çà s’est passé il ya environ…


209 ans : Le 18 septembre1811 : Création du bataillon des sapeurs pompiers de Paris …dès la fin du VIe siècle Paris des gardes de nuits sont chargés de veiller aux incendies, seuls des moyens dérisoires de lutte existent jusqu’au règne de Louis XIV, un édit de 1667 imposant alors la mise à disposition d’outils et d’hommes propres à combattre le feu

Sous les rois mérovingiens Paris eut des   » vigiles ou gardes de nuit  » chargés de veiller aux incendies.
Un décret du roi Clotaire II, daté de 595, montre en effet le soin qu’on prenait déjà pour surveiller les incendies qui devaient être terribles, les maisons étant alors toutes construites en bois et serrées les unes contre les autres.
En 803, Charlemagne donna l’ordre, sous peine d’amende, à un certain nombre d’habitants de chaque ville, de veiller à la sécurité de-tous à propos des incendies. Un ancien usage existait  : Quand un incendie se déclarait, les prêtres s’assemblaient, et l’on portait, sur le lieu du sinistre, le Saint Sacrement. On jetait ensuite dans les flammes le corporal, ce (linge consacré dont on se sert pour mettre le calice sur l’autel )….

Cette ancienne coutume existait encore en plein milieu du XVI ème siècle. En 1524, la France fut dévastée par un grand nombre d’incendies attribués, par la rumeur populaire, au connétable de Bourbon ! ? . Le village de Meaux fut détruit. Comme on craignait de voir le feu se rapprocher de Paris, le Parlement prit des mesures extraordinaires, ordonna, sous peine d’amende et de la prison, qu’on fasse des provisions d’eau dans chaque maison, qu’on bouche hermétiquement les soupiraux des caves et sous-sols, et qu’on allume des lanternes aux fenêtres, dès neuf heures du soir.

Jusqu’au règne du roi Louis XIV, il n’exista Paris que des moyens absolument dérisoires, complètement inefficaces, pour combattre le feu et arrêter les incendies. En province, l’idée même de se prémunir des plus simples précautions n’était venue à personne. Les membres des communautés religieuses et principalement les Capucins étaient alors les pompiers, et le matériel consistait en un certain nombre de seaux en bois ou en fer, qu’on réunissait dans un hangar de la communauté, afin de pouvoir porter secours dans les cas urgents. ( Dans une lettre du 20 janvier 1671, parlant d’un incendie, Madame de Sévigné rend témoigne en faveur des Capucins, ces premiers pompiers. Le grand Condé les appelait  » gaiement  » les Ordres Salamandres, à cause de leur empressement à se dévouer dans les incendies ) .

Une ordonnance du roi, datée de 1670, obligeait bien tous les ouvriers en bâtiment à prêter leur aide au premier appel, mais rien n’était bien organisé, et les malheureux ne pouvaient guère que regarder leurs maisons brûler. ( Mademoiselle de Montpensier, dans ses Mémoires, raconte qu’un incendie s’étant déclaré au Louvre,  »on y porta le Saint Sacrement de l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois ; dans le moment qu’il arriva, le feu cessa. ) ,,,????!!!!!

Une ordonnance de décembre 1254, le roi saint Louis autorisa les gens de métier de Paris à faire le guet pour assurer la sécurité de la ville à tous les points de vue, c’est-à-dire aussi bien pour veiller aux incendies que pour empêcher les vols. Et au cas d’incendie, il fut prescrit au guet bourgeois de se joindre au prévôt de Paris, chargé de diriger les secours.

Par un édit du 15 mars 1667, le roi ayant créé la charge de lieutenant du prévôt de Paris pour la police, ce fut cet officier qui fut chargé de tout ce qui concernait la sûreté de la ville et vicomté de Paris, et de donner par suite tous les ordres nécessaires en cas d’incendie. La même année, le Parlement rendit un arrêt qui régla les devoirs des quarteniers. On appelait ainsi les fonctionnaires qui étaient chargés du service des incendies dans les différents quartiers de la ville. Ils étaient obligés d’avoir toujours chez eux des échelles, des seaux, des crocs, des haches, et devaient veiller à l’entretien ou au remplacement de ces différents objets de sauvetage.

Par une ordonnance de police du 7 mars 1670, et par une ordonnance du prévôt des marchands du 31 juillet 1681,  » il était enjoint au commissaire de police de chaque quartier de requérir l’assistance des maîtres des divers métiers concernant le bâtiment par une sommation expresse  ». Cette sommation restant presque toujours sans effet, en raison de l’absence habituelle de l’entrepreneur, on avait recours au tocsin, qui faisait accourir sur le théâtre de l’incendie, indépendamment des maîtres, des masses d’ouvriers, de compagnons et d’apprentis.

Des outils aptes à éteindre l’incendie étaient déposés dans tous les quartiers de Paris, au domicile des conseillers de ville, des  » quarteniers  » , des anciens échevins, des  » cinquanteniers, des dizainiers ?  » et de plusieurs notables bourgeois. L’eau, dont le secours est si nécessaire dans de pareils dangers, était tirée non seulement des fontaines, mais des puits. Les propriétaires des maisons qui renfermaient ces puits étaient tenus, sous peine d’amende, de les tenir munis de cordes et de poulies, ainsi que d’un ou plusieurs seaux …

Plus tard, vers 1693, un grand incendie dévora aussi le bel hôtel de l’historiographe du roi, le chevalier de Walincour. Ce dernier avait en dépôt chez lui le manuscrit de Racine et de Boileau sur la vie du roi Louis XIV.  »  On essayait de sauver ce qu’on pouvait du mobilier, sans trop s’occuper de la maison qui flambait comme un fagot de bois sec. Walincour donna vingt louis à un Savoyard pour qu’il aille chercher le manuscrit de la Vie du roi ; travers les flammes il y alla, mais il lui rapporta un recueil de gazettes…  » lol

Tout cela était bien  » défectueux  » pour la sécurité publique. Il fallut attendre le commencement du XVIIIème siècle pour voir un commencement de sérieuse protection. Début octobre 1699, le roi Louis XIV accorda au sieur François Dumouriez du Perrier, commissaire ordonnateur des guerres, le privilège exclusif de construire et de vendre, pendant un espace de trente années, dans toute l’étendue de la France, des pompes portatives, analogues à celles qu’on voyait en Allemagne, en Angleterre, en Hollande.

