» à dada sur mon bidet  » !


En lisant le  » titre  » du billet ( en admettant que quelqu’un le lise ) , je présume que le lecteur va songer à  Résultat d’images pour images cheval à bascule ''ce jouet qui a presque disparu…..Mais non :

Il est question d’un autre bidet , objet presque disparu lui aussi :blanc de bidet illustration de vecteur

  Le bidet , banal meuble de salle de bain , a longtemps  » joui  » d’une réputation sulfureuse , surtout depuis que les G.I , qui l’ont découvert en 1939 – 45 dans les maisons closes , ont fait savoir au monde entier comment les Français se lavaient le derrière . En effet , à l’origine le bidet n’était pas destiné au lavage des pieds , comme ont l’a souvent raconté à certains enfants , mais bel et bien à celui des parties  du corps injustement qualifiées de  » honteuses  » . Aujourd’hui , le bidet semble passé de mode ,et on peut dire que c’est bien dommage ! car , outre ses vertus  avérées pour les soins et l’hygiène de notre   » séant » , il peut aussi être utile pour  bien d’autres usages comme la lessive à la main par exemple ….La baignoire baignoireoffre une plus grande contenance , mais…..Elle ne peut pas être chevauchée ….Quant au lavabolavabo , il est beaucoup trop haut pour nos  » popotins  » lol 

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      En français ancien, bidet veut dire petit cheval. On a  la possibilité de vous asseoir face aux robinets, ce qui est pratique, mais on peut aussi leur tourner le dos, comme si on s’asseyait sur les toilettes.

    Ainsi, le bidet servait pour l’hygiène intime des dames pendant les menstruations, mais aussi pour une hygiène intime après être allé à la selle.

   C’est l’époque aussi où notre  » chère  » Rika Zarai,Résultat d’images pour Rika Zaraï en plus de la chanson, s’intéressait à la santé naturelle et parlait du bain de siège avec de l’eau froide.

     Elle fut beaucoup raillée par les humoristes et pourtant, la méthode du bain de siège afin de refroidir l’organisme, que l’on peut aussi nommer hydrothérapie à de nombreuses vertus.

Une fille a…..


….. (aurait) ? accouché à l’âge de 5 ans !!!tétinetétine

Donner la vie : C’est un acte qui demande une certaine maturité, aussi bien physique que psychique…..
     …..Ou pas… En effet, à ce jour, la plus jeune mère recensée dans l’histoire de la médecine est une Péruvienne âgée de seulement… 5 ans et 7 mois, au jour de son premier accouchement.

Une maman précoce :

    Il y a des histoires dont on peine à admettre qu’elles sont vraies . Celle de Lina Medina Résultat d’images pour Lina Medinaen fait partie :

     Née en 1933, cette Péruvienne est en effet ( encore à ce jour ) la plus jeune maman recensée dans l’Histoire de l’humanité, puisqu’elle a donné la vie, le 14 mai 1939, à l’âge improbable de 5 ans, 7 mois et 17 jours.

    Si on ne connaît pas le père de ce bébé (et encore moins les circonstances de sa conception), il est communément admis que la (très) jeune maman a eu ses premières règles à l’âge de 3 ans.

   La grossesse fut découverte au bout de 7 mois, après que les parents de la fillette l’ont emmenée dans l’hôpital de la ville de Pisco, craignant qu’elle ait développé une tumeur à l’abdomen.

   Arrivée à terme, la grossesse aboutit finalement à la naissance d’un garçon, par césarienne, du fait de la petite taille du pelvis de la Péruvienne.

Le mystère reste entier

   Pesant 2,7 kilogrammes à la naissance, Gerardo (le fils de Lina) fut nommé ainsi en hommage au médecin qui avait participé à l’accouchement.

   Ayant très peu de différence d’âge avec sa mère, son enfance fut ( sans surprise )  très particulière.
  En effet, alors que Lina s’adonnait encore à des loisirs d’enfant, Gerardo grandit en pensant que cette petite fille était sa grande sœur. Ce n’est qu’à l’âge de 10 ans qu’on lui révéla ( à sa grande surprise ) la vérité.

   Lina, quant à elle, poursuivit son parcours de manière plus classique, jusqu’à avoir un deuxième fils, à l’âge bien plus mûr de 39 ans.

       À ce jour, il est toujours impossible de savoir si ( enfant ) elle fut réellement fécondée au cours d’un rapport sexuel ou si ( cas bien plus rare ) elle aurait été l’hôte d’un jumeau parasite, ayant achevé sa croissance sous la forme d’un fœtus in fœtus.

