c’était il y a environ….


55 ans
15 décembre 1964 : Une feuille d’érable pour le Canada

Le Red Ensign de la marine britannique avec l'écu des armoiries canadiennesLe 15 décembre 1964, le Premier ministre libéral du Canada, Leaster B. Pearson, propose au Parlement d’adopter un drapeau unifolié à la feuille d’érable pour remplacer la  » Red Ensign  » de la marine britannique assortie de l’écu des armoiries du Canada (lions anglais, lion écossais, harpe d’Irlande, lys de France et feuilles d’érable canadiennes).

    La feuille d’érable se réfère à l‘arbre mythique du pays, dont la sève a nourri les habitants au printemps et continue de les régaler. En 1834 déjà, la Société Saint-Jean-Baptiste l’avait adopté pour emblème.

Tandis que montent les revendications autonomistes au Québec, le nouveau drapeau offre l’avantage de ne plus rappeler l’occupation britannique à la minorité francophone du pays. Il est officiellement adopté par la Chambre des Communes d’Ottawa le 15 février 1965.

    La Fédération canadienne   continue  cependant à faire partie du Commonwealth, avec la reine Elizabeth II pour chef d’État.

La Joconde volée ..mais retrouvée le 12/12/1913…


Le 21 août 1911 :

On a volé la Joconde !
   Au matin du lundi 21 août 1911, à la première heure, le peintre Louis Béroud se rend au Salon Carré du Louvre pour faire une copie de la Joconde, l’une des rares œuvres connues (vingt) de Léonard de Vinci…
    Cette peinture de chevalet aux dimensions modestes (77cm x 53cm), peinte à l’huile sur une écorce de peuplier, célèbre portrait par d’une dame de Florence, Mona Lisa, deuxième épouse d’un marchand de tissus, Giacomo del Gia condo. Elle a vingt-quatre ans et déjà cinq enfants, mais un sourire infiniment doux qui renferme toute le mystère du monde.
     À son départ d’Italie pour la France, en 1516, l’artiste avait amené le portrait avec lui et son jeune mentor François Ier l’avait acquis pour 4 000 écus, une très jolie somme.

Quelle ne fut donc pas la surprise de Louis Béroud quand il découvre que ce petit tableau sur écorce de peuplier (77×53 cm) a disparu. Un gardien interrogé suppose qu’il est peut-être au service de reprographie ! Mais il faut très vite se faire une raison, il a bel et bien été volé. Le scandale est immense. L’opinion publique incrimine la gestion laxiste du musée du Louvre, le relâchement des gardiens, l’indifférence des pouvoirs publics etc. Le Président du Conseil Joseph Caillaux J.Caillauxs’en mêle…
   La Joconde, qui était tombée dans un demi-oubli depuis quatre siècles, ne bénéficiant que de l’estime des esthètes et des connaisseurs, va du fait de ce vol bénéficier d’une notoriété sans égale dans le grand public. Elle est depuis lors la peinture la plus célèbre et la plus courue de France !
Des enquêteurs et des juges  » marris  »
  Le Quai des Orfèvres mandate sur place soixante policiers. Le criminologue Alphonse Bertillon multiplie sans résultat les analyses d’empreintes digitales. Le juge d’instruction chargé de l’affaire, Joseph-Marie Drioux (le  » marri de la Joconde  » écrit la presse), n’hésite pas à emprisonner quelques jours à la prison de la Santé le poète Guillaume Apollinaire qui gardera de l’affaire des séquelles psychiques ! Picasso lui-même est interrogé.
   Le public se passionne pour l’enquête policière. On suspecte un mauvais coup du Kaiser ou pourquoi pas ? un complot juif… Les journaux offrent de belles récompenses mais rien n’y fait.
   Enfin, deux ans plus tard, le voleur se fait prendre en tentant de vendre le tableau à un receleur. Il le rencontre à Florence le 10 décembre 1913. Le marchand est accompagné du directeur du musée des Offices qui identifie l’œuvre.
   La police est aussitôt alertée et le voleur arrêté dans son hôtel. Il s’agit d’un    ouvrier vitrier italien, Vincenzo Peruggia.
    Il confesse qu’ayant eu à travailler au Louvre, il a volé le tableau pour le restituer à sa patrie, l’Italie ! Il n’a eu rien d’autre à faire qu’à attendre la fermeture du musée, décrocher le tableau, enlever la vitre et le cacher sous sa blouse. Le tableau est depuis lors resté caché dans son logement, dans un quartier populaire du Xe arrondissement de Paris.
   Le voleur écopera en définitive de douze mois de prison et n’en effectuera que sept.
    Le 4 janvier 1914, 28 mois après le vol, la Joconde a retrouvé sa place au Louvre où pas moins de 20 000 visiteurs admirent chaque jour son sourire indéfinissable… derrière une vitre blindée à l’épreuve de toutes les agressions et sous le regard vigilant des gardiens.

