Je découvre , j’ai aimé : Je partage…..


Paul du Marchie van Voorthuysen, philosophe………

   Le mystère d’un lieu hors du temps, le Liboson. La rencontre d’un personnage hors du commun.

On va de surprise en surprise, on n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles.

   Le lieu est extraordinaire, la lumière d’automne très douce. Du Liboson, sur les Hauts de Caux, la vue plonge vers le lac. En face les montagnes de Savoie. Les Rochers de Naye vous dominent de toute leur prestance.

   Au bout du chemin forestier, dans une clairière, une maison digne de celle des Trois ours… Vous voilà dans la peau de Boucle d’Or… En fait, c’est chez le capitaine Nemo que vous entrez.

   « D’une ruine, de mes seules mains, en vingt-cinq ans, j’ai fait ceci », vous dit-il. L’ambiance est médiévale, il y a des icônes (ce sont des copies), des bas-reliefs égyptiens (eux aussi), un orgue aux tuyaux monumentaux (mais inutiles, l’instrument est électronique)  dans un coin, un chevalet attend (quelqu’un est en train de copier un Tintoret), le soleil filtre à travers une fenêtre romane (la colonnette torsadée est en ciment).

    Le maître des lieux entraîne le visiteur d’un objet remarquable à l’autre : ici un grimoire d’allure moyenâgeuse, là un écran plasma, ici des photos stéréoscopiques (d’ailleurs superbes) qu’il a faites dans les déserts où il a vécu, tout à l’heure il vous montrera, au long d’un parcours maintes fois rôdé, son atelier (reliure, vitrail, fer forgé), l’ancienne fromagerie des moines (vaste cheminée, sols de galets polis, « authentiques »), la chambre d’hôtes (avec sauna japonais)  il attirera votre attention sur le sourire d’un Bouddha doré, sur une déesse égyptienne (Isis ou Nephtis, faite en plâtre, de ses propres mains), sur la cheminée ronde, au centre de la pièce, autour de laquelle on se réunit pour des soirées culturelles.

   La silhouette est ascétique, l’œil enflammé, la voix ferme, le béret pittoresque.

    Le vieil homme déborde de vigueur. Il évoque la philosophie qu’au fil des années il s’est constituée. Il évoque sa vie, l’enfance sévère que son père lui imposa (de là son goût de l’ordre et de la discipline), une jeunesse dans les palaces internationaux où il rencontrait grâce à sa mère,  »très lancée  », les plus grands esprits, qu’il écoutait sans mot dire, il égrène les cours qu’il donna à Berkeley, ses séjours dans un monastère bouddhiste, les méharées qu’il accomplit dans les déserts.

   Il vous entraînera, clou de la visite, dans la crypte égyptienne (porte en pierre, sépulcrale, fermée par un système hydraulique, éclairages soignés, chaleur constante favorable à la méditation, statuette dorée d’une déesse égyptienne, « La beauté sauvera le monde », dit Paul du Marchie (citant Dostoïevski), encore quelques marches à descendre et voici les deux petites pièces de la bibliothèque, au bout d’un couloir sinueux, plafond en voûte d’arêtes (de sa main, bien sûr).

   Ici, l’on reçoit des personnes qui veulent se ressourcer, se retrouver face à elles-mêmes. Le maître des lieux pratique le coaching, enseigne la méditation, invite à partager la philosophie que la vie lui a apprise. Ambiance mystique, concentration, silence, solitude.

    Le passant repartira en traversant la forêt, intrigué par le mystère de cet homme, sa force de conviction, ses récits, par cette escapade hors du temps……

 

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Emmeline Pankhurst …


Résultat d’images pour emmeline pankhurst photo jpgVous qui par hasard passeriez : Vous connaissez cette dame ? Perso , je ne la connait que depuis peu de temps ……Emmeline Pankhurst ( c’est son nom ) est une femme qu’on peut  » classer dans les personnages , citoyen(nes) extraordinaires ….

