Un sourire……


   Un notaire Plaque de notaire, enseigne sur ruereçoit 3 candidats pour un poste d’employé, dont l’une des missions est de tamponner les actes notariaux, pouvant aller jusqu’à 10.

Le notaire demande au premier candidat de compter jusqu’à 10 :
– Oui, bien sûr : 10… 9… 8… 7… 6… 5… 4… 3… 2… 1… 0 !!
– OK, et dans l’autre sens ?
– Je ne sais pas… J’ai bossé à la NASA et j’ai toujours compté ainsi.
– OK, nous en resterons là.

Le notaire demande au second candidat de compter jusqu’à 10 :
– Oui, bien sûr : 1 – 10 – 11 – 100 – 101 – 110 – 111 – 1000 – 1001 – 1010
– Je ne comprends pas…
– J’étais développeur et j’ai toujours compté en binaire.
– OK, nous en resterons là.

Le notaire demande au troisième candidat de compter jusqu’à 10 :
– Oui, bien sûr : 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10
– Parfait ! Où avez-vous travaillé avant ?
– Dans l’administration.
– Je n’en reviens pas ! Pouvez-vous continuer de compter après 10 ?
– Évidemment ! Valet, Dame, Roi !cates jeu

Association  » Les charitables  »


Il y a environ 831 ans !

21 septembre 1188 : établissement de laConfrérie des Charitables de Saint-Éloi
lors d’une épidémie de peste

   Plus terrible que celles dont Béthune eut à souffrir les ravages pendant les années 1146, 1158, 1165, 1173 et 1187, la peste de 1188 avait couvert cette ville d’un crêpe funèbre et porté le découragement dans tous les cœurs encore sous l’impression des incendies qui avaient désolé Béthune en 1137, 1151 et 1176 ; les morts restaient sans sépulture et les malades sans secours.

   C’est alors que deux maréchaux-ferrants, dont on a conservé les noms, Germon et Gautier, l’un de Beuvry, l’autre du faubourg Saint-Pry, sur l’ordre de saint Éloi qui leur apparut en songe ( dit on ? ) , formèrent l’admirable association des Charitables qui existe encore de nos jours et qui, par la suite, fut réunie à celle de Saint-Nicolas, par le concordat du 18 mai 1574. Les membres de cette société s’obligeaient à soigner les malades, à porter les morts au lieu de leur sépulture et à les y enterrer.

Confrérie des Charitables de Saint-Éloi

Confrérie des Charitables de Saint-Éloi

Vingt-et-un membres composent cette société : un prévôt, quatre mayeurs et seize confrères, tous choisis parmi les bourgeois de la ville : le prévôt est nommé pour deux ans, les mayeurs et les confrères sont renouvelés par moitié, d’année en année. Les membres de la confrérie de Saint-Éloi enterrent les morts sans distinction d’aucune espèce et toujours sans rétribution. De tout temps, cette société fut entourée de la considération publique.

Le grand costume des Charitables se compose de :

    Habit, gilet et pantalon de drap noir, petit manteau en camelot, rabat bleu céleste, cravate blanche, chapeau français, gants blancs. Le costume ordinaire consiste dans le chapeau, manteau, rabat comme ci-dessus, habit et redingote, la veste étant défendue. Le costume ordinaire est de rigueur ; le grand costume ou Noir n’est accordé que sur la demande des parents et moyennant une somme destinée à donner du pain aux pauvres pendant l’hiver.

  Le mercredi avant le premier dimanche de juillet, par les soins de la confrérie, il était autrefois délivré moyennant six liards, des plombs, derniers vestiges des anciens méreaux, valeur d’un pain béni qui se donne en échange, frappé ainsi que les plombs des initiales de saint Éloi. Le produit  »des noirs  » et de la vente des plombs pouvait s’élever à onze cents francs chaque année et permettait de soulager bien des misères ; aussi cette société, par les services qu’elle rend, fait-elle l’orgueil de la ville de Béthune ; et l’empereur Napoléon III reconnut son utilité bienfaisante en accordant la croix de la Légion d’honneur à Brasier, son doyen de l’époque qui, en outre, exerçait les fonctions gratuites de membre des commissions de surveillance de l’hospice et du bureau de bienfaisance.

  La confrérie des Charitables de Saint-Éloi, dans le principe, société religieuse, est aujourd’hui civile. Le Petit Journal du 2 novembre 1872, lui consacra une de ses pages rédigée par son meilleur collaborateur ; et une couronne, tressée à Paris, offerte à la Confrérie par un journal qui comptait alors un million de lecteurs, fut un nouveau titre de reconnaissance à ses dévoués concitoyens :

 » Ce qui, à mes yeux, caractérise surtout les Charitables de Béthune ( surtout quand on songe à l’ancienneté de leur confrérie ) c’est qu’ils rendent à tous, les derniers devoirs avec le même esprit de charité. Ils enterrent, sans distinction, riches et pauvres, juifs ou pendus. Dans les épidémies, ils se prodiguent, alors que chacun fuit la contagion.

