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Hommage…….


à Mme Jeanne Moreau ( J’aimais plus la chanteuse que l’actrice  )

La comédienne, chanteuse, actrice et réalisatrice Jeanne Moreau est morte le 31 juillet, à l’âge de 89 ans. Sa voix grave ravageuse, sa séduction troublante, sa personnalité insoumise et ses choix tout au long de sa carrière l’ont consacrée comme l’une des grandes stars françaises et internationales.

En 2012, elle avait reçu Le Monde dans l’appartement qu’elle occupait depuis vingt-huit ans, situé non loin de la Salle Pleyel, dans le 8e arrondissement de Paris. Lectrice passionnée, elle possédait tous les ouvrages de Walter Benjamin. Guillaume Apollinaire et James Joyce comptaient parmi ses auteurs de chevet. Les nombreux ouvrages qui s’empilaient sur ses étagères l’accompagnaient au quotidien. Ils ont joué un rôle décisif dans sa formation : « Je suis une très grande lectrice, comme tous les autodidactes. C’était interdit de lire à la maison. Mon père ne voulait pas, je lisais en cachette. J’achetais des bougies très bon marché, vous savez, qui laissent les trous de nez tout noirs », racontait-elle, amusée.

Une famille de substitution Née le 23 janvier 1928, à Paris, Jeanne Moreau a passé une partie de son enfance à Vichy, avant de revenir s’établir avec sa famille à Paris où elle achève ses études secondaires.

  Son père tient une brasserie dans le 9e arrondissement et sa mère, d’origine britannique, est danseuse. Jeanne Moreau se prend de passion pour le théâtre et suit les cours de Denis D’Inès, de la Comédie-Française. Un choix que désapprouve son père qui la jette dehors.

Elle trouve alors une famille de substitution : « J’ai été élevée au sein d’un couple passionné et déchiré, avec une mère anglaise qui ne parlait pas très bien le français. Mon père la trompait et j’ai été témoin de leurs disputes. On habitait dans un petit hôtel de passe à Montmartre. Je connaissais très bien les prostituées qui venaient là et quand mon père m’a chassée de la maison, elles se sont occupées…


Une grande dame est décédée…..


 

  Une image ou plutôt des images de Simone VeilS.Veil. Ses yeux, éblouissants, bleus comme le ciel. Ses colères qui explosaient, aussi brutales qu’inattendues. Son émotion à l’Assemblée quand des députés l’injuriaient lors de la loi sur l’IVG en 1974. Ou encore cette silhouette si fragile qui lui ressemblait si peu, là, debout, immobile, entraînée par son mari, le regard dévoré par la maladie. Elle était là, pour saluer les manifestants qui défilaient contre le Mariage pour tous : ce fut l’une de ses dernières sorties publiques.

    Simone Veil, ce sont des mots, aussi, qu’elle nous tenait en 1995, il y a plus de vingt ans : alors ministre des Affaires sociales du gouvernement Balladur ; elle était en voyage officiel à Beyrouth. «Vous savez, malgré un destin difficile, je suis, je reste toujours optimiste. La vie m’a appris qu’avec le temps, le progrès l’emporte toujours. C’est long, c’est lent, mais en définitive, je fais confiance.» Propos apparemment banals, propos qui pourraient paraître naïfs s’ils venaient de quelqu’un d’autre. Simone Veil est ainsi.

