Parceque mes blogs en font de plus en plus……:


 » Faire fiasco  » :

Essuyer un insuccès, un échec
   Cette locution proverbiale, d’origine italienne ( puisque le mot fiasco dans cette langue veut dire bouteille ), est employée pour exprimer un insuccès,un échec.  :

L’origine ?
  Un acteur italien, nommé Biancolelli (Domenico Giuseppe Biancolelli 1636-1688), jouait à Florence le rôle d’Arlequin dans une pièce en vogue, où il débitait un monologue désopilant sur un objet qu’il tenait à là main et qu’il était censé avoir trouvé.

   Chaque soir, l’acteur se présentait à son public avec un nouvel objet à la main et les lazzis qu’il improvisait là-dessus lui apportaient un grand succès. Dans l’une de ses représentations, Biancolelli arriva tenant une bouteille garnie de paille et, malgré tous ses efforts, ne parvint pas à faire rire son public.

    Voyant que tout était inutile, il prit à parti son fiasco, c’est à dire  sa bouteille, et l’apostropha en lui disant qu’elle était la cause de son insuccès ; là-dessus il jeta sa bouteille par-dessus son épaule. Ce mouvement dérida bien un peu les spectateurs ; mais l’acteur n’en avait pas moins échoué .
   C’est de là que, quand un artiste manque soit son entrée en scène, soit sa réplique, qu’on dit qu’il a fait un fiasco. C’est donc par souvenir de l’accident arrivé à un acteur qu’on en est venu à utiliser cette locution,  un peu vulgaire et qui, malgré cela, ne cesse d’être appliquée dans toutes les situations analogues.          Les Allemands disent : Fiasco machen. Il y a encore une autre locution équivalente à celle-ci, mais encore plus triviale, c’est : Remporter une veste.

La  » ferme des cadavres  » !!


La ferme des cadavres : l’endroit glauque où l’on étudie la décomposition des corps !

   Des cadavres ! La première ferme a ouvert en 1980 au Tennessee, aux Etats-Unis, qui comptent aujourd’hui sept structures de ce type au sein de centres d’anthropologie forensique (ou anthropologie médicolégale). Il en existerait également une en Australie et une aux Pays-Bas.

     Dans ces établissements d’un genre particulier, les scientifiques examinent réguliérement les corps déposés l’air libre ou enterrés , afin de mieux comprendre le processus de décomposition et ainsi pogresser la médecine légale. Ils répertorient par exemple les insectes, observent l’évolution des bactéries des intestins ou vérifient la préservation de la qualité de l’ADN… » La plupart des recherches ont pour but d’évaluer le plus précisément possible l’heure de la mort  » , explique Daniel Wescott, directeur du centre d’anthropologie forensique du Texas, qui accueille depuis 2008 une vingtaine d’étudiants et cinq enseignants.
    Les chercheurs s’intéressent aussi aux événements subis par le corps aprés la mort.  » Il a par exemple pu bouger en glissant à cause du sang ou en étant porté par le mouvement des insectes qui le grignotent.  » Les effets des tempêtes, de la présence de fourmis rouges ou de plus gros charognards comme les lynx ou les vautours sont aussi observés. Ces études apportent des données précieuses aux enquêteurs de la police scientifique, qui doivent retracer le parcours des dépouilles des victimes.
Les corps étudiés proviennent de dons

   » Environ 70 chaque année, évalue Daniel Wescott. Généralement, il s’agit de personnes qui travaillaient dans les forces de l’ordre ou dans l’éducation et qui souhaitent prolonger leurs services après leur mort en faisant don de leur corps. D’autres souhaitent juste être utiles aprés leur décès. »  Mais il arrive également que l’initiative vienne de la famille d’un défunt. Les économies ainsi réalisées sur les frais des funérailles seraient alors la principale motivation…

Seule vidéo trouvée : 

 

 

 

 » Babolat  »


 Babolat ?  Je ne savais pas ce que c’est  ……Alors j’ai cherché …

En fait c’est une marque ! Une marque de raquettes de tennis : connue ( sauf de moi , car moi et le sport ! pffff )……J’ai lu que cees raquettes sont connues pour équiper les plus grands joueurs de tennis , de Y. Noah à Rafael Nadal en passant par Jo-Wilfried Tsonga ……..

