Noir………..


tristesse » Broyer du noir  » ?

Pourquoi dit-on « Broyer du noir » ?

     Les origines de cette expression sont aussi obscures que la nuit noire !

   La majorité des linguistes date son apparition du milieu du XVIIIe siècle. Si l’utilisation du terme « noir » est assez fréquente pour symboliser la tristesse, le deuil ou la mélancolie, le verbe « broyer » est plus rare. Il proviendrait du vocabulaire des peintres qui, pour créer leurs couleurs, devaient écraser diverses matières, comme le charbon noir. Une autre explication renvoie au monde de la médecine.

   En 1771, « broyer du noir » signifiait aussi « digérer ». Les médecins pensaient en effet que l’estomac écrasait les aliments et que la bile noire, sécrétée lors de la digestion, était la cause de la mélancolie.!

 

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Le cafard………


  Comme chacun sait , » avoir le cafard » signifie avoir des idées noires , est synonyme de blues ,spleen etc……

Cependant , l’expression n’a aucun rapport avec l’insecte du même nom ! 

En fait, le cafard à l’origine est le  » kafir  » mot arabe qui signifie  » mécréant, fourbe, sans foi ni loi ,etc…. » C’est Baudelaire qui , dans  » les fleurs du mal  » donna cette connotation dérivée de la tristesse toujours utilisée de nos jours …….

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

 » être comme un coq en pâte  » ?


Pourquoi dit-on «comme un coq en pâte» ?

Être comme un coq en pâte c’est être choyé, vivre sans souci et placé dans un état de grand confort. Il existe deux explications à cette expression.

Selon la première, « être comme un coq en pâte » aurait pour origine une mixture utilisée lors des concours agricoles du 17ème siècle. Une pâte, une lotion particulière préparée par les fermiers étaient alors appliquée aux poules dans le but de les embellir ou du moins de faire briller leurs plumes.

Selon une seconde théorie, il s’agit de comparer une situation à un coq dans une cage, engraissé par gavage à base de pâtée ou bien d’un coq enfermé dans un pâté. Ainsi dans le dictionnaire de l’Académie de 1835 on compare à ce coq dont la tête sort d’un pâté un homme glissé confortablement dans son lit et dont seule la tête et visible. C’est donc la position du coq entouré de pâte qui serait l’explication.



Dans un cas comme dans l’autre la locution proverbiale a progressivement migré dans le langage populaire où elle s’est fixé jusqu’à aujourd’hui.

P.S: Ce n’est pas vraiement mon cas aujourd’hui !

Un sourire ?


  Un jeune mari rentre chez lui un soir , et sa femme lui saute au cou en lui disant :  » Chéri , j’ai une grande nouvelle : je suis en retard d’un mois , je crois que nous allons avoir un bébé !  »  » J’ai fait le test chez le médecin aujourd’hui , mais tant qu’on en n’est pas vraiment  sur , on ne dit rien à personne ! « 

 Le jour suivant, un contrôleur E.D.F sonne chez elle car ils n’ont pas payé leur dernière facture d’électricité …..facture

 Le contrôleur :  » Bonjour , vous êtes bien Mme Durand ? Mme , vous avez un mois de retard ! « 

« Mais, comment le savez vous ?  » balbutie la jeune femme….

 » C’est noté sur nos registres  » répond le contrôleur 

 » Absolument, c’est vrai  » dit la femme ….

Le soir, elle raconte çà à son mari qui , fou de rage , se précipite dès le lendemain aux bureaux de l’E.D.F …

 » Qu’est ce que c’est que cette histoire  !  » hurle  -t – il  » Vous inscrivez dans vos registre que ma femme à un mois de retard ; de quoi vous mêlez vous ! « 

Le contrôleur :   » ce n’est pas bien grave , vous n’avez qu’ à l’acquitter et on en parle plus  » 

  Le mari :  » La quitter ? Il n’en est pas question , je ne la quitterais jamais , ni maintenant ni plus tard ! « 

Le contrôleur :   » dans ce cas, je vous préviens , si vous refuser de l’acquitter , on va vous la couper ! « 

Le mari :  » Quoi , me la couper ? Mais que deviendra ma femme « 

Le contrôleur :  » Je ne sais pas…..Elle n’aura qu’à utiliser des bougies  » bougies

 


 ( Elle est tout de même riche notre langue française ! Mais phonétiquement , elle amène parfois de sérieuses confusions ! )

Francis

 

 

 

Orthographe….?


