çà s’est passé il y a …..


  environ 78 ans ( ce billet sera peut-être long , trop long ? ) Mais…..peut on ,doit on oublier ? 

 » La rafle du billet vert  »  :

En mai 1941, à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le «billet vert» : ils sont «invités à se présenter» le 14 mai dans divers lieux de rassemblement «pour examen de situation».

    Leur liste a été établie grâce au fichier du recensement effectué à partir de septembre 1940 par les autorités françaises, sur ordre de l’occupant allemand.

   Ils doivent être accompagnés d’un membre de leur famille ou d’un ami. Persuadés qu’il s’agit d’une simple formalité, beaucoup s’y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d’aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres .

   3 700 Juifs sont ainsi arrêtés dans la région parisienne : c’est la «rafle du billet vert». Cette première rafle précède de quatorze mois la rafle du Vél d’Hiv.

embarquement

 

   Conduits à la gare d’Austerlitz en autobus, les Juifs sont transférés le jour même en train vers le Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

1 700 d’entre eux sont internés à Pithiviers, 2 000 à Beaune-la-Rolande. Ils y resteront  pendant plus d’un an, dans l’ignorance totale du sort qui leur est réservé. Beaune

 

    Le 8 mai 1942, 289 d’entre eux sont transférés au stalag de Compiègne-Royallieu, d’où ils sont majoritairement déportés vers Auschwitz le 5 juin 1942.

   Les autres connaissent  bientôt le même sort. Trois convois partent directement vers Auschwitz : le 25 juin et le 17 juillet 1942 de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-La-Rolande.

    Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande sont la concrétisation de la politique antisémite et de collaboration engagée par le régime de Vichy dès son arrivée au pouvoir.

    Un décret du 4 octobre 1940, signé par le maréchal Pétain, a permis d’interner «les ressortissants étrangers de race juive» dans des camps spéciaux, sur simple décision préfectorale et sans motif. Le «statut des Juifs», paru la veille, avait donné une définition «française» ( différente de  celle des nazis ) de la «race juive» et édicté les premières interdictions professionnelles (fonction publique, presse, cinéma …).

  Au printemps suivant, cette politique antisémite s’intensifie sous les pressions allemandes, avec la création du Commissariat Général aux Questions Juives et l’internement d’un total d’environ 5 000 Juifs étrangers de la région parisienne.

  C’est ainsi que sont créés les camps jumeaux de Pithiviers et de Beaune-la-RolandePithiviers. Le choix de ces petites villes du Loiret est dû à leur proximité de Paris, à une bonne accessibilité par le chemin de fer, à la possibilité de trouver sur place du ravitaillement et à la présence d’installations sécurisées (barbelés, miradors) qui ont déjà hébergé des prisonniers de guerre français, transférés depuis en Allemagne.

Les camps sont administrés par la préfecture du Loiret, à Orléans ; un Service des Camps a été mis en place.

Les internés sont installés dans des baraques en bois mesurant 30m sur 6m, avec soubassement de béton. Dans chaque baraque, de chaques côtés d’un couloir, deux rangées de châlits (lits à deux ou trois étages), remplis de paille ; paillasses et couvertures sont en nombre insuffisant ; 2 poêles seulement pour se chauffer, et aucune place pour le rangement.chalits

 

   Les conditions de vie y sont  très mauvaises. En particulier les installations sanitaires et médicales ne sont pas  » opérationnelles  » à l’arrivée des internés. La situation va un peu s’améliorer, mais l’alimentation reste insuffisante , l’hygiène très précaire (la prévention des épidémies étant le seul souci de l’administration ), le logement insalubre (les baraques sont étouffantes en été, très froides en hiver, à la fois mal isolées et non aérées).

   Le personnel de surveillance, français, a une triple origine : des gendarmes venus de la banlieue parisienne, chargés d’assurer la sécurité extérieure, des douaniers repliés du sud-ouest, chargés de la sécurité intérieure, et, en renfort, des gardiens auxiliaires, recrutés localement.

