Parce qu’il fait chaud :


…..et que je n’ai pas de clim….

Saviez-vous que le climatiseur est une invention qui date seulement des années 20 ? Et ce n’est qu’à la fin du 20e siècle que les clims se sont popularisées dans nos maisons. Alors, comment faisaient nos ancêtres pour garder leur maison bien fraîche avant l’invention de la clim ?

5 astuces qu’is utilisainent :

1.) Ils prenaient des bains froids et stockaient de gros morceaux de glace dans une glacière Demandez à vos grands-parents s’ils se souviennent d’avoir pris des bains froids dans une grande bassine en métal. lol

Nos ancêtres prenaient des bains froids pour se rafraîchir le corps, mais aussi la température ambiante de la pièce.
( çà aussi je l’ai connu ) !

Les bains froids aident à conserver la fraîcheur de la maison, car cela évite d’avoir à chauffer l’eau du bain. De plus, l’eau fraîche du bain aide aussi à rafraîchir la température ambiante de la pièce où l’on fait sa toilette. Et avant l’invention du réfrigérateur, la plupart des maisons possédaient une glacière. Nos ancêtres y stockaient de gros morceaux de glace afin de conserver les aliments au frais. Ils avaient pour habitude de mettre leur glacière dans le sous-sol. Pourquoi dans le sous-sol ? Pour créer une poche d’air frais qui s’élève et se dissipe naturellement à travers toute la maison.

2. ) Ils utilisaient les fenêtres pour créer des courants d’air rafraîchissants Pour survivre aux périodes de grande chaleur, nos ancêtres créaient des courants d’air en ouvrant les fenêtres du sous-sol et celles du dernier étage. Cette technique aide à créer un effet de siphon et permet à l’air frais de mieux circuler dans la maison. Et dès que les ventilateurs électriques ont fait leur apparition sur le marché, nos ancêtres les ont utilisés pour augmenter cet effet. Ils plaçaient un ventilateur au sous-sol pour aspirer l’air frais et un autre à l’étage pour expulser l’air chaud de la maison. Pour rafraîchir encore plus leur maison, certaines personnes mettaient même un gros morceau de glace devant un des ventilateurs !

Certaines maisons étaient aussi équipées d’une imposte, comme :

imposte

Cette petite fenêtre à battant était installée au-dessus des portes d’entrée et agissait comme un ventilateur lors des périodes de grandes chaleurs.

3) Ils utilisaient des fenêtres à guillotine dont ils ouvraient la partie haute pendant la journée et la partie basse pendant la nuit Dans les vieilles maisons des pays tropicaux, les fenêtres du rez-de-chaussée sont larges et particulièrement hautes, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus qui date des années 40. Il s’agit de fenêtres à guillotine, dont les vantaux coulissent verticalement et qui permettent de faire une ouverture sur le haut ou sur le bas. Ainsi, pendant la journée, on ouvrait la partie haute des fenêtres pour expulser l’air chaud de la maison. Et le soir, dès que la température baissait, on ouvrait la partie inférieure des fenêtres pour faire entrer l’air rafraîchissant de l’extérieur. Couramment, nos ancêtres posaient aussi de grands rideaux assez épais pour lutter contre la chaleur de l’extérieur sans trop réduire la luminosité.

vieille maison / pays tropicaux ..

4) Ils construisaient de grandes vérandas couvertes

( véranda ? )

(et y passaient beaucoup de temps) Tout le monde sait que les vérandas sont parfaites pour se reposer ou pour paresser sur une chaise à bascule. Mais elles aussi ont une autre utilisation… En effet, le toit qui recouvre les porches des anciennes maisons sert aussi à protéger le rez-de-chaussée de la maison du soleil et à rafraîchir l’air qui entre par les fenêtres. C’est pour cette raison que beaucoup des maisons des pays du sud sont entourées d’une longue véranda couverte. Parfois, nos ancêtres aménageaient aussi leur véranda pour dormir au frais pendant les journées les plus chaudes de l’été. (Leur technique ancestrale pour faire une bonne sieste l’après-midi )?

