La chandeleur ….


Demain ( plutôt aujourd’hui étant donnée l’heure à laquelle j’écris ) c’est la chandeleur ….Qu’est ce que s’est ,d’où vient cette fête ,pourquoi les crêpes etc….

A l’origine ,la Chandeleur (à l’origine fête des chandelles) est une fête païenne et latine , devenue ensuite une fête religieuse pour les chrétiens , fête correspondant à la présentation de jésus au temple et à sa reconnaissance par  » Syméon  » 

présentation de jésus au temple ?

 comme  » Lumière qui se révèle aux nations  ».

Cette fête a lieu le 2 février, soit 40 jours après Noël .

De nos jours, en France en Belgique et en Suisse  , traditionnellement on mange des crêpes dans une ambiance festive le jour de la Chandeleur.

Chez les Romains , aux environ du 15 février , on fêtait les  »Lupercales » , en l’honneur de Lupercus , dieu de la fécondité et des troupeaux.

Vers 494, des  »chandelles  » ont été associées à la Chandeleur par le pape Gélase 1er , le premier à organiser des processions aux flambeaux le 2 février. Dans une lettre au sénateur Andromachus, il dit souhaiter rétablir les Lupercales et argue de leur pouvoir purificateur.On peut en conclure que Gélase avait remplacé la fête païenne par la fête de la Présentation

Chez les celtes ,on fêtait  » Imbolc  » ? le 1er février . Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit

Brigit ?

 célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles.

Dans les églises, on remplace les torches par des chandelles bénites dont la lueur est supposée éloigner le mal et rappelle que le Christ  est la lumière du monde. Les chrétiens rapportent ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer. En 1372 , cette fête fut également associée à la Purification de la  » Bienheureuse Vierge Marie » ,autrement dit ses  » relevailles » (réintégration d’ une jeune mère ayant accouché ).

Les crêpes avec leur forme ronde et leur couleur dorée rappelleraient le Soleil enfin de retour après la nuit de l’hiver ce qui expliquerait que l’on confectionne des crêpes à la Chandeleur, moment de l’année où les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est également en cette période que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner ces crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.

Une autre coutume, celle de la pièce d’or : les gens faisaient sauter la première crêpe avec la main droite en tenant une pièce d’or dans la gauche. Puis la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par la famille dans la chambre où on la déposait sur l’armoire jusqu’à l’année suivante ( çà on le faisait chez mes parents ,mais pas avec une pièce en or ! lol )

Quelques proverbes pour finir :

 »À la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur.  »

 » À la Chandeleur, au grand jour, les grandes douleurs.  »

 » À la Chandeleur, grande neige et froideur.  »

 » À la Chandeleur, la neige est à sa hauteur  » ce qui signifie que c’est souvent à cette date que l’épaisseur de la neige est à son maximum, au Quebec .

 » À la Chandeleur, le froid fait douleur.  »

 » À la Chandeleur, trouve ton âme sœur : que du bonheur  !   », proverbe provenant d’ Alsace .

 » À la Chandeleur, le jour croît d’une heure », familièrement :  »À la Chandeleur, ça y va d’une heure.  »

 » À la Chandeleur,  »Quéré’ ? fait des crêpes jusqu’à pas d’heure  »

 » À la Chandeleur, Rose n’en sentira que l’odeur.  »

 » Rosée à la Chandeleur, l’hiver à sa dernière heure.  »

 » Si la Chandeleur pleure, l’hiver ne demeure. »

 » Si le ciel n’est ni clair ni beau, nous aurons plus de vin que d’eau. », proverbe provenant du Bordelais..

 » Si point ne veux de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur.  »

 » Chandeleur à ta porte, c’est la fin des feuilles mortes.  »

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Vidéos :

Enfants….crêpes ? ATTENTION CRÊPES VOLANTES !

P.S : Je me souviens que ma grand-mère gardait toujours une crêpe qu’elle mettait dans un placard ( pourquoi ???) , mais ce qui me surprenait , c’est que la crêpe restait intacte toute l’année !

Anniversaires….


Depuis quand souhaite-t-on les anniversaires ?

Fêter sa naissance avec gâteau, bougies et cadeaux : aujourd’hui, cela semble naturel. Mais jusqu’à la Révolution, les Français s’en fichaient… car ils ignoraient leur date de naissance ! A la place, ils honoraient le jour de leur saint patron, ou celui de leur baptême. Les célébrations étaient collectives et placées sous l’égide de l’ Eglise .

On enregistre les naissance et non plus les baptêmes

C’est la République laïque qui va favoriser l’invention de l’anniversaire. A partir de 1792, les communes consignent  les naissances

dans les registres d’état civil.

Ancien registre d’état civil

Un acte fort, car jusqu’ici c’était l’Eglise qui enregistrait les baptêmes (pas les naissances). Fin XVIIIe, chez les bourgeois, on fête peu à peu sa venue au monde plutôt que son entrée dans la communauté des croyants.

fête d’anniversaire en famille aujourd’hui .

Quelle est l’origine du gâteau d’anniversaire ?

L’apparition du gâteau avec des bougies provient des Grecs qui avaient comme coutume de déposer des gâteaux ronds avec des bougies sur le Temple de la déesse Artémis. Ces bougies, symbolisant la lumière et le reflet terrestre de la déesse, étaient aussi l’occasion d’émettre un vœu en soufflant les bougies.( comme aujourd’hui )

Et les cadeaux ?

Au Moyen Age , la tradition était de donner un banquet pour son anniversaire. Celui qui était célébré était chargé de fournir le lieu et d’organiser la réception , mais demandait à chaque invité d’apporter un élément du repas !! C’est ce qui fait qu’au fil du temps ,la tradition du repas s’étant perdue , les amis offrent des cadeaux à ceux qui fêtent leur anniversaire ,à la place des  » mets  »

Pourquoi ce billet ?

Parce que aujourd’hui c’était  » mon » anniversaire .

C’était un 24 janvier….


