Vrai ????


    Dans les studios d’Hollywood, deux tueurs à gage s’avancent discrètement, l’arme au poing. Leur cible : l’acteur John Wayne. Scénario de western ou film de guerre ? Pas du tout. Nous sommes en 1951 et les deux sbires sont des barbouzes en service commandé pour le compte de Staline ! Car oui, à l’époque, le « petit père des peuples » en veut à mort à la star américaine.

L’origine de cette haine remonterait à 1949

Staline, fan de cinéma ( il admire Chaplin et se passionne pour Tarzan et son acteur, Johnny Weissmuller), découvre alors John Wayne, par l’intermédiaire d’un réalisateur russe, Sergei Gerassimov. Ce dernier, de retour d’une conférence internationale sur la paix dans le monde à New York, raconte au dictateur soviétique qu’il a été pris à partie par un certain John Wayne. Le  » Duke  » n’a pas hésité à critiquer publiquement Staline et le parti communiste. En ce début de guerre froide, les Etats- Unis sont en pleine chasse aux sorcières, menée par le sénateur Mc McCarthy

A Hollywood, de nombreux réalisateurs, acteurs ou techniciens soupçonnés de sympathie communiste sont licenciés. Cette purge est menée dans l’industrie du cinéma par la Motion Picture Alliance pour la préservation des idéaux américains, une association présidée par… John Wayne en personne ! La star du Massacre de Fort Apache et de La Chevauchée fantastique devient logiquement la bête noire de Staline, qui donne l’ordre de l’éliminer.  » John Wayne était beaucoup plus subtil qu’une bombe atomique, mais tout aussi létal, selon Staline  », affirme Michael Munn, l’historien britannique spécialiste du septième art et auteur d’une biographie consacrée au célèbre cow-boy.

Début 1951, deux agents du KGB, des Ukrainiens immigrés à Los Angeles, se font passer pour des policiers et trompent la sécurité des studios Warner. Ils exigent d’être conduits de toute urgence auprès de Wayne pour le protéger d’une menace imminente ! Mais les espions sont repérés par le FBI, qui les capture en douceur. La vedette, alertée, veut leur donner une bonne leçon : il rêve d’emmener les tueurs sur une place de Californie pour simuler leur exécution en public ! Les fédéraux, eux, préfèrent  » retourner  » les espions pour en faire des agents-doubles.

Fin du film? Non, Staline est tenace !

En 1953, une autre cellule communiste prépare un attentat contre le Duke. Cette fois-ci, il doit avoir lieu au Mexique, pendant le tournage du film Hondo, l’homme du désert. Tout est prêt… quand survient la mort du leader communiste, le 5 mars 1953. Son successeur, Nikita Khrouchtchev, met fin illico à cette vendetta. Pour une raison simple : il est un grand admirateur de John Wayne. Ouf !

Environ 10 ans plus tard, c’est au tour de la Chine de Mao de s’en prendre à l’acteur. En juin 1966, en pleine guerre du Viêtnam, alors que John Wayne soutient l’intervention militaire américaine, l’acteur rend visite aux GI. Il est pris pour cible par un sniper du Viêt-Cong près de Saigon. Mais comme dans ses films, le  » Duke  »s’en tire sans une égratignure !

Le biomimétisme ….


…….au service de notre quotidien ….

quesque le  » biomimétisme  » ? Le biomimétisme désigne un processus d’ innovation et une  » ingénierie » Il s’inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant .

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De nombreuses innovations  » bio-inspirées  »font ( ou feront bientôt partie de notre vie ….

Une idée pour le vol : Recourber le bout des ailes des avions limite les turbulences et réduit la consommation de carburant .

…..Une idée de vol : Recourber le bout des ailes pour limiter les turbulences et réduire la consommation de carburant .( image ci-dessus) .=  »winglets »

Le secteur de l’aérien imite le vivant :

Les hommes ont toujours rêvé de voler comme les oiseaux . Ce qui fait de l’aéronautique un univers  » bio -inspiré ! Les Winglets

en sont un parfait exemple Conçues dans les années1970 par la NASA ,ces pièces verticales situées au bout de ailes des avions reproduisent la forme des ailes de cigognes et des rapaces

En effet ,ces espèces sont capables de recourber leurs rémiges(grandes plumes) pour éviter que l’air ne roule ? autour e l’ extrémité des ailes .cette singularité leur permet d’augmenter leur  » portance  » et de réduire les turbulences . Boeing l’a compris en adoptant ces ailettes dès 1985 sur la nouvelle version de son 747 . Résultat : Un gain d’efficacité énergétique de 3,5 % .Idem chez  » Airbus  » qui a fini par en équiper la plupart de ses appareils . Aujourd’hui l’approche biométrique est toujours très en vogue pour améliorer les formes,surfaces et matériaux des avions.Aux U.S.A ,l’entreprise HRL , en partenariat avec Boeing , a mis au point en 2015 ,le  » microlattice  »,le matériau le plus léger du monde , en s’inspirant de la structure des os humains : Rigide à l’extérieur mais creux à l’intérieur !

Des emballages qui limitent le gaspillage :

Pour capturer les insectes dont elle se nourrit , la plante carnivore  » népenthès alata  »

porte au bout de chaque feuille une sorte d’urne qui fonctionne comme un piège redoutable :attirées par le nectar qui en couvre l’entrée , les proies se retrouvent coincées au fond du cône . Les parois,recouvertes de cristaux de cire sont tellement glissantes qu’il est impossible pour les insectes de s’y accrocher pour en réchapper ! l’entreprise américaine  » Adaptive Surface Technologies  » s’en est inspiré pour créer un revêtement de surface qui ,appliqué à l’intérieur des contenants alimentaires en plastique,permet de ne pas perdre une goutte de leur contenu .