    Ce mystère a fait de la Péruvienne l’objet d’un culte dans son pays, la fillette étant parfois comparée à la Vierge Marie.!!!!

 

Lassé par le coronavirus……………..


Comment une cuillère à remuer…..


……McDonald’s est devenue partie intégrante de la guerre contre les drogues

La cuillère à remuer McDonald’s faisait partie de la chaîne de restauration rapide populaire dans les années 1970 ( un long ustensile en plastique avec une petite cuillère à une extrémité et les arches dorées emblématiques de l’autre ) . C’était un outil simple, conçu pour mélanger la crème et le sucre dans le café et rien de plus. Mais ce n’était pas seulement pour ça…..

En effet, la cuillère  » d’agitation  » innocente, familièrement appelée  » McSpoon  » , est rapidement devenue  un bouc émissaire improbable  dans la guerre contre la drogue.

   En 1971, Richard Nixon Résultat d’images pour Richard Nixona déclaré l’épidémie de drogue ennemie publique numéro un, déclenchant la  »guerre contre la drogue » qui se poursuit encore aujourd’hui.      Malgré la création de la Drug Enforcement Agency (DEA) et les efforts déployés pour mettre un terme au commerce colombien de la drogue, la consommation de drogues n’a fait qu’ augmenter que dans les années suivantes. La consommation de cocaïne, en particulier, était à son apogée au cours de ces années, avec un  » énorme  » 11 %  de la population adulte l’utilisant.

Pour aider à limiter le problème, les   » gens  » anti-drogue ont créé une forte poussée contre la vente et l’utilisation d’accessoires de drogue ( tuyaux, papiers à rouler, cuillères à coke et similaires  ) conduisant à la Model Drug Paraphernalia Act de la DEA en 1979.

     La loi, adoptée par presque tous les gouvernements des États, contenait une vague définition de l’attirail qui pouvait inclure à peu près tout. Une paille idiote et un sac à sandwich en plastique pourraient être un accessoire dans les bonnes circonstances.

 En colère contre le projet de loi, un membre de la Paraphernalia Trade Association ( représentant les vendeurs de fumoirs) s’est moqué du libellé vague de la loi avec, c’est vrai, une cuillère à remuer McDonald’s.

« C’est, » aurai-t-il dit, « la meilleure cuillère à cocaïne de la ville et c’est gratuit avec chaque tasse de café chez McDonalds. »

image trouvée  net.

     En effet, le McSpoon était populaire parmi les marchands de cocaïne astucieux ; il était léger, bon marché, facilement dissimulé et contenait exactement 100 milligrammes de cocaïne.

   Joyce Nalepka, présidente de la Fédération nationale des parents de jeunes sans drogue, a pris ce morceau de moquerie dans le mauvais sens. Avec un peu de force, elle a communiqué avec le président de McDonald’s, Ed Schmidt, et lui a demandé de retirer les cuillères de leurs magasins ( plus de 4500 restaurants transportant des McSpoons qui servent combien de personnes  )  au nom des enfants du pays.

 Il a accepté et le McSpoon a été retiré de tous les magasins McDonald’s en décembre 1979; c’était la fin d’une époque. Une nouvelle cuillère plus plate avec une palette au lieu d’une cuillère a été introduite, mais c’était un mauvais substitut.???

  Cependant, la saga du McSpoon était loin d’être terminée. Le groupe de Nalepka a souvent été moqué lors des apparitions, des chahuteurs criant  »Quelle est la prochaine étape? Allez-vous interdire les bâtonnets et les verres à liqueur?  »

     Le McSpoon était si populaire qu’il est devenu un terme d’argot standard pour 100 mg de cocaïne, et était encore utilisé par les revendeurs même une décennie plus tard, selon un agent de la DEA .

     Maintenant , les cuillères, remplacées depuis longtemps par de minuscules pailles , sont toujours populaires dans les  » milieux souterrains  », et les restes de l’ustensile en plastique se vendent sur les sites d’enchères pour 5 $ la pièce.

    Deux artistes basés à San Francisco, Ken Courtney et Tobias Wong, ont même créé une réplique plaquée or de la cuillère McDonald’s pour un projet artistique surnommé la  » Cokespoon n ° 2 » et l’ont présentée dans des galeries d’art prestigieuses. Il a même été vendu comme article de fantaisie pour 295 $ …. Jusqu’à ce que McDonald’s apprenne la blague et ordonne aux artistes de cesser et de s’abstenir.

