Pour MOI


Les paroles :

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit : «Calme-toi!»
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit : «Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe?»
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
«C’est un brave homme, coupez ses liens!
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir»
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
 » J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire »
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit :  »Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident. »
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

C’était il y a ….


  environ 5 ans

Attentat contre Charlie Hebdo : cinq ans déjà…

  Le 7 janvier 2015, les locaux du journal satirique Charlie Hebdo sont pris d’assaut par un commando islamiste qui sème la mort sur son passage. Cinq ans après, la France porte encore les stigmates de cette violente attaque.

    Il n’est pas midi, le mercredi 7 janvier, dans les locaux parisiens de Charlie Hebdo, où s’achève la première conférence de rédaction de l’année. Sur les tables, un cake et le dernier numéro ( avec Michel Houellebecq en une )  de l’hebdomadaire satirique. En bas, deux hommes encagoulés et habillés de noir, les frères Saïd et Chérif Kouachi, pointent une kalachnikov sur l’une des dessinatrices, Coco, sortie chercher sa fille. Ils viennent d’abattre Frédéric Boisseau, chargé de travaux de maintenance ce jour-là au 10, rue Nicolas-Appert. Sous la contrainte, la dessinatrice leur ouvre la porte, protégée depuis les menaces contre le journal et la publication de caricatures de Mahomet. Ils la suivent jusqu’au deuxième étage où ils tirent sur le webmaster Simon Fieschi, le blessant grièvement.
  Dix morts en quelques minutes
 » On a entendu quelques pétards, on ne savait pas ce que c’était  » , raconte, dès le lendemain, le journaliste Laurent Léger, l’un des survivants de la tuerie.  » Puis la porte s’est ouverte et un type a jailli en criant “Allah Akbar”. Il ressemblait a un type du GIGN ou du Raid, il était encagoulé, il était tout en noir… et puis ça a tiré.  »

Les frères Kouachi s’assurent que Charb, le directeur de la publication, est bien là et ouvrent à nouveau le feu. En quelques minutes, dix morts : les dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré ; l’économiste Bernard Maris, la chroniqueuse et médecin psychiatre, Elsa Cayat, le garde du corps de Charb, Franck Brinsolaro, le correcteur du journal, Mustapha Ourrad, et un visiteur de passage, Michel Renaud. Les assaillants prennent ensuite la fuite en criant :  » On a vengé le prophète Mohamed ! On a tué Charlie Hebdo !  » . Ils se retrouvent alors nez-à-nez avec une voiture de police et abattent leur douzième victime, Ahmed Merabet, un policier qui patrouillait boulevard Richard-Lenoir. Ils parviennent à semer les forces de l’ordre et filent vers le nord-est de Paris.
     À l’Elysée, le président de la République  »  est sidéré par l’ampleur du drame  » que lui décrit au téléphone Patrick Pelloux, médecin urgentiste et collaborateur de Charlie Hebdo à l’époque.  » Il me décrit en sanglots la réalité de ce qu’il voit en disant  »Ils sont tous morts  » , se souvient François Hollande. Les survivants et les proches des victimes sont rassemblés dans un théâtre proche de la rédaction de Charlie Hebdo.  » Les gens nous apportaient des sucreries, mais on n’avait pas faim, on était en totale sidération  », se rappelle Patrick Pelloux. François Hollande va l’y rejoindre.  » Sur le moment, je considère qu’il faut y aller tout de suite pour parler aux Français  », explique-t-il cinq ans après.

    En quelques heures, le »  hashtag  »   » Je Suis Charlie  »   Je suis Charlieinonde les réseaux sociaux. Dans les rues, au soir de l’attentat, des milliers de personnes se rassemblent. Place de la République à Paris, la foule porte à bout de bras des lettres lumineuses qui proclament :  » NOT AFRAID  ».

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7 janvier 1714 :
Dépôt du premier brevet de la machine à écrire par Henry Mill.

