Les secrets …


……de nos villes et villages

Un puits d'eau sans fond au pays du Bordeaux

Un puits d’eau sans fond au pays du Bordeaux

La rue du Mirail, à Bordeaux, se distingue par ses charmants hôtels particuliers de style Renaissance. Mais elle n’a pas toujours été aussi paisible qu’aujourd’hui.

Au XIVe siècle, un puits très profond alimente le quartier en eau. Selon une légende, les femmes venant y puiser de l’eau disparaissent souvent. Un » basilic  » (Au Moyen-Âge, le basilic devient une sorte de lézard monstrueux mesurant de 10 cm à 2 mètres, doté de 8 pattes, et de solides écailles, et parfois d’un bec. Parfois encore, le basilic ressemble à une autre créature proche, le cocatrix : il est alors représenté avec des ailes et une tête de coq.) se cache en effet au fond du puits. Et ce monstre les aspire quand elles croisent son regard hypnotique.

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basilic ?

Jusqu’au jour où un soldat descend dans le trou à l’aide d’une corde. Il est muni d’un bouclier poli comme un miroir et le dirige soudain vers la bête. À la vue de sa propre image, le basilic s’effondre. La légende a laissé son nom à la rue : en gascon, mirailh veut dire  » miroir  ».

Une épouvantable spécialité dijonnaise

Une épouvantable spécialité dijonnaise

Une maison lugubre, trouée de deux fenêtres à volets noirs et dépourvue de toiture, alimente une terrifiante légende dijonnaise. Au Moyen Âge, le pâtissier Jehan Carquelin officie dans cette demeure. Jehan est réputé pour ses délicieux pâtés à la viande.

Mais à la suite de disparitions, la police perquisitionne sa cave et découvre… des squelettes. Carquelin confectionnait ses pâtés avec de la chair d’enfants ! L’abject cuisinier est condamné à mort, et sa demeure est marquée d’un signe d’infamie, le toit rasé, encore visible aujourd’hui.

Jésus s'est arrêté à Amiens

Jésus s’est arrêté à Amiens ?

À l’entrée de la cathédrale d’Amiens, dans la Somme, la magnifique statue du  » Beau Dieu  » attire le regard. Et son histoire mérite le détour… Au XIIIe siècle, un artisan prénommé Jean est choisi pour la sculpter. Mais il a beau chercher un modèle parmi les passants, aucun ne lui convient.

On raconte qu’une nuit un lépreux le dérange dans son atelier, le priant de l’emmener dans l’église. Malgré son dégoût, le sculpteur le conduit à l’intérieur. Le lépreux se métamorphose alors en beau jeune homme… Le lendemain matin, les ouvriers retrouvent Jean gisant au pied de sa statue achevée. Devant la perfection du visage taillé, ils concluront que le Christ en personne lui a servi de modèle.

Pierrelatte, fondée par un géant

Pierrelatte, fondée par un géant

Un rocher d’une hauteur de 32 mètres se dresse au centre du village de Pierrelatte, dans la Drôme. Et son origine n’est pas géologique… mais magique !

Selon une légende datant du Moyen Âge, tout commence par une colère de Gargantua, le géant immortalisé par Rabelais. Après avoir franchi d’un pas les Cévennes, le colosse a soudainement mal au pied alors qu’il vagabonde. Il s’assoit sur le mont Ventoux, s’aperçoit qu’il a un gravier dans son soulier et, furieux, l’expédie par-dessus le Rhône.

Autour de ce caillou (tombé au milieu d’une large plaine et proportionnel à la taille du géant) sera construite la commune de Pierrelatte.

Le visionnaire d'Avranches

Le visionnaire d’Avranches

En 708, l’archange saint Michel apparaît à Aubert, évêque d’Avranches, en Normandie, pour lui ordonner de construire une abbaye sur une île, au large de sa ville. Aubert refuse : l’île rocheuse que lui indique l’archange ne peut accueillir la moindre construction. Saint Michel revient visiter Aubert la nuit suivante. Ce dernier fait de nouveau la sourde oreille. Enfin, l’archange réapparaît et pose un doigt sur le crâne d’Aubert. Il appuie si fort qu’à son réveil l’évêque a un trou dans la tête. Vaincu, Aubert érige, en 709, un sanctuaire sur l’île rocheuse ; genèse de ce qui deviendra un jour le Mont-Saint-Michel !

On peut voir aujourd’hui, à la basilique Saint-Gervais d’Avranches, le crâne percé d’Aubert. Les esprits pieux voient dans ce stigmate le doigt de l’archange, les esprits forts se disent que l’évêque souffrait simplement d’une lésion crânienne. À chacun de juger !

 
La vierge têtue de Quézac

La vierge têtue de Quézac

La chapelle du village de Quézac, en Lozère, héberge la statuette d’une jeune mère à l’air décidé. Et effectivement, si l’on en croit une légende celtique, elle savait ce qu’elle voulait ! Un jour, à la suite d’un orage, elle se réfugie avec son bébé dans une grotte. Elle y découvre une source d’eau pétillante. Au contact de l’eau, la femme se pétrifie, restant éternellement jeune… Des siècles plus tard, un laboureur découvre près de la grotte la statuette représentant la femme tenant son enfant dans les bras.

Le villageois l’emporte pour qu’elle décore la chapelle voisine, mais la statue disparaît et réapparaît là où il l’a trouvée. Et à chaque fois qu’il la change de place, elle revient là où elle lui est apparue pour la première fois, au pied de la grotte. Les villageois décident de construire une église à l’endroit même où la statue retourne inlassablement de sorte qu’elle ne soit plus tentée de s’enfuir. Excellente décision car depuis, dit-on, les miracles n’ont pas cessé.

