Aborigènes….


  Quand on parle d’aborigènes, on pense immédiatement à ces personnes-ci, les Aborigènes d’Australie :

Aborigènes d’Australie

Mais en réalité, « aborigène » est un terme beaucoup plus large. Il désigne les habitants originaires du pays où ils vivent, en d’autres termes, les descendants des premiers habitants connus d’un pays. 

    Il y a des aborigènes au Canada, au Japon, en Inde, au Sri Lanka…

    C’est donc un synonyme d’autochtone, d’indigène. On l’utilise aussi pour parler de plantes.

    Le mot vient de l’italien « aborigine » (ab origine = depuis l’origine), qui signifiait au XVème siècle : « habitant primitif de l’Italie » (les premiers habitants du Latium, les ancêtres du peuple Romain). Un siècle plus tard, le sens du mot s’est élargi, avec le sens que l’on connaît aujourd’hui.

Parce que …..


  Camille ne me  » bassine  » jamais lol ….

    Je ne sais pas si le verbe   » bassiner  » est employé dans le sens d’ennuyer / énerver quelqu’un dans toutes les régions , mais je l’ai toujours entendu …….Alors je me suis demandé d’où vient cette expression, ai cherché sur le net et ailleurs  et  il semblerait qu’elle nous vienne de Suisse ? ( plaisant car ne manque pas , à mon avis , d’humour) 

  J’ai lu qu’à  Genève un atelier d’horlogerie de cette ville était fréquenté autrefois par un monsieur qui venait dire tous les jours où en étaient les travaux d’un bassin qu’il faisait construire dans sa propriété. Il ne parlait pas d’autre chose, et s’en allait heureux quand il avait tout dit sur son cher bassin.

  Cela dura aussi longtemps que la construction ( qui marchait du reste fort lentement ). Pour les ouvriers de l’horlogerie, ce visiteur aussi ennuyeux qu’assidu fut bientôt un bassin, qualification qui donna immédiatement naissance, dit on , à bassiner.(  Que ce soit là ou non l’origine  ,sens du verbe , toujours est-il qu’il se trouve défini ainsi dans le Glossaire genevois de Gaudry Lefort : « Bassiner, ennuyer, fatiguer : Oh ! qu’il me bassine ! Qu’il est bassinant ! »)

  Or, comme ce glossaire a été publié en 1827, et que depuis lors, beaucoup de Genevois  , probablement,  ont séjourné plus ou moins longtemps à Paris, on peut  en déduire  qu’ils y ont introduit bassiner, avec cette nouvelle signification , et que ce néologisme, après avoir été mentionné dans les recueils  consacrés à la langue populaire de la capitale, se soit comme souvent , répandu peu à peu en province.

Bassiner

Parceque mon père me le disait souvent…………


   Comme je ne faisais pas beaucoup de travaux manuels , mon père disait souvent que  » j’avais un poil dans la main  » ( je ne sais pas si cette expression est employée dans toutes les régions  et classes sociales ) ……Je l’ai eu au téléphone hier est nous avons parlé du passé , entr’autre , je lui ai rappelé qu’il me lançait souvent cette expression à la figure ….

Bref , j’ai eu envie de savoir d’où vient cette expression ……Et j’ai trouvé ceci  : Plausible ? 

  Si on part du principe qu’un outil qui frotte sur la peau empêche les poils d’y pousser ( ou les arrache ) , nos anciens ont imaginé que celui qui aurait  » un poil dans la main  » n’utilisait pas souvent  cette dernière pour travailler ! ( Jusqu’à la première guerre mondiale  il semble qu’on disait même  » avoir du poil dans la même  »…..Aujourd’hui , le fameux poil peut être plus ou moins long  lol 

Bureau / Barda :


Aujourd’hui le terme “bureau” désigne aussi bien un meuble de travail qu’une pièce où l’on travaille,. Son origine est étonnante. On doit en effet ce mot à un tissu.

    En latin la «bura», c’est à dire la bure, désigne au Moyen Age une grosse étoffe de laine, sombre, qui servait à concevoir des vêtements pour certains ordres religieux moine, ou en raison de son faible coût, pour les personnes les plus pauvres.

   Mais ce tissu pouvait également être placé sur les tables de travail, dans les monastères ou chez les commerçants. Il servait alors à protéger la table des salissures, des chocs, de l’encre. La bure permettait aussi chez les banquiers d’atténuer, le bruit des pièces sur le bois des tables.

