D’actualité ? Et lui ????


Les paroles:

 

A mon enterrement j’aurai des cheveux blancs
Des dingues et des Pop aux sabots de guitare
Des cheveux pleins de fleurs des champs dedans leurs yeux
Hennissant des chansons de nuit quand y en a marre
J’aurai des mômes de passe, ceux que j’ai pas finis
Des filles de douze ans qui gonflent sous l’outrage
Des Chinoises des Russes des Nordiques remplies
Des rues décapitées par des girls de passage

A mon enterrement

Et je ferai l’amour avec le croque-mort
Avec sa tête d’ange et ses dix-huit automnes
Douze pour la vertu et six mourant au port
Quand son navire mouillera comme un aumône
A mon enterrement j’aurai un coeur de fer
Et me suivrai tout seul sur le dernier bitume
Lâchant mon ombre enfin pour me mettre en enfer
Dans le dernier taxi tapinant dans la brume

 

 

 

A mon enterrement

Comme un pendu tout sec perforé de corbeaux
A mon enterrement je gueulerai quand même
J’aurai l’ordinateur facile avec les mots
Des cartes perforées me perforant le thème
Je mettrai en chanson la tristesse du vent
Quand il vient s’affaler sur la gueule des pierres
La nausée de la mer quand revient le jusant
Et qu’il faut de nouveau descendre et puis se taire

A mon enterrement

A mon enterrement je ne veux que des morts
Des rossignols sans voix des chagrins littéraires
Des peintres sans couleurs des acteurs sans décor
Des silences sans bruits des soleils sans lumière
Je veux du noir partout à me crever les yeux
Et n’avoir jamais plus qu’une idée de voyance
Sous l’oeil indifférent du regard le plus creux
Dans la dernière métaphore de l’offense .

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Y. Jamait c’est qui ?


