chasse à l’enfant….


En août 1934;à Belle-île , dans la colonie pénitentiaire de Haute-Boulogne qui accueille depuis 1880 des mineurs délinquants ,une révolte vient d’éclater ..A la cantine ,les surveillants ont frappé un enfant qui avait croqué dans son fromage avant de manger la soupe !….Aussitôt,ses camarades se jettent sur eux ,et les rouent de coups ,saccageent le mobilier et s’enfuient dans la campagne .Les gardiens,aidés par les gendarmes et les habitants ,se lancent à leur poursuite. Après quelques heure,le 56 sont retrouvés et sévèrement punis.Un article publié dans Paris-Soir relate la révolte et alerte sur les conditions de détention de ces mineurs .

Emu par ce récit, Jaques Prévert

Jaques Prévert

compose un poème ,  » La Chasse à l’enfant »,qui va fire bouger les choses.Mais il faudra attendre la fin de la guerre pour que la colonie devienne un institut d’éducation surveillée, qui fermera ses porte en 1977 .

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Le pôème de Prévert :

La Chasse à l’enfant
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l’île
On voit des oiseaux
Tout autour de l’île
Il y a de l’eau
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu’est-ce que c’est que ces hurlements
Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Il avait dit « J’en ai assez de la maison de redressement »
Et les gardiens, à coup de clefs, lui avaient brisé les dents
Et puis, ils l’avaient laissé étendu sur le ciment
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant, il s’est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes, les touristes, les rentiers, les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Pour chasser l’enfant, pas besoin de permis
Tous les braves gens s’y sont mis
Qui est-ce qui nage dans la nuit ?
Quels sont ces éclairs, ces bruits ?
C’est un enfant qui s’enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent ? Rejoindras-tu le continent ?
Au-dessus de l’île
On voit des oiseaux
Tout autour de l’île
Il y a de l’eau

Une chason ausi: vidéo( tjrs sans le son pour moi )

( Les Frères Jacques aussi l’ont chantée)

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La colonie pénitentiaire ( aujourd’hui )

Bref résumé des maison  » de correction  » en France:


1836 : L’idée d’enfermer les enfants dans des lieux spécifiques est née au XIXe siècle. On crée cette année-là à Paris la Maison d’éducation de la petite Roquette pour les jeunes vagabonds.En 1838 ouvre la première Colonie agricole. D’autres suivront. On les appelle aussi des Maisons de correction ou des Colonies pénitentiaires, qui doivent rééduquer les mineurs par le travail et l’apprentissage.

En 1934, les jeunes colons de Belle-Ile-en-Mer se révoltent. On comprend que ces bagnes pour enfants sont en fait une école de la violence
(Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant…
poème de Prévert relatant cette révolte qui, à l’époque, avait très fortement marqué les esprits).

En 1945, après la guerre, l’ordonnance de 1945 crée des Instituts publics d’éducation surveillée, grands internats où les jeunes reçoivent une éducation scolaire, religieuse et professionnelle.En 1970, ils sont remplacés par des Centres d’observation. Celui de Juvisy est entouré d’un mur de 4 mètres de haut et d’un grand fossé. En fait, de l’avis même de l’ex-directeur du centre, c’est une vraie cocotte-minute, où se déroulent des scènes d’une violence inouïe.En 1979, Alain Peyrefitte met fin à l’expérience.(il n’y a que 43ans!!!)Depuis, on a créé des Foyers d’action éducative, des Centres éducatifs renforcés mais sans en fermer les portes à clé.

C’était il y a 206 ans !


Le 2 juillet 1816

Échouage de la Méduse…..( billet à revoir ….peut-être)

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s’échoue au large de l’actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats à son bord. Ce fait divers va bouleverser la France et engendrer un chef-d’œuvre de l’art romantique.

Un capitaine imprudent:

Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette  » L’Écho ‘, de la flûte  »La Loire’ et du brick  »L’Argus ».

L’expédition est commandée par le capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys. Cet officier royaliste de 51 ans a émigré dès le début de la Révolution, en 1789, et vient tout juste de rentrer en France. Il a reçu du roi Louis XVIII mission de reprendre le Sénégal, que le traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt.

Contre l’avis de ses officiers, le capitaine veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s’éloigne ainsi du reste de la division et s’engage sur le dangereux banc de sable d’Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines, où il est bientôt immobilisé. On tente de désensabler le navire en évacuant le matériel sur un radeau de fortune de 20 mètres de long. Mais cela ne suffit pas et il faut se résoudre à l’évacuation.

L’évacuation

Les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur la chaloupe et une demi-douzaine de canots qui, tous, sont mâtés et disposent d’une voile. Le commandant est parmi les premiers à quitter la frégate !… Mais 152 hommes, essentiellement des soldats, doivent se contenter du radeau. Serrés les uns contre les autres, ils ont de l’eau jusqu’aux genoux. Dix-sept hommes, appréhendant le pire, préfèrent rester sur la frégate dans l’espoir d’être plus tard secourus.

Dans un premier temps ,le radeau est tiré par les canots et la chaloupe. Mais au lieu de se rapprocher de la côte, les naufragés dérivent vers la haute mer… Une nuit, les amarres cèdent les unes après les autres. L’enquête montrera plus tard qu’elles furent volontairement larguées à l’initiative de l’officier Raynaud qui commandait le principal canot

Voyant cela, le lieutenant Espiau, qui commande la chaloupe, veut reprendre le radeau en remorque mais ses hommes s’y opposent. Il semble en effet que beaucoup craignaient une mutinerie et une attaque de la part des marins du radeau, des hommes rudes et passablement éméchés.

Finalement, le commandant Chaumareys abandonne le radeau à lui-même et met le cap sur la côte, vers Saint-Louis du Sénégal. Ses officiers, honteux mais résignés, le suivent.

Le chef d’œuvre :

Théodore Géricault (25 ans), s’est inspiré du drame de La Méduse pour peindre l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’école romantique. Ce jeune artiste de sensibilité monarchiste a suivi Louis XVIII dans son exil de Gand. Cela ne l’empêche pas de faire de son œuvre un manifeste contre les dérives du régime.

Soucieux de réalisme, il a emprunté des cadavres dans un hôpital et s’en est servi comme modèle. Le chirurgien Savigny et un autre rescapé, Corréard, ont d’autre part aussi posé pour Géricault, avec qui ils s’étaient liés d’amitié. On voit sur la gauche le premier, bras tendu, doigts écartés, tourner la tête vers le second, dans l’ombre, adossé au mât. On identifie également deux autres personnages : le noir agitant un morceau de toile est Jean-Charles, soldat originaire du Sénégal. L’homme avec une longue chemise à fines rayures se traînant sur le milieu du radeau, le bras droit tendu, est l’enseigne Jean-Daniel Coudein, commandant du radeau, qui avait été blessé à la jambe au départ de France et pouvait à peine bouger .Le peintre Eugène Delacroix,

Eugène Delacroix ( auto portrait)

ami de Géricault, a servi également de modèle. On le voit au premier plan, face contre le radeau.

