouillon dès la prise de Jérusalem , en 1099, pour protéger le Saint-Sépulcre, ( autrement dit le tombeau du Christ).

Hugues de Payens, premier grand-maître de l'ordre du Temple, Henri Lehmann, 1841, Château de Versailles. L'agrandissement montre un tableau d'Antoine de Favray, Frère Gérard recevant Godefroy de Bouillon, XIXe siècle, La Vallette, Malte, Musée national des beaux-arts.Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer se donnent quant à eux pour mission de sécuriser les routes des pèlerins contre les brigands et les Turcs et de mener donc des guerres offensives tout en s’imposant une discipline monastique. Comme les moines, ils font vœu de chasteté, d’obéissance et de pauvreté.

Leur initiative participe de l’extraordinaire renouveau monastique qui a lieu au même moment en Occident avec la fondation de Cîteaux, Clairvaux, Fontevraud etc. Réunissant les deux fonctions les plus prestigieuses de la chrétienté médiévale, celles de moine et de chevalier, ils reçoivent d’emblée un accueil très favorable. C’est au point qu’en 1125, le comte de Champagne, ancien suzerain d’Hugues de Payns, abandonne ses titres et rejoint les Templiers !

Institution de l'ordre du Temple (1128), François Marius Granet,  1840, Château de Versailles. Reconnaissance officielle par le pape Honorius II de l'ordre du Temple au Concile de Troyes.

Vers une reconnaissance officielle de l’ordre combattant

Hugues de Payns se place d’abord sous la protection du roi de Jérusalem et du patriarche. Il obtient du roi Baudouin II qu’il lui cède une partie de son palais. Celui-ci occupe l’ancienne mosquée al-Aqsa, érigée par les précédents occupants musulmans sur l’esplanade du temple. En face, le Dôme du Rocher, autre édifice musulman, a été lui-même transformé en église par les croisés…

Peu contrariant, le roi se retire dans la Tour de David, l’un des monuments emblématiques de Jérusalem. En référence à son palais, Hugues de Payns s’intitule  »maître des chevaliers du Temple  » et ses moines-chevaliers se feront eux-mêmes connaître sous le nom de Templiers. 

Désireux d’obtenir une reconnaissance officielle de son ordre par l’Église, Hugues de Payns se rend à Rome auprès du pape Honorius II mais celui-ci hésite et renvoie la décision à un concile qui se réunit à Troyes, en Champagne, en janvier 1129. Y participe le très influent saint Bernard de Clairvaux. Actif soutien des Templiers, il écrit pour l’occasion un Éloge de la nouvelle chevalerie (De laude novae militiae). Le concile se laisse convaincre de reconnaître l’ordre des  » Pauvres Chevaliers du Temple  ».

Le Chapitre de l'Ordre du Temple (1147), François Marius Granet, XIXe siècle, dessin restauré, Paris, musée du Louvre.

Il faut dire que la décision ne va pas de soi et certains moines s’opposent à la création de ce  » nouveau monstre  » qui rompt avec l’interdiction pour les clercs de verser le sang. Le cistercien Isaac de l’Étoile écrit :  » À coups de lances et de gourdins, forcer les incroyants à la foi ; ceux qui ne portent pas le nom du Christ, les piller licitement et les occire religieusement ; quant à ceux qui de ce fait tomberaient durant ces brigandages, les proclamer martyrs du Christ. 

Des manteaux différents selon son statut dans l'orde du temple. Illustration extraite du livre Armorial des Maîtres du Temple, Bernard Marillier, 2000, Ed. Pardès.Dans la foulée est publiée la règle de l’ordre, calquée sur la règle cistercienne. L’autorité suprême appartient à un maître (plus tard appelé  »grand maître  »). Il est élu par les chevaliers et pour les décisions les plus importantes, doit consulter le chapitre et se rallier à la majorité (ce principe majoritaire fait des moines du Moyen Âge les lointains précurseurs de la démocratie moderne).

Autour de lui émerge peu à peu un véritable état-major, avec sénéchal, maréchal, sous-maréchal, commandeur, drapier, turcopolier… L’entrée dans l’ordre passe par un rituel complexe et relativement secret qui va susciter plus tard beaucoup de rumeurs et de médisances. Les frères chevaliers portent un vêtement distinctif : une robe blanche empruntée aux cisterciens et frappée d’une grande croix rouge. Ils sont assistés de  » chapelains  » avec robe noire et croix rouge. Ce sont des prêtres qui ne combattent et assurent le service liturgique. (images ci-dessus)

La force militaire de l’ordre est complétée par les  »frères sergents  », avec robe brune et croix rouge, et les  » turcopoles  », recrutés parmi les autochtones. Ils combattent mais n’ont pas rang de chevalier.

Sur le modèle de l’ordre du Temple, quelques autres ordres de moines-chevaliers émergent en Terre sainte. Le plus important est l’Ordre Teutonique, fondé par des chevaliers allemands en 1190 sous les murs de Saint-Jean-D’acre. Il s’illustrera deux siècles plus tard dans la colonisation de la Prusse. 

Jacques de Molay, grand maître des Templiers vu par François Fleury-Richard, 1806, château de Malmaison. L'agrandissement montre le tableau de François Marius Granet, Réception de Jacques de Molay dans l’ordre du Temple en 1265, 1843, Avignon, musée Calvet.

Grandeur…

Au XIIIe siècle, les chevaliers du Temple sont au nombre d’un millier. Avec les Hospitaliers de Saint-Jean, ils constituent l’armée permanente des États latins d’Orient. Pour assurer au mieux leur mission, ils maillent l’Orient latin d’une cinquantaine de forteresses. Les ruines imposantes de plusieurs d’entre elles sont parvenues à nous : Safed, Tortose, Toran, le Krak des Chevaliers, le château des Pèlerins.