  Après un 1er album «De verre en vers», couronné de succès, et qui l’a révélé au grand public (plus de 60.000 albums vendus), Yves Jamait lève le voile sur son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Enfant de prolo de la région de Dijon élevé par sa mère, s’étant frotté au monde ouvrier durant toute sa jeunesse, Jamait découvre aujourd’hui avec ses yeux d’enfant ce succès naissant, alors que ce métier reste pour lui un éternel rêve de gosse.
  C’est en effet très tôt qu’il se prend d’amour pour la « variétoche française », comme il aime à le dire, découvrant Maxime Le Forestier alors qu’il était aide-cuisinier dans une colonie de vacances. Du coup, très vite, il achète les disques du chanteur et s’essaye à l’écriture. Il s’en suivra la création de son premier groupe L’Adam de Sagesse, dont l’existence durera le temps d’un concert avant d’être rattrapé par des années sombres de dérive avec pour seul horizon : les zincs. Ce sera la naissance de son fils qui sera l’électrochoc pour Jamait. Alors ouvrier à l’usine, il rencontre un musicien et crée un trio au nom sans équivoque: » De verre en Vers « . Le groupe tourne dans la région dijonnaise et embrasse un public de plus en plus large.
  A 38 ans, Jamait quitte l’usine et avec sa prime de licenciement – et celles des autres membres du groupe – finance la réalisation dudit premier album autoproduit, De verre en vers. Ce premier galop d’essai, passé auprès du public avec brio, Yves Jamait nous dévoile désormais son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Cet album plus sombre, selon les propres termes de cet enfant de prolo, met en lumière la personnalité torturée de ce saltimbanque écorché, à la tendresse sincère, casquette irlandaise éternellement vissée sur la tête, devenu chanteur sur le tard.
  A l’écoute de l’album, on pourrait penser  tout simplement cueillir ces 15 nouvelles chansons comme l’on cueille ce charmant sourire vermillon que la nature en fête adresse aux hommes ? Un gentil coquelicot ? Loin de là.
  Ici, le coquelicot n’est pas que gentil, c’est le rouge étendard des étés inondés de soleil; c’est la tâche de sang clair des moissons d’or.
 C’est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur, à l’image de son interprète, mais c’est aussi sa face sombre : une fleur rebelle qui peuple non seulement les blés mûrs, mais aussi tous les terrains vagues, toutes les cultures. Indomptable comme lorsque le coquelicot pousse en gros massifs frémissants sur les flancs des collines.
  Et plus encore : c’est aussi le cousin en habit éclatant du pavot oriental aux « vertus dormitives » qui calme, adoucit, mais ne tue jamais.
« J’aime cette fleur, explique Yves Jamait, car c’est une fleur rebelle qu’on ne peut pas mettre en pot ni en bouquet ». Comme à son image : celle d’un artiste qu’on ne peut pas museler ni mettre en cage.
  Et, de reprendre : « J’aime le rouge du coquelicot, cette couleur étendard. Et puis, le coquelicot, c’est aussi le pavot et cela ressemble à un sexe de femme. Bref, toutes ces métaphores me plaisent et résument bien l’album ».
Un album de composition réaliste qui, une nouvelle fois, procure des émotions brutes, indicibles, avec des textes burinés par la vie et l’envie de piquer juste et au cœur.
  On y découvre plus que jamais les fêlures d’un artiste attachant, cabossé par la vie, à la voix de râpe, comme rétamée par l’enclume des zincs trop longtemps fréquentés et qui trahit parfois mal une voix éreintée par la cigarette. Du vécu.
  Jamait chante la vie, son quotidien et ses galères avec une interprétation déchirante atypique. Des rengaines réalistes et populaires, écloses sur les pavés des cités sombres, qui racontent l’amour perdu, les adieux merdeux, la fraternité, la vie des zincs, des cirques, la complainte d’un clown, les déboires d’une vie de dézingué avec cette pudeur qui sied aux poulbots de culture ouvrière.
Les chansons
Tout l’univers de Jamait y figure : des amours détroussées comme dans L’Adieu merdeux (« Il est un peu merdeux ton adieu / C’est vraiment l’plus merdeux des adieux…Je te préfère dans tes silences immobiles, comme deux cœurs arrêtés / Déposés là, comme des distances entre nous, pour l’éternité ») ou le superbe Qu’est-ce que tu fous ? sorte d’appel vibrant au retour de l’être aimé. (« Qu’est-ce que tu fous sans moi ? / Qu’est-ce que tu fous là-bas ? / Tu dois avoir, j’imagine, une raison à toi pour ne pas être là / Je suis sûr qu’il t’embobine / Je suis sûr qu’il te regarde avec, au fond des yeux, des promesses d’amour / Quel que soit le serment qu’il farde, tu n’y vois que du bleu dans cette basse cour ») ;
Ou encore des amours tangentes qui ne tiennent qu’à un fil comme la chanson L’Equilibre (« Tu me dis que je perds l’équilibre sur le fil du temps / Que je serai plus facile à suivre à mon enterrement / Que le vin qui m’enivre à de mauvais relents »).

  Jamait nous livre également sa « poétique des bistrots », avec la reprise de la chanson d’Aznavour (une de ses idoles), La Salle et la Terrasse ainsi que dans la chanson Jean-Louis ou le monologue du client (« Boire, ça réchauffe le cœur, même si ça nique le foie./ Pour sortir d’la torpeur que veux-tu, je bois / Allez mon vieux Jean-Louis, sers m’en donc une dernière, je m’sens un peu aigri, pour tout dire, j’suis amer »).

  Mais Jamait chante également la vie, éclairant d’un jour cru son expérience de « cette chienne de vie », qui ne l’a pas toujours ménagé, à l’instar de la chanson C’est la vie, une des plus courtes mais assurément la plus percutante : « C’n’est pas moi qui suis aigri, c’est la vie qu’est mortelle, qui te sort du nid et te rogne les ailes ». Tout est dit.

  Une émotion qui atteint son paroxysme lorsqu’il interprète Vierzon, chanson dédiée à son père, en écho à Barbara, Béranger et Brel. « J’ai retrouvé mon père il y a 2 ans, je ne l’avais jamais connu. On m’a appelé pour me dire qu’il était mort, vers Vierzon. En allant là-bas, j’ai touché pour la première fois un mort et j’ai découvert mon père. Cela m’a suffisamment bouleversé pour que j’en fasse une chanson.»

  Jamait ponctue l’album avec Dijon, sa ville de naissance, ville avec qui il nourrit une relation d’amour – agacement (« Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde/ Je te salue, ma vieille Dijon/ Et nulle part au monde je n’aurais voulu naître./ Bien sûr tu as exacerbé mes aigreurs de jeunesse/ Mais tu es longue à décoincer, à te bouger les fesses/ Aussi, j’ai voulu te quitter pour une autre, plus littorale/ Bien que la fille fût dessalée, me manquait mon canal/ Et vois-tu, je suis revenu, ma précieuse bourgeoise/ Et je ne te quitterai jamais plus pour une plus grivoise »). Sorte de Toulouse à lui.

