Adolfo Kaminski :


Adolfo Kaminsky a sauvé des milliers d’enfants juifs pendant la guerre
Lui-même rescapé, Adolfo Kaminsky a vite rejoint la Résistance afin de fabriquer des faux papiers aux enfants juifs. « Jusqu’à l’évanouissement. »

Rescapé du camp de Drancy en 1942, Adolfo entre dans la Résistance et se met à fabriquer des faux papiers pour les enfants juifs. « En une heure, je fabrique 30 faux papiers. Si je dors une heure, 30 personnes mourront » se disait-il alors. « J’ai travaillé jusqu’à l’évanouissement. »
Plus tard, et jusque dans les années 70, Adolfo Kaminsky est resté dans la clandestinité, mettant son savoir-faire au service de différentes causes telles que l’émigration des rescapés juifs vers la Palestine ou encore le combat pour l’indépendance de l’Algérie…

 

 

 

Adolfo Kaminksy :
    »  Quand on a la chance de sauver ne serait-ce qu’une seule vie humaine, on le doit, c’est primordial. Et j’ai eu la chance d’en sauver beaucoup.  »
Sa fille, Sarah Kaminsky :
 » Ce qui pour moi fait la particularité de son engagement, c’est que pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’est engagé pour des Juifs, c’est-à-dire qu’il était athée mais juif. Et ce que je trouve extrêmement intéressant dans son histoire, c’est que par la suite, il met exactement le même engagement à sauver des personnes qui n’ont rien à voir avec sa communauté.  »
Aujourd’hui, à 94 ans, Adolfo Kaminsky démarre une carrière de photographe. Il expose au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (MAHJ), à Paris, jusqu’au 8 décembre 2019.

Original ?


  Chaque année, Kawasaki au Japon, organise une grande parade, quelques jours avant le 31 octobre, proposant à des participants de faire étalage de leurs costumes créatifs le temps d’un défilé.

Vincent van Gogh, la Joconde de Léonard de Vinci ou Le Cri d’Edvard Munch…

 » Les gens de peu  »


Les gens de peu n’ont rien à perdre

Ils n’ont jamais rien possédé

Et le peu qu’ils auront gagné

Ils savent encore le partager

C’est toujours aux petites gens

D’assurer les grosses besognes

Et d’habiter les bas-quartiers

Où le soleil se fait prier

Les gens de peu n’ont pas d’histoire

Qui feraient l’objet d’un récit

Le quotidien de leur mémoire

C’est dans leurs mains qu’il est écrit

Ils ne connaissent pas l’orgueil

Mais simplement la dignité

Quand c’est aux urnes citoyens

On vote selon ses moyens

Quand ils fréquentent les églises

Ils ne veulent pas dépareiller

Et pour faire oublier leur mise

Se glissent dans les bas-côtés

C’est avec de touts petits riens

Qu’ils se fabriquent de grands bonheurs 

Sans rien attendre pour demain

Le pain des rêves n’est qu’un leurre

Et quand ils prennent la parole

Juste pour dire ce qu’il faut

Ils parlent sans relever le col

En économisant les mots

Parfois ils ont le verbe haut

C’est pour mieux crier leur détresse

Comme un bateau qui prendrait l’eau

Et lanceraient des SOS

Ils ont le discours incertain

Quand il faut parler de soi-même

Ils savent ne parler de rien

Et le plus souvent d’autres choses

Quand il arrive à un puissant

D’avoir envie de faire la guerre

C’est le sang noir des pauvres gens

Qui va couler sur les frontières

Et pour les en remercier

On élève des monuments

Avec dessus leurs noms gravés

Honneur à tous les combattants

Les avenues, les boulevards

Ne porteront jamais leurs noms

Mais pour honorer leur mémoire

Il reste le son du clairon…

La vidéo :

  François Budet  :

    Originaire de Plaine-Haute près de Saint-Brieuc. Enfant, il fait partie des gauchers contrariés, ce qui lui cause une dyslexie de la parole Sa vocation de chanteur naît dans la chorale de son collège à Quintin. Étudiant à Rennes , il devient membre d’un groupe de musiciens, du genre Les Frères Jacques, forme un quatuor vocal, puis commence à jouer de la guitare 

  Ensuite , il part travailler à Vincennes en tant qu’ouvrier spécialisé dans les pellicules photo chez Kodak.