    » Pour bien comprendre comment le titre modeste de charitable peut être considéré presque comme un titre de noblesse, il faut se rapporter aux siècles passés. Il faut se rappeler ce qu‘étaient ces terribles pestes du Moyen Age ; fléau hideux devant l’apparition duquel faiblissait l’énergie des âmes les mieux trempées. A tel point, que dans les villes atteintes, les pestiférés, abandonnés à leur sort, couvraient le sol des rues, le parvis des églises, de cadavres en décomposition et d’agonisants poussant leur dernier râle. Il fallait alors plus que de la charité, il fallait le plus complet mépris de la vie pour ensevelir ces corps dont le moindre contact, disait-on, équivalait à une condamnation à mort. Cependant, c’est justement aux pestiférés que se dévouèrent les premiers Charitables de Béthune.     La légende de la fondation est curieuse. Dans le patois demi-roman, demi-flamand où elle est écrite en original, elle offre toute la naïveté et tout l’imprévu d’un véritable fabliau. »

    » L’année 1188, année d’une désastreuse épidémie, saint Eloi apparut en même temps à deux maréchaux : l’un, Gautier, de Béthune ; l’autre, Germon, de Beuvry, village des environs, et leur commanda d’établir une charité en faveur des morts. On voit que la légende ne marchande pas au bon saint Eloi le don d’ubiquité. Gautier, qui ne savait rien de l’aventure de Germon, eut l’idée de lui raconter sa vision, tandis que Germon, ne se doutant pas davantage de la vision de son confrère béthunois, se disposait à venir lui faire part de ce qu’il avait vu. Si bien que les deux amis, s’étant mis en route à la même heure, se rencontrèrent à moitié chemin… ( Ne dirait-on pas l’entrée en matière d’un roman du temps jadis ? )

 » Une fois là, dit la légende : Quan li un di sa vision a l’aultre, si commenchierent à plourer de pitié de goie, et acolerent si fort li un l’aultre qu’il peurent… La conclusion fut qu’ils allèrent tous deux demander conseil à un troisième, le prieur de Saint-Pry à Béthune, lequel, comme bien on pense, ne put que les engager à obéir aux ordres de saint Éloi et à instituer l’ordre des Karitaules, les Charitables.

 » La confrérie, tous les ans, célèbre l’anniversaire de la fondation par une procession sur la route de Beuvry ; cérémonie qui porte le nom tout au moins pittoresque de procession des navets. La procession terminée et la messe dite, les Compagnons de route s’offraient et mangeaient fraternellement des navets. Mais les vieux usages s’en vont, et depuis quelques années, à la consommation de ces navets, emblèmes d’une antique simplicité, ont succédé des  » agapes  » d’un  »genre plus relevé  » et qui permettent aux confrères de fêter leur patron par des manifestations plus… chaleureuses.

  Ni la gaieté, ni même la chanson, ne sont bannies de ces festins qui n’ont rien de funéraire.:

 Un couplet en guise d’échantillon :

Gagnant sa demeure dernière,
Parfois sur nos bras l’indigent
N’a pour accompagner sa bière
Pas un ami, pas un parent
Là, de notre cohorte
Le devoir est tracé.
Nous seuls faisons escorte
Au pauvre trépassé.
 

 

   La poésie n’est pas absolument faite pour être accompagnée par le cliquetis des verres à champagne ; mais après tout, l’on peut dire que c’est une  » chanson du métier  ». 

Etc….( d’autres vidéos visibles sur le Net …)

 

Superstitions…..


Puisque nous étions dans le sujet , continuons un peu  lol ….

Pourquoi ouvrir un parapluie à l’intérieur porterait malheur  ?parapluie-malheur.jpg

Il ne faudrait pas ouvrir un parapluie dans une habitation sous peine d’être frappé par la malchance.

  Cette croyance viendrait d’une réalité :

    Au début, quand les premiers parapluies à armatures métalliques furent mis au point et utilisés au 18ème siècle en Angleterre, leur   » constitution  » était rudimentaire et assez  dangereuse.

    Le risque de blessure venait surtout  des ressorts, qui  pouvaient se détacher sans prévenir. En plus les armatures, à la fois dures et tranchantes pouvaient blesser aussi bien  celui qui ouvrait le parapluie que ceux qui se trouvaient à proximité.

   Du coup ,  on s’est naturellement mis à conseiller d’ouvrir son parapluie dans un lieu sûr, dégagé, en extérieur. Et par opposition le faire dans une maison constituait un mauvais présage.

   Il y a deux  autres explications :

   La première : Cette superstition viendrait des familles pauvres habitant des habitations dont le toit et le plafond n’étaient pas étanches. Quand il pleuvait, elles se protégeaient ainsi à l’intérieur de leur maison en servant d’un parapluie placé au dessus de leur tête, notamment dans les chambres ou la cuisine. ? !     Ainsi, ouvrir un parapluie dans une maison rappellerait cette pratique  » peu enviable  » et porterait malheur.