   Ce qu’on sait moins ( que JE ne savais PAS ) , c’est que ces raquettes ont plus de 140 ans d’existence  et une origine très éloignée des courts de tennis ………

Tout commence en 1875 , à Lyon , l’entreprise Babolat est à l’époque esperte dans la transformation des boyaux de mouton ! Le directeur , P.Babolat fabrique de la charcuterie , des fils chirurgicaux et des cordes d’intruments de musique…..

    En Angleterre , à l’époque , le tennis vient d’être inventé ….L’un des adeptes de ce sport  qui est fabricant de raquettes ( Georges G. Bussey ( je crois) ) entend parler de la solidité des boyaux  Babolat. Il vient en France pour rencontrer P.Babolat ….L’Anglais veut des cordes en boyaux pour ses raquettes , amusé par la demande , Babolat accepte .

   Les cordages Babolat restent une toute petite partie de l’activité de l’entreprise , ceci jusqu’aux années 1920 et aux exploits des  » Mousquetaires  » ( R. Lacoste ,J.Borotta,J.Brugnon et H.Cochet ) qui remportèrent la coupe Davis à six reprises avec des cordages Babolat …..( Une raquette nécessitait alors les boyaux de 6 moutons !) 

Le tennis devient de plus en plus populaire en France  et , vers 1954 , Babolat commence à vendre ses premiers cordages en nylon …Le succès et tel que l’entreprise abandonne ses activité de charcuterie et de cordes pour instruments de musique …..!

A partir de ce moment , Babolat se concentre essentiellement sur le sport : Machines à tisser pour cordages , cadres de raquettes , et même balles de tennis ,vêtements et baskets ! En 2018 , la marque aurait déjà vendu 1, 6 millions de raquettes dans le monde !

Donneurs de sang animal !?


  Si beaucoup de personnes  sont prêtes  à retrousser leurs manches pour donner leur sang, peu ( dont moi )  savent que leur chien ou leur chat peut également le faire.
   Au même titre que les êtres humains, certains animaux malades ou blessés ont parfois besoin de transfusions sanguines don sang animal. La demande est en hausse, mais une étude publiée récemment , révèle qu’une majorité de personnes ignorent que leur animal de compagnie pourrait sauver la vie d’un autre en donnant son sang.
   Pour en arriver à cette conclusion, deux chercheuses du Royal Veterinary College de l’université de Londres ont interrogé 158 propriétaires d’animaux dans une clinique vétérinaire britannique. Bien qu’elles reconnaissent que l’échantillon n’était pas exhaustif, leurs résultats donnent un aperçu d’un sujet qui n’a jamais été étudié auparavant.

70% des propriétaires déclarent ne pas  connaitre la pratique,mais  89% des personnes interrogées ont affirmé  » être prêtes à laisser leur animal donner du sang s’il était compatible  ».
   Les chats et les chiens, comme les êtres humains, disposent de groupes sanguins. Les félins peuvent mourir s’ils ne sont pas transfusés avec le bon type de sang, mais les canidés sont capables d’en recevoir une variété plus large sans encourir de risque mortel.
  Des militants ,militantes des droits des animaux remettent toutefois en cause l’utilisation du mot  » donneur », avec comme argument  que le consentement des animaux n’est pas clairement établi.

Un 7 juillet encore ……


Il y a environ 581 ans ………..

7 juillet 1438 : « Pragmatique Sanction » de Bourges

  Le 7 juillet 1438, le roi Charles VII publie à Bourges la « Pragmatique Sanction », qui régit les relations entre l’Église gallicane (c’est-à-dire française) et le pape. Plusieurs fois amendé, abrogé et rétabli, ce texte va être l’objet d’une mauvaise application jusqu’au  Concordat de Bologne de 1516. Il n’en constitue pas moins un pas important dans l’émancipation de la monarchie vis à vis du  » Saint-Siège  » .

