Comment Nicholas Winton….


…. courtier en bourse, sauva des centaines de juifs de l’Holocauste

Sir Nicholas Winton in 2007 

Au moins 669 enfants échappèrent aux nazis grâce à Nicholas Winton, un fait qu’il garda secret pendant près de 50 ans

Pendant l’été 1954, Nicholas Winton se lançait dans une campagne, qui s’avéra veine, pour obtenir un siège dans le conseil municipal de Maidenhead, une petite ville à l’ouest de Londres, en Angleterre. Sa brochure de campagne comprenait les informations de vote de base, une photo de lui, un appel au vote de trois paragraphes et, tout en dessous, une section intitulée  »détails personnels  ».

Quelque part enfui dans cette section (après le détail de ses accomplissements dans la politique locale et dans les affaires, et avant ses talents d’escrime et ses services dans l’armée de l’air) on pouvait lire :

 » Après Munich, a évacué 600 enfants réfugiés de Tchécoslovaquie.  »

Les votants de Maidenhead ainsi qu’à peu près tous ceux qui vivaient en dehors de la ville ne prêtèrent pas grande attention à cette mention. Pourtant, cette petite phrase faisait référence à une histoire douloureuse mais inspirante, pleine de courage, de ruse et d’altruisme.

Nicholas Winton, ou le Schindler britannique :

Entre décembre 1938 et septembre 1939, alors que la seconde guerre mondiale est proche, Nicholas Winton et ses associés réussirent à sauver pas moins de 669 enfants des nazis en Tchécoslovaquie.

Pourtant, personne n’aurait pu le deviner simplement en lisant cette mention très indirecte sur le dépliant de sa campagne 15 ans plus tard. Ce ne fut que 34 ans plus tard que les médias internationaux s’intéressèrent à Mr Winton et qu’on lui rendit hommage, érigeant des statues en son nom et le surnommant  » le Schindler britannique  », tout ce que Winton tentait d’éviter.

Cette position convenait à un homme qui, comme il le déclara au journal the Guardian en 2014, se disait appartenir à la dernière catégorie de l’adage  » certains naissent grands, d’autres le deviennent, d’autres encore se voient imposer la grandeur  ».

D’ailleurs, l’évènement qui l’incita à réaliser des missions de sauvetage permet de mieux comprendre pourquoi il se rangeait dans une telle catégorie. En effet, il suffît d’un seul coup de fil et d’un séjour au ski annulé pour que l’histoire de ses missions débute.

En décembre 1938, Mr Winton, qui travaillait alors comme courtier à Londres, où ses parents allemands et juifs avaient émigré 30 ans plus tôt, se trouvait sur le départ d’un séjour de ski en Suisse. Seulement, il reçut un appel inattendu d’un ami appelé Martin Blake ….Un appel qui changea définitivement sa vie.

Puisqu’il aidait déjà les réfugiés, juifs pour la plupart et originaires de la région occidentale de Tchécoslovaquie, laquelle venait d’être annexée par l’Allemagne, Martin Blake savait que la situation s’empirerait. Il demanda donc à Mr. Winton de se rendre à Prague, la capitale, plutôt qu’en Suisse.

 » Sur un coup de tête  » (selon le New-York Times, Nicholas Winton accepta.)

 »Ne t’encombre pas de tes skis,  » répondit Mr. Blake.

Sur ces mots, Mr Winton se rendit en Tchécoslovaquie. Il fut très vite horrifié de constater les conditions de vie dans les camps de réfugiés, et fut consterné de réaliser que leurs habitants ne pourraient sans doute jamais voyager sereinement à l’étranger, à cause des restrictions européennes sur l’immigration juive.

Malgré les efforts de la Grande-Bretagne pour tirer les enfants réfugiés (puisque les adultes étaient toujours soumis aux restrictions prévues dans la loi britannique) hors d’Allemagne et d’Autriche, la Tchécoslovaquie n’en faisait aucun, et sombrait ainsi dans l’engrenage nazi. Toutefois, Mr Winton ( aidé de ses associés tels que Mr Blake et d’autres amis comme Trevor Chadwik et Bill Barazetti ) ne négligerait aucun enfant tchécoslovaque.

Nicholas Winton et compagnie installèrent ensuite leur bureau à Prague, où ils prirent rendez-vous avec des milliers de parents désemparés. Chacun venait dans l’espoir d’arranger le transport sécurisé de ses enfants à l’étranger, tout en sachant que si une telle disposition était prise, il ne les reverrait probablement jamais.

Certains des enfants sauvés par Nicholas Winton à Prague en octobre 2007.

Une mission délicate

Les nazis commencèrent à se méfier en voyant autant de parents faire la queue, et se mirent à suivre Mr Winston tout en le harcelant, lui et ses associés. Mais à maintes reprises, la vivacité de leur esprit accompagnée de quelques compliments bien placés suffit à maintenir leur opération.

Ce n’était pas la première fois que Mr Winston usait de telles tactiques afin d’agir de manière juste dans un système injuste.

Avec plus de 900 enfants enregistrés sur sa liste pour un départ, il devint temps d’assurer leur entrée sur le territoire anglais ainsi que leur résidence sur place (chez des parents adoptifs volontaires qui avaient versé 1 700 $ de dépôt qui servirait à financer le retour de l’enfant dans son pays d’origine le moment venu). Toutefois, puisque le siège social britannique tarda à répondre et à délivrer les visas, Nicholas Winton et compagnie décidèrent de les falsifier.

Quelles que soient les difficultés et peu importe si leurs moyens étaient légalement douteux, ils parvinrent à réaliser toutes les pièces d’identité pour le 14 mars 1939, lorsque le premier train transportant des réfugiés quitta Prague.