La toile est de très grandes dimensions (4,9 x 7 m), avec des personnages deux fois plus grand que nature au premier plan. Elle montre les marins qui tentent de se faire voir du brick L’Argus le 17 juillet 1816. Par le mouvement des corps et les contrastes de lumière, elle travestit le fait divers en un drame mythologique. Exposée au Salon de 1819 sous le titre Scène de naufrage, elle fait scandale par son réalisme et sa violence. Certains y voient une dénonciation du pouvoir en place. Elle n’en suscite pas moins l’admiration du roi Louis XVIII qui lâche placidement :  » Voilà un naufrage qui ne fera pas celui de l’artiste qui l’a peint  ». (Elle est aujourd’hui au musée du Louvre ).

Le peintre n’a pas osé présenter la première version de son œuvre (ci-dessous), du fait de scènes de cannibalisme jugées trop violentes.

Première version du tableau ?

Le drame:

Avec très peu de vivres et cinq barriques de vin, le radeau va dériver sous un soleil implacable, avec de l’eau jusqu’à un mètre au-dessus du plancher. Les officiers se maintiennent près du mât, dans la partie la plus stable. Suicides, noyades, rixes s’enchaînent. Dès le deuxième jour, certains survivants découpent la chair des cadavres et s’en repaissent après l’avoir boucanée au soleil. Quelques hommes encore valides jettent à la mer les blessés et les malades pour préserver les chances de survie des autres.

Au bout de treize jours, le 17 juillet 1816, les malheureux aperçoivent une voile à l’horizon. C’est L’Argus qui s’est mis en quête de l’épave de La Méduse pour y récupérer des documents officiels et de l’argent ! Mais le brick s’éloigne sans voir le radeau. Il repassera quelques heures plus tard et cette fois l’apercevra. Il recueillera une quinzaine de rescapés. Cinq succomberont peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal.

Le lieutenant de vaisseau Parnajon, commandant L’Argus, racontera plus tard :
 » J’ai trouvé sur ce radeau quinze personnes qui m’ont dit être le reste des 147 qui y avaient été mises lors de l’échouage de la frégate Méduse. Ces malheureux avaient été obligés de combattre et de tuer une grande partie de leurs camarades qui s’étaient révoltés pour s’emparer des provisions qu’on leur avait données. Les autres avaient été emportés par la mer, ou morts de faim, et fous. Ceux que j’ai sauvés s’étaient nourris de chair humaine depuis plusieurs jours et, au moment où je les ai trouvés, les cordes qui servaient d’étais étaient pleines de morceaux de cette viande qu’ils avaient mise à sécher. Le radeau était aussi parsemé de lambeaux qui attestaient la nourriture dont ces hommes avaient été obligés de se servir…  » .

Finalement,c’est une goélette privée, la Bombarde, qui atteindra la Méduse 52 jours après son abandon. Elle recueillera trois survivants sur les dix-sept qui étaient restés à bord : douze avaient quitté l’épave sur un radeau et un treizième sur une » cage à poules  », un quatorzième était mort d’épuisement.

Les  » naufragés du désert  »

Si Géricault a immortalisé le radeau, l’histoire a oublié par contre les  » naufragés du désert  ». Il s’agit des 63 personnes que la chaloupe débarqua le 6 juillet et qui rejoignirent Saint-Louis du Sénégal en longeant la côte. Ils parcoururent les quelques 80 lieues en 17 jours, harcelés, dépouillés par les Maures contre un peu d’eau et de nourriture. Six d’entre eux, dont une femme, y laissèrent la vie.

Trois hommes, » des traînards  », s’égarèrent et furent séparément capturés par les Maures. Parmi eux, le naturaliste Georg-Adolf Kummer (1786-1817). Il parlait un peu l’arabe, se fit passer pour le fils d’une musulmane égyptienne et fut traité courtoisement. Tous les trois furent ramenés à Saint-Louis contre promesse de rançon (ou de récompense).

Le scandale

 »Le Journal des Débats » publie le compte-rendu adressé au ministre de la Marine par le chirurgien Jean-Baptiste Savigny, l’un des rescapés du radeau. L’auteur y dépeint les violences extrêmes auxquelles ses compagnons et lui-même ont été réduits. Son récit soulève une immense émotion dans l’opinion publique.

Le capitaine de frégate et les officiers passent en cour martiale. Hugues Duroy de Chaumareys est dégradé et radié du rôle des officiers de marine et des Ordres de Saint Louis et de la Légion d’Honneur. Il échappe de peu à la peine de mort et s’en tire avec trois années de prison. Il finira ses jours au château de Lachenaud, à Bussière-Boffy, près de Bellac (Haute-Vienne).

Le loup……


Billet long,trop long => si pas de commentaire , je comprendrais ;MAIS PAS DE LIKE !

Sauvage, fétiche et redouté…….

Le Petit chaperon rouge (illustration de Jessie Willcox Smith, 1911)Jusqu’à l’époque contemporaine ,le loupa côtoyé les hommes, du moins dans l’hémisphère nord.

Jamais domestiqué, à la différence de son  »compère » l’ours, il a nourri plus de mythes et de légendes qu’aucun autre animal, y compris le cheval ,le chat et le chien , son  »cousin » domestique.

Le loup, animal qui chasse en meute, réputé cruel et sans pitié, a été très tôt honoré par les peuples nomades ou guerriers comme le montrent encore beaucoup de noms propres ? Mais beaucoup d’expressions populaires rappellent aussi combien il était redouté par les paysans sédentaires et les gardiens de troupeaux.

Le loup, animal fétiche:

Les Spartiates côtoyaient le loup gris (loup commun d’Europe) dans les montagnes du Péloponnèse et l’avaient en grande estime. Le nom de leur plus célèbre roi, le mythique Lycurge, y fait référence. Il signifie en grec  » Celui qui tient les loups à l’écart  ». L’entraînement des guerriers de Sparte est calqué sur son mode de vie selon René Caillois :  » Le jeune homme (éphèbe) vit en loup et attaque comme un loup : solitaire, à l’improviste, par un bond de bête sauvage. Il vole et tue impunément, tant que ses victimes ne parviennent pas à le saisir  » (Les Jeux et les Hommes, 1958).