5) Ils construisaient des maisons avec des murs épais et une grande hauteur de plafond Cette photo de 1865 montre une maison de la haute bourgeoisie victorienne. On y voit de très hauts plafonds de 3,70 m et des appuis de fenêtre profonds, ce qui indique des murs particulièrement épais. En effet, pour mieux isoler leur habitation et la garder bien au frais, les familles aisées construisaient des maisons aux murs épais en briques et avec une grande hauteur de plafond. Ainsi, dans de nombreuses maisons de début et du milieu du 19e siècle, on trouve souvent des murs entre 30 et 60 cm d’épaisseur. Cette méthode empêche la chaleur d’entrer dans la maison pendant la journée, et permet aussi de dissiper un peu de cette chaleur dans la maison pendant les nuits trop fraîches.

Pour combattre la chaleur, nos ancêtres construisaient leurs maisons avec des murs épais et une grande hauteur de plafond.
vieille maison (intérieur )

La petite histoire de la grande …


….. Chef de l’Eglise catholique, le pape Pie II serait aussi l’auteur d’un livre amoureux, relatant en détails l’amour passionnel entre une jeune mariée et son amant. Comment le souverain pontife s’est-il retrouvé auteur de littérature érotique ?

Le jour où le pape Pie II a écrit un livre érotique
Vatican ?

 1 – Pape et écrivain : les deux vies de Pie II

40 Facts About the Borgias, One of History's More ...
Pie II ?

(Pie II, de son nom de naissance Enea Silvio Piccolomini, et généralement connu dans la littérature sous son nom latin Æneas Sylvius, fut le 210ᵉ pape de l’Église catholique )

  2 – « Ô noble poitrine » : le livre érotique du pape  3 – Pie II, plus conservateur qu’il n’en a l’air 

Deux vies en uneLes écrits libertins, suggestifs voire même érotiques ont accompagné la naissance de la littérature, bien avant l’apparition de  » la collection Harlequin  ». Durant l’Antiquité, le poète latin Ovide est l’auteur d’une véritable initiation à la séduction avec L’Art d’aimer. Plusieurs centaines d’années plus tard, en plein Moyen-Âge, les romans courtois de Chrétien de Troyes font office d’initiation à l’amour. Au XVIIIe siècle, c’est Pierre Choderlos de Laclos qui publie ses Liaisons dangereuses, correspondance épistolaire entre deux libertins du siècle des Lumières .

« Ô noble poitrine » : le livre érotique du pape :

Ecrite en 1444, l’Histoire de deux amants imagine la rencontre entre une jeune bourgeoise mariée et un membre de la suite du duc d’ Autriche, de passage dans la ville de Sienne. Fous amoureux l’un de l’autre, les deux jeunes gens échangent des missives parfois enflammées, par le biais d’un intermédiaire qui garde leur secret. Cette histoire d’amour s’achève brutalement avec le départ de l’amant pour son pays d’origine, qui contraint la jeune mariée à retrouver son mari jaloux. Voici un extrait de l’œuvre de Pie II, cité dans une étude disponible en ligne.

« Qu’il y a-t-il de plus beau, de plus resplendissant que ce corps ? […] Ô noble poitrine, ô seins qui s’offrent à la caresse, est-ce vous que je touche, vous que je tiens, vous sur lesquels tombent mes mains ? Ô douces formes, ô corps parfumé, est-ce bien toi que je tiens ? »

« O suaves baisers, o douces étreintes, o morsures coulantes comme miel ! »

çà s’est passé un 8/07 ……..


8 juillet 1853

Le  » commodore  » Perry débarque au Japon

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry apporte à l’empereur du Japon un message d’amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d’amitié, il s’agit d’une injonction à se soumettre.!!!!!

Les Japonais, qui s’étaient jusque-là tenus à l’écart des affaires du monde, se laisseront-ils assujettir comme, avant eux, les Chinois et la plupart des autres peuples d’Asie ?..Un message d’amitié en forme de menace

Le commodore (capitaine de vaisseau commissionné) s’inquiète auprès du gouvernement japonais des mauvais traitements qu’ont eu à subir des marins américains naufragés sur les îles japonaises.

Ses quatre  » bateaux noirs  », surnommés ainsi parce qu’ils utilisent du charbon et crachent de la fumée, provoquent un grand émoi chez les Japonais. Ces derniers prennent conscience de leur retard sur les  » Barbares  » d’Occident.

