1er MAI………….


Là où j’ai vécu de nombreuses années : Fourmies 59610 …

    Le 1er mai 1891 à Fourmies, la police tire sur des ouvriers. Une semaine plus tard, dans un discours devenu célèbre, Clemenceau rendra hommage aux victimes.

Ville industrielle du Nord de la France, Fourmies est le théâtre, le 1er mai 1891, d’un événement sanglant. Pour la seconde fois en France, le 1er mai est une journée consacrée à la manifestation, avec pour principale revendication la journée de huit heures et la hausse des salaires.

 Mais à Fourmies, alors qu’a lieu une manifestation pacifique d’ouvriers, la troupe mobilisée par les patrons locaux ouvre le feu sur la foule. Le bilan est de dix morts (dont deux victimes de 11 et 14 ans) et de trente-cinq blessés.

  Le journal  » l’Intransigeant  » écrit:

       Sous prétexte d’arrêter une émeute qui, en réalité, n’était qu’une manifestation pacifique de la classe des travailleurs, des arrestations illégales avaient été opérées dans l’après-midi. Tout à coup, sans provocation de la part des ouvriers, un gendarme tire un coup de revolver qui excite la colère de la foule. Les ouvriers poussent des cris, des huées. […] Subitement, l’officier qui commande la troupe ordonne un feu de peloton et les soldats tirent sur les ouvriers. Sept de ces malheureux sont tués sur le coup ; on relève des blessés de tous côtés ; plusieurs sont dans un état extrêmement grave. »

   Les députés ouvrent un débat à l’Assemblée nationale. Le 8 mai, Georges Clemenceau, clémenceaualors député radical du Var, prononce un discours à la Chambre qui restera célèbre: 

   « Monsieur le président du conseil, qui pourrait soutenir, ici ou devant l’Europe, devant le monde civilisé, que les faits qui se sont passés à Fourmies avant la fusillade justifient la mort de ces femmes, de ces enfants, dont le sang a pour si longtemps rougi le pavé ! […] Il y a quelque part, sur le pavé de Fourmies, une tache de sang innocent qu’il faut laver à tout prix ! »

    Rendant hommage aux victimes, il annonce la venue d’un « quatrième État » qui « se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir ». L’expression, qui désigne le prolétariat, fait référence aux trois États de l’Ancien Régime (noblesse, clergé, Tiers Etat).

« Je dis que le fait capital de la politique actuelle, c’est l’inévitable révolution qui se prépare.  Ce quatrième État, vous devez ou bien le recevoir par la violence, ou bien l’accueillir à bras ouverts. . Le moment est venu de choisir. Si vous lui opposez la violence, c’est la guerre civile que vous léguez à vos enfants. Si vous l’accueillez avez un sentiment sincère de cordialité, si vous l’encouragez, si vous l’aidez, si vous écoutez ce qu’ont à dire ces travailleurs, pour chercher à démêler ce qui est immédiatement applicable et ce qui doit fatalement attendre alors, il faut être indulgent. Quand un malheur comme celui de Fourmies s’est produit il faut que la première parole qui s’échappe de vos lèvres soit : oubli ! Apaisement ! paix ! Je vous le demande, où prendrions-nous le droit d’être implacables ? »

   Clemenceau réussira à faire voter l’amnistie des manifestants arrêtés. On peut penser que c’est  avec la fusillade de Fourmies, que  le 1er mai s’enracinera dans la tradition du mouvement ouvrier.

 

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Le Schindler nippon……


  Tout le monde ou presque connait O.Schindler  ( un film lui a rendu hommage :  » la liste de Schindler   » )Schindler Par contre Chiune Sugighara nippon est moins connu ….

   Ce japonais consul adjoint en Lituanie au début de la seconde guerre mondiale , est parvenu à sauver environ 6000 juifs en leurs délivrant des visas  pour le Japon via l’U.R.S.S . De Tokyo , la plupart furent envoyés à Shanghaï  où ils ont attendu la fin de la guerre . Sugighara  fut forcé à démissionné en 1946 pour avoir enfreint les ordres de ses supérieurs .Il a été reconnu Juste parmi les nations par le gouvernement israélien en 1984 …deux ans plus tard , il décédait……

En Janvier de cette année , le premier ministre Japonais ( Shinzo Abe ? je crois ) a rendu officiellement hommage à ce monsieur , connu comme le Schindler nippon…..