Ce soir j’ai regardé un film à la télé…


Un western rare, d’une grande qualité / intensité  :   »Django unchained  » :Sur l’esclavage 

Résumé :

  Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz , un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
   Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
   Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultzdjango-shulz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda Django épouse, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

 

Poisson d’avril ;non : Ce n’est pas le jour …


     STOP , le poisson rouge , pyromane et pompier à Pontarlier : Tout commence un jour ordinaire en 2015  ..Eliane, la propriétaire de la  » bestiole  » , s’est absentée ….Le poisson est donc seul pour garder la maison lol . Son bocal poisson rougeest posé sur la table en osier dans le salon exposé plein sud ,et avec l’été indien exceptionnel de novembre 2015 , le soleil tape vitre de l’appartement et bocal de STOP le poisson , provoquant un double effet de loupe …..La tabletable de salon commence à prendre feu ….Un voisin voyant un dégagement de fumée à travers la porte appelle les pompiers ; une dizaine d’hommes sont mobilisés ….Pendant ce temps là , dans la maison , la table s’est complètement embrasée et, du même coup , fait chauffer le bocal du poisson qui finit par exploser ( le bocal , pas le poisson ! ) => l’eau du bocal éteint le début d’incendie naissant  ….Pompier pyromane , le poisson s’est donc sacrifié pour sauver l’appartement de sa maitresse ? Même pas : L’histoire ne finit pas en  » queue de poisson  » ( frit ? ) : Eliane a retrouvé sa petite bête suffocante mais vivante dans une flaque d’eau noirâtre !!

Pourquoi ?…..


   Les biscuits  » Petits Lu  » mesurent 7cm ?..pub LU 1pub LULU

Tout démarre en 1846 à Nantes. Un certain Jean-Romain Lefèvre et sa femme Pauline-Isabelle UtileJ.R Lefèvre ont repris la pâtisserie nommée  » La fabrique de biscuits   ».
Ils rebaptisent leur société LU en prenant les deux initiales de leur nom de famille. Le succès est immédiat.
   Mais ce ne sont pas les inventeurs du Petit Beurre. Ce sera l’œuvre de la deuxième génération, celle de Louis, le cadet des trois enfants. Louis Lefèvre-Utile L.F Utile invente ainsi le Petit Beurre LU en 1886 en s’inspirant des productions anglaises de l’époque.

   Ce nouveau biscuit se vend extraordinairement bien mais il ne pense pas à protéger la recette. Aussi de nombreuses copies sont vendues par d’autres pâtisseries. C’est ce qui explique que la mention suivante figure sur le paquet:  » LU, Véritable Petit Beurre, Nantes  ».
   En 1900, l’entreprise nantaise voit son travail récompensé: elle obtient le Gand Prix lors de l’Exposition Universelle à Paris. Puis dans la seconde moitié du 20e siecle LU rachète de nombreuses marques dont Heudebert, Palmito… Aujourd’hui, LU en compte une quarantaine dont Prince, Petit Ecolier, Mikado, ou encore Granola.