Une ordonnance, du 12 janvier 1705, prescrivit une loterie, dont le bénéfice devait être affecté a l’achat de douze pompes à incendie pour la ville de Paris. Ces dernières furent déposées dans les couvents, remises aux bons soins des moines, qui, en cas d’incendie, s’étaient engagés a traîner eux-mêmes les pompes sur le lieu du sinistre. En 1742, comme on accusait déjà les Capucins d’être inutiles à la société, leur avocat opposait cette défense typique :  » Faudra-t-il donc forcer ces religieux de souhaiter une peste, ou un incendie public, pour prouver évidemment l’utilité des Capucins ?  »

En 1716, Du Perrier fut nommé directeur des pompes. On lui adjoignit un personnel, qui fut le noyau du corps des sapeurs-pompiers. L’uniforme consistait alors uniquement en un chapeau de feutre couvert d’un tissu en fil de fer, auquel était jointe une visière relevée. En 1720, le chapeau fut remplacé par une calotte de fer, portant sur le devant une plaque de même métal.  » En 1716, dit le Moniteur de l’armée, on comptait vingt pompes, mais déjà en assez mauvais état ; une ordonnance royale du 23 février en porta le nombre à trente-six, et chargeat trente-six hommes, exercés à ce service, pour les mettre en activité et diriger les manœuvres, moyennant une allocation annuelle de 6 000 livres, applicables aux frais d’entretien et d’exploitation.  » Tous les six mois, on avertissait les habitants, par des affiches placées au coin des rues, des endroits où étaient remisées les pompes et la demeure des gardiens.

Du Perrier succéda à son père. Il prit les épaulettes de colonel et fut nommé chevalier de Saint-Louis, grande distinction qui n’était alors accordée qu’aux militaires. Les gardes eurent, de par le roi, la faveur de pouvoir entrer aux Invalides dans les mêmes conditions que les autres soldats. Quand Du Perrier fut remplacé par Morat, les pompiers reçurent des épaulettes jaunes.

En 1722, des lettres patentes par arrêt ordonnaient l’achat de dix-sept appareils nouveaux, et arrêtaient que soixante hommes, habillés d’un costume uniforme, seraient chargés spécialement du service des incendies. En 1770, le corps fut porté à cent quarante-six hommes payés. Il y eut seize corps de garde. En 1785, il y eut deux cent vingt hommes. En 1789, au mois de décembre, le Département de la garde nationale fit publier un règlement concernant le service des incendies. Le 9 ventôse an III (27 février 1795), le nombre des gardes-pompes fut porté à trois cent soixante-seize hommes, divisés en trois compagnies. Les hommes furent nourris, mais non casernés ; jusqu’au 6 juillet 1801 ils continuèrent à loger en ville. Leur uniforme se composait d’un casque en cuivre, d’un habit de drap bleu de roi et d’une culotte bleue avec des guêtres rouges (la couleur du feu).

En 1810, pendant un bal, un violent incendie éclata à l’ambassade d’Autriche, à Paris. Cet incendie, où l’on s’aperçut de l’insuffisance des moyens de secours, fut la cause indirecte de la création du Régiment des sapeurs-pompiers.

En effet c’est le 18 septembre 1811 que parut le décret qui créa un bataillon de sapeurs-pompiers comprenant quatre compagnies avec treize officiers et cinq cent soixante-trois hommes de troupe. Les sapeurs furent armés de fusils pour la première fois. Le bataillon, soumis aux lois militaires, eut aussi pour mission de concourir aux besoins du service de police et de sûreté publique sous les ordres du ministre de l’Intérieur et du préfet de police.

Par ce décret, les Sapeurs-Pompiers  » prenaient rang  » à la gauche de l’infanterie de ligne. L’entretien du corps et la solde étaient à la charge de la ville de Paris. Les officiers étaient nommés par le souverain, et les sous-officiers par le préfet de police. Le recrutement avait lieu par enrôlement volontaire. Par une ordonnance du 28 août 1822, l’effectif de ce bataillon fut porté à quatorze officiers et six cent soixante-deux hommes. En septembre 1824, les médecins-majors du corps furent admis à prendre rang parmi ceux de l’armée.

Un décret du 20 janvier 1832 nomma un sous-lieutenant dans chaque compagnie. Le 11 mai 1833 fut créé l’emploi du sous-lieutenant chargé du recrutement et de l’habillement.

En 1845, il y avait cinq compagnies comprenant vingt et un officiers et huit cent huit sapeurs et caporaux. En 1850, le bataillon fut réorganisé : la discipline, le commandement, l’administration appartinrent au ministre de la guerre ; les dépenses furent mises à la charge de la ville de Paris, et la préfecture dut diriger le service contre l’incendie. L’effectif du bataillon fut fixé à cinq compagnies avec vingt-deux officiers et sept cent quatre-vingt-dix-sept sapeurs.

En 1855, deux compagnies nouvelles furent décrétées : Une le 10 février 1855 pour le service de la ville de Paris, l’autre le 17 février pour être transportée à Constantinople et être attachée au service du corps expéditionnaire de la guerre d’Orient. À la fin de la campagne, cette dernière compagnie fut incorporée dans le bataillon. Successivement, le corps fut augmenté de nouvelles compagnies.

