Journée des….


…..familles !

La journée internationale des familles est fêtée le 15 mai ….. Elle a été proclamée par l’O N U dans la  » résolution  » du 20 septembre 1993 .

Cette journée est censée montrer l’importance de la famille et de sa situation? pour la communauté internationale ?

A cette date, des programmes télé ,des conférences devraient mettre en évidence les problèmes qui touchent les familles !

Et les familles sont encouragées à passer la journée ensemble , à faire des  » choses  » ensemble …….

Une Famille

N.B : Encore faut il avoir une famille …..Si oui , que les membres soient en bonne entente ( ce qui n’est pas mon cas par ex. )..

Bref : Une débilité de plus ( comme toutes ces journées de…ceci ou cela )

KLIK …

Les  » Ugly Laws  » ?


Et si le  » délit de sale gueule  » n’était pas qu’une simple expression ? En effet , entre 1867 et 1974 ( seulement !! ) , dans certaines villes américaines ( comme Chicago ) , les personnes souffrant de mutilations et de déformations étaient interdites dans les espaces publics , en vertu de lois  » crûment  » nommées  » ugly laws  » ( laideur juridique ) ….


“Venez comme vous êtes !”… ou pas !

De nos jours les discours sur la bienveillance et l’acceptation de soi semblent très présents dans le discours ambiant, mais ,il n’en a pas toujours été ainsi au cours de l’Histoire, en particulier dans celle des États-Unis …

En effet, dès 1867, fut adopté , d’abord à San Francisco, puis dans diverses villes d’États de l’Ouest, du Midwest et de l’Est américain , des lois interdisant aux personnes “laides, mutilées et handicapées” d’apparaître dans l’espace public.

Nommées sèchement “ugly laws”, ces lois avaient pour but de “préserver la qualité de vie des concitoyens”, en évitant qu’ils soient offensés visuellement par des apparitions disgracieuses.!!!

Tout un programme…

Retour sur Terre :

Même si la “laideur physique” était pointée du doigt par les “ugly laws”, il semblerait , en réalité , que la vraie raison de l’existence de ces lois était de “débarrasser les rues des mendiants et des personnes les plus démunies”.
Il s’agissait alors d’une manière peu orthodoxe de maintenir l’ordre dans l’espace public.

En cas de désobéissance à l’ordre civil, les plus récalcitrants pouvaient écoper d’une amende oscillant entre 1$ et 50$… ou même se voir infliger une peine d’emprisonnement.

Finalement, après la Première Guerre mondiale et l’afflux de “gueules cassées”, les mentalités furent forcées d’évoluer et , du même coup ,l’attitude de la société civile envers les personnes souffrant de handicaps et de difformités devint plus tolérante.

Il faudra tout de même attendre quelques décennies avant que le conseil municipal des villes concernées ne vote pour l’abolition de ces lois cruelles et honteuses.

Ainsi, ce n’est qu’en 1974 que les “ugly laws” furent officiellement abrogées, mettant , du même coup , fin au long calvaire d’ un bon nombre de citoyens américains.)

Marin, Michaux ,Tartempion…..


…depuis quand porte -t-on un nom de famille ?

Aujourd’hui il nous semble impensable d’être désigné uniquement par notre prénom ( sauf par les amis, la famille , pour moi en tous cas ) , çà n’a pas toujours été le cas . En effet les Gaulois se contentaient d’un prénom. Le nom de famille n’existait tout simplement pas à cette époque, c’est à dire jusqu’au 5ème siècle après JC.

Ce n’est qu’avec la conquête romaine qu’ils furent contraints d’y ajouter le  » gentilice  » (c’est à dire le nom de clan) et un  » cognomen » (ou nom patronymique).

A première vue , une avancée qui ne dura pourtant pas. Après les invasions germaniques, le nom unique fit son retour. Simplement pour éviter les cas d’homonymie on ajouta parfois des surnoms.

Cette pratique des surnoms  » courut  » jusqu’au 12ème siècle , au court duquel , à cause de la  »pression démographique  » , ils commencèrent à se transmettre entre les générations et à se généraliser . Le surnom peut alors être lié à un trait physique ( comme la couleur des cheveux ou l’ajout du nom du père ( par exemple :  » Francis fils d’un Marin  » peut s’appeler Francis Marin ). Le surnom peut aussi venir du métier ( Boulanger par ex. ) ou d’un lieu ( ardennais par exemple ).

C’est au 15e siècle que tout cela commence à se fixer : En 1474,Louis XI interdit de changer de nom de famille sans autorisation royale. Et plus d’un demi siècle plus tard, en 1539 , François1er rend obligatoires les registres de baptême, de mariage et de décès. Autant de documents qui consignent les prénoms et noms.

Cependant les noms sont encore approximatifs car ceux qui les transcrivent le font phonétiquement. L’orthographe peut alors évoluer d’une génération à l’autre.

C’est en 1794 que le processus s’achève puisque tous les français doivent porter le nom et prénom inscrits à l’état civil sans distinction de confession. L’enregistrement des naissances est alors confié à l’état. La loi du 6 fructidor de l’an II confirme le principe d’immuabilité du nom patronymique.

Quant à l’orthographe elle se fixe en 1877 avec les livrets de famille rendus obligatoires. Ces livrets regroupent dans un même document, l’ensemble des informations qui se trouvaient jusqu’alors dans plusieurs registres paroissiaux ou d’état civil. Par la force des choses tous utilisent désormais une seule et même orthographe.


C’était il y a environ 67 ans ….