   Le chef de camp est un capitaine de gendarmerie en retraite, plutôt âgé, attiré par le cumul emploi-retraite. Il est assisté d’un gestionnaire à plein temps et d’un médecin-chef, un médecin de ville qui assure quelques vacations, l’essentiel du travail étant pris en charge par des médecins juifs internés.

   Selon le comportement de la direction, le régime intérieur du camp oscille entre des périodes de laisser-aller indifférent et d’autres où la répression s’intensifie, avant finalement de se durcir considérablement suite aux reproches de la hiérarchie préfectorale, de la presse collaborationniste, et surtout des Allemands, qui obtiennent, en avril 1942, le remplacement du chef du camp de Pithiviers jugé trop laxiste.

  Les internés ne voient pratiquement jamais d’Allemands, si ce n’est à l’occasion de quelques visites d’inspection , et lors des «départs» en déportation, au moment de l’embarquement dans les wagons à bestiaux.

  Par contre, des pressions allemandes s’exercent sur la préfecture d’Orléans, vite suivies d’effets : la Feldkommandantur infléchit ainsi les pratiques d’internement des autorités françaises, au point, finalement, de les piloter. La seule réticence notable de la part des fonctionnaires du Loiret se manifeste lorsqu’ils demandent que les Allemands respectent la voie hiérarchique pour faire passer leurs exigences : en cela, ils sont d’ailleurs de zélés pratiquants de la collaboration d’État.

   Les réactions des internés devant le sort qui leur est fait sont diverses et varient au fil du temps. Ils cherchent des moyens d’échapper à une situation qui les inquiète de plus en plus, que ce soit un motif officiel de libération ou une filière clandestine pour s’évader. évasion L’évasion toutefois devient de plus en plus difficile au fil des mois, et fait en plus  l’objet d’un débat complexe entre les internés, entre les internés et leurs familles, entre les internés et les organisations de résistance. Ils s’efforcent cependant , de trouver des moyens pour améliorer leurs conditions de vie, grâce à un réseau d’amis ou par une  affectation qui offrirait des opportunités de sortie (travail ou corvées à l’extérieur du camp).

   Le temps passant, des groupes organisent une vie culturelle (conférences, cours, débats, théâtre, chorale, ateliers artistiques), aidée par la présence d’artistes, d’artisans et d’intellectuels internés. L’administration laisse faire : ces activités lui garantissent un certain calme, et elle peut user de leur privation comme d’un moyen de sanction.

  Des groupes d’internés réussissent à se structurer en un comité clandestin de résistance et à établir le contact avec des mouvements extérieurs au camp. C’est ainsi que s’organise une circulation clandestine de courrier. Deux journaux, clandestins eux aussi, sont rédigés par des internés ! Et recopiés à la main dans le camp.

   Les internés vivent leur enfermement en se retrouvant au sein de groupes variés : habitants d’une même baraque, équipes de corvées intérieures ou extérieures ( ces dernières étant les plus prisées car quand on sort, même sous surveillance et pour travailler, on peut nouer des contacts -, groupes d’activités culturelles, participants aux multiples débats plus ou moins informels, simples groupes d’affinités (les jeunes, les croyants, les lecteurs, les peintres etc.).

   Certains internés travaillent à l’extérieur ( dans des fermes, des usines, des chantiers forestiers, des carrières ) , qui à l’époque manquent tous de main d’œuvre. Travailler permet à la fois de sortir des barbelés, de tromper l’ennui, de trouver une meilleure alimentation et un maigre appoint financier ou de rechercher des opportunités d’évasion.

   Les internés peuvent rester en rapport avec leurs familles encore en liberté (mais confrontées à l’aggravation progressive de la persécution) par le courrier, par les visites, et même, dans un premier temps, par des permissions. Ils peuvent également recevoir des colis. Le lien maintenu est fragile : il est quelquefois brutalement interrompu par mesure disciplinaire.

