çà s’est passé un 8/07 ……..


8 juillet 1853

Le  » commodore  » Perry débarque au Japon

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry apporte à l’empereur du Japon un message d’amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d’amitié, il s’agit d’une injonction à se soumettre.!!!!!

Les Japonais, qui s’étaient jusque-là tenus à l’écart des affaires du monde, se laisseront-ils assujettir comme, avant eux, les Chinois et la plupart des autres peuples d’Asie ?..Un message d’amitié en forme de menace

Le commodore (capitaine de vaisseau commissionné) s’inquiète auprès du gouvernement japonais des mauvais traitements qu’ont eu à subir des marins américains naufragés sur les îles japonaises.

Ses quatre  » bateaux noirs  », surnommés ainsi parce qu’ils utilisent du charbon et crachent de la fumée, provoquent un grand émoi chez les Japonais. Ces derniers prennent conscience de leur retard sur les  » Barbares  » d’Occident.

Il faut dire que l’archipel est soumis depuis 1603 aux  »shôguns  » de la famille Tokugawa . Ces maires du palais ont relégué l’empereur, le tenno (ou taino), dans un rôle religieux et honorifique. Ils ont dompté les grands seigneurs féodaux, les daimyo. Ils ont fermé l’archipel aux influences étrangères, avec interdiction quasi-générale d’entrer ou de sortir du pays… De ce fait , les Japonais mesurent mal les changements techniques et intellectuels qui se sont produits dans le monde et en particulier en Occident au cours des 250 dernières années.

Au cours d’une seconde visite, le 13 février 1854, le commodore Perry commande sept navires de guerre, dont quatre à vapeur. Il se fait menaçant et exige du shôgun qu’il ouvre les ports japonais aux navires de commerce et aux baleiniers américains.

Le shôgun s’incline et ses représentants signent un traité le 31 mars 1854 à Kanagawa par lequel ils garantissent le rapatriement des éventuels naufragés. Ils consentent aussi à ouvrir les ports de Shimoda et Hakodaté aux navires de commerce battant pavillon américain. Ils offrent enfin aux États-Unis un statut de faveur et accueillent en 1856 un premier consul américain, Townsend Harris.

( Harris )

Dans les années suivantes, le Royaume-Uni et les principales puissances européennes réclament et obtiennent des privilèges équivalents.

Les Japonais les plus lucides comprennent qu’ils doivent adopter rapidement les principes et les techniques des Occidentaux s’ils ne veulent pas être colonisés comme leur voisin chinois. D’autres préfèrent s’en prendre directement aux Occidentaux et se laissent entraîner à de sanglantes émeutes.

C’est le début d’un long conflit entre les réformistes et les conservateurs, ces derniers étant conduits par le shôgun. Il se termine en 1867 par la victoire des premiers et le renvoi du shôgun.

Le jeune empereur Mutsuhito

Mutsuhito

 (15 ans !) prend lui-même le pouvoir et entreprend à marches forcées de réformer le Japon. Il va en faire le premier pays industriel non occidental.

Abolition de l’esclavage….


3 juillet 1315 : Louis X le Hutin interdit l’esclavage en France

Le roi de France Louis X le Hutin (  »le Hutin  » =  » le têtu  »’ ! )

Louis X ?

publie un édit qui affirme que  » selon le droit de nature, chacun doit naître franc  ». Officiellement, depuis cette date,  » le sol de France affranchit l’esclave qui le touche  ».

L’esclavage  a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu’aux alentours de l’An Mil, l’Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu’à justifier l’édit ci-dessus. Il réapparaîtra  » insidieusement  » au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l’esclavage et la traite à grande échelle et sans état d’âme.

N.B: L’esclavage n’est reconnu comme un crime que depuis juillet 2007 en France !!!!!!!

La Saint-Jean….



 

La Saint-Jean, du culte du soleil aux feux de joie

Chaque année, dans la nuit du 23 au 24 juin, partout en France, en Europe et jusqu’au Canada, de grands feux de joie s’allument dans les villes et villages et la même ambiance joyeuse et populaire enflamme le cœur des habitants :c’est la fameuse fête de la Saint-Jean ! 

Une tradition aux manifestations multiples depuis le fond des âges, qui a su perdurer au fil des méandres de l’Histoire. 