Des femmes contre les nazis : se souvenir des résistantes du  »convoi du 24 janvier ‘

Charlotte Delbo, à Auschwitz. Les prisonnières du 24 janvier ont été tatouées par un numéro allant du 31 625 au 31 854, ce qui a donné à leur convoi le nom « des 31 000 ».
à Auschwitz. Les prisonnières du 24 janvier ont été tatouées par un numéro allant du 31 625 au 31 854, ce qui a donné à leur convoi le nom  » des 31 000  »

De tous les convois de la déportation partis de France, un seul emmena des femmes résistantes vers Auschwitz. C’était le 24 janvier 1943, il y a quatre-vingts ans. Parmi les prisonnières, Charlotte Delbo

Charlotte Delbo

, Marie-Claude Vaillant-Couturier

Marie-Claude Vaillant-Couturier

, Danielle Casanova

Danielle Casanova

 » Le matin du 24 janvier 1943, il faisait un froid humide d’Île-de-France, avec un ciel bas et des traînées de brume qui s’effilochaient aux arbres. C’était dimanche et il était tôt. En entrant dans la ville, nous avons vu quelques passants. Les uns promenaient leur chien, les autres se hâtaient. Peut-être allaient-ils à la première messe. Ils regardaient à peine les camions dans lesquels nous étions debout. Nous chantions et nous criions pour les faire au moins tressaillir.  »Nous sommes des Françaises. Des prisonnières politiques. Nous sommes déportées en Allemagne ». »(Ainsi débute  »Le Convoi du 24 janvier  », (livre de Charlotte Delbo , paru en 1965 aux Éditions de Minuit et considéré, à l’instar d’autres de ses ouvrages, comme une pièce majeure de ce qu’il est coutume d’appeler  » la littérature des camps  » ); celle née de l’expérience concentrationnaire nazie, indicible en bien des points mais dont Delbo, comme quelques autres, sut transmettre un peu de la violence inouïe. Et nous dire l’absurdité si savamment conçue, maniée comme arme ultime de la déshumanisation.

Ce 24 janvier 1943, il y a donc exactement quatre-vingts ans , Charlotte Delbo est de celles qui chantent et crient dans un camion, pour faire tressaillir les passants. Elle a 29 ans. Il n’y a pas si longtemps, cette amoureuse des lettres était encore l’assistante de Louis Jouvet

Louis Jouvet

. Mais en septembre 1941, elle a quitté la troupe, en tournée ( et en exil ) en Amérique latine, pour rejoindre son mari à Paris et s’engager auprès de lui dans la Résistance. Tous deux ont été dénoncés. Arrêtés. Georges Dudach a été fusillé au Mont-Valérien. Charlotte vient de passer près de onze mois en détention, à la prison de la Santé puis au fort de Romainville. Ce jour de janvier, avec deux cent vingt-neuf autres femmes, à ( 85 % des résistantes ), elle est déportée vers un camp nazi. En règle générale, c’est à Ravensbrück que les  » politiques  » sont internées. Leur train les mène ailleurs, et c’est en cela qu’il s’inscrira dans l’Histoire : le convoi du 24 janvier fut le seul à conduire des résistantes de France jusqu’à Auschwitz-Birkenau.

À leur arrivée, les prisonnières sont tatouées, leur peau porte un numéro, du 31 625 au 31 854 ; voilà pourquoi certains appellent aussi leur convoi celui  » des 31 000  ». Elles viennent de tous horizons, toutes régions, toutes professions. Souvent jeunes, autour de la trentaine, parfois plus âgées. Parmi elles, d’autres noms que celui de Charlotte Delbo ont traversé le temps : celui de Danielle Casanova, 34 ans au moment de sa déportation, figure des cercles communistes, qui mourra dès le mois de mai du typhus ; la maladie prolifère dans les conditions sanitaires inimaginables des camps et ravage des organismes affaiblis par la faim, le froid et les travaux forcés. Hélène Solomon-Langevin, 33 ans, communiste elle aussi, fille du physicien Paul Langevin, qui fera partie des quarante-neuf survivantes du convoi et deviendra, dès l’automne 1945, l’une des premières femmes députées en France – avant que des soucis de santé, consécutifs à sa déportation, ne l’obligent à s’éloigner. Marie-Claude Vaillant-Couturier, encore, 31 ans en janvier 1943, communiste également, journaliste, photographe, qui sera transférée à Ravensbrück (aux côtés Geneviève de Gaulle-Anthonioz ou Germaine Tillion

Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion ?

seule Hélène Salomon Langevin

Hélène Salomon Langevin ?

, y survivra), puis témoignera au procès historique de Nuremberg et se lancera après-guerre dans une carrière politique, accédant à la vice-présidence de l’Assemblée nationale.

Vie d’avant, vie au camp, vie d’après …….

Celles-ci, et toutes les autres, nourrissent les pages du Convoi du 24 janvier,

le livre

de Charlotte Delbo, renversant de dignité et de force. Le fruit d’une longue enquête, dans les archives et le pays, pour retrouver les traces de chacune d’elles. Un livre comme un mausolée, qui évoque sans commentaire ces existences entravées, pour la plupart anéanties. Mais un livre, aussi, comme une ode à la vie, chacune de ces femmes y étant citée et située le plus précisément possible, date et lieu de naissance, profession quand elles en avaient, enfants, engagement politique ou non ; tableau d’une France incarnée des années 30, 40, 50, qui met la lumière sur celles, anonymes, que les livres d’Histoire ont si souvent ignorées. Et, pour certaines, des témoignages sur la Libération, le retour, la réinsertion pas toujours simple dans un quotidien ordinaire. Vie d’avant, vie au camp, vie d’après.

Charlotte Delbo, ici en 1950, a rendu compte de la vie de ses compagnes de déportation dans « Le Convoi du 24 janvier ».
Charlotte Delbo, ici en 1950, a rendu compte de la vie de ses compagnes de déportation dans  » Le Convoi du 24 janvier  ». Archives privées Dany Delbo

Quand elles avaient pénétré dans l’enceinte d’Auschwitz, après trois jours et trois nuits entassées dans des wagons à bestiaux, les femmes du convoi du 24 janvier avaient chanté la Marseillaise. ‘ Nous avons contourné des baraques, basses, comme enfouies dans la neige : les blocks, écrira encore Charlotte Delbo. Il fallait enjamber des cadavres. Visages tordus, os saillants. On comprenait en les voyant que la mort ici n’était pas douce. La vie non plus en l’attendant.  » Des années plus tard, en 1974, elle sera l’une des toutes premières à contester publiquement les thèses négationnistes de Robert Faurisson.

Robert Faurisson

Se souvenir d’elle et de ses camarades de résistance, auxquelles Aragon

Aragon ?

consacra plusieurs vers de son long poème Le Musée Grévin , c’est rendre hommage à leur courage, historique. C’est aussi saluer toutes les femmes qui se lèvent encore aujourd’hui, et parfois pas si loin de nous, pour combattre l’arbitraire qui tente de les faire taire.

