La Saint-Jean….



 

La Saint-Jean, du culte du soleil aux feux de joie

Chaque année, dans la nuit du 23 au 24 juin, partout en France, en Europe et jusqu’au Canada, de grands feux de joie s’allument dans les villes et villages et la même ambiance joyeuse et populaire enflamme le cœur des habitants :c’est la fameuse fête de la Saint-Jean ! 

Une tradition aux manifestations multiples depuis le fond des âges, qui a su perdurer au fil des méandres de l’Histoire. 

 Jules Breton, La Fête de la Saint-Jean, 1875, musée des Beaux-Arts de Philadelphie

De lointaines origines :

Feu de la saint Jean ( image )

Feux du solstice à Mäntsälä en Finlande

Depuis la nuit des temps, les civilisations de l’hémisphère nord fêtent le solstice d’été aux alentours du 21 juin : jour le plus long de l’année. Pour les peuples, cette date est l’occasion de rendre un culte au soleil, que de nombreuses cultures représentent comme un dieu.

Jusqu’au Moyen Âge, il est coutume d’allumer dans la nuit de grands feux à la croisée des chemins, afin de chasser les sorcières qui errent dans la pénombre et de protéger les récoltes des orages et des tempêtes

Le culte de Saint Jean-Baptiste

Saint Jean-Baptiste baptisant Jésus, par Goya, 1780

Comme pour de nombreuses fêtes antiques, l’Église catholique intervient au début du Moyen Âge : voyant dans ces feux solsticiaux des rites païens répréhensibles, elle tente, avec le concours des empereurs romains d’Orient et d’Occident, d’y mettre un terme.

Pour transformer la fête en célébration religieuse, l’Église met l’accent sur le jour de la Saint-Jean-Baptiste, un saint fondateur de la religion chrétienne, que l’on vénère le 24 juin. Messes, jours de jeûnes, solennités et octaves sont proclamés, mais rien n’y fait, les traditions ont la vie dure, et aux quatre coins de l’ancien Empire, on continue à allumer de grands brasiers. 

L’Église décide alors de christianiser complètement ce rite, fermant les yeux sur les feux de joie et autorise la liesse populaire en l’honneur de Saint Jean-Baptiste. 

Une fête très populaire :

Le Bal à Bougival, par Pierre-Auguste Renoir

Bals du village, valse des amoureux, jeunes gens qui sautent par-dessus les feux, sont autant d’images d’Épinal que l’on garde de la Saint-Jean.

En effet, si les traditions diffèrent, on retrouve en France des éléments communs:

La fête commence souvent par une grand-messe célébrée par le curé de la paroisse pour la Saint-Jean-Baptiste. Dans de nombreuses régions, une veillée s’ensuit, où un immense feu de joie est allumé sur un bûcher soigneusement construit au préalable. 

La Saint-Jean est aussi une fête qui célèbre la jeunesse, aussi élit-on souvent un roi et une reine de la Jeunesse parmi les jeunes gens et les jeunes filles du village. La coutume veut, une fois que le brasier s’est affaissé, que les amoureux sautent ensemble par-dessus en guise de porte-bonheur. La soirée se finit dans la joie générale avec un bal, parfois costumé. 

Les impressionnantes Saint-Jean bretonnes :

Les feux de la Saint-Jean, ( peut-être à Plougastel ), par Charles Cottet, 1901

En Bretagne , la Saint-Jean prend parfois un aspect des plus impressionnants, car plus qu’ailleurs en France, le culte du soleil reste présent. À Brest, à Saint-Jean-du-Doigt, ou encore sur l’île d’Ouessant, les brasiers sont préparés avec le plus grand soin par les jeunes gens, et sont allumés par le curé du village.

C’est sans doute sur l ‘ île de Sein  que se déroule la forme la plus spectaculaire de la Saint-Jean. On y entoure le bûcher d’un cercle de neuf pierres, appelé le Klec’h an tan, “cercle du feu” en breton. Les jeunes gens soulèvent alors les jeunes filles et les balancent par-dessus le bûcher avant de courir à travers la campagne avec leurs torches enflammées. 