1ère machine à écrireHenry Mill H Mill (circa 1683 – 1771) est un inventeur anglais auquel on attribue le premier brevet déposé pour une machine à écrire (en 1714).
   Cet ingénieur hydraulique, qui a travaillé pour la New River Company, a déposé deux brevets au cours de sa vie. Le premier concernait un système de suspensions pour véhicules, le second un système d’impression des lettres. On ne sait pas si sa  » machine à écrire  »  a, ou non, été construite et utilisée.

 

Charlie Chaplin ….


1) BIOGRAPHIE :
   Sir Charles Spencer dit Charlie Chaplin est né le 16 Avril 1889 (quatre jours avant Hitler, avait-il fait spécifier à un journaliste) lol ! dans » East Lane à Walworth », Londres ( quartier pauvre ). Mais selon des  » spécialistes » de Chaplin,  » il n’existe aucun acte de naissance, ni extrait de baptême » prouvant les faits de ce que Chaplin dit lui-même. Un mystère plane donc sur ses origines
  Son père, Charles Senior, chanteur de music-hall, était connu pour sa voix de baryton. Grand buveur, il mourut à l’âge de 37 ans d’une cirrhose du foie.
   Chaplin en parlant de lui, dira qu’il ne l’a presque pas connu mais aura remarqué son côté silencieux et mélancolique.
   Sa mère, Hannah Hill, possédait elle aussi la passion de la scène. Grande danseuse d’opérette ou actrice, elle paraissait sous le nom de Lily Harley ( Chaplin aimait beaucoup sa mère ).
    La 1ère apparition de Charlie sur scène date de ses 5 ans lorsque sa mère au cours d’une représentation perdit la voix. Sous les huées du public, Charlie décida de prendre la relève. Ce qui n’empêcha pas le renvoi de sa mère.
. Se retrouvant donc sans ressources seule avec ses deux enfants (Charlie et Sydney) en plus d’une santé déclinante,  » elle fut admise au dispensaire en juin 1894 et ses deux enfants furent confiés à l’Assistance publique, qui les plaça à l’école de Hanwell…  ». Plus tard, alors que Chaplin sera sous le signe de la gloire, elle viendra habiter près de chez lui dans la région californienne et elle y restera jusqu’à sa mort le 28 août 1928.
    Hannah eut trois fils mais de pères différents: Le plus vieux, Sydney, dont on ignore le nom de son père biologique, et Charlie (le deuxième) ont vécu ensemble à peu près les mêmes événements: l’école Hanwell, déménagent souvent, commencent à travailler jeunes et la troupe de théâtre de Fred Karno. Né le 6 août 1885, Sydney deviendra plus tard,  » le bras droit  »  de son jeune frère. Le troisième fils d’Hannah ne vivra pas parmi eux. Six mois après sa naissance, Wheeler Dryden né le 31 août 1892, fut enlevé par son père. En 1917, cependant, il deviendra un employé permanent du studio de Chaplin.
    Quand Hannah perdit son emploi, il fut contraint d’accepter son sort, même s’il éprouvait de la honte d’aller à l’hospice et ce malgré son jeune âge. Ce fut pour lui toute une épreuve que de quitter sa mère.
    Quelques semaines après l’hospice, il fut transféré à l’école de Hanwell pour les orphelins et enfants abandonnés. Il y restera environ un an avant que sa mère revienne chercher lui et Sydney. Il continua tout de même ses études jusqu’à ce qu’il rentre dans une troupe de danseurs à claquettes :  » Les Huits Gars du Lancashire  ». Il y restera pendant quelques temps. Plus tard, sa mère retourna à l’hospice, laissant son fils seul alors que Sydney s’était engagé dans la marine. Il a fallu qu‘il se débrouille seul pour subvenir à ses besoins. En 1908, il signe un contrat avec Fred Karno pour être dans sa troupe de théâtre. C’est grâce à son frère si celui-ci s’engage. Après plusieurs emplois et plusieurs troupe de théâtres que Chaplin a fait, Fred Karno, qui était un nom connu au-delà des frontières de l’Angleterre, lui donne l’occasion de se faire connaître. Et ce jeune homme de 19 ans devint une vedette. Il a joué dans plusieurs sketchs et pièces de théâtre.
