J’ai lu …


….qu’il y avait des  »bordels » dans les monastères !?

À Avignon, la cité des papes, un dicton médiéval dit :  » On ne peut traverser le pont d’Avignon sans rencontrer deux moines, deux ânes et deux putains.  »

Officiellement, l’Église n’approuve pas la prostitution, puisqu’elle ne conçoit la sexualité que dans un but de reproduction, et encourage les prostituées à se repentir. Mais dans les faits, elle tolère la pratique, jugeant qu’il est ainsi moins  » dangereux  » pour un homme de se tourner vers une fille de joie que de commettre le pêché de sodomie, par exemple. Cette tolérance a poussé certaines autorités ecclésiastiques à carrément organiser la prostitution.

Une prostitution organisée

À partir du XIIème siècle, elles prélèvent des taxes sur les bordels hébergés au sein même des couvents et des monastères ! Au XIIIe siècle, les canonistes admettent la recevabilité des profits tirés de la prostitution à condition que la fille exerce  »par nécessité, et non par vice et plaisir  » ????. L’évêque de Langres ou l’abbé de Saint-Etienne à Dijon perçoivent ainsi sans rougir les revenus des maisons de prostitution. À Rome aussi la débauche est omniprésente. En 1477, il y a 6 300 prostituées reconnues officiellement dans la ville. Sixte IV

Sixte IV ?

(1414-1484) décide de tirer parti de cet impôt du plaisir. il a l’idée originale de taxer toutes les prostituées et les prêtres concubinaires dans les Etats pontificaux, y compris Rome  . il récoltera ainsi plus de 30 000 ducats par an, ce qui lui permettra de financer la chapelle Sixtine. A partir de la Renaissance, la prohibition finit par l’emporter: les ravages de la syphilis et le rigorisme religieux consécutif à la Réforme expliquent en partie ce revirement.

C’était il y a environ 332 ans :


24 août 1690 : Fondation de Calcutta……

Le 24 août 1690, la Compagnie anglaise des Indes (East India Company) fonde Calcutta à l’emplacement d’un petit port de pêche, dans le delta du Gange, au Bengale. La nouvelle ville tire son nom d’un sanctuaire de la déesse Kali (elle a été rebaptisée Kolkata à la fin du XXe siècle).

Comme Shanghai, Hongkong et Singapour, que les Anglais ont également fondées avec un remarquable instinct, Calcutta est devenue en moins d’un siècle le débouché naturel de sa région ainsi qu’une grande métropole économique.

Résidence du vice-roi des Indes Britanniques ( Les Indes , riches en épices et en pierres précieuses, ont fait rêver les Européens dès le Moyen Âge et c’est pour les atteindre qu’Espagnols et Portugais se lancent dans des explorations maritimes) au temps de la colonisation anglaise, Calcutta a hérité de ce passé prestigieux quelques beaux immeubles. C’est en ce début du XXIe siècle une cité industrielle populeuse et pauvre d’environ 5 millions d’habitants, largement éclipsée par Bombay (ou Mumbai).

c’était il y a 450 ans….


Le 18 août 1572 : un mariage en prélude au massacre de la Saint-Barthélemy

Marguerite de Valois (1553-1615)En pleines guerres de religion entre catholiques et protestants, la régente Catherine de Médicis a projeté, dans un souci d’apaisement, de marier sa fille Marguerite de Valois au jeune chef des réformés, Henri de Navarre, futur Henri IV. Marguerite, qui entrera dans la légende sous le surnom de  »reine Margot  », est la sœur du roi Charles IX.

Le mariage a lieu le 18 août 1572 à Notre-Dame de Paris . Le Parlement de Paris, farouchement catholique, boude les cérémonies officielles car les magistrats réprouvent l’union de la catholique Marguerite avec le protestant Henri. Plus sûrement, ils en veulent au roi d’avoir édicté un impôt frappant les procureurs deux jours plus tôt !

Il est à noter que la bénédiction nuptiale n’est pas donnée à l’intérieur de la cathédrale, comme à l’accoutumée, mais sous le porche. La raison en est que le marié, du fait de sa religion, n’a pas le droit d’entrer à Notre-Dame ni d’assister à la messe qui suit la bénédiction. Très vite, la situation se tend. Il faut moins d’une semaine avant que le drame ne survienne …( le drame = massacre de la saint -Barthélemy)

( billet à revoir peut-être)

6 juillet 1819…..


brouillion à revoir ….peu-être…..