Pffffff ! NUL

H facture

En 1954 ( presque un an avant ma naissance lol )…..Je ne pensais pas que cette  » création  » était si ancienne !

Le 10 avril 1954, l’Assemblée nationale vote la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Impôt sur la consommation qui va très vite s’imposer en France et aussi dans le reste du monde, sauf aux États-Unis.

La TVA vient en remplacement des anciens impôts indirects sur la consommation avec une différence proprement révolutionnaire qui fait le » génie  » de son concepteur :
L’entrepreneur ne se contente plus de déclarer et payer une taxe sur son chiffre d’affaire (ses ventes), il déclare aussi le montant de ses achats et se fait rembourser par le service des impôts les taxes qui pèsent sur ceux-ci.

Ses taxes ne pèsent en définitive que sur la différence entre ses ventes et ses achats (la  » valeur ajoutée  »).

Un  » chef d’œuvre  » de l’esprit ?

Maurice Lauré (1917-2001)Jusque dans les années 1950, les marchandises étaient soumises à une taxe à la consommation dont le taux était calculé sur le prix de vente total. Ces  » impôts indirects  » dérivaient des anciennes taxes sur le tabac, le sel et l’alcool que le Premier Consul Napoléon Bonaparte avait rassemblées en 1804 ! sous le nom de  » droits réunis  ».

D’autre part , à toutes les étapes du circuit de production, les entreprises qui venaient à les manipuler payaient un impôt sur le chiffre d’affaires, qui avait été créé en 1920 (sans compter l’impôt sur les sociétés, apparu en 1948). 

Une imposition  » en cascade  » s’ensuivait qui était nuisible à  »la fluidité des circuits économiques ‘.  

Sous-traitant, façonnier, ensemblier, grossiste, détaillant, consommateur… Chacun devait payer une taxe sur la totalité de ses achats comme sur la totalité de sa valeur ajoutée (la valeur ajoutée est la création de richesse d’une entreprise ; c’est le fruit de son activité, autrement dit la différence entre la valeur de ce qu’elle achète et la valeur de ce qu’elle revend , le bénéfice ? ….).

La complexité du système, ajoutée aux besoins de financement de l’État dans la période de reconstruction d’après-guerre, avait occasionné une  »jacquerie fiscale  » de grande ampleur le 22 juillet 1953, à l’initiative d’un papetier-libraire de Saint-Céré (Lot), Pierre Poujade

Poujade .

Pour le gouvernement de Joseph Laniel

, il était devenu  » urgent  » de réformer la fiscalité.

Le concept de la TVA est dû à un inspecteur des finances, Maurice Lauré ( 37 ans )

Maurice Lauré

, qui eut le génie de mettre en musique ???? et fédérer des réflexions qui circulaient çà et là sur le besoin de simplifier et uniformiser les différents impôts sur la consommation.

Fait jamais vu : La TVA fut votée par les députés malgré le  »peu d’enthousiasme  »de la Direction Générale des Impôts et d’Edgar Faure

Edgar Faure ( à l’époque )

, ministre des Finances dans le gouvernement de Joseph Laniel, qui s’inquiétaient du dégrèvement sur les achats des entreprises. Mais elle bénéficia par contre de l’appui déterminé du président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Pierre Mendès France

Mendès France

Raymond Aron, parait il , fut tellement impressionné par l’inventivité de Maurice Lauré qu’il le qualifia un jour de  »prince de l’esprit  », en ajoutant qu’il était  » l’un des hommes les plus intelligents de France  ».

Au début , la TVA s’appliqua à seulement 300 000 industriels et grossistes, soit environ 15% du total des entreprises, avec deux taux de 7,5% et 20%.  En janvier 1968 seulement, elle fut généralisée à toutes les entreprises qui achètent et vendent des produits et des services, provoquant comme de bien entendu de bruyantes protestations de la part des intéressés.

Tous les mois ou tous les trois mois, les entreprises concernées doivent déclarer à l’administration des impôts d’une part le montant de leurs ventes, d’autre part le montant de leurs achats.

Elles paient la TVA sur leurs ventes, (ce qui est normal ). Mais par ailleurs, de façon plus surprenante, l’administration des impôts leur rembourse la TVA payée sur leurs achats par leurs fournisseurs.  La différence correspond à une imposition sur la différence entre les ventes et les achats, autrement dit la  » valeur ajoutée  ».( là , je n’ai RIEN compris ! )

Ainsi, l’imposition globale d’une marchandise ne varie pas quel que soit le nombre d’entreprises qui l’ont manipulée, et c’est le consommateur final qui la paie toute entière. ( Simple et cohérent ).???

La  » TVA sociale  », un mythe vieux de quarante ans

Facile à collecter, difficile à frauder, la TVA présente une grande simplicité de gestion. D’autre part, elle est neutre vis-à-vis des exportations, l’acheteur étranger n’ayant pas à la payer (il n’en paie pas moins des taxes dans son propre pays). La TVA sur les importations est quant à elle payée par l’importateur.

Maurice Couve de Murville à l'hôtel Matignon en 1969Dès la fin des années 60, les gouvernants français songèrent à manipuler la TVA pour remédier à une crise du commerce extérieur et des finances publiques en évitant d’avoir à dévaluer la monnaie. C’était la  » TVA sociale  » avant l’heure...

Après les événements de Mai 68  et les accords de Grenelle entre le gouvernement et les syndicats, la France se trouva acculée, à l’automne 1968, à une dévaluation que le général de Gaulle refusa, notamment sur le conseil d’un commissaire européen nommé Raymond Barre

R.Barre

qui fut l’un des seuls à la déconseiller.

