»Etre réduit au bâton blanc »


       J’ai entendu cette expression ce mardi après-midi : Je suis sorti pour acheter pain Résultat d’images pour imagées baguetteet cigarettes    ( le minimum pour ma  » survie  » ) et au moment de payer ces dernières : C.B refusée !!! C’est alors qu’une dame âgée ( sans méchanceté ) m’a dit  » Vous êtes réduit au bâton blanc  » …..Je ne savais pas ce que  » çà  » signifiait , alors , en rentrant  , j’ai cherché et : =  » Etre entièrement ruiné  » ! ( tout de même pas encore mon cas ) …..

  Sur le Net , j’ai lu ceci aussi :

  On prétend que cette expression est une allusion à l’ancien usage d’après lequel les soldats d’une garnison qui avait capitulé sortaient de la place avec un bâton à la main, c’est-à-dire avec un bois de lance dégarni de fer.

  Mais on se trompe certainement ; car l’usage dont on parle ne fut introduit que parce que le bâton dépouillé de son écorce était un symbole de dénuement et de sujétion affecté particulièrement aux suppliants et aux prisonniers. On sait qu’aux termes de la loi salique, le meurtrier, obligé de quitter le pays lorsqu’il ne pouvait payer la composition, sortait de sa maison, en chemise, déceint, déchaux et bâton en main, palo in manu.

 » Je ne plains pas les garçons, dit Luther : un garçon vit partout, pourvu qu’il sache travailler ; mais le pauvre petit peuple des filles doit chercher sa vie avec un bâton blanc à la main  »

 » déconfinement  »….


Le  »déconfinement »: un nouveau mot dans le dictionnaire

Avec  »covid »,  »télétravailler »,  »sexto »,  »cloud » et…  » avoir le cul dans le beurre  »!!!!?

Sur toutes les lèvres mais absent du lexique, le mot “déconfinement” fait enfin son entrée dans le dictionnaire à côté de mots moins réjouissants comme  »covid ».

 »Parfois, tout s’emballe, et des mots qu’on n’avait pas forcément vus venir s’imposent massivement dans l’usage courant. C’est ce qui arrive avec les mots  »covid »,  »déconfinement » (…)  »télétravailler » ou encore  »téléconsultation »… passés dans l’usage quotidien avec la même brusquerie et la même rapidité que la pandémie à laquelle il nous faut faire face », ont expliqué jeudi les rédacteurs du Petit Robert en présentant l’édition 2021 de leur dictionnaire.

 »Covid », mot masculin ou féminin, précise le Petit Robert ou  »déconfinement » ne seront insérés que dans les éditions numériques du Robert. Il faudra encore un peu patienter pour les trouver dans la version papier.

   Plusieurs définitions ont été complétées. Ainsi, au mot  »barrière » est venue s’ajouter l’expression  »geste, mesure barrière » (précaution prise dans la vie quotidienne pour limiter la propagation d’un virus, d’une maladie). A la définition de  »cluster » on trouve aussi désormais  »foyer épidémique ».

Au-delà de la maladie…

   Les mots nouveaux de la version papier de l’édition 2021 du Petit Robert (en librairie à partir du 4 juin) ne se limitent pas à la sphère sanitaire.

   Parmi les mots nouveaux on relève  »cloud”,  »collapsologie » ou  »sexto ». Si beaucoup de nouveaux mots sont d’origine anglo-saxonne on se régale avec les mots venus de la francophonie.

  On apprend ainsi qu’en Belgique, lorsqu’il fait  »douf », c’est que le temps est lourd. On qualifie de  »nareux » ceux qui se montrent difficiles quant à la propreté de la nourriture et des couverts. Un  »succès bête » est un succès considérable alors qu’un  »bête papier » est un papier ordinaire, sans importance.

    »Avoir le cul dans le beurre », c’est vivre dans l’aisance. Quant à l’expression  »pincer son français », elle signifie ‘parler le français avec une certaine préciosité ou avec l’accent parisien ».

   En Suisse, on peut être  »déçu en bien », c’est-à-dire agréablement surpris, et  »bobet  »signifie  »idiot, nigaud ».

