C’était il y a 75 ans ….


Le massacre de Tulle
Le 9 juin 1944 est un jour de grand deuil pour Tulle.
  Sous les yeux de la population, 99 otages, des hommes de seize à soixante ans, sont pendus aux réverbères et aux balcons de la ville par les soldats de la Panzerdivision SS Das Reich.
   Trois jours après le débarquement des Alliés sur les plages de Normandie, les troupes d’occupation voulaient de la sorte terroriser la population et dissuader les maquis de la région d’entraver leurs déplacements.

Les « maquisards » s’emparent de Tulle
    Enclavée dans une cuvette au coeur du Massif Central, la petite préfecture de la Corrèze était jusque-là surtout connue pour ses dentelles et sa manufacture d’armes, laquelle travaillait depuis l’année précédente pour le IIIe Reich. Mais à l’heure du débarquement allié, elle avait aussi un rôle stratégique du fait de sa situation à proximité de deux voies majeures de communication majeures, l’une Est-Ouest (Lyon-Bordeaux), l’autre Sud-Nord (Toulouse-Paris).
   Aussi la Résistance était-elle très active dans la région : désorganisation du trafic ferroviaire du réseau téléphonique, attaques de convois… La division SS Das Reich du général Heinz Lammerding, établie à Montauban après avoir combattu sur le front de l’Est, avait pris en charge la lutte contre les maquis corréziens en attendant d’intervenir contre le débarquement imminent. Elle bénéficiait dans cette besogne du concours d’Henri « Lafont », le chef de la Gestapo française, et de ses hommes.
  Dans la région de Tulle, le commandant des FTP (Francs-Tireurs-Partisans, communistes), Jacques Chapou, dit « Kléber », décide de son propre chef de s’emparer de Tulle avec plusieurs centaines d’hommes. C’est la première initiative de ce genre, jamais les résistants ne s’étant hasardés jusque-là à attaquer un centre urbain (trop de risques pour un gain aléatoire). La ville est occupée par quelques centaines de soldats allemands et à peu près autant de miliciens et de supplétifs de la police (GMR, Groupes Mobiles de Réserve).
   L’attaque débute le 7 juin à l’aube. Les policiers et miliciens français obtiennent le droit d’évacuer la ville avec leurs armes. Les Allemands, quant à eux, se replient dans la manufacture d’armes, dans l’École normale de jeunes filles et dans une école communale. À la gare ferroviaire, ils massacrent les dix-huit gardes-voies, qui avaient renoncé à suivre les maquisards.
   Le lendemain 8 juin, les assaillants concentrent leurs tirs sur l’École normale et mettent le feu à l’édifice. Les Allemands finissent par se rendre dans l’après-midi, dans la plus grande confusion, au milieu des explosions de grenades et des tirs de fusils. Ils ont en définitive 149 tués et quarante blessés. Certains Allemands, blessés, auraient été achevés par les résistants et ceux-ci auraient aussi retiré du lot de prisonniers une dizaine d’hommes identifiés comme des membres du redoutable SD (Sicherheitsdienst, service de sécurité de la SS), les auraient conduits vers le cimetière et abattus.
Jacques Chapou juge la victoire acquise, la prise de la manufacture et de l’école le lendemain ne devant plus être qu’une formalité. À ceux qui s’inquiètent d’un retour en force de la division Das Reich, il répond en riant que celle-ci doit juger plus urgent de gagner la Normandie où vient d’avoir lieu le débarquement. Mais, dès le soir, de premiers chars allemands font leur entrée à Tulle en trois lieux différents. Les maquisards, faute d’artillerie et d’armes en nombre suffisant, se replient aussitôt.
Répression allemande:
   Le 9 juin au matin, la ville est investie par les Allemands. Par mesure de sécurité et en prévision d’éventuelles représailles, ils s’empressent de parquer dans la cour de la manufacture un total de trois mille hommes, le reste de la population restant cloîtrée chez elle.
   L’officier Aurel Kowatsch prend contact avec le préfet du département, lequel fait valoir que les blessés allemands de l’École normale ont été pour la plupart correctement pris en charge dans l’hôpital. S’étant concerté avec son supérieur, le général     Lammerding  lammerding, arrivé en fin de matinée, il renonce donc à brûler la ville comme il en aurait eu d’abord l’intention. Mais voilà que les Allemands découvrent les corps de quarante des leurs qui auraient été délibérément suppliciés par les maquisards. C’est en tout cas ce qu’affirme un SS survivant des combats de la veille, Walter Schmald.
    Ils décident de sévir en conséquence et ordonnent la pendaison de cent vingt otages. C’est tout de même moins que le quota que Lammerding avait lui-même fixé, inspiré de son expérience sur le front de l’Est : trois otages exécutés pour chaque soldat blessé, dix otages exécutés pour chaque soldat tué !
   Les SS font dans la cour de la manufacture un premier tri de quatre cents hommes, renvoyant les autres chez eux, puis un tri ultime sous la supervision de Walter Schmald, non dénué de sadisme.
  Les pendaisons débutent vers 16 heures. Sous les yeux des autres prisonniers et également de quelques notables de la ville, dont le maire, les malheureux sont conduits par groupes de dix au pied des noeuds coulants, encadrés par deux Allemands. Ils sont poussés à tour de rôle sur une échelle ou un escabeau et meurent pour la plupart dans une terrible agonie. L’effet est terrifiant aussi pour les femmes et les enfants qui observent la scène derrière les volets.
  Sans raison apparente, les SS s’arrêtent au 99e supplicié. Les autres otages sont transférés vers Limoges d’où 149 gagneront le camp de déportation de Dachau. 101 n’en reviendront pas. Pour Lammerding, l’objectif est atteint car une bonne partie de la population qui, la veille, applaudissait aux exploits des maquisards, les vomit désormais et n’est pas loin de leur attribuer la responsabilité du drame.
  Le lendemain, un détachement de la même division SS entre dans la cité d’Oradour-sur-Glane…
   Certains participants du drame ont été jugés après la guerre et condamnés à quelques années de prison. Condamné par contumace, Heinz Lammerding a pu quant à lui se reconvertir en chef d’entreprise prospère à Munich et finir ses jours sans plus de tracas!

