Une des raison qui ….


font que je préfère vivre seul  :

 » Sans la politesse, on ne se réunirait que pour se battre. Il faut donc ou vivre seul ou être poli. » 

( La politesse : Pour moi , c’est un réflexe , mais aussi un hypocrisie souvent …

Les réunions : Surtout en famille , si je dis ce que je pense, la dispute éclate ……)

J’ai donc choisi de vivre seul ………..de  » trier mes relations  » , aussi bien familiale qu’ amicales ….ermite.jpeg

En pensant à….


Ma grand-mère , Léone :

Les paroles :
Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois porté les seaux
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux

Et qui a pris soin de son âme
Et l´a bercée dedans son lit
Qui l´a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C´est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C´est le Bon Dieu qui le souffrait

C´n´était qu´un homme des équipes

Du chantier des chemins de fer
À l´heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter,
L´homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L´amour qui tenait Louise
C´est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C´est le Bon Dieu qui l´éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées.
Et l´on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu´attendait Louise
C´est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C´est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d´hiver sous la charpente
Dans son lit cage elle a tué
L´amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C´est en cuisine pas devant moi
Ma fille prie très fort pour que s´efface
Ce que l´curé m´a appris là

Et la honte que cachait Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a cachée
Le soldat qu´attendait Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a vu tomber

Y a cinquante ans c´était en France
Dans un village de l´Allier
On n´accordait pas d´importance
A une servante sans fiancé

Le deuil qu´a porté Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a porté
La vie qu´a travaillé Louise
C´est le Bon Dieu qui l´a aidée

La  » galette des rois »


Si nos lointains aïeux mangeaient lors de l’Épiphanie ( = Manifestation de Jésus aux Mages.  rois mages)
   Fête de l’Église qui rappelle cet événement. une simple  » galette de ménage  », la galette feuilletée telle que nous la connaissons aujourd’hui nous viendrait des croisades, la confection de cette friandise étant un temps source de discorde entre pâtissiers et boulangers, et la fève étant d’abord souvent un haricot
   Les chercheurs de traditions ont tenté de fixer de mille façons savantes l’origine de cette fête de famille et de la coutume du Roi boit. Voici ce qu’un auteur du XVIIIe siècle avançait comme explication, s’élevant avec une plaisante indignation contre l’habitude qu’on a de se réunir à cette époque pour festoyer en commun :
 » Il s’est glissé, dit-il, dans toutes nos provinces, une très méchante et détestable coutume, qu’en la veille des Rois on fait des assemblées, où sont invités pêle-mêle hommes, femmes, ecclésiastiques ou laïques pour souper tous ensemble. »

   » On préparer un festin magnifique et on tire au sort un Roi et une Reine ; et les offices de leur cour sont aussi distribués de la même façon à tous les conviés. Après quoi, le Roi et la Reine, ayant pris le haut bout, chaque fois qu’ils boivent, tous les assistants crient à gorge déployée : Le Roi boit ! La Reine boit !  »
   Et ici se place l’originale explication de notre auteur :  » Les libertins, ajoute-t-il, ont accoutumé d’apporter, pour raison de cette bouffonnerie, que les Mages, entrant dans l’étable, aperçurent le divin Enfant qui prenait pour lors la mamelle et qu’ils se mirent à crier : le Roi boit !…  »

 La fête des Rois. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle :Fête des rois
Il est fort improbable que ce soit là réellement l’origine de la fête des Rois. Mais, ce qui est certain, c’est que cette fête est très ancienne, et que la galette de l’Épiphanie est un mets des plus vénérables. On la mangeait déjà au temps de Hugues Capet. Il est vrai que cette galette n’avait rien de commun avec celle d’aujourd’hui. C’était une pâtisserie lourde et compacte.
  Quant à la galette feuilletée, elle daterait des croisades, et nous en devons, paraît-il, la recette aux Turcs. Constantinople compte d’innombrables marchands de galettes, et cette galette est toute pareille à celle qui se vend dans nos boutiques. De temps immémorial, en Turquie et en Perse, on mange le  » bourreck  », qui n’est autre chose que la galette. On le mange seul, entre les repas, en guise de pain. Les chevaliers de France, prisonniers chez l’infidèle, durent trouver le « »bourreck  » à leur goût et en rapporter la recette à leurs dames ; à moins que la galette n’ait été introduite à Paris plus tard par les coqs ou cuiseniers turcs, qui y pullulèrent sous les règnes de Louis XIII et Louis XIV.

