»Donner du fil à retordre à quelqu’un  »?


Comme chacun sait ,cela signifie :

Causer des difficultés ; causer des ennuis ; causer des embarras ; créer des soucis ; être difficile …..

Ces derniers jours, quelqu’un , quelque chose ( administration ) me donne  » du fil à retordre  » , d’où ce billet sans grand intérêt .

Le sens actuel de cette expression daterait de 1680 et son origine la plus courante, ( une fois qu’on la connaît ), paraît très claire :
Autrefois, « retordre du fil », c’était assembler en les torsadant deux ou trois brins d’un fil plus fin pour constituer un fil épais et plus résistant.

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Or, il semble que, contrairement au  » simple filage  » qui pouvait se faire presque sans y penser, obtenir un fil retors uniforme et à l’épaisseur à peu près régulière était un travail extrêmement difficile, entre autres en raison de l’inégalité des fils constituants.
Cette difficulté aurait été suffisamment importante pour donner naissance à notre expression.

Cependant, il faut quand même noter que, avant son sens actuel, vers 1630, cette expression a d’abord signifié « se prostituer » ( sans qu’on sache réellement expliquer pourquoi ).
De là on peut imaginer que l’origine la plus répandue n’a été imaginée qu’après …

KLIK…..

Un  »juron  »…


De la putain à la sauce puttanesca : une histoire d’odeurs :

Putois.

Que ce soit dans les embouteillages, lors d’une dispute houleuse ou suite à une maladresse, il arrive souvent qu’on jure , voire … profère des insultes. Parmi celles-ci,  » putain  » remporte un certain succès. Auprès des plus jeunes comme des moins jeunes, l’expression » fleurie  » a envahi nos régions, au point d’en perdre sa signification d’origine.

Pourtant, ce  » doux qualificatif  » n’acquit qu’assez tard dans l’histoire la signification grivoise qu’on lui connait aujourd’hui. Au départ, il dérive de l’adjectif putidus, qui signifie  puant, sale, pourri, fétide  », et du verbe putere  , traduit par les latinistes  » puer  ». Par la suite, le mot latin évolua en ancien français vers put. Cet adjectif, employé comme qualificatif d’un complément direct ou circonstanciel, se déclinait en  » putain  ». La même racine fut également à l’origine du mot putois, lequel doit son nom à ses effluves pestilentielles… Ainsi, une putain, au XIIe siècle, n’était rien de plus qu’une femme malodorante.

À la même époque, l’essor démographique rendit nécessaire l’apparition des noms de famille, ( de simples homonymes ne suffisaient plus à distinguer les individus ). Plusieurs familles, dont l’hygiène fut jugée douteuse, se virent alors affublées de noms dérivés de la racine  » put-  », tels que Puthod, Putard ou Putet. Le patronyme flamand Vandeputte, en revanche, a une toute autre origine, puisqu’il signifie littéralement  » celui qui vient du puit  », du latin puteus.

Ce n’est donc qu’à partir du XIIIe siècle que le mot prit un autre sens. Du sens propre, il passa au sens figuré, et commença à être utilisé pour désigner les femmes de mauvaise vie, les prostituées. Étant donné la misogynie ambiante, il fut rapidement associé aux femmes, dont la sexualité a, dès l’avènement du christianisme, été considérée comme impropre.( Il est intéressant de remarquer que, si le français moderne a conservé les formes de l’ancien français  » putain  » et  » pute  », il a laissé de côté la forme masculine  » put  » ).

Aujourd’hui , ce terme est toujours employé pour désigner les prostituées, mais également les femmes dont les mœurs sont considérées comme trop légères, au regard de certaines mentalités. Toutefois, il arrive également qu’on y ait recours pour exprimer l’énervement ou la colère. Paradoxalement, il peut même être utilisé pour dénoter d’une certaine admiration. Ainsi, en sortant du cinéma, vous pourriez tout-à-fait vous exclamer que vous venez de voir  »un putain de film  », sans que cela n’ait, ( d’un point de vue étymologique ), le moindre sens.

Toutefois , il faut savoir, noter qu’une autre étymologie du mot circule parfois, selon laquelle  » putain  » serait en fait un dérivé du verbe  » putare  », penser. La putain serait donc, à l’origine, la fille à laquelle on pense. Cependant on dit qu’il ne s’agirait en fait que d’une plaisanterie d’un humoriste basque, ayant déclaré à ce sujet :  » ç’a n’est devenu compliqué que lorsqu’on a été plusieurs à penser à la même  ». À prendre  »avec des pincettes  », donc.