Au cours de l’été 42 : nouvelles rafles
   Après la rafle du Vel d’Hiv, entre le 19 et le 22 juillet 1942, près de 8 000 personnes (parmi lesquelles plus de 4 000 enfants, souvent très jeunes ) , sont transférées dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, conçus pour en accueillir moitié moins. Pourtant prévenue de l’arrivée de milliers de personnes, l’administration des camps n’a rien prévu, ni pour l’hébergement ni pour l’alimentation, en particulier pour de très jeunes enfants. La pagaille rêgne : Tout manque ( nourriture, médicaments, couvertures, vêtements) .Les femmes et d’enfants sont installés sur de la paille posée à même le sol. À Pithiviers, dès le 20 juillet, les baraques sont saturées. Le 21, ce sont plus de 2 000 personnes supplémentaires qui arrivent : elles sont entassées dans un hangar réquisitionné.

La situation sanitaire étant catastrophique, des épidémies se déclarent. Faute des soins nécessaires, plusieurs enfants meurent.

  Dès la mi juillet, l’administration française a exprimé «le souhait de voir les convois à destination du Reich inclure également les enfants».

   Or, à cette période, les nazis ne réclament que les adolescents de plus de 15 ans. En attendant l’autorisation de Berlin pour déporter les enfants Aline, il est envisagé de les séparer de leurs parents, qui doivent être déportés dans les jours qui suivent. Finalement çà se produit fin juillet dans les camps d’internement du Loiret.

  Fin juillet, la décision est prise de déporter les adultes, pour compléter l’effectif des convois prévu lors des accords franco-allemands.

   Brutalement séparés de leurs enfants les plus jeunes, les mères et les grands adolescents sont alors massivement déportés par 4 convois partant directement des gares de Pithiviers et Beaune-la-Rolande vers Auschwitz, du 31 juillet au 7 août.

    Les enfants restent seuls, livrés à une détresse absolue, matérielle et psychique.

   L’accord écrit pour la déportation des enfants arrive de Berlin mi août.

   Entre le 15 et le 25 août, les enfants sont transférés à Drancy , d’où ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau, majoritairement par les convois du 17 au 28 août 1942. Ceux qui ne partent pas dans ces convois partiront un peu plus tard,  le 21 septembre , depuis la gare de Pithiviers (la plus jeune a 2 ans).

Aucun des enfants déportés n’est revenu.

  Après septembre 1942, les internés juifs de Pithiviers sont transférés à Beaune-la-Rolande. Le camp de Pithiviers enferme désormais, de septembre 1942 à août 1944, des «internés administratifs», essentiellement des communistes internés par décision préfectorale.

   Le camp de Beaune-la-Rolande absorbe, pour des durées provisoires, les sureffectifs du camp de Drancy, ou encore «héberge» les «catégories» d’internés jugées, au moins pour un temps, «non-déportables». La vie du camp est alors rythmée par le départ de quelques convois pour Drancy, par un va-et-vient de groupes de centaines d’internés, constamment reclassés et déplacés. Les Allemands décident, et l’administration française applique systématiquement leurs décisions.

    En juillet 1943, après une inspection d’Aloïs Brünner dans le Loiret, les internés seront tous rassemblés à Drancy, et le camp de Beaune-la-Rolande sera fermé.

Inquiétude


  Il est 6h00 et Lurcy s’éveille , mais moi , je n’ai pas sommeil ……….

  Je suis inquiet : çà fait plusieurs jours que je ne parviens pas à joindre mes parents , j’ai téléphoné : Pas de réponse , envoyé des S.M.S à mon père : Idem !

Etant données mes relations avec mes frères et ma sœur , je n’ai même pas trouvé le N° de téléphone de Anita ( ma sœur ) .

Inquiet car ma mère a été opérée du cœur il y a un an environ alors ???

Demain , je réessaierais et si pas de résultat , leurs enverrais un courrier postal ……Et…………

 

Horrible …..


 

Le chien affamé a été obligé de ronger sa patte pour se nourrir

La police de Caroline du Sud a retrouvé un dogue allemand famélique, abandonné par ses maitres qui l’avaient attaché à une poutre métallique sans nourriture ni eau. Pour survivre, le chien affamé n’a pas eu d’autre choix que de ronger sa propre patte. Regardez les images terrifiantes de cet animal qui a pu être sauvé in extremis, à qui il manque quasiment toute une patte arrière.

