» ron ron  » hummm….


  Cali est sur mes genoux là ….assoupie ? Ronronnant en tout cas …..Et c’est très agréable….

 

C’est peut-être de la  » ronronthérapie  » ? 

  En effet , j’ai lu que les ronronnements du chat ont des effets bénéfiques sur notre santé : Le chat émet, lorsqu’il ronronne , des fréquences situées entre 20 et 50 Hz qui favorisent la sécrétion de la sérotonine , un  » neurotransmetteur  » impliqué notamment dans la qualité du someil et de l’humeur . Véronique Aïache  , auteur du livre   » la ronronthérapie  » , considère le ronronnement du chat comme un puissant anti stress , un régulateur de la tension artérielle et un  » booster  » des défenses immunitaires plus un soutien  » psychomoteur  » ……Alors …Peut-être n’aurais je bientôt plus besoin de ce fichu traitement anti – épileptique

 

 

La guerre de ………


sept ans : ( suite à » naissance de Montréal » ) pffffffff! Confus ce billet !

    La guerre de Sept Ans (1756-1763), nommée par  les Anglais  » French and Indian War  »  (la guerre contre les Français et les Indiens), fut  la principale guerre du XVIIIe siècle. C’est aussi, d’une certaine manière, la première guerre mondiale !
Les début de la guerre :
Les hostilités avaient débuté deux ans avant la déclaration de guerre officielle avec une  » petite  » bataille  dans les forêts du Nouveau Monde : Une poignée de Virginiens sous le commandement d’un certain… George Washington G.Washington (22 ans), attaque une délégation française et tue son chef, Jumonville, dans le but de s’emparer de Fort-Duquesne, ( fort qui tient la vallée de l’Ohio, la « Belle Rivière »).
En réaction, Londres, qui n’arrive pas à l’emporter sur terre, ordonne la saisie de 300 navires de commerce français dans différents ports, partout dans le monde. La guerre générale devient dès lors inévitable… En prévision de celle-ci, le gouvernement anglais prend toutes les  précautions. C’est ainsi qu’il ordonne la déportation des Acadiens francophones susceptibles de trahir la couronne.
  Une guerre mondiale avant l’heure ?
( Se déroulant sur le continent européen mais aussi en Amérique, en Afrique, aux Indes et sur les mers, en impliquant toutes les grandes puissances européennes, cette guerre sera plus tard considérée par les historiens comme la première guerre mondiale !)
Elle est provoquée d’une part par l’amertume des Français qui, dans la guerre de la Succession d’Autriche (1740-1748) ont  » travaillé pour le roi de Prusse  » et sont ( outre-mer ), de plus en plus en concurrence avec les Anglais ; d’autre part par la soif de revanche des Autrichiens qui se sont vus enlever la Silésie par le roi de Prusse Frédéric II pendant la guerre précédente.
Mi janvier 1756, le roi d’Angleterre Georges II (également Électeur de Hanovre ?) signe à Westminster un traité de « neutralité » avec le roi de Prusse. Du coup, l’impératrice Marie-Thérèse et le roi de France Louis XV  » enterrent  »  officiellement une rivalité de 250 ans  (qui remontait à Charles Quint et François 1er ) et concluent le 1er mai 1756 un  » renversement des alliances  » prenant ainsi à rebours leurs opinions publiques. Ils s’allient à la tsarine Élisabeth, fille de Pierre le Grand, ainsi qu’à la Suède, la Saxe et l’Espagne.
  Retournements nombreux : 
La guerre commence très mal pour les Français. Le prince de Soubise est battu par Frédéric II à Rossbach en  novembre 1757 malgré l’écrasante supériorité numérique de son armée. Habile stratège, Frédéric II bat  les Autrichiens à Leuthen, le 5 décembre de la même année et les Russes à Zorndorf le 25 août 1758. Cela lui vaudra de porter désormais le qualificatif de Frédéric le Grand !
Mais la Prusse finit par être submergée sous le nombre des assaillants. Elle est un moment sur le point de disparaître après sa défaite à Kunersdorf, sur l’Oder, le 12 août 1759. Le roi Frédéric II est blessé et manque d’être capturé. Les troupes russes s’offrent même le plaisir  de défiler à Berlin.
    Heureusement pour la Prusse, la Russie se retire   » inopinément  » du conflit à la mort de la tsarine Élisabeth début  janvier 1762. Son neveu le nouveau tsar Pierre III, fervent admirateur de Frédéric II, n’a rien de plus pressé que de se retirer de la coalition contre la Prusse, sauvant son héros d’une situation désespérée. Il lui restitue la Poméranie et la Prusse-orientale.
La France de Louis XV et l’Autriche de Marie-Thérèse négligent de tirer profit de  leurs victoires et permettent ainsi ,  à Frédéric II de se ressaisir et même de reconquérir la Silésie.
A la même époque , les Anglais, dont la situation n’était guère plus brillante que celle des Prussiens, portent à la tête de leur gouvernement un homme d’une grande énergie, William Pitt l’Ancien (Pitt The Elder), 49 ans.