  Jamait peint les images de notre société sans contestation sirupeuse.
Il va chercher au tréfonds de nos sentiments les plus intimes pour nous les restituer avec opulence, redonnant à la culture populaire ses plus beaux blasons avec, en filigrane, cette impérieuse urgence à donner de l’émotion brute,
qu’elle fasse sourire, pleurer, se rebeller, voire se révolter.

La solitude


 

Les paroles 

Paroles de La Solitude
Je l’ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.

Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m’a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l’emporte !
Elle est revenue, elle est là

Avec sa gueule de carême

Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le coeœur à la traîne,
Elle nous fait le coeœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L’hiver au plein coeœur de l’été.

 

Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T’as la mine du désespoir,
Tu n’es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l’ennui.
Je n’ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j’y suis !

Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m’en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l’heure blême
Et jusqu’à mon souffle dernier,
Je veux encore dire « je t’aime »
Et vouloir mourir d’aimer.

Elle a dit : « Ouvre-moi ta porte.
Je t’avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t’ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c’est fini, maintenant. »

Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s’est pendue à mon cou,
Elle s’est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m’attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude…

? Vrai ?


« L’aigle noir », l’une des chansons les plus célèbres de Barbara, n’est pas le simple récit d’un rêve. Les paroles sont la transposition d’un drame vécu par la chanteuse disparue il y a 20 ans. Derrière les mots se cache le drame de sa vie, son viol, à l’âge de dix ans, par son père. Quand on le sait, le voile poétique se déchire et l’horreur apparaît en pleine lumière.
« Un beau jour, ou peut-être une nuit… », chacun a siffloté cet air, chantonné ses paroles. « L’aigle noir » est la plus célèbre chanson de Barbara. L’artiste qui figure avec Ferré, Brel et Brassens au Panthéon de la chanson française du 20e siècle avait livré son plus grand secret en 1970 et sans que personne s’en aperçoive. Il a fallu attendre 1997, le décès de Barbara à 67 ans, puis la publication de son livre de mémoires pour s’apercevoir que cet « aigle noir » n’était autre que son père. C’était lui cet aigle noir surgissant au coeur de son enfance pour lui faire subir l’inceste.

Les paroles : 

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d’un lac je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,

Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d’ailes,
Comme tombé du ciel,

L’oiseau vint se poser,

Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L’oiseau roi couronné,
Portait un diamant bleu,

De son bec il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son cou,
C’est alors que je l’ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m’était revenu,

Dis l’oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d’autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles,

Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,

L’aigle noir dans un bruissement d’ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,

Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J’avais froid, il ne me restait rien
L’oiseau m’avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d’un lac, je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Un beau jour, une nuit,
Près d’un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l’aigle noir…

Je présume que vous ne connaissez pas..


Ce Monsieur ? 

  J.Debrokart a été censuré pratiquement pour toutes ses chansons sur tous les médias …..

 

Mon cher député
Votre siège vous l’avez gagné, à une voix de majorité
Or cette voix, c’était la mienne

J’ai voté le dernier à 19 heures 59 et des poussières
C’est pas du bluff y’a des témoins qui s’en souviennent
Dans vos réunions, sur vos affiches, à la télé
Vous avez dit et répété que vous feriez tout pour nous plaire
C’est donc sans vergogne, cher ami, que je vous écris
Pour les trois ou quatre petits riens que voici

Ma sœur, voudrait bien la légion d’honneur
Mon frère ne pas faire son service militaire
Ma tante, oh pas grand-chose, le Jardin des Plantes
Ou à défaut, elle aime la nature un p’tit poste à l’agriculture

Mon fils, alors lui, n’importe quoi à la Justice
Mon père pareil, mais, aux affaires étrangères
Et moi, oh moi, j’ai pas d’ambition
Chargé de mission ça ça m’irait
Mais attention hein, sans précision
Monsieur, qui êtes député grâce à moi
Pas de nouvelles depuis des mois
Qu’est-ce qui se passe donc, je m’interroge, je m’étonne
Seriez-vous un menteur, un ingrat, un arriviste sans foi ni loi
Vous n’êtes pas là, jamais là, quand je téléphone
Alors je vous écris derechef
Pour vous rappeler que c’est moi, bref
Pour vous rafraichir un tant soit peu la mémoire
Je suis patient, mais j’ai mes limites
Ce que j’ai demandé je le mérite
Alors faites vite et sans histoire