    Après une première tournée aux États-Unis, il s’y installa en 1912. Chaplin apparut pour la première fois à l’écran en 1913 dans une production de la Keystone Film Company sous la direction de Mack Sennett.
   Il créée le personnage mondialement célèbre de Charlot dans le film  » Charlot est content de lui   » (Kid Auto Races at Venice, 1914) de Henry Lehrman.
    Très vite, il devint lui-même réalisateur et, reprenant le personnage de Charlot, il le mit en scène dans plus de 70 films parmi lesquels le Vagabond (The Tramp, 1915).                Successivement associé à diverses sociétés de production (la Essanay Film Company, la Mutual Film Company et la First National Film Company), il finit par créer son propre studio à Hollywood, en 1918. Chaplin développa progressivement son personnage, passant du stéréotype enjoué et bouffon à un personnage de plus en plus complexe qui, tout en restant comique, prit une dimension mélodramatique. En 1919, il fonda avec D.W. Griffith, Douglas Fairbanks et Mary Pickford, la société de production United Artists Corporation, et en fut membre jusqu’en 1952.  ( Parmi ses très nombreux films, on peut citer le Gosse (The Kid, 1921), le Pèlerin (The Pilgrim, 1923), la Ruée vers l’or (The Gold Rush, 1925), le Cirque (The Circus, 1928), les Lumières de la ville (City Lights, 1931), les Temps modernes (Modern Times, 1936), le Dictateur (The Great Dictator, 1940), Monsieur Verdoux (1947), Limelight (1952) et Un roi à New York (A King in New York, 1957). Son dernier film, la Comtesse de Hong Kong (A Countess from Hong Kong, 1967), en couleurs, reste très peu connu ). Il composa en outre la musique de la plupart de ses films.
    Chaplin affina constamment son jeu d’acteur en s’inspirant du mime et du clown, alliant une grâce acrobatique, des gestes expressifs et une grande éloquence faciale. Son rôle de Charlot, symbole de l’individualité triomphante contre l’adversité et la persécution, a fait de lui une sorte de tragi-comédien. L’avènement du cinéma parlant allait à l’encontre de son style, de l’efficacité de la pantomime dont dépendait son imagination créative. Il ne produisit que peu de parlant.
    Ses films prirent peu à peu une dimension politique ! Encore absente des Lumières de la ville, elle fut manifeste dans les Temps modernes avec  une description virulente du travail à la chaîne. Dans ces deux premiers parlants, Charlot reste cependant silencieux.    Abandonnant par la suite le personnage du vagabond, il endossa des rôles différents. Le premier marquant  cette transition:  » Le Dictateur  » , véritable pamphlet anti-hitlérien, utilise toutes les ressources du parlant. Chaplin traita ses sujets en mélangeant satire et pathétique, et en révélant un amour de l’humanité et de liberté individuelle.
   En 1947, Chaplin fut accusé de sympathies communistes par la Commission des activités anti-américaines. L’hostilité à son égard ne désarma pas et, en 1952, il quitta les États-Unis pour l’Europe.  » Un roi à New York  », tourné en Grande-Bretagne en 1957, contient une violente condamnation de l’obscurantisme du maccarthysme. Installé en Suisse, il ne retournera qu’une seule fois aux États-Unis pour y recevoir un oscar récompensant sa contribution à l’industrie cinématographique. Il fut anobli par la reine d’Angleterre en 1975. Il mourut le 25 décembre 1977 ( 88 ans ), à Corsier-sur-Vevey, en Suisse.

La douleur s’évapore ….


Soudain un mail…

 La douleur ne s’est pas évaporée…

Et s’éclaire la manière dont une calomnie est parvenue à rendre possible l’impossible, l’incompréhensible…

Une pensée pour Dominique Baudis, et les autres…

Nous pouvons toutes et tous être victimes d’une calomnie,

le drame c’est quand des proches la croient…

La douleur ne s’est pas évaporée…

Quand on croit une telle chose « on peut haïr » !…

Mais comment croire une telle calomnie quand au fond de soi « on sait cela impossible » ?

