Le mystère du géant …..


….. de Castelnau

Dans une nécropole de l’âge de bronze à Castelnau-le-Lez près de Montpellier, l’anthropologue Georges Vacher de Lapouge

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Georges Vacher de Lapouge

a découvert en 1890 d’étranges ossements attribués à un mystérieux géant de Castelnau.

Des fragments de trois os de tailles très supérieures à la normale qui correspondraient à un humain de 3,50 mètres selon le scientifique. (Pour rappel : l’homme le plus grand jamais mesuré est R.Wadlow -le géant d’Alton – avec 2,72 mètres.)

Le mystère du géant de Castelnau ossements

Comme l’illustration ci-dessus, l’os de gauche est un fragment de fémur de 14 cm de long et d’une circonférence de 16 cm. Celui de droite est la partie supérieure d’un tibia. Au centre se trouve un humérus de taille normale trouvé dans le même cimetière et placé entre les deux autres pour illustrer la différence de taille. En bas se trouve un fragment qui peut appartenir soit à un fémur, soit à un humérus.

Il écrit dans  »Nature » :

Je crois inutile de remarquer que ces os sont incontestablement humains malgré leur grosseur énorme, et le seul doute qu’ils puissent soulever porte sur la signification de ce volume insolite
Les os ont par la suite été analysés par différents spécialistes,

Celles-ci ont en volume plus du double des pièces normales auxquelles elles correspondent. À en juger par les intervalles habituels des points anatomiques, elles supposent des longueurs également à peu près doubles

Le sujet aurait eu une taille probable de 3m,50

Les os furent ensuite analysés par d’autres scientifiques qui ont admis qu’ils représentaient une  » très grande race  », mais de dimensions anormales et apparemment de  » croissance morbide  ».

Quelques années plus tard, en 1894, et à quelques kilomètres de là, des ouvriers creusant un réservoir d’eau un auraient découvert des crânes gigantesques, de 71 à 81 cm de diamètre, pouvant appartenir à des hommes mesurant entre 3 et 4 mètres de haut. Des crânes qui auraient été envoyés à l’Académie française des sciences de Paris et dont nulle mention n’a plus jamais été faite dans aucune revue scientifique.

(Ces découvertes étonnantes dans la région donnent un peu de crédit à une vieille légende locale stipulant qu’un géant occupait une caverne dans la vallée.)

Si le mystère de l’humanoïde d’Atacama ( »Ata » est un squelette humanoïde découvert en 2003 dans le désert chilien de l’Atacama. Il est, pour cette raison, baptisé  » l’humanoïde d’Atacama  ». Il mesure quinze centimètres de long et son crâne a une forme qui rappelle les représentations de supposés extraterrestres. ) a été résolu, celui du géant de Castelnau reste entier …..

(Ata était un foetus humain mutant atteint d’anomalies génétiques (type progéria, nanisme etc…) ce qui explique que ses os paraissent comme ceux d’un homme âgé de 6/8 ans.)

Les éléments qui auraient permis aux scientifiques modernes d’éclairer cette énigme ont probablement disparus, laissant ainsi peu d’espoir de jamais la résoudre.

Alfred Nobel : comment l’inventeur de la dynamite est-il …..


…devenu l’inventeur du prix Nobel?

En entendant le nom d’Alfred Nobel

A.Nobel

, la première chose qui me viendra à l’esprit sera bien entendu le célèbre prix éponyme à la renommée internationale, remis chaque année aux personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité ». Toutefois, avant de créer cette récompense, Alfred Nobel portait un tout autre titre : celui d’inventeur de la dynamite.

Invention de la dynamite

Alfred Nobel naît en 1833 à Stockholm en Suède . À l’âge de 18 ans, il embarque pour les États-Unis, où il décide d’étudier la chimie, en travaillant quelques temps aux côtés de l’inventeur John Ericsson

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John Ericsson

. Après le règne séculaire de la poudre à canon, la nitroglycérine est découverte par Ascanio Sobrero 

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Ascanio Sobrero 

en 1847, et c’est avec le collègue de ce dernier que Nobel se dédie à l’étude des explosifs dès 1850.