  La deuxième  explication fait référence à l’Egypte ancienne : Ouvrir un parapluie, ou plutôt, étant donné le climat , un parasol, à l’intérieur, donc loin du soleil, était une marque d’irrespect envers la divinité du Soleil, qui en guise de punition pouvait punir tous les habitants de la maison. En effet pour les égyptiens, la voûte céleste était formée par le corps de Nout (la déesse des cieux et considérée comme la mère de tous les astres) au-dessus de la Terre. Les parasols avaient donc la forme  de la déesse. Un sacrilège !

   ( A propos de la déesse Nout les égyptiens considéraient que son rire était le tonnerre, et ses larmes la pluie. Son corps protecteur symbolisait la voûte céleste et ses membres touchant le sol pour se tenir symbolisaient les quatre points cardinaux.)      

   Elle aurait enfin un rôle important dans le culte des morts , parce  qu’elle participait à la résurrection des morts en les faisant briller dans le ciel sous la forme d’étoiles sur son propre corps.

Mariage….


Avant le mariage :

Elle: Salut

Lui : Ah ,depuis le temps que j’attends çà !

Elle: Tu veux que je parte?

Lui: NON, je n’ose même pas y penser !

Elle: Tu m’ aimes?

Lui: Bien sur!Enomément!

Elle: Tu m’as déjà trompée?

Lui : NON ! Pourquoi tu me demandes çà ?

Elle: Tu veux m’ embrasser? 

Lui : Chaque fois que j’en aurais l’occasion !

Elle : Tu me battras un jour? 

Lui : Tu es folle , je ne suis pas comme çà !

Elle: Je peux te faire confiance? 

Lui: Oui!

Elle: Chéri !

Après le mariage: LIRE DE BAS EN HAUT!

 » avoir un chat dans la gorge  » ?


 » un chat dans la gorge  »,

 Se dit  quand on a la voix enrouée.

   L’origine de cette expression daterait du Moyen Âge . Il s’agit d’une confusion ou d’un jeu de mot, entre  »matou », le fameux chat qui s’incruste dans la gorge, et  »maton  ». » Maton  » qui  désignait les grumeaux de lait caillé .

    Il aurait aussi été utilisé pour parler d’amas de fibres pouvant obstruer des orifices, des petites masse agglomérées de certaines matières.

   Grumeaux ou amas de matières, si ces matons se trouvent dans la gorge il gêne la voix, exactement comme les glaires dans la gorge qui nous donnent une voix enrouée.

  On pouvait donc avoir un  »maton dans la gorge ». Puis par proximité phonétique avec le  »matou », la formule est devenue  »un matou dans la gorge » pour finalement devenir  aujourd’hui  la locution  »un chat dans la gorge ».

Un 6 septembre …..il y a 497 ans !


   Le 6 septembre 1522, au coucher du soleil, une nef en piteux état entre dans le port de San Lucar, en Andalousie. C’est  » la  Victoria  ». (un nom bien mérité ) . À son bord, 18 hommes commandés par le Basque Juan ​Sebastián Elcano.
   Trois ans plus tôt, ils ont quitté le même port en direction de l’Ouest, avec quatre autres navires (caraques et caravelles) et un total de 237 hommes de toutes origines.         Sans l’avoir voulu ni imaginé, ces dix-huit hommes sont les premiers à avoir accompli le tour du monde.

   Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s’engagent dans l’exploration des océans : le petit Portugal et l’Espagne pour commencer, puis l’Angleterre et la France. 1492 carte

