Anniversaires….


Depuis quand souhaite-t-on les anniversaires ?

Fêter sa naissance avec gâteau, bougies et cadeaux : aujourd’hui, cela semble naturel. Mais jusqu’à la Révolution, les Français s’en fichaient… car ils ignoraient leur date de naissance ! A la place, ils honoraient le jour de leur saint patron, ou celui de leur baptême. Les célébrations étaient collectives et placées sous l’égide de l’ Eglise .

On enregistre les naissance et non plus les baptêmes

C’est la République laïque qui va favoriser l’invention de l’anniversaire. A partir de 1792, les communes consignent  les naissances

dans les registres d’état civil.

Ancien registre d’état civil

Un acte fort, car jusqu’ici c’était l’Eglise qui enregistrait les baptêmes (pas les naissances). Fin XVIIIe, chez les bourgeois, on fête peu à peu sa venue au monde plutôt que son entrée dans la communauté des croyants.

fête d’anniversaire en famille aujourd’hui .

Quelle est l’origine du gâteau d’anniversaire ?

L’apparition du gâteau avec des bougies provient des Grecs qui avaient comme coutume de déposer des gâteaux ronds avec des bougies sur le Temple de la déesse Artémis. Ces bougies, symbolisant la lumière et le reflet terrestre de la déesse, étaient aussi l’occasion d’émettre un vœu en soufflant les bougies.( comme aujourd’hui )

Et les cadeaux ?

Au Moyen Age , la tradition était de donner un banquet pour son anniversaire. Celui qui était célébré était chargé de fournir le lieu et d’organiser la réception , mais demandait à chaque invité d’apporter un élément du repas !! C’est ce qui fait qu’au fil du temps ,la tradition du repas s’étant perdue , les amis offrent des cadeaux à ceux qui fêtent leur anniversaire ,à la place des  » mets  »

Pourquoi ce billet ?

Parce que aujourd’hui c’était  » mon » anniversaire .

Un 30 janvier….


….. 1810 il y a environ 213 ans :

Nicolas Appert invente les conserves alimentaires ( que je mange beaucoup )

Sous le 1er Empire, à Ivry-sur-Seine, le confiseur français Nicolas Appert ……

Nicolas Appert

…… invente un procédé de conservation des aliments en les chauffant dans des seaux hermétiques en verre, de façon à éliminer l’oxygène et les micro-organismes. 

L’administration impériale lui accorde une récompense de 12 000 francs le 30 janvier 1810, en échange de quoi l’inventeur renonce à breveter son invention. Il la détaille dans  »Le Livre de tous les ménages

Le Livre de tous les ménages ?

ou l’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales  ».

Mais les Anglais se moquent / fichent de la générosité de ce  » bienfaiteur de l’humanité  » et, la même année, Peter Durand

Peter Durand

(un Français !), dépose le brevet à Londres.

La conservation par stérilisation

bocal conservation aliment à stérélisation .

a l’immense avantage de préserver les qualités nutritionnelles des aliments et notamment leur teneur en vitamine C. Elle va être d’un grand profit dans la prévention du scorbut chez les marins au long cours tant français qu’anglais.

Nicolas Appert poursuit ses recherches et en 1817, il met au point les premières boîtes de conserve en fer-blanc

Vieille conserve en fer

conserve aujourd’hui ?

. Cette fois, il veille à en déposer le brevet. Ses compatriotes, reconnaissants vont longtemps appelés son procédé  » appertisation  ». Maigre consolation pour l’inventeur qui mourra dans le dénuement en 1841, à 91 ans.

Vidéo :

Ma mère le faisait….

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Nicolas Appert
    » S’il est merveilleux de débrouiller les lois de la nature et de se laisser aller aux spéculations théoriques, il est encore plus  magnifique de conquérir une nouvelle industrie, et de donner, dans une plus large mesure, satisfaction aux besoins journaliers de l’existence  » ?
  Appert fut  un de ces génies utilitaires. Guidé par une idée dont on peut, au cours de sa vie , suivre les traces , il a fini par résoudre pratiquement ce problème difficile de la conservation des substances alimentaires  Il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet. Bien sur,  d’autres avant lui avaient eu et avaient exprimé cette idée dont la simplicité est remarquable . Mais personne ne l’avait mise  » en pratique  » . La découverte de la conservation est bien due à Appert, puisque c’est lui qui l’a pratiquement réalisée.
  Parmi ses prédécesseurs, on cite notamment Boerhaave, Glauber et plus tard Gay-Lussac, qui ont indiqué des moyens de conservation. On a aussi attribué au pasteur livonien Eisen l’invention des conserves ( En fait , le pasteur Eisen s’était  borné à conserver des substances par la dessiccation ). Depuis Appert, l’industrie des conserves est devenue la base d’une grande industrie nationale.
  Nicolas Appert est né, en 1749, à Châlons-sur-Marne.  Peu de choses du début de sa vie sont connues , sinon que, jusqu’en 1796 il s’occupa du commerce des produits alimentaires.    On le retrouve, travaillant dans les caves de la Champagne, dans les brasseries, les offices, les magasins d’épicerie . La confiserie l’occupa plus longtemps , et, pendant quinze ans, il fut  confiseur, rue des Lombards.
   Ce serait  pendant cette période que son idée dominante  » germa  », prit corps et finit par occuper tout son temps. Il avait remarqué dans tous ses travaux à quel point  était importante  l’action du feu sur les substances alimentaires. C’est grâce au feu qu’il pouvait modifier non seulement le goût, mais aussi la nature de ses aliments ; il devait arriver à conserver ceux-ci par l’action du feu.
   Vers 1796 , Appert quitta le commerce et  s’établit à Ivry-sur-Seine. Il fut même nommé officier municipal de cette commune le 7 messidor an III (25 juin 1795) et exerça ces fonctions pendant plusieurs années. Son séjour à Ivry fut  » productif  ».    C’est là qu’à force de patience, de travail et de science, il obtint la réalisation pratique de son idée. Mais le moment était peu favorable pour l’industrie et le commerce. Appert dut avoir recours à des industriels anglais pour obtenir quelques fonds, et, en 1804, il quitta Ivry pour venir s’installer à Massy, où il fonda sa fabrique.
   La première application du procédé date donc de 1804, époque à laquelle Appert installa son usine à Massy. Celle-ci occupait une surface de 4 hectares, presque toute consacrée à la culture du pois et du haricots . Il y dirigeait les travaux. Les quelques rares personnes qui l’ont connu en parlèrent  plus tard d’un petit homme gai, travailleur, toujours prêt à renseigner chacun, aussi bon qu’actif, et qui avait, à Massy, su gagner l’amitié de tout le monde. Il occupait pendant la saison vingt-cinq à trente femmes pour écosser les pois et éplucher les haricots.
Dès le début, vers 1804, Appert fit constater officiellement par des expériences faites sur plusieurs navires la valeur de ses conserves. Cependant, tandis qu’il continuait à mener à Massy sa petite vie calme et laborieuse, sa découverte faisait grand bruit ; les corps savants, les journalistes, le public s’y intéressaient. Mi  mars 1809, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale étudiait son  un rapport de sa commission sur le procédé.

