F.Jagger …..?


 

  Mis à l’honneur par le film “Une vie cachée” de Terrence Malick, Franz Jägerstätter est un objecteur de conscience qui s’est illustré au cours de la Seconde Guerre mondiale.

     Fermement opposé au régime nazi, cet agriculteur autrichien a, en effet, constamment refusé de servir le régime hitlérien, jusqu’à y laisser héroïquement sa vie.

Un homme de conviction :

   Né dans le village de St. Ragegund (Haute-Autriche), en 1907, Franz Jägerstätter est le fils d’une mère célibataire qui travaillait dans une modeste ferme.

  Arrivé à l’âge adulte, le jeune homme ( également devenu fermier  )est plutôt impulsif et mène une vie sentimentale quelque peu dissolue.

     Ainsi, en 1933, Franz devient le père d’une fille illégitime, avant de finalement rencontrer son âme sœur, deux ans plus tard : une dénommée Franziska qui bouleverse complètement son rapport au monde.

   En effet, c’est aux côtés de sa nouvelle épouse que Franz Jägerstätter se convertit véritablement au catholicisme, pour commencer à mener une vie pieuse marquée par les enseignements du Christ.

   Devenu père de trois autres filles, le jeune autrichien s’engage également dans l’église de son village, en tant que sacristain.

Sacrifice et béatification

     Alors qu’il mène une vie paisible, habitée par la foi chrétienne, Franz Jägerstätter voit sa vie basculer avec la montée du nazisme en Allemagne.

   Arrivé au pouvoir chez le puissant voisin, l’Autrichien Hitler organise, en effet, un simulacre de vote pour valider l’Anschluss (le rattachement de l’Autriche à l’Allemagne nazie) en 1938.

   Malgré la terreur qui habite la communauté paysanne de son village (le  »oui  » l’emporte à 100%), le fervent catholique est le seul à désapprouver le projet hitlérien, en mettant un bulletin “non” dans l’urne.

   Cet événement est le point de départ du chemin de croix mené par celui qui deviendra le principal objecteur de conscience du pays.

      En effet, après avoir été appelé pour effectuer son service militaire, Franz Jägerstätter résiste à servir sous les drapeaux, en précisant qu’il ne pouvait honorer  »Hitler et Jésus à la fois ».

   Refusant d’effectuer le salut nazi, il est emprisonné puis torturé, et ce, en dépit du sentiment de respect qu’il provoque chez ses supérieurs, béats devant une telle force de conviction.

   Profondément  »  jusqu’au-boutiste  » , le fermier autrichien refuse même de travailler dans un hôpital, l’allégeance au parti nazi étant un prérequis pour une occuper une telle fonction.

   Finalement jugé le 6 juillet 1943, au cours d’un procès expéditif, il est condamné à mort pour avoir “sapé le moral des troupes” (il s’agit du délit de “Wehrkraftzersetzung”).
   Stoïque jusque dans ses dernières heures, il est décapité le 9 août 1943.

    Bien qu’ayant honoré le credo chrétien par sa moralité et sa résilience, il faudra attendre juin 2007 pour que l’Église procède à une béatification. Depuis cette date, Franz Jägerstätter est officiellement un martyr chrétien.

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Extraits du film  » une vie cachée  » :

?  » l’urinette  » …..


  Pratique ? Pour vous mes dames : 

   Fini le stress féminin ressenti lorsqu’une   » envie pressante  » sur une aire d’autoroute conduit à la vision disons  » cauchemardesque  » des toilettes sales … »  

  L’urinette  » , nommée parfois  » pisse – debout  »  devrait permettre aux dames d’être moins rebutées devant ces toilettes souvent sales , en effet , cet accessoire va leur permettre d’uriner debout sans  » s’en mettre partout   » lol .

 Cet objet que certains qualifient d’extraordinaire consiste en un sorte d’entonnoir adapté à la morphologie féminine , qui se place entre les jambes pour  » soulager la vessie  » . Certaines urinettes sont jetables , urinette 1d’autres , en plastique ou silicone , peuvent être rincées et resservir …

   Bien qu’encore peu connu , et encore moins utilisé , cet accessoire hygiénique serait pourtant déjà au sommet , puisque les spationautes féminines s’en serviraient  ….Bientôt des publicités déferleront pour ces  » urinettes  » en France  : C’est un marché  » ouvert   » lol 

P.S : Ma grand -mère qui urinait souvent debout , aurait certainement trouvé cet ustensile inutile lol 

 »Ressembler au bon Dieu de Giblou  » ?


Ressembler au bon Dieu de Giblou :

Dieu-Giblou
Comparaison populaire qui s’emploie en parlant d’un individu mal accoutré de plusieurs pièces d’habillement en mauvais état, qu’il porte l’une sur l’autre
Elle aurait  pour fondement une tradition qui dit que les habitants de Giblou ou Gembloux, petite ville de Belgique, près de Namur, avaient coutume d’envelopper la statue de l’enfant Jésus de chiffons de toute espèce.

   Cette coutume n’était pas particulière aux gens de Giblou. Il y avait autrefois, en divers pays, des paroisses où l’on représentait le Dieu des pauvres couvert de haillons, afin de leur faire mieux comprendre par ce symbole frappant que sa divinité s’était unie à leur misère, pour la consoler et la protéger.
   On dit aussi en proverbe :  »Le bon Dieu de Giblou a plus de ventre que de force  ». Hélas ! ce Dieu, en recommandant d’avoir soin des pauvres, en se déclarant leur protecteur, en s’assimilant à eux, n’est pas parvenu à les soustraire aux tribulations de leur sort, et c’est pour cela qu’on dit que » le Dieu de Giblou a plus de vertu que de force  ».