Au cours de ses expérimentations, plusieurs explosions ont lieu dans l’usine familiale, dont une qui coûte la vie à son frère Emil et à quatre autres personnes. Nobel décide donc de sécuriser l’usage de la nitroglycérine et finit par découvrir qu’en la mélangeant à de la terre de diatomée ( celle qui peut être peut utilisée contre les punaises de lit !), celle-ci devient suffisamment stable pour être transportée sans risque et nécessite l’usage d’un détonateur pour exploser.

Le 25 novembre 1867, Nobel fait breveter son invention sous le nom de dynamite, puis, il dépose le brevet pour  »la dynamite extra » Nobel en 1875. Grâce à cette nouvelle forme d’explosif, désormais standard dans les activités minières, son créateur connaît un succès financier retentissant. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’à un jour fatal de 1888, qui va renverser la vie d’Alfred Nobel.

Du marchand de mort au prix Nobel

En 1888, Ludvig

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Ludvig Nobel

, le frère d’Alfred, décède lors d’une visite à Cannes. Un journal est toutefois persuadé que c’est l’inventeur de la dynamite qui est passé à trépas, et publie sa nécrologie !! Alfred Nobel est sous le choc en la lisant :  » Le marchand de la mort est mort. Le Dr Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier  ».

Cet événement inattendu , fortuit va complètement bouleverser la carrière de Nobel, qui s’aperçoit soudain de l’image négative qui lui est associée et commence à se demander quel héritage il souhaite laisser à la postérité. En 1895, il dresse son testament dans lequel il exprime le souhait que sa fortune soit mise de côté à sa mort pour que soit créé le prix Nobel, une récompense internationale qui serait remise annuellement.

Alfred Nobel meurt le 10 décembre 1896, sans femme ni enfant. L’ouverture de son testament provoquera la surprise de ses amis, de sa famille et de ses collègues qui n’avaient pas été informés de son initiative. En tout, c’est 94% de sa fortune qui sera consacrée à la création du prix, ( l’équivalent de près de 2 millions d’euros ). Un montant qui s’élève aujourd’hui à plus de 337 millions d’euros en prenant en compte l’inflation. Un héritage inestimable pour l’humanité.

P.S : Le prix Nobel de la paix récompense  » la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix  » selon les volontés, définies par le testament, d’ Alfred Nobel

Gazette …..Origines de ce mot …


Des origines vénitiennes

Aujourd’hui, le mot gazette est employé couramment pour désigner un journal, mais j’apprends que ce terme tire ses origines de la Vénétie ….

L’histoire qui se cache derrière le mot  » Gazette » :

Au XVIe siècle, Venise, dont le port est alors l’un des plus importants d’Occident, décide de créer un journal rapportant les nouvelles du monde, collectées grâce à ses grands navigateurs.
Ces journaux sont baptisés Gazeta, du nom d’une pièce frappée par la Cité des Doges à cette époque. Cette pièce de monnaie qui équivaut à, environ, cinquante de nos centimes de franc

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1 centime

, correspond alors au prix du journal.

CanalettoLe grand Canal à hauteur de la basilique Santa Maria della Salute de Venise

La Gazette de France

Portrait de Théophraste Renaudot (1586–1653)

Au début du XVIIe siècle, la Gazeta vénitienne s’exporte dans toute l’Europe.

Pour suivre ce courant, la France crée la Gazette, d’après le nom de son homologue italien.
Le périodique est fondé en 1631 par Théophraste Renaudot, le médecin de Louis XIII sous  »l’impulsion » du cardinal de Richelieu.

Le journal, qui ne comprend pas plus de 4 pages au départ, parait chaque semaine. A l’origine,il est tiré entre 300 et 800 exemplaires.

La Gazette est considérée comme le premier périodique français. 

Publiée chaque samedi, la Gazette a pour objectif de propager l’actualité politique, mais également les nouvelles de la Cour, du Royaume et de l’étranger. 

Gazette de France du mardi 3 février 1789, (image du net)

Très rapidement, ce périodique obtient le monopole de l’information politique en France.

La Gazette gagne en notoriété jusqu’à gagner un tirage à plus de 8 000 exemplaires. Distribuée partout en France, elle prend le nom de Gazette de France, en 1762.