   À l’automne 1965, il écrit et compose la chanson Loguivy-de-la-Mer, après avoir découvert l’été la vie du petit port de Ploubazlanec près de chez lui. Cette oeuvre rencontre le succès, tout d’abord auprès des habitants du port, où circule une cassette enregistrée au magneto, puis auprès du public breton Il entame une carrière de chanteur en Bretagne, en parallèle de son métier d’animateur culturel dans tout le département qui lui permis de rencontrer Glenmor, Henri Dès ou Yves Simon et de confirmer sa vocation artistique

  En 1968, il enregistre son premier 45 tours, dans lequel le titre  » Ce jour-là   » prédit la chute du mur de Berlin et un président à la peau noire à la Maison-Blanche

Participant en 1970 à l’enregistrement de Doux chagrin de Gilles Vigneault au Québec, il rencontre le chanteur québécois Georges Dor à qui il emprunte La Manic. Après avoir signé chez Velia, il sort son premier album en 1973, Loguivy-de-la-mer. La chanson éponyme devient un classique incontournable en Bretagne.

  En 1976, il devient auteur-compositeur-interprète à part entière. Son parcours musical es comprend  onze albums et de nombreux récitals sur les routes de France, mais également à l’étranger (Europe, États-Unis, Canada…)

  En 1981, il retourne vivre à Plaine-Haute, sa ville natale Il fut élu local durant 30 ans jusqu’en 2008. Avec des amis, il créé l’association les Coquins d’Accord pour rendre hommage à Georges Brassens tous les deux ans à Saint-Brieuc

  En 2016, treize ans après  » Les sillons du bonheur  », il réalise un nouvel album aux côtés de ses enfants, Pierre et Julie Budet, connue sous le pseudo Yelle son gendre Jean-François Perrier et son guitariste Christian Biré.

  Il meurt  dans la nuit du 4 au 5 juillet 2018 d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 77 ans.

 » Ce jour là  » :     ( prédiction ? )

Les choeurs de l’Armée Rouge iront donner l’aubade à Luna Park
Quand les GI’s en permission iront voir le tombeau de Lénine
Et les enfants demanderont : « Dis-moi papa, c’est quoi la guerre ? »
« Je ne m’en souviens plus, fiston, après tout qu’est-ce ça peut faire ? »

Qu’il vienne ce jour-là !
Qu’il se lève sur la terre, ce matin-là !

On pourra voir Mao Tsé Toung jeter ses fusées à la mer
Et les chinois en liberté qui danseront dans les rizières
Les paysans israéliens n’auront plus l’arme en bandoulière
Et le Danube à Budapest n’aura plus la couleur du sang

L’Allemagne enfin réunie fera sauter son rideau de fer
Elle oubliera la déchirure qu’on avait bien voulu lui faire
Et les habitants de Berlin pourront chanter comme naguère
Et sur les ruines d’un vieux mur, on servira des pots de bière

Les exilés retrouveront le chemin qui mène au pays
Les Espagnols pourront revoir Madrid et puis mourir en paix
On pourra voir à Washington sans que personne ne s’étonne
Un Président à la peau noire habiter à la Maison Blanche

La vidéo :

Association  » Les charitables  »


Il y a environ 831 ans !

21 septembre 1188 : établissement de laConfrérie des Charitables de Saint-Éloi
lors d’une épidémie de peste

   Plus terrible que celles dont Béthune eut à souffrir les ravages pendant les années 1146, 1158, 1165, 1173 et 1187, la peste de 1188 avait couvert cette ville d’un crêpe funèbre et porté le découragement dans tous les cœurs encore sous l’impression des incendies qui avaient désolé Béthune en 1137, 1151 et 1176 ; les morts restaient sans sépulture et les malades sans secours.

   C’est alors que deux maréchaux-ferrants, dont on a conservé les noms, Germon et Gautier, l’un de Beuvry, l’autre du faubourg Saint-Pry, sur l’ordre de saint Éloi qui leur apparut en songe ( dit on ? ) , formèrent l’admirable association des Charitables qui existe encore de nos jours et qui, par la suite, fut réunie à celle de Saint-Nicolas, par le concordat du 18 mai 1574. Les membres de cette société s’obligeaient à soigner les malades, à porter les morts au lieu de leur sépulture et à les y enterrer.

Confrérie des Charitables de Saint-Éloi

Confrérie des Charitables de Saint-Éloi

Vingt-et-un membres composent cette société : un prévôt, quatre mayeurs et seize confrères, tous choisis parmi les bourgeois de la ville : le prévôt est nommé pour deux ans, les mayeurs et les confrères sont renouvelés par moitié, d’année en année. Les membres de la confrérie de Saint-Éloi enterrent les morts sans distinction d’aucune espèce et toujours sans rétribution. De tout temps, cette société fut entourée de la considération publique.