Le train passa ensuite par le nord pour traverser l’Allemagne centrale jusqu’aux Pays-Bas, où des bateaux attendaient pour transporter les enfants sur la Manche jusqu’en Angleterre. Ce premier train contenait seulement 20 enfants. Les sept suivants en transportèrent bien plus.

Cependant, aussi réconfortant qu’eut été chaque départ, ce fut tout autant un bien tragique tableau : des parents éplorés partout sur les quais faisant leurs à dieux à leurs propres enfants, s’abandonnant au tragique destin auquel ces derniers étaient à présent en train d’échapper.

Il est évident qu’ils ne fondaient pas tous en larmes (et leurs histoires font peut-être d’ailleurs partie des plus déchirantes). C’est le cas d’un des rescapés, sauvé par Mr Winton :

 » Mes parents, pour me faire monter à bord, m’ont fait croire que je partais à l’aventure, en vacances chez mon oncle Hans Popper à Folkestone (Angleterre). Ils n’ont même pas versé une larme, ils ont enfui toutes leurs émotions pour ne pas m’alarmer. Je n’avais aucune idée que c’était la dernière fois que je voyais mon père vivant et qu’ils étaient destinés à l’enfer d’Auschwitz.  »

Zuzana Marešová, l’une des enfants sauvées par Mr Winton, ainsi que d’autres enfants dont les parents survécurent à la guerre et qui purent donc se revoir, ont décrit le même type de scènes poignantes à la gare :

 »Tous les parents pleuraient en nous disant au revoir. Je les revois encore aujourd’hui. Je me rappelle leurs mains en l’air et nos visages que l’on collait à la vitre du train, ce qui m’a fait comprendre qu’on se séparait. La phrase qu’on entendait le plus sur le quai, c’était “à bientôt”.  »

Ce tableau se répéta lors du départ des huit trains suivants, le dernier étant parti fin août. Le neuvième était prévu pour septembre, mais ce jour-là, les Allemands envahirent la Pologne et la Seconde guerre mondiale débuta officiellement.

La tempête que Mr Winton et d’autres comme lui avaient senti venir de loin finît par se produire. Et ses effets furent rapides et brutaux.

 » Dans les heures qui ont suivi l’annonce, le train a disparu  », déclara-t-il au New-York Times en 2015.

 » 250 familles britanniques ont attendu à la gare de Liverpool Street ce jour-là, en vain, rappela-t-il. Si le train était parti un jour plus tôt, il serait arrivé à destination.  »

Cependant, si la plupart de ces enfants, sinon tous (ainsi qu’1,5 millions d’autres) perdirent la vie pendant l’Holocauste, l’héritage de Nicholas Winton se  »refléta » dans les 669 enfants qu’il avait sauvés.

Il fallut cependant des décennies pour que cet héritage soit pleinement mis en lumière.

 » Je n’étais pas un héros  »

Même si son épouse, Grete Gjelstrup, et certaines personnes de son entourage proche étaient au courant, il n’en parlait pas et faisait absolument tout pour que rien ne soit divulgué.

Par exemple, en 1983, c’est son travail caritatif dans une organisation d’assistance aux personnes âgées qui lui valut de devenir membre de l’ordre de l’Empire britannique …..Et pas ce qu’il avait accompli durant l’Holocauste.

En 1988, le choses changèrent lorsqu’en fouillant dans le grenier, son épouse tomba sur ses albums secrets, remplis des noms et des photos des enfants juifs qu’il avait sauvés. Mr Winton les ignora et suggéra même qu’elle les jette.!!

 » Tu ne peux pas les jeter! », répliqua son épouse. » Elles représentent la vie d’enfants »

Non seulement Grete Gjelstrup ne les jeta pas, mais elle les partagea avec un historien spécialisé sur l’Holocauste. Ils firent bientôt l’objet d’une couverture médiatique internationale, et pendant trois décennies, Mr Winton reçut les honneurs et les commémorations de plusieurs pays européens (ainsi qu’une planète ????!!!!: deux astronautes tchécoslovaques la nommèrent après lui lorsqu’ils entendirent parler de son histoire en 1988).

Il resta néanmoins très modeste face à tous évènements.  »Cela devient un peu ennuyant de passer une éternité à parler de la même chose, déclara-t-il au Guardian en 2014. Mes actions se sont avérées remarquables, mais je n’en avais pas conscience sur le moment.  »

Nicholas Winton en octobre 2007

Alors qu’il aurait pu monopoliser tous les projecteurs, Mr Winton préféra soutenir Doreen Warriner et Trevor Chadwick, ses associés restés sur le sol autrichien à Prague après qu’il fut rentré en Angleterre.  » Je n’étais pas un héros, tout simplement parce que je n’ai jamais été en danger  », déclara-t-il au journal.

Les hommages ont continué jusqu’à sa mort, alors âgé de 106 ans, le 1er juillet 2015, date d’anniversaire de la plus grande évacuation (241 enfants) qu’il avait organisée 76 ans auparavant.

De nouveaux hommages apparaissent encore aujourd’hui. Toutefois, de tous les honneurs qu’il reçut, celui qui captive le plus le public et met un visage sur son héroïsme de la meilleure des manières, est celui qui aida à initier  »l’avalanche médiatique » qui se produisit juste après que sa femme eut trouvé son album en 1988.

En effet, les producteurs de l’émission télévisée de la BBC That’s Life avaient invité Mr Winton à assister à l’une de leurs émissions en faisant partie du public, sans vraiment lui en indiquer la raison : En réalité, certains des enfants qu’il avait sauvés de l’Holocauste 50 ans plus tôt le rejoindraient.