       Par un curieux hasard du calendrier, Simone Veil s’était trouvée quelques jours plus tôt à Auschwitz où elle dirigeait la délégation française aux cérémonies de commémoration de la libération du camp. Un camp où elle-même a été déportée. «Aujourd’hui, nous disait-elle, je ne suis pas émue. Il n’y a plus la boue, il n’y a plus le froid. Il n’y a plus surtout cette odeur. Le camp, c’était une odeur, tout le temps.»
  Ce 26 janvier 1995, il faisait froid, un vent glacial. Dans le haut du camp de Birkenau, beaucoup de monde. Une quarantaine de délégations étrangères. Simone Veil avait pris le bras de son fils qui l’accompagnait aux cérémonies. Et tous les deux s’étaient dirigés vers un des baraquements, marron et gris. Elle y est restée quelques minutes. «C’est celui-là le baraquement où j’étais, nous dira-t-elle un peu plus tard. J’en suis sûre, avec ma sœur et ma mère, juste en bas du crématoire. A l’intérieur, ça n’a pas changé ; les deux endroits pour la kapo et la sous-kapo. Un poêle. Et puis au fond, tout du long, les couches de bois où on dormait, entassées. Je voulais les lui montrer.» Elle a ajouté : «Pendant toute la cérémonie de commémoration, il y avait quelque chose qui m’intriguait. J’ai eu, toute la matinée, comme tout le monde, un peu froid aux pieds, alors qu’il ne faisait pourtant pas très froid. Et je me demandais comment on avait pu résister à tant de froid. Jusqu’à -30°… Je n’arrive pas à me souvenir comment on faisait. On n’avait rien. Est-ce qu’on se mettait du papier sur le corps ? Ou bien des vieux sacs de plâtre ? Pendant toute la cérémonie, j’essayais de m’en souvenir, et je n’arrivais pas.»
Simone Veil est dans le présent, toujours. Femme exceptionnelle, adorée des Français, à l’image si pure. Simone Veil la déportée, Simone Veil la combattante de l’IVG, Simone Veil l’Européenne.

  Toujours la même. Un roc. Elle disait encore : «Je crois, toujours, que cela sert à quelque chose de se battre. Et quoi qu’on dise, l’humanité, aujourd’hui, est plus supportable qu’hier.» Et ajoutant : «On me reproche d’être autoritaire. Mais les regrets que j’ai, c’est de ne pas m’être battu assez sur tel ou tel sujet.»
L’enfance et la déportation
Sa vie ? C’est celle d’une famille du siècle dernier. Une famille, car on ne peut comprendre le saisissant parcours de cette femme hors pair, si on laisse de côté sa mère, son enfance heureuse, cette vie forte et belle. Sa mère Yvonne qui ressemblait «à Greta Garbo», «une femme exceptionnelle». Son père, André Jacob, est un brillant architecte, prix de Rome. C’est une famille bourgeoise, aisée. Ils vivent tous à Nice. En 1924, le père a décidé de s’installer sur la Méditerranée, convaincu que le marché immobilier lui offrirait plus de perspectives. Et sa femme a beau adorer Paris, elle l’a suivi. Simone Veil dit garder un souvenir «délicieux» de sa toute enfance. «Je suis beaucoup moins douce, beaucoup moins conciliante, beaucoup moins facile que maman», précisait-elle. «Maman n’a pas travaillé, sous la pression de mon père et malgré des études de chimie qui la passionnaient. Elle ne pensait jamais à elle, abandonnant l’idée d’une vie personnelle pour tout donner à ses enfants, à son mari.»