Les eaux troubles du lac de Corte

Les eaux troubles du lac de Corte

On l’appelle Lavu Maladettu =le lac maudit. Voici pourquoi : en juillet 1883, un cantonnier venu de l’Hérault, Pascal Estève, débarque en Corse pour participer à la construction d’une route. Mais une épidémie (sans doute de choléra) sévit bientôt à Corte, où il réside. La femme et le petit garçon de Pascal succombent à la maladie. Fou de douleur, il part à travers la campagne.

Près d’un lac, il voit une statue de la vierge posée sur un autel, s’en empare et la jette dans les eaux. Dès lors, au cours du XXe siècle, plusieurs noyades vont y être constatées. Mais en 1979, deux riverains retrouvent finalement la statue de la Vierge au fond du lac. Depuis, dit-on, plus d’accident : le sortilège est rompu.

 
Les miracles de Bruchou, le malicieux abbé de Pau

Les miracles de Bruchou, le malicieux abbé de Pau

Dans le cimetière urbain de Pau, une tombe est toujours recouverte de mots de remerciements. C’est celle de l’abbé Bruchou, auteur d’un singulier miracle. À la veille de la guerre de 1870, une femme lui demande de prier pour que son mari soit épargné par le conflit, ainsi que son amant. Ouvert d’esprit, le prêtre accepte, et les deux hommes reviennent indemnes du front. Depuis, les Palois continuent de faire des voeux devant sa sépulture.

À la Cathédrale de Strasbourg, la dernière tentation du diable

À la Cathédrale de Strasbourg, la dernière tentation du diable

Sur la façade de la cathédrale de Strasbourg, une statue représente un séduisant jeune homme tenant une pomme entre ses doigts. Il s’agit de Lucifer, le tentateur. Une légende raconte que le diable, ayant entendu parler un jour de cette statue, a voulu voir si elle lui ressemblait…

Il voyage donc en chevauchant le vent autour de la terre, et découvre la sculpture. La trouvant à son goût, il décide de franchir le seuil de la cathédrale : peut-être y verra-t-il d’autres statues de lui encore plus belles ! Mais le voilà surpris par la messe matinale. Paralysé par la parole de Dieu, il ne peut plus s’enfuir de la cathédrale. Depuis, le Malin est captif, et en colère : Voilà pourquoi le vent souffle sur le parvis de l’église avec plus de force qu’ailleurs…

En pensant à ma mère ….


……qui nous a quittés il y a déjà environ 11mois …( Il faut savoir que contrairement à moi, elle était très croyante)

A TOI qui me manques…

Ma mère il y a ….?

J’aimerais que le (ton) paradis soit équipé d’un téléphone pour entendre ta voix à nouveau. J’ai pensé à TOI aujourd’hui, rien de nouveau. J’ai pensé à toi hier et la journée d’avant aussi. Je pense à toi en silence, je  » mentionne » souvent ton nom. Tout ce que je possède ce sont les souvenirs et une photo ….dans un cadre.

 » Dieu  » t’a……dans ses bras, moi je t’ai dans mon cœur ….


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Baudelaire…

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Gazette …..Origines de ce mot …


Des origines vénitiennes

Aujourd’hui, le mot gazette est employé couramment pour désigner un journal, mais j’apprends que ce terme tire ses origines de la Vénétie ….

L’histoire qui se cache derrière le mot  » Gazette » :

Au XVIe siècle, Venise, dont le port est alors l’un des plus importants d’Occident, décide de créer un journal rapportant les nouvelles du monde, collectées grâce à ses grands navigateurs.
Ces journaux sont baptisés Gazeta, du nom d’une pièce frappée par la Cité des Doges à cette époque. Cette pièce de monnaie qui équivaut à, environ, cinquante de nos centimes de franc

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1 centime

, correspond alors au prix du journal.

CanalettoLe grand Canal à hauteur de la basilique Santa Maria della Salute de Venise

La Gazette de France

Portrait de Théophraste Renaudot (1586–1653)

Au début du XVIIe siècle, la Gazeta vénitienne s’exporte dans toute l’Europe.

Pour suivre ce courant, la France crée la Gazette, d’après le nom de son homologue italien.
Le périodique est fondé en 1631 par Théophraste Renaudot, le médecin de Louis XIII sous  »l’impulsion » du cardinal de Richelieu.

Le journal, qui ne comprend pas plus de 4 pages au départ, parait chaque semaine. A l’origine,il est tiré entre 300 et 800 exemplaires.

La Gazette est considérée comme le premier périodique français. 

Publiée chaque samedi, la Gazette a pour objectif de propager l’actualité politique, mais également les nouvelles de la Cour, du Royaume et de l’étranger. 

Gazette de France du mardi 3 février 1789, (image du net)

Très rapidement, ce périodique obtient le monopole de l’information politique en France.

La Gazette gagne en notoriété jusqu’à gagner un tirage à plus de 8 000 exemplaires. Distribuée partout en France, elle prend le nom de Gazette de France, en 1762.

Au cours de la Révolution française, la Gazette de France continue ses publications, mais reste cependant très discrète sur les événements.

En 1792, elle change de nom au profit de Gazette nationale de France et devient un quotidien.

Sous la IIIe République, elle reprend finalement son nom de Gazette de France, avant de disparaître en 1915


Gazette Nationale de France du mercredi 19 décembre 1792, n°267

Parce Que je ne suis pas vacciné…


.…..contre le COVID :

Ces vaccins qui ont marqué l’histoire de la médecine:

1796: Les premiers pas de la vaccination

1796 : Les premiers pas de la vaccination

Alors que la variole, aussi appelée “petite vérole”, touche une grande partie de la population depuis des centaines d’années, le médecin anglais Edward Jenner constate que les personnes qui s’occupent de la traite des vaches ne développent pas la maladie. Les laitières sont en fait protégées de la variole par la maladie de la vache, une pathologie bénigne qui fait apparaître des pustules sur leurs mains et leurs avant-bras. Edward Jenner a l’idée d’injecter un peu de pus d’une laitière dans le bras d’un jeune enfant qui ne contractera jamais la variole. Pas encore connue sous ce nom, la vaccination est née.