La  » galette des rois »


Si nos lointains aïeux mangeaient lors de l’Épiphanie ( = Manifestation de Jésus aux Mages.  rois mages)
   Fête de l’Église qui rappelle cet événement. une simple  » galette de ménage  », la galette feuilletée telle que nous la connaissons aujourd’hui nous viendrait des croisades, la confection de cette friandise étant un temps source de discorde entre pâtissiers et boulangers, et la fève étant d’abord souvent un haricot
   Les chercheurs de traditions ont tenté de fixer de mille façons savantes l’origine de cette fête de famille et de la coutume du Roi boit. Voici ce qu’un auteur du XVIIIe siècle avançait comme explication, s’élevant avec une plaisante indignation contre l’habitude qu’on a de se réunir à cette époque pour festoyer en commun :
 » Il s’est glissé, dit-il, dans toutes nos provinces, une très méchante et détestable coutume, qu’en la veille des Rois on fait des assemblées, où sont invités pêle-mêle hommes, femmes, ecclésiastiques ou laïques pour souper tous ensemble. »

   » On préparer un festin magnifique et on tire au sort un Roi et une Reine ; et les offices de leur cour sont aussi distribués de la même façon à tous les conviés. Après quoi, le Roi et la Reine, ayant pris le haut bout, chaque fois qu’ils boivent, tous les assistants crient à gorge déployée : Le Roi boit ! La Reine boit !  »
   Et ici se place l’originale explication de notre auteur :  » Les libertins, ajoute-t-il, ont accoutumé d’apporter, pour raison de cette bouffonnerie, que les Mages, entrant dans l’étable, aperçurent le divin Enfant qui prenait pour lors la mamelle et qu’ils se mirent à crier : le Roi boit !…  »

 La fête des Rois. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle :Fête des rois
Il est fort improbable que ce soit là réellement l’origine de la fête des Rois. Mais, ce qui est certain, c’est que cette fête est très ancienne, et que la galette de l’Épiphanie est un mets des plus vénérables. On la mangeait déjà au temps de Hugues Capet. Il est vrai que cette galette n’avait rien de commun avec celle d’aujourd’hui. C’était une pâtisserie lourde et compacte.
  Quant à la galette feuilletée, elle daterait des croisades, et nous en devons, paraît-il, la recette aux Turcs. Constantinople compte d’innombrables marchands de galettes, et cette galette est toute pareille à celle qui se vend dans nos boutiques. De temps immémorial, en Turquie et en Perse, on mange le  » bourreck  », qui n’est autre chose que la galette. On le mange seul, entre les repas, en guise de pain. Les chevaliers de France, prisonniers chez l’infidèle, durent trouver le « »bourreck  » à leur goût et en rapporter la recette à leurs dames ; à moins que la galette n’ait été introduite à Paris plus tard par les coqs ou cuiseniers turcs, qui y pullulèrent sous les règnes de Louis XIII et Louis XIV.

   Quoi qu’il en soit de ces deux opinions, un fait subsiste indéniable : la galette feuilletée nous vient d’Orient. Mais, avant de connaître cette friandise, nos pères mangeaient d’une autre galette, celle dont la recette s’est perpétuée sous le nom de  » galette de ménage  » ou  » galette de plomb  ». Si haut qu’on puisse remonter dans l’histoire de la bombance, il n’y eut pas de festin d’Épiphanie sans galette.
   Au Moyen Age, les souverains, aussi bien que le populaire, ne manquaient pas de se réjouir à l’occasion de l’Épiphanie. Chez les ducs de Bourgogne se déroulaient des fêtes somptueuses où les pauvres et le menu peuple avaient leur large part. En Frane, les corporations tiraient au sort de la fève un roi qui, toute l’année, gardait cette dignité. Les clercs de la basoche, du Parlement et de la Chambre des comptes allaient en cortège porter des gâteaux aux conseillers et dignitaires, et la fête, dépassant le cadre de famille, s’épanchait à travers les rues de la grande ville.
     À l’époque de François Ier, on regardait comme une heureuse chance d’être roi de la fève et, suivant Montluc, il était d’usage de s’aborder, au début de l’année, par ces mots :      »Je suis aussi ravi de vous avoir rencontré que si j’étais roi de la fève.  » Henri IV fut un fidèle observateur de la fête des Rois. Loiuis XIV, qui fut le plus gros mangeur de son royaume, ne manqua jamais de la célébrer brillamment et bruyamment. Il conviait ce soir-là tous ses courtisans à sa table.

   On mangeait force victuailles, et, lorsque au dessert apparaissait la galette, le roi donnait le signal du vacarme. Dangeau a rapporté le souvenir de ces soirs de fête des Rois où le souverain ( que l’histoire nous présente trop volontiers comme un personnage rogue et figé dans sa dignité ) frappait et faisait frapper chacun de sa fourchette ou de son couteau contre son assiette et menait le charivari  »comme dans un franc cabaret  ».
  Au début du XVIIIe siècle, il y eut un grave conflit entre deux corporations parisiennes, à propos de la galette: Jusqu’alors, la fabrication du gâteau des Rois avait été l’apanage des  » pâtissiers-oublieurs  », fabricants de pain d’épice. Mais voilà qu’en 1714, les boulangers, ( qu’on nommait alors » talmisiers ou talemeliers  » ), s’avisèrent de faire des galettes et de les envoyer en cadeaux à leurs clients.
    Les pâtissiers virent dans ce fait une atteinte à leurs privilèges et réclamèrent, au nom de leurs droits, contre ce qu’ils regardaient comme un empiètement. La boulangerie refusa de céder ; la pâtisserie s’entêta. Si bien qu’il fallut en appeler au Parlement. Celui-ci mit gravement »  la main à la pâte  » lol et rendit deux arrêts par lesquels il était fait aux boulangers défense absolue  » de fabriquer et donner à l’avenir aucune espèce de pâtisserie, d’employer du beurre et des œufs dans la pâte et même de dorer leur pain avec de l’œuf.  » Les pâtissiers triomphaient. Jusqu’à la Révolution, ils eurent seuls le droit de fournir Paris de galette des Rois.

