Cali …


  

   Ma petite  » féline compagne  »  demandait depuis quelques jours à sortir de mon ( notre ) antre …..Je n’osais pas la laisser faire de peur qu’elle ne revienne pas …..Ce jeudi , en début d’après – midi ,  » nous  avons franchi le pas  » : J’ai mis sur son collier  une note avec son nom , mon N° de téléphone  et …..l’ai laissée sortir !  ( Un peu inquiet tout de même ) ….Environ une heure après , la  » miss  » réapparaissait à la fenêtre ( comme le faisait Fripon ) , demandant à rentrer !!!!!

Ouf !  Nous verrons si  l’expérience se renouvellera avec la même  » heureuse  » conclusion …..

 

Klik …………….

Le garçon au pyjama rayé


Le garçon en pyjama rayé affiche

Affiche du film .

     J’ai regardé ce film à la télé ce soir ….Bien sur , l’histoire est disons  »  invraisemblable  » . Mais quoiqu’on en dise , je trouve cette histoire / fiction à la fois horrible mais aussi touchante : Le fils d’un nazi auquel les parents disent que le camp de concentration est un  » camp de vacance  » , qui se lie d’amitié avec un enfant juif du camp , lui donne de qui manger en cachette après qu’il lui ait expliqué que le camp n’a rien d’un  » camps de vacance  »…..fini par obtenir la même tenue ( le pyjama rayé  ) pour entrer dans le camp où il finira gazé comme son ami ……
bref résumé :
   En rentrant un jour de l’école, Bruno apprend qu’il doit quitter Berlin, car son père a reçu une promotion dans son travail. Celui-ci, un officier nazi remarqué par Adolf Hitler, est envoyé en Pologne pour diriger un camp d’extermination : Auschwitz. Toute la famille doit alors déménager en Pologne. Bruno, lui, est très triste, car il doit quitter ses amis, sa maison qu’il aime tant, ainsi que Berlin. Arrivé dans sa nouvelle maison, Bruno n’a qu’une seule envie : rentrer. La nouvelle maison est triste et lugubre, et il s’y ennuie…   Jusqu’au jour où il va apercevoir quelque chose d’étrange, derrière une épaisse forêt. Il voit des baraquements, un sol poussiéreux, des soldats, mais encore plus bizarre : des gens qui sont tous habillés de la même façon : d’un pyjama rayé. Peu de temps après, poussé par sa curiosité et son envie ardente d’exploration, Bruno va échapper à la surveillance de ses parents, traverser la grande forêt et se rendre au camp. En s’approchant de la clôture de barbelés, il rencontre un enfant juif de huit ans, comme lui, qui s’appelle Shmuel, et, malgré la clôture de barbelés qui les sépare, un dialogue va naître, avant de laisser place à une inébranlable amitié…
.. Basé sur le best-seller de John Boyne du même nom, Le Garçon au pyjama rayé est un drame poignant et bouleversant, qui présente la Seconde Guerre mondiale à travers les yeux innocents d’un petit garçon.

 

Pourquoi je regarde ce genre de film ?
1) Parce qu’il ne faut pas oublier ( Ces idées, ces théories racistes reviennent aujourd’hui , des partis » officiels » comme le F.N les prônent à nouveau )
2) Parce que celui-ci montre que certains Allemands ne savaient pas
3) Parce que c’est une formidable histoire montrant l’innocence des enfants devant la folie des adultes et….C’est une fiction ( bien entendu ) qui décrit une très belle amitié ……

Parceque….c’est mon cas


 

 »Se faire du mouron  »

Comme , je pense , chacun le sait , cette expression signifie qu’une personne se fait beaucoup de souci.
   Le terme  » mouron  » est cependant assez énigmatique: Il désigne de très petites herbes,mouron que l’on trouve dans les près à la campagne . Dès le début  du  19ème siècle ce mot est utilisé pour désigner en argot une touffe de poils, ou de la chevelure.
   Donc  »se faire du mouron  » signifie alors littéralement  » se faire des cheveux  » ; ce qui n’est rien d’autre que la forme simplifiée d’une autre expression, déjà existante à l’époque,  » se faire des cheveux blancs  ». Evidemment , par ricochet,  » se faire du mouron  » s’est mis à signifier au siècle dernier “s’inquiéter” ou  »se faire de la bile  », ( dont le sens est le même.)soucieux

   La bile, les cheveux ou les poils, toutes ces expressions qui ont le même sens, font toutes allusion  à une production indépendante du corps humain, faite indépendament de la volonté.  ( Comme si , notre incapacité à en contrôler la production nous inquiétait.)