Au cours de la Révolution française, la Gazette de France continue ses publications, mais reste cependant très discrète sur les événements.

En 1792, elle change de nom au profit de Gazette nationale de France et devient un quotidien.

Sous la IIIe République, elle reprend finalement son nom de Gazette de France, avant de disparaître en 1915


Gazette Nationale de France du mercredi 19 décembre 1792, n°267

Un shampoing à la mayonnaise ..


………. est-il efficace contre les poux!!!!!!!

Votre ( mes petites filles ) enfant se gratte la tête ?

Les poux apprécient particulièrement les cheveux longs mais un shampoing à la mayonnaise semble être une arme redoutable. ©Phovoir

Chaque année, la rentrée scolaire annonce le retour des infestations de nos chères têtes blondes par les poux. La prise en charge de la pédiculose (c’est le nom de cette colonisation) repose sur l’utilisation de divers traitements antipoux et de produits chimiques comme des lotions, des gels, des shampoings… Toutefois, que faire si vous refusez d’administrer ce type de traitements à votre enfant ? Pourquoi ne pas tester l’option mayonnaise ? Ce vieux remède semble bien avoir fait ses preuves.

Les poux

pou

sont des insectes dits hématophages, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent de sang. Côté anatomie , ils sont constitués d’une tête et d’un corps avec trois paires de pattes. Chacune d’entre elles se termine par une pince qui leur permet de s’accrocher solidement aux cheveux, aux poils et aux fibres des vêtements.

La transmission des poux:

Les poux ne sautent pas et ne volent pas. Ils se transmettent par contact direct. De cheveux à cheveux pour les poux de tête. Les filles qui ont les cheveux longs sont tout particulièrement atteintes. Chaque année, jusqu’à 20 % des enfants scolarisés sont infestés par ce type de poux. D’où la question cruciale, comme s’en débarrasser de façon naturelle sans avoir recours aux divers traitements antipoux ?

Un shampoing à la mayonnaise

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mayonnaise

pour engluer les poux ?!

Parmi les remèdes de grand-mères, la mayonnaise tient un rôle de choix contre ces petites bêtes. En fait, différents travaux se sont déjà intéressés aux bienfaits de cette préparation culinaire. Le principe est très simple. Ce corps gras permet d’étouffer les poux en les engluant. La méthode, si efficace soit-elle, apparaît néanmoins peu ragoutante.

Un shampoing à la mayonnaise enlève aussi les lentes

Si beaucoup conseillent de se masser le cuir chevelu puis de le recouvrir d’un sac plastique  pendant deux heures avant de rincer abondamment, une étude israélienne a démontré que l’efficacité n’est avérée que si le shampoing reste posé au moins… 12 heures !

Enfin, dernier avantage de cette technique : la suppression des lentes. La mayo lubrifie en effet les cheveux et peut donc faciliter le peignage et enlever les œufs du cuir chevelu.

Pourquoi parle-t-on du “fisc”?


Comme chacun sait , de nos jours, on entend par « fisc » une administration centrale, qui organise la mise en place, l’assiette, la perception et le contrôle des impôts.

L’évolution du mot « fisc »

Le mot « fisc » vient du latin « fiscus », qui désigne un panier, en jonc ou en osier. Il semble d’abord qu’il ait été utilisé pendant les vendanges. Puis cette corbeille a servi à recueillir les contributions versées par les citoyens romains.

Ensuite, par extension, ce terme finit par désigner le trésor personnel de l’empereur, puis, peu à peu, l’ensemble des recettes fiscales prélevées par l’Empire romain. Cette séparation entre le patrimoine privé du souverain et les recettes de l’État aurait eu lieu au début du IIIe siècle.

Les Nias d’Indonésie….


…….peuple des sauteurs de pierre

Sur l’île de Nias en Indonésie, au nord de Sumatra, se trouve un peuple dont le rituel  »Hombo Batu » l’a rendu célèbre pour être le peuple des sauteurs de pierre.