Le grand costume des Charitables se compose de :

    Habit, gilet et pantalon de drap noir, petit manteau en camelot, rabat bleu céleste, cravate blanche, chapeau français, gants blancs. Le costume ordinaire consiste dans le chapeau, manteau, rabat comme ci-dessus, habit et redingote, la veste étant défendue. Le costume ordinaire est de rigueur ; le grand costume ou Noir n’est accordé que sur la demande des parents et moyennant une somme destinée à donner du pain aux pauvres pendant l’hiver.

  Le mercredi avant le premier dimanche de juillet, par les soins de la confrérie, il était autrefois délivré moyennant six liards, des plombs, derniers vestiges des anciens méreaux, valeur d’un pain béni qui se donne en échange, frappé ainsi que les plombs des initiales de saint Éloi. Le produit  »des noirs  » et de la vente des plombs pouvait s’élever à onze cents francs chaque année et permettait de soulager bien des misères ; aussi cette société, par les services qu’elle rend, fait-elle l’orgueil de la ville de Béthune ; et l’empereur Napoléon III reconnut son utilité bienfaisante en accordant la croix de la Légion d’honneur à Brasier, son doyen de l’époque qui, en outre, exerçait les fonctions gratuites de membre des commissions de surveillance de l’hospice et du bureau de bienfaisance.

  La confrérie des Charitables de Saint-Éloi, dans le principe, société religieuse, est aujourd’hui civile. Le Petit Journal du 2 novembre 1872, lui consacra une de ses pages rédigée par son meilleur collaborateur ; et une couronne, tressée à Paris, offerte à la Confrérie par un journal qui comptait alors un million de lecteurs, fut un nouveau titre de reconnaissance à ses dévoués concitoyens :

 » Ce qui, à mes yeux, caractérise surtout les Charitables de Béthune ( surtout quand on songe à l’ancienneté de leur confrérie ) c’est qu’ils rendent à tous, les derniers devoirs avec le même esprit de charité. Ils enterrent, sans distinction, riches et pauvres, juifs ou pendus. Dans les épidémies, ils se prodiguent, alors que chacun fuit la contagion.

    » Pour bien comprendre comment le titre modeste de charitable peut être considéré presque comme un titre de noblesse, il faut se rapporter aux siècles passés. Il faut se rappeler ce qu‘étaient ces terribles pestes du Moyen Age ; fléau hideux devant l’apparition duquel faiblissait l’énergie des âmes les mieux trempées. A tel point, que dans les villes atteintes, les pestiférés, abandonnés à leur sort, couvraient le sol des rues, le parvis des églises, de cadavres en décomposition et d’agonisants poussant leur dernier râle. Il fallait alors plus que de la charité, il fallait le plus complet mépris de la vie pour ensevelir ces corps dont le moindre contact, disait-on, équivalait à une condamnation à mort. Cependant, c’est justement aux pestiférés que se dévouèrent les premiers Charitables de Béthune.     La légende de la fondation est curieuse. Dans le patois demi-roman, demi-flamand où elle est écrite en original, elle offre toute la naïveté et tout l’imprévu d’un véritable fabliau. »

    » L’année 1188, année d’une désastreuse épidémie, saint Eloi apparut en même temps à deux maréchaux : l’un, Gautier, de Béthune ; l’autre, Germon, de Beuvry, village des environs, et leur commanda d’établir une charité en faveur des morts. On voit que la légende ne marchande pas au bon saint Eloi le don d’ubiquité. Gautier, qui ne savait rien de l’aventure de Germon, eut l’idée de lui raconter sa vision, tandis que Germon, ne se doutant pas davantage de la vision de son confrère béthunois, se disposait à venir lui faire part de ce qu’il avait vu. Si bien que les deux amis, s’étant mis en route à la même heure, se rencontrèrent à moitié chemin… ( Ne dirait-on pas l’entrée en matière d’un roman du temps jadis ? )

 » Une fois là, dit la légende : Quan li un di sa vision a l’aultre, si commenchierent à plourer de pitié de goie, et acolerent si fort li un l’aultre qu’il peurent… La conclusion fut qu’ils allèrent tous deux demander conseil à un troisième, le prieur de Saint-Pry à Béthune, lequel, comme bien on pense, ne put que les engager à obéir aux ordres de saint Éloi et à instituer l’ordre des Karitaules, les Charitables.

 » La confrérie, tous les ans, célèbre l’anniversaire de la fondation par une procession sur la route de Beuvry ; cérémonie qui porte le nom tout au moins pittoresque de procession des navets. La procession terminée et la messe dite, les Compagnons de route s’offraient et mangeaient fraternellement des navets. Mais les vieux usages s’en vont, et depuis quelques années, à la consommation de ces navets, emblèmes d’une antique simplicité, ont succédé des  » agapes  » d’un  »genre plus relevé  » et qui permettent aux confrères de fêter leur patron par des manifestations plus… chaleureuses.