Peu importe comment ils essaient d’effacer  » l’histoire  » , c’est un morceau d’histoire, à la fois pour McDonald’s et le monde de la drogue, qui , probablement , ne disparaîtra pas vraiment.

Une pénurie d’ivoire …..


…..a conduit au premier plastique industriel ?

    Le premier plastique industriel fut le celluloïd, inventé durant la guerre de Sécession pour la fabrication de boules de billard lors d’une pénurie d’ivoire d’éléphant. A l’origine, les boules étaient faites en bois ou en argile, puis en ivoire, car elles s’usaient trop vite.

    Les plastiques à base de  » nitrocellulose  » sont légèrement antérieurs au celluloïd. Le collodion, inventé en 1848 et utilisé comme pansement et émulsion pour plaques photographiques, est séché en un film de type celluloïd.

   Le premier celluloïd en tant que matériau en vrac pour la formation d’objets a été fabriqué en 1855 à Birmingham, en Angleterre, par Alexander Parkes, qui n’a jamais pu voir son invention se réaliser, après que sa société a fait faillite en raison des coûts de  » mise à l’échelle  ». Parkes a breveté sa découverte comme Parkesine en 1862 après s’être rendu compte qu’un résidu solide était resté après l’évaporation du solvant du collodion photographique.

 

Parkes l’a breveté comme imperméabilisant pour vêtements pour tissus tissés la même année. Plus tard, Parkes a présenté Parkesine à l’Exposition internationale de 1862 à Londres, où il a reçu une médaille de bronze pour ses efforts. L’introduction de Parkesine est généralement considérée comme la naissance de l’industrie des plastiques. La parkésine était fabriquée à partir de cellulose traitée avec de l’acide nitrique et un solvant. Il est souvent appelé ivoire synthétique. La société Parkesine a stoppé ses activités en 1868. Des photos de Parkesine sont détenues par la Plastics Historical Society de Londres. Il y a une plaque sur le mur du site des Parkesine Works à Hackney, Londres.Résultat d’images pour parkesine? ( pas sur  bonne plaque ! )

     Dans les années 1860, un Américain, John Wesley Hyatt Résultat d’images pour John Wesley Hyatt , a acquis le brevet de Parkes et a commencé à expérimenter avec du nitrate de cellulose avec l’intention de fabriquer des boules de billard, qui jusqu’à cette époque étaient en ivoire. Il a utilisé du tissu, de la poudre d’ivoire et de la gomme-laque, et le 6 avril 1869, il  breveta une méthode pour couvrir les boules de billard avec l’ajout de collodion. Avec l’aide de Peter Kinnear et d’autres investisseurs, Hyatt a formé l’Albany Billiard Ball Company à Albany, New York, pour fabriquer le produit. En 1870, John et son frère Isaiah ont breveté un procédé de fabrication d’un matériau semblable à une corne avec l’inclusion de nitrate de cellulose et de camphre. Alexander ParkesRésultat d’images pour Alexander Parkes et Daniel SpillSpill ont répertorié le camphre lors de leurs expériences précédentes, appelant le mélange résultant xylonite, mais ce sont les frères Hyatt  qui ont reconnu la valeur du camphre et son utilisation comme plastifiant pour le nitrate de cellulose. Isaiah Hyatt a surnommé son matériau celluloïd en 1872.

    L’inventeur anglais Daniel Spill avait travaillé avec Parkes et formé la Xylonite Co pour reprendre les brevets de Parkes, décrivant les nouveaux produits en plastique comme Xylonite. Il s’est opposé aux réclamations des Hyatts et a poursuivi les frères dans un certain nombre d’affaires judiciaires entre 1877 et 1884. Initialement, le juge a statué en faveur de Spill, mais finalement, il a été jugé qu’aucune des parties ne détenait une revendication exclusive et le véritable inventeur du celluloïd/la xylonite était Alexander Parkes, en raison de sa mention du camphre dans ses précédentes expériences et brevets. Le juge a statué que toute fabrication de celluloïd pouvait se poursuivre à la fois dans la British Xylonite Company de Spill et dans la Celluloid Manufacturing Company de Hyatts.

    Le nom Celluloid a en fait commencé comme marque de fabrique de Celluloid Manufacturing Company, d’abord d’Albany, NY, puis de Newark, New Jersey, qui fabriquait les celluloïds brevetés par John Wesley Hyatt. Hyatt a utilisé la chaleur et la pression pour simplifier la fabrication de ces composés. Au fil du temps , le celluloïd est devenu le terme d’usage courant utilisé pour ce type de plastique. En 1878, Hyatt a été en mesure de breveter un procédé de moulage par injection de thermoplastiques, bien qu’il ait fallu encore cinquante ans avant de pouvoir être réalisé commercialement, et plus tard, le celluloïd a été utilisé comme base pour le film photographique.