Photo 1885: Pasteur découvre le vaccin contre la rage

1885 : Pasteur découvre le vaccin contre la rage

C’est l’une des maladies les plus effrayantes du moment : une fois contractée, la rage est à l’époque inexorablement mortelle. Lorsque Louis Pasteur débute ses recherches pour trouver un vaccin contre la rage, il s’est déjà illustré dans la conception de divers vaccins contre le choléra chez les poules, contre le rouget chez le porc ou encore contre la maladie du charbon chez les vaches.

Photo :1885: Pasteur découvre le vaccin contre la rage

1885 : Pasteur découvre le vaccin contre la rage

En 1885, après avoir fait des tests prometteurs sur des lapins, Louis Pasteur injecte pour la première fois son vaccin contre la rage sur à un jeune garçon. Mordu quatorze fois par un chien enragé, Joseph Meister reçoit dix jours de traitement qui l’empêchent effectivement de contracter la rage. C’est la consécration pour Louis Pasteur, dont l’institut aujourd’hui mondialement connu sera créé trois ans plus tard.

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1921: La naissance du BCG

1921 : La naissance du BCG

Au début du XXè siècle, la tuberculose, aussi appelée “peste blanche”, fait 100 000 à 200 000 morts en France. Le vétérinaire Camille Guérin et le médecin Albert Calmette unissent leurs forces pour étudier la maladie. Pendant 13 ans, Camille Guérin se penche sur la bactérie responsable de la maladie chez la vache et développe un bacille tuberculeux inoffensif qui ouvre la voie à l’immunité.

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1921: La naissance du BCG

1921 : La naissance du BCG

Décidés à le rendre accessible dans le monde entier, Guérin et Calmette refusent de déposer un brevet. Le BCG est le seul vaccin au monde qui porte les initiales de ses fondateurs.

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1926 : La naissance des vaccins associés

Les années 1920 marquent la conception de nombreux vaccins tels que ceux contre la diphtérie en 1923 et contre le tétanos et la coqueluche en 1926. En travaillant sur la diphtérie et le tétanos, le vétérinaire français Gaston Ramon découvre que la combinaison de plusieurs vaccins dans une même seringue permet de bonnes réponses immunitaires. C’est la raison pour laquelle les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite sont souvent rassemblés dans une même injection aujourd’hui.

Photo :1932: le vaccin contre la fièvre jaune

1932 : le vaccin contre la fièvre jaune

Dès le milieu du 19è siècle, les épidémies de fièvre jaune se multiplient en Afrique et en Amérique du Sud. Transmise par le moustique, la maladie provoque frissons, douleurs musculaires, maux de tête et une jaunisse chez certains patients. Après de longues et difficiles recherches, un premier vaccin voit le jour à l’Institut Pasteur de Dakar en 1932. Une découverte qui permet l’éradication de la maladie en Afrique francophone.

Photo 1932: le vaccin contre la fièvre jaune

1932 : le vaccin contre la fièvre jaune

La fièvre jaune est encore aujourd’hui un enjeu de santé publique dans le monde. Selon l’OMS, 200 000 cas de fièvre jaune sont détectés chaque année ainsi que 30 000 décès causés par la maladie. Comme le rappelle l’Institut Pasteur, la maladie refait actuellement son apparition dans certains pays africains et sud-américains où la couverture vaccinale n’est pas suffisante. Des cas de fièvre jaune ont également été déclarés en Chine pour la première fois.

Photo 1944: un premier vaccin contre la grippe

1944 : un premier vaccin contre la grippe

En 1944, le médecin Thomas Francis Junior est chargé de développer un vaccin contre la grippe pour protéger les soldats américains en pleine Seconde guerre mondiale. Grâce à des travaux réalisés sur un oeuf de poule ???, le premier vaccin et trouvé et la première campagne de vaccination antigrippe est lancée.

Photo 1955: Jonas Salk met au point le premier vaccin contre la poliomyélite

1955 : Jonas Salk met au point le premier vaccin contre la poliomyélite

Très contagieuse, la poliomyélite couramment appelée polio frappe principalement les enfants et peut provoquer une paralysie irréversible chez le malade. En 1955 (année de pa naissance), le médecine américain Jonas Salk met au point un vaccin qui arrive trois ans après une importante épidémie aux épidémies. Aujourd’hui, selon l’ONU, les efforts accrus de vaccination dans le monde rendent possible l’éradication complète de la maladie dans les années à venir.

Le 30 décembre 1907……



…… débute l’épopée des Brigades du Tigre

Il y a environ 114 ans ( le 30/12/1907), Clemenceau mettait en place une équipe de fins limiers: les Brigades du Tigre étaient nées :

Ces brigades ont résolu de très nombreuses affaires criminelles depuis la bande à Bonnot en passant par l’affaire Landru, Petiot ( dit le  »docteur Satan » ) ou encore l’affaire Stavisky. De nos jours, devenues la police judiciaire (PJ), elles continuent de marquer l’histoire contemporaine par leurs enquêtes judicaires retentissantes: Guy Georges, le gang des postiches, Mesrine, l’affaire Elf…etc

Ce quelles avaient de particulier ( par ordre alphabétique lol ):

B comme Brigades mobiles

Les Brigades de police mobile sont créées par le décret du 30 décembre 1907. La police s’enrichit d’une nouvelle force ayant pour  »mission exclusive de seconder l’autorité judiciaire dans la recherche et la répression des crimes et des délits de droit commun ». Le Figaro du 30 mars 1913 précise:  »Il est incroyable de penser que jusqu’à ce qu’existassent les Brigades mobiles, la recherche des malfaiteurs était abandonnée, en province, à l’inspiration bonne ou mauvaise, à la chance, aux maigres possibilités d’action de la police et des magistrats locaux. Aucune liaison, nul moyen de combiner l’action de la police d’une région avec celle de la région voisine. Cette liaison est désormais assurée par les brigades mobilestroupe nomade dont la fonction est de poursuivre, avec le concours des polices locales, le malfaiteur partout où il se cache, fût-ce à l’étranger. Ces brigades mobiles étaient au nombre de douze ». . Un nouveau décret l’été 1911 porte le nombre des brigades à quinze.