Un matériau solide :

……comme la nacre de l’ormeau

…..La nacre de ce mollusque est bien plus résistante que l’aragonite qui la compose : des couches dures mais cassantes de ce minéral sont en effet associées à des strates de protéines souples mais peu robustes . En cas de choc ,l’énergie est répartie dans la structure via la couche souple . C’est ainsi qu’un laboratoire français a conçu une céramique dix fois plus résistante qu’une céramique classique ….

Des plateformes  » offshores »….

…….aux allures de  »nymphéas  »

Le nénuphar géant d’Amazonie :  »Victoria cruziana »

produit une des plus grande feuille du règne végétal ( elle peut atteindre 3 mètre de diamètre ). Cette plante aquatique est pourtant capable de résister aux vents puissants et de servir de  » piste d’atterrissage à des oiseaux échassiers.On trouve l’explication dans la structure de sa feuille :celle-ci allie une couche très fine (2 millimètres) et déformable à un système vasculaire central épais (5 centimètres )qui s’étend et décroit de façon linéaire jusqu’au bord . En répartissant ainsi la charge,cette composition rend  »Victoria cruziana  » plus robuste que n’importe quelle autre espèce de nénuphar ,pour un biomasse semblable, tout en captant davantage la lumière nécessaire à sa photosynthèse .Pour l’équipe qui a fait cette découverte ,pas de doute :Cette plante pourra servir de modèle à de nouvelles structures flottantes

,telles que des plateformes éoliennes et solaire

 » offshore ». Cependant leur coût reste ,pour le moment très élevé .

Un fil synthétique aussi doux et solide que la laine

Souples,solides et soyeux ,les fils de laine ,tout comme les cheveux ,sont constitués de trois couches : La moelle au centre , sans rôle particulier; le cortex ,composé essentiellement de kératine,des protéines enroulées sur elles-même et entre elles en hélice;la cuticule,la couche protectrice constituée d’écailles étroitement imbriquées les unes .Cette morphologie complexe a inspiré  » Toray Industries »une entreprise japonaise spécialisée en fibres textiles et en matériaux composites Elle a développé un fil polyester combinant deux polymères distincts,qui recrée la structure ondulée et les fine irrégularités de la surface de la laine . Résultat :Un tissu  » au toucher agréablement lisse et souple et une extensibilité fonctionnelle pour un confort et un entretien facile  » assure le fabricant …

Pourquoi la comptine……


….. »il était un petit navire » est-elle horrible ?

Il en est des comptines comme des contes de fées. Certaines sont loin d’être innocentes. Elles racontent en effet, sur des musiques allègres, des histoires horribles. C’est le cas de la célèbre chanson  »Il était un petit navire ».

Elle met en scène l’équipage d’un navire dont les vivres se sont épuisées. Les matelots tirent alors à la courte paille pour savoir lequel serait mangé par les autres. Le sort tombe sur un jeune mousse qui, de désespoir, adresse une prière à la Vierge Marie.

Pendant ce temps, ses compagnons réfléchissent à la meilleure manière d’accommoder le jeune marin. Mais la brusque irruption de poissons dans le bateau sauve le mousse in extremis.

Donc, il est question, dans cette chanson, d’une sorte de cannibalisme de nécessité. Les paroles de ce chant de marin ont été modifiées au XIXe siècle, avec l’ajout, à la même période, du refrain que nous connaissons aujourd’hui.

Quand un enfant chante « Jean Petit qui danse », il ne se doute pas du sens réel des paroles. Heureusement pour lui. Il est question, dans cette chanson, d’un certain « Jean Petit », qui danse avec son doigt, puis avec son pied et ainsi de suite.

À chaque couplet, toutes les parties du corps déjà citées sont reprises. Rien que de très innocent dira-t-on. Sans doute, si on ne sait pas à quoi la comptine fait référence.

En fait, elle parle du supplice de la roue. Très en vogue sous l’Ancien Régime, il consistait à briser, un à un, les membres du condamné, attaché sur une roue. Cet horrible châtiment était public. La comptine ferait allusion à Jean Petit, l’un des meneurs de la révolte paysanne des Croquants, qui souleva une partie du Rouergue au milieu du XVIIe siècle.

Supplice de la roue : quelques  » images » :

Paroles de la comptine :

Il était un petit navire
Il était un petit navire
Qui n’avait ja, ja, jamais navigué
Qui n’avait ja, ja, jamais navigué
Ohé, ohé

Il partit pour un long voyage
Il partit pour un long voyage
Sur la mer mé, mé, Méditérannée
Sur la mer mé, mé, Méditérannée
Ohé, ohé

Au bout de cinq à six semaines
Au bout de cinq à six semaines
Les vivres vin, vin, vinrent à manquer
Les vivres vin, vin, vinrent à manquer
Ohé, ohé

On tira z’à la courte paille
On tira z’à la courte paille
Pour savoir qui, qui, qui sera mangé
Pour savoir qui, qui, qui sera mangé
Ohé, ohé

Le sort tomba sur le plus jeune
Le sort tomba sur le plus jeune
C’est donc lui qui, qui, qui fut désigné
C’est donc lui qui, qui, qui fut désigné
Ohé, ohé