Owen Coffin fut victime de cannibalisme ?


   En 1817 Owen Coffin, un jeune Américain né le 24 août 1802 à Nantucket, se promit d’être un jour marin sur un baleinier, comme son cousin, le commandant Georges Pollard Jr, qui aimait lui conter ses aventures. Son rêve devint vite réalité puisqu’il embarqua le 12 août 1819 sur l’Essex, commandé par son cousin, pour une campagne de chasse au cachalot devant durer plus de 2 ans. Mais le rêve d’Owen Coffin se transforma vite en cauchemar……

Le naufrage :

Le 20 novembre 1820, alors qu’il voguait au large du pacifique, l’Essex rencontra un banc de cachalots et commença à les traquer. Se sentant menacé, un gigantesque spécimen de 25 m cannibalisme au moins percuta le baleinier, causant des brèches incolmatables dans sa coque. L’équipage aura juste le temps de récupérer quelques vivres avant d’embarquer sur 3 baleinières, ( sortes de pirogues utilisées pour pêcher la baleine au harpon ).

Le cannibalisme de survie :
Les vivres, emportés par les marins sur chaque baleinière, étaient suffisants pour tenir 8 semaines, malheureusement les naufragés dérivèrent durant 18 semaines. Les chaloupes finirent pas s’éloigner les unes des autres, mais les choses s’y passèrent de la même manière : les hommes, assoiffés, affamés et à bout de force mourraient les uns après les autres. Les premiers furent jetés à la mer, mais les suivants servirent de nourriture aux autres.!!

La malchance d’Owen :

  Le 2 février 1821, il ne reste que 4 rescapés sur la baleinière dirigée par Georges Pollard : Owen Coffin, Charles Ramsdell et Barzillai Ray. Tous sont vivants, mais savent bien que cela ne durera pas s’ils ne trouvent pas à manger rapidement. Une seule solution s’offre à eux : il faut sacrifier quelqu’un pour que les autres survivent. Après un tirage à la courte-paille, le sort désigne Owen Coffin. Son cousin Georges Pollard propose de prendre sa place ou de refaire un tirage, mais le jeune homme refuse. Un second tirage désignera Charles Ramsell pour mettre fin aux jours de son camarade d’une balle dans la tête.

( C’est cette histoire qui aurait inspiré Herman Melville pour l’écriture de Moby Dick,Moby Dick le livre qui l’a rendu célèbre.)

Baiser et poignée de main prohibés…


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     Au début du XXe siècle, le journaliste Jean Frollo vitupère contre la nouvelle croisade d’hygiénistes qui, promettant de nombreuses maladies à ceux qui font usage du baiser et de la poignée de main, avancent d’irréfutables expériences scientifiques à l’appui nous ôtant en réalité toute raison de vivre…

    Nous n’en aurons jamais fini avec les hygiénistes, écrit notre chroniqueur. Ils nous ont privés de vin à cause de l’artériosclérose, de lait à cause de la tuberculose. Ils ont songé à nous priver d’eau à cause de l’appendicite et de la fièvre typhoïde. Aujourd’hui, ils reprennent une campagne commencée il y a quelques années contre le baiser.

    Donc, après nous avoir enlevé presque toutes les joies de la table, ils entendent nous refuser celles du cœur. Il ne faut plus s’embrasser. Il ne faut même plus baiser une jolie main. Il faut vivre seul, dans la peur du microbe et, comme disait le poète, perdre, pour vivre, les raisons de vivre. Je doute du succès de cette nouvelle croisade.

Le baiser. Chromolithographie de 1909
Le baiser  (  Chromolithographie de 1909 )

     Un journal américain vient d’ouvrir une enquête sur la question. On y relève des perles de ce genre. Deux personnes, en s’embrassant, risquent de se communiquer les germes de nombreuses maladies et partout où l’on s’embrasse trop les risques d’épidémies augmentent. Pourquoi ? Un article déjà ancien de la North American Review, retrouve parmi des curiosités d’autrefois  nous l’apprend…..