   Quatre enfants en l’espace de cinq ans. Simone, est la dernière, la plus jeune, la plus insoumise. Et l’aînée Madeleine, quatre ans de plus, a toujours eu pour mission de remplacer sa mère quand celle-ci n’était pas là. Simone est une enfant, rebelle, aimante, heureuse comme tout. «Un jour j’ai demandé à mon père si cela l’ennuyait si j’épousais un non juif, il m’avait dit que j’épouserais qui je veux.» Elle aimait ce père, qui était aussi autoritaire. «Je n’aimais pas l’idée qu’il impose ses goûts à maman, ce sentiment de dépendance cela m’exaspérait !»
 Chez eux, la religion n’existait pas vraiment, c’était une vieille famille juive installée en France depuis des générations. Et c’est une famille où tout bascule à l’orée de la vie. Simone n’a que 16 ans lorsqu’elle est arrêtée avec sa mère et Milou, sa sœur Denise étant déportée à Ravensbruck comme résistante. C’est Jean d’Ormesson qui raconte cette scène, lorsqu’il tient le discours de récipiendaire de Simone Veil à l’Académie française, en mars 2010. «Le 29 mars 44, vous passez à Nice les épreuves du baccalauréat, avancées de trois mois par crainte d’un débarquement allié dans le sud de la France. Le lendemain 30 mars, en deux endroits différents, par un effroyable concours de circonstances, votre mère, votre sœur Milou, votre frère Jean et vous-mêmes êtes arrêtés par les Allemands.» Après avoir transité huit jours, le 15 avril 1944, Simone Veil, sa sœur et leur mère arrivent sur la rampe d’accès du camp d’Auschwitz-Birkenau. Elle a 16 ans, elle est belle comme tout, de longs cheveux noirs. «Un voisin de calvaire lui conseille immédiatement de dire qu’elle a 18 ans. La nuit même de cette arrivée, selon la règle du camp, elle s’appellera désormais Sarah et sur son bras est tatoué le numéro 78651», raconte Jean d’Ormesson qui poursuit : «En janvier 45, l’avancée des troupes soviétiques fait que son groupe est envoyé à Dora, après un voyage effroyable, puis le groupe se rend à Bergen-Belsen. Sa mère, épuisée, mourra du typhus le 13 mars, et un mois plus tard, soit un an presque jour pour jour, les troupes anglaises entrent à Bergen-Belsen.» Sa beauté, dira Simone Veil, l’a protégée. «J’ai été protégée par une femme kapo, qui m’a dit : tu es trop jolie pour mourir ici, et elle m’a envoyé avec ma mère et ma sœur, dans un camp voisin au régime moins dur.» C’est sa mère, toujours sa mère, qui la soutenait. «Je ne sais comment elle a trouvé la force de faire la marche de 70 km dans la neige, dévastée, malade d’un typhus… Le sens moral, je crois que c’est ce qui était le plus important pour mes parents.»


Les  » Enfoirés « 


Paroles :

C’est juste une p’tite chanson
Une p’tite chanson d’amour
Pour tous ceux qui sont pour
Qui y croient jusqu’au bout
Qui se battent malgré tout C’est juste une p’tite chanson
Une chanson pour un soir
Une chanson plein d’espoir
Pour tout repeindre en clair
Allumer les lumières

C’est juste une p’tite chanson
Qui d’viendra belle et grande
Si on chante tous ensemble
Si on unit nos voix
SI tu chantes avec moi

La la la la la la
La la la la la la

La la la la la la
La la la la la la, la la la la la la

La la la la la la
C’est juste une p’tite chanson
La la la la la la
Une p’tite chanson d’amour
La la la la la la
Pour tous ceux qui sont pour
La la la la la la, la la la la la la

La la la la la la
C’est juste une petite chanson
Qu’on chante à l’unisson
Juste une petite chanson
Qui nous permet de voir l’horizon
C’est juste une petite chanson
Du coeur, de la raison
Pour rêver de la lune

C’est possible à l’unisson
C’est juste une petite chanson
Un truc sans prétention
Un p’tit bout d’mélodie
Une caresse, un rire, un frisson
C’est juste une petite chanson
Toute simple comme un bon choix
Une petite chanson, une chanson d’amour

C’est juste une p’tite chanson
(C’est juste une p’tite chanson )
Une p’tite chanson d’amour
(Une p’tite chanson d’amour)
Pour tous ceux qui sont pour
(Pour tous ceux qui sont pour)
Qui y croient jusqu’au bout
Qui se battent malgré tout
C’est juste une p’tite chanson

C’est juste une p’tite chanson
(C’est juste une p’tite chanson )
Qui d’viendra belle et grande
(Qui d’viendra belle et grande)
Si on chante tous ensemble
(Si on chante tous ensemble)
Si on unit nos voix
SI tu chantes avec moi