On cherche alors à quelle sauce
On cherche alors à quelle sauce
Le pauvre enfant, fant, fant sera mangé
Le pauvre enfant, fant, fant sera mangé
Ohé, ohé

L’un voulait qu’on le mit à frire
L’un voulait qu’on le mit à frire
L’autre voulait, lait, lait le fricasser
L’autre voulait, lait, lait le fricasser
Ohé, ohé

Pendant qu’ainsi l’on délibère
Pendant qu’ainsi l’on délibère
Il monte en haut, haut, haut du grand hunier
Il monte en haut, haut, haut du grand hunier
Ohé, ohé

Il fait au ciel une prière
Il fait au ciel une prière
Interrogeant, geant, geant l’immensité
Interrogeant, geant, geant l’immensité
Ohé, ohé

Mais regardant la mer entière
Mais regardant la mer entière
Il vit des flots, flots, flots, de tous côtés
Il vit des flots, flots, flots, de tous côtés
Ohé, ohé

Ô sainte Vierge, ô ma patronne
Ô sainte Vierge, ô ma patronne
Cria le pau, pau, pauvre infortuné
Cria le pau, pau, pauvre infortuné
Ohé, ohé

Si j’ai péché, vite pardonne
Si j’ai péché, vite pardonne
Empêche-les, les, les de me manger
Empêche-les, les, les de me manger
Ohé, ohé

Au même instant un grand miracle
Au même instant un grand miracle
Pour l’enfant fut, fut, fut réalisé
Pour l’enfant fut, fut, fut réalisé
Ohé, ohé

Des p’tits poissons dans le navire
Des p’tits poissons dans le navire
Sautèrent par, par, par et par milliers
Sautèrent par, par, par et par milliers
Ohé, ohé

On les prit, on les mit à frire
On les prit, on les mit à frire
Le jeune mou, mou, mousse fut sauvé
Le jeune mou, mou, mousse fut sauvé
Ohé, ohé

Si cette histoire vous amuse
Si cette histoire vous amuse
Nous allons la, la, la recommencer
Nous allons la, la, la recommencer
Ohé, ohé

L’accident ferroviaire….


…. de Saint-Michel de Maurienne (1917)

vignette

.…..plus grande catastrophe ferroviaire en France avec 433 victimes.

La tragédie :

En ce mois de décembre 1917, la Grande Guerre bat son plein, mais les choses évoluent : la Roumanie vient de signer l’armistice, la Lituanie est devenue indépendante et la Russie bolchévique est sur le point de sortir définitivement du conflit. La bataille de Caporetto, en Italie (aujourd’hui Kobarid en Slovénie) s’est quant à elle terminée le 9 novembre avec une victoire écrasante pour les Français et leurs alliés britanniques.

(Le Petit Journal, 14 décembre 1917)

Le calme étant revenu, des permissions sont accordées aux soldats, et notamment à ceux qui avaient déjà combattu auparavant sur le front de l’Est, en France. Plusieurs trains sont donc prévus, à destination de Lyon et de Chagny, en Saône-et-Loire. Pour eux, c’est un moment de joie intense : une permission de quinze jours pour passer Noël en famille, revoir femme et enfants, parents, frères et sœurs, on ne peut rêver mieux, et l’on imagine bien l’ambiance qui règne dans le train bondé.

Le 11 décembre 1917, un convoi de dix-sept voitures (toutes en bois) de 350 mètres de long, avec à son bord plus de mille permissionnaires français entassés, quitte Bassano del Grappa, petite ville située entre Trévise et Vicence. Il passe à Turin puis franchit la frontière au tunnel du Fréjus (celui du Mont-Blanc n’existe pas encore). D’abord séparé en deux parties, le train est reconstitué en une seule à Modane, qu’il quitte à 22 h 47 en direction de Chambéry.

Les causes de l’accident qui va se produire restent floues. On explique que malgré les demandes du mécanicien Louis Girard, aucune motrice de queue n’aurait été attachée et qu’il aurait reçu l’ordre de quitter la gare malgré le danger qu’il aurait évoqué : en effet si toutes les voitures étaient équipées d’un système de freinage automatique, celui-ci n’était activé que sur les trois premières au profit du seul freinage manuel sur les autres wagons…

Fichier:Accident-Saint-Michel-de-Maurienne-Décembre-1907.jpg (Opérations de déblaiement après l’accident)

Après son départ, le train entame une longue descente vers la vallée, mais le dénivelé (de 22‰ à 30‰ ) est important et le train prend de la vitesse, atteignant de 135 à 150 km/h selon les estimations et devenant incontrôlable. Girard a beau actionner le sifflet de la locomotive pour alerter les serre-freins, rien n’y fait : la première voiture déraille dans un tournant au lieu-dit La Saussaz à une centaine de mètres du pont ferroviaire qui enjambe la rivière l’Arc, entraînant avec elle tous les wagons.

Ceux-ci s’écrasent contre un mur de soutènement et contre le pilier nord d’un pont routier, s’encastrant les uns dans les autres. La locomotive se détache et continue son trajet, déraillant peu après en arrivant dans la gare : Girard aura la vie sauve car il saute en marche. 433 militaires ont moins de chance.

Ceux qui ne sont pas tués sur le coup perdent la vie dans d’atroces conditions, le corps disloqué et brûlé dans l’incendie qui se déclare…

C’est un événement que personne ne connaît, et pourtant, ce déraillement de train survenu en pleine guerre 14-18 fut pendant longtemps la plus grande catastrophe ferroviaire du monde ! Elle reste aujourd’hui la cinquième de l’histoire et la plus grande jamais arrivée en France, avec 435 victimes (433 militaires et 2 civils). Dans le contexte de la Grande Guerre, cet événement fut volontairement passé sous silence et conservé secret.