                                                                                                                                                                     

   Progressivement on se mit à confondre dans le langage courant le meuble et sa protection. Au 16e siècle on disait déjà “un bureau” pour désigner la table de travail.

  Pour ce qui est de l’expression “prendre son barda”, c’est à dire ses affaires, qui se trouvent être particulièrement encombrantes.

  Le terme “barda” est utilisé dans l’armée. Mais ce terme argotique militaire est dérivé de la langue arabe. Il y désignait jadis une sorte de couverture que l’on posait sur le dos de l’âne ou du cheval pour le protéger quand on s’apprêtait à le charger lourdement. âne

   Au 19e siècle, les militaires français présents en Algérie l’entendent et le reprennent. Toutefois ils lui assignent une autre signification. Pour eux il ne désigne non pas la protection mais le chargement, l’équipement militaire que l’animal devait transporter, puis que le soldat lui-même devait mettre sur son dos.

   L’expression connut un tel succès que son utilisation ne se limita bientôt plus au strict cadre militaire pour entrer petit à petit dans le langue française courante.

 » où il y a de la gêne , il n’y a pas de plaisir  »


Tout le monde connait cette expression .

   Mais , elle prend encore un sens plus  » fort  » si on s’intéresse à la signification initiale de ce mot ( signification que je viens d ‘ entendre à la télévision ) . => J’ai cherché et …

La  » gêne  » au 12 ème siècle était un instrument de torture  particulièrement cruel souvent utilisé dans les prisons françaises .

   » Voici en quoi consistera la peine de la gêne. Le condamné sera enfermé : ainsi, privation de la liberté ; premier caractère de sa peine. Il sera seul : ainsi, solitude habituelle, sauf les exceptions qui vont être spécifiées ; second caractère de sa punition. Il portera une ceinture de fer autour du corps et sera attaché avec une chaîne ; mais à la différence des condamnés à la peine du cachot, il ne portera point de fers aux pieds ni aux mains. Le lieu où il sera détenu sera éclairé ; circonstance qui distingue encore cette peine de celle du cachot. Tous les jours il sera fourni au condamné, du travail…

  Pas trouvé d’illustrations de l’instrument  : C’est  » gênant  »  lol 

oups

Noir………..


tristesse » Broyer du noir  » ?

Pourquoi dit-on « Broyer du noir » ?

     Les origines de cette expression sont aussi obscures que la nuit noire !

   La majorité des linguistes date son apparition du milieu du XVIIIe siècle. Si l’utilisation du terme « noir » est assez fréquente pour symboliser la tristesse, le deuil ou la mélancolie, le verbe « broyer » est plus rare. Il proviendrait du vocabulaire des peintres qui, pour créer leurs couleurs, devaient écraser diverses matières, comme le charbon noir. Une autre explication renvoie au monde de la médecine.

   En 1771, « broyer du noir » signifiait aussi « digérer ». Les médecins pensaient en effet que l’estomac écrasait les aliments et que la bile noire, sécrétée lors de la digestion, était la cause de la mélancolie.!

 

Le cafard………


  Comme chacun sait , » avoir le cafard » signifie avoir des idées noires , est synonyme de blues ,spleen etc……

Cependant , l’expression n’a aucun rapport avec l’insecte du même nom ! 

En fait, le cafard à l’origine est le  » kafir  » mot arabe qui signifie  » mécréant, fourbe, sans foi ni loi ,etc…. » C’est Baudelaire qui , dans  » les fleurs du mal  » donna cette connotation dérivée de la tristesse toujours utilisée de nos jours …….

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

 » être comme un coq en pâte  » ?


Pourquoi dit-on «comme un coq en pâte» ?

Être comme un coq en pâte c’est être choyé, vivre sans souci et placé dans un état de grand confort. Il existe deux explications à cette expression.

Selon la première, « être comme un coq en pâte » aurait pour origine une mixture utilisée lors des concours agricoles du 17ème siècle. Une pâte, une lotion particulière préparée par les fermiers étaient alors appliquée aux poules dans le but de les embellir ou du moins de faire briller leurs plumes.