 

 

 

Chapeau bas la mamie !


   Irma marche à l’aide d’une canne. Agée de 93 ans, cette Italienne s’est pourtant envolée pour le Kenya, dans le cadre d’une mission humanitaire. Avant de partir, elle a envoyé quelques photos à sa petite-fille, qui les a diffusées sur Facebook (en italien), mardi 20 février. « Cette petite jeune n’est pas partie dans un village touristique vu et revu, mais dans un village d’enfants, un orphelinat », écrit Elisa Coltro, très fière de sa grand-mère. « Je vous la montre parce que je pense que nous devrions tous conserver un peu d’inconscience pour vivre, plutôt que survivre. Regardez-la. Mais qui [peut] l’arrête[r] ? Je l’aime. »mamie

« Nonna Irma » (« grand-mère Irma »), comme l’a surnommée la presse italienne, a fait connaissance d’un couple de volontaires, qui, depuis plusieurs années, passe un mois par an dans un orphelinat kenyan. Après avoir participé financièrement au projet, elle a choisi de sauter le pas et de se rendre sur place à son tour. « Elle a dit à ma mère : ‘Allons au Kenya. Ou plutôt, j’y vais, et je suis contente si tu m’accompagnes' », explique Elisa Coltro, contactée par La Repubblica (en italien). Les deux femmes sont finalement parties toutes les deux. La petite-fille n’est pas encore parvenue à les joindre depuis leur départ.
  Veuve à l’âge de 26 ans, Irma a « consacré toute son existence à sa famille et à aider son prochain », poursuit Elisa Coltro, sa petite fille . Cette histoire a touché de nombreux Italiens, qui ont partagé son histoire sur les réseaux sociaux. « Je n’aurais jamais pensé que tout ça puisse arriver ». Visiblement inspirée par son aïeule, Elisa a d’ailleurs passé les deux derniers étés comme volontaire, dans des camps de réfugiés en Grèce. Une tradition familiale, en somme.

D’actualité ? Et lui ????


Les paroles:

 

A mon enterrement j’aurai des cheveux blancs
Des dingues et des Pop aux sabots de guitare
Des cheveux pleins de fleurs des champs dedans leurs yeux
Hennissant des chansons de nuit quand y en a marre
J’aurai des mômes de passe, ceux que j’ai pas finis
Des filles de douze ans qui gonflent sous l’outrage
Des Chinoises des Russes des Nordiques remplies
Des rues décapitées par des girls de passage

A mon enterrement

Et je ferai l’amour avec le croque-mort
Avec sa tête d’ange et ses dix-huit automnes
Douze pour la vertu et six mourant au port
Quand son navire mouillera comme un aumône
A mon enterrement j’aurai un coeur de fer
Et me suivrai tout seul sur le dernier bitume
Lâchant mon ombre enfin pour me mettre en enfer
Dans le dernier taxi tapinant dans la brume

 

 

 

A mon enterrement

Comme un pendu tout sec perforé de corbeaux
A mon enterrement je gueulerai quand même
J’aurai l’ordinateur facile avec les mots
Des cartes perforées me perforant le thème
Je mettrai en chanson la tristesse du vent
Quand il vient s’affaler sur la gueule des pierres
La nausée de la mer quand revient le jusant
Et qu’il faut de nouveau descendre et puis se taire

A mon enterrement

A mon enterrement je ne veux que des morts
Des rossignols sans voix des chagrins littéraires
Des peintres sans couleurs des acteurs sans décor
Des silences sans bruits des soleils sans lumière
Je veux du noir partout à me crever les yeux
Et n’avoir jamais plus qu’une idée de voyance
Sous l’oeil indifférent du regard le plus creux
Dans la dernière métaphore de l’offense .