Mais pourquoi ai je écrit que c’est mon cas ? 

   Parceque ma petite Cali Cali sur canapé ! a disparu ! Je ne comprends pas : Hier soir , elle était encore là , bien présente dans l’appartement …Elle ne peut pas être sortie : Tout est fermé pour ce qui pourrait permettre de sortir ( c’et d’ailleurs dur pour moi , car il fait chaud et j’aimerais ouvrir la fenêtre ) , mais pour éviter toute sortie de ma petite compagne ( pour l’instant , en tous cas ), je ne l’ouvre pas …Alors ??? Mystère ; m’a – t -elle suivi sans que je ne le remarque quand je suis sorti tout à l’heure ? Est elle cachée dans un coin de l’appartement ? ( j’ai cherché partout dans celui ci , en haut et en bas sans résultat )

 

 

Prix littéraire……….près de…..


  Là où je vis!

      Depuis 1986 , à l’occasion des journées du livres qui ont lieu pendant la seconde quinzaine de mai , la ville de Saint-Amand- Montrond dans le Cher décerne le prix Alain Fournier à un jeune écrivain n’ayant pas publié plus de trois romans …..

     Quelques romanciers , aujourd’hui bien connus , ont reçu ce prix ( Philippe Delerme en 1990 ,Amélie Nothomb en 1993 et Joël Elgloff en 2000 (  prix du livre Inter en 2005  ). Ce prix a été créé pour le centenaire de la naissance d’ Alain Fournier …Pourquoi A. Fournier ? On présume que c’est parceque son père était un instituteur du Berry ( proche de l’Allier )

   En effet , fils d’un instituteur du Berry ,Alain Fournier A.Fournier( de son vrai nom : Alban-Henri Fournier ) est l’auteur d’un seul livre : livreLe grand Meaulnes qui fut selectionné pour le prix Goncourt en 1913 ,année où la concurrence fut importante : J’ai lu qu’au dixième tour de scrutin ,  » Le grand Meaulnes  » obtint 5 voix alors qu’il en fallait 6 , et , surprise , au 11ème tour, le prix fut attribué à Marc Elder pour  » Le peuple de la mer  »

 

 

A.Fournier fut mobilisé en août 1914 , il est mort dans les environ de Verdun le 22 septembre 1914 ( il avait 22 ans ) …..Son corps ne fut retrouvé et identifié , qu’en 1991  ; il avait été enseveli dans une fosse commune creusée par les Allemands …Sa tombe est maintenant dans le cimetière militaire de Saint-Rémy -la-Calonne et son nom figure au Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts au champ d’honneur pendant la 1ère guerre mondiale …….

L’école qu’il a fréquentée enfant et où son père était instituteur est aujourd’hui transformée en  » musée du Grand Meaulnes  »…..

 

Klik ….


Tôt car ce lundi matin : Médecin !! pfffffffffffffff!

Alors , une clop , un peu de télé peut-être et……tentative de  » dodo  » …………

A ce soir j’espère …….

STOP !


J’ai passé un loooonnnnngggg moment à nettoyer mon P.C ( très vieux mails => supprimés )

Et cet après – midi , Manu passera vers 14 / 15 h avec mes deux PETITTES FILLES !!!!!

Alors là : Une dernière clop et au lit !

A ce soir probablement ………..

Retraites  » post -nazi  »


  Belgique: Pour avoir collaboré au régime nazi, l’Allemagne verse encore des pensions à 27 personnes

DIPLOMATIE ? !

  Ces retraites complémentaires garanties par Adolf Hitler en 1941 vont de 425 à 1275 euros par mois !

Au cas où …..


Quelqu’un se poserait des questions sur mon absence sur les blogs ( les miens , mais surtout sur les blogs  » amis  » )  : 

1) J’ai eu des problèmes disons techniques avec mon P.C …..