Une tradition qui remonte à plusieurs siècles quand les grands propriétaires terriens se faisaient la guerre afin d’accroitre leurs richesses et de pouvoir organiser des fêtes. Car ceux qui gouvernaient, le faisait plutôt grâce aux divertissements de leur population plutôt que par la force, et celui qui organisait le plus de  »owasa » devenait chef.

(A l’ouest de Sumatra, l’île de Nias est célèbre pour ses villages et maisons traditionnelles ainsi que pour ses anciennes sculptures et stèles de pierre. Parmi les vestiges les plus connus, on mentionne le muret de pierre souvent placé au centre des villages ancestraux : le saut de ce mur, aujourd’hui devenu un spectacle pour les visiteurs, était initialement un rituel de préparation au combat ou à la guerre)

A cette époque, les villes étaient protégées par des murs, parfois hérissés de pointes de bambous, et le Hombo Batu permettait au chef d’entrainer les troupes. Un entrainement très réaliste puisqu’il fallait aux valeureux soldats sauter des hauteurs de plus de 2.3 mètres avec des pointes de bambou bien sûr, ce qui occasionnait des blessures voir des décès.

L’époque des combats et pillages révolus, le rite a perduré pour prouver la valeur des jeunes garçons, un passage initiatique au statut d’homme. Le courage des sauteurs de pierre leur valait également les faveurs des jeunes femmes, ce qui malheureusement n’est plus le cas, celles-ci préférant désormais d’autres atouts…

Par contre les touristes raffolent toujours de ces guerriers en armes capables de faire d’incroyables bonds, permettant à ce folklore de vivre encore, à côté des spots de surf.

Quelques clichés des Nias d’Indonésie, le peuple des sauteurs de pierre :

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Les sauteurs de pierre en action, en videos:

Quelle est l’origine ….


…….du Black Friday?

Le vendredi 26 novembre de nombreux magasins proposent d’importantes réductions, à l’occasion du désormais fameux  » Black Friday  » Mais d’où vient cette tradition ?

Elle puise ses origines aux Etats Unis, au milieu du 20e siècle. Plus précisément elle y est apparue dans les années 1960 pour désigner le vendredi suivant immédiatement Thanksgiving, c’est à dire le quatrième jeudi de novembre. (le Thanksgiving est censé commémorer la fondation des États-Unis et l’entente cordiale entre les colons et les populations natives).

Le Black Friday :

Cette journée du vendredi qui suivant donc le Thanksgiving, marque le début de la période des achats de Noël… une journée durant laquelle les Américains se ruaient déjà à l’époque dans les magasins.

Aussi, rapidement, les commerçants se mirent à proposer des rabais pour que les clients profitent de ce jour férié pour consommer davantage.

et petit à petit, les Américains se sont habitués à réaliser ce jour-là les premiers achats de Noel à prix cassés.

Voilà pour le “Friday”!

Mais pourquoi ce vendredi est-il qualifié de “noir” ?

La légende veut que les commerçants qui tenaient leur comptabilité (à la main, à cette époque), utilisaient des couleurs différentes selon qu’il s’agissait de comptes déficitaires ou de comptes bénéficiaires (selon qu’ils avaient ou non gagné de l’argent donc).

Les résultats négatifs étaient retranscrits en rouge, les comptes bénéficiaires eux, l’étaient en noir.

Or durant cette journée, les comptes étaient systématiquement bénéficiaires ! Donc tenus en noir !

Voilà l’explication du “Black” !

La  » banane bleue »


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La  » banane bleue  »



La banane bleue est une représentation d’une dorsale économique et démographique de l’Europe occidentale. Son nom est inspiré de la forme courbe de cette dorsale et de la couleur dominante du drapeau de l’Union européenne ou de celle représentant traditionnellement le continent européen, le bleu. Cette dorsale est aussi connue sous le nom de mégalopole européenne, ou encore de dorsale européenne.

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D’après l’article de Roger Brunet

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Brunet (géographe)

,  » Le nom  » banane bleue  » est une addition médiatique : La forme de banane a été évoquée par Jacques Chérèque

J.Chérèque ?