   Quoi qu’il en soit de ces deux opinions, un fait subsiste indéniable : la galette feuilletée nous vient d’Orient. Mais, avant de connaître cette friandise, nos pères mangeaient d’une autre galette, celle dont la recette s’est perpétuée sous le nom de  » galette de ménage  » ou  » galette de plomb  ». Si haut qu’on puisse remonter dans l’histoire de la bombance, il n’y eut pas de festin d’Épiphanie sans galette.
   Au Moyen Age, les souverains, aussi bien que le populaire, ne manquaient pas de se réjouir à l’occasion de l’Épiphanie. Chez les ducs de Bourgogne se déroulaient des fêtes somptueuses où les pauvres et le menu peuple avaient leur large part. En Frane, les corporations tiraient au sort de la fève un roi qui, toute l’année, gardait cette dignité. Les clercs de la basoche, du Parlement et de la Chambre des comptes allaient en cortège porter des gâteaux aux conseillers et dignitaires, et la fête, dépassant le cadre de famille, s’épanchait à travers les rues de la grande ville.
     À l’époque de François Ier, on regardait comme une heureuse chance d’être roi de la fève et, suivant Montluc, il était d’usage de s’aborder, au début de l’année, par ces mots :      »Je suis aussi ravi de vous avoir rencontré que si j’étais roi de la fève.  » Henri IV fut un fidèle observateur de la fête des Rois. Loiuis XIV, qui fut le plus gros mangeur de son royaume, ne manqua jamais de la célébrer brillamment et bruyamment. Il conviait ce soir-là tous ses courtisans à sa table.

   On mangeait force victuailles, et, lorsque au dessert apparaissait la galette, le roi donnait le signal du vacarme. Dangeau a rapporté le souvenir de ces soirs de fête des Rois où le souverain ( que l’histoire nous présente trop volontiers comme un personnage rogue et figé dans sa dignité ) frappait et faisait frapper chacun de sa fourchette ou de son couteau contre son assiette et menait le charivari  »comme dans un franc cabaret  ».
  Au début du XVIIIe siècle, il y eut un grave conflit entre deux corporations parisiennes, à propos de la galette: Jusqu’alors, la fabrication du gâteau des Rois avait été l’apanage des  » pâtissiers-oublieurs  », fabricants de pain d’épice. Mais voilà qu’en 1714, les boulangers, ( qu’on nommait alors » talmisiers ou talemeliers  » ), s’avisèrent de faire des galettes et de les envoyer en cadeaux à leurs clients.
    Les pâtissiers virent dans ce fait une atteinte à leurs privilèges et réclamèrent, au nom de leurs droits, contre ce qu’ils regardaient comme un empiètement. La boulangerie refusa de céder ; la pâtisserie s’entêta. Si bien qu’il fallut en appeler au Parlement. Celui-ci mit gravement »  la main à la pâte  » lol et rendit deux arrêts par lesquels il était fait aux boulangers défense absolue  » de fabriquer et donner à l’avenir aucune espèce de pâtisserie, d’employer du beurre et des œufs dans la pâte et même de dorer leur pain avec de l’œuf.  » Les pâtissiers triomphaient. Jusqu’à la Révolution, ils eurent seuls le droit de fournir Paris de galette des Rois.

    Les auteurs de Mémoires du XVIIIe siècle nous ont gardé de savoureuses descriptions des fêtes des Rois à cette époque. Comment ne pas rappeler, par exemple, l’anecdote relative au dîner des Rois organisé à l’intention du cardinal de Fleury par son valet de chambre Barjac, lequel avait eu l’habileté de réunir autour de la table du cardinal onze convives, tous plus âgés que lui, bien qu’il eût alors quatre-vingt-douze ans, de sorte que ce fut au vieux ministre qu’échut l’honneur de tirer le gâteau comme étant le plus jeune ?
    On conte encore, bien que ceci est soit légende, qu’en 1774 les trois petits-fils de Louis XV ayant tiré les Rois, la fève se trouva brisée en trois morceaux. Chacun d’eaux, par hasard, eut le sien. Les faiseurs de pronostics en conclurent que les trois frères, alors âgés de vingt, dix-neuf et dix-sept ans, se succéderaient sur le trône. Et, en effet, l’aîné, Louis XVI, fut roi la même année, et les deux autres régnèrent plus tard sous les noms de Louis XVIII et de Charles X.

