Avion …..


.….. 8 fonctions secrètes qui peuvent vous sauver la vie

Vous avez toujours eu peur en avion ? Pas de panique, voici 8 fonctions secrètes présentes à bord qui vont vous rassurer pendant votre prochain vol.

De mystérieux crochets jaunes….

Avez-vous déjà remarqué les crochets jaunes présents sur les ailes des avions ? Eh bien, sachez qu’ils sont plus utiles que ce que vous pouviez penser. En effet, ils servent en cas d’amerrissage : on peut passer à l’intérieur une corde de sécurité. Un bout est attaché à la porte de l’appareil tandis que l’autre est fixé à la base de l’échelle de secours. Cela permet aux passagers de pouvoir se stabiliser.

Pas de réservoirs d’oxygène

A force d’avoir pris l’avion, vous connaissez par cœur la manière dont il faut mettre un masque à oxygène sur votre visage en cas de problème dans l’appareil. Mais saviez-vous qu’en réalité, il n’y a pas de réservoirs d’oxygène à bord d’un avion ?

En effet, cela serait beaucoup trop encombrants. Cependant, pas de panique, il y a tout de même de l’oxygène. Lorsque vous êtes assis à votre place, levez les yeux. Au-dessus de votre siège se trouve un générateur d’oxygène dissimulé dans le plafond.

Lorsque vous tirez sur votre masque, cela active une réaction chimique et le chlorate de sodium, le peroxyde de baryum et le perchlorate de potassium présents dans le panneau se mélangent pour former de l’oxygène.

Votre siège résiste au feu

Lorsque vous voyagez, vous êtes confortablement installé sur un moelleux coussin. Saviez-vous que dans les années 67, ces mêmes coussins ont faire perdre la vie à trois astronautes ? En effet, après une mission Apollo sur la lune, la fusée a pris feu. Et après investigation, les enquêteurs se sont rendus compte que beaucoup de matériaux présents à bord était inflammables… comme la mousse de coussin des sièges. Depuis, celle-ci a été remplacée par un matériel non inflammable.( Et c’est rassurant !)

À quoi servent ces triangles noir ou rouge ?

Encore un petit pictogramme caché dans l’avion. Mais à quoi sert-il? Si vous avez un triangle à votre place, sachez que cela veut dire que vous avez la meilleure vue sur les ailes de l’avion. C’est aussi et surtout un repère pour le personnel qui peut à tout moment venir vérifier s’il y a un problème.

Il y a un petit trou sur la fenêtre…

Ce petit trou présent sur votre fenêtre vous a toujours intrigué… Non, ce n’est pas un défaut de fabrication rassurez-vous ! En réalité, il sert à empêcher votre fenêtre d’exploser. Cela est lié à la pression de l’air présente à l’intérieur de l’avion. En effet, celle-ci est beaucoup plus élevée qu’à l’extérieur. Et boum, ça ferait exploser le hublot. Alors, heureusement que le petit trou est là !

Les lumières tamisées…….

Pourquoi le personnel de bord s’évertue-t-il à baisser les lumières à baisser les lumières ?

Tout simplement pour habituer vos yeux à l’obscurité. En cas de problème, s’il est nécessaire de sortir de l’appareil, vos yeux se seront déjà familiarisés avec la nuit. Cela permet d’évacuer plus rapidement !!!!

Vous n’êtes jamais enfermés dans les toilettes

Sachez une chose : même si vous avez verrouillé la porte, vous n’êtes jamais vraiment enfermé dans les toilettes de l’avion : Si vous faites attention, à l’extérieur de la porte se trouve une petite plaque avec marquée « lavatoire ». En dessous, se trouve un verrou qui permet de déverrouiller la porte de l’extérieur. En cas de problème, le personnel de bord pourra venir à votre secours.

Il est interdit de fumer, mais il y a un cendrier dans l’avion ?

Si vous êtes attentif, vous avez remarqué que dans les toilettes de l’avion se trouve… un cendrier. Pourtant, il est interdit de fumer à bord des appareils depuis les années 80. Sachez que la présence de ce cendrier est également une mesure de sécurité. Et la raison est toute simple. Si un passager venait à braver l’interdiction, et choisisse quand même de fumer sa cigarette dans les toilettes, il vaut mieux qu’il ait un cendrier à disposition !( débile /contradiction)

Car en effet, s’il jetait son mégot à la poubelle qui est remplie de mouchoirs et autres objets inflammables, cela pourrait vite engendrer un incendie à bord de l’appareil. Alors, autant être prévoyant !!

