La conférence d’Évian….


Comme toujours , je laisse les commentaires ouverts ,mais je sais pertinament qu’il n’y en aura pas , ou très peu et ( peut-être qques  »like » qui ne signifient rien )

Le 6 juillet 1938, face à l’antisémitisme des nazis, le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt organise une conférence internationale, pour secourir les juifs dont l’Allemagne ne veut pas. La conférence s’est tenue au bord de Genève, à l’hôtel Royal d’Évian, du 6 au 14 juillet. C’est un échec, ce qui permet à Adolf Hitler de déclarer  » C’était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitiés pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s’agit vraiment d’aider les Juifs !  »

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Désemparé face à l’antisémitisme nazi , le président américain Franklin D. Roosevelt

Roosevelt

propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands. Celle-ci se réunit à huis clos du 6 au 14 juillet 1938 à Évian, au bord du Léman.

Aucun des pays représentés ! n’ayant véritablement envie de recueillir des réfugiés juifs allemands, la conférence n’aboutira à aucun résultat

La conférence d'Évian (juillet 1938)
La conférence ?

Jeu de dupes :

Suite à la prise de pouvoir d’Hitler, les Juifs allemands (1% de la population du pays) ont fait l’objet de brimades et de persécutions de plus en plus brutales. Dès novembre 1933, la S D N  (Société des Nations, ancêtre de l’ONU) a constitué un Haut Commissariat aux réfugiés d’Allemagne pour adoucir le sort des Juifs contraints à l’exil. L’Américain James MacDonald

James MacDonald ????

en a pris la direction mais, lassé par la mauvaise volonté des démocraties, il a abandonné sa fonction dès 1935.

A Nuremberg , cette même année , Hitler promulgue des lois antisémites  qui séparent plus complètement les Juifs des autres Allemands. Un nombre croissant de familles se résigne à fuir le pays. Confrontés à la crise économique née du  » krach » de 1939 , les pays occidentaux rechignent à les accueillir.

Aux États-Unis, en particulier, le président Roosevelt est soumis à des pressions opposées, d’une part de la part des mouvements juifs et libéraux qui réclament d’accueillir les Juifs allemands, d’autre part de la part des milieux conservateurs et syndicaux qui ne veulent pas d’une remise en cause des quotas d’immigration très stricts ( établis par les lois Quota Act de 1921 et Immigration Act de 1924 ? ).

Le président va donc  » botter en touche  » en proposant le 22 mars 1938, depuis sa maison de Warm Springs (Géorgie), une Conférence internationale pour les Réfugiés. Il sait pertinemment que la conférence aboutira à une fin de non-recevoir et il pourra en tirer argument pour exclure tout amendement aux lois sur l’immigration. 

La Suisse, qui héberge à Genève la S D N, exclut toutefois d’accueillir la conférence car elle tient à garder de bonnes relations avec son puissant voisin. C’est finalement le président du Conseil français Camille Chautemps

Camille Chautemps ???

qui propose de l’accueillir à Évian, une jolie station thermale à 45 km seulement de la cité de Calvin et de la S D N. La conférence va donc se dérouler dans l’Hôtel Royal, un beau témoin de l’Art Nouveau construit en 1909 par l’architecte Ernest Hébrard et agrémenté d’un magnifique parc de 19 hectares, ce qui n’est pas pour déplaire aux diplomates.

Refus sous tous prétextes:

Strictement limités à six séances à huis clos, les débats ne sont connus que par le communiqué final. 32 pays se font représenter à Évian (l’Allemagne n’est pas invitée, l’URSS et la Tchécoslovaquie ne s’y font pas représenter). C’est pour affirmer unanimement leur refus d’ouvrir leurs ports aux 650 000 Juifs allemands et autrichiens, qualifiés par euphémisme de  » Réfugiés  » (jamais au cours de la conférence, il n’est fait ouvertement référence aux Juifs).

Les refus se fondent sur des préjugés ou des hypothèses bien plus que sur des faits, comme l’avoue ingénument le délégué australien :  » Dans les circonstances présentes, l’Australie ne peut faire plus… Nous n’avons pas de problème racial notable et nous ne voulons pas en importer un  ». L’hypocrisie est de mise et les problèmes économiques volontiers mis en avant :  » Les réfugiés ont souvent enrichi l’existence et contribué à la prospérité du peuple britannique. Mais le Royaume-Uni n’est pas un pays d’immigration. Il est hautement industrialisé, entièrement peuplé, et il est encore aux prises avec le problème du chômage  » assure pour sa part le délégué britannique…

La Suisse estime avoir déjà fait le plein de réfugiés autrichiens et rétablit des visas avec son voisin. Elle va même demander à l’Allemagne de tamponner la lettre J sur les passeports de ses ressortissants juifs afin de pouvoir plus facilement les identifier et les repousser à sa frontière !