   En effet , si le mouvement des suffragettes , qui œuvra dans les années 1910 et 20 pour que le droit de vote soit accordé aux femmes anglaises , est connu de pratiquement tout le monde , de ceux qui ont un peu étudié l’histoire , le nom de son initiatrice l’est un peu moins , et oui , cette dame fut à l’origine de la lutte pour le droit de vote des femmes . ! Emmeline Pankhurst fut nommée parmi les 100 personnalités les plus importantes du 20 ème siècle , créatrice de l’Union Sociale et Politique des Femmes ( W S P U ) a eu un impact considérable sur la place des citoyennes dans l’empire britannique ….C’est notamment grâce à elle et à son combat que les femmes britanniques âgées de plus de 30 ans ont pu obtenir le droit de vote en 1918 , droit qui fut ensuite élargi ( moins d’un mois après la mort de E. Pankhurst ) à toutes les femmes majeures de 21 ans ……

P.S : Et en France 

« Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions de l’homme. » Grâce à cette ordonnance signée le 21 avril 1944, le général De Gaulle a élargi le droit de vote aux femmes. Un an plus tard, le 29 avril 1945, les femmes ont pu voter pour la première fois lors des élections municipales. En janvier 1993, dans un documentaire diffusé dans l’émission L’histoire en direct, Patrice Gélinet retraçait l’histoire de cette lutte ardue, des projets de loi rejetés au Sénat jusqu’à l’émotion du premier vote en 1945. Donc sur ce point , la France fut en retard d’environ 27 ans par rapport aux anglais !!!

Toute l’Europe :

1906 Finlande
1913 Norvège
1915 Danemark, Islande
1917 Pays-Bas
1918 Allemagne, Autriche, Estonie, Hongrie, Irlande (à 30 ans), Lettonie, Lituanie, Pologne, Royaume-Uni (à 30 ans)
1919 Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suède
1920 Albanie, République Tchèque, Slovaquie
1928 Grande Bretagne à 21 ans, Irlande (pour toutes les femmes)
1929 Roumanie
1931 Espagne
1944 France
1945 Italie, Croatie, Slovénie
1946 Macédoine, Yougoslavie
1947 Malte
1948 Belgique
1949 Bosnie-Herzégovine
1952 Grèce
1960 Chypre
1962 Monaco
1970 Andorre
1971 Suisse
1976 Portugal (droit de vote pour les femmes diplômées de l’enseignement supérieur en 1931, accordé à toutes en 1976)
1984 Liechtenstein
1993 Moldavie

    La France  ???? Au moins à la 12 ème place , bonjour l’angoisse ( ma défunte mère n’avait que 12 ans en 1945 , elle n’a pu voter qu’à partir de 1954 : Un an avant ma naissance  ) , peut-être a-t- elle mis un bulletin dans l’urne aux législatives de 1956 ? 

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Millicent Fawcett au rallye des suffragettes de Hyde Park (21 juin 1908)Manif des suffragettes à Hyde Park 1908 ….

Résultat d’images pour images femme votant en 1918Femme votant pour la première fois ……

Comme prévu : Pas de commentaire => je les bloque !

marin-francis08@outlook.com

C’était il y a environ ….


114 ans

10 mars 1906 :

La catastrophe de Courrières

  Le 10 mars 1906 se produit une dramatique explosion dans une mine de charbon située sous trois communes proches de Courrières (Pas-de-Calais) : Méricourt, Billy Montigny et Sallaumines.

Une catastrophe comme on n’en avait jamais connue , d’une ampleur sans précédent :

  Avec officiellement 1 099 victimes. Certains estiment plus vraisemblable le chiffre de 1 200 mineurs restés ensevelis dans les galeries sur un total de 1 800 qui étaient descendus ce matin-là.

   Le point de départ de cette tragédie est l’explosion d’une nappe de grisou (gaz) dans le chantier Lecoeuvre. La présence de ce gaz avait été suspectée quelques jours plus tôt par des mineurs de fond mais la compagnie n’avait pas tenu compte de leurs avertissements

Le coup de grisou ayant soulevé la poussière de charbon, celle-ci, beaucoup plus explosive que le grisou, s’est vite mise en  » auto-combustion  » et la flamme a parcouru 110 km de galeries en moins de 2 minutes ! C’est ce que les mineurs  appelaient  un  » coup de poussière  ».

La catastrophe est immédiatement médiatisée, les journalistes et photographes arrivant sur place en même temps que les équipes de secours. L’émotion dépasse les frontières. Des équipes de sauveteurs arrivent avec des matériels sophistiqués du Borinage belge et même de la Ruhr allemande (cela quelques années à peine avant la  » Grande Guerre  »…).

Les opérations de sauvetage entraînent elles-mêmes  16 morts, surtout dans les premières heures, lorsque des mineurs s’enfoncent sans attendre dans la mine, à la recherche de leurs proches.