    Les auteurs de Mémoires du XVIIIe siècle nous ont gardé de savoureuses descriptions des fêtes des Rois à cette époque. Comment ne pas rappeler, par exemple, l’anecdote relative au dîner des Rois organisé à l’intention du cardinal de Fleury par son valet de chambre Barjac, lequel avait eu l’habileté de réunir autour de la table du cardinal onze convives, tous plus âgés que lui, bien qu’il eût alors quatre-vingt-douze ans, de sorte que ce fut au vieux ministre qu’échut l’honneur de tirer le gâteau comme étant le plus jeune ?
    On conte encore, bien que ceci est soit légende, qu’en 1774 les trois petits-fils de Louis XV ayant tiré les Rois, la fève se trouva brisée en trois morceaux. Chacun d’eaux, par hasard, eut le sien. Les faiseurs de pronostics en conclurent que les trois frères, alors âgés de vingt, dix-neuf et dix-sept ans, se succéderaient sur le trône. Et, en effet, l’aîné, Louis XVI, fut roi la même année, et les deux autres régnèrent plus tard sous les noms de Louis XVIII et de Charles X.

   Épiphanie et fête des Rois en Alsace. Fete des rois 2
Sous l’ancienne monarchie, il y eut cependant une année, une seule, où le gâteau des Rois fut officiellement supprimé. C’était en 1711 : la France, ruinée, envahie, affamée, était à deux doigts de sa perte : le blé était rare. Aussi le Parlement, en raison de la famine, prit-il un arrêt défendant d’employer la farine à faire de la galette des Rois. Mais, l’année suivante, Villars triomphait à Denain : la royauté était sauvée et la galette des Rois renaissait avec l’abondance et la paix.
   La Révolution, impitoyable pour les réjouissances coutumières du régime déchu, essaya d’abolir la fête des Rois. Mais l’habitude en était si bien enracinée qu’elle ne put y parvenir. En vain Manuel, en 1792, réclama-t-il l’interdiction de cette  » réjouissance anticivique et contre-révolutionnaire  » : la Convention se contenta de passer à l’ordre du jour. Tout au plus décida-t-elle que le gâteau des Rois s’appellerait désormais  » gâteau de l’Égalité  », et que, dans le calendrier nouveau, l’Épiphanie deviendrait la  » Fête du bon voisinage  ». Mais ces changements furent vains : la fête et le gâteau continuèrent de s’appeler comme auparavant, et, en pleine Terreur, il se trouva des pâtissiers pour vendre, et des clients pour acheter des  » gâteaux des Rois  ».

  Ce serait donc ainsi que la tradition de la galette est venue jusqu’à nous, et l’éphémère royauté de la fève, plus forte que les souverainetés de droit divin, a bravé les bouleversements politiques et les révolutions.
  L’Épiphanie était encore au XXe siècle l’occasion d’une réjouissance intime et familiale ; et il n’était pas une seule région de France où elle ne fû célébrée. En certaines contrées, on avait gardé la belle tradition charitable du temps passé, et, dans les familles aisées, le premier morceau du gâteau, le plus gros, était réservé pour les pauvres, qui attendaient à la porte en chantant :
 »Honneur à la compagnie
De cette maison !
Nous souhaitons année jolie
Et biens en saison.
Nous sommes d’un pays étrange
Venus en ce lieu
Pour demander à qui mange
La part du bon Dieu. »
   Naguère, on ne mettait dans les gâteaux, pour désigner le roi, qu’une fève ou un haricot ; mais, comme il se trouvait des convives peu scrupuleux qui les avalaient pour se soustraire aux devoirs quelquefois coûteux de leur éphémère royauté, on remplaça plus tard ces simples végétaux par un bébé de porcelaine d’une digestion infiniment moins facile.
  

  Paris a toujours adoré la galette.

     Au commencement du XIXe siècle florissait l’établissement de la Mère Marie, situé non loin de la barrière de Fontainebleau. La vogue de ses galettes était telle que l’on y épuisait jusqu’à vingt sacs de farine par jour.
Une autre gloire de la galette parisienne était le »  Père Coupe-Toujours  », le marchand de galette du Gymnase. On contait, avant la Première Guerre mondiale qu’en moins de vingt ans la maison avait passé en plusieurs mains et que tous ces  » Pères Coupe-Toujours  » s’étaient retirés après fortune faite en de belles villas à Saint-Cloud ou à Ville-d’Avray. La maison, en effet, atteignait un chiffre d’affaires dont on aura une idée quand on saura que trois mille kilos de papier suffisaient à peine, chaque année, pour envelopper les morceaux de galette distribués aux consommateurs.

Les coutumes du jour de l’an ….


      Les coutumes du jour de l’an sont vieilles comme le monde. Etrennes, cadeaux, visites, échanges de souhaits qui ne sont peut-être pas toujours sincères : on peste un peu contre tout cela.

       Mais quoi ?… Ce sont les dernières traditions de politesse et de courtoisie que nos pères nous ont léguées. Ne les supprimons pas.
   Un humoriste, qui parodiait Alexandre Dumas fils, disait :  » Les étrennes, c’est l’argent des autres.  »  La définition est judicieuse. Voilà pourquoi, de tout temps, la plupart de ceux qui donnent des étrennes le font en rechignant. Mais les habitudes contre lesquelles chacun récrimine sont les plus tenaces. C’est un des travers de l’esprit humain de trouver la mode tyrannique et de se plier cependant à toutes ses fantaisies.

   On donnait déjà des étrennes chez les Romains. Le peuple était même tenu d’en apporter ce jour-là au palais de l’empereur. Ces cadeaux se faisaient en numéraire. C’était une manière d’impôt. Et l’on conte que Caligula — troisième empereur romain, qui régna de 37 à 41 —, qui n’avait point confiance dans ses percepteurs, se tenait, le Premier jour de l’an, dans le vestibule de son palais et recevait des mains de ses sujets les étrennes qu’il empilait dans des coffres placés à côté de lui.