    Le biscuit LU mis au point par Louis, parce qu’il peut être mangé à n’importe quelle heure, symbolise le  » temps  » qui passe. Ainsi on trouve sur le biscuit lui-même des caractères du temps.!!!!!
  Le petit beurre compte 52 petites dents, pour représenter le nombre de semaines dans une année.
   Quant aux 4 coins du biscuit, ce sont les 4 saisons. Les 24 petits trous, les heures de la journée. Enfin, sa taille de 7 cm est une référence directe aux 7 jours de la semaine (en réalité pour être très exact il mesure 65 mm de long et 54 mm de large).
    N.B :L’épaisseur de 8 biscuits est égale à la largeur, ce qui permet de réaliser un paquet de section carrée.

Berliet sans Berliet…?


    Il y a ??? ans ( pas trouvé la date  ) , l’entreprise de construction automobile Berliet de Lyon faisait une surprenante expérience…

 » Berliet sans Berliet  » ! Pourquoi dit on que cette expression reflète la situation des usines Berliet de Lyon après la guerre ?berliet usine

   Parce que les usines n’appartenaient plus à Berliet semble -t – il ! Elles étaient pourtant restées dans la famille depuis la fondation de l’entreprise à Lyon en 1899, par le patriarche Marius  M.Berliet,  » constructeur automobile  ». Mais la Seconde Guerre mondiale a redistribué les cartes : en septembre 1944, le patron historique, accusé de collaboration, est écarté et l’entreprise mise sous séquestre.
C’est le début d’une expérience originale d’autogestion qui voit les quelque 7000 salariés, dont près de 80 % d’ouvriers, prendre les commandes avec l’aide de la CGT et sans aucune ingérence gouvernementale.
    S’appuyant sur les délégués du personnel, des comités se réunissent tous les mois pour faire remonter les suggestions des salariés sur la gestion de l’entreprise mais aussi sur des aspects sociaux, ce qui fait de ces organisations de véritables comités d’entreprise avant l’heure. À leurs côtés on trouve un conseil consultatif plus particulièrement chargé des problèmes de gestion.

berliet 10 44

     » Caricature  / anagramme  » parue dans le journal  » Contact  »

L’expérience ? :
D’abord, c’est l’heure de la reconstruction : Les travailleurs essaient de remettre leur outil de production en état de marche, ce qui entraine une belle reprise des activités entre 1944 et 1946. Elle permet l’attribution tant attendu d’une prime avant révision des salaires et affectation des bénéfices aux employés.
  Priorité est aussi donnée à la santé et la sécurité avec l’organisation de visites médicales, développement d’une cantine de 1800 couverts et multiplication des activités sportives. Le bien-être des familles étant une priorité, on s’inquiète de la sécheresse qui a fragilisé les productions de la ferme modèle de la cité ouvrière que Berliet avait fait sortir de terre pour loger ses employés à proximité de Vénissieux.
    On pense aussi à la satisfaction du client auquel on veut fournir un matériel fiable. Tous les intérêts sont pris en compte !

La fin de cette aventure industrielle peu commune , pourquoi  ?
   Tous les ouvriers ne se sont pas reconnus dans cette expérience, et les vieilles habitudes ont fini par mettre à mal les bonnes résolutions. C’est ainsi que certains qui, pendant la guerre, faisaient tout pour ralentir la production et lutter contre la collaboration, ont continué sur le même rythme de travail… Sans compter l’absentéisme au moment des plantations et moissons !
  Mais des obstacles vinrent aussi des pouvoirs publics qui laissèrent traîner le projet de nationalisation, finalement abandonné, et demandèrent à l’administration provisoire de payer les 143 millions de francs d’amende demandés à l’ancien patron Berliet.
   Production et qualité ont commencé à baisser tandis que se sont de plus en plus opposés ouvriers et cadres. Ceux-ci lancent dans les dernières semaines de l’année 1947 une grande grève qui marque la fin  du projet. Lorsque le général de Gaulle déclare qu’il  » ne voit aucune raison […] pour que le régime absurde qualifié d’expérience Berliet continue pour cette usine  », on comprend que l’aventure est finie. L’entreprise sera finalement restituée à la famille fondatrice en 1949.

C’était il y a environ…..


236 ans : Le premier » vol habité »
   Ce premier voyage aérien en ballon non captif exécuté par des hommes eut un immense retentissement, la nouvelle remuant le monde entier. En France, l’émotion fut générale et profonde, l’événement inspirant non seulement les poètes mais également la verve des caricaturistes.