Les Templiers jalonnent aussi les routes des pèlerins, en Europe, de très nombreuses commanderies. Il s’agit de fermes fortifiées gardées par un ou deux chevaliers âgés et quelques frères sergents. Nos campagnes en conservent de nombreuses. De l’une d’elles, la commanderie du Dognon ,à Cressac , au sud d’Angoulême, nous pouvons encore voir la chapelle décorée de fresques évocatrices des croisades.

À Paris même, l’Ordre possède un quartier où il règne en maître et exerce sa propre justice. C’est le  » quartier du Temple  », surmonté par un donjon où seront bien plus tard emprisonnés Louis XVI et sa famille.

Le siège de Saint-Jean-d'Acre Dominique Papety, XIXe siècle, Château de Versailles. L'agrandissement montre le tableau de Merry-Joseph Blondel, Saint-Jean-D'Acre remise à Philippe II Auguste et à Richard Coeur de Lion le 12 juillet 1191, 1840, Château de Versailles.Indéniablement braves, les Templiers sont craints par les musulmans et ces derniers ne se font pas faute de les exécuter quand ils les capturent, à la différence des autres prisonniers qui sont simplement rançonnés. Mais ils pèchent aussi par arrogance et cela entraîne le tragique défait des croisés à Hattîn,en 1187, à partir de laquelle l’Orient latin ne cessera plus de décliner, jusqu’à sa disparition un siècle plus tard, après la chute d’Acre le 28 mai 1291. Au cours de celle-ci, dans un ultime baroud d’honneur, le maître Guillaume de Beaujeu et plusieurs frères trouveront une mort héroïque. 

Dès ses débuts, porté par son prestige, l’Ordre du Temple a bénéficié de dons immenses de la part des fidèles et des grands seigneurs. Il est ainsi devenu immensément riche et, grâce à une comptabilité scrupuleuse et à son réseau de commanderies, a pu faire office de banque internationale ; la première banque internationale de tous les temps !

L’Ordre gère ainsi les biens de l’Église et ceux des rois d’Occident (Philippe le Bel, Jean sans Terre, Henri III, Jaime Ier d’Aragon…). Cette fonction financière lui a permis de remplir ses missions, aussi bien de soigner les pèlerins que de racheter les chrétiens capturés par l’ennemi.

Établi à Acre, dans le palais de la Voûte, jusqu’à la chute de la ville, l’Ordre a pu mener tout au long du XIIIe siècle une diplomatie indépendante, négociant avec les seigneurs francs d’Orient, avec les ennemis ainsi qu’avec les souverains d’Occident, par l’intermédiaire de ses représentants. 

Le retour des Templiers en Europe (miniature du XIIIe siècle)

… et déclin

Au XIVe siècle, chassés de Palestine avec tous les autres croisés, les Templiers, au nombre de 15 000 dont 2 000 en France, n’ont plus rien d’autre à faire que de faire fructifier leurs richesses et notamment prêter de l’argent. Cela leur vaut inévitablement de sombrer dans l’impopularité. La vox populi ne se gêne pas pour les accuser des pires forfaitures, sodomie, messes noires etc. Le roi de France Philippe le Bel y voit l’opportunité de résoudre ses problèmes financiers ! C’est ainsi que le vendredi 13 octobre 1307, il fait arrêter tous les Templier de son royaume. C’est le début d’une interminable suite de procès ainsi que de disputes avec le pape.

Le  »feuilleton » se clôt avec la dissolution de l’ordre le 3 avril 1312 par le pape Clément V et la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay, le 19 mars 1314. Sur ordre du pape, les biens des Templiers sont transférés aux Hospitaliers. Le roi de France ne recevra que 200 000 livres tournois …..

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Fritz Haber….


Quel rôle sinistre a joué Fritz Haber

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F.Haber…..
F.Haber

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Issu de la petite bourgeoisie juive prussienne, Fritz Jacob Haber était à la veille de la Grande Guerre un chimiste allemand réputé et ambitieux. Il avait mené à bien la synthèse de l’ammoniac. À l’origine de cette découverte, une préoccupation majeure des milieux savants de l’époque : empêcher une catastrophe alimentaire mondiale. Pour remédier à la pénurie de guano et de salpêtre, il fallait en effet trouver un procédé chimique et industriel permettant de fabriquer des engrais azotés à partir de l’ammoniac. Grâce à ces engrais, la production agricole serait assurée.

En 1910, l’empereur Guillaume II

Guillaume II

 fonde l’Institut Kaiser-Wilhelm de physico-chimie et d’électrochimie, et Haber est désigné pour en prendre la direction. Dès lors, il va exercer une influence décisive sur les avancées scientifiques du Reich. En octobre 1914, il est un des signataires du manifeste « Appel au monde civilisé », signé en faveur de l’armée allemande par quatre-vingt-treize hautes personnalités universitaires et culturelles. C’est une réponse à l’indignation provoquée dans le camp allié par les exactions et les crimes allemands commis en Belgique et en France . Le manifeste qualifie de justes et légitimes les punitions et les représailles déclenchées par l’armée allemande.

Effets dévastateurs du gaz

Malgré les conventions de La Haye de 1899 et 1907, qui interdisent l’emploi de projectiles pour la diffusion des gaz asphyxiants et l’usage des poisons et des armes toxiques, Haber se propose d’effectuer des recherches sur l’emploi des gaz de combat. Du côté français, des grenades lacrymogènes sont expérimentées, ce qui va justifier, après l’accord du Kaiser, l’expérimentation de gaz irritants. Début 1915, un premier essai est effectué sur le front russe. Il fait froid, la nappe de chlore est insuffisante, le vent est contraire, c’est un échec. Haber sait que le chlore, un gaz produit en grande quantité par l’industrie chimique Bayer, reste longtemps au sol. Une nappe suffisamment dense pour être incapacitante, et même mortelle, aura donc le temps, poussée par un bon vent, de parvenir sournoisement vers les positions choisies.