Y. Jamait c’est qui ?


  Après un 1er album «De verre en vers», couronné de succès, et qui l’a révélé au grand public (plus de 60.000 albums vendus), Yves Jamait lève le voile sur son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Enfant de prolo de la région de Dijon élevé par sa mère, s’étant frotté au monde ouvrier durant toute sa jeunesse, Jamait découvre aujourd’hui avec ses yeux d’enfant ce succès naissant, alors que ce métier reste pour lui un éternel rêve de gosse.
  C’est en effet très tôt qu’il se prend d’amour pour la « variétoche française », comme il aime à le dire, découvrant Maxime Le Forestier alors qu’il était aide-cuisinier dans une colonie de vacances. Du coup, très vite, il achète les disques du chanteur et s’essaye à l’écriture. Il s’en suivra la création de son premier groupe L’Adam de Sagesse, dont l’existence durera le temps d’un concert avant d’être rattrapé par des années sombres de dérive avec pour seul horizon : les zincs. Ce sera la naissance de son fils qui sera l’électrochoc pour Jamait. Alors ouvrier à l’usine, il rencontre un musicien et crée un trio au nom sans équivoque: » De verre en Vers « . Le groupe tourne dans la région dijonnaise et embrasse un public de plus en plus large.
  A 38 ans, Jamait quitte l’usine et avec sa prime de licenciement – et celles des autres membres du groupe – finance la réalisation dudit premier album autoproduit, De verre en vers. Ce premier galop d’essai, passé auprès du public avec brio, Yves Jamait nous dévoile désormais son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Cet album plus sombre, selon les propres termes de cet enfant de prolo, met en lumière la personnalité torturée de ce saltimbanque écorché, à la tendresse sincère, casquette irlandaise éternellement vissée sur la tête, devenu chanteur sur le tard.
  A l’écoute de l’album, on pourrait penser  tout simplement cueillir ces 15 nouvelles chansons comme l’on cueille ce charmant sourire vermillon que la nature en fête adresse aux hommes ? Un gentil coquelicot ? Loin de là.
  Ici, le coquelicot n’est pas que gentil, c’est le rouge étendard des étés inondés de soleil; c’est la tâche de sang clair des moissons d’or.
 C’est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur, à l’image de son interprète, mais c’est aussi sa face sombre : une fleur rebelle qui peuple non seulement les blés mûrs, mais aussi tous les terrains vagues, toutes les cultures. Indomptable comme lorsque le coquelicot pousse en gros massifs frémissants sur les flancs des collines.
  Et plus encore : c’est aussi le cousin en habit éclatant du pavot oriental aux « vertus dormitives » qui calme, adoucit, mais ne tue jamais.
« J’aime cette fleur, explique Yves Jamait, car c’est une fleur rebelle qu’on ne peut pas mettre en pot ni en bouquet ». Comme à son image : celle d’un artiste qu’on ne peut pas museler ni mettre en cage.
  Et, de reprendre : « J’aime le rouge du coquelicot, cette couleur étendard. Et puis, le coquelicot, c’est aussi le pavot et cela ressemble à un sexe de femme. Bref, toutes ces métaphores me plaisent et résument bien l’album ».
Un album de composition réaliste qui, une nouvelle fois, procure des émotions brutes, indicibles, avec des textes burinés par la vie et l’envie de piquer juste et au cœur.
  On y découvre plus que jamais les fêlures d’un artiste attachant, cabossé par la vie, à la voix de râpe, comme rétamée par l’enclume des zincs trop longtemps fréquentés et qui trahit parfois mal une voix éreintée par la cigarette. Du vécu.
  Jamait chante la vie, son quotidien et ses galères avec une interprétation déchirante atypique. Des rengaines réalistes et populaires, écloses sur les pavés des cités sombres, qui racontent l’amour perdu, les adieux merdeux, la fraternité, la vie des zincs, des cirques, la complainte d’un clown, les déboires d’une vie de dézingué avec cette pudeur qui sied aux poulbots de culture ouvrière.
Les chansons
Tout l’univers de Jamait y figure : des amours détroussées comme dans L’Adieu merdeux (« Il est un peu merdeux ton adieu / C’est vraiment l’plus merdeux des adieux…Je te préfère dans tes silences immobiles, comme deux cœurs arrêtés / Déposés là, comme des distances entre nous, pour l’éternité ») ou le superbe Qu’est-ce que tu fous ? sorte d’appel vibrant au retour de l’être aimé. (« Qu’est-ce que tu fous sans moi ? / Qu’est-ce que tu fous là-bas ? / Tu dois avoir, j’imagine, une raison à toi pour ne pas être là / Je suis sûr qu’il t’embobine / Je suis sûr qu’il te regarde avec, au fond des yeux, des promesses d’amour / Quel que soit le serment qu’il farde, tu n’y vois que du bleu dans cette basse cour ») ;
Ou encore des amours tangentes qui ne tiennent qu’à un fil comme la chanson L’Equilibre (« Tu me dis que je perds l’équilibre sur le fil du temps / Que je serai plus facile à suivre à mon enterrement / Que le vin qui m’enivre à de mauvais relents »).