Lycaon est transformé en loup par Zeus (gravure pour les Métamorphoses d'Ovide, par Hendrik Goltzius, XVIe siècle)

Dans le Péloponnèse aussi, le souvenir d’un roi qui s’appelait Lycaon ( » loup  » en grec) inspira une légende selon laquelle ce roi aurait été transformé en loup à cause de son impiété et pour avoir fait manger de la chair humaine à Zeus en personne. Le mythe du roi Lycaon, qui régnait en Arcadie, est sans doute à rapprocher des sacrifices humains et du cannibalisme qui étaient pratiqués dans la région et dont le souvenir a pu remonter jusqu’aux Grecs de l’époque classique.

Les loups peuvent surgir là où on les attend le moins, par exemple au lycée ! Aristote choisit d’enseigner dans un gymnase installé dans un quartier d’Athènes du nom de » Lyceon  ». Ce nom venait de ce que le lieu avait été précédemment fréquenté par des loups. Il s’ensuit que les Français donnèrent le nom de lycée à leurs établissements d’enseignement secondaire ??, les Allemands préférant celui de Gymnasium !

Les Romains, peuple sédentaire mais guerrier, respectaient aussi le loup (lupus en latin). Cet animal était dédié à Mars, dieu de la guerre, et quand il pointait son nez avant une bataille, les Romains y voyaient la promesse de la victoire !

Comme chacun sait , c’est à une louve que Rémus et Romulus, héros fondateurs de Rome, ont dû leur survie après avoir été abandonnés, encore bébés, dans la forêt. En référence à cette légende, les Romains instituèrent une fête purificatrice le 15 février au Lupercal, la grotte qu’aurait occupée la louve au pied du mont Palatin : les Lupercales. En 494, le pape Gélase lui substitua la Fête de la Purification de la Vierge..

Romulus et Rémus (1516, Paul Rubens, musée du Capitole, Rome)
Rémus ,Romulus et la louve

Les humanistes de la Renaissance se souvinrent que les prostituées étaient désignées à Rome par le mot lupa, qui désigne aussi la femelle du loup. Ils inventèrent en conséquence le mot lupanar pour désigner les maisons de prostitution. L’homonymie latine entre la prostituée et la louve n’est sans doute qu’accidentelle mais elle a poussé des auteurs imaginatifs à chercher un lien entre les deux en attribuant à la louve une lubricité exceptionnelle .

L'enchaînement de Fenrir (1908, George Wright)En Amérique du nord, le loup était un animal totem pour de nombreuses tribus d’Indiens. À la fois craint et respecté, il bénéficiait d’attributs presque divins.

En Europe, la mythologie nordique a cultivé le souvenir d’un loup gigantesque, Fenrir, fils du dieu Loki, qu’il fallut enchaîner pour l’empêcher de nuire. Les guerriers germains appréciaient aussi la force du loup comme l’attestent encore les nombreux prénoms et patronymes qui, tel Wolfgang, Adolphe, Rodolphe, font référence au loup (wulf ou wolf en vieil allemand).

Aujourd’hui encore, le loup est honoré par les Turcs, dont les ancêtres nomades et guerriers se reconnaissaient dans cet animal habitué à chasser en meute. Moustafa Kémal

Moustafa Kémal ?

, fondateur de la Turquie moderne, fut lui-même surnommé le  » Loup Gris  », (peut-être en raison de son regard gris perçant? ).

C’est aussi le nom que se donnèrent des extrémistes nationalistes dans les années 1960 et c’est l’un d’eux, le  » Loup Gris  » Mehmet Ali Agca,

Mehmet Ali Agca ?

qui tira sur le pape Jean-Paul II le 13 mai 1981…

Le loup, animal redouté:

Il y a deux mille ans, en Gaule et dans l’empire romain, les défrichements et la culture intensive avaient réduit la place des loups et de la faune sauvage.

Haut Moyen Âge (Ve-Xe siècles) : cohabitation difficile des loups et des hommes…….

Un loup enlève l'un des deux fils de saint Eustache (vitrail de la cathédrale de Chartres, XIIIe siècle)Tout change à l’époque barbare, sous le haut Moyen Âge. En Europe occidentale, l’extension des friches et de la forêt s’accompagne du retour en force des loups. Dans un monde sous la menace permanente de la famine, le loup est omniprésent autour des villages. On le redoute pour les dégâts sur les troupeaux et le danger qu’il fait courir aux enfants.

Un vitrail de la cathédrale de Chartres

Vitrail de la cathédrale de Chartres

raconte comment saint Eustache, général romain converti au christianisme, vit l’un de ses deux fils enlevé par un loup (avant que des paysans ne le délivrent)…

Le nom Loup ou Leu (loup en vieux français) semble malgré tout apprécié à l’époque mérovingienne, peut-être dans la continuation de la tradition germanique.

Ce nom est porté par plusieurs évêques comme Loup de Troyes, au Ve siècle, ou Loup de Sens au siècle suivant (ce dernier devint saint patron des bergers et des moutons). Il s’ensuit que plusieurs dizaines de villages et villes français portent leur nom : Saint-Loup ou Saint-Leu.

La lucarne dite de Louvois (ou loup-voit), hôtel des Invalides, Paris (XVIIe siècle)Le loup apparaît aussi en filigrane dans beaucoup de noms de lieux : Louvières, Loupiac, Loubaresse… et de familles : Leloup, Leleu, Loubet, sans compter Louvois, secrétaire d’État de la guerre de Louis XIV, qui adopta le loup pour   » Loup-voit  ».

Dans la péninsule ibérique, le loup transparaît également dans les prénoms et noms comme Lope, López ou encore Lopes...

Pour pallier les dommages causés par les loups, l’empereur Charlemagne fonde en 813 une institution destinée à les chasser. C’est la Louveterie. Les monarques capétiens la placeront sous l’autorité d’un Grand louvetier. Il aura l’obligation d’entretenir une meute de chiens entraînés à traquer le loup. Il sera plus tard renommé Grand veneur de France, la vénerie désignant toutes les formes de chasse à courre.  

   » beau Moyen Âge  » (XIe-XIIIe siècles) : les hommes prennent le dessus sur les loups….

Nouveau basculement après l’An Mil : sous le  » beau Moyen Âge  », avec le redoux climatique, les défrichements, l’expansion démographique, l’épanouissement de la civilisation urbaine. Le loup apparaît comme une menace maîtrisable.

Dans le Roman de Renart, un ensemble de courts récits très drôles, le loup,  » sire Ysengrin, homme de sang et de violence, patron de tous ceux qui vivent de meurtre et de rapine  », se fait régulièrement gruger par son neveu Renart le Goupil (le nom donné aux renards au Moyen Âge).