   Épiphanie et fête des Rois en Alsace. Fete des rois 2
Sous l’ancienne monarchie, il y eut cependant une année, une seule, où le gâteau des Rois fut officiellement supprimé. C’était en 1711 : la France, ruinée, envahie, affamée, était à deux doigts de sa perte : le blé était rare. Aussi le Parlement, en raison de la famine, prit-il un arrêt défendant d’employer la farine à faire de la galette des Rois. Mais, l’année suivante, Villars triomphait à Denain : la royauté était sauvée et la galette des Rois renaissait avec l’abondance et la paix.
   La Révolution, impitoyable pour les réjouissances coutumières du régime déchu, essaya d’abolir la fête des Rois. Mais l’habitude en était si bien enracinée qu’elle ne put y parvenir. En vain Manuel, en 1792, réclama-t-il l’interdiction de cette  » réjouissance anticivique et contre-révolutionnaire  » : la Convention se contenta de passer à l’ordre du jour. Tout au plus décida-t-elle que le gâteau des Rois s’appellerait désormais  » gâteau de l’Égalité  », et que, dans le calendrier nouveau, l’Épiphanie deviendrait la  » Fête du bon voisinage  ». Mais ces changements furent vains : la fête et le gâteau continuèrent de s’appeler comme auparavant, et, en pleine Terreur, il se trouva des pâtissiers pour vendre, et des clients pour acheter des  » gâteaux des Rois  ».

  Ce serait donc ainsi que la tradition de la galette est venue jusqu’à nous, et l’éphémère royauté de la fève, plus forte que les souverainetés de droit divin, a bravé les bouleversements politiques et les révolutions.
  L’Épiphanie était encore au XXe siècle l’occasion d’une réjouissance intime et familiale ; et il n’était pas une seule région de France où elle ne fû célébrée. En certaines contrées, on avait gardé la belle tradition charitable du temps passé, et, dans les familles aisées, le premier morceau du gâteau, le plus gros, était réservé pour les pauvres, qui attendaient à la porte en chantant :
 »Honneur à la compagnie
De cette maison !
Nous souhaitons année jolie
Et biens en saison.
Nous sommes d’un pays étrange
Venus en ce lieu
Pour demander à qui mange
La part du bon Dieu. »
   Naguère, on ne mettait dans les gâteaux, pour désigner le roi, qu’une fève ou un haricot ; mais, comme il se trouvait des convives peu scrupuleux qui les avalaient pour se soustraire aux devoirs quelquefois coûteux de leur éphémère royauté, on remplaça plus tard ces simples végétaux par un bébé de porcelaine d’une digestion infiniment moins facile.
  

  Paris a toujours adoré la galette.

     Au commencement du XIXe siècle florissait l’établissement de la Mère Marie, situé non loin de la barrière de Fontainebleau. La vogue de ses galettes était telle que l’on y épuisait jusqu’à vingt sacs de farine par jour.
Une autre gloire de la galette parisienne était le »  Père Coupe-Toujours  », le marchand de galette du Gymnase. On contait, avant la Première Guerre mondiale qu’en moins de vingt ans la maison avait passé en plusieurs mains et que tous ces  » Pères Coupe-Toujours  » s’étaient retirés après fortune faite en de belles villas à Saint-Cloud ou à Ville-d’Avray. La maison, en effet, atteignait un chiffre d’affaires dont on aura une idée quand on saura que trois mille kilos de papier suffisaient à peine, chaque année, pour envelopper les morceaux de galette distribués aux consommateurs.

Les coutumes du jour de l’an ….


      Les coutumes du jour de l’an sont vieilles comme le monde. Etrennes, cadeaux, visites, échanges de souhaits qui ne sont peut-être pas toujours sincères : on peste un peu contre tout cela.

       Mais quoi ?… Ce sont les dernières traditions de politesse et de courtoisie que nos pères nous ont léguées. Ne les supprimons pas.
   Un humoriste, qui parodiait Alexandre Dumas fils, disait :  » Les étrennes, c’est l’argent des autres.  »  La définition est judicieuse. Voilà pourquoi, de tout temps, la plupart de ceux qui donnent des étrennes le font en rechignant. Mais les habitudes contre lesquelles chacun récrimine sont les plus tenaces. C’est un des travers de l’esprit humain de trouver la mode tyrannique et de se plier cependant à toutes ses fantaisies.