  Au Moyen Âge, les papes papes au moyen- âge s’attribuaient le droit de régenter les monarchies chrétiennes mais le Grand  Schisme d’ Occident (1378-1417) avait beaucoup réduit leurs prétentions. Charles VII en profite pour enlever au pape  tout ce qui relève de l’administration des diocèses et des abbayes en lui laissant ce qui relève de la foi. Cette manière de voir est ce que l’on appelle le  » gallicanisme  ».……….

   La  » Pragmatique Sanction  » retire ainsi au pape le droit de nomination des évêques et abbés : les évêques sont désormais élus par les chanoines de leur cathédrale et les abbés par leurs religieux. Elle prévoit aussi de supprimer les  » annates  », autrement dit l’année de recette que tout nouveau titulaire d’un siège ecclésiastique (abbé, évêque) devait verser au Saint-Siège. Dans les faits, détournant ces dispositions, le roi et ses familiers vont s’immiscer dans les élections et imposer leur candidat, sans égard pour leurs aptitudes, en vue de s’approprier les revenus des diocèses et des monastères.

Je connaissais le tableau de Géricault …..


Mais ne savais pas que cette oeuvre était tirée d’un faite réel !

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s’échoue au large de l’actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats à son bord. Ce fait divers va bouleverser la France et engendrer un chef-d’œuvre de l’art romantique.

Un capitaine imprudent :
   Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette L’Écho, de la flûte La Loire et du brick L’Argus.
   L’expédition est commandée par le capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys, officier royaliste de 51 ans qui a émigré dès le début de la Révolution, en 1789, et vient tout juste de rentrer en France. Bien que dépourvu d’expérience, le roi Louis XVIII  lui donne la mission de reprendre le Sénégal, ( que le traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt.)
   Contre l’avis de ses officiers, le capitaine veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s’éloigne ainsi du reste de la division et s’engage sur le dangereux banc de sable d’Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines, où il est bientôt immobilisé. On tente de désensabler le navire en évacuant le matériel sur un radeau de fortune de 20 mètres de long. Mais cela ne suffit pas et il faut se résoudre à l’évacuation.
L’évacuation :
   Les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur la chaloupe et une six de canots qui, tous, sont mâtés et disposent d’une voile. Le commandant est parmi les premiers à quitter la frégate !… Mais 152 hommes, essentiellement des soldats, doivent se contenter du radeau.Méduse radeau Serrés les uns contre les autres, ils ont de l’eau jusqu’aux genoux. Dix-sept hommes, appréhendant le pire, préfèrent rester sur la frégate dans l’espoir d’être plus tard secourus.
   Le radeau est tiré dans un premier temps par les canots et la chaloupe. Mais au lieu de se rapprocher de la côte, les naufragés dérivent vers la haute mer… Une nuit, les amarres cèdent les unes après les autres. L’enquête montrera plus tard qu’elles furent volontairement larguées à l’initiative de l’officier Raynaud qui commandait le principal canot.
   Voyant cela, le lieutenant Espiau, qui commande la chaloupe, veut reprendre le radeau en remorque mais ses hommes s’y opposent :Beaucoup craignaient une mutinerie et une attaque de la part des marins du radeau, des hommes rudes et passablement éméchés.
    Finalement, le commandant Chaumareys abandonne le radeau à lui-même et met le cap sur la côte, vers Saint-Louis du Sénégal. Ses officiers, honteux mais résignés, le suivent.

  Le chef d’oeuvre :

   Théodore Géricault (25 ans), s’est inspiré du drame de La Méduse pour peindre l’un des premiers chefs-d’oeuvre de l’école romantique. Ce jeune artiste  monarchiste a suivi Louis XVIII dans son exil de Gand. Cela ne l’empêche pas de faire de son oeuvre un manifeste contre les dérives du régime.
   Soucieux de réalisme, il a emprunté des cadavres dans un hôpital et s’en est servi comme modèle !. Le chirurgien Savigny et un autre rescapé, Corréard, ont par ailleurs posé pour Géricault, avec qui ils s’étaient liés d’amitié.