  Les membres de la commission (  Guyton-Morveau, Parmentier, Bouriat ),   avaient examiné des substances conservées depuis plus de huit mois et leurs conclusions étaient des plus favorables à Appert. La presse lui adressait des louanges.  » M. Appert, disait le Courrier de l’Europe du 10 février 1809, a trouvé l’art de fixer les saisons : chez lui, le printemps, l’été, l’automne vivent en bouteilles, semblables à ces plantes délicates que le jardinier protège sous un dôme de verre contre l’intempérie des saisons.  » 

    Enfin, une commission officielle chargée d’étudier le procédé fut nommée. Le bureau consultatif des arts et manufactures accorda à Appert une somme de 12 000 francs à titre d’encouragement. Son ouvrage  »L’art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales  » parut en 1810. Il s’y donnait comme titre « ancien confiseur et distillateur, élève de la bouche de la maison ducale de Christian IV ».
       Avant Appert, les principaux moyens de conservation employés étaient la dessiccation, l’usage du sel et celui du sucre. Or, par aucun de ces moyens, on ne peut conserver les aliments sous une forme rappelant l’état frais. Notre savant explique que « l’action du feu détruit, ou au moins neutralise tous les ferments, qui, dans la marche ordinaire de la nature, produisent ces modifications qui, en changeant les parties constituantes des substances animales et végétales, en altèrent les qualités. » L’ouvrage d’Appert fut rapidement épuisé ; il s’était vulgarisé et se désignait ordinairement sous le titre de Livre de tous les ménages. Une seconde édition en fut publiée en 1811 et une troisième en 1813.
  Une étape importante dans la vie d’Appert est le voyage qu’il fit à Londres en 1814. « Lors de mon voyage à Londres en 1814, dit-il dans la quatrième édition de son ouvrage, j’ai vu dans une taverne de la Cité, celle où la Banque donne ses fêtes, un appareil à vapeur fort simple, au moyen duquel on peut faire cuire tous les jours le dîner de cinq à six cents personnes. » L’emploi de la vapeur parut de suite indiqué à Appert pour faire en grand la cuisson des conserves.
   Le voyage à Londres avait un autre intérêt. Les Anglais s’étaient très vivement intéressés aux recherches d’Appert et un Français, Gérard, avait apporté à Londres les idées et l’ouvrage d’Appert. Une grande société s’était fondée qui, en moins de trois ans, perdit une somme de 100 000 francs en cherchant à rendre pratique la conserve enfermée dans des boîtes de fer-blanc. Une des grandes objections qui avaient été faites à Appert, notamment par la Commission officielle, était en effet la fragilité des vases de verre qu’il employait. La substitution du fer-blanc au verre devint la principale préoccupation d’Appert à sa rentrée en France.
     Obligé d’abandonner son établissement de Massy bouleversé en 1814 et 1815 par les alliés qui l’avaient transformé en hôpital, Appert se réfugia à Paris où il installa dans un petit logement, rue Cassette, les quelques appareils qu’il put emporter. Bien que fort gêné, il continua tant bien que mal à s’y livrer à ses recherches. Fort heureusement, le gouvernement lui accorda un local vaste et commode aux Quinze-Vingts et c’est là qu’à la suite de nouvelles recherches et de nouvelles expériences, il put porter plus loin ses perfectionnements.   

    L’inventeur  ne put jouir, dans les dernières années de sa vie, du fruit de ses labeurs et de sa découverte. Préoccupé par son travail, il ne s’apercevait pas qu’il y dépensait toute sa fortune et tous ses gains. En 1816, sa fabrique de Massy, couverte d’hypothèques, du être vendue. Si Appert était inventeur n’était pas du tout un commerçant et il  »essuya  » plusieurs déboires. Il dut se retirer à Massy dans une petite maison dite « maison du Cadran ». Là, il continua à travailler, aidé dans une bien faible mesure, par la rente que lui versait  l’État.
   Mais il devenait plus faible, son existence devint triste : Il ne trouva plus la force de perfectionner sa découverte, il n’eût même pas la joie de se sentir entouré et aimé par les siens. Une vieille servante seule resta auprès de lui. Depuis longtemps il était séparé de sa femme et aucun parent ne vint consoler le vieillard. C’est dans l’abandon qu’il mourut le 1er juin 1841, et son corps fut placé dans la fosse commune.

Edith Clark…..


Pourquoi est-elle célèbre ?

Edith Clark naît dans une petite commune du Cher ( proche de là où je vis), en 1904, et devient dactylo. Si son nom est passé à la postérité, c’est qu’elle a voulu changer le cours de la vie monotone qui l’attendait.

Elle a une passion : Les avions. En effet, elle n’a qu’une envie : piloter l’un de ces appareils. Mais elle n’a pas les moyens de suivre les cours et la formation nécessaires à l’obtention du brevet de pilote.

Le 29 janvier 1935, elle prend tout de même place dans l’avion piloté par l’aviatrice Madeleine Charnaux

Madeleine Charnaux ?

qui, ce jour-là, bat le record féminin d’altitude pour avion léger.

Comme elle ne peut pas l’imiter, Edith Clark

Edith Clark ?

se tourne vers une discipline qui n’est pas sans rapport avec l’aviation : le parachutisme.

C’est une parachutiste audacieuse, qui ne craint pas le danger. En effet, elle se spécialise dans les sauts à basse altitude. Ainsi, en 1931, à Bucarest, elle saute d’une échelle de pompiers, dressée à seulement 27 mètres de hauteur.

En s’élançant du haut de la coupole du cirque d’hiver,

cirque d’hiver ?

à Paris, elle bat même le record du saut en parachute à l’altitude la plus faible. Elle est même si basse que la jeune femme a à peine le temps d’ouvrir son parachute avant d’atteindre le sol.

Décidément casse-cou, Edith Clark n’hésite pas à sauter au-dessus d’une cage, où des lions étaient enfermés. Paniqués par l’irruption de la jeune femme, et la vue de son parachute, les fauves s’écartent, ce qui lui permet de sortir de la cage sans encombres.

En 1936 ( à 32 ans ! ), Edith Clark est la première femme à obtenir son brevet de parachutiste. Dès lors, elle peut exercer son activité en tant que professionnelle.

C’est ainsi qu’elle est amenée à essayer de nombreux modèles de parachutes militaires. Et c’est au cours d’une de ces séances de test qu’elle trouve la mort. Ce 16 mars 1937, près de Villeneuve-lès-Avignon, elle saute à une altitude de 500 mètres.