   On donnait déjà des étrennes chez les Romains. Le peuple était même tenu d’en apporter ce jour-là au palais de l’empereur. Ces cadeaux se faisaient en numéraire. C’était une manière d’impôt. Et l’on conte que Caligula — troisième empereur romain, qui régna de 37 à 41 —, qui n’avait point confiance dans ses percepteurs, se tenait, le Premier jour de l’an, dans le vestibule de son palais et recevait des mains de ses sujets les étrennes qu’il empilait dans des coffres placés à côté de lui.

Etrennes royales
   Nous retrouvons cette mode plus florissante que jamais aux temps somptueux du Moyen Age. A la cour des ducs de Bourgogne, à Bruges et à Gand, on échange force cadeaux précieux. A Paris, l’affluence des acheteurs se presse dans la célèbre galerie des merciers, au Palais, où tous les marchands d’objets de luxe et de jolies bagatelles ont leurs comptoirs. On trouvait là à foison joyaux d’or et d’argent, tissus du Levant, parures pour les femmes et les jeunes filles, tapisseries, épées, dagues et poignards, ceintures et boucles, sans compter tous les jeux : les échecs, les dés, et, pour les petites filles, des poupées habillées aussi richement que des princesses.Etrnnes royales

Les cadeaux du Jour de l’An :
    Les souverains eux-mêmes étaient généralement grands donneurs d’étrennes. A la cour de Louis XIV, c’était une vraie folie. L’année où les ambassadeurs siamois vinrent en France — c’était en 1686 — on vit, le 1er janvier, à la cour, un véritable débordement de cadeaux. Les envoyés orientaux avaient apporté au roi force merveilles de l’art de leur pays : cabinets de laque incrustés d’écaille et de métaux précieux, vases, aiguières, coupes, flacons d’or et d’argent, paravents de soie, tapis brodés, porcelaines, bronzes, canons ciselés et damasquinés. Il avait fallu plusieurs chariots pour transporter de Brest à Paris tous ces présents.

   Louis XIV distribua autour de lui ces innombrables cadeaux. Toute la cour, jusqu’aux plus modestes officiers et aux plus humbles filles d’honneur, eut part à ses largesses. C’était le temps de l’abondance, de la grandeur et de la prospérité. Mais vinrent les dernières années du règne : 1710, les armées vaincues, la France envahie, la misère par les campagnes, la famine à Paris, et le vide dans les caisses de l’Etat.

Offrande à la patrie :
    Si on ouvre  le  » journal  » de Dangeau, à la date du mercredi 1er janvier , on lit :  »  Le roi, dit l’historiographe, n’a point pris, cette année, trente ou quarante mille pistoles qu’on avait accoutumé de lui donner du trésor royal pour ses étrennes (…) Il n’a point donné d’étrennes à la famille royale, comme il avait accoutumé de le faire (…) Il a défendu aussi à la ville de donner des étrennes  ».

   Louis XIV, cette année-là, dut éprouver beaucoup de chagrin de ne pouvoir faire autour de lui les cadeaux traditionnels du nouvel an. Dangeau nous dit encore que les courtisans offrirent leur vaisselle d’argent au roi et que le roi décida de faire fondre sa vaisselle d’or. Il déclara  » qu’il ne voulait plus rien prendre sur le peuple  » , et que, s’il trouvait à engager les pierreries de la couronne, il le ferait. Ainsi, la vaisselle d’or et d’argent, les cadeaux de naguère s’en furent à la Monnaie pour être convertis en numéraire. Les courtisans rendaient leurs étrennes au roi. Et le monarque lui-même y envoyait non seulement sa vaisselle, mais jusqu’aux joujoux précieux qu’il avait reçus pour étrennes en son enfance, de petits canons d’or et toute une armée de jolis soldats en argent dont s’étaient amusés les princes, ses enfants et petits-enfants.

   Les  »  bons bourgeois  » de Paris imitèrent le roi et les princes et envoyèrent aussi leur vaisselle précieuse à la Monnaie, car, dit encore Dangeau,  » qui eût osé manger dans de la vaisselle d’argent, quand le roi n’y mangeait plus ?…  »  En ce temps-là, quand il fallait faire des sacrifices pour financer les finances du royaume, avant de les exiger de la population, les dirigeants donnaient l’exemple.