Pour finir….


çà s’est passé un 21 janvier :

Le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné à Paris, place de la Révolution, renommé depuis place de la Concorde.

Le 21 janvier 1879, en Belgique le projet de loi passant la gestion de l’école primaire de l’Église à une gestion laïque par l’administration, provoque ce l’on a appelé  » la guerre scolaire  » qui dura 5 ans. L’Église catholique s’est opposée à cela et a menacé de refuser l’extrême-onction à tous les instituteurs dans ces écoles et aux parents d’élèves y envoyant leurs enfants. Et cela malgré le fait que le roi Léopold

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roi Léopold

II ait indiqué que le catéchisme y serait toujours enseigné.

Le 21 janvier 1911, pour concurrence la course automobile qui va de Paris à Nice, la Principauté de Monaco organise le rallye de Monte-Carlo. La première édition se déroule du 21 au 25 janvier 1911. À la base, c’est un concours d’élégance automobile créé par Gabriel Vialon et Anthony Noghès, où les concurrents partent de leur pays pour rejoindre Monaco à la vitesse maxi de 25 km/h. Le gagnant est celui qui arrive avec une carrosserie en parfait état. Ce premier rallye fut remporté par le Français Henri Rougier

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Henri Rougier

parti de Paris à bord de sa Turcat-Méry 25 HP.

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Le 21 janvier 1924, Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine

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Lénine

est né le 10 avril 1870 à Simbirsk et mort le 21 janvier 1924 à Vichnie Gorki.

Le 21 janvier 1949, le président de la République chinois, Tchang Kaï-chek

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, Tchang Kaï-chek

, démissionne. Il avait tenté, sans succès, de résister à la montée de communistes et de Mao Zedong. Après sa démission, l’intérim est assuré par son rival Li Zongren. Mais, Tchang Kaï-chek reprend ses fonctions le 1er mars 1950.

Le 21 janvier 1970, mise en exploitation commerciale du Boeing 747

Boeing 747 ??

, sur la liaison New York – Londres.

Le 21 janvier 1976, début des vols commerciaux de l’avion supersonique Concorde

Concorde ?

. Les premiers essais avaient été effectués en 1969 et le supersonique a obtenu son certificat de navigabilité le 10 octobre 1975.

Le 21 janvier 1996, Yasser Arafat

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Yasser Arafat

est élu président de l’autorité palestinienne.

Le 21 janvier 1998, Cuba reçoit pour la première fois la visite d’un pape. Il s’agit de Jean-Paul II

J.P II ?

qui va y passer 5 jours, il est reçu par Fidel Castro

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Castro..

.

Le 21 janvier 2005, l’Irlande passe au système métrique. La nouvelle unité de mesure de la longueur des routes n’est plus le mile mais le kilomètre.

Le 21 janvier 2008, avec le décès de Marie Smith-Jones

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Marie Smith-Jones

à 89 ans, disparaît la langue  » Eyak  ». Elle était la dernière personne à le parler dans le sud de l’Alaska.

(L’eyak est une langue na-dénée, parlée historiquement par le peuple eyak, indigène du centre-sud de l’ Alaska, près de l’embouchure de la rivière Copper. Le nom Eyak vient d’un nom Chugach Sugpiaq ( Igya’aq) pour un village Eyak)

Mœurs….


…..et civilités

(Après avoir entendu un enfant, petite fille dire un juron….)

Restons polis !

 »Dis bonjour à la dame  »,  » mais mouche ton nez  »,  » ne parle pas la bouche pleine  » ! Ces exhortations, on les a tous entendues et répétées à notre tour. Elles font partie des bases de notre politesse, cet art du savoir-vivre qui nous permet de lisser la vie en société. Ces règles ont fortement évolué au fil du temps, et le maroufle d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui.

C’est pourquoi nous vous invitons, courtoisement et seulement si vous le voulez bien, à un petit rappel sur l’histoire de nos chers  » fais pas ci, fais pas ça  »… De quoi oublier notre époque qui a criminalisé la bise et la poignée de mains…

Louis Léopold Boilly, Réunion de 35 têtes d'expression, 1825, Tourcoing, musée des Beaux-Arts.

Oups, pardon !

On ne saura jamais quel est le premier Sapiens qui s’est excusé après avoir écrasé le pied de l’un de ses congénères. Mais il n’est aucun doute que dès les premières civilisations, la politesse est au centre des rapports sociaux.