 

 »Loin d’être restée confinée, la langue française telle que la présente ce dictionnaire manifeste sa vitalité, sa force d’expansion, son ouverture et, pour employer un mot à la mode, sa résilience cette année  » , s’est félicité le linguiste et lexicographe Alain Rey.

Un  » Lazaret  » ?


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Qu’est ce qu’un lazaret ? 

Au Moyen Âge , les lazarets étaient des hôpitaux , souvent situés à l’écart des ports , dans lesquels on plaçait en quarantaine les passagers d’un navire soupçonnés d’être porteurs de la lèpre ou du choléraRésultat d’images pour images lazaret , au moyen âge …. Une pratique qui se rapproche beaucoup de la situation actuelle malheureusement ….

Parce que je me couche….


….en espérant bien dormir : Pourquoi dit on  »  dormir comme un sonneur  » ? 

  J’ai lu que : Au 19 ème siècle , le mot  » sonneur  » était parfois utilisé pour désigner un ivrogne car les sonneurs de cloches pouvaient aussi être  » servants de messe  » et avaient la réputation de boire le vin de messe en cachette !…..Résultat d’images pour illustrations sonneurs de cloches

   Mais l’expression , reprise au 20 ème siècle,  fait plutôt référence au sommeil très profond des sonneurs de cloches ….Pour certains , les sonneurs s’habituaient tellement au bruit qu’il était très difficile de les réveiller en les appelant …

 Pour d’autres, les sonneurs devenaient même sourds à cause du son  » assourdissant  » des cloches .

 

Klik…………….A ce soir peut-être …….

 

 

 

Une  » anaphore  » ?


Qu’est ce qu’une anaphore ? 

     Une anaphore est une figure de style consistant à commencer un ensemble de phrases par le même groupe de mots . 

A ma connaissance , le dernier homme politique à avoir usé de l’anaphore fut F.Hollande : Lors du débat du 2/5/2012 , il n’hésita pas à commencer 15 phrases à la suite  par  » Moi, président de la République  » ……Assez rébarbatif  je trouve , mais certainement efficace à son avis ? 

La vidéo

Pour finir…


….sur une note positive :

   » Salade de gens bons  »

Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise personne,
Il suffit de les mélanger pour formée une salade composée bien fraîche.
Une cuillère de vinaigrette crue et seule,
Vous trouverez ça piquant et désagréable en bouche,
Alors que, mélangée avec du chèvre, une tomate et une feuille de salade,
Vous trouverez ça délicieux.

Il faut parfois faire confiance aux aliments,
De façon à ce qu’ils se mélangent et forment un picnic,Résultat d’images pour illustrations assiette avec crudités
confiance aux gens,
Ils pourraient vous surprendre.  Résultat d’images pour illustrations groupes de personnes

Auteur ???

 

 » Rire jaune  » …….


   » rire jaune  »  =  Rire de manière forcée, en dissimulant mal un mécontentement, un dépit, une gêne

   On connaît la signification de cette expression proverbiale, pour peu qu’on ait observé son visage, sous l’impression de quelque trouble de l’esprit qu’on aura voulu dissimuler agréablement.

   En effet, rire jaune se dit d’un homme qui s’efforce de rire, quand il a quelque motif d’être vexé, de s’indigner, de se mettre en colère, mais qui par prudence, par peur ou par bienséance, concentre sa bile, et feint une gaieté qu’il ne ressent pas.   La bile lui monte alors à la figure, et selon qu’il est plus ou moins affecté, lui donne cette teinte jaune qui fait un si plaisant contraste avec la dilatation musculaire occasionnée par le rire.

    Tels même, qui au fond de l’âme sont ulcérés, ne se refusent pas en pareil cas la plaisanterie, et il n’est pas rare qu’ils s’en fassent eux-mêmes l’objet. Mais il faut pour cela beaucoup d’esprit, un grand usage du monde, et une certaine dose d’effronterie. Celle-ci toutefois n’est pas indispensable. Cicéron était loin d’être un effronté, mais il était extrêmement spirituel, et avait cette expérience des hommes qui s’acquiert au maniement des grandes affaires et au spectacle des révolutions. Combien de fois, dans le cours de sa vie si pleine et si agitée, n’eut-il pas à dissimuler les souffrances de son orgueil et de son patriotisme ?