 Les cadeaux du Jour de l’An
     Il y eut alors une année où l’on s’offrit d’étranges étrennes. Ce fut en 1709, l’année du  »  grand hiver  » . Il faisait un froid terrible. La Seine étant gelée et les bateaux ne pouvant arriver à Paris, on avait manqué de combustible. Les gens du bon ton trouvèrent plaisant de s’envoyer en étrennes de petits fagots de bois.

   Au 1er janvier 1871, pendant le siège de Paris, on se fit aussi des cadeaux utiles. On envoyait alors à ses amis, au lieu de fondants, de chocolats et de marrons glacés, un petit pain blanc, des pigeons, des volailles, des oeufs (ils ne coûtaient pas moins de 2 fr. 50 pièce). Et ces étrennes pratiques étaient reçues avec beaucoup de plaisir et de reconnaissance.

  Le compliment du facteur
    L’usage des étrennes s’imposa, plus encore que précédemment, au XVIIIe siècle, époque prodigue entre toutes. Déjà, on ne se contentait pas d’échanger des cadeaux entre parents, amis et gens de même condition ; on donnait des étrennes à tous les officieux qui venaient la main tendue, au logis des bourgeois.

      Depuis que, sur l’initiative d’un ingénieux novateur qui s’appelait Piarron de Chamousset, la  » petite poste   »  de Paris avait été créée, messieurs les facteurs ne manquaient pas, chaque premier de l’an, d’entrer dans les maisons et de réclamer leur petit pourboire. Ils offraient, comme aujourd’hui, à la clientèle, un joli calendrier Calendrier-Poste qui portait, non seulement une image symbolique, mais aussi des vers :

Recevez ce petit présent,
C’est l’étrenne du sentiment.
Comptez toujours sur un facteur
Pour vous plein de zèle et d’ardeur,
Et n’oubliez pas le commis
De la p’tit’ poste de Paris.
    Comment n’eût-on pas donné un bon pourboire à des gens qui vous offraient de façon si gracieuse  » l’étrenne du sentiment  »

     Cependant, à l’aube de la Révolution, la mode des étrennes eut à subir un rude assaut. La Constituante, sur la proposition de Lebrun, qui s’était élevé contre les  » désordres qui se renouvellent au 1er janvier dans diverses administrations à l’occasion des étrennes  » , élabora un projet de loi contre les employés qui en demandaient.

  Ce projet décrétait :  »  II ne sera permis à aucun agent de l’administration, ni à aucun de ceux qui, en chef ou en sous-ordre, exercent quelque fonction publique, de rien recevoir à titre d’étrennes, gratifications, vin de ville, ou sous quelque autre dénomination que ce soit, des compagnies, administrations de province, villes, communautés, corporations ou particuliers, sous peine de concussion…  »

   En 1793, un autre édit, de la Convention, cette fois, supprimait les étrennes. Autant en emporta le vent. La Révolution, qui avait eu raison de toutes les pratiques de l’Ancien Régime, ne put vaincre celle-là.

Traditions immuables :
    Par la suite, l’usage des étrennes se généralisa, gagna toutes les classes de la société ; il résista à tous les cataclysmes, se perpétua à travers les circonstances les plus tragiques. Et, somme toute, les coutumes du jour de l’an demeurent aujourd’hui à peu près les mêmes qu’au temps jadis. Il est des traditions immuables qui traversent les âges sans presque se modifier.

    Au début du XIXe siècle, on chantait, au Caveau, sur le jour de l’an, un couplet qui disait :

On se pare, on se tourmente,
L’un chez l’autre on se présente,
L’un l’autre on se complimente,
Et presque toujours on ment
Ah ! l’beau jour que l’jour de l’an !
   Sans doute, on se fait moins de visites aujourd’hui qu’à cette époque-là. On a moins de temps à perdre. La vie est plus fiévreuse. Il paraît que les Parisiens, naguère, même quand ils se connaissaient à peine, ne pouvaient se rencontrer le premier de l’an, sans se congratuler et s’embrasser. Mercier le pamphlétaire, à la fin du XVIIIe siècle, se moque de cette furie d’embrassades. Aujourd’hui, on ne s’embrasse plus guère quand on se rencontre ; mais on se congratule toujours…  »  Bonne année, bonne santé !…  »

  Cela ne fait de mal à personne. Et pourquoi ces vœux que l’on répète un peu machinalement, sans y penser, ne seraient-ils pas quelquefois sincères ?…

Noël est là et…..