   La conclusion de cet article est formelle :  » Si une femme pouvait voir avec un microscope tous les germes mortels qui sont accumulés dans la moustache d’un homme, jamais elle ne se laisserait embrasser par lui.  » Une expérience scientifique a démontré ce péril. Voici comment :

   Vous prenez une jeune fille, dont vous stérilisez avec soin les lèvres, vous lui amenez un monsieur imberbe, qui vient de se promener par la ville partout où l’on peut rencontrer des microbes ; vous invitez le monsieur à embrasser la jeune fille, puis, avec une brosse non moins stérilisée que les lèvres de tout à l’heure, vous recueillez sur ces lèvres ce que j’appelle à regret le résidu du baiser. Le tout est placé dans un tube aseptique et envoyé à l’analyse.

    Vous reprenez la même jeune fille. Nouvelle stérilisation aussi consciencieuse que la précédente, vous lui amenez un second monsieur, mais celui-ci n’est pas imberbe. Il porte une moustache bien française, crânement retroussée et doucement caressante, un second baiser et une seconde cueillette de microbes. Encore un tube de verre, avec envoi à l’analyse.

      Or, savez-vous quel est le résultat de ces deux analyses ?

    Le monsieur sans moustache a donné un baiser à peu près inoffensif ; le monsieur à moustache, au contraire, a répandu sur les lèvres de la jeune personne une profusion de microbes, savoir microbes de la tuberculose, de la diphtérie, germes de putréfaction, même un certain duvet spécial provenant de la patte d’une araignée !

     Il est donc scientifiquement établi que le baiser est chose dangereuse. A la rigueur, on peut se permettre cette imprudence, quand on n’a ni barbe ni moustache. En tout autre cas, il est criminel d’embrasser une femme, car on ne sait pas quelles maladies on est exposé à lui communiquer.

    D’ailleurs, le baiser n’est pas seul proscrit. Je me souviens d’un congrès, vieux de cinq ans environ, où il fut savamment expliqué que la poignée de main est presque aussi dangereuse. Car, après la bouche, la main est, paraît-il, la partie du corps la plus riche en microbes. Il y a, dit-on, 25 000 microbes sur le bras et 80 000 dans la main. Cela tient aux sillons, aux  » lignes  »  où se lit l’avenir et où s’embusque aussi le germe nocif.

   Les poignées de main sont particulièrement redoutables de la part de certaines personnes. Les plus malsaines sont celles des changeurs, qui manient toute la journée des pièces de monnaie qui ont beaucoup circulé. Puis viennent, par ordre de nocuité, les médecins, les coiffeurs, les bouchers et les charcutiers.

   Pour éviter ce risque, que faire ? Ne plus se serrer la main évidemment. Mais ne plus embrasser les femmes et ne plus serrer la main aux hommes, c’est, en vérité, trop peu, surtout pour ceux d’entre les Français à qui ces deux gestes sont également habituels. Faudra-t-il adopter le salut oriental, porter la main sur le cœur, sur les lèvres et sur le front ? Ou encore le salut militaire ?

     Edouard VII avait, d’ordinaire, la main droite seule gantée. Comme il était fort élégant et lançait les modes, on adopta cet usage, comme on avait adopté celui du pantalon relevé. Le roi en souriait et expliquait de la meilleure grâce du monde les raisons qui l’avaient décidé à garder la main droite seule gantée. C’est, disait-il, que c’est la plus exposée au contact des hommes et des choses, celle par conséquent qui demande à être le plus protégée.

   Si l’on songe à tout cela, mieux vaut mourir. C’est l’avis même qu’exprimait un Américain, président d’une ligue contre la tuberculose, en disant :  » Embrasser présente peut-être quelque danger. Mais celui qui n’ose courir quelques risques pour déposer un baiser sur de jolies lèvres n’est pas digne du nom d’homme.  » Voilà qui est parler, et cet hygiéniste fait honneur aux femmes de son entourage.

    Ne laissons pas, en effet, l’hygiène devenir persécutrice et défendons le droit au baiser. Il y a des pays où on le proscrit comme immoral. Il y en a d’autres ( à New-York par exemple ) où des règlements de police en limitent la durée. On y lit, en effet :  » Tout baiser d’une durée plus longue qu’une minute est immoral et, en conséquence, les agents ont le devoir et le droit de l’interrompre.  »

    Ne troublons pas les adeptes du baiser par la crainte du microbe s’ajoutant à celle du policeman. Car, à toujours tout redouter, on finit par ne se plaire à rien et si l’hygiène rend la vie impossible, mieux vaut sacrifier la première que la seconde.

Histoires de curés….