(119 étaient communistes ou proches du PCF. Le convoi incluait aussi des gaullistes, des membres d’autres réseaux et quelques condamnées de droit commun. )

Livre écrit en 1943 sous le nom de François la Colère et publié par les Éditions de Minuit.

Outre  » Le Convoi du 24 janvier, Charlotte Delbo a signé une trilogie sur la déportation: Les livres : Aucun de nous ne reviendra, Une connaissance inutile, Mesure de nos jour

Billet mis parce-que je pense qu’il ne faut pas oublier ……

c’était il y a ….


……103 ans….

Le 10 Janvier 1920

Naissance de la Société des Nations (SDN)

La SDN ( Société des Nations) naît officiellement à Genève le 10 janvier 1920, date d’entrée en vigueur du traité de Versailles , avec 32 États fondateurs auxquels s’ajoutent 13 États  » neutres ‘ ?.

Espoir trahi :

L’idée d’une organisation supranationale garante de la « paix perpétuelle » a été émise au XVIIIe siècle aussi bien par l’abbé de Saint-Pierre que par le philosophe Emmanuel Kant. Elle a été reprise en 1918 par le président américain Woodrow Wilson dans ses «Quatorze Points» ( à voir ! )et inscrite dans le traité de Versailles .

La SDN ou Société des nations en est le résultat. Mais le Sénat américain n’ayant pas ratifié le traité de Versailles  pour des raisons intérieures et par crainte de s’impliquer à nouveau dans une guerre européenne, les États-Unis n’entrent pas à la SDN, ce qui affaiblit gravement celle-ci. Par ailleurs, l’Allemagne démocratique de Weimar attendra 1926 pour entrer à la SDN. La Turquie, autre vaincue de la guerre, attendra 1932 et l’URSS 1934.

La SDN comprend :
-une assemblée de tous les États,
– un conseil de cinq membres permanents (France, Royaume-Uni, États-Unis, Chine, Japon) et d’un certain nombre de membres non permanents élus pour trois ans,
– un secrétariat dirigé par un secrétaire général et chargé du travail administratif.
Divers organismes lui sont rattachés dont la Cour permanente de justice internationale et le Bureau international du travail (BIT)
.

La SDN et le BIT vont accomplir un travail méritant en matière sociale et auprès des réfugiés de Russie et de Turquie. L’organisation va aussi aider les nouveaux États danubiens à se mettre sur pied. Elle va encourager le rapprochement franco-allemand  sous l’égide des ministres Briand et Streseman.

Mais dans les années 1930, l’organisation va se montrer incapable de mettre le holà aux violations successives des traités de paix et aux entreprises de conquête (Japon, Italie, Allemagne). Après le retrait du Brésil en 1926, ce sera celui du Japon pour cause d’agression et de l’Allemagne pour cause de dictature en 1933.  Enfin de l’Italie en 1936 puis de la Hongrie et de l’Espagne en 1939. L’URSS est exclue la même année. Impuissante, la SDN ne peut empêcher la marche à la guerre et disparaît de facto. Elle sera remplacée en 1945 par l’ONU.

À la différence de la SDN, l’ONU dispose d’une force militaire, les  »Casques bleus ».

 » L’ONU n’a pas créé le paradis, mais elle a évité l’enfer  » , a pu dire d’elle son deuxième secrétaire général, le Suédois Dag Hammarskjöld

Il y a 120 ans……


……… le premier crime résolu grâce aux empreintes digitales

Billet mis pour tester ma connexion !

Le 16 octobre 1902, Alphonse Bertillon, directeur du service parisien d’identité judiciaire, résout une affaire d’assassinat grâce aux empreintes de doigts laissés par le meurtrier sur la scène de crime. C’est une première en France.

Les techniques et les outils d’enquête criminelle n’ont cessé d’évoluer depuis le siècle dernier. Il y a 120 ans, l’analyse des empreintes digitales ……..

empreinte digitale …..

……faisait sa grande entrée dans les sphères judiciaire et policière. Le 16 octobre 1902, le directeur du service d’identité judiciaire de Paris, Alphonse Bertillon, est le premier français à résoudre une affaire d’assassinat grâce à de petites traces de doigts laissés par le meurtrier sur la scène de crime  .

De la naissance du « bertillonnage »…

En octobre 1902, le cadavre de Joseph Reibel est découvert dans un appartement du 8ème arrondissement de Paris. Sur place, les enquêteurs remarquent que des objets ont été volés et qu’une vitre a été brisée. Chargé de l’enquête, Alphonse Bertillon  …...

A.Bertillon

.…..est envoyé sur les lieux pour prendre des photographies. Sur des débris de verre, l’homme observe des empreintes de doigts. Dans une interview accordée le 16 octobre à France Inter , Pierre Piazza, maître de conférences en sciences politiques et auteur de plusieurs ouvrages sur Alphonse Bertillon, raconte : “Il y découvre des traces digitales assez nettes sur une vitrine. Il les photographie (ainsi qu’une partie de la vitrine sur laquelle se trouvent ces traces )et décide de les comparer avec ses fiches anthropométriques, c’est-à-dire des fiches qu’il établissait sur des délinquants ou des présumés délinquants ou criminels, et sur lesquelles il a commencé à apposer, à partir de la fin du XIXᵉ siècle, les empreintes digitales des personnes fichées.”

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Cette technique permet de retrouver l’auteur du crime. Il s’agit d’un certain Léon Scheffer, âgé de 36 ans, qui avait laissé ses empreintes sur une fiche anthropométrique à la suite d’un vol. Alphonse Bertillon “arrive à faire cette comparaison facilement, parce qu’il fait des agrandissements photographiques. Or, selon Bertillon, lorsqu’il y a 17 points de concordance, on peut affirmer que c’est bien la même personne.” On parle alors de “bertillonnage”.

… À la création du Fichier Automatisé des Empreintes Digitales

À la suite de cette affaire, les services d’enquête policière de Paris décident d’utiliser la même technique. Puis, celle-ci s’étend dans toute la France. “Dès 1903,  les empreintes

sont recueillies sur fiches par la préfecture de police de Paris et effectuées de façon systématique pour tout malfaiteur à compter de 1938”, lit-on sur le site   du ministère de l’Intérieur. “Les techniques de révélation évoluent alors rapidement et l’arrivée de l’informatique aboutira, en 1987, à la création du Fichier Automatisé des Empreintes Digitales.”