Ce n’est pas son premier saut avec ce parachute d’entraînement, mais, cette fois, il ne s’ouvre pas. Ne pouvant ouvrir non plus son parachute de secours, la jeune femme s’écrase au sol.

Basil Zaharoff …….


….qui est le  » marchand de mort  » Basil Zaharoff ?

 

Né en 1849 dans l’Empire ottoman, Basil Zaharoff …..

Basil Zaharoff ?

… est un aventurier aux activités louches qui, dès son plus jeune âge, procure des clients aux prostituées de Constantinople. Il fait aussi de la contrebande et s’intègre à un gang de faux pompiers, chargés d’éteindre les incendies qu’ils ont eux-mêmes allumés.!!!!

Mais ce qui fera surtout sa fortune, ce sont les ventes d’armes, dans lesquelles il se lance à la fin des années 1870. Grâce à ses relations et à son entregent,( entregent =Adresse à se conduire, à se faire valoir en société, à jouer de ses relations ) il y réussit très bien.

Sans états d’âme, Zaharoff fournit des armes aux belligérants qui s’affrontent dans les conflits qui, à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ensanglantent les Balkans, l’Afrique du Sud et, un peu plus tard, l’Europe entière.

Ce trafic d’armes fait la fortune de Basil Zaharoff. Il lui vaut aussi son surnom de « marchand de mort« . Immensément riche, il fréquente les élites et investit son argent dans le pétrole ou les bateaux.

Mais il devient aussi, en 1923, le principal actionnaire de la Société des Bains de Mer (S B M) de Monaco, qui gère le casino et des hôtels de luxe de la principauté. Cette entreprise, très prospère, consent de nombreux prêts au prince Louis II de Monaco

prince Louis II ?

, souvent impécunieux.

Mais Zaharoff voit encore plus grand. Il n’imagine rien de moins que d’offrir la principauté elle-même à sa maîtresse, épousée en 1924, la duchesse Maria de Villa-Franca de los Caballeros.

Maria de Villa-Franca de los Caballeros ?

Le projet n’est pas si insensé qu’il peut paraître au premier abord. En effet, le prince Louis II, arrivé au pouvoir en 1889, éprouve beaucoup moins d’intérêt pour les affaires du « Rocher », comme on appelle aussi Monaco, que pour l’armée, dont il est issu.

En plus, la duchesse est apparentée à la famille royale d’Espagne. Elle ferait une princesse de Monaco très convenable. Mais Louis II refuse le marché et, en 1926, la duchesse de Villa-Franca succombe à la tuberculose.

Dès lors, Basil Zaharoff, dont le monde s’écroule, n’est plus que l’ombre de lui-même. Renonçant à toutes ses activités,, il se retire et meurt à Monaco en 1936.

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Supplément :

Il parait que dans  » L’Oreille cassée   »

L’Oreille cassée

(1937), album des aventures de Tintin, on peut voir le personnage de Basil Bazaroff, marchand d’armes qu’on voit paisiblement vendre des canons au San Theodoros du général Alcazar, avant d’aller faire la même chose dans le pays rival, le Nuevo Rico.( Je n’ai pas souvenir de cet album ) Ce Basil Bazaroff ne serait autre que l’homme d’affaires Basil Zaharoff, décédé en 1936, dont Hergé a reproduit l’apparence (moustache, barbiche, canne, chapeau) et a à peine modifié le nom……

Pendant l’entre-deux guerres, le  » mystérieux  » et richissime industriel dont la biographie est alors semée de zones d’ombre, a été rendu immensément célèbre par les médias, qui ont fait de lui l’archétype du  » marchand de mort  » et du  » profiteur de guerre  » responsable du massacre de 1914-18. La vie de ce personnage redoutablement cynique, reconstituée en 2019 par l’historien Tristan Gaston-Breton

Tristan Gaston-Breton ?
Le livre ?

dans les années 1880 qu’eut lieu son premier coup d’éclat , lorsqu’il parvient à vendre le sous-marin Nordenfelt à la fois aux Grecs, aux Turcs et aux Russes !!

Les journaux vont s’intéresser très fréquemment à lui, lui attribuant une influence aussi décisive que souterraine sur les grands événements internationaux de l’époque, et forgeant peu à peu un véritable mythe autour de lui. Il personnalise alors, presque à lui seul, le profil du milliardaire tirant dans son propre intérêt les ficelles du pouvoir européen.

En octobre 1921, dans le journal conservateur Le Matin,

 Le Matin ?

son nom apparaît dans un article sur les relations franco-turques. Henry de Jouvenel

Henry de Jouvenel ?

y qualifie Basil Zaharoff d’  » homme mystérieux de l’Europe  » et de  » financier cosmopolite ,  riche de plus d’un milliard  », évoquant ses liens avec Georges Clemenceau

Clemenceau

dont il a recruté le fils ( Michel Clemenceau )

Michel Clemenceau ?

pour » la Vicker » ( Vickers 

la Vicker?

est une variante britannique de la mitrailleuse Maxim ?.)

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» Mais est-ce bien le vrai Zaharoff qui vient de mourir ? En septembre 1933, une information anglaise nous apprenait sa mort. Le lendemain un démenti venait de France, il se reposait dans son château de Balincourt.

Un journal américain envoya un de ses collaborateurs en Europe pour éclaircir ce mystère ; ce dernier rapporta ce témoignage : Sir Basil Zaharoff serait enterré depuis longtemps et c’est un autre homme qui, sous son nom, aurait continué à diriger les diaboliques intrigues des marchands de canons. Mais je crois que ce dernier trait n’est qu’une légende et que le ciel bleu de Monte-Carlo a bien reçu hier matin le dernier soupir de l’homme le plus mystérieux du monde.  »

Les prêtres ouvriers ……qui/que sont ils


Dès le début du XXe siècle, certains prêtres s’engagent, à titre individuel, dans le monde du travail. Ces ecclésiastiques, et ceux qui les suivront, ressentent le besoin de partager, en travaillant à leurs côtés, les problèmes quotidiens des ouvriers.

Il leur semble que c’est le meilleur moyen de mettre en pratique les valeurs évangéliques de partage et de fraternité, et de rester ainsi fidèles à l’esprit de leur mission sacerdotale.

Travailler en commun, avec les mineurs ou les dockers, leur paraît d’autant plus important que, durant la Seconde Guerre mondiale, un livre, promis à un grand retentissement, alerte sur la déchristianisation des milieux ouvriers.

L’expérience commence, de manière officielle, dès 1942. Après la guerre, de nombreux prêtres-ouvriers travaillent en usine, dans les ports ou sur les chantiers.

L’Église a autorisé le mouvement, mais du  »bout des lèvres  ». En effet, la hiérarchie catholique éprouve des réticences envers cette expérience des prêtres-ouvriers.