Traditions pyrénéennes et catalanes :

Le brandon de la Saint-Jean à Luchon en 2015

Dans les régions frontalières de l’Espagne, où la culture catalane est encore très présente, la Saint-Jean est une fête très importante. Elle se prépare environ une semaine à l’avance, lorsque les villageois montent avec des sarments et des fagots, au sommet du Pic du Canigou, montagne emblématique des Pyrénées.
Avec ce bois, on allume un feu à la veille de la Saint-Jean, et un montagnard par village enflamme une torche et la redescend jusque dans la vallée pour allumer
 le brasier communal. 

Dans le pays de Comminges , (qui recouvre l’Ariège et la Haute-Garonne ), on a une manière particulière de préparer le bûcher, que l’on appelle brandon  . Celui-ci est fait à partir d’un tronc de conifère fendu dans lequel on insère des morceaux de bois avant d’y mettre le feu.
Cette tradition est depuis 2015 inscrite au  Patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Le salut militaire ……?


Pourquoi se saluent ils de cette façon ?

Ce geste de respect et de fraternité effectué par les soldats trouve son origine au Moyen Âge.:

Les duels de chevaliers étaient alors organisés pour amuser les seigneurs et leur cour. Avant de se munir de leur lance, les deux chevaliers se croisaient et, dans un geste de respect mutuel et de courtoisie, relevaient la visière de leur heaume

pour croiser leurs regards. Ce salut était effectué avec la main droite pour montrer que les deux combattants n’étaient pas armés.

Dès le XVIIe siècle, le salut a été repris parmi les soldats qui se témoignaient une fidélité réciproque. Lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant ainsi allusion aux trois personnes de la Sainte-Trinité.

Plus tard, la main s’arrêtera à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

En France, d’après le livre de l’infanterie de l’armée française de 1916, le salut se doit d’être ainsi :

 »Le salut est exécuté de la manière suivante :

Porter la main droite ouverte au côté droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l’avant-bras, les doigts étendus et joints, le pouce réuni aux autres doigts ou légèrement écarté. La paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l’alignement des épaules.

L’attitude du salut est prise d’un geste vif et décidé et en regardant la personne que l’on salue. Le salut terminé, la main droite est vivement renvoyée dans le rang.

Tout militaire croisant un supérieur le salue quand il en est à six pas et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé.

S’il dépasse un supérieur, il le salue en arrivant à sa hauteur et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé de deux pas.

S’il est en armes, il présente l’arme en tournant la tête du côté du supérieur. S’il fume, il prend son cigare ou sa cigarette de la main gauche et salue de la main droite etc.

Autant dire qu’il faut réfléchir à toutes les situations avant de saluer ! (pas si facile que ça finalement…lol ). Et bien sûr, le plus gradé a droit au salut !

La fête des mères….


En premier , je souhaite une bonne fête à toutes les mamans ( qui liront ce petit billet ) , j’espère que ce fut pour elles un bon moment , bonne journée entourée de leurs enfants .

Malheureusement , pour moi , ce ne fut pas drôle : Ma mère

( une des seules photos de maman / pas d’elle plus jeune ! )

vient de mourir alors……

Si  » on  » cherche , on trouve plusieurs origines pour cette fête :

La Fête des mères est célébrée chaque année , le dernier dimanche de mai ( En France du moins ). À cette occasion, les enfants, petits et grands, en profitent pour multiplier les démonstrations d’affection à leur maman. ( devraient en profiter pour ….Ce n’est pas toujours le cas …. )

La maternité était déjà mise à l’honneur dans l’Antiquité , ce n’est que depuis peu qu’elle a été institutionnalisée et ajoutée au calendrier. 

En France, la Fête des mères a parfois mauvaise réputation : on a tendance à attribuer son invention au maréchal Pétain

Pétain ( image du net )

( je le croyais ! ). En réalité, si le régime de Vichy a bel et bien contribué à la popularisation de cette fête, il ne l’a pas créée de toutes pièces.

Ce serait une invention de 1897 reprise par Pétain

Pour remonter aux origines de la Fête des mères en France, il faut revenir en 1897. Bien avant Pétain, donc. L’Alliance nationale contre la dépopulation lance l’idée de créer ne fête en l’honneur de la maternité, notamment pour les mères de familles nombreuses. 