L’empreinte digitale a, au fur et à mesure des décennies, fait ses preuves. Elle est aujourd’hui encore utilisée sur de nombreuses affaires policières. La preuve : en 2016, le Fichier Automatisé des Empreintes Digitales compte près de 6 millions de personnes signalisées dont environ 120 000 traces papillaires.

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C’était il y a 41 ans……


…..Le 18 septembre 1981.La France abolit la peine de mort

Le 18 septembre 1981, à Paris, l’Assemblée nationale vote la loi d’abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter, 53 ans. 369 députés votent en sa faveur et 113 s’y opposent. C’est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand

François Mitterrand

et celle que l’on a coutume de citer quand on évoque son bilan.

Cette initiative met la France  »au diapason » des autres pays d’Europe occidentale. Elle est l’aboutissement d’un débat qui a agité les cercles intellectuels et politiques d’Occident pendant trois siècles. Il n’empêche qu’en ce début du XXIe siècle, la peine de mort demeure en application dans des États qui rassemblent près des deux tiers de l’humanité… 

Un long chemin :

Jusqu’au XVIIIe siècle, dans tous les pays du monde, les délinquants et criminels étaient sanctionnés soit par une amende, soit par une peine infamante (bannissement, fers, carcan ou pilori), soit par une mutilation, soit enfin par la peine de mort, avec des variantes innombrables : décapitation, strangulation ou empoisonnement à la ciguë (Athènes), décapitation ou lapidation (Hébreux), décapitation, précipitation, pendaison, crucifiement (Rome). L’incarcération était réservée aux prévenus en attente de jugement.

La France de l’Ancien Régime n’a rien à envier à ces antiques exemples : décapitation (noblesse), pendaison, roue ou encore écartèlement (régicide). Mais la Révolution arrive et au nom de l’article 1 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ( » tous les citoyens sont égaux…  »), elle généralise l’emploi de la machine du  »bon  » docteur Guillotin

Guillotin » ?

:  » Tout condamné à mort aura la tête tranchée  ».

Machine proposée à l'Assemblée nationale pour le supplice des criminels par Mr. Guillotin, Jean-François, XVIIIe s., Paris, BnF.

Il est à noter que l’Angleterre l’a devancée dans la voie de l’égalité en généralisant la pendaison et en l’étendant à une multitude de délits, y compris de simples larcins ! Les exécutions sont. (Elles s’apparentent par leur succès populaire aux jeux du cirque antiques ).

L’historien Jean-Claude Chesnais cite une exécution, à Londres, en 1824, qui aurait attiré cent mille spectateurs (dans un pays d’à peine dix millions d’habitants). Mais dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait l’objet d’une contestation courageuse. Elle vient d’un jeune marquis italien, admirateur de Montesquieu,Cesare Beccaria

Cesare Beccaria ?

.

Dans un opuscule publié  »sous le manteau  »en 1764, Des délits et des peines, il écrit :  » L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible  ». Sa protestation est relayée par Voltaire et même par Robespierre (qui changera assez vite d’avis sous la pression des événements).

La Révolution française accomplit un pas décisif vers la modulation des peines en introduisant la privation de liberté, ( la  prison lol ). Inspiré de Beccaria, le code pénal adopté par l’Assemblée Législative le 6 octobre 1791 prévoit donc des peines la prison avec une durée variable selon le délit ou le crime. Il va dès lors devenir possible de réserver la peine capitale aux crimes les plus graves.

En France, après la chute de l’Empire, des conservateurs éclairés par la foi chrétienne relancent le combat en faveur de l’abolition de la peine de mort. C’est le cas du journaliste et homme politique protestant François Guizot

François Guizot ?

, qui échoue de peu à faire voter une loi dans ce sens.

Victor Hugo, Ecce (Le Pendu), 1854. Agrandissement : La Tourgue en 1835, 1875, Maisons de Victor Hugo, Paris.C’est aussi le cas du jeune poète Victor Hugo 

Victor Hugo (jeune)?

qui publie en 1829  »Le Dernier Jour d’un Condamné  » (il s’agit du récit des derniers moments d’un jeune condamné, par lui-même). À ce livre, il ajoute en 1832 une préface qui est un vigoureux plaidoyer contre la peine de mort avec des arguments -toujours actuels ?? -( » Se venger est de l’individu, punir est de Dieu  »).

 »Ces royalistes plutôt traditionalistes sont animés par un souci d’humanité à une époque où l’on exécute plus que de raison  » : l’historien Jean-Claude Chesnais

Jean-Claude Chesnais ?

!!!(Histoire de la violence, 1982). 

Sur la peine de mort, la gauche républicaine, qui cultive la nostalgie de la révolution jacobine et de la Terreur, reste toutefois réservée, n’y voyant aucun inconvénient quand il s’agit de combattre les ennemis de la Liberté.

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Les pays nordiques furent les premiers à délaisser la peine de mort : Le grand-duché autonome de Finlande entame le mouvement dès 1826, suivi par la Norvège en 1875, le Danemark en 1892, la Suède en 1910. Les Pays-Bas l’abolissent en 1850. Née en 1830, la Belgique applique la peine de mort avec réticence, le roi usant généralement de son droit de grâce. La peine capitale est systématiquement commuée en détention à perpétuité à partir de 1950 et officiellement abolie en 1996. La Suisse entame le processus d’abolition en 1874. Plus surprenant, le Portugal l’abolit en 1867 et l’Italie en 1890 (Mussolini la rétablira brièvement).

Au Brésil, la dernière exécution remonte à 1855… au grand dépit de Louis Pasteur

Louis Pasteur

qui, dans une lettre du 22 septembre 1884, avait suggéré à l’Empereur du Brésil de lui mettre à disposition des condamnés à mort comme cobayes pour ses recherches sur la rage et le choléra ! !!!Parmi les pays européens tard venus à l’abolition figure l’Allemagne, qui ne l’a abolie qu’en 1949 (dans la partie occidentale).

Exécution de Jean-Baptiste Troppmann (Le massacre de Pantin), le 19 janvier 1870, place de la Roquette, Paris, BnF.

La peine de mort fait de la résistance:

En France, après la vaine tentative de Guizot, le républicain Jules Simon

Jules Simon

tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l’abolition.

Au début du siècle, les présidents de la République Émile Loubet (1898-1906) et Armand Fallières (1906-1913) usent systématiquement de leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l’opinion publique. Le garde des sceaux Aristide Briand veut  »transformer l’essai’ en faisant passer une simple loi :  » La peine de mort est abolie  », mais l’opposition se déchaîne !