 

Les Français lui opposent un secrétaire d’État aux Affaires étrangères de talent, le duc de Choiseul.
La guerre outre-mer :
Outre-mer où  les Anglais sont très actifs, les choses se gâtent pour les coalisés. Fort-Duquesne est pris en 1758 par les Anglais et rebaptisé Pittsburgh en l’honneur de leur Premier ministre (c’est aujourd’hui une grande métropole industrielle du Middle West). Plus grave, la France perd sa colonie de la Nouvelle-France malgré le sacrifice de Montcalm devant Québec.
La guerre sévit aussi aux Indes où les Anglais ne tiennent pour encore que Bombay, Madras et Calcutta, tandis que les Français, grâce à Dupleix, dominent la moitié du sous-continent.
En juin 1757, une armée anglo-indienne commandée par Robert Clive bat l’armée du  souverain du Bengale (  » nabab  » ), alliée aux Français, à Plassey, près de Calcutta. Le 16 janvier 1761, Lally-Tollendal capitule à Pondichéry, l’un des derniers comptoirs qui restent aux Français.
La paix va venir des dissensions internes et de la lassitude, principalement en Angleterre. Bien que populaire dans son pays, William Pitt doit démissionner à l’automne 1761, un an après que George III (22 ans) ait succédé à son grand-père George II.

      Son successeur à la tête du gouvernement est le favori du nouveau roi, Lord Bute, qui reproche à Pitt de trop vouloir en faire sur le continent européen.
Il entame les pourparlers de paix, au scandale de l’opinion qui espérait cueillir plus d’avantages de ses efforts.
Ceux-ci sont suspendus à cause de l’entrée en guerre de l’Espagne aux côtés de la France et la guerre ne se terminera qu’en 1763 avec deux traités, à Paris et Hubertsbourg, qui  » dessineront  » pour un siècle et demi le nouveau visage de l’Europe.
L’Angleterre, lourdement endettée par l’effort de guerre, décide de taxer les colons américains qui en sont les principaux bénéficiaires. Quoi de plus normal, après tout ? Mais lesdits colons ne l’entendent pas de cette oreille. « No taxation without representation » (pas d’impôt sans représentants au Parlement), proclament-ils, ( ce qui ne manque pas non plus de logique )… Il va s’ensuivre une nouvelle guerre, dix ans plus tard, et l’indépendance des États-Unis d’Amérique.

 

 

Et aussi ,il y a environ 90 ans………


16 mai 1929
Les Oscars :
   Le Parrain, La liste de Schindler, Lawrence d’Arabie, My Fair Lady, Casablanca, Forrest Gump, Le Pont de la rivière Kwaï ou encore Danse avec les loups, ces films sont des géants du cinéma américain et mondial. Ils ont tous en commun d’avoir été récompensés du titre de Meilleur film par la cérémonie des Oscars.

 

 

   C’est dans la salle Blossom de l’hôtel Roosevelt d’Hollywood, loin des yeux du public, que les premières statuettes furent  remises par Douglas Fairbanks   , le président de l’Académie.
  La cérémonie est loin d’être l’événement médiatique qu’elle est devenue  par la suite. Les participants doivent payer 5 dollars pour assister au banquet.