Un seul pays fait exception : la République dominicaine, dans les Antilles. Il n’a pas été invité à la conférence mais son dictateur Trujillo

Trujillo ???

fait savoir le 12 août 1938 qu’il serait disposé à accueillir deux cent mille réfugiés car il souhaite  » blanchir  » la population avec l’importation de quelques milliers de Juifs allemands ; cette offre équivoque est repoussée (de même qu’une offre similaire d’Haïti !). 

La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence :  » Juifs à vendre ; même à bas prix, personne n’en veut !  ».( !!!) Hitler, dans les jours qui suivent, ne se prive pas de dauber sur cet échec :  » C’était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitié pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s’agit vraiment d’aider les Juifs ! « 

Après la Nuit de Cristal  de novembre 1938, l’émigration juive va pourtant s’intensifier. Quelques milliers de Juifs saisissent l’opportunité offerte par le port chinois de Shanghai, qui les dispense d’un visa d’entrée… Beaucoup d’émigrants gagnent la Palestine sous des formes illégales, en défiant le gouvernement britannique qui tente de les repousser pour ne pas se mettre à dos les Arabes et le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini. Ce chef religieux musulman férocement hostile aux juifs ne craint pas de rencontrer Hitler et de recruter pour lui des combattants musulmans.

Mais à côté de cela, les échecs sont cruels. Le 15 mai 1939, le paquebot Saint-Louis quitte Hambourg avec 900 passagers juifs d’un statut social élevé. Empêché d’accoster à La Havane, il tente sa chance sans succès à Buenos Aires, Montevideo, Panama… Obligé de longer à distance la côte des U.S.A , il est aussi refoulé du Canada et finalement contraint de revenir à Hambourg.

chasse à l’enfant….


En août 1934;à Belle-île , dans la colonie pénitentiaire de Haute-Boulogne qui accueille depuis 1880 des mineurs délinquants ,une révolte vient d’éclater ..A la cantine ,les surveillants ont frappé un enfant qui avait croqué dans son fromage avant de manger la soupe !….Aussitôt,ses camarades se jettent sur eux ,et les rouent de coups ,saccageent le mobilier et s’enfuient dans la campagne .Les gardiens,aidés par les gendarmes et les habitants ,se lancent à leur poursuite. Après quelques heure,le 56 sont retrouvés et sévèrement punis.Un article publié dans Paris-Soir relate la révolte et alerte sur les conditions de détention de ces mineurs .

Emu par ce récit, Jaques Prévert

Jaques Prévert

compose un poème ,  » La Chasse à l’enfant »,qui va fire bouger les choses.Mais il faudra attendre la fin de la guerre pour que la colonie devienne un institut d’éducation surveillée, qui fermera ses porte en 1977 .

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Le pôème de Prévert :

La Chasse à l’enfant
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l’île
On voit des oiseaux
Tout autour de l’île
Il y a de l’eau
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu’est-ce que c’est que ces hurlements
Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Il avait dit « J’en ai assez de la maison de redressement »
Et les gardiens, à coup de clefs, lui avaient brisé les dents
Et puis, ils l’avaient laissé étendu sur le ciment
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant, il s’est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes, les touristes, les rentiers, les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Pour chasser l’enfant, pas besoin de permis
Tous les braves gens s’y sont mis
Qui est-ce qui nage dans la nuit ?
Quels sont ces éclairs, ces bruits ?
C’est un enfant qui s’enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent ? Rejoindras-tu le continent ?
Au-dessus de l’île
On voit des oiseaux
Tout autour de l’île
Il y a de l’eau

Une chason ausi: vidéo( tjrs sans le son pour moi )

( Les Frères Jacques aussi l’ont chantée)

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La colonie pénitentiaire ( aujourd’hui )

Bref résumé des maison  » de correction  » en France:


1836 : L’idée d’enfermer les enfants dans des lieux spécifiques est née au XIXe siècle. On crée cette année-là à Paris la Maison d’éducation de la petite Roquette pour les jeunes vagabonds.En 1838 ouvre la première Colonie agricole. D’autres suivront. On les appelle aussi des Maisons de correction ou des Colonies pénitentiaires, qui doivent rééduquer les mineurs par le travail et l’apprentissage.

En 1934, les jeunes colons de Belle-Ile-en-Mer se révoltent. On comprend que ces bagnes pour enfants sont en fait une école de la violence
(Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant…
poème de Prévert relatant cette révolte qui, à l’époque, avait très fortement marqué les esprits).