À la place de cette dévaluation, le gouvernement de Maurice Couve de Murville  décida donc une hausse de 2,5 points de la TVA compensée par la suppression de la taxe sur les salaires !… 

Les banques, qui avaient obtenu en 1965 de ne pas être assujetties à la TVA, conservèrent en bonne logique la taxe sur les salaires. Désormais, elles n’arrêtent pas de la dénoncer et d’en réclamer la suppression,( oubliant que celle-ci devrait alors être compensée par un assujettissement des intérêts bancaires à la TVA.)

Conséquence attendue de cette double mesure (hausse de la TVA et suppression de la taxe sur les salaires) : les produits importés, qui supportent la TVA, devaient voir leur prix augmenter ; les produits fabriqués en France devaient quant à eux rester au même prix en France, la hausse de la TVA étant compensée par la baisse des coûts salariaux ; par contre, ils devaient être moins chers à l’exportation du fait de cette baisse des coûts salariaux.

Ainsi ,le gouvernement de Couve de Murville inventait la  » TVA sociale  » , un substitut à la dévaluation de la monnaie… L’effet fut pour le moins insuffisant puisqu’une dévaluation dut quand même être consentie en août 1969 par le nouveau président Georges Pompidou

Résultat d’images pour Georges Pompidou

.

Au début des années 1980, le patronat français plaida à nouveau pour une augmentation de la TVA associée en contrepartie à une baisse des charges.

À la demande du gouvernement, l’inspecteur des finances Henri de Castries fit une simulation d’où il ressortit que les avantages à en attendre étaient minimes par rapport aux inconvénients et risques : gain minime sur les coûts de production ; prix à la hausse sur les produits et services non soumis à la concurrence étrangère ; report des consommateurs vers les importations à bas prix ; prime aux banques, aux fraudeurs et aux petits entrepreneurs qui ne paient pas de TVA… Cette  » fausse-bonne idée  » tomba dès lors aux oubliettes…

Un outil au service de la communication politique

La TVA représente en 2013 en France environ 140 milliards d’euros de recettes fiscales, soit le double de l’impôt sur le revenu, près du triple de l’impôt sur les sociétés et près de la moitié de la totalité des recettes fiscales (300 milliards d’euros).

Par son importance dans la fiscalité et sa simplicité de prélèvement, elle est devenue une variable d’ajustement  »chérie  » par tous les gouvernements. En fonction des circonstances politiques du moment et des pressions de telle ou telle catégorie socio-professionnelle, ceux-ci ont vite fait de  » dégainer » un changement de taux, la création d’un nouveau taux ou une extension des exemptions de TVA.

Ainsi, la France détient le record mondial du nombre de taux de TVA (cinq en 2014 : 0%, 2,1%, 5,5%, 10%, 20%), ce qui contribue à rendre un peu plus illisible la fiscalité nationale et altère l’excellente invention du  » prince de l’esprit  » Maurice Lauré.

Impôt indolore, impôt menaçant

Les États-Unis sont l’un des rares pays à ne jamais s’être laissé séduire par la TVA. Les taxes locales à la consommation y sont toujours en vigueur et varient selon les États. Les prix sont pour cette raison affichés hors taxe, la taxe étant ajoutée à la caisse.

La raison n’est pas à chercher dans le caractère  » diabolique  » d’une invention française, mais dans les avantages trop manifestes de cet impôt d’apparence indolore. Le Sénat américain n’a jamais voulu consentir à l’État fédéral un impôt aussi facile à collecter et à augmenter.

Une raison analogue motivait à la fin des années 1980 l’opposition du ministre des finances Pierre Bérégovoy à l’instauration par le Premier ministre Michel Rocard de la Cotisation sociale généralisée (CSG). Ce nouvel impôt se distingue de l’impôt sur le revenu par ce qu’il est prélevé à la source sur tous les revenus ; son taux est fixe et non progressif ; il est surtout épargné par les niches fiscales de toutes sortes qui n’en finissent pas de plomber la progressivité de l’impôt sur le revenu.

Mais aux yeux de Pierre Bérégovoy, il  apparaissait trop facile à collecter et à augmenter, et risquait ainsi de supprimer toute incitation à la maîtrise des dépenses sociales. Ce qui a bien été le cas puisque le taux de la CSG, d’abord à 1,1%, atteint désormais 13,5% avec ses compléments de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), du prélèvement social et des contributions additionnelles destinées notamment à financer le RSA (Revenu de Solidarité Active).La  » TVA sociale  » en 2012

Nicolas Sarkozy

, a repris à la veille des élections présidentielles de 2012  l’idée d’une  » TVA sociale  ». Elle consiste à augmenter d’un à deux points les taux de TVA et à redistribuer le surplus de recettes fiscales en diminuant les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires. En théorie, cela doit aboutir à augmenter le coût des importations et diminuer celui des exportations, soit à réduire le déficit commercial du pays.

Mais il a reculé devant l’impopularité de la mesure et son caractère inflationniste. Finalement, l’expérience mitigée de Couve de Murville en 1968 a montré que la  » TVA sociale  » n’avait pas d’effet probant sur le déficit commercial.

Les enfants et…le travail …


Pendant des siècles, la plupart des enfants ont travaillé dès leur plus jeune âge.

A la campagne, ils sont employés aux travaux des champs et à la ville, ils aident leurs parents artisans ou deviennent ouvriers. A cause l’exploitation des enfants , le XIXe siècle est souvent qualifié de  » siècle noir  » . Dans les usines, les enfants sont employés de treize à quinze heures par jour, à des fonctions qu’aucune machine ne peut exécuter …..