La la la la la la
(La la la la la la)
La la la la la la
(La la la la la la)
La la la la la la
(La la la la la la)
La la la la la la, la la la la la la
(La la la la la la, la la la la la la)

Une chanson d’amour
(Aujourd’hui on n’a plus le droit
Ni d’avoir faim ni d’avoir froid              Coluche
Effacé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi)
Une pt’tite chanson d’amour, juste une pt’ite chanson
(Aujourd’hui on n’a plus le droit
Ni d’avoir faim ni d’avoir froid
Effacé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi)

C’est juste une pt’ite chanson !


Pharmacie ,ordonnances….


  Décidément , je suis vraiment  » bordélique  » !

Mon  » stock  » de médicaments étant épuisé ( il m’en restait à peine pour 3 jours )médicament  , je du aller à la pharmacie cet après midi , mais ( bordélique oblige ) , j’ai la fâcheuse manie de conserver toutes mes ordonnances ! Et là , impossible de trouver la bonne /à jour, encore valable . => Peur qu’aucune ne le soit encore …..Alors, j’ai opté pour la seule solution possible : Je les ai prises toutes !images ordonnances médicales

  Arrivé à la pharmacie , je me suis dirigé vers la plus aimable des employéepharmacienne souriante ( celle qui me sert le plus souvent ) et lui ai mis toutes les ordonnances sur le comptoir en lui disant que j’étais perdu  dans tous ces renouvellements lol  . Alors , elle a examiné les papiers un à un et fait le tri : A la fin , il n’en restait qu’une ; les autres , elle les mises  à la poubelle . Puis m’a donné mes médocs et dit un  » au revoir  » souriant , moi : Suis sorti avec un simple  » merci  » ………Et rentré sous la pluie .

Peu de chose en fait , mais pour moi , c’est important ….


Ce soir : D’abord……….. puis ???


Pratiquement TOUTES ses chansons en vidéo :

 

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Puis une que j’aime beaucoup

Jacques Brel

Paroles Un Enfant

Paroles de Un Enfant
Un enfant
Ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres

Et ça part en chantant
Un enfant
Avec un peu de chance
Ça entend le silence
Et ça pleure des diamants
Et ça rit à n’en savoir que faire
Et ça pleure en nous voyant pleurer
Ça s’endort de l’or sous les paupières
Et ça dort pour mieux nous faire rêverUn enfant
Ça écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent
Un enfant
C’est le dernier poète
D’un monde qui s’entête
A vouloir devenir grand
Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s’inquiète d’une neige tombée
Et ça croit que nous sommes fidèles
Et ça se doute qu’il n’y a plus de féesMais un enfant
Et nous fuyons l’enfance
Un enfant
Et nous voilà passants
Un enfant
Et nous voilà patience
Un enfant
Et nous voilà passés

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Déporté ..VOLONTAIREMENT !


   Il s’appelle Witold Pilecki. Rien ne le prédestinait à devenir un héros, sauf peut-être une histoire de famille. Les Pilecki sont des propriétaires terriens, qui rêvent d’une Pologne libre et indépendante. Seulement voilà, ce n’est pas dans l’air du temps : les armées allemande et russe envahissent le pays en septembre 1939, conséquence de l’alliance tactique entre Hitler et Staline. La capitulation de l’armée polonaise, le 28 septembre, est une claque pour les Pilecki. Le fils Witold, 39 ans, refuse cette fatalité et entre en résistance.

