Cette erreur que…..


…. vous faites (nous faisons) tous avec l’huile de vos boîtes de sardines est vraiment à éviter…….

Mais que ferions nous sans au moins une boîte de sardines dans nos placards ? Elles nous sauvent nos repas tellement on peut faire de choses avec. Des rillettes de sardines aux pâtes, en passant par de chouettes tartines ou salades, on ne compte plus les recettes vites faites bien faites. Prochaine étape : évitez cette erreur que l’on fait très souvent avec l’huile de nos boites de sardines. 

Cette erreur que vous faites tous avec l’huile de vos boîtes de sardines est vraiment à éviter

Il y a fort à parier que vous avez au moins une boîte de sardines dans vos placards. Si ce n’est pas le cas, pensez-y lors de vos prochaines courses, elle vous rendra bien des services. C’est le cas aussi des boîtes de thon ou de saumon. Une belle manière de manger des protéines de bonne qualité mais aussi des produits de la mer, sans se ruiner. Et puis, si nous devons subir au cours de l’hiver des coupures de courant, ces précieuses boîtes de sardines  peuvent nous dépanner.

.5 recettes pour l’apéro à faire avec une simple boite de conserves

Qui dit sardines en boîte dit huile :

Il peut s’agir d’huile d’olive, d’huile extra vierge ou d’huile de tournesol. Il existe des sardines en boite sans huile mais c’est plus rare.

Bon à savoir : saviez-vous que les sardines se bonifient dans leurs boîtes ? En effet, grâce à l’huile contenue dans la boîte qui se mélange au gras du poisson, les saveurs se bonifient au cours du temps. Quant aux arêtes, elles deviennent de plus en plus souples. Il existe même des collectionneurs de boîtes de sardines. Il faut dire que certaines marques rivalisent de créativité pour proposer de jolies boîtes.

Quand on ouvre sa boîte de sardines, on peut être tentés de se débarrasser de l’huile pour ne manger que les sardines. Regardez-moi dans les yeux et dites-moi que vous n’avez jamais eu envie de jeter l’huile directement dans l’évier de votre cuisine, voir que vous n’êtes jamais passé à l’action ?

Pourquoi on ne doit pas jeter cette huile dans l’évier ?

Première raison :

L’huile des boites de sardines est comestible et la jeter revient à la gaspiller. Vous savez combien nous sommes sensibles à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Vous pouvez l’utiliser si vous faites ces rillettes de sardines par exemple ou si vous faites une recette de sauce de pâtes avec les sardines. Elle est très bonne aussi dans une vinaigrette. N’allez pas ajouter une autre matière grasse alors que vous en avez une sous la main.

Seconde raison :

L’huile versée dans votre évier est l’ennemi numéro 1 de vos canalisations. En effet, elle va se déposer au fur et à mesure sur les parois de vos tuyaux en créant une couche de gras qui va se solidifier au contact de l’eau froide. Regardez ce qui se passe dans les supermarchés dans les bouteilles d’huile quand il commence à faire froid et vous allez comprendre. À terme, cela bouche les tuyaux et c’est loin d’être une partie de plaisir que de les déboucher. 

Comment faire ?

Si vous n’avez pas utilisé toute l’huile dans votre recette, faites-la solidifier au frais pour la jeter à la poubelle mais c’est loin d’être la solution la plus écologique.

Vous pouvez aussi amener cette huile, tout comme vos huiles de cuisson usagées dans une déchetterie. Certaines villes mettent en place des systèmes de récupération de ces huiles pour les particuliers. Renseignez-vous auprès de votre mairie.

Le  »philo sémitisme » de 1919 à 1939


Aimer et aider les juifs dans l’entre-deux guerres ( par Laurence Elmalih)

En France, les années 1920 et 1930 sont généralement associées à une montée de l’antisémitisme. Laurence Elmalih a décidé d’étudier au contraire le philo sémitisme, ce courant d’amitié à l’égard des juifs, durant l’entre-deux guerres. Bien que numériquement faibles, ces mouvements philo sémites étaient extrêmement divers et actifs.

Des prêtres et pasteurs aux intellectuels et politiques, en passant par les journalistes, Laurence Elmalih nous fait accéder à toutes ces personnes dont l’engagement philo sémite a souvent été oublié par la suite.

Dans votre thèse, vous décrivez le mouvement philo-sémite comme un mouvement très divers. Qui étaient les philo-sémites de cette époque ?