  Ni la gaieté, ni même la chanson, ne sont bannies de ces festins qui n’ont rien de funéraire.:

 Un couplet en guise d’échantillon :

Gagnant sa demeure dernière,
Parfois sur nos bras l’indigent
N’a pour accompagner sa bière
Pas un ami, pas un parent
Là, de notre cohorte
Le devoir est tracé.
Nous seuls faisons escorte
Au pauvre trépassé.
 

 

   La poésie n’est pas absolument faite pour être accompagnée par le cliquetis des verres à champagne ; mais après tout, l’on peut dire que c’est une  » chanson du métier  ». 

Etc….( d’autres vidéos visibles sur le Net …)

 

Sanctuaire …..


    » perché  » :

Le  » Santuario Madonna della Corona  » est une basilique accrochée à la falaise du côté de Spiazzi en Italie.

   Un lieu de méditation dans les rochers du Baldo qui existe depuis 1530, des ermites utilisant déjà l’endroit isolé depuis l’an mille.

   Un endroit préservé qui a évolué doucement au fil des années et qui héberge diverses pièces d’art et d’histoire, comme des sculptures sculpture sanctuaire d’Ugo Zannoni, des œuvres de Raffaele Bonente ou le Pesare Santa, réplique de la balance utilisée pour peser Jésus-Christ avant la crucifixion.

 Quelques images du Santuario Madonna della Corona :

sanctuaire falaise 1

sanctuaire falaise 2

sanctuaire falaise 3

sanctuaire falaise 5  sanctuaire falaise 5

Bonnus :

Hier ,à la télé ……


   

( Pas  » obligé  » de lire , ni commenter )

 

    La télé est toujours  » allumée  » , sans que je la regarde ( un  » fond sonore  » ? ) …..Mais ce jeudi soir , un film m’a interpellé , touché ….

   Il sagit de  » l’emprise  » , histoire d’une femme / mère battue par son mari ……Le film m’a  » touché  » car il a réveillé des souvenirs de mon enfance souvenirs horribles …

 

  Si un lecteur éprouve  l’envie de lire mon billet , je lui conseille de voir la  » prestation  » de M.Lavoine dans le rôle de l’avocat général lors du procès à la fin du film !

P.S: Il faut l’avoir vécu pour comprendre……..

 

 

Cocorico !!!


Coqs, canards, cloches… Qui en veut aux bruits de la campagne ?

    Victoire pour Maurice.!

    Ce coq vivant à Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime) va pouvoir continuer de chanter en paix. Ainsi en a décidé, ce jeudi 5 septembre, le tribunal correctionnel de Rochefort, saisi par les voisins Jean-Louis et Joëlle Biron, des Limousins qui ont acheté sur l’île leur résidence secondaire. Ils ne supportaient plus d’entendre l’animal chanter dès le matin et avaient donc dépêché un huissier pour constater que Maurice pousse la chansonnette très tôt chaque jour. Ils avaient ensuite attaqué les propriétaires, Corinne et Jacky Fesseau.

 

 

    C’est presque devenu une habitude : on ne compte plus le nombre de procès intentés à des cloches, coqs, canards et autres crapauds par des voisins qui ne supportent plus de les entendre. Le cas de Maurice, devenu symbole malgré lui de cette opposition, a même franchi nos frontières, jusqu’aux États-Unis, où il a eu droit aux honneurs du New York Times! Ces conflits de voisinage, hautement médiatisés et en forte hausse, témoigneraient, selon certains, d’une véritable scission du pays, écartelé entre la France des villes et la France des champs.

Traditions contre silence
   Dans ce face-à-face, ce sont deux visions qui s’affrontent. Côté rural, on entend ( c’est le cas de le dire )  défendre ces sons qui font partie du patrimoine historique.      Ils seraient mis en danger par des  » néoruraux  » récemment arrivés des villes qui ne veulent plus entendre un coq chanter ou des cloches sonner. Côté  » néo-rural  » , d’anciens urbains venus échapper au brouhaha citadin défendent coûte que coûte le droit au silence chez soi.
   Au Biot (Haute-Savoie), ce sont, par exemple, les cloches des vaches qui dérangeaient des riverains, essentiellement propriétaires de résidences secondaires. Après une pétition – plus de 120 000 signatures ! – et une manifestation pour défendre les bovins, le maire Henri-Victor Tournier a finalement coupé la poire en deux en gardant les cloches, mais en déplaçant l’abreuvoir pour éloigner les bêtes.