L’apparition de nouvelles techniques, le développement de la mécanisation industrielle, la production concentrée en usine, des tâches de plus en plus ciblées, entraînent des mutations très importantes dans le monde du travail en France et en Europe occidentale.

Fillette ramassant des pommes de terre, Long Island, USA ; photo Lewis Hine, 1912. © incollect.

Fillette ramassant des pommes de terre, Long Island, USA , 1912. ( J’ai vu  »çà  » quand j’étais gosse , vers 1960 /65 dans  »ma  » campagne ardennaise ….)

Les grands pôles industriels, surtout le secteur textile, la métallurgie et les mines, font appel à une main-d’œuvre très nombreuse et exploitable à volonté : Celle des enfants.!

"Petites dentellières" par Mary Lancaster Lucas, vers 1874. © RMN - Grand Palais / F. Vizzanova / M. El Garby.

« Petites dentellières » par Mary Lancaster Lucas, vers 1874.

Le travail en usine :

Depuis la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les enfants constituent une grande partie de la main d’œuvre  »non qualifiée  » des entreprises textiles, notamment les manufactures d’impression sur étoffes .( Depuis 1686, la France interdit la fabrication de toiles peintes ) Dès l’âge de huit ans et parfois moins, les enfants sont employés à des travaux qui demandent leur habilité et leur petite taille, indispensables pour certaines tâches. Un adulte effectue le même travail avec un salaire quatre fois supérieur !! (mais les revenus insuffisants des parents les incitent à faire également embaucher leurs enfants ).

Détail d'un tableau sur la manufacture d'impression sur étoffes des frères Wetter, à Orange (Vaucluse) ; atelier d'impression : "garçons tireurs" préparant les couleurs pour les imprimeurs. Joseph Rosetti, 1764. © Hervé Champollion / akg-images.

Détail d’un tableau sur la manufacture d’impression sur étoffes des frères Wetter, à Orange (Vaucluse) ; atelier d’impression : « garçons tireurs » préparant les couleurs pour les imprimeurs.

A Mulhouse , grand pôle industriel textile en 1835, lorsqu’un ouvrier gagne deux francs par jour, une ouvrière reçoit plutôt un franc et un enfant de moins de douze ans, 45 centimes et 75 centimes s’il a entre 13 et 16 ans.

A titre de comparaison, le pain coûte de 12 à 15 centimes (la livre), la viande 45 centimes (la livre) et le lait 15 centimes (le litre). L’obligation pour les parents d’envoyer leurs enfants au travail dès leur plus jeune âge est expliquée par le fait qu’un salaire d’appoint est nécessaire à la survie de la famille

Au début du XIXe siècle, dans les filatures, les enfants sont sollicités pour rattacher les fils brisés sous les métiers à tisser en fonctionnement et nettoyer les bobines encrassées. Ils peuvent être chargés de surveiller les machines, durant des journées qui atteignent  » aisément  » quinze heures. Les mines accueillent également des enfants manœuvres qui poussent des chariots et descendent dans les galeries les plus étroites, où un adulte peut difficilement se tenir debout. ( Dans les petites industries (moins de vingt ouvriers), les enfants échappent à la législation ; leur exploitation y est donc encore plus intensive!.)

"Galibots", jeunes garçons envoyés dans les galeries trop étroites pour les adultes, vers 1910. Blog d'André de Marles. © blogspot.com.

« Galibots », jeunes garçons envoyés dans les galeries trop étroites pour les adultes, vers 1910.

Premiers débats contre le travail des enfants :

En 1840, les résultats d’enquêtes menées à travers la France, dans l’industrie textile ,déclenchent les premiers débats sur le travail des enfants et sont à l’origine d’un projet de loi présenté par le sénateur Charles Dupin

Ch. Dupin ??

. Peut-on faire entrer des enfants de moins de huit ans dans une filature ? Faut-il veiller à ce qu’ils travaillent moins de quarante-huit heures par semaine, pour leur permettre d’avoir deux heures d’enseignement primaire par jour ?!

Ecole de filles, classe manuelle, Finistère, Bretagne, par Richard Hall en 1889. Musée des Beaux-Arts de Rennes. © RMN - Grand Palais / Adélaïde Beaudoin.

Ecole de filles, classe manuelle, Finistère, Bretagne, en 1889.

Les partisans de la réforme évoquent les rapports accablants du médecin Louis – René Villermé 

Résultat d’images pour médecin Louis-René Villermé

, qui a longuement visité les manufactures françaises dans les années 1830. Ses comptes-rendus dépeignent les  » misérables créatures hébétées par un inconcevable excès de travail et réduites à l’état des machines dont elles ne sont plus que les accessoires obligés  ». Les statistiques effectuées au moment du service militaire  , montrent que les jeunes gens arrivant de départements fortement industrialisés, sont en très mauvaise santé : deux fois plus de jeunes hommes souffrent de déficience physique que ceux qui arrivent de départements ruraux. L’opinion publique ne semble pas encore concernée par la situation : lorsque le philosophe et homme politique Jules Simon

Jules Simon ?

écrit « L’ouvrier de huit ans »

 » l’ouvrier de huit ans  » livre ( image du net )

, il est accusé de vouloir ruiner l’industrie textile française, où l’on estime qu’il est impossible de réduire le temps de travail des enfants, puisqu’il vient en soutien de celui des adultes. Cette résistance  à toute amélioration est mise en évidence par la succession de textes législatifs de faible portée sociale.