Très peu de journaux en parlèrent dans les jours qui suivirent, et l’actualité de la guerre en éclipsa bien vite toute mise en avant. Tout au long du XXe siècle, le drame fut néanmoins évoqué, nimbé de mystère au vu de l’absence d’archives. En 1972, le magazine Historia y consacrait un plein article qui, bien qu’incomplet, constituait une première étape vers le souvenir. Il fut suivi en 1996 par un article de Rail Passion, mais un vrai travail de recherches archivistiques ne put être effectué qu’en 2007, à la demande d’André Pallatier, habitant de Saint-Michel-de-Maurienne où se déroula l’accident. Après plusieurs années de travail, il publia un livre enfin dûment documenté (“Le tragique destin d’un train de permissionnaires”, éditions l’Harmattan, 2013).

Malheureuses victimes de ce déraillement qui, s’il avait eu lieu en période de paix, aurait sans doute considérablement marqué les mémoires.

 »L’arbre généalogique  » ? réalisé compte plus de 33 000 personnes et concerne des familles de toute la France dont la famille Vilamb dont le grand-père, retenu au dernier moment, aurait dû prendre ce train…

* Les chiffres officiels annoncent 435 victimes dont 433 militaires. ( On a retrouvé 434 de ces derniers, l’un d’entre eux, René Emile GOUSSIN, ayant manifestement été ajouté par erreur à ce décompte )

Cinq inventions fantastiques ….


……….des Chinois :

Ils consommaient déjà des pâtes il y a 4 000 ans : les plus vieilles nouilles du monde ont été découvertes sur le site archéologique de Lajia. Nous devons beaucoup à la Chine.????

Vers 4000 av. J.-C., les Chinois découvrent le thé , qu’ils ne dégustent pas vraiment à l’anglaise!

Les feuilles,

Thé ( feuilles) ?

utilisées pour leurs vertus tonifiantes, sont d’abord mâchées par les nobles, qui en sont férus. Son usage se popularise sous la dynastie des Tang, entre 618 et 907. L’Occident attendra sept cents ans sa première cargaison de thé, enregistrée à Amsterdam en 1606.

Le foot…..

……. ils y jouent depuis l’antiquité!

La  »Fifa » l’a reconnu officiellement en 2004: le plus vieil ancêtre du football s’appelait le  »Tsu Chu  » et se pratiquait en Chine depuis le IIIe siècle avant J.-C. Le ballon? C’était une boule en cuir remplie… de cheveux ou de plumes! Pour marquer des points, il fallait envoyer la balle avec le pied dans un filet accroché en hauteur. Très populaire, le Tsu Chu comptait même des équipes professionnelles.

Le cerf-volant ….

……..dispositif utilisé par les soldats. Les Chinois n’ont pas inventé le cerf-volant ……..

cerf-volant

.….. …..pour distraire les enfants! Au Ier siècle av. J.-C., ces oiseaux de papier servaient à effrayer les ennemis ou à faire passer des messages. Dès l’an mille, les Chinois fabriquent même des cerfs-volants assez grands pour soulever un passager. Marco Polo

Marco Polo ?

en est tout estomaqué!lol

Le papier……..

……..qui a voyagé de la Chine à l’Europe via les arabes

Selon la légende, c’est en observant des écorces se transformant en pâte dans l’eau des marais que les Chinois imaginèrent la fabrication du papier il y a plus de 2 000 ans! Ils l’utilisent d’abord pour emballer des objets ou pour des pratiques rituelles. L’invention reste confidentielle jusqu’en 751: cette année-là, des papetiers chinois sont capturés par des Arabes. Ils leur livrent tous leurs secrets. Le papier débarque en Occident par les Maures ,autour de l’an mille.

Maures ???

L’imprimerie :

………oubliez Gutenberg! lol

Bien avant l’inventeur allemand, ce serait le savant chinois Bi Sheng qui a mis au point, dès le XIe siècle, un système d’imprimerie à caractères mobiles. A l’origine, ceux-ci sont en céramique. Problème : Le grand nombre de caractères chinois nécessite des milliers de cubes. Un casse-tête! L’usage de l’imprimerie reste donc très limité.

Grâce aux 26 lettres de l’alphabet latin, le même système de typographie, avec des caractères au plomb réutilisables, va  »faire un malheur » en Europe à partir du XVe siècle.

Comment s’organisaient les obsèques des rois ?….


( Après les funérailles de Elisabeth II ? )

Les rois aussi connaissent les affres du trépas. Comme Charles VIII

Charles VIII ?

, victime d’une porte mal placée !, ou Louis X

Louis X ?

, d’un vin trop froid ou encore la reine Elisabeth II

Elisabeth II ?

. Et leurs funérailles, elles, sont des superproductions.

Effectivement , la mort des rois donne lieu à des spectacles en grande pompe. Effigies de cire, messes interminables, on ne lésine sur rien pour marquer les esprits. Quand on est roi, il faut savoir tirer sa révérence avec panache. L’agonie, la mort, puis les funérailles des têtes couronnées donnent lieu à un show somptueux destiné à glorifier non pas le défunt, mais l’idée même de la monarchie. Après l’enterrement, tout n’est pas fini, un deuil d’un an commence à la cour.