    Aussi, non-seulement lui est-il arrivé plus d’une fois de rire jaune, mais encore il nous a transmis l’expression par laquelle il rendait l’état de son esprit dans ces circonstances critiques. Cette expression, qui semble avoir été proverbiale à Rome, comme elle est chez nous, est  » ridere in stomacho  ».

   Racontant à Célius les motifs de son indignation, à l’aspect de la ruine de la constitution romaine, il parle des hommes qui sont à l’affût des faveurs, de César, et citant entre autres Curtius qui comptait sur le manteau de double pourpre, c’est-à-dire le manteau  » augural  », il dit :  » Mais le teinturier (entendant César) le fait attendre ;  » . Et il ajoute : Hoc adspersi, ut scires me in stomacho solere ridere.

   Nos anciens avaient a priori quelque connaissance de cette formule, quoiqu’ils ne paraissent pas l’avoir exprimée comme on l’exprime aujourd’hui. Mais chez eux, la couleur jaune était mal notée, et l’emblème du mensonge. Guillaume de Machault, dans le Remède de la Fortune :

Le noir se monstre en la coulour
Signifiance de dolour ;
Blanc, joie ; vers, nouvelleté ;
Et le jaune, c’est fausseté.

   Le rouge trahit les impressions que le jaune dissimule. C’est lui qui dépose contre les femmes, les enfants, et contre ceux particulièrement qui, au milieu de leurs erreurs et de leurs fautes, gardent un fond d’honnêteté et de pudeur. Mais tout le monde ne sait pas la cause de cet attribut compromettant. Les médecins du corps l’expliquent à leur façon : voici un grand et éloquent médecin des âmes qui l’explique à la sienne.

    Grégoire de Nazianze, prêchant un jour contre la coquetterie des femmes, leur reprochait avec véhémence de se teindre la figure, afin d’en rehausser l’éclat, et de s’attirer les compliments des hommes. De là, selon lui, à l’adultère la distance était courte.

 » Écoutez, dit-il, un apologue ; il se rapporte au désordre que je signale et qui fait votre honte. Si grande était jadis la confusion parmi les hommes, que les meilleurs n’y étaient aucunement distingués des plus mauvais. Un très grand nombre d’honnêtes gens passaient pour injustes et pour criminels, tandis que quantité de sots et de pervers étaient hautement estimés. La gloire était aux plus infimes, aux plus abjects, le mépris aux plus excellents……..

  » Mais Dieu s’apercevant enfin que la condition des méchants sur la terre était la meilleure, en fut indigné, et dit : Il n’est pas juste que le partage soit égal entre les bons et les mauvais, c’est pourquoi je leur mettrai un signe qui les fera distinguer les uns des autres, sans qu’il soit possible de s’y tromper. Ayant ainsi parlé, il ordonna que le sang paraîtrait à travers la peau sur le visage des bons, toutes les fois qu’ils seraient sur le point de commettre quelque acte honteux. Il voulut que le rouge, effet de ce sang injecté, se montrât plus éclatant chez les femmes, parce qu’elles ont le cœur plus sensible et la peau plus transparente. Mais il condensa le sang chez les méchants et le tint immobile à l’intérieur ; d’où il advint qu’ils n’ont honte de rien et ne rougissent jamais.  »

marin-francis08@outlook.com 

( Quand commentaires bloqués )

 » Boche  » , » Chleuh  »


   Pourquoi ces termes pour désigner péjorativement  nos  » amis  » Allemands ?

    L’envie de chercher ceci m’est venue après avoir parlé avec mon père tout à l’heure , je ne sais plus pourquoi il a parlé des Allemands  d’ailleurs …Mais ils emploie toujours ces mots pour en parler ….