Elle leur paraît , en effet ,incompatible avec la neutralité que le prêtre, pasteur de l’ensemble de ses ouailles, doit conserver dans l’exercice de son ministère. Et, de fait, plusieurs prêtres-ouvriers s’engagent dans des syndicats ou même des partis politiques.

Ils participent également à des manifestations et à des grèves. Du coup , en 1954, Pie XII

Pie XII ?

encadre de manière plus stricte cette expérience, réduisant à trois heures quotidiennes le temps que le prêtre peut consacrer à son travail et lui interdisant tout engagement syndical.

Attaché à une conception moins engagée du sacerdoce, Jean XXIII

Jean XXIII ?

mettra même fin à l’expérience en 1959.

Le Concile Vatican II, en 1965, change cependant la donne. À sa suite, Paul VI permet à nouveau le travail des prêtres. Ils sont désormais encadrés par la  »Mission ouvrière  », qui regroupe les acteurs de l‘évangélisation en milieu ouvrier.

L’expérience est d’abord un succès, puisqu’on compte environ 800 prêtres-ouvriers au milieu des années 1970. Mais, par la suite, leur nombre décroît peu à peu. Selon certaines sources, ils seraient environ 300 en 2020, mais, la plupart étant en retraite, il n’en resterait qu’une quinzaine encore en activité.

Les débuts de la télévision


Il y a déjà 97 ans :Le 26 janvier 1926 :

( parceque la télé est pratiquement toujours allumée chez moi ) :

Plusieurs pays et plusieurs chercheurs peuvent légitimement revendiquer la paternité de l’invention de cet objet devenu essentiel de notre quotidien26 janvier 1926 : les débuts de la télévisionL’inventeur écossais John Logie Baird et son premier système de télévision démontré publiquement

     L’idée d’utiliser des ondes pour transmettre des messages est née d’une expérience réalisée par l’allemand Heinrich Hertz

Heinrich Hertz ?

le 15 mars 1888. Hertz cherche alors à confirmer de façon expérimentale les thèses en matière d’électro-magnétisme d’un des physiciens les plus féconds et les plus brillants de l’histoire, à savoir le britannique James Maxwell.

James Maxwell.?

Cependant, commentant le succès de son expérience qui amorce le développement du recours aux ondes  »hertziennes », il répond à l’un de ses étudiants qui l’interroge sur les applications concrètes de ce genre de travaux, qu’il n’y en a aucune… Heureusement, d’autres ne partagent pas ce point de vue et s’appuient sur les théories de Maxwell et les expériences de Hertz pour concevoir des appareils permettant la transmission sur longue distance de sons et d’images.

“John Logie Baird consacre son temps libre à ses recherches sur ce qui est devenu chez lui une obsession : transmettre par des ondes des images animées. Il y parvient le 26 janvier 1926, jour où un petit numéro de marionnettes qu’il assure lui-même est visible dans une pièce située à l’autre bout de son appartement

C’est ainsi que le 26 janvier 1926, l’écossais John Logie Baird

John Logie Baird ?

réussit ce qui est considéré par beaucoup comme la première émission de télévision. Né en 1888, l’année même où Hertz réalise son expérience fondatrice, il reçoit une formation d’ingénieur en électricité. En 1922, après un début de carrière dans l’industrie, il s’établit à son compte, vivant de publications de vulgarisation scientifique et de conseils aux entreprises. John Logie Baird consacre son temps libre à ses recherches sur ce qui est devenu chez lui une obsession : transmettre par des ondes des images animées. Il y parvient le 26 janvier 1926, jour où un petit numéro de marionnettes qu’il assure lui-même est visible dans une pièce située à l’autre bout de son appartement.

Invention finalement française

Très excité par ce premier succès, il améliore son dispositif au point de réussir à transmettre des images de Londres à Glasgow en 1927. S’il réussit en 1929 à intéresser la poste allemande à son invention, il est vite dépassé par d’autres ingénieurs et doit s’effacer, au profit en particulier du français René Barthélémy

René Barthélémy ?

. Celui-ci a un profil proche de celui de John Logie Baird. Il est né en 1889 et est diplômé de l’École supérieure d’électricité (Supélec pour les initiés). Le 14 avril 1931, dans un amphithéâtre de Supélec, porte de Vanves, à la limite entre Paris et Malakoff, il réunit 800 personnes pour assister à ce qu’il annonce comme un événement exceptionnel. Ce jour-là, Suzanne Bridoux,

Suzanne Bridoux ?

sa secrétaire, parle sur un écran installé dans l’amphithéâtre en question. Or, elle est physiquement devant la tour Eiffel. Elle devient ainsi la première speakerine de l’histoire de la télévision. Si des expériences d’émission d’images à longue distance ont déjà eu lieu au Royaume-Uni, elles sont finalement restées plus confidentielles, si bien que c’est le succès de l’opération organisée par Barthélémy qui lance vraiment la télévision, reléguant John Logie Baird dans l’oubli.

La carte postale…..


( en rangeant mon » fouillis  » de vieux courriers , j’en ai retrouvé . dont plusieurs d’une amie très proche mais perdue de vue ,qui savait que j’aime les  »choses anciennes  » / insolites ….. )

D’après ce que j’ai lu , les cartes postales seraient apparues en France pendant la guerre de 1870 :

Cartes postales anciennes :

Histoire de la carte postale :

Monsieur Besnardeau,

instituteur et libraire à Sillé-le-Guillaume ( Sarthe ), eut pour clients les soldats du camp de Conlieu, et bientôt fut épuisée la provision de papier à lettres de sa petite boutique. Que faire ? Le libraire eut une heureuse inspiration : il fit imprimer des cartons dont un côté était réservé à la correspondance, tandis que l’autre côté portait un dessin, un sujet patriotique, au milieu duquel s’inscrivait l’adresse du destinataire.

Ces cartes se vendirent comme des petits pains. Malheureusement, après la guerre, le libraire ne sut pas tirer parti de sa création. Il mourut à l’hospice de Château-Gontier, en 1874.

Mais l’idée germa. L’Etat français se mit à fabriquer et à vendre des cartes postales ; puis il autorisa les particuliers à en fabriquer et à en vendre également. On orna des cartes de dessins et le plus souvent dans un but de réclame.

La première carte postale a été inventée dans la commune de Sillé ?

Les quatre témoins qui, en juin 1906, attestèrent les droits d’inventeur de Léon Besnardeau à la mairie de Sillé. |

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L’office de tourisme organise une exposition sur Léon Besnardeau en juillet et août. Libraire et imprimeur à Sillé-le-Guillaume, il a créé, en décembre 1870, la première carte postale illustrée française.