Les philo-sémites n’étaient pas très nombreux, mais le mouvement était très hétérogène. Il regroupait beaucoup de religieux, comme des prêtres, des pasteurs et des congrégations, ainsi que des intellectuels, tel le philosophe Henri Bergson, et des politiques. Il y avait aussi des journalistes, comme Georges Bidault, rédacteur en chef de L’Aube et qu’on connaît aujourd’hui pour son engagement au sein du Conseil National de la Résistance. Même si les musulmans étaient très peu nombreux en France à cette époque, on retrouve la trace d’un imam qui a signé une pétition contre les persécutions des Juifs. C’est d’abord un mouvement qui part des populations qui ne sont pas juives.

Ces personnes n’arrivaient pas tous au philo sémitisme pour les mêmes raisons. Certains arrivaient à la suite de débats théologiques, d’autres se ralliaient pour soutenir le sionisme, puis, à partir des années 1930, pour lutter contre l’antisémitisme. Le mouvement évolue ainsi pendant la période. Par exemple, la congrégation  »Notre-Dame de Sion »

(Notre-Dame de Sion, couramment abrégé en NDS, est une congrégation religieuse catholique   fondée en 1843 par les Français Théodore et Alphonse Ratisbonne) . Plusieurs communautés ainsi que de nombreux établissements scolaires portent actuellement le nom de  » Notre-Dame de Sion  » dans le monde. Soeur Emmanuelle ,Paul Démann  et Pierre Lenhardyt  y ont prononcé leurs vœux.

L’histoire de Notre-Dame de Sion se confond avec celle des relations entre judaïsme et christianisme. D’abord fondée dans le but de convertir les juifs au christianisme  et s’y activant sans relâche, la congrégation change radicalement d’orientation à partir du concile Vatican II  (1962-1965) et la déclaration Nostra AEtate. Dans le monde catholique, elle devient alors l’un des principaux acteurs du dialogue avec le judaïsme, dans le respect de cette religion et en excluant toute volonté de conversion . )

…. Avait d’abord pour but de convertir les Juifs, avant d’élargir son engagement pour montrer les filiations spirituelles existant entre les Juifs et les catholiques.

Vous étudiez les philo sémites dans l’entre-deux-guerres, mais vous notez bien que c’est un mouvement beaucoup plus ancien…

En effet, on trouve déjà des traces d’amitiés judéo-chrétiennes durant la Renaissance. En France, le mouvement prend plus d’ampleur au moment de l’ affaire Dreyfus . En effet, certains dreyfusards deviennent par la suite philo sémites. À cela viennent s’ajouter les débuts du sionisme, avec le théoricien Théodore Hertz, qui sera soutenu par exemple par Charles Gide, l’oncle de l’écrivain André Gide. Toutes ces influences viennent nourrir le mouvement philo sémite de l’entre-deux-guerres.

Dans les années 1930, avec l’arrivée au pouvoir de Hitler en Allemagne, le mouvement philo sémite se transforme et de nouvelles initiatives se développent pour prendre la défense des Juifs. On a par exemple des comités d’assistance aux réfugiés qui sont créés. Ainsi, même s’il avait commencé bien avant, le mouvement philo sémite se développe réellement en réponse aux événements antisémites de la période.

Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement philo sémite semble complètement défait. Quel héritage a-t-il laissé derrière lui aux générations suivantes ?

Même si le mouvement a dû passer dans la clandestinité pendant la Seconde Guerre mondiale, il renaît très vite à la fin des années 1940, notamment avec la création de l’Amitié judéo-chrétienne de France par Jules Isaac en 1948. On considère souvent la génération d’après-guerre comme une  »génération spontanée », mais il est important de voir qu’il y a eu des fondateurs du mouvement philo sémite avant eux.

Durant l’entre-deux-guerres, certains Juifs ont essayé de trouver une troisième voie entre une assimilation complète et un repli sur soi. Ils prônent alors les valeurs universelles du judaïsme, comme les idéaux d’humanisme ou de sagesse. Ces idéaux ont perduré par la suite et continuent d’exister aujourd’hui dans les mouvements de fraternité inter-confessionnels.

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Laurence Elmalih a soutenu sa thèse “Le philo sémitisme en France pendant l’entre-deux-guerres (1919-1939)” en 1999 à l’Université Paul Valéry à Montpellier, sous la direction de Carol Iancu.

Elle travaille aujourd’hui pour la région Occitanie.