En 1945, après la guerre, l’ordonnance de 1945 crée des Instituts publics d’éducation surveillée, grands internats où les jeunes reçoivent une éducation scolaire, religieuse et professionnelle.En 1970, ils sont remplacés par des Centres d’observation. Celui de Juvisy est entouré d’un mur de 4 mètres de haut et d’un grand fossé. En fait, de l’avis même de l’ex-directeur du centre, c’est une vraie cocotte-minute, où se déroulent des scènes d’une violence inouïe.En 1979, Alain Peyrefitte met fin à l’expérience.(il n’y a que 43ans!!!)Depuis, on a créé des Foyers d’action éducative, des Centres éducatifs renforcés mais sans en fermer les portes à clé.

Juillet 1810 ( le 1er juillet exactement)


Une tragédie donne naissance au corps des sapeurs-pompiers……

Le 1er juillet 1810, l’ambassadeur d’Autriche à Paris, le prince de Schwarzenberg

prince de Schwarzenberg ?

, organise un bal en l’honneur de Napoléon 1er et l’archiduchesse Marie-Louise

Napoléon 1er et l’archiduchesse Marie-Louise ?

qui se sont mariés trois mois plus tôt. La fête a lieu dans une salle provisoire aménagée dans les jardins de l’ambassade, rue de Provence. 1500 personnes sont invitées. Mais une bougie met le feu aux tentures !!…

L’incendie s’étend très vite. Chacun tente précipitamment de s’enfuir dans une bousculade meurtrière. L’empereur ramène sa femme au palais de l’Élysée et revient diriger les opérations de secours. On déplore en définitive plusieurs dizaines de victimes, y compris l’ambassadrice Pauline de Schwarzenberg, carbonisée en tentant de retrouver sa fille.

La censure occulte le drame. L’empereur ne veut pas altérer son image… Il craint que l’on ne fasse le rapprochement avec le drame qui endeuilla les noces d’une autre archiduchesse, Marie-Antoinette, avec le futur Louis XVI.

Un rapport témoigne de l’impréparation du corps des gardes pompiers. En conséquence, Napoléon Ier décide de dissoudre celui-ci et, le 10 juillet 1811, crée un corps militaire de sapeurs du génie pour assurer la sécurité des palais impériaux. C’est la première fois que la lutte contre les incendies est confiée à des militaires. Le 18 septembre suivant, le corps est transformé en  » bataillon de sapeurs-pompiers de Paris  ». De là l’expression sapeur-pompier.

Aujourd’hui encore, la lutte contre les incendies est confiée à Paris à des militaires professionnels. À Marseille, elle relève d’un  » bataillon de marins-pompiers de Marseille  ». Dans le reste du pays, elle relève de corps mixtes essentiellement composés de volontaires.

C’était il y a 206 ans !


Le 2 juillet 1816

Échouage de la Méduse…..( billet à revoir ….peut-être)

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s’échoue au large de l’actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats à son bord. Ce fait divers va bouleverser la France et engendrer un chef-d’œuvre de l’art romantique.

Un capitaine imprudent:

Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette  » L’Écho ‘, de la flûte  »La Loire’ et du brick  »L’Argus ».

L’expédition est commandée par le capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys. Cet officier royaliste de 51 ans a émigré dès le début de la Révolution, en 1789, et vient tout juste de rentrer en France. Il a reçu du roi Louis XVIII mission de reprendre le Sénégal, que le traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt.

Contre l’avis de ses officiers, le capitaine veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s’éloigne ainsi du reste de la division et s’engage sur le dangereux banc de sable d’Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines, où il est bientôt immobilisé. On tente de désensabler le navire en évacuant le matériel sur un radeau de fortune de 20 mètres de long. Mais cela ne suffit pas et il faut se résoudre à l’évacuation.

L’évacuation

Les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur la chaloupe et une demi-douzaine de canots qui, tous, sont mâtés et disposent d’une voile. Le commandant est parmi les premiers à quitter la frégate !… Mais 152 hommes, essentiellement des soldats, doivent se contenter du radeau. Serrés les uns contre les autres, ils ont de l’eau jusqu’aux genoux. Dix-sept hommes, appréhendant le pire, préfèrent rester sur la frégate dans l’espoir d’être plus tard secourus.

Dans un premier temps ,le radeau est tiré par les canots et la chaloupe. Mais au lieu de se rapprocher de la côte, les naufragés dérivent vers la haute mer… Une nuit, les amarres cèdent les unes après les autres. L’enquête montrera plus tard qu’elles furent volontairement larguées à l’initiative de l’officier Raynaud qui commandait le principal canot

Voyant cela, le lieutenant Espiau, qui commande la chaloupe, veut reprendre le radeau en remorque mais ses hommes s’y opposent. Il semble en effet que beaucoup craignaient une mutinerie et une attaque de la part des marins du radeau, des hommes rudes et passablement éméchés.