Sans se demander qui a tiré les ficelles ?

Comprendre… Besoin d’Essentiel…

Comprendre, la vie, la mort : une chanson… Interprétée par Stéphane Deprost… d’Espagne…

Salut à toi Stéphane ( Ternoise) … Comprendre, la vie, la mort On en est là…

Leny Escudero ….


( Merci à  »Prunelles  » )

Les paroles :

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit : «Calme-toi!»
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit : «Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe?»
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
«C’est un brave homme, coupez ses liens!
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir»
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
«J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire»
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit : «Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident.»
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

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Les paroles:

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Il marche dès le premier jour
Parce qu’un arrêt le condamne
S’il s’arrête aujourd’hui
C’est pour rendre son âme

Le bohémien, il va mourir le bohémien
Il va mourir, il est mon frère
Serrant encore dans sa main
Un peu de terre

Il va faire son plus long chemin
Il était fils de la chimère
Et pourra dire je suis terrien
A Dieu le Père

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Ils n’entrent pas dans nos maisons
Les chants que le bon lui apporte
Et qui lui disent nous venons
Te faire escorte

Ils vont venir, ils vont venir les bohémiens
Certains de lointaines planètes
Et les enfants et les anciens
Marchent en tête

C’est un des leurs qui va partir
Et c’est une chance peut-être
Car cette race sans mourir
Va disparaître

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Et c’est la dernière chanson
Comme une dernière insolence
Avant que de baisser le front
Sur le silence

Qui nous dira, qui nous dira ce qu’il savait?
Il est parti dans la nuit noire
Emportant ce qu’il y avait
Dans sa mémoire

Il est au royaume des loups
Aux étoiles il cogne sa tête
Et danse sur les cheveux fous
D’une comète

C’en est fini du bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

 » Les vieux  »


Les Vieux
Les vieux s’en vont on ne sait où
Ils ont le poids de leur sagesse
On dirait qu’ils cherchent partout
Ce qui leur manque dans leur vieillesse
Leurs yeux s’allument quand on les guide
Eux qui l’ont fait leur vie durant
Leurs mouvements sont moins fluides
Même s’ils ont l’âme de leurs vingt ans

Les vieux sont souvent solitaires
Ils portent en eux la terre entière

Les dégradés des horizons
S’harmonisent dans leurs regards
On y voit briller tout au fond
L’épopée de leur belle histoire
Ils prennent pour acquis chaque instant
Chaque petit rêve éphémère
Soleil coloré si luisant
De leur futur en bandoulière

Les vieux sont souvent solitaires
Ils portent en eux la terre entière

On les écoute ils savent bien
Ils ont l’amour au bout des mains
Les vieux ont le cœur en étoiles
Leur au-delà derrière le voile
Tous les objets qu’ils ont touché
Deviennent talismans convoités
Ils auront donné jusqu’au bout
L’espoir d’un monde bien plus doux

Les vieux sont souvent solitaires
Ils portent en eux la terre entière

Auteur ? ( retrouvé dans un de mes vieux cahier ) )

 

Connaissez vous…..


L’ Hymne des femmes !

    J’ai appris ces jours derniers qu’il existe ! 

    Il n’était pas destiné à devenir une chanson de ralliement, et pourtant… Près de 50 ans après sa création par des membres du MLF, cet hymne, qui se fredonne sur l’air du   » Chant des marais  », (re)trouve une certaine notoriété. A apprendre pour le samedi 23 novembre, journée de marche contre les violences faites aux femmes à l’initiative du collectif   » Nous Toutes  ».
   Le texte, tout à fait  improvisé, serait né lors d’une réunion du mouvement féministe pour préparer le rassemblement du 28 mars 1971 en mémoire des femmes de la Commune de Paris ; une œuvre collective, donc, à laquelle ont participé notamment Monique Wittig, Hélène Rouch, Antoinette Fouque, Josée Contreras.  Cette dernière aurait eu l’idée de la chanter sur l’air du Chant des marais (appelé aussi Chant des déportés, ou des soldats de marécage) écrit en 1933 par un mineur, Johann Esser, et un acteur et metteur en scène, Wolfgang Langhoff, mis en musique par Rudi Goguel, un employé de commerce, tous prisonniers politiques au camp de Börgermoor. En 1979, Antoinette Fouque ajouta un nouveau couplet, selon les  » Editions des Femmes   »:  »Nous ne sommes plus esclaves, nous n’avons plus d’entraves, dansons !  »