  Même si , aujourd’hui , on rédige ses courrier via internet ( qui inclus souvent un  » correcteur  »  ) ,il nous arrive encore décrire une lettre avec un stylo et une feuille de papier  lol …..Et là ,même si on ( je )  maitrise bien notre langue , il arrive que ces courriers comporte des fautes / erreurs d’orthographe..

 Quelques exemples ,astuces :

1) Les adverbes en  » ment  » : un ou deux  » m  » ?

Moi, fréquemment ,remarquablement , abondamment , j’ hésite souvent entre un « m » ou deux  » m  »  .Il y a une astuce : Si la syllabe  » ment  » est  précédée du son  » a » (écrit avec un e ou un a ), l’adverbe prend alors deux  » m  » , comme par exemple évidemment ( qui se prononce évidAmment  ,comme chacun sait) ou élégamment, l’adverbe prend alors deux  » m  » . si la syllabe  » ment est précédée d’un son  » e  » comme dans notablement , il ne faut alors qu’un seul  » m  » .

2 )  » ai  « ou  » ais  » ?

Là il est question de conjugaison : Parfois, il est difficile de distinguer le futur  » ai  » du conditionnel   » ais  » …Il y a bien la prononciation (  » é  » pour le premier ) et  » è  » pour le second mais ce n’est pas toujours perceptible …La solution : mettre la phrase à la 3ème personne du singulier : La différence devient alors plus évidente = J’aurai ou j’aurais  devenant  » il aura  » ( futur ) et  » il  aurait  » : la sonorité règle le problème ..

3 ) Cent ou centS ? Mille ou milles ?

Pour les chiffres / nombres ,c’est plus simple :

 Ils sont invariables à l’exception de  » vingt  » et de  » cent  »  qui prennent un s lorsqu’ils sont multipliés et non suivis d’un autre chiffre .Par exemple : 80 sera écrit  » quatre-vingts  » , alors que 83 sera écrit  » quatre-vingt-trois  » , 120 =  » cent vingt  » etc…

Mais ! Comme souvent , il y a une exception : On écrit  » quatre- vingtS millions car , comme  milliard n’est PAS considéré comme un chiffre , mais comme un nom !!

4 ) Sensé ou censé ? Davantage ou d’avantage ? 

Les homonymes sont un  » casse – tête  » : Ces mots se prononcent de la même façon, mais n’ont pas du tout le même sens :

Ici , » sensé  » signifie avoir du bon sens alors que  » censé  » signifie  » supposé faire quelque chose . Idem : Davantage est synonyme de  » plus  »  alors que  » d’avantage  » signifie gain ou privilège … ( par exemple : Il travaille davantage  , donc il est payé d’avantage depuis quelques temps )

5 ) « a » ou « à » 

Pour ne pas faire d’erreur  ,il suffit de changer de personne ou de temps . ( Par exemple ) : Devant une phrase comme  » il a à faire  » , on passe à l’imparfait :  » il avait à faire « => la différence entre le verbe et la préposition devient évidente .

6 ) L’accord du participe passé ?

   Même si le correcteur automatique sur le P.C ne reconnait pas toujours ces fautes , pratiquement tout le monde connait la règle : Le participe passé s’accorde en genre et en nombre  ,si il est conjugué avec le verbe  » être  » , avec le sujet comme dans  » Elles sont parties en réunion » . Avec Le verbe  » avoir  »  , le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct , si ce dernier est placé avant , mais, si il est placé après , le participe passé reste invariable . ( par exemple :  » j’ai mangé des tomates  » , mais  » les tomates que j’ai mangées « 

7)  » Dis  » ou  » dit  » 

  La terminaison du participe passé  des verbes du 3ème groupe , souvent muette , pose aussi des problèmes parfois : doit on écrire  » j’ai dit  »  ou  » j’ai dis  » ? Là encore, il suffit de  » féminiser  » la phrase ..( par exemple :  » j’ai retranscrit la conférence  » devient  » la conférence que j’ai retranscrite «  => la terminaison prononcée au féminin permet de savoir qu’il faut un  » T  » à la fin .