Un décret du 5 décembre 1866 augmenta le corps de deux compagnies, et, en même temps, les douze compagnies qui résultèrent de cette formation furent divisées en deux bataillons de six compagnies chacun, et réunis sous la dénomination de Régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris.

En 1878, les charges considérables qui pesaient sur le corps des sapeurs-pompiers s’étant accrues en raison de la création de nouveaux services (emploi de pompes à vapeur, dévidoirs, installations télégraphiques spéciales), la Préfecture de police fut amenée à demander un supplément d’effectif au Conseil municipal, qui après examen de la question accorda les crédits nécessaires .

C’est le décret du 28 février 1967 qui dissout le Régiment et crée la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris le 1er mars.

Quelques illustrations ( du net ):

Le centenaire des pompiers de Paris (uniformes historiques des pompiers parisiens 1811–1911). Illustration parue dans le Supplément illustré du Petit Journal du 8 octobre 1911
Sapeurs-pompiers du temps de la Monarchie de Juillet (1830-1848). Gravure (colorisée) publiée dans Les Français peints par eux-mêmes paru en 1842
( Sapeurs-pompiers du temps de la Monarchie de Juillet (1830-1848) )
Le Maréchal Canrobert passe en revue les sapeurs-pompiers de Paris, sur l'esplanade des Invalides et leur remet le drapeau dont l'Empereur leur fait don à propos de leur organisation en régiment. Estampe de Gustave Janet (1829-1898)
Le Maréchal Canrobert passe en revue les sapeurs-pompiers de Paris, sur l’esplanade
des Invalides et leur remet le drapeau dont l’Empereur leur fait don à propos
de leur organisation en régiment

 »Etre réduit au bâton blanc »


       J’ai entendu cette expression ce mardi après-midi : Je suis sorti pour acheter pain Résultat d’images pour imagées baguetteet cigarettes    ( le minimum pour ma  » survie  » ) et au moment de payer ces dernières : C.B refusée !!! C’est alors qu’une dame âgée ( sans méchanceté ) m’a dit  » Vous êtes réduit au bâton blanc  » …..Je ne savais pas ce que  » çà  » signifiait , alors , en rentrant  , j’ai cherché et : =  » Etre entièrement ruiné  » ! ( tout de même pas encore mon cas ) …..

  Sur le Net , j’ai lu ceci aussi :

  On prétend que cette expression est une allusion à l’ancien usage d’après lequel les soldats d’une garnison qui avait capitulé sortaient de la place avec un bâton à la main, c’est-à-dire avec un bois de lance dégarni de fer.

  Mais on se trompe certainement ; car l’usage dont on parle ne fut introduit que parce que le bâton dépouillé de son écorce était un symbole de dénuement et de sujétion affecté particulièrement aux suppliants et aux prisonniers. On sait qu’aux termes de la loi salique, le meurtrier, obligé de quitter le pays lorsqu’il ne pouvait payer la composition, sortait de sa maison, en chemise, déceint, déchaux et bâton en main, palo in manu.

 » Je ne plains pas les garçons, dit Luther : un garçon vit partout, pourvu qu’il sache travailler ; mais le pauvre petit peuple des filles doit chercher sa vie avec un bâton blanc à la main  »

17 ans, elle a été choisie par la NASA……


 ……….pour être la première humaine à fouler le sol sur Mars

Le rêve des géants de l’exploration spatiale est aujourd’hui axé sur la planète Mars. Récemment, la NASA a annoncé la réalisation de ce projet grandiose en mettant une jeune fille actuellement âgée de 17 ans sur le coup. En effet, Alyssa Carson fait partie des futurs astronautes qui vont participé à la mission Mars de la Nasa.

A titre de rappel, SpaceX la firme d’Elon Musk et la NASA, se lancent dans une bataille technologique très sérieuse. Ils se disputent la place de la firme qui va envoyer le premier humain sur la planète Mars. Le projet est annoncé pour l’année 2024 du côté de SpaceX. Pour la NASA on attend encore l’année 2033.

   Les membres de l’équipage de la mission Mars de la Nasa incluent la jeune femme de 17 ans, nommée Alyssa Carson. Cette dernière rêve d’ailleurs d’être la première humaine à fouler la surface de la planète rouge.

Alyssa Carson vient de la Louisiane, de Baton Rouge plus précisément. Depuis qu’elle a 15 ans, elle suit des formations auprès de la NASA pour devenir astronaute. D’ailleurs, elle la personne la plus jeune à qui l’on a attribué le diplôme de l’  » Advances Possum Academy  ». ( Sans ce diplôme on ne peut suivre la formation d’astronaute ) .

Alyssa estime que le plus dur dans son cas est la question du timing. Elle trouve défiant le fait d’avoir pu accomplir autant de chose à son âge pendant que les autres sont encore au lycée. D’ailleurs, elle trouve la formation assez contraignante  par rapport à son âge. Toutefois, lors d’un interview, elle confie à Bored Panda qu’elle est sur la bonne voie.

  Non seulement la jeune femme suit une formation pour devenir astronaute, mais aussi, elle suit des cours de langue. Elle apprend donc l’anglais, l’espagnol, le français et le chinois.

En outre, elle est tout à fait consciente des sacrifices engagés par son choix de vie. Elle sait qu’elle ne peut prétendre ni à une vie de mère ni à une vie de femme mariée pour les quelques années qui vont suivre.

Avec son profil de  » jeune astronaute  » en formation, Alyssa a fait la déclaration suivante :  » Tous les astronautes, spécialement les femmes, ont tracé cette voie que j’ai choisi de suivre  ». Aujourd’hui, elle endosse le rôle de l’ambassadrice de la conquête spatiale chez les plus jeunes. Elle estime pouvoir inculquer le même rêve que celui qu’elle a longtemps porté auprès de ces derniers. Ils pourront à leur tour participer sur des missions de conquête spatiale en vue d’une autre planète plus tard.