Il faut dire que l’archipel est soumis depuis 1603 aux  »shôguns  » de la famille Tokugawa . Ces maires du palais ont relégué l’empereur, le tenno (ou taino), dans un rôle religieux et honorifique. Ils ont dompté les grands seigneurs féodaux, les daimyo. Ils ont fermé l’archipel aux influences étrangères, avec interdiction quasi-générale d’entrer ou de sortir du pays… De ce fait , les Japonais mesurent mal les changements techniques et intellectuels qui se sont produits dans le monde et en particulier en Occident au cours des 250 dernières années.

Au cours d’une seconde visite, le 13 février 1854, le commodore Perry commande sept navires de guerre, dont quatre à vapeur. Il se fait menaçant et exige du shôgun qu’il ouvre les ports japonais aux navires de commerce et aux baleiniers américains.

Le shôgun s’incline et ses représentants signent un traité le 31 mars 1854 à Kanagawa par lequel ils garantissent le rapatriement des éventuels naufragés. Ils consentent aussi à ouvrir les ports de Shimoda et Hakodaté aux navires de commerce battant pavillon américain. Ils offrent enfin aux États-Unis un statut de faveur et accueillent en 1856 un premier consul américain, Townsend Harris.

( Harris )

Dans les années suivantes, le Royaume-Uni et les principales puissances européennes réclament et obtiennent des privilèges équivalents.

Les Japonais les plus lucides comprennent qu’ils doivent adopter rapidement les principes et les techniques des Occidentaux s’ils ne veulent pas être colonisés comme leur voisin chinois. D’autres préfèrent s’en prendre directement aux Occidentaux et se laissent entraîner à de sanglantes émeutes.

C’est le début d’un long conflit entre les réformistes et les conservateurs, ces derniers étant conduits par le shôgun. Il se termine en 1867 par la victoire des premiers et le renvoi du shôgun.

Le jeune empereur Mutsuhito

Mutsuhito

 (15 ans !) prend lui-même le pouvoir et entreprend à marches forcées de réformer le Japon. Il va en faire le premier pays industriel non occidental.

Abolition de l’esclavage….


3 juillet 1315 : Louis X le Hutin interdit l’esclavage en France

Le roi de France Louis X le Hutin (  »le Hutin  » =  » le têtu  »’ ! )

Louis X ?

publie un édit qui affirme que  » selon le droit de nature, chacun doit naître franc  ». Officiellement, depuis cette date,  » le sol de France affranchit l’esclave qui le touche  ».

L’esclavage  a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu’aux alentours de l’An Mil, l’Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu’à justifier l’édit ci-dessus. Il réapparaîtra  » insidieusement  » au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l’esclavage et la traite à grande échelle et sans état d’âme.

N.B: L’esclavage n’est reconnu comme un crime que depuis juillet 2007 en France !!!!!!!

 » pour des prunes  »


( parceque j’en ai acheté il y a peu )

Tout le monde connait et emploie cette expression qui signifie   » pour rien   » , mais d’où vient elle ?

J’ai lu que :

En 1147, en pleine période des croisades.

Des milliers de soldats de toute l’Europe emmenés par le roi Louis VII partirent pour conquérir la Terre Sainte. 

Cette expédition militaire sera un cuisant échec.

En 1150, Louis VII

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rentre en Occident sans avoir connu la moindre victoire.

La légende raconte que les Croisés, pour ne pas rentrer bredouilles, ramenèrent en Europe des pruniers de Damas

.

Dans les tavernes, c’est la risée populaire :   »ils sont partis pour des prunes !   » disent les gens ……

Ce serait ainsi qu’ est née l’expression qui, de nos jours, signifie :   » pour rien   »

Ouais, et alors…..


« Ouais, et alors. » : à Rouen, une mère de famille crée sa marque qui valorise le handicap

Laetitia Henry, originaire de Rouen, a créé sa marque « Ouais, et alors. » pour honorer tous les handicaps, y compris celui de sa fille Raphaëlle, 4 ans, atteinte de trisomie 21.