De la même manière, au moins certains des enfants maintenant adultes appelés  » les enfants de Winton  » ne se doutaient pas une seconde que leur sauveur serait dans le studio, dans le public, juste à côté d’eux.

Pendant les années qui suivirent cette réunion, Nicholas Winton minimisa le moment, tout comme il l’avait fait dans son dépliant de campagne en 1954, à Maidenhead. Par exemple, le court extrait de son interview avec le journal the Guardian à propos de l’évènement mentionnait simplement qu’il n’avait  » pas beaucoup apprécié d’avoir été piégé pour faire sensation à la télévision et provoquer des larmes  ».

Évidemment, lors de cette réunion sur le plateau de l’émission, tout le monde avait remarqué Nicholas Winton passer deux doigts sous ses lunettes pour essuyer les siennes.

17 octobre…


Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

( On peut ( je me demande ) ce demander à quoi servent TOUTES ces  » journées internationales » )

Aussi appelée Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre est depuis 1987 une journée dédiée aux victimes de l’extrême pauvreté, de la violence et de la faim. Soit 780 millions d’êtres humains dans le monde.

Femme mendiant dans la rue
Image du net

La pauvreté,  »un autre virus en France »

Tandis que l’épidémie de Covid-19 concentre toutes les attentions, la  » Break Poverty Foundation  »  sensibilise à un autre fléau dans l’Hexagone, par un slogan percutant :

Un autre virus se transmet en France : la pauvreté

En effet, celui-ci poursuit sa progression à une vitesse alarmante. Et justement, le coronavirus est en grande partie responsable de cette évolution. Les pertes d’emplois pour certains, les baisses de revenus pour d’autres, et cela quand il ne s’agit pas de pertes humaines, ont creusé un peu plus les inégalités sociales.

Aujourd’hui, on estime à 9,3 millions le nombre de personnes pauvres en France, soit vivant avec moins de 1063€/mois. 5,3 millions vivent avec moins de 885€/mois. Ces chiffres, déjà alarmants, ne sont pas ceux de 2020, mais de 2018. Ceux de cette année seront connus en 2022. Nul doute qu’ils seront autrement plus effrayants.

La pauvreté, un fléau mondial

En France mais aussi dans certaines parties du monde, la pauvreté continue d’augmenter, notamment en Afrique.
Sur le 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la terre , 1,9 milliards d’entre eux vivent avec moins de 3,20$ par jour. A l’opposé, les 2153 milliardaires de la planète se partagent plus de richesses que 4,6 milliards de personnes (60% de la population mondiale).
780 millions de personnes sont en situation d’extrême pauvreté, en vivant avec moins d’1,90$ par jour. L’Inde compte à elle seule le quart d’entre elles.
L’Afrique subsaharienne compte, elle, la moitié des humains les plus démunis

D’ici 2030, plus de 160 millions d’enfants risquent de ne pas sortir de l’extrême pauvreté. Et à la pauvreté s’associe souvent la faim et la violence.

La pauvreté,  »une violation des Droits de l’Homme »

En 1987, ce même 17 octobre, une centaine de milliers de personnes se rassemblait sur le Parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro à Paris. Parmi eux, le père Joseph Wresinski

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Joseph Wresinski

, lui-même né dans une grande pauvreté et fondateur du Mouvement International AID Quart Monde …

‘Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. » Père Joseph Wresinski.

Ce jour-là, en présence de Simone Veil, il scellait la Dalle à l’Honneur des Victimes de la Misère.

A travers cette Dalle, l’humanité doit pouvoir se rappeler les grands témoins de l’histoire : les humbles, les petits, les riens du tout qui, au jour le jour, essayent de vivre des valeurs qu’on ne leur a peut-être pas apprises, mais que leur vie, leur cœur et leur intelligence leur ont fait découvrir.

Le 22 décembre 1992, les Nations Unies reconnaissent officiellement le 17 octobre comme la Journée mondiale du refus de la misère.
Le 17 octobre 1996, une réplique de la dalle du Trocadéro est inaugurée au siège de l’ONU à New York.

Décès de Georges Brassens :( Il y a 40ans)


Georges Brassens décédé à l’âge de 60 ans ( 22 oct. 1921 – 29 oct. 1981)

Les raisons du décès de Georges Brassens

Une interview posthume de Georges Brassens, produite par VERTIGO, circule sur Internet. C’est une vidéo satirique qui dévoilerait les raisons de la mort du chanteur. Elle n’a pas du tout fait l’unanimité. 

La chaîne suisse RTS, en collaboration avec Vertigo productions, a lancé sur son compte YouTube une série de vidéos avec un concept assez singulier. C’est une chronique de l’au-delà intitulée “Entrevue de la mort qui tue”, dont le contenu sont des interviews  » posthumes  » de célébrités d’antan. 

Les internautes ont notamment pu découvrir parmi les  »invités » principalement des artistes français(es) tels que Gainsbourg, Dalida, Arletty ou encore Jean Gabin. Le 13 mars 2017, c’était au tour de Georges Brassens d’être mis à l’honneur. Ils sont notamment revenus sur les raisons de sa mort Portrait de Georges Brassens, auteur-compositeur-interprète français, en France, circa 1950.  | Photo : Getty Images

Portrait de Georges Brassens, auteur-compositeur-interprète français, en France, 1950.

UN HUMOUR QUI NE PASSE PAS

Dès les premières minutes de la vidéo, Pierre Philip Cadert s’adresse à Georges Brassens en le comparant à une poule. En effet, celui-ci, apparemment atteint de » pica », mangerait comme l’animal, “des choses non comestibles comme des cailloux et des graviers”. 