çà s’est passé …..


Long , trop long ? ce billet ………….

Il y a environ 51 ans :

   Le 4 avril 1968 : Martin Luther King était assassiné  !

   Cinq ans avant , il avait prononcé son fameux discours  » I have a dream  » à Washington devant environ 250000 américains ….

    Ce jour là , le leader noir , prix Nobel de la paix , fut assassiné par balles à Memphis ( Tennessee ) , alors qu’il parlait avec des amis sur le balcon de sa chambre d’hôtel . Son meurtrier , James Earl Ray ( je crois) , un ségrégationniste blanc , fut arrêté quelques semaines plus tard en Angleterre ……..

 

L’intégralité du discours en français:

« Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

   Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

   Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

  C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

   Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

   Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

   1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

   Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

   Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

   Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

   Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

    Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

    Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

  Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

   Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

  Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

   Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

  Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

   Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

   Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

   Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

   Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

  Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

  Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

  Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual :Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”. »

 

çà s’est aussi passé ………en mars :


Le 13 mars 2010 ( seulement 9 ans ? ! )

  Ce jour là , Jean Ferrat  décédait à l’âge de 79 ans  d’un cancer du poumon…..à l’hôpital d’ Aubenac dans les Ardèches  , région qu’il aimait beaucoup . Chanteur /poète , il ne supportait plus la vie d’artiste ( les tournées , la foule etc…) et avait décidé un jour de 1964 de tout stopper , de  » poser ses valises  » dans le petit village d’Antraigues ( qui lui avait parait il ,inspiré la chanson  » Pourtant que la montagne est belle  » )

Les paroles :

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

 

 Quelques  » bribes  » de sa vie :  