C’était en août il y a …


Environ 161 ans :

Le 27 août 1859 : Du pétrole à Titusville en Pennsylvanie !

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol des États-Unis. La découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d’éclairage n’arrivent plus à être satisfaits avec les bougies traditionnelles et les lampes à huile. Le  » pétrole lampant  » va révolutionner la vie quotidienne ! Oubliées les bougies sales, coûteuses et fumantes lol ; voici, en attendant la lampe à incandescence , un éclairage propre, de bonne luminosité et relativement économique.

Le  » miracle » se produit au nord-est du pays, en Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek (le ruisseau d’huile !) près de Titusville. ( C’est aujourd’hui un parc national ).

Son auteur est un bourlingueur du nom d’Edwin L.  Drake

Résultat d’images pour Edwin Drake

(39 ans). Il se fait abusivement appeler  » colonel Drake  ». Après avoir pratiqué tous les métiers y compris celui de conducteur de train, il s’établit avec sa famille à Titusville.

Contre l’avis des experts, il est convaincu qu’il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s’est adjoint pour cela le concours d’un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble et mis en mouvement par une machine à vapeur. Le  » précieux liquide  » aurait jailli lorsque le trépan a atteint 23 mètres de profondeur seulement.

Dès le premier jour, avec une production de l’ordre de huit ou dix barils, Drake multiplie la production mondiale de pétrole par… deux !

Drake en haut-de-forme devant son puits en 1866
Drake devant son puits (1866 )

Comme on peut s’y attendre, la découverte de Drake donne lieu à la première  » ruée vers l’or noir  » avec une particularité propre au droit américain : le sous-sol et tout ce qu’il renferme appartient au propriétaire de la surface.

La ruée vers l’or noir

Le colonel Edmin L. DrakeDu coup que chaque propriétaire de parcelle se donne pour objectif prioritaire de pomper le sous-sol… du voisin. C’est ainsi que chacun érige des puits en bordure de son terrain en réservant à plus tard l’exploitation du centre que personne ne peut lui voler. D’où un gaspillage énorme de ressources et une multiplication à l’infini des puits de forage.

La région se couvre de derricks et procure la fortune à de nombreux audacieux. Quand au  » colonel  » Drake, dépourvu du sens des affaires, il néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Compatissants, les habitants de Titusville finiront par verser une pension à lui-même et à sa veuve.

 

Les raffineurs ramassent la mise

Mais » la mélasse noire et malodorante  » qui émerge des puits n’est pas utilisable en l’état. Il faut la raffiner. Le raffinage, indispensable, a pour premier but de produire du  » pétrole lampant  »,( autrement dit à l’usage des lampes à pétrole ) .

Ce qui implique que très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur :Davidson Rockefeller

John Davison Rockefeller (1839-1937) en 1885

, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle.

 

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Le pétrole est devenu l’énergie vitale de nos sociétés. Mais aujourd’hui, c’est non plus dans l’éclairage mais dans les transports et la production d’énergie qu’il trouve ses principaux débouchés. Jusqu’à quand ?

Le pétrole fait l’objet d’une prospection toujours plus intense. On l’extrait des fonds sous-marins (offshore), jusqu’à six mille mètres sous le niveau de la mer (3000 mètres d’eau et autant de couches sédimentaires). On l’extrait désormais aussi des schistes bitumineux du Canada et des États-Unis, au prix de grands dégâts écologiques. C’est au point que les États-Unis sont redevenus massivement exportateurs d’hydrocarbures

Au grand dam des experts qui prédisent l’épuisement du précieux fluide depuis les années 1950, le fameux peak oil ( » pic pétrolier  ») à partir duquel la production mondiale doit décliner est repoussé de décennie en décennie. Et contre toute attente, sous l’effet de la surproduction et de la baisse relative de la fiscalité, le prix de vente des produits pétroliers diminue depuis les années 1980. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le réchauffement climatique. 

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Pourquoi Total s’appelle Total


HISTOIRES DE NOMS – À sa naissance, en 1924, l’entreprise avait été baptisée Compagnie française des pétroles. Le nom Total apparaît en 1953, mais ce n’est qu’en 1991 que la CFP s’effacera complètement.

C’est l’histoire d’une enseigne de stations-service devenue le nom du premier groupe pétrolier français. Une histoire qui s’est écrite en deux temps. En 1985, la CFP (Compagnie française des pétroles) a été rebaptisée Total-Compagnie française des pétroles. En 1991, exit la CFP, la signature initiale aux connotations trop techniques et le groupe devient Total.

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Ce style de nom a l’avantage de la simplicité. Il est compréhensible dans le monde entier ou presque. Il peut aussi avoir l’avantage de rappeler que le groupe est présent à tous les stades : de la prospection pétrolière à la vente d’essence en passant par l’ex­traction, le raffinage et le transport.  » En plus, Total est un nom de leader, analyse Pierre-Louis Desprez, cofondateur de Kaos Consulting, société de création de noms de marques. Il exprime la dimension internationale de la firme.  »

Mais cette dénomination est aussi le fruit d’une longue évolution. Au cours des décennies, l’entreprise a changé cinq fois de nom. Au départ, il y avait donc la Compagnie française des pétrole son sigle: CFP. L’entreprise a été créée en 1924 à l’initiative de l’État et introduite en Bourse dès 1929. La France avait alors besoin d’une entreprise pétrolière qui devienne actionnaire de la toute nouvelle Iraq Petroleum Company et participer ainsi à l’exploitation de l’or noir irakien après la chute de l’Empire ottoman.

Ce nom ne fait pas rêver ? Qu’importe. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, son activité se limite à l’extraction de pétrole. Changement de décor en 1947 avec le développement d’un réseau de stations-service et l’implantation hors des frontières en Europe, mais aussi en Afrique et en Australie.