.…… décès de
Sophie Blanchard, première femme
aéronaute professionnelle

Épouse du célèbre aéronaute Jean-Pierre Blanchard ( qui effectua la première traversée de la Manche en ballon, le 7 janvier 1785 ), Sophie Blanchard naquit Marie-Madeleine-Sophie Armant le 24 mars 1778, à Trois-Canons, près de La Rochelle. On raconte que sa mère étant enceinte, vit un voyageur qui lui promit d’épouser l’enfant dont elle devait accoucher, si c’était une fille. Ce voyageur était Blanchard, avec qui la jeune Armant fut mariée dans son adolescence.

Femme d’aéronaute, madame Blanchard devait se familiariser de bonne heure avec les dangers inséparables des voyages dans les régions de l’air ; mais quoique la vivacité de ses désirs égalât celle de son imagination, elle différa son début dans cette carrière jusqu’à ce qu’elle eut acquis la certitude que le ciel lui refusant les douceurs de la maternité, elle serait dispensée d’en remplir les devoirs.

Elle avait 26 ans lorsqu’elle fit avec son mari ( qu’elle épousa en 1804 ) sa première et probablement sa seconde ascension aérostatique ; mais ce fut au mois de mars 1805, qu’ayant fait seule la troisième à Toulouse, elle descendit à Lux, près de Caraman, en ligne directe du lieu de son départ.

Tel était le dénuement où devait la réduire la mort de son mari (le 7 mars 1809, il tombe de son ballon suite à une crise cardiaque), qui lui disait quelque temps auparavant :  » Tu n’auras après moi, ma chère amie, d’autre ressource que de te noyer ou de te pendre.  » Mais, loin de se livrer au désespoir, Sophie Blanchard fonda son existence sur les produits du métier d’aéronaute. Elle multiplia ses voyages aériens, et acquit une telle intrépidité qu’il lui arrivait souvent de s’endormir pendant la nuit dans sa frêle et étroite nacelle, et d’attendre ainsi le lever de l’aurore pour opérer sa descente avec sécurité.

Sophie Blanchard lors de son vol à Turin, le 26 avril 1812
Sophie Blanchard lors de son vol à Turin, le 26 avril 1812

Il s’en fallait beaucoup qu’elle montrât le même courage dans les voitures terrestres. Ses ascensions à Rome et à Naples, en 1811, furent aussi brillantes que lucratives. Dans celle qu’elle fit à Turin, le 26 avril 1812, elle éprouva un froid glacial et une forte hémorragie par le nez ; les glaçons s’attachaient à ses mains et à son visage en pointes de diamants. Ces accidents, loin de la décourager, redoublèrent son ardeur et son activité, que vint stimuler la concurrence de mademoiselle Garnerin.

Ses voyages furent plus fréquents ; il n’y eut pas de fête publique où l’une des deux rivales ne jouât le principal rôle avec son ballon. L’ascension que madame Blanchard fit à Nantes, le 21 septembre 1817, était la cinquante-troisième ; ayant voulu descendre à quatre lieues de cette ville, dans ce qui lui paraissait être une prairie, entre Couëron et Saint-Etienne de Montluc, elle se trouva sur un marais où son ballon, accroché à un arbre, tomba sur le côté, de telle manière qu’elle aurait eu beaucoup de peine à se dégager si l’on ne fût venu à son secours. Cet accident n’était que le précurseur de l’événement funeste qui mit fin a ses jours.

Après s’être montrée dans les principales villes de France et dans quelques capitales de l’Europe, elle fit, à l’ancien Tivoli de Paris, sa soixante-septième ascension, le 6 juillet 1819, à dix heures et demie du soir, dans une nacelle pavoisée, brillamment illuminée et supportant un artifice. Son ballon, trop chargé peut être, s’étant accroché aux arbres qui bordaient l’enceinte, elle le dégagea en jetant du lest, et renversa en s’élevant quelques cassolettes d’esprit de vin.

A une certaine hauteur elle lança des fusées romaines ; mais bientôt, soit que l’une de ces fusées eût percé le ballon, soit que l’aéronaute, voulant descendre à une distance très rapprochée, n’eût pas fermé l’appendice par où le gaz hydrogène avait été introduit, et qu’en mettant le feu à une autre pièce d’artifice, adaptée au petit parachute qu’elle devait lancer, la mèche eût enflammé le gaz qui sortait par l’appendice, une vive lumière annonça l’incendie du ballon et le malheur qui arrivait.