En Belgique, la géographie de la région d’Ypres et les vents rencontrés semblent convenir pour une première utilisation d’envergure. Promu capitaine sur ordre du Kaiser, Haber vient surveiller lui-même l’installation des réservoirs : cent soixante-dix tonnes de chlore sont enterrées sur un front de six kilomètres. Il attend que le vent soit favorable, ni trop fort ni trop faible. Le 22 avril, les robinets sont ouverts et un épais nuage verdâtre glisse lentement vers les positions britanniques et françaises. Malgré des indices fournis par des déserteurs, c’est la surprise, et, sur des hommes sans protection, les effets sont dévastateurs. Cinq mille soldats succombent et plus de quinze mille autres sont intoxiqués. Une brèche est même provoquée, elle ne sera pas exploitée. En quelques heures, l’Allemagne vient d’obtenir un résultat sans égal. Mais les mesures de protection vont vite apparaître et la réplique ne va pas tarder.

Un Juif allemand adhérant aux valeurs du Reich!!!!

À son retour, Haber a une violente explication avec sa jeune femme Clara. Indignée, elle lui demande, au nom des principes humanitaires, d’arrêter ses recherches qu’elle juge criminelles. Il refuse. Elle se suicide quelques jours plus tard. Il lui aurait répondu : « Un savant appartient au monde en temps de paix, à son pays en temps de guerre. » Obstiné, il met au point d’autres produits toxiques efficaces et mortels, comme le phosgène et l’ypérite, puis trouve la formule (la constante de Haber) définissant la dose de gaz fatale à l’homme selon le temps d’exposition.

Ce savant qui adhérait tant aux valeurs du Reich reçoit le prix Nobel de chimie en 1918. Après la guerre, ses recherches sur les pesticides vont permettre la mise au point de la fabrication industrielle de l’acide cyanhydrique, un acide dangereux qui entre dans la composition d’un pesticide, le Zyklon B, produit utilisé par les nazis dans les chambres à gaz des camps d’extermination. Ce membre du conseil d’administration de l’IG Farben mourra à Bâle en 1934 après avoir dû s’exiler en raison de ses origines juives.

Il y a environ….


…….248 ans…

(Billet mis pour  » tester » ma connexion !!)

Le 16 décembre 1773, se déroule à Boston une bien étrange  » Tea-party  »…

Dans le grand port de la colonie anglaise du Massachusetts, le colon Samuel Adams et quelques amis déguisés en Indiens montent sur un vaisseau à l’ancre et jettent sa cargaison de thé à l’eau (343 caisses d’une valeur de 100 000 livres). Cette manifestation d’humeur fait suite à une longue série de malentendus entre les Treize Colonies anglaises d’Amérique et le gouvernement de Londres… Elle va être l’amorce de la guerre d’Indépendance…

Malentendus entre Londres et les colons

Certains colons des Treize colonies se plaignaient d’être soumis à des taxes nouvelles par le Parlement de Westminster sans qu’ils soient consultés ni représentés. Ils affichaient leur loyauté à la couronne mais réclamaient d’être considérés comme des citoyens à part entière et consultés pour toutes les affaires qui les concernent.

Dès 1764, une loi sur le sucre suscita leur colère. Les recettes étaient destinées à financer les coûts liés à l’administration et à la sécurité des colonies.

Pour le gouvernement anglais, qui sortait d’une guerre très dure contre les Français, (la guerre de Sept ans), l’effort financier demandé aux colons américains n’était que justice, les colons ayant conservé leur vie et leur liberté grâce au sacrifice de la métropole et de ses soldats.

Sourd aux protestations, le Parlement récidiva l’année suivante avec une loi qui imposa un timbre fiscal sur une multitude de documents imprimés, le  » Stamp Act  »…..

La réaction fut immédiate.

En Virginie, un député, Patrick Henry, appelle à la désobéissance civile. Un peu partout, les colons s’en prennent aux percepteurs, les suspendant à des mâts ou les enduisant de goudron et de plumes. Une organisation secrète, les Fils de la Liberté (Sons of Liberty), fondée à New York par John Lamb et Isaac Sears, multiplie les provocations. Au milieu de danses et de cortèges joyeux, ces dignes bourgeois érigent des  » mâts de la Liberté  » surmontés de masques diaboliques pour dénoncer l’autoritarisme de Londres. La troupe réagit avec violence, abattant les mâts et chargeant la foule à la baïonnette.

Recul du Parlement :

Au bout de quelques mois, Londres se résout à annuler la loi du Stamp Act mais cela ne suffit pas à ramener le calme. Et voilà qu’une nouvelle loi impose en 1768 un droit d’importation sur différents produits utiles aux colons. Ceux-ci, à commencer par les habitants de Boston, lancent un puissant mouvement de boycott des marchandises anglaises. C’est au point qu’en deux ans, les importations concernées diminuent de moitié.

Le Parlement de Westminster se résout à supprimer tous les droits d’importation incriminés… sauf un modeste droit sur le thé destiné aux colonies d’Amérique. Il en fait une question de principe. Cette reculade échauffe les esprits au lieu de les calmer. Elle encourage les colons dans la voie de la hardiesse.

Le 5 mars 1770, une échauffourée se solde à Boston par la mort de 5 manifestants. Ce Bloody massacre ( » massacre sanglant  ») engendre du ressentiment contre le pouvoir de Londres.

Les colons se rebellent

L’arrivée à Boston de trois navires de la Compagnie des Indes chargés de thé incite les colons et les importateurs à passer à l’action. C’est la  » Tea-party  ».