Dans un autre registre, à la même époque,saint François d’Assise 

saint François d’Assise ?

s’attire une certaine célébrité grâce au loup de Gubbio, du nom du village d’Italie centrale près duquel le saint avait établi son ermitage. Ce loup terrorisait le voisinage et attaquait femmes et enfants. Un jour, François alla à sa rencontre et lui parla avec douceur :  » Viens ici, Frère loup, je t’ordonne au nom de Jésus-Christ de ne faire aucun mal, ni à moi ni à personne  », de sorte que la bête féroce mit sa patte droite dans sa main et devint dès lors la plus aimable bête qui soit.

  » Petit Âge glaciaire  » (XIVe-XVIIe siècles) : le grand retour des loups

Retour en arrière au XIVe siècle : Petit Âge glaciaire, Grande Peste, guerre de Cent Ans et autres guerres profitent à la faune sauvage…

L’historien médiéviste Michel Pastoureau

Michel Pastoureau ?

, excellent connaisseur des animaux et de leur symbolique, note que  » la peur du loup revient alors et durera jusqu’au XIXe siècle dans les campagnes européennes. Le loup tue non seulement le bétail mais s’attaque aussi aux êtres humains  ».

Le  »Journal d’un bourgeois de Paris »’ relate ainsi en 1439 des attaques de loup qui auraient eu lieu autour de la capitale :  » Les loups furent si enragés de manger de la chair humaine que, dans la dernière semaine de septembre, ils étranglèrent et mangèrent quatorze personnes, tant grandes que petites, entre Montmartre et la porte Saint-Antoine, dans les vignes et les marais. Le 16 décembre, les loups vinrent par surprise enlever et dévorer quatre ménagères, et le vendredi suivant, ils en blessèrent dix-sept autour de Paris, dont onze moururent des suites de leurs morsures  »… Toutefois, on ne saurait prendre pour argent comptant ces récits de seconde main.  

La crainte des loups va durer en France même jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. De cette époque datent de nombreuses locutions populaires et proverbes qui témoignent de son importance : hurler avec les loups, entre chien et loup, quand on parle du loup…, avoir vu le loup (avoir perdu sa virginité), avoir une faim de loup, être connu comme le loup blanc, à la queue leu leu etc. Beaucoup de lieux dits portent aussi des références à l’animal : Le saut du loup, La font (fontaine) au loup…

Mais l’expression la plus célèbre est sans aucun doute celle de l’Anglais Thomas Hobbes, empruntée à Plaute (Homo homini lupus) :  » L’homme est un loup pour l’homme  » (Léviathan, 1651).

Le Petit Chaperon rouge (illustration de Gustave Doré, 1867)Le loup est perçu comme une bête cruelle et sans pitié qui s’en prend de préférence aux innocentes créatures : l’agneau de la fable de La Fontaine (1668) et les jeunes gardiens de troupeaux, comme la malheureuse Jeanne Boulet, 14 ans, première victime de la  » la bête du Gévaudan  »(1764).

Publié à l’époque de la guerre de la Succession d’Espagne, qui conjugue grands froids et famines, Le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault (1697) n’est pas seulement un conte initiatique. C’est aussi le reflet d’une réalité tragique dans un royaume qui compte encore une vingtaine de milliers de loups. On a toute chance d’en croiser quand on randonne en hiver dans les forêts.

C’est ce que nous rappelle une comptine de cette époque :
 » Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n’y est pas
Il nous mangera pas
Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?… 
 »

Cependant , il faut noter que dans Le Petit Chaperon rouge comme dans Les Trois Petits Cochons, (un conte d’origine anglaise) , le loup, si cruel qu’il soit, finit par être sévèrement puni. Depuis Ysengrin, la bête n’est pas devenue plus  »finaude  ».

Le loup-garou fait toujours peur aux enfants :

L'homme sauvage ou loup-garou (gravure de Lucas Cranach, 1510-1515)La terreur du loup a engendré à la fin de la Renaissance le loup-garou, lointaine réminiscence du mythe grec de Lycaon. Il persiste encore dans les histoires enfantines. Son nom est un doublon de loup dans sa version française et dans sa version germanique, garou dérivé du francique werwolf, de wer ( » homme  ») et wolf ( » loup  »).

Le loup-garou est un homme qui se serait transformé en loup après avoir consommé de la chair humaine. On le représente comme une chimère avec un corps d’homme et une tête et des pieds de loup ou bien comme un loup géant qui marcherait sur ses pattes postérieures. On le soupçonne de violer les femmes et dévorer les enfants.

La croyance au loup-garou est cotemporaine de la   » grande chasse aux sorcières  » qui sévit dans le Saint-Empire romain germanique de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle. Elle donne lieu à des procès extravagants contre des hommes soupçonnés de se transformer en loups la nuit venue, une maladie qui reçoit même un nom savant : la lycanthropie.

La  » Bête  » est de retour en France:

Au XIXe siècle, la forte croissance de la population européenne et l’efficacité de la chasse rejettent le loup au plus profond des forêts. L’animal ne terrorise plus grand-monde. En 1857, Alphonse Daudet

A.Daudet ?

publie une nouvelle vouée à un grand succès :  »La Chèvre de monsieur Seguin  ». Il ne s’agit en rien d’un reflet de la réalité, simplement d’une allégorie sur l’inconvénient de ne vouloir en faire qu’à sa tête. 

Croc-Blanc (titre original : White Fang, Jack London, édition française)Renversement de valeur avec Croc-Blanc (1906), un roman dans lequel l’Américain Jack London montre le loup comme un animal avant tout épris de liberté. Quelques mois plus tard, quand le général Baden-Powell fonde le scoutisme , il organise son mouvement sur le principe de la meute. Comme les loups, ses membres se doivent d’être solidaires pour affronter tous les défis, y compris survivre en pleine nature. Rien d’étonnant à ce que les plus jeunes scouts portent fièrement le nom de  » louveteaux  ». 

Aujourd’hui, le loup ne figure pas parmi les espèces menacées. Rien qu’en Europe, on en compte près de vingt mille, dont deux mille en Roumanie, presque autant en Espagne, près de 800 en Italie…

ll n’empêche qu’il a disparu de France au début du XXe siècle, ( le dernier ayant été abattu en 1939 ). En 1992, les Français ont soudain appris son retour dans le parc national du Mercantour, sur la frontière italienne. Les études ADN ont montré que ces loups viennent d’une région montagneuse au nord de Gênes, couverte de forêts, giboyeuse, avec une activité humaine limitée à l’élevage de bovins en étable.