Un cri d’effroi s’éleva spontanément de toutes parts ; plusieurs femmes s’évanouirent, et la fête fut interrompue. L’infortunée tomba avec sa nacelle sur une maison dont elle enfonça le toit, au coin des rues Chauchat et de Provence. Son corps, enveloppé dans les restes des cordages et de la nacelle, fut porté à Tivoli, où tous les secours lui furent vainement prodigués. Comme il n’était pas défiguré, quoique fracassé, et que la tête et les jambes étaient entières, on a supposé que l’asphyxie avait d’abord occasionné la mort.

On fit une collecte à Tivoli pour ses héritiers ; mais comme madame Blanchard n’avait eu qu’une fille adoptive ou naturelle qui était morte, les 100 louis que produisit la quête furent employés à ses funérailles et au monument que ses amis lui firent ériger au cimetière du Père Lachaise

Juillet 1810 ( le 1er juillet exactement)


Une tragédie donne naissance au corps des sapeurs-pompiers……

Le 1er juillet 1810, l’ambassadeur d’Autriche à Paris, le prince de Schwarzenberg

prince de Schwarzenberg ?

, organise un bal en l’honneur de Napoléon 1er et l’archiduchesse Marie-Louise

Napoléon 1er et l’archiduchesse Marie-Louise ?

qui se sont mariés trois mois plus tôt. La fête a lieu dans une salle provisoire aménagée dans les jardins de l’ambassade, rue de Provence. 1500 personnes sont invitées. Mais une bougie met le feu aux tentures !!…

L’incendie s’étend très vite. Chacun tente précipitamment de s’enfuir dans une bousculade meurtrière. L’empereur ramène sa femme au palais de l’Élysée et revient diriger les opérations de secours. On déplore en définitive plusieurs dizaines de victimes, y compris l’ambassadrice Pauline de Schwarzenberg, carbonisée en tentant de retrouver sa fille.

La censure occulte le drame. L’empereur ne veut pas altérer son image… Il craint que l’on ne fasse le rapprochement avec le drame qui endeuilla les noces d’une autre archiduchesse, Marie-Antoinette, avec le futur Louis XVI.

Un rapport témoigne de l’impréparation du corps des gardes pompiers. En conséquence, Napoléon Ier décide de dissoudre celui-ci et, le 10 juillet 1811, crée un corps militaire de sapeurs du génie pour assurer la sécurité des palais impériaux. C’est la première fois que la lutte contre les incendies est confiée à des militaires. Le 18 septembre suivant, le corps est transformé en  » bataillon de sapeurs-pompiers de Paris  ». De là l’expression sapeur-pompier.

Aujourd’hui encore, la lutte contre les incendies est confiée à Paris à des militaires professionnels. À Marseille, elle relève d’un  » bataillon de marins-pompiers de Marseille  ». Dans le reste du pays, elle relève de corps mixtes essentiellement composés de volontaires.

C’était il y a 206 ans !


Le 2 juillet 1816

Échouage de la Méduse…..( billet à revoir ….peut-être)

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s’échoue au large de l’actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats à son bord. Ce fait divers va bouleverser la France et engendrer un chef-d’œuvre de l’art romantique.

Un capitaine imprudent:

Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette  » L’Écho ‘, de la flûte  »La Loire’ et du brick  »L’Argus ».

L’expédition est commandée par le capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys. Cet officier royaliste de 51 ans a émigré dès le début de la Révolution, en 1789, et vient tout juste de rentrer en France. Il a reçu du roi Louis XVIII mission de reprendre le Sénégal, que le traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt.

Contre l’avis de ses officiers, le capitaine veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s’éloigne ainsi du reste de la division et s’engage sur le dangereux banc de sable d’Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines, où il est bientôt immobilisé. On tente de désensabler le navire en évacuant le matériel sur un radeau de fortune de 20 mètres de long. Mais cela ne suffit pas et il faut se résoudre à l’évacuation.