Le roi George III réagit par cinq « lois intolérables » qui sanctionnent la colonie et ferment le port de Boston en attendant le remboursement de la cargaison de thé par les habitants. Face à cette décision arbitraire de Londres, toutes les colonies d’Amérique font cause commune avec le Massachusetts. Une partie importante des colons, quoiqu’en minorité, se préparent à entrer en rébellion contre la métropole.

Sur une invitation de l’Assemblée du Massachusetts, 56 délégués de neuf des treize colonies anglaises d’Amérique se réunissent en congrès à New York le 14 octobre 1774 et rédigent un cahier de doléances (  »Declaration of Rights and Grievances  ») à l’adresse du gouvernement.

Cependant, leur souhait d’une plus grande autonomie est brutalement rejeté par le roi anglais Georges III qui déclare les colonies en état de rébellion. Les modérés américains font alors cause commune avec les radicaux et tous se préparent à la lutte. Ils commencent à réunir des armes. Une échauffourée sanglante à Lexington, au Massachusetts, inaugure les hostilités…

C’était il y a …


84 ans :

Homosexualité et Shoah:

Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie

Pour la première fois en France, une exposition organisée par une importante institution culturelle évoque le sort des homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie. Cet événement est organisé par le Mémorial de la Shoah du 17 juin 2021 au 6 mars 2022

De l’insouciance à la persécution

Organisé en 10 étapes, le parcours de cette exposition s’étend sur l’ensemble du XXe siècle et permet de retracer l’histoire mouvementée d’homosexuels et lesbiennes qui ont porté l’espoir d’une émancipation dans les années folles avant de voir s’abattre sur eux le poids d’une homophobie latente, d’abord dans les discours, puis dans les actes, appuyés par un arsenal juridique de plus en plus répressif. 

Le bar Eldorado à Berlin, Bundesarchiv, 1932.L’Europe des années 1920 est en effet considérée comme un eldorado pour les mouvements homosexuels qui se multiplient dans plusieurs pays, et notamment en Allemagne. L’Eldorado est d’ailleurs le nom du plus célébre club homosexuel de Berlin à cette époque.

Personnalités et touristes s’y bousculent pour y voir des spectacles de travestis et participer à ce bouillonnement culturel et festif qui accompagne l’émergence d’une visibilité homosexuelle dans tous les domaines artistiques : en littérature avec la publication du Corydon d’André Gide en 1924, au cinéma avec le film  »Anders als die Andern » de Richard Oswald en 1919, ou encore dans de nombreuses revues et journaux tels que Inversions en France et Die Freundin en Allemagne. 

Cette première partie de l’exposition, nourrie par de nombreux documents, est particulièrement marquée par les travaux de Florence Tamagne, commissaire de l’exposition et maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Lille, qui a consacré sa thèse à l’histoire de l’homosexualité durant l’entre-deux guerres. 

Le paragraphe 175 du code pénal adopté en 1871 et qui pénalise “la débauche contre nature […] commise entre personnes de sexe masculin ou entre êtres humains et animaux” est certes toujours en vigueur en Allemagne mais un graphique visible dans l’exposition permet de constater que cette disposition n’est quasiment plus mobilisée par les juges. D’ailleurs, le Comité scientifique humanitaire du célèbre sexologue Magnus Hirschfeld milite activement pour son abrogation. 

C’est justement l’une des raisons pour lesquelles son Institut de sexologie est attaqué par les nazis, quelques semaines seulement après l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933. 

Le mur du souvenir au camp de concentration de Natzwiller-Struthof avec la plaque à la mémoire des victimes de la barbarie nazie, déportées pour motif d’homosexualité, © Claude Truong-Ngoc (Wikimedia Commons).

Histoire et mémoires des déportés pour motif d’homosexualité 

Cet événement est symbolique d’un tournant radical dans le sort des homosexuels et lesbiennes en Allemagne, puis en Europe. En parallèle du saccage de l’Institut Hirschfeld, les clubs sont fermés, les revues sont interdites et les mouvements sont dissous. La subculture homosexuelle qui s’était progressivement développée pendant des années est brutalement détruite en seulement quelques mois. 

Adolf Hitler et Ernst Röhm en 1933, Bundesarchiv.L’élimination d’Ernst Röhm, fondateur de la SA et proche d’Hitler, lors de la  » Nuit des longs couteaux  » en 1934 constitue également une étape importante dans la répression de l’homosexualité. Bien qu’il soit assassiné pour des raisons politiques afin d’unifier le parti nazi, son éviction est officiellement justifiée par des considérations morales.

Son homosexualité qui n’avait jamais posé de problème jusqu’à présent devient dès lors inacceptable et justifie toute une série de nouvelles répressions : le paragraphe 175 est renforcé en 1935 pour condamner désormais toute expression de désir entre hommes. Un an plus tard, un Office central du Reich pour combattre l’homosexualité et l’avortement est créé au sein du bureau de la police criminelle du Reich. 

Ces nouvelles dispositions se traduisent par une importante augmentation du nombre de condamnations, conduisant des milliers d’homosexuels en prison et parfois en camp de concentration afin d’y être “rééduqués” par le travail. Selon les estimations de plusieurs historiens, environ 50 000 homosexuels ont fait l’objet d’une condamnation par le régime nazi à cette période. Parmi eux, entre 5000 et 15 000 ont été envoyés en camp de concentration, où la plupart périrent en raison des conditions de détention inhumaines malgré l’absence de volonté explicite d’exterminer les homosexuels. 