   Parcours des principaux explorateurs :
  Un loup de mer énergique
   L’initiateur de cette mémorable expédition est né au Portugal quarante ans plus tôt sous le nom de Fernao de Magalhaesmagellan peinture (Magellan en français). Il a guerroyé en Inde puis au Maroc, où une blessure l’a laissé boîteux.
Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et volontiers brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel.
  Qu’à cela ne tienne.!  Magellan se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne Charles Ier, le futur empereur Charles Quint.
  Celui-ci lui donne pour instruction de trouver une nouvelle route vers l’Ouest pour atteindre les fameuses Îles aux épices, dans l’archipel des Moluques. Il précise  :  » Et retour par le même chemin !  » .
  C’est qu’en vertu du partage du partage du monde convenu à Tordesillas en 1494, les régions qui restent à conquérir à l’ouest des Moluques relèvent du roi du Portugal
   Malgré çà et sans l’avoir voulu, Magellan s’engage dans ce qui apparaîtra  comme le premier   »  Tour du monde à la voile  » !
 En prévision des rencontres et des marchandages avec les indigènes, il emporte 900 miroirs, 400 douzaines de petits couteaux, 20 000 clochettes et grelots.
    Sa flotte comprend la nef amirale, Trinidad (110 tonneaux), San Antonio (120 tonneaux), Victoria (85 tonneaux), Concepción (90 tonneaux) et Santiago (75 tonneaux).
   Les navires quittent Séville le 10 août 1519 mais doivent attendre pendant cinq semaines à San Lucar de Barameda, à l’embouchure du Quadalquivir, que les vents leur soient favorables…
   Le 20 septembre 1519, ils lèvent l’ancre à destination des îles Canaries et, le 2 octobre 1519, traversent enfin l’Atlantique. Ils longent le continent américain vers le Sud et relâchent à Noël dans la baie où sera plus tard fondée la ville de Rio de Janeiro. Au contact des Indiens (et des Indiennes), les marins découvrent les charmes du hamac lol.
 Trop d’impatience tue :
   Mais Magellan doit aussi gérer l’impatience de ses hommes. Cartagena, qui commande la San Antonio, est mis aux arrêts pour insubordination. À l’appareillage de Rio de Janeiro, le 27 décembre, il est remplacé par Alvaro de Mesquita.
   Du 12 janvier au 7 février 1520, la flotte explore le Rio Solis (premier nom du Rio de la Plata) sans y trouver de passage vers l’Ouest.
   Le 31 mars, elle atteint, plus au sud, une baie aussitôt baptisée San Julian. Les Indiens des alentours sont appelés Patagons par les marins à cause  de… leurs grands pieds !  ( d’où le nom de Patagonie donné à la région ).
   L’escale, qui va durer cinq mois, va être  » endeuillée  » par une grave mutinerie.
Celle-ci éclate le 1er avril, jour des Rameaux. Les capitaines espagnols des nefs San Antonio, Victoria et Concepción tentent de renverser Magellan avec le concours de leurs marins et de Juan Sebastián Elcano. Seul Juan Serrano, capitaine du Santiago, reste fidèle à Magellan. Celui-ci,  prévenu, réagit avec fermeté : Un premier mutin est décapité et le capitaine de la Victoria, Luis de Mendoza, poignardé puis écartelé ! Les autres mutins sont arrêtés.
   Dans les jours qui suivent, Magellan transforme l’un de ses bateaux en tribunal et mène une instruction sur la mutinerie. Tous les mutins sont sévèrement condamnés mais Magellan, qui a besoin d’eux, fait grâce à la plupart. ( Juan Sebastián Elcano a ainsi la vie sauve ) .
    Par contre, les meneurs n’échappent pas à la sentence. Juan de Cartagena, Grand d’Espagne et neveu du cardinal de Burgos (intime du roi), est condamné au bannissement, ainsi que le père Pedro Sanches de la Reina qui a incité à la mutinerie.           Abandonnés sur place, sans doute sont-ils morts de faim et de froid car on n’eut plus aucune nouvelle d’eux. Quant au capitaine de la Concepción, Gaspar de Quesada, il est condamné à mort et exécuté le 7 avril par son valet !! (ce qui valut à ce dernier d’avoir la vie sauve).
   Le 3 mai 1520, nouveau drame : la nef Santiago, envoyée en mission d’exploration le long de la côte, fait naufrage. Un marin périt. Le reste de l’équipage regagne par la terre les autres navires.
   La découverte de l’océan Pacifique :
   Le 24 août 1520, la flotte appareille enfin de San Julian. Le 21 octobre de la même année , elle arrive en vue d’un cap, baptisé cap des Vierges. Il ouvre sur une baie mystérieuse. Deux pilotes envoyés en reconnaissance reviennent avec la confirmation qu’il s’agit du passage espéré vers l’Ouest…
   Magellan  consulte les officiers et responsables sur la suite à donner au voyage, le pilote portugais Estevao Gomes se prononce pour une solution de prudence consistant à rentrer en Espagne. Le chef de l’expédition rejette son avis :  » Plutôt mourir que renoncer  ».
   Sans mot dire, Estevao Gomes met aux fers Alvaro de Mesquita, le capitaine du San Antonio, et prend la route du retour avec son bateau et 57 hommes à bord. Il rallie Séville le 6 mai 1521, après six mois de mer et une escale dans un archipel inconnu, plus tard baptisé les Malouines. Le roi ne lui en sera guère reconnaissant car il sera aussitôt incarcéré ainsi que ses hommes.
    Pendant ce temps, Magellan, après avoir vainement cherché le San Antonio, continue l’exploration du détroit qui portera désormais le nom de Magellan.            Voyant sur la rive du côté Sud de nombreux feux allumés par les indigènes, les marins baptisent cet endroit Terre de Feu !.
  Le 28 novembre 1521, c’est le débouché sur un nouvel océan, exceptionnellement calme et lisse ce jour-là, ce qui lui vaut d’être baptisé Grand Océan Pacifique !
  Plus de trois mois s’écoulent avant d’atteindre le 6 mars 1521 l’archipel des Mariannes, en pleine Océanie. A cause d’une mauvaise alimentation, l’équipage est ravagé par le scorbut. Vingt hommes en meurent. Il faut repartir.
   Après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique, la flotte de Magellan atteint l’île de Cebu, dans l’archipel des Philippines, où se font sentir les influences de la Chine, du Japon et même des commerçants arabes !
  Premier Tour du monde à la voile
     De ses premiers voyages dans l’Océan Indien, sur les traces de Vasco de Gama et Albuquerque, Magellan a ramené en Europe un esclave malais, baptisé Henrique. Cet esclave est embarqué en 1519 à Lisbonne pour le tour du monde que projette le navigateur portugais.
   Lorsqu’après la traversée de l’Atlantique et du Pacifique, la flotte atteint l’île de Cebu (Philippines), Henrique s’avise qu’il comprend très bien le langage des indigènes de rencontre. Il est de fait le premier homme à avoir accompli le tour de la Terre (sans l’avoir toutefois souhaité) ! Il ne va d’ailleurs pas poursuivre le voyage jusqu’à Lisbonne et restera avec ses compatriotes.
   Amitiés fatales
    Le roi de l’île de Cebu, un certain Humaubon ou Calambu, est baptisé sous le nom de Charles, ainsi que 800 indigènes. Malheureusement, pour plaire à son nouvel ami, Magellan commet l’imprudence de participer à une expédition punitive contre le roi de l’île voisine de Mactan, Zula. À 60 hommes contre un millier, son succès n’est en rien garanti. Le 27 avril 1521, il est blessé par une flèche empoisonnée et meurt dans une embuscade avec huit de ses hommes.
    Les nouveaux commandants, Joao Carvalho et Duarte Barbosa, révèlent très vite leur incompétence… Les pirates, auxquels s’est rallié l’esclave Henrique, attaquent l’expédition. Celle-ci leur échappe mais il faut brûler une nouvelle nef, la Concepción, en trop mauvais état.
   Les deux nefs rescapées arrivent enfin aux Moluques, où les Portugais sont présents depuis plusieurs années déjà. Chacun peut se reposer et procéder à d’importants achats d’épices.
    La Trinidad s’échoue sur des hauts fonds et il faut à son tour l’abandonner. Il ne reste plus qu’une nef en état, la Victoria dernière nef Magellan. Une partie des hommes doivent demeurer sur l’archipel des Moluques cependant que le pilote Juan Sebastián Elcano prend le commandement du navire.
    La dernière nef traverse l’océan Indien avant de remonter jusqu’en Europe le long des côtes africaines, avec dans ses cales des clous de girofle originaires des Moluques.
   Le commandant évite soigneusement le contact avec les Portugais, très sourcilleux sur leur monopole de navigation et de commerce entre l’Europe et l’Asie. Mais au cap Vert, sur la côte africaine, il ne peut éviter la capture de treize de ses marins par les Portugais du cru et échappe lui-même de peu à la capture.
 