        
Origines familiales et enfance
Jean Ferrat est le fils de Mnacha (diminutif russe de Mikhail, ou Michel) Tenenbaum , Juif russe naturalisé français en 1928, et d’Antoinette Malon, Française née à Paris d’une famille originaire d’Auvergne (Saint-Simon dans le Cantal par son père, Isserteaux dans le Puy-de-Dôme par sa mère ) . Son père, fils de Samuel Tenenbaum et Broucha Gellerstein (ou Hellerstein), est né le 15 août 1886 à Ekaterinoslav (actuel Dnipro), dans l’Ukraine russe . Il y a un doute sur le lieu de naissance exact de Mnacha Tenenbaum : s’agit-il de la ville d’Ekaterinodar (aujourd’hui Krasnodar) ou de celle d’Ekaterinoslav (actuelle Dnipro) ? Cette dernière est le plus probable : c’est ce nom qui est indiqué dans les documents officiels français comme la liste du « convoi 39 » pour Auschwitz . À Ekaterinoslav vivaient plusieurs familles du nom de Tenenbaum et de Gellerstein au sein de la forte communauté juive. C’est en outre l’hypothèse formulée dans la correspondance entre Jean Ferrat et un membre du  » Cercle  ». En revanche, c’est Ekaterinodar qui figure dans l’acte de naissance de Jean (et les autres actes d’état civil), mais aucune famille du nom de Tenenbaum n’est attestée dans cette ville à la fin du XIX siècle.
   Le père de Jean Ferrat, ouvrier joailler, émigre en France en 1905. Pendant la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire et affecté comme ajusteur dans un atelier d’aviation . Durant cette période, il rencontre Antoinette Malon, ouvrière dans une entreprise de fleurs artificielles, et ils se marient le 8 décembre 1917 . Après son mariage, elle quitte son emploi pour élever les enfants du couple : Raymonde (née en 1916 à Paris ), André (né en 1918 à Draveil), Pierre (né en 1925 à Vaucresson ) et Jean .

   Vie sociale, politique :

  Jean Ferrat, dès ses débuts, outre de très nombreuses chansons sentimentales, oriente son inspiration dans deux directions : l’engagement social-politique et la poésie, cette dernière notamment en mettant en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon.

   Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il garde ses distances avec l’URSS et, en 1969, dans la chanson Camarade, dénonce l’invasion de Prague en 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie.

    Il y préfère la révolte des humbles, des simples gens. Opposé à l’orientation pro-soviétique prise à l’issue du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979, il fustige dans la chanson Le Bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF, qui évoque alors — en 1979 — un bilan globalement positif des régimes socialistes. Il apporte tout de même son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981, expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les Cerisiers (1985), les raisons pour lesquelles il est demeuré fidèle à la mouvance communiste.

  Il accuse aussi l’industrie du disque de faire passer les considérations financières avant l’art des artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle, présidents de chaînes de radio et télévision, ministres, il dénonce une programmation qui, selon lui, privilégie les chansons « commerciales » plutôt que les créations musicales et poétiques.

   Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d’une culture de non-violence et de paix ainsi que du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

Censuré !

   Il évoque en 1963 la déportation par les nazis, à une époque où la diplomatie préfère occulter ce passé récent — la France et l’Allemagne étant alors en pleine phase, stratégique, de réconciliation — tout autant que l’existence en France de camps tels que Drancy durant l’occupation. La diffusion de sa chanson Nuit et brouillard est « déconseillée » par le directeur de l’ORTF, mais le public suit, !comme la critique, et l’album  » Nuit et brouillard  » obtient le prix de l’Académie Charles-Cros.

     À la sortie en 1965 de l’album Potemkine, les problèmes de censure recommencent . Georges Coulonges, le parolier de la chanson-titre a pourtant pris des gants. Il écrit : « M’en voudrez-vous beaucoup… » Dans son autobiographie, il explique : « Pourquoi demander au public s’il m’en voudrait d’écrire ma chanson ? On l’a compris : ce n’était pas à lui que la question était posée. C’était aux antennes vigilantes de la radio, de la télévision gaullienne. J’avais des raisons de me méfier d’elles. »

   En 1966, il est interdit de petit écran, sous le prétexte de sa candidature sur la liste PCF aux élections municipales d’Antraigues (Ardèche).