Etrennes royales
   Nous retrouvons cette mode plus florissante que jamais aux temps somptueux du Moyen Age. A la cour des ducs de Bourgogne, à Bruges et à Gand, on échange force cadeaux précieux. A Paris, l’affluence des acheteurs se presse dans la célèbre galerie des merciers, au Palais, où tous les marchands d’objets de luxe et de jolies bagatelles ont leurs comptoirs. On trouvait là à foison joyaux d’or et d’argent, tissus du Levant, parures pour les femmes et les jeunes filles, tapisseries, épées, dagues et poignards, ceintures et boucles, sans compter tous les jeux : les échecs, les dés, et, pour les petites filles, des poupées habillées aussi richement que des princesses.Etrnnes royales

Les cadeaux du Jour de l’An :
    Les souverains eux-mêmes étaient généralement grands donneurs d’étrennes. A la cour de Louis XIV, c’était une vraie folie. L’année où les ambassadeurs siamois vinrent en France — c’était en 1686 — on vit, le 1er janvier, à la cour, un véritable débordement de cadeaux. Les envoyés orientaux avaient apporté au roi force merveilles de l’art de leur pays : cabinets de laque incrustés d’écaille et de métaux précieux, vases, aiguières, coupes, flacons d’or et d’argent, paravents de soie, tapis brodés, porcelaines, bronzes, canons ciselés et damasquinés. Il avait fallu plusieurs chariots pour transporter de Brest à Paris tous ces présents.

   Louis XIV distribua autour de lui ces innombrables cadeaux. Toute la cour, jusqu’aux plus modestes officiers et aux plus humbles filles d’honneur, eut part à ses largesses. C’était le temps de l’abondance, de la grandeur et de la prospérité. Mais vinrent les dernières années du règne : 1710, les armées vaincues, la France envahie, la misère par les campagnes, la famine à Paris, et le vide dans les caisses de l’Etat.

Offrande à la patrie :
    Si on ouvre  le  » journal  » de Dangeau, à la date du mercredi 1er janvier , on lit :  »  Le roi, dit l’historiographe, n’a point pris, cette année, trente ou quarante mille pistoles qu’on avait accoutumé de lui donner du trésor royal pour ses étrennes (…) Il n’a point donné d’étrennes à la famille royale, comme il avait accoutumé de le faire (…) Il a défendu aussi à la ville de donner des étrennes  ».

   Louis XIV, cette année-là, dut éprouver beaucoup de chagrin de ne pouvoir faire autour de lui les cadeaux traditionnels du nouvel an. Dangeau nous dit encore que les courtisans offrirent leur vaisselle d’argent au roi et que le roi décida de faire fondre sa vaisselle d’or. Il déclara  » qu’il ne voulait plus rien prendre sur le peuple  » , et que, s’il trouvait à engager les pierreries de la couronne, il le ferait. Ainsi, la vaisselle d’or et d’argent, les cadeaux de naguère s’en furent à la Monnaie pour être convertis en numéraire. Les courtisans rendaient leurs étrennes au roi. Et le monarque lui-même y envoyait non seulement sa vaisselle, mais jusqu’aux joujoux précieux qu’il avait reçus pour étrennes en son enfance, de petits canons d’or et toute une armée de jolis soldats en argent dont s’étaient amusés les princes, ses enfants et petits-enfants.

   Les  »  bons bourgeois  » de Paris imitèrent le roi et les princes et envoyèrent aussi leur vaisselle précieuse à la Monnaie, car, dit encore Dangeau,  » qui eût osé manger dans de la vaisselle d’argent, quand le roi n’y mangeait plus ?…  »  En ce temps-là, quand il fallait faire des sacrifices pour financer les finances du royaume, avant de les exiger de la population, les dirigeants donnaient l’exemple.

 Les cadeaux du Jour de l’An
     Il y eut alors une année où l’on s’offrit d’étranges étrennes. Ce fut en 1709, l’année du  »  grand hiver  » . Il faisait un froid terrible. La Seine étant gelée et les bateaux ne pouvant arriver à Paris, on avait manqué de combustible. Les gens du bon ton trouvèrent plaisant de s’envoyer en étrennes de petits fagots de bois.

   Au 1er janvier 1871, pendant le siège de Paris, on se fit aussi des cadeaux utiles. On envoyait alors à ses amis, au lieu de fondants, de chocolats et de marrons glacés, un petit pain blanc, des pigeons, des volailles, des oeufs (ils ne coûtaient pas moins de 2 fr. 50 pièce). Et ces étrennes pratiques étaient reçues avec beaucoup de plaisir et de reconnaissance.

  Le compliment du facteur
    L’usage des étrennes s’imposa, plus encore que précédemment, au XVIIIe siècle, époque prodigue entre toutes. Déjà, on ne se contentait pas d’échanger des cadeaux entre parents, amis et gens de même condition ; on donnait des étrennes à tous les officieux qui venaient la main tendue, au logis des bourgeois.

      Depuis que, sur l’initiative d’un ingénieux novateur qui s’appelait Piarron de Chamousset, la  » petite poste   »  de Paris avait été créée, messieurs les facteurs ne manquaient pas, chaque premier de l’an, d’entrer dans les maisons et de réclamer leur petit pourboire. Ils offraient, comme aujourd’hui, à la clientèle, un joli calendrier Calendrier-Poste qui portait, non seulement une image symbolique, mais aussi des vers :

Recevez ce petit présent,
C’est l’étrenne du sentiment.
Comptez toujours sur un facteur
Pour vous plein de zèle et d’ardeur,
Et n’oubliez pas le commis
De la p’tit’ poste de Paris.
    Comment n’eût-on pas donné un bon pourboire à des gens qui vous offraient de façon si gracieuse  » l’étrenne du sentiment  »

     Cependant, à l’aube de la Révolution, la mode des étrennes eut à subir un rude assaut. La Constituante, sur la proposition de Lebrun, qui s’était élevé contre les  » désordres qui se renouvellent au 1er janvier dans diverses administrations à l’occasion des étrennes  » , élabora un projet de loi contre les employés qui en demandaient.