Ma sœur, ben oui elle voudrait la légion d’honneur, c’est son droit
Mon frère ne pas faire son service militaire, quoi de plus simple?
Ma tante, une misère, le Jardin des Plantes
Ou à défaut, elle aime la nature un p’tit poste à l’agriculture
Je me répète évidemment, c’est vous qui m’y forcez
Mon fils à la Justice, mon père pareil mais aux affaires étrangères
Et moi, ah ben moi j’ai réfléchi, l’immobilier me tente assez
Je voudrais des crédits et puis du terrain, enfin trois fois rien

Bougre de salaud, ah si j’avais su ça plus tôt
J’aurais voté pour
Piazzano
Ouais, ouais, le radical de gauche
Je m’vengerai aux élections prochaines
Mais t’auras profité d’l’aubaine suffisamment
Pour plus jamais chercher d’embauche
Je m’suis renseigné, t’as placé tout ton monde, voyou
Dans le fromage t’as fait ton trou, dix trous, vingt trous, un vrai gruyère
Oh! mais ça n’en restera pas là, j’ameuterai la presse contre toi
J’dirai tout à la France entière
Sa sœur, ouais, ouais, ouais, sa sœur a la légion d’honneur, tel que
Son frère alors lui, il fait pas son service militaire, non, non, non
Sa tante dirige le jardin des plantes, son cousin Arthur
Ancien pédicure dit son mot à l’Agriculture
Son fils, c’est le comble, a son bureau à la Justice
Son père, gâteux, a le sien aux Affaires étrangères
Y a qu’une chose à faire si vous ne voulez plus voir ça
La prochaine fois qu’on vous demandera
De refaire des parlementaires
J’serai candidat, votez pour moi!

Revu à la télé aujourd’hui ( Film  » La traque ) …


 Chacun pense ce qu’il veut , moi je crois que les Klarsfeld  sont de grands personnages  et qu’il ne faut pas oublier les horreurs nazis ( toujours présents sous des noms différents , comme le F.N en France )

 

C’est un nom définitivement associé à la chasse aux nazis. Les Klarsfeld ont mené ce combat toute leur vie. Beate et Serge Klarsfeld. De leur rencontre à Paris en 1960 à la traque incessante des responsables de la Shoah, ils livrent un témoignage fort et nécessaire.

   Leur rencontre n’était pas évidente. Elle est la fille d’un soldat de la Wehrmarcht et lui, un juif d’origine roumaine dont le père est mort à Auschwitz. Et pourtant, à Paris en 1960, la magie opère sur le quai du métro. Ces deux-là ne se quitteront plus. La jeune allemande n’avait pas vraiment conscience de la responsabilité de son pays pendant la seconde guerre mondiale. Elle ne l’a pas appris à l’école. C’est donc Serge qui se charge de transmettre à Beate ce qu’il sait sur cette période sombre de l’histoire. Elle le confie  » C’est lui qui m’a enseigné l’histoire, et les événements nous ont conduit à agir ». 

Une vie de combat que ce couple hors du commun n’avait pas vraiment envisagé de raconter. Il a fallu que les éditeurs insistent. Car Serge Klarsfeld l’avoue : « J’ai écrit beaucoup sur les victimes et les événements historiques. Donc on a pas tellement envie d’écrire sur soi quand on a fait ce genre de travail ». 

Pourtant, leur témoignage est nécessaire et toujours d’actualité. 

Très vite, avec le soutien de Serge, Beate Karsfeldlivre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité.

   Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus BarbieK.Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations – notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo – ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Dans une  autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

 

Hommage…….


à Mme Jeanne Moreau ( J’aimais plus la chanteuse que l’actrice  )

La comédienne, chanteuse, actrice et réalisatrice Jeanne Moreau est morte le 31 juillet, à l’âge de 89 ans. Sa voix grave ravageuse, sa séduction troublante, sa personnalité insoumise et ses choix tout au long de sa carrière l’ont consacrée comme l’une des grandes stars françaises et internationales.