Bas-relief de Persépolis, montrant une audience royale, Téhéran, musée national. Le roi (au centre) reçoit un baiser de la main de l'un de ses courtisans (à droite).En Egypte, dès le plus jeune âge, l’enfant se doit d’apprendre à respecter parents et supérieurs.  » Comment vas-tu ? Puisses-tu être vivant ! Mes yeux sont aussi grands que Memphis tellement j’aspire à te voir…  » (cité dans le Dictionnaire de la civilisation égyptienne) : les formules sans fin que les scribes intégraient à leur courrier sont une preuve amusante de l’importance des marques d’obligeance.

C’est aussi à cette époque que l’on trouve l’origine de cette étrange coutume, la bise :  » Lorsque deux Perses se croisent en chemin, voici par quoi l’on peut reconnaître qu’ils sont du même rang : au lieu de prononcer des formules de politesse, ils s’embrassent sur la bouche ; si l’un d’eux est d’un rang quelque peu inférieur, ils s’embrassent sur les joues ; si l’un d’eux est de naissance très inférieure, il se met à genoux et se prosterne devant l’autre  ».

Attention cependant à ne pas en faire trop : les Mésopotamiens, eux-mêmes fort distingués, pouvaient devenir très soupçonneux devant une urbanité tape-à-l’œil, comme le montre ce traité de médecine :  » S’il prononce sans cesse des paroles de salutation : il souffre de » la maladie de la parure »). Entre politesse et flagornerie, il y a un fossé qu’on ne peut en aucun prix franchir !

Valérien aux pieds de Shapur Ier, IIIe siècle, Naqsh-e Rostam, Iran.

Politesse, civilité ou courtoisie ?

On peut être poli sans être courtois, faire preuve de civilité sans être poli… Tâchons d’y voir plus clair ! Au bas de l’échelle se situe la civilité consistant à se montrer bon citoyen ( » civis  » en latin), c’est-à-dire à respecter les mœurs de sa collectivité. Si vous adoptez un comportement plus raffiné, vous voilà entré dans la politesse, ce contrôle sur soi-même qui a participé, à la mise à l’écart collective de la violence et donc au développement des civilisations.
Puis imaginons que vous viviez dans une cour du Moyen Âge : il vous faut devenir un bon courtisan, certes bien élevé mais aussi plein d’élégance, notamment vis-à-vis de l’adversaire… et du sexe faible. Vous atteignez alors un niveau de raffinement qui vous vaudra bien de la reconnaissance puisque vous avez su vous éloigner de cet état de grossièreté qui rend les rapports sociaux si difficiles. Sans rituels communs, pas de société !
Nous avons besoin de la politesse  »pour mettre un peu d’huile dans les rouages  », pour faciliter notre intégration, montrer que l’on connaît les codes et que l’on appartient bien au même monde, aussi réduit soit-il. C’est ainsi qu’on ne rendra pas visite habillé de la même manière à son chef et à sa grand-mère bien-aimés, que l’on pourra faire la bise à l’une et pas à l’autre. Si une grande part d’hypocrisie et d’artificialité est indispensable pour faire tenir debout l’édifice, la politesse reste un des meilleurs outils que l’on ait trouvés pour simplement apprécier de vivre ensemble.

La philosophie du rot ?

La  »dexiosis  », vous connaissez ? Pourtant c’est un geste que l’on pratique tous les jours depuis fort longtemps puisqu’il est déjà signalé du côté de chez Homère. Et oui, Achille et Ménélas se saluaient en se serrant la main ! Rien de tel pour montrer que ladite menotte n’est pas crispée sur une arme.

Peintre d'Achille, Cratère, vers 450 av. J.-C., Londres, British Museum.Et ce n’est pas la seule marque de politesse que nous aient léguée les Grecs si l’on en croit les règles rappelées par Platon :  » pour la jeunesse garder le silence en présence des vieillards, un silence approprié ; les faire asseoir ou se lever pour leur céder sa place (La République, IVe siècle av. J.-C.). La règle est simple : pas de bon citoyen sans douceur dans les comportements.

Plus étonnant, le fameux  » À vos souhaits !  » que l’on adresse à un éternueur ne serait pas sans lien avec la croyance que cette manifestation physique est un message que les Dieux nous font passer. Étudiez le  » atchoum !  » de votre voisin : vous connaîtrez son avenir (mais gardez-vous à distance aussi longtemps que rode le coronavirus) …lol

Attention, cette croyance n’est pas sans soulever des débats hautement philosophiques, comme le rappelle le sage Aristote :  » Pourquoi les émissions des autres gaz, comme le pet et le rot, ne sont-elles pas considérées comme sacrées, et l’éternuement l’est-il ?  » .