Sur sa lancée, l’animateur revient également sur la consommation d’opium du chanteur, de sa réputation de glandeur et sur sa maladie. Tout cela bien entendu avec dérision. 

Mais cette vidéo produite sur le ton de l’humour n’a pas fait l’unanimité. En effet, quand on voit la réaction des gens dans la section commentaires, cela nous rappelle que, finalement, peut-être qu’on peut rire de tout, mais qu’on ne peut pas tout dire sous prétexte de vouloir faire rire. Georges Brassens chante dans l'émission "" TV Paris "" | Photo : Getty Images

Georges Brassens chante dans l’émission  » TV Paris « 

“Grotesque”, “Lamentable”, “Absurde”, “Insupportable même”, “Insultant”, “Inutile”, tous des adjectifs avec lesquels les internautes ont qualifié cette vidéo. 

“La douleur pouvait durer un mois”

La terrible maladie qui a tué Georges Brassens n’est définitivement pas ‘le pica  », comme l’a laissé entendre Pierre Philip Cadert dans cette interview posthume. L’artiste souffrait de coliques néphrétiques récurrentes, une maladie beaucoup plus sérieuse et qui, malheureusement, avait totalement gâché son quotidien.

« Ses souffrances étaient terribles. La douleur pouvait durer un mois, jusqu’à ce que la pierre s’évacue »,

avait avoué sa femme, Johanna Heiman, en 1990 au magazine VSD.Un portrait du chanteur Georges Brassens, en novembre 1968. | Photo : Getty Images

Un portrait du chanteur Georges Brassens, en novembre 1968.

Mais en plus de cette maladie, il a également dû se battre contre un cancer de l’intestin généralisé. Avec un mental qui ne lâchait rien, mais un corps qui n’arrivait plus à suivre, Georges Brassens, non sans se battre, rendit son dernier souffle le 29 octobre 1981, à l’âge de 60 ans. 

À part la souffrance qu’il a dû endurer, son épouse se rappelle ce qu’il lui avait dit quelques jours avant sa mort, lorsque celle-ci lui avait demandé « s’il n’aurait pas aimé vivre comme tout un chacun et n’avoir pas souffert“. Georges Brassens lui aurait répondu :

« Non, je préfère avoir souffert et laisser quelque chose derrière moi. »

Portrait de Georges Brassens, vers 1970, en France. | Photo : Getty Images

Portrait de Georges Brassens, vers 1970,

UN MONSTRE SACRÉ DE LA CHANSON FRANÇAISE

Georges Brassens était plus qu’une voix et une guitare. C’était un grand Monsieur, qui, par ses œuvres, avait changé la vie de plein de gens et en avait inspiré tant d’autres. L’homme, qui disait démissionner si Dieu lui avait attribué la mission de refaire le monde, l’a finalement changé, sans le savoir, grâce à sa poésie intemporelle.

Georges Brassens, un homme de lettres, un homme de cœur, un homme du monde, qui, malgré sa souffrance, a laissé quelque chose derrière lui https://www.youtube.com/embed/02Qob6gRZXs

DES FANS VISITENT SA TOMBE

Chacun, à sa façon, avait essayé de rendre hommage à l’un des plus grands poètes français. 

Tandis que des stars de cinéma telles que Pierre Richard, Audrey Tautou ou encore Karin Viard avaient décidé de le faire à travers un album hommage à l’œuvre du maestro, quarante ans après sa mort, des gens ont choisi de parcourir des kilomètres pour venir se recueillir devant sa tombe.

100e anniversaire de la naissance de Monsieur Georges Brassens


Il faut aimer Brassens (comme moi je l’aimais) pour avoir le courage de lire mon billet !!!

Il y a 100 ans, le 22 octobre 1921, naissait le chanteur et poète Georges Brassens à Sète, dans l’Hérault. La même ville où il est enterré depuis près de 40 ans. L’Auvergnat, Les copains d’abord… ses chansons ont traversé les décennies et sont toujours écoutées…….

Dans une impasse Florimont qui fleure la misère, l’anarchiste calque ses jours sur la révolution de la Terre autour du soleil, levé dès potron-minet, couché avec les ténèbres. L’arche de Noé recueille les animaux sans compagnie, chiens errants, chats miteux, volatiles battant de l’aile. On y brûlait le pont pendant la guerre, mais dans ce cul-de-sac mal rapiécé, Georges Brassens a trouvé sa voie. La Jeanne

 » La Jeanne  »

, elle, illumine cette cité miséricordieuse.  »Gros bidon  » Brassens, avide de sobriquets, la surnomme ainsi pour sa manie de remplir sa bedaine des enfants de l’univers…. Gros bidon, dis-je, avoue un penchant pour l’humanité. (Marcel, son homme, pour la bouteille).
Elle accueille Jo depuis 1944, alors qu’il cherchait à faire rimer poète avec cachette dans l’ombre de la kommandantur. Il vivra plus de vingt ans au sein d’un ménage à trois. Son charme opère sur celle à qui on obtempère. Une vie de bohème hors du temps à dévorer les grands poètes et penseurs à défaut de remplir sa panse. Un matin, Brassens ouvre des persiennes martyrisées sur un Paris libéré. Peu avant, Jeanne avait perdu son frère, résistant arrêté par la Gestapo et décapité à la hache »Mourir pour des idées » lui sera dédié.!
Jusqu’en 1952, Brassens broie notoirement du noir. Il écrit à André Toussenot, son ami philosophe anarchiste, alias Huon de la Saône par référence à Nerval :  » Il n’y a pas de malade à l’impasse, mais un neurasthénique, moi. Cette maladie de l’âme me charme. Je ne crois pas au revolver, cependant. Ni à la corde, ni au poison…  ». Poèmes et romans se font rabrouer. Quant aux auditions, elles sont gentiment louées… aux gémonies. (= accabler quelqu’un ; faire de violents reproches ; humilier publiquement ; livrer quelqu’un au mépris public ; couvrir de honte ; condamner publiquement ; souhaiter le pire à quelqu’un ; outrager publiquement ; accabler de mépris ; condamner)
Sa guitare aux cordes chevrotantes sous le bras, il  »cahin-cahote » pétrifié par le trac, suant de caveaux en cabarets. L’interprète aurait préféré se faire grossiste de chansons pour détaillants vedettes, qu’il trouvait bien plus autorisés à écouler ses vers. Une ultime audition, le 24 janvier 1952, décrochée par ses copains sétois de Paris Match, Roger Thérond et Victor Laville, le fait rencontrer une sirène blonde à la voix rauque et élégante, Patachou