 Jules Breton, La Fête de la Saint-Jean, 1875, musée des Beaux-Arts de Philadelphie

De lointaines origines :

Feu de la saint Jean ( image )

Feux du solstice à Mäntsälä en Finlande

Depuis la nuit des temps, les civilisations de l’hémisphère nord fêtent le solstice d’été aux alentours du 21 juin : jour le plus long de l’année. Pour les peuples, cette date est l’occasion de rendre un culte au soleil, que de nombreuses cultures représentent comme un dieu.

Jusqu’au Moyen Âge, il est coutume d’allumer dans la nuit de grands feux à la croisée des chemins, afin de chasser les sorcières qui errent dans la pénombre et de protéger les récoltes des orages et des tempêtes

Le culte de Saint Jean-Baptiste

Saint Jean-Baptiste baptisant Jésus, par Goya, 1780

Comme pour de nombreuses fêtes antiques, l’Église catholique intervient au début du Moyen Âge : voyant dans ces feux solsticiaux des rites païens répréhensibles, elle tente, avec le concours des empereurs romains d’Orient et d’Occident, d’y mettre un terme.

Pour transformer la fête en célébration religieuse, l’Église met l’accent sur le jour de la Saint-Jean-Baptiste, un saint fondateur de la religion chrétienne, que l’on vénère le 24 juin. Messes, jours de jeûnes, solennités et octaves sont proclamés, mais rien n’y fait, les traditions ont la vie dure, et aux quatre coins de l’ancien Empire, on continue à allumer de grands brasiers. 

L’Église décide alors de christianiser complètement ce rite, fermant les yeux sur les feux de joie et autorise la liesse populaire en l’honneur de Saint Jean-Baptiste. 

Une fête très populaire :

Le Bal à Bougival, par Pierre-Auguste Renoir

Bals du village, valse des amoureux, jeunes gens qui sautent par-dessus les feux, sont autant d’images d’Épinal que l’on garde de la Saint-Jean.

En effet, si les traditions diffèrent, on retrouve en France des éléments communs:

La fête commence souvent par une grand-messe célébrée par le curé de la paroisse pour la Saint-Jean-Baptiste. Dans de nombreuses régions, une veillée s’ensuit, où un immense feu de joie est allumé sur un bûcher soigneusement construit au préalable. 

La Saint-Jean est aussi une fête qui célèbre la jeunesse, aussi élit-on souvent un roi et une reine de la Jeunesse parmi les jeunes gens et les jeunes filles du village. La coutume veut, une fois que le brasier s’est affaissé, que les amoureux sautent ensemble par-dessus en guise de porte-bonheur. La soirée se finit dans la joie générale avec un bal, parfois costumé. 

Les impressionnantes Saint-Jean bretonnes :

Les feux de la Saint-Jean, ( peut-être à Plougastel ), par Charles Cottet, 1901

En Bretagne , la Saint-Jean prend parfois un aspect des plus impressionnants, car plus qu’ailleurs en France, le culte du soleil reste présent. À Brest, à Saint-Jean-du-Doigt, ou encore sur l’île d’Ouessant, les brasiers sont préparés avec le plus grand soin par les jeunes gens, et sont allumés par le curé du village.

C’est sans doute sur l ‘ île de Sein  que se déroule la forme la plus spectaculaire de la Saint-Jean. On y entoure le bûcher d’un cercle de neuf pierres, appelé le Klec’h an tan, “cercle du feu” en breton. Les jeunes gens soulèvent alors les jeunes filles et les balancent par-dessus le bûcher avant de courir à travers la campagne avec leurs torches enflammées. 

Traditions pyrénéennes et catalanes :

Le brandon de la Saint-Jean à Luchon en 2015

Dans les régions frontalières de l’Espagne, où la culture catalane est encore très présente, la Saint-Jean est une fête très importante. Elle se prépare environ une semaine à l’avance, lorsque les villageois montent avec des sarments et des fagots, au sommet du Pic du Canigou, montagne emblématique des Pyrénées.
Avec ce bois, on allume un feu à la veille de la Saint-Jean, et un montagnard par village enflamme une torche et la redescend jusque dans la vallée pour allumer
 le brasier communal. 

