chasse à l’enfant….


En août 1934;à Belle-île , dans la colonie pénitentiaire de Haute-Boulogne qui accueille depuis 1880 des mineurs délinquants ,une révolte vient d’éclater ..A la cantine ,les surveillants ont frappé un enfant qui avait croqué dans son fromage avant de manger la soupe !….Aussitôt,ses camarades se jettent sur eux ,et les rouent de coups ,saccageent le mobilier et s’enfuient dans la campagne .Les gardiens,aidés par les gendarmes et les habitants ,se lancent à leur poursuite. Après quelques heure,le 56 sont retrouvés et sévèrement punis.Un article publié dans Paris-Soir relate la révolte et alerte sur les conditions de détention de ces mineurs .

Emu par ce récit, Jaques Prévert

Jaques Prévert

compose un poème ,  » La Chasse à l’enfant »,qui va fire bouger les choses.Mais il faudra attendre la fin de la guerre pour que la colonie devienne un institut d’éducation surveillée, qui fermera ses porte en 1977 .

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Le pôème de Prévert :

La Chasse à l’enfant
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l’île
On voit des oiseaux
Tout autour de l’île
Il y a de l’eau
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu’est-ce que c’est que ces hurlements
Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Il avait dit « J’en ai assez de la maison de redressement »
Et les gardiens, à coup de clefs, lui avaient brisé les dents
Et puis, ils l’avaient laissé étendu sur le ciment
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant, il s’est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes, les touristes, les rentiers, les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Pour chasser l’enfant, pas besoin de permis
Tous les braves gens s’y sont mis
Qui est-ce qui nage dans la nuit ?
Quels sont ces éclairs, ces bruits ?
C’est un enfant qui s’enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent ? Rejoindras-tu le continent ?
Au-dessus de l’île
On voit des oiseaux
Tout autour de l’île
Il y a de l’eau

Une chason ausi: vidéo( tjrs sans le son pour moi )

( Les Frères Jacques aussi l’ont chantée)

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La colonie pénitentiaire ( aujourd’hui )

Bref résumé des maison  » de correction  » en France:


1836 : L’idée d’enfermer les enfants dans des lieux spécifiques est née au XIXe siècle. On crée cette année-là à Paris la Maison d’éducation de la petite Roquette pour les jeunes vagabonds.En 1838 ouvre la première Colonie agricole. D’autres suivront. On les appelle aussi des Maisons de correction ou des Colonies pénitentiaires, qui doivent rééduquer les mineurs par le travail et l’apprentissage.

En 1934, les jeunes colons de Belle-Ile-en-Mer se révoltent. On comprend que ces bagnes pour enfants sont en fait une école de la violence
(Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant…
poème de Prévert relatant cette révolte qui, à l’époque, avait très fortement marqué les esprits).

En 1945, après la guerre, l’ordonnance de 1945 crée des Instituts publics d’éducation surveillée, grands internats où les jeunes reçoivent une éducation scolaire, religieuse et professionnelle.En 1970, ils sont remplacés par des Centres d’observation. Celui de Juvisy est entouré d’un mur de 4 mètres de haut et d’un grand fossé. En fait, de l’avis même de l’ex-directeur du centre, c’est une vraie cocotte-minute, où se déroulent des scènes d’une violence inouïe.En 1979, Alain Peyrefitte met fin à l’expérience.(il n’y a que 43ans!!!)Depuis, on a créé des Foyers d’action éducative, des Centres éducatifs renforcés mais sans en fermer les portes à clé.

Le signe @…et autres


Tout le monde qui utilise internet connait ce signe …Mais d’où vient il , depuis quand existe-il ?

Et bien , j’ai lu qu’@ existait bien avant l’apparition d’internet !!! Son apparition daterait du VI ème siècle!

Les moines copistes

moine copiste ( image du net)

du moyen age utilisaient cet  » artifice  » pour gagner du temps dans leur besogne , ils auraient fusionné le  » a  » et le  » d  » du  » ad  » latin qui signifie  » vers là  » !

L’arobase a ensuite été utilisée dans les écritures commerciales ou religieuses pendant plusieurs siècles. Le signe s’emploie alors pour écrire les prix des marchandises. 

(Par exemple pour dire « cinq oranges à 1$ », en anglais « five oranges at 1 $ », les américains écrivaient « five oranges @ $ 1 » ) . Il a donc paru nécessaire de l’intégrer aux claviers des machines à écrire. 

