C’était il y a 41 ans……


…..Le 18 septembre 1981.La France abolit la peine de mort

Le 18 septembre 1981, à Paris, l’Assemblée nationale vote la loi d’abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter, 53 ans. 369 députés votent en sa faveur et 113 s’y opposent. C’est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand

François Mitterrand

et celle que l’on a coutume de citer quand on évoque son bilan.

Cette initiative met la France  »au diapason » des autres pays d’Europe occidentale. Elle est l’aboutissement d’un débat qui a agité les cercles intellectuels et politiques d’Occident pendant trois siècles. Il n’empêche qu’en ce début du XXIe siècle, la peine de mort demeure en application dans des États qui rassemblent près des deux tiers de l’humanité… 

Un long chemin :

Jusqu’au XVIIIe siècle, dans tous les pays du monde, les délinquants et criminels étaient sanctionnés soit par une amende, soit par une peine infamante (bannissement, fers, carcan ou pilori), soit par une mutilation, soit enfin par la peine de mort, avec des variantes innombrables : décapitation, strangulation ou empoisonnement à la ciguë (Athènes), décapitation ou lapidation (Hébreux), décapitation, précipitation, pendaison, crucifiement (Rome). L’incarcération était réservée aux prévenus en attente de jugement.

La France de l’Ancien Régime n’a rien à envier à ces antiques exemples : décapitation (noblesse), pendaison, roue ou encore écartèlement (régicide). Mais la Révolution arrive et au nom de l’article 1 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ( » tous les citoyens sont égaux…  »), elle généralise l’emploi de la machine du  »bon  » docteur Guillotin

Guillotin » ?

:  » Tout condamné à mort aura la tête tranchée  ».

Machine proposée à l'Assemblée nationale pour le supplice des criminels par Mr. Guillotin, Jean-François, XVIIIe s., Paris, BnF.

Il est à noter que l’Angleterre l’a devancée dans la voie de l’égalité en généralisant la pendaison et en l’étendant à une multitude de délits, y compris de simples larcins ! Les exécutions sont. (Elles s’apparentent par leur succès populaire aux jeux du cirque antiques ).

L’historien Jean-Claude Chesnais cite une exécution, à Londres, en 1824, qui aurait attiré cent mille spectateurs (dans un pays d’à peine dix millions d’habitants). Mais dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait l’objet d’une contestation courageuse. Elle vient d’un jeune marquis italien, admirateur de Montesquieu,Cesare Beccaria

Cesare Beccaria ?

.

Dans un opuscule publié  »sous le manteau  »en 1764, Des délits et des peines, il écrit :  » L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible  ». Sa protestation est relayée par Voltaire et même par Robespierre (qui changera assez vite d’avis sous la pression des événements).

La Révolution française accomplit un pas décisif vers la modulation des peines en introduisant la privation de liberté, ( la  prison lol ). Inspiré de Beccaria, le code pénal adopté par l’Assemblée Législative le 6 octobre 1791 prévoit donc des peines la prison avec une durée variable selon le délit ou le crime. Il va dès lors devenir possible de réserver la peine capitale aux crimes les plus graves.

En France, après la chute de l’Empire, des conservateurs éclairés par la foi chrétienne relancent le combat en faveur de l’abolition de la peine de mort. C’est le cas du journaliste et homme politique protestant François Guizot

François Guizot ?

, qui échoue de peu à faire voter une loi dans ce sens.

Victor Hugo, Ecce (Le Pendu), 1854. Agrandissement : La Tourgue en 1835, 1875, Maisons de Victor Hugo, Paris.C’est aussi le cas du jeune poète Victor Hugo 

Victor Hugo (jeune)?

qui publie en 1829  »Le Dernier Jour d’un Condamné  » (il s’agit du récit des derniers moments d’un jeune condamné, par lui-même). À ce livre, il ajoute en 1832 une préface qui est un vigoureux plaidoyer contre la peine de mort avec des arguments -toujours actuels ?? -( » Se venger est de l’individu, punir est de Dieu  »).

 »Ces royalistes plutôt traditionalistes sont animés par un souci d’humanité à une époque où l’on exécute plus que de raison  » : l’historien Jean-Claude Chesnais

Jean-Claude Chesnais ?

!!!(Histoire de la violence, 1982). 

Sur la peine de mort, la gauche républicaine, qui cultive la nostalgie de la révolution jacobine et de la Terreur, reste toutefois réservée, n’y voyant aucun inconvénient quand il s’agit de combattre les ennemis de la Liberté.

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Les pays nordiques furent les premiers à délaisser la peine de mort : Le grand-duché autonome de Finlande entame le mouvement dès 1826, suivi par la Norvège en 1875, le Danemark en 1892, la Suède en 1910. Les Pays-Bas l’abolissent en 1850. Née en 1830, la Belgique applique la peine de mort avec réticence, le roi usant généralement de son droit de grâce. La peine capitale est systématiquement commuée en détention à perpétuité à partir de 1950 et officiellement abolie en 1996. La Suisse entame le processus d’abolition en 1874. Plus surprenant, le Portugal l’abolit en 1867 et l’Italie en 1890 (Mussolini la rétablira brièvement).

Au Brésil, la dernière exécution remonte à 1855… au grand dépit de Louis Pasteur

Louis Pasteur

qui, dans une lettre du 22 septembre 1884, avait suggéré à l’Empereur du Brésil de lui mettre à disposition des condamnés à mort comme cobayes pour ses recherches sur la rage et le choléra ! !!!Parmi les pays européens tard venus à l’abolition figure l’Allemagne, qui ne l’a abolie qu’en 1949 (dans la partie occidentale).