    La présentation des gagnants dure environ une quinzaine de minutes. Quatorze prix sont alors remis .

      Il n’y a pas de suspense : depuis trois mois, les récipiendaires sont avisés et le presse connait le nom des gagnants.
    La première statuette fut remise à Emil Jannings  . Il reçoit la récompense à titre de meilleur acteur pour sa performance dans The Last Command. En raison de son départ pour l’Europe, son prix lui est remis un mois avant la cérémonie. La statuette est alors nommée  » Academy Award  ». Elle prendra officiellement le surnom d’Oscar en 1939, probablement en raison de la ressemblance entre la statuette et l’oncle de la bibliothécaire de l’Académie, Margaret Herrick.!

   L’Oscar du meilleur film fut décerné à  » Les Ailes  », affiche les ailes un film muet américain sur le thème de la Première Guerre mondiale, réalisé par William A. Wellman et sorti en 1927. Produit par la Paramount Pictures, le film raconte la bataille de Saint-Mihiel où les troupes améraines

   Résumé de l’histoire  » les ailes  »

    Jack Powell est un jeune homme passionné des sports automobiles. Sa voisine, Mary Preston, est follement amoureuse de lui, mais il ne lui prête aucune attention. Jack est amoureux de Sylvia, elle-même amoureuse du fortuné David Armstrong. Quand les États-Unis entrent dans la Première Guerre mondiale, Jack et David rejoignent l’Air Force pour aller se battre sur le sol français, c’est alors qu’ils deviennent copains. Mary, quant à elle, rejoint le Women’s Motor Corps afin de se rapprocher de Jack. Mais en temps de guerre tout prend tournure de tragédie, y compris entre les deux amis. 

Extraits vidéo : (bande annonce ) 

Pffff ! Trouver cette vidéo : Pas facile lol

çà s’est passé il y a ………


Environ 29 ans :

17 mai 1990 : l’OMS retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales  !

homosexualité

    Il y a 29 ans ( seulement ? ) , l’organisation mondiale de la santé  » démédicalisait  » l’homosexualité : L’ O.M.S  retirait , en effet cette dernière  , de sa liste des maladies mentales ….En France , en 1982, une loi avait supprimé toute pénalisation de l’homosexualité impliquant des personnes de plus de 15 ans ( âge de la majorité sexuelle ) …..depuis 2005 , le 17 mai est devenu la journée mondiale de la lutte contre l’homophobie et la  » transphobie  » , dans le but de célébrer cette décision . 

P.S :

Etre soi-même partout, tout le temps : mission impossible ?

   La prééminence de l’espace public dans les contextes de la transphobie illustre bien la difficulté d’être soi-même à l’extérieur. Cette pression du dehors crée un mal de vivre bien spécifique qui s’exprime dans les témoignages de ces personnes .
   D’âges variés, le plus souvent des femmes, des personnes  » trans  » en démarche de transition s’interrogent sur les réactions de leurs proches : famille, collègues, voisin(e)s. Alors que des adolescents semblent prendre conscience de plus en plus tôt de leur transidentité , des hommes de plus de 45 ans se définissant comme travestis témoignent régulièrement de leur mal-être à ne pas pouvoir exister comme femme aux yeux de leur entourage.
     Cette négation de  » l’identité de genre  » crée une souffrance psychologique qui s’accentue chez les personnes isolées, pouvant aller jusqu’aux pensées et actes autodestructeurs.
    Dans le débat public, les personnes  » trans  » ont été touchées par ces polémiques alimentées par les parties les plus réactionnaires de la société, particulièrement autour de la prétendue « théorie du genre » à l’école. Films censurés, journées de retrait de l’école, abandon des  » ABCD  » de l’égalité… autant de faits qui bloquent totalement les discussions sur la question du genre et empêchent du même coup toute avancée législative. Car face à l’accumulation de contre-vérités, bien peu osent proposer des améliorations concrètes de la vie des personnes  »trans  » .

çà s’est passé il y a …..


  environ 78 ans ( ce billet sera peut-être long , trop long ? ) Mais…..peut on ,doit on oublier ? 