L’évacuation

Les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur la chaloupe et une demi-douzaine de canots qui, tous, sont mâtés et disposent d’une voile. Le commandant est parmi les premiers à quitter la frégate !… Mais 152 hommes, essentiellement des soldats, doivent se contenter du radeau. Serrés les uns contre les autres, ils ont de l’eau jusqu’aux genoux. Dix-sept hommes, appréhendant le pire, préfèrent rester sur la frégate dans l’espoir d’être plus tard secourus.

Dans un premier temps ,le radeau est tiré par les canots et la chaloupe. Mais au lieu de se rapprocher de la côte, les naufragés dérivent vers la haute mer… Une nuit, les amarres cèdent les unes après les autres. L’enquête montrera plus tard qu’elles furent volontairement larguées à l’initiative de l’officier Raynaud qui commandait le principal canot

Voyant cela, le lieutenant Espiau, qui commande la chaloupe, veut reprendre le radeau en remorque mais ses hommes s’y opposent. Il semble en effet que beaucoup craignaient une mutinerie et une attaque de la part des marins du radeau, des hommes rudes et passablement éméchés.

Finalement, le commandant Chaumareys abandonne le radeau à lui-même et met le cap sur la côte, vers Saint-Louis du Sénégal. Ses officiers, honteux mais résignés, le suivent.

Le chef d’œuvre :

Théodore Géricault (25 ans), s’est inspiré du drame de La Méduse pour peindre l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’école romantique. Ce jeune artiste de sensibilité monarchiste a suivi Louis XVIII dans son exil de Gand. Cela ne l’empêche pas de faire de son œuvre un manifeste contre les dérives du régime.

Soucieux de réalisme, il a emprunté des cadavres dans un hôpital et s’en est servi comme modèle. Le chirurgien Savigny et un autre rescapé, Corréard, ont d’autre part aussi posé pour Géricault, avec qui ils s’étaient liés d’amitié. On voit sur la gauche le premier, bras tendu, doigts écartés, tourner la tête vers le second, dans l’ombre, adossé au mât. On identifie également deux autres personnages : le noir agitant un morceau de toile est Jean-Charles, soldat originaire du Sénégal. L’homme avec une longue chemise à fines rayures se traînant sur le milieu du radeau, le bras droit tendu, est l’enseigne Jean-Daniel Coudein, commandant du radeau, qui avait été blessé à la jambe au départ de France et pouvait à peine bouger .Le peintre Eugène Delacroix,

Eugène Delacroix ( auto portrait)

ami de Géricault, a servi également de modèle. On le voit au premier plan, face contre le radeau.

La toile est de très grandes dimensions (4,9 x 7 m), avec des personnages deux fois plus grand que nature au premier plan. Elle montre les marins qui tentent de se faire voir du brick L’Argus le 17 juillet 1816. Par le mouvement des corps et les contrastes de lumière, elle travestit le fait divers en un drame mythologique. Exposée au Salon de 1819 sous le titre Scène de naufrage, elle fait scandale par son réalisme et sa violence. Certains y voient une dénonciation du pouvoir en place. Elle n’en suscite pas moins l’admiration du roi Louis XVIII qui lâche placidement :  » Voilà un naufrage qui ne fera pas celui de l’artiste qui l’a peint  ». (Elle est aujourd’hui au musée du Louvre ).

Le peintre n’a pas osé présenter la première version de son œuvre (ci-dessous), du fait de scènes de cannibalisme jugées trop violentes.

Première version du tableau ?

Le drame:

Avec très peu de vivres et cinq barriques de vin, le radeau va dériver sous un soleil implacable, avec de l’eau jusqu’à un mètre au-dessus du plancher. Les officiers se maintiennent près du mât, dans la partie la plus stable. Suicides, noyades, rixes s’enchaînent. Dès le deuxième jour, certains survivants découpent la chair des cadavres et s’en repaissent après l’avoir boucanée au soleil. Quelques hommes encore valides jettent à la mer les blessés et les malades pour préserver les chances de survie des autres.

Au bout de treize jours, le 17 juillet 1816, les malheureux aperçoivent une voile à l’horizon. C’est L’Argus qui s’est mis en quête de l’épave de La Méduse pour y récupérer des documents officiels et de l’argent ! Mais le brick s’éloigne sans voir le radeau. Il repassera quelques heures plus tard et cette fois l’apercevra. Il recueillera une quinzaine de rescapés. Cinq succomberont peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal.