, ministre de l’Aménagement du territoire, présentant ces travaux lors d’une conférence de presse à succès ; la couleur est celle que lui a donnée trois jours après le dessinateur du Nouvel Observateur, dans un article de Josette Alia qui servit de baptême à la  » banane bleue « . « 

Cette expression a été ensuite reprise par les géographes dont notamment Roger Brunet, en 1973, lorsque qu’avec l’Institut  » Reclus de Montpellier  », une étude sur l’avenir des villes européennes a été réalisée. Les conclusions mettaient en évidence un couloir urbain cohérent et courbe s’étendant de Londres à Milan, centre majeur du développement spatial européen ….
Les régions concernées étaient alors le bassin londonien, le Benelux, la frange nord-est de la France (Alsace et Lorraine), la vallée rhénane, la moitié ouest de la Bavière, la Suisse et l’ouest du bassin du Pô au nord de l’Italie.

La partie française a été ajoutée à ce centre européen par souci politique de la faire appartenir à cet ensemble majeur. En effet, le ministre Jacques Chérèque, très attaché à la région Lorraine, a tout fait pour que cette région industrielle française intègre ce centre.

Pourquoi dit-on….


.…. » passer à tabac »

Cette expression prend ses origines dans les dialectes du sud de la FranceBien sûr, cette expression n’a aucun rapport avec la plante (le tabac)

Plante (tabac)
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tabac

, comment chacun le sait, elle signifie  » rouer de coups »

Elle prend ses origines dans des dialectes du sud de la France, où le radical  » tabb  » exprimait l’idée de coup. À la fin du Moyen Âge, tabassar ou tabastar voulaient dire  » molester  ». On trouvait aussi cette notion dans tabut,  » tumulte  », tabust,  » rixe  » et dans le provençal tabuster,  » battre, frapper  ». Au XVIIe siècle, on dit  »donner du tabac » pour  » donner des coups  »

Enfants se battant
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Boxeurs ….

De passer à tabac à tabasser

 » Passer à tabac  » apparaît au XIXe siècle, suivi par  » tabasser  » au début du XXe. Parallèlement, au XIXe siècle, le vocabulaire de la marine s’empare de l’expression.  »Un coup de tabac  » devient le nom d’une violente et soudaine tempête en mer. 

Pour ce qui est de la plante, elle tient son nom d’un mot employé par les Indiens Arawak’s d’Haïti, tsibatl, déformé par l’espagnol en tabago. Il désignait les feuilles roulées et une pipe locale que les habitants des Antilles fumaient lorsque Christophe Colomb arriva en Amérique.

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C.Colomb

Les plus grands mystères de nos villes et villages


Ces villages auraient défrayé la chronique.

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

 » À vendre, très belle maison chargée d’histoire  », vante une annonce immobilière. De fait, cette villa de 180 mètres carrés au cœur d’un parc arboré, baptisée La Tric, a un passé tumultueux… Elle a hébergé Henri Désiré Landru, l’un des pires tueurs en série du XXe siècle. C’est ici que le  » Barbe-Bleue de Gambais  » a assassiné et découpé sept de ses onze victimes, entre 1915 et 1919 des jeunes femmes que cet escroc rencontrait par le biais de petites annonces en se faisant passer pour un veuf esseulé. Il les séduisait, les incitait à lui confier leurs économies, puis les tuait, avant de brûler leur corps dans sa cuisinière à bois. Landru est arrêté en 1919. Les enquêteurs retrouvent dans la maison des os calcinés, des dents, des restes de vêtements brûlés. Le criminel bourreau des cœurs est condamné à mort. Mais, durant sa détention, il reçoit plus de 800 demandes en mariage, avant d’être exécuté le 25 février 1922.

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Ce paisible village de l’Est a été synonyme d’horreur pour la France entière à la fin des années 1950, à cause d’un crime inimaginable. Le 3 décembre 1956, Guy Desnoyers, curé d’Uruffe, retrouve Régine Fays, 19 ans. La jeune femme a succombé au charme du prêtre. Elle est enceinte de lui et sur le point d’accoucher… Le père Desnoyers tue alors Régine de deux coups de revolver, l’éventre, sort le foetus de ses entrailles, le bénit puis le poignarde ! Après avoir affirmé connaître le coupable mais être tenu par le secret de la confession, le curé finit par avouer. Condamné à la perpétuité, il est libéré en 1978 et se retire dans un monastère en Bretagne, où il meurt en 2010. En 2015, le cinéaste Philippe Ramos consacre un film,  » Fou d’amour », à cette sanglante affaire.