  Jamait nous livre également sa « poétique des bistrots », avec la reprise de la chanson d’Aznavour (une de ses idoles), La Salle et la Terrasse ainsi que dans la chanson Jean-Louis ou le monologue du client (« Boire, ça réchauffe le cœur, même si ça nique le foie./ Pour sortir d’la torpeur que veux-tu, je bois / Allez mon vieux Jean-Louis, sers m’en donc une dernière, je m’sens un peu aigri, pour tout dire, j’suis amer »).

  Mais Jamait chante également la vie, éclairant d’un jour cru son expérience de « cette chienne de vie », qui ne l’a pas toujours ménagé, à l’instar de la chanson C’est la vie, une des plus courtes mais assurément la plus percutante : « C’n’est pas moi qui suis aigri, c’est la vie qu’est mortelle, qui te sort du nid et te rogne les ailes ». Tout est dit.

  Une émotion qui atteint son paroxysme lorsqu’il interprète Vierzon, chanson dédiée à son père, en écho à Barbara, Béranger et Brel. « J’ai retrouvé mon père il y a 2 ans, je ne l’avais jamais connu. On m’a appelé pour me dire qu’il était mort, vers Vierzon. En allant là-bas, j’ai touché pour la première fois un mort et j’ai découvert mon père. Cela m’a suffisamment bouleversé pour que j’en fasse une chanson.»

  Jamait ponctue l’album avec Dijon, sa ville de naissance, ville avec qui il nourrit une relation d’amour – agacement (« Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde/ Je te salue, ma vieille Dijon/ Et nulle part au monde je n’aurais voulu naître./ Bien sûr tu as exacerbé mes aigreurs de jeunesse/ Mais tu es longue à décoincer, à te bouger les fesses/ Aussi, j’ai voulu te quitter pour une autre, plus littorale/ Bien que la fille fût dessalée, me manquait mon canal/ Et vois-tu, je suis revenu, ma précieuse bourgeoise/ Et je ne te quitterai jamais plus pour une plus grivoise »). Sorte de Toulouse à lui.

  Jamait peint les images de notre société sans contestation sirupeuse.
Il va chercher au tréfonds de nos sentiments les plus intimes pour nous les restituer avec opulence, redonnant à la culture populaire ses plus beaux blasons avec, en filigrane, cette impérieuse urgence à donner de l’émotion brute,
qu’elle fasse sourire, pleurer, se rebeller, voire se révolter.

La solitude


 

Les paroles 

Paroles de La Solitude
Je l’ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.

Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m’a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l’emporte !
Elle est revenue, elle est là

Avec sa gueule de carême

Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le coeœur à la traîne,
Elle nous fait le coeœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L’hiver au plein coeœur de l’été.

 

Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T’as la mine du désespoir,
Tu n’es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l’ennui.
Je n’ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j’y suis !

Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m’en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l’heure blême
Et jusqu’à mon souffle dernier,
Je veux encore dire « je t’aime »
Et vouloir mourir d’aimer.

Elle a dit : « Ouvre-moi ta porte.
Je t’avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t’ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c’est fini, maintenant. »

Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s’est pendue à mon cou,
Elle s’est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m’attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude…

? Vrai ?