A la radio ?, on avait trouvé une autre utilisation à ce symbole. Sa forme @ rappelait aux journalistes la bande magnétique. L’arobase était donc devenue le synonyme du mot « son » ou « interview »…

En 1971, Ray Timlinson

Ray Timlinson

, l‘inventeur des adresses mails a décidé d’utiliser l’arobase pour séparer le nom des émetteurs et de l’hébergeur comme Yahoo, Gmail ou Outlook. Elle a été ensuite reprise par les réseaux sociaux comme Twitter puis Facebook pour mentionner une personne.

Et les autres signes:

Le hashtag (Le hashtag (#) est un symbole informatique utilisé sur Internet pour indiquer un lien entre deux pages d’un même réseau. Ce système d’écriture est très utilisé sur le réseau social Twitter. Hashtag est en fait un  »mot balise » qui vient de la réunion de deux mots anglais : hash (marque), et tag (accroche) ou ….

….encore l’esperluette

esperluette

.

 

..

Le hashtag

Le hashtag « # » a d’abord été utilisé dans la typographie américaine pour indiquer un numéro. Mais son développement se fait vraiment avec l’arrivée d’internet et notamment à la fin des années 1980 sur le protocole de communication « Internet Relay Chat » ou , en français « discussion relayée par Internet ». Les personnes peuvent communiquer instantanément avec des discussions en groupe. 

Le # est alors utilisé pour nommer et différencier les conversations sur le protocole. 

On le voit ensuite apparaître dans les années 2000 sur des site web comme Flickr, dédié à la photo et pour différencier les thématiques présentes sur la page. 

Mais la plateforme qui va vraiment comprendre l’utilité de ce symbole est Twitter. Le 23 août 2007, un utilisateur et spécialiste des réseaux sociaux, Chris Messina

Chris Messina ??

, va proposer à sa communauté de regrouper les thématiques et les groupes autour du hashtag.

Après son succès, plusieurs internautes vont eux aussi utiliser le signe pour faire passer leurs messages, comme Nate Ridder

Nate Ridder ??

, habitant de San Diego qui va lancer le  »#sandiegofire » pour informer le monde entier des incendies dans la ville des États-Unis.

C’est seulement deux ans plus tard, en 2009, que Twitter va officiellement adopter le hashtag.

L’esperluette 

Pour certains, l’origine de l’esperluette « & » remonte à Cicéron. Tiron, qui était son secrétaire, aurait été le premier à utiliser le signe « & » mais aucune trace manuscrite n’a été retrouvée pour le certifier

Pour d’autres, c’est aussi à l’époque mérovingienne que l’esperluette voit le jour. Comme l’arobase, les moines copistes auraient mélangé les lettres « e » et « t » qui forment le mot « et » pour recopier plus rapidement les manuscrits. 

La méthode est alors restée et a ensuite été utilisée dans le commerce. Puis c’est à partir du XIXe siècle que le symbole a vraiment pris de l’importance, particulièrement dans la langue anglaise.

Aux États-Unis, le & est utilisé pour nommer des entreprises comme « Johnson&Johnson » ou « Gonzales&Cie » est très courant ou comme abréviation de l’expression « Madame et Monsieur » en « Mme & M ». 

Le tilde

Le tilde « ~ » ou la petite vague, est connu pour son utilisation dans les langues basque, bretonne, portugaise ou espagnole. 

Même si ces quatre langues sont proches et font même partie du paysage français, la France ne l’a en définitive pas adopté. En 2017, le tribunal de Quimper avait même refusé que le prénom « Fañch » soit attribué à un enfant, à cause du tilde, avant que la cour d’appel de Rennes ne revienne sur la décision

Pourtant ce signe ne nous est pas inconnu. Il était même beaucoup utilisé jusqu’au XVIIIe siècle comme abréviation de la lettre « n » ou comme marque de nasalisation ( Adjonction après la voyelle d’une consonne nasale qui lui donne un son approchant du français an, in, on, un )dans les textes. 