Exécution de Jean-Baptiste Troppmann (Le massacre de Pantin), le 19 janvier 1870, place de la Roquette, Paris, BnF.

La peine de mort fait de la résistance:

En France, après la vaine tentative de Guizot, le républicain Jules Simon

Jules Simon

tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l’abolition.

Au début du siècle, les présidents de la République Émile Loubet (1898-1906) et Armand Fallières (1906-1913) usent systématiquement de leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l’opinion publique. Le garde des sceaux Aristide Briand veut  »transformer l’essai’ en faisant passer une simple loi :  » La peine de mort est abolie  », mais l’opposition se déchaîne !

Exécution d'Eugen Weidmann devant la prison de la Santé, à Paris, le 17 juin 1939.Au matin du 17 juin 1939, la guillotine est installée devant la prison de Versailles pour l’exécution de l’assassin Eugen Weidmann (31 ans). Mais un retard de près d’une heure laisse au soleil le temps d’éclairer la scène. Les photographes en profitent ainsi que le public, dans lequel figurent des fêtards tout juste sortis de boîtes de nuit.!!!!!

Le scandale conduit le gouvernement à interdire les exécutions publiques. Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons. Mais dès lors, pendant l’Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n’était plus arrivé depuis 1906… Et à la Libération, la peine de mort n’est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée. 

La guerre d’Algérie suscite un regain d’activité de la guillotine avec un peu plus de deux cents exécutions entre 1956 et 1962. Avec le retour de la paix civile, on compte ensuite de moins en moins de condamnations à mort et, en 1970, année sans exécution, le sombre rituel paraît voué à tomber en désuétude. Mais l’exécution de Buffet et de son complice Bontemps, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes, parmi lesquels maître Badinter, avocat de Bontemps.

Les deux accusés, en prison à Clervaux, avaient pris trois personnes en otage à l’infirmerie et en avaient tué deux, dont une infirmière. Le doute planait sur la participation active de Bontemps au crime. Malgré cela, il fut condamné à mort comme son complice et exécuté après que le président G.Pompidou , déjà affecté par la maladie, eut refusé sa grâce.

Robert Badinter et Patrick Henry lors du procès en janvier 1977. (Croquis d'audience de Calvi)Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l’échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d’un enfant. Là aussi, le doute planait sur sa culpabilité mais le jury bascula en bonne partie parce qu’un mois plus tôt, le 17 février 1976, était apparu sur les écrans de télévision un autre criminel, avéré celui-là : Patrick Henry, coupable d’enlèvement et d’assassinat d’un garçonnet. Ce soir-là, le journal télévisé s’ouvrait sur cette exclamation du présentateur Roger Gicquel :  » La France a peur  »…

Christian Ranucci

se vit refuser sa grâce par le président Valéry Giscard d’Estaing , dont  »l’esprit d’ouverture ,?  » se heurtait à l’opposition croissante de la fraction conservatrice de son camp. Il fut exécuté le 10 mars 1976. Une nouvelle exécution survint le 10 septembre 1977 : le Tunisien Hamida Djandoubi, résidant à Marseille, fut guillotiné pour avoir torturé et tué une femme de 22 ans. Après des réformes sociétales d’une audace sans précédent, le président de la République avait donc dû remiser au placard l’abolition de la peine de mort et laisser à son successeur le bénéfice moral de cette mesure. 

L’Europe toute entière abolitionniste

En 1981, à la veille des élections présidentielles, la France faisait figure de » mouton noir » dans une Communauté européenne qui avait depuis longtemps déjà renoncé à la peine de mort. Les motivations des abolitionnistes relevaient certes du sentiment d’humanité, comme au temps du jeune Victor Hugo. Elles relevaient aussi de l’idée nouvelle, propre aux Européens, que les droits et les aspirations de l’individu devaient primer en toute chose sur l’État et le bien commun.

Seul en Europe, l’État du Vatican s’en tenait à la vision traditionnelle. Dans le Catéchisme de l’Église catholique publié en 1992 sous l’autorité du pape Jean-Paul II, on peut lire :  » Préserver le bien commun de la société exige la mise hors d’état de nuire de l’agresseur. À ce titre l’enseignement traditionnel de l’Église a reconnu le bien-fondé du droit et du devoir de l’autorité publique légitime de sévir par des peines proportionnées à la gravité du délit, sans exclure dans des cas d’extrême gravité la peine de mort. Pour des raisons analogues les détenteurs de l’autorité ont le droit de repousser par les armes les agresseurs de la cité dont ils ont la charge.  ». Ce n’est qu’en 2018 que l’Église, à l’instigation du pape François, récuse dans toutes les situations la peine de mort.

En France, durant la campagne présidentielle, le candidat socialiste François Mitterrand  va donc s’emparer du thème de l’abolition, de façon à afficher son courage politique, avant de la faire voter une fois à l’Élysée. La loi n°81-908 portant abolition de la peine de mort, présentée par le garde des sceaux Robert Badinter, votée par l’Assemblée et promulguée le 9 octobre 1981 débute par un article d’une extrême concision :  » Article 1 : La peine de mort est abolie »

Fou de guillotine

François Mitterrand, qui a fait de l’abolition de la peine de mort le marqueur de sa présidence, est de tous les présidents de la Ve République celui qui a envoyé le plus d’hommes à la guillotine. Une bonne cinquantaine du temps où il était ministre de la Justice (dans le gouvernement socialiste de Guy Mollet, vingt-cinq ans plus tôt, pendant la guerre d’Algérie) .