En 2012, elle avait reçu Le Monde dans l’appartement qu’elle occupait depuis vingt-huit ans, situé non loin de la Salle Pleyel, dans le 8e arrondissement de Paris. Lectrice passionnée, elle possédait tous les ouvrages de Walter Benjamin. Guillaume Apollinaire et James Joyce comptaient parmi ses auteurs de chevet. Les nombreux ouvrages qui s’empilaient sur ses étagères l’accompagnaient au quotidien. Ils ont joué un rôle décisif dans sa formation : « Je suis une très grande lectrice, comme tous les autodidactes. C’était interdit de lire à la maison. Mon père ne voulait pas, je lisais en cachette. J’achetais des bougies très bon marché, vous savez, qui laissent les trous de nez tout noirs », racontait-elle, amusée.

Une famille de substitution Née le 23 janvier 1928, à Paris, Jeanne Moreau a passé une partie de son enfance à Vichy, avant de revenir s’établir avec sa famille à Paris où elle achève ses études secondaires.

  Son père tient une brasserie dans le 9e arrondissement et sa mère, d’origine britannique, est danseuse. Jeanne Moreau se prend de passion pour le théâtre et suit les cours de Denis D’Inès, de la Comédie-Française. Un choix que désapprouve son père qui la jette dehors.

Elle trouve alors une famille de substitution : « J’ai été élevée au sein d’un couple passionné et déchiré, avec une mère anglaise qui ne parlait pas très bien le français. Mon père la trompait et j’ai été témoin de leurs disputes. On habitait dans un petit hôtel de passe à Montmartre. Je connaissais très bien les prostituées qui venaient là et quand mon père m’a chassée de la maison, elles se sont occupées…

Une grande dame est décédée…..


 

  Une image ou plutôt des images de Simone VeilS.Veil. Ses yeux, éblouissants, bleus comme le ciel. Ses colères qui explosaient, aussi brutales qu’inattendues. Son émotion à l’Assemblée quand des députés l’injuriaient lors de la loi sur l’IVG en 1974. Ou encore cette silhouette si fragile qui lui ressemblait si peu, là, debout, immobile, entraînée par son mari, le regard dévoré par la maladie. Elle était là, pour saluer les manifestants qui défilaient contre le Mariage pour tous : ce fut l’une de ses dernières sorties publiques.

    Simone Veil, ce sont des mots, aussi, qu’elle nous tenait en 1995, il y a plus de vingt ans : alors ministre des Affaires sociales du gouvernement Balladur ; elle était en voyage officiel à Beyrouth. «Vous savez, malgré un destin difficile, je suis, je reste toujours optimiste. La vie m’a appris qu’avec le temps, le progrès l’emporte toujours. C’est long, c’est lent, mais en définitive, je fais confiance.» Propos apparemment banals, propos qui pourraient paraître naïfs s’ils venaient de quelqu’un d’autre. Simone Veil est ainsi.

       Par un curieux hasard du calendrier, Simone Veil s’était trouvée quelques jours plus tôt à Auschwitz où elle dirigeait la délégation française aux cérémonies de commémoration de la libération du camp. Un camp où elle-même a été déportée. «Aujourd’hui, nous disait-elle, je ne suis pas émue. Il n’y a plus la boue, il n’y a plus le froid. Il n’y a plus surtout cette odeur. Le camp, c’était une odeur, tout le temps.»
  Ce 26 janvier 1995, il faisait froid, un vent glacial. Dans le haut du camp de Birkenau, beaucoup de monde. Une quarantaine de délégations étrangères. Simone Veil avait pris le bras de son fils qui l’accompagnait aux cérémonies. Et tous les deux s’étaient dirigés vers un des baraquements, marron et gris. Elle y est restée quelques minutes. «C’est celui-là le baraquement où j’étais, nous dira-t-elle un peu plus tard. J’en suis sûre, avec ma sœur et ma mère, juste en bas du crématoire. A l’intérieur, ça n’a pas changé ; les deux endroits pour la kapo et la sous-kapo. Un poêle. Et puis au fond, tout du long, les couches de bois où on dormait, entassées. Je voulais les lui montrer.» Elle a ajouté : «Pendant toute la cérémonie de commémoration, il y avait quelque chose qui m’intriguait. J’ai eu, toute la matinée, comme tout le monde, un peu froid aux pieds, alors qu’il ne faisait pourtant pas très froid. Et je me demandais comment on avait pu résister à tant de froid. Jusqu’à -30°… Je n’arrive pas à me souvenir comment on faisait. On n’avait rien. Est-ce qu’on se mettait du papier sur le corps ? Ou bien des vieux sacs de plâtre ? Pendant toute la cérémonie, j’essayais de m’en souvenir, et je n’arrivais pas.»
Simone Veil est dans le présent, toujours. Femme exceptionnelle, adorée des Français, à l’image si pure. Simone Veil la déportée, Simone Veil la combattante de l’IVG, Simone Veil l’Européenne.