C’était il y a environ 538 ans……


5 décembre 1484

Le pape enquête sur les sorciers et les sorcières

    Par la bulle  du 5 décembre 1484 (Summis desiderantas affectibus), le pape Innocent VIII ordonne une enquête sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d’un individu avec le démon ! Comme l’atteste cet acte, c’est curieusement à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la raison et de la philosophie gréco-romaine, que les prétendus sorciers et sorcières sont désignés à la vindicte publique !

Un siècle plus tard explosera la  » grande chasse aux sorcières  »…

 

Incendie de Jan Hus sur le bûcher, Diebold Schilling le Vieux, Spiezer Chronik, 1485.

Les magiciens et sorciers assimilés aux hérétiques

    Dès les années 1320, alors que le  » beau Moyen Âge  » n’était déjà plus qu’un souvenir, le pape Jean XXII demande aux inquisiteurs de Carcassonne et Toulouse de sévir contre les invocateurs de démons, autrement dit les sorciers, tout autant que contre les hérétiques cathares … Il est vrai que ceux-ci commencent à se faire rares

   En 1326 ou 1327, le pape intervient à nouveau. Il fulmine la bulle Super illius specula par laquelle il assimile les superstitions à des attentats contre la foi. Il écrit :  »Nous apprenons avec douleur l’iniquité de plusieurs hommes, chrétiens seulement de nom. Ils traitent avec la mort et pactisent avec l’enfer, car ils sacrifient aux démons ; ils les adorent, fabriquent et font fabriquer des images, un anneau, un miroir, une fiole ou un autre objet dans lequel ils renferment les démons, par la magie ; ils les interrogent , obtiennent des réponses, demandent du secours pour l’accomplissement de leurs désirs pervers, se déclarent esclaves fétides dans le but le plus répugnant. Ô douleur ! Cette peste prend dans le monde des développements insolites, elle envahit de plus en plus le troupeau du Christ  » (cité par Colette Arnould, Histoire de la sorcellerie, Texto, 2009).

   Les papes suivants vont renouveler ces mises en garde solennelles jusqu’à la bulle d’Innocent VIII. Celui-ci reprend à son compte tous les fantasmes et les délires de ses inquisiteurs sur les prétendus sabbats, maléfices et rituels de sorcellerie pratiqués par  »maintes personnes de l’un et l’autre sexe  » (l’incrimination ne vise pas seulement les femmes). Il engage lesdits inquisiteurs à s’engager dans la répression de tous les sorciers et sorcières. 

Mais deux ans plus tard, en 1486, deux prédicateurs publient un premier guide de répression de la sorcellerie, le Malleus maleficarum (le  » Marteau des sorcières  »). Celui-là vise tout particulièrement les femmes. Il va être de nombreuses fois réédité et va inspirer notamment le traité de démonologie de l’illustre et très respectable Jean Bodin, plus connu pour son traité de science politique Les Six Livres de la République (1576).

   Il écrit son traité De la démonomanie des sorciers en 1580, après avoir participé en tant que magistrat au procès d’une sorcière, Jeanne Harvilliers. C’est le début de la « grande chasse aux sorcières », essentiellement en Europe centrale. Contemporaine de quelques-uns des plus grands esprits scientifiques qu’ait connue l’humanité, elle fera en soixante-dix ans environ deux fois plus de victimes que la guillotine sous la Révolution ou l’Inquisition en quatre siècles…

çà s’est passé un 3 décembre….


2600 ans av. J.-C.

Gilgamesh raconte le déluge

Tablette d'argile racontant l'épopée de Gilgamesh

Le 3 décembre 1872, George Smith

fait le récit du  » Déluge »d’après un texte mésopotamien antérieur de plusieurs siècles au texte biblique.

Ce graveur de 32 ans, devenu spécialiste en assyriologie au  »British Muséum  », a appris seul ou presque à déchiffrer les caractères cunéiformes,la plus ancienne écriture connue  .

Ce jour-là, il lit devant les membres attentifs de la Société d’Archéologie Biblique de Londres le texte figurant sur une douzaine de tablettes d’argile originaires de Chaldée.

Gilgamesh, un héros mésopotamien

Les tablettes remontent aux environs du XIIIe siècle avant J.-C. Elles racontent en trois mille vers l’épopée d’un roi en quête d’immortalité, Gilgamesh.

Celui-ci aurait régné vers 2 600 avant J.-C. sur la cité d’Ourouk (ou Uruk). Ses sujets se plaignant de sa brutalité, les divinités lui opposent une brute forcenée, Enkidu. Les deux hommes se combattent avant de se lier d’amitié et d’accomplir ensemble des exploits. Mais Enkidu tombe malade et meurt. Inconsolable, Gilgamesh tente l’impossible pour le faire revivre avant de se résigner à regagner Uruk.