Le refuge de l’Arche de Noë, situé dans l’agglomération de Ware Shoals, en Caroline du Sud, est venu en aide d’un animal en grande détresse. Les services de protection des animaux ont trouvé « plusieurs chiens qui vivaient dehors », lorsqu’ils sont arrivés d’urgence pour une intervention. « Deux allaient bien, mais Luke, un dogue allemand, était tellement affamé qu’il avait mangé sa patte pour survivre. Il semblerait qu’il était dans cet état depuis au moins deux semaines », écrit le refuge sur sa page Facebook.

L’état de Luke est toujours instable

Emmené d’urgence à la clinique vétérinaire pour soigner son moignon à la patte, il souffre aussi de graves problèmes respiratoires et encore aujourd’hui, son état est instable. Toutes les opérations qu’on lui fait subir, il doit les supporter sans anesthésie, car son état ne permet pas de l’endormir. « Luke a eu deux bons jours, puis ensuite son corps n’a plus pu supporter les infections qui se répandaient. » Il faudra attendre quelques jours supplémentaires, le temps qu’il reprenne un peu de forces, avant de pouvoir envisager des opérations plus lourdes pour le sauver.

Les propriétaires des chiens ont été arrêtés

Depuis, la police a arrêté ses propriétaires. Jessica James et Skylar Craft, 32 et 38 ans, ont été inculpés pour maltraitance animale. Lors des interrogatoires séparés, ils n’ont pas livré la même version des faits, notamment en ce qui concerne la période durant laquelle les animaux avaient été laissés à l’abandon. Selon eux, ils ont essayé de soigner eux-mêmes les blessures de Luke, mais n’avaient pas assez d’argent pour l’emmener chez le vétérinaire. Il faut savoir que Luke est le surnom donné par le refuge. Lorsqu’il habitait chez lui, Luke s’appelait Lucifer. Cela indique déjà l’amour que ce couple portait à l’animal.

J’ai un fils formidable !!!


   Emmanuel est donc venu ce midi comme chaque semaine …..( le  » fameux  » couscous en boite ). 

 Après le  » bonjour , comment çà va ?  » lol et ma réponse   » mal très mal  » , il m’a bien évidemment demandé des détails …. J’ai commencé par le plus insignifiant : La télé lol , ( depuis quelques jours, je ne peux voir que quelques chaines ) …..Là , il prends son téléphone (  » smart- phone ? » ) smart phone???? et en quelques secondes , la télé  » revint à elle  » : Ne manquent que 2 ou 3 chaines , comment c’est possible çà ????? Un portable n’est pas une télé-commande ?  Bref …

Vint alors le plus grave : L’interdit bancaire !

   Je lui explique les faits :  » Il faut que je paie 325 euros environ et en espèces pour que l’interdit soit levé  » . Ce n’est pas une somme énorme , mais sans C.B ni chéquier ????? Comment me les procurer ? 

  Manu : » c’est tout ?  » Moi :  » ben oui apparemment  » . Alors !!!  Il me dit  » attends je reviens  » , et sort illico ……

Quelques minutes après , il revint avec une liasse de billets billets banque= à 320 euros !!!( pris au distributeur de la banque postale justement ) ….. » Tiens prends çà et tu vas à la poste , surtout demandes un reçu , et tu m’envoies un texto pour me dire comment çà a été , O.K ? « 

Moi , la gorge serrée , je n’ai pu que lui dire merci ……..

Il est parti sans même boire un café ( avec tout çà , il était en retard pour le travail )….

J’ai attendu l’heure de l’ouverture du bureau de poste et y suis allé …..C’est la jeune femme qui  » suit  » mon dossier qui était au guichet  ,elle m’accueillit par  un  » bonjour , vous avez des nouvelles ?  » Moi : » Oui  » en posant les billets sur le comptoir …En comptant l’argent , elle me lança un  » vous avez l’enveloppe ?  » ???? 