Dans le pays de Comminges , (qui recouvre l’Ariège et la Haute-Garonne ), on a une manière particulière de préparer le bûcher, que l’on appelle brandon  . Celui-ci est fait à partir d’un tronc de conifère fendu dans lequel on insère des morceaux de bois avant d’y mettre le feu.
Cette tradition est depuis 2015 inscrite au  Patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pour finir :


Pourquoi Georges Sand s’appelait  » George  »


Comme moi ,vous ne le saviez peut-être pas mais la romancière s’appelait en réalité Amantine Aurore Lucile Dupin. Pourquoi a-t-elle choisi ce nom ? La réponse, ici. En bonus, quatre infos à connaître sur cette femme de lettres à la pensée et aux écrits avant-gardistes.

Changer de nom pour pouvoir être publiée

Son pseudonyme naquit de la volonté de semer le trouble quant à son identité pour augmenter ses chances d’être publiée dans un univers de l’édition alors résolument masculin. En 1831, elle choisit d’adopter le prénom George, féminin méconnu de Georges, et y ajoute “Sand”, diminutif de “Sandeau”, nom de Jules, son amant de l’époque.

Défendre le droit des femmes au divorce

Engagée dans la lutte pour l’égalité hommes – femme, la romancière marque son époque par ses engagements politiques forts. Elle défend le droit au divorce et encourage les femmes à prendre le contrôle de leur vie financière et sexuelle. Des idées visionnaires acclamées et encensées par ses amis écrivains parmi lesquels Hugo et Balzac.

Lancer la mode  » garçonne  »

Comme elle l’explique dans son roman  »Histoire de ma vie  », la robe et les talons, d’usage pour une femme, ne lui conviennent pas. Ni pratiques, ni confortables. Alors, George Sand décide d’adopter la redingote. La mode masculine pour femmes est lancée.

Pour un temps journaliste au Figaro

Romancière, George Sand s’essaye aussi au journalisme. Elle participe notamment au lancement de trois journaux: La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, et l’Éclaireur. En 1831, c’est au Figaro qu’elle est engagée. Quelques mois seulement avant la sortie de son premier roman à succès, Indiana.

Amante enflammée d’Alfred de Musset

De Musset
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G.Sand

Elle entretient de 1833 à 1835 une histoire des plus tumultueuses avec le poète Alfred de Musset. Cette histoire, digne d’un roman, elle l’écrira quelques années plus tard, et la publiera, en 1859, sous le titre de Elle et lui. Engagée pour l’égalité, elle l’était aussi pour la passion.

C’était il ya ….


…environ 73 ans :

18 juin 1948_sortie-disque-33-tours_wp

…..en 1948 !

Lancement du disque longue durée, appelé Long Play par la CBS. Plus connu chez nous sous le nom de 33 tours, il tourne en réalité à 33 tours 1/3 par minute.

A la fin du XIXe siècle apparaît le disque 78 tours, un type de disque phonographique joué sur un gramophone mécanique,

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( gramophone ) !

sous l’impulsion de l’ingénieur germano-américain Emile Berliner.

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Emile Berliner

Peu à peu, le gramophone est remplacé par le tourne-disque. Ce nouveau type de lecteur permet de jouer des morceaux de 3 minutes 30, soit des  » tubes  », et de 5 minutes pour la musique classique. A partir des années 1920, le disque 78 tours se démocratise en étant joué sur des juke-boxes

Juke – boxe ancien !

(dans les bars, restaurants, magasins, hôtels…) et en radiodiffusion, tandis que l’amplification électronique permet d’obtenir un son plus puissant et fiable.

L’année 1948 => déclin pour le 78 tours, du fait de l’invention par la maison de disques Columbia du disque microsillon, aussi appelé vinyle (car le disque est fabriqué en matière vinyle). Celui-ci connaît plusieurs déclinaisons par type (45, 78 tours33 ou 16 tours ! ?) et par format (18, 25 et 30 cm), et se démarque par un meilleur son, plus détaillé, ainsi qu’une durée des pistes plus longue (entre 40 et 60 minutes réparties sur deux faces). Le format 18 cm correspond aux singles et EP, abréviation d’Extended Play, un mini-album de quatre titres. Le 25 cm est plutôt celui des EP et LP, abréviation de Long Play, soit l’ancêtre de l’album. Enfin, le 30 cm regroupe tout en version  » collector  ». C’est la maison Pathé qui, en France, favorise leur développement après-guerre. La technologie de la stéréophonie, avec reproduction du son dans l’espace, vient améliorer la qualité et l’immersion sonores dans les années 1950.