    Trente ans après la découverte de l’Amérique, la  » circumnavigation  » de Magellan et Elcano a définitivement montré que la Terre est ronde et surtout plus grande qu’on ne voulait bien l’imaginer (sa rotondité avait déjà été établie par les savants sumériens et grecs de l’Antiquité), que l’Amérique est un continent à part et qu’il est possible d’atteindre l’Extrême-Orient par l’Ouest.
    Ces révélations vont encourager les Français à se lancer à leur tour dans les grandes expéditions maritimes.
Le jour de trop ?
     En arrivant aux îles du Cap Vert, l’une des dernières étapes avant Lisbonne, Juan Sebastián Elcano a une surprise. D’après son journal de bord, on serait un mercredi. Or, ses interlocuteurs du cru lui affirment qu’on est jeudi ! D’où vient l’erreur ?
    Sebastián Elcano et ses contemporains ignorent les décalages horaires et le changement de date liés à la rotation de la Terre. Aussi finissent-ils par conclure à une erreur dans le journal de bord.
    C’est en retrouvant bien plus tard cette anecdote dans une bibliothèque espagnole que Jules Verne aurait eu l’idée de son roman Le tour du monde en quatre-vingts jours (son héros Phileas Fogg fait le tour du monde en sens inverse d’Elcano et gagne de justesse son pari du fait du même phénomène, lié aux fuseaux horaires).

Parcequ’il faut que j’y  » passe  » bientôt……


Que je passe où?

Au cabinet de mon médecin généraliste pour une auscultation ( que j’espère   » de routine  »  )

  Je me suis demandé d’où vient le mot auscultation ,verbe ausculter ……

  Première trouvaille : Pour devenir médecin , praticien , la première obligation est de savoir écouter , prendre le temps d’écouter le patient  ( qui lui doit être patient  lol ) ….Ce n’est pas toujours le cas , croyez moi . Vient ensuite le moment d’ausculter …C’est a dire écouter  …..

     En fait , du point de vue étymologique  , ces deux verbes ( ausculter et écouter )  sont identique …..Il suffit de regarder , chercher leur racine latine qui est la même pour les deux :  » auscultarer  » qui signifie   » écouter avec attention  » . ! 

D’ailleurs , c’est dans ce sens qu’est apparu ausculter dans la langue française  ( à une date  incertaine ) ….

C’est à l’époque où on a cherché à  »  fixer  »  l’orthographe , vers le XI ème siècle , que les deux mots  ausculter et écouter , qui jusqu’alors n’en était qu’un , furent séparés ….Ecouter garda alors son sens premier et ausculter devint  » examiner avec attention  » , et…les médecins , de plus en plus nombreux s’en emparèrent rapidement …….

KLIKKKKKKKKKKKKKKKKK!

 

çà s’est passé un 4 septembre….


Il y a environ 133 ans :

Le 4 septembre 1886 , Géronimo  géronimose rendait ….