8)  » é  » ou  » è  » 

  Les différences de prononciation rendent parfois la différence entre  » é » et  » è  » difficilement audible ..Comment savoir alors à l’écrit s’il faut employer un accent aigu ou grave ? 

Il faut s’en tenir à la règle suivante : La lettre  » e  » ne prend l’accent grave que si elle est précédée d’une autre lettre et suivie d’une syllabe qui comporte un  » e  » muet . Dans les autres cas , le  » e  » sera marqué d’un accent aigu d’où  » aérer mais il aère  » , colge mais colgien ,célèbre mais célébrer  » 

Mais : Exception ( encore ) : Les mots formés à l’aide des préfixes dé et pré  ( comme se démener , prévenir, médecin , ère et èche…..

9) Avec ou sans trait d’union ? 

L’utilisation du trait d’union est régie par certaines règles :

Si le  » pronom sujet  » est placé après le verbe , on lie les deux éléments par un trait d’union : ( était-ce , veux – tu , ou jouons- nous ) . Même chose pour le  » t  » intercalé à la 3ème personne du singulier ( comme dans  » va – t – il  » ) . Pour  » Ci et là  » il faut aussi un trait d’union ( pourquoi ??? ) ;comme celui-ci ou celui-là 

10)  » RobeS bleueS mais JupeS marron  « ? !

  En général , l’adjectif de couleur s’accorde :  » des robes vertes  » , ,  » des fleurs bleues  »  . Mais, si un nom est utilisé pour désigner une couleur comme  » marron  » par exemple , il est invariable ( ici  » marron  » est aussi le nom du  » fruit  » du marronnier  .  Mais ! 5 exceptions sont à noter : rose ,mauve, pourpre, écarlate, et fauve ….( Je ne savais pas que pourpre et écarlate sont des noms ? !)

On écrit donc des jupes marron ,mais des jupes roseS ou mauveS !

   N.B : Les adjectifs composés restent aussi invariables comme :  » des briques rouges , MAIS :  » des briques rouge-vif ,  » des pommes vertes  » , mais  » des murs vert-pomme  » ou  » des pulls bleus  » mais  » des chemises bleu-clair  »

 Pfffffffffff! Ce fut long et certainement sans intérêt ( sauf pour moi ) 

 

 

 

 

 

 

   

grève….


  Ce lundi , routine oblige , je suis sorti vers 16 heure pour acheter pain et cigarettes ….Je fus surpris car la boulangerie était fermée ….Ensuite, les clops , ( comme déjà écrit , c’est mon ex boulangère qui a repris le bureau de tabac ) , alors qu’elle me servait mes deux paquets journaliers , je lui dis :  » Qu’est ce qui ce passe , votre fils fait grève ? » et elle me répondit :  » Non , il est à l’hôpital , il s’est cassé la jambe lors d’un match de foot.  » , tout penaud , je m’excusais disant que je ne savais pas ….( son père va le remplacer ) .

Pourquoi ce  » préambule  » ? 

Après cette  » bévue  » , je suis rentré et me suis demandé depuis quand le droit de grève, l’origine du mot etc.….Et là ! 

Il y a  » comme un défaut  » : Le mot grève désignait autrefois et jusqu’au début du 20 ème siècle une étendue sablonneuse sur la rive d’un fleuve ou le bord d’une mer …( là = logique ) .

C’est ainsi que les rives de la Seine qui n’étaient pas encore  » bâties  » ,étaient des grèves au sens premier seine . Grèves sur lesquelles s’ organisait un véritable marché du travail !  En effet , patrons et ouvriers s’y retrouvaient le matin afin de répondre à leur besoin de main d’oeuvre  pour les patrons et de trouver du travail pour les ouvriers ! 

   » être en grève  » signifiait donc chercher du travail ! 

Ce n’est qu’au cours du 20ème siècle avec les grands mouvements sociaux qu’il fallut trouver un nom au nouveau phénomène de cessation collective du travail , et  » grève  » fut choisi !!manif

  Les mots évoluent de façon étrange parfois…………..

 

Mener une vie  » de barreau de chaise  » ?


   Mener une vie de bâton de chaise , comme chacun le sait ( je présume ) signifie avoir une vie désordonnée ,agitée , une vie de débauche …

   Mais ,même s’il est vrai que les chaises en boischaise sont en partie un assemblage de bâtons  pourquoi auraient-ils une vie trépidante à l’origine de l’expression ?