Si ces chiffres sont aujourd’hui officiellement reconnus, l’exposition consacre ces deux dernières étapes à la longue quête de reconnaissance d’une persécution des homosexuels et des lesbiennes à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans certains pays, le contexte législatif répressif a perduré pendant plusieurs décennies, empêchant les victimes de réclamer une réparation ; dans d’autres cas, les traumatismes ont été tellement profonds qu’ils ont fini par se murer dans le silence avant que de nouvelles générations de militants commencent à s’interroger sur les expériences de leurs prédécesseurs à partir des années 1970 et 1980. 

Une exposition modeste mais rigoureuse

Aussi attendue soit-elle, cette exposition reste modeste et classique dans sa mise en œuvre. Elle est réduite à une salle au troisième étage de Mémorial de la Shoah et se limite pour l’essentiel à des vitrines et panneaux traditionnels, en décalage avec les compétences muséographiques et pédagogiques dont peut faire preuve cette institution en d’autres circonstances. Il n’en demeure pas moins que son contenu constitue un condensé des connaissances actuelles dans ce domaine, parfaitement synthétisé par la rigueur des travaux de Florence Tamagne, Arnaud Boulligny, Suzette Robichon, Jean-Luc Schwab, Frédéric Stroh et Mickaël Studnicki. 

Le triangle rose est l'insigne des prisonniers homosexuels dans les camps de concentration allemands. Agrandissement : tableau du système de marquage pour l'ensemble des prisonniers (1930).Il faut notamment de noter la place importante accordée aux lesbiennes dans cette exposition, alors que ces dernières ont souvent été encore davantage invisibilisées que les homosexuels dans l’historiographie. Certes, à l’exception de l’Autriche, le lesbianisme n’était pas criminalisé et les femmes n’ont pas porté le triangle rose. Cela ne signifie pas cependant qu’elles n’ont pas été persécutées et l’exposition permet de découvrir de nombreux parcours de femmes dénoncées, exilées, humiliées, prostituées, et contractant parfois des mariages blancs pour échapper à une condamnation. 

Ces “parcours de vie” constituent d’ailleurs l’un des autres points forts de cette exposition. En effet chaque étape est ponctuée de plusieurs notices biographiques permettant d’incarner le propos par l’intermédiaire d’exemples précis d’homosexuels et lesbiennes dont nous pouvons découvrir les visages. Chacun de ces noms, accompagnés d’une courte présentation, contribue ainsi à atténuer l’invisibilisation dont ont été victimes ces acteurs de l’histoire. 

L’historien Frédéric Stroh nous rappelle cependant en conclusion qu’il reste encore beaucoup de travail dans ce domaine. Bien que cette exposition ait l’ambition de proposer un bilan du sort des homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie, l’essentiel du propos se concentre néanmoins sur le contexte allemand, non seulement car il s’agit des territoires pour lesquels nous disposons de davantage de documents, mais aussi en raison du manque d’investissement et de soutien des études de genre et de l’histoire des homosexualités.

De nombreuses erreurs véhiculées pendant plusieurs décennies, notamment autour de la déportation pour motif d’homosexualité à partir des territoires français, s’expliquent pourtant par une démarche comparative avec la réalité allemande quand le contexte juridique et culturel français était totalement différent, mais moins étudié. Il reste dès lors de nombreuses pistes à explorer, notamment autour des homosexuels résistants, collaborateurs et attentistes dont les parcours ont été largement effacés derrière la focalisation des débats sur les homosexuels et lesbiennes déportés. 

17 octobre…


Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

( On peut ( je me demande ) ce demander à quoi servent TOUTES ces  » journées internationales » )

Aussi appelée Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre est depuis 1987 une journée dédiée aux victimes de l’extrême pauvreté, de la violence et de la faim. Soit 780 millions d’êtres humains dans le monde.

Femme mendiant dans la rue
Image du net

La pauvreté,  »un autre virus en France »

Tandis que l’épidémie de Covid-19 concentre toutes les attentions, la  » Break Poverty Foundation  »  sensibilise à un autre fléau dans l’Hexagone, par un slogan percutant :

Un autre virus se transmet en France : la pauvreté

En effet, celui-ci poursuit sa progression à une vitesse alarmante. Et justement, le coronavirus est en grande partie responsable de cette évolution. Les pertes d’emplois pour certains, les baisses de revenus pour d’autres, et cela quand il ne s’agit pas de pertes humaines, ont creusé un peu plus les inégalités sociales.

Aujourd’hui, on estime à 9,3 millions le nombre de personnes pauvres en France, soit vivant avec moins de 1063€/mois. 5,3 millions vivent avec moins de 885€/mois. Ces chiffres, déjà alarmants, ne sont pas ceux de 2020, mais de 2018. Ceux de cette année seront connus en 2022. Nul doute qu’ils seront autrement plus effrayants.

La pauvreté, un fléau mondial

En France mais aussi dans certaines parties du monde, la pauvreté continue d’augmenter, notamment en Afrique.
Sur le 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la terre , 1,9 milliards d’entre eux vivent avec moins de 3,20$ par jour. A l’opposé, les 2153 milliardaires de la planète se partagent plus de richesses que 4,6 milliards de personnes (60% de la population mondiale).
780 millions de personnes sont en situation d’extrême pauvreté, en vivant avec moins d’1,90$ par jour. L’Inde compte à elle seule le quart d’entre elles.
L’Afrique subsaharienne compte, elle, la moitié des humains les plus démunis

D’ici 2030, plus de 160 millions d’enfants risquent de ne pas sortir de l’extrême pauvreté. Et à la pauvreté s’associe souvent la faim et la violence.

La pauvreté,  »une violation des Droits de l’Homme »

En 1987, ce même 17 octobre, une centaine de milliers de personnes se rassemblait sur le Parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro à Paris. Parmi eux, le père Joseph Wresinski

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Joseph Wresinski

, lui-même né dans une grande pauvreté et fondateur du Mouvement International AID Quart Monde …

‘Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. » Père Joseph Wresinski.