Finalement, le commandant Chaumareys abandonne le radeau à lui-même et met le cap sur la côte, vers Saint-Louis du Sénégal. Ses officiers, honteux mais résignés, le suivent.

Le chef d’œuvre :

Théodore Géricault (25 ans), s’est inspiré du drame de La Méduse pour peindre l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’école romantique. Ce jeune artiste de sensibilité monarchiste a suivi Louis XVIII dans son exil de Gand. Cela ne l’empêche pas de faire de son œuvre un manifeste contre les dérives du régime.

Soucieux de réalisme, il a emprunté des cadavres dans un hôpital et s’en est servi comme modèle. Le chirurgien Savigny et un autre rescapé, Corréard, ont d’autre part aussi posé pour Géricault, avec qui ils s’étaient liés d’amitié. On voit sur la gauche le premier, bras tendu, doigts écartés, tourner la tête vers le second, dans l’ombre, adossé au mât. On identifie également deux autres personnages : le noir agitant un morceau de toile est Jean-Charles, soldat originaire du Sénégal. L’homme avec une longue chemise à fines rayures se traînant sur le milieu du radeau, le bras droit tendu, est l’enseigne Jean-Daniel Coudein, commandant du radeau, qui avait été blessé à la jambe au départ de France et pouvait à peine bouger .Le peintre Eugène Delacroix,

Eugène Delacroix ( auto portrait)

ami de Géricault, a servi également de modèle. On le voit au premier plan, face contre le radeau.

La toile est de très grandes dimensions (4,9 x 7 m), avec des personnages deux fois plus grand que nature au premier plan. Elle montre les marins qui tentent de se faire voir du brick L’Argus le 17 juillet 1816. Par le mouvement des corps et les contrastes de lumière, elle travestit le fait divers en un drame mythologique. Exposée au Salon de 1819 sous le titre Scène de naufrage, elle fait scandale par son réalisme et sa violence. Certains y voient une dénonciation du pouvoir en place. Elle n’en suscite pas moins l’admiration du roi Louis XVIII qui lâche placidement :  » Voilà un naufrage qui ne fera pas celui de l’artiste qui l’a peint  ». (Elle est aujourd’hui au musée du Louvre ).

Le peintre n’a pas osé présenter la première version de son œuvre (ci-dessous), du fait de scènes de cannibalisme jugées trop violentes.

Première version du tableau ?

Le drame:

Avec très peu de vivres et cinq barriques de vin, le radeau va dériver sous un soleil implacable, avec de l’eau jusqu’à un mètre au-dessus du plancher. Les officiers se maintiennent près du mât, dans la partie la plus stable. Suicides, noyades, rixes s’enchaînent. Dès le deuxième jour, certains survivants découpent la chair des cadavres et s’en repaissent après l’avoir boucanée au soleil. Quelques hommes encore valides jettent à la mer les blessés et les malades pour préserver les chances de survie des autres.

Au bout de treize jours, le 17 juillet 1816, les malheureux aperçoivent une voile à l’horizon. C’est L’Argus qui s’est mis en quête de l’épave de La Méduse pour y récupérer des documents officiels et de l’argent ! Mais le brick s’éloigne sans voir le radeau. Il repassera quelques heures plus tard et cette fois l’apercevra. Il recueillera une quinzaine de rescapés. Cinq succomberont peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal.

Le lieutenant de vaisseau Parnajon, commandant L’Argus, racontera plus tard :
 » J’ai trouvé sur ce radeau quinze personnes qui m’ont dit être le reste des 147 qui y avaient été mises lors de l’échouage de la frégate Méduse. Ces malheureux avaient été obligés de combattre et de tuer une grande partie de leurs camarades qui s’étaient révoltés pour s’emparer des provisions qu’on leur avait données. Les autres avaient été emportés par la mer, ou morts de faim, et fous. Ceux que j’ai sauvés s’étaient nourris de chair humaine depuis plusieurs jours et, au moment où je les ai trouvés, les cordes qui servaient d’étais étaient pleines de morceaux de cette viande qu’ils avaient mise à sécher. Le radeau était aussi parsemé de lambeaux qui attestaient la nourriture dont ces hommes avaient été obligés de se servir…  » .

Finalement,c’est une goélette privée, la Bombarde, qui atteindra la Méduse 52 jours après son abandon. Elle recueillera trois survivants sur les dix-sept qui étaient restés à bord : douze avaient quitté l’épave sur un radeau et un treizième sur une » cage à poules  », un quatorzième était mort d’épuisement.