Le camp d’Auschwitz près de Cracovie vient d’ouvrir ses portes. Witold Pilecki veut savoir ce qu’il s’y trame. Il sait qu’il y a des rafles à Varsovie ; d’après les rumeurs, les personnes arrêtées sont directement envoyées à Auschwitz. C’est décidé : Pilecki se glisse dans une rafle et devient le premier déporté volontaire d’Auschwitz. Numéro 4859.v

Pilecki a une mission à Auschwitz : créer un réseau d’entraide et d’information. Mais l’horreur et la barbarie qu’il y découvre le pétrifie. Voici les premières lignes du rapport qu’il publiera plus tard : « Je suis supposé décrire seulement les faits bruts. Mes amis le souhaitent : « Plus tu t’en tiendras aux faits en les relatant sans commentaires, plus cela aura de la valeur. » Je pourrais essayer, mais n’oublions pas : nous n’étions pas faits de bois et encore moins de pierre. Et même n’a-t-il semblé que les pierres pouvaient se briser dans cet enfer. »

Witold Pilecki résiste de l’intérieur, envoie des informations précises sur l’extermination des juifs dans les chambres à gaz de Birkenau, monte une radio, réussit à acheminer des médicaments ou encore, infeste de poux certains SS. Mais s’il arrive à fédérer un réseau de près de mille personnes à l’intérieur du camp, il ne peut compter sur aucun soutien extérieur, car personne ne le croit. Il décide alors de s’échapper et y parviendra en 1943.

En 1945, Il commence à rédiger son rapport. Là encore, Pilecki se heurte à porte close. Personne ne veut savoir. 
Le 25 mai 1948, il est arrêté par les communistes, au pouvoir en Pologne depuis de la fin de la guerre. Witold Pilecki est condamné pour espionnage et sera exécuté à 47 ans dans une prison de Varsovie. Jusqu’en 1989 et la chute du communisme, Witold Pilecki reste dans les tiroirs de l’histoire polonaise.

A ce jour, il reste le seul homme connu pour s’être fait enfermer de son propre gré dans ce camp de concentration, où plus d’un million de personnes ont trouvé la mort.camp-concentration


Différent…..


Je découvre ! …………..Et je pense à ces enfants en cette période de fête , de Noël …..

L’Enfant différent

J’me cogne la tête contre les murs
J’fais des mouvements incontrôlés
J’entends tout l’temps comme des murmures
J’pars en avant, j’pars sur l’côté

Mes parents me disent pas grand-chose
Sauf que j’ai une maladie rare
Dont ils savent pas quelle est la cause
Mais qui m’empêche pas d’être peinard

Depuis tout p’tit, bébé, déjà
J’suis différent, j’sais pas pourquoi
Faut dire que, souvent, j’comprends pas
Pourquoi j’suis un enfant comme ça

J’parle pas beaucoup, je comprends rien
J’écoute mes vieux, pis j’oublis
Lorsqu’ils m’supplient d’me taire enfin
Après les larmes, après les cris

J’suis un enfant qu’on dit autiste
Telle est ma singularité
J’pense que ma vie est même pas triste
C’est ma vie, pour rien j’la changerais

J’vis comme dans une espèce de bulle
Et j’m’épanouis dans ma famille
Même si des p’tits cousins trop nuls
M’voient comme un chien dans un jeu d’quilles

J’suis partagé entre l’absence
L’indifférence de mon prochain
J’me réfugie dans le silence
Souvent j’me blottis dans un coin

Et puis j’dis rien pendant des plombes
Jusqu’à ce que mon papa déboule
Il a toujours peur que je tombe
Dans ce vertige qui le chamboule

Alors, j’pars la tête en arrière
Les yeux tout ouverts au grand ciel
M’arrive parfois d’faire des prières
J’ai bien un dieu, oui, mais lequel ?