Dans les milieux agricoles et chez les élus locaux, d’aucuns pensent que les loups n’ont pas franchi spontanément la frontière mais qu’il y ont été aidés par les agents du parc du Mercantour, désireux de restaurer sur leur territoire le  » paradis perdu  d’antan  ». Les scientifiques penchent plutôt pour une expansion naturelle de la population italienne, le loup étant capable de franchir une centaine de kilomètres en quelques jours et de traverser des routes et des zones habitées avant de s’établir en un nouveau lieu.

Loups dans le parc du Mercantour

Après avoir réduit drastiquement la population locale de mouflons, les loups du Mercantour sont partis à la conquête des pâturages avoisinants. Ils auraient atteint le Massif Central et les Pyrénées et occuperaient un total de 24 départements sous la haute protection des associations de défense de la Nature et des instances européennes .

Ces migrants d’une espèce particulière seraient en France au nombre d’environ 300, répartis en une cinquantaine de meutes, chaque meute ayant besoin d’environ 500 km2 pour sa subsistance. On leur attribue dix mille attaques de brebis en 2015. C’est peu au regard du nombre de brebis victimes de maladies, de chutes, d’attaques de chiens errants etc. Mais c’est pour les bergers une contrariété supplémentaire et une source de stress dont ils se passeraient volontiers, surtout dans un contexte économique précaire.

Aux bergers et aux agriculteurs qui s’en plaignent, les scientifiques et les protecteurs de la Nature répondent que le loup, en s’attaquant aux bêtes malades, contribue à réguler la faune sauvage… Il est vrai que cette fonction le rendra tout à fait indispensable si les territoires dits naturels finissent par se vider complètement de toute présence humaine (à l’exception de quelques résidences secondaires de citadins en quête de ressourcement).

 » Reprocher au loup de manger des brebis, c’est absurde. Les loups l’ont toujours fait. Mais remettre ces animaux artificiellement dans des régions où ils ont disparu, c’est un peu absurde aussi  », juge Michel Pastoureau. La réintroduction du loup paraît en effet absurde quand elle se fait au détriment du pastoralisme, une tentative sympathique de combattre la désertification des montagnes et l’agro-industrie capitaliste… Après tout, qu’a-t-on besoin de réintroduire de banals loups gris dans les pâturages quand les tours de la Défense et de nos quartiers d’affaires regorgent de  » jeunes loups  » aux dents plus acérées ? lol

C’était il ya environ 258 ans….


….le 30 juin 1764

La bête du Gévaudan

Le 30 juin 1764, sur les rudes plateaux du haut Vivarais (au sud du Massif Central), Jeanne Boulet, une petite bergère de 14 ans, meurt victime d’une  » bête féroce  », selon le curé qui l’enterre. À partir de là, les agressions de jeunes bergers vont se multiplier en dépit de grandes battues.

La Bête du Gévaudan (gravure d'époque)

La psychose se répand dans cette région appelée Gévaudan, qui correspond à l’actuel département de la Lozère. La mystérieuse  » bête du Gévaudan  » fait parler d’elle dans les gazettes et même à la cour du roi Louis XV , à Versailles, où l’on mobilise la troupe pour lui donner la chasse. En vain. On lui attribuera au total 80 à 100 décès en trois ans.

Les rumeurs les plus fantasques vont se donner libre cours jusqu’à nos jours, avec le film Le Pacte des loups (Christophe Gans, 2001). D’aucuns imaginent une bête extraordinaire ou encore un tueur en série qui aurait dressé des chiens à cet effet.

D’après l’historien Jean-Marc Moriceau,

Jean-Marc Moriceau?

il s’agirait en fait de trois loups de grande taille ! Le premier fut abattu par François Antoine, porte-arquebuse du roi, en septembre 1765, sur le domaine de l’abbaye royale des Chazes. Le dernier fut tué le 19 juin 1767 par un enfant du pays, Jean Chastel. Après cette date, on n’eut plus à déplorer de drame.

Et l’historien rappelle que les attaques de jeunes gardiens de troupeaux par les loups étaient relativement fréquentes dans les campagnes de l’Ancien Régime, qui comptaient encore au XVIIIe siècle une vingtaine de milliers de loups.!! (Le Petit Chaperon rouge n’est pas seulement un conte )..

A suivre / billet suivant …

Le signe @…et autres


Tout le monde qui utilise internet connait ce signe …Mais d’où vient il , depuis quand existe-il ?

Et bien , j’ai lu qu’@ existait bien avant l’apparition d’internet !!! Son apparition daterait du VI ème siècle!

Les moines copistes

moine copiste ( image du net)

du moyen age utilisaient cet  » artifice  » pour gagner du temps dans leur besogne , ils auraient fusionné le  » a  » et le  » d  » du  » ad  » latin qui signifie  » vers là  » !

L’arobase a ensuite été utilisée dans les écritures commerciales ou religieuses pendant plusieurs siècles. Le signe s’emploie alors pour écrire les prix des marchandises. 

(Par exemple pour dire « cinq oranges à 1$ », en anglais « five oranges at 1 $ », les américains écrivaient « five oranges @ $ 1 » ) . Il a donc paru nécessaire de l’intégrer aux claviers des machines à écrire. 

A la radio ?, on avait trouvé une autre utilisation à ce symbole. Sa forme @ rappelait aux journalistes la bande magnétique. L’arobase était donc devenue le synonyme du mot « son » ou « interview »…

En 1971, Ray Timlinson

Ray Timlinson

, l‘inventeur des adresses mails a décidé d’utiliser l’arobase pour séparer le nom des émetteurs et de l’hébergeur comme Yahoo, Gmail ou Outlook. Elle a été ensuite reprise par les réseaux sociaux comme Twitter puis Facebook pour mentionner une personne.

Et les autres signes:

Le hashtag (Le hashtag (#) est un symbole informatique utilisé sur Internet pour indiquer un lien entre deux pages d’un même réseau. Ce système d’écriture est très utilisé sur le réseau social Twitter. Hashtag est en fait un  »mot balise » qui vient de la réunion de deux mots anglais : hash (marque), et tag (accroche) ou ….

….encore l’esperluette

esperluette

.

 

..

Le hashtag

Le hashtag « # » a d’abord été utilisé dans la typographie américaine pour indiquer un numéro. Mais son développement se fait vraiment avec l’arrivée d’internet et notamment à la fin des années 1980 sur le protocole de communication « Internet Relay Chat » ou , en français « discussion relayée par Internet ». Les personnes peuvent communiquer instantanément avec des discussions en groupe. 

Le # est alors utilisé pour nommer et différencier les conversations sur le protocole. 

On le voit ensuite apparaître dans les années 2000 sur des site web comme Flickr, dédié à la photo et pour différencier les thématiques présentes sur la page. 