  Ce projet décrétait :  »  II ne sera permis à aucun agent de l’administration, ni à aucun de ceux qui, en chef ou en sous-ordre, exercent quelque fonction publique, de rien recevoir à titre d’étrennes, gratifications, vin de ville, ou sous quelque autre dénomination que ce soit, des compagnies, administrations de province, villes, communautés, corporations ou particuliers, sous peine de concussion…  »

   En 1793, un autre édit, de la Convention, cette fois, supprimait les étrennes. Autant en emporta le vent. La Révolution, qui avait eu raison de toutes les pratiques de l’Ancien Régime, ne put vaincre celle-là.

Traditions immuables :
    Par la suite, l’usage des étrennes se généralisa, gagna toutes les classes de la société ; il résista à tous les cataclysmes, se perpétua à travers les circonstances les plus tragiques. Et, somme toute, les coutumes du jour de l’an demeurent aujourd’hui à peu près les mêmes qu’au temps jadis. Il est des traditions immuables qui traversent les âges sans presque se modifier.

    Au début du XIXe siècle, on chantait, au Caveau, sur le jour de l’an, un couplet qui disait :

On se pare, on se tourmente,
L’un chez l’autre on se présente,
L’un l’autre on se complimente,
Et presque toujours on ment
Ah ! l’beau jour que l’jour de l’an !
   Sans doute, on se fait moins de visites aujourd’hui qu’à cette époque-là. On a moins de temps à perdre. La vie est plus fiévreuse. Il paraît que les Parisiens, naguère, même quand ils se connaissaient à peine, ne pouvaient se rencontrer le premier de l’an, sans se congratuler et s’embrasser. Mercier le pamphlétaire, à la fin du XVIIIe siècle, se moque de cette furie d’embrassades. Aujourd’hui, on ne s’embrasse plus guère quand on se rencontre ; mais on se congratule toujours…  »  Bonne année, bonne santé !…  »

  Cela ne fait de mal à personne. Et pourquoi ces vœux que l’on répète un peu machinalement, sans y penser, ne seraient-ils pas quelquefois sincères ?…

Inventions….


 » faites  » par hasard !

 Les inventions découvertes par hasard :
   Il est difficile d’imaginer comment certains produits et objets ont été inventés. On peut se demander  »comment quelqu’un a t’il pu penser à inventer… »  la pâte à modeler, les chips , le slinky (jouet en forme de ressort). Il arrive que beaucoup des inventions les plus connues de notre société étaient tout simplement des erreurs commises par les scientifiques alors en quête de toutes autres alternatives.

1 ) Le   » slinky  » : Inventeur : Richard T. James, un ingénieur naval américain
Ce qu’il essayait de faire : un compteur pour contrôler la puissance des navires.
Comment il a été créé :      James travaillait avec des ressorts de traction lorsque l’un d’eux est tombé au sol. Le ressort a rebondi sur le parquet et a continuer à avancer, et le slinky est né invention erreur 1

2 ) ( plus important ) : La pénicilline 

Inventeur : Alexander Fleming (  biologiste ) Fleming

Ce qu’il essayait de faire : Ironiquement, Fleming était à la recherche d’un “médicament miracle” qui pourrait guérir les maladies. Cependant, ce n’est que lorsque Fleming laissa tomber ses expériences qu’il trouva ce qu’il cherchait.
Comment il l’a découverte : Fleming a remarqué qu’une boîte de   » Petri   » ? contaminée qu’il avait écarté contenait une moisissure qui avait dissous toutes les bactéries autour d’elle. Il isola un extrait de la moisissure, et identifia qu’elle contenait un puissant antibiotique, la pénicilline.péniclline

3 ) : Les cookies (avec pépites de chocolat)

cookies

Inventeur : Ruth Graves Wakefield, propriétaire de l’entreprise Toll House Inn
Ce qu’elle essayait de faire : des biscuits ordinaires au chocolat.
Comment ils ont été créés : Tout en préparant une fournée de biscuits, Wakefield a découvert qu’il lui manquait du chocolat boulanger. Pour le remplacer, elle a cassé du chocolat sucré en petits morceaux et les a ajoutés à la pâte à biscuits. Elle s’attendait à ce que le chocolat fonde, réalisant des biscuits au chocolat, mais les petits morceaux ne se sont pas mélangés dans les biscuits. ( humm j’aime bien avec un café noir lol)

4 ) Les chips :

ships

Inventeur : George Crum, un cuisinier au Carey Moon Lake House à Saratoga Springs, une ville des Etats-Unis.
Ce qu’il essayait de faire : Un plat de pommes de terre frites
Comment elles furent créées : Un jour, un client renvoya son assiette de pommes de terre de nombreuses fois, ne cessant de demander qu’elles soient plus frites et plus fines. Crum perdit son sang-froid, et trancha les pommes de terre incroyablement finement et les fit frire jusqu’à ce qu’elles soient dures comme un roc. À la surprise du chef, le client les aimait et en voulait plus !

5 )Le pacemaker (stimulateur cardiaque) !!!!!!

pace maker

Inventeur : John Hopps, un ingénieur électrique.
Ce qu’il essayait de faire : Hopps menait des recherches sur l’hypothermie et essayait d’utiliser la chaleur d’une fréquence radio pour rétablir la température du corps.
Comment il a été créé : Au cours de son expérience, il a réalisé que si un cœur cessait de battre à cause du froid, il pouvait être relancé par une stimulation artificielle. Cette prise de conscience a conduit au pacemaker.

6) Le micro-ondes :

micro - ondes.jpg

Inventeur : Percy Spencer, un ingénieur de la compagnie Raytheon
Ce qu’il essayait de faire : L’ingénieur effectuait un projet de recherche sur la production du magnétron, pièce principale servant à créer les micro-ondes dans les radars.
Comment il a été créé : Spencer a réalisé que la barre chocolatée dans sa poche commençait à fondre au cours de ses expériences. Il a ensuite mis du maïs dans l’appareil, et quand il a commencé à éclater, il savait qu’il avait entre ses mains un appareil révolutionnaire.