Morts vivants :

   Parmi les nombreux cas de morts-vivants, le plus célèbre fut celui de l’abbé Prévost. L’auteur de Manon Lescaut  fut retrouvé inanimé, à 66 ans, en forêt de Chantilly. Le temps d’alerter la justice, il était déjà déposé dans l’église voisine quand arrivèrent les chirurgiens chargés de l’autopsie. Au premier coup de scalpel, l’assistance horrifiée entendit le rugissement de douleur du mort… qui mourut pour de bon à la stupeur générale. C’est pour éviter ce genre de méprise qu’en 1788 le trésorier des décimes du clergé de Toulouse prit ses précautions testamentaires: après les obsèques, son cercueil demeurera ouvert au cimetière 72 heures après sa mort. Passé ce délai, un chirurgien lui tranchera la tête. Ses souhaits furent respectés quand il s’éteignit, en 1790. L’événement attira de nombreux curieux au cimetière.

   À la même époque, le curé Botel fut envoyé par son évêque, après 23 ans de sacerdoce à Boives, dans une autre paroisse, dont le curé venait de mourir. Mais arrivé dans sa nouvelle cure, il trouva attablé son confrère encore vivant, mais à l’aspect cadavérique. En fait, il n’avait eu que le temps de se réveiller Résultat d’images pour illustrations curé dans un cercueilet de hurler alors qu’on le portait en terre dans son cercueil. Après la joie des retrouvailles, le nouveau curé rejoignit son ancienne paroisse et décida d’y devenir le vicaire de son remplaçant, lui- même son ex-vicaire. Mais le mort-vivant proposa plutôt de se retirer. Ému par ces attitudes chrétiennes, l’évêque confirma les deux curés dans leur paroisse respective et accorda une promotion au vicaire du curé Botel.

Curé coquin :

 Dans son église de Wimille (diocèse de Boulogne), le curé Cossart organisait chaque dimanche des débats sur des thèmes moraux. À l’une des soirées se posa la question cruciale lol de savoir lequel des deux époux devait entrer le premier au lit. L’abbé Bocquillon, qui affectionnait ce genre de situation scabreuse, frétillait déjà. Le curé Cossart répondit que c’était  »celui qui couche dans le coin ».  »Certes! », renchérit Bocquillon,  »car il n’est pas décent d’enjamber l’un sur l’autre ». L’assistance s’esclaffa. Ces indécences récurrentes amenèrent l’autorité diocésaine à interdire l’initiative des débats …

Curés fumeurs :

 Le pape Innocent X n’avait pas interdit l’usage du tabac aux ecclésiastiques, sauf dans la basilique du Vatican. On rappelait toutefois aux séminaristes français que saint Vincent de Paul faillit rater la béatification lorsqu’on découvrit qu’il prisait. Au chœur, un chanoine faisait montre de courtoisie fraternelle quand il offrait une prise à l’un de ses confrères. Cependant, on déplorait que les prêtres utilisent les corporaux comme mouchoirs ou laissent échapper de leur nez deux ruisseaux noirs, coulant sur l’autel ou sur les évangiles !

Curés paillards :

 Au temps de Louis XV, surtout dans les campagnes, des curés rustres ou noceurs tenaient encore en chaire de vérité des propos grossiers et cocasses, s’enivraient, blasphémaient. Les registres des visites pastorales révèlent que certains passaient des nuits à boire et à chanter avec les garçons du village ; d’autres invitaient des jeunes filles à la cure ou s’encanaillaient avec leur servante ou d’autres femmes. Le chanoine Meusnier, de la cathédrale du Mans, avait débauché Françoise Bar, surnommée Satin. Il avoua n’en avoir toutefois profité qu’une seule et unique fois, en raison de son manque d’expérience en matière de dépucelage, et pour cause puisque cette vigoureuse femme l’avait pour ainsi dire épuisé, au point qu’il dut garder le lit trois semaines.

    L’abbé   Mougin, chanoine de Bazas (Gironde), entretenait à Paris Françoise Daniel, aussi plantureuse que sa prébende canoniale de dix mille livres, qui lui permettait de mener avec elle grand train de vie. À Vézelay, on ne voyait pas plus souvent l’abbé Bertier, bien que doyen du chapitre de la cathédrale. Il préférait résider à Paris, chez son oncle, car ses exigences sexuelles ne pouvaient être satisfaites que par la Lorel, maquerelle réputée du faubourg Saint-Honoré.     Pendant qu’une fille  » manualisait  » le révérend, une autre le fouettait avec une verge. Mademoiselle Lorel déclara  »que monsieur l’abbé commençait toujours comme cela pour avoir après communication charnelle avec ladite demoiselle  ».