2 ) J’ai téléphoné à mes parents : Mon père s’inquiète devant  » l’état  » de ma mère , mais je lui ai parlé et elle va mieux ! M’a parlé de Manu , son divorce et de mes petites filles de façon tout à fait  » claire  » …Et elle m’a assuré aussi que mon père s’occupait de tout ( cuisine, ménage ,courses etc.….) en ajoutant que çà  » l’embêtait  »  . Ce à quoi j’ai répondu qu’elle n’avait pas à être gênée car elle avait eu son compte d’ennuis à cause de lui …… En plus , une  » kiné  » passe tous les jours pour la masser , la faire marcher etc.… et , selon elle çà lui fait du bien ….

Enfin , je lui ai dit que je remonterais avec Manu dès que possible ; elle m’a répondu que ce serait bien , mais que ce serait mieux à  » la belle saison  »

Voilà .

A ce soir si ce  » machin « veut bien m’obéir  ………..

Soyez bien en  attendant ……

Les paroles :

Ma mère elle a quelque chose
Quelque chose dangereuse
Quelque chose d’une allumeuse
Quelque chose d’une emmerdeuse

Elle a des yeux qui tuent
Mais j’aime ses mains sur mon corps
J’aime l’odeur au-dessous de ses bras
Oui je suis comme ça

 

Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L’amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière

Ma mère elle m’écoute toujours
Quand je suis dans la merde
Elle sait quand je suis con et faible
Et quand je suis bourré comme une baleine
C’est elle qui sait que mes pieds puent
C’est elle qui sait comment j’suis nu
Mais quand je suis malade
Elle est la reine du suppositoire

Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L’amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière

Ma mère a quelque chose
Quelque chose dangereuse
Quelque chose d’une allumeuse
Quelque chose d’une emmerdeuse

Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère.

çà s’est passé un 11 octobre….


1) Il y a 55ans : Le 11/10/1963 ,Jean CocteauCocteau décédait ( il avait 74 ans )

Se définissant avant tout comme un poète , il était à la fois dramaturge, romancier , metteur en scène de film dessinateur et peintre ! 

Une partie de ses œuvres ( il y en a trop , déjà là : Sur que personne ne lira , commentera )

Ses poésies :

1909 : La Lampe d’Aladin
1910 : Le Prince frivole
1912 : La Danse de Sophocle
1919 : Ode à Picasso – Le Cap de Bonne-Espérance
1920 : Escale – Poésies (1917-1920)
1922 : Vocabulaire
1923 : La Rose de François – Plain-Chant
1925 : Cri écrit
1926 : L’Ange Heurtebise
1927 : Opéra
1934 : Mythologie 
1939 : Énigmes

1941 : Allégories
1945 : Léone
1946 : La Crucifixion
1948 : Poèmes
1952 : Le Chiffre sept – La Nappe du Catalan (en collaboration avec Georges Hugnet)
1953 : Dentelles d’éternité – Appoggiatures
1954 : Clair-obscur
1958 : Paraprosodies
1961 : Cérémonial espagnol du Phénix – La Partie d’échecs
1962 : Le Requiem
1968 : Faire-Part (posthume)

Romans et récits :
1919 : Le Potomak (édition définitive 1924)
1923 : Le Grand Écart – Thomas l’imposteur
1928 : Le Livre blanc

Théatre , ballets :

1912 : Le Dieu bleu, musique de Reynaldo Hahn, chorégraphie de Michel Fokine, décors et costumes de Léon Bakst
1917 : Parade, musique d’Erik Satie, chorégraphie de Léonide Massine, décors et costumes de Pablo Picasso
1921 : Les Mariés de la tour Eiffel, musique de Georges Auric, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre
1921 : Le Gendarme incompris critique bouffe de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, musique Francis Poulenc, mise en scène Pierre Bertin, Théâtre Michel
1922 : Antigone
1924 : Les Biches, musique de Francis Poulenc, chorégraphie de Bronislava Nijinska, décors et costumes de Marie Laurencin
1924 : Roméo et Juliette
1926 : Orphée
1930 : La Voix humaine
1934 : La Machine infernale
Avril 1936 : L’École des veuves A.B.C.
1937 : Œdipe-roi. Les Chevaliers de la Table ronde