     On voit sur la gauche le premier, bras tendu, doigts écartés, tourner la tête vers le second, dans l’ombre, adossé au mât. On peut aussi  identifier également deux autres personnages : le noir agitant un morceau de toile est Jean-Charles, soldat originaire du Sénégal. L’homme avec une longue chemise à fines rayures se traînant sur le milieu du radeau, le bras droit tendu, est l’enseigne Jean-Daniel Coudein, commandant du radeau, qui avait été blessé à la jambe au départ de France et pouvait à peine se mouvoir. Le peintre Eugène Delacroix, ami de Géricault, a servi également de modèle. On le voit au premier plan, face contre le radeau.
     La toile est  très grande  (4,9 x 7 m)Méduse radeau, avec des personnages deux fois plus grand que nature au premier plan. Elle montre les marins qui tentent de se faire voir du brick L’Argus le 17 juillet 1816. Par le mouvement des corps et les contrastes de lumière, elle travestit le fait divers en un drame mythologique.

     Exposée au Salon de 1819 sous le titre  » Scène de naufrage  » , elle fait scandale par son réalisme et sa violence. Certains y voient une dénonciation du pouvoir en place. Elle n’en suscite pas moins l’admiration du roi Louis XVIII qui lâche placidement : « Voilà un naufrage qui ne fera pas celui de l’artiste qui l’a peint ».        ( Elle est aujourd’hui au musée du Louvre.)
     Le peintre n’a pas osé présenter la première version de son oeuvre (ci-dessous), du fait de scènes de cannibalisme jugées trop violentes.méduse cannibalisme

  Le drame :
    Avec très peu de vivres et cinq barriques de vin, le radeau va dériver sous un soleil implacable, avec de l’eau jusqu’à un mètre au-dessus du plancher. Les officiers se maintiennent près du mât, dans la partie la plus stable. Suicides, noyades, rixes s’enchaînent. Dès le deuxième jour, certains survivants découpent la chair des cadavres et la mange après l’avoir »  boucanée  » au soleil. Quelques hommes encore valides jettent à la mer les blessés et les malades pour préserver les chances de survie des autres.
    Au bout de treize jours, ( le 17 juillet 1816 ), les malheureux aperçoivent une voile à l’horizon. C’est L’Argus qui s’est mis en quête de l’épave de La Méduse pour y récupérer des documents officiels et de l’argent ! Mais le brick s’éloigne sans voir le radeau.!