Catastrophe de Courrières ; obsèques des victimes (Pas-de-Calais), 10 mars 1906

De la catastrophe à la révolte :

   La compagnie minière hâte les opérations de secours pour relancer au plus vite l’exploitation !! Indignées, les 50 000  » gueules noires  » du bassin minier multiplient les appels à la grève. Leur colère déborde lorsque, le 30 mars, treize rescapés remontent de la mine, apportant la preuve qu’il serait encore possible de sauver des vies. Un quatorzième et dernier mineur est sauvé le 4 avril. La multiplication des débrayages met en péril l’approvisionnement du pays en charbon, combustible principal de l’époque.

Le tout nouveau ministre de l’Intérieur Georges Clemenceau,Clemenceau dont l’énergie est à la mesure de ses convictions républicaines et sociales, se rend à Lens et,  » courageusement  » , tente de raisonner les mineurs. N’y parvenant pas , il fait donner sans ménagement la cavalerie et l’armée. Jusqu’à 20 000 hommes. Les affrontements font une victime : Un officier tué d’un coup de pierre.

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Rescapés :

Bien malgré eux, les mineurs de la région de Courrières ont enrichi la langue française d’un nouveau mot d’origine picarde : rescapé (ou escapé), variante dialectale du français réchappé.

N.B : La répression de la révolte minière par Clemenceau a aussi valu à ce dernier d’être qualifié de  » briseur de grèves  » (l’expression naquît à cette occasion).

Triste……….


Quelque soit son âge ……

Pour un enfant  , perdre l’être qui lui est le plus cher
Est la plus grande des douleurs qui soit sur Terre
Ton âme , ( comme tu dis) , si belle va s’envoler au  »paradis  » des sages
Il me restera la douceur de tes sourires , l’éclat de ton visage
Mes souvenirs de toi sont une source de Bonheur
Je t’aime tellement… Tu me manqueras en toute heure
Je sais que  » du haut du ciel  » tu veilleras sur moi  » ton grand »
Saches que ses plus belles pensées , te dédie ton enfant  
Quand tu partiras , bientôt ,reposes en Paix Maman …
Tu pourras être fière de toi et de ta famille endeuillée
Mon cœur sera alors ,  et ce sera bientôt , apaisé..

Car tes souffrances , à jamais  seront  » effacées  » 
Souffrances présentes , physiques et autres passées.

Toi qui as la foi , tant de fois , de ne pas l’avoir , tu m’as reproché 

Mais si cet être auquel tu crois existe , pourquoi 

dois tu souffrir avant de partir et nous aussi , dis moi ? 

NON : Il n’existe pas , n’est pas  » bon  » en tous cas  !

 

Pour MOI


Les paroles :

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit : «Calme-toi!»
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit : «Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe?»
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
«C’est un brave homme, coupez ses liens!
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir»
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
 » J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire »
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit :  »Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident. »
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

C’était il y a ….


  environ 5 ans

Attentat contre Charlie Hebdo : cinq ans déjà…

  Le 7 janvier 2015, les locaux du journal satirique Charlie Hebdo sont pris d’assaut par un commando islamiste qui sème la mort sur son passage. Cinq ans après, la France porte encore les stigmates de cette violente attaque.

    Il n’est pas midi, le mercredi 7 janvier, dans les locaux parisiens de Charlie Hebdo, où s’achève la première conférence de rédaction de l’année. Sur les tables, un cake et le dernier numéro ( avec Michel Houellebecq en une )  de l’hebdomadaire satirique. En bas, deux hommes encagoulés et habillés de noir, les frères Saïd et Chérif Kouachi, pointent une kalachnikov sur l’une des dessinatrices, Coco, sortie chercher sa fille. Ils viennent d’abattre Frédéric Boisseau, chargé de travaux de maintenance ce jour-là au 10, rue Nicolas-Appert. Sous la contrainte, la dessinatrice leur ouvre la porte, protégée depuis les menaces contre le journal et la publication de caricatures de Mahomet. Ils la suivent jusqu’au deuxième étage où ils tirent sur le webmaster Simon Fieschi, le blessant grièvement.
  Dix morts en quelques minutes
 » On a entendu quelques pétards, on ne savait pas ce que c’était  » , raconte, dès le lendemain, le journaliste Laurent Léger, l’un des survivants de la tuerie.  » Puis la porte s’est ouverte et un type a jailli en criant “Allah Akbar”. Il ressemblait a un type du GIGN ou du Raid, il était encagoulé, il était tout en noir… et puis ça a tiré.  »