Bonne question, n’est-ce pas ? D’autant qu’il est des civilisations où le rot, par exemple, est une marque positive de reconnaissance à l’égard de son hôte.

Le Banquet de Platon, deux tableaux d'Anselm Feuerbach peints en 1869 et en 1874. La première version se trouve au musée d'art de Karlsruhe. La seconde à la Galerie nationale de Berlin. Alcibiade (à gauche) fait son entrée ivre et légèrement vêtu, tandis que son hôte, Agathon, couronné de lauriers, l'invite à s'asseoir.

Gymnastique cochonne ?

Chez les Romains aussi, il serait étonnant de répondre dans ces conditions un sympathique  » Que Jupiter vous conserve !  ».

Statues des Tétrarques, début IVe siècle, basilique Saint-Marc, Venise.Antoine, maître de cavalerie de César, aurait dû se méfier de l’importance accordée à la maîtrise de soi dans sa société : il fut condamné à mort pour avoir laissé échapper un malencontreux rot en plein Sénat. On ne saura jamais s’il a aggravé son sort en adressant à ses juges ce que les poètes appelaient un  » doigt infâme  », version minimaliste du bras d’honneur mais à la connotation sexuelle toujours claire.

Nos ancêtres les Romains savaient aussi faire preuve d’originalité : il n’y avait par exemple rien de plus chic pour un invité de bonne famille que de demander, au milieu d’un bon repas, une bassine pour vomir. !!!!! Voilà une façon inattendue de remercier de l’abondance de nourriture et de remplacer le trou normand !

Ce n’est pas du goût de tout le monde :  » Ils vomissent pour manger, et mangent pour vomir  » se plaint Sénèque. Cette coutume va en effet à l’encontre du principe du « ne quid nimis » ( » rien de trop  ») qui réglait les rapports sociaux. Un simple  » ave  » ou  » salve  » suffisait à saluer une connaissance que l’on n’hésitait pas à accompagner aux latrines pour poursuivre la conversation.

Aujourd’hui, difficile d’imaginer ce type de politesse et nous serions bien gênés s’il nous fallait suivre le vieux principe de tout homme bien élevé :  » À Rome, fais comme les Romains  ». Les mots magiques

C’est un trio incontournable, bien connu de ceux qui accueillent le public :  » Bonjour, merci, au revoir !  » Apparu au XIIIe siècle, le premier est là pour nous rappeler que la politesse est aussi une façon de montrer sa bienveillance, à moins d’être un Harpagon qui préfère  »prêt(er) le bonjour  » (Molière, L’Avare, 1668). Il est temps de se séparer ? C’est l’heure du  » Bonne journée  », version féminine du précédent qui, étonnamment, renvoie à une situation contraire. On peut lui préférer le banal  » Au revoir !  » qui appelle à une nouvelle rencontre et est bien plus optimiste que le définitif  » Adieu !  » Passons sur les  » À plus!  » et autres  » À tout’ !  » adoptés au choix par les personnes pressées ou paresseuses.
Quant au  » merci  » ( » salaire, récompense  » en latin), à une époque où les échanges se faisaient sans argent, il a d’abord été employé pour supplier son bienfaiteur de ne pas avoir à donner de contrepartie à son cadeau.
Le voici qui logiquement est devenu l’équivalent de  » Pitié !  », sens que l’on rencontre toujours dans les expressions  » Dieu merci !  », « tenir quelqu’un à sa merci  » ou  » être sans merci  ». Cette idée de menace se retrouve dans le  » Pardon !  » puisqu’il vient de  » pardoner vie  », c’est-à-dire  » faire grâce à un condamné  ». N’oubliez pas, la prochaine fois que vous vous excuserez, que votre  » Pardonnez-moi !  » est une supplique pour garder la vie sauve !

Valve de miroir en ivoire, scènes courtoises, XIVe siècle, Paris, musée du Louvre. L'agrandissement montre le e Miroir de l'humaine salvation, anonyme, XVe siècle, Chantilly, musée Condé.

Fini de jouer !

 » Merci la gueuse. Tu es un laideron mais tu es bien bonne  ». Incongrue, cette réplique du film Les Visiteurs (1993) ? Pas tout à fait.