    Heureusement , il  repassera quelques heures plus tard et cette fois l’apercevra. Il recueillera une quinzaine de rescapés. Cinq succomberont peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal.
    Le lieutenant de vaisseau Parnajon, commandant L’Argus, racontera plus tard :
  » J’ai trouvé sur ce radeau quinze personnes qui m’ont dit être le reste des 147 qui y avaient été mises lors de l’échouage de la frégate Méduse. Ces malheureux avaient été obligés de combattre et de tuer une grande partie de leurs camarades qui s’étaient révoltés pour s’emparer des provisions qu’on leur avait données. Les autres avaient été emportés par la mer, ou morts de faim, et fous. Ceux que j’ai sauvés s’étaient nourris de chair humaine depuis plusieurs jours et, au moment où je les ai trouvés, les cordes qui servaient d’étais étaient pleines de morceaux de cette viande qu’ils avaient mise à sécher. Le radeau était aussi parsemé de lambeaux qui attestaient la nourriture dont ces hommes avaient été obligés de se servir… » .
    C’est finalement une goélette privée, la Bombarde, qui atteindra la Méduse 52 jours après son abandon. Elle recueillera trois survivants sur les dix-sept qui étaient restés à bord : douze avaient quitté l’épave sur un radeau et un treizième sur une cage à poules, un quatorzième était mort d’épuisement.
Les  » naufragés du désert  »
     Si Géricault a immortalisé le radeau, l’histoire a oublié par contre les  » naufragés du désert  » : Les 63 personnes que la chaloupe débarqua le 6 juillet et qui rejoignirent Saint-Louis du Sénégal en longeant la côte. Ils parcoururent les quelques 80 lieues en 17 jours, harcelés, dépouillés par les Maures contre un peu d’eau et de nourriture. Six d’entre eux, dont une femme, y laissèrent la vie.
    Trois hommes, des traînards, s’égarèrent et furent séparément capturés par les Maures. Parmi eux, le naturaliste Georg-Adolf Kummer (1786-1817). Il parlait un peu l’arabe, se fit passer pour le fils d’une musulmane égyptienne et fut traité courtoisement. Tous les trois furent ramenés à Saint-Louis contre promesse de rançon (ou de récompense).
Le scandale :
   Le Journal des Débats publie le compte-rendu adressé au ministre de la Marine par le chirurgien Jean-Baptiste Savigny, l’un des rescapés du radeau. L’auteur y dépeint les violences extrêmes auxquelles ses compagnons et lui-même ont été réduits. Son récit soulève une immense émotion dans l’opinion publique.
    Le capitaine de frégate et les officiers passèrent en cour martiale. Hugues Duroy de Chaumareys fut dégradé et radié du rôle des officiers de marine et des Ordres de Saint Louis et de la Légion d’Honneur. Il échappe de peu à la peine de mort et s’en tire avec trois années de prison. Il finira ses jours au château de Lachenaud, à Bussière-Boffy, près de Bellac (Haute-Vienne).

 

Charles Tellier ….


Ses traveaux , découvertes nous sont bien utiles aujourd’hui :

  Fils d’un marchand épicier devenu industriel de la filature à Condé-sur-Noireau en Normandie mais ruiné par la Révolution de 1848, il étudie en faculté l’ammoniaque, un engrais concentré puis la production domestique de l’air comprimé.
  Le projet sur la production domestique de l’air comprimé est présenté à la ville de Paris, mais le baron Haussmann qu’aucune idée audacieuse n’effraie lui donne ce conseil :  » La glace manque à Paris quand les hivers sont chauds, vous devriez vous occuper de la fabriquer artificiellement.  »  Il faut dire qu’à l’époque, pour conserver les denrées, on remplissait un grand puits appelé glacière de deux cents tombereaux de neige et de glace. Cette conservation héritée des Romains était aléatoire.
  En 1856, Charles Tellier s’appuie sur les travaux de laboratoire de Faraday qui obtient une température de −11 °C et de Thilorien qui par liquéfaction arrivera à abaisser la température à −79 °C.
Deux ans plus tard, il crée sa première machine frigorifique à circulation de gaz ammoniac liquéfié, pour la production du froid à usage domestique et industriel.
  Cette invention qui bouleverse le monde moderne, est constamment améliorée et, en 1865, il construit une machine à compression mécanique à gaz liquéfié et l’installe dans la fabrique du maître-chocolatier Menier.
   En 1876, le navire Frigorifique parti de Rouen rapporte de la viande à Buenos Aires en bon état de conservation après 105 jours de mer.
   On lui doit également un nouveau procédé de séchage de la morue par air chaud qui avait séduit l’armateur Le Goaster.
   Quelques années plus tard en 1879, il entreprend avec Alexandre (Louis-Ernest) Bure,  ( comte héréditaire de Labenne, second fils naturel de Napoléon III et d’Eléonore Vergeot ), dont la famille s’est installé à Paimpol, la construction d’une usine grâce à la fortune de la femme de ce dernier : le 12 mars 1879, Labanne épousait en secondes noces à Paris, Marie-Henriette Paradis, âgée de 22 ans, riche héritière d’un banquier décédé en 1871. Mais l’opposition de certains hommes politiques et d’industriels de la région finit par décourager Tellier et ses deux associés l’armateur Le Goaster et Labenne ; ce dernier, déjà malade, abandonne la partie et regagne Paris où il meurt , le 11 janvier 1882, à 36 ans.
  Charles Tellier a découvert et mis au point la méthode du refroidissement par cascades, qui rend un fluide facilement liquéfiable, comme l’anhydride sulfureux, utilisé pour déterminer la liquéfaction d’un autre liquide plus difficile à liquéfier, comme l’anhydride carbonique. Ce principe sera utilisé et rationalisé vingt ans plus tard.