Tu parles que j’ai pensé à une enveloppe ! 

  Alors elle m’en a vendu une , m’a dit quelle adresse mettre dessus  » , a encaissé le prix de l’enveloppe plus quelques centimes de frais ?  » puis m’a donné le reçu…………

Théoriquement , encore une semaine environ et ce sera bon : Plus d’interdit bancaire ouffffffffffff!!!!!!

Sitôt rentré, j’ai envoyé le texto à Emmanuel …..

  Vous pouvez imaginer que c’est là que je ressens l’Amour qui nous lie , je ne regrette pas, ne regretterais jamais d’avoir demandé et obtenu la garde de  » mon » bébé de 6 mois en 1981 !!!!Il y a 37 ans déjà …….

P.S :C’est d’autant plus touchant , qu’il a aussi beaucoup de problèmes personnels de son côté en ce moment ……..

 

çà continue!!!!


 Comme si mes divers ennuis de ces derniers temps ( interdit bancaire , angoissé par l’état de ma mère ,etc……) ne suffisaient pas …

  Ce midi j’ai à nouveau appris quelque chose , un  » événement   » auquel je ne m’attendais pas : Quelque chose d’extrêmement négatif et difficile à assimiler 

  Comme çà concerne Emmanuel , je n’en dirais pas plus  ici , en public car je sais qu’il lit mes blogs ….

  Si un (e ) de mes amis en qui j’ai confiance , veut en savoir plus : => Via un mail ou….téléphone …..Mais…..C’est très difficile ; je ne sais plus où j’en suis là ……triste

Out….


  Là , je vais me déconnecter…..me demandant si écrire que c’était mon anniversaire a été une bonne chose …..Le positif fut les témoignages / commentaires de nombreux amis  » virtuels  »  , le négatif ? Peut-être est ce un peu /beaucoup ? présomptueux de  » clamer  » qu’on a pris un an de plus sur son blog …

Enfin , c’est fait alors…………….

 

Lettre d’une jeune fille …..


Dans celle-ci, l’Australienne écrit que c’est « une chose étrange » que d’accepter de mourir si jeune. Elle implore les gens d’arrêter de porter autant d’attention au « stress insignifiant de la vie », de se plaindre moins et « d’apprécier leur bonne santé ».

Voici quelques passages traduits de sa lettre:
« C’est une chose étrange que de réaliser et d’accepter votre mortalité à 26 ans. C’est simplement l’une de ces choses que l’on ignore. Les jours passent et on s’attend à ce qu’ils continuent passer, jusqu’à ce que l’inattendu se produise. Je m’imaginais toujours vieillir, ridée et grise, probablement à cause de ma grande famille (beaucoup de gamins) que je projetais de construire avec l’amour de ma vie. J’en ai tellement envie que ça fait mal.
C’est la vie, c’est fragile, précieux et imprévisible et chaque jour est un cadeau, pas un droit donné.

J’ai 27 ans maintenant. Je ne veux pas y aller. J’aime ma vie. Je suis heureuse… Je le dois à mes proches. Mais le contrôle est hors de ma portée (…)
Je veux juste que les gens cessent de porter autant d’attention au stress insignifiant de la vie, et qu’ils essayent de se rappeler que nous avons tous le même destin à la fin. Alors faites ce que vous pouvez pour que votre temps en vaille la peine (…)
Toutes ces fois où vous vous plaignez de choses ridicules (je l’ai beaucoup remarqué ces derniers mois), pensez à quelqu’un qui est vraiment confronté à un problème. Soyez reconnaissant que ce ne soit qu’un problème mineur et surmontez-le. C’est une chose de reconnaître qu’un problème est agaçant, mais essayez de ne pas vous enfoncer et d’avoir un impact négatif sur les autres (…)
Une fois que vous avez fait cela, sortez et prenez une grande respiration de cet air frais, inspirez profondément, regardez à quel point le ciel est bleu et à quel point les arbres sont verts. C’est tellement beau. Pensez à quel point vous êtes chanceux de pouvoir le faire – respirez (…)
« Rappelez-vous que la santé ce n’est pas que le physique. Faites aussi en sorte de trouver votre bonheur mental, émotionnel et spirituel (…) »
Holly Butcher termine sa lettre en demandant à ceux qui la lisent de faire don de leur sang: « c’est ce qui m’a aidée à rester vivante une année de plus, une année que je serai éternellement reconnaissante d’avoir passée sur Terre avec ma famille, mes amis et mon chien. Une année à travers laquelle j’ai vécu quelques uns des meilleurs moments de ma vie. »