7 ) La saccharine (un édulcorant artificiel)

saccarine

Inventeur : Constantin Fahlberg, un chercheur à l’Université Johns Hopkins de Baltimore.
Ce qu’il essayait de faire : Fahlberg étudiait l’oxydation de l’o-toluènesulfonamide (peu importe ce que cela signifie).
Comment il a été créé : La découverte de Fahlberg s’est produit parce qu’il avait oublié de se laver les mains. Il avait les mains souillées de ce produit chimique et tout ce qu’il mangea par la suite (du pain notamment) avait un goût sucré. Le chercheur a immédiatement demandé un brevet et produit en masse son produit qu’il nomma saccharine.

8 ) Le feu d’articice  : 

feu d'artifice

Inventeur : Un cuisinier inconnu de Chine.
Ce qu’il essayait de faire : Selon la légende, le cuisinier expérimentait tout simplement des recettes dans sa cuisine.
Comment il a été créé : Le cuisinier a accidentellement mélangé du charbon, du soufre et du salpêtre, des produits de cuisine ordinaires il y a 2000 ans. Lorsque le mélange fut comprimé dans un tube de bambou (pourquoi le cuisinier a fait ça ? Personne n’en sait rien! ), il a explosé.

9 ) Les Corn Flakes :

cornes flakes

Inventeur : Les frères Kellogg (John et Will) (John est médecin)
Ce qu’il essayait de faire : Une casserole de céréales bouillis.
Comment il a été créé : Les frères ont accidentellement oublié la casserole de céréales bouillis pendant plusieurs jours, alors qu’ils s’occupaient de patients. Le mélange se moisit mais le produit qui s’en dégagea était sec et épais. Ils tentèrent d’expérimenter un produit similaire en omettant la partie où il moisit, et ce qu’ils obtinrent furent des grains aplatis, qui une fois grillés donnèrent des  »flocons » légers et croquants, qu’ils servirent à leurs patients.

10 ) :La LSD en tant que drogue : !!

L.S.D

Inventeur : Albert Hofmann, un chimiste
Ce qu’il essayait de faire : Il faisait des recherches sur des dérivés de l’acide lysergique dans un laboratoire à Bâle, en Suisse.
Comment il a été créé : Hofmann pris sans le vouloir (en se frottant les yeux) une petite quantité de LSD tout en recherchant ses propriétés et fit le premier voyage psychédélique de l’histoire. Il testa plus tard un dose qui selon lui était suffisante pour produire un effet.  (  A mon avis , il aurait du se taire ! F )

11 ) :L’imprimante à jet d’encre  :

imprimante

Inventeur : Un ingénieur de chez Canon.
Comment elle a été créé : Après avoir reposé son fer chaud sur son stylo par accident, l’encre fut éjectée de la bille du stylo quelques instants plus tard. Ce principe conduit à la création de l’imprimante à jet d’encre.?

12 ) Le Post-it :

post it

Inventeur : Spencer Silver, un chimiste de la société 3M
Ce qu’il essayait de faire : Un adhésif puissant
Comment il a été créé : Tout en travaillant en déplacement, Silver créa un adhésif qui était en fait plus faible que ce qui existait déjà. Il collait aux objets, mais pouvait être retiré facilement sans laisser de trace. Des années plus tard, un collègue répandit la substance que Silver avait créé sur les signets de son hymnaire (livre de chants de chœur) pour les empêcher de glisser. L’idée du Post-It vient par la suite.

13 ) : Les rayons X :

rayons X

Inventeur : Wilhelm Röntgen, un physicien
Ce qu’il essayait de faire : Il s’intéresse à l’étude des propriétés des tubes à rayons cathodiques.
Comment cela a été créé : lors de la décharge d’un tube, complètement enrobé de carton opaque, le rayonnement traverse la matière, et les éléments métalliques sont visibles en négatif. Un premier cliché est effectué sur la main d’Anna Bertha Röntgen le 22 décembre 1895. Suite à une pose de vingt minutes, le cliché affiche clairement la bague à son doigt et ses os. Il s’agit de la première radiographie.

14 ) :Le Coca-Cola :

Coca - cola

Inventeur : John Pemberton ( un pharmacien )
Ce qu’il essayait de faire : Un remède médical pour ses maux de tête.
Comment il a été créé : Pemberton a mélangé un tas d’ingrédients, et a créé une recette qui reste un secret encore aujourd’hui.

15 : ) Le champagne :

champagne

Inventeur : Dom Pérignon, un moine bénédictin
Ce qu’il essayait de faire : Au 17ème siècle, les bouteilles étaient bouchées avec des chevilles de bois garnies d’étoupe imbibée d’huile ( »broquelet ou clavelot »). Dom Pérignon cherchait simplement un processus plus propre et eut l’idée de couler de la cire d’abeille dans le goulot des bouteilles.
Comment il a été créé : Quelques semaines plus tard, la plupart des bouteilles explosèrent sous la pression, permettant à dom Pérignon de découvrir la fermentation en bouteille, qui deviendra la méthode champenoise.

 

Le  » hic  »


   Comme chacun sait ( dans mon  » coin  » en tous cas ) , çà signifie à peu près  :  » C’est là qu’est la principale difficulté  »

Mais d’où vient cette expression ?

J’ai cherché  » ici et là  » et est trouvé ceci : 

   Dans les premiers temps de l’invention de l’imprimerie, ceux qui lisaient une feuille manuscrite ou imprimée mettaient souvent à côté des endroits remarquables le monosyllabe hic, qui est une abréviation de  » hic avertendum, hic sistendum  » , ce qui signifie : Ici, il faut faire attention, ici, il faut s’arrêter.

Cet utilisation étant devenu familière, on en est venu à se servir de la façon proverbiale : Voilà le hic, c’est-à-dire voilà la difficulté principale, l’endroit sur lequel on doit porter toute son attention.