Né le 14 novembre 1829 à Courcelles (aujourd’hui Courcelles-la-Forêt), Léon Besnardeau effectue ses études au Mans et embrasse la même carrière que son père, l’enseignement primaire. Il épouse Marie-Françoise Coulon et est nommé instituteur à Saint-Rémy-de-Sillé.

Un fonds de librairie se trouve vacant à Sillé et mis en vente. Léon Besnardeau abandonne la carrière d’enseignant et achète le fonds. Dans cette librairie, située rue Dorée, il vend des livres scolaires, de jardinage, de cuisine, des almanachs, parfois des romans à la mode mais surtout des objets de papeterie.

En 1870, survient la guerre. Un vaste camp militaire est établi à Conlie au sommet de la butte de la Jaunelière. Les infortunés mobilisés bretons, minés par l’inaction, tournent leur regard et leurs pensées vers cette lointaine Bretagne, vers leurs parents et amis avec lesquels ils ne peuvent même pas correspondre, car ils manquent totalement de papier à lettres et enveloppes.

C’est alors que Besnardeau a l’ingénieuse idée de découper en petits rectangles, les couvertures des cahiers, ainsi qu’un stock de cartons blancs. Il en résulte un amas de petites cartes blanches de 66 mm sur 98 mm, susceptibles d’être envoyées sans enveloppe, le recto orné de dessins allégoriques étant réservé à l’adresse, et le verso à une correspondance de quelques lignes.

La notoriété de Besnardeau s’est estompée et serait oubliée si le Petit Journal du 6 septembre 1902 ne lui avait consacré un article vantant son ingéniosité ; cet article fit de Besnardeau  » le dieu des cartophiles français  ». Il décède le 9 septembre 1914.

En 1970, le club philatélique a organisé une exposition pour fêter les 100 ans de la carte postale.

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 »Malheureusement  », des recherches démontrent qu’un prussien, professeur à Vienne, a utilisé pour la première fois une carte postale peu de temps avant le sarthois, sur une idée datant de 1865. 

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église de Saint Rémi de Sillé

Billet sans intérêt mis pour tester mon P.C après passage de mon fils …..


L‘histoire tragique du chat-espion à 20 millions de dollars

En 1966, en plein cœur de la Guerre froide, les génies de la CIA ont transformé un félin innocent en micro vivant dans le but d’espionner l’ambassade soviétique à Washington. Une épopée qui finit mal.

Caricature ,  » chat espion »

Il parait qu’il est désormais incontestable que nous ( Européens, Occidentaux, atlantistes, Forces du Bien, héritiers des Lumières, etc nous trouvons embarqués dans un nouveau cycle de Guerre froide avec l’Est, crise des missiles en moins, ferme à trolls en plus. Et comme à l’époque de Khrouchtchev, qui dit guerre froide dit espionnage, et donc matériel d’écoute de haute technologie. Le 16 avril dernier, les gouvernements britannique et américain mettaient conjointement les gouvernements du  » bloc de l’ouest  » en garde contre les espions russes  , qui auraient infiltré non seulement les infrastructures gouvernementales, mais aussi les serveurs des entreprises et même les routeurs personnels des citoyens …. Oui, même notre internet paraît-il !!.

Pour résumer, nous vivons une époque formidable qui emprunte à la fois à John Le Carré

John Le Carré ?

et Tom Clancy

Tom Clancy ?

, dans laquelle deux superpuissances technologiques et leurs cohortes d’alliés respectives, privées de missiles intercontinentaux par des résolutions de l’ONU, se font la guerre sur le terrain informatique et s’écoutent à qui-mieux-mieux grâce à des systèmes de surveillance d’une étendue délirante. C’est sympa, tout ça, mais rien n’égale encore le charme désuet des micros dissimulés dans tout et n’importe quoi, des plinthes aux nains de jardin de l’entrée en passant par les chats.

C’est sur internet Guillaume Nicoulaud

Guillaume Nicoulaud ?

aurait déterré la fantastique histoire du  »projet Chaton acoustique  » ( » Acoustic Kitty  »), et décidé de partager avec les masses connectées l’une des anecdotes les plus dingues (et les plus représentatives) de la Guerre froide qu’on ait entendueRévélée au monde pour la première fois au monde en 2001 à la faveur d’une salve de déclassifications et passée à peu près inaperçue entre les projets de la CIA impliquant des doses massives de LSD ou des voyants , l’opération Chaton acoustique vaut pourtant bien de figurer dans les livres d’histoire comme l’un des  » bides  » les plus retentissants de l’agence de contre-espionnage américaine.

Tout débute en 1961 ; la crise de Berlin approche et le monde ne sait pas encore qu’il se dirige vers une escalade vertigineuse entre l’Ouest et l’Est. La CIA, de son côté, essaie tant bien que mal d’espionner les Russes dans leur ambassade de Washington D.C, sans trop de succès. Jusqu’à ce que quelqu’un, au  »Science and Technology Directorate de l’Agence  » (une sorte de division dédiée aux gadgets que Jeffrey Richelson, dans un livre éponyme paru en 2001,surnommera  » les sorciers de de Langley  » , du nom de la ville qui abrite les quartiers généraux de l’organisation ) n’ait une sorte d’épiphanie : partant de l’axiome selon lequel les chats se baladent où ils veulent, quand ils veulent, dans les endroits les plus inappropriés et sans que personne ou presque n’ose les en empêcher, il suffirait de transformer un chat en microphone, laisser le personnel de l’ambassade l’adopter et hop ! Open bar sur les secrets diplomatiques. Banco, répondent les huiles de l’Agence, qui octroient un budget de 10 millions de dollars au projet.

Micro dans l’oreille, antenne dans la queue

Si on se dit qu’un micro planqué dans le collier paraît à première vue plus simple, on occultez un détail technique majeur : en 1961, un enregistreur à bande magnétique grand public  » faisait  » encore grosso modo » la taille d’un grille-pain . La mission des ingénieurs de Langley va donc être de trouver comment intégrer le matos (micro, bandes magnétiques et antenne de transmission) dans le corps du chat, sans que celui ne  »reste sur le billard  » ou ne rejette la greffe. Bref, le défi s’annonce plutôt relevé.

Avant même de débuter les essais sur de pauvres cobayes félins, il faut imaginer l’appareil. Après ce que l’on imagine être des semaines entières de design, les  »sorciers  »de Langley se mettent d’accord : le micro sera implanté dans le canal auditif de la bête, l’antenne suivra la colonne vertébrale jusqu’à la queue, tandis que la batterie ira se placer au niveau du ventre. Dans un livre dédié au rôle de nos amis à poils dans la guerre du renseignement américain, l’auteur Emily Antes raconte comment  » durant une heure d’opération  » un vétérinaire a transformé  » une chatte à la fourrure grise et blanche  » en  » un espion d’élite  ». Miraculeusement, l’opération est un succès, (du moins si l’on considère que créer une chimère entre un chat et un appareil d’écoute peut être considéré comme tel ). Pour Victor Marchetti

Victor Marchetti ?