Ce terme a aussi , de cette façon , traversé le temps, de même que l’Europe, puisqu’il connait un équivalent espagnol, puta, mais aussi italien, puttana, rendu célèbre par la célèbre? recette de spaghettis  »alla puttanesca  »

spaghettis  »alla puttanesca  » ?

. Cette sauce, composée de tomates cuisinées à l’ail et accompagnée d’olives et d’anchois, est aujourd’hui connue dans le monde entier, et doit son nom graveleux, signifiant  » à la manière des putains  », à une légende pour le moins fantaisiste : On raconte en effet que les prostituées avaient l’habitude de préparer cette recette, soit pour attirer leurs clients, par l’odeur alléchés, soit pour les ragaillardir une fois leur devoir accompli. D’autres affirment que le nom vient de ce que les prostituées cuisinaient souvent des conserves de ce type de sauce, car elles manquaient de temps pour faire leurs courses. C’est ainsi qu’un mot qui, à l’origine, désignait une puanteur sans nom, se retrouva associé au délicieux parfum des spaghettis ensaucés.lol

Comme je n’ai rien ….


.…..mis sur mes blogs ( ni ailleurs ) cette nuit ,si c’était dire / parler , on pourrais dire que ce fut  » motus et bouche cousue  »

Je me suis demandé d’où venait cette expression ?

motus et bouche cousue:

motus ; pas un mot ! ; reste discret ; ne rien dire  ; garder le secret

Origine et définition :

On comprend facilement l’utilisation de la formule « bouche cousue ! » pour demander à quelqu’un de se taire, car celui qui a son orifice buccal fermé par du fil à coudre a forcément beaucoup de mal à prononcer le moindre mot (ou à hurler de douleur).
Cette version initiale ,parait il ,daterait du XVe siècle.
Quant à  »motus », apparu en 1560, ce n’est pas du véritable latin, mais une simple transformation plaisante de  »mot » (peut-être par rapprochement avec  »mutus » qui veut dire  »muet »). Car dès 1480, ce mot s’emploie aussi seul sous la forme d’une exclamation avec le sens de « pas un mot ! »

Le mot signifiait  »chut! pas un mot! » au XVe siècle. Un sens que l’on retrouve seul, jusqu’au XIXe siècle.  »Motus! Je veux jouer ce jeu-là sans qu’on n’en sache rien (…) n’en dites rien aux Cruchot, ça les taquinerait », écrivait par exemple Balzac dans Eugénie Grandet, en 1834.
Il est fréquemment utilisé en renforcement de la locution initiale pour donner notre expression.

Compléments heuuuuu !

À ceux qu’on voudrait sevrer de leur fâcheuse habitude de ….sodomiser les mouches, on dirait plutôt « botus et mouche cousue ».

Exemple :

 »Hitler, son grand truc, quand les ouvriers rouspètent, c’est de les foutre sous les drapeaux. Comme ça, motus, bouche cousue !  »
Jean-Paul Sartre ( Le sursis – 1945 )

 » pour des prunes  »


( parceque j’en ai acheté il y a peu )

Tout le monde connait et emploie cette expression qui signifie   » pour rien   » , mais d’où vient elle ?

J’ai lu que :

En 1147, en pleine période des croisades.

Des milliers de soldats de toute l’Europe emmenés par le roi Louis VII partirent pour conquérir la Terre Sainte. 

Cette expédition militaire sera un cuisant échec.

En 1150, Louis VII

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rentre en Occident sans avoir connu la moindre victoire.

La légende raconte que les Croisés, pour ne pas rentrer bredouilles, ramenèrent en Europe des pruniers de Damas

.

Dans les tavernes, c’est la risée populaire :   »ils sont partis pour des prunes !   » disent les gens ……

Ce serait ainsi qu’ est née l’expression qui, de nos jours, signifie :   » pour rien   »

Faire l’école buissonnière .?


D’où vient cette expression ?

Expression qui , comme chacun sait signifie se promener au lieu d’aller à l’école ( qui ne l’a pas fait ? lol )

Cette locution serait une allusion aux escapades des écoliers de village qui, au lieu d’aller à l’école vont courir les champs et chercher les nids dans les haies et les buissons.

Image trouvée sur le net ….

J’ai trouvé plusieurs explications : 1 ) certains pédagogues , enseignants qui, jadis, pour échapper à un droit qu’il fallait payer aux chantres de l’église Notre-Dame, allaient établir leurs classes en plein air hors de la ville.

2 ) Elle serait venue de ce que les luthériens et les calvinistes dont on ne tolérait pas les écoles en avaient de clandestines qui se tenaient dans les bois. Le parlement rendit un arrêt le 6 août 1552 interdisant les écoles buissonnières.