J’suis un enfant qu’on dit autiste
Telle est ma singularité
J’pense que ma vie est même pas triste
Pour rien au monde, je la changerais

C’qui m’fait venir des larmes aux yeux
C’qui m’éblouit dans ma galère
C’est pas l’cinoche, c’est pas les jeux
Surtout quand les jeux, c’est la guerre

Non, c’qui bouscule mon quotidien
C’est d’écouter, d’entendre aussi
Un p’tit Prélude de Chopin
Du Mozart ou du Vivaldi

J’secoue ma maman comme une bête
J’pousse des colères pour qu’elle s’décide
A m’refiler toutes ses cassettes
Qui me font frissonner le bide

Alors, pour un temps, je m’évade
Loin des contraintes de la vie
De cette vie un p’tit peu crade
J’connais enfin le mot envie

J’suis un enfant qu’on dit autiste
Telle est ma singularité
J’pense que ma vie est même pas triste
C’est ma vie, pour rien j’la changerais

J’suis un enfant qu’on dit autiste
Telle est ma singularité
J’pense que ma vie est même pas triste
Pour rien au monde, je la changerais


Pour mon plaisir , rien que pour mon plaisir…


Les paroles ( en Français  » approximatif »:

Allez regarder ici, allez regarder là,
mais quand la mort vous emmènera
vous voulez de vos envies?
Vanité des vanités.

Vous êtes heureux, vous l’ êtes, de vos pensées,
appréciant que l’ argent et l’or,
à la fin que va-t-il vous rester?
vanité des vanités.

aller chercher ici, aller chercher là, suivant toujours le bonheur

santé, heureux et sans soucis …
vanité des vanités.

Si vous regardez maintenant dans le miroir votre visage serein
certainement pas l’ image quel jour sera votre vanité.

Tout est vanité, seule vanité,
Vivez donc avec joie et simplicité,
soyez bons si vous le pouvez …  tout le reste est vanité.

tout est vanité, que la vanité,
louez le Seigneur avec humilité,
il date tout l’ amour , rien ?
mais vous.

Si vous regardez maintenant dans le miroir votre visage serein
certainement pas ce qu’un jour sera des images de votre vanité.

Tout est vanité, que vanité ,
vous vivez avec joie et simplicité,
soyez bons si vous pouvez …
tout le reste est vanité.

tout est vanité, seule vanité,
louez le Seigneur dans l’humilité, ………( si vous y croyez  lol )
Soyez ,donnez tout Amour,
rien de plus que vous manquez.


Qui était Mr Ferrat ?


 Un grand artiste d’origines juives  qui n’a pratiquement pas  cessé de militer au côté des communistes

Jean TENENBAUM dit Jean FERRAT, est né le 26 décembre 1930 à Vaucresson, fils de Mnacha (dit Michel) Tenenbaum, juif russe naturalisé français en 1928, et d’Antoinette MALON, française née à Paris d’une famille originaire du Puy-de-Dôme. Raymonde (née en 1916 à Paris), André (né en 1918 à Draveil), et Pierre (né en 1925 à Vaucresson) sont les frères et soeur de Jean FERRAT. En 1935, la famille quitte Vaucresson et s’installe à Versailles.

Jean FERRAT est fortement marqué par l’occupation allemande. Son père, qui est de nouveau engagé volontaire en 1939, est cependant touché par les Statuts des Juifs. En 1942, il est astreint au port de l’étoile jaune, enlevé et séquestré au camp de Drancy, puis déporté à Auschwitz où il sera assassiné.

  Après la seconde moderne, Jean FERRAT doit quitter le collège Jules FERRY pour aider financièrement sa famille.

  Sans diplôme ni expérience, Jean FERRAT est embauché comme aide-chimiste dans un laboratoire spécialisé dans le bâtiment. Pour pouvoir se consacrer pleinement à la vie artistique, il quitte définitivement en 1954 le métier de chimiste et le milieu de l’industrie pour la vie de bohème et, principalement, des cabarets de la Rive droite.

Attiré par la musique, le théâtre et le classique, Jean FERRAT entre dans une troupe de comédiens au début des années 50, compose quelques chansons et joue de la guitare dans un orchestre de jazz.