Gilgamesh et Enkidu tuant Humbaba dans la forêt de cèdres (Irak), XIXe s. av. J.-C, Berlin, Vorderasiatisches Museum. Agrandissement : Gilgamesh et Enkidu tuant Humbaba dans la forêt de cèdres, XIHéros, peut-être Gilgamesh, voire Enkidu, serrant sur son cœur un lion vivant. Bas-relief du palais de Sargon II à Khorsabad, musée du Louvre

Enkidu vaincu par une courtisane

Gilgamesh se sait incapable de vaincre Enkidu aussi longtemps qu’il demeurera dans la nature, sous la protection de sa harde. Il fait donc appel à une courtisane du palais d’Uruk, Lajoyeuse, pour le convaincre de gagner la ville :

 » Enkidu en personne, naturel au désert, broutait en compagnie des gazelles ; en compagnie de sa harde, il s’abreuvait à l’aiguade, et se réglait d’eau en compagnie des bêtes. Lajoyeuse le vit, cet être humain sauvage, ce redoutable gaillard d’en pleine steppe :
Le voilà ! lui dit le Chasseur. Dénude-toi, Lajoyeuse, découvre-toi le sexe pour qu’il y prenne ta volupté ! et n’aie crainte de l’épuiser ! Lorsqu’il te verra ainsi, il se jettera sur toi : laisse alors choir ton vêtement pour qu’il s’allonge sur toi, et fais-lui, à ce sauvage, ton affaire de femme ! Alors, sa harde, élevée avec lui, lui deviendra hostile, pendant que, de ses mamours, il te cajolera !
(…) Six jours et sept nuits, Enkidu, excité, fit l’amour à Lajoyeuse !
(…) La courtisane s’adressa donc à lui, Enkidu :

Tu es beau, Enkidu ! Tu ressembles à un dieu !
Pourquoi galoper en la steppe avec les bêtes ? Laisse-moi t’emmener à Uruk, à la sainte demeure, résidence d’Anu et d’Ishtar, à Uruk, où les gaillards sont ceinturés d’écharpes ; où ne cessent de retentir les tambourins, où les filles de joie, beautés irréprochables, lascives, pleines de cris voluptueux, voient les plus hauts personnages quitter leur couche nocturne ! 
 »

Contre toute attente, Enkidu et Gilgamesh deviendront après cela les meilleurs amis du monde…

Enkidu et Gilgamesh

Plus vieux que la Bible !

Le récit du déluge figure sur la onzième tablette. Il est fait par un homme, Utanapishtim, qui dit avoir été informé par le dieu de la Sagesse que l’assemblée des divinités a décidé de détruire l’humanité…

2012, un film de Roland EmmerichEt le dieu de donner ce conseil à Utanapishtim : « Démolis ta maison pour te faire un bateau ! Renonce à tes richesses pour sauver ta vie ! Détourne-toi de tes biens pour te garder sain et sauf ! Mais embarque avec toi des spécimens de tous les animaux (…).
Six jours et sept nuits durant, bourrasques, pluies battantes, ouragans et déluge continuèrent de saccager la terre  ».

Les similitudes avec le texte biblique sont frappantes : ainsi, comme Noé dans la Bible , Utanapishtim lâche une colombe afin de repérer une terre émergée et finit par accoster sur une montagne.

La traduction de George Smith, validée par un grand orientaliste, démontre que le mythe du déluge est antérieur à la Bible, elle-même écrite par étapes à la fin du 1er millénaire avant J.-C…

Dans l’un et l’autre cas, l’inondation sert de prétexte pour montrer ce qu’il en coûte à l’humanité de déplaire à la divinité.

Ce mythe d’une humanité régénérée par le Déluge a été réactualisé au cinéma dans le film catastrophe 2012.

Le calendrier de l’Avent….?


( Quand j’étais enfant,nous adorions ces jours où nous avions droit à un chocolat après avoir ouvert une petite porte )….Rien à voir avec la religion pour nous lol

Connaissez-vous l’origine du calendrier de l’avent ?

C’est une manière agréable de patienter jusqu’à Noël : pendant 24 jours, on ouvre les petites fenêtres et on déguste les chocolats qui y sont cachés. Les enfants connaissent bien le principe du calendrier de l’avent, et même les adultes craquent. Mais d’où vient cette tradition ?