Selon une seconde théorie, il s’agit de comparer une situation à un coq dans une cage, engraissé par gavage à base de pâtée ou bien d’un coq enfermé dans un pâté. Ainsi dans le dictionnaire de l’Académie de 1835 on compare à ce coq dont la tête sort d’un pâté un homme glissé confortablement dans son lit et dont seule la tête et visible. C’est donc la position du coq entouré de pâte qui serait l’explication.



Dans un cas comme dans l’autre la locution proverbiale a progressivement migré dans le langage populaire où elle s’est fixé jusqu’à aujourd’hui.

P.S: Ce n’est pas vraiement mon cas aujourd’hui !

Un sourire ?


  Un jeune mari rentre chez lui un soir , et sa femme lui saute au cou en lui disant :  » Chéri , j’ai une grande nouvelle : je suis en retard d’un mois , je crois que nous allons avoir un bébé !  »  » J’ai fait le test chez le médecin aujourd’hui , mais tant qu’on en n’est pas vraiment  sur , on ne dit rien à personne ! « 

 Le jour suivant, un contrôleur E.D.F sonne chez elle car ils n’ont pas payé leur dernière facture d’électricité …..facture

 Le contrôleur :  » Bonjour , vous êtes bien Mme Durand ? Mme , vous avez un mois de retard ! « 

« Mais, comment le savez vous ?  » balbutie la jeune femme….

 » C’est noté sur nos registres  » répond le contrôleur 

 » Absolument, c’est vrai  » dit la femme ….

Le soir, elle raconte çà à son mari qui , fou de rage , se précipite dès le lendemain aux bureaux de l’E.D.F …

 » Qu’est ce que c’est que cette histoire  !  » hurle  -t – il  » Vous inscrivez dans vos registre que ma femme à un mois de retard ; de quoi vous mêlez vous ! « 

Le contrôleur :   » ce n’est pas bien grave , vous n’avez qu’ à l’acquitter et on en parle plus  » 

  Le mari :  » La quitter ? Il n’en est pas question , je ne la quitterais jamais , ni maintenant ni plus tard ! « 

Le contrôleur :   » dans ce cas, je vous préviens , si vous refuser de l’acquitter , on va vous la couper ! « 

Le mari :  » Quoi , me la couper ? Mais que deviendra ma femme « 

Le contrôleur :  » Je ne sais pas…..Elle n’aura qu’à utiliser des bougies  » bougies

 


 ( Elle est tout de même riche notre langue française ! Mais phonétiquement , elle amène parfois de sérieuses confusions ! )

Francis

 

 

 

Orthographe….?


  Même si , aujourd’hui , on rédige ses courrier via internet ( qui inclus souvent un  » correcteur  »  ) ,il nous arrive encore décrire une lettre avec un stylo et une feuille de papier  lol …..Et là ,même si on ( je )  maitrise bien notre langue , il arrive que ces courriers comporte des fautes / erreurs d’orthographe..

 Quelques exemples ,astuces :

1) Les adverbes en  » ment  » : un ou deux  » m  » ?

Moi, fréquemment ,remarquablement , abondamment , j’ hésite souvent entre un « m » ou deux  » m  »  .Il y a une astuce : Si la syllabe  » ment  » est  précédée du son  » a » (écrit avec un e ou un a ), l’adverbe prend alors deux  » m  » , comme par exemple évidemment ( qui se prononce évidAmment  ,comme chacun sait) ou élégamment, l’adverbe prend alors deux  » m  » . si la syllabe  » ment est précédée d’un son  » e  » comme dans notablement , il ne faut alors qu’un seul  » m  » .

2 )  » ai  « ou  » ais  » ?

Là il est question de conjugaison : Parfois, il est difficile de distinguer le futur  » ai  » du conditionnel   » ais  » …Il y a bien la prononciation (  » é  » pour le premier ) et  » è  » pour le second mais ce n’est pas toujours perceptible …La solution : mettre la phrase à la 3ème personne du singulier : La différence devient alors plus évidente = J’aurai ou j’aurais  devenant  » il aura  » ( futur ) et  » il  aurait  » : la sonorité règle le problème ..

3 ) Cent ou centS ? Mille ou milles ?

Pour les chiffres / nombres ,c’est plus simple :

 Ils sont invariables à l’exception de  » vingt  » et de  » cent  »  qui prennent un s lorsqu’ils sont multipliés et non suivis d’un autre chiffre .Par exemple : 80 sera écrit  » quatre-vingts  » , alors que 83 sera écrit  » quatre-vingt-trois  » , 120 =  » cent vingt  » etc…

Mais ! Comme souvent , il y a une exception : On écrit  » quatre- vingtS millions car , comme  milliard n’est PAS considéré comme un chiffre , mais comme un nom !!