Le lieutenant de vaisseau Parnajon, commandant L’Argus, racontera plus tard :
 » J’ai trouvé sur ce radeau quinze personnes qui m’ont dit être le reste des 147 qui y avaient été mises lors de l’échouage de la frégate Méduse. Ces malheureux avaient été obligés de combattre et de tuer une grande partie de leurs camarades qui s’étaient révoltés pour s’emparer des provisions qu’on leur avait données. Les autres avaient été emportés par la mer, ou morts de faim, et fous. Ceux que j’ai sauvés s’étaient nourris de chair humaine depuis plusieurs jours et, au moment où je les ai trouvés, les cordes qui servaient d’étais étaient pleines de morceaux de cette viande qu’ils avaient mise à sécher. Le radeau était aussi parsemé de lambeaux qui attestaient la nourriture dont ces hommes avaient été obligés de se servir…  » .

Finalement,c’est une goélette privée, la Bombarde, qui atteindra la Méduse 52 jours après son abandon. Elle recueillera trois survivants sur les dix-sept qui étaient restés à bord : douze avaient quitté l’épave sur un radeau et un treizième sur une » cage à poules  », un quatorzième était mort d’épuisement.

Les  » naufragés du désert  »

Si Géricault a immortalisé le radeau, l’histoire a oublié par contre les  » naufragés du désert  ». Il s’agit des 63 personnes que la chaloupe débarqua le 6 juillet et qui rejoignirent Saint-Louis du Sénégal en longeant la côte. Ils parcoururent les quelques 80 lieues en 17 jours, harcelés, dépouillés par les Maures contre un peu d’eau et de nourriture. Six d’entre eux, dont une femme, y laissèrent la vie.

Trois hommes, » des traînards  », s’égarèrent et furent séparément capturés par les Maures. Parmi eux, le naturaliste Georg-Adolf Kummer (1786-1817). Il parlait un peu l’arabe, se fit passer pour le fils d’une musulmane égyptienne et fut traité courtoisement. Tous les trois furent ramenés à Saint-Louis contre promesse de rançon (ou de récompense).

Le scandale

 »Le Journal des Débats » publie le compte-rendu adressé au ministre de la Marine par le chirurgien Jean-Baptiste Savigny, l’un des rescapés du radeau. L’auteur y dépeint les violences extrêmes auxquelles ses compagnons et lui-même ont été réduits. Son récit soulève une immense émotion dans l’opinion publique.

Le capitaine de frégate et les officiers passent en cour martiale. Hugues Duroy de Chaumareys est dégradé et radié du rôle des officiers de marine et des Ordres de Saint Louis et de la Légion d’Honneur. Il échappe de peu à la peine de mort et s’en tire avec trois années de prison. Il finira ses jours au château de Lachenaud, à Bussière-Boffy, près de Bellac (Haute-Vienne).

C’était il y a environ 93 ans :


La guerre des  » Cristeros  » , méconnue et…troublante a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.

Elle s’est terminée le 22 juin 1929 par un arrangement ( » Arreglos  » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l’intolérance avait entraîné les paysans à la révolte. 

Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d’excommunication !!. Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l’armée. 

Combattants Cristeros (1926-1929)

La Vendée mexicaine

Tout commence avec l’élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l’instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l’industrie du pétrole au grand dam des États-Unis

Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d’un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s’en prendre à l’Église catholique.

Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu’ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l’article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !

L’épiscopat se  » rebiffe » et suspend le 31 juillet 1926 l’administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.

Exécution en 1927, au Jalisco, du père Francisco Vera, coupable d'avoir célébré la messe
exécution d’un prêtre ayant célébré la messe  !

Les paysans se soulèvent (dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793 ), au cri de  »  Viva Cristo Rey ! ¡ Viva la Virgen de Guadalupe !  » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).

Ils sont par dérision surnommés  » Cristeros  ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de  » Cristiada ‘ (Christiade) mais ils sont désavoués par l’épiscopat, à deux ou trois exceptions près. Il n’empêche qu’avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu’ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d’habitants disséminés sur deux millions de km2.

Trois ans plus tard, l’armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d’environ 90.000 tués selon l’historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.

Arrangements bafoués :

Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l’aide de l’US Air Force dans son combat contre les Cristeros…

Terreur exercée par l'armée fédérale contre les Cristeros (1926-1929)Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.