3 ) Une autre origine historique prétend qu’on peut la trouver dans un poème de troubadours qui met en scène un théologien  » albigeois  » apostrophé par un missionnaire dominicain :  » Tu n’as garde de prêcher ta doctrine dans les églises , ni sur les places .Tu la prêches dans les bois , les broussailles et les buissons  » ( ceci durant la guerre faite aux Albigeois au 17 ème siècle )

marin-francis08@outlook.com

Marin, Michaux ,Tartempion…..


…depuis quand porte -t-on un nom de famille ?

Aujourd’hui il nous semble impensable d’être désigné uniquement par notre prénom ( sauf par les amis, la famille , pour moi en tous cas ) , çà n’a pas toujours été le cas . En effet les Gaulois se contentaient d’un prénom. Le nom de famille n’existait tout simplement pas à cette époque, c’est à dire jusqu’au 5ème siècle après JC.

Ce n’est qu’avec la conquête romaine qu’ils furent contraints d’y ajouter le  » gentilice  » (c’est à dire le nom de clan) et un  » cognomen » (ou nom patronymique).

A première vue , une avancée qui ne dura pourtant pas. Après les invasions germaniques, le nom unique fit son retour. Simplement pour éviter les cas d’homonymie on ajouta parfois des surnoms.

Cette pratique des surnoms  » courut  » jusqu’au 12ème siècle , au court duquel , à cause de la  »pression démographique  » , ils commencèrent à se transmettre entre les générations et à se généraliser . Le surnom peut alors être lié à un trait physique ( comme la couleur des cheveux ou l’ajout du nom du père ( par exemple :  » Francis fils d’un Marin  » peut s’appeler Francis Marin ). Le surnom peut aussi venir du métier ( Boulanger par ex. ) ou d’un lieu ( ardennais par exemple ).

C’est au 15e siècle que tout cela commence à se fixer : En 1474,Louis XI interdit de changer de nom de famille sans autorisation royale. Et plus d’un demi siècle plus tard, en 1539 , François1er rend obligatoires les registres de baptême, de mariage et de décès. Autant de documents qui consignent les prénoms et noms.

Cependant les noms sont encore approximatifs car ceux qui les transcrivent le font phonétiquement. L’orthographe peut alors évoluer d’une génération à l’autre.

C’est en 1794 que le processus s’achève puisque tous les français doivent porter le nom et prénom inscrits à l’état civil sans distinction de confession. L’enregistrement des naissances est alors confié à l’état. La loi du 6 fructidor de l’an II confirme le principe d’immuabilité du nom patronymique.

Quant à l’orthographe elle se fixe en 1877 avec les livrets de famille rendus obligatoires. Ces livrets regroupent dans un même document, l’ensemble des informations qui se trouvaient jusqu’alors dans plusieurs registres paroissiaux ou d’état civil. Par la force des choses tous utilisent désormais une seule et même orthographe.


Mettre à pied ?


D’où vient cette expression ? Qui , comme chacun sait signifie  » suspendre quelqu’un de son emploi pour un temps déterminé  »

A Rome le  »Censeur  » privait de l’usage de son cheval le chevalier qui, par sa conduite, avait dérogé à son rang : il était mis à pied.

Cet usage fut observé au Moyen Âge en y ajoutant des formalités très sévères : Non seulement le chevalier coupable était privé de son cheval et dépouillé de ses insignes, mais l’usage de la voiture ( carrosse ? )lui était même interdit ; il ne devait plus marcher qu’à pied.  »L’opération  » de la mise à pied était faite publiquement par les évêques dans les églises. On en chassait le chevalier avec des paroles de malédiction et l’on récitait sur lui l’Office des morts !!!!

Plus récemment,  »Mettre à pied  » s’appliqua aux agents, aux ouvriers faisant mal leur travail , service ; et surtout aux cochers( quand il y en avait encore ) manquant de politesse au public et aux règlements . Cette punition qui n’est que temporaire est parfois suivie du renvoi ,de la révocation.

Pour finir….


……un léger sourire : ( richesse de la langue française )

 » Quand t’as plus un radis , plus de beurre à mettre dans les épinards ni de piment dans ta vie , tu te dis que les carottes sont cuites , que c’est la fin des haricots , tu te prends le chou pour un rien , t’as du sang de navet et la tête comme une citrouille tu ne te mêle même plus de tes oignons , bref , tu en as gros sur la patate ;t’es tout juste bon à bouffer les pissenlits par la racines . Je ne vous raconte pas de salades ! J’ai beau avoir un petit pois dans le ciboulot et avoir un cœur d’artichaut , je ne suis pas né de la dernière pluie .Alors, plutôt que faire le poireau comme un cornichon , je préfère appuyer sur le champignon .Quoi ? Je n’fais pas l’ poids ? Chiche ?

 » La complainte du légume  » lol