    Les déboires de Jean Ferrat se poursuivent en 1969 avec la sortie de l’album Ma France, qui est interdit d’antenne, provoquant son boycott des plateaux de télévision. Intransigeant sur ce point, Jean Ferrat n’y retourne qu’en 1970 et doit patienter un an de plus pour voir la censure brisée par Yves Mourousi, qui diffuse en 1971 un extrait de Ma France.

  Le , Jean-Pierre Chabrol invite Jean Ferrat dans son émission télévisée L’Invité du dimanche, ainsi que Georges Brassens et Jacques Brel. En plein débat d’idées, le chef de plateau arrive avec une ardoise où il est écrit à la craie : « Ordre de la direction, que Jean Ferrat chante, mais qu’il ne parle plus. » Un tollé général s’ensuit et toute l’équipe est renvoyée. Jean Ferrat ne fera plus de télévision pendant près de trois ans à la suite de cet événement.

Son œuvre:

Son œuvre se partage entre textes engagés, chansons d’amour, fantaisies empreintes d’humour et hommages multiples : à l’Ardèche, sa région d’adoption, à la femme (comme dans La femme est l’avenir de l’homme, dont le titre est un clin d’œil à Louis Aragon), à différentes personnalités, corps de métiers ou peuples, historiques ou contemporains, d’Europe ou d’Amérique latine.

   Ferrat a composé toutes les musiques de ses chansons, sauf trois, mais il a aussi composé la musique de chansons qu’il n’a jamais interprétées :  » Mon vieux  » ( chanté par D.Guichard ) ,  » le pulle-over  » par J. Gréco …..

Les paroles : ( Si on lit bien les paroles , on constate que cette chanson est loin d’être un  » hommage  » aux communistes de l’époque => Pragues ) à mon avis ..)

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s’épanouissaient
Camarade Camarade

C’est un nom terrible Camarade
C’est un nom terrible à dire
Quand, le temps d’une mascarade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarade
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d’août s’obscurcit
Camarade Camarade

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu’il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

 

 

çà s’est passé le 12 mars 1930


( Peut-être long , mais bon pour moi !)

Il y a donc environ 87ans :

Le 12 mars 1930, Mohadas Karamchand Ghandi entamait  une « marche du sel ». C’est la première application concrète de sa doctrine de la non-violence .

  Dans les années précédentes, le Mahatma a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d’obtenir pour l’empire des Indes un statut d’autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l’Australie.

  Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s’impatientent et menacent à l’inverse de Gandhi , de déclencher une guerre en faveur de l’indépendance.

   Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l’indépendance. C’est ainsi qu’il quitte son ashram (monastère) des environs d’Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de disciples et d’une meute de journalistes.

  À sa sortie de l’ashram et tout le long du parcours, des foules de pèlerins lui font une double haie d’honneur et tapissent le sol de pétales de fleurs. Un certain nombre se joignent au cortège.

Pratiquement le monde entier a les yeux fixés sur Gandhi…mais on ignore encore l’objectif précis de cette « marche des martyrs »

On peut dire que l’objectif symbolique de cette marche était ……une poignée de sel !

  Après un parcours à pied de 300 kilomètres, le cortège arrive le 6 avril à Jalalpur, au bord de l’océan Indien.

  Gandhi s’avance alors dans l’eau et recueille dans ses mains un peu de… sel. Par ce geste dérisoire mais hautement symbolique, il encourage ses compatriotes à violer le monopole d’État sur la distribution du sel.

   Ce monopole oblige tous les consommateurs indiens, y compris les plus pauvres, à payer un impôt sur le sel et leur interdit d’en récolter eux-mêmes. ( Ceci ressemble à  l’impôt de la gabelle sous l’Ancien Régime, en France.)

Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et remplit des récipients d’eau salée. L’exemple se répand dans tout le pays… À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l’eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent alors plus de 60 000 contrevenants en prison.

    Les Indiens, fidèles aux recommandations pacifistes de Gandhi, se gardent de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté le 4 mai 1930. Ironique, il lance à ses geôliers : « Je vais enfin pouvoir dormir ! » Au bout de neuf mois de ce  » repos forcé » , le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Il libère tous les prisonniers, y compris le Mahatma, et accorde enfin aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.