   L’an dernier, 40 chanteuses en ont enregistré une version à l’occasion du premier appel à manifester du collectif  » Noustoutes  » , le 24 novembre dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes  et au profit de la Maison des femmes de Saint-Denis.

   On l’a entendu également, le 11 juin dernier, au Roazhon Park de Rennes lors du match qui opposait le Chili à la Suède pour la Coupe du monde de rugby, à l’initiative de la compagnie Dicilà.?

Nul doute qu’on devrait l’entendre, samedi 23 novembre, à Paris, lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles. L’an dernier, 50 000 personnes avaient défilé à l’appel du collectif Nous Toutes.
    Le 25 novembre est la date de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et celle qu’a choisie le gouvernement pour clôturer le Grenelle des violences conjugales ouvert en septembre.
Ci-dessous : la page originale du numéro 3 du Torchon brûle (février 1972) dans lequel a été publié l’hymne du M L F :

hymne féministe

 

C’était le 30 octobre …..1980


Ce jour là , Coluche Coluche présidentannonçait sa candidature à l’élection présidentielle ……affiche Coluche……….…

Il porte sa sempiternelle salopette rayée, un foulard de titi parisien et sa paire de lunettes rondes. Rien qui ressemble, de près ou de loin, à un costume de futur présidentiable. Et pourtant, en ce 30 octobre 1980 sur la scène du théâtre du Gymnase, Coluche est (presque) sérieux. Devant un parterre de journalistes, il annonce officiellement son intention de se présenter à l’élection présidentielle sous la bannière  » bleu, blanc, merde  » . Comme slogan, il a choisi :  » Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi, elle sera pliée en quatre !  »  Et il dit vrai. Si une bonne partie du pays s’amuse de sa démarche irrévérencieuse, qui vient bousculer la campagne opposant Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand, beaucoup rient jaune………….

Au  début , ce qui n’est ( semble ) qu’un gag  devient vite un problème …Des milliers de Français se reconnaissent dans les idées de l’humoriste et……il reçoit le soutien de nombreux intellectuels de gauche …Les sondages le  »créditent  » de 16% d’intention de vote ……….Il reçoit alors des menaces de mort ! Et la pression autour de lui se fait de plus en plus forte …..En avril 1981 , il annonce son retrait de la  » course  » à l’Elysée ….

 

 

Ces morts de Dunkerque ….


   Ces morts de Dunkerque enterrés… aux Pays-Bas….

   Ce sont 22 tombes discrètes, simplement couvertes de coquillages, sur une petite île du nord des Pays-Bas. Elles portent la mention  » Mort pour la France  » et des dates qui vont de juin à décembre 1940. Ce sont celles des dernières victimes de l’opération Dynamo, racontée par le film :   » Dunkerque  » dunkerque film affiche , de Christopher Nolan.       Mais que font ces soldats Français, presque tous inconnus, à près de 500 kilomètres du champ de bataille ? Pour comprendre, il faut revenir sur les plages du Nord, le 3 juin 1940.
   Depuis le 21 mai, le corps expéditionnaire britannique et de nombreuses troupes françaises, encerclées par les Allemands, évacuent l’Hexagone sur une armada de navires.      Plus de 338 000 hommes seront ainsi sauvés. Cette nuit est celle des dernières rotations : les Nazis investissent Dunkerque à 10 heures, le matin du 4 juin. 