( j’ai encore beaucoup de 33 et 45 tours )

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Voilà c’est bon pour aujourd’hui !

ça s’est passé il y a ….


……environ 77ans

Le 13 juin 1944, une V1 ( »Vergeltungswaffe  » ou arme de la vengeance) s’écrase dans l’estuaire de la Tamise.

Les villes britanniques sont une nouvelle fois visées. Il ne s’agit plus comme avec le  » Blitz  »  de 1940 d’attaques par des vagues de bombardiers. On a affaire cette fois à une arme nouvelle : la bombe volante (en fait un missile de croisière).

Ultime défi

V1 en volLongue de 7,90 mètres, avec une charge de 750 kilogrammes d'explosifs, la V1 est propulsée par un pulso-réacteur mais doit d'abord être catapultée à partir d'une puissante rampe de lancement.

L’engin quitte sa rampe à environ 250 km/h mais n’atteint sa pleine vitesse (650 km/h) qu’après que son piston de lancement se soit décroché de sous son ventre. Il arrive (assez rarement) que le piston ne se décroche pas et le missile chute au bout de 500 mètres de vol.

Quand la bombe volante fait son apparition, les Anglo-Saxons ont déjà opéré le Débarquement  sur les plages de Normandie. C’est dire que l’Allemagne nazie est proche de la défaite finale. Les V1 sont pour Hitler une ultime tentative de reprendre la main en terrorisant la population britannique avec des bombardements aveugles.

Les Allemands vont envoyer vers l’Angleterre jusqu’à 250 engins par jour à partir de plusieurs dizaines de rampes installées sur le littoral de la Manche. 70 s’écrasent sur Londres chaque jour, faisant au total, en trois mois, 6 000 tués chez les citadins.

L’aviation britannique va éprouver les plus grandes difficultés à les intercepter et détruire en vol.

Un V1 a chuté au sol sans exploser

Grâce à un résistant français, Michel Hollard

Hollard photo

, qui localise les 104 rampes de lancement, l’aviation britannique va enfin pouvoir détruire celles-ci une à une et annihiler ainsi la menace. Les attaques de V1 sur l’Angleterre cessent le 1er septembre 1944.

Cependant , elles reprennent avec une intensité redoublée sur la Belgique, en voie de libération par les Alliés, du 21 décembre 1944 au 20 janvier 1945, à partir de rampes de lancement situées en territoire allemand.

En définitive, sur un total d’environ 20 000 engins V1 lancées de juin 1944 à janvier 1945, la moitié sont tombés sur les agglomérations d’Anvers et Liège, détruisant ainsi des milliers de maisons et de nombreuses vies.

Deuxième frappe…..

V2 sur la base de PeenemündeEntretemps, le 8 septembre 1944, de véritables fusées, plus puissantes et à plus long rayon d’action, ont fait leur apparition : les V2 (aussi appelées A4), avec une tonne d’explosifs chacune.

Contrairement aux missiles V1, ces puissantes fusées à combustible et comburant liquide n’ont pas besoin de rampes de lancement massives et fixes.

Elles sont lancées depuis des installations mobiles légères, ce qui complique leur repérage.

Mais dès 1943, les Allemands ont mis en chantier près de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, un gigantesque bunker, surnommé la Coupole en raison de sa forme, en vue de stocker, préparer et lancer les V2 destinées à détruire Londres. Le débarquement allié ne leur laissera pas le temps de le mettre en service.

1100 V2 s’écrasent sur Londres jusqu’au 27 mars 1945. Bilan : 2 700 tués. D’autres V2 frappent également la Belgique, en parallèle avec les V1.

Naissance des fusées:

Les V2 ont été mises au point dans le centre de recherches ultrasecret de Peenemünde, sur l’île d’Usedom, dans la mer Baltique, sous la direction d’un génial ingénieur, Werner von Braun,

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Von Braun à l’époque .

alors âgé de tout juste 32 ans (il est né le 23 février 1912).

Von Braun a commencé son travail sur les fusées dès 1932 au centre expérimental de Kummersdorf.