Les  » naufragés du désert  »

Si Géricault a immortalisé le radeau, l’histoire a oublié par contre les  » naufragés du désert  ». Il s’agit des 63 personnes que la chaloupe débarqua le 6 juillet et qui rejoignirent Saint-Louis du Sénégal en longeant la côte. Ils parcoururent les quelques 80 lieues en 17 jours, harcelés, dépouillés par les Maures contre un peu d’eau et de nourriture. Six d’entre eux, dont une femme, y laissèrent la vie.

Trois hommes, » des traînards  », s’égarèrent et furent séparément capturés par les Maures. Parmi eux, le naturaliste Georg-Adolf Kummer (1786-1817). Il parlait un peu l’arabe, se fit passer pour le fils d’une musulmane égyptienne et fut traité courtoisement. Tous les trois furent ramenés à Saint-Louis contre promesse de rançon (ou de récompense).

Le scandale

 »Le Journal des Débats » publie le compte-rendu adressé au ministre de la Marine par le chirurgien Jean-Baptiste Savigny, l’un des rescapés du radeau. L’auteur y dépeint les violences extrêmes auxquelles ses compagnons et lui-même ont été réduits. Son récit soulève une immense émotion dans l’opinion publique.

Le capitaine de frégate et les officiers passent en cour martiale. Hugues Duroy de Chaumareys est dégradé et radié du rôle des officiers de marine et des Ordres de Saint Louis et de la Légion d’Honneur. Il échappe de peu à la peine de mort et s’en tire avec trois années de prison. Il finira ses jours au château de Lachenaud, à Bussière-Boffy, près de Bellac (Haute-Vienne).

C’était il ya environ 258 ans….


….le 30 juin 1764

La bête du Gévaudan

Le 30 juin 1764, sur les rudes plateaux du haut Vivarais (au sud du Massif Central), Jeanne Boulet, une petite bergère de 14 ans, meurt victime d’une  » bête féroce  », selon le curé qui l’enterre. À partir de là, les agressions de jeunes bergers vont se multiplier en dépit de grandes battues.

La Bête du Gévaudan (gravure d'époque)

La psychose se répand dans cette région appelée Gévaudan, qui correspond à l’actuel département de la Lozère. La mystérieuse  » bête du Gévaudan  » fait parler d’elle dans les gazettes et même à la cour du roi Louis XV , à Versailles, où l’on mobilise la troupe pour lui donner la chasse. En vain. On lui attribuera au total 80 à 100 décès en trois ans.

Les rumeurs les plus fantasques vont se donner libre cours jusqu’à nos jours, avec le film Le Pacte des loups (Christophe Gans, 2001). D’aucuns imaginent une bête extraordinaire ou encore un tueur en série qui aurait dressé des chiens à cet effet.

D’après l’historien Jean-Marc Moriceau,

Jean-Marc Moriceau?

il s’agirait en fait de trois loups de grande taille ! Le premier fut abattu par François Antoine, porte-arquebuse du roi, en septembre 1765, sur le domaine de l’abbaye royale des Chazes. Le dernier fut tué le 19 juin 1767 par un enfant du pays, Jean Chastel. Après cette date, on n’eut plus à déplorer de drame.

Et l’historien rappelle que les attaques de jeunes gardiens de troupeaux par les loups étaient relativement fréquentes dans les campagnes de l’Ancien Régime, qui comptaient encore au XVIIIe siècle une vingtaine de milliers de loups.!! (Le Petit Chaperon rouge n’est pas seulement un conte )..

A suivre / billet suivant …

Pour l’instant…


…….Télé :  » la rafle  » ( à mon avis ,il ne faut pas oublier ; avec les Le pen et Cie , çà pourrait recommencer)

Ce film évoque l’arrestation par des policiers français, le 16 juillet 1942 et la détention au Vélodrome d’Hiver , dans des conditions épouvantables, des treize mille cent cinquante-deux victimes de la rafle du Vel d’Hi, avant leur déportation, au bout de quelques jours, vers le camp de transit de Beaune-la -Rolande ( Loiret), puis le camp d’extermination d’Auschwitz -Birkenau .
Résumé
Pendant l’été 1942, la France est sous l’occupation allemande , les juifs  sont obligés de porter l’ étoile jaune. Dans le quartier de la Butte Montmartre  , deux familles juives vivent comme les autres habitants de ce quartier, à l’exception près qu’étant juifs, ils appréhendent l’arrivée de la Gestapo. À Paris, les avis sont partagés, certains veulent protéger les juifs en les cachant alors que d’autres comme la boulangère préfèrent les insulter, les injurier, et les rabaisser.