  En 1956, Jean FERRAT met en musique « Les yeux d’Elsa », poème de Louis ARAGON dont il sera toute sa vie l’admirateur. C’est André CLAVEAU, alors fort en vogue, qui interprète la chanson et apporte un début de notoriété à Jean FERRAT, qui se produit très régulièrement au cabaret parisien La Colombe de Michel VALETTE, en première partie de Guy Béart . En 1958, Jean FERRAT sort chez Vogue son premier 45 tours EP, qui ne rencontre guère de succès.

Une jeune chanteuse, Christine SÈVRES, qu’il rencontre en 1956, reprend quelques-unes de ses chansons. Il l’épouse fin 1960, après trois ans de concubinage. C’est sa rencontre en 1959 avec Gérard MEYS, qui devient son éditeur et son ami, qui lance sa carrière. Jean FERRAT signe chez Decca avec Daniel FILIPACCHI et, l’année suivante, sort son second 45 tours EP avec la chanson « Ma môme », son premier succès ; Jean FERRAT passe alors sur toutes les ondes.

En 1961, Jean FERRAT rencontre Zizi Jeanmaire, pour laquelle il écrit « Eh l’amour, mon bonhomme ». Elle l’engage comme vedette américaine de son spectacle à l’Alhambra. Jean FERRAT y restera six mois, abandonnant sa guitare. Son premier 33 tours, « Deux enfants au soleil », sort en 1961 et reçoit le prix de la SACEM.

Commence alors sa longue carrière, émaillée de difficultés avec la censure exercée par les dirigeants de la radio et de la télévision. En effet, Jean FERRAT a toujours été un chanteur engagé à l’esprit libre. Il écrit ses propres textes et met en musique ceux de ses paroliers ou amis poètes, dont notamment Henri GOUGAUD, Georges COULONGES ou Guy THOMAS.

En 1962, Jean FERRAT fait la connaissance d’Isabelle Aubret . Cette rencontre est pour les deux artistes le début d’une grande et pérenne complicité artistique puis amicale. Jean FERRAT compose, sur des paroles de Michelle SENLIS pour Jacques BOYER et Jean-Louis STAIN, la chanson « Mon vieux », laquelle, réécrite partiellement dans les années 70 pour être reprise par Daniel Guichard , connaîtra un grand succès et deviendra un classique de son répertoire.

En 1963, Jean FERRAT rejoint le label créé par Eddie BARCLAY. La même année, Jean FERRAT produit « Nuit et brouillard », une chanson en mémoire des victimes des camps de concentration nazis de la Seconde Guerre mondiale, et en particulier en mémoire de son père, qui lui vaudra un grand succès auprès du public, malgré une censure non avouée des autorités qui déconseillent son passage sur les ondes. Jean FERRAT reçoit le Grand prix du disque de l’Académie Charles CROS.

En 1964, Jean FERRAT confirme son succès naissant auprès du public avec « La montagne » qui demeure l’un de ses plus grand succès. Avec ce texte, il chante – sans la nommer – l’Ardèche, région chère à son cœur.

En 1969, Jean FERRAT chante « Ma France », chanson phare de l’album éponyme.

Dans les années 70 , Jean FERRAT abandonne les concerts au Palais des Sports de Paris. Il fait ses adieux à la scène, qu’il juge devenue trop complexe techniquement et « trop dure physiquement ». En 1972, Jean FERRAT rompt avec BARCLAY et se fait plus rare.

En 1975, Jean FERRAT publie un nouvel album sous le label Temey « La femme est l’avenir de l’homme ». Un second, clos la décennie « Les instants volés ».

En 1973, Jean FERRAT s’installe définitivement à Antraigues-sur-Volane, où il possède une maison depuis 1964, et qu’il ne quittera plus, y devenant même, en 1977, conseiller municipal et adjoint au maire durant deux mandats.