Les frères Kouachi s’assurent que Charb, le directeur de la publication, est bien là et ouvrent à nouveau le feu. En quelques minutes, dix morts : les dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré ; l’économiste Bernard Maris, la chroniqueuse et médecin psychiatre, Elsa Cayat, le garde du corps de Charb, Franck Brinsolaro, le correcteur du journal, Mustapha Ourrad, et un visiteur de passage, Michel Renaud. Les assaillants prennent ensuite la fuite en criant :  » On a vengé le prophète Mohamed ! On a tué Charlie Hebdo !  » . Ils se retrouvent alors nez-à-nez avec une voiture de police et abattent leur douzième victime, Ahmed Merabet, un policier qui patrouillait boulevard Richard-Lenoir. Ils parviennent à semer les forces de l’ordre et filent vers le nord-est de Paris.
     À l’Elysée, le président de la République  »  est sidéré par l’ampleur du drame  » que lui décrit au téléphone Patrick Pelloux, médecin urgentiste et collaborateur de Charlie Hebdo à l’époque.  » Il me décrit en sanglots la réalité de ce qu’il voit en disant  »Ils sont tous morts  » , se souvient François Hollande. Les survivants et les proches des victimes sont rassemblés dans un théâtre proche de la rédaction de Charlie Hebdo.  » Les gens nous apportaient des sucreries, mais on n’avait pas faim, on était en totale sidération  », se rappelle Patrick Pelloux. François Hollande va l’y rejoindre.  » Sur le moment, je considère qu’il faut y aller tout de suite pour parler aux Français  », explique-t-il cinq ans après.

    En quelques heures, le »  hashtag  »   » Je Suis Charlie  »   Je suis Charlieinonde les réseaux sociaux. Dans les rues, au soir de l’attentat, des milliers de personnes se rassemblent. Place de la République à Paris, la foule porte à bout de bras des lettres lumineuses qui proclament :  » NOT AFRAID  ».

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7 janvier 1714 :
Dépôt du premier brevet de la machine à écrire par Henry Mill.

1ère machine à écrireHenry Mill H Mill (circa 1683 – 1771) est un inventeur anglais auquel on attribue le premier brevet déposé pour une machine à écrire (en 1714).
   Cet ingénieur hydraulique, qui a travaillé pour la New River Company, a déposé deux brevets au cours de sa vie. Le premier concernait un système de suspensions pour véhicules, le second un système d’impression des lettres. On ne sait pas si sa  » machine à écrire  »  a, ou non, été construite et utilisée.

 

La douleur s’évapore ….


Soudain un mail…

 La douleur ne s’est pas évaporée…

Et s’éclaire la manière dont une calomnie est parvenue à rendre possible l’impossible, l’incompréhensible…

Une pensée pour Dominique Baudis, et les autres…

Nous pouvons toutes et tous être victimes d’une calomnie,

le drame c’est quand des proches la croient…

La douleur ne s’est pas évaporée…

Quand on croit une telle chose « on peut haïr » !…

Mais comment croire une telle calomnie quand au fond de soi « on sait cela impossible » ?

Sans se demander qui a tiré les ficelles ?

Comprendre… Besoin d’Essentiel…

Comprendre, la vie, la mort : une chanson… Interprétée par Stéphane Deprost… d’Espagne…

Salut à toi Stéphane ( Ternoise) … Comprendre, la vie, la mort On en est là…

Leny Escudero ….


( Merci à  »Prunelles  » )

Les paroles :

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit : «Calme-toi!»
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit : «Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe?»
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
«C’est un brave homme, coupez ses liens!
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir»
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
«J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire»
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit : «Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident.»
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

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Les paroles:

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Il marche dès le premier jour
Parce qu’un arrêt le condamne
S’il s’arrête aujourd’hui
C’est pour rendre son âme

Le bohémien, il va mourir le bohémien
Il va mourir, il est mon frère
Serrant encore dans sa main
Un peu de terre

Il va faire son plus long chemin
Il était fils de la chimère
Et pourra dire je suis terrien
A Dieu le Père