Jeune garçon vendeur de journaux : Ferris, sept ans ; Mobile, Alabama, USA. Photo Lewis Hine, 1914. © rarehistoricalphotos.com.

Jeune garçon vendeur de journaux , 1914. 

C’est la question de la scolarisation des enfants qui va faire évoluer celle du travail des jeunes : la gratuité de l’école primaire  publique est votée le 16 juin 1881 et le 28 mars 1882, la deuxième loi Jules Ferry rend l’enseignement primaire obligatoire. 10 ans après, en 1892, les enfants ne peuvent plus être admis au travail avant douze ou treize ans, âge du certificat d’études. La limite de la scolarité obligatoire est fixée à seize ans en 1959 mais l’ordonnance entre seulement en vigueur le 1er juillet 1967 !

Ecole primaire supérieure de Brignoles (Var), préparation au certificat d'études primaires, début XXe siècle. © Wikimedia Commons, domaine public.

Ecole primaire supérieure de Brignoles (Var), préparation au certificat d’études primaires, début XXe siècle.

Les textes de loi sur le travail des enfants :

Le 22 mars 1841, est votée la loi limitant l’âge d’admission dans les entreprises à huit ans, mais uniquement dans celles qui emploient plus de vingt ouvriers. A Mulhouse, en 1845, les enfants de moins de douze ans ont disparu des filatures de coton mais ceux de douze à seize ans travaillent douze à treize heures par jour. Dans d’autres manufactures, on constate que des enfants de huit à neuf ans travaillent sur des machines à dévider (on leur donne des tabourets trop hauts pour qu’ils ne relâchent pas leurs efforts). Dans l’impression sur étoffes, les enfants travaillent neuf à onze heures par jour, dès l’âge de huit ans.

Enfants travaillant dans une filature, Macon, Géorgie, USA ; photo Lewis Hine, 1909. © Wikimedia Commons, domaine public.

( Photo ci-dessus )= Enfants travaillant dans une filature, Macon, Géorgie, USA

En 1851, une nouvelle loi limite la durée de travail journalier à dix heures au-dessous de quatorze ans et à douze heures entre quatorze et seize ans. En 1874, la limitation de l’âge d’embauche est fixée à douze ans ; le travail de nuit est interdit et le repos du dimanche devient obligatoire pour les ouvriers âgés de moins de seize ans. Cette protection est insuffisante mais c’est un premier pas vers une lente évolution de la législation du travail, qui va commencer à concerner les adultes dans les années 1890 !! En novembre 1892, la durée maximale de travail est ramenée à dix heures à 13 ans et à 60 heures hebdomadaires entre 16 et 18 ans. Des  »mesures efficaces  » concernant la protection des enfants au travail, sont promulguées à partir de 1905 ; la loi du 7 décembre 1926 interdit l’affectation des enfants aux travaux dangereux et insalubres. La liste des travaux interdits aux enfants (et aux femmes) a déjà fait l’objet d’un décret en mars 1914, modifié en 1926, 1930 et 1945. Le décret du 19 juillet 1958, relatif aux travaux dangereux pour les enfants et les femmes, ne fait que confirmer les dispositions précédentes.

Enfants travaillant dans une manufacture de tabac, USA ; photo Lewis Hine, début XXe siècle. Musée d'Orsay, Paris. © RMN - Grand Palais / J.G. Berizzi / Lewis Hine.

Photo ci-dessus = Enfants travaillant dans une manufacture de tabac, USA au début XXe siècle.

Le nombre d’enfants au travail au XIXe siècle :

Certains historiens estiment que les enquêtes réalisées au XIXe siècle amplifient le phénomène, d’autres pensent évidemment le contraire. Entre 1840 et 1850, selon la  » Statistique générale de France  » , il y a 143.665 enfants travaillant dans la grande industrie dont 93.000 dans le secteur textile, pour une main d’œuvre totale de 1.055.000 ouvriers. En 1868, un nouveau recensement présente 99.212 enfants concernés par la loi de 1841 : 5.005 entre 8 et 10 ans, 17.471 entre 10 et 12 ans, 77.000 entre 12 et 16 ans, auxquels il faut ajouter 26.503 enfants non concernés par la loi parce qu’ils sont employés dans des ateliers de moins de vingt ouvriers. Total : 125.715 enfants au travail pour 1,1 million d’ouvriers ; le nombre d’enfants employés dans l’industrie commence à diminuer. Cette diminution peut s’expliquer par la mécanisation de plus en plus importante, les lois sociales (pas toujours appliquées) et la dépression économique de fin de siècle.

Jeune garçon travaillant dans une verrerie, USA, par Jacob Riis vers 1890. Museum of the City of New York. © monovisions.com.

Photo ci-dessus = Jeune garçon travaillant dans une verrerie, USA vers 1890

J’ai eu l’idée d’écrire ce billet après avoir été servi par la petite fille de la boulangerie tout à l’heure ……

Les conditions , lois sur le travail ont bien changé heureusement ? !

KLIK !

Encore une journée  » spéciale  » :


La journée internationale des droit de la femme :

POURQUOI UNE JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES LE 8 MARS ?

La Journée internationale des droits des femmes, officialisée par les Nations unies en 1977 ( il y a peu ! ) , célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars serait une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes.

Marquée par de très nombreux événements et manifestations à travers le monde organisés par des mouvements, associations (parmi lesquelles Amnesty International) Cette journée existe pour fêter les victoires et les acquis en matière de droits des femmes, mais aussi pour faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

La Journée internationale des droits des femmes, ou journée internationale des femmes pour l’ONU, est apparue à la suite des mouvements sociaux au début du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe.