   Charles Tellier meurt à son domicile  de la rue d’Auteuil à Paris en 1913 dans la plus grande pauvreté et, peu avant de disparaître, il dira à un de ses proches :  » Le convoi des pauvres m’attend, mais ce sort final des travailleurs ne m’effraie pas…  ». Il repose au cimetière de Passy .Et une plaque se trouve sur le mur de la maison où il est mort 

J’ai lu à propos de LU …..


    La première Exposition universelle ouvrait ses portes à Paris le 14 avril 1900 …Avec environ 50 millions de visiteurs , c’était l’exposition où  » il fallait être  » ….La marque de biscuit Lu est au rendez-vous et sort du lot grâce à une technique originale de vente  : Utiliser l’art de son temps …..

En 1900 , au pied de la tour Eiffel , la tour Lu flambant neuve se voit de loin dans l’Exposition universelle …

    Le patron de Lefèvre – Utile , a imaginé une tour immense , un peu comme un phare de style  » art nouveau  » avec beaucoup de couleurs et de courbes . A l’intérieur , deux escaliers mènent à un salon de thé au plafond orné de biscuits Lu  ! ( un bâtiment à la mode de l’époque ) ….Louis Lefèvre Utile est passionné d’art et en a fait son argument de vente . Les gâteux ne doivent pas seulement être bons , ils doivent aussi être attrayants par la beauté de leur emballage . Lefèvre – Utile invente ,  pourrait on dire , le  » marketing artistique  » . Sur ses boîtes de biscuits et affiches publicitaires , il fait reproduire des peintures d’artistes …C’est ainsi qu’il repère le travail d’un jeune talent encore peu connu : Alfonse Mucha ….Les boîtes Lu seront vite décorée dans le style  » art nouveau  » , avec des femmes aux courbes généreuses , aux longs cheveux et épaules dénudées .

  L’art de l’époque entre ainsi dans les maisons sous la forme de boîtes de biscuits et, dans les rues , les boutiques , tout le monde reconnait la marque Lu …La recette fonctionne si bien que le fils de Louis , Michel Lefèvre -Utile , l’utilise quand il prend les commandes de la maison .

   En 1937 , toujours à Paris s’ouvre une nouvelle Exposition universelle …L’ Art nouveau a fait place à l’Art déco ….On construit un autre pavillon Lu  qui , évidemment , n’échappe pas à l’art de l’époque ….C’est un pavillon gigantesque , construit entre le pont de l’Alma et le pont Alexandre III .Il ressemble à une grosse boîte de biscuits …Pour y accèder , les visiteurs passent par une grande entrée surmontée d’un immense  » petit – beurre  » ..A l’intérieur , le symbole Lu est partout : Sur de grandes photos , sur les rideaux et les murs , afin de donner envie de  » succomber  » à la tentation des biscuits .

La marque continuera des années après à faire appel à l’art de son temps  : Dans les années 50 , quand les U.S.A et le  » design  » sont à la mode , tous les emballages seront redessinés . Le logo Lu  apparait avec les lettre L et U blanches sur fond rouge ….Les ventes progressent encore …Cent millions de paquets furent vendus en 1960 ! 

   

 

Le  » noeud gordien  » ?


  Difficulté qu’on ne peut résoudre, obstacle qu’on ne peut vaincre

   Gordius (c’est de ce nom que vient le mot gordien) était un laboureur de la Phrygie qui n’avait pour toute richesse que son chariot et ses bœufs. Quand les Phrygiens voulurent se donner un roi, ils consultèrent l’oracle, et l’oracle leur répondit de prendre le premier homme qu’ils verraient monté sur un char.
Cet homme fut Gordius. Il donna son nom à la ville de Gordium, capitale de la Phrygie. Le char de Gordius, que Midas, son fils, consacra à Jupiter, est resté célèbre par le nœud qui attachait le joug au timon, et qui était si habilement enlacé qu’on ne pouvait en apercevoir les bouts.