Ce jour-là, en présence de Simone Veil, il scellait la Dalle à l’Honneur des Victimes de la Misère.

A travers cette Dalle, l’humanité doit pouvoir se rappeler les grands témoins de l’histoire : les humbles, les petits, les riens du tout qui, au jour le jour, essayent de vivre des valeurs qu’on ne leur a peut-être pas apprises, mais que leur vie, leur cœur et leur intelligence leur ont fait découvrir.

Le 22 décembre 1992, les Nations Unies reconnaissent officiellement le 17 octobre comme la Journée mondiale du refus de la misère.
Le 17 octobre 1996, une réplique de la dalle du Trocadéro est inaugurée au siège de l’ONU à New York.

L’A.D.N ……


Au jourd’hui, tout le monde connait l’A.D.N , mais …..

…..à quoi ça sert ?

Il permet de :

Établir ou réfuter des liens parentaux avec un haut niveau de fiabilité,

Faire l’analyse médico-légale des échantillons ADN humains,

Connaître ses origines géographiques,

Analyser des cousinages,

Débloquer des blocages généalogiques.

Je me suis demandé qui l’avait découvert et ….

La découverte de la structure en double hélice de l’ADN appartient à un trio de chercheurs britanniques depuis plus de 65 ans. Cependant, la physico-chimiste Rosalind Franklin

R.Franklin

est bien la première à avoir mis en lumière cette même structure. Trompée, la brillante chercheuse a malheureusement rejoint le  »panthéon des femmes oubliées de la Science ». Celle-ci n’a en effet pas reçu le prix Nobel, comme ce fut le cas pour ses pairs masculins. Peut-être à cause de l’Effet Matilda (c’est le phénomène qui veut que les femmes de science ne bénéficient que très peu des retombées de leurs découvertes, quand elles ne voient pas tout simplement le prix Nobel leur échapper).

Ceux qui ont reçu le prix Nobel pour la découverte :

Les lauréats des prix Nobel 1962 posent après la remise de leur prix à Stokholm. De gauche à droite : Maurice Wilkins (médecine), Max Perutz (chimie), Francis Crick (médecine), John Steinbeck (littérature), James Watson (médecine) et John Kendrew (chimie)
De gauche à droite : Maurice Wilkins (médecine), Max Perutz (chimie), Francis Crick (médecine), John Steinbeck (littérature), James Watson (médecine) et John Kendrew (chimie).

Rosalind Elsie Franklin voit le jour le 25 juillet 1920 à Londres. Issue d’une famille juive britannique aisée et influente, l’intéressée se passionne pour les sciences dès son enfance. Son père Arthur Ellis Franklin est un important marchand de la capitale britannique. Fille aînée d’une fratrie de cinq enfants, Rosalind Franklin semble avoir vécu une enfance et une adolescence paisibles. À l’âge de 25 ans, elle obtient un doctorat en physique-chimie à l’Université de Cambridge en étudiant la porosité des structures de carbone. Deux années plus tard, elle rejoint le Laboratoire central des services chimiques de l’État à Paris. Rosalind Franklin se spécialise ainsi dans la cristallographie aux rayons X, qu’elle applique au charbon.( Il s’agit d’une méthode permettant d’étudier les cristaux au niveau atomique).

En 1950, la chercheuse retourne au Royaume-Uni après avoir accepté un poste au King’s College London. Dès lors, son superviseur John Randall lui demande d’exercer sa méthode sur la molécule d’acide désoxyribonucléique (ADN). Quelques années plus tôt, d’autres chercheurs avaient prouvé qu’au sein des chromosomes, la molécule d’ADN incarnait le support de l’hérédité et non les protéines comme la Science le pensait. Au moment où Rosalind Franklin débute ses recherches, d’autres scientifiques étudient également l’ADN. L’objectif ? Comprendre comment une telle substance pouvait être à l’origine de la vie.

Une découverte silencieuse :

Dans le laboratoire de Rosalind Franklin travaille un certain Maurice Wilkin, futur colauréat du prix Nobel en 1962. Ce chercheur est le premier à formuler l’idée d’utiliser cristallographie aux rayons X sur l’ADN. Pour des raisons encore assez débattues aujourd’hui, les deux scientifiques s’entendent très mal. Leurs personnalités semblent incompatibles : lui est discret et évite les confrontations directes, et elle apprécie grandement les débats et les autres échanges d’idées. Malgré ces problèmes relationnels, Rosalind Franklin poursuit ses recherches et effectue de nombreux clichés de l’ADN en compagnie de Raymond Gosling, son élève doctorant. Le cliché numéro 51 (voir ci-dessous) retient rapidement son attention. Néanmoins, elle se trouve devant une forme particulière de l’ADN : l’ADN A. Or, la forme B est majoritaire dans la nature et rien ne prouve que les deux formes aient le même type de structure. Prudente, la chercheuse ne souhaite rien publier pour l’instant et poursuit ses travaux sur la question.

cliché 51 ADN
Le fameux cliché 51 que Rosalind Franklin avait mis de côté, souhaitant poursuivre davantage ses recherches.

En parallèle, les chercheurs James Watson et Francis Crick l’Université de Cambridge travaillent également sur l’ADN. Particulièrement ambitieux, ceux-ci désirent être les premiers à publier la structure de l’ADN. Cependant, ils manquent clairement de données expérimentales. À l’inverse de Rosalind Franklin et Maurice Wilkin, ils ne font aucune expérience, préférant se baser sur celles des autres. Ils passent leur temps à passer en revue la littérature scientifique afin de monter leurs maquettes géantes de l’ADN, faites de tiges et de boules en plastiques.