À la veille du premier jour de décembre, impossible d’échapper à la folie des calendriers de l’avent. Ils envahissent les supermarchés, mais aussi les magasins culturels et de cosmétiques. D’où vient cette coutume qui s’est aujourd’hui démocratisée ?

Il faut retourner au VIᵉ siècle pour comprendre les origines religieuses de l’avent. Cette période, qui démarre en principe le quatrième dimanche avant Noël, a été instaurée par le pape Grégoire Ier.  » Avent, du latin adventus », signifie  »arrivée », celle du Christ, expliquent les historiens , une si longue histoire. Durant cette période, les chrétiens se préparent à célébrer la venue de Jésus-Christ. Autrefois, l’avent était une période de jeûne, et considéré comme un deuxième carême.  »

 » Préparation de la crèche  »

Si le calendrier de l’avent ne fait son apparition qu’au XXᵉ siècle, le principe de décompte des jours avant Noël est bien plus ancien.  » On pense que cela vient de la tradition de préparation de la crèche : chaque jour, les enfants ajoutaient un nouvel élément décoratif, par exemple un brin de paille  », précise l’historien François Walter.

Le calendrier de l’avent en tant que tel est créé en Allemagne. Alors qu’au XIXᵉ siècle on faisait patienter les enfants en leur donnant une image pieuse pendant les 24 jours précédant Noël, le premier calendrier de l’avent avec des petites fenêtres à ouvrir est commercialisé en 1920. ( Les chocolats sont ajoutés en 1958 ).

La tradition germanique s’étend progressivement au reste de l’Europe, et les calendriers de l’avent sont devenus incontournables. À tel point qu’ils ne se limitent plus aux enfants : les adultes aussi sont concernés, avec des calendriers thématiques.

Un outil marketing:!

Le calendrier de l’avent, issu d’une tradition religieuse, est  » entré dans le domaine du mécréant et du commerce  »,

Il permet de  » remettre du temps dans la consommation : si le  »Black Friday » redynamise le mois de novembre, le calendrier de l’avent installe la consommation dans le temps  ». Et c’est un merveilleux outil marketing :  » Tous les jours, le consommateur pense à la marque, ce qui permet de créer un lien, un attachement  »,.

Comment se fait-il que les adultes craquent ? 

Avec le calendrier de l’avent, on réenchante un acte banal d’achat, on retombe dans l’enfance,Il est conçu pour se faire plaisir et  »disputer  » le quotidien. 

Vrai ????


    Dans les studios d’Hollywood, deux tueurs à gage s’avancent discrètement, l’arme au poing. Leur cible : l’acteur John Wayne. Scénario de western ou film de guerre ? Pas du tout. Nous sommes en 1951 et les deux sbires sont des barbouzes en service commandé pour le compte de Staline ! Car oui, à l’époque, le « petit père des peuples » en veut à mort à la star américaine.

L’origine de cette haine remonterait à 1949

Staline, fan de cinéma ( il admire Chaplin et se passionne pour Tarzan et son acteur, Johnny Weissmuller), découvre alors John Wayne, par l’intermédiaire d’un réalisateur russe, Sergei Gerassimov. Ce dernier, de retour d’une conférence internationale sur la paix dans le monde à New York, raconte au dictateur soviétique qu’il a été pris à partie par un certain John Wayne. Le  » Duke  » n’a pas hésité à critiquer publiquement Staline et le parti communiste. En ce début de guerre froide, les Etats- Unis sont en pleine chasse aux sorcières, menée par le sénateur Mc McCarthy

A Hollywood, de nombreux réalisateurs, acteurs ou techniciens soupçonnés de sympathie communiste sont licenciés. Cette purge est menée dans l’industrie du cinéma par la Motion Picture Alliance pour la préservation des idéaux américains, une association présidée par… John Wayne en personne ! La star du Massacre de Fort Apache et de La Chevauchée fantastique devient logiquement la bête noire de Staline, qui donne l’ordre de l’éliminer.  » John Wayne était beaucoup plus subtil qu’une bombe atomique, mais tout aussi létal, selon Staline  », affirme Michael Munn, l’historien britannique spécialiste du septième art et auteur d’une biographie consacrée au célèbre cow-boy.

Début 1951, deux agents du KGB, des Ukrainiens immigrés à Los Angeles, se font passer pour des policiers et trompent la sécurité des studios Warner. Ils exigent d’être conduits de toute urgence auprès de Wayne pour le protéger d’une menace imminente ! Mais les espions sont repérés par le FBI, qui les capture en douceur. La vedette, alertée, veut leur donner une bonne leçon : il rêve d’emmener les tueurs sur une place de Californie pour simuler leur exécution en public ! Les fédéraux, eux, préfèrent  » retourner  » les espions pour en faire des agents-doubles.