Le Moyen Âge est loin d’être une époque de goujats, comme le prouve la publication de conseils à la fois inspirés de Cicéron ou Sénèque et marqués par l’idéal monastique de la maîtrise de soi. Et surtout, c’est à partir du XI siècle que naît la courtoisie qui met en avant l’attention portée à autrui, notamment aux femmes, et qui donnera naissance à notre galanterie.

Alexander Bening, miniature du Bréviaire Grimani, 1515-1520, Venise, Biblioteca Marciana.Toutefois, ce sont les humanistes de la Renaissance qui vont faire avancer d’un grand pas les bonnes manières. En 1530, Erasme publie un traité considéré comme le premier traité du savoir-vivre. Ronfler, bâiller, grimacer…

Sa  »Civilité puérile  » (1530) dresse la liste des mauvaises habitudes à fuir pour domestiquer ses plus bas instincts et rompre avec l’animalité. Fini les doigts dans le nez ! Il faut lutter contre son corps, le cacher et prendre une nouvelle distance avec l’autre.

À ce jeu, c’est l’Italie qui sert une fois de plus de modèle, cette Italie où les jeunes gens de bonne famille vont faire leur apprentissage. À leur retour, quelle surprise face à la bonhomie et la familiarité de manières d’un François 1er ! Mais l’Italie va remettre de l’ordre dans tout cela sous l’autorité de Catherine de Médicis.

À la cour des Valois, les gauloiseries rabelaisiennes laissent place à une belle maîtrise de soi et de son corps qu’on épile, amincit et parfume par respect pour son interlocuteur. Voyez comme je me fais beau pour vous, comme j’ai un joli langage ! Quelques conseils bienvenus

Le chapitre  » De la décence et de l’indécence du maintien  » de La Civilité puérile d’Érasme marque un tournant dans l’instauration de nos rituels de politesse. En voici quelques extraits, à suivre à bon escient !
 » Il est indécent de regarder en ouvrant un œil et en fermant l’autre ; qu’est-ce, en effet, autre chose que se rendre borgne à plaisir ? Laissons cela aux thons et à certains artisans. […]
Avoir la morve au nez, c’est le fait d’un homme malpropre ; on a reproché ce défaut à Socrate le Philosophe. Se moucher dans son bonnet ou sa veste est d’un paysan, dans son bras ou son coude, d’un marchand de poisson ; il n’est pas beaucoup plus poli de le faire dans la main, si la morve tombe sur la veste. Il est de recueillir les saletés du nez dans un mouchoir, en se détournant un moment si l’on est avec des supérieurs. Si en se mouchant dans les doigts quelque chose tombe à terre, il faut l’écraser aussitôt avec le pied. … Il est ridicule de faire passer sa voix par le nez ; c’est bon pour les joueurs de cornemuse et les éléphants ; froncer le nez, c’est l’affaire des bouffons et des baladins. …
Détourne-toi pour cracher, de peur d’arroser et de salir quelqu’un. …

Si tu as envie de vomir, éloigne-toi un peu : vomir n’est pas un crime. Ce qui est honteux, c’est de s’y prédisposer par sa gloutonnerie (Érasme)

Claude Gillot, Les Deux carrosses, 1707, Paris, musée du Louvre.

Délicates dentelles

Au XVIIe siècle, les salons commencent à dicter leurs lois. Ces dames n’étaient pas appelées  » Précieuses  » pour rien ! Elles n’acceptent de côtoyer que des  » honnêtes hommes  » associant dans une même harmonie l’être et le paraître. De la distinction, que diable ! Adieu le  » nez  », bienvenue aux  » écluses du cerveau  ».

Joseph Durcreux, Autoportrait, le bâillement, 1783, Los Angeles, Getty Center. L'agrandissement donne à lire un extrait de La Civilité française, 1789, coll. part.Il faut dire que l’exemple vient d’en haut, Louis XIV ayant décidé de mener à la baguette son armée de courtisans. Il est désormais par exemple inconcevable de bâiller ou rire à gorge déployée, ce serait mettre en défaut le couple royal qui a une dentition déplorable.

Mais les recommandations ont leurs limites, et on peine à faire reculer la déplorable habitude de cracher ou se soulager dans les lieux publics. La Galerie des Glaces en sait quelque chose, elle qui doit refuser le public une journée par semaine pour le grand nettoyage !