  De nombreux cas similaires existent , sont allé jusqu’en justice pas toujours au ‘ profit  »des  » faiseurs de bruits campagnards  » 

  Le coq Maurice a eu de la chance. Car si la majorité des cas sont réglés à l’amiable, le tribunal, quand il est saisi, n’est pas toujours clément avec les animaux et les églises. Dans le Bas-Rhin, le tribunal administratif a tranché : les cloches d’Asswiller, attaquées par deux couples, devront sonner moins fort entre 22 heures et 7 heures, ou se taire.!

village clocher

Bonnus :

Mi- août ,miaou….. lol


Toujours d’actualité pour un 15 août ? lol 

Les paroles :

Si jamais une coquette
Vous demande un jour
Quelle saison est la plus chouette
Pour rêver d’amour
Ne dites pas qu’la meilleure date
C’est mars ou fin septembre
L’époque la plus adéquate
C’est celle que chantent les chattes :

« A la mi-août

 

C’est tell’ment plus romantique
A la mi-août
On fera les quat’ cents coups
A la mi-août
Tous les coeurs sont en pique-nique
A la mi-août
Les filles n’ont pas peur du loup »

Et si la belle vous dit soudain :
« J’adore les fourrures
Quand donc aurais-je mon ragondin ? »
Chantez d’un air badin :
« A la mi-août
C’est bien plus économique
A la mi-août
Y a d’la joie pour les matous »

Je m’souviens lorsque naguère
J’ai passé mon bac
Comme j’étais pas une lumière
J’avais plutôt l’trac
Le prof d’histoire me demande
Quand donc est né l’shah d’Perse ?
Dès l’instant qu’on parlait du shah
J’ai dit : « Eh bien voilà :

A la mi-août
C’est tell’ment plus romantique
A la mi-août
Y a d’la joie pour les matous
A la mi-août
On se sent plus dynamique
A la mi-août
On s’amuse comme des fous

Je connais une Auvergnate
Qui aime un bougnat
Quand elle dit : « A bas les pattes »
Il s’écrie : « Fouchtra
Quand ch’est-y que tu me donn’ras
Tout ché que tu pochèdes ?
– Pour l’inchtant répond-elle au gars
Y est pas quechtion de cha.

– A la mi-août
Che chera plus romantique
A la mi-août
On fera les quat’ cents coups
A la mi-août
On che chent plus dynamique
A la mi-août
On ch’amuse comme des fous »

Dans la plupart des guinguettes
On n’a pas le choix
C’est toujours de l’omelette
Ou bien du veau froid
Et si l’on demande au patron
Quand f’rez-vous une gibelotte ?
Souvent d’un petit air fripon
Le patron vous répond :

« A la mi-août
C’est beaucoup plus romantique
A la mi-août
Y a d’la joie pour les matous
A la mi-août
Tous les coeurs sont en pique-nique
A la mi-août
Les filles n’ont pas peur du loup
A la mi-août
A la mi-août
A la mi-a mi-a mi-a mi-a mi-a mi-a mi-août
{crié} mi-août

miaou

çà s’est passé il y a …..


   Environ 74 ans :

      Le 6 août 1945, trois mois après la capitulation de l’Allemagne, l’explosion d’une bombe atomique au-dessus de la ville d’Hiroshima, au Japon, met un terme à la guerre du Pacifique, précipite la fin de la Seconde Guerre mondiale et inaugure  » l’Âge nucléaire  » .
    Depuis ce jour  plane sur le monde la crainte qu’un conflit nucléaire ne dégénère en une destruction totale de l’humanité.
    Le gouvernement américain a justifié cette 1ère arme atomique  en affirmant qu’il aurait évité l’invasion de l’archipel et épargné la vie de plusieurs centaines de milliers de combattants (américains)…

hiroshima-1945 ( Hiroshima après la bombe )…

Un projet ancien :
      Le 2 août 1939,  avant la Seconde Guerre mondiale, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wagner réfugiés aux États-Unis avertissent le président Franklin Roosevelt Roosevelt du risque que Hitler et les nazis ne mettent au point une bombe d’une puissance meurtrière exceptionnelle fondée sur le principe de la fission nucléaire.     Avec le soutien d’Albert Einstein, ils lui recommandent d’accélérer les recherches dans ce domaine afin de devancer à tout prix les Allemands.