La peine de mort dans le monde (2015)

Depuis le début du XXIe siècle, la peine de mort a été unanimement  »répudiée  » par les États européens et le Canada ainsi que de nombreux États latino-américains et plusieurs États d’Afrique subsaharienne et d’Océanie. La Russie ou encore l’Algérie ont instauré un moratoire sur son application. Au total, 140 des 192 membres de l’ONU ont aboli ou suspendu la peine de mort, ou bien ne l’appliquent qu’à des cas très particuliers (crimes contre l’humanité en Israël, crimes militaires…).

Cependant, ces pays ne rassemblent que 40% de la population mondiale et constituent la fraction la moins dynamique de la planète ! L’essentiel de l’Asie et les pays les plus peuplés du monde (Chine, Inde, Indonésie, États-Unis, Pakistan, Japon, Bangladesh, Nigeria, Égypte, etc.) continuent d’appliquer la peine de mort sans état d’âme. Par ailleurs, au vu des barbares « »exécutions  » mises en scène par les islamo-terroristes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la peine de mort est en passe de devenir, comme la condamnation du blasphème et la pénalisation de l’homosexualité, une marque de différenciation entre l’Occident de culture chrétienne et ceux qui le combattent.

La carte ci-dessous témoigne de la peine de mort dans le monde en 2018 : chaque cercle est proportionnel au poids démographique de la région considéré ; les cercles blancs représentent les États où la peine de mort est officiellement abolie.

La peine de mort dans le monde en 2018 (Herodote.net)

La peine de mort aux États-Unis:

La peine de mort a été introduite dans les colonies d’Amérique du nord dès 1608. On est passé d’environ 50 exécutions en 1800 à 150 en 1900. Après un pic durant la prohibition avec 200 exécutions en 1930, leur nombre a décliné jusqu’à la fin des années 60.
En 1967, la Cour Suprême a considéré la peine de mort comme un châtiment cruel interdit par le VIIIe amendement de la Constitution et aucune exécution n’a plus eu lieu jusqu’en 1976, quand la même Cour a admis qu’avec la garantie d’un pourvoi en appel, il n’y avait pas violation de la Constitution. Les exécutions ont donc repris de plus belle… 

Les mentalités n’en évoluent pas moins. 65% des Américains sont encore favorables à la peine de mort en 2009 mais ils étaient 80% en 1993. .
C’est que de plus en plus d’Américains sont sceptiques sur son effet dissuasif, observant que les États les plus actifs comme le Texas sont aussi ceux où la criminalité est la plus forte ! Un rapport américain indique d’ailleurs que 57 % des policiers eux-mêmes ne croient plus à son efficacité. Ensuite, les tests ADN révèlent que les  » couloirs de la mort  » hébergent de nombreux innocents condamnés à tort. Enfin, comme l’a indiqué Bill Richardson, gouverneur du Nouveau-Mexique, un procès mettant en jeu la peine capitale coûte près d’un million de dollars en plus, du fait de la multiplication des niveaux d’appels.

Depuis quand les riches…….


…….. dominent les pauvres ?

 »On » dit toujours ( presque) que :  » Les inégalités sociales ont toujours existé  »

En fait, d’après ce que j’ai lu ce serait faux ! Au paléolithique, la solidarité prévalait. Alors, comment en est-on arrivé à ce point ?…..

Les dix personnes les plus riches du monde (Bernard Arnault, Jeff Bezos, Bill Gates…) possèdent plus que l’ensemble des 85 pays les plus pauvres de la planète. En 2017, la France comptait près de 9 millions de  » pauvres » (selon l’Insee), soit un million de plus qu’en 2008. Les  » riches  » dominent un monde de plus en plus inégalitaire. Et pourtant, les recherches récentes prouvent que l’inégalité serait un choix. Notre choix. Mais alors, quand a-t-on choisi l’inégalité ? Et pourquoi ?

Pour le déterminer, anthropologues, archéologues et historiens scrutent les chantiers de fouilles et les sociétés de chasseurs-cueilleurs, à la recherche des indices sur ce moment de bascule où les possédants se sont mis à régner sur la masse des plus pauvres.

1) Au paléolithique, nos ancêtres plébiscitent la coopération

Retour aux origines : Il y a deux millions d’années, d’après le linguiste Derek Bickerton

Derek Bickerton ?

, nos lointains cousins, les premiers représentants du genre Homo, communiquent via un protolangage (=Langage primitif qui ne comportait pas de grammaire ) qui leur permet d’échanger des informations. Comme ils se sont mis à consommer des protéines animales, leur cerveau se développe. Au départ, ils se contentaient de charognes ou de petits animaux. Désormais ils chassent, en bande. Voyant l’efficacité de ce mode de chasse, les premières sociétés humaines (des groupes de quelques dizaines de personnes) vont s’organiser selon un principe de base : L’Égalité . C’est une rupture radicale avec la  » hiérarchie de dominance  » ,la loi du plus fort , qui régit le monde des primates . Désormais, qu’il rentre les bras chargés de nourriture ou bredouille, chacun aura droit à sa part lors du repas commun.

Et sur le terrain, cette théorie semble se vérifier.  » Durant le paléolithique, du fait de la rareté des blessures et de l’absence de représentations de scènes de combat dans l’art pariétal(= faites sur une paroi de roche) ,on peut  »raisonnablement » penser que la guerre n’existait pas  », estime la paléontologue Marylène Patou-Mathis

Marylène Patou-Mathis ?

dans son livre  »Préhistoire de la violence et de la guerre  ».