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Ils n’entrent pas dans nos maisons
Les chants que le bon lui apporte
Et qui lui disent nous venons
Te faire escorte

Ils vont venir, ils vont venir les bohémiens
Certains de lointaines planètes
Et les enfants et les anciens
Marchent en tête

C’est un des leurs qui va partir
Et c’est une chance peut-être
Car cette race sans mourir
Va disparaître

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Et c’est la dernière chanson
Comme une dernière insolence
Avant que de baisser le front
Sur le silence

Qui nous dira, qui nous dira ce qu’il savait?
Il est parti dans la nuit noire
Emportant ce qu’il y avait
Dans sa mémoire

Il est au royaume des loups
Aux étoiles il cogne sa tête
Et danse sur les cheveux fous
D’une comète

C’en est fini du bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

 » Les vieux  »


Les Vieux
Les vieux s’en vont on ne sait où
Ils ont le poids de leur sagesse
On dirait qu’ils cherchent partout
Ce qui leur manque dans leur vieillesse
Leurs yeux s’allument quand on les guide
Eux qui l’ont fait leur vie durant
Leurs mouvements sont moins fluides
Même s’ils ont l’âme de leurs vingt ans

Les vieux sont souvent solitaires
Ils portent en eux la terre entière

Les dégradés des horizons
S’harmonisent dans leurs regards
On y voit briller tout au fond
L’épopée de leur belle histoire
Ils prennent pour acquis chaque instant
Chaque petit rêve éphémère
Soleil coloré si luisant
De leur futur en bandoulière

Les vieux sont souvent solitaires
Ils portent en eux la terre entière

On les écoute ils savent bien
Ils ont l’amour au bout des mains
Les vieux ont le cœur en étoiles
Leur au-delà derrière le voile
Tous les objets qu’ils ont touché
Deviennent talismans convoités
Ils auront donné jusqu’au bout
L’espoir d’un monde bien plus doux

Les vieux sont souvent solitaires
Ils portent en eux la terre entière

Auteur ? ( retrouvé dans un de mes vieux cahier ) )

 

Connaissez vous…..


L’ Hymne des femmes !

    J’ai appris ces jours derniers qu’il existe ! 

    Il n’était pas destiné à devenir une chanson de ralliement, et pourtant… Près de 50 ans après sa création par des membres du MLF, cet hymne, qui se fredonne sur l’air du   » Chant des marais  », (re)trouve une certaine notoriété. A apprendre pour le samedi 23 novembre, journée de marche contre les violences faites aux femmes à l’initiative du collectif   » Nous Toutes  ».
   Le texte, tout à fait  improvisé, serait né lors d’une réunion du mouvement féministe pour préparer le rassemblement du 28 mars 1971 en mémoire des femmes de la Commune de Paris ; une œuvre collective, donc, à laquelle ont participé notamment Monique Wittig, Hélène Rouch, Antoinette Fouque, Josée Contreras.  Cette dernière aurait eu l’idée de la chanter sur l’air du Chant des marais (appelé aussi Chant des déportés, ou des soldats de marécage) écrit en 1933 par un mineur, Johann Esser, et un acteur et metteur en scène, Wolfgang Langhoff, mis en musique par Rudi Goguel, un employé de commerce, tous prisonniers politiques au camp de Börgermoor. En 1979, Antoinette Fouque ajouta un nouveau couplet, selon les  » Editions des Femmes   »:  »Nous ne sommes plus esclaves, nous n’avons plus d’entraves, dansons !  »

   L’an dernier, 40 chanteuses en ont enregistré une version à l’occasion du premier appel à manifester du collectif  » Noustoutes  » , le 24 novembre dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes  et au profit de la Maison des femmes de Saint-Denis.

   On l’a entendu également, le 11 juin dernier, au Roazhon Park de Rennes lors du match qui opposait le Chili à la Suède pour la Coupe du monde de rugby, à l’initiative de la compagnie Dicilà.?

Nul doute qu’on devrait l’entendre, samedi 23 novembre, à Paris, lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles. L’an dernier, 50 000 personnes avaient défilé à l’appel du collectif Nous Toutes.
    Le 25 novembre est la date de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et celle qu’a choisie le gouvernement pour clôturer le Grenelle des violences conjugales ouvert en septembre.
Ci-dessous : la page originale du numéro 3 du Torchon brûle (février 1972) dans lequel a été publié l’hymne du M L F :

hymne féministe