Laetitia, 35 ans, et sa fille Raphaëlle, 4 ans et un vrai rayon de soleil, portent les T-shirts de la marque inclusive Ouais, et alors.
Laetitia, 35 ans, et sa fille Raphaëlle, 4 ans et vrai rayon de soleil, portent les T-shirts de la marque inclusive Ouais, et alors. Ils seront bientôt disponibles en ligne

Le message s’affiche clairement, tant pour anticiper les regards insistants que pour faire un pied-de-nez à ceux qui les portent. Mais tout en subtilité et gentillesse. « Ouais, et alors. » est le slogande la marque éponyme  créée par Laetitia Henry, originaire de l’agglo de Rouen  (Seine-Maritime) et maman de Raphaëlle, enfant atteinte de trisomie 21.

La jeune femme de 35 ans a créé son entreprise de prêt-à-porter en novembre 2020, en hommage à sa fillette de 4 ans, aussi mutine qu’attendrissante, mais aussi « pour valoriser toutes les formes de handicap ».

Laetitia travaille intensément sur son projet depuis un an. Il est né d’une mésaventure, survenue il y a deux ans, alors qu’elle était en vacances en famille.

Une fabrication 100% française

« Nous étions au bord de la piscine avec Raphaëlle, et il y avait un homme qui ne détachait pas son regard d’elle. C’est souvent le cas, quand on a un handicap visible. Avec mon conjoint, on s’est dit que dans ces cas-là, on avait juste envie de répondre ‘Ouais, et alors ?’. Tout est parti de cette remarque sur le ton de la plaisanterie… » Depuis, la mère de famille n’a pas chômé : elle a conçu six modèles de T-shirts – trois unisexes/pour homme, trois pour femme avec revers de manches, et d’autres pour enfant. Le tout fabriqué en France !

La production de T-shirts est assurée par l’atelier Lemahieu (qui fournit notamment Le Slip français) dans les Hauts-de-France, et c’est la SFI, spécialisée dans le flocage textile, à Barentin, qui se charge de l’inscription brodée. Celle-ci se décline en bleu ou blanc, sur un fond bleu marine, mais peut également prendre la simple forme du symbole « différent » (≠). « Il s’agissait vraiment d’interpeller, et parfois de faire se rendre compte aux gens que certains regards ne sont pas adaptés. Le vêtement est vecteur du message, qui ne se veut pas du tout agressif », poursuit Laetitia Henry. 

Les T-shirts se déclinent dans des modèles unisexes/homme, femme et enfant, et sont proposés aux prix de 39,90 et 34,90 euros.
Les T-shirts se déclinent dans des modèles unisexes/homme, femme et enfant, et sont proposés aux prix de 39,90 et 34,90 euros.

Un combat mené au sein d’une association

Elle espère que cette nouvelle aventure – son « projet de vie » comme elle l’appelle – menée en parallèle de son action dans l’associationTrisomie 21 Seine-Maritime Rouen   (dont elle est vice-présidente et à travers laquelle elle milite pour l’école inclusive), trouvera un écho auprès des personnes victimes de discrimination, mais aussi de leurs cercles proches. Laetitia a d’ores et déjà prévu de reverser une partie de ses bénéfices à une association qui lutte contre le harcèlement scolaire.

La suite, elle l’envisage avec la création d’une gamme complète, incluant sweats, accessoires, tote bags, et, pourquoi pas, la distribution de sa marque dans des boutiques spécialisées dans les produits français. Pour l’heure, son site de vente en ligne sera lancé d’un jour à l’autre. Ouais, et alors ? Eh bien, on est conquis !PUBLICITÉLes T-shirts Ouais, et alors. seront bientôt disponible sur le site officiel de la marque. Ils vont du S au XXL pour les modèles unisexes/pour homme, du XS au XL pour les modèles femme, et du 2 au 14 ans pour enfant. Ils coûtent 39,90 et 34,90 euros. 