« L’aigle noir », l’une des chansons les plus célèbres de Barbara, n’est pas le simple récit d’un rêve. Les paroles sont la transposition d’un drame vécu par la chanteuse disparue il y a 20 ans. Derrière les mots se cache le drame de sa vie, son viol, à l’âge de dix ans, par son père. Quand on le sait, le voile poétique se déchire et l’horreur apparaît en pleine lumière.
« Un beau jour, ou peut-être une nuit… », chacun a siffloté cet air, chantonné ses paroles. « L’aigle noir » est la plus célèbre chanson de Barbara. L’artiste qui figure avec Ferré, Brel et Brassens au Panthéon de la chanson française du 20e siècle avait livré son plus grand secret en 1970 et sans que personne s’en aperçoive. Il a fallu attendre 1997, le décès de Barbara à 67 ans, puis la publication de son livre de mémoires pour s’apercevoir que cet « aigle noir » n’était autre que son père. C’était lui cet aigle noir surgissant au coeur de son enfance pour lui faire subir l’inceste.

Les paroles : 

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d’un lac je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,

Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d’ailes,
Comme tombé du ciel,

L’oiseau vint se poser,

Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L’oiseau roi couronné,
Portait un diamant bleu,

De son bec il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son cou,
C’est alors que je l’ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m’était revenu,

Dis l’oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d’autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles,

Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,

L’aigle noir dans un bruissement d’ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,

Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J’avais froid, il ne me restait rien
L’oiseau m’avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d’un lac, je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Un beau jour, une nuit,
Près d’un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l’aigle noir…

Je présume que vous ne connaissez pas..


Ce Monsieur ? 

  J.Debrokart a été censuré pratiquement pour toutes ses chansons sur tous les médias …..

 

Mon cher député
Votre siège vous l’avez gagné, à une voix de majorité
Or cette voix, c’était la mienne

J’ai voté le dernier à 19 heures 59 et des poussières
C’est pas du bluff y’a des témoins qui s’en souviennent
Dans vos réunions, sur vos affiches, à la télé
Vous avez dit et répété que vous feriez tout pour nous plaire
C’est donc sans vergogne, cher ami, que je vous écris
Pour les trois ou quatre petits riens que voici

Ma sœur, voudrait bien la légion d’honneur
Mon frère ne pas faire son service militaire
Ma tante, oh pas grand-chose, le Jardin des Plantes
Ou à défaut, elle aime la nature un p’tit poste à l’agriculture

Mon fils, alors lui, n’importe quoi à la Justice
Mon père pareil, mais, aux affaires étrangères
Et moi, oh moi, j’ai pas d’ambition
Chargé de mission ça ça m’irait
Mais attention hein, sans précision
Monsieur, qui êtes député grâce à moi
Pas de nouvelles depuis des mois
Qu’est-ce qui se passe donc, je m’interroge, je m’étonne
Seriez-vous un menteur, un ingrat, un arriviste sans foi ni loi
Vous n’êtes pas là, jamais là, quand je téléphone
Alors je vous écris derechef
Pour vous rappeler que c’est moi, bref
Pour vous rafraichir un tant soit peu la mémoire
Je suis patient, mais j’ai mes limites
Ce que j’ai demandé je le mérite
Alors faites vite et sans histoire

Ma sœur, ben oui elle voudrait la légion d’honneur, c’est son droit
Mon frère ne pas faire son service militaire, quoi de plus simple?
Ma tante, une misère, le Jardin des Plantes
Ou à défaut, elle aime la nature un p’tit poste à l’agriculture
Je me répète évidemment, c’est vous qui m’y forcez
Mon fils à la Justice, mon père pareil mais aux affaires étrangères
Et moi, ah ben moi j’ai réfléchi, l’immobilier me tente assez
Je voudrais des crédits et puis du terrain, enfin trois fois rien

Bougre de salaud, ah si j’avais su ça plus tôt
J’aurais voté pour
Piazzano
Ouais, ouais, le radical de gauche
Je m’vengerai aux élections prochaines
Mais t’auras profité d’l’aubaine suffisamment
Pour plus jamais chercher d’embauche
Je m’suis renseigné, t’as placé tout ton monde, voyou
Dans le fromage t’as fait ton trou, dix trous, vingt trous, un vrai gruyère
Oh! mais ça n’en restera pas là, j’ameuterai la presse contre toi
J’dirai tout à la France entière
Sa sœur, ouais, ouais, ouais, sa sœur a la légion d’honneur, tel que
Son frère alors lui, il fait pas son service militaire, non, non, non
Sa tante dirige le jardin des plantes, son cousin Arthur
Ancien pédicure dit son mot à l’Agriculture
Son fils, c’est le comble, a son bureau à la Justice
Son père, gâteux, a le sien aux Affaires étrangères
Y a qu’une chose à faire si vous ne voulez plus voir ça
La prochaine fois qu’on vous demandera
De refaire des parlementaires
J’serai candidat, votez pour moi!