Ce fut donc une marche vers l’indépendance :

Fortement  attaché aux Indes britanniques de sa jeunesse, Winston Churchill, Churchillalors dans l’opposition parlementaire, ironise sur le « fakir séditieux qui grimpe à moitié nu les marches du palais du vice-roi ». ( plutôt mal inspirée la  » boutade  » de Churchill )

   Le Premier ministre travailliste Ramsay MacDonald,  ( plus perspicace ) , ouvre dès le 13 novembre 1930 à Londres, sous l’égide du roi George V, une première table ronde destinée à débattre d’une hypothétique indépendance de l’Inde.

   En prison comme la plupart des chefs hindous du Congrès, le Mahatma n’y assistera  pas mais il sera convié, l’année suivante, à une deuxième table ronde. Il y fut reçu en triomphe à Londres par les libéraux britanniques qui se résignent à une prochaine indépendance de l’Inde. Cependant, celle-ci sera retardée par la Seconde Guerre mondiale et les dissensions entre hindous et musulmans.

   Le 15 août 1947, l’Empire des Indes devient enfin indépendant mais au prix d’une sauvage guerre religieuse et d’une scission entre Inde et Pakistan. Gandhi y perd la vie.

  La « marche du sel » apparaît aux Indiens comme l’équivalent de la « Tea Party » ?  de Boston qui a conduit à l’indépendance des États-Unis.

Journée de la femme suite :


çà s’est passé le 8 mars 1977 ( seulement  ?) : L’ O.N.U instaure la journée des femmes …..

L’idée d’une journée consacrée aux droits des femmes remonterait à 1910 ! Une proposition de deux femmes politiques allemandes dont Zara Zetkin Clara Zelkin….Ce ne sera pourtant qu’en 1977 que l’ O.N.U l’officialisa . drapeau-onu

En France ? 

Dans l’hexagone, il faudra attendre 1982 ! pour qu’elle soit reconnue . Chaque journée internationale de la femme est placée sous un thème comme l’égalité, le progrès social ou l’environnement . 

Vel’d’Hiv’ suite :


   Mais , environ 32 ans après son inauguration , ce vélodrome fut le cadre de la  » fameuse  » rafle :

Tôt le matin du 16 juillet 1942 débute à Paris la rafle « du Vél d’Hiv». Elle voit l’arrestation par surprise de plus de treize mille Juifs parisiens de 2 à 60 ans, tous Juifs apatrides (il s’agit notamment de Juifs anciennement Allemands, Autrichiens ou Polonais). La plupart sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Quelques dizaines en reviendront…

  À l’origine de ce crime contre l’humanité, il y a le projet hitlérien d’arrêter un grand nombre de Juifs dans toute l’Europe occupée. En France, jalouse de ses droits, l’administration, tardivement informée, veut dans certaines limites garder la maîtrise de l’opération ….!!!

   C’est ainsi que sont mobilisés à Paris 7 000 policiers et gendarmes sous les ordres du délégué en zone nord de René Bousquet , jeune et efficace fonctionnaire du gouvernement de Vichy.

   Environ 13 000  personnes sont appréhendées par la police française les 16 et 17 juillet 1942, y compris 4 000 enfants de moins de 16 ans qu’il n’avait pas été initialement prévu de déporter.

  C’est beaucoup ! Et pourtant , deux fois moins ( selon les historiens )  que le quota fixé par les Allemands et la préfecture de police ! Quelques actes de solidarité heureusement n’ont pas manqué : Quelques policiers ont laissé fuir leurs victimes, des concierges, des voisins, des anonymes ont ouvert leurs portes et caché des Juifs…

Embarqués dans des autobus, les personnes seules et les couples sans enfants sont convoyés vers le camp de Drancy, au nord de Paris.

   Les familles avec enfants sont quant à elles dirigées vers le Vélodrome d’Hiver, rue Nélaton, dans le XVe (aujourd’hui disparu).