À la suite de ces avertissement / conseils , en novembre 1942, le président inaugure en secret le programme de mise au point de la bombe atomique sous le nom de code Manhattan Engineer Project.
    Il en confie la direction au physicien Julius Robert Oppenheimer Oppenheimer Einstein. Les essais se déroulent dans le laboratoire de Los Alamos (Nouveau-Mexique).
    À la mi-1945, la bombe est pratiquement au point mais les conditions de la guerre ont entre temps changé. L’Allemagne nazie est  » à genoux  » et s’apprête à capituler sans conditions. Seul reste en guerre le Japon, qui est loin de disposer d’une puissance militaire, industrielle et scientifique comparable à celle de l’Allemagne.

Les généraux japonais tenant le pouvoir: Le Japon s’entête dans une résistance désespérée.
    Les Américains ont pu en  » mesurer la vigueur  »  lors de la conquête de l’île méridionale d’Okinawa: pas moins de 7 600 morts et 31 000 blessés dans les rangs américains entre avril et juin 1945 ! Dans la conquête de l’île d’Iwo Jima, 5 000 Américains sont tués. Les Japonais, quant à eux, n’ont que 212 survivants sur 22 000 combattants….!!!!!
     Les avions-suicides surnommés kamikaze (« vent divin ») et jetés contre les navires américains montrent également que les Japonais ne reculent devant rien pour retarder l’échéance.
    Les bombardements conventionnels qui se multiplient depuis le début de l’année 1945 bombardement Tokio 1945n’ont pas plus d’effet sur leur  détermination. Le plus important a lieu le 19 mars 1945 : ce jour-là, une armada de 234 bombardiers B-29 noie Tokyo sous un déluge de bombes incendiaires, causant 83 000 morts.
      L’état-major américain avance le risque de perdre 500 000 soldats pour conquérir Honshu, l’île principale de l’archipel (un débarquement est projeté le… 1er mars 1946). Le président Truman, dans ses Mémoires, évoque même le chiffre d’un million de victimes potentielles ….
     Plus sérieusement, certains pensent aujourd’hui qu’une soumission de l’archipel par des voies conventionnelles aurait coûté environ 40 000 morts à l’armée américaine. Une évaluation  » raisonnable  » compte tenu de ce que les Américains ont perdu en tout et pour tout 200 000 hommes dans la Seconde Guerre mondiale, aussi bien  en Europe que dans le Pacifique (cent fois moins que les Soviétiques).
    C’est ainsi qu’émerge l’idée d’utiliser la bombe atomique, non plus contre l’Allemagne mais contre l’empire du Soleil levant, en vue de briser sa résistance à moindres frais.
    Le président Franklin Roosevelt meurt le 12 avril 1945 et son successeur à la Maison Blanche, le vice-président Harry Truman, reprend à son compte le projet d’un bombardement atomique sur le Japon. Celui-ci paraît d’autant plus opportun qu’à la conférence de Yalta, le dictateur soviétique Staline a promis d’entrer en guerre contre le Japon dans les trois mois qui suivraient la fin des combats en Europe, soit avant le 8 août 1945.

Le 3 juin 1945, l’empereur Showa (Hiro Hito), ayant compris que son pays a perdu la guerre, demande par l’entremise de l’URSS l’ouverture de négociations de paix. Mais Staline, qui voudrait participer à l’invasion de l’archipel et au partage de ses dépouilles, fait traîner les choses.!!!
  De son côté, Truman, informé par ses services secrets de cette demande de négociations, feint de l’ignorer. Le président américain commence à s’inquiéter des visées hégémoniques de Staline et souhaite donc en finir avec le Japon avant que son encombrant allié n’ait l’occasion d’intervenir. 

  Il souhaite aussi ramener le dictateur soviétique à plus de mesure. Dans la perspective de l’après-guerre, il ne lui déplaît pas, ainsi qu’aux militaires et au lobby militaro-industriel, de faire la démonstration de l’écrasante supériorité militaire américaine. Ce sera le véritable motif de l’utilisation de la bombe atomique, la plus terrifiante des  » armes de destruction massive  ».
  Les généraux nippons, partisans d’une résistance à outrance, sont satisfaits du rejet de la demande de négociations.