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Watson et Crick devant leur maquette

Une des pires trahisons du monde de la Science :

Un jour, James Watson et Francis Crick découvrent le fameux cliché 51 alors que Rosalind Franklin n’a absolument rien publié. En réalité, le cliché a été dévoilé par Maurice Wilkins sans l’accord de sa collègue. Si les trois hommes sont concurrents dans le domaine professionnel, ils n’en restent pas moins des amis. Personne ne sait réellement si Maurice Wilkins a eu conscience ou non de trahir Rosalind Franklin. Cependant, le résultat est le même. À la vue du cliché, James Watson et Francis Crick comprennent très vite son grand intérêt. Il s’agit de la toute première preuve formelle que l’ADN a une structure bi-hélicoïdale !

Rosalind Franklin ADN
Trahie et exclue des honneurs, Rosalind Franklin n’a pas connu une fin heureuse.

Evidemment, la suite est très injuste pour Rosalind Franklin. En 1953, James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins publient ensemble un article retentissant dans la revue  » Nature  » présentant donc la structure tridimensionnelle de l’ADN pour la première fois. Rosalind Franklin n’apparaît pas parmi les auteurs de la publication mais seulement dans les remerciements. De plus, le trio est allé jusqu’à oser minimiser l’importance du cliché 51, alors que celui-ci a évidemment servi de base à l’élaboration du modèle présenté dans l’article.

Après cette affaire, la brillante chercheuse tente de rebondir. La même année, elle intègre le Birkbeck College de Londres. Ses travaux permettent la découverte de la structure du virus de la mosaïque du tabac ? un sujet initialement étudié par James Watson. Rosalind Franklin contracte un cancer des ovaires en 1956, et décède un an plus tard à l’âge de seulement 37 ans. En 1962, James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins obtiennent logiquement le prix Nobel de physiologie-médecine.

Dans les discours de remerciement, seul Maurice Wilkins

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Maurice Wilkins

la cite en indiquant qu’elle a apporté une contribution précieuse. Francis Crick et James Dewey Watson l’oublient sciemment. Pire, ce dernier, 10 ans après la mort de la chercheuse, en dresse le portrait, dans son best-seller “La Double Hélice”, d’une personne acariâtre… avant de reconnaître enfin, lors d’une interview en 2003, que Rosalind Franklin aurait également mérité le prix Nobel.

La  » banane bleue »


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La  » banane bleue  »



La banane bleue est une représentation d’une dorsale économique et démographique de l’Europe occidentale. Son nom est inspiré de la forme courbe de cette dorsale et de la couleur dominante du drapeau de l’Union européenne ou de celle représentant traditionnellement le continent européen, le bleu. Cette dorsale est aussi connue sous le nom de mégalopole européenne, ou encore de dorsale européenne.

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D’après l’article de Roger Brunet

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Brunet (géographe)

,  » Le nom  » banane bleue  » est une addition médiatique : La forme de banane a été évoquée par Jacques Chérèque

J.Chérèque ?

, ministre de l’Aménagement du territoire, présentant ces travaux lors d’une conférence de presse à succès ; la couleur est celle que lui a donnée trois jours après le dessinateur du Nouvel Observateur, dans un article de Josette Alia qui servit de baptême à la  » banane bleue « . « 

Cette expression a été ensuite reprise par les géographes dont notamment Roger Brunet, en 1973, lorsque qu’avec l’Institut  » Reclus de Montpellier  », une étude sur l’avenir des villes européennes a été réalisée. Les conclusions mettaient en évidence un couloir urbain cohérent et courbe s’étendant de Londres à Milan, centre majeur du développement spatial européen ….
Les régions concernées étaient alors le bassin londonien, le Benelux, la frange nord-est de la France (Alsace et Lorraine), la vallée rhénane, la moitié ouest de la Bavière, la Suisse et l’ouest du bassin du Pô au nord de l’Italie.

La partie française a été ajoutée à ce centre européen par souci politique de la faire appartenir à cet ensemble majeur. En effet, le ministre Jacques Chérèque, très attaché à la région Lorraine, a tout fait pour que cette région industrielle française intègre ce centre.

Les plus grands mystères de nos villes et villages


Ces villages auraient défrayé la chronique.

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

 » À vendre, très belle maison chargée d’histoire  », vante une annonce immobilière. De fait, cette villa de 180 mètres carrés au cœur d’un parc arboré, baptisée La Tric, a un passé tumultueux… Elle a hébergé Henri Désiré Landru, l’un des pires tueurs en série du XXe siècle. C’est ici que le  » Barbe-Bleue de Gambais  » a assassiné et découpé sept de ses onze victimes, entre 1915 et 1919 des jeunes femmes que cet escroc rencontrait par le biais de petites annonces en se faisant passer pour un veuf esseulé. Il les séduisait, les incitait à lui confier leurs économies, puis les tuait, avant de brûler leur corps dans sa cuisinière à bois. Landru est arrêté en 1919. Les enquêteurs retrouvent dans la maison des os calcinés, des dents, des restes de vêtements brûlés. Le criminel bourreau des cœurs est condamné à mort. Mais, durant sa détention, il reçoit plus de 800 demandes en mariage, avant d’être exécuté le 25 février 1922.

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Ce paisible village de l’Est a été synonyme d’horreur pour la France entière à la fin des années 1950, à cause d’un crime inimaginable. Le 3 décembre 1956, Guy Desnoyers, curé d’Uruffe, retrouve Régine Fays, 19 ans. La jeune femme a succombé au charme du prêtre. Elle est enceinte de lui et sur le point d’accoucher… Le père Desnoyers tue alors Régine de deux coups de revolver, l’éventre, sort le foetus de ses entrailles, le bénit puis le poignarde ! Après avoir affirmé connaître le coupable mais être tenu par le secret de la confession, le curé finit par avouer. Condamné à la perpétuité, il est libéré en 1978 et se retire dans un monastère en Bretagne, où il meurt en 2010. En 2015, le cinéaste Philippe Ramos consacre un film,  » Fou d’amour », à cette sanglante affaire.