Exécution d'Eugen Weidmann devant la prison de la Santé, à Paris, le 17 juin 1939.Au matin du 17 juin 1939, la guillotine est installée devant la prison de Versailles pour l’exécution de l’assassin Eugen Weidmann (31 ans). Mais un retard de près d’une heure laisse au soleil le temps d’éclairer la scène. Les photographes en profitent ainsi que le public, dans lequel figurent des fêtards tout juste sortis de boîtes de nuit.!!!!!

Le scandale conduit le gouvernement à interdire les exécutions publiques. Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons. Mais dès lors, pendant l’Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n’était plus arrivé depuis 1906… Et à la Libération, la peine de mort n’est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée. 

La guerre d’Algérie suscite un regain d’activité de la guillotine avec un peu plus de deux cents exécutions entre 1956 et 1962. Avec le retour de la paix civile, on compte ensuite de moins en moins de condamnations à mort et, en 1970, année sans exécution, le sombre rituel paraît voué à tomber en désuétude. Mais l’exécution de Buffet et de son complice Bontemps, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes, parmi lesquels maître Badinter, avocat de Bontemps.

Les deux accusés, en prison à Clervaux, avaient pris trois personnes en otage à l’infirmerie et en avaient tué deux, dont une infirmière. Le doute planait sur la participation active de Bontemps au crime. Malgré cela, il fut condamné à mort comme son complice et exécuté après que le président G.Pompidou , déjà affecté par la maladie, eut refusé sa grâce.

Robert Badinter et Patrick Henry lors du procès en janvier 1977. (Croquis d'audience de Calvi)Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l’échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d’un enfant. Là aussi, le doute planait sur sa culpabilité mais le jury bascula en bonne partie parce qu’un mois plus tôt, le 17 février 1976, était apparu sur les écrans de télévision un autre criminel, avéré celui-là : Patrick Henry, coupable d’enlèvement et d’assassinat d’un garçonnet. Ce soir-là, le journal télévisé s’ouvrait sur cette exclamation du présentateur Roger Gicquel :  » La France a peur  »…

Christian Ranucci

se vit refuser sa grâce par le président Valéry Giscard d’Estaing , dont  »l’esprit d’ouverture ,?  » se heurtait à l’opposition croissante de la fraction conservatrice de son camp. Il fut exécuté le 10 mars 1976. Une nouvelle exécution survint le 10 septembre 1977 : le Tunisien Hamida Djandoubi, résidant à Marseille, fut guillotiné pour avoir torturé et tué une femme de 22 ans. Après des réformes sociétales d’une audace sans précédent, le président de la République avait donc dû remiser au placard l’abolition de la peine de mort et laisser à son successeur le bénéfice moral de cette mesure. 

L’Europe toute entière abolitionniste

En 1981, à la veille des élections présidentielles, la France faisait figure de » mouton noir » dans une Communauté européenne qui avait depuis longtemps déjà renoncé à la peine de mort. Les motivations des abolitionnistes relevaient certes du sentiment d’humanité, comme au temps du jeune Victor Hugo. Elles relevaient aussi de l’idée nouvelle, propre aux Européens, que les droits et les aspirations de l’individu devaient primer en toute chose sur l’État et le bien commun.

Seul en Europe, l’État du Vatican s’en tenait à la vision traditionnelle. Dans le Catéchisme de l’Église catholique publié en 1992 sous l’autorité du pape Jean-Paul II, on peut lire :  » Préserver le bien commun de la société exige la mise hors d’état de nuire de l’agresseur. À ce titre l’enseignement traditionnel de l’Église a reconnu le bien-fondé du droit et du devoir de l’autorité publique légitime de sévir par des peines proportionnées à la gravité du délit, sans exclure dans des cas d’extrême gravité la peine de mort. Pour des raisons analogues les détenteurs de l’autorité ont le droit de repousser par les armes les agresseurs de la cité dont ils ont la charge.  ». Ce n’est qu’en 2018 que l’Église, à l’instigation du pape François, récuse dans toutes les situations la peine de mort.

En France, durant la campagne présidentielle, le candidat socialiste François Mitterrand  va donc s’emparer du thème de l’abolition, de façon à afficher son courage politique, avant de la faire voter une fois à l’Élysée. La loi n°81-908 portant abolition de la peine de mort, présentée par le garde des sceaux Robert Badinter, votée par l’Assemblée et promulguée le 9 octobre 1981 débute par un article d’une extrême concision :  » Article 1 : La peine de mort est abolie »

Fou de guillotine

François Mitterrand, qui a fait de l’abolition de la peine de mort le marqueur de sa présidence, est de tous les présidents de la Ve République celui qui a envoyé le plus d’hommes à la guillotine. Une bonne cinquantaine du temps où il était ministre de la Justice (dans le gouvernement socialiste de Guy Mollet, vingt-cinq ans plus tôt, pendant la guerre d’Algérie) .

La peine de mort dans le monde (2015)

Depuis le début du XXIe siècle, la peine de mort a été unanimement  »répudiée  » par les États européens et le Canada ainsi que de nombreux États latino-américains et plusieurs États d’Afrique subsaharienne et d’Océanie. La Russie ou encore l’Algérie ont instauré un moratoire sur son application. Au total, 140 des 192 membres de l’ONU ont aboli ou suspendu la peine de mort, ou bien ne l’appliquent qu’à des cas très particuliers (crimes contre l’humanité en Israël, crimes militaires…).

Cependant, ces pays ne rassemblent que 40% de la population mondiale et constituent la fraction la moins dynamique de la planète ! L’essentiel de l’Asie et les pays les plus peuplés du monde (Chine, Inde, Indonésie, États-Unis, Pakistan, Japon, Bangladesh, Nigeria, Égypte, etc.) continuent d’appliquer la peine de mort sans état d’âme. Par ailleurs, au vu des barbares « »exécutions  » mises en scène par les islamo-terroristes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la peine de mort est en passe de devenir, comme la condamnation du blasphème et la pénalisation de l’homosexualité, une marque de différenciation entre l’Occident de culture chrétienne et ceux qui le combattent.

La carte ci-dessous témoigne de la peine de mort dans le monde en 2018 : chaque cercle est proportionnel au poids démographique de la région considéré ; les cercles blancs représentent les États où la peine de mort est officiellement abolie.