 » La rafle du billet vert  »  :

En mai 1941, à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le «billet vert» : ils sont «invités à se présenter» le 14 mai dans divers lieux de rassemblement «pour examen de situation».

    Leur liste a été établie grâce au fichier du recensement effectué à partir de septembre 1940 par les autorités françaises, sur ordre de l’occupant allemand.

   Ils doivent être accompagnés d’un membre de leur famille ou d’un ami. Persuadés qu’il s’agit d’une simple formalité, beaucoup s’y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d’aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres .

   3 700 Juifs sont ainsi arrêtés dans la région parisienne : c’est la «rafle du billet vert». Cette première rafle précède de quatorze mois la rafle du Vél d’Hiv.

embarquement

 

   Conduits à la gare d’Austerlitz en autobus, les Juifs sont transférés le jour même en train vers le Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

1 700 d’entre eux sont internés à Pithiviers, 2 000 à Beaune-la-Rolande. Ils y resteront  pendant plus d’un an, dans l’ignorance totale du sort qui leur est réservé. Beaune

 

    Le 8 mai 1942, 289 d’entre eux sont transférés au stalag de Compiègne-Royallieu, d’où ils sont majoritairement déportés vers Auschwitz le 5 juin 1942.

   Les autres connaissent  bientôt le même sort. Trois convois partent directement vers Auschwitz : le 25 juin et le 17 juillet 1942 de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-La-Rolande.

    Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande sont la concrétisation de la politique antisémite et de collaboration engagée par le régime de Vichy dès son arrivée au pouvoir.

    Un décret du 4 octobre 1940, signé par le maréchal Pétain, a permis d’interner «les ressortissants étrangers de race juive» dans des camps spéciaux, sur simple décision préfectorale et sans motif. Le «statut des Juifs», paru la veille, avait donné une définition «française» ( différente de  celle des nazis ) de la «race juive» et édicté les premières interdictions professionnelles (fonction publique, presse, cinéma …).

  Au printemps suivant, cette politique antisémite s’intensifie sous les pressions allemandes, avec la création du Commissariat Général aux Questions Juives et l’internement d’un total d’environ 5 000 Juifs étrangers de la région parisienne.

  C’est ainsi que sont créés les camps jumeaux de Pithiviers et de Beaune-la-RolandePithiviers. Le choix de ces petites villes du Loiret est dû à leur proximité de Paris, à une bonne accessibilité par le chemin de fer, à la possibilité de trouver sur place du ravitaillement et à la présence d’installations sécurisées (barbelés, miradors) qui ont déjà hébergé des prisonniers de guerre français, transférés depuis en Allemagne.

Les camps sont administrés par la préfecture du Loiret, à Orléans ; un Service des Camps a été mis en place.

Les internés sont installés dans des baraques en bois mesurant 30m sur 6m, avec soubassement de béton. Dans chaque baraque, de chaques côtés d’un couloir, deux rangées de châlits (lits à deux ou trois étages), remplis de paille ; paillasses et couvertures sont en nombre insuffisant ; 2 poêles seulement pour se chauffer, et aucune place pour le rangement.chalits

 

   Les conditions de vie y sont  très mauvaises. En particulier les installations sanitaires et médicales ne sont pas  » opérationnelles  » à l’arrivée des internés. La situation va un peu s’améliorer, mais l’alimentation reste insuffisante , l’hygiène très précaire (la prévention des épidémies étant le seul souci de l’administration ), le logement insalubre (les baraques sont étouffantes en été, très froides en hiver, à la fois mal isolées et non aérées).

   Le personnel de surveillance, français, a une triple origine : des gendarmes venus de la banlieue parisienne, chargés d’assurer la sécurité extérieure, des douaniers repliés du sud-ouest, chargés de la sécurité intérieure, et, en renfort, des gardiens auxiliaires, recrutés localement.

   Le chef de camp est un capitaine de gendarmerie en retraite, plutôt âgé, attiré par le cumul emploi-retraite. Il est assisté d’un gestionnaire à plein temps et d’un médecin-chef, un médecin de ville qui assure quelques vacations, l’essentiel du travail étant pris en charge par des médecins juifs internés.