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, leur destin bascule à la suite d’un accord entre les nazis et les autorités françaises sur l’arrestation et la déportation des nombreux juifs, accord qui débouche sur la rafle du Vélodrome d’Hiver. Le quartier de la Butte Montmartre  n’y échappera pas, en effet la famille de Joseph Weissmann, un enfant juif d’une dizaine d’années, et leurs voisins sont arrêtés après avoir tenté par plusieurs moyens d’y échapper. Le père de Joseph aurait pu échapper à cette arrestation si Joseph ne l’avait pas malencontreusement dénoncé alors que sa mère s’était prétendue veuve auprès de miliciens.
A la suite de cette rafle, ils sont amenés dans le vélodrome d’Hiver , où Joseph et Noé, le petit frère de son meilleur ami, rencontrent une infirmière, Annette Monod, qui fera tout son possible pour les aider eux et les autres enfants juifs. Dans ce vélodrome, les conditions sont précaires et insalubres : ils n’ont pas d’eau, ils sont entassés et ils sont obligés de faire leurs besoins où il y a de la place. Les maigres vivres qu’ils ont emportés doivent être partagés pour que chacun d’entre eux puissent manger. Un petit matin alors que les prisonniers sont assoiffés, les pompiers font irruption et ouvrent les vannes pour donner à boire aux prisonniers. Ils acceptent aussi de  » faire passer  » les lettres qui leur sont confiées. Le Capitaine Pierret, des pompiers de Paris, se sert même de son grade (le plus élevé parmi tous les militaires présents au Vel d’Hiv  : Gendarmerie et pompier) pour prendre le commandement du Vel d’Hiv afin d’imposer le silence aux gendarmes mécontents de l’attitude de ses hommes et lui.
Au bout de deux jours, les raflés sont déportés dans un camp de transit, à Beaune-la-Rolande , dans le Loiret  , où les conditions de vie sont insupportables : nourriture mauvaise et en maigre quantité, maladies, sans parler du désespoir psychologiques des déportés. Affamés et affaiblis, les juifs affrontent la faim et la soif. Quelques jours plus tard, les parents et les plus âgés de leurs enfants sont déportés dans un camp d’extermination, à Auschwitz, seuls les plus jeunes doivent rester en espérant leur retour qui n’aura pas lieu. Ces enfants ont été arrachés des bras de leur mère et Annette redouble d’efforts malgré la fatigue pour s’occuper d’eux.
Suite aux dernières paroles de sa mère lui disant de s’enfuir, Joseph et un de ses camarades s’enfuient avec la complicité des autres. Joseph ne peut pas emmener avec lui son meilleur ami parce qu’il est malade, il a une vilaine hernie qui l’empêche de marcher. Finalement Joseph survivra grâce à son évasion ainsi que Noé qui s’est échappé du train et qui a été recueilli par un couple de personnes âgées. En 1945, à la fin de la guerre, ils retrouvent tous deux Annette au Lutétia , un hôtel parisien où sont accueillis les rescapés des camps.

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Le signe @…et autres


Tout le monde qui utilise internet connait ce signe …Mais d’où vient il , depuis quand existe-il ?

Et bien , j’ai lu qu’@ existait bien avant l’apparition d’internet !!! Son apparition daterait du VI ème siècle!

Les moines copistes

moine copiste ( image du net)

du moyen age utilisaient cet  » artifice  » pour gagner du temps dans leur besogne , ils auraient fusionné le  » a  » et le  » d  » du  » ad  » latin qui signifie  » vers là  » !

L’arobase a ensuite été utilisée dans les écritures commerciales ou religieuses pendant plusieurs siècles. Le signe s’emploie alors pour écrire les prix des marchandises. 

(Par exemple pour dire « cinq oranges à 1$ », en anglais « five oranges at 1 $ », les américains écrivaient « five oranges @ $ 1 » ) . Il a donc paru nécessaire de l’intégrer aux claviers des machines à écrire. 

A la radio ?, on avait trouvé une autre utilisation à ce symbole. Sa forme @ rappelait aux journalistes la bande magnétique. L’arobase était donc devenue le synonyme du mot « son » ou « interview »…

En 1971, Ray Timlinson

Ray Timlinson

, l‘inventeur des adresses mails a décidé d’utiliser l’arobase pour séparer le nom des émetteurs et de l’hébergeur comme Yahoo, Gmail ou Outlook. Elle a été ensuite reprise par les réseaux sociaux comme Twitter puis Facebook pour mentionner une personne.

Et les autres signes:

Le hashtag (Le hashtag (#) est un symbole informatique utilisé sur Internet pour indiquer un lien entre deux pages d’un même réseau. Ce système d’écriture est très utilisé sur le réseau social Twitter. Hashtag est en fait un  »mot balise » qui vient de la réunion de deux mots anglais : hash (marque), et tag (accroche) ou ….

….encore l’esperluette

esperluette

.

 

..