Parmi les nombreux griefs que formulèrent les jansénistes à l’encontre de l’abbé Bossu, curé de la paroisse Saint-Paul à Paris et docteur en Sorbonne, les plus graves, outre celui de non-résidence étaient ses extravagances. Ses accusateurs lui reprochaient de vivre trop souvent dans sa propriété rurale d’Athis (Orne), achetée en 1779 au nom d’une amie princesse, de se promener habillé en prélat avec des confrères et des laïcs dans les bosquets garnis de statues érotiques. Le soir, prétendaient- ils, ces gens se travestissaient, poussaient les meubles du grand salon pour chanter et danser.

  Cependant de tels comportements scandaleux s’étaient raréfiés, car les efforts déployés par la Contre-Réforme aboutirent, au XVIIIe siècle, à former un clergé dans l’ensemble plus  »digne de son sacerdoce  ».

 » Les abbés perruquets  »

L’expression fut imaginée par l’abbé Thiers, janséniste, pour fustiger le port de la perruque dans le clergé. C’est l’abbé de La Rivière qui, vers 1660, y lança la mode, qui fit fureur au XVIIIe siècle. Les opposants, dans le milieu même, crièrent au sacrilège en invoquant saint Paul qui recommande de prier  »tête nue ». À l’Oratoire, un père préféra quitter sa congrégation que de renoncer à sa perruque. Finalement, elle fut tolérée pour les calvities sévères, à condition de la déposer à la sacristie. Certains en profitèrent pour en avoir deux: une modeste pour l’église, dite  » perruque d’abbé  », l’autre longue et bouclée pour la ville. Des abbés mondains, à l’image des élégantes, allèrent jusqu’à se plier à la mode des perruques à six étages, avec leur attirail d’épingles.

Comportements scandaleux du haut clergé :

En 1722, le roi Philippe IV d’Espagne aurait confié à Saint-Simon cette confidence à propos du cardinal de Rohan :

 »Le roi me fit donc l’honneur de me conter que le cardinal de Borgia lui avait dit que le cardinal de Rohan, avec toute sa magnificence et les agréments de ses manières flatteuses, remportait peu de crédit et de réputation à Rome, où ses fatuités et le soin de sa beauté, quoique à son âge, avait été jusqu’à se baigner souvent dans du lait pour se rendre la peau plus douce et plus belle…  ». Le couple royal et le chroniqueur en rirent de tout cœur.

 Ambassadeur de France à Rome au temps de Louis XV, le cardinal de Bernis ne célébrait sa messe qu’avec un Meursault de grand cru, rétorquant à ceux qui s’en étonnaient :  » Eh ! je ne voudrais pas que le Seigneur me vît faire la grimace, lorsque je communie.  »

Bien des évêques ne respectaient pas l’obligation de résidence, c’est-à-dire, conformément au concile de Trente, de demeurer dans leur diocèse au moins neuf à dix mois par an et obligatoirement en période grandes fêtes liturgiques. Certes, par une patente de 1695, Louis XIV avait réduit considérablement la contrainte, mais elle fut abusivement interprétée.

   Par exemple :  Monseigneur Loménie de Brienne qui serait réapparu à Toulouse en 1781 après dix ans d’absence. Une mauvaise langue prétendit que l’appât fut la distribution des prix aux jeunes demoiselles du couvent de Levignac, ou encore qu’il était escorté de  » M. l’archevêque d’Aix, son ami de cœur et de sentiment, attiré à Toulouse par un procès qu’il a perdu, et de M. l’évêque de Mirepoix qui fait sa cour aux deux premiers, parce qu’il les croit utiles à son avancement  ». J’ai lu d’autres   »commérages »  beaucoup plus  » méchants et plus que  » coquins  » à propos d’autres prélats.

   Il faut toutefois noter , qu’après 1750 la grande majorité des évêques avaient pris l’habitude de gouverner  directement leur diocèse. De toute manière, en 1784, Louis XVI leur interdit de s’en éloigner sans permission dûment motivée.

 

En odeur de sainteté

Benoît-Joseph Labre (1748-1783), chartreux à Montreuil (Seine-Saint-Denis) passait sa vie en prières, tout en s’infligeant des mortifications particulières. Il ne se lavait jamais et accueillait dans sa paillasse crasseuse des centaines de puces et de poux, petites bêtes à Bon Dieu auxquelles il n’aurait voulu faire aucun mal. Ce religieux nauséabond mourut à Rome, où il fut béatifié par le pape Pie IX, en 1861.