En plein essor , le mouvement féministe , qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.

CHRONOLOGIE (SOURCE ONU)

1 ) 1909  Conformément à une déclaration du Parti socialiste américain, la première Journée nationale des femmes a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis d’Amérique le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.

2) 1910 L’Internationale socialiste réunie à Copenhague a instauré une Journée des femmes, de caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour aider à obtenir le suffrage universel des femmes. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes venant de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. Aucune date précise n’a été fixée pour cette célébration.

3) 1911  À la suite de la décision prise à Copenhague l’année précédente, la Journée internationale des droits des femmes a été célébrée pour la première fois, le 19 mars, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes ont assisté à des rassemblements. Outre le droit de voter et d’exercer une fonction publique, elles exigeaient le droit au travail, à la formation professionnelle, ainsi que l’arrêt des discriminations sur le lieu de travail.

4 ) 1913  Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale des droits des femmes le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs sœurs.

5 ) 1917 Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève pour obtenir  » du pain et la paix  ». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes.

6 ) 1975 Lors de l’Année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars.

7 ) 1995  La Déclaration et le Programme d’action de Beijing, qui constituent une feuille de route de portée historique, sont adoptés par 189 gouvernements lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Ils contiennent des engagements complets en réponse à 12 domaines critiques et constituent encore une puissante source d’orientation et d’inspiration. Le Programme d’action projette un monde où chaque femme et chaque fille peut exercer ses libertés et ses choix et connaître et comprendre tous ses droits, notamment le droit de vivre sans violence, le droit à l’éducation, le droit de participer à la prise de décision et le droit de recevoir un salaire égal pour un travail égal.

8 ) 2014  La 58ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW), qui est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, avait pour thème prioritaire : les résultats obtenus et les difficultés rencontrées dans la réalisation des Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) en faveur des femmes et des filles. Les institutions de l’ONU et des ONG accréditées du monde entier ont examiné les progrès accomplis et les défis qu’il reste à relever en vue d’atteindre ces objectifs. Les OMD ont joué un rôle important dans la mobilisation de l’attention et des ressources sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Toujours d’actualité !


Louise Michel

 » S’il y a des miséreux dans la société, des gens sans asile ,sans vêtement , sans pain , c’est que la société dans laquelle nous vivons est mal organisée . On ne peut admettre qu’il y ait encore des gens qui crèvent de faim quand d’autres ont des millions à dépenser en surplus .

C’est cette pensée qui me révolte … ( moi aussi )

Louise Michel ..

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Qui était cette femme ?

Louise Michel naît le 29 mai 1830, dans le château de Vroncourt , en Haute-Marne. Sa mère, Marianne Michel y est servante. Son père est Laurent Demahis , fils du châtelain, à moins que ce ne soit le châtelain lui-même, Etienne-Charles Demahis .Peut importe …

Louise est élevée par ses grands-parents Demahis. Elle reçoit une éducation libérale: son grand-père lui fait lire Voltaire, Rousseau et les Encyclopédistes, et sa grand-mère lui enseigne le chant et le piano. Si l’on en croit ses Mémoires , la vie , alors , semble idyllique …. En 1850, après le décès de ses grands-parents et de son père, Louise Michel est chassée du château par sa belle mère.

La voilà alors obligée trouver un métier. C’est ainsi qu’elle s’inscrit aux  »cours normaux » ( Ecole Normale  » ? ) de Chaumont pour devenir institutrice . En 1852, son diplôme en poche, elle ouvre une école libre à Audeloncourt, à quelques kilomètres de Vroncourt. Elle organise alors des sorties pédagogiques avec ses élèves, pour leur faire découvrir la nature et leur apprend la Marseillaise. Ses méthodes avant-gardistes ne plaisent pas à tous les parents et lui valent de nombreuses visites chez le Préfet. Elle quitte donc Audeloncourt. Puis, en 1854, avec son amie Julie Longchamp, rencontrée à Chaumont, elle ouvre une seconde école de jeunes filles à Millières. Elle y reste deux ans.

En 1856, Louise Michel quitte la Haute-Marne et s’installe à Paris . Elle est d’abord institutrice dans une pension puis ouvre sa propre école, neuf ans plus tard, à Montmartre. A cette époque, elle fréquente les meetings politiques ( où elle rencontre d’ailleurs Théophile Ferré

T.Ferré

et sa sœur Marie )

et devient  »furieusement  » anticléricale et antireligieuse. Elle s’oppose aussi à l’Empire. Ainsi, comme 100 000 autres parisiens, elle assiste le 12 janvier 1870 à l’enterrement du journaliste Victor Noir

V. Noir

, assassiné par Pierre Bonaparte. De plus, en juillet, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse mais , bientôt ses troupes s’incline et il est fait prisonnier.

Du pain ou la mort, 1871 ….

La Troisième République est proclamée le 4 septembre , mais dès le 19, Paris est assiégé par les Prussiens. La résistance s’instaure et Louise Michel se démène pour vivre son école et nourrir ses élèves  , grâce à l’appui de Georges Clemenceau

Georges Clemenceau : biographie du Tigre, homme de la IIIe République

, ( alors Maire de Montmartre ). Elle s’engage pleinement dans la révolte, et crée, avec d’autres amies, Le Comité de Vigilance des Citoyennes du XVIIIème arrondissement.