Camarade bourgeois :


Camarade bourgeois,

camarade fils à papa

la Triumph en bas d’chez toi ,

le p’tit chèque en fin de mois

regardes – toi » ah ah ah  » ( bis)

Camarade bourgeois,

camarade fils- à-papa,

t’as vraiment l’air con,

quand tu sors le dimanche

ton petit complet- veston

et ta chemise blanche,

regardes – toi  » ah ah ah  »

Camarade bourgeois,

camarade  » fils-à-papa »

tu roules en Ferrari

ou en Lamborghini,

tu roules des épaules

tu te crois super-drôle,

regardes toi ah ah ah ( bis )

Camarade bourgeois,

camarade fils -à-papa ,

je sais ,ton père est patron ,

faut pas en faire un complexe ,

le jour d’la révolution ,

on lui coupera qu’la tête .

regarde – toi ah ah ah (bis)

Camarade bourgeois ,

camarade fils-à-papa ,

tu passes ton temps au drugstore

sur les champs -Elysées

tu te crois très fort,

t’es jamais qu’un minet .

regardes – toi ah ah ah

Camarade bourgeois,

camarade fils-à-papa ,

rejoins les rangs de la pègre

tu prendras vraiment ton pied,

ne sois plus une petite  » pède  »,

nous sommes tous des défoncés,

regardes moi ah ah ah

La vidéo : ( première à la télé ! ) : Il avait environ 20 ans => l’émission date de 1972.


La Saint-Jean….



 

La Saint-Jean, du culte du soleil aux feux de joie

Chaque année, dans la nuit du 23 au 24 juin, partout en France, en Europe et jusqu’au Canada, de grands feux de joie s’allument dans les villes et villages et la même ambiance joyeuse et populaire enflamme le cœur des habitants :c’est la fameuse fête de la Saint-Jean ! 

Une tradition aux manifestations multiples depuis le fond des âges, qui a su perdurer au fil des méandres de l’Histoire. 

 Jules Breton, La Fête de la Saint-Jean, 1875, musée des Beaux-Arts de Philadelphie

De lointaines origines :

Feu de la saint Jean ( image )

Feux du solstice à Mäntsälä en Finlande

Depuis la nuit des temps, les civilisations de l’hémisphère nord fêtent le solstice d’été aux alentours du 21 juin : jour le plus long de l’année. Pour les peuples, cette date est l’occasion de rendre un culte au soleil, que de nombreuses cultures représentent comme un dieu.

Jusqu’au Moyen Âge, il est coutume d’allumer dans la nuit de grands feux à la croisée des chemins, afin de chasser les sorcières qui errent dans la pénombre et de protéger les récoltes des orages et des tempêtes

Le culte de Saint Jean-Baptiste

Saint Jean-Baptiste baptisant Jésus, par Goya, 1780

Comme pour de nombreuses fêtes antiques, l’Église catholique intervient au début du Moyen Âge : voyant dans ces feux solsticiaux des rites païens répréhensibles, elle tente, avec le concours des empereurs romains d’Orient et d’Occident, d’y mettre un terme.

Pour transformer la fête en célébration religieuse, l’Église met l’accent sur le jour de la Saint-Jean-Baptiste, un saint fondateur de la religion chrétienne, que l’on vénère le 24 juin. Messes, jours de jeûnes, solennités et octaves sont proclamés, mais rien n’y fait, les traditions ont la vie dure, et aux quatre coins de l’ancien Empire, on continue à allumer de grands brasiers. 

L’Église décide alors de christianiser complètement ce rite, fermant les yeux sur les feux de joie et autorise la liesse populaire en l’honneur de Saint Jean-Baptiste. 

Une fête très populaire :

Le Bal à Bougival, par Pierre-Auguste Renoir

Bals du village, valse des amoureux, jeunes gens qui sautent par-dessus les feux, sont autant d’images d’Épinal que l’on garde de la Saint-Jean.

En effet, si les traditions diffèrent, on retrouve en France des éléments communs:

La fête commence souvent par une grand-messe célébrée par le curé de la paroisse pour la Saint-Jean-Baptiste. Dans de nombreuses régions, une veillée s’ensuit, où un immense feu de joie est allumé sur un bûcher soigneusement construit au préalable. 

La Saint-Jean est aussi une fête qui célèbre la jeunesse, aussi élit-on souvent un roi et une reine de la Jeunesse parmi les jeunes gens et les jeunes filles du village. La coutume veut, une fois que le brasier s’est affaissé, que les amoureux sautent ensemble par-dessus en guise de porte-bonheur. La soirée se finit dans la joie générale avec un bal, parfois costumé. 