Enfin, il conclut  » los Arreglos  » avec le Secrétaire d’État du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accord de Latran avec Mussolini.

À sa demande, le président mexicain s’engage à ne plus tenter d’appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu’il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s’agit que de sa parole. Aucun document n’est signé…

Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l’amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d’insurgés seront assassinés dans d’atroces conditions aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.

L’armée ne s’en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l’Ouest avec le désir d’éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en fait état dans son roman  »La Puissance et la Gloire ». Il s’ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle  va durer de 1934 à 1938 sans qu’il soit possible d’en évaluer le nombre de victimes.

Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.

L’émotion suscitée par ‘ los Arreglos  » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d’État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII ).

_________________________

La guerre des Cristeros a été longtemps occultée tant par l’historiographie officielle que par le Saint-Siège.

Elle est sortie de l’oubli à la faveur d’une volumineuse thèse de l’historien français Jean Meyer, qui l’a découverte en 1964, quand il n’était encore qu’un jeune étudiant à l’écoute de Pierre Chaunu. Il a publié sa thèse en 1975 :  » La Christiade, l’État et le peuple dans la révolution mexicaine  » .

Histoire du christianisme, Hors-série N°7Le 13 mai 2014, les éditions CLD ont réédité le livre de Jean Meyer dans une version enrichie et réactualisée :  »La rébellion des Cristeros, L’Église, l’État, le peuple dans la Révolution mexicaine  » . Elles ont édité aussi une version illustrée du même ouvrage :  »La Cristiada, la lutte du peuple mexicain pour la liberté religieuse  » .

En 2012 le film Cristeros du réalisateur Dean Wright lui a donné une nouvelle visibilité. La revue Histoire du christianisme a par aussi consacré un remarquable hors-série aux Cristeros (printemps 2014), incluant un entretien avec Jean Meyer, des articles de celui-ci et une analyse du film de Dean Wright.

C’était il y environ ….


……380 ans : Le 6 mai 1840

Naissance du timbre-poste…

Le 6 mai 1840, le timbre-poste naît à Londres. Avant cette date, il était habituel que le port des lettres soit payé par le destinataire en fonction de la distance.

Un inventeur au cœur sensible

Sir Rowland Hill (1795–1879) par Mary Martha Pearson (1799–1871). Si l’on en croit une  »pieuse » légende, un jour de 1837, un éducateur d’avant-garde, Rowland Hill

Rowland Hill ?

(42 ans), voit une jeune femme qui pleure à chaudes larmes après le passage du facteur. Elle lui explique qu’elle a dû refuser une lettre de son amoureux faute d’argent pour payer le port.

L’imaginatif Anglais, qui a des entrées au gouvernement, rédige un mémorandum et le transmet au Premier ministre, lord Melbourne

Lord Melbourne?

Dans ce texte intitulé :  »Postal Reform ; its Importance and Practicability » (La réforme postale : importance et faisabilité), il propose le paiement du port à l’avance avec un prix identique quelle que soit la distance dans le pays. Le paiement est garanti par un timbre adhésif et un tampon d’oblitération.

La réforme est inscrite au budget du Parlement en août 1839. Hill la met aussitôt en oeuvre avec le concours d’artistes et de milliers de correspondants anonymes qui lui font part de leurs suggestions.

Le  » Penny Black  »

Le penny black de 1840Le premier timbre-poste permet pour un penny d’envoyer une lettre d’un maximum de 14 grammes (moins d’une  » half-ounce’‘).

Surnommé  » Penny Black  », il recueille un succès immédiat parce qu’il montre sur fond noir le joli profil de la reine Victoria à 15 ans

Reine Victoria jeune ?

et surtout parce qu’il simplifie l’envoi du courrier et le rend meilleur marché.

Les premières planches de timbres-poste ne comportent pas de perforations et doivent être découpées aux ciseaux par les postiers. Comme tous les timbres du Royaume-Uni jusqu’à ce jour, le Penny Black ne comporte pas l’indication du pays. Sa diffusion et l’expansion du courrier sont facilitées par l’apparition du chemin de fer.

Succès mondial

Les cantons suisses de Zurich et Genève ainsi que l’empire du Brésil adoptent à leur tour le timbre-poste en 1843. Bâle emboîte le pas en 1845.Quant à eux, les philatélistes français doivent attendre l’avènement de la IIe République.