La peine de mort dans le monde en 2018 (Herodote.net)

La peine de mort aux États-Unis:

La peine de mort a été introduite dans les colonies d’Amérique du nord dès 1608. On est passé d’environ 50 exécutions en 1800 à 150 en 1900. Après un pic durant la prohibition avec 200 exécutions en 1930, leur nombre a décliné jusqu’à la fin des années 60.
En 1967, la Cour Suprême a considéré la peine de mort comme un châtiment cruel interdit par le VIIIe amendement de la Constitution et aucune exécution n’a plus eu lieu jusqu’en 1976, quand la même Cour a admis qu’avec la garantie d’un pourvoi en appel, il n’y avait pas violation de la Constitution. Les exécutions ont donc repris de plus belle… 

Les mentalités n’en évoluent pas moins. 65% des Américains sont encore favorables à la peine de mort en 2009 mais ils étaient 80% en 1993. .
C’est que de plus en plus d’Américains sont sceptiques sur son effet dissuasif, observant que les États les plus actifs comme le Texas sont aussi ceux où la criminalité est la plus forte ! Un rapport américain indique d’ailleurs que 57 % des policiers eux-mêmes ne croient plus à son efficacité. Ensuite, les tests ADN révèlent que les  » couloirs de la mort  » hébergent de nombreux innocents condamnés à tort. Enfin, comme l’a indiqué Bill Richardson, gouverneur du Nouveau-Mexique, un procès mettant en jeu la peine capitale coûte près d’un million de dollars en plus, du fait de la multiplication des niveaux d’appels.

Depuis quand les riches…….


…….. dominent les pauvres ?

 »On » dit toujours ( presque) que :  » Les inégalités sociales ont toujours existé  »

En fait, d’après ce que j’ai lu ce serait faux ! Au paléolithique, la solidarité prévalait. Alors, comment en est-on arrivé à ce point ?…..

Les dix personnes les plus riches du monde (Bernard Arnault, Jeff Bezos, Bill Gates…) possèdent plus que l’ensemble des 85 pays les plus pauvres de la planète. En 2017, la France comptait près de 9 millions de  » pauvres » (selon l’Insee), soit un million de plus qu’en 2008. Les  » riches  » dominent un monde de plus en plus inégalitaire. Et pourtant, les recherches récentes prouvent que l’inégalité serait un choix. Notre choix. Mais alors, quand a-t-on choisi l’inégalité ? Et pourquoi ?

Pour le déterminer, anthropologues, archéologues et historiens scrutent les chantiers de fouilles et les sociétés de chasseurs-cueilleurs, à la recherche des indices sur ce moment de bascule où les possédants se sont mis à régner sur la masse des plus pauvres.

1) Au paléolithique, nos ancêtres plébiscitent la coopération

Retour aux origines : Il y a deux millions d’années, d’après le linguiste Derek Bickerton

Derek Bickerton ?

, nos lointains cousins, les premiers représentants du genre Homo, communiquent via un protolangage (=Langage primitif qui ne comportait pas de grammaire ) qui leur permet d’échanger des informations. Comme ils se sont mis à consommer des protéines animales, leur cerveau se développe. Au départ, ils se contentaient de charognes ou de petits animaux. Désormais ils chassent, en bande. Voyant l’efficacité de ce mode de chasse, les premières sociétés humaines (des groupes de quelques dizaines de personnes) vont s’organiser selon un principe de base : L’Égalité . C’est une rupture radicale avec la  » hiérarchie de dominance  » ,la loi du plus fort , qui régit le monde des primates . Désormais, qu’il rentre les bras chargés de nourriture ou bredouille, chacun aura droit à sa part lors du repas commun.

Et sur le terrain, cette théorie semble se vérifier.  » Durant le paléolithique, du fait de la rareté des blessures et de l’absence de représentations de scènes de combat dans l’art pariétal(= faites sur une paroi de roche) ,on peut  »raisonnablement » penser que la guerre n’existait pas  », estime la paléontologue Marylène Patou-Mathis

Marylène Patou-Mathis ?

dans son livre  »Préhistoire de la violence et de la guerre  ».

2) Vers – 200 000 :  »on est cool, mais pas baba ! »

Il faut noter que ces communautés égalitaires n’ont rien à voir avec ce  » communisme primitif  » inné, rêvé par les philosophes Engels (1820-1895) et Marx (1818- 1883).

Nos ancêtres ont choisi l’égalité parce que c’est le meilleur moyen de rester en vie ! Au début des années 2010, des chercheurs de l’université de Stanford ont déterminé, par des simulations démographiques, que l’inégalité de l’accès aux ressources augmente les risques d’extinction. D’ailleurs, au paléolithique, Homo sapiens lutte au quotidien contre les vieilles habitudes de domination chères à ses cousins primates. Comment le sait-on ? Les anthropologues étudient des sociétés de chasseurs-cueilleurs contemporaines qui vivent comme nos ancêtres : les sociétés dites L P A, ( Late-Pleistocene Appropriate = (conformes au pléistocène supérieur).

Chez les Indiens d’Amazonie ( étudiés par Pierre Clastres ….

Pierre Clastres ?

…..dans les années 1970 ), pour éviter qu’un individu joue les chefs, la communauté dégaine des armes dissuasives : elle oblige les plus nantis à redistribuer les biens accumulés, les plus valeureux à remettre en jeu leurs titres de grands guerriers… Dans d’autres sociétés LPA, comme les Mbuti, peuple pygmée de la République démocratique du Congo, si un ambitieux décide de chasser seul et de manger sa proie dans son coin, il sera, la plupart du temps, moqué. Si cela ne suffit pas, le malotru sera mis à l’écart, ostracisé, voire banni ou carrément exécuté.

Pendant des milliers de millénaires, ces peines ont eu une forte influence… sur notre patrimoine génétique ! C’est la théorie du  »gène altruiste  » de l’anthropologue américain Christopher Boehm. Voici son raisonnement : si les égoïstes sont bannis, ils ont moins de chance de se reproduire. Les généreux, eux, multiplient les conquêtes et sèment leurs gènes. Le génome humain se serait modifié vers plus d’équité et de solidarité. Ainsi serait né l’altruisme !

3) Vers – 12 000 : le réchauffement climatique favorise les conflits

En 1964, au nord du Soudan, sur le site 117, des archéologues mettent au jour 59 corps de femmes, d’hommes et d’enfants déposés dans des fosses recouvertes de dalles. Près de la moitié des sujets portent les traces d’une mort violente : coups à la tête, pointes de lance ou projectiles en pierre ayant transpercé le dos, l’abdomen ou le thorax. Le massacre date de la fin du paléolithique, vers – 12000. C’est  » la première trace de violence collective  », affirme Marylène Patou-Mathis. Comment en est-on arrivé là ? Ce qui est sûr, c’est que cette période correspond à une  »aridification » du climat, et donc à une raréfaction des ressources (gibier, plantes…).  » Enclavé dans la vallée fertile du Nil et cerné par des milieux naturels hostiles, ce site a semble-t-il suscité la convoitise de ses voisins de l’intérieur des terres  », avance l’archéologue.