    Quand Alexandre, vainqueur de la Phrygie, se fut rendu maître de Gordium, il apprit qu’une ancienne tradition promettait l’empire de l’univers à celui qui dénouerait ce nœud. Aristobule (  ?  ) prétend qu’il le délia avec la plus grande facilité après avoir ôté la cheville qui tenait le joug attaché au timon ; mais on croit plus généralement qu’il coupa ce nœud d’un coup d’épée.

Alexandre coupant le nœud gordien Noeud-Gordien
    Le nœud gordien est resté dans le langage pour caractériser une difficulté qu’on ne peut résoudre, un obstacle qu’on ne peut vaincre. Se tirer d’embarras par un moyen expéditif et vigoureux, c’est trancher le nœud gordien.

  » Ah ! c’est un grand malheur, quand on a le cœur tendre,
Que ce lien de fer que la nature a mis
Entre l’âme et le corps, ces frères ennemis !
Ce qui m’étonne, moi, c’est que Dieu l’ait permis.
Voilà le nœud gordien qu’il fallait qu’Alexandre
Rompît de son épée et réduisît en cendre. »
(Alfred de Musset)

çà s’est passé il y a environ ….


200 ans :

  En mai-juin 1819, le Savannaha d’abord prévu comme navire à voile puis équipé d’une machine de 90 ch, effectua une première traversée de l’Atlantique partiellement à la vapeur. Il avait embarqué 75 tonnes de charbon et 25 tonnes de bois. Il poursuivit son périple jusqu’à Saint-Pétersbourg. Après son retour, la machine fut démontée….

Le Savannah Savannah 1er bateau à vapeurreprésente la première application réussie du moteur à vapeur sur un navire transatlantique, en 1819.
   Cette année-là, le navire appareille de la ville de Savannah, en Géorgie aux États-Unis le 24 mai. Il a été construit en 1818 aux chantiers Crock & Picket à New York, jauge 320 tonneaux, pour 45 mètres de long. Il est doté d’un gréement classique, avec voiles  »  aurique  » et carrées, c’est un trois-mâts. Mais il possède aussi un moteur à vapeur de 90 CV, propulsant deux roues à aubes ; sa cheminée est orientable pour éviter d’incendier la voilure. Il rejoint Liverpool, en 27 jours et 18 heures sur lesquels il avait marché 18 jours à la vapeur.

   L’embarquement combustible a été limité à 73 tonnes de charbon et 90 stères de bois. Cette cargaison était nettement insuffisante pour la traversée, il ne s’agissait que d’un appoint, le but n’étant pas une autonomie complète surtout pour une traversée d’est en ouest.
    Moses Rogers MosesRogers-Portraiten est le commandant. Il part d’abord à la vapeur, mais n’utilise les moteurs que par panne de vent. Il approche le port de Kinsale, en Irlande à la vapeur. Les garde-côtes qui aperçoivent la fumée croient à l’arrivée d’un bateau en feu !!!!

Bonnus lol : Moses Rogers (né environ en 1779, mort le 15 novembre 18211) était un navigateur américain, né à New London, Connecticut. Il a été impliqué dans certaines expériences, et dans la mise en œuvre, de la propulsion à vapeur des bateaux. Il était le capitaine du fameux bateau Savannah qui pour la première fois a traversé l’Atlantique avec l’aide d’un moteur à vapeur. Il a ensuite, vers la fin de sa vie, été le capitaine du bateau à vapeur Pee Dee, opérant celui-ci entre Georgetown et Cheras. Au moment de sa mort sa famille habitait Philadelphie. Il est mort de la fièvre jaune à Georgetown, Caroline du Sud. Il est enterré au cimetière de l’Église baptiste de Georgetown.