Plus de 8 000 personnes dont une majorité d’enfants vont s’y entasser pendant plusieurs jours, parfois jusqu’au 22 juillet, dans des conditions sordides : pas de place où dormir, ni nourriture, ni eau potable, avec un éclairage violent jour et nuit, au milieu des cris et des appels de haut-parleurs. Seuls trois médecins et une dizaine d’infirmières de la Croix-Rouge sont autorisés à intervenir.

Les familles du Vél d’Hiv seront transférées de la gare d’Austerlitz vers les camps d’internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, dans le Loiret. Au mois d’août suivant, les mères sont enlevées à leurs enfants par les gendarmes et convoyées vers les camps d’extermination de Pologne. Les enfants seront à leur tour envoyés deux semaines plus tard à Auschwitz-Birkenau qui, depuis le début juillet, s’est transformé de camp de travail forcé en camp d’extermination à l’échelle industrielle.

    Les internés de Drancy prennent également le chemin d’Auschwitz-Birkenau. Quelques dizaines tout au plus reviendront de cet enfer.

     La rafle accentue la collaboration entre Vichy et l’occupant allemand dans le domaine de la «question juive». Mais elle entraîne aussi un début de fracture dans l’opinion française, jusque-là massivement indifférente . Peu à peu, certains citoyens basculent dans la Résistance, plus ou moins active ; d’autres, à l’inverse, se radicalisent et basculent dans l’antisémitisme et la collaboration.

La suite , tout le monde la connait : L’horreur de l’holocauste !

  Il faudra attendre le 16 juillet 1995 pour qu’à la faveur d’un    » émouvant   » discours, le président, Jacques Chirac, reconnaisse officiellement « que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français ».

çà s’est passé il y a …..


Environ 74 ans …………..

Le 27 janvier 1945 :

Libération d ‘ Auschwitchz – Birkenau …..camp nazi

   Les soviètiques , qui viennent de mener une offensive contre les nazis en Pologne ,découvrent  le camp de concentration , d’extermination d’Auschwitchz . L’armée rouge libère près de 7000 prisonniers , décharnés , malades , la plupart mourants . 

1 million cent mille ( 1 100 000 ) juifs et 300000  » non juifs  » ont péri dans ce camp !

crématoire

Auschwitz est devenu le symbole de la babarie nazie …..

Symbole qui n’empêche pas la résurgence des idées néo- nazies …….

Souhaitons et faisons tout notre possible pour que çà ne recommence jamais .

 

çà s’est passé un28 septembre….


   Un triste évènement eut lieu il y a environ 45 ans ……..le 28 septembre 1973 : 

Un de nos humoristes les plus connu décédait : Fernand Reynaud  F.Reynaud! fils d’un contremaître chez Michelin , l’ « auguste  » qui aimait trop la vitesse se  » fracassait  » le 28/09/73 sur une route sinueuse du côté de Riom ; il roulait vers Clermont- Ferrand , sa ville natale  (région où je vis aujourd’hui )  , pour annoncer officiellement à son public qu’il arrêtait le show – business et allait se retirer en Nouvelle Calédonie ….

Si Coluche a encastré sa moto dans un camion , F.Reynaud préfèrait sa Rolls blanche décapotable . Il a percuté une bétaillière avant de terminer sa course mortelle  dans un mur ……Il avait 47 ans !

C’est ainsi que l’homme à l’humour qu’on pourrait qualifier de  » lunaire » , parfois  » aigre-doux  » se moquant via ses sketchs avec tendresse  et lucidité ( je trouve ) des  » franchouillardises  » de son époque (  » çà eu payé  » ,  » Y a comme un défaut  » ,  » fier comme bar – tabac  » etc…..) diparaissait ……….Hormis ses enregistrements , il reste une association :  « Les Amis de Fernand Reynaud  » qui organiste tous les ans un festival à son nom en septembre , pour promouvoir les jeunes humoristes …………

https://binged.it/2xIjfpw

1er MAI………….


Là où j’ai vécu de nombreuses années : Fourmies 59610 …

    Le 1er mai 1891 à Fourmies, la police tire sur des ouvriers. Une semaine plus tard, dans un discours devenu célèbre, Clemenceau rendra hommage aux victimes.