2) Vers – 200 000 :  »on est cool, mais pas baba ! »

Il faut noter que ces communautés égalitaires n’ont rien à voir avec ce  » communisme primitif  » inné, rêvé par les philosophes Engels (1820-1895) et Marx (1818- 1883).

Nos ancêtres ont choisi l’égalité parce que c’est le meilleur moyen de rester en vie ! Au début des années 2010, des chercheurs de l’université de Stanford ont déterminé, par des simulations démographiques, que l’inégalité de l’accès aux ressources augmente les risques d’extinction. D’ailleurs, au paléolithique, Homo sapiens lutte au quotidien contre les vieilles habitudes de domination chères à ses cousins primates. Comment le sait-on ? Les anthropologues étudient des sociétés de chasseurs-cueilleurs contemporaines qui vivent comme nos ancêtres : les sociétés dites L P A, ( Late-Pleistocene Appropriate = (conformes au pléistocène supérieur).

Chez les Indiens d’Amazonie ( étudiés par Pierre Clastres ….

Pierre Clastres ?

…..dans les années 1970 ), pour éviter qu’un individu joue les chefs, la communauté dégaine des armes dissuasives : elle oblige les plus nantis à redistribuer les biens accumulés, les plus valeureux à remettre en jeu leurs titres de grands guerriers… Dans d’autres sociétés LPA, comme les Mbuti, peuple pygmée de la République démocratique du Congo, si un ambitieux décide de chasser seul et de manger sa proie dans son coin, il sera, la plupart du temps, moqué. Si cela ne suffit pas, le malotru sera mis à l’écart, ostracisé, voire banni ou carrément exécuté.

Pendant des milliers de millénaires, ces peines ont eu une forte influence… sur notre patrimoine génétique ! C’est la théorie du  »gène altruiste  » de l’anthropologue américain Christopher Boehm. Voici son raisonnement : si les égoïstes sont bannis, ils ont moins de chance de se reproduire. Les généreux, eux, multiplient les conquêtes et sèment leurs gènes. Le génome humain se serait modifié vers plus d’équité et de solidarité. Ainsi serait né l’altruisme !

3) Vers – 12 000 : le réchauffement climatique favorise les conflits

En 1964, au nord du Soudan, sur le site 117, des archéologues mettent au jour 59 corps de femmes, d’hommes et d’enfants déposés dans des fosses recouvertes de dalles. Près de la moitié des sujets portent les traces d’une mort violente : coups à la tête, pointes de lance ou projectiles en pierre ayant transpercé le dos, l’abdomen ou le thorax. Le massacre date de la fin du paléolithique, vers – 12000. C’est  » la première trace de violence collective  », affirme Marylène Patou-Mathis. Comment en est-on arrivé là ? Ce qui est sûr, c’est que cette période correspond à une  »aridification » du climat, et donc à une raréfaction des ressources (gibier, plantes…).  » Enclavé dans la vallée fertile du Nil et cerné par des milieux naturels hostiles, ce site a semble-t-il suscité la convoitise de ses voisins de l’intérieur des terres  », avance l’archéologue.

 »Gare au thermomètre  » ! D’abord local, le dérèglement climatique gagne la planète entière. Il aurait engendré les premières inégalités. Selon Déborah Rogers

Déborah Rogers ?

, chercheuse en sciences sociales de l’université de Stanford, la hausse des températures aurait jeté des foules sur les chemins de la migration. Celles-ci n’auraient eu d’autre solution que de s’en prendre aux territoires des dernières sociétés égalitaires alentour. D’où les guerres, les conquis devenant les classes inférieures de la nouvelle société. Parmi eux, les esclaves seront un des premiers  » produits  » de l’inégalité.

4) Vers – 10 000 : la sédentarisation engendre l’inégalité

Entre – 10500 et – 8500, démarre dans le Croissant fertile la  » révolution néolithique  », cet espace ,parcours historique qui, en quelques petits milliers d’années, aurait fondé notre civilisation. Les humains domestiquent les plantes et les animaux, ils se sédentarisent progressivement, les réseaux de parenté se structurent autour des hommes, et les femmes sont reléguées à l’accouchement et aux tâches domestiques. L’apparition de l’agriculture est suivie d’un baby-boom. Durant cette ère d’abondance, le climat se radoucit, la végétation explose, comme la population humaine. Et avec la sédentarisation, les femmes font davantage d’enfants.

Le  »baby-boom » du début du néolithique s’est vite heurté au problème numéro un de l’humanité : l’adéquation de la croissance des ressources avec celle de la population. Les bonnes terres deviennent rares, chacun commence à marquer son territoire. En cas de bonnes récoltes, on apprend à mettre de côté des  » surplus  ». C’est le maître mot de l’archéologue Brian Hayden

Brian Hayden?

pour expliquer la naissance de l’inégalité. Ces surplus ont nécessité des gestionnaires maîtrisant l’écriture (inventée vers – 3500). Cette nouvelle élite ne joue plus le jeu de l’égalité mais prend le contrôle de la communauté. Désormais, les stocks de récolte permettent  »d’asseoir » la richesse et le pouvoir d’un chef.  » Une fois que le bon déroulement de la tactique des chefs est toléré, refuser d’y participer conduit à se marginaliser. La population est plus ou moins acculée à accepter l’inégalité sociale  », explique l’expert.

5 ) Vers – 3 150 : l’état institue la loi du plus fort

Vers 3150 avant J.-C., un roi nommé Narmer réussit à unifier les deux Egyptes (du Nord et du Sud). Il crée un empire aux frontières quasi inchangées pour les trois mille années à venir. La palette de Narmer

palette de Narmer ?