Le sigle CFP n’est pas jugé très adapté pour conquérir des consommateurs. En 1953, ses dirigeants décident de créer une marque plus simple, Total, qui fait son apparition en 1954, accompagnée d’un logo bleu-blanc-rouge.

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Elle chapeaute toutes les activités tournées vers le grand public (stations-service, huile…). Très vite, le succès est au rendez-vous. La marque Total gagne une visibilité mondiale.

Quelques coups d’accordéon…………

Si la dénomination CFP disparaît officiellement au profit de Total en 1991, le patronyme du groupe va encore connaître quelques  »coups d’accordéon  ». En 1999, Total rachète le belge  »Petrofina  » . Pour ménager les susceptibilités, le groupe devient  » TotalFina  ». En 2000, TotalFina lance une OPA sur l’autre champion français de l’or noir, Elf Aquitaine. Là encore, pour ménager les susceptibilités internes, il devient  »TotalFinaElf  ». Comme un tel nom à rallonge n’est pas très facile à manier, Total redevient Total en 2003. Le groupe troque alors son logo tricolore pour une sphère composée de bandes de couleur et censée représenter la Terre, dans toute sa complexité et sa diversité

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Le Reblochon…..


…….

Serait né d’une fraude fiscale ? !

Tout le monde , ou presque connait  » Le reblochon  », ce célèbre fromage produit en Savoie et qui bénéficie d’une AOC depuis plus de 50 ans ! Autant dire un élément fondamental de la gastronomie française, ne serait-ce qu’en raison de son importance dans la tartiflette.lol

Et bien , je viens de lire qu’aussi étonnant que cela puisse paraitre, il tirerait son nom d’une véritable fraude pour échapper à l’impôt. Et cela ne date pas d’hier puisque la manœuvre avait lieu au 13e siècle.

Quelle manœuvre exactement ?

Il faut savoir qu’à l’époque , “re-blocher’ signifiait  » pincer de nouveau  » ou  » traire une deuxième fois  ».

En quoi consistait la fraude ? A l’époque et plus encore à la Renaissance, les fermages étaient dus en nature. C’ est à dire que que le fermier avait le droit de cultiver la terre de son propriétaire et en retour il le payait non pas en argent mais ave une partie des produits cultivés.

Dans le cas du reblochon le fermier devait donner un certain nombre de fromages; (un nombre calculés en fonction du volume de lait trait.)

Donc le propriétaire ou son contrôleur vérifiait la traite pour en déduire le nombre de fromages dus par le fermier.

Alors , pour avoir à donner moins de fromages aux propriétaires , les fermiers faisaient une première traite pour eux et une deuxième traite une fois la nuit tombée cette fois pour leur propre compte.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est traite.jpg

Donc la première traite était volontairement incomplète. Il l’achevait le soir venu.

Et les propriétaires y perdaient presque doublement car le lait de la seconde traite, était en plus petite quantité bien sur mais ne pouvait qu’ être riche en crème, avec davantage de matières grasses supérieur. Bref tout simplement meilleur !

Un dernier mot sur le fermage : Au Moyen Age il se substitua progressivement au servage que se définit comme la condition d’une personne qui est tenu de vivre et de travailler sur une terre appartenant à une autre personne et de fournir à cette autre personne, contre rémunération ou gratuitement, certains services déterminés, sans pouvoir changer sa condition. Si on le compare, le fermage était donc à l’époque une évolution positive.

pffffffffffffffffff dur le nouveau système!

La plus petite mairie de France……


…..

Une mairie de 8 m2

    En Normandie se trouve la ville de Saint-Germain-de-Pasquier qui a la particularité de posséder la plus petite mairie de France. Elle mesure 2,7 mètres par 3 soit une surface de 8 min 2. Elle peut accueillir le conseil municipal avec la totalité des 12 membres ainsi qu’une secrétaire.

   Vers 1080, les dîmes de Saint-Germain furent données à l’abbaye Notre-Dame du Bec. La famille de Tournebu qui possédait la seigneurie fut remplacée par les barons du Bec-Thomas qui conservèrent le village jusqu’à la Révolution.

   La fontaine Sainte-Clotilde a été pendant longtemps un lieu de pèlerinage très fréquenté, notamment le 3 juin. On venait y invoquer la sainte pour guérir toutes sortes de maux, et pour donner des forces aux enfants que l’on plongeait dans l’eau très froide de la source. En 1851, afin de revaloriser son culte, l’église et la municipalité décident d’ériger au-dessus de la fontaine, à l’emplacement de l’ancien prieuré Saint-Germain-Gaillard, une petite chapelle de 3 m de long pour 2,70 m de large.

La fontaine Ste Clotilde 

Quelques photos /images :

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etc…….

La braguette ?….


Petite histoire de la braguette :

La braguette au cours des âges :

 

Il fut un temps pas si lointainles hommes n’avaient rien dans la braguette  lol !

Et pour cause: Jusqu’au XIVsiècle, tout le monde porte en effet une robe ou une tunique, les hommes comme les femmes.

     Pas très viril et encore moins pratique pour  »faire pipi  » contre un arbre… Seules les petites gens revêtaient une sorte de caleçon long maintenu à la taille : les braies ou bragues, deux mots hérités du celte qui donneront plus tard les mots brayette et braguette. Mais la mode évolue. Lassés de leurs robes, les hommes troquent celles-ci contre une veste,  » le pourpoint  », et des bas relativement moulants : les chausses.         D’abord assez long, le pourpoint va se raccourcir jusqu’à dévoiler ce qui, jusqu’ici, était caché. Ce spectacle d’hommes se pavanant en  » moules burnes  » médiévales ne plaît évidemment pas à tout le monde. En 1467, le chroniqueur Mathieu de Coucy s’indigne par exemple de ces  » hommes vestus plus court qu’ils n’eurent oncques fait. Tellement que l’on voit la façon de leurs culs et de leurs  »génitoires   ».