  Toujours la même. Un roc. Elle disait encore : «Je crois, toujours, que cela sert à quelque chose de se battre. Et quoi qu’on dise, l’humanité, aujourd’hui, est plus supportable qu’hier.» Et ajoutant : «On me reproche d’être autoritaire. Mais les regrets que j’ai, c’est de ne pas m’être battu assez sur tel ou tel sujet.»
L’enfance et la déportation
Sa vie ? C’est celle d’une famille du siècle dernier. Une famille, car on ne peut comprendre le saisissant parcours de cette femme hors pair, si on laisse de côté sa mère, son enfance heureuse, cette vie forte et belle. Sa mère Yvonne qui ressemblait «à Greta Garbo», «une femme exceptionnelle». Son père, André Jacob, est un brillant architecte, prix de Rome. C’est une famille bourgeoise, aisée. Ils vivent tous à Nice. En 1924, le père a décidé de s’installer sur la Méditerranée, convaincu que le marché immobilier lui offrirait plus de perspectives. Et sa femme a beau adorer Paris, elle l’a suivi. Simone Veil dit garder un souvenir «délicieux» de sa toute enfance. «Je suis beaucoup moins douce, beaucoup moins conciliante, beaucoup moins facile que maman», précisait-elle. «Maman n’a pas travaillé, sous la pression de mon père et malgré des études de chimie qui la passionnaient. Elle ne pensait jamais à elle, abandonnant l’idée d’une vie personnelle pour tout donner à ses enfants, à son mari.»

   Quatre enfants en l’espace de cinq ans. Simone, est la dernière, la plus jeune, la plus insoumise. Et l’aînée Madeleine, quatre ans de plus, a toujours eu pour mission de remplacer sa mère quand celle-ci n’était pas là. Simone est une enfant, rebelle, aimante, heureuse comme tout. «Un jour j’ai demandé à mon père si cela l’ennuyait si j’épousais un non juif, il m’avait dit que j’épouserais qui je veux.» Elle aimait ce père, qui était aussi autoritaire. «Je n’aimais pas l’idée qu’il impose ses goûts à maman, ce sentiment de dépendance cela m’exaspérait !»
 Chez eux, la religion n’existait pas vraiment, c’était une vieille famille juive installée en France depuis des générations. Et c’est une famille où tout bascule à l’orée de la vie. Simone n’a que 16 ans lorsqu’elle est arrêtée avec sa mère et Milou, sa sœur Denise étant déportée à Ravensbruck comme résistante. C’est Jean d’Ormesson qui raconte cette scène, lorsqu’il tient le discours de récipiendaire de Simone Veil à l’Académie française, en mars 2010. «Le 29 mars 44, vous passez à Nice les épreuves du baccalauréat, avancées de trois mois par crainte d’un débarquement allié dans le sud de la France. Le lendemain 30 mars, en deux endroits différents, par un effroyable concours de circonstances, votre mère, votre sœur Milou, votre frère Jean et vous-mêmes êtes arrêtés par les Allemands.» Après avoir transité huit jours, le 15 avril 1944, Simone Veil, sa sœur et leur mère arrivent sur la rampe d’accès du camp d’Auschwitz-Birkenau. Elle a 16 ans, elle est belle comme tout, de longs cheveux noirs. «Un voisin de calvaire lui conseille immédiatement de dire qu’elle a 18 ans. La nuit même de cette arrivée, selon la règle du camp, elle s’appellera désormais Sarah et sur son bras est tatoué le numéro 78651», raconte Jean d’Ormesson qui poursuit : «En janvier 45, l’avancée des troupes soviétiques fait que son groupe est envoyé à Dora, après un voyage effroyable, puis le groupe se rend à Bergen-Belsen. Sa mère, épuisée, mourra du typhus le 13 mars, et un mois plus tard, soit un an presque jour pour jour, les troupes anglaises entrent à Bergen-Belsen.» Sa beauté, dira Simone Veil, l’a protégée. «J’ai été protégée par une femme kapo, qui m’a dit : tu es trop jolie pour mourir ici, et elle m’a envoyé avec ma mère et ma sœur, dans un camp voisin au régime moins dur.» C’est sa mère, toujours sa mère, qui la soutenait. «Je ne sais comment elle a trouvé la force de faire la marche de 70 km dans la neige, dévastée, malade d’un typhus… Le sens moral, je crois que c’est ce qui était le plus important pour mes parents.»