C comme Célestin Hennion

C.Hennion
Célestin Hennion dans Le Figaro 1913. Le Figaro

Son nom reste attaché à l’organisation des brigades mobiles dès son arrivée à la direction de la Sûreté générale en 1907. Il est considéré comme le père de la police moderne. Clemenceau en nommant un fonctionnaire «de la carrière» a rompu la tradition qui faisait placer à l’époque à ce poste, un préfet. Cette nomination est le point de départ de toute une réorganisation de la police et surtout d’une modernisation. Hennion allège les services administratifs et forme des services opérationnels répartis en «bureaux». Devant une insécurité grandissante en France, Clemenceau est décidé à utiliser les grands moyens pour combattre le crime.

D comme délinquance

En ce début du XXe siècle, des bandes sèment le trouble à grande échelle sur tout l’Hexagone. Les  » Apaches  » font frissonner Paris: leurs exploits sont à la Une de tous les journaux. La bande d’Abel Pollet multiplie crimes et meurtres en ville et à la campagne, les  »Chauffeurs de la Drôme » attaquent les personnes âgées ou encore  »la Caravane à pépère » des malfrats qui écument la campagne de la Touraine et de la Charente en perpétrant vols et escroqueries. Dans les premiers jours de juin 1907, une première opération de coopération entre gendarmes et policiers est orchestrée: la bande de soixante romanichels (la fameuse  »Caravane à pépère ») est arrêtée à La Tremblade.  »Cette capture fit grand bruit. Pour leur coup d’essai, qui était d’ailleurs un coup de maître, les policiers parisiens avaient su débarrasser nos villes et nos campagnes de dangereux malfaiteurs dont les exploits rappelaient à s’y méprendre ceux de Cartouche et de Mandrin. On exagérait. » ( Le Figaro du 9 août 1907).

P comme Progrès technique

Les brigades mobiles bénéficient de moyen d’action de plus en plus modernes. L’enquête judiciaire évolue et se tourne vers la police scientifique. Ainsi les brigades généralisent l’emploi des fiches anthropomorphiques avec les empreintes digitales des travaux d’Alphonse Bertillon

Bertillon

.  »Dans toutes les branches du service de la Sûreté générale, l’outillage a été amélioré et complété. Les commissariats d’une certaine importance et tous les commissariats spéciaux des frontières ont aujourd’hui le téléphone. Des ateliers de photographie “système Bertillon” ont été installées à la Sûreté, aux sièges des brigades mobiles et dans tous les commissariats où cela était nécessaire  » (Le Figaro du 30 mars 1913).

S comme Statistiques

Rapidement les brigades mobiles obtiennent des résultats et commencent à rassurer la population. Les autorités et la presse s’en félicitent. Ainsi dans son édition du 28 octobre 1909, Le Figaro révèle quelques chiffres du rapport du député Arago sur le budget intérieur et plus particulièrement sur le fonctionnement des brigades mobiles:  »Les brigades de police mobiles, dit en substance le rapporteur, sont placées sous la direction d’un commissaire principal, chargé du contrôle général du service, des recherches. […] Depuis sa création, ce contrôle a constitué 70.000 dossiers et ses archives s’enrichissent tous les jours de documents précieux. Le service photographique créé dance service -est également, une des innovations les plus heureuses de la nouvelle organisation et sa production moyenne, atteint actuellement plus de 3.000 épreuves par mois. Du 18 mars 1908 au 31 juillet 1909, c’est-à dire en moins d’un an et demi, le nombre des arrestations opérées par les brigades, maintenues, suivis de condamnations ou encours d’information s’est élevé à 4.272, parmi lesquelles 83 pour assassinats ou tentatives et 1.528 pour vols. Pendant la même période, les agents des brigades ont mensuré et photographie 7.790 nomades. » Il n’oublie pas de signaler que tous ces résultats ne sont pas ignorés au-delà de nos frontières.

T comme Tigre

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Clemenceau  » le Tigre ‘
Actuel logo de la police judiciaire. Police nationale

Les brigades sont passées à la postérité sous le nom de  »Brigades du Tigre » en souvenir du surnom donné à Georges Clemenceau

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. C’est lui, en tant que président du Conseil et ministre de l’Intérieur, qui a mis en place ces troupes d’élite, sur les conseils de Célestin Hennion. Le logo actuel

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Le logo

de la Direction de la police judiciaire représente un tigre noir sur fond blanc ; et à droite de l’animal, on distingue le profil du visage de Georges Clemenceau. .

V comme Voiture

Eh oui ce sont des  »policiers en auto »: une par brigade à partir de 1912.

Voici ce qu’écrit Le Journal amusant au début de l’automne 1911 :  »Depuis quelques jours, le service de la Sûreté générale possède quatre voitures automobiles. Ces véhicules, dont l’acquisition avait été jugée nécessaire lors de la réorganisation des brigades mobiles, sont du type landaulet et double phaéton. Elles sortent de la maison Dion-Bouton. Elles sont extrêmement rapides, ce qui n’enlève rien à leur confortable. » La commission de réception, vient de se réunir à l’effet de procéder à l’examen et à la réception de deux voitures : un landaulet et un double phaéton. Ces voitures ont effectué leurs essais de vitesse et de résistance. Parties à 7 heures du matin de la cour d’honneur du ministère de l’Intérieur, elles se sont rendues à Rouen. Elles étaient de retour à la place Beauvau, l’après-midi, à 4 heures un quart. À l’aller comme au retour, les deux autos se sont très vaillamment comportées, réalisant une vitesse moyenne de près de soixante à l’heure. L’une de ces voitures va être affectée à la direction de la Sûreté générale. Les trois autres seront mises à la disposition des brigades mobiles les plus chargées en affaires. Les chauffeurs chargés de piloter ces voitures ne sont pas, comme on pourrait le croire, des conducteurs d’autos ordinaires. Ce sont de véritables fonctionnaires. Ils sont assimilés aux inspecteurs de police mobile et assujettis aux mêmes obligations que ces derniers ».