Vol-Humain-1783

Faujas de Saint – Fond écrit un récit de l’événement dans Première suite de la description des expériences aérostatiques de MM. de Montgolfier et de celles auxquelles cette découverte a donné lieu :  » Les mêmes accidents qui étaient arrivés dans pareille occasion ne manquèrent pas de se présenter dans celle-ci ; le vent d’une part, la force d’ascension de l’autre, et la résistance des cordes tourmentèrent si fort l’aérostate, qu’elle ne tarda pas à se déchirer et à s’abattre ensuite sur la terre, où elle se serait infailliblement brûlée sans les secours très prompts qu’on fut à portée de lui donner ; l’on vint à bout cependant de la ramener sur l’estrade où elle perdit, en peu de minutes, par les déchirures qui s’y étaient faites, le gaz, ou plutôt l’air raréfié qu’elle contenait.
Ce contretemps était sans doute très fâcheux dans une pareille circonstance, et c’est ici encore où l’on fut à portée de juger de l’ingratitude des gens peu instruits ; car croirait-on qu’il régna dans quelques groupes une espèce de murmure qui annonçait le mécontentement, et que quelques personnes s’empressèrent de partir sur-le-champ pour Paris, afin d’y annoncer que la machine était détruite  ».
 » Il faut convenir, d’un autre côté, que tout ce qu’il y avait de distingué par le rang et par les connaissances dans cette assemblée prit un intérêt vif à cet accident. L’on encouragea M. de Montgolfier, plusieurs dames offrirent de mettre la main à l’œuvre, et l’on s’empressa de réparer les déchirures. Ces détails, copiés fidèlement sur les lieux, ne doivent pas être négligés, quoique minutieux ; ils touchent de trop près à l’histoire de cette découverte, et ils apprennent en même temps la manière dont se comportent les hommes dans des circonstances pareilles, qui ne se présentent pas chaque jour.
 »