   Selon le comportement de la direction, le régime intérieur du camp oscille entre des périodes de laisser-aller indifférent et d’autres où la répression s’intensifie, avant finalement de se durcir considérablement suite aux reproches de la hiérarchie préfectorale, de la presse collaborationniste, et surtout des Allemands, qui obtiennent, en avril 1942, le remplacement du chef du camp de Pithiviers jugé trop laxiste.

  Les internés ne voient pratiquement jamais d’Allemands, si ce n’est à l’occasion de quelques visites d’inspection , et lors des «départs» en déportation, au moment de l’embarquement dans les wagons à bestiaux.

  Par contre, des pressions allemandes s’exercent sur la préfecture d’Orléans, vite suivies d’effets : la Feldkommandantur infléchit ainsi les pratiques d’internement des autorités françaises, au point, finalement, de les piloter. La seule réticence notable de la part des fonctionnaires du Loiret se manifeste lorsqu’ils demandent que les Allemands respectent la voie hiérarchique pour faire passer leurs exigences : en cela, ils sont d’ailleurs de zélés pratiquants de la collaboration d’État.

   Les réactions des internés devant le sort qui leur est fait sont diverses et varient au fil du temps. Ils cherchent des moyens d’échapper à une situation qui les inquiète de plus en plus, que ce soit un motif officiel de libération ou une filière clandestine pour s’évader. évasion L’évasion toutefois devient de plus en plus difficile au fil des mois, et fait en plus  l’objet d’un débat complexe entre les internés, entre les internés et leurs familles, entre les internés et les organisations de résistance. Ils s’efforcent cependant , de trouver des moyens pour améliorer leurs conditions de vie, grâce à un réseau d’amis ou par une  affectation qui offrirait des opportunités de sortie (travail ou corvées à l’extérieur du camp).

   Le temps passant, des groupes organisent une vie culturelle (conférences, cours, débats, théâtre, chorale, ateliers artistiques), aidée par la présence d’artistes, d’artisans et d’intellectuels internés. L’administration laisse faire : ces activités lui garantissent un certain calme, et elle peut user de leur privation comme d’un moyen de sanction.

  Des groupes d’internés réussissent à se structurer en un comité clandestin de résistance et à établir le contact avec des mouvements extérieurs au camp. C’est ainsi que s’organise une circulation clandestine de courrier. Deux journaux, clandestins eux aussi, sont rédigés par des internés ! Et recopiés à la main dans le camp.

   Les internés vivent leur enfermement en se retrouvant au sein de groupes variés : habitants d’une même baraque, équipes de corvées intérieures ou extérieures ( ces dernières étant les plus prisées car quand on sort, même sous surveillance et pour travailler, on peut nouer des contacts -, groupes d’activités culturelles, participants aux multiples débats plus ou moins informels, simples groupes d’affinités (les jeunes, les croyants, les lecteurs, les peintres etc.).

   Certains internés travaillent à l’extérieur ( dans des fermes, des usines, des chantiers forestiers, des carrières ) , qui à l’époque manquent tous de main d’œuvre. Travailler permet à la fois de sortir des barbelés, de tromper l’ennui, de trouver une meilleure alimentation et un maigre appoint financier ou de rechercher des opportunités d’évasion.

   Les internés peuvent rester en rapport avec leurs familles encore en liberté (mais confrontées à l’aggravation progressive de la persécution) par le courrier, par les visites, et même, dans un premier temps, par des permissions. Ils peuvent également recevoir des colis. Le lien maintenu est fragile : il est quelquefois brutalement interrompu par mesure disciplinaire.

Au cours de l’été 42 : nouvelles rafles
   Après la rafle du Vel d’Hiv, entre le 19 et le 22 juillet 1942, près de 8 000 personnes (parmi lesquelles plus de 4 000 enfants, souvent très jeunes ) , sont transférées dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, conçus pour en accueillir moitié moins. Pourtant prévenue de l’arrivée de milliers de personnes, l’administration des camps n’a rien prévu, ni pour l’hébergement ni pour l’alimentation, en particulier pour de très jeunes enfants. La pagaille rêgne : Tout manque ( nourriture, médicaments, couvertures, vêtements) .Les femmes et d’enfants sont installés sur de la paille posée à même le sol. À Pithiviers, dès le 20 juillet, les baraques sont saturées. Le 21, ce sont plus de 2 000 personnes supplémentaires qui arrivent : elles sont entassées dans un hangar réquisitionné.