On peut notamment le voir dans de nombreux documents officiels français comme les ordonnances de Villers-Cotterêts en 1539 où on le retrouve trois fois. Ou alors dans un texte de 1567, où le roi Charles IX se présente comme le « roy de Frãce » et non « le roi de France. » 

Avec le temps,  »le tilde » a disparu du Français mais reste nécessaire à nos claviers si on veut écrire dans d’autres langues

Mary Ann Bevan, connue pour…


….. être la femme la plus laide du monde dans les années 1920

Mary Ann Bevan est une femme anglaise qui a été célèbre en tant que femme la plus laide du monde dans les années 1920.

Elle est née dans le quartier de Plaistow du grand Londres le 20 décembre 1874, l’une des 8 enfants d’une famille de la classe ouvrière.

Elle a épousé Thomas Bevan, un maraîcher, en 1903 et a vécu une vie relativement normale durant de nombreuses années.

C’était une femme d’apparence normale d’un mètre soixante-dix, mais à l’âge de 32 ans, Mary a commencé à remarquer des symptômes d’acromégalie, une maladie rare.(L’acromégalie est une maladie due à une hypersécrétion d’hormone de croissance appelée GH pour Growth Hormone, ou hormone somatotrope (STH). Cette hypersécrétion peut se développer avant ou après la puberté)

Son corps s’était mis à produire des hormones de croissance en excès, provoquant des migraines incessantes et un inconfort physique grandissant.

À l’extérieur, son apparence physique s’est également détériorée rapidement, la maladie générant un épaississement des os et une augmentation du volume des muscles ainsi que des organes.

Mary-Ann-Bevan-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920-avant-apres-acromegalie
Mary Ann Bevan, avant et après l’apparition de l’acromégalie .

Un malheur arrivant rarement seul, en mai 1914, Thomas mourut subitement, laissant à Mary quatre jeunes bouches à nourrir.

Avec la responsabilité de sa jeune famille et son physique devenu difficile, elle a enchaîne des petits boulots avant de se faire recruter par un cirque comme femme la plus laide du monde.

Un titre doux amer qui lui a apporté la célébrité, tournant en Angleterre, en Ecosse et aux USA où elle a fini au sideshow Dreamland de Coney Island ( un parc de New York ) où elle s’est installée définitivement.

Mary-Ann-Bevan-connue-pour-etre-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920

Quelques années auparavant, le titre de femme la plus moche était attribué à Juliana Pastrana ( atteinte d’hyperplasie gingivale et d’hypertrichose ?)

Juliana Pastrana .

 .

A l’abri du besoin, Mary Ann Bevan est devenue une patiente du célèbre neurochirurgien Harvey Cushing qui la défendait des moqueries et s’est même »fendu » d’une plainte au magazine Time contre l’utilisation faite du handicap de celle-ci.

Mary a continué à travailler comme l’une des principales attractions du cirque, gérant son titre de femme la plus laide en menaçant de poursuite quiconque le revendiquerait, jusqu’à sa mort en 1933 à l’âge de 59 ans.

Elle aura su rebondir face à l’adversité et utiliser son handicap de façon opportuniste.

Mary-Ann-Bevan-connue-pour-etre-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920-2

Plus récemment, dans les années 2000, c’est un autre médecin, Wouter de Herder

Wouter de Herder ?

endocrinologue des Pays-Bas, qui a pris la défense de la désormais défunte face à l’utilisation de son image sur une carte d’anniversaire humoristique de Hallmark Cards. La société a reconnu que c’était inapproprié et a retiré cette carte.

C’était il y a environ 93 ans :


La guerre des  » Cristeros  » , méconnue et…troublante a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.

Elle s’est terminée le 22 juin 1929 par un arrangement ( » Arreglos  » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l’intolérance avait entraîné les paysans à la révolte. 

Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d’excommunication !!. Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l’armée. 

Combattants Cristeros (1926-1929)

La Vendée mexicaine

Tout commence avec l’élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l’instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l’industrie du pétrole au grand dam des États-Unis

Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d’un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s’en prendre à l’Église catholique.

Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu’ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l’article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !

L’épiscopat se  » rebiffe » et suspend le 31 juillet 1926 l’administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.

Exécution en 1927, au Jalisco, du père Francisco Vera, coupable d'avoir célébré la messe
exécution d’un prêtre ayant célébré la messe  !

Les paysans se soulèvent (dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793 ), au cri de  »  Viva Cristo Rey ! ¡ Viva la Virgen de Guadalupe !  » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).

Ils sont par dérision surnommés  » Cristeros  ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de  » Cristiada ‘ (Christiade) mais ils sont désavoués par l’épiscopat, à deux ou trois exceptions près. Il n’empêche qu’avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu’ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d’habitants disséminés sur deux millions de km2.