Les six étapes d’une fin royale:

De l’art de mourir avec grâce L’après-midi du 3 mai 1774,Louis XV , souffrant d’un mal atroce, examine les pustules qui couvrent son corps.  » Il regarda les boutons de sa main avec attention, raconte le duc de Croÿ, et dit : “C’est la petite vérole.” Personne ne répondit.  » Les médecins et la cour le savent, le roi est condamné. Un rituel immuable démarre. Confession à l’abbé de la cour, réception des descendants, dernières volontés et consignes laissées à l’héritier, litanie de messes… L’agonie du roi est mise en scène et scrupuleusement épiée par les chroniqueurs.  » Le roi mourant ne pense pas seulement, à l’heure fatidique, à l’immortalité de son âme, mais à l’image qu’il laissera de lui-même et de son règne. Bien mourir est aussi le moyen de parachever une œuvre, de parfaire un portrait, voire d’infléchir le jugement de la postérité  » ( Patrice Gueniffey dans Les Derniers Jours des rois ). Le 9 mai 1774, l’état de Louis XV s’aggrave fortement. On lui administre l’extrême-onction. Il pousse son dernier soupir le lendemain, à 15 h 15, devant une foule de courtisans ( la famille royale a été exclue pour éviter toute contagion ). Comme le dit l’adage,  »le mort saisit le vif  » : le roi ne meurt pas, car son statut est aussitôt transmis à son héritier. Un officier paraît au balcon et clame :  » Le roi est mort, vive le roi !  », reprenant la formule prononcée pour la première fois en 1498, à la mort de Charles VIII.

Le cadavre offert aux regards :

Même mort, le corps du roi possède toujours le caractère spécial que lui a conféré l’onction du sacre. A partir de la mort de Philippe Auguste en 1223, il est exposé publiquement. Sceptre à la main et couronne sur la tête, le corps recouvert d’un drap d’or, Philippe Auguste est offert aux regards, pour mieux être glorifié mais aussi pour dissiper d’éventuels doutes sur les causes de la mort, en ces temps troublés.

Mais la vue d’un cadavre peut choquer. Alors, en 1422, aux funérailles de Charles VI, le roi est pour la première fois représenté par une effigie en cire. Cette  » mode  » venue d’Angleterre permet de ne pas montrer la décomposition du corps, lorsque les funérailles tardent. La dépouille de Philippe III, mort en 1285 à Perpignan, n’arrive à Paris que le 3 décembre, deux mois après son décès, car de nombreux hommages lui ont été rendus en cours de route =>A l’arrivée, il ne doit pas être beau à voir… Merci l’effigie ! Cette statue de cire prolonge en fait virtuellement la vie du roi, puisqu’elle est censée être  » habitée  » par l’âme du défunt. Ainsi, en 1610, on sert à manger à Henri IV (ou plutôt à son effigie revêtue des habits du sacre )pendant plusieurs jours aux deux repas. Conséquence insolite: la présence de l’effigie interdit celle du nouveau monarque aux funérailles de son prédécesseur, car il y aurait alors  » deux rois  » de France dans la même pièce ! (Henri II assistera en cachette au passage du cortège funèbre de son père, François Ier, caché dans une maison rue Saint-Jacques à Paris ).

Un convoi funèbre de 1500 mètres de long !

Après avoir été exposés, les corps des monarques sont transportés à la basilique de Saint-Denis. Pourquoi s’éloigner de 9 km du centre de Paris ? En 639, Dagobert est le premier à se faire inhumer dans ce lieu considéré comme sacré, car Denis, célèbre martyr chrétien, y serait mort. Mais c’est Louis IX qui officialise son statut de nécropole royale. Il y fait installer 16 tombeaux destinés à accueillir les corps des premiers souverains, transférés le 12 mars 1264. Louis IX lui-même y est enterré le 22 mai 1271. Pour s’y rendre, on mise sur le gigantisme : le cortège grandiose qui mène François Ier à Saint-Denis en 1547 est long d’1,5 km ! Des  » escales  » sont organisées le long du chemin, notamment à Paris, où une messe est souvent célébrée. Très pieux, Louis XIII, va rompre avec ces processions grandiloquentes : fini la parade royale, son corps sera conduit de nuit à Saint-Denis, tiré par huit chevaux, et sans passer par Paris et Notre- Dame .

Idem pour Louis XIV : le 9 septembre 1715, son corps est installé sur un char drapé de velours noir. A 19 heures tapantes, le convoi s’ébranle, les carrosses transportant la famille royale et le gratin de la cour à sa suite.

Superproduction à l’abbaye !

Sous Louis XIV, les funérailles à l’abbaye royale de Saint-Denis ont tout du grand spectacle : elles sont d’ailleurs organisées par l’administration des Menus-Plaisirs. L’église prend des airs de théâtre, des loges sont installées dans les tribunes, des tissus de deuil sont tendus, le catafalque est entouré de milliers de bougies. Il faut marquer les esprits. Avant d’être inhumé, le cercueil du Roi-Soleil est resté exposé treize jours. Un office est ensuite donné, qui dure cinq heures pour Louis XIV. Puis, son cercueil en bois est enseveli dans la nécropole située sous l’abbaye, dans le caveau des Bourbons. La plupart des membres de cette dynastie sont représentés par des gisants, statues funéraires qui figent pour l’éternité les têtes couronnées à l’état de cadavres.

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Le corps royal en morceaux

Selon une tradition remontant à la mort de Philippe le Bel en 1314, les restes des rois de France sont divisés en trois (corps, entrailles et cœur). Ces parties seront envoyées dans des sépultures distinctes, ce qui multiplie les lieux où honorer le défunt monarque. Le cœur est très précieux : en 1380, à sa mort, Charles V offre le sien à Rouen, pour renforcer la présence royale dans la région ; celui de Louis XIII est enterré à l’église Saint-Louis-des-Jésuites, à Paris, tandis que ses entrailles reposent à Notre-Dame.