Fin du film? Non, Staline est tenace !

En 1953, une autre cellule communiste prépare un attentat contre le Duke. Cette fois-ci, il doit avoir lieu au Mexique, pendant le tournage du film Hondo, l’homme du désert. Tout est prêt… quand survient la mort du leader communiste, le 5 mars 1953. Son successeur, Nikita Khrouchtchev, met fin illico à cette vendetta. Pour une raison simple : il est un grand admirateur de John Wayne. Ouf !

Environ 10 ans plus tard, c’est au tour de la Chine de Mao de s’en prendre à l’acteur. En juin 1966, en pleine guerre du Viêtnam, alors que John Wayne soutient l’intervention militaire américaine, l’acteur rend visite aux GI. Il est pris pour cible par un sniper du Viêt-Cong près de Saigon. Mais comme dans ses films, le  » Duke  »s’en tire sans une égratignure !

Le football…? ( pour voir si ma connection fontionne)


Le football est le sport le plus pratiqué au niveau mondial. Mais où est né ce sport si populaire ?

Le football, encore appelé soccer ou  » ballon rond  » (pour le différencier du football américain), est en effet le sport qui rencontre le plus de succès à l’international. La fédération officielle de ce sport compte plus de 250 millions de licenciés et quasiment tous les pays y jouent, c’est dire son succès. Cet engouement est certainement lié à la simplicité de l’équipement de base : une paire de chaussures de sport  , un ballon, et il est possible de faire une partie de jeu en improvisant un terrain. Ses règles aussi sont faciles à assimiler : deux équipes composées de onze joueurs chacune s’affrontent sur un grand terrain rectangulaire. L’objectif est alors de marquer le plus de points possible, c’est-à-dire de faire passer le ballon derrière une ligne de but protégée par un gardien, aussi appelé goal.

L’Angleterre : la nation du football ?

C’est en 1863 que les règles du football moderne commencèrent à être unifiées, grâce notamment à la première organisation sportive dédiée à ce sport : la Football association, créée en Angleterre cette même année. Ce sport était pourtant pratiqué bien avant dans les universités anglaises, mais les règles différaient selon les écoles. Dans les nouvelles règles, officielles et uniformisées cette fois, l’usage des mains au football est ainsi interdit, en dehors du gardien de but qui, dans sa surface, est le seul à pouvoir toucher ainsi le ballon. 1904 marque la naissance de la  » FIFA » (Fédération internationale de football) : créée cette fois à Paris, elle devient la fédération sportive officielle du football, qui ne cesse depuis de séduire les joueurs amateurs et professionnels du monde entier.

Aux origines du football :

Il faut remonter bien plus loin en arrière pour retrouver les premières esquisses du football moderne. Selon les historiens de ce sport, ce serait les Chinois qui, au IIIe siècle av. J.-C., auraient commencé à jouer en équipe  avec un ballon. D’autres variantes de jeu ont aussi été découvertes en Mésoamérique cette fois. Cette grande région historique s’étendait du Mexique au Costa Rica d’aujourd’hui. Les civilisations qui s’y sont succédé pratiquaient en effet un sport avec comme principal  » accessoire  » une boule constituée d’une matière dérivée de la résine d’arbre. Les premières traces ont été découvertes il y a environ 3000 ans au sein des cultures aztèque et maya ainsi que chez les Teotihuacanos. Les règles étaient variables et incluaient parfois des mouvements comme le fait de garder le ballon en le faisant rebondir sur les différentes parties du corps.

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Pourquoi les joueurs de football n’ont ils pas le droit d’enlever leur maillot ?

Depuis quand et pourquoi le retirer est-il sanctionnable ?

Depuis la création de la Fédération internationale de football, ou FIFA, le 21 mai 1904, la pratique du football est encadrée par diverses règles. Elles sont indispensables pour le bon déroulement des matchs et le respect du sport en général. D’ailleurs, elles ne cessent d’évoluer et ne restent pas figées dans le temps. Au fil des années, le règlement de la FIFA  a connu des changements et des ajouts qui s’expliquent par le comportement des joueurs, mais aussi des spectateurs. Récemment, en 2004, l’article 12 de la FIFA stipule que les joueurs de foot n’ont pas le droit d’enlever leur maillot durant un match. Mais pourquoi ?

Enlever son maillot de foot est devenu sanctionnable .