 

 

L’âge d’or de la braguette :

Cette nouvelle mode fait cependant fureur. Par souci pratique, les chausses sont munies d’une pièce de tissu triangulaire, la braye, qui s’ouvre et se ferme grâce à un genre de lanières, les aiguillettes. L’ensemble maintient  » le service trois pièces  » de ces messieurs en place et l’empêche de batifoler à tout moment à l’extérieur, mais surtout, il ne le cache plus. C’est l’ancêtre de la braguette moderne. Pour certains coquets, ce n’est pas encore assez sexy.

    Ils s’inspirent alors des coquilles en métal portées par certains soldats et choisissent d’en garnir triomphalement leur entrejambe. De simple bout de tissu, la braguette devient alors une poche rembourrée destinée à faire l’éloge flamboyant de leur virilité.     Avec la Renaissance, cette braguette  »capitonnée » va prendre des formes de plus en plus impressionnantes et suggestives. Elle s’orne par la même occasion de rubans, de dorures, de joyaux ; tout dans la discrétion ! Il n’est pas rare aussi de fourrer un tas de choses dans cette poche, en plus de ce qui s’y trouve habituellement : lettres, mouchoir, menue monnaie et même parfois des fruits qu’on offre ensuite bien tièdes à sa belle. Nous sommes au XVIsiècle, l’âge d’or de la braguette. La virilité des hommes s’expose au moins autant que la poitrine des femmes !

 

 

À gauche ou à droite ?

 Avec la montée en puissance des dévots, la braguette se dégonfle à vue d’œil. Elle disparaît même au profit d’une simple fente, boutonnée ou non, et par ailleurs invisible sous le costume des hommes. Adieu  »réticules coquins, aguichante brèche et renflements prometteurs  » ? Heureusement, non. Au XVIIIe siècle, la braguette fait un timide retour avec la culotte à pont : une culotte tout ce qu’il y a de plus banal, à ceci près qu’elle est munie d’un grand rabat qui part de l’entre-jambes et se boutonne à la taille. L’ensemble est déjà un peu plus évocateur de la virilité masculine.

 

 

 

Pas de bol, le XIXe siècle amène, en plus du pantalon, un nouveau vent de pudeur. Strictement boutonnée, la braguette se cache désormais sous une patte la plus discrète et la plus plate possible. Pire, le gentleman doit absolument cacher tout renflement suspect et par trop visible. À l’époque, les pantalons sont donc munis d’un gousset le long de la cuisse, dans lequel l’homme est tenu d’insérer l’objet du délit ; d’où, parait-il, la question rituelle des tailleurs : portez-vous à gauche ou à droite ? Il faudra attendre finalement le XXe siècle pour voir la braguette réapparaître. Asexuée, elle a tout de même perdu une bonne partie de son symbolisme. Pour l’effet  » gros paquet  », il faut désormais s’en remettre au slip. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

 

Braguette pour femme !?

 

  Depuis que les femmes portent la culotte, elles bénéficient aussi de cette  » prodigieuse » invention qu’est la braguette, à ceci près que leurs pantalons sont souvent munis d’un rabat à droite, alors que celui des hommes est traditionnellement à gauche. Pourquoi ?       Par commodité tout simplement.?

   La majorité des hommes étant droitiers, il est plus facile d’ouvrir une braguette installée à gauche que l’inverse. Dans le même ordre d’idées, la majorité des droitiers place, semble-t-il,  »coquette  » à gauche par facilité.

Picasso ; face méconnue:


Pablo Picasso : 12 infos insolites sur le génie espagnol

1 - Son talent précoce complexe son père

1 ) Son talent précoce complexe son père

   » Pablito   »est un cancre. Il peine à calculer, ne parvient ni à lire l’heure, ni à réciter l’alphabet, et son orthographe est laborieuse. Mais sa mémoire est prodigieuse et il dessine avant de parler. D’ailleurs, selon sa mère, le premier mot qu’il a prononcé est piz, pour lapiz, le crayon. Son père, José Ruiz, un artiste, lui enseigne le dessin et la peinture. Le jeune Pablo Picasso peint son premier tableau à l’âge de 8 ans :  » Le Petit Picador jaune  ». L’œuvre, représentant une scène de corrida, est très aboutie (Picasso refusera d’ailleurs toute sa vie de s’en séparer ). Quelques années plus tard, en pleine séance de travail avec son père, celui-ci se rend à l’évidence : il ne sera jamais aussi bon que son fils. Don José baisse la tête, tend solennellement ses pinceaux à Pablo et décide de ne plus jamais peindre.

2 - Il a un problème d'identité

2 ) Il a un problème d’identité

    L’artiste n’a pas toujours signé ses toiles  » Picasso  ». Son père s’appelle Ruiz, sa mère Picasso, et c’est à seulement 20 ans qu’il choisit définitivement sa signature. Auparavant, il signait  » P. Picazzo  »,  » Picaz  »,  » Pablo Ruiz  »,  »P. Ruiz Picasso  »… au gré de ses humeurs. En 1901, il rentre brièvement dans sa ville natale, Málaga, en Andalousie, auprès de la famille de son père. La visite se passe mal, une banale histoire d’argent tend les relations. Picasso va alors faire disparaître le  » Ruiz  ». Il avait de toute façon l’embarras du choix, puisque son nom complet est Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad Ruiz y Picasso.!!!!