, une plaque de schiste vert conservée au Musée égyptien du Caire, donne un aperçu de sa propagande. Il porte une couronne et une massue, avec laquelle il s’apprête à frapper un ennemi soumis. Message limpide : le chef, c’est moi ! Pour l’anthropologue James Scott, auteur de Homo domesticus, l’apparition d’  » États stratifiés, collecteurs d’impôts et constructeurs de fortifications  » à cette époque en Mésopotamie et en Égypte signe l’acte de décès des sociétés égalitaires. Depuis la naissance des premières cités-Etats, à l’aube du IIIe millénaire avant notre ère, les humains semblent  » shootés  » au pouvoir ,motivés par l’ambition individuelle et à l’argent. (Par exemple le monde gréco-romain). Nos ancêtres ont inventé la démocratie (= le  » pouvoir du peuple  », en Grèce) et la République ( =la  » chose publique  », à Rome). Mais ces régimes ne visent pas l’égalité. Parmi les dirigeants, ceux qui ont été  »élus  » ( l’élite ), se baptiseront bientôt  » aristos  » en grec et  » optima  » en latin, les  » meilleurs  ». C’est la classe des possédants , des propriétaires terriens.

L’écrasante majorité des sociétés humaines a choisi l’inégalité. Et en France ? L’article 3 de la Constitution de 1793  »claironne » que  » tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi  ». Et l’article 1, affirme que  » le but de la société est le bonheur commun.  » Les révolutionnaires  ont aboli les privilèges de la noblesse et du clergé en août 1789. Et notre carte de vote

nous promet  » Liberté, Égalité, Fraternité  ». Les cartes bancaires

lui font concurrence.

Les premiers hippies ???..


Les hippies ne seraient pas les premiers à avoir prôné une grande liberté de mœurs et un retour à la nature. Au Moyen-Âge et même avant, certaines sectes religieuses avaient été encore plus loin dans de telles revendications.

Adamites…

Comme leur nom  »le laisse supposer  » ?( définition du nom :Personne pratiquant l’adamisme,courant religieux hérétique encourageant la nudité dans l’option du retour à la nature ),

Les adamites se revendiquaient du premier homme, mais avant qu’il ait été chassé de l’Éden. La secte est évoquée, par certains témoignages, dès le IIe siècle, mais elle se répand surtout entre les XIIIe et XVe siècles.

Pour ses adeptes, l’homme pouvait prétendre, sur cette terre, au même bonheur qu’Adam avant la Chute. Pour eux, il fallait vivre selon l’état de nature. Les vêtements étaient donc superflus, ainsi que de tout ce qui relevait de l’organisation et des usages sociaux.

C’est ainsi que le mariage ou l’État étaient rejetés. Les adamites, qui cultivaient une sorte d’innocence, proscrivaient aussi la viande.

Mais de telles conceptions parurent quelque peu hérétiques, d’autant que les membres de la secte se livraient parfois au pillage. Victimes de persécutions, les adamites disparaissent donc au cours du XVe siècle.

Adamites ..

.

..Et turlupins (Sectes d’hérétiques qui se répandirent en France, en Allemagne et dans les Pays-Bas pendant le XIIIe et le XIVe siècle ; ils soutenaient qu’on ne doit avoir honte de rien de ce qui est naturel.)

Cette revendication d’une sorte d’innocence originelle n’était pas l’apanage des adamites. D’autres mouvements religieux, toujours en cette fin du Moyen-Âge, s’en réclamaient aussi.

Comme les adamites, les turlupins pensaient que la nature était le modèle à suivre. Rien de ce qui en provenait ne pouvait être mauvais. Il ne fallait donc pas avoir honte de se promener nus ou de céder à ses instincts charnels. Autre originalité, du moins pour l’époque, les membres de cette secte semblaient conduits par une femme, une certaine Jeanne Daubenton

Jeanne Daubenton????

.

L’Église ne pouvait tolérer ni ce refus du péché originel ni ces atteintes scandaleuses à la morale. Aussi les papes accusèrent-ils les turlupins d’hérésie.

Jeanne Daubenton, « prêtresse » des turlupins, périt sur le bûcher en 1313. En 1372, à Paris, de nombreux sectateurs affrontèrent eux aussi les flammes. Pour bien souligner leur caractère hérétique, on les brûla avec leurs livres, même si on ne sait pas très bien de quels ouvrages il s’agissait.

Comme pour les adamites, on perd ensuite rapidement la trace des turlupins.

Maintenant : Télé….


Avec ce polar de commande, Eastwood, au sommet de sa gloire de cinéaste, filme en creux sa conception idéale du pouvoir : briller dans l’ombre, tacler les arrogants et les salauds :
Vieux monte-en-l’air, Luther Whitney (Clint Eastwood) fait un casse dans la résidence d’un milliardaire, Walter Sullivan. Sur place, il assiste au meurtre de la jeune épouse de Sullivan par les services de sécurité de son amant Alan Richmont (Gene Hackman), président des Etats-Unis en exercice. Qui tente bien vite de mettre son crime sur le dos du cambrioleur… « Les Pleins Pouvoirs » est un bon révélateur du prestige acquis par le cinéaste au début des années 1990 – les oscars d’ » Impitoyable  » (1992) et le succès de  » Sur la route de Madison  » (1995) expliquent ce surcroît de considération.