( Ce qui mon cas ces derniers jours : Je dois faire attention à mes dépenses , gérer mon  » budget  » etc……)

çà s’est passé il y a ….


environ 121 ans: Le 26 décembre 1898 ,Pierre et Marie Curie ….couple-curie

annonçaient qu’ils avaient réussi à extraire du radium et employaient pour le première fois le terme de  » radioactivité  » ……

L’histoire commence par les recherches du physicien français Antoine-Henri Becquerel    Bequerel. En 1896, Becquerel fait une découverte sur le minerai appelé  » pechblende  » . La pechblende contenait de l’uranium. Becquerel a découvert que la pechblende dégageait un rayonnement qui agit comme la lumière. La principale différence étant cependant que le rayonnement de la pechblende n’est pas visible à l’œil humain. La découverte de Becquerel entraina  une vive émotion parmi les scientifiques.

   De nombreux physiciens ont alors arrêté leurs propres recherches et ont commencé à étudier cette nouvelle curiosité. Parmi eux, il y avait la jeune Marie Sklodowska Curie, une étudiante diplômée. Marie était née à Varsovie, en Pologne, sous le nom de Marya Sklodowska. En 1891, elle s’installe à Paris pour étudier la physique. Trois ans plus tard, elle rencontra un autre physicien, Pierre Curie ; et les deux se  marient en 1895. Marie et Pierre étaient particulièrement intéressés à en apprendre davantage sur la pechblende, et durant leurs recherches, pas moins de 7 tonnes de pechblende ont été passées au crible.

  Quelques jours avant les fêtes de Noël en 1898, Pierre Curie écrivit pour la première fois dans son cahier le mot  » radium  »  pour désigner un nouvel élément que son épouse Marie et lui-même avaient péniblement découvert dans leur laboratoire délabré de Paris. Le radium est un élément métallique blanc brillant, luminescent, rare et hautement radioactif. Le nom vient du mot latin  » radius  », qui signifie  » rayon  ». Le cahier dans lequel le nom apparaît pour la première fois reste aujourd’hui  hautement radioactif et dangereux. radium

    Bien que se soit  Henri Becquerel qui a poussé les Curie à mener des recherches sur la pechblende , si Becquerel a su identifier le thorium dans ce minerai, il n’a pas encore su nommer le phénomène qui le faisait  » briller  ». On attribue cette découverte à Marie Curie qui, en approfondissant le phénomène observé par Becquerel, a constaté que non seulement l’uranium, mais aussi l’élément thorium était à l’origine de ces effets. Elle a alors inventé le mot  » radioactivité  » pour décrire la propriété de ces deux éléments.

Marie Curie a , parait il , gardé un échantillon de radium à côté de son lit un échantillon  qui lui servait de veilleuse ! !

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     Les recherches de Marie Curie ont  commencé dans un petit espace de stockage au rez-de-chaussée de l’école de physique et chimie où Pierre enseignait. Il n’y avait alors que des murs de briques, une ou deux chaises branlantes et quelques tables de travail en bois. Ils ont construit leur propre   » chambre d’ionisation  » à partir de caisses d’épicerie en bois. Le 17 février 1898, elle testa un échantillon de pechblende noire lourde qui, selon elle, émettait un rayonnement d’une force inattendue. En juillet, la même année, le couple avait découvert deux nouveaux éléments : le  » polonium  » en honneur à Marie d’après sa Pologne natale.

marie-curie

Cependant , le polodium n’avait pas réussi à expliquer toutes les radiations de la pechblende. En menant des expériences plus poussées sur le minerai, ils ont ensuite découvert le radium.  Leur découverte du radium fut annoncée  dans un article publié à l’Académie Française des Sciences le 26 décembre 1898. Par la suite, Marie Curie a mis au point une méthode permettant de séparer le radium de ses résidus radioactifs, permettant ainsi d’étudier de plus près ses propriétés thérapeutiques.

Les Curie : une réussite familiale :
   L’unité de la radioactivité a finalement été nommée  » curie  »  en l’honneur de Pierre Curie, qui s’est tragiquement tué dans un accident de rue à Paris en 1906, alors qu’il n’avait que 46 ans. Mais avant cela, les Curie et Becquerel se sont partagé le prix Nobel de physique en 1903 pour leurs travaux de recherche associés portant sur ce que le comité Nobel a qualifié de  » phénomène de rayonnement  ». Ainsi, Marie Curie est devenue la première femme qui reçu un prix Nobel.

marie-pierre

( photo = les époux Curie )

P.S : Marie Curie a également remporté un prix Nobel de chimie en 1911, pour ses recherches sur le radium. La fille Curie, Irène  I Joliot, a  épousé le physicien français Frédéric Joliot F.Joliot. Elle et son mari ont reçu le prix Nobel de chimie en 1935 pour leur découverte que la radioactivité pouvait être produite artificiellement dans le laboratoire. Et en 1936, Marie Curie est décédée, à l’âge de 66 ans, d’une leucémie provoquée par les radiations auxquelles elle a été exposée tout au long de sa vie.!

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Marie est convaincue qu’il ne faut pas déplacer les blessés mais qu’il faut transporter des appareils vers le front. Elle décide de créer des unités radiologiques mobiles en équipant des voitures avec le matériel nécessaire. Elle récupère plus de 200 véhicules (donnés ou prêtés par de riches bienfaiteurs), sollicite l’aide de constructeurs d’appareils mais aussi de carrossiers. Dans son entreprise, elle va également bénéficier du soutien financier de l’Union des Femmes de France et du Patronage National des Blessés. Ce qu’on va appeler les   » Petites Curies  »Petites Curies abritent alors une dynamo 110 volts/15 ampères, un appareil à rayons X Drault, le matériel photographique nécessaire, des rideaux, quelques écrans très rudimentaires et plusieurs paires de gants destinées à protéger les mains des manipulateurs. La dynamo ( actionnée par le moteur de la voiture ) permet d’alimenter le tube à rayons X. Dans chaque  » Petite Curie  », on trouve un médecin, un manipulateur et un chauffeur. Il s’agit de civils non mobilisés. L’imposant véhicule petite curie 1 ne peut dépasser les 50 kms/heures, les trajets à son bord sont longs et pénibles