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Vidéos :

Fritz Haber….


Quel rôle sinistre a joué Fritz Haber

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F.Haber…..
F.Haber

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Issu de la petite bourgeoisie juive prussienne, Fritz Jacob Haber était à la veille de la Grande Guerre un chimiste allemand réputé et ambitieux. Il avait mené à bien la synthèse de l’ammoniac. À l’origine de cette découverte, une préoccupation majeure des milieux savants de l’époque : empêcher une catastrophe alimentaire mondiale. Pour remédier à la pénurie de guano et de salpêtre, il fallait en effet trouver un procédé chimique et industriel permettant de fabriquer des engrais azotés à partir de l’ammoniac. Grâce à ces engrais, la production agricole serait assurée.

En 1910, l’empereur Guillaume II

Guillaume II

 fonde l’Institut Kaiser-Wilhelm de physico-chimie et d’électrochimie, et Haber est désigné pour en prendre la direction. Dès lors, il va exercer une influence décisive sur les avancées scientifiques du Reich. En octobre 1914, il est un des signataires du manifeste « Appel au monde civilisé », signé en faveur de l’armée allemande par quatre-vingt-treize hautes personnalités universitaires et culturelles. C’est une réponse à l’indignation provoquée dans le camp allié par les exactions et les crimes allemands commis en Belgique et en France . Le manifeste qualifie de justes et légitimes les punitions et les représailles déclenchées par l’armée allemande.

Effets dévastateurs du gaz

Malgré les conventions de La Haye de 1899 et 1907, qui interdisent l’emploi de projectiles pour la diffusion des gaz asphyxiants et l’usage des poisons et des armes toxiques, Haber se propose d’effectuer des recherches sur l’emploi des gaz de combat. Du côté français, des grenades lacrymogènes sont expérimentées, ce qui va justifier, après l’accord du Kaiser, l’expérimentation de gaz irritants. Début 1915, un premier essai est effectué sur le front russe. Il fait froid, la nappe de chlore est insuffisante, le vent est contraire, c’est un échec. Haber sait que le chlore, un gaz produit en grande quantité par l’industrie chimique Bayer, reste longtemps au sol. Une nappe suffisamment dense pour être incapacitante, et même mortelle, aura donc le temps, poussée par un bon vent, de parvenir sournoisement vers les positions choisies.

En Belgique, la géographie de la région d’Ypres et les vents rencontrés semblent convenir pour une première utilisation d’envergure. Promu capitaine sur ordre du Kaiser, Haber vient surveiller lui-même l’installation des réservoirs : cent soixante-dix tonnes de chlore sont enterrées sur un front de six kilomètres. Il attend que le vent soit favorable, ni trop fort ni trop faible. Le 22 avril, les robinets sont ouverts et un épais nuage verdâtre glisse lentement vers les positions britanniques et françaises. Malgré des indices fournis par des déserteurs, c’est la surprise, et, sur des hommes sans protection, les effets sont dévastateurs. Cinq mille soldats succombent et plus de quinze mille autres sont intoxiqués. Une brèche est même provoquée, elle ne sera pas exploitée. En quelques heures, l’Allemagne vient d’obtenir un résultat sans égal. Mais les mesures de protection vont vite apparaître et la réplique ne va pas tarder.

Un Juif allemand adhérant aux valeurs du Reich!!!!

À son retour, Haber a une violente explication avec sa jeune femme Clara. Indignée, elle lui demande, au nom des principes humanitaires, d’arrêter ses recherches qu’elle juge criminelles. Il refuse. Elle se suicide quelques jours plus tard. Il lui aurait répondu : « Un savant appartient au monde en temps de paix, à son pays en temps de guerre. » Obstiné, il met au point d’autres produits toxiques efficaces et mortels, comme le phosgène et l’ypérite, puis trouve la formule (la constante de Haber) définissant la dose de gaz fatale à l’homme selon le temps d’exposition.

Ce savant qui adhérait tant aux valeurs du Reich reçoit le prix Nobel de chimie en 1918. Après la guerre, ses recherches sur les pesticides vont permettre la mise au point de la fabrication industrielle de l’acide cyanhydrique, un acide dangereux qui entre dans la composition d’un pesticide, le Zyklon B, produit utilisé par les nazis dans les chambres à gaz des camps d’extermination. Ce membre du conseil d’administration de l’IG Farben mourra à Bâle en 1934 après avoir dû s’exiler en raison de ses origines juives.

Le massicot ?……Que ce que c’est ?


MASSICOT
  1. :

L’histoire du massicot

utilisation d'un massicot

L’HISTOIRE DU MASSICOT 

La nécessité d’être aidé d’une machine à couper le papier se fait ressentir bien avant l’invention du fameux  » MASSICOT  ». En effet, c’est en 1830 que les premières machines voient le jour et seulement en 1844 que Guillaume MASSIQUOT (son nom où le  »qu » a été remplacé pour désigner l’appareil ,et son utilisation avec le verbe  » massicoter  ») est resté ,dépose un brevet pour sa machine ! d’où le nom de celle-ci.

Bienfaiteur du papetier, du relieur, du photographe, de l’éditeur… il invente l’outil génial qui rend son nom commun.