Pont-Saint-Esprit (Gard), l'emprise de la CIA

Pont-Saint-Esprit (Gard), l’emprise de la CIA

Le 16 août 1951, à Pont-Saint-Esprit, le pain a un goût étrange. Les habitants se plaignent de maux de ventre et de vomissements. Ils sont même victimes d’hallucinations : l’un croit avoir mangé des serpents, un autre se prend pour un avion et saute par la fenêtre, un troisième veut étrangler sa mère… Au total, on dénombre une dizaine de morts sans que cela ne soit jamais expliqué. Peut-être un champignon aux effets hallucinogènes, l’ergot de seigle, a-t-il contaminé le pain. Autre piste : en 2008, un journaliste affirme que les services secrets de la CIA ont testé les effets d’une drogue, le LSD, sur la population du village, dans le cadre d’un entraînement à la guerre chimique… Depuis, les habitants ont le boulanger à l’oeil. !

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye et ses jolies bâtisses en pierre. C’est ici que, le 16 août 1870, un village entier bascule dans l’horreur, lors de la foire aux bestiaux. Alain de Monéys, maire adjoint d’une commune voisine, apparaît. Des murmures se font entendre. On l’accuse (à tort) de soutenir la Prusse contre laquelle la France vient d’entrer en guerre. Soudain, des insultes fusent, puis une bousculade. Et c’est le déchaînement. Monéys est battu, torturé, et jeté vivant sur un bûcher. Certains trempent même leur pain dans la graisse de son corps. Quatre personnes seront guillotinées pour ce lynchage.

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d'un mystérieux meurtrier

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d’un mystérieux meurtrier

3 juin 1835, au cœur de la campagne normande, un jeune paysan, Pierre Rivière, vient d’égorger sa mère, sa sœur et son frère. Une fois arrêté, il écrit un texte bouleversant dans lequel il explique son geste, racontant que sa mère maltraitait son père. Derrière le meurtrier apparaît un écrivain et un être fragile. Condamné à mort, il est gracié par le roi Louis-Philippe, et voit sa peine commuée en réclusion à perpétuité. Mais il se pend dans sa cellule en 1840. En 1973, le philosophe Michel Foucault sortira de l’oubli son étrange récit.

Bergheim (Haut-Rhin), le repère des sorcières

Les ruelles de ce charmant village alsacien cachent un lourd passé. Entre 1582 et 1683 ont eu lieu ici 43 procès pour sorcellerie ! À l’époque, en France, en Allemagne et en Suisse, la population vit dans la hantise des sorcières et leur persécution est particulièrement virulente en Alsace. Le soupçon se porte généralement sur des femmes seules, que l’on accuse de se livrer au culte du diable. Sur une simple dénonciation, elles sont arrêtées, torturées, et avouent n’importe quoi. Ainsi, à Bergheim, Catherine Bassler, la bonne du curé, déclare avoir tué deux veaux, un verrat et surtout son oncle. Elle est condamnée à être décapitée et brûlée. Elle n’a évidemment commis aucun crime. Un musée est dédié à ces innocentes sur le lieu même où elles ont subi leur supplice.

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Une épopée meurtrière prend fin le 2 juillet 1851 dans un hôtel particulier de Rennes, où deux domestiques viennent de décéder. Le maître des lieux demande une autopsie qui révèle… un empoisonnement à l’arsenic. Les soupçons se portent sur la cuisinière, Hélène Jégado. Elle nie. Mais en retraçant son parcours, les enquêteurs ont le vertige. Depuis dix-huit ans, dans toutes les communes bretonnes où elle est passée, il y a eu des morts. Laide et aigrie mais vrai cordon-bleu, elle assaisonnait ses plats de poison au moindre regard de travers. Elle aurait tué près de 80 personnes ! Hélène Jégado est guillotinée le 26 février 1852, sous les hourras de la foule……