Pouvoir, soubassements, morale :

Détentrice des droits du livre éponyme de David Baldacci (un carton), la Warner lui propose l’adaptation écrite par William Goldman ( » les Hommes du président  »,  » Misery  »). Eastwood, qui ne touche généralement pas une ligne des scénarios qu’il tourne, exigera cette fois une nouvelle fin, écrite en catastrophe (ça se voit d’ailleurs un peu). Rien qui n’entrave toutefois la pertinence du regard posé par le film sur le cœur du sujet : le pouvoir, ses soubassements, sa morale, que se disputent deux parties clandestines. D’un côté, le président Richmont déploie sa perversité dans l’ombre des institutions (c’est un hybride entre Clinton et Nixon, en pire) ; de l’autre, Whitney, vieil outsider anarchiste, rétablit la vérité, rend les coups, façon justicière de l’ombre (plus il est discret, plus il frappe juste et fort).


On devine pourquoi Eastwood tenait à interpréter cette version héroïsée de lui-même (la Warner l’a surtout approché pour réaliser le film). Cousin narquois et délibérément middle class de Cary Grant dans  » la Main au collet  », Whitney s’affirme comme un double idéalisé de l’acteur-réalisateur de  » Million Dollar Baby  », dont il partage les mêmes préférences esthétiques : il trouve dans la modestie, la dérision et surtout l’art délicat de l’effacement une manière de noblesse ultime. Pas étonnant que les premières minutes du film, qui montrent le personnage s’introduisant tel un vieux matou dans l’opulente noirceur de cette demeure endormie, comptent parmi les plus belles séquences jamais tournées par Eastwood.

« Je veux un ministère ….


…..de la re-migration » : Eric Zemmour annonce sa mesure choc s’il est élu

Invité dans le 19 :45 sur M6, ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour a ajouté une nouvelle mesure à son programme : la création d’un ministère de la re-migration.

Ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour était l’invité du 19 :45 sur M6. Interrogé sur le sujet principal de sa campagne présidentielle, l’immigration, le candidat, en couple avec Sarah Knafo, a annoncé une nouvelle mesure qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. « Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration« , a-t-il déclaré, sur le plateau.

« Je veux un ministère de la re-migration »

Le président du  » parti  » Reconquête », a ensuite dévoilé les détails de ce projet déroutant, « je veux arrêter l’immigration illégale et l’immigration légale (…) Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration et de l’expulsion des étrangers dont on ne veut plus », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter, « je rétablis le délit de clandestinité, j’expulse les délinquants, les criminels, j’expulse les fichés S ».



Je créerai le premier ministère de la remigration, chargé de l’expulsion des étrangers clandestins, délinquants et criminels étrangers et  » fichés S  » étrangers.

P.S : En France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l’abréviation de  » sûreté de l’État  »

(Eric Zemmour (@ZemmourEric) 

Avant de poursuivre, « le ministère aura des moyens, il aura des charters. On fera des vols collectifs. Dès que je serai élu, j’irai au Maroc, au Maghreb pour voir avec les dirigeants comment on peut organiser cela » a-t-il déclaré. E.Zemour  a ensuite chiffré l’étendue de cette mesure, en concluant, « Emmanuel Macron a fait rentrer 2 millions d’étrangers indésirables et moi je veux en faire sortir un million ».

Des charters et des vols collectifs (vols aériens pour expulser les  » remigrés »)

Sur Twitter, de nombreux internautes sont  »montés au créneau » pour réagir à cette mesure choc, « ce type est un danger pour la république. Pire que JM Le Pen », « ah oui ça existait avant aussi. Gestapo de mémoire », « même les pires ordures identitaires n’étaient pas allées aussi loin à l’extrême droite », ( Je suis d’accord personnellement (Francis !) ……

…..a-t-on pu lire sur le réseau social de l’oiseau bleu.


Pour une réinsertion durable / créatrice

L’association BETHEL, fondée en 1976 par le Pasteur Alain Benoit, aide les jeunes toxicomanes et les alcooliques majeurs ainsi que à se libérer de la terrible emprise de la drogue et de l’alcool et à se réinsérer dans la vie active. (ainsi que pour les émigrés : s’intégrer)

P.S: Ce qu’il faut savoir sur cet ignoble (à mon avis) individu :

Né à Montreuil (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) le 31 août 1958, Éric Justin Léon Zemmour est issu d’une famille française juive d’Algérie (Blida et Constantine) arrivée en métropole durant la guerre d’Algérie ; il se définit comme un Français d’origine berbère. Éric Zemmour est élevé dans la tradition juive et connaîtrait l’hébreu. =>Il devra faire partie des personnes renvoyées par charter hors de France ? !

Le père de famille tyrannise sa femme et leurs trois enfants :


 »En allant à l’école, on se demandait si notre maman serait encore vivante au soir »

(En Belgique)

(là encore, j’ai connu ça quand mes frères et ma sœur étions enfants) => Les commentaires sont inutiles !

 

La femme et ses trois enfants ont témoigné de l’horreur que leur mari et père leur a fait subir pendant des années : ce Dinantais les a terrorisés, insultés, frappés…

L’homme est décrit comme un tyran domestique.

L’homme est décrit comme un tyran domestique.

Un Dinantais, d’origine turque, se présentait au tribunal correctionnel de Dinant ce mercredi. Il est poursuivi pour coups et blessures volontaires, harcèlement, menaces verbales et par gestes, extorsion et traitements inhumains à l’encontre de son épouse et ses trois enfants.

Si le parquet fait débuter la période infractionnelle en 2006, le prévenu battait déjà sa femme bien avant.