Trois ans plus tard, l’armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d’environ 90.000 tués selon l’historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.

Arrangements bafoués :

Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l’aide de l’US Air Force dans son combat contre les Cristeros…

Terreur exercée par l'armée fédérale contre les Cristeros (1926-1929)Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.

Enfin, il conclut  » los Arreglos  » avec le Secrétaire d’État du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accord de Latran avec Mussolini.

À sa demande, le président mexicain s’engage à ne plus tenter d’appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu’il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s’agit que de sa parole. Aucun document n’est signé…

Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l’amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d’insurgés seront assassinés dans d’atroces conditions aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.

L’armée ne s’en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l’Ouest avec le désir d’éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en fait état dans son roman  »La Puissance et la Gloire ». Il s’ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle  va durer de 1934 à 1938 sans qu’il soit possible d’en évaluer le nombre de victimes.

Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.

L’émotion suscitée par ‘ los Arreglos  » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d’État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII ).

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La guerre des Cristeros a été longtemps occultée tant par l’historiographie officielle que par le Saint-Siège.

Elle est sortie de l’oubli à la faveur d’une volumineuse thèse de l’historien français Jean Meyer, qui l’a découverte en 1964, quand il n’était encore qu’un jeune étudiant à l’écoute de Pierre Chaunu. Il a publié sa thèse en 1975 :  » La Christiade, l’État et le peuple dans la révolution mexicaine  » .

Histoire du christianisme, Hors-série N°7Le 13 mai 2014, les éditions CLD ont réédité le livre de Jean Meyer dans une version enrichie et réactualisée :  »La rébellion des Cristeros, L’Église, l’État, le peuple dans la Révolution mexicaine  » . Elles ont édité aussi une version illustrée du même ouvrage :  »La Cristiada, la lutte du peuple mexicain pour la liberté religieuse  » .

En 2012 le film Cristeros du réalisateur Dean Wright lui a donné une nouvelle visibilité. La revue Histoire du christianisme a par aussi consacré un remarquable hors-série aux Cristeros (printemps 2014), incluant un entretien avec Jean Meyer, des articles de celui-ci et une analyse du film de Dean Wright.

L’armée US embarrassée…..


…..par un bâtiment en forme de svastika

L’armée américaine va dépenser 600.000 dollars (425.000 euros) pour « camoufler » le toit d’une caserne de la base navale de Coronado (San Diego) qui présente une vaste forme de croix gammée vue du ciel, rapporte le New York Times. La forme de ce bâtiment datant des années ’60 était passée inaperçue jusqu’au moment où des internautes l’ont découverte via le site web « Google Earth » et ses vues aériennes.

La Navy était au courant de ce toit en forme de svastika mais n’avait pas jugé opportun de le modifier. « Il n’y avait aucune raison de refaire le bâtiment puisqu’il était en service », a expliqué une porte-parole de la base. Elle a ajouté que ce bâtiment n’était pas dans une zone de vols commerciaux et que personne ne pouvait donc le remarquer. « Dans les années 60, internet n’existait pas. Nous ne voulons offenser personne et ne voulons pas être associés à ce symbole« , a ajouté la porte-parole.

Ce n’est pas la première fois que Google Earth permet de déceler une structure en forme de croix gammée. En 2006, des internautes avaient repéré une fontaine en forme de svastika trônant au centre de Maasmechelen. Les autorités communales avaient décidé de modifier la forme de la fontaine. (belga)

La pascalisation….


Qu’est-ce que la pascalisation ?

La conservation des aliments, dans les meilleures conditions possible, est l’un des enjeux majeurs de l’industrie agro-alimentaire. À cet égard, la pascalisation est un procédé prometteur.

Une méthode efficace de conservation des aliments :

La pascalisation est une technique utilisée pour prolonger la durée de conservation des aliments. Elle est employée pour conserver de nombreux produits, comme les yaourts, les fromages, le lait ou encore les jus d’agrume.

Cette technique de conservation consiste à les soumettre à une très forte pression, de l’ordre de 6.000 bars environ. Soit une pression six fois plus forte que celle qu’on rencontre au fond des océans.