P.S:

  • Le cœur d’Anne de Bretagne repose au musée Dobrée de Nantes (Loire-Atlantique) dans un écrin en or.
  • La jambe de Catherine de Médicis, réputée « fine et délicate », est visible, en de rares occasions, au musée Tavet-Delacour de Pontoise (Val-d’Oise).
  • Un morceau du bras de Saint-Louis est exposé dans un bras reliquaire, à la collégiale Saint-Louis du château de Castelnau, à Prudhomat, dans le Lot.
  • Une voûte crânienne sciée, une mâchoire et un fragment de la cloison nasale de Louis XI sont conservés dans la crypte de la basilique Notre-Dame-de Cléry- Saint-André, dans le Loiret.

Un an de deuil à la cour

Pour le successeur du défunt, la tristesse (de façade) est de mise. Les nouveaux rois portent généralement le deuil en pourpre, une couleur d’affliction, comme Henri II à la mort de son père. Mais l’habit évolue au fil du temps du deuil officiel :  » L’année de deuil se décompose en deux périodes de grand et de petit deuil  », explique Raphaël Masson, conservateur en chef au château de Versailles, (sur le site leroiestmort.com )…… Pendant le grand deuil, le roi (Louis XIV) portera des bas violets, des manchettes longues dites “pleureuses” et bannira tout bijou ou ornement brillant. Même les boutons de son habit seront recouverts de violet. Au bout de quelques mois, il abandonnera les pleureuses, quittera le drap pour de la soie et pourra de nouveau porter des ornements de diamants. Le passage au petit deuil sera ensuite marqué par la reprise des bas blancs.  »

Vous le saviez , moi non :


Petit rappel : Les commentaires sont toujours les bien- venus ( même si très rares !) mais PAS LES LIKES ! )

Connaître quelqu’un dès le béguin ?

=Connaître quelqu’un depuis son enfance

Le béguin était une coiffure féminine portée par les religieuses de l’ordre des Béguines, avant que cette coiffe ne fût portée par des enfants sous leur bonnet. Vers le milieu du règne de Louis XV, garçons et filles portaient en effet généralement cette coiffure à six ou sept ans, et dans quelques familles, la permission de quitter le béguin arrivait pour les demoiselles beaucoup plus tard.

Un  » béguin  » ?

Craignant des hommages trop précoces, certaines mères obligeaient leurs filles à porter, toutes grandes, une coiffure qui voulait dire :  »Je suis encore une enfant, ne m’adressez point de propos indiscrets, ne faites point attention à moi. »

Lorsque Rousseau, en 1762, proscrivit le maillot, la bride, petite bande de toile qui fait partie d’un béguin, et qui sert à le fixer sur la tête, fit comprendre cette coiffure dans son projet de réforme.

Le docteur Des Essarts (Traité de l’éducation corporelle des enfants en bas âge, Paris, 1760) avait déjà dit que cette bride, comprimant les glandes maxillaires et même les parotides, y occasionnait un engorgement et un gonflement.!!!

Le docteur Alphonse Le Roi (Recherches sur les habillements des femmes et des enfants, Paris, 1772) ajouta :  » Souvent on serre trop le cordon, à dessein d’affermir la coiffure de l’enfant ; alors cette compression arrête le sang dans les veines, le refoule vers le cerveau, ce qui produit ou aggrave une multitude de maladies auxquelles les enfants succombent le plus ordinairement.  »

Dans l’Encyclopédie méthodique (Paris, 1785), Rolland de La Platière lança aussi son manifeste contre les béguins.  » Nous nous abstiendrons, dit-il, de tous détails de la layette, têtière, béguins, fichus, chaussettes, bavoirs, mouchoirs, etc., fatras de liens incommodes, de pièces ridicules, dont la sottise et le préjugé embarrassaient l’enfance, gênaient ses mouvements, arrêtaient sa croissance, et dont le bon sens commence à l’affranchir.  »

Mais le coup le plus terrible fut un article du Mercure de France, signé M.  » Qu’est-ce qui a fait, dit l’abbé Galiani dans une lettre à madame d’Epinay , cette plaisanterie charmante des oreilles à ressorts ? Elle est digne de Swift, et de tout ce qu’il y a de plus délicat dans ce genre. Si Grimm n’en est pas l’auteur, je ne le connais point.  »

C’était i y a environ ..146 ans :


Le 12 septembre 1876

Conférence de géographie sur l’Afrique:

Le 12 septembre 1876, au palais royal de Bruxelles, le roi Léopold II ouvre une Conférence de géographie consacrée à l’Afrique. Elle réunit une trentaine de savants de toute l’Europe.

Il s’agit officiellement de relancer l’exploration du continent noir en vue d »’ ouvrir à la civilisation la seule partie de notre globe où elle n’a pas encore pénétré  » et de lutter contre la traite des noirs par les musulmans.

C’est l’époque où les dirigeants européens essaient de faire au plus vite pour planter leur drapeau sur les dernières terres insoumises de la planète.

Le rêve de Léopold II

Le roi des Belges Léopold II (41 ans)

Léopold II ?

rêve d’offrir une colonie à la Belgique.