Geronimo, né le 16 juin 1829 dans la tribu apache Bedonkohe près du Turkey Creek, affluent de la rivière Gila (Nouveau-Mexique, alors sous domination mexicaine), et mort le 17 février 1909 à Fort Sill (Oklahoma, États-Unis). Appelé Go Khla Yeh (« celui qui bâille ») à sa naissance, parfois écrit Goyathlay, ou encore surnommé Guu Ji Ya (« l’astucieux »), il est l’un des protagonistes des guerres apaches, le dernier à continuer à se battre contre le Mexique et les États-Unis pour les droits des amérindiens, avant sa reddition en 1886 ,( âgé de 57 ans )…

   Contrairement à ce qu’on pourrait croire , il n’a jamais été chef,! Mais en tant qu’  » homme-médecine  »  (chaman) et guerrier reconnu et respecté, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas. Après la mort de Taza, le fils aîné de Cochise, Naiche, le second fils du vieux chef doit partager le contrôle de la tribu avec lui. Son beau-frère Juh , lui ,  était un leader de la tribu des Apaches Nednis.

   En 1858, après le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois enfants par l’armée mexicaine près d’un village appelé Kas-ki-yeh par les Apaches, il commence des raids de représailles en territoire mexicain. On dit que Geronimo a fait un rêve la veille du jour où les hommes blancs sont arrivés, il aurait rêvé que des hommes de couleur blanche venaient sur leurs terres pour les exterminer.

    Il venge sa famille le 30 septembre 1859, jour de la saint-Jérôme. Les cris des Mexicains invoquant saint Jérôme pour leur défense (« Geronimo ! Geronimo ! ») l’inspirent et il prend alors ce nom. Plus tard, lors d’une autre attaque surprise, les Mexicains tuent sa nouvelle épouse et son fils.
   En octobre 1862, il participe avec les chefs Cochise et Mangas Coloradas à la bataille d’Apache Pass. En janvier 1863, Mangas Coloradas ( malgré l’opposition de Geronimo ) se rend au Fort McLane, dans la petite ville d’Apache Tejo, pour y signer un traité de paix.

En 1871, après près de dix ans de guerre contre les États-Unis, les Apaches Chiricahuas, alors dirigés par Cochise, négocient un accord de paix sur les conseils de Tom Jeffords. Ils obtiennent la création d’une réserve sur leurs terres.
    Mais en 1876, la réserve Chiricahua est fermée par les autorités américaines. La plupart des Indiens sont déportés vers la réserve de San Carlos , fertile mais considérée par les Apaches comme une terre maudite. Geronimo, Naiche et Juh s’enfuient avec une centaine d’individus, tandis que la majorité des Apaches, épuisées des guerres incessantes, acceptent le déplacement. Geronimo est arrêté l’année suivante au Nouveau-Mexique par l’agent indien John P. Clum et transféré à San Carlos. Libéré, il s’enfuit de la réserve quelques mois plus tard. Il gagne le Mexique où il vit de pillages, avant de regagner San Carlos en 1879.
   En septembre 1881, peu après la mort de Nochedelklinne, un leader spirituel apache tué par les soldats, Naiche, Geronimo et Juh s’enfuient à nouveau de leur réserve. Ils lancent de violentes attaques contre les colons blancs avant de s’évanouir dans les montagnes mexicaines. En novembre 1882, ils y abattent les 22 soldats mexicains du capitaine Juan Mata Ortiz.
  Les raids des Apaches débordent du côté États-Unis (en Arizona et Nouveau-Mexique) : en mars 1883, 26 colons américains sont tués. Le général George Crook est chargé de protéger la population blanche et entreprend de traquer les Apaches hostiles dans leurs repaires mexicains. Un camp découvert par les éclaireurs apaches de Crook est attaqué en mai 1883. Les leaders apaches acceptent alors le principe d’une reddition. En 1884, Geronimo s’établit de nouveau dans la réserve de San Carlos.
   Geronimo, en compagnie de Naiche et plusieurs membres de la tribu, s’échappe encore plusieurs fois, vivant de pillages, avant de se rendre. L’arrestation brutale du guerrier Ka-ya-ten-nae le pousse à s’enfuir une nouvelle fois le 17 mai 1885 avec 109 femmes et enfants, et 35 hommes.
  Depuis le Mexique, ses hommes lancent plusieurs raids meurtriers en Arizona et au Nouveau Mexique. Il est de nouveau retrouvé au Mexique par des éclaireurs apaches en mars 1886. Lors d’ une conférence avec le général Crook, il accepte de regagner la réserve avec les soldats américains. Il se ravise plus tard et s’échappe dans les montagnes avec Naiche, une quinzaine de guerriers et quelques femmes et enfants.

    C’est le général Nelson Miles ( Crook avait démissioné ), qui est chargé de le poursuivre avec 5 000 hommes et des milliers de volontaires. 3 000 soldats mexicains sont aussi mobilisés contre les Apaches au sud de la frontière. En marge de la poursuite de Geronimo, le général Miles fait déporter en Floride les Chiricahuas vivant en paix dans la réserve de San Carlos.