   L’utilisation du mot boche (aussi écrit bosh ou boch) pour appeler nos voisins germaniques remonterait à la fin du XIXème siècle. Ce terme est une abréviation du mot d’argot  »  Alboche  » qui désignait à l’époque une personne à fort caractère et à l’esprit un peu obtus  (  »alboche  » = une tête de bois). Pour l’époque, ce surnom était tout trouvé pour désigner ces voisins germaniques plutôt têtus. Ce terme serait d’abord apparu dans l’est de la France et se serait étendu ensuite à l’ensemble du territoire…..soldat allemand

     Le mot  » chleuh  » (aussi écrit schleu ou chleu) tirerait , quant à lui , son origine du nom d’une tribu marocaine  ? colonisée par les français au début du XXème  siècle. Les habitants de cette tribu se nommaient les chleuhs mais ce nom a rapidement été donné par les troupes françaises à l’ensemble des colonies ou des opposants dont ils ne comprenaient pas la langue. Au cours de  la seconde guerre mondiale, ce surnom a donc été donné aux adversaires allemands car les troupes françaises ne comprenaient évidemment rien de ce que  » baragouinaient  » ceux d’en face. La consonance germanique du mot chleuh n’a donc rien à voir avec ce nom.

   De notre côté, les allemands/germaniques ont eu tout un tas d’autres surnoms mais on peut  supposer que les français soldat Français doivent être eux aussi affublés de sobriquets sympas  de l’autre côté de la frontière. ……

 » l’arsouille  »


   Ça fait bien longtemps que n’ai pas parlé de ma grand mère vous ne trouvez pas ?

  Vous savez, cette douce   »mémère  » qui était la mienne et qui ,à elle  seule , pouvait rivaliser avec le dictionnaire de l’argot en 12 volumes !

Ma Léone adorée m’appelait souvent  » L’arsouille  »  quand j’étais gamin .( mes copains de l’époque aussi ) 

Cette après – midi , j’ai rangé quelques photos ( parmi les quelles se trouvaient quelques unes de ma grand-mère  , et çà m’est revenu :  » l’arsouille  » …Alors , je me suis demandé d’où ,de quand , venait ce mot …et :J’ai alors découvert que dans le langage courant actuel, l’arsouille désigne un peu tout et n’importe quoi pourvu que ce soit du  » bon vivant  » :
   Un enfant malicieux (merci mémère ) mais également un coquin, un fêtard etc peuvent se voir qualifier d’ arsouille  …

   Cependant, en poussant un peu plus avant mes recherches, j’ai aussi découvert qu’à l’origine, ce mot ne voulait pas du tout dire la même chose, et qu’un  »charmant monsieur »  en avait fait les frais sans avoir rien demandé à personne!

   Pour nos  » arrière-arrière-arrière-arrière  »-grands-parents ; vous ajouterez autant d’  » arrière  » que nécessaire pour arriver jusqu’à la Monarchie de Juillet ( entre 1830 et 1848) lol , l’arsouille désignait le fond de la crapulerie et de l’infection, le plus bas degré qu’on puisse atteindre dans l’abjection.
  A l’époque , celui  qui croisait un  » Milord Arsouille  » faisait bien de changer de trottoir !

portrait de lord seymour surnommé milord arsouille pour illustrer l'article #PCPL dédié à l'origine de cette expression Il semble que c’est Lord Seymour, riche aristocrate anglais, descendant des ducs du Sommerset, vivant à Paris, qui eut l’honneur de porter en premier ce titre sans l’avoir vraiment mérité !

  Certes Lord Seymour aimait la boxe et les chevaux, deux mondes dans lesquels il croisa sans doute des arsouilles de  » haut rang  » , mais aucun crime, aucun vol, nulle indélicatesse ne lui ont jamais été reprochés.
  On a même dit qu’il faisait volontiers l’aumône aux mendiant à cela près qu’il aimait à dire parait il , qu’en agissant ainsi  » il en faisait des assassins en leur inoculant le goût du luxe  ».
  L’humour est un peu grinçant, voire un peu pervers il faut le  reconnaître, mais jusque là, rien ne justifie vraiment que Lord Seymour soit  » Milord Arsouille  »…

   Comment expliquer alors qu’en Août 1859, une semaine seulement après le décès de Lord Seymour, on ai pu lire dans le figaro la  » nécro  » suivante :
‘ Il ne se commettait pas à Paris une folie retentissante, un grand scandale, une orgie insensée, il ne se faisait pas un pari impossible, une partie ruineuse, une mascarade fastueuse que lord Seymour n’en fût pas l’auteur. Il ne se donnait pas dans tout Paris un coup de poing, un coup d’épée, un coup de canne ; il ne se livrait pas dans un carrefour parisien un grand duel à la savate ou à la boxe, que lord Seymour n’en fût accusé, que dis-je, n’en fût glorifié  » .