3 - Il est odieux avec les femmes

3 ) Il est odieux avec les femmes

     Quand on lui demande à quel âge il a perdu sa virginité, Picasso place sa main à un mètre du sol. Adolescent, il vit dans un bordel à Barcelone et loge chez les filles qu’il remercie en décorant leur chambre avec ses œuvres. Mais cette précocité ne fait pas pour autant de lui un séducteur délicat.  » Les femmes sont soit des paillassons, soit des déesses  », proclame-t-il. Sa définition de l’amour n’est pas plus raffinée :  » Deux corps enveloppés dans des barbelés, chacun déchirant l’autre et le mettant en pièces.  » Il est capable de dire à Françoise Gilot, mère de deux de ses enfants :  » Je ne sais pas pourquoi je t’ai dit de venir, ce serait bien plus drôle d’aller au bordel.  » La propre mère de Pablo Picasso confie à Olga Khokhlova, sa première épouse :  » Je ne crois pas qu’aucune femme puisse être heureuse avec lui. »

4 - C'est un modèle de sobriété

4 ) C’est un modèle de sobriété

  En 1904, il s’installe au Bateau-Lavoir, un atelier à Montmartre. Très vite, il fait comme ses  » colocataires  » ( Georges Braque, Amedeo Modigliani… ) et se met à fumer de l’opium. En 1908, Grete Wiegels, un jeune artiste allemand qui loge chez Picasso, est retrouvé pendu à une poutre du Bateau-Lavoir ; l’excès d’opium avait réveillé ses envies suicidaires. Picasso, terrifié, stoppe immédiatement sa consommation. Il devient un modèle de sobriété, tourne à l’eau minérale et suit à la lettre les conseils d’un médecin :  » Buvez du vin à table et faites l’amour.  » Son seul écart : le tabac. Il a toujours une  » Gauloise  » au bec, et ce, jusqu’à la fin de ses jours.

5 - Il a la gâchette facile

5 ) Il a la gâchette facile ? ! 

   A 23 ans, un ami lui fait cadeau d’un petit pistolet, un Browning, qu’il garde toujours dans sa poche. A cette période, il a ses habitudes à la Closerie des Lilas, une brasserie de la rive gauche, fréquentée par des artistes. Les controverses artistiques enveniment souvent les discussions et, un soir, certains critiquent Cézanne, l’idole absolue de Picasso.   Ce dernier se lève, pose son pistolet sur la table et dit en serrant les dents :  » Un mot de plus et je tire.  »  Quelques mois plus tard, il est attablé au Lapin agile, un café de Montmartre. Une bande d’Allemands s’approche et lui demande d’expliquer sa peinture, ce que Picasso déteste. Il quitte le bar, mais les Allemands le suivent dans la rue. Il se retourne, sort son Browning et tire pour les faire déguerpir.

6 - On l'a accusé du vol de La Joconde

6 ) On l’a accusé du vol de La Joconde !!

    Le 22 août 1911, stupeur au Louvre, La Joconde a été volée ! Picasso est suspecté à cause d’un précédent. En 1907, son ami, le poète Guillaume Apollinaire, avait un secrétaire particulier, Géry Pieret, qui avait dérobé des statuettes au Louvre. Picasso en avait gardé certaines chez lui. Quatre ans plus tard, les enquêteurs font le rapprochement. Ils cueillent le peintre à son domicile et l’envoient directement chez le juge d’instruction. L’interrogatoire est rude. Blême, terrifié, Picasso avoue son implication les larmes aux yeux. Il n’a pourtant rien fait, mais la pression est trop forte. Le peintre est finalement relâché, le magistrat étant convaincu de son innocence.       Le tableau sera retrouvé deux ans plus tard chez un ouvrier qui a travaillé sur un chantier au Louvre.

7 - Dora Maar, le grand amour sacrifié

7 ) Dora Maar, le grand amour sacrifié :

     Un soir de 1935, alors qu’il est dans un café parisien, il aperçoit une jeune femme qui retire ses gants brodés, poser une main sur la table qu’elle occupe, doigts écartés, et planter entre eux un couteau, sans ciller devant le sang qui jaillit quand elle se blesse avec la lame. Picasso est subjugué. C’est Dora Maar. Ils deviennent amants. Elle sera sa muse la plus féconde, quitte à sacrifier son talent pour la photographie. Car Dora Maar est aussi une artiste, une femme libre, dont le tempérament et l’assurance inspirent Picasso. Il l’humilie, lui aspire la sève. Le tableau Dora et le Minotaure, daté de 1936, reflète leur relation : une bête brutale maîtrisant une jeune femme nue qui semble brisée. Il la quitte sans états d’âme en 1945 pour Françoise Gilot.

8 - La France a refusé sa naturalisation

8 ) La France a refusé sa naturalisation

   En avril 1940, Picasso dépose une demande de naturalisation. Refusée ! Pour les Renseignements généraux,  » cet étranger doit être considéré comme suspect au point de vue national  ». Ils précisent que  » ce peintre soi-disant moderne  » affiche des idées communistes et que,  » durant la guerre civile en Espagne, il a envoyé de fortes sommes d’argent aux gouvernementaux.  » Sa non-participation à la Première Guerre mondiale est aussi suspecte. En réalité, il n’avait aucune chance : dès son arrivée à Paris en 1901, il est sous le radar de la police française, signalé comme anarchiste car il loge chez un compatriote catalan qui, lui, l’est. Humilié, Picasso n’a plus jamais cherché à devenir français.

9 - Communiste jusqu'à la mort

9 ) Communiste jusqu’à la mort

   Il prend sa carte au Parti communiste français en octobre 1944.  » C’est la conséquence logique de toute ma vie et de mon œuvre entière  », explique-t-il alors dans une interview. Ses amis marchands de tableaux s’arrachent les cheveux, car les ventes aux Etats-Unis sont compromises. Lui s’en fiche et donne la vraie raison de son engagement un peu plus tard :  » Je ne suis pas français, mais espagnol. Je suis contre Franco. La seule façon de le faire savoir, c’est d’entrer au PC.  » Mais Moscou veille. Picasso ne montre aucun signe de réalisme socialiste et son art apparaît toujours aussi dégénéré aux yeux des Russes.       Quand, en 1953, Staline meurt, le camarade Aragon lui demande un portrait du dirigeant. Le dessin, jugé infidèle, choque militants et cadres du PC. C’est le désaveu. En 1956, après l’invasion de la Hongrie par l’URSS, l’artiste prend ses distances, mais il reste  » encarté  » jusqu’à la fin de sa vie.