Quelques années plus tard, en 1906, une célébration officielle a lieu dans une cour d’école à Artas (Isère), pour remettre des “récompenses de haut mérite maternel”

La première fois cette récompense ou  » diplôme !  » fut remise à deux mères de neufs enfants ! . Puis, en 1918, une première “Journée des mères” est instaurée à Lyon, pour rendre hommage aux mères ayant perdu un fils dans les tranchées de la Grande Guerre et plus tard aux fils perdus durant la secondes guerre mondiale ! .

Enfin, après la création d’une médaille de la famille française

Médaille de la famille française ? ( image du net )

 en 1920, la Fête des mères est fixée par décret à partir de 1926 au quatrième dimanche de mai. 

La loi du 24 mai 1950 fixe la date de la fête des mères telle qu’elle est connue aujourd’hui .C’est à dire le dernier dimanche de mai , sauf s’il tombe le même jour que la Pentecôte , dans ce cas , elle est reportée au 1er dimanche de juin ….

Journée des….


…..familles !

La journée internationale des familles est fêtée le 15 mai ….. Elle a été proclamée par l’O N U dans la  » résolution  » du 20 septembre 1993 .

Cette journée est censée montrer l’importance de la famille et de sa situation? pour la communauté internationale ?

A cette date, des programmes télé ,des conférences devraient mettre en évidence les problèmes qui touchent les familles !

Et les familles sont encouragées à passer la journée ensemble , à faire des  » choses  » ensemble …….

Une Famille

N.B : Encore faut il avoir une famille …..Si oui , que les membres soient en bonne entente ( ce qui n’est pas mon cas par ex. )..

Bref : Une débilité de plus ( comme toutes ces journées de…ceci ou cela )

KLIK …

Offrir du muguet le 1er mai est une tradition très ancienne…



Mais d’où vient cette tradition ?

Lors du 1er mai, fête des travailleurs, la tradition est d’acheter du muguet

chez les fleuristes , sur les stands , marchés

et aussi ( mais de moins en moins ) à des enfants qui l’ont cueilli dans les bois , comme nous le faisions mes frères et moi , et de l’offrir à son entourage , famille , amis etc…. 

De la Rome antique à Charles IX

Il faut , d’après ce que j’ai lu , remonter à l’Antiquité pour trouver les premières traces de cette coutume. Dans la Rome antique on fêtait déjà la floraison vers le mois d’avril et de mai. Certaines histoires, difficilement vérifiables, racontent qu’en l’année 1560, le roi Charles IX

aurait reçu en cadeau un brin de muguet dans le Dauphiné. Enchanté par ce geste, il aurait décidé d’offrir du muguet à toutes les dames de sa cour……

Le muguet, nouvel emblème de la journée internationale des travailleurs

L’emblème du 1er mai en France est , en 1889 , le triangle rouge puis l’églantine rouge,

( une fleur largement cultivée dans le nord de la France ) .
Le muguet fait petit à petit son retour. Par les grand couturiers d’abord qui l’offraient aux employées et aux clientes aux XIXe siècle. ( Christian Dior en fera même un de ses symboles ).

Pendant la guerre, en 1941, Pétain

, par manœuvre politique , fait du 1er mai  la fête des travailleurs … avec comme emblème le muguet, trouvant l’églantine trop rouge, trop communiste.

Voilà ! J’aurais pu écrire quelque chose sur le 1er mai  » fête  » des travailleurs , en particulier à Fourmies , ville du Nord ,o ù j’ai longtemps vécu , mais j’en ai déjà  » parlé » plusieurs fois , alors ……

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un. 

G . Brassens

Georges Brassens

Autre Brassens :  » le discours des fleurs  » :

Sachant bien que même si
Je suis amoureux transi,
Jamais ma main ne les cueille
De bon cœur, les fleurs m’accueillent.
Et m’esquivant des salons,
Où l’on déblatère, où l’on
Tient des propos byzantins,
Je vais faire un tour au jardin.

Car je préfère, ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes, des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt
Et ça plaît à mon humeur.

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un.