La situation sanitaire étant catastrophique, des épidémies se déclarent. Faute des soins nécessaires, plusieurs enfants meurent.

  Dès la mi juillet, l’administration française a exprimé «le souhait de voir les convois à destination du Reich inclure également les enfants».

   Or, à cette période, les nazis ne réclament que les adolescents de plus de 15 ans. En attendant l’autorisation de Berlin pour déporter les enfants Aline, il est envisagé de les séparer de leurs parents, qui doivent être déportés dans les jours qui suivent. Finalement çà se produit fin juillet dans les camps d’internement du Loiret.

  Fin juillet, la décision est prise de déporter les adultes, pour compléter l’effectif des convois prévu lors des accords franco-allemands.

   Brutalement séparés de leurs enfants les plus jeunes, les mères et les grands adolescents sont alors massivement déportés par 4 convois partant directement des gares de Pithiviers et Beaune-la-Rolande vers Auschwitz, du 31 juillet au 7 août.

    Les enfants restent seuls, livrés à une détresse absolue, matérielle et psychique.

   L’accord écrit pour la déportation des enfants arrive de Berlin mi août.

   Entre le 15 et le 25 août, les enfants sont transférés à Drancy , d’où ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau, majoritairement par les convois du 17 au 28 août 1942. Ceux qui ne partent pas dans ces convois partiront un peu plus tard,  le 21 septembre , depuis la gare de Pithiviers (la plus jeune a 2 ans).

Aucun des enfants déportés n’est revenu.

  Après septembre 1942, les internés juifs de Pithiviers sont transférés à Beaune-la-Rolande. Le camp de Pithiviers enferme désormais, de septembre 1942 à août 1944, des «internés administratifs», essentiellement des communistes internés par décision préfectorale.

   Le camp de Beaune-la-Rolande absorbe, pour des durées provisoires, les sureffectifs du camp de Drancy, ou encore «héberge» les «catégories» d’internés jugées, au moins pour un temps, «non-déportables». La vie du camp est alors rythmée par le départ de quelques convois pour Drancy, par un va-et-vient de groupes de centaines d’internés, constamment reclassés et déplacés. Les Allemands décident, et l’administration française applique systématiquement leurs décisions.

    En juillet 1943, après une inspection d’Aloïs Brünner dans le Loiret, les internés seront tous rassemblés à Drancy, et le camp de Beaune-la-Rolande sera fermé.

 » On se lève tous….


Pour Danette  » ! Tout le monde connait ce slogan ….

Au début : En 1969, Daniel Carasso, fondateur de Danone, se rend aux Pays-Bas pour visiter une usine fabriquant le Vla, une crème dessert hollandaise, un peu épaisse. De retour en France, il décide de s’en inspirer pour créer une recette plus onctueuse.

1er  » spot  » publicitaire

Puis Vers1990 :

Enfin , vers 2016 :

etc…Ces vidéo en préambule pour en venir à l’origine de la marque  » Danette  » :

1)La crème dessert  Danette fut créée en 1970 ( Il y a 49 ans !)….et c’est toujours un succès …La marque  » mise  » sur la gourmandise des enfants et…..parfois des parents …Danette ira même ( d’après ce que j’ai lu )  jusqu’à modifier le conditionnement de ses potsDanette sur la demande des consommateurs les plus jeunes !

Vers 1974 , 10 000 tonnes  de crème dessert au chocolat sont déjà vendues dans les grandes surfaces ! Quelques années plus tard , deux autres parfums sont mis sur le marché : Vanille et caramel …Au début ce sont des barquettes de 500 g , parfois en format familial de 1 Kg ! Et enfin en petits pots individuels que nous connaisons aujourd’hui …Grace en grande partie au fameux slogan  » on se lève tous pour Danette  » , les produits se vendent toujours davantage . 

Ce succès n’empêche pas les équipes de rester attentives aux demandes des consommateurs …..Un des nombreux courriers reçus par l’entreprise ne passa pas inaperçu ….