Mais la plateforme qui va vraiment comprendre l’utilité de ce symbole est Twitter. Le 23 août 2007, un utilisateur et spécialiste des réseaux sociaux, Chris Messina

Chris Messina ??

, va proposer à sa communauté de regrouper les thématiques et les groupes autour du hashtag.

Après son succès, plusieurs internautes vont eux aussi utiliser le signe pour faire passer leurs messages, comme Nate Ridder

Nate Ridder ??

, habitant de San Diego qui va lancer le  »#sandiegofire » pour informer le monde entier des incendies dans la ville des États-Unis.

C’est seulement deux ans plus tard, en 2009, que Twitter va officiellement adopter le hashtag.

L’esperluette 

Pour certains, l’origine de l’esperluette « & » remonte à Cicéron. Tiron, qui était son secrétaire, aurait été le premier à utiliser le signe « & » mais aucune trace manuscrite n’a été retrouvée pour le certifier

Pour d’autres, c’est aussi à l’époque mérovingienne que l’esperluette voit le jour. Comme l’arobase, les moines copistes auraient mélangé les lettres « e » et « t » qui forment le mot « et » pour recopier plus rapidement les manuscrits. 

La méthode est alors restée et a ensuite été utilisée dans le commerce. Puis c’est à partir du XIXe siècle que le symbole a vraiment pris de l’importance, particulièrement dans la langue anglaise.

Aux États-Unis, le & est utilisé pour nommer des entreprises comme « Johnson&Johnson » ou « Gonzales&Cie » est très courant ou comme abréviation de l’expression « Madame et Monsieur » en « Mme & M ». 

Le tilde

Le tilde « ~ » ou la petite vague, est connu pour son utilisation dans les langues basque, bretonne, portugaise ou espagnole. 

Même si ces quatre langues sont proches et font même partie du paysage français, la France ne l’a en définitive pas adopté. En 2017, le tribunal de Quimper avait même refusé que le prénom « Fañch » soit attribué à un enfant, à cause du tilde, avant que la cour d’appel de Rennes ne revienne sur la décision

Pourtant ce signe ne nous est pas inconnu. Il était même beaucoup utilisé jusqu’au XVIIIe siècle comme abréviation de la lettre « n » ou comme marque de nasalisation ( Adjonction après la voyelle d’une consonne nasale qui lui donne un son approchant du français an, in, on, un )dans les textes. 

On peut notamment le voir dans de nombreux documents officiels français comme les ordonnances de Villers-Cotterêts en 1539 où on le retrouve trois fois. Ou alors dans un texte de 1567, où le roi Charles IX se présente comme le « roy de Frãce » et non « le roi de France. » 

Avec le temps,  »le tilde » a disparu du Français mais reste nécessaire à nos claviers si on veut écrire dans d’autres langues

Déjà à l’époque…..


Le  » COVID » n’était pas d’actualité mais :

Emploi du vinaigre pour désinfecter (1811/12)
Au début du XIXe siècle, le vinaigre était fort employé pour désinfecter les objets qui risquaient d’être contaminés et pour enrayer la contagion

Quelques notes retrouvées dans de vieux papiers montrent l’application de ce procédé aux navires américains qui accostaient au port de La Teste, en Gironde.

Port de La Teste ?

Le 30 mai 1811, les sacs de lettres portés par le navire américain Marie sont jetés dans un vase rempli de vinaigre. Le 2 juillet de la même année, l’Osmin, venant des États-Unis, se présente devant La Teste. À son bord, le général Turreau, ex-envoyé extraordinaire de sa Majesté impériale près les États-Unis, est porteur de dépêches urgentes.

Le commissaire général de police n’en exige pas moins que la quarantaine soit observée par lui comme par les vingt autres passagers. Toutefois, les dépêches pourront, après désinfection au vinaigre, être expédiées par la plus prochaine estafette.

En janvier 1811 et en janvier 1812, de même, le courrier de deux autres navires américains est passé au vinaigre. En mai 1812, le Gipsy aborde à La Teste portant des dépêches. Fatalité ! On ne peut les livrer : il n’y a plus de vinaigre à bord, la provision ayant été consommée en cours de route. Le bâtiment doit faire dix jours de quarantaine, car il transporte également du coton, marchandise éminemment suspecte de transmettre des maladies contagieuses.

Le bicarbonate de soude ….


( je découvre et c’est effectivement très utile)

Bicarbonate de soude

Le bicarbonate de soude, connu de tous, mais comment l’utiliser ?

Le bicarbonate de sodium  (également appelé bicarbonate de soude) est utilisé pour cuisiner, nettoyer, jardiner… Son efficacité est telle qu’il peut être utilisé quasiment pour tout ! C’est également un produit écologique et surtout un produit peu cher .

Qu’est ce que le bicarbonate de soude ?

Le bicarbonate de soude a pour formule NaHCO3. Il est présenté sous forme de poudre blanche.On peut le retrouver sous des appellations différentes comme le bicarbonate de sodium, l’hydrogénocarbonate de sodium ou le carbonate acide de sodium dans les pâtisseries industrielles. Il est aussi parfois appelé Sel de Vichy, car c’est le minéral principal de l’eau de Vichy.

Structure Bicarbonate de soude

Les avantages du bicarbonate de sodium:

  1. Il ne provoque pas d’allergie
  2. Il est comestible (uniquement le bicarbonate de soude alimentaire)
  3. Il est non toxique
  4. Il est biodégradable
  5. Il ne contient pas de conservateur
  6. Il est économique

Notre gamme de bicarbonate

Un peu d’histoire:

A l’époque de l’Antiquité, les égyptiens utilisaient  » le natron  ». Le natron est un minéral composé de bicarbonate de sodium

bicarbonate de sodium

et de carbonate de sodium .

carbonate de sodium

Ils obtenaient le natron de l’évaporation des lacs salés et l’utilisaient pour se frotter le corps comme un savon et pour en faire des onguents. Le natron servait aussi à la conservation des momies.

1791 : Nicolas Leblanc , 

statue=N.Leblanc

chimiste français, élabore pour la première fois le bicarbonate de sodium tel qu’il existe aujourd’hui.
1846 :
Le Dr Austin Church

Dr Austin Church ???

 et son gendre John Dwight

John Dwight ?????

créent à côté de New-York la société Church and Dwight qui exploite la première méthode de raffinage industriel du carbonate de sodium pour obtenir du bicarbonate de sodium à partir du Trona.( Minéral très rare, combinaison naturelle de carbonate de sodium, de bicarbonate de sodium et d’eau de constitution)
1863:Ernest Solvay

Ernest Solvay??