   En réalité, il faut remonter dans le temps, à l’époque des chaises à porteurs qui comportaient deux grands bâtons latéraux servant à porter la chaise et son contenu humain.chaise à porteurs

Cependant , comme souvent , les avis divergent sur l’origine de l’expression.

   Elle pouvait venir du fait que les bâtons étaient constamment manipulés, soulevés, posés, tirés pour dégager la porte de la chaise, remis en place…
   Ces bâtons avaient une existence très peu reposante, ce qui explique l’expression dans laquelle l’idée d’ « activité excessive » a peu à peu fait place à l’idée de « vie désordonnée ».

   Mais elle pouvait aussi venir de la vie que menaient les porteurs, toujours en déplacement puis à attendre le retour du propriétaire de la chaise, de préférence dans les lieux de débauche (tripots, bordels…)tripot 1 dans lesquels ils transportaient leurs bâtons avec eux pour ne pas se les faire voler, la vie des bâtons étant alors assimilée à celle des porteurs…….

Si quelqu’un a une autre suggestion ???? chaise humour

 » Se prendre un râteau  » ?


    J’ai entendu cette expression ce lundi  chez  » ma  » buraliste  : Son fils aîné était là , et parlait avec sa mère avec un air …..triste, déçu ……Je n’ai rien dit , mais  une fois qu’il fut sorti , sa mère me dit :   » Vous avez remarqué sa tête ?  » , moi :  » Oui, il n’a pas l’air très gai  » ……C’est là qu’elle m’a répondu :  » C’est parce qu’il vient de prendre un râteau avec une fille  sur laquelle il avait des vues depuis un moment  » 

    Je n’ai répondu que par un  » d’accord  »  ( je croyais qu’il avait déjà une copine depuis longtemps ..)

Bref , tout çà pour en venir à l’expression ( que je connais et ai souvent employée ) , mais ( comme beaucoup de ces expressions communes, familières ) , je n’en connaissais pas l’origine , alors , j’ai cherché sur le net et ailleurs  et : 

« Prendre un râteau » ou « se prendre un râteau » consiste à échouer lors d’une tentative de séduction. Cette expression est très récente puisqu’elle daterait des années 1990.

Plusieurs explications existent quant à son origine.

      La première d’entre elles : Il s’agit de l’évocation de l’image comique de celui qui marche malencontreusement sur un râteau et voit le manche de l’outil heurter son visage. homme râteauLe ridicule de la situation et la souffrance infligée symboliseraient métaphoriquement ce que ressentirait celui qui s’est fait éconduire dans sa tentative de conquête amoureuse.

    Une seconde hypothèse justifie la référence au râteau par opposition à la pelle. La pelle est certes un outil de jardinage mais aussi, comme chacun sait,  le synonyme de baiser amoureux baiser. Aussi l’opposé de la pelle, le râteau, serait l’opposé du rapport amoureux. 

    Une troisième explication: Le râteau serait synonyme de l’échec car il rappellerait le verbe « rater » signifiant « échouer ».

 

 

 

 

 

 » mnémotechnique « ………..


    Même si aujourd’hui ,sur le net , il y a des correcteurs d’ orthographe , on ( je ) écrit encore des courrier  » à la main  » ; là  même si on maîtrise bien notre langue, il arrive qu’on hésite sur la façon d’écrire un mot , alors , on cherche dans ce bon vieux Larousse ou autre dictionnaire dico…..

je viens de découvrir une astuce pour un genre de mot  ( mieux que rien ) : Les mots contenant la lettre  » P  »  : 

Tout le monde sait que le vélo véloa deux pédales  , aussi étrange que çà puisse paraître ,  » le vélo a deux pédales  » cache une astuce orthographique  : Si vous ne vous ne vous souvenez jamais combien de  » p  » prennent les mots  » développement  »  ,  » enveloppe « enveloppe etc…..Il suffit de vous souvenir que : Si le mot comprend le mot VELO , ( déVELOppement , enVELOppe etc ) alors , il prend deux  » p  » ( comme les deux pédales du vélo  ) 

Pfff  On peut dire qu’écrire devient un sport !