En 1984 , les employés de l’usine Danette reçurent , parait il , un courrier d’une classe d’élève ! Les enfants se plaignent de ne pouvoir lècher les Danette jusqu’au bout !

 

  Ceci à cause du fond des pots : Il comporte des rainures /nervures qui retiennent toujours un peu de crème ……Aussitot , les pots furent modifiés : Les nervures sont remplacées par un fond lisse et la forme des pot légèrement évasée pour pouvoir faire plus facilement glisser une cuillère !Depuis , les crèmes dessert ont conservé leur  » design  » et offrent plusieurs parfums ( chocolat, noisette, mousse liègeoise etc…..)

  Une entreprise attentive à ce point aux désirs de ses consommateurs / clients , ce ne doit pas être fréquent ? …..

Caricature….


  A première vue , cette image ne signifie rien …… Mais : En fait c’est la première caricature politique U.S  publiée le 9 mai  1754 par  Benjamin Franklin , co propriétaire de  » The pennsylvania Gazette  » ………. Ce serpent coupé en huit parties intitulé  » join or die  » symbolise la division entre les colonies anglaises d’Amérique du nord . Via cette caricature politique , l’éditorialiste incite ( exhorte ) les colons à s’unir ……..

B. Franklin participa 20 ans plus tard à la rédaction de la déclaration d’indépendance des Etats -Unis……….

 » Qui dort dine  » ………


   Comme c’est souvent mon  » mode de vie  » ces derniers temps , je me suis posé la question de savoir d’ où vient cette expression …

J’ai trouvé deux explications : 

  1) La plus courante : Au moyen âge , les aubergistes refusaient le gîte à ceux qui ne dînaient pas …..

 

    2 ) Celle ci viendrait du penseur grec nommé Méandre qui aurait déclaré :  » Le sommeil nourrit celui qui n’a pas de quoi manger  » ( autrement dit :  » Dors , c’est comme si tu avais dîné  »  ! )

  A mes lecteurs éventuels de choisir , personnellement , je  » penche  » pour la première ……

 

Caddie ?


 

     De nombreux imprudents ont payé cher ? L’utilisation de Caddie comme nom commun alors que c’est une marque jalousement gardée et protégée par l’entreprise éponyme.         Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers…   »chariots. »

     L’objet est né en 1937 !

    Dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l’un d’eux poser son panier sur une chaise, il imagine de  » flanquer » chaque panier d’une  » chaise à roulettes  » . Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.

     Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot (n° 1372459, en date du 27 avril 1963 ) ainsi que la fameuse marque  (n° 228178, déposée le 2 février 1960 ) dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.

 

çà s’est passé il y a …


environ 75 ans :

   Le 21 avril 1944  , les femmes françaises obtiennent le droit de vote ! Par une ordonnance signée du général de Gaulle , les femmes deviennent enfin  » électrices et éligibles dans les mêmes conditions que l’homme  » . Leur premier vote aura lieu un an plus tard , à l’occasion des élections municipales de 1945 .

   La revendication était de longue date :  Olympe de Gouges ( ? ) , réclamait déjà le droit de  » monter à la tribune  » dans sa déclaration des droits de la femmes et de la citoyenne  » en……1791 ! 

Olympes de Gouges : Olympe de Gouge image (portrait aquarelle )

   Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges a été redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l’ont appropriée, à juste titre d’ailleurs. Nul doute qu’elle aurait soutenu leurs combats pour l’égalité des droits entre les sexes.
Libre de moeurs, libre de pensée
   Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris.
   À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte… mais avec tout de même le soutien financier de son compagnon.
   Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d’Orléans.
   Quant arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode. Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir…
   En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs.
  En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.
Femme et révolutionnaire
    Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792).
    Olympe de Gouges brave la bienséance révolutionnaire en publiant une parodie de l’auguste Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sous l’intitulé : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l’on peut lire : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » .
   En matière institutionnelle, Olympe s’en tient toutefois au souhait d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise et restera jusqu’à la mort attachée à la royauté.
    Sous la Convention, après la chute de celle-ci, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe… Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.