 »Patachou  »

.
Née Henriette Ragon trois ans avant lui, Patachou doit son sobriquet, non à Brassens, mais à une brève carrière de pâtissière en province et à son restaurant-pâtisserie-cabaret montmartrois. Son registre  »parigot gouailleur » a d’abord fait le bonheur des bouges voisins sous le nom de Lady Patachou avant que le sien devienne le cabaret incontournable de la nuit parisienne.

Elle y coupait sans vergogne les cravates de célébrités ou anonymes et accrochait les trophées au plafond, laissant les  »circoncis du col  » suspendus à ses lèvres.
Le bizut se lance dans son audition sous le regard intrigué de Patachou. Quelques titres plus tard, elle est conquise et lui offre son public.

Brassens lui suggère plutôt d’interpréter elle-même ses chansons. Le premier soir, elle  »se frotte » à  »Brave Margot et aux Amoureux des bancs publics » puis demande à son public d’en découvrir l’auteur ! Une guitare à deux pattes sort du rideau chancelant et entonne Le Gorille et P. de toi, que la mieux embouchée Patachou ne pouvait interpréter.
La dernière note envolée, le public, jusqu’ici rompu aux chansonnettes, découvrait  »un cactus en fleur » sous une peau d’auroch, assénant à langue raccourcie des diatribes d’un autre temps. Aussi intimidant qu’intimidé, Brassens depuis lors attise la curiosité. Le directeur du théâtre des Trois baudets, Jacques Canetti

J.Canetti

, invité à venir l’écouter, le trouve épatant et va exhorter à toutes jambes la firme phonographique Philips de faire signer au  »pornographe » un contrat en or massif.
Affligé de voir un Brassens aussi mal à l’aise sur scène, le contrebassiste dans l’orchestre du cabaret propose spontanément de l’accompagner. Le duo rondement amorcé, Pierre Nicolas ne se doute pas qu’il aura le dos de Brassens pour horizon pendant plus de trente ans. Coïncidence notoire, il est né à l’endroit même où loge Brassens, impasse Florimont. Il y vécut jusqu’à ses neuf ans, puis épousa la contrebasse un peu plus tard, après s’être enjuponné avec le violon. Né le 11 septembre 1921, Pierre Nicolas

P.Nicolas

poussera l’accompagnement outre-tombe, avec la célébration des centenaires de deux fidèles musiciens, à quelques jours d’intervalle.
L’enregistrement du Gorille et du Mauvais sujet repenti au studio de la salle Pleyel fit tressaillir les techniciens plus habitués au swing de Claude Luter et Sidney Bechet qu’aux dandinements d’un gorille devant un juge. Neuf autres chansons sortiront sur disques 78 tours, dont Le parapluie qui sera distingué par l’Académie Charles-Cros l’année suivante en obtenant le Grand Prix du disque 1954.
Le 6 avril 1952, Brassens fait son premier plateau télévisé à la RTF, la chaine de télévision nationale née trois ans auparavant. Les quelques 40 000 moniteurs à tube cathodique déployés en France cette année-là (soit moins de 1% des ménages) diffusent leur premier anarchiste dans des salons bourgeois terrorisés. Il » haranguera » par la suite sa Mauvaise Réputation devant le public de l’Alhambra. Puis il fait sa première tournée en France, en Suisse et en Belgique, avec Patachou et Les Frères Jacques.
À la veille de Noël de cette année fatidique 1952, neuf chansons sont gravées pour l’album Patachou chante Brassens : La prière, Les amoureux des bancs publics, Brave Margot, J’ai rendez-vous avec vous, Maman papa (interprétée en duo avec Brassens), La chasse aux papillons, Le bricoleur (en exclusivité), Les croquants et La légende de la nonne de Victor Hugo. Les scènes voient leurs rampes faire feu de tout bois pour le troubadour qui désormais alterne les cabarets avec les tours de chant entre Bobino, l’Olympia et l’étranger. 
Une question demeure avant de clore les années Patachou: Fâché de n’avoir pu la baptiser d’un sobriquet de son cru, Brassens l’appelait-il dans l’intimité par son prénom Henriette, ou plus court, par une Riette dûment gazouillée ? La réponse appartient aux  »esgourdes » accolées aux murs. On serait tenté de souscrire au diminutif manceau pour deux raisons. D’une part, avant lui, Rabelais faisait l’éloge de  »la riette » qu’il nommait la  » brune confiture de cochon  ». D’autre part, chez les Brassens, les charcuteries tenaient la dragée haute aux pâtisseries. Lesquelles n’avaient pas vraiment cours dans l’impasse.