Ayant beaucoup voyagé avant de succéder à son père le 17 décembre 1865, il cultive un intérêt très vif pour l’outre-mer. C’est ainsi que le 19 septembre 1876, sa conférence de Bruxelles se conclut par la création d’une  » Association internationale pour l’exploration et la civilisation de l’Afrique centrale  », plus souvent appelée  »Association Internationale Africaine  ».

Elle est placée sous la présidence du roi et se donne un drapeau bleu étoilé d’or

Le drapeau ?

(semblable au drapeau actuel de l’Union européenne ! ?).

Le 23 novembre 1878, Léopold II crée au nom de l’Association un Comité d’études du haut-Congo, lequel signe aussitôt un contrat de cinq ans avec le célèbre journaliste anglo-américain Henri Morton Stanley

Henri Morton Stanley ?

en vue d’explorer le bassin du Congo, principal fleuve d’Afrique centrale.

Malheureux Congo.….

La région a été en contact avec les Européens dès le XVe siècle.Sous l’influence de ces derniers, un roi du Congo s’était volontairement converti au catholicisme (sous l’influence de voyageurs portugais ). Mais les marchands d’esclaves occidentaux n’avaient pas tardé à combattre et détruire cet embryon d’État africain et la région était retournée à son isolement jusqu’à ce que survienne Stanley.

Léopold II, roi des Belges ( 9 avril 1835, Bruxelles ; 17 décembre 1909)Avec une escouade de mercenaires européens et de supplétifs africains, l’aventurier remonte le cours du Congo et conclut des traités avec les chefs de tribus locaux, au nom de son royal commanditaire.

Les Belges n’ayant aucun goût pour les aventures coloniales (comme d’ailleurs les citoyens ordinaires du reste de l’Europe), c’est en son nom personnel et avec sa fortune que le roi mène la conquête du Congo… sans jamais y mettre les pieds.

Il projette en particulier de construire un chemin de fer entre l’estuaire du Congo et le Stanley Pool, une retenue naturelle en amont de l’estuaire, séparée de celui-ci par des cataractes qui empêchent le transport par voie d’eau. En 1882 est fondée Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), sur le Stanley Pool.

Londres tente de freiner les ambitions du roi des Belges et encourage le Portugal à s’approprier la partie sud de l’estuaire. De son côté, la France, présente au nord de l’estuaire, promet à Léopold II de ne pas intervenir au sud. Le chancelier allemand Bismarck s’entremet habilement et convoque une conférence internationale à Berlin, en 1885.

La conférence aboutit à un compromis par lequel Léopold II se voit reconnaître à titre personnel la possession de la rive gauche du Congo, curieusement baptisée  » État indépendant du Congo  »! En avril 1885, le Parlement de Bruxelles autorise  » Sa Majesté à être le chef de l’État fondé en Afrique par l’Association Internationale  ».

Aussi tôt ,le roi va dès lors tout faire pour rentabiliser sa conquête et lui permettre de s’autofinancer.

Dans l’intérieur du pays, ses agents entament l’exploitation des ressources locales par des méthodes souvent brutales. Ils soumettent les indigènes à des corvées pour développer notamment l’exploitation du caoutchouc ou collecter l’ivoire. Les réfractaires sont nombreux et les colons ripostent aux jacqueries par une répression impitoyable. En 1904, un collaborateur de l’entreprise royale, Edmund Dene Morel

Edmund Dene Morel ?

, indigné, démissionne et fonde la  » Congo Reform Association  ». Cette ONG avant la lettre alerte l’opinion européenne en vue de faire cesser le scandale.

Une commission d’enquête internationale se penche sur les accusations portées contre les agents du roi des Belges, généralement par des Britanniques pas mécontents de se défausser sur autrui de leurs propres exactions coloniales. Elle  »dédouane » les compagnies de l’accusation de couper les mains des réfractaires mais reconnaît des exactions innombrables dans l’exploitation du territoire : travail forcé, esclavage, brutalités… 

Quelques années avant sa mort (17 décembre 1909), Léopold II lègue le Congo à la Belgique. Le gouvernement n’accepte le cadeau qu’après beaucoup d’hésitations. C’est seulement le 15 novembre 1908 que le territoire devient officiellement colonie belge. La Belgique va poursuivre sa mise en valeur avec plus de ménagement qu’auparavant, sans toutefois se soucier de former et d’éduquer les habitants. Le Congo devient indépendant de façon hâtive et désastreuse le 30 juin 1960.( il y a seulement 62 ans )

parce-que ce n’est pas vraiment …


…… mon cas ces derniers jours :

 » un boute-en train  » ? :

Signification :

Une personne qui excite à la joie ou amuse ceux avec lesquels elle se trouve

Origine:

Certains de ceux qui connaissent bien un des sens anciens du verbe  »bouter », c’est-à-dire  »mettre  » (« bouter le feu ») et qui auraient l’esprit mal tourné pourraient tout de suite imaginer que notre homme est un spécialiste des parties fines dans un wagon.
Mais ce serait alors faire preuve d’une imagination un peu déplacée.
Si, effectivement,  »boute » vient bien du verbe  »bouter » avec le sens de  »mettre », le « en train » n’a rien à voir avec la SNCF.

En effet, au XVIIe siècle, « en train » voulait dire « en action, en mouvement » et « mettre en train », c’était « préparer à agir » ou « stimuler ». À la même époque, « être en train » signifiait aussi « être dans de bonnes dispositions physiques ou psychiques ».
Or, n’est-ce pas le rôle du boute-en-train que de stimuler son entourage et de le rendre joyeux ?