L’épouse et les enfants disaient :  » En allant à l’école, on se demandait si notre maman serait encore vivante au soir  ».

Il a pourtant minimisé les faits en ne parlant que de  » quelques gifles  ». Les avocats de la défense et les  » parties civiles  » ont réagi à la sortie de l’audience

Le parquet de Namur, lui, parle d’un  »calvaire de plus de 25 ans  », et requiert une peine forte

Accident de chasse….


….. une randonneuse tuée par une chasseuse de 17 ans dans le Cantal

( voilà ( entre autre ) ,pourquoi j’ai horreur de la chasse )

C’est un drame qui bouscule, une nouvelle fois, le monde de la chasse. Samedi 19 février 2022, une jeune femme de 25 ans a été tuée après avoir reçu une balle perdue lors d’une battue aux sangliers.

sanglier

Il y a quelques mois, Hugo Clément ( Hugo Clément, né le 7 octobre 1989 à Strasbourg, est un journaliste et militant pour le bien-être animal français.)

Hugo Clément

mettait en lumière les abus de certains chasseurs sur les réseaux sociaux. Apeuré, un cerf s’était réfugié sur les voies de la gare de Chantilly. Une scène qui avait provoqué l’effroi et l’indignation de millions de Français. Pourtant, ce n’est pas le seul drame qui a touché le monde de la chasse ces dernières années. De nombreuses balles perdues ont également fait perdre la vie d’automobilistes ,ou randonneurs . Et les chiffres de l’Office français de la biodiversité, datant de juillet 2020, sont alarmants. Depuis le début des années 2000, 421 personnes sont mortes des suites d’un accident de chasse.

Des faits glaçants

Samedi 19 février 2022, un nouvel accident de chasse est, cette fois-ci, survenu dans le département du Cantal ( près de  » chez moi  »). Selon les informations dévoilées par l’AFP et relayées par le journal  »La Montagne » ,une jeune randonneuse de 25 ans a été tuée par balle dans le milieu de l’après-midi. Des faits confirmés par Paolo Giambiasi

Paolo Giambiasi ?

, le procureur de la République d’Aurillac. « La victime était une jeune femme âgée de 25 ans. Elle se promenait en présence de son compagnon. Atteinte par un tir sur la partie gauche du corps, elle est décédée sur place. Une autopsie a été ordonnée et va avoir lieu prochainement », a-t-il expliqué auprès du journal  » La Montagne » .

Pourquoi l’enterrement de Molière…..


……. fut-il si discret ?

Le 17 février 1673, alors qu’il venait d’achever la 4ème représentation du Malade Imaginaire, dont il jouait le rôle principal, Jean Baptiste Poquelin dit Molière

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Molière ?

meurt dans la soirée. Les circonstances de sa mort ont suscité de la part de ses contemporains mais aussi des générations suivantes, de nombreuses légendes.

Non, Molière, ne s’est pas éteint sur scène mais bien chez lui rue Richelieu à Paris. Les décisions données pour prendre en charge les restes du célèbre dramaturge de la Troupe Du Roi semblent alors paradoxales au vu du succès unanime qu’il rencontra de son vivant, tant comme acteur que comme auteur comique.

Comment se fait-il qu’un artiste si reconnu et acclamé de son vivant soit enterré sans faste et à la nuit tombée ? Après sa mort inattendue, la sépulture catholique lui est dans un premier temps refusée. Pourquoi ? A cette époque, le métier de comédien est considéré comme infâme, et ceux qui exercent cette profession sont excommuniés. Impossible pour un comédien d’obtenir une sépulture ecclésiastique, à moins de renoncer par écrit à sa profession ou bien d’en faire la déclaration sur son lit de mort en présence d’un prêtre. Le problème est que Molière n’a pu ni signer ni renoncer oralement. Sa femme Armande Béjart

Armande Béjart

, comédienne parisienne surnommée  »la Molière  », avait pourtant appelé trois prêtres durant les dernières heures de vie de son mari mais deux refusèrent de venir et le troisième arriva trop tard !. Armande Béjart alla jusqu’à dénoncer au roi Louis 14 l’injure que l’on faisait à la mémoire de son mari en disant : (Les mots de M. Brossette avocat lyonnais ), “que si son mari était criminel, ses crimes avaient été autorisés par sa Majesté même”. Après plusieurs requêtes, l’archevêché de Paris autorise, tout de même, une sépulture ecclésiastique aux restes de Molière à condition que cela soit “sans aucune pompe et avec deux prêtres seulement, et hors des heures du jour et qu’il ne se fera aucun service solennel pour lui”.

Preuve concrète d’une société où la religion prévalait sur le succès populaire, le convoi et l’enterrement de Jean Baptiste Poquelin se déroulent dans la discrétion à partir de 9 heures du soir le 21 février 1673.

Mais en plus de cet argument religieux, la Gazette d’Amsterdam

Résultat d’image pour Gazette D’amsterdam Février 1673. Taille: 153 x 204. Source: www.ebay.com
Gazette d’Amsterdam ?

justifie également l’enterrement de nuit pour éviter : “la foule incroyable de peuple qui se serait trouvée à son convoi, si on l’eût fait de jour.” Cependant, selon les dires du journal, il y eut quand même quelque 700-800 personnes suivi du même nombre de pauvres pour assister à l’enterrement dans le cimetière de la chapelle Saint-Joseph, situé sur la paroisse de Saint-Eustache à Paris. En 1817, les restes de Molière finirent finalement leurs périple au cimetière du Père Lachaise. Le plus célèbre des dramaturges français n’a donc pas eu un enterrement aussi faste que ce que l’on pourrait croire.