4 raisons qui expliquent l’interdiction d’enlever son maillot

  • Tout d’abord, les temps additionnels font désormais partie intégrante aux matchs de foot. Enlever son maillot après un but est considéré comme une perte de temps dont certains joueurs peuvent abuser.
  • Deuxièmement, enlever son maillot permet de montrer un message écrit au dos du maillot qui peut avoir un caractère politique. Ce qui est contraire à l’esprit de la FIFA et à l’esprit du sport en général. De plus, ce type de message peut provoquer des émeutes et des mouvements de foule durant un match et au sein du public. Ce fut notamment le cas lors d’une rencontre entre Lyon et Saint-Étienne. Après avoir marqué, Fekir s’est permis d’enlever son maillot devant les supporters stéphanois en guise de provocation, ce qui a entraîné un envahissement du terrain et donc l’arrêt du match.
  • Enfin, enlever son maillot est très mal considéré par les sponsors qui souhaitent être mis en avant et être visibles lorsqu’un joueur marque un but.

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C’était il y a 149 ans…..



Le 20 novembre 1873, l’Assemblée nationale proroge pour sept ans le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon. Les députés, en majorité partisans d’un retour de la monarchie, veulent ainsi se donner du temps pour lever les obstacles ultimes, qui tiennent à la personnalité du prétendant légitime, le comte de Chambord (Henri V). Faute d’y arriver, ils vont devoir s’accommoder d’un régime républicain. Ce sera la IIIe République

L’affaire du drapeau :

Après la chute de l’empereur  Napoléon III

, la France doit supporter l’occupation allemande. Des élections générales entraînent la formation d’une Assemblée nationale conservatrice, avec une majorité de députés favorables à une restauration de la monarchie.

La plus grande partie des monarchistes se tournent vers le prétendant légitime au trône, le comte de Chambord, fils posthume du duc de Berry. 

Ce quinquagénaire, petit-fils de Charles X et fils posthume du malheureux duc de Berry, a vécu en exil en Autriche et épousé une princesse étrangère dépourvue de sympathie pour la France. Le couple n’a pas eu d’enfant.

Le comte de Chambord méconnaît la réalité française, garde la nostalgie du passé et se berce de l’illusion de restaurer une monarchie de droit divin. Il déçoit ses partisans en exigeant dans un manifeste  en date du 6 juillet 1871 que la France renonce au drapeau tricolore bleu-blanc-rouge.

Même les plus farouches monarchistes ne peuvent le suivre dans cette voie, considérant que le drapeau tricolore de la Révolution a acquis sa légitimité du sang de tous les Français qui sont morts pour lui jusqu’aux extrémités de l’Europe.

L’affaire est d’autant plus consternante pour les royalistes que le drapeau blanc ne fut le drapeau français que pendant la Restauration (1815-1830). Avant 1789, il n’existait pas, en effet, de drapeau officiel !!

Sous l’effet de leur déception, les députés se constituent le 31 août 1871 en Assemblée constituante et, votent la première loi constitutionnelle en conférant au chef du pouvoir exécutif,  Adolphe Thiers

, le titre de président de la République.

L’homme qui ne voulut pas être roi……

Deux ans plus tard, le 24 mai 1873, les députés retirent leur confiance à Adolphe Thiers et le remplacent à la présidence de la république par le maréchal de Mac-Mahon

, un monarchiste !

Les monarchistes sont divisés entre les partisans du comte de Chambord, ou légitimistes, et les partisans du comte de Paris, ou orléanistes.Après beaucoup d’hésitations, les deux camps s’accordent sur un plan simple : le comte de Chambord, sans enfant, monte sur le trône, et à sa mort cède le trône au comte de Paris, lequel est jeune et chargé de famille. Avec lui, l’avenir de la monarchie paraît assuré.

Carrosses, costumes… tout se met en place pour le retour du futur roi, le défilé d’intronisation et la cérémonie. Il ne manque plus qu’un vote de pure forme de l’assemblée. C’est une question d’heures.

C’est alors que le prétendant réitère par lettre du 23 octobre 1873 son refus de tout compromis sur le drapeau. Dans la consternation, les députés se résignent à proroger le mandat du maréchal de Mac-Mahon.

La France entre à petits pas dans un régime républicain aussi conservateur que pouvait le souhaiter Adolphe Thiers.

Expression  » passez muscade » ?


Comme chacun sait , cela signifie  »le tour est joué » !