Enfin, après une heure et demie environ de travail, tout étant réparé, et la machine ayant été remplie en huit minutes, elle fut promptement lestée avec les approvisionnements de paille nécessaires pour entretenir le feu pendant la route, et M. le marquis d’Arlandes d’un côté, M. de Rozier de l’autre  d'arlande rozier, prirent leurs postes avec un courage et un empressement sans égal.
 »  L’aérostat quitta la terre sans obstacles, et dépassa les arbres sans danger ; elle s’éleva d’abord d’une manière assez tranquille pour qu’on pût la considérer à l’aise ; mais à mesure qu’elle s’éloignait, l’on vit les voyageurs baisser leurs chapeaux et saluer les spectateurs qui étaient tous dans le silence et l’admiration, mais qui éprouvaient un sentiment d’intérêt, mêlé de regret et de crainte.  »
Le ballon monta promptement, longea la Seine jusqu’à la hauteur du Trocadéro, passa entre l’École militaire et l’Hôtel des Invalides et se dirigea, par les Missions étrangères, du côté de Saint-Sulpice. Décidés à tout faire pour que l’aérostat ne tombât point dans Paris même, les aéronautes forcèrent alors le feu : le ballon s’éleva et rencontra un courant d’air qui, le poussant au sud, le porta à la Butte-aux-Cailles, entre la barrière d’Enfer et la barrière d’Italie. C’est la que descendirent les voyageurs, c’est de là que l’aérostat, replié et placé sur une voiture, fut rapporté dans les ateliers de Réveillon.
Les aéronautes n’avaient pas ressenti durant leur voyage la plus légère des incommodités et, dès qu’ils eurent mis pied à terre, le marquis d’Arlandes sauta à cheval pour aller dire à ses amis, réunis au château de la Muette, son heureux et facile voyage. Reçu avec des transports de joie, le compagnon de Rozier raconta sa course à travers les airs, et procès-verbal fut dressé sur l’heure de l’ascension qui venait d’être faite. Voici ce procès-verbal :
 » Aujourd’hui 21 novembre 1783, au château de la Muette, on a procédé a une expérience de la machine aérostatique de M. de Montgolfier. Le ciel était couvert de nuages dans plusieurs parties, clair dans d’autres, le vent nord-ouest.
 » A midi huit minutes, on a tiré une boîte qui a servi de signal pour annoncer qu’on commençait à remplir la machine. En huit minutes, malgré le vent, elle a été développée dans tous les points et prête à partir, M. le marquis d Arlandes et M. Pilâtre de Rozier étant dans la galerie.
 » La première intention était de faire enlever la machine et de la retenir avec des cordes, pour la mettre a l’épreuve, étudier les poids exacts qu’elle pouvait porter, et voir si tout était convenablement disposé pour l’expérience importante qu’on allait tenter. Mais la machine poussée par le vent, loin de s’élever verticalement, s’est dirigée sur une des allées du jardin, et les cordes qui la retenaient, agissant avec trop de force, ont occasionné plusieurs déchirures, dont une de plus de six pieds de longueur. La machine, ramenée sur l’estrade, a été réparée en moins de deux heures.
 » Ayant été remplie de nouveau, elle est partie à une heure cinquante-quatre minutes, portant les mêmes personnes ; on l’a vue s’élever de la manière la plus majestueuse ; et lorsqu’elle a été parvenue à environ deux cent soixante-dix pieds de hauteur, les intrépides voyageurs, baissant leurs chapeaux, ont salué les spectateurs. On n’a pu s’empêcher d’éprouver alors un sentiment mêlé de crainte et d’admiration.
 » Bientôt les navigateurs aériens ont été perdus de vue ; mais la machine, planant sur l’horizon, et étalant la plus belle forme, a monté au moins à trois mille pieds de hauteur, où elle est toujours restée visible : elle a traversé la Seine au-dessous de la barrière de la Conférence ; et passant de là entre l’Ecole militaire et l’Hôtel des Invalides, elle a été à portée d’être vue de tout Paris.
 »  Les voyageurs satisfaits de cette expérience, et ne voulant pas faire une plus longue course, se sont concertés pour descendre ; mais s’apercevant que le vent les portait sur les maisons de la rue de Sève, faubourg Saint-Germain, ils ont conservé leur sens-froid, et augmentant le feu, ils se sont élevés de nouveau, et ont continué leur route en l’air jusqu’à ce qu’ils aient eu dépassé Paris.
 »Ils sont descendus alors tranquillement dans la campagne, au delà du nouveau boulevard, vis-à-vis le moulin de Croule barbe, sans avoir éprouvé la plus légère incommodité, ayant encore dans leur galerie les deux tiers de leur approvisionnement ; ils pouvaient donc, s’ils l’eussent désiré, franchir un espace triple de celui qu’ils ont parcouru ; leur route a été de quatre à cinq mille toises, et le temps qu’ils y ont employé, de vingt à vingt-cinq minutes.
 » Cette machine avait soixante-dix pieds de hauteur, quarante-six pieds de diamètre ; elle contenait soixante mille pieds cubes, et le poids qu’elle a enlevé était d’environ seize à dix-sept cents livres.
 » Fait au château de la Muette, à cinq heures du soir.  »
‘  » Signé : le duc de POLIGNAC, le duc de GUINES, le comte de POLASTRON, le comte de VAUDREUIL, d’HUNAUD, Benjamin FRANKLIN, FAUJAS de SAINT-FOND, DELISLE, LEROY, de l’Académie des sciences.  »
Dans le même temps que la caricature versait son ironie plus ou moins spirituelle sur les efforts des partisans de la nouvelle idée, on voyait des pamphlets contre les véritables travailleurs infester l’étalage des libraires.  » Nous en avons lu, dit M. Marion, qui déclarent la découverte des ballons immorale, et cela pour plusieurs raisons :
1°) parce que le bon Dieu n’ayant pas donné d’ailes à l’homme, il est impie de prétendre mieux faire que lui et d’empiéter sur ses droits (la même raison anathématise le commerce maritime international) ;
2°) parce que l’honneur et la vertu sont en danger permanent s’il est permis à des aérostats de descendre à toute heure de la nuit dans les jardins et vers les fenêtres ;
3°) parce que, si le chemin de l’air est ouvert à tout le monde, il n’y a plus de propriétés fermées ni de frontières aux nations  » .