À partir d’un certain degré, environ 3.000 bars, la pression détruit une grande partie des micro-organismes susceptibles de contaminer les aliments. Mais les composants des arômes ou des vitamines demeurent intacts. En outre, cette technique présente l’avantage d’enlever une partie de leur sel aux aliments traités.

Si bien que cette méthode permet de garder toute leur fraîcheur aux aliments, sans rien enlever à leur saveur ni à leur qualité nutritive. Pour obtenir le résultat attendu, les produits alimentaires sont enfermés dans un conteneur rempli d’eau, soumis à une très haute pression. Les aliments y sont laissés durant un certain temps, afin que la pression puisse agir.

Même si les recherches sur cette méthode de conservation remontent à la fin du XIXe siècle, les premières utilisations ne datent que des années 1990.

Conditions de mise en œuvre et inconvénients :

Certains aliments supportent mal les méthodes de conservation fondées sur l’utilisation de la chaleur, comme la pasteurisation ou l’appertisation. Dans ce cas, la pascalisation représente une alternative intéressante.

Pour qu’elle soit efficace, il faut cependant que certaines conditions soient réunies. Ainsi, l’emballage du produit doit être souple, afin que l’action exercée par la pression puisse s’étendre à l’ensemble du contenu. Par ailleurs, de tels emballages résistent mieux à ces fortes pressions.

Pour efficace qu’elle soit, cette méthode de conservation n’en présente pas moins certains inconvénients. En effet, le matériel nécessaire à sa mise en œuvre est coûteux et la totalité des micro-organismes présents dans les aliments n’est pas détruite.

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

Et pour finir…..


Tour de France des coutumes funéraires !!!

Partout en France ?, on arrête les pendules

à l’instant du décès. On ne les remet en marche qu’après l’inhumation du défunt. Il s’agit de signifier à ce dernier que son heure est venue de rejoindre sa dernière demeure.

Dans le nord de la France, le corps des enfants mort-nés est sorti par la fenêtre des maisons. Et la coutume est de ne pas l’accompagner jusqu’au cimetière. (j’ai vécu dans le mort ,n’ai jamais vu ça ! )

En Bretagne, il est d’usage de déposer sur la tombe, après l’enterrement,  »l’écuelle  » du défunt, et parfois sa serviette. Selon la croyance antique que le mort a les mêmes besoins que de son vivant. Dans les maisons bretonnes, le 2novembre, jour des Morts ou An Anaon, on allume de grands feux pour que les âmes errantes des défunts puissent venir s’y réchauffer.

Dans le sud de la France, tout de suite après la mort, certains gestes sont nécessaires pour signifier à l’âme du défunt qu’il est temps de partir: extinction du feu, arrêt du travail et des horloges, pose d’un ruban noir sur les ruches quand meurt la mère de famille.

ruches noires ? ,

En Corse, après un décès, les hommes se laissent pousser la barbe et les cheveux, alors que les femmes se coupent les tresses. Encore sur l’île de Beauté, on sort le mort hors de la maison et on l’expose sur une table, la tola, autour de laquelle défilent alors parents et amis. Le défunt a ses pleureuses

pleureuses ?

, comme dans l’Antiquité. Les femmes chantent le voceru, exacerbant la souffrance. Puis suit une danse en escargot autour de la tola.

En Provence, une veuve doit porter un fichu blanc sur sa tête en signe de deuil. Toujours dans cette région, quand survient un décès, les laboureurs détèlent et on renverse les chaudrons, selon l’écrivain Frédéric Mistral en 1855.

A Rennes, les guetteurs de nuit parcourent les rues de la ville au milieu des ténèbres, en annonçant les heures. Lorsqu’il y a un mort dans une maison, ils s’arrêtent à la porte et crient:  » Réveillez-vous, gens qui dormez. Priez Dieu pour les trépassés.  » Puis ils annoncent le nom du défunt.

Dans les fermes du Limousin, les bovins !portent le deuil du maître des lieux. Lorsque ce dernier décède, l’héritier annonce la mauvaise nouvelle au cheptel en prononçant la formule rituelle :  » Lo Mestre es mort.  »

Sur l’île d’Ouessant, le proella est un rituel funéraire virtuel pour les marins disparus en mer. Attesté depuis 1734, il désigne le  » rapatriement des âmes au pays  ». Les funérailles se déroulent avec un corps matérialisé par une petite croix de cire jaune. Dans le cortège, cette petite croix, posée sur une serviette blanche, est portée à bout de bras, comme un cercueil .