Origine et définition :

La muscade est une épice qui sert à accommoder différents plats et dessert (et même certains cocktails). Elle peut être dangereuse puisqu’il suffit d’en avaler deux noix pour passer de vie à trépas.!?
Elle se présente sous la forme de petites noix ovoïdes faisant jusqu’à 3 cm de long pour 2 cm de diamètre.


Le lien que cette épice peut avoir avec cette expression n’est pas évident.

Il viendrait des pratiques des escamoteurs ou prestidigitateurs à partir du début du XVIIIe siècle. En effet, pour leurs tours de passe-passe, ils utilisaient des boules de liège dont l’apparence était très comparable à celle de la noix de muscade.
À la fin du XVIIIe, l’expression « partez, muscade ! » marquait habituellement la disparition de cette boule de liège.
Elle s’est ensuite progressivement déformée en « passez, muscade ! » tout en s’étendant au figuré à d’autres usages pour signifier que le tour était joué.

Exemples:

 » J’avais donc raison de penser que leurs larmes, qui leur valent tant, ne leur coûtent rien. Elles se tamponnent un peu : passez muscade ! Encore une grande douleur suivie d’un petit gâteau. »
Henry de Montherlant – Le songe

c’était il y a 66 ans ….


Le 6 novembre 1956

L’expédition de Suez tourne au fiasco

Le 6 novembre 1956, à minuit, prend fin l’expédition de Suez. Les parachutistes français et britanniques doivent cesser le feu quelques heures à peine après avoir sauté sur le canal et défait les troupes égyptiennes.

Imposé par les Soviétiques et les Américains, ce cessez-le-feu sonne pour la France et la Grande-Bretagne la fin de l’ère coloniale et la fin de leur influence au Moyen-Orient. Il annonce aussi l’émergence du tiers monde et des pays arabes ainsi que l’intervention des États-Unis dans la politique moyen-orientale.

Cynisme et arrogance :

Pris de court par la nationalisation   par le président égyptien Nasser, les Français et les Britanniques, qui perçevaient les droits de péage sur le canal, avaient d’abord protesté tout en hésitant sur la conduite à tenir.

Là-dessus s’étaient greffés des facteurs extérieurs…

Le socialiste  Guy Mollet

, chef du gouvernement français, eut l’idée de punir Nasser de son soutien aux indépendantistes algériens. De son côté, le jeune État d’Israël, fidèle allié de la France, manifesta le souhait d’une guerre préventive contre l’Égypte, soupçonnée de vouloir laver l’affront subit par les Arabes  en 1948.

Une conférence internationale s’ouvrit à Londres le 16 août en vue de trouver un compromis. Pendant ce temps, dans la discrétion, les militaires français et britanniques acheminèrent des troupes vers Chypre. À Londres, le Premier ministre conservateur Anthony Eden eut plus de difficulté à rallier sa majorité à la perspective d’une guerre.

Le 22 octobre 1956, le Premier ministre israélien David Ben Gourion (70 ans) se rend discrètement en France avec son chef d’état-major Moshe Dayan et Shimon Pérés. La délégation rencontre à Sèvres, près de Paris, Guy Mollet ainsi qu’un représentant britannique.

Il est convenu deux jours plus tard que les Israéliens, décidés à  » rompre l’encerclement  », attaqueront les Égyptiens et qu’ensuite, Français et Britanniques adresseront un ultimatum aux adversaires et occuperont la zone du canal sous prétexte de les séparer !

Le 29 octobre, les troupes du général Moshe Dayan se lancent dans le Sinaï et mettent en déroute l’armée égyptienne.

Comme prévu, le 30 octobre, Londres et Paris envoient un ultimatum conjoint au Caire et à Tel Aviv, enjoignant aux combattants de cesser le feu et de se retirer à 10 miles du canal.

Israël s’incline mais l’Égypte, comme on peut s’y attendre, rejette l’ultimatum.

Le lendemain 31 octobre, Français et Anglais détruisent au sol les avions égyptiens. Et, les 5 et 6 novembre, les parachutistes sautent sur Port-Saïd, à l’endroit où le canal débouche sur la mer Méditerranée. Personne ne se soucie d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptée trois jours plus tôt, le 1er novembre…

Pendant que l’attention du monde se porte sur le canal de Suez, les chars soviétiques entrent à Budapest et répriment le soulèvement des Hongrois contre leur régime communiste.

Menaces soviétiques

À peine les paras français et britanniques touchent-ils terre dans la zone du canal que les Soviétiques menacent d’intervenir avec des fusées intercontinentales à tête nucléaire si l’attaque n’est pas stoppée !

Washington fait alors pression sur ses alliés pour arrêter les frais.

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