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Sète : la ville de cœur de Georges Brassens lui rend hommage pour son 100e anniversaire

Quelques chansons :

Avec les paroles (moi : pas de son sur mon P.C ! )
Le texte :

Bien que ces vaches de bourgeois (bis)
Les appell’nt des filles de joi’ (bis)
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent,
Parole, parole,
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent.
Car, même avec des pieds de grue, (bis)
Fair’ les cent pas le long des rues (bis)
C’est fatiguant pour les guibolles,
Parole, parole,
C’est fatiguant pour les guibolles.
Non seulement ell’s ont des cors, (bis)
Des œils-de-perdrix, mais encor (bis)
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles,
Parole, parole,
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles.
Y’a des clients, y’a des salauds (bis)
Qui se trempent jamais dans l’eau. (bis)
Faut pourtant qu’elles les cajolent,
Parole, parole,
Faut pourtant qu’elles les cajolent.
Qu’ell’s leur fassent la courte échell’ (bis)
Pour monter au septième ciel. (bis)
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent,
Parole, parole,
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent.
Ell’s sont méprisé’s du public, (bis)
Ell’s sont bousculé’s par les flics, (bis)
Et menacé’s de la vérole,
Parole, parole,
Et menacé’s de la vérole
Bien qu’tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour, (bis)
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour, (bis)
La noce n’est jamais pour leur fiole,
Parole, parole,
La noce n’est jamais pour leur fiole.
Fils de pécore et de minus, (bis)
Ris pas de la pauvre Vénus, (bis)
La pauvre vieille casserole,
Parole, parole,
La pauvre vieille casserole.
Il s’en fallait de peu, mon cher, (bis)
Que cett’ putain ne fût ta mère, (bis)
Cette putain dont tu rigoles,
Parole, parole,
Cette putain dont tu rigoles.

Le vin:

Les paroles :

Avant de chanter
Ma vie, de fair’ des
Harangues
Dans ma gueul’ de bois
J’ai tourné sept fois
Ma langue
J’suis issu de gens
Qui étaient pas du gen-
-re sobre
On conte que j’eus
La tétée au jus
D’octobre…

Mes parents ont dû
M’trouver au pied d’u-
-ne souche
Et non dans un chou
Comm’ ces gens plus ou
Moins louches
En guise de sang
(O noblesse sans
Pareille ! )
Il coule en mon cœur
La chaude liqueur
D’la treille…

Quand on est un sa-
-ge, et qu’on a du sa-
-voir-boire
On se garde à vue
En cas de soif, u-
-ne poire
Une poire ou deux
Mais en forme de
Bonbonne
Au ventre replet
Rempli du bon lait
D’l’automne…

Jadis, aux Enfers
Cert’s, il a souffert
Tantale
Quand l’eau refusa
D’arroser ses a-
-mygdales

Etre assoiffé d’eau
C’est triste, mais faut
Bien dire
Que, l’être de vin
C’est encore vingt
Fois pire…

Hélas ! Il ne pleut
Jamais du gros bleu
Qui tache
Qu’ell’s donnent du vin
J’irai traire enfin
Les vaches
Que vienne le temps
Du vin coulant dans
La Seine !
Les gens, par milliers
Courront y noyer
Leur peine…

Les paroles:

La cane
De Jeanne
Est morte au gui l’an neuf
Elle avait fait la veille
Merveille
Un oeuf

La cane
De Jeanne
Est morte d’avoir fait
Du moins on le présume
Un rhume
Mauvais

La cane
De Jeanne
Est morte sur son oeuf
Et dans son beau costume
De plumes
Tout neuf

La cane
De Jeanne
Ne laissant pas de veuf
C’est nous autres qui eûmes
Les plumes
Et œuf

Tous toutes
Sans doute
Garderons longtemps le
Souvenir de la cane
De Jeanne
Morbleu

Le gorille :

C’est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu’en-dira-t-on ;
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement, ma mère
M’a défendu d’nommer ici.
Gare au gorille !.
..

Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S’ouvre, on n’sait pourquoi (je suppose
Qu’on avait dû la fermer mal) ;
Le singe, en sortant de sa cage,
Dit : « C’est aujourd’hui que j’le perds ! »
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j’espère !
Gare au gorille !…

L’patron de la ménagerie
Criait, éperdu : « Nom de nom !
C’est assommant, car le gorille
N’a jamais connu de guenon ! »
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !…

Celles-là même qui, naguère,
Le couvaient d’un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu’ell’s n’avaient guère
De la suite dans les idé’s ;
D’autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l’homm’ dans l’étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !..
.

Tout le monde se précipite
Hors d’atteinte du singe en rut,
Sauf une vieille décrépite
Et un jeune juge en bois brut.
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !…

« Bah! Soupirait la centenaire,
Qu’on pût encor me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré ! » ;
Le juge pensait, impassible :
« Qu’on me prenn’ pour une guenon,
C’est complètement impossible… »
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !…

Supposez que l’un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu’une alternative pareille,
Un de ces quatre jours, m’échoie,
C’est, j’en suis convaincu, la vieille
Qui sera l’objet de mon choix !
Gare au gorille
!…

Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l’amour vaut son prix,
On sait qu’en revanche il ne brille
Ni par le goût ni par l’esprit.
Lors, au lieu d’opter pour la vieille,
Comme l’aurait fait n’importe qui,
Il saisit le juge à l’oreille
Et l’entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !…

La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c’est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : « Maman ! », pleurait beaucoup,
Comme l’homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.

Ouais, et alors…..


« Ouais, et alors. » : à Rouen, une mère de famille crée sa marque qui valorise le handicap

Laetitia Henry, originaire de Rouen, a créé sa marque « Ouais, et alors. » pour honorer tous les handicaps, y compris celui de sa fille Raphaëlle, 4 ans, atteinte de trisomie 21.