Les  » Enfoirés « 


Paroles :

C’est juste une p’tite chanson
Une p’tite chanson d’amour
Pour tous ceux qui sont pour
Qui y croient jusqu’au bout
Qui se battent malgré tout C’est juste une p’tite chanson
Une chanson pour un soir
Une chanson plein d’espoir
Pour tout repeindre en clair
Allumer les lumières

C’est juste une p’tite chanson
Qui d’viendra belle et grande
Si on chante tous ensemble
Si on unit nos voix
SI tu chantes avec moi

La la la la la la
La la la la la la

La la la la la la
La la la la la la, la la la la la la

La la la la la la
C’est juste une p’tite chanson
La la la la la la
Une p’tite chanson d’amour
La la la la la la
Pour tous ceux qui sont pour
La la la la la la, la la la la la la

La la la la la la
C’est juste une petite chanson
Qu’on chante à l’unisson
Juste une petite chanson
Qui nous permet de voir l’horizon
C’est juste une petite chanson
Du coeur, de la raison
Pour rêver de la lune

C’est possible à l’unisson
C’est juste une petite chanson
Un truc sans prétention
Un p’tit bout d’mélodie
Une caresse, un rire, un frisson
C’est juste une petite chanson
Toute simple comme un bon choix
Une petite chanson, une chanson d’amour

C’est juste une p’tite chanson
(C’est juste une p’tite chanson )
Une p’tite chanson d’amour
(Une p’tite chanson d’amour)
Pour tous ceux qui sont pour
(Pour tous ceux qui sont pour)
Qui y croient jusqu’au bout
Qui se battent malgré tout
C’est juste une p’tite chanson

C’est juste une p’tite chanson
(C’est juste une p’tite chanson )
Qui d’viendra belle et grande
(Qui d’viendra belle et grande)
Si on chante tous ensemble
(Si on chante tous ensemble)
Si on unit nos voix
SI tu chantes avec moi

La la la la la la
(La la la la la la)
La la la la la la
(La la la la la la)
La la la la la la
(La la la la la la)
La la la la la la, la la la la la la
(La la la la la la, la la la la la la)

Une chanson d’amour
(Aujourd’hui on n’a plus le droit
Ni d’avoir faim ni d’avoir froid              Coluche
Effacé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi)
Une pt’tite chanson d’amour, juste une pt’ite chanson
(Aujourd’hui on n’a plus le droit
Ni d’avoir faim ni d’avoir froid
Effacé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi)

C’est juste une pt’ite chanson !

Pharmacie ,ordonnances….


  Décidément , je suis vraiment  » bordélique  » !

Mon  » stock  » de médicaments étant épuisé ( il m’en restait à peine pour 3 jours )médicament  , je du aller à la pharmacie cet après midi , mais ( bordélique oblige ) , j’ai la fâcheuse manie de conserver toutes mes ordonnances ! Et là , impossible de trouver la bonne /à jour, encore valable . => Peur qu’aucune ne le soit encore …..Alors, j’ai opté pour la seule solution possible : Je les ai prises toutes !images ordonnances médicales

  Arrivé à la pharmacie , je me suis dirigé vers la plus aimable des employéepharmacienne souriante ( celle qui me sert le plus souvent ) et lui ai mis toutes les ordonnances sur le comptoir en lui disant que j’étais perdu  dans tous ces renouvellements lol  . Alors , elle a examiné les papiers un à un et fait le tri : A la fin , il n’en restait qu’une ; les autres , elle les mises  à la poubelle . Puis m’a donné mes médocs et dit un  » au revoir  » souriant , moi : Suis sorti avec un simple  » merci  » ………Et rentré sous la pluie .

Peu de chose en fait , mais pour moi , c’est important ….