Mon nom savant me désole,
Appelez-moi tournesol,
Ronchonnait l’héliotrope,
Ou je deviens misanthrope.
Tournesol c’est entendu,
Mais en échange veux-tu
Nous donner un gros paquet
De graines de perroquet ?

L’églantine en rougissant
Dit : ça me tourne les sangs,
Que gratte-cul l’on me nomme,
Cré nom d’un petit bonhomme !
Églantine on te promet
De ne plus le faire, mais
Toi tu ne piqueras plus.
Adjugé, marché conclu.

Les « je t’aime un peu beaucoup »,
Ne sont guère de mon goût,
Les serments d’amour m’irritent,
Se plaignait la marguerite.
Car c’est là, mon infortune,
Aussitôt que débute une
Affaire sentimentale,
J’y laisse tous mes pétales.

Un myosotis clamait :
Non je n’oublierai jamais,
Quand je vivrais cent ans d’âge,
Mille ans et même davantage.
Plein de souvenance allons,
Cent ans c’est long, c’est bien long,
Même vingt et même dix,
Pour un seul myosotis.

Mais minuit sonnait déjà,
Lors en pensant que mes chats,
Privés de leur mou peuchère,
Devaient dire : « Il exagère ».
Et saluant mes amies
Les fleurs, je leur ai promis
Que je reviendrais bientôt.
Et vivent les végétaux !

Car je préfère ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes, des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt,
Et ça plaît à mon humeur.

La porcelaine de Limoges…


…… histoire d’un succès :

Un artisanat qui fait la fierté de la France

La porcelaine  et la capitale limousine sont devenues indissociables dans l’esprit des Français. Lorsque ceux-ci admirent les assiettes quasi-translucides finement décorées d’arabesques élégants, ils pensent immédiatement à Limoges ….
Ce n’est que depuis la fin du XVIII -ème siècle que la porcelaine ,certes , fait la richesse et la renommée du Limousin,  lorsque l’aventure de la porcelaine connaît un vrai tournant :

La porcelaine de Limoges fête cette année son 250e anniversaire, à cette occasion :Toute l’histoire de cet artisanat qui fait la fierté de la France :

Le prêtre et l’alchimiste

( Porcelaine chinoise, dynastie Qing, fin de la période Kangxi (1662-1722) )

Depuis les temps anciens, la porcelaine est l’apanage de la Chine. Très coûteuses et très recherchées, les pièces de porcelaines sont acheminées dans les Cours d’Europe, d’abord par la Route de la Soie, puis par voie navale, via la route des Indes. 

C’est à la fin du XVIIe siècle, qu’un Européen s’intéresse particulièrement à la fabrication de ces précieuses faïences : le père François-Xavier d’Entrecolles

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père François-Xavier d’Entrecolles ?( image du Net )

, jésuite originaire du Limousin, qui étudie en Chine, relate de manière détaillée le procédé de fabrication et de cuisson de la pâte à porcelaine, auxquelles il assiste.
Hélas, même le plus habile des artisans européens ne parvient pas à produire cette matière translucide sans défaut ni cassure
!

C’est en 1710 que le secret de la porcelaine est percé, à Meissen, en Saxe : Un jeune alchimiste nommé  Johann Böttger

 Johann Böttger ?

, qui recherche sans succès » la pierre philosophale  », se rabat sur la porcelaine, plus rentable et moins risquée : c’est un succès !

Les débuts d’une épopée limousine :

Portrait de Turgot ( ci – dessus )

Dans les années 1760, on découvre dans les environs de Limoges, à Saint-Yrieix-la-Perche précisément, une poudre blanche, ( que les femmes utilisent parfois pour leur lessive ).
En réalité il s’agit de kaolin, un des ingrédients essentiels à la préparation de la porcelaine, avec le quartz et le feldspath. Il s’avère que de nombreux gisements de kaolin existent autour de Limoges

Turgot, alors intendant du Limousin, comprend rapidement tout l’intérêt économique de cette découverte. La Cour de France représente un marché important, car le roi et ses courtisans importent à grand prix de la porcelaine de Saxe.