Ville industrielle du Nord de la France, Fourmies est le théâtre, le 1er mai 1891, d’un événement sanglant. Pour la seconde fois en France, le 1er mai est une journée consacrée à la manifestation, avec pour principale revendication la journée de huit heures et la hausse des salaires.

 Mais à Fourmies, alors qu’a lieu une manifestation pacifique d’ouvriers, la troupe mobilisée par les patrons locaux ouvre le feu sur la foule. Le bilan est de dix morts (dont deux victimes de 11 et 14 ans) et de trente-cinq blessés.

  Le journal  » l’Intransigeant  » écrit:

       Sous prétexte d’arrêter une émeute qui, en réalité, n’était qu’une manifestation pacifique de la classe des travailleurs, des arrestations illégales avaient été opérées dans l’après-midi. Tout à coup, sans provocation de la part des ouvriers, un gendarme tire un coup de revolver qui excite la colère de la foule. Les ouvriers poussent des cris, des huées. […] Subitement, l’officier qui commande la troupe ordonne un feu de peloton et les soldats tirent sur les ouvriers. Sept de ces malheureux sont tués sur le coup ; on relève des blessés de tous côtés ; plusieurs sont dans un état extrêmement grave. »

   Les députés ouvrent un débat à l’Assemblée nationale. Le 8 mai, Georges Clemenceau, clémenceaualors député radical du Var, prononce un discours à la Chambre qui restera célèbre: 

   « Monsieur le président du conseil, qui pourrait soutenir, ici ou devant l’Europe, devant le monde civilisé, que les faits qui se sont passés à Fourmies avant la fusillade justifient la mort de ces femmes, de ces enfants, dont le sang a pour si longtemps rougi le pavé ! […] Il y a quelque part, sur le pavé de Fourmies, une tache de sang innocent qu’il faut laver à tout prix ! »

    Rendant hommage aux victimes, il annonce la venue d’un « quatrième État » qui « se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir ». L’expression, qui désigne le prolétariat, fait référence aux trois États de l’Ancien Régime (noblesse, clergé, Tiers Etat).

« Je dis que le fait capital de la politique actuelle, c’est l’inévitable révolution qui se prépare.  Ce quatrième État, vous devez ou bien le recevoir par la violence, ou bien l’accueillir à bras ouverts. . Le moment est venu de choisir. Si vous lui opposez la violence, c’est la guerre civile que vous léguez à vos enfants. Si vous l’accueillez avez un sentiment sincère de cordialité, si vous l’encouragez, si vous l’aidez, si vous écoutez ce qu’ont à dire ces travailleurs, pour chercher à démêler ce qui est immédiatement applicable et ce qui doit fatalement attendre alors, il faut être indulgent. Quand un malheur comme celui de Fourmies s’est produit il faut que la première parole qui s’échappe de vos lèvres soit : oubli ! Apaisement ! paix ! Je vous le demande, où prendrions-nous le droit d’être implacables ? »

   Clemenceau réussira à faire voter l’amnistie des manifestants arrêtés. On peut penser que c’est  avec la fusillade de Fourmies, que  le 1er mai s’enracinera dans la tradition du mouvement ouvrier.

 

Le Schindler nippon……


  Tout le monde ou presque connait O.Schindler  ( un film lui a rendu hommage :  » la liste de Schindler   » )Schindler Par contre Chiune Sugighara nippon est moins connu ….

   Ce japonais consul adjoint en Lituanie au début de la seconde guerre mondiale , est parvenu à sauver environ 6000 juifs en leurs délivrant des visas  pour le Japon via l’U.R.S.S . De Tokyo , la plupart furent envoyés à Shanghaï  où ils ont attendu la fin de la guerre . Sugighara  fut forcé à démissionné en 1946 pour avoir enfreint les ordres de ses supérieurs .Il a été reconnu Juste parmi les nations par le gouvernement israélien en 1984 …deux ans plus tard , il décédait……

En Janvier de cette année , le premier ministre Japonais ( Shinzo Abe ? je crois ) a rendu officiellement hommage à ce monsieur , connu comme le Schindler nippon…..