La  »République bourgeoise » essaie de désarmer Paris et la lutte s’engage le 18 mars. La ville est à feu et à sang. La Commune est proclamée le 28 mars 1871.( il y aura bientôt 150 ans ! ) A la fois ambulancière et soldat ( elle fait partie du 61ème bataillon de marche de Montmartre ) Louise Michel est partout où il y a du danger. Le 24 mai cependant, elle se livre aux Versaillais ( le gouvernement s’est réfugié à Versailles ) qui ont arrêté et menacent d’exécuter sa mère.

Marianne Michel relâchée, sa fille est incarcérée à la prison de Satory .

Prison de Satory

Elle a alors 41 ans. Elle passe devant le conseil de guerre ……

Devant le Conseil de Guerre, 1871

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conseil de guerre

Permis de séjour sur la Grande-Terre, 1879 :

A l’issu de son procès ,le 16 décembre 1871, où elle mène sa propre défense, elle est condamnée à la déportation à vie. En attendant son départ pour la Nouvelle – Calédonie , Louise Michel est emprisonnée à Auberive (Haute-Marne). Elle y retrouve de nombreuses camarades des barricades, elles aussi condamnées à la déportation. Beatrix Excoffon

B.Excoffon

et Nathalie Lemel

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en font partie. Le 28 août 1873, elle embarque sur la Virginie.

Quatre mois plus tard, le bateau arrive et les prisonniers sont installés dans l’enceinte fortifiée de Numbo, située dans la presqu’île Ducos. Malgré des conditions de vie difficiles, liées entre autre au manque d’hygiène et de nourriture, elle s’y plait bien. En mai 1875, avec les autres femmes déportées, elle est transférée dans la Baie de l’Ouest, où elle se lie d’amitié avec des tribus canaques et leur apprend à lire et à écrire. Elle les aide lorsque, entre 1878 et 1879, ils s’insurgent contre la présence française. Elle assiste aussi, impuissante, à leur écrasement. Plus tard , elle quitte la  » la Baie de l’Ouest pour Nouméa où elle s’installe comme institutrice en 1879. C’est lors de son exil qu’elle se tourne vers l’anarchisme.

Puis, après l’amnistie générale des condamnés de la Commune, elle rentre en France, d’autant qu’elle vient d’apprendre que sa mère vient d’être frappée d’une attaque de paralysie. Le 9 novembre 1880, elle est accueillie triomphalement à la gare de St Lazare, à Paris, par près de 10 000 personnes. Une longue série de meetings et de réunions

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Affiche réunions L.Michel

suivent où elle rappelle à chaque fois son combat pour la révolution sociale et prône l’anarchisme .Sa renommée franchit les frontières …. Les places de ses meetings sont chères, mais elle dit que c’est pour redistribuer l’argent des bourgeois aux ouvriers.

Louise Michel vers cinquante ans :

Le 9 mars 1883, elle conduit, avec Emile Pouget, la manifestation de chômeurs depuis la place des Invalides. Elle est arrêtée quelques semaines plus tard pour sa participation à la manifestation, puis incarcérée le 1er avril à la prison de St Lazare, au terme d’un interminable jeu du chat et de la souris avec la police.

Elle se défend de nouveau seule devant les tribunaux et écope de six ans de réclusion. Quelques mois plus tard elle est transférée à la prison de Clermont, dans l’Oise, dirigée par d’anciens Versaillais. Les conditions de détentions sont difficilement supportables. En décembre 1884 elle est tout de même autorisée à rejoindre sa mère mourante, grâce aux pressions de ses amis Clemenceau, Rochefort et Vaughan. Sa mère meurt le 3 janvier 1885. Elle sort finalement de prison en janvier 1886, à 56 ans.

Ensuite, pendant cinq ans Louise Michel enchaîne les meetings et les séjours en prison. Elle déchaîne les passions. Ainsi, lors d’un déplacement au Havre en 1888, Pierre Lucas, un extrémiste, lui tire deux balles dans la tête . Elle s’en remet peu de temps après. Puis, fatiguée des calomnies , des ragots et du manque de liberté, elle s’exile à Londres en juillet 1890. Cinq ans plus tard, Charlotte Vauvelle,

Ch. Vauvelle avec L. Michel âgée

qui vient du milieu anarchiste londonien, vient vivre avec elle et devient une précieuse aide dans tous ses déplacements. Louise Michel reprend alors ses activités d’institutrice, donne gratuitement des cours de français, et continue en parallèle ses conférences. Elle suit de loin la vague d’attentats anarchistes qui a lieu en France, tout en y étant favorable. Pendant les dix dernières années de sa vie, elle partage son temps entre Londres et Paris. Elle enchaîne les réunions et va même faire une série de conférence aux Pays -Bas  et en Belgique. Elle meurt à Marseille le 9 janvier 1905, alors qu’elle effectue une tournée de meetings dans le sud de la France.

Mon trésor…..


….(public )..

 » mon trésor  » est souvent employé pour parler ( dire à ) d’un enfant qu’on l’aime

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….Mais…

Faire un enfant , ce ne serait pas seulement une initiative personnelle , c’est aussi un  » acte citoyen  » qui permet de soutenir la natalité nationale et de  » booster  » l’économie .

A tel point qu’en 1938 , les jeunes couples français qui n’avaient pas d’enfant dans les années suivant leur mariage se voyaient réclamer une  » taxe de compensation familiale  » ! Cette taxe fut mise en place par le gouvernement Daladier

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Daladier ?

pour soutenir la croissance du pays et son repeuplement après la guerre !