L’eau de la Vienne fera tourner les moulins, les forêts regorgent de bois de chauffage, et il y a à Limoges des faïenciers experts : Turgot appuie le projet d’une manufacture à Limoges. En 1771, une porcelaine dure est produite pour la première fois à Limoges

Le roi Louis XV  fait de cette fabrique une manufacture royale ,qui passe ensuite sous le contrôle du comte d’Artois , frère de Louis XVI. 

La clairvoyance des limougeauds a permis la naissance de cet  » or blanc  », qui va devenir une manne pour la région. 

Le sacre de la porcelaine de Limoges :

( Photo d’époque d’employés de magasins de porcelaine à Limoges )

Après la Révolution, un nom revient souvent à Limoges, celui de François Alluaud

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F. Alluaud ?

. Propriétaire de la manufacture des Casseaux, il est un pionnier du développement industriel de la porcelaine à Limoges. Il innove et améliore les procédés de fabrication, et achète la totalité des gisements de kaolin de la région

Au début du XIXe siècle, les manufactures fleurissent dans la ville : chaque décennie voit une dizaine de nouvelles entreprises fondées. Elles créent des milliers d’emplois, nourrissent des familles entières et poussent les artisans à parfaire sans cesse leurs compétences.

La porcelaine de Limoges devient de plus en plus réputée en Europe, et ses gisements alimentent en kaolin les manufactures allemandes, suisses, russes et d’Europe du Nord.

Les manufactures, multinationales avant l’heure :

Avec l’arrivée du new-yorkais David Haviland à Limoges en 1842, l’histoire de la porcelaine connaît un nouveau rebondissement.
Sous son impulsion, on commence à exporter la porcelaine de Limoges outre-Atlantique. Les Américains dépensent sans compter pour obtenir les pièces si délicates et élégantes devant lesquelles ils se pâment.

Haviland fait également la promotion de la porcelaine dansle Paris du second Empire , où elle remporte un franc succès. Les retombées économiques du travail de Haviland permettent d’investir dans des matériaux encore plus précieux et d’améliorer la qualité de la décoration.

Sortie de la manufacture Haviland avenue Garibaldi à Limoges :

( Four industriel du site du four des Casseaux )

Les innovations techniques de la fin du siècle sont également à l’origine du succès des manufactures.

En 1878, un nouveau système de four industriel est créé et breveté à Limoges. Il permet de faire deux cuissons à des températures différentes dans un seul four ! ( L’un des derniers fours de ce type peut encore se visiter sur le site du four des Casseaux ) .

L’arrivée du chemin de fer, quant à elle, permet de transporter plus facilement les matériaux et réduit le risque de briser les précieuses pièces de porcelaine destinées à la vente. 

De nouveaux horizons pour la porcelaine de Limoges :

(Porcelaine dans les ateliers de fabrication Bernardaud )

Au début du XXe siècle, le temps se gâte pour la porcelaine de Limoges. La crise économique de 1905 secoue le secteur et de nombreux mouvements sociaux ainsi que des grèves dures mettent en péril la production. Dans les décennies qui suivent, ce sont les deux guerres mondiales et la crise de 1929 qui ébranlent fortement le milieu. 

Depuis les années 1980, les manufactures traversent une crise profonde et durable, due à la concurrence sans merci des fabricants asiatiques et à la délocalisation des ateliers.
Plusieurs manufactures ferment, les clients se font moins nombreux, et la porcelaine de Limoges devient un marché de niche, comme beaucoup d’entreprises de l’artisanat d’art . Cela ne l’empêche pas d’être inscrite en 2008 à l’Inventaire du Patrimoine Immatériel en France

Toutefois, l’aventure ne s’arrête pas là… Aujourd’hui, la porcelaine de Limoges est certes le symbole de l’excellence   des grandes maisons d’artisanat françaises, comme Haviland, ou Bernardaud, mais, elle est également à la pointe de l’innovation dans les domaines techniques, médicaux, militaires, car elle possède de nombreuses propriétés insoupçonnées. 

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Fabrication vidéo :

Mettre à pied ?


D’où vient cette expression ? Qui , comme chacun sait signifie  » suspendre quelqu’un de son emploi pour un temps déterminé  »

A Rome le  »Censeur  » privait de l’usage de son cheval le chevalier qui, par sa conduite, avait dérogé à son rang : il était mis à pied.