 » tombe  » de Molière ?

la loi Coluche….


…..qu’est-ce que c’est ?

Tout le monde connaît l’action menée par Coluche pour venir en aide aux plus démunis. Pour les secourir, il a créé les Restos du Cœur et donné son nom à une loi qui encourage les dons à certaines associations.

Encourager les dons:

La loi « Coluche » est votée en 1988 et s’inscrit dans la loi de finances pour 1989. C’est en 1986 que l’humoriste a l’idée du dispositif qui est au cœur du texte. En effet il propose de consentir une large déduction fiscale sur les dons faits à certaines associations.

Le but est bien sûr d’encourager ces dons, qui doivent aider les personnes en difficulté.

Certains types d’associations….

Mais, pour avoir droit à cette réduction fiscale, il faut faire un don à certaines catégories d’associations. Il peut s’agir d’une association reconnue d’utilité publique. Dans ce cas, elle doit être à but non lucratif et être gérée de manière désintéressée.

Les associations d’intérêt général doivent répondre aux mêmes critères. En plus, ces deux types d’associations ne doivent pas fonctionner pour le profit exclusif d’une minorité, mais pour servir les intérêts de tous.

En pratique, il s’agit souvent d’associations humanitaires, qui viennent en aide aux personnes en difficulté. Elles peuvent exercer leurs activités dans le cadre national ou à l’échelle du monde.

Une déduction fiscale ….

Si le don est fait à une association éligible à la loi Coluche, il bénéficie donc d’une large réduction fiscale. D’un taux initial de 66 %, elle a finalement été fixée à 75 % en 2005.

Cependant, cette réduction fiscale est soumise à un plafond et ne doit pas dépasser 20 % du revenu imposable. Il faut noter que cette déduction ne s’applique pas seulement à l’impôt sur le revenu, mais aussi à l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Cette déduction fiscale n’est pas un crédit d’impôt. Aussi les personnes non imposables ne peuvent-elles pas profiter des dispositions de la loi Coluche

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Coluche

. Enfin, l’instauration du prélèvement à la source, à compter du 1er janvier 2019, a rendu nécessaire l’aménagement du dispositif.

C’est à l’unanimité du Parlement que, le 20 Octobre 1988, fut votée la Loi Coluche ! Ce texte stipule que les « versements affectés à la fourniture en France de repas à des personnes en difficultés ouvrent droit à 50% du montant de ces versements pris dans la limite de 400 F »

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Alphonse Bertillon : l’inventeur de la police scientifique


Quelle drôle d’idée ! A la fin du XIXe siècle, Alphonse Bertillon se met à mesurer les délinquants sous toutes les coutures pour identifier les récidivistes. Et ça marche !

Des policiers studieux, en plein cours de signalement descriptif ou  » portrait parlé  », sont en train d’apprendre à décrire une oreille, un nez, un visage. Mais pas n’importe comment : ils doivent utiliser une nomenclature précise pour chaque partie du visage. Le nez peut, par exemple, être convexe, concave, rectiligne ou busqué. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et Alphonse Bertillon, un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris, a mis au point le premier système élaboré d’identification. A l’époque, la moitié des criminels sont des récidivistes, alors mieux vaut pouvoir les reconnaître !

1 chance sur 286 millions de confondre deux personnes

Sa méthode, le bertillonnage, consiste à prendre des mesures en 14 points du corps (grâce à une mallette de mensuration anthropométrique), à décrire les particularités physiques (cicatrices, tatouages, grains de beauté…) de l’individu appréhendé, à faire son portrait parlé, le tout accompagné de deux photos du suspect. Avec tout ça, il n’y a qu’une chance sur 286 millions de confondre deux personnes ! Le système Bertillon va donner naissance au premier bureau de l’identité judiciaire à Paris, en 1883, avant d’essaimer dans toute la France.

De nouveaux outils scientifiques

Mallette anthropométrique : Elle comprenait un compas, une règle et une réglette à coulisse, deux toises et une règle murale horizontale graduée.

 

Les yeux revolver : La base de l’identification, c’est la précision. Pour décrire au mieux la couleur des yeux des criminels, Bertillon a recensé 54 nuances de l’iris humain.

 

Tous fichés. Bertillon (c’est lui sur la photo) crée la fiche d’identification  » parisienne  » : elle contient le signalement anthropométrique de l’individu, son portrait parlé et ses deux photos. Ces fiches sont ensuite classées dans des armoires : les grands avec les grands, les moyens avec les moyens…

Sous tous les angles : Mesurer le pied gauche, la longueur et la largeur de la tête, mais aussi l’envergure (la longueur d’un bras à l’autre), la taille, la hauteur du buste, la longueur de l’oreille droite, de la coudée gauche, l’arête du nez ou encore l’écartement des yeux. Au total, 14 mesures anthropométriques sont effectuées sur chaque criminel arrêté

Alphonse Bertillon

est d’abord tenté de nier l’intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est. Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d’un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.

Ce premier coup d’éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon… et la supériorité du fichier d’empreintes digitales.

On ne peut oublier aussi qu’Alphonse Bertillon s’est empêtré en 1894 dans l’analyse graphologique du bordereau qui allait entraîner l’incarcération du capitaine Dreyfus.

Ayant cru reconnaître l’écriture du capitaine, contre l’avis des autres graphologues, il s’est enferré dans son erreur en émettant une fumeuse théorie sur la façon dont l’inculpé aurait tenté de maquiller son écriture. Ce faux pas n’a pas pour autant entamé sa popularité