, assistant du directeur de la CIA dans les années 60, interrogé dans le livre  »Les sorciers de Langley » , l’agence a créé  » une monstruosité  ». Au moins, pense-t-on, la bestiole est opérationnelle et fournira bientôt les résultats escomptés, avec peut-être à la clé d’inestimables trésors de guerre. Que nenni.

Car une fois remis de son opération et lâché dans la nature pour les premiers tests, le chat… Se comporte comme un chat, en n’en faisant qu’à sa tête et en se baladant partout sauf aux endroits stratégiques.  » Ils l’ont testé et re-testé. Ils ont découvert que lorsqu’il avait faim, il partait à la chasse  », racontait Martin Marchetti aux journaux en 2001. La solution imaginée par les sorciers de Langley ? Faire subir au chat une nouvelle opération pour supprimer son appétit, puis mettre en place tout un programme d’entraînement pour le rendre aussi docile qu’un chien d’aveugle. Si les détails de ce programme restent encore flous car évidemment classés, une information semble néanmoins avérée : il en coûtera au gouvernement américain 10 millions de dollars supplémentaires (encore une fois, c’était une autre époque ).

Bob Bailey,

Bob Bailey ?

l’un des meilleurs dresseurs d’animaux de l’époque, qui dirigea également le programme d’entraînement des dauphins de la CIA , a déclaré que  » nous pouvions conditionner le chat pour qu’il écoute certaines voix. Nous ne savions pas comment nous y arrivions, mais nous avons constaté que le chat écoutait de plus en plus les voix des gens, en faisant moins attention au reste.  » En travaillant ensuite avec Robin Michelson, un ORL californien  célèbre parmi les premiers inventeurs de l’implant cochléaire

implant cochléaire ?

, les équipes de la CIA mettent en place un dispositif pour contrôler ( partiellement, du moins ) les directions du chat, à distance, grâce à des séquences d’ultrasons. Mieux qu’un chat-micro, un chat-micro télécommandé, en somme.

Un échec retentissant

Et voilà comment, après cinq ans d’efforts acharnés, deux opérations, des centaines d’heures de conditionnement mental pour faire taire l’instinct animal et 20 millions de dollars d’argent public investis, une chatte-micro attend dans un van banalisé, juste en face de l’ambassade russe de Washington D.C., prête à marquer l’Histoire de ses coussinets augmentés et faire tomber l’Union soviétique pour de bon.

 » Pour sa première mission officielle, la CIA emmène  »Acoustic Kitty » dans un parc et lui ordonne d’intercepter la conversation de deux hommes assis sur un banc  », détaille Emily Anthes. Sitôt lâché dans la nature, le chat ignore sa cible, s’aventure dans la rue et se prend un taxi qui passait par là. Distance parcourue : 300 mètres. Mission avortée, retour au bercail et, pour les sorciers de Langley, probablement l’une des séances de débriefing les plus humiliantes jamais reçues. Selon les documents déclassifiées de l’archive de l’université Georges Washington  , l’agence aurait démantelé le projet en 1967, justifiant sa décision en expliquant que malgré  » l’énergie et l’imagination  » des ingénieurs, l’utilisation de chats-cyborgs sur les terrains d’opération de surveillance  » ne serait pas pratique  », tout en n’oubliant pas de se féliciter pour son » accomplissement scientifique remarquable  ». ( Ben voyons ).

Bien des années après cet échec supposé, en 2013, un ancien de la CIA appelé Robert Wallace démentira vigoureusement cette version dans son livre  » Spycraft  », assurant que  » le projet était sérieux  » et que le chat a survécu à l’accident avant d’être récupéré par les équipes de Langley et rendu à la vie civile ( qui sait, peut-être même décoré pour faits d’armes ). Sa source ?  » Celui qui était à la tête du projet », se bornera-t-il à répondre. Tant pis pour la CIA, tant mieux pour Internet, c’est l’autre version de l’histoire qui traversera les âges, celle d’un fiasco aussi total que mémorable. Preuve que le chaton acoustique continue à vivre dans les mémoires( un court-métrage d’animation lui a été dédié en 2016., 

Si les récents développements diplomatiques ont de quoi faire craindre un retour à des dynamiques de pouvoir bilatérales dignes des années 60 et 70, ils ont aussi le mérite d’exhumer quelques histoires d’époque, bien plus colorées que nos problématiques d’IA militarisée et de robots-tueurs. Au moins, si la cyberguerre finit par ensevelir le monde tel que nous le connaissons dans un hiver atomique éternel, aucun animal n’aura été maltraité pour y parvenir.

C’était un 24 janvier….


Des femmes contre les nazis : se souvenir des résistantes du  »convoi du 24 janvier ‘

Charlotte Delbo, à Auschwitz. Les prisonnières du 24 janvier ont été tatouées par un numéro allant du 31 625 au 31 854, ce qui a donné à leur convoi le nom « des 31 000 ».
à Auschwitz. Les prisonnières du 24 janvier ont été tatouées par un numéro allant du 31 625 au 31 854, ce qui a donné à leur convoi le nom  » des 31 000  »

De tous les convois de la déportation partis de France, un seul emmena des femmes résistantes vers Auschwitz. C’était le 24 janvier 1943, il y a quatre-vingts ans. Parmi les prisonnières, Charlotte Delbo

Charlotte Delbo

, Marie-Claude Vaillant-Couturier

Marie-Claude Vaillant-Couturier

, Danielle Casanova

Danielle Casanova

 » Le matin du 24 janvier 1943, il faisait un froid humide d’Île-de-France, avec un ciel bas et des traînées de brume qui s’effilochaient aux arbres. C’était dimanche et il était tôt. En entrant dans la ville, nous avons vu quelques passants. Les uns promenaient leur chien, les autres se hâtaient. Peut-être allaient-ils à la première messe. Ils regardaient à peine les camions dans lesquels nous étions debout. Nous chantions et nous criions pour les faire au moins tressaillir.  »Nous sommes des Françaises. Des prisonnières politiques. Nous sommes déportées en Allemagne ». »(Ainsi débute  »Le Convoi du 24 janvier  », (livre de Charlotte Delbo , paru en 1965 aux Éditions de Minuit et considéré, à l’instar d’autres de ses ouvrages, comme une pièce majeure de ce qu’il est coutume d’appeler  » la littérature des camps  » ); celle née de l’expérience concentrationnaire nazie, indicible en bien des points mais dont Delbo, comme quelques autres, sut transmettre un peu de la violence inouïe. Et nous dire l’absurdité si savamment conçue, maniée comme arme ultime de la déshumanisation.