Cet usage fut observé au Moyen Âge en y ajoutant des formalités très sévères : Non seulement le chevalier coupable était privé de son cheval et dépouillé de ses insignes, mais l’usage de la voiture ( carrosse ? )lui était même interdit ; il ne devait plus marcher qu’à pied.  »L’opération  » de la mise à pied était faite publiquement par les évêques dans les églises. On en chassait le chevalier avec des paroles de malédiction et l’on récitait sur lui l’Office des morts !!!!

Plus récemment,  »Mettre à pied  » s’appliqua aux agents, aux ouvriers faisant mal leur travail , service ; et surtout aux cochers( quand il y en avait encore ) manquant de politesse au public et aux règlements . Cette punition qui n’est que temporaire est parfois suivie du renvoi ,de la révocation.

Pâques …….


Le païen que je suis ne peut tout de même pas éviter de  »parler  » de cette fête religieuse …

fête qui commémore la résurrection de Jésus . Il semblerait que le mot  » Pâques  » vienne de l’hébreu  » Pessa ‘h  » ( = le passage ) ,devenu par la suite  » Pascha  » en latin ….? Cette fête célèbre la fuite d’Egypte du peuple juif et le passage de la mer rouge ….Les juifs fêtent Pâques le jour de la pleine lune de printemps .. Or ,selon les évangiles , c’est la veille du Sabbat , pendant la préparation de Pessa’ h que Jésus fut crucifié ,sa résurrection ( 3 jours plus tard ) est célébrée par Pâques . Juive ou chrétienne , la fête porte le même nom , sauf que Pâques se dit au pluriel chez les chrétiens depuis le 16 ème siècle pour se démarquer de la fête juive et pour évoquer à la fois , la  »passion , la crucifixion et la résurrection de Jésus ?

Mais Pâques n’est pas seulement une fête religieuse : C’est aussi une fête païenne qui représentait autrefois la fête du printemps , du retour de la lumières ,

de la  » renaissance  » après les longs ,tristes mois de l’hiver

Image du net .

Déjà , dans l’antiquité , plusieurs légendes illustraient cette joie du renouveau souvent symbolisée par le retour sur terre ou le réveil d’un dieu ou d’une déesse .

P.S : La résurrection du christ est aussi célébrée chez les orthodoxes à l’occasion de Pâques . Des processions sont organisées pendant la  » semaine sainte  » et le jeûne débute le lundi et se termine le dimanche suivant avec la dégustation de  » l’agneau pascal  » ( l’agneau serait synonyme d’innocence et d’obéissance ) .

Même dans l’Islam , l’agneau est  » porteur de signification  » : La fête de l’Aid- al- Adhâ ( la grande fête ) qui commémore le sacrifice d’Abraham prêt à offrir son fils à Allah qui l’épargna contre une offrande de grande valeur ! ( Allah / Dieu faisait du  » troc  » ? ) .Pour les musulmans, cette offrande consiste à sacrifier un agneau le dixième jour du mois sacré ( douzième mois du calendrier musulman )

Les cloches :

En bronze ou en chocolat , elles rythment les évènements de la fête : Lors de la messe du jeudi saint , elles carillonnent et reste ensuite silencieuses jusqu’au samedi saint , pour respecter le souvenir du christ mort sur la croix ( je crois ??? ) ….

Elles profitent de ces quelques jours pour se rendre à Rome d’où elles reviennent laissant tomber sur leur passage quelques friandises, sucreries dans les jardins .…( pour le grand plaisir des enfants et…des parents qui s’amusent à les regarder chercher ces sucreries )

Enfin ,elles carillonnent le dimanches de Pâques pour fêter le Christ ressuscité …..

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Mais il y a d’autres symboles que les cloches :

Le lièvre / lapin sont considérés dans quelques pays ( Allemagne ,U.S.A ) comme messagers de Pâques ..

Il parait que, depuis l’antiquité , le lièvre considéré comme le symbole de la fécondité serait associé à la fête de Pâques depuis le XVIII ème siècle …

Et il y a aussi les œufs : Symbole de vie , de renaissance , l’œuf serait associé à Pâques depuis l’antiquité . Autrefois , pendant la période du carême , il était interdit de manger des œufs .…Mais ; les poules continuaient à pondre lol …Alors, on conservait les œufs, on les faisait bénir le jour de Pâques , puis après les avoir peint , on les donnait aux enfants ….