Pour tous les enfants ce ne sera pas signe de joie …..

Poème d’un enfant triste

Le Père Noël je vous assure !
Oublie toujours mes chaussures. chaussures enfants
Il n’a pas notre adresse, dit Papa,
Sans travail depuis des mois
Il passe bien chez nos voisins !
Qui eux mangent à leur faim
Père Noël ! Viens chez moi.
Apporter du travail pour Papa
Voir Maman, enfin sourire !
Entendre Papa lui dire;
 » Voici le salaire du mois  » ,
Le bonheur enfin chez moi.

__________________________________________________________

Paroles :

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Avec mes copines en classe
On comprend pas tout
Pourquoi des gros dégueulasses
Font du mal partout

Pourquoi les enfants d’Belfast
Et d’tous les ghettos
Quand y balancent un caillasse
On leur fait la peau
J’croyais qu’david et Goliath
Ça marchait encore
Qu’les plus p’tits pouvaient s’débattre

Sans être les plus morts

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’liberté
‘l’en a oublié un max
En f’sant sa tournée
Pourquoi des mômes crèvent de faim
Pendant qu’on étouffe
D’vant nos télés comme des crétins
Sous des tonnes de bouffe

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’tendresse
S’il est sur l’trottoir d’en face
Dis-y qui traverse
J’peux lui enfiler un peu
Pour ceux qu’en ont b’soin
J’en ai r’çu tell’ment mon vieux

Qu’j’veux en donner tout plein

J’veux partager mon Mac-do
Avec ceux qui ont faim
J’veux donner d’l’amour bien chaud
A ceux qu’ont plus rien
Est-ce que c’est ça être coco
Ou être un vrai chrétien
Moi j’me fous de tous ces mots
J’veux être un vrai humain…

Dis, Papa, tous ces discours 
Me font mal aux oreilles
Même ceux qui sont plein d’amour
C’est kif-kif-pareil
Ça m’fait comme des trous dans la tête
Ça m’pollue la vie et tout
Ça fait qu’je vois sur ma planète

Des intifada partout

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard
Pour chanter tes conn’ries
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard,
Pour chanter tes conn’ries

Olympes de Gouges ……


 » Si la femme a le droit de monter à l’échafaud , elle doit avoir aussi le droit de monter à la tribune  »  Olympes de Gouges

Une déclaration féministe  justifiée  déjà  au 18 ème siècle !

 

 Olympe de Gouges : Héroïne révolutionnaire considérée comme l’une des premières féministes françaises, Olympe de Gouges s’est distinguée par son célèbre texte intitulé Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y prônait ardemment l’émancipation féminine.

   Née le 7 mai 1748, à  Montauban, sous le nom de Marie Gouze, elle épouse un  » certain  » Louis Aubry, en 1765, mais se retrouve veuve peu de temps après. Elle choisit alors de changer son nom pour celui d’Olympe de Gouges. Avide de liberté et de célébrité, elle se rend à Paris avec son petit garçon et rédige ses premiers textes. Plus que jamais inspirée par les événements de la Révolution, elle publie des ouvrages pour l’égalité des droits, jusqu’à sa fameuse Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Après avoir soutenu Louis XVI, elle offre son appui aux Girondins au lendemain des journées de mai et juin 1793. Ses activités lui valent d’être arrêtée en juillet 1793. Condamnée à mort, elle monte sur l’échafaud le 3 novembre 1793.

 dates clés :

7 mai 1748 : Naissance 
Olympe de Gouges naît à Montauban sous le nom de Marie Gouze. Elle serait alors la fille naturelle du poète Le Franc de Pompignan, dont elle dira tenir ses talents littéraires.
1 septembre 1791 : Olympe de Gouges publie un ouvrage « féministe »
La femme de lettres française publie « la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Elle y prône l’émancipation féminine, notamment au travers de l’égalité entre les sexes. Selon son ouvrage, la femme devrait être considérée comme citoyenne à part entière. Le préambule du texte s’adresse à Marie-Antoinette, à qui elle implore de défendre jusqu ’au bout le « sexe malheureux ». Ses actions ne se limitent toutefois pas à la condition de la femme. Olympe de Gouges s’était déjà engagée corps et âme dans la Révolution. Elle soutiendra également les Girondins au travers de ses écrits et ira jusqu ’à défendre le roi Louis XVI. Ses agissements lui vaudront d’être guillotinée en 1793. Elle sera considérée plus tard comme l’une des toutes premières « féministes ».
3 novembre 1793 : Olympe de Gouges est exécutée
Condamnée à mort pour avoir soutenu les Girondins, Olympe de Gouges monte sur l’échafaud avec toute la dignité dont elle est capable. Dans son célèbre texte « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », elle affirmait – ironie du sort – « une femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ».