Laetitia, 35 ans, et sa fille Raphaëlle, 4 ans et un vrai rayon de soleil, portent les T-shirts de la marque inclusive Ouais, et alors.
Laetitia, 35 ans, et sa fille Raphaëlle, 4 ans et vrai rayon de soleil, portent les T-shirts de la marque inclusive Ouais, et alors. Ils seront bientôt disponibles en ligne

Le message s’affiche clairement, tant pour anticiper les regards insistants que pour faire un pied-de-nez à ceux qui les portent. Mais tout en subtilité et gentillesse. « Ouais, et alors. » est le slogande la marque éponyme  créée par Laetitia Henry, originaire de l’agglo de Rouen  (Seine-Maritime) et maman de Raphaëlle, enfant atteinte de trisomie 21.

La jeune femme de 35 ans a créé son entreprise de prêt-à-porter en novembre 2020, en hommage à sa fillette de 4 ans, aussi mutine qu’attendrissante, mais aussi « pour valoriser toutes les formes de handicap ».

Laetitia travaille intensément sur son projet depuis un an. Il est né d’une mésaventure, survenue il y a deux ans, alors qu’elle était en vacances en famille.

Une fabrication 100% française

« Nous étions au bord de la piscine avec Raphaëlle, et il y avait un homme qui ne détachait pas son regard d’elle. C’est souvent le cas, quand on a un handicap visible. Avec mon conjoint, on s’est dit que dans ces cas-là, on avait juste envie de répondre ‘Ouais, et alors ?’. Tout est parti de cette remarque sur le ton de la plaisanterie… » Depuis, la mère de famille n’a pas chômé : elle a conçu six modèles de T-shirts – trois unisexes/pour homme, trois pour femme avec revers de manches, et d’autres pour enfant. Le tout fabriqué en France !

La production de T-shirts est assurée par l’atelier Lemahieu (qui fournit notamment Le Slip français) dans les Hauts-de-France, et c’est la SFI, spécialisée dans le flocage textile, à Barentin, qui se charge de l’inscription brodée. Celle-ci se décline en bleu ou blanc, sur un fond bleu marine, mais peut également prendre la simple forme du symbole « différent » (≠). « Il s’agissait vraiment d’interpeller, et parfois de faire se rendre compte aux gens que certains regards ne sont pas adaptés. Le vêtement est vecteur du message, qui ne se veut pas du tout agressif », poursuit Laetitia Henry. 

Les T-shirts se déclinent dans des modèles unisexes/homme, femme et enfant, et sont proposés aux prix de 39,90 et 34,90 euros.
Les T-shirts se déclinent dans des modèles unisexes/homme, femme et enfant, et sont proposés aux prix de 39,90 et 34,90 euros.

Un combat mené au sein d’une association

Elle espère que cette nouvelle aventure – son « projet de vie » comme elle l’appelle – menée en parallèle de son action dans l’associationTrisomie 21 Seine-Maritime Rouen   (dont elle est vice-présidente et à travers laquelle elle milite pour l’école inclusive), trouvera un écho auprès des personnes victimes de discrimination, mais aussi de leurs cercles proches. Laetitia a d’ores et déjà prévu de reverser une partie de ses bénéfices à une association qui lutte contre le harcèlement scolaire.

La suite, elle l’envisage avec la création d’une gamme complète, incluant sweats, accessoires, tote bags, et, pourquoi pas, la distribution de sa marque dans des boutiques spécialisées dans les produits français. Pour l’heure, son site de vente en ligne sera lancé d’un jour à l’autre. Ouais, et alors ? Eh bien, on est conquis !PUBLICITÉLes T-shirts Ouais, et alors. seront bientôt disponible sur le site officiel de la marque. Ils vont du S au XXL pour les modèles unisexes/pour homme, du XS au XL pour les modèles femme, et du 2 au 14 ans pour enfant. Ils coûtent 39,90 et 34,90 euros. 

Il y a lontemps….


…….que je ne suis pas  » remonté  » ; mais…

…..J’avais écrit :

Notre vieille maison est encore très belle ,

Et semble pouvoir vivre une vie éternelle.

Je pense tendrement à notre chère maman

Qui l’astiquait si fort lorsque j’étais enfant .

En voyant le buffet , je pense à ma mère ,

je la revois cirer ce meuble centenaire .

En voyant le buffet , je pense à ma mère ,

Je la revois cirer ce meuble centenaire .

Ce bonheur ressenti , quand j’étais gamin

Se change maintenant en immense chagrin …

Je découvre en entrant un soupçon de tendresse ,

Tout en me rappelant la plus douce caresse ,

Qu’elle savait donner , avec tant de ferveur

Animant la maison en réchauffant mon coeur

Son départ sera pour moi un terrible drame ,

J’ai toujours dans les yeux une petite larme

Sa maison dont je garde intime , le décor ,

Est pour mon coeur , le plus cher des trésors .

Je ne suis pas  » fan » de rugby …


…mais là : Je dis  » chapeau  » , bravo à ce rugbyman !

Serge Betsen, ancien rugbyman, vient d’ouvrir une académie pour les enfants défavorisés à Bamako

Serge Betsen, ancien capitaine du XV de France, a décidé d’utiliser le rugby pour aider les enfants défavorisés du Cameroun et du Mali. Son but : leur transmettre des valeurs et des repères, mais aussi donner accès à la santé et à l’éducation aux garçons comme aux filles.