Ce 24 janvier 1943, il y a donc exactement quatre-vingts ans , Charlotte Delbo est de celles qui chantent et crient dans un camion, pour faire tressaillir les passants. Elle a 29 ans. Il n’y a pas si longtemps, cette amoureuse des lettres était encore l’assistante de Louis Jouvet

Louis Jouvet

. Mais en septembre 1941, elle a quitté la troupe, en tournée ( et en exil ) en Amérique latine, pour rejoindre son mari à Paris et s’engager auprès de lui dans la Résistance. Tous deux ont été dénoncés. Arrêtés. Georges Dudach a été fusillé au Mont-Valérien. Charlotte vient de passer près de onze mois en détention, à la prison de la Santé puis au fort de Romainville. Ce jour de janvier, avec deux cent vingt-neuf autres femmes, à ( 85 % des résistantes ), elle est déportée vers un camp nazi. En règle générale, c’est à Ravensbrück que les  » politiques  » sont internées. Leur train les mène ailleurs, et c’est en cela qu’il s’inscrira dans l’Histoire : le convoi du 24 janvier fut le seul à conduire des résistantes de France jusqu’à Auschwitz-Birkenau.

À leur arrivée, les prisonnières sont tatouées, leur peau porte un numéro, du 31 625 au 31 854 ; voilà pourquoi certains appellent aussi leur convoi celui  » des 31 000  ». Elles viennent de tous horizons, toutes régions, toutes professions. Souvent jeunes, autour de la trentaine, parfois plus âgées. Parmi elles, d’autres noms que celui de Charlotte Delbo ont traversé le temps : celui de Danielle Casanova, 34 ans au moment de sa déportation, figure des cercles communistes, qui mourra dès le mois de mai du typhus ; la maladie prolifère dans les conditions sanitaires inimaginables des camps et ravage des organismes affaiblis par la faim, le froid et les travaux forcés. Hélène Solomon-Langevin, 33 ans, communiste elle aussi, fille du physicien Paul Langevin, qui fera partie des quarante-neuf survivantes du convoi et deviendra, dès l’automne 1945, l’une des premières femmes députées en France – avant que des soucis de santé, consécutifs à sa déportation, ne l’obligent à s’éloigner. Marie-Claude Vaillant-Couturier, encore, 31 ans en janvier 1943, communiste également, journaliste, photographe, qui sera transférée à Ravensbrück (aux côtés Geneviève de Gaulle-Anthonioz ou Germaine Tillion

Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion ?

seule Hélène Salomon Langevin

Hélène Salomon Langevin ?

, y survivra), puis témoignera au procès historique de Nuremberg et se lancera après-guerre dans une carrière politique, accédant à la vice-présidence de l’Assemblée nationale.

Vie d’avant, vie au camp, vie d’après …….

Celles-ci, et toutes les autres, nourrissent les pages du Convoi du 24 janvier,

le livre

de Charlotte Delbo, renversant de dignité et de force. Le fruit d’une longue enquête, dans les archives et le pays, pour retrouver les traces de chacune d’elles. Un livre comme un mausolée, qui évoque sans commentaire ces existences entravées, pour la plupart anéanties. Mais un livre, aussi, comme une ode à la vie, chacune de ces femmes y étant citée et située le plus précisément possible, date et lieu de naissance, profession quand elles en avaient, enfants, engagement politique ou non ; tableau d’une France incarnée des années 30, 40, 50, qui met la lumière sur celles, anonymes, que les livres d’Histoire ont si souvent ignorées. Et, pour certaines, des témoignages sur la Libération, le retour, la réinsertion pas toujours simple dans un quotidien ordinaire. Vie d’avant, vie au camp, vie d’après.

Charlotte Delbo, ici en 1950, a rendu compte de la vie de ses compagnes de déportation dans « Le Convoi du 24 janvier ».
Charlotte Delbo, ici en 1950, a rendu compte de la vie de ses compagnes de déportation dans  » Le Convoi du 24 janvier  ». Archives privées Dany Delbo

Quand elles avaient pénétré dans l’enceinte d’Auschwitz, après trois jours et trois nuits entassées dans des wagons à bestiaux, les femmes du convoi du 24 janvier avaient chanté la Marseillaise. ‘ Nous avons contourné des baraques, basses, comme enfouies dans la neige : les blocks, écrira encore Charlotte Delbo. Il fallait enjamber des cadavres. Visages tordus, os saillants. On comprenait en les voyant que la mort ici n’était pas douce. La vie non plus en l’attendant.  » Des années plus tard, en 1974, elle sera l’une des toutes premières à contester publiquement les thèses négationnistes de Robert Faurisson.

Robert Faurisson

Se souvenir d’elle et de ses camarades de résistance, auxquelles Aragon

Aragon ?

consacra plusieurs vers de son long poème Le Musée Grévin , c’est rendre hommage à leur courage, historique. C’est aussi saluer toutes les femmes qui se lèvent encore aujourd’hui, et parfois pas si loin de nous, pour combattre l’arbitraire qui tente de les faire taire.

(119 étaient communistes ou proches du PCF. Le convoi incluait aussi des gaullistes, des membres d’autres réseaux et quelques condamnées de droit commun. )

Livre écrit en 1943 sous le nom de François la Colère et publié par les Éditions de Minuit.

Outre  » Le Convoi du 24 janvier, Charlotte Delbo a signé une trilogie sur la déportation: Les livres : Aucun de nous ne reviendra, Une connaissance inutile, Mesure de nos jour

Billet mis parce-que je pense qu’il ne faut pas oublier ……

Rois de France …



….. tous un peu fêlés !?

L’humour bizarre de louis XV

Louis XV ?

Le Bien-Aimé est déroutant. Enfant déjà, il a une façon bien à lui de s’amuser. Alors qu’il est souvent muré dans le silence, il peut, d’un seul coup, déchirer les manchettes de dentelle d’un ministre, couper les sourcils d’un écuyer ou même tirer une flèche dans le ventre du grand prévôt! Son entourage rit jaune. Ado, il continue ses drôles de blagues montant sur les toits de Versailles pour effrayer les vieilles dames ou arrosant un abbé avec un jet d’eau. On pourrait croire que le roi, devenu adulte, va se calmer. Perdu! Il a encore des coups de folie qui surprennent son entourage. Un ami de la Pompadour en sait quelque chose : alors qu’il informe LouisXV qu’il sort tout juste d’une crise de goutte, le roi lui écrase les pieds en lui demandant si c’est bien là qu’il a mal…

Diagnostic : selon le psychiatre Michel Kummer, LouisXV aurait souffert d’une faille narcissique, due à une enfance malheureuse et à son écrasant prédécesseur, le Roi-Soleil.

Cours, Charles VI, cours

Charles VI, ?