! Il fut un temps où les anglais pouvaient ……..


….Vendre leur épouse !!!!!!

     Aussi incroyable que cela puisse paraître, des Anglais ont ,  au cours de leur histoire , pratiqué la vente d’épouse. Apparue à la fin du XVIIe siècle, cette  » tradition  » concernait surtout les ménages les plus modestes, dans lesquels le mari n’avait pas les ressources suffisantes pour demander le divorce.

Une pratique répandue :

   Régi par des lois très strictes le mariage qui unissait Anglaises et Anglais, à l’époque géorgienne, a conduit à quelques pratiques pour le moins étranges.

  En effet, la procédure de divorce qui, dès 1690, ne pouvait prendre effet qu’après avoir fait une requête au Parlement représentait un processus à la fois long et très gourmand en ressources financières.

   Particulièrement ennuyés par le montant exorbitant de tous ces frais, les hommes appartenant aux classes les plus pauvres de la société anglaise ont donc, graduellement, développé différents stratagèmes pour arriver à leurs fins, tout en contournant les lois en vigueur.

  C’est  comme çà  que la vente d’épouse a commencé à se développer. Censé s’opérer par consentement mutuel, ce rituel devait mettre fin à un mariage insatisfaisant. La femme était alors publiquement exhibée (souvent avec un collier au cou, à la taille, ou au bras !) par son mari, tandis que des acheteurs participaient à une vente aux enchères, comme s’il s’agissait de l’acquisition d’un bien de consommation. vente-dc3a9pouse.jpg

    La pratique, particulièrement dégradante, atteint son apogée entre 1780 et 1850, pas moins de 300 femmes  ayant été vendues de cette manière, au cours de cette période.

Les fruits de l’inégalité sociale

    Finalement, après avoir été utilisée pendant près de 200 ans, la vente d’épouse s’estompe au début du XXe siècle, le dernier cas étant enregistré à Leeds en 1913.

   Entre-temps, la pratique avait, il est vrai, finit par irriter les masses et les intellectuels anglais qui la décrivaient comme étant “des plus répugnantes et des plus honteuses”.

   Alors considérée comme étant la propriété de son mari, à qui elle devait une obéissance et une déférence sans faille, la femme anglaise mettra encore un peu plus de temps avant de voir son statut évoluer de manière radicale.

   Après avoir obtenu le droit de vote en 1918, celle-ci pourra finalement s’émanciper au cours d’une lutte pour l’égalité des sexes, dont les combats sont toujours d’actualité.

 

 » Henaff  » et la religion ….


   Depuis un plus d’un siècle, le pâté Hénaff incarne un des symboles  de la Bretagne , consommé presque dans le monde entier ….Le pâté  » du mataf  » , reconnaissable à ses boites pâté Hennaf boite rondes bleues et jaunes à également un lien moins connu et…plus étonnant avec la religion catholique

   L’histoire commence en 1905 . Le parlement vient d’ adopter la loi de séparation de l’Eglise et de l’ Etat …Exercer un culte ou pas est dès lors garanti , laissé au choix des personnes , mais l’Etat n’accordera plus de subventions aux paroisses .      Dans la Bretagne de l’époque , cette loi antraîne de violentes oppositions entre les partisans d’une laïcité ( parfois  » anticléricale  » ) et les défenseurs absolus de l’église catholique …

Dans le petit village de Pouldreuzic , les prises de position sur ce sujet sont exacerbées . C’est dans ce contexte que Jean Hénaff J.Hnaff lance son entreprise en 1907 . Il est un fervent défenseur de l’Eglise et dénonce un espèce de  » chasse aux sorcières  » tout en développant son usine ….Au départ , la marque met en boîte des petits pois et des haricots conserve ….Le pâté fut conditionné quelques années plus tard .