Poésie et critiques
1913 : Notes sur les ballets de Jean Cocteau in Arsène Alexandre, L’Art décoratif de Léon Bakst
1918 : Le Coq et l’Arlequin
1920 : Carte blanche
1922 : Le Secret professionnel
1926 : Le Rappel à l’ordre – Lettre à Jacques Maritain
1932 : Essai de critique indirecte
1935 : Portraits-Souvenir
1937 : Mon Premier voyage (Tour du monde en 80 jours)
1943 : Le Greco
1947 : Le Foyer des artistes – La Difficulté d’être
1949 : Lettres aux Américains – Reines de la France
1951 : Jean Marais – Entretiens autour du cinématographe (avec André Fraigneau)
1951 : Jean Marais par Jean Cocteau, Calmann-Lévy
1952 : Gide vivant

Journaux
1930 : Opium : Journal d’une désintoxication, Stock, réédition 1999.
1936 : Mon Premier Voyage. Tour du monde en 80 jours, Gallimard, N.R.F., réédition Tour du monde en 80 jours. Mon Premier Voyage, Gallimard, L’Imaginaire, 2009.
1946 : La Belle et la Bête. Journal d’un film, J.-B. Janin, réédition La Belle et la Bête. Journal d’un film, Éditions du Rocher, 2003.
1949 : Maalesh, journal d’une tournée de théâtre, Gallimard.
1983 : Le Passé défini. Journal, tome I. 1951-1952, Gallimard (posthume)
1985 : Le Passé défini. Journal, tome II. 1953, Gallimard (posthume)

Courts métrages
1925 : Jean Cocteau fait du cinéma
1950 : Coriolan
1951 : La Villa Santo-Sospir
1957 : 8 X 8: A Chess Sonata in 8 Movements
1960 : Voyage au pays de l’Insolite
1962 : Jean Cocteau s’adresse à l’an 2000
Longs métrages
1930 : Le Sang d’un poète
1946 : La Belle et la Bête
1948 : L’Aigle à deux têtes
1948 : Les Parents terribles
1950 : Orphée
1960 : Le Testament d’Orphée
Scénariste[modifier | modifier le code]
1943 : L’Éternel Retour réalisé par Jean Delannoy
1948 : Ruy Blas réalisé par Pierre Billon
1950 : Les Enfants terribles réalisé par Jean-Pierre Melville, scénario de Jean Cocteau d’après son roman
1954 : Pantomimes, court métrage de Paul Paviot (commentaire et voix)
1958 : Django Reinhardt, court métrage de Paul Paviot (texte d’introduction)
1961 : La Princesse de Clèves réalisé par Jean Delannoy
1965 : Thomas l’imposteur réalisé par Georges Franju, scénario de Jean Cocteau d’après son roman
Dialoguiste:
1942 : Le Baron fantôme réalisé par Serge de Poligny
1945 : Les Dames du bois de Boulogne réalisé par Robert Bresson
1949 : Les Noces de sable réalisé par André Zwobada (commentaire)
1961 : La Princesse de Clèves réalisé par Jean Delannoy
1965 : Thomas l’imposteur réalisé par Georges Franju

Acteur :
1942 : Le Baron fantôme réalisé par Serge de Poligny
1943 : La Malibran réalisé par Sacha Guitry

Poésies graphiques
1924 : Dessins
1925 : Le Mystère de Jean l’oiseleur (Illustrations et commentaires sur cette œuvre. [archive])
1926 : Maison de santé
1929 : 25 dessins d’un dormeur
1935 : Soixante dessins pour [Les Enfants terribles]
1941 : Dessins en marge du texte des Chevaliers de la Table ronde
1948 : Drôle de ménage
1957 : La Chapelle Saint-Pierre, Villefranche-sur-Mer
1958 : La Salle des mariages, hôtel de ville de Menton – La Chapelle Saint-Pierre (lithographies)
1959 : Gondol des morts
1960 : Chapelle Saint-Blaise-des-Simples, Milly-la-Forêt
Années 1960 : vitraux de l’église Saint-Maximin27 de Metz

Céramiques (1957-1963)
Dans l’atelier de Madeleine Jolly et Philippe Madeline à Villefranche-sur-Mer, il crée plus de 300 céramiques et des bijoux. Durant la même période il dessine des poèmes-objets.
Il travaille sur engobe (mélange de barbotine et d’oxydes métalliques disposés sur les fonds) et invente le »  crayon d’oxyde  » ?  pour donner à ses décors un aspect pastel.
Le catalogue raisonné d’Annie Guédras présente des photos couleurs et noir et blanc des céramiques créées par Jean Cocteau29.
Durant la même période, il dessine des bijoux, parures et sculptures.