Hitler le remarque et le nomme en 1936, quand il n’a encore que 24 ans, directeur du centre de Peenemünde dont il vient de décider la création. Le centre, qui va occuper jusqu’à 12 000 personnes, travaille d’abord sur la propulsion à réaction avant d’orienter ses recherches vers les fusées.

Vers la conquête de l’espace……

Quand l’Allemagne nazie capitule , von Braun en est déjà à projeter des fusées intercontinentales capables de frapper les États-Unis ! Il échappe aux Soviétiques et fuit jusqu’en Bavière, où il se rend aux Français. Ceux-ci le livrent aux Américains, trop heureux de leur bonne prise.

Von Braun prisonnier des FrançaisÀ l’image des autres savants allemands qui ont mis au point les V2, von Braun entre bon gré mal gré au service des vainqueurs. Il poursuivra sans état d’âme ses travaux sur les V2 mais cette fois pour le compte de l’armée américaine.

En 1958, il passera à la NASA et va dès lors accomplir son rêve d’enfant : envoyer des hommes sur la lune ! C’est lui qui dirigera en effet le programme Apollo qui va accomplir cet exploit !  Werner Von Braun meurt dans la discrétion le 17 juin 1977 à Alexandria, en Virginie.

Vidéo :

Le salut militaire ……?


Pourquoi se saluent ils de cette façon ?

Ce geste de respect et de fraternité effectué par les soldats trouve son origine au Moyen Âge.:

Les duels de chevaliers étaient alors organisés pour amuser les seigneurs et leur cour. Avant de se munir de leur lance, les deux chevaliers se croisaient et, dans un geste de respect mutuel et de courtoisie, relevaient la visière de leur heaume

pour croiser leurs regards. Ce salut était effectué avec la main droite pour montrer que les deux combattants n’étaient pas armés.

Dès le XVIIe siècle, le salut a été repris parmi les soldats qui se témoignaient une fidélité réciproque. Lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant ainsi allusion aux trois personnes de la Sainte-Trinité.

Plus tard, la main s’arrêtera à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

En France, d’après le livre de l’infanterie de l’armée française de 1916, le salut se doit d’être ainsi :

 »Le salut est exécuté de la manière suivante :

Porter la main droite ouverte au côté droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l’avant-bras, les doigts étendus et joints, le pouce réuni aux autres doigts ou légèrement écarté. La paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l’alignement des épaules.

L’attitude du salut est prise d’un geste vif et décidé et en regardant la personne que l’on salue. Le salut terminé, la main droite est vivement renvoyée dans le rang.

Tout militaire croisant un supérieur le salue quand il en est à six pas et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé.

S’il dépasse un supérieur, il le salue en arrivant à sa hauteur et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé de deux pas.

S’il est en armes, il présente l’arme en tournant la tête du côté du supérieur. S’il fume, il prend son cigare ou sa cigarette de la main gauche et salue de la main droite etc.

Autant dire qu’il faut réfléchir à toutes les situations avant de saluer ! (pas si facile que ça finalement…lol ). Et bien sûr, le plus gradé a droit au salut !

La fête des mères….


En premier , je souhaite une bonne fête à toutes les mamans ( qui liront ce petit billet ) , j’espère que ce fut pour elles un bon moment , bonne journée entourée de leurs enfants .

Malheureusement , pour moi , ce ne fut pas drôle : Ma mère

( une des seules photos de maman / pas d’elle plus jeune ! )

vient de mourir alors……

Si  » on  » cherche , on trouve plusieurs origines pour cette fête :

La Fête des mères est célébrée chaque année , le dernier dimanche de mai ( En France du moins ). À cette occasion, les enfants, petits et grands, en profitent pour multiplier les démonstrations d’affection à leur maman. ( devraient en profiter pour ….Ce n’est pas toujours le cas …. )

La maternité était déjà mise à l’honneur dans l’Antiquité , ce n’est que depuis peu qu’elle a été institutionnalisée et ajoutée au calendrier. 

En France, la Fête des mères a parfois mauvaise réputation : on a tendance à attribuer son invention au maréchal Pétain

Pétain ( image du net )

( je le croyais ! ). En réalité, si le régime de Vichy a bel et bien contribué à la popularisation de cette fête, il ne l’a pas créée de toutes pièces.