Le hashtag

Le hashtag « # » a d’abord été utilisé dans la typographie américaine pour indiquer un numéro. Mais son développement se fait vraiment avec l’arrivée d’internet et notamment à la fin des années 1980 sur le protocole de communication « Internet Relay Chat » ou , en français « discussion relayée par Internet ». Les personnes peuvent communiquer instantanément avec des discussions en groupe. 

Le # est alors utilisé pour nommer et différencier les conversations sur le protocole. 

On le voit ensuite apparaître dans les années 2000 sur des site web comme Flickr, dédié à la photo et pour différencier les thématiques présentes sur la page. 

Mais la plateforme qui va vraiment comprendre l’utilité de ce symbole est Twitter. Le 23 août 2007, un utilisateur et spécialiste des réseaux sociaux, Chris Messina

Chris Messina ??

, va proposer à sa communauté de regrouper les thématiques et les groupes autour du hashtag.

Après son succès, plusieurs internautes vont eux aussi utiliser le signe pour faire passer leurs messages, comme Nate Ridder

Nate Ridder ??

, habitant de San Diego qui va lancer le  »#sandiegofire » pour informer le monde entier des incendies dans la ville des États-Unis.

C’est seulement deux ans plus tard, en 2009, que Twitter va officiellement adopter le hashtag.

L’esperluette 

Pour certains, l’origine de l’esperluette « & » remonte à Cicéron. Tiron, qui était son secrétaire, aurait été le premier à utiliser le signe « & » mais aucune trace manuscrite n’a été retrouvée pour le certifier

Pour d’autres, c’est aussi à l’époque mérovingienne que l’esperluette voit le jour. Comme l’arobase, les moines copistes auraient mélangé les lettres « e » et « t » qui forment le mot « et » pour recopier plus rapidement les manuscrits. 

La méthode est alors restée et a ensuite été utilisée dans le commerce. Puis c’est à partir du XIXe siècle que le symbole a vraiment pris de l’importance, particulièrement dans la langue anglaise.

Aux États-Unis, le & est utilisé pour nommer des entreprises comme « Johnson&Johnson » ou « Gonzales&Cie » est très courant ou comme abréviation de l’expression « Madame et Monsieur » en « Mme & M ». 

Le tilde

Le tilde « ~ » ou la petite vague, est connu pour son utilisation dans les langues basque, bretonne, portugaise ou espagnole. 

Même si ces quatre langues sont proches et font même partie du paysage français, la France ne l’a en définitive pas adopté. En 2017, le tribunal de Quimper avait même refusé que le prénom « Fañch » soit attribué à un enfant, à cause du tilde, avant que la cour d’appel de Rennes ne revienne sur la décision

Pourtant ce signe ne nous est pas inconnu. Il était même beaucoup utilisé jusqu’au XVIIIe siècle comme abréviation de la lettre « n » ou comme marque de nasalisation ( Adjonction après la voyelle d’une consonne nasale qui lui donne un son approchant du français an, in, on, un )dans les textes. 

On peut notamment le voir dans de nombreux documents officiels français comme les ordonnances de Villers-Cotterêts en 1539 où on le retrouve trois fois. Ou alors dans un texte de 1567, où le roi Charles IX se présente comme le « roy de Frãce » et non « le roi de France. » 

Avec le temps,  »le tilde » a disparu du Français mais reste nécessaire à nos claviers si on veut écrire dans d’autres langues

Mes blogs:Pratiquement pas de commentaire…


.……J’ai bien envie ( encore) d’arrêter ….Mais , au fond , si j’écris c’est d’abord pour moi , pour m’occuper ,on peut dire que commentaires ou non ,  » c’est le cadet de mes soucis  »

Pour m’occuper,passer le temps , j’ai chercher ici et là d’où venait cette expression et:

=  »C’est le moindre de mes soucis »

Avant la Révolution française ,les plus jeunes fils étaient très souvent obligés, par nécessité, de s’engager dans l’ordre ecclésiastique ou dans un régiment.

image trouvée sur le net

De là on appela cadet tout jeune homme se mettant en service comme simple soldat pour apprendre le métier des armes.

Mais, à la longue, le mot cadet s’écarta de sa signification primitive, et il en est venu à indiquer le dernier des fils, comme le met en évidence cette phrase de  »l’orateur sacré  » Bourdaloue

L.Bourdaloue ?

? ( Bourdaloue (Louis Bourdaloue (aussi Bourdaloüe), né le 20 août 1632 à Bourges (France) et mort le 13 mai 1704 à Paris, est un jésuite français.) :  » Il suffit que ce jeune homme soit le cadet de sa maison pour ne pas douter qu’il ne soit appelé aux fonctions de pasteur des âmes.  »

Le mot cadet avait aussi la signification de moindre, d’inférieur, par rapport à un aîné quand il désignait le deuxième fils d’une famille.(Chez moi c’est Alain, le militaire fasciste,raciste => il est 2 fois le cadet :1) 2ème fils , 2) le cadet de mes soucis car il me répugne avec ses idées )

On comprend que, par suite de cette autre signification, on ait fini par dire : C’est le cadet de mes soucis, ce qui veut dire le moindre.