Lieux décorés par Cocteau sur la Côte d’Azur:
Jean Cocteau a décoré la salle des mariages et le bureau du maire de l’Hôtel de ville de Menton.
Il a dessiné et peint « à fresque » les murs de la villa « Santo Sospir » à Saint-Jean-Cap-Ferrat dans laquelle il a aussi réalisé des mosaïques et une tapisserie32.
Il a peint des fresques dans la chapelle Saint-Pierre de Villefranche-sur-Mer.
Il a décoré l’orchestra du théâtre en plein air de Cap d’Ail33.
On peut voir des mosaïques et des fresques dans la chapelle Notre-Dame de Jérusalem à Fréjus réalisées par Édouard Dermit d’après les croquis de Cocteau.

Etc.…….

P.S: En 1955, Cocteau était membre de l’Académie française et de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Dans sa vie, Cocteau fut commandeur de la Légion d’honneur, membre de l’Académie Mallarmé, de l’Académie allemande, de l’American Academy, de la Mark Twain Academy, président d’honneur du Festival du film de Cannes, président d’honneur de l’Association France-Hongrie, Président de l’Académie du jazz et de l’Académie du Disque.

 

çà s’est passé il y a 51 ans


  Le 7/10 /1967

    Ernesto Guevara est exécuté . 

    Né en Argentine, dans une famille bourgeoise de Rosario, Ernesto Guevara suit des études de médecine puis, malgré un asthme chronique, accomplit en motocyclette, avec un ami, le tour de l’Amérique latine. Il relatera cette épopée dans des carnets de voyages qui seront publiés sous le titre : Voyage à motocyclette. On peut découvrir dans ces textes un Guevara victime de préjugés racistes, comme dans cet extrait où il évoque Caracas :
« Les Noirs, ces représentants de la splendide race africaine qui ont gardé leur pureté raciale grâce à leur manque de goût pour le bain, ont vu leur territoire envahi par un nouveau type d’esclaves : les Portugais.

     Et ces deux vieilles races ont commencé leur dure vie commune, émaillée de querelles et de mesquineries de toutes sortes. Le mépris et la pauvreté les unit dans leur lutte quotidienne, mais la façon différente dont ils envisagent la vie les sépare complètement. Le Noir, indolent et rêveur, dépense ses sous en frivolités ou en « coups à boire », l’Européen a hérité d’une tradition de travail et d’économies qui le poursuit jusque dans ce coin d’Amérique et le pousse à progresser, même au détriment de ses aspirations individuelles. » 
   Il fait en 1955 la connaissance au Mexique de Fidel Castro et s’engage à ses côtés dans la lutte contre le dictateur cubain Fulgencio Batista.
Après la chute de Batista et l’accession de Fidel Castro au pouvoir, le 1er janvier 1959, il organise la répression comme procureur du tribunal révolutionnaire.
    Brutal, il inaugure une forme de « goulag tropical » et procède à des centaines d’exécutions avec le soutien actif de Raúl Castro, frère cadet du « Líder Máximo ».

   ( comme quoi , l’histoire pourrait nous faire prendre des  » salauds  »  pour des héros !)
   Devenu ensuite ministre de l’Industrie, il convainc Fidel Castro de convertir l’économie au socialisme de type soviétique et nationalise sans ménagement les entreprises cubaines.
   Écarté des responsabilités par Castro en 1965, Guevara va créer un maquis révolutionnaire dans l’ex-Congo belge avec Kabila (le futur « tombeur » de Mobutu). C’est un nouvel échec.

    Empêché de revenir à Cuba, il tente à nouveau sa chance en Bolivie avec quelques Européens épris de révolution (parmi eux, le Français Régis Debray). Mais le « Che » (c’est son surnom, d’après une expression argentine pour désigner un homme) ne bénéficie d’aucun soutien local. Aucun paysan ne rejoint la rébellion !
    Il est traqué par l’armée bolivienne et, le 9 octobre 1967, au lendemain de sa capture, sommairement exécuté.
   Sa fougue révolutionnaire, son physique de jeune premier et sa mort vont faire de lui un mythe révolutionnaire. Son icône, reproduite sur des millions d’affiches :Guevara