Parceque je n’ai rien fait / eu envie de faire de la journée …


    Donc, j’ai  » glandé  » ….Je ne sais pas si cette expression qui signifie ne rien faire ,  » paresser  » est employée dans toutes , ou plusieurs régions en France ; bien que je me doutais de son origine , j’ai cherché ici est là et…..la plus propable est : 

 » Une cochonnerie  » très innocente.

    Sans le savoir, ceux qui sont nés à la campagne  sont peut-être un jour allés  » à la glandée  » ou  » au glandage  » . Depuis le Moyen Age, l’expression signifie  » mener les cochons manger les glands au pied des chênes  » , ou  les ramasser soi-même.glandee     

Est-ce parce qu’il s’agissait d’un travail peu fatigant ? Le verbe  » glander  »  a pris, vers 1940, le sens argotique qu’on lui connaît : attendre en vain, ne rien faire d’utile.

P.S : Si un lecteur passe par hasard ( comme souvent , rarement , ces derniers temps  ) et a une autre explication , je suis  » tout ouie  »

Le  » noeud gordien  » ?


  Difficulté qu’on ne peut résoudre, obstacle qu’on ne peut vaincre

   Gordius (c’est de ce nom que vient le mot gordien) était un laboureur de la Phrygie qui n’avait pour toute richesse que son chariot et ses bœufs. Quand les Phrygiens voulurent se donner un roi, ils consultèrent l’oracle, et l’oracle leur répondit de prendre le premier homme qu’ils verraient monté sur un char.
Cet homme fut Gordius. Il donna son nom à la ville de Gordium, capitale de la Phrygie. Le char de Gordius, que Midas, son fils, consacra à Jupiter, est resté célèbre par le nœud qui attachait le joug au timon, et qui était si habilement enlacé qu’on ne pouvait en apercevoir les bouts.

    Quand Alexandre, vainqueur de la Phrygie, se fut rendu maître de Gordium, il apprit qu’une ancienne tradition promettait l’empire de l’univers à celui qui dénouerait ce nœud. Aristobule (  ?  ) prétend qu’il le délia avec la plus grande facilité après avoir ôté la cheville qui tenait le joug attaché au timon ; mais on croit plus généralement qu’il coupa ce nœud d’un coup d’épée.

Alexandre coupant le nœud gordien Noeud-Gordien
    Le nœud gordien est resté dans le langage pour caractériser une difficulté qu’on ne peut résoudre, un obstacle qu’on ne peut vaincre. Se tirer d’embarras par un moyen expéditif et vigoureux, c’est trancher le nœud gordien.

  » Ah ! c’est un grand malheur, quand on a le cœur tendre,
Que ce lien de fer que la nature a mis
Entre l’âme et le corps, ces frères ennemis !
Ce qui m’étonne, moi, c’est que Dieu l’ait permis.
Voilà le nœud gordien qu’il fallait qu’Alexandre
Rompît de son épée et réduisît en cendre. »
(Alfred de Musset)

A quoi çà sert ?…….


Une guimbarde ?

Dans certains cas , çà ne sert plus  à rien , ou presque  comme :puisque  » guimbarde  » désigne , dans le langage populaire , une vieille, ( très vieille ) automobile …….

Mais , çà sert aussi à faire de la musique  :

    La guimbarde est composée de deux éléments :
  Une armature, d’une forme quelconque, qui comprend toujours deux barres parallèles assez rapprochées .
   Une languette fine, haute de quelques millimètres, fixée à l’armature par l’une de ses extrémités, libre de l’autre côté et qui passe entre les deux barres.
    Selon que cette languette est du même matériau ou non, selon qu’elle est découpée ou non dans son propre cadre, on parle  » savamment  » de guimbarde idioglotte et de guimbarde hétéroglotte.
   Les guimbardes occidentales sont généralement en métal et le timbre du son généré peut varier selon leur taille. Il existe aussi des guimbardes en bois et en bambou,guimbarde 1 en Asie et en Océanie.
   La languette peut être ébranlée autrement que par son extrémité recourbée : par une ficelle liée au cadre, un marteau, etc. Le nombre de languettes peut aller jusqu’à cinq.

Guimbarde

   Pour en jouer , le musicien tient la guimbarde entre ses lèvres et  » titille  » la lamelle avec ses doigts pour la faire vibrer , sa bouche sert de caisse de résonnance …….