    C’est donc in extremis que l’  » Emile-Deschamps  », dragueur de mines de la Marine nationale, appareille à 22 heures ce lundi 3 juin, avec entassés à son bord près de 500 soldats français et une poignée de civils. La traversée se passe sans encombre, exceptée  la brume épaisse qui tombe sur la Manche. A l’aube du 4 juin, le navire entre dans l’estuaire de la Tamise. Sauvés ! Peu après 6 heures, un choc, énorme secoue les passagers. Ironie du sort, l’Emile-Deschamps a sauté sur une mine et coule en 10 secondes. Seule une centaine de rescapés sont repêchés.

Un cimetière unique :
    2 août 1940 : trois habitants de l’île de Schiermonnikoog, à l’extrême-nord des Pays Bas, se baignent dans la mer du Nord quand ils se retrouvent entourés d’une vingtaine de cadavres. Des noyés, comme il s’en échoue régulièrement sur la plage, au point qu’un cimetière privé leur est dédié : le Vredenhof,  » jardin de la Paix  » . Il appartient au patron de l’hôtel de l’île. Ces nouveaux corps portent l’uniforme français.

   Ce sont des passagers de l’  » Emile-Deschamps  »  à la dérive depuis des semaines au gré des courants. Au total, les habitants récupèreront 31 victimes françaises, la plupart sans identité. Les Néerlandais obtiennent de la garnison allemande qui occupe l’île de les inhumer dans le Vredenhof avec les honneurs militaires, comme plus tard des aviateurs anglais ou canadiens. Et, à la fin de la guerre, ils refuseront de transférer les corps dans les grands cimetières militaires qui parsèment l’Europe pour conserver ce lieu de souvenir unique et émouvant où voisinent des hommes de 9 nationalités, Allemands compris.

( tombe du  » jardin de la paix ) 

c’étais il y a environ…..


55 ans:

Le 14 octobre 1964: Martin Luther King recevait le prix Nobel de la paix!

   C’était un évènement puisque le pasteur devient alors le plus jeune lauréat à recevoir cette distinction …Il fut ainsi reconnu pour la lutte non violente qu’il mène contre les préjugés raciaux ……….

Le discours qu’il fit ce jour là : martin luther king prix Nobel

« Votre Majesté, Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs,
J’accepte le prix Nobel de la paix à un moment ou vingt-deux millions de Noirs, aux États-Unis d’Amérique, sont engagés dans une bataille créatrice pour mettre fin à la longue nuit d’injustice raciale. J’accepte cette récompense au nom du mouvement pour les droits civiques qui avance avec détermination, avec un mépris souverain du danger et des risques, pour établir le règne de la liberté et l’autorité de la justice.

  Je n’oublie pas que, hier encore, à Birmingham, en Alabama, nos enfants qui imploraient un sentiment de fraternité ont été accueillis par des lances à incendie, des chiens féroces et même la mort. Je n’oublie pas que, hier encore, à Philadelphie, dans le Mississippi, des jeunes gens désireux d’exercer leur droit de vote ont été brutalisés et assassinés. manif noirsmanif noirs 1

   Je n’oublie pas que mon peuple est affligé par une pauvreté qui le mine, l’use et l’enchaîne au barreau le moins élevé de l’échelle économique.
   C’est pourquoi il me faut poser la question de savoir pourquoi ce prix est décerné à un mouvement harcelé, voué à une lutte incessante, un mouvement qui n’a pas encore obtenu cette paix et cette fraternité dont le prix Nobel est la consécration.
   Après réflexion, je conclus qu’en attribuant ce prix au mouvement dont je suis le représentant, les jurés ont voulu manifester leur sentiment profond et reconnaître dans la non-violence la réponse à la question cruciale de notre temps en matière de politique et de morale : le besoin pour l’homme de vaincre l’oppression et la violence sans recourir lui-même à la violence et à l’oppression.
  Les Noirs des États-Unis ont prouvé que la non-violence n’était ni stérile ni passive, mais constituait une puissante force morale au service de l’évolution sociale.  »