Guillaume MASSICOTNé le 5 septembre 1797 à 4 heures du matin à Issoudun..
(19 fructidor de l’an 5 de la République Française
)
Décédé à Paris en 187
0 ( à 73 ans ). Si le massicot est un outil  »familier  », notamment en bureautique, qui se soucie de son inventeur et de l’origine de ce mot à la sonorité aussi coupante que sa lame ?
Quand Guillaume Massicot vient au monde, en 1797, dans le pays berrichon d’Issoudun, son père est maréchal-ferrant. Le jeune homme, lui-même habile au travail du métal et épris d’indépendance quitte, dès 16 ans, sa ville natale pour monter à Paris. Formé à la coutellerie, ce travailleur manuel doué et ingénieux fait son tour de France( comme s’était l’usage pour devenir  » compagnon » ) . Il séjourne deux ans à Paris, un an à Lyon autant à Marseille et Bordeaux, puis trois ans encore dans la capitale avant de s’installer comme coutelier à Bourges ( pas très loin de chez moi ) .
Là, son habileté lui vaut le titre de coutelier du duc de Bordeaux. En 1840, une maladie grave l’oblige à revenir à Paris. il met à profit sa convalescence pour inventer et perfectionner le  » rogne-papier  » qui porte encore son nom, aujourd’hui. A cette époque et depuis une quinzaine d’années déjà, on utilise, pour couper le papier, des machines à lames fixes. Mais avant de faire breveter son invention le 18 mars 1844, ce précurseur construit un modèle à levier tel qu’on peut le voir encore de nos jours. Sa machine, entraînée manuellement, utilise le principe de la  » lame contre support  » qui est toujours celui des massicots contemporains. Ses recherches sont aussi le début d’une grande série d’innovations et de créations de machines pour beaucoup de métiers. L’invention de Guillaume Massicot connaît un succès immédiat dans les imprimeries et papeteries, et lui apporte de nombreux prix dans les expositions de 1846 à 1855. Il devient membre de l’Académie de l’industrie et de plusieurs autres sociétés .Travailler le fer avec grande précision est l’affaire de cet inventeur qui se dit  » serrurier-mécanicien  ». Il possède une entreprise à Châteauroux d’où sortent des machines à battre, tarares, châssis en fer pour serres et toitures, sonnettes… Il emploie une trentaine d’ouvriers qu’il paie jusqu’à trente francs en moyenne par jour en 1874.Il possède aussi une scierie à Châteauroux pour la production de planches et de parquets. On peut dire que cet inventeur visionnaire a grandement facilité la vie des coupeurs de papier, de cuir et de tissus. Et le massicot fait partie des outils indispensables à l’imprimeur, au relieur, au photographe… ainsi qu’à l’usager de l’ordinateur. Si cette machine a pris le nom de son créateur, c’est un hommage rendu à Guillaume Massicot, artisan minutieux, perfectionniste, amateur de bel ouvrage et sachant bien  » couper le papier en quatre  ». Décédé en 1870, il est inhumé au cimetière du Père – Lachaise .

 Grâce à ses recherches, la création et l’innovation d’autres machines pour beaucoup de métiers voient le jour. Son innovation rencontre un succès auprès des imprimeries et papeteries et remporte suite à ça de nombreux prix dans les expositions de 1846 à 1855.

découpe papier au massicot

Le MASSICOT est destiné à couper à l’angle de Marge imprimeur et est présent principalement dans le secteur de l’imprimerie. Il existe plusieurs massicots avec des formats différents, à plusieurs lames… etc…

Le MASSICOT est construit de cette manière: un bâti solide ; une table de travail et une arche contenant la presse et la lame. Pour le faire fonctionner, il suffit d’appuyer simultanément sur une pédale et sur deux boutons qui déclenchent la descente de la presse et de la lame, ce qui permet donc la mise en sécurité des personnes qui utilisent la machine. Cependant, sa manipulation nécessite tout de même un savoir-faire.

MASSICOT
un massicot ?

En effet, par le passé les massicots ont provoqué de nombreux accidents, mais aujourd’hui la sécurité est vraiment renforcée, déjà par l’obligation d’utiliser ses deux mains et un pied pour déclencher la descente, elle est aussi équipée d’une cellule photoélectrique qui permet de détecter la présence d’un objet/corps étranger et qui stop tout de suite la machine.  

Le massicot procède en 2 étapes :

1ère étape : Une presse bloque une pile de papiers qu’il faut découper.

2ème étape : Une lame effectue la tâche de découpe.

Fonctionnement :

Comment Nicholas Winton….


…. courtier en bourse, sauva des centaines de juifs de l’Holocauste

Sir Nicholas Winton in 2007 

Au moins 669 enfants échappèrent aux nazis grâce à Nicholas Winton, un fait qu’il garda secret pendant près de 50 ans

Pendant l’été 1954, Nicholas Winton se lançait dans une campagne, qui s’avéra veine, pour obtenir un siège dans le conseil municipal de Maidenhead, une petite ville à l’ouest de Londres, en Angleterre. Sa brochure de campagne comprenait les informations de vote de base, une photo de lui, un appel au vote de trois paragraphes et, tout en dessous, une section intitulée  »détails personnels  ».

Quelque part enfui dans cette section (après le détail de ses accomplissements dans la politique locale et dans les affaires, et avant ses talents d’escrime et ses services dans l’armée de l’air) on pouvait lire :

 » Après Munich, a évacué 600 enfants réfugiés de Tchécoslovaquie.  »

Les votants de Maidenhead ainsi qu’à peu près tous ceux qui vivaient en dehors de la ville ne prêtèrent pas grande attention à cette mention. Pourtant, cette petite phrase faisait référence à une histoire douloureuse mais inspirante, pleine de courage, de ruse et d’altruisme.

Nicholas Winton, ou le Schindler britannique :

Entre décembre 1938 et septembre 1939, alors que la seconde guerre mondiale est proche, Nicholas Winton et ses associés réussirent à sauver pas moins de 669 enfants des nazis en Tchécoslovaquie.

Pourtant, personne n’aurait pu le deviner simplement en lisant cette mention très indirecte sur le dépliant de sa campagne 15 ans plus tard. Ce ne fut que 34 ans plus tard que les médias internationaux s’intéressèrent à Mr Winton et qu’on lui rendit hommage, érigeant des statues en son nom et le surnommant  » le Schindler britannique  », tout ce que Winton tentait d’éviter.