     Pendant plus de cinq mois, Geronimo et ses partisans réussissent à passer entre les mailles du filet en utilisant la surprise, la mobilité et les connaissances des Apaches des modes de survie dans des conditions extrêmes. La capacité à disparaître de Geronimo était attribuée selon son peuple à des pouvoirs de prémonitions qui l’avertissait de la présence de l’ennemi, pouvoirs liés à son statut de chaman. Épuisé, fatigué de se battre, il finit par se rendre le 4 septembre 1886 avec 16 guerriers, 12 femmes et 6 enfants.

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  Sa reddition a fait l’objet d’une polémique au sein de l’armée américaine, car le général Howard, chef de l’armée américaine de la zone Pacifique, a rendu compte à son chef d’état major, à l’attention du Congrès et du président des États-Unis, de la reddition d’un dangereux hors-la-loi obtenue sans condition, alors que des témoins (notamment le général Stanley) ont rapporté, de leur côté, que Geronimo s’est constitué prisonnier de guerre moyennant la prise en charge humanitaire, sociale et éducative des communautés apaches par l’État fédéral ! 
    Sur ordre spécial du président Grover Cleveland, il est placé sous surveillance militaire étroite à Fort Pickens en Floride avec quatorze de ses braves. Le climat humide de la Floride s’avère malsain pour les Apaches habitués à celui du désert et plusieurs d’entre eux décèdent. Les survivants sont ramenés à Fort Sill, en Oklahoma, en 1887. Geronimo se convertit alors au christianisme et devient fermier !  Il vend des souvenirs à l’Exposition universelle de 1904, étant de ce fait présent aux Jeux Olympiques de Saint-Louis, et participe à la parade d’inauguration de Theodore Roosevelt en 1905.!! 

    Il regrette cependant jusqu’à la fin de ses jours de s’être rendu.

  Il dictera l’histoire de sa vie en 1906 avant de mourir d’une pneumonie à Fort Sill, en Oklahoma, le 17 février 1909. Son dernier vœu fut d’être enterré sur les terres de la rivière Gila.
   Sa tombe au cimetière du camp militaire Fort Sill aurait été profanée vers 1918 par la société secrète Skull and Bones de l’université Yale. Cette société conserverait encore le crâne, deux os, une bride et des étriers de Geronimo dans ses locaux de New Haven. On compterait au nombre des profanateurs Prescott Bush, père de l’ex-président George H. Bush et grand-père de l’ex-président George W. Bush. Cet épisode est considéré comme une légende par plusieurs chercheurs tandis que l‘historien David H. Miller estime que si les membres de la société ont bien profané une tombe, il y a peu de chance que ce soit celle de Geronimo qui ne comportait pas d’indication à l’époque.
    En 2009, année du centenaire de sa disparition, l’arrière-petit-fils de Geronimo entreprend une action contre le gouvernement américain pour rassembler les restes de son aïeul et ramener sa dépouille auprès de son lieu de naissance au Nouveau-Mexique et faire ainsi respecter ses dernières volontés.
   En 2010, le nom  » Geronimo  » a été pris comme nom de code par les États-Unis pour désigner Oussama ben Laden. L’annonce a été faite juste après l’opération militaire héliportée qui a entraîné sa mort à Abbottabad, au Pakistan, le 2 mai 2011. Le message Geronimo-EKIA, contraction de Geronimo, Enemy Killed in Action ( » Geronimo, ennemi tué au combat  ») a servi au commando des Navy Seals6 pour aviser la Maison-Blanche du succès de l’opération. Ce nom d’emprunt a suscité la colère des communautés indiennes américaines

Quelques photos :

Geronimo 1905 (Geronimo 1905 )       Geronimo 2???

Geronimo femme et filssa femme ,son fils.

 

Il y a 181 ans , la guerre …


…..de la pâtisserie !
      Le 4 septembre 1838, le saccage à Mexico d’une pâtisserie tenue par un Français entraîne une guerre entre la France de Louis-Philippe et le tout jeune Mexique.
Cette  » guerre de la pâtisserie  » se soldera par la destruction du port de Veracruz.!?  À cette occasion , le prince de Joinville, François d’Orléans, et le général Antonio López de Santa Anna seront  » en scène  »