 »Gare au thermomètre  » ! D’abord local, le dérèglement climatique gagne la planète entière. Il aurait engendré les premières inégalités. Selon Déborah Rogers

Déborah Rogers ?

, chercheuse en sciences sociales de l’université de Stanford, la hausse des températures aurait jeté des foules sur les chemins de la migration. Celles-ci n’auraient eu d’autre solution que de s’en prendre aux territoires des dernières sociétés égalitaires alentour. D’où les guerres, les conquis devenant les classes inférieures de la nouvelle société. Parmi eux, les esclaves seront un des premiers  » produits  » de l’inégalité.

4) Vers – 10 000 : la sédentarisation engendre l’inégalité

Entre – 10500 et – 8500, démarre dans le Croissant fertile la  » révolution néolithique  », cet espace ,parcours historique qui, en quelques petits milliers d’années, aurait fondé notre civilisation. Les humains domestiquent les plantes et les animaux, ils se sédentarisent progressivement, les réseaux de parenté se structurent autour des hommes, et les femmes sont reléguées à l’accouchement et aux tâches domestiques. L’apparition de l’agriculture est suivie d’un baby-boom. Durant cette ère d’abondance, le climat se radoucit, la végétation explose, comme la population humaine. Et avec la sédentarisation, les femmes font davantage d’enfants.

Le  »baby-boom » du début du néolithique s’est vite heurté au problème numéro un de l’humanité : l’adéquation de la croissance des ressources avec celle de la population. Les bonnes terres deviennent rares, chacun commence à marquer son territoire. En cas de bonnes récoltes, on apprend à mettre de côté des  » surplus  ». C’est le maître mot de l’archéologue Brian Hayden

Brian Hayden?

pour expliquer la naissance de l’inégalité. Ces surplus ont nécessité des gestionnaires maîtrisant l’écriture (inventée vers – 3500). Cette nouvelle élite ne joue plus le jeu de l’égalité mais prend le contrôle de la communauté. Désormais, les stocks de récolte permettent  »d’asseoir » la richesse et le pouvoir d’un chef.  » Une fois que le bon déroulement de la tactique des chefs est toléré, refuser d’y participer conduit à se marginaliser. La population est plus ou moins acculée à accepter l’inégalité sociale  », explique l’expert.

5 ) Vers – 3 150 : l’état institue la loi du plus fort

Vers 3150 avant J.-C., un roi nommé Narmer réussit à unifier les deux Egyptes (du Nord et du Sud). Il crée un empire aux frontières quasi inchangées pour les trois mille années à venir. La palette de Narmer

palette de Narmer ?

, une plaque de schiste vert conservée au Musée égyptien du Caire, donne un aperçu de sa propagande. Il porte une couronne et une massue, avec laquelle il s’apprête à frapper un ennemi soumis. Message limpide : le chef, c’est moi ! Pour l’anthropologue James Scott, auteur de Homo domesticus, l’apparition d’  » États stratifiés, collecteurs d’impôts et constructeurs de fortifications  » à cette époque en Mésopotamie et en Égypte signe l’acte de décès des sociétés égalitaires. Depuis la naissance des premières cités-Etats, à l’aube du IIIe millénaire avant notre ère, les humains semblent  » shootés  » au pouvoir ,motivés par l’ambition individuelle et à l’argent. (Par exemple le monde gréco-romain). Nos ancêtres ont inventé la démocratie (= le  » pouvoir du peuple  », en Grèce) et la République ( =la  » chose publique  », à Rome). Mais ces régimes ne visent pas l’égalité. Parmi les dirigeants, ceux qui ont été  »élus  » ( l’élite ), se baptiseront bientôt  » aristos  » en grec et  » optima  » en latin, les  » meilleurs  ». C’est la classe des possédants , des propriétaires terriens.

L’écrasante majorité des sociétés humaines a choisi l’inégalité. Et en France ? L’article 3 de la Constitution de 1793  »claironne » que  » tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi  ». Et l’article 1, affirme que  » le but de la société est le bonheur commun.  » Les révolutionnaires  ont aboli les privilèges de la noblesse et du clergé en août 1789. Et notre carte de vote

nous promet  » Liberté, Égalité, Fraternité  ». Les cartes bancaires

lui font concurrence.

Les premiers hippies ???..


Les hippies ne seraient pas les premiers à avoir prôné une grande liberté de mœurs et un retour à la nature. Au Moyen-Âge et même avant, certaines sectes religieuses avaient été encore plus loin dans de telles revendications.

Adamites…

Comme leur nom  »le laisse supposer  » ?( définition du nom :Personne pratiquant l’adamisme,courant religieux hérétique encourageant la nudité dans l’option du retour à la nature ),

Les adamites se revendiquaient du premier homme, mais avant qu’il ait été chassé de l’Éden. La secte est évoquée, par certains témoignages, dès le IIe siècle, mais elle se répand surtout entre les XIIIe et XVe siècles.

Pour ses adeptes, l’homme pouvait prétendre, sur cette terre, au même bonheur qu’Adam avant la Chute. Pour eux, il fallait vivre selon l’état de nature. Les vêtements étaient donc superflus, ainsi que de tout ce qui relevait de l’organisation et des usages sociaux.

C’est ainsi que le mariage ou l’État étaient rejetés. Les adamites, qui cultivaient une sorte d’innocence, proscrivaient aussi la viande.

Mais de telles conceptions parurent quelque peu hérétiques, d’autant que les membres de la secte se livraient parfois au pillage. Victimes de persécutions, les adamites disparaissent donc au cours du XVe siècle.

Adamites ..

.

..Et turlupins (Sectes d’hérétiques qui se répandirent en France, en Allemagne et dans les Pays-Bas pendant le XIIIe et le XIVe siècle ; ils soutenaient qu’on ne doit avoir honte de rien de ce qui est naturel.)

Cette revendication d’une sorte d’innocence originelle n’était pas l’apanage des adamites. D’autres mouvements religieux, toujours en cette fin du Moyen-Âge, s’en réclamaient aussi.