Cette position convenait à un homme qui, comme il le déclara au journal the Guardian en 2014, se disait appartenir à la dernière catégorie de l’adage  » certains naissent grands, d’autres le deviennent, d’autres encore se voient imposer la grandeur  ».

D’ailleurs, l’évènement qui l’incita à réaliser des missions de sauvetage permet de mieux comprendre pourquoi il se rangeait dans une telle catégorie. En effet, il suffît d’un seul coup de fil et d’un séjour au ski annulé pour que l’histoire de ses missions débute.

En décembre 1938, Mr Winton, qui travaillait alors comme courtier à Londres, où ses parents allemands et juifs avaient émigré 30 ans plus tôt, se trouvait sur le départ d’un séjour de ski en Suisse. Seulement, il reçut un appel inattendu d’un ami appelé Martin Blake ….Un appel qui changea définitivement sa vie.

Puisqu’il aidait déjà les réfugiés, juifs pour la plupart et originaires de la région occidentale de Tchécoslovaquie, laquelle venait d’être annexée par l’Allemagne, Martin Blake savait que la situation s’empirerait. Il demanda donc à Mr. Winton de se rendre à Prague, la capitale, plutôt qu’en Suisse.

 » Sur un coup de tête  » (selon le New-York Times, Nicholas Winton accepta.)

 »Ne t’encombre pas de tes skis,  » répondit Mr. Blake.

Sur ces mots, Mr Winton se rendit en Tchécoslovaquie. Il fut très vite horrifié de constater les conditions de vie dans les camps de réfugiés, et fut consterné de réaliser que leurs habitants ne pourraient sans doute jamais voyager sereinement à l’étranger, à cause des restrictions européennes sur l’immigration juive.

Malgré les efforts de la Grande-Bretagne pour tirer les enfants réfugiés (puisque les adultes étaient toujours soumis aux restrictions prévues dans la loi britannique) hors d’Allemagne et d’Autriche, la Tchécoslovaquie n’en faisait aucun, et sombrait ainsi dans l’engrenage nazi. Toutefois, Mr Winton ( aidé de ses associés tels que Mr Blake et d’autres amis comme Trevor Chadwik et Bill Barazetti ) ne négligerait aucun enfant tchécoslovaque.

Nicholas Winton et compagnie installèrent ensuite leur bureau à Prague, où ils prirent rendez-vous avec des milliers de parents désemparés. Chacun venait dans l’espoir d’arranger le transport sécurisé de ses enfants à l’étranger, tout en sachant que si une telle disposition était prise, il ne les reverrait probablement jamais.

Certains des enfants sauvés par Nicholas Winton à Prague en octobre 2007.

Une mission délicate

Les nazis commencèrent à se méfier en voyant autant de parents faire la queue, et se mirent à suivre Mr Winston tout en le harcelant, lui et ses associés. Mais à maintes reprises, la vivacité de leur esprit accompagnée de quelques compliments bien placés suffit à maintenir leur opération.

Ce n’était pas la première fois que Mr Winston usait de telles tactiques afin d’agir de manière juste dans un système injuste.

Avec plus de 900 enfants enregistrés sur sa liste pour un départ, il devint temps d’assurer leur entrée sur le territoire anglais ainsi que leur résidence sur place (chez des parents adoptifs volontaires qui avaient versé 1 700 $ de dépôt qui servirait à financer le retour de l’enfant dans son pays d’origine le moment venu). Toutefois, puisque le siège social britannique tarda à répondre et à délivrer les visas, Nicholas Winton et compagnie décidèrent de les falsifier.

Quelles que soient les difficultés et peu importe si leurs moyens étaient légalement douteux, ils parvinrent à réaliser toutes les pièces d’identité pour le 14 mars 1939, lorsque le premier train transportant des réfugiés quitta Prague.

Le train passa ensuite par le nord pour traverser l’Allemagne centrale jusqu’aux Pays-Bas, où des bateaux attendaient pour transporter les enfants sur la Manche jusqu’en Angleterre. Ce premier train contenait seulement 20 enfants. Les sept suivants en transportèrent bien plus.

Cependant, aussi réconfortant qu’eut été chaque départ, ce fut tout autant un bien tragique tableau : des parents éplorés partout sur les quais faisant leurs à dieux à leurs propres enfants, s’abandonnant au tragique destin auquel ces derniers étaient à présent en train d’échapper.

Il est évident qu’ils ne fondaient pas tous en larmes (et leurs histoires font peut-être d’ailleurs partie des plus déchirantes). C’est le cas d’un des rescapés, sauvé par Mr Winton :

 » Mes parents, pour me faire monter à bord, m’ont fait croire que je partais à l’aventure, en vacances chez mon oncle Hans Popper à Folkestone (Angleterre). Ils n’ont même pas versé une larme, ils ont enfui toutes leurs émotions pour ne pas m’alarmer. Je n’avais aucune idée que c’était la dernière fois que je voyais mon père vivant et qu’ils étaient destinés à l’enfer d’Auschwitz.  »

Zuzana Marešová, l’une des enfants sauvées par Mr Winton, ainsi que d’autres enfants dont les parents survécurent à la guerre et qui purent donc se revoir, ont décrit le même type de scènes poignantes à la gare :

 »Tous les parents pleuraient en nous disant au revoir. Je les revois encore aujourd’hui. Je me rappelle leurs mains en l’air et nos visages que l’on collait à la vitre du train, ce qui m’a fait comprendre qu’on se séparait. La phrase qu’on entendait le plus sur le quai, c’était “à bientôt”.  »

Ce tableau se répéta lors du départ des huit trains suivants, le dernier étant parti fin août. Le neuvième était prévu pour septembre, mais ce jour-là, les Allemands envahirent la Pologne et la Seconde guerre mondiale débuta officiellement.