10 - Il est accablé par la célébrité

10 ) Il est accablé par la célébrité

  Avant la Seconde Guerre mondiale, Picasso est célèbre, mais il peut encore se déplacer dans la rue sans être reconnu. Après 1945, fini l’anonymat ! Son tempérament, ses œuvres, son engagement communiste font de Picasso un mythe. Avec les années, cet homme simple dont les seuls vrais désirs sont la peinture, la corrida et les baignades en Méditerranée ne supporte plus la notoriété.  » La renommée est le pire des châtiments… Je ne souhaite ma célébrité à personne, même pas à mes pires ennemis… J’en souffre physiquement, je me protège de mon mieux… Je me barricade nuit et jour  », écrit-il à ses amis. Ses voisins l’épient à la jumelle, ceux qui lui rendent visite volent ses punaises à dessin, ses gommes. Il se sent persécuté. A son mariage en 1961 avec Jacqueline Roque, il n’invite personne, hormis leurs témoins.

11 - Il renie enfants et petits-enfants

11 ) Il renie enfants et petits-enfants

    En 1964, son ex-compagne Françoise Gilot publie  »Vivre avec Picasso  » , où elle décrit l’artiste comme un monstre, pervers et dominateur. L’ouvrage le blesse profondément et il développe une haine pour Françoise Gilot et ses proches, dont leurs propres enfants, Claude et Paloma. Il ne les reverra plus jamais. Sous l’influence de Jacqueline Roque, sa dernière femme, Picasso élargit l’exclusion à ses petits-enfants.  » Chaque fois que je suis allée à la maison, Jacqueline m’a reçue quelques minutes pour me dire que grand-père était trop fatigué pour me voir , se rappelle Marina Picasso. Un jour, Pablito, le frère de Marina, veut absolument parler à son grand-père. Il escalade les murs d’enceinte de sa propriété. Les chiens sont lâchés sur lui et la police l’emmène au poste.

12 - Sa mort en entraîne d'autres

12 ) Sa mort en entraîne d’autres

 » Quand je mourrai, ce sera le naufrage, beaucoup seront aspirés par le tourbillon  », prophétise Picasso. Il voit juste. Après sa disparition, le 8 avril 1973, un procès au sujet de son héritage déchire sa famille ; son petit-fils Pablito se suicide en avalant de l’eau de Javel en juillet 1973 ; son fils Paulo, alcoolique, meurt d’un cancer du foie en 1975 ; Marie-Thérèse Walter, muse inconsolable, se pend en 1977 ; Jacqueline Roque, compagne des derniers jours, devenue dépressive et alcoolique, finit par se tirer une balle dans la tête en 1986 ; Dora Maar, immortalisée comme La Femme qui pleure, meurt dans la pauvreté parmi les toiles du maître qu’elle ne voulait pas vendre…

Pourquoi les américains ….


…ont-ils transmis sciemment la syphilis ?!

syphillis

Une expérimentation pour le moins subversive, l’inoculation de la syphilis a été effectuée de manière volontaire chez divers cobayes humains guatémaltèques, de 1946 à 1948. Bien qu’étant dangereux, ce programme pensé par l’administration Truman s’est déroulé avec l’accord et la collaboration du président du Guatemala d’alors, Juan José Arévalo.Résultat d’images pour Juan José Arévalo

Une scabreuse expérience :

 C’est un fait historique méconnu mais, malheureusement, bien réel.

   En effet, alors que des chercheurs américains souhaitaient développer des traitements contre la syphilis, la possibilité de mener des expériences médicales sur des humains est progressivement apparue comme étant indispensable, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    C’est à ce titre qu’une commission d’experts, en relation avec l’administration TrumanTruman , décida d’inoculer volontairement ( et secrètement ) des maladies sexuellement transmissibles à 5500 personnes ! (principalement des soldats, des prostituées et des malades mentaux) choisies pour leur vulnérabilité (sur une période allant de l’année 1946 à l’année 1948).

   Ces dernières étaient exclusivement guatémaltèques, à la faveur d’un accord passé avec président du Guatemala, Juan José Arévalo.!

    L’objectif était alors très simple : il s’agissait de savoir si la pénicilline permettait de guérir ( mais aussi de prévenir ) les maladies sexuellement transmissibles.

De douloureuses séquelles :

  Malheureusement pour les malades, la molécule en question se révéla inefficace pour contrer les effets des maladies qui les affectaient. De ce fait, 83 de ces cobayes humains décédèrent, sans même savoir ce qui leur était arrivé.

   Toutefois, plus de 60 ans après les faits, la sombre affaire a refait surface, sous l’impulsion du président guatémaltèque Alvàro Colom Résultat d’images pour Álvaro Colom(en 2011).

   Soucieux de mener une enquête sur cet événement, le chef d’État dirigea, ainsi, une commission spéciale pour éclaircir les zones d’ombre de ces expérimentations et honorer les victimes encore vivantes.

  De son côté, Barack Obama Obama(alors président des États-Unis d’Amérique) prit pour résolution d’analyser les plus de 125 000 documents d’archives, avant de délivrer des conclusions définitives sur cette affaire.
  Des excuses officielles furent également prononcées, en compagnie de promesses certifiant que de telles expériences ne surviendraient plus.

  Une  » bien bonne résolution  », puisque mener des tests médicaux sans le moindre consentement des sujets infectés peut, en effet, être assimilé à un crime contre l’Humanité.!!