Revu à la télé aujourd’hui ( Film  » La traque ) …


 Chacun pense ce qu’il veut , moi je crois que les Klarsfeld  sont de grands personnages  et qu’il ne faut pas oublier les horreurs nazis ( toujours présents sous des noms différents , comme le F.N en France )

 

C’est un nom définitivement associé à la chasse aux nazis. Les Klarsfeld ont mené ce combat toute leur vie. Beate et Serge Klarsfeld. De leur rencontre à Paris en 1960 à la traque incessante des responsables de la Shoah, ils livrent un témoignage fort et nécessaire.

   Leur rencontre n’était pas évidente. Elle est la fille d’un soldat de la Wehrmarcht et lui, un juif d’origine roumaine dont le père est mort à Auschwitz. Et pourtant, à Paris en 1960, la magie opère sur le quai du métro. Ces deux-là ne se quitteront plus. La jeune allemande n’avait pas vraiment conscience de la responsabilité de son pays pendant la seconde guerre mondiale. Elle ne l’a pas appris à l’école. C’est donc Serge qui se charge de transmettre à Beate ce qu’il sait sur cette période sombre de l’histoire. Elle le confie  » C’est lui qui m’a enseigné l’histoire, et les événements nous ont conduit à agir ». 

Une vie de combat que ce couple hors du commun n’avait pas vraiment envisagé de raconter. Il a fallu que les éditeurs insistent. Car Serge Klarsfeld l’avoue : « J’ai écrit beaucoup sur les victimes et les événements historiques. Donc on a pas tellement envie d’écrire sur soi quand on a fait ce genre de travail ». 

Pourtant, leur témoignage est nécessaire et toujours d’actualité. 

Très vite, avec le soutien de Serge, Beate Karsfeldlivre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité.

   Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus BarbieK.Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations – notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo – ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Dans une  autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

 

Hommage…….


à Mme Jeanne Moreau ( J’aimais plus la chanteuse que l’actrice  )

La comédienne, chanteuse, actrice et réalisatrice Jeanne Moreau est morte le 31 juillet, à l’âge de 89 ans. Sa voix grave ravageuse, sa séduction troublante, sa personnalité insoumise et ses choix tout au long de sa carrière l’ont consacrée comme l’une des grandes stars françaises et internationales.

En 2012, elle avait reçu Le Monde dans l’appartement qu’elle occupait depuis vingt-huit ans, situé non loin de la Salle Pleyel, dans le 8e arrondissement de Paris. Lectrice passionnée, elle possédait tous les ouvrages de Walter Benjamin. Guillaume Apollinaire et James Joyce comptaient parmi ses auteurs de chevet. Les nombreux ouvrages qui s’empilaient sur ses étagères l’accompagnaient au quotidien. Ils ont joué un rôle décisif dans sa formation : « Je suis une très grande lectrice, comme tous les autodidactes. C’était interdit de lire à la maison. Mon père ne voulait pas, je lisais en cachette. J’achetais des bougies très bon marché, vous savez, qui laissent les trous de nez tout noirs », racontait-elle, amusée.

Une famille de substitution Née le 23 janvier 1928, à Paris, Jeanne Moreau a passé une partie de son enfance à Vichy, avant de revenir s’établir avec sa famille à Paris où elle achève ses études secondaires.

  Son père tient une brasserie dans le 9e arrondissement et sa mère, d’origine britannique, est danseuse. Jeanne Moreau se prend de passion pour le théâtre et suit les cours de Denis D’Inès, de la Comédie-Française. Un choix que désapprouve son père qui la jette dehors.

Elle trouve alors une famille de substitution : « J’ai été élevée au sein d’un couple passionné et déchiré, avec une mère anglaise qui ne parlait pas très bien le français. Mon père la trompait et j’ai été témoin de leurs disputes. On habitait dans un petit hôtel de passe à Montmartre. Je connaissais très bien les prostituées qui venaient là et quand mon père m’a chassée de la maison, elles se sont occupées…