La tempête que Mr Winton et d’autres comme lui avaient senti venir de loin finît par se produire. Et ses effets furent rapides et brutaux.

 » Dans les heures qui ont suivi l’annonce, le train a disparu  », déclara-t-il au New-York Times en 2015.

 » 250 familles britanniques ont attendu à la gare de Liverpool Street ce jour-là, en vain, rappela-t-il. Si le train était parti un jour plus tôt, il serait arrivé à destination.  »

Cependant, si la plupart de ces enfants, sinon tous (ainsi qu’1,5 millions d’autres) perdirent la vie pendant l’Holocauste, l’héritage de Nicholas Winton se  »refléta » dans les 669 enfants qu’il avait sauvés.

Il fallut cependant des décennies pour que cet héritage soit pleinement mis en lumière.

 » Je n’étais pas un héros  »

Même si son épouse, Grete Gjelstrup, et certaines personnes de son entourage proche étaient au courant, il n’en parlait pas et faisait absolument tout pour que rien ne soit divulgué.

Par exemple, en 1983, c’est son travail caritatif dans une organisation d’assistance aux personnes âgées qui lui valut de devenir membre de l’ordre de l’Empire britannique …..Et pas ce qu’il avait accompli durant l’Holocauste.

En 1988, le choses changèrent lorsqu’en fouillant dans le grenier, son épouse tomba sur ses albums secrets, remplis des noms et des photos des enfants juifs qu’il avait sauvés. Mr Winton les ignora et suggéra même qu’elle les jette.!!

 » Tu ne peux pas les jeter! », répliqua son épouse. » Elles représentent la vie d’enfants »

Non seulement Grete Gjelstrup ne les jeta pas, mais elle les partagea avec un historien spécialisé sur l’Holocauste. Ils firent bientôt l’objet d’une couverture médiatique internationale, et pendant trois décennies, Mr Winton reçut les honneurs et les commémorations de plusieurs pays européens (ainsi qu’une planète ????!!!!: deux astronautes tchécoslovaques la nommèrent après lui lorsqu’ils entendirent parler de son histoire en 1988).

Il resta néanmoins très modeste face à tous évènements.  »Cela devient un peu ennuyant de passer une éternité à parler de la même chose, déclara-t-il au Guardian en 2014. Mes actions se sont avérées remarquables, mais je n’en avais pas conscience sur le moment.  »

Nicholas Winton en octobre 2007

Alors qu’il aurait pu monopoliser tous les projecteurs, Mr Winton préféra soutenir Doreen Warriner et Trevor Chadwick, ses associés restés sur le sol autrichien à Prague après qu’il fut rentré en Angleterre.  » Je n’étais pas un héros, tout simplement parce que je n’ai jamais été en danger  », déclara-t-il au journal.

Les hommages ont continué jusqu’à sa mort, alors âgé de 106 ans, le 1er juillet 2015, date d’anniversaire de la plus grande évacuation (241 enfants) qu’il avait organisée 76 ans auparavant.

De nouveaux hommages apparaissent encore aujourd’hui. Toutefois, de tous les honneurs qu’il reçut, celui qui captive le plus le public et met un visage sur son héroïsme de la meilleure des manières, est celui qui aida à initier  »l’avalanche médiatique » qui se produisit juste après que sa femme eut trouvé son album en 1988.

En effet, les producteurs de l’émission télévisée de la BBC That’s Life avaient invité Mr Winton à assister à l’une de leurs émissions en faisant partie du public, sans vraiment lui en indiquer la raison : En réalité, certains des enfants qu’il avait sauvés de l’Holocauste 50 ans plus tôt le rejoindraient.

De la même manière, au moins certains des enfants maintenant adultes appelés  » les enfants de Winton  » ne se doutaient pas une seconde que leur sauveur serait dans le studio, dans le public, juste à côté d’eux.

Pendant les années qui suivirent cette réunion, Nicholas Winton minimisa le moment, tout comme il l’avait fait dans son dépliant de campagne en 1954, à Maidenhead. Par exemple, le court extrait de son interview avec le journal the Guardian à propos de l’évènement mentionnait simplement qu’il n’avait  » pas beaucoup apprécié d’avoir été piégé pour faire sensation à la télévision et provoquer des larmes  ».

Évidemment, lors de cette réunion sur le plateau de l’émission, tout le monde avait remarqué Nicholas Winton passer deux doigts sous ses lunettes pour essuyer les siennes.

quand les morts….


…… prenaient le train (Londres)

Le cimetière de Brookwood

Les morts ont-ils déjà pris le train ? Oui, par manque de place et par souci de salubrité !

Jusqu’au XIXe siècle, les défunts étaient inhumés dans de petits cimetières jouxtant les églises . Mais avec la poussée démographique et les morts massives dues aux épidémies , les traditionnelles exhumations et mises en ossuaire ne suffisent plus. L’arrivée du chemin de fer offre une nouvelle solution aux autorités : inhumer les morts suffisamment loin pour que les contaminations n’atteignent pas la population.

Une ligne de chemin de fer funéraire

À Londres, un emplacement est inauguré en 1854 à Brookwood, dans le Surrey, avec sa ligne de train et une gare dédiée, baptisée Necropolis. Les cercueils et les familles arrivent en train, les cérémonies sont célébrées dans les salles de la station. Cette ligne de chemin de fer funéraire fonctionnera jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La nécropole d’Haussmann

En France, le préfet Haussmann

Haussman

, alors qu’il prépare le Grand Paris de 1860, a porté un projet similaire : créer une nécropole de 800 hectares loin de la capitale, près de Méry-sur-Oise, reliée par trains spéciaux. Il se bat pendant vingt ans pour son projet, mais les Parisiens sont contre et il ne verra jamais le jour. On chercha plutôt des terrains près de la capitale pour créer de nouveaux grands cimetières extra-muros, à Ivry, Saint-Ouen et Pantin.

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