Le bombardement :

Le 16 juillet 1945, l’équipe de scientifiques rassemblée autour de Robert Oppenheimer procède dans le désert du Nouveau Mexique, sur la base aérienne d’Alamogordo (près de Los Alamos), à un premier essai nucléaire. L’expérience est pleinement réussie et convainc le président Truman de passer à la phase opérationnelle.
   Un ultimatum adressé au Japon le 26 juillet par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine, pendant la conférence de Potsdam, fait implicitement allusion à une arme terrifiante.
     Dans les cercles du pouvoir, chacun est partagé entre la crainte d’ouvrir la boîte de Pandore et la hâte d’en finir avec la guerre. Pour éviter de tuer des civils innocents, on évoque l’idée d’une frappe atomique sur le sommet du Fuji Yama, la montagne sacrée du Japon.
    L’idée est rapidement abandonnée car son efficacité psychologique est jugée incertaine et en cas d’échec, les Américains, qui ne disposent que de deux bombes  (atomique), seraient en peine de rattraper le coup.
   Il y a aussi le fait  que, faute d’expérience, les scientifiques du projet Manhattan ne mesurent pas précisément les effets réels de la bombe atomique sur les populations. Et la perspective d’une bombe atomique sur une ville ennemie choque assez peu les consciences après les bombardements massifs sur les villes d’Allemagne et du Japon, les révélations sur les camps d’extermination nazis et les horreurs de toutes sortes commises sur tous les continents.
   Finalement, au petit matin du 6 août 1945, un bombardier B-29 s’envole vers l’archipel nippon. Aux commandes, le colonel Paul Tibbets (30 ans). La veille, il a donné à son appareil le nom de sa mère, Enola Gay.
   Dans la soute, une bombe à l’uranium 235 de quatre tonnes et demi  » joliment surnommée » Little Boy par l’équipage. Sa puissance est l’équivalent de 12 500 tonnes de TNT (trinitrotoluène, plus puissant explosif conventionnel) avec des effets mécaniques, radioactifs et surtout thermiques).
  L’appareil est seulement accompagné de deux autres avions, l’un pour effectuer des mesures scientifiques pendant et après l’explosion, l’autre pour prendre des photos.

enolagay

L’objectif est déterminé pendant le vol. Parmi plusieurs cibles potentielles (Nigata, Kyoto, Kokura et Hiroshima), l’état-major choisit en raison de conditions météorologiques optimales la ville industrielle d’Hiroshima (300 000 habitants).
    Le B29 largue la bombe à 8h15 -( heure locale ) et aussitôt effectue un virage serré sur l’aile et s’éloigne au plus vite pour échapper au souffle de l’explosion.
    La bombe explose à 600 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima. Elle lance un éclair fulgurant, sous la forme d’une bulle de gaz de 4000°C d’un rayon de 500 mètres !       Puis elle dégage le panache en forme de champignon champignon atomiquecaractéristique des explosions atomiques.
    Plus de 70 000 personnes sont tuées et parfois volatilisées sur le coup sous l’effet conjugué de l’onde de choc, de la tempête de feu et des rayonnements gamma. La majorité meurent dans les incendies consécutifs à la vague de chaleur.
Plusieurs dizaines de milliers sont grièvement brûlées et beaucoup d’autres mourront des années plus tard des suites des radiations (on évoque un total de 140 000 morts des suites de la bombe).
    Le président Truman annonce aussitôt l’événement à la radio, non sans abuser son auditoire sur la nature prétendûment militaire de l’objectif (un mensonge comme le pouvoir américain en a l’habitude) : « »Le monde se souviendra que la première bombe atomique a été lancée sur Hiroshima, une base militaire. Pour cette découverte, nous avons gagné la course contre les Allemands. Nous l’avons utilisée pour abréger les atrocités de la guerre, et pour sauver les vies de milliers et de milliers de jeunes Américains. Nous continuerons à l’utiliser jusqu’à ce que nous ayons complètement détruit le potentiel militaire du Japon »

Les Soviétiques sortent de leur neutralité :
      L’attaque sans précédent sur Hiroshima ne suffit pas à vaincre la détermination des généraux japonais. !! Par contre, elle convainc Staline de rompre son pacte de neutralité avec les Japonais et d’attaquer ceux-ci avant qu’ils ne se rendent aux Américains !
    Dès le surlendemain, le 8 août, il déclare la guerre au Japon et lance ses troupes sur la Mandchourie. Pour les Japonais, c’est une défaite sans nom malgré l’héroïsme désespéré des fantassins qui attaquent les chars soviétiques à la baïonnette ! , au cri de « Banzaï ».
   En une journée, toute l’armée de Mandchourie, soit 1,2 million de soldats japonais, s’est rendue à l’agresseur.
   La débandade face aux Soviétiques achève de convaincre les généraux japonais de mettre fin à une résistance désespérée. Ils craignent plus que tout l’invasion de l’archipel par des troupes communistes qui installeraient un gouvernement à leur dévotion.
  Ils préfèrent  » à tout prendre  » les Américains et souhaitent seulement qu’Hiro Hito, symbole essentiel de la nation, soit maintenu sur le trône.
   À Washington, c’est la consternation. Truman a perdu son pari de faire fléchir les Japonais et, plus grave que tout, a provoqué l’intervention soviétique contre le Japon. Il décide donc de jouer sans attendre sa dernière carte. Le même jour, le 9 août, il donne l’ordre de larguer la deuxième et dernière bombe atomique dont il dispose. Celle-là est au plutonium et non à l’uranium 235, une différence au demeurant insignifiante du point de vue des futures victimes.
    Le bombardier B-29 de Charles Sweeney survole d’abord la ville de Kokura.Cette cible étant occultée par les nuages, il poursuit sa route vers Nagasaki (250 000 habitants) où une éclaircie du ciel lui permet d’effectuer  » le funeste largage  ». 40 000 personnes sont cette fois tuées sur le coup et des dizaines de milliers d’autres gravement brûlées (80 000 morts au total selon certaines estimations).