Pont-Saint-Esprit (Gard), l'emprise de la CIA

Pont-Saint-Esprit (Gard), l’emprise de la CIA

Le 16 août 1951, à Pont-Saint-Esprit, le pain a un goût étrange. Les habitants se plaignent de maux de ventre et de vomissements. Ils sont même victimes d’hallucinations : l’un croit avoir mangé des serpents, un autre se prend pour un avion et saute par la fenêtre, un troisième veut étrangler sa mère… Au total, on dénombre une dizaine de morts sans que cela ne soit jamais expliqué. Peut-être un champignon aux effets hallucinogènes, l’ergot de seigle, a-t-il contaminé le pain. Autre piste : en 2008, un journaliste affirme que les services secrets de la CIA ont testé les effets d’une drogue, le LSD, sur la population du village, dans le cadre d’un entraînement à la guerre chimique… Depuis, les habitants ont le boulanger à l’oeil. !

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye et ses jolies bâtisses en pierre. C’est ici que, le 16 août 1870, un village entier bascule dans l’horreur, lors de la foire aux bestiaux. Alain de Monéys, maire adjoint d’une commune voisine, apparaît. Des murmures se font entendre. On l’accuse (à tort) de soutenir la Prusse contre laquelle la France vient d’entrer en guerre. Soudain, des insultes fusent, puis une bousculade. Et c’est le déchaînement. Monéys est battu, torturé, et jeté vivant sur un bûcher. Certains trempent même leur pain dans la graisse de son corps. Quatre personnes seront guillotinées pour ce lynchage.

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d'un mystérieux meurtrier

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d’un mystérieux meurtrier

3 juin 1835, au cœur de la campagne normande, un jeune paysan, Pierre Rivière, vient d’égorger sa mère, sa sœur et son frère. Une fois arrêté, il écrit un texte bouleversant dans lequel il explique son geste, racontant que sa mère maltraitait son père. Derrière le meurtrier apparaît un écrivain et un être fragile. Condamné à mort, il est gracié par le roi Louis-Philippe, et voit sa peine commuée en réclusion à perpétuité. Mais il se pend dans sa cellule en 1840. En 1973, le philosophe Michel Foucault sortira de l’oubli son étrange récit.

Bergheim (Haut-Rhin), le repère des sorcières

Les ruelles de ce charmant village alsacien cachent un lourd passé. Entre 1582 et 1683 ont eu lieu ici 43 procès pour sorcellerie ! À l’époque, en France, en Allemagne et en Suisse, la population vit dans la hantise des sorcières et leur persécution est particulièrement virulente en Alsace. Le soupçon se porte généralement sur des femmes seules, que l’on accuse de se livrer au culte du diable. Sur une simple dénonciation, elles sont arrêtées, torturées, et avouent n’importe quoi. Ainsi, à Bergheim, Catherine Bassler, la bonne du curé, déclare avoir tué deux veaux, un verrat et surtout son oncle. Elle est condamnée à être décapitée et brûlée. Elle n’a évidemment commis aucun crime. Un musée est dédié à ces innocentes sur le lieu même où elles ont subi leur supplice.

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Une épopée meurtrière prend fin le 2 juillet 1851 dans un hôtel particulier de Rennes, où deux domestiques viennent de décéder. Le maître des lieux demande une autopsie qui révèle… un empoisonnement à l’arsenic. Les soupçons se portent sur la cuisinière, Hélène Jégado. Elle nie. Mais en retraçant son parcours, les enquêteurs ont le vertige. Depuis dix-huit ans, dans toutes les communes bretonnes où elle est passée, il y a eu des morts. Laide et aigrie mais vrai cordon-bleu, elle assaisonnait ses plats de poison au moindre regard de travers. Elle aurait tué près de 80 personnes ! Hélène Jégado est guillotinée le 26 février 1852, sous les hourras de la foule……

Un téléphone portable ….


.….oublié dans un cercueil fait exploser le four d’un crématorium !

Un drame a été évité dans le Pas-de-Calais, alors qu’une famille endeuillée assistait à l’incinération d’un proche. Le four du crématorium a explosé… à cause d’un téléphone portable tombé (ou oublié) dans le cercueil .

La batterie au lithium a gonflé jusqu’à l’explosion

C’est un coup dur pour le crématorium de Vendin-lès-Béthune, dans les Hauts-de-France. Un incident grave a eu lieu au mois de juillet, comme le rapporte en ce début de mois La voix du Nord , lors d’une cérémonie de crémation. Le four a explosé, alors que la famille du défunt se trouvait dans une salle à côté. C’est un téléphone portable tombé par inadvertance ou oublié qui a causé l’explosion, lorsque la batterie au lithium a été chauffée à près de 1100°C.

Le crématorium assume la responsabilité

Fort heureusement, les dégâts sont , uniquement matériels. Le crématorium assume sa pleine responsabilité puisque c’est aux employés de vérifier que seule la dépouille se trouve dans le cercueil. L’incident a coûté 90 000 euros pour réparer le four. Grâce à l’isolation du four, l’explosion a été contenue à l’intérieur et par chance, il n’y a eu aucun départ de feu. Dans un premier temps, la cause de l’explosion n’était pas connue. Les enquêteurs dépêchés sur place pensaient que l’explosion était due à un implant cardiaque. C’est une enquête et une expertise minutieuses qui ont permis de déterminer la cause étonnante de l’explosion.

Et moi qui veux être incinéré ! lol

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Incinération , vidéo .