Le premier timbre français est émis le 1er janvier 1849 à l’initiative du directeur général des Postes de France, l’agitateur républicain Étienne Arago, frère cadet du savant François Arago. Il porte le profil de la déesse Cérès, déesse romaine des moissons. Sa valeur est de 20 centimes pour l’envoi d’une lettre de moins de 7,5 grammes partout en France.

En décembre 1848 est élu à la présidence de la République le prince Louis Napoléon Bonaparte  

Louis Napoléon Bonaparte ?

. En exil à Londres, le neveu de Napoléon 1er a vu comment le timbre-poste pouvait servir la popularité du chef de l’État en diffusant partout son portrait. Il ne tardera pas à mettre à profit ce nouveau média pour diffuser non plus le profil de l’antique déesse mais le sien.

Brouillon à revoir

Dubaï…comment cette ville a financé sa construction?


( Brouillon à revoir)

Bien que les fouilles à Hatta, Al Quasis et Jumeirah indiquent que la zone a été habitée il y a 3 000 ans av. J-C, Dubaï n’est pas considérée comme une ville avant 1833, année durant laquelle la tribu Bu Flasha dirigée par la famille Maktoum s’est installée aux alentours de Dubaï Creek (un estuaire naturel qui se prolonge sur plus de 10 kilomètres de terre).

Le mode de vie traditionnel était basé sur l’élevage du bétail, la récolte de dattes, la pêche et la pêche aux perles.

L’économie de Dubaï a commencé à décoller en 1894 lorsque Sheikh Saeed Al Maktoum a stimulé le commerce extérieur grâce à l’exonération fiscale. L’un des principaux produits à s’être fait connaître à Dubaï a été les perles.

Début du XXe siècle

Au début du siècle précédent, Dubaï a commencé à s’étendre lentement. Les premières années, la population s’est concentrée à Bur Dubaï et Deira puis s’est étendue par la suite dans les champs.

Depuis ses débuts, Dubaï a été liée au commerce. En 1908, il existait déjà plus de 350 magasins spécialisés à Deira et 50 à Bur Dubaï. La concentration de celles-ci et leur évolution ont donné lieu aux souks actuels.

Concernant les aspects religieux et culturels, les premières mosquées se sont édifiées à cette périodes. Elles ont servi de collèges dans un premier temps.

Seconde Guerre Mondiale

Les années 1940 ont été marquées par la Seconde Guerre Mondiale et par l’apparition des perles cultivées sur le marché. Il s’agissait de périodes de pénurie mais le Sheikh Saeed Al Maktoum a réussi à fournir de la nourriture à plus de 20 000 personnes qui étaient installées à Dubaï. C’est à cette époque qu’un accord avec le gouvernement britannique a été signé pour rechercher du pétrole.

Pendant les années 1950, Dubaï a commencé à commercialiser de l’or et a étendu Dubaï Creek  pour que son commerce maritime continue à grandir.

Le réveil : L’ère du pétrole

Les années 1960 ont marqué le réveil de Dubaï. Le dur labeur des décennies passées a finalement commencé à donner ses fruits avec la découverte du pétrole.

À la fin des années 1960, la ville comptait déjà toute l’infrastructure dont elle avait besoin pour grandir. Dubaï comptait des routes, des ponts, des réseaux d’approvisionnement en électricité et en eau, un bon système de télécommunications et un aéroport .

En 1969, Dubaï a commencé à exporter du pétrole et comptait déjà cette année-là 59 000 habitants.

Les années 1970

Les années 1970 à Dubaï ont été marquées par une forte expansion démographique. En 1977, la ville comptait plus de 200 000 habitants. Elle avait donc quadruplé en moins de 10 ans.

Le prix élevé du pétrole a permis au Sheikh Saeed Al Maktoum de commencer à planifier ce que serait le Dubaï d’aujourd’hui. À la fin de la décennie, plusieurs structures ont été construites : le port de Jebel Ali, le World Trade Center, l’usine de désalinisation, le tunnel Shindagha et le pont Garhoud.

1971 correspond à la date de fondation des Emirats Arabes Unis. Dès cet instant, Abou Dabi, Sharjah, Ajman, Umm Al Quwain, Fujairah se sont unis. Puis un an après, Ras Al Khaiman s’est rajouté.