En Oisans, dans les Alpes, lorsqu’un fermier disparaît, les ruches observent une période de deuil. On annonce alors de vive voix aux abeilles que leur maître a quitté ce monde !!. Puis on recouvre la ruche d’un tissu noir.

Dans le centre de la France, le défunt porte ses beaux habits. Mais il n’a pas de souliers, seulement des pantoufles, car une croyance veut que son âme risque de s’emmêler dans les lacets ? ! lol.

A L’Argentière, dans les Hautes-Alpes, la table du prêtre et de la famille est dressée au-dessus de la tombe, tandis que les amis banquettent autour du cimetière.

En Savoie, le veuf ou la veuve n’accompagne pas son conjoint décédé au cimetière.

 »Se faire du mouron »…


 »Se faire du mouron  » (je ne sais pas si cette expression est utilisée partout ? )

L’origine  » se faire du mouron  » ?

Comme chacun sait, l’expression  »se faire du mouron  » signifie qu’une personne se fait beaucoup de souci.

Le mot  » mouron  » est assez énigmatique. Il désigne des herbes de très petite taille que l’on trouve à la campagne. Or depuis le 19ème siècle on utilise ce mot en argot pour parler d’une touffe de poils, de la chevelure.

L’expression signifie donc aussi littéralement  » se faire des cheveux  » qui n’est que la forme simplifiée d’une autre expression  » se faire des cheveux blancs  ». Par ricochet,  » se faire du mouron  » s’est mis à signifier au 20ème siècle  » se faire de la bile  », autre expression au sens équivalent.

On peut remarquer que ces expressions (qui ont toutes la même signification), font toute référence à une production involontaire du corps humain. Comme si l’impossibilité ou l’incapacité à en contrôler le surgissement ou la transformation (dans le cas de la couleur blanche des cheveux) était source d’une grande inquiétude pour les hommes.

Le mouron est aussi une herbe :

Le mouron = plante, mauvaise herbe

 »Vous vous faites peut-être du mouron en voyant votre potager envahi, lui aussi, par le mouron  » lol

D’où vient ….


…..la position du missionnaire ? !!!!!

En 1929, l’ethnologue anglo-polonais Bronislaw Malinowski voit deux amoureux des îles Trobriand (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) étendus l’un contre l’autre sur une natte, en plein jour. Ils ne font que se tenir par la main, rien de plus. Il raconte la scène à un vieux Trobriandais qui se met en colère :  » Ça, c’est une mode qui nous vient des missionnaires !  » s’exclame-t-il. Selon la coutume ,les amoureux…..

Amoureux…

  ……..devraient absolument cacher leur liaison. Mais les pères chrétiens ont exigé qu’une idylle soit connue de tous, afin de préparer le mariage.

Une erreur de citation: !

La position du missionnaire, c’est donc d’abord le fait de vivre son amour au grand jour. Le sens de l’expression dérape en 1948, quand un sexologue américain cite Malinowski

Malinowski

.de façon erronée. Selon lui, la position du missionnaire désigne le face-à-face sexuel imposé par les pères aux Mélanésiens. Rien à voir avec le sens premier. Mais c’est celui-ci qui s’est imposé dans le monde entier !

Crashs de véhicules …..


…….. face à une énorme bosse sur la route (vidéo)

Une petite série de vidéos issues du jeu » BeamNG.drive  » ? montrant des crashs de véhicules face à une énorme bosse sur la route :

BeamNG.drive-des-crashs-de-vehicules-face-a-une-enorme-bosse-sur-la-route-video

Ce jeu de simulation utilise le principe de physique dit soft-body permettant de calculer la réaction des matériaux, un calcul réalisé en temps réel.

Simulation d’accident, pliant voitures, camions et autres véhicules dans des résultats très réalistes sous de nombreux conditions.

Des conditions données par l’utilisateur qui peuvent être, elles, assez surréalistes, comme la présence d’un énorme renflement en forme de pic au beau milieu de la chaussée.

L’objectif est d’observer l’accident simulé, des sortes de crash test virtuels, et constater les déformations reçues par les véhicules .

Bien sûr, c’est assez spectaculaire.

Des crashs de véhicules face à une énorme bosse sur la route via » BeamNG.drive  », en vidéos:

A voir aussi 😦 les automobiles élastiques de Christopher Labrooy).