Le dictionnaire de l’Académie Française de 1762 nous indique que le boute-en-train était aussi un oiseau (tarin)

oiseau (tarin) ?

qui servait à faire chanter les autres, alors que l’édition de 1832 du même dictionnaire écrit que, dans un haras, le boute-en-train est un cheval qui est destiné à mettre une jument en chaleur !!!!!(mais qui, hélas pour lui, ne pourra pas bouter son pénis dans le train arrière de la jument ainsi excitée, ce rôle étant réservé à l’étalon qu’on veut accoupler avec la jument

).heuuu!

c’était e il y a environ 121 ans !


La révolte des Boxeurs ( Boxeurs = Milice de la justice et de la concorde ) étaient une société secrète chinoise, connue pour avoir déclenché l’épisode dit de la  » révolte des Boxers en 1899-1901 ». Devenue un mouvement de masse comptant entre cinquante et cent mille membres, la société mena des actions xénophobes…. 

Le 10 juin 1900, à Pékin, devant son Grand Conseil, l’impératrice douairière appelle les Chinois à chasser les étrangers. La secte des Boxeurs (ou Boxers en anglais) ne se le fait pas dire deux fois. Mais leur insurrection conduit au débarquement d’un corps expéditionnaire européen. Le 7 septembre 1901, l’insurrection des Boxeurs se clôt sur la signature d’un traité d’allégeance de la Chine impériale aux puissances occidentales. C’est une nouvelle humiliation  pour les Chinois.

 » Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera…  »( dixit Napoléon Ier qui disait:  »Laissons dormir la Chine car quand elle s’éveillera le monde tremblera ! »)

Selon une confidence de l’historien Jean Tulard …

Jean Tulard ?

, cette citation de Napoléon Ier est une invention américaine dont on trouve l’origine dans le célèbre film de Nicholas Ray : Les 55 jours de Pékin (1963), qui raconte la révolte des Boxeurs. Elle est formulée par David Niven, qui joue le rôle de l’ambassadeur britannique Sir Arthur Robertson. Alain Peyrefitte l’a reprise dix ans plus tard pour en faire le titre de son livre à succès : Quand la Chine s’éveillera… 

Humiliation et révolte

La secte dite des  » Boxeurs  » (les Anglo-Saxons parlent des Boxers) avait été fondée vers 1770 dans les campagnes chinoises du Chan-tong, au sud de Pékin. Son appellation occidentale est une mauvaise traduction de son nom chinois :  » Yi-ho k’iuan  »(le poing de la concorde et de la justice).

A l’origine opposée à la dynastie des Mandchous autant qu’à la domination des Occidentaux, les Boxeurs avaient trouvé un allié inattendu en la personne de la vieille impératrice douairière Cixi impératrice

Cixi impératrice ? ( jeune)

67 ans. Celle-ci dénonçait volontiers l’emprise des Occidentaux sur son pays mais c’était pour mieux consolider son pouvoir personnel.

Le 10 juin 1900, Cixi demande devant son Grand Conseil que soient chassés sans retard les étrangers. Les Boxeurs de Pékin, excités par un prince de la Cité interdite, Touan, ne se le font pas dire deux fois ! Ils se lancent dans la chasse aux chrétiens chinois et aux prêtres européens, massacrant les uns et les autres. Ils font par ailleurs le siège des Légations, les blocs d’immeubles réservés au logement des étrangers. Ces derniers prennent leurs dispositions pour un siège de longue durée.

Malheureusement pour les apprentis-sorciers de la Cité interdite, la révolte ne dépasse pas les limites de la capitale et le pays, dans son ensemble, ne bouge pas.

Pour une fois unis, Anglais, Américains, Allemands, Autrichiens, Italiens, Français, Russes et même Japonais organisent un corps expéditionnaire sous le commandement du général allemand Alfred von Waldersee

Alfred von Waldersee ?

.

Les soldats occupent le port de T’ien-tsin le 14 juillet 1900 et entrent à Pékin un mois plus tard. La Cour prend le large sans attendre, l’orgueilleuse impératrice Cixi ne craignant pas de se déguiser en paysanne !!

Par le traité qui clôt le conflit, les représentants de l’impératrice conviennent de verser d’énormes réparations financières aux Occidentaux échelonnées sur… quarante ans (au total 1600 millions de francs-or).

Cixi doit aussi sacrifier certains princes de sa dynastie. Les organisateurs des massacres reçoivent  » la permission de se suicider  » !!!!pendant que les Boxeurs captifs sont décapités en grand nombre. Cet ultime abaissement du pouvoir impérial va libérer en Chine les énergies réformatrices de la bourgeoisie occidentalisée et débouchera dix ans plus tard sur la République .

En apparence, le principal bénéficiaire de l’insurrection est le tsar de Russie Nicolas II

Nicolas II ?

car il profite des troubles pour occuper la Mandchourie.

Une compagnie de Boxers à Tianjin (ou Tien-Tsin), 1901, Washington, Library of Congress.

Impérialismes déchaînés :

Mais en faisant çà , le tsar excite contre lui le Japon, qui avait des visées sur cette province et inquiète Londres. L’Angleterre du roi Édouard VII s’irrite de l’expansionnisme russe.

Le 30 janvier 1902, lord Landsdowne et l’ambassadeur japonais concluent un accord par lequel, en cas de guerre entre la Russie et le Japon, l’Angleterre s’engage à ne pas intervenir au secours de la Russie et à encourager la France et l’Allemagne à en faire autant. Cette promesse sera à l’origine de la guerre russo-Japonaise  de 1905 et de la défaite du tsar.