, lance sa première usine de fabrication du carbonate, puis du bicarbonate de sodium en Belgique, par un nouveau procédé combinant deux matières premières minérales naturelles: le sel géologique (appelé sel gemme) et le carbonate de calcium (appelé craie ou calcaire). Ce procédé est encore aujourd’hui le plus employé dans le monde, et le seul employé en Europe.

Comment utiliser le bicarbonate de soude ?

Le bicarbonate est un produit polyvalent… et c’est ce qui fait une partie de son intérêt. Encore faut-il avoir une idée des multiples façons de l’utiliser. Il est possible d’utiliser le bicarbonate de soude de 5 façons différentes : en poudre, en pâte, en solution , en pulvérisation  et en mélange.

Comment récupérer le fond d’une casserole avec du bicarbonate dans la vidéo des 5 usages de nos indispensables pour l’entretien au quotidien :

Le bicarbonate de soude en poudre

C’est comme ça qu’il se présente de prime abord. Il convient dans ce cas de le  » saupoudrer  », d’en verser de petites quantités en répartissant le plus uniformément possible. Le bicarbonate sous forme de poudre est utilisé à chaque fois qu’il doit y avoir une action de  » contact  » :

Pour absorber les odeurs (contact entre les grains de bicarbonate et l’air ambiant).

Pour nettoyer les surfaces (il convient souvent de mouiller le support – éponge ou chiffon – pour permettre à la poudre de bicarbonate d’adhérer).

Pour lutter contre les allergènes sur les matelas, tapis, moquettes.

Dans le cas de mélange avec d’autres poudres : pour la préparation des pâtisseries, en mélange avec la farine par exemple…

Le bicarbonate de soude en pâte

On obtient une pâte en mélangeant environ 3 volumes de bicarbonate et 1 volume d’eau. Cela permet de garder présent la plus grande partie des grains, mais ils restent liés entre eux par l’eau  » saturée  » dans laquelle une petite partie du bicarbonate se sera dissout. C’est la forme idéale pour  » appliquer le bicarbonate  » :

Sur les surfaces à nettoyer.

Sur la peau (bicarbonate de qualité alimentaire).

Dans chaque situation où il faudra faire adhérer le bicarbonate sur une surface.

Voici un exemple de l’utilisation du bicarbonate de soude sous plusieurs formes : le nettoyage de son argenterie sans frotter en diluant pour commencer puis sous forme de poudre ou de pâte en frottant si nécessaire par la suite pour les finitions.

Le bicarbonate de soude en solution

Dissoudre le bicarbonate dans l’eau est très facile. Plus l’eau sera chaude, et plus elle sera  » pure  », plus la quantité maximale de bicarbonate dilué sera élevée.
En théorie, dans une eau totalement pure à 20 °C, on peut diluer jusqu’à 87 grammes de bicarbonate par litre (c’est la limite de solubilité théorique du bicarbonate). En pratique, notre eau du robinet étant généralement très calcaire, elle ne peut plus être considérée comme une eau « pure » à proprement parler, et elle est généralement distribuée à une température entre 10 et 15 °C, et on ne pourra dissoudre qu’une quarantaine ou une cinquantaine de grammes de bicarbonate par litre (soit environ 3 cuillères à soupe). C’est très largement suffisant pour la quasi-totalité des usages du bicarbonate en solution :

En cuisine (quand on le dilue dans le lait, quand on l’utilise pour nettoyer ou cuire les légumes…)

Pour toutes les applications de nettoyage et de trempage (du linge par exemple).

Mais aussi pour les soins du corps lorsqu’on doit faire des bains dans la baignoire ou dans une bassine.

Le bicarbonate de soude en pulvérisation ou vaporisation

Il suffit de dissoudre le bicarbonate dans le réservoir d’un petit pulvérisateur. La pulvérisation peut être très pratique !

Mary Ann Bevan, connue pour…


….. être la femme la plus laide du monde dans les années 1920

Mary Ann Bevan est une femme anglaise qui a été célèbre en tant que femme la plus laide du monde dans les années 1920.

Elle est née dans le quartier de Plaistow du grand Londres le 20 décembre 1874, l’une des 8 enfants d’une famille de la classe ouvrière.

Elle a épousé Thomas Bevan, un maraîcher, en 1903 et a vécu une vie relativement normale durant de nombreuses années.

C’était une femme d’apparence normale d’un mètre soixante-dix, mais à l’âge de 32 ans, Mary a commencé à remarquer des symptômes d’acromégalie, une maladie rare.(L’acromégalie est une maladie due à une hypersécrétion d’hormone de croissance appelée GH pour Growth Hormone, ou hormone somatotrope (STH). Cette hypersécrétion peut se développer avant ou après la puberté)

Son corps s’était mis à produire des hormones de croissance en excès, provoquant des migraines incessantes et un inconfort physique grandissant.

À l’extérieur, son apparence physique s’est également détériorée rapidement, la maladie générant un épaississement des os et une augmentation du volume des muscles ainsi que des organes.

Mary-Ann-Bevan-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920-avant-apres-acromegalie
Mary Ann Bevan, avant et après l’apparition de l’acromégalie .

Un malheur arrivant rarement seul, en mai 1914, Thomas mourut subitement, laissant à Mary quatre jeunes bouches à nourrir.

Avec la responsabilité de sa jeune famille et son physique devenu difficile, elle a enchaîne des petits boulots avant de se faire recruter par un cirque comme femme la plus laide du monde.

Un titre doux amer qui lui a apporté la célébrité, tournant en Angleterre, en Ecosse et aux USA où elle a fini au sideshow Dreamland de Coney Island ( un parc de New York ) où elle s’est installée définitivement.

Mary-Ann-Bevan-connue-pour-etre-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920

Quelques années auparavant, le titre de femme la plus moche était attribué à Juliana Pastrana ( atteinte d’hyperplasie gingivale et d’hypertrichose ?)

Juliana Pastrana .

 .

A l’abri du besoin, Mary Ann Bevan est devenue une patiente du célèbre neurochirurgien Harvey Cushing qui la défendait des moqueries et s’est même »fendu » d’une plainte au magazine Time contre l’utilisation faite du handicap de celle-ci.

Mary a continué à travailler comme l’une des principales attractions du cirque, gérant son titre de femme la plus laide en menaçant de poursuite quiconque le revendiquerait, jusqu’à sa mort en 1933 à l’âge de 59 ans.

Elle aura su rebondir face à l’adversité et utiliser son handicap de façon opportuniste.