(Carte : Ouest-France)

La chaleur accablante est loin d’étouffer les cris des enfants. Sous une pluie de ballons ovales, 90  » Anges noirs  » du Mali, du nom de leur équipe de rugby, vont et viennent entre les plots disposés par les entraîneurs.
Une mêlée se forme. Djénéba, 6 ans, y fonce tête baissée pour arracher les adversaires qui essaieraient de s’emparer du ballon.  » Ça me fait du bien d’être ici  », assure-t-elle. Depuis deux ans, elle s’entraîne avec 24 de ses amies le soir, après les cours.  » L’école c’est bien, dit-elle dans un français hésitant.
 On nous y explique le français et on est avec les copines, mais j’aime trop le sport, alors ici c’est encore mieux.  »
Une main tendue vers les filles
Les premières chevilles se foulent à la fin de l’entraînement. Regard tendre, mais voix tonitruante, Serge Betsen, ancien capitaine du XV de France, stoppe net l’échange.  » 
La dixième passe, tu dois la faire à ton partenaire derrière la ligne bleue  », ordonne-t-il. Surnommé le  » sécateur  » en raison de ses qualités défensives sur le terrain, le Franco-Camerounais de 47 ans impressionne les 90 jeunes bénéficiant des entraînements organisés par la Serge Betsen Academy (SBA) à Bamako, la capitale du Mali.
Parmi eux, 25 filles, à l’image de Djénéba, profiteront de cours du soir trois fois par semaine.
  » L’objectif est d’apporter un soutien pédagogique, explique l’ancien rugbyman, pour qu’elles suivent des études et puissent rêver de métiers qui leur permettront de vivre décemment en Afrique.  »





L’accès des filles au sport reste difficile, la Serge Betsen Academy s’efforce de convaincre les familles.

Une goutte d’eau::
Selon l’Unicef: Une fille sur deux se marie alors qu’elle est encore une enfant et risque d’abandonner l’école comme conséquence.  » Même l’accès des filles au sport est difficile  », regrette Mandiou Diarra, entraîneur des Anges noirs,  » il faut constamment faire du plaidoyer auprès des familles, leur montrer que le sport inculque des valeurs, une rigueur  », martèle-t-il.
Des établissements scolaires menacés par les djihadistes
Une initiative bienvenue dans un pays où les grèves à répétition des enseignants minent les programmes scolaires qui ne sont parfois plus délivrés en raison de l’insécurité. En 2020, près de 350 000 élèves ont trouvé porte close en arrivant devant quelque 1 100 écoles menacées par les djihadistes, notamment dans le nord et le centre du pays.
Mais Serge Betsen n’en est pas à son coup d’essai. En 2004, alors qu’il endosse encore le maillot français, il installe son association au sein des équipes camerounaises. En 17 ans, près de 6 500 jeunes ont bénéficié d’un suivi scolaire et « on tourne aujourd’hui autour de 85 % de réussite aux différents examens », se targue-t-i
l.


Le sport, un outil pour accompagner les jeunes défavorisés vers l’éducation.
Le sport pourrait-il suppléer l’éducation ? C’est ce que croit Mossa Ag Attaher, ministre malien de la Jeunesse et des Sports qui avait fait le déplacement, dimanche 20 juin, pour l’inauguration de la salle de classe de la SBA.
Dans un pays où la présence étatique est progressivement réduite à peau de chagrin, « le sport est le meilleur outil pour atteindre toutes les couches de notre société », lance le ministre. « Donc nous allons exploiter cette opportunité pour faire passer des messages de civisme, de construction de la citoyenneté et aussi de sensibilisation à notre jeunesse pour tout ce qui a rapport avec l’État et avec les réalités de notre pays », affirme cet ancien membre de groupe armé indépendantiste du nord du Mali.

 » symbiose  »


La myrmécophilie ?

J’ai lu ce mot il y a peu , et je n’en connaissais pas le sens alors :

La myrmécophilie est l’aptitude qu’ont certaines plantes et certains animaux à vivre en symbiose avec les fourmis, de telle sorte que tout deux y trouvent leur compte. C’est notamment le cas de certains tillandsias

Résultat d’images pour Tillandsia Plante
Exemple de tillandsias ..

, qui servent d’abris aux fourmis. Les déjections de celles ci servent d’engrais à la plante et les fourmis la protègent des parasites et des prédateurs.

Une variété de nepenthes

Nepenthe

(plante carnivore à urnes passives) originaire de Bornéo vit aussi en symbiose avec les fourmis. Une espèce de fourmis est en effet résistante au liquide digestif des pièges, ce qui lui permet de marcher jusqu’au fond de l’urne pour récupérer les parties non digérées par la plante et ainsi en nettoyer les pièges.

Fête des travailleurs….


….mais aussi …..les chômeurs ?

La tristesse d’un chômeur.

Il a porté des bleus toute son existence ,

il fut pendant longtemps l’acharné du travail.

Chômeur en fin de droit , il se trouve en instance ,

délaissé comme un train inerte sur un rail .

Ce  » gentil  » travailleur , cet ouvrier d’usine

voudrait bien une place, un tout petit boulot .

L’inertie est dans sa chair comme une épine ,

son esprit stressé ne connait aucun repos .

Il s’est donné avec force et courage ,

animé par la fierté à faire son labeur ,

avec exactitude accomplissant l’ouvrage .

Désœuvré maintenant ,il est plein de rancœur .

Quand il songe à son passé , quand tout était à faire ,

Le travail lui apportait une somme d’argent ,

qu’il allait dépenser dans les bals populaires

le dimanche venu , chacun , alors, était content .

Il pense au temps joyeux de sa belle jeunesse

lorsque les ouvriers n’étaient pas aux abois.

A cette belle époque où régnait l’allégresse

Quand de nombreux patrons offraient des emplois ….