4 ) Sensé ou censé ? Davantage ou d’avantage ? 

Les homonymes sont un  » casse – tête  » : Ces mots se prononcent de la même façon, mais n’ont pas du tout le même sens :

Ici , » sensé  » signifie avoir du bon sens alors que  » censé  » signifie  » supposé faire quelque chose . Idem : Davantage est synonyme de  » plus  »  alors que  » d’avantage  » signifie gain ou privilège … ( par exemple : Il travaille davantage  , donc il est payé d’avantage depuis quelques temps )

5 ) « a » ou « à » 

Pour ne pas faire d’erreur  ,il suffit de changer de personne ou de temps . ( Par exemple ) : Devant une phrase comme  » il a à faire  » , on passe à l’imparfait :  » il avait à faire « => la différence entre le verbe et la préposition devient évidente .

6 ) L’accord du participe passé ?

   Même si le correcteur automatique sur le P.C ne reconnait pas toujours ces fautes , pratiquement tout le monde connait la règle : Le participe passé s’accorde en genre et en nombre  ,si il est conjugué avec le verbe  » être  » , avec le sujet comme dans  » Elles sont parties en réunion » . Avec Le verbe  » avoir  »  , le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct , si ce dernier est placé avant , mais, si il est placé après , le participe passé reste invariable . ( par exemple :  » j’ai mangé des tomates  » , mais  » les tomates que j’ai mangées « 

7)  » Dis  » ou  » dit  » 

  La terminaison du participe passé  des verbes du 3ème groupe , souvent muette , pose aussi des problèmes parfois : doit on écrire  » j’ai dit  »  ou  » j’ai dis  » ? Là encore, il suffit de  » féminiser  » la phrase ..( par exemple :  » j’ai retranscrit la conférence  » devient  » la conférence que j’ai retranscrite «  => la terminaison prononcée au féminin permet de savoir qu’il faut un  » T  » à la fin .

8)  » é  » ou  » è  » 

  Les différences de prononciation rendent parfois la différence entre  » é » et  » è  » difficilement audible ..Comment savoir alors à l’écrit s’il faut employer un accent aigu ou grave ? 

Il faut s’en tenir à la règle suivante : La lettre  » e  » ne prend l’accent grave que si elle est précédée d’une autre lettre et suivie d’une syllabe qui comporte un  » e  » muet . Dans les autres cas , le  » e  » sera marqué d’un accent aigu d’où  » aérer mais il aère  » , colge mais colgien ,célèbre mais célébrer  » 

Mais : Exception ( encore ) : Les mots formés à l’aide des préfixes dé et pré  ( comme se démener , prévenir, médecin , ère et èche…..

9) Avec ou sans trait d’union ? 

L’utilisation du trait d’union est régie par certaines règles :

Si le  » pronom sujet  » est placé après le verbe , on lie les deux éléments par un trait d’union : ( était-ce , veux – tu , ou jouons- nous ) . Même chose pour le  » t  » intercalé à la 3ème personne du singulier ( comme dans  » va – t – il  » ) . Pour  » Ci et là  » il faut aussi un trait d’union ( pourquoi ??? ) ;comme celui-ci ou celui-là 

10)  » RobeS bleueS mais JupeS marron  « ? !

  En général , l’adjectif de couleur s’accorde :  » des robes vertes  » , ,  » des fleurs bleues  »  . Mais, si un nom est utilisé pour désigner une couleur comme  » marron  » par exemple , il est invariable ( ici  » marron  » est aussi le nom du  » fruit  » du marronnier  .  Mais ! 5 exceptions sont à noter : rose ,mauve, pourpre, écarlate, et fauve ….( Je ne savais pas que pourpre et écarlate sont des noms ? !)

On écrit donc des jupes marron ,mais des jupes roseS ou mauveS !

   N.B : Les adjectifs composés restent aussi invariables comme :  » des briques rouges , MAIS :  » des briques rouge-vif ,  » des pommes vertes  » , mais  » des murs vert-pomme  » ou  » des pulls bleus  » mais  » des chemises bleu-clair  »

 Pfffffffffff! Ce fut long et certainement sans intérêt ( sauf pour moi )