A l’aide de ses petites unités radiologiques Marie Curie se rend elle-même sur les zones de combat, à Creil, Funnes, Joinville, Poperinghe, Amiens, Reims et Verdun. Dès Octobre 1914, sa fille Irène la rejoint. Très autonome, elle sera laissée au front et prendra la tête des opérations. Cela permet à Marie de former des manipulatrices en radiologie (les radiologues les plus compétents ayant été mobilisés). Il s’agit en général de jeunes filles de   » bonne famille  », d’infirmières ou de femmes de chambre. En deux ans, Marie enseignent à 150 élèves les bases de mathématiques élémentaires, de physique et d’anatomie. Ces manipulatrices sont envoyées dans les zones de combat à la fin de leur formation.
    Ce système d’imagerie aura permis d’extraire rapidement un certain nombre de projectiles. Grâce aux  » Petites Curies  », plus d’un million de blessés auront été secourus.

  Plus encore, cette utilisation aura permis  » d’assigner à la radiologie, en tant que moyen de diagnostic médical, une place conforme aux services qu’elle est susceptible de rendre, non seulement en temps de guerre mais aussi en temps de paix  »

   Marie Curie est également un personnage public malmenée par l’exposition de sa vie privée dans le cadre de  » l’affaire Langevin  » en 1911. La presse à scandale de l’époque publie des lettres échangées entre Marie Curie et Paul Langevin, et accusent  » l’étudiante polonaise  » de briser un ménage français. Ébranlée par une campagne aux accents xénophobes, la guerre de 1914-1918 va être l’occasion pour elle de manifester clairement son patriotisme.

La radiologie au service de la Défense nationale :
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Marie Curie  cherche à protéger ce à quoi elle tient le plus : ses filles et  » son  » radium. Ainsi, elle envoie Irène et Eve en Bretagne, dans l’Arcouest auprès de des amis . Une fois ses filles en sécurité, Marie Curie se rend à Bordeaux munie d’une valise en plomb contenant l’étalon radium. Elle  constate alors  que très peu d’hôpitaux disposent d’appareils à rayons X et de médecins formés à leur utilisation. Or, en temps de guerre ces appareils prennent une importance toute particulière, permettant de repérer des fractures et de localiser balles et éclats d’obus avant toute chirurgie. Marie Curie trouve alors la forme que prendrait son engagement :  » Ayant voulu, comme tant d’autres, me mettre au service de la Défense nationale dans les années que nous venons de traverser, je me suis aussitôt orientée du côté de la radiologie  ».
  Le travail de Marie Curie va tout d’abord consister en un recensement des appareils disponibles. Elle va également se faire former aux rudiments de l’examen radiologique par le Docteur Béclère. Mi-août 2014 (dix jours après le début des hostilités), elle obtient une attestation du Ministère de la Guerre pour mettre en place un équipe de manipulateurs pour les services de radiologie. Elle devient directrice du service de radiologie de la Croix Rouge, une nouvelle aventure peut commencer.

Pourquoi….?


Pourquoi dit-on un  »bouc émissaire » ?

Comme chacun sait :
  Un bouc émissaire est une personne à qui on attribue injustement la responsabilité d’une faute.

Les origines de cette expression seraient religieuses.
   Durant Yom Kippour, le jour du pardon chez les juifs, le grand prêtre d’Israël devait tirer au sort un bouc pour permettre à la population d’évacuer ses péchés. L’animal était alors envoyé dans le désert d’Azazel, portant symboliquement le fardeau de toutes les mauvaises actions.
  Le nom de ce bouc en latin donna  » caper emissarius  » ou  » le bouc envoyé  » .
Donc celui qui porte la responsabilité pour les autres alors qu’il n’a rien fait subi le même sort que cet animal. bouc animal

   P.S : Georges Clemenceau aurait dit  dans le cadre de l’affaire Dreyfus :  » Tel est le rôle historique de l’affaire Dreyfus. Sur ce bouc émissaire du judaïsme, tous les crimes anciens se trouvent représentativement accumulés.  ». 

Pourquoi ???….


….dit on que les bébés naissent dans les choux ? choux.jpg

Cette curieuse légende selon laquelle les garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses n’a pas une, mais deux origines revendiquées :
  La première de ces deux théories souligne que depuis l’Antiquité le chou est un symbole de fécondité. Cela s’explique vraisemblablement par sa forme et sa composition: ces innombrables feuilles superposées.
   Ainsi on sait qu’à cette période mais aussi au Moyen-âge on servait traditionnellement de la soupe aux choux soupe aux choux aux jeunes couples afin d’augmenter leurs chances d’avoir un bébé. De plus on a dit que le chou aidait au développement du fœtus et faisait partie des aliments qui permettaient d’augmenter la qualité du sperme.

  Du coté des filles, c’est la même chose. La rose rose fleurdans laquelle elles sont censés naitre est elle aussi constituée de multiple couches, de pétales en l’occurrence. Et cette fleur est depuis l’Antiquité associée à la féminité.

   Selon la seconde théorie, l’explication réside dans la mythologie grecque. On dit que le roi Agamemnon parti à la guerre, sa femme Clytemnestre accoucha de quadruplés, trois filles et un garçon. On enveloppa les trois filles dans des pétales de rose. Quant au garçon il fut enveloppé dans des feuilles de chou se trouvant ce jour-là, comme les roses, sur la table du roi. Pourquoi donc ? Afin que l’enfant n’ait aucun trait de caractère féminin.
     Quelle que soit son origine cette référence aux choux et aux roses est bien utile… car elle permet de ne pas répondre précisément aux questions techniques des petis enfants. Et c’est certainement cela qui en a assuré le succès au cours des siècles !