Y. Jamait c’est qui ?


  Après un 1er album «De verre en vers», couronné de succès, et qui l’a révélé au grand public (plus de 60.000 albums vendus), Yves Jamait lève le voile sur son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Enfant de prolo de la région de Dijon élevé par sa mère, s’étant frotté au monde ouvrier durant toute sa jeunesse, Jamait découvre aujourd’hui avec ses yeux d’enfant ce succès naissant, alors que ce métier reste pour lui un éternel rêve de gosse.
  C’est en effet très tôt qu’il se prend d’amour pour la « variétoche française », comme il aime à le dire, découvrant Maxime Le Forestier alors qu’il était aide-cuisinier dans une colonie de vacances. Du coup, très vite, il achète les disques du chanteur et s’essaye à l’écriture. Il s’en suivra la création de son premier groupe L’Adam de Sagesse, dont l’existence durera le temps d’un concert avant d’être rattrapé par des années sombres de dérive avec pour seul horizon : les zincs. Ce sera la naissance de son fils qui sera l’électrochoc pour Jamait. Alors ouvrier à l’usine, il rencontre un musicien et crée un trio au nom sans équivoque: » De verre en Vers « . Le groupe tourne dans la région dijonnaise et embrasse un public de plus en plus large.
  A 38 ans, Jamait quitte l’usine et avec sa prime de licenciement – et celles des autres membres du groupe – finance la réalisation dudit premier album autoproduit, De verre en vers. Ce premier galop d’essai, passé auprès du public avec brio, Yves Jamait nous dévoile désormais son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Cet album plus sombre, selon les propres termes de cet enfant de prolo, met en lumière la personnalité torturée de ce saltimbanque écorché, à la tendresse sincère, casquette irlandaise éternellement vissée sur la tête, devenu chanteur sur le tard.
  A l’écoute de l’album, on pourrait penser  tout simplement cueillir ces 15 nouvelles chansons comme l’on cueille ce charmant sourire vermillon que la nature en fête adresse aux hommes ? Un gentil coquelicot ? Loin de là.
  Ici, le coquelicot n’est pas que gentil, c’est le rouge étendard des étés inondés de soleil; c’est la tâche de sang clair des moissons d’or.
 C’est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur, à l’image de son interprète, mais c’est aussi sa face sombre : une fleur rebelle qui peuple non seulement les blés mûrs, mais aussi tous les terrains vagues, toutes les cultures. Indomptable comme lorsque le coquelicot pousse en gros massifs frémissants sur les flancs des collines.
  Et plus encore : c’est aussi le cousin en habit éclatant du pavot oriental aux « vertus dormitives » qui calme, adoucit, mais ne tue jamais.
« J’aime cette fleur, explique Yves Jamait, car c’est une fleur rebelle qu’on ne peut pas mettre en pot ni en bouquet ». Comme à son image : celle d’un artiste qu’on ne peut pas museler ni mettre en cage.
  Et, de reprendre : « J’aime le rouge du coquelicot, cette couleur étendard. Et puis, le coquelicot, c’est aussi le pavot et cela ressemble à un sexe de femme. Bref, toutes ces métaphores me plaisent et résument bien l’album ».
Un album de composition réaliste qui, une nouvelle fois, procure des émotions brutes, indicibles, avec des textes burinés par la vie et l’envie de piquer juste et au cœur.
  On y découvre plus que jamais les fêlures d’un artiste attachant, cabossé par la vie, à la voix de râpe, comme rétamée par l’enclume des zincs trop longtemps fréquentés et qui trahit parfois mal une voix éreintée par la cigarette. Du vécu.
  Jamait chante la vie, son quotidien et ses galères avec une interprétation déchirante atypique. Des rengaines réalistes et populaires, écloses sur les pavés des cités sombres, qui racontent l’amour perdu, les adieux merdeux, la fraternité, la vie des zincs, des cirques, la complainte d’un clown, les déboires d’une vie de dézingué avec cette pudeur qui sied aux poulbots de culture ouvrière.
Les chansons
Tout l’univers de Jamait y figure : des amours détroussées comme dans L’Adieu merdeux (« Il est un peu merdeux ton adieu / C’est vraiment l’plus merdeux des adieux…Je te préfère dans tes silences immobiles, comme deux cœurs arrêtés / Déposés là, comme des distances entre nous, pour l’éternité ») ou le superbe Qu’est-ce que tu fous ? sorte d’appel vibrant au retour de l’être aimé. (« Qu’est-ce que tu fous sans moi ? / Qu’est-ce que tu fous là-bas ? / Tu dois avoir, j’imagine, une raison à toi pour ne pas être là / Je suis sûr qu’il t’embobine / Je suis sûr qu’il te regarde avec, au fond des yeux, des promesses d’amour / Quel que soit le serment qu’il farde, tu n’y vois que du bleu dans cette basse cour ») ;
Ou encore des amours tangentes qui ne tiennent qu’à un fil comme la chanson L’Equilibre (« Tu me dis que je perds l’équilibre sur le fil du temps / Que je serai plus facile à suivre à mon enterrement / Que le vin qui m’enivre à de mauvais relents »).