Comme les adamites, les turlupins pensaient que la nature était le modèle à suivre. Rien de ce qui en provenait ne pouvait être mauvais. Il ne fallait donc pas avoir honte de se promener nus ou de céder à ses instincts charnels. Autre originalité, du moins pour l’époque, les membres de cette secte semblaient conduits par une femme, une certaine Jeanne Daubenton

Jeanne Daubenton????

.

L’Église ne pouvait tolérer ni ce refus du péché originel ni ces atteintes scandaleuses à la morale. Aussi les papes accusèrent-ils les turlupins d’hérésie.

Jeanne Daubenton, « prêtresse » des turlupins, périt sur le bûcher en 1313. En 1372, à Paris, de nombreux sectateurs affrontèrent eux aussi les flammes. Pour bien souligner leur caractère hérétique, on les brûla avec leurs livres, même si on ne sait pas très bien de quels ouvrages il s’agissait.

Comme pour les adamites, on perd ensuite rapidement la trace des turlupins.

Maintenant : Télé….


Avec ce polar de commande, Eastwood, au sommet de sa gloire de cinéaste, filme en creux sa conception idéale du pouvoir : briller dans l’ombre, tacler les arrogants et les salauds :
Vieux monte-en-l’air, Luther Whitney (Clint Eastwood) fait un casse dans la résidence d’un milliardaire, Walter Sullivan. Sur place, il assiste au meurtre de la jeune épouse de Sullivan par les services de sécurité de son amant Alan Richmont (Gene Hackman), président des Etats-Unis en exercice. Qui tente bien vite de mettre son crime sur le dos du cambrioleur… « Les Pleins Pouvoirs » est un bon révélateur du prestige acquis par le cinéaste au début des années 1990 – les oscars d’ » Impitoyable  » (1992) et le succès de  » Sur la route de Madison  » (1995) expliquent ce surcroît de considération.


Pouvoir, soubassements, morale :

Détentrice des droits du livre éponyme de David Baldacci (un carton), la Warner lui propose l’adaptation écrite par William Goldman ( » les Hommes du président  »,  » Misery  »). Eastwood, qui ne touche généralement pas une ligne des scénarios qu’il tourne, exigera cette fois une nouvelle fin, écrite en catastrophe (ça se voit d’ailleurs un peu). Rien qui n’entrave toutefois la pertinence du regard posé par le film sur le cœur du sujet : le pouvoir, ses soubassements, sa morale, que se disputent deux parties clandestines. D’un côté, le président Richmont déploie sa perversité dans l’ombre des institutions (c’est un hybride entre Clinton et Nixon, en pire) ; de l’autre, Whitney, vieil outsider anarchiste, rétablit la vérité, rend les coups, façon justicière de l’ombre (plus il est discret, plus il frappe juste et fort).


On devine pourquoi Eastwood tenait à interpréter cette version héroïsée de lui-même (la Warner l’a surtout approché pour réaliser le film). Cousin narquois et délibérément middle class de Cary Grant dans  » la Main au collet  », Whitney s’affirme comme un double idéalisé de l’acteur-réalisateur de  » Million Dollar Baby  », dont il partage les mêmes préférences esthétiques : il trouve dans la modestie, la dérision et surtout l’art délicat de l’effacement une manière de noblesse ultime. Pas étonnant que les premières minutes du film, qui montrent le personnage s’introduisant tel un vieux matou dans l’opulente noirceur de cette demeure endormie, comptent parmi les plus belles séquences jamais tournées par Eastwood.

« Je veux un ministère ….


…..de la re-migration » : Eric Zemmour annonce sa mesure choc s’il est élu

Invité dans le 19 :45 sur M6, ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour a ajouté une nouvelle mesure à son programme : la création d’un ministère de la re-migration.

Ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour était l’invité du 19 :45 sur M6. Interrogé sur le sujet principal de sa campagne présidentielle, l’immigration, le candidat, en couple avec Sarah Knafo, a annoncé une nouvelle mesure qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. « Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration« , a-t-il déclaré, sur le plateau.

« Je veux un ministère de la re-migration »

Le président du  » parti  » Reconquête », a ensuite dévoilé les détails de ce projet déroutant, « je veux arrêter l’immigration illégale et l’immigration légale (…) Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration et de l’expulsion des étrangers dont on ne veut plus », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter, « je rétablis le délit de clandestinité, j’expulse les délinquants, les criminels, j’expulse les fichés S ».



Je créerai le premier ministère de la remigration, chargé de l’expulsion des étrangers clandestins, délinquants et criminels étrangers et  » fichés S  » étrangers.

P.S : En France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l’abréviation de  » sûreté de l’État  »

(Eric Zemmour (@ZemmourEric) 

Avant de poursuivre, « le ministère aura des moyens, il aura des charters. On fera des vols collectifs. Dès que je serai élu, j’irai au Maroc, au Maghreb pour voir avec les dirigeants comment on peut organiser cela » a-t-il déclaré. E.Zemour  a ensuite chiffré l’étendue de cette mesure, en concluant, « Emmanuel Macron a fait rentrer 2 millions d’étrangers indésirables et moi je veux en faire sortir un million ».

Des charters et des vols collectifs (vols aériens pour expulser les  » remigrés »)

Sur Twitter, de nombreux internautes sont  »montés au créneau » pour réagir à cette mesure choc, « ce type est un danger pour la république. Pire que JM Le Pen », « ah oui ça existait avant aussi. Gestapo de mémoire », « même les pires ordures identitaires n’étaient pas allées aussi loin à l’extrême droite », ( Je suis d’accord personnellement (Francis !) ……

…..a-t-on pu lire sur le réseau social de l’oiseau bleu.


Pour une réinsertion durable / créatrice

L’association BETHEL, fondée en 1976 par le Pasteur Alain Benoit, aide les jeunes toxicomanes et les alcooliques majeurs ainsi que à se libérer de la terrible emprise de la drogue et de l’alcool et à se réinsérer dans la vie active. (ainsi que pour les émigrés : s’intégrer)

P.S: Ce qu’il faut savoir sur cet ignoble (à mon avis) individu :

Né à Montreuil (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) le 31 août 1958, Éric Justin Léon Zemmour est issu d’une famille française juive d’Algérie (Blida et Constantine) arrivée en métropole durant la guerre d’Algérie ; il se définit comme un Français d’origine berbère. Éric Zemmour est élevé dans la tradition juive et connaîtrait l’hébreu. =>Il devra faire partie des personnes renvoyées par charter hors de France ? !