Mary-Ann-Bevan-connue-pour-etre-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920-2

Plus récemment, dans les années 2000, c’est un autre médecin, Wouter de Herder

Wouter de Herder ?

endocrinologue des Pays-Bas, qui a pris la défense de la désormais défunte face à l’utilisation de son image sur une carte d’anniversaire humoristique de Hallmark Cards. La société a reconnu que c’était inapproprié et a retiré cette carte.

5 infos étonnantes….


…….. sur nos campagnes :

Saviez-vous qu’une vache sait se soigner en broutant certaines plantes ? Qu’elle dispose de quatre estomacs et que le processus de rumination dure environ trois jours ? Agriculture, patrimoine, terroir…Découvrez 5 informations étonnantes sur nos campagnes.

1) Une vache de 500 kg peut chauffer une pièce de 20 m2

Elle dégage en effet une énergie moyenne d’un kilowatt, de quoi maintenir aujourd’hui une pièce de 20m2 à 21°C. Plus besoin de nos jours d’avoir une vache dans son salon pour profiter de ce chauffage écologique. Certains éleveurs récupèrent la chaleur de leurs animaux en installant des pompes calorifiques directement dans les étables. L’air réchauffé par la température corporelle des bêtes, leur respiration mais aussi la fermentation du fumier, est aspiré puis la chaleur est restituée, via un liquide caloporteur circulant dans des tuyaux, dans l’étable ou vers l’habitation principale.

2) Un agriculteur consacre 20 % de son budget à l’alimentation

C’est plus que l’ensemble des Français (16,4 %). Les transports arrivent juste derrière avec 19,8 %, soit 2,4 % au-dessus de la moyenne. En revanche, l’agriculteur ne dépense que 10,2 % pour le logement, bien moins que le Français moyen (15,7%).

3)Un verrat est le nom du   » papa   » cochon (ça je le sais)

Il s’agit plus précisément du mâle reproducteur. Le terme de   » le porc   » désigne quant à lui le mâle castré ou la jeune femelle de moins de 6 mois. C’est aussi le terme générique pour la viande porcine.

4) Certains sirops contre la toux contiennent de la bave d’escargots !

En 1855, un pharmacien de Béziers affirme dans son mémoire que   »les préparations de limaçons sont employées avec avantage contre les toux opiniâtres, les bronchites, les catarrhes   », etc….. C’est à partir de la bave du gros escargot de Bourgogne

Résultat d’images pour escargot de bourgogne vivant
Escargot de Bourgogne

qu’il est possible d’extraire une substance appelée   » helicine   ». Encore aujourd’hui, des sirops

contre les touches sèches contiennent cette substance qui apaise les bronches mais ils sont considérés comme peu efficaces. En 2010, l’Agence de sécurité du médicament les a même interdits chez les moins de 2 ans. Des cas d’aggravation des troubles respiratoires avaient été enregistrés.

5) Le mot “plouc” désignait à l’origine les Bretons

image paysan breton vers 1900

A la fin du XIXe siècle, les Bretons sont nombreux à venir s’installer à Paris. Lorsqu’on leur demande d’où ils viennent, ils donnent le nom de leur village : Plouaret, Plougar, Plouagat… Beaucoup de noms en   » Plou   », et c’est bien normal puisque ce préfixe signifie   » paroisse   » en breton. Les Parisiens trouvent la sonorité amusante et ces nouveaux-venus,   »rustres et mal éduqués   » selon eux, se voient affublés du surnom de   » ploucs   ». Par extension, le terme désignera bientôt tous les gens de la campagne.

C’était il y a environ 93 ans :


La guerre des  » Cristeros  » , méconnue et…troublante a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.

Elle s’est terminée le 22 juin 1929 par un arrangement ( » Arreglos  » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l’intolérance avait entraîné les paysans à la révolte. 

Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d’excommunication !!. Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l’armée. 

Combattants Cristeros (1926-1929)

La Vendée mexicaine

Tout commence avec l’élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l’instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l’industrie du pétrole au grand dam des États-Unis

Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d’un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s’en prendre à l’Église catholique.

Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu’ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l’article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !

L’épiscopat se  » rebiffe » et suspend le 31 juillet 1926 l’administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.

Exécution en 1927, au Jalisco, du père Francisco Vera, coupable d'avoir célébré la messe
exécution d’un prêtre ayant célébré la messe  !

Les paysans se soulèvent (dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793 ), au cri de  »  Viva Cristo Rey ! ¡ Viva la Virgen de Guadalupe !  » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).

Ils sont par dérision surnommés  » Cristeros  ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de  » Cristiada ‘ (Christiade) mais ils sont désavoués par l’épiscopat, à deux ou trois exceptions près. Il n’empêche qu’avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu’ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d’habitants disséminés sur deux millions de km2.

Trois ans plus tard, l’armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d’environ 90.000 tués selon l’historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.

Arrangements bafoués :

Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l’aide de l’US Air Force dans son combat contre les Cristeros…

Terreur exercée par l'armée fédérale contre les Cristeros (1926-1929)Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.

Enfin, il conclut  » los Arreglos  » avec le Secrétaire d’État du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accord de Latran avec Mussolini.

À sa demande, le président mexicain s’engage à ne plus tenter d’appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu’il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s’agit que de sa parole. Aucun document n’est signé…

Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l’amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d’insurgés seront assassinés dans d’atroces conditions aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.

L’armée ne s’en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l’Ouest avec le désir d’éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en fait état dans son roman  »La Puissance et la Gloire ». Il s’ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle  va durer de 1934 à 1938 sans qu’il soit possible d’en évaluer le nombre de victimes.

Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.

L’émotion suscitée par ‘ los Arreglos  » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d’État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII ).

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La guerre des Cristeros a été longtemps occultée tant par l’historiographie officielle que par le Saint-Siège.

Elle est sortie de l’oubli à la faveur d’une volumineuse thèse de l’historien français Jean Meyer, qui l’a découverte en 1964, quand il n’était encore qu’un jeune étudiant à l’écoute de Pierre Chaunu. Il a publié sa thèse en 1975 :  » La Christiade, l’État et le peuple dans la révolution mexicaine  » .

Histoire du christianisme, Hors-série N°7Le 13 mai 2014, les éditions CLD ont réédité le livre de Jean Meyer dans une version enrichie et réactualisée :  »La rébellion des Cristeros, L’Église, l’État, le peuple dans la Révolution mexicaine  » . Elles ont édité aussi une version illustrée du même ouvrage :  »La Cristiada, la lutte du peuple mexicain pour la liberté religieuse  » .

En 2012 le film Cristeros du réalisateur Dean Wright lui a donné une nouvelle visibilité. La revue Histoire du christianisme a par aussi consacré un remarquable hors-série aux Cristeros (printemps 2014), incluant un entretien avec Jean Meyer, des articles de celui-ci et une analyse du film de Dean Wright.