  Jamait nous livre également sa « poétique des bistrots », avec la reprise de la chanson d’Aznavour (une de ses idoles), La Salle et la Terrasse ainsi que dans la chanson Jean-Louis ou le monologue du client (« Boire, ça réchauffe le cœur, même si ça nique le foie./ Pour sortir d’la torpeur que veux-tu, je bois / Allez mon vieux Jean-Louis, sers m’en donc une dernière, je m’sens un peu aigri, pour tout dire, j’suis amer »).

  Mais Jamait chante également la vie, éclairant d’un jour cru son expérience de « cette chienne de vie », qui ne l’a pas toujours ménagé, à l’instar de la chanson C’est la vie, une des plus courtes mais assurément la plus percutante : « C’n’est pas moi qui suis aigri, c’est la vie qu’est mortelle, qui te sort du nid et te rogne les ailes ». Tout est dit.

  Une émotion qui atteint son paroxysme lorsqu’il interprète Vierzon, chanson dédiée à son père, en écho à Barbara, Béranger et Brel. « J’ai retrouvé mon père il y a 2 ans, je ne l’avais jamais connu. On m’a appelé pour me dire qu’il était mort, vers Vierzon. En allant là-bas, j’ai touché pour la première fois un mort et j’ai découvert mon père. Cela m’a suffisamment bouleversé pour que j’en fasse une chanson.»

  Jamait ponctue l’album avec Dijon, sa ville de naissance, ville avec qui il nourrit une relation d’amour – agacement (« Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde/ Je te salue, ma vieille Dijon/ Et nulle part au monde je n’aurais voulu naître./ Bien sûr tu as exacerbé mes aigreurs de jeunesse/ Mais tu es longue à décoincer, à te bouger les fesses/ Aussi, j’ai voulu te quitter pour une autre, plus littorale/ Bien que la fille fût dessalée, me manquait mon canal/ Et vois-tu, je suis revenu, ma précieuse bourgeoise/ Et je ne te quitterai jamais plus pour une plus grivoise »). Sorte de Toulouse à lui.

  Jamait peint les images de notre société sans contestation sirupeuse.
Il va chercher au tréfonds de nos sentiments les plus intimes pour nous les restituer avec opulence, redonnant à la culture populaire ses plus beaux blasons avec, en filigrane, cette impérieuse urgence à donner de l’émotion brute,
qu’elle fasse sourire, pleurer, se rebeller, voire se révolter.