On peut dire que c’est une minuscule  » cousine  » de la guitare …..Ses origines remonteraient à la Chine ancienne  ! 

  Surprenant : Un musicien autrichien ( J.G Albrectsberger ? ) aurait même composé plusieurs concertos pour guimbarde !

 

Un nom  » à coucher dehors  »


   Souvent, si on entend une personne dire qu’elle se nomme …par exemple  :  » Chioli , Connart,Robinet , Cercueil   »  ou un nom à consonnance étrangère difficile à prononcer comme Andreszjw Kraszwieskichigawa ou Hildegarde von Geschwätzschwarzwaldzahnartz,   » on  » pense que la personne a un nom  » à coucher dehors  » .

D’où vient  , de quand date cette expression ? 

Après avoir cherché ici et là , j’ai trouvé un semblant d’explication  :

L’expression nous viendrait d’une époque où , lorsqu’ une personne était perdue et devait demander le gîte à des inconnus , il valait mieux qu’elle ait un nom à consonnance  » chrétienne  » pour trouver un endroit où passer la nuit . Dans les auberges , les gens qui avaient un nom  » bourgeois  » avaient plus de chance d’obtenir une chambre que les autres ( qui avaient un nom difficile à prononcer , ou étrange  ) qui risquaient fort de devoir dormir dehors …

       Mais on peut aussi avoir un nom à coucher dehors  » avec un billet de logement  » ….Là , il semble que se soit l’armée napoléonienne qui soit à l’origine de cette  » variante  » . En effet , cette armée était composée de nombreux soldats recrutés à l’étranger . A cette époque , les habitants de la localité où stationnait l’armée étaient tenus d’herberger les officiers munis du fameux  » billets de logement  » ….Comme ces officiers avaient des noms à consonnance étrangère pouvaient passer pour des ennemis , on disait qu’ils avaient  » un nom à coucher dehors avec un billet de logement  » ………….

Pourquoi… » le mieux  » ou…


 » Le nec – plus – ultra  » ?

  Même si ,  » on  » entend moins cette expression , ( on dit plus  » c’est parfait  » ,  » c’est la top  » etc….) , pour m’occuper , j’ai cherché ici est là  et ….
      « nec plus ultra » est , bien entendu , une expression latine ; elle serait utilisée depuis le début du 18 ème siècle et  trouve son origine dans la mythologie romaine.

     Elle apparaît dans les douze travaux d’Hercule quand le héros sépare l’Europe de l’Afrique lors de son dixième exploit. En tapant sur le sol, Hercule fait naître un séisme qui provoque la formation de deux colonnes rocheuses à Gibraltar, nommées depuis  » les colonnes d’Hercule  » colonne-hercule. Ce lieu lui semblant être les limites du monde, il y grava « nec plus ultra », ce qui signifie « limite à ne pas dépasser ».

    Le sens initial de l’expression a évolué vers la notion de perfection : c’est forcément parfait puisque l’on ne peut pas aller plus loin !

 P.S : Les 12 travaux d’Hercule ?

1) Etouffer le lion de Némée
  2) Tuer l’hydre de Lerne
  3) Battre la biche de Cérynie à la course
  4 ) Ramener le sanglier d’Erymanthe vivant
  5) Nettoyer les écuries d’Augias
  6) Tuer les oiseaux du lac Stymphale

   7) Vaincre le taureau de Minos
   8 ) Capturer les juments de Diomède
   9 ) Ramener la ceinture d’Hippolyte
   10) Ramener les boeufs de Géryon
   11 ) Ramener les pommes d’or des Espérides
   12 ) Capturer Cerbère, le chien à trois têtes

 »être réduit au bâton blanc  » expression ancienne…..


  J’ai lu cette expression ( jamais entendue ) tout à l’heure alors…….Sa signification :

   On dit  que cette expression est une allusion à l’ancien usage selon lequel les soldats d’une garnison qui avait capitulé sortaient de celle ci  avec un bâton à la main, c’est-à-dire avec un bois de lance dégarni de fer.