La France, alliée fidèle de l’Espagne
    Au XVIIIe siècle, l’Espagne cherche à garder le monopole du commerce avec sa colonie mexicaine. Cependant , la France comme l’Angleterre se livrent à d’importantes activités de contrebande.  Un traité ouvre le commerce avec les colonies d’Amérique latine aux pays neutres en 1797, c’est-à-dire qui ne sont pas alliés à l’Angleterre, ennemie de l’Espagne.
   En 1821, le Mexique accède à l’indépendance, après 11 années de lutte. Dès 1822, les États-Unis reconnaissent le nouvel État, suivis en 1826 par l’Angleterre. La France, liée par le sang aux Bourbons d’Espagne, soutient au contraire la volonté de l’Espagne de récupérer ses anciennes colonies.
   À la fin des années 1830, le problème de la reconnaissance du Mexique, dont dépend l’autorisation de commercer avec lui, n’est toujours pas réglé. Pendant ce temps, Allemands et Anglais investissent dans les mines mexicaines d’or et d’argent.
  » La pâtisserie de la discorde  »
     Lors de ses 20 premières années d’existence, le Mexique connaît une instabilité politique chronique, le gouvernement changeant sans cesse de mains. Le 4 septembre 1838, une pâtisserie tenue par un Français à Mexico est saccagée par la foule, au cours d’affrontements suivant une élection contestée. Le pâtissier écrit au roi des Français Louis-Philippe 1er pour lui expliquer ses malheurs et demander réparation.
   Au cours de cette période où les revendications du peuple mexicain s’expriment souvent en marge du système politique, d’autres Français voient disparaître leurs biens et font part de leurs doléances à leur souverain. La France réagit en demandant 600 000 pesos de dédommagements pour les pertes de ses ressortissants, mais l’État mexicain refuse de lui verser toute compensation. ( Il est déjà très endetté auprès de la France) , qui craint qu’il ne règle jamais ses dettes.
   La France utilise alors l’argument de la défense de ses ressortissants, pâtissiers ou non, pour intervenir militairement et, par la même occasion, obliger le  » pauvre  » Mexique à s’ouvrir au commerce avec elle. C’est une illustration inattendue de la  » politique de la canonnière  » pratiquée par ailleurs contre les Chinois et autres Orientaux. (  » politique de la canonnière  » =  diplomatie offensive  à rapprocher de la Doctrine du Big Stick (doctrine du gros bâton en français), qui sous l’administration de Theodore Roosevelt, visait à protéger les intérêts américains à l’étranger par la menace de l’usage de la force ) .
L’interdiction du recours à la force dans le règlement des différends internationaux, par le droit international, abolit en quelque sorte la diplomatie de la canonnière

   L’escadre française est commandée par le contre-amiral Charles Baudin, vétéran de la marine du Premier Empire. À ses côtés se tient le prince de Joinville, François d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe.
    Au cours de l’automne 1838, les Français mettent sur pied un blocus de l’important port de Veracruz et bombardent la la forteresse de San Juan d’Uloa, considérée comme imprenable. Ils utilisent pour la première fois l’obus explosif (177 obus tirés) et obtiennent la reddition du fort le 27 novembre 1838. C’est le  » seul exemple  »  d’une place régulièrement fortifiée réduite par une force purement navale  ».dira Wellington
   Le Mexique déclare la guerre mais ne fait pas le poids face aux troupes françaises.
   Antonio López de Santa Anna, une des grandes figures de l’indépendance mexicaine, ancien président du Mexique, s’illustre toutefois dans la défense de la ville, dans laquelle il perd une jambe. Cet épisode héroïque lui permet de regagner le prestige qu’il avait perdu en 1836 au Texas, devant Fort Alamo, et de revenir au premier plan de la scène politique de son pays.
  Contraint de reconnaître la victoire de la France, le Mexique accepte de payer les 600 000 pesos exigés. La marine française regagne ses côtes en mars 1839.
Un commerce très lucratif pour la France !
  Cette courte guerre contre la France coûte très cher au Mexique, qui doit reconstruire Veracruz, le plus importants de ses ports, et ne touche plus pendant plusieurs mois les revenus de douanes qu’il générait.
   L’ouverture du Mexique à ses importations est au contraire une bonne affaire pour la France, à une époque où l’Amérique latine devient un partenaire commercial très important pour l’Europe. La France exporte surtout du tissu vers le Mexique, ainsi que divers produits de luxe, le Mexique lui , exporte des métaux précieux, or et argent, et des matières premières agricoles ( tabac, café, cacao et cochenille ). La balance commerciale est très favorable à la France.
  Les griefs du Mexicain Bustamente concernant l’attitude de l’Angleterre à l’égard du Mexique au cours des années suivant l’indépendance pourraient aussi bien viser la France :  » Elle veut que nous soyons de simples colons, consommateurs de ses produits, et encore plus esclaves que nous le fûmes des Espagnols  ».
    Quelques années plus tard, entre 1861 et 1867, à l’initiative de Napoléon III, la France interviendra à nouveau au Mexique, là aussi sous le prétexte de dettes impayées. Elle tentera de transformer le pays en un empire avec sur le trône Maximilien de Habsbourg.

P.S : Tout çà pour une pâtisseriepatisserie saccagée par des gens qui avaient peut être faim ? 

Encore un 3 septembre mais….


  Plus  » proche  » de notre époque : 

  Il y a tout juste 80 ans, le dimanche 3 septembre 1939, à 17 heures, la France entrait en guerre contre l’Allemagne. Dans les journaux du Loiret, les événements internationaux font la une, jour après jour.
  Le 1er septembre, les troupes allemandes et slovaques attaquaient la Pologne sans avoir émis de déclaration de guerre préalable. Le gouvernement français déclare alors la mobilisation générale. Le lendemain, le Royaume-Uni et la France adressent un ultimatum commun à l’Allemagne, dans lequel elles exigent que les troupes allemandes évacuent le territoire polonais dans un délai de 12 heures.        Mais Hitler ne répond pas. Le 3 septembre, à 11 heures, le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne. À 17 heures, la France entre en guerre à son tour.