   Dans l’entreprise , une des règles absolues est de réserver le  » jour du seigneur  » au repos . On ne travaille jamais le dimanche !..L’usine ferme également le Vendredi saint .Ces jours là , l’abattage est proscrit sauf en cas de nécessité absolue et après avoir demandé l’autorisation du curé de la paroisse !

   Les ouvriers sont accueillis par un grand crucifix  au – dessus de la porte d’entrée ….La famille Henaff a une place attribuée dans l’église à côté de l’autel et elle est une donatrice régulière ! Les Ets Hénaff se développent bien …Son patron est également engagé sur le plan politique  : Il fait partie des  » blancs  » ( les défenseurs de l’Eglise ) , face aux anticléricaux qu’on appelle les  » rouges  » …..J.Henaff est d’abord conseiler municipal , puis adjoint au maire , et il devient maire de Pouldreuzic  ….En 1925 , il écrit à ses électeurs :  » Je combattrai les Radicaux et les Socialistes qui ouvrent la porte aux communisme et à la guerre  puis la Révolion .  » 

    L’entreprise prospère, Henaff amasse de l’argent . Il veut que des enfants en profitent . Comme l’école catholique de Pouldreuzic a été laïcisée , il fait construire une nouvelle école privée en 1921 ! Celle -ci est construite sur le terrain près de l’usine . J.Henaff prend aussi à sa charge la scolarité de plusieurs dizaines d’ élèves dont les parents n’ont pas le moyens de payer les frais de l’école catholique ……..

  En 1935 , lorsqu’il se retire des affaires , J.Henaff s’adresse aux habitants un dimanche après la messe . Il dit quiter l’entreprise et la mairie et propose aux personnes présentes d’élire son fils Corentin s’ils le jugent digne de lui succéder à la tête de la commune …..Ce fut rapidement chose faite , quant à la société , elle devient  » Jean Hénaff fils et Cie  » . Avec le temp , les liens avec l’église  » s’estompent  » . L’actuel dirigeant de la  » maison Hénaff  »  , Jean Jacques Hénaff ( petit – fils de Jean ) , a étudié dans l’école construite par son grand-père ….Il a préféré retirer les crucifix de l’usine ,qui pouvaient être considérés comme provocateurs . J.J Hénaff explique , selon la loi de 1905 , qu’on  » n’entre pas en religion quand on entre chez Hénaff et que toutes les religions y sont admises et respectées  » ……

_________________________________________________

Pub télé 1972 !

Hénaff château d'eau ( Châteu d’eau de Pouldeuzic /Hénaff  ! )

Le musée :

musée

  C’est au sein même de la maison de Jean, le fondateur, qu’un musée retrace l’aventure Hénaff : Musée la Maison Hénaff. Un lieu d’autant plus symbolique qu’il ouvre ses portes en 2007, à l’occasion des cent ans de l’entreprise. À travers un parcours scindé en plusieurs espaces, les visiteurs sont invités à un voyage passionnant à travers un siècle d’histoire.

affichette 1919 :

affichette Pâté Hénaff 1919

Usine Hénaff 1919

  Usine en 1919 ( avant le pâté )=> conserves de petits – pois ……

2007

L’entreprise fête son centenaire . À cette occasion, elle inaugure son musée – la Maison Hénaff – dans l’ancienne ferme de Jean Hénaff à Pouldreuzic.

2008
La reconquête des Etats-Unis

L’entreprise obtient à nouveau l’agrément USDA, sésame pour pouvoir exporter ses produits aux Etats-Unis. Seules deux entreprises ont aujourd’hui cet agrément pour les produits à base de viande.

2011

Collaboration au programme Special Event Meals avec Alain Ducasse et fabrique désormais pour le chef et le CNES les plats de fête de la station spatiale internationale . !
  2012,

   Hénaff  affiche ses atouts éthiques et écologiques en s’engageant dans une filière de poivre biologique sur l’île de Sao Tomé, dans le golfe de Guinée. Cet engagement est très important pour Hénaff, le poivre étant un ingrédient clé de la célèbre recette du Pâté et des saucisses Hénaff. 

2016
  Une nouvelle reconnaissance d’un savoir-faire centenaire
L’entreprise obtient le Label EPV   » Entreprise du Patrimoine Vivant  », reconnaissance du savoir-faire unique acquis par l’entreprise tout au long de son existence.