Ce roi n’a pas hérité du surnom de Charles VI le Fol sans raison… Le 5 août 1392, en expédition contre le duc de Bretagne, il traverse la forêt du Mans avec ses hommes. Soudain, un illuminé surgit devant lui et hurle :  » Arrête, noble roi, ne va plus car tu es trahi.  » Troublé, le monarque craque un peu plus tard, lorsque les lances de deux pages s’entrechoquent par accident. Il sort aussitôt son épée, attaque son frère et tue six de ses hommes avant qu’on parvienne à l’attacher. Cette crise de folie furieuse n’est que la première d’une longue série. Le roi croit voir des ennemis partout, prétend s’appeler Georges, refuse de se laver  et court souvent dans son palais jusqu’à tomber d’épuisement. Affirmant être de verre, il se couvre d’attelles en fer et refuse qu’on le touche. Le voilà bel et bien devenu fol.

Diagnostic : selon les historiens, Charles aurait été schizophrène, paranoïaque ou bipolaire .

Marie-Antoinette, la timbrée de déco

Marie-Antoinette ?

Bien avant Valérie Damidot, Marie- Antoinette voue une passion à la décoration intérieure. A Versailles   comme au Petit Trianon, elle a tout refait, du sol au plafond, parfois plusieurs fois, sans jamais regarder à la dépense ! En 1779, elle veut redécorer son Grand Cabinet et commande un meuble splendide et une soierie en satin blanc broché d’arabesques et de fleurs pour les rideaux et les tapisseries. Le tissu coûte plus de 100 000 livres à lui tout seul ! Ce qui ne l’empêche pas, quatre ans plus tard, de tout arracher pour installer des boiseries. Au Petit Trianon, elle exprime toute sa créativité, et sa passion vire à l’obsession. Influencée par Rousseau  et le naturalisme, la reine veut recréer l’illusion d’une flore sauvage pour que le décor soit en harmonie avec l’atmosphère bucolique du lieu. Des porcelaines couvertes de bleuets aux meubles en bois où sont délicatement sculptés pommes de pin, boutons d’or ou épis tressés, la reine se ruine pour mettre la  » nature  » partout ! Ainsi s’assoit sa réputation de  » Madame Déficit  ».

Diagnostic : Marie-Antoinette semble atteinte d’oniomanie, trouble lié aux achats compulsifs.

Pas de  »miaou » pour Henri III

Henri II ?

Il ne fait pas bon être un matou sous le règne d’Henri III ! Le dernier des Valois a en effet une peur panique des chats, si forte qu’il s’évanouit à leur vue. Manque de chance, à la fin du XVIe siècle, les chats pullulent dans le royaume de France. Pour s’en protéger, le monarque n’hésite pas à faire usage de son pouvoir. Il interdit à quiconque à la cour d’en posséder un, histoire de pouvoir se balader dans son château de Saint-Cloud sans risquer la syncope. Mais que faire face aux hordes de félins qui l’attendent dès qu’il met le nez dehors? Les exterminer, pardi! Le roi tout-puissant ordonne à ses gardes de tuer tous les chats qui croisent leur chemin. Bilan de son règne : 30 000 matous tués entre 1574 et 1589.

Diagnostic : Henri III souffre d’ailurophobie, la phobie des chats , qui peut provoquer tremblements et tachycardie.

Les pulsions perverses de Charles IX

Charles IX ?

La légende raconte que le soir de la Saint- Barthélemy , le 24 août 1572, Charles IX, 22 ans, est resté au balcon à se délecter du massacre des protestants. Si c’est faux, le fils de Catherine de Médicis  a tout de même un penchant pour la cruauté et le goût du sang. Quand il rentre de la chasse, il peut s’arrêter dans la basse-cour d’un paysan et abattre toutes ses bêtes. Ou égorger son chien, qu’il adore pourtant. A la cour, il décide un jour que les hommes doivent porter une boucle d’oreille. Les courtisans font la queue pour se percer le lobe. Le lendemain, le roi a changé d’avis et tire les oreilles de ceux qui ont obéi ! Malade, il souffre dans ses derniers mois d’ hallucinations .

DiagnosticCharles IX, fragile psychologiquement, aurait été traumatisé par la violence des guerres de Religion.

La très cruelle Jeanne de Bourgogne

Jeanne de Bourgogne ?

Mieux vaut ne pas déplaire à Jeanne la Boiteuse, reine de 1328 à 1349. Car l’épouse de Philippe VI de Valois a une fâcheuse tendance à vouloir supprimer ceux qui la dérangent, tel le chevalier Robert Bertrand, un proche conseiller du roi. Jeanne a un plan machiavélique pour l’éliminer. Elle épuise son mari dans le lit conjugal et, sitôt qu’il est endormi, subtilise le sceau royal pour rédiger un acte de pendaison du chevalier, plus vrai que nature. Mais le roi découvre la supercherie et la punit sévèrement… Ce qui ne l’empêche pas de récidiver. Elle s’attaque à l’évêque de Beauvais, en visite à la cour. Pleine d’attentions, elle lui offre de prendre un bain chaud. Mais l’évêque se méfie et accepte, à condition d’échanger sa baignoire avec celle de l’héritier du trône, le prince Jean. Panique ! On plonge un chien dans le bain, il trépasse aussitôt. Quant à Jeanne, elle subit, une nouvelle fois, les coups de son royal époux.

Diagnostic Sans aucun doute, Jeanne de Bourgogne a de sévères pulsions sadiques.

Fous d’animaux

A la cour de LouisXV,

Louis XV ?

un certain Brillant a un accès illimité et privilégié au cabinet du roi, au point qu’on le surnomme son  » collègue  ». Qui est donc ce favori? Un chat! Un gros matou angora, à qui LouisXV voue un amour sans bornes et qui se balade tranquillement sur la table du Conseil royal. Ce n’est que l’une des histoires d’amour qui lient les rois de France à leurs animaux de compagnie… parfois surprenants!

L’éléphant de Charlemagne. L’empereur balade ce splendide éléphant blanc, baptisé  » Abul Abbas  », offert par le calife de Bagdad en 799 de palais en palais et l’embarque même dans ses campagnes militaires.

Charlemagne ?
éléphant ( pas blanc lol )

Les marmottes de CharlesVIII. Le roi, qui voue une passion à tous les animaux, veille à habiller chaudement ses marmottes l’hiver, avec des costumes de velours rouge sur mesure!

marmotte ?
Louis XI ?

Louis XI gaga des chiens. Il offre à ses 4 lévriers, Paris, Arthus, Plessis et Cherami, des coussins pour leurs siestes et fait donner des messes en leur honneur. Son chouchou, Cherami, porte même un collier de pierres précieuses!

lévrier ?

Le rhinocéros de LouisXV. L’animal venu d’Inde et décrit comme  » fort et méchant  » arrive à Versailles en 1770. LouisXV lui fait aménager un enclos et un bassin dans la ménagerie royale, dont il devient la star.

Louis XV ?
rhinocéros  »croquis  »

boooof !