Ce serait une invention de 1897 reprise par Pétain

Pour remonter aux origines de la Fête des mères en France, il faut revenir en 1897. Bien avant Pétain, donc. L’Alliance nationale contre la dépopulation lance l’idée de créer ne fête en l’honneur de la maternité, notamment pour les mères de familles nombreuses. 

Quelques années plus tard, en 1906, une célébration officielle a lieu dans une cour d’école à Artas (Isère), pour remettre des “récompenses de haut mérite maternel”

La première fois cette récompense ou  » diplôme !  » fut remise à deux mères de neufs enfants ! . Puis, en 1918, une première “Journée des mères” est instaurée à Lyon, pour rendre hommage aux mères ayant perdu un fils dans les tranchées de la Grande Guerre et plus tard aux fils perdus durant la secondes guerre mondiale ! .

Enfin, après la création d’une médaille de la famille française

Médaille de la famille française ? ( image du net )

 en 1920, la Fête des mères est fixée par décret à partir de 1926 au quatrième dimanche de mai. 

La loi du 24 mai 1950 fixe la date de la fête des mères telle qu’elle est connue aujourd’hui .C’est à dire le dernier dimanche de mai , sauf s’il tombe le même jour que la Pentecôte , dans ce cas , elle est reportée au 1er dimanche de juin ….

Le “V” de la victoire ?


Pourquoi fait-on le “V” de la victoire ?

La réponse semble être dans la question : Le V de la victoire vient précisément de la Victoire, qui commence par la lettre V. Mais de quelle victoire s’agit-il ? Et pourquoi l’expression a-t-elle été accompagnée du geste ?

Selon l’historienne Aurélie Luneau

A. Luneau .

dans son livre  » Radio Londres 1940-1944 Les voix de la liberté  » , tout commencerait à la BBC à l’époque de la Résistance, pendant la seconde guerre mondiale.

Le 14 janvier 1941, sur les ondes de la section belge de cette radio ( BBC ), l’animateur Victor de Laveye

s’adresse à ses compatriotes et les incite à tracer des V partout dans le pays, en Belgique donc. Il prononça exactement les mots suivants:

 » Il faut que tous les patriotes de Belgique aient un signe de ralliement, qu’ils multiplient ce signe autour d’eux, qu’en le voyant inscrit partout, ils sachent qu’ils sont une multitude. Et que l’occupant, lui aussi, en voyant ce signe, toujours le même, se répéter indéfiniment, comprenne qu’il est entouré, par une foule immense de citoyens belges qui attendent impatiemment son premier fléchissement, guettent sa première défaillance  ».

 » Quel signe de ralliement ?  » se demande la population . Victor de Laveye le précise:  » Je vous propose comme signe de ralliement, la lettre V. Pourquoi ? Parce que V, c’est la première lettre de Victoire en français et Vrijheid (Liberté) en flamand  ».

Ce mot d’ordre eut un immense succès. Dans les jours, semaines et mois qui suivent, les V fleurissent partout en Europe. En Belgique d’abord puis aux Pays-Bas et en France. Graffitis sur les murs, les voitures etc…( il se  »décline  » également en morse, par la succession de trois signaux courts, suivis d’une note finale plus longue ) .

Mais ,comme chacun sait , celui qui fit passer à la postérité ce signe est Winston Churchill , Premier ministre britannique. Il fait le geste du V avec ces doigts, index et majeur écartés, et un photographe l’immortalise le 5 juin 1943.

…………………….

Le savoir est inutile mais…


Pas de commentaire depuis plus de 5 jours ! pfff => je les bloque …

marin-francis08@outlook.com

Les lois Américaines :

Les lois américaines peuvent souvent paraître absurdes, mais l’explication est simple :

Elles sont faites par jurisprudence : Une décision prise lors d’un procès sera réitérée si une affaire similaire vient à réapparaitre devant les juges.

Exemple : J’accuse mon voisin de jouer aux dominos le dimanche à 5h parce que selon ma religion, c’est interdit. Devant les juges, on déclare l’accusé coupable : on ne doit pas jouer aux dominos le dimanche à 5h.
DONC : Si quelqu’un est « re-accusé » de jouer au domino un dimanche, la même peine lui sera appliquée. De ce fait, la quasi totalité des lois nous paraissent stupides alors qu’elles ont toutes un contexte.

P.S : De nombreuses lois sont très anciennes mais existent toujours aujourd’hui. Mais à l’époque, elles avaient du sens