Œufs peints

Bien qu’il y ait des œufs  » sophistiqués  » (même en or ! ) , comme , par exemple ceux créés par Peter Carl Fabergé ,

Œufs de Fabergé
Etc…..

…..beaucoup de personnes se contentent d’œufs en chocolat , moins précieux , mais beaucoup plus savoureux …

Traditionnellement ,des chasses aux œufs sont organisées dans les cours d’écoles ou dans les jardins familiaux ( Perso , j’adorais voir Manu les chercher en suivant les  » indices  » que je lui donnais ) …Mais , j’ai lu que certains lieux en France tel que le labyrinthe géant des monts de Guéret ( Labyrinthe – Accueil (labyrinthe-gueret.fr) (<= kliker pour voir le labyrinthe ) ou de la cité fortifiée de Provins entr’autres proposent aujourd’hui , des chasses aux œufs de Pâques sous forme d’itinéraires pédagogiques et ludiques .

Pas trouvé le  » labyrinthe  » ……
Le labyrinthe de Guéret (pas loin de chez moi )

Ce dimanche c’était….


…..la fête des grands-mères !

Fête des grands-mères :

Une grand-mère est fêtée deux fois : Une fois pour la fête des mères et l’autre fois pour la fête des grands-mères ; En effet une grand-mère est forcément une maman… A l’origine cette fête est crée par une marque célèbre de café et oui le  » café grand-mère  »

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, la fête des grands-mères est désormais entrée dans les mœurs de notre pays. Les mamies françaises sont à l’honneur ce dimanche 07 mars 2021 jour de la fête des grands-mères. L’occasion pour tous les les petits-enfants de les couvrir de bisous,

mots doux, fleurs et autres cadeaux.

Origines de cette fête :

En 1987 ,l’entreprise  » café Grand ‘Mère  » crée cette fête pour célébrer les 20 ans de la marque . D’abord commerciale ,elle devient assez répandue en France . Cette fête est toujours souhaitée le premier dimanche du mois de mars ( c’est donc aujourd’hui ) ……

P.S : Selon L’ INSEE , les femmes deviennent grands – mères pour la première fois vers 54 ans en moyenne ……

Un écrit que j’avis  » pondu  » il y a quelques temps à cette occasion :

 »Toi Léone ,tu as quitté ce monde il y a bien des années..

Et pourtant, le temps n’a rien pu y faire, rien changer

La soixantaine passée, tu es toujours là ,à mes côtés

Nul n’est besoin de leurs fête commerciale pour penser

A toi quand ça va bien, maïs aussi quand ça va mal.

Aujourd’hui ,comme de ton vivant, me rendre le moral;

Tu sais le faire! Est ce « normal »? Ca m’est bien égal!

Avoir, quelqu’un tel que toi ,en moi avec moi, c’est vital…..

Alors ,comme tu aurais dit: « bêtises que toutes ces « fêtes à fric » » Rien ne vaut notre « câlin quotidien », tu disais ça avec ton sourire coquin, j’aimais bien…

Là je vais m’arrêter, car des heures encore de toi je pourrais parler…………….

En plus, te rends tu compte « mémère »

Ma grand – mère avec ma mère

: Ils ont inventé cette fête de grand-mères à partir d’une marque de café! mdrrrrr! Nous qui adorions le café !  »

( Tu sais, j’ai toujours TA cafetière

LA cafetière

, c’est le seul souvenir  » concret  » qui me reste de toi……)

Un  » bougnat  »


Rencontre avec un bougnat de Paris, Monsieur Tourette, qui reçoit les journalistes dans son petit débit de boisson. Historiquement, le bougnat est un marchand de charbon originaire d’Auvergne, qui tiens souvent un café en parallèle de son activité. Après le récit de quelques anecdotes sur sa clientèle, M. Tourette raconte l’amour qu’il porte à son métier, à sa famille mais aussi au Beaujolais!

J’en ai connu ( dans les Ardennes , quand j’étais gamin ) , mais seulement pour le charbon ….