 

 

Le projet  » Fugo  » ?


À la fin de la seconde guerre mondiale, l’archipel japonais Japon  est visé par les bombardements américains. Pour  » répondre  » à cette menace, les Japonais mirent au point un projet d’attaque des États-Unis, au moyen de ballons porteurs de bombes.
   Pour assurer le déplacement des ballons, les Japonais utilisent des courants d’air très rapides, appelés courants-jets ou jets-streams.
  Très larges et peu épais, ces courants dominent de 10 à 15 kilomètres la surface de la Terre. Passant au-dessus du Japon, et se déplaçant d’Ouest en Est, l’un d’eux pouvait transporter les ballons à une vitesse comprise entre 200 et 400 km/h.

  Les ballons

fugo

croquis du ballon

prévus par le projet Fugo sont gonflés à l’hydrogène et comportent une nacelle et, en guise de lest, des sacs de sable. Dans la nacelle sont placées des bombes incendiaires et une bombe anti-personnel.
   La conception de l’enveloppe du ballon, elle est assez artisanale. Elle se compose de papier de riz ou de mûrier, confectionné, dans le cadre du travail forcé, par de jeunes Japonaises.
  Ces ballons sont testés en septembre 1944. Comme les essais semblent prometteurs, environ 9000 ballons sont envoyés vers le territoire américain entre novembre 1944 et avril 1945.
   Mais les résultats sont bien décevants. Pour les militaires japonais, ils ne furent pas du tout à la hauteur des espérances. Le projet Fugo peut être considéré comme un échec cuisant.
   Pourquoi ? Peut-être à cause d’un défaut de fabrication. Très peu de ballons arrivent à bon port. Sur les 9000 lancés, environ 500 atterrirent sur le sol américain. Et bien peu explosèrent.
  Certains ballons provoquent des incendies de forêt. Dans la plupart des cas, ils se produisent dans des régions isolées, dont le climat froid et humide, en cette saison de l’année, ne favorisait pas leur propagation.
    Quant au nombre de victimes, il se limita à six personnes. Et encore ! Les décès ne sont pas dus aux effets d’un bombardement mais à une cause accidentelle. C’est en effet au cours d’une promenade qu’une famille américaine trouva un des ballons du projet Fugo. En le manipulant, une des bombes éclata et tua les enfants et leur mère.

La semaine…..


L umières pourpres du petit matin,
U ne journée qui commence plutôt bien !
N imbée de brume aux dessins
D antesques et incertains ;
I maginez celle de demain !
M émoires d’hier et de toujours,
A u fond du puits de vos silences,
R etrouverez-vous au détour
D u chemin des nuits de nonchalance, les
I mages de la fin du jour ?
M es livres remplis de nostalgie
E crivent l’histoire d’une vie
R eflets de l’incertitude, dans le
C alice de l’habitude ;
R edonner force et espérance
E st le fardeau qui est le mien,
D ans ce monde ou la décadence
I llusionne le genre humain.
J ardins d’iris et d’opalines, vos
Ecureuils sont de retour,
U ne pluie fine tambourine
D ans les sous-bois et les collines,
Infatigable et sans détour.
Vivement la fin de la semaine !
E t nous pourrons aller enfin
Nous promener en bord de Seine,
Dormir ou faire des câlins,
Rêvasser dans les chemins en fleurs,
Ecrire aussi de longs poèmes, et
Déjeuner à l’ombre des pins,
Incognito et sans problèmes.
Surfer lentement sur la toile du net,
Avec le sentiment intérieur de n’être, qu’une
Machine vivante racontant des sornettes,
Echappée de l’asile des fous de l’internet.
D échirer le voile des forums espions,
Indexer l’antivirus aux ailes des papillons !
Demain, hélas, la semaine recommence !
Insidieusement, cette belle journée avance,
Martelant les secondes, les minutes sous l’enclume,
Attisant le feu d’un soleil qui s’embrume.
N ’aurais-je pas dû ce jour profiter de l’aubaine, et
C hercher avec humour que ces heures soient miennes ?
Hebdomadaire journée, quand tu me reviendras,
Essaie de guider ingénieusement mes pas