  Vers 1832, un certain La Battut, Londonien d’origine lui aussi, élevé sur le pavé parisien lui aussi, boxeur lui aussi, qui  » fricotait  » avec la pègre parisienne (là je ne sais pas ce que faisait Lord Seymour de ses dimanches…), hérite d’un solide capital suite au décès de son père pharmacien de son état .

   Le bougre de La Battut y voit alors l’occasion de se tailler une réputation dans la populace et décide de dilapider sa fortune fraîchement acquise dans les bouges et autres tripots de jeux de la capitale.
Payant tournées sur tournées, il devient vite l’idole des bas-fonds !

Et c’est là que la confusion se fait, au frais du pauvre Lord Seymour.

Dans  » En France Jadis  » de G.Lenotre, on peut lire :

  »  Un soir de dimanche  » gras  » ( ? )  de 1832, le boulevard fut mis en émoi par l’apparition d’un landau précédé de sonneurs de trompes et dont les six chevaux étaient montés par des postillons porteurs de torches flambantes […] Une ribambelle de travestis — pierrots crasseux, arlequins suspects et bergères d’occasion — lui faisait cortège, et l’homme qui dirigeait cette séquelle de malandrins — un colosse aux manières canailles — faisait stationner son carrosse aux bons endroits et descendait de son char pour provoquer les badauds et tomber sur eux à coups de poing.
C’était La Battut, qui, remonté sur son siège, jetait à pleines poignées des pièces blanches à la foule pour s’offrir le spectacle d’épiques pugilats.
Comme le bon public ignorait son nom, comme le bruit courait qu’il y avait à Paris un grand seigneur anglais, solide, gaillard, original, apôtre de la boxe et riche à millions, on eut vite fait de reconnaître en l’énergumène du landau l’opulent insulaire, et la cohue, reconnaissante de ses largesses, criait à pleine voix : “Vive lord Seymour !” . Cela devint une tradition…  »

   En somme ce pauvre Lord Seymour vécu plus de 25 ans avec la mauvaise réputation d’un autre, juste pour avoir eu un humour  » de merde notoire  » !

  Pensez y la prochaine fois que vous ferez une mauvaise plaisanterie ! 

P.S :  Là pratiquement collé tel que trouvé !

Corbillard d’antan


D’où vient le mot Corbillard ?corbillard-ancien( Corbillard ancien )

 

DE LA VILLE DE CORBEIL DANS L’ESSONNE

  Située au croisement de la Seine et de l’Essonne, la ville de Corbeil est dès le Moyen-Age, un important carrefour commercial, notamment dans le domaine céréalier grâce à ses moulins.
   Les paysans de Beauce et de Brie y amènent leur grain pour y être moulu afin de faire le pain des parisiens.

   Une fois préparés et cuits, les pains embarquent quotidiennement du  » Port des Boulangers  » direction la capitale, sur des coches à eaumaquette d'un corbillard visible au palais impérial de compiègne pour illustrer le p'tit quizz pcpl dédié à l'origine du mot corbillard  ; bateaux à fonds plats tirés par des chevaux communément appelés  » corbeillards  » ou  » corbillats  »  à cause  de leur provenance.

  C’est l’épidémie de peste bubonique de 1348 qui va quelque peu changer les choses.

   Fin 1347, les premiers cas de cette maladie qu’on croyait disparue, sont signalés à Marseille. Et très vite, la France bascule.
Janvier 1348, Avignon est atteinte.
Au mois de Juin, c’est Lyon.
En Juillet c’est Bordeaux et (fatalement), en Août, Paris succombe à son tour.

L’hécatombe est terrible.
En quelques mois, certaines régions voient jusqu’à un tiers de leur population mourir.
À Paris, on dénombre plus de 500 morts par jour.

      Il est plus qu’urgent et vital d’évacuer les cadavres afin d’endiguer la pandémie.
Des fosses communes sont alors creusées le long de la Seine et les Corbeillards sont réquisitionnés pour transporter les cadavres.

  Après cette épidémie, le mot  » corbeillard  » restera pour désigner les véhicules dédiés au transport des cadavres jusqu’à leurs dernières demeures.
  L’évolution du  langage le transforma définitivement en  » Corbillard ‘ au 17ème siècle.