Moniales mariées et curés travestis à la Révolution :

Suite aux problèmes liés à la Constitution civile du clergé, qui forçait les ecclésiastiques séculiers à faire allégeance à l’Etat, les enquêtes montrent que seulement 27% des prêtres de Paris renoncèrent à leur état, contre 70 à 84 % dans les autres régions. En mai 1795, Monseigneur Delcher, évêque de la Haute-Loire, écrit: «Je compte à peine six à sept prêtres dans tout mon diocèse qui n’aient pas cédé à la persécution…» Mais beaucoup, dans leur nouvel emploi, étaient en fait des curés réfractaires, se déguisant pour continuer à exercer le culte, clandestinement. Ainsi, Rousseau, ancien religieux de Maroilles (Nord), se travestit en marchand de balais, en garde national, en garçon de ferme ou encore en paysan. L’abbé de Chièze, vicaire général de Carcassonne, revêtit l’uniforme de garde nationale, se fit rendre les honneurs et se plaça même à la tête d’une troupe de gens armés qui étaient à sa recherche.

  Dans les campagnes privées de prêtres, comme dans la Drôme, on assista au retour en force des superstitions fanatiques, comme sonner les cloches à tout propos. En Forez, la population ne parla plus que de la missive écrite en caractères d’or de la main de Dieu !

   Quant aux vœux monastiques perpétuels, ils furent supprimés en février 1790. C’est ainsi que des religieuses se marieront, épousant parfois des prêtres  » plus ou moins   » défroqués. Telle Marie-Françoise Goupil, moniale de la Conception à Paris, qui épousa le Père Duchesne, religieusement, parce qu’elle ne souhaitait pas renier sa foi.!

 » Le chemin des dames  » pourquoi ce nom ?


    La bataille du Chemin des Dames, aussi appelée seconde bataille de l’Aisne  ( proche de là où je suis né ) ou  » offensive Nivelle  » Résultat d’images pour Robert Nivelle Résultat d’images pour Robert Nivelle( <= photos  général Nivelle ) a lieu pendant la Première Guerre mondiale. Elle commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin par la tentative française de rupture du front allemand entre Soissons et Reims vers Laon, sous les ordres du général Nivelle:  » L’heure est venue, confiance, courage et vive la France!  » . La bataille se prolonge jusqu’au 24 octobre 1917 avec des résultats stratégiques discutés et de très lourdes pertes humaines dans les deux camps.

 

 Ce champ de bataille porte un nom qui contraste profondément avec l’affreux drame qui s’y est joué pendant quatre ans. ( Guerre 14/18 ) 

   Pour retrouver ses origines, il faut se tourner vers le XVIIIe siècle et vers Mesdames Adelaïde et Victoire, filles de Louis XV, car c’est en fait à elles que l’on doit ce nom.

     ( Chemin des Dames Bleuets au bord de la RD 18 )

Bande de bleuets au bord de la route du Chemin des Dames (Aisne)

  (Borne kilométrique sur la RD 18 – Chemin des Dames, août 2016 )

La RD 18 Chemin des Dames et une borne kilométrique Chemin des Dames (Aisne)

(Chemin des Dames déblayé )

Photographie de guerre, le Chemin des Dames déblayé, autour des décombres

    Elles empruntèrent ce chemin pour se rendre au château de la Bôve, actuellement sur la commune de Bouconville-Vauclair. Ce château avait été acheté en 1776 par Françoise de Narbonne-Lara, alors  »dame d’atours  » de Madame Adélaïde. Élevé au rang de dame d’honneur par cette dernière en 1780, avec le titre de duchesse, Françoise de Narbonne-Lara invita sa bienfaitrice et ses sœurs à venir lui rendre visite, et pria les Ponts et Chaussées d’élargir le chemin allant de l’Ange-Gardien à Corbeny avec un embranchement au niveau de la ferme d’Hurtebise qui permettrait de gagner plus facilement Bouconville et son château.      Les travaux commencèrent durant l’été 1784 et Mesdames Adélaïde et Victoire purent ainsi se rendre auprès de la duchesse de Narbonne-Lara entre septembre et octobre.

    C’est cependant la seule visite que l’on ait pu attester, ce qui  » écorne  » quelque peu la légende des voyages réguliers qu’auraient pu faire les filles de Louis XV sur ce chemin qui porte encore aujourd’hui leur nom.

   Quand les prémices de la Révolution française commencèrent à secouer la France, le renforcement de ce chemin par un cailloutis n’était que partiellement achevé, mais la postérité lui gardera le nom de Chemin des Dames, bien que celles-ci ne l’aient jamais vu terminé.

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