Polygram rachète à BARCLAY son catalogue à la fin des années 70. Désireux alors de ne pas dépendre de la major, Jean FERRAT réenregistre la quasi intégralité de ses titres, avec l’aide de l’arrangeur et chef d’orchestre Alain GORAGUER, puis sort sous son propre label, Temey, avec l’éditeur Gérard MEYS, une nouvelle édition de onze volumes, en 1980. La même année, paraît un nouvel album « FERRAT 80 », dont le titre phare « Le bilan » ne passera pas inaperçu. Jean FERRAT y dénonce les purges staliniennes.

Son épouse, Christine SÈVRES, meurt en 1981, à l’âge de 50 ans. Elle avait eu, de son premier mariage, une fille née en 1953, Véronique ESTEL, qu’il a connue à l’âge de 3 ans et qu’il considère comme sa fille.

En 1991, Jean FERRAT dévoile un nouvel album « FERRAT 91 », mais ses apparitions télévisées sont très rares. Cet album lui vaut un spécial « Stars 90 » sur TF1. Jean FERRAT se remariera en 1992 , avec Colette, professeur d’EPS, rencontrée en 1971 et qui l’accompagnera jusqu’à sa mort.

Jean FERRAT fait ses dernières apparitions télé, en France, dans l’émission « Vivement dimanche », début 2003, sur France 2 et fin 2003, sur TV5 Monde, dans l’émission « L’invité », un entretien de 45 minutes en compagnie de Patrick SIMONIN qui reste sa dernière véritable interview télévisée.

Jean FERRAT meurt le 13 mars 2010 à l’hôpital d’Aubenas, des suites d’un cancer. Jean FERRAT est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière communal d’Antraigues-sur-Volane près de son frère André. Lors de la cérémonie d’hommage qui précède, sur la place centrale du village, Francesca SOLLEVILLE interprète « Ma France » et Isabelle Aubret  « C’est beau la vie », avant de faire chanter « La montagne » par la foule rassemblée, constituée de plus de 5 000 personnes. La veille, plus de quatre millions de téléspectateurs avaient suivi en France l’hommage télédiffusé en son honneur.

   Côté politique, Jean FERRAT aura été candidat sur la liste PCF de Robert HUE aux élections européennes de 1999, inscrit Jean TENENBAUM dit Jean FERRAT. En 2007 , il soutiendra José BOVÉ pour l’élection présidentielle. En 2010 , Jean FERRAT apportera son soutien à la liste présentée par le Front de gauche en Ardèche aux élections régionales.

Lui et la censure :


Hommage…


Mr Ferrat mort il y a 6ans déjà ; le 13/03/2010

Une de ses chansons /poésies parmi tant d’autres :

 

 

Paroles de Les Instants Volés:
Le chèvrefeuille de la terrasse
Met des ombres sur nos visages
Au ciel pas le moindre nuage

Et je souris au temps qui passe
A travers un verre de vin

J’aime ces instants volés
Au grand vacarme de la vie
Là si je veux je peux parler
Seulement des petits soucis
Ecouter rêver les amis
Dériver et me délivrer
Du poids du monde et de la vie
Du poids du monde et de la vie

A Roger nous avons dit « Passe »
Et il est venu en voisin
Il vit sur la colline en face
Entre nous le silence tisse
Des liens que nous aimons si bien

J’aime ces instants volés
Au grand vacarme qui nous mène
Là si je veux je peux rêver
Toute une moitié de semaine
Ecouter rêver les amis
Dériver et me délivrer
Du poids du monde et de la vie
Du poids du monde et de la vie

A l’heure du souper peut-être
Des copains d’il y a longtemps
Viendront cogner à la fenêtre
Et nous aurons le sentiment
De n’pas s’être quittés vraiment

J’aime ces instants volés
Au grand vacarme de la vie
Là si je veux je peux parler
Seulement des petits soucis
Ecouter rêver les amis
Dériver et me délivrer
Du poids du monde et de la vie
Du poids du monde et de la vie