On aurait pu se demander  » à quand l’acte sexuel notarié  »

acte notarié

? lol

Pourquoi Nicolas Sarkozy, condamné à un an ferme…..


……., n’ira pas en prison

Il est ressorti libre du tribunal correctionnel de Paris. Libre, malgré une lourde condamnation à trois ans de prison, dont un an de prison ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire  » des écoutes  ». Mais si Nicolas Sarkozy échappe à une mise en détention, ce n’est pas par privilège d’ancien chef de l’État

C’est d’abord parce que sa condamnation n’est pas définitive. Nicolas Sarkozy a en effet décidé de faire appel de la peine prononcée ce lundi 1er mars. Donc L’ancien leader de la droite sera rejugé lors d’un nouveau procès.

De plus, le tribunal correctionnel de Paris n’a pas prononcé de mandat de dépôt. Ce qui signifie que la personne condamnée doit être immédiatement placée en détention ( comme le fut le cas de l’ancien secrétaire d’état Georges Tron )

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, incarcéré au terme de l’audience lors de son jugement en appel.

Dans le cas où la peine de Nicolas Sarkozy serait aggravée en appel, un aménagement ne serait plus possible. En effet ,la réforme pénale de mars 2020 a abaissé le seuil maximal pour un aménagement à 12 mois. Il était encore de 24 mois en 2018, quand l’ancien ministre Jérôme Cahuzac (PS), condamné à deux de prison ferme et deux ans avec sursis, a pu bénéficier d’un aménagement de peine sous forme de bracelet électronique

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Ce qui compliquerait tout de même les activités de Nicolas Sarkozy, qui exerce aujourd’hui comme membre de conseils administrations et comme conférencier…..

Défenseur du durcissement de l’aménagement des peines :

Heureusement pour l’ancien chef de l’État, le droit actuel est tout de même plus clément que ce qu’il préconisait lui-même, en 2015, alors qu’il s’apprêtait à concourir pour la primaire de la droite. Dans un entretien avec les journalistes , il se prononçait alors pour durcissement :

‘ Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois.  »

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy doit se réjouir de ne pas avoir été écouté. D’autant plus qu’il n’est pas tiré d’affaire. Sarkozy retrouvera les juges, dès le 17 mars, au procès de l’affaire  » Bygmalion  » , qui portaient sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012.

C’était il y a …..


…….environ 78 ans :

22 février 1943

Décapitation de la  » Rose blanche  »

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin,  » La Rose blanche  » (Die Weiße Rose en allemand).

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

Les débuts de la résistance :

Habitant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, au début , le lycéen Hans Scholl n’est pas insensible aux discours de Hitler.

Robert et Magdalene Scholl avec leurs enfants (Hans, le troisième, et Sophie, cinquième, dans le sens de la lecture) Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s’engage avec sa sœur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l’éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine.

Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l’écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Quatre ans plus tard, il prend une décision importante : Hans Scholl (1918-1943)

En effet , il décide  »d’entrer en résistance par l’écrit » après avoir lu des sermons de l’évêque de Münster Mgr von Galen dénonçant  la politique du gouvernement à l’égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl

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(protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d’un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Bientôt , ils sont  rejoints par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d’appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qu’ils qualifient de  » dictature du mal  ».

Sophie se garde d’informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l’Est.

La rose  » s’épanouit »

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés  » La Rose blanche  » . Imprimés dans l’atelier de Munich mis à leur disposition par l’écrivain catholique Théodore Haecker

, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d’université, des directeurs d’établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote ) et citent parfois la Bible. Ils invitent lecteurs à participer à une  » chaîne de résistance de la pensée  » en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.Le petit groupe de résistants est lié d'une forte amitié.

Willi Graf

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W. Graf

est enrôlé dans l’armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d’atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu’étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l’horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche sont soutenus par  le professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l’université de Munich, qui devient leur mentor .Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d’exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d’Augsbourg, Francfort, Graz, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le hall de l'université de Munich où furent arrêtés les jeunes résistants. Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s’occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d’écho de ses initiatives au sein de la population étudiante .

Un cinquième tract intitulé « Tract du mouvement de résistance en Allemagne » est distribué à plusieurs milliers d’exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich !

Une statue de Sophie Scholl, ornée de roses blanches, est aujourd'hui installée dans l'entrée de l'Université de Munich.Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire :  » Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !…  »

Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad , condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser.

Comme quelques centaines de ces tracts n’ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l’Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa sœur Sophie sont aperçus par le concierge de l’université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo  et emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple chargé des  » crimes politiques  » se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisleir 

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Roland Freisleir 

, venu spécialement de Berlin. Cet ancien communiste est l’un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son « interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa sœur et de leur ami Christoph Probst ( baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison ).

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim le jour-même après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s’écrie  » Vive la Liberté !  » avant de mourir sur la guillotine . Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

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Christoph Probst, père de trois enfants, a été exécuté avec Sophie et Hans Scholl.Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d’arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort.

À l’automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche , amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d’Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger

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qui les avait aidés financièrement , sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

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Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d’une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de  » la naissance d’une foi nouvelle, celle de l’honneur et de la liberté  », l’écrivain allemand en exil Thomas Mann

T.Mann

lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l’été 1943, l’aviation anglaise jette sur le pays un million d’exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L’ami de cœur de Sophie, qui était sur le front de l’Est, obtient une permission sitôt qu’il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie…

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d’une lutte héroïque , contre la résignation et pour la défense de la liberté d’opinion lorsqu’elle est menacée , elle, ne s’éteindra jamais.