    Mais celà semble  faux ; car cet usage n’aurait  été  selon certain écrits , introduit que parce que le bâton dépouillé de son écorce était un symbôle de pauvreté et de dépendance que portaient  surtout  les  »  suppliants  » et les prisonniers. Il parait aussi que , d’après  la loi salique, le » meurtrier  », obligé de quitter le pays lorsqu’il ne pouvait payer la taxe , sortait de sa maison, en chemise , pieds nus et bâton en main .
     Une  loi  semblable  se trouverait  dans cette formule des archives de Bade :  » Partir avec petit bâton et du bien faire l’abandon  » . On peut lire , parait il , dans les  »Antiquités d’Anvers  »  , que les  » confrères de l’arc  » de la ville de Welda se présentèrent devant les statues des saints avec des baguettes blanches dans leurs mains en signe de dépendance.
 » Je ne plains pas les garçons : Un garçon vit partout, pourvu qu’il sache travailler ; mais le pauvre petit peuple des filles doit chercher sa vie avec un bâton blanc à la main.  » (Mémoires de Luther)

? J’en conclue que celà signifie la même chose  » qu’être au chômage  » de nos jours ?

 » Le barreau  »


  Celà fait un moment que je me demande ce que signifie le mot  » barreau  » dans le domaine de la justice , je n’ai trouvé que ceci pour l’instant : 

  Le « Barreau » est une expression par laquelle on désigne  collectivement les avocats qui exercent auprès d’un tribunal de grande instance auprès  duquel ils ont établi leur cabinet. On dit, « le Barreau de Paris », « le Barreau de Marseille », « le Barreau de Nantes », etc.

  L’expression  » être admis au barreau  »  d’une instance judiciaire dans laquelle un étudiant en droit est autorisé à porter le titre d’avocat par le tribunal et donc à franchir la barrière située dans la salle d’audience. (Bar)

barreau

Aborigènes….


  Quand on parle d’aborigènes, on pense immédiatement à ces personnes-ci, les Aborigènes d’Australie :

Aborigènes d’Australie

Mais en réalité, « aborigène » est un terme beaucoup plus large. Il désigne les habitants originaires du pays où ils vivent, en d’autres termes, les descendants des premiers habitants connus d’un pays. 

    Il y a des aborigènes au Canada, au Japon, en Inde, au Sri Lanka…

    C’est donc un synonyme d’autochtone, d’indigène. On l’utilise aussi pour parler de plantes.

    Le mot vient de l’italien « aborigine » (ab origine = depuis l’origine), qui signifiait au XVème siècle : « habitant primitif de l’Italie » (les premiers habitants du Latium, les ancêtres du peuple Romain). Un siècle plus tard, le sens du mot s’est élargi, avec le sens que l’on connaît aujourd’hui.

Parce que …..


  Camille ne me  » bassine  » jamais lol ….

    Je ne sais pas si le verbe   » bassiner  » est employé dans le sens d’ennuyer / énerver quelqu’un dans toutes les régions , mais je l’ai toujours entendu …….Alors je me suis demandé d’où vient cette expression, ai cherché sur le net et ailleurs  et  il semblerait qu’elle nous vienne de Suisse ? ( plaisant car ne manque pas , à mon avis , d’humour) 

  J’ai lu qu’à  Genève un atelier d’horlogerie de cette ville était fréquenté autrefois par un monsieur qui venait dire tous les jours où en étaient les travaux d’un bassin qu’il faisait construire dans sa propriété. Il ne parlait pas d’autre chose, et s’en allait heureux quand il avait tout dit sur son cher bassin.

  Cela dura aussi longtemps que la construction ( qui marchait du reste fort lentement ). Pour les ouvriers de l’horlogerie, ce visiteur aussi ennuyeux qu’assidu fut bientôt un bassin, qualification qui donna immédiatement naissance, dit on , à bassiner.(  Que ce soit là ou non l’origine  ,sens du verbe , toujours est-il qu’il se trouve défini ainsi dans le Glossaire genevois de Gaudry Lefort : « Bassiner, ennuyer, fatiguer : Oh ! qu’il me bassine ! Qu’il est bassinant ! »)

  Or, comme ce glossaire a été publié en 1827, et que depuis lors, beaucoup de Genevois  , probablement,  ont séjourné plus ou moins longtemps à Paris, on peut  en déduire  qu’ils y ont introduit bassiner, avec cette nouvelle signification , et que ce néologisme, après avoir été mentionné dans les recueils  consacrés à la langue populaire de la capitale, se soit comme souvent , répandu peu à peu en province.

Bassiner