Fin du XXe siècle

C’est à partir des années 1980 que Dubaï a commencé à prospérer d’un point de vue économique. L’aéroport a été agrandi pour pouvoir accueillir la récente compagnie aérienne Emirates Airlines et des complexes de loisirs et sportifs ont été construits. C’est à cette période que le tourisme a commencé à être considéré comme une source de revenus supplémentaires. À cette époque, de nouveaux gisements de gaz et de pétrole ont été découverts dans le désert de Margham.

Les années 1980 ont également été marquées par une impressionnante croissance urbaine, puisque de nombreux efforts ont dû être fournis pour abriter la grande quantité de nouveaux habitants qui arrivaient à Dubaï. En 1990, la ville atteignait les 550 000 habitants.

En 1990, Sheikh Rashid bin Saeed est décédé laissant la place à son fils hérité. Ses projets, encore bien plus ambitieux que ceux de son père, ont façonné la ville telle qu’on la connaît aujourd’hui.

L’économie de nos jours

Grâce aux efforts du gouvernement, le pétrole représente seulement 20% de. l’économie actuelle de Dubaï. Le commerce et les services ( tourisme compris ) dominent son économie à l’heure actuelle.

L’exonération fiscale attire aujourd’hui de nombreuses grandes entreprises qui commencent à penser à y installer leur siège.

L’Obélisque…..


……..Pas

lol

Le 27 /09/1822 , Champollion

Champollion ?

parvenait à déchiffrer les hiéroglyphes ( il y a environ 200 ans ),pour fêter cet anniversaire , l’obélisque se refaisait une beauté grâce au mécénat de l’entreprise  » Kärcher  »(
Alfred Kärcher , une entreprise allemande)

Six mois de travaux :Depuis décembre ,le monolithe de granit rose haut de 22,37 m,posé sur un piédestal de 10 mètres (réalisé en granit breton au XIXème siècle),et ceint d’un échafaudage .L’objectif étant de nettoyer la crasse accumulée et remédier à 20 ans de pollution .Pour protéger le chantier, une bâche jaune ( comme le soleil égyptien)et grise (comme le ciel parisien) a été imaginé par un étudiant des Beaux-Arts parisiens.

Un nettoyage par micro sablage :

nettoyage /micro sablage

Pour retirer la pollution incrustée qui menace la pierre , chaque centimètre carré est d’abord nettoyé à la vapeur et par micro sablage à basse pression. Des restaurateurs interviennent ensuite pour renforcer la surface là où le granit menace de s’effriter. Les microfissures sont consolidées par l’injection d’un silicate liquide qui durcit en 3 semaines .Ensuite , elles sont bouchées par un mortier rose ,blanc et noir qui se fond avec le granite .

Que racontent les hiéroglyphes ?

Ce sont des scènes d’offrandes à la gloire de RamsèsII

statue de Ramsès II?

Sur les 4 faces, on le voit agenouillé, offrant du vin ou de l’eau aux dieux Amon-Ré. En échange celui-ci l’assure d’une vie longue ,stable et heureuse .Comme tous les autres monuments de ce type, cet obélisque a été érigé en l’honneur du dieu solaire, et sa forme rappelle un rayon de soleil. C’est le pharaon Ramsès II qui ,vers 1250 avant J.C ,l’a édifié et dédié à cette divinité qui l’a sauvé de ses ennemis .Le texte est moins un récit historique qu’une sorte de poème épique où se répètent des formules solennelles proclamant la victoire éternelle de ce roi protégé du dieu .

Le long/interminable voyage vers Paris:

A l’origine, cet obélisque et son  » jumeau  » encadraient l’entrée du sanctuaire de Louxor , en Egypte Méhémet Ali ….

Méhémet Ali ?

….le vice-roi d’Egypte les a offerts à la France pour des raisons diplomatiques .Il a fallu 3 ans pour que le premier soit descellé, chargé sur un bateau ,transporté sur le Nil puis sur les mers jusqu’à Rouen, remonte la seine et arrive à Paris .Puis encore deux ans avant qu’il soit inauguré place de la Concorde par

Louis-Philippe , en1836 .Une odyssée qui a conduit la France à renoncer au second !

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Quelles que images :

L’obélisque à Paris

l’obélisque avec échafaudage
les hiéroglyphes sur l’obélisque
voyage de l’obélisque ? ( vidéo boooof)

KLIK….