P.S : Si quelqu’un ( ce qui , vu le nombre de lecteur et de commentaire ,m’étonnerait ) a une autre explication , je suis  » preneur  »…..

klik

La fête de la musique…….


Chaque année le 21 juin, c’est la même rengaine. Des concerts de rue ou dans les bars incitent à faire la fête durant cette nuit qui tombe généralement le jour du solstice d’été.

Si c’est Jack Lang

J.Lang

, alors ministre de la Culture, qui lança la première édition de la fête de la musique en France en 1982, il faut remonter à l’année 1976 pour connaître la véritable histoire de la fête de la musique.

Quelle est l’origine de la fête de la musique ?

Joël Cohen

Joël Cohen ?

, musicien américain, travaille alors pour la chaîne musicale France Musique. Pour célébrer le solstice d’hiver et le solstice d’été, il propose une programmation musicale spéciale diffusée durant toute la nuit et qu’il baptisera les « Saturnales de la Musique ». La première édition a lieu le 21 juin 1976.

Quelques années plus tard, le 10 juin 1981, la « Fête de la Musique et de la Jeunesse » est organisée pour célébrer l’élection de François Mitterrand . Un concert gratuit place de la République à Paris réuni environ 100 000 personnes.

Jack Lang et Maurice Fleuret

Maurice Fleuret ?

(ancien directeur de la musique et de la danse du ministère ) s’inspirent de cet évènement festif et des « Saturnales de la Musique » de Joël Cohen pour créer la fête de la Musique dont le titre était initialement « Faites de la musique ! » afin d’inciter les amateurs à se produire en France. Et ça marche ! Le 21 juin 1982, jour de la première fête de la musique officielle, les musiciens envahissent les bars, les parcs, les rues pour le plus grand bonheur des citoyens.

Reprise dans plus de 110 pays à travers le monde, la fête de la musique est aujourd’hui célébrée dans plus de 350 villes et 120 pays.

Pourquoi la fête de la musique a lieu le 21 juin ?

Jour du solstice d’été, le 21 juin est la nuit la plus courte de l’année dans l’hémisphère nord. Un jour symbolique qui signe le début des beaux jours et un tempo qui incite à faire la fête jusqu’à l’aube.

La fête de la musique a 40 ans !

Pour célébrer les 40 ans de la fête de la musique, de nombreux concerts sont ainsi organisés dans toute la France. Des événements qui, après deux éditions en demi-teintes à cause des restrictions sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, sont très attendus par les Français. « Cette édition nous donne l’occasion de revenir aux fondamentaux de la Fête de la musique, de mettre l’accent sur les principes qui ont présidé à sa création : un événement festif, populaire et spontané, qui s’adresse à tous les publics et qui vise à mettre en lumière et favoriser les pratiques amateurs », précise ainsi le ministère de la Culture

sur son site internet. Pour l’occasion, une carte interactive publiée sur le site du ministère, dévoile l’ensemble de la programmation en France, mais pas seulement. Le Royaume-Uni, le Portugal, l’Allemagne, ou encore l’Espagne aussi se mettent au diapason !

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L’armée US embarrassée…..


…..par un bâtiment en forme de svastika

L’armée américaine va dépenser 600.000 dollars (425.000 euros) pour « camoufler » le toit d’une caserne de la base navale de Coronado (San Diego) qui présente une vaste forme de croix gammée vue du ciel, rapporte le New York Times. La forme de ce bâtiment datant des années ’60 était passée inaperçue jusqu’au moment où des internautes l’ont découverte via le site web « Google Earth » et ses vues aériennes.

La Navy était au courant de ce toit en forme de svastika mais n’avait pas jugé opportun de le modifier. « Il n’y avait aucune raison de refaire le bâtiment puisqu’il était en service », a expliqué une porte-parole de la base. Elle a ajouté que ce bâtiment n’était pas dans une zone de vols commerciaux et que personne ne pouvait donc le remarquer. « Dans les années 60, internet n’existait pas. Nous ne voulons offenser personne et ne voulons pas être associés à ce symbole« , a ajouté la porte-parole.

Ce n’est pas la première fois que Google Earth permet de déceler une structure en forme de croix gammée. En 2006, des internautes avaient repéré une fontaine en forme de svastika trônant au centre de Maasmechelen. Les autorités communales avaient décidé de modifier la forme de la fontaine. (belga)