Les impressionnantes Saint-Jean bretonnes :

Les feux de la Saint-Jean, ( peut-être à Plougastel ), par Charles Cottet, 1901

En Bretagne , la Saint-Jean prend parfois un aspect des plus impressionnants, car plus qu’ailleurs en France, le culte du soleil reste présent. À Brest, à Saint-Jean-du-Doigt, ou encore sur l’île d’Ouessant, les brasiers sont préparés avec le plus grand soin par les jeunes gens, et sont allumés par le curé du village.

C’est sans doute sur l ‘ île de Sein  que se déroule la forme la plus spectaculaire de la Saint-Jean. On y entoure le bûcher d’un cercle de neuf pierres, appelé le Klec’h an tan, “cercle du feu” en breton. Les jeunes gens soulèvent alors les jeunes filles et les balancent par-dessus le bûcher avant de courir à travers la campagne avec leurs torches enflammées. 

Traditions pyrénéennes et catalanes :

Le brandon de la Saint-Jean à Luchon en 2015

Dans les régions frontalières de l’Espagne, où la culture catalane est encore très présente, la Saint-Jean est une fête très importante. Elle se prépare environ une semaine à l’avance, lorsque les villageois montent avec des sarments et des fagots, au sommet du Pic du Canigou, montagne emblématique des Pyrénées.
Avec ce bois, on allume un feu à la veille de la Saint-Jean, et un montagnard par village enflamme une torche et la redescend jusque dans la vallée pour allumer
 le brasier communal. 

Dans le pays de Comminges , (qui recouvre l’Ariège et la Haute-Garonne ), on a une manière particulière de préparer le bûcher, que l’on appelle brandon  . Celui-ci est fait à partir d’un tronc de conifère fendu dans lequel on insère des morceaux de bois avant d’y mettre le feu.
Cette tradition est depuis 2015 inscrite au  Patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pour finir :


Pourquoi Georges Sand s’appelait  » George  »


Comme moi ,vous ne le saviez peut-être pas mais la romancière s’appelait en réalité Amantine Aurore Lucile Dupin. Pourquoi a-t-elle choisi ce nom ? La réponse, ici. En bonus, quatre infos à connaître sur cette femme de lettres à la pensée et aux écrits avant-gardistes.

Changer de nom pour pouvoir être publiée

Son pseudonyme naquit de la volonté de semer le trouble quant à son identité pour augmenter ses chances d’être publiée dans un univers de l’édition alors résolument masculin. En 1831, elle choisit d’adopter le prénom George, féminin méconnu de Georges, et y ajoute “Sand”, diminutif de “Sandeau”, nom de Jules, son amant de l’époque.

Défendre le droit des femmes au divorce

Engagée dans la lutte pour l’égalité hommes – femme, la romancière marque son époque par ses engagements politiques forts. Elle défend le droit au divorce et encourage les femmes à prendre le contrôle de leur vie financière et sexuelle. Des idées visionnaires acclamées et encensées par ses amis écrivains parmi lesquels Hugo et Balzac.

Lancer la mode  » garçonne  »

Comme elle l’explique dans son roman  »Histoire de ma vie  », la robe et les talons, d’usage pour une femme, ne lui conviennent pas. Ni pratiques, ni confortables. Alors, George Sand décide d’adopter la redingote. La mode masculine pour femmes est lancée.

Pour un temps journaliste au Figaro

Romancière, George Sand s’essaye aussi au journalisme. Elle participe notamment au lancement de trois journaux: La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, et l’Éclaireur. En 1831, c’est au Figaro qu’elle est engagée. Quelques mois seulement avant la sortie de son premier roman à succès, Indiana.

Amante enflammée d’Alfred de Musset

De Musset
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G.Sand

Elle entretient de 1833 à 1835 une histoire des plus tumultueuses avec le poète Alfred de Musset. Cette histoire, digne d’un roman, elle l’écrira quelques années plus tard, et la publiera, en 1859, sous le titre de Elle et lui. Engagée pour l’égalité, elle l’était aussi pour la passion.