      ( Plusieurs milliers de victimes sont catholiques, la ville étant au cœur du christianisme japonais.) ?!

  La reddition :
    Le Japon, ravagé par les bombardements, le blocus américain et les menaces de famine, n’est depuis longtemps plus en état de résister à qui que ce soit.
    L’empereur Hirohito réunit le conseil de guerre en son palais et chacun de se prononcer sur l’opportunité d’une capitulation. Les généraux n’arrivant pas à s’accorder, c’est l’empereur qui, pour une fois enfin, use de son autorité morale pour imposer celle-ci.
    Le 12 août, à Washington, Truman peut fièrement annoncer avoir reçu un télégramme du gouvernement japonais par lequel celui-ci déclare accepter une capitulation sans condition. C’est la jubilation générale…
   Evidemment ,rien de tel au Japon. Le 15 août, à leur domicile, à leur travail ou dans la rue, les Japonais,japonais rédition sidérés, entendent pour la première fois à la radio et dans les hauts-parleurs la voix de leur empereur qui annonce sa décision de mettre fin à la guerre et la justifie par le fait que  » l’ennemi a commencé de recourir à une bombe de l’espèce la plus cruelle qui soit, à la puissance incalculable et susceptible de briser la vie d’innombrables innocents  ».
   L’empereur se garde habilement de faire allusion à l’attaque massive de l’Armée rouge et à l’effondrement de l’armée de Mandchourie. Il veut modérer l’humiliation de la défaite en l’attribuant seulement à la cruauté d’une arme nouvelle. Il veut aussi n’avoir de compte à rendre qu’aux Américains, dont il espère qu’ils respecteront la Constitution impériale du Japon.
    Les Américains ne  » font pas la fine bouche  ». Ils ont maintenant hâte d’en finir car l’Armée rouge progresse sur tous les fronts en Asie, en Corée, vers le 38e parallèle comme sur le sud de l’île de Sakhaline, jusque-là sous souveraineté japonaise. Il n’est donc plus question donc de chipoter sur la responsabilité de l’empereur dans les dérives criminelles des dernières décennies…

Le 2 septembre 1945, le général américain Douglas MacArthur reçoit la capitulation sans conditions du Japon.
     La Seconde Guerre mondiale est terminée… et le monde entre dans la crainte d’une apocalypse nucléaire

P.S :

  Pour les survivants d’Hiroshima et Nagasaki, le calvaire allait se poursuivre jusqu’à leur mort. Beaucoup allaient mourir des suites de leurs brûlures ou de leur irradiation. Les survivants, appelés hibakusha ( » personnes irradiées  »), à peine plus chanceux, allaient être  » ostracisés  »  toute leur vie par la société nippone: systématiquement empêchés de se marier, voire de simplement travailler en entreprise.
  Les forces d’occupation américaines, de mèche avec l’administration nippone, allaient maintenir pendant plusieurs décennies une chape de plomb sur les conséquences humaines des bombardements, immédiates et à plus long terme.
  Quant à l’opinion publique occidentale , elle ne prit guère la mesure des événements qui venaient de se produire ces 6 et 9 août 1945. Le quotidien français   »Le Monde  » titre le 8 août 1945, comme s’il s’agissait d’un exploit scientifique quelconque :  » Une révolution scientifique. Les Américains lancent leur première bombe atomique sur le Japon  ».
     Parmi les rares esprits lucides figure le jeune romancier et philosophe Albert Camus, qui écrit dans Combat, le même jour, un article non signé :  » Le monde est ce qu’il est, c’est-à-dire peu de chose. C’est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d’information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d’une foule de commentaires enthousiastes, que n’importe quelle ville d’importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d’un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l’avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Il est permis de penser qu’il y a quelque indécence à célébrer une découverte qui se met d’abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l’homme ait fait preuve depuis des siècles  ».