Quelques années plus tard, les dentelles sont toujours là mais désormais le pire manque d’élégance est le manque d’esprit. Les Lumières doivent briller en société, mais point trop n’en faut, comme le remarque Jean Rousseau.

Il n’est pas question que son personnage d’Émile cède à l’hypocrisie de la politesse qui révèle et accentue les différences sociales :  » sans cesse la politesse exige, la bienséance ordonne ; sans cesse on suit les usages, jamais son propre génie  » (Jean-Jacques Rousseau).

Pour commencer, adoptons le tutoiement en famille. Cette drôle d’idée est reprise par l’assemblée révolutionnaire de la Convention. Elle va jusqu’à interdire totalement le  » vous  » ainsi que les  » monsieur/madame  », remplacés par le révolutionnaire  » citoyen/ne  ». Il s’agit désormais de faire preuve de civilité et non plus de politesse, trop connotée Ancien Régime. La politesse? Beurk !

Claude Simonin, Le Vrai portrait de M. de Molière en habit de Sagnarelle, XVIIe siècle, Paris, BnF.Fin observatrice de son temps, Molière s’est bien entendu penché sur le cas de la politesse, fort à la mode au XVIIe siècle. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Alceste ne l’apprécie guère.
 » Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode
Qu’affectent la plupart de vos gens à la mode ;
Et je ne hais rien tant que les contorsions
De tous ces grands faiseurs de protestations,
Ces affables donneurs d’embrassades frivoles
,
Ces obligeants diseurs d’inutiles paroles,
Qui de civilités avec tous font combat,
Et traitent du même air l’honnête homme et le fat.
Quel avantage a-t-on qu’un homme vous caresse,
Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse,
Et vous fasse de vous un éloge éclatant,
Lorsqu’au premier faquin il court en faire autant ?
Non, non, il n’est point d’âme un peu bien située
Qui veuille d’une estime ainsi prostituée
 » (Molière, Le Misanthrope, 1666).

Crinoline, ses dangers et ses difficultés, 1850, Londres, museum of London.

Tout va très bien, Madame la Marquise

Cette  »anti politesse  » généralisée ne survivra pas à Thermidor et au retour des courtisans sous le Directoire. Napoléon 1er n’hésite pas à prendre conseil auprès de Mme de Genlis, la Nadine de Rothschild de l’époque et future gouvernante de Louis-Philippe. La politesse, comme le roi, se fait  » bourgeoise  » pour aider cette nouvelle couche de la société à se distinguer du peuple.

Gavarni et Grandville, Comment on se salue à Paris dans Le Diable à Paris, 1845.Attention désormais aux fautes de goût, en particulier vestimentaires, qui peuvent détruire à jamais une réputation : impossible de sortir sans gants, avec des bijoux trop coûteux ou pire,  » en cheveux  » comme les prostituées. Et lorsqu’on met le nez dehors, on préfère éviter ces lieux où les règles de la civilité ont toujours du mal à survivre : les transports. Gare en effet à la promiscuité, aux crinolines écrasées et aux coups de canne !

Dans la bonne société, élevée à la lecture des manuels d’Usages du monde de la baronne Staffe, rien ne fait plus peur que le ridicule. C’est donc tout à fait étrange que ce soit à ce moment-là que naisse une toute nouvelle mode pour saluer : le baisemain.

Gustave Courbet, Bonjour, monsieur Courbet, 1854, Montpellier, musée Fabre.

Le début du XXe siècle adore cette  » contorsion pénible autant que disgracieuse  » . D’abord vue comme une sympathique curiosité soi-disant inspirée du temps des mousquetaires, elle s’impose face à la poignée de main virile qui broie les délicats doigts de ces dames, dégantées bien sûr.

L’uniformisation des mœurs invite la politesse dans les différentes couches de la société et tous les enfants commencent à partager les mêmes notions élémentaires de maintien. Enfin, presque tous : entendant  » Madame la marquise est servie  », la pauvre Bécassine s’écrit :  » Madame la marquise seulement ? Et nous autres, quand est-ce qu’on mangera ?  »

Honoré Daumier, Comment on devient grand mathématicien, (détail), Album des Professeurs et Moutards, 1845-1846, Paris, BnF.

 »Jurer comme un roi  »

Quels étaient les jurons préférés de nos souverains ? En voici un petit échantillon :
 » Charles IX (jurait]) Par le jour D. Louis XII, Le Diable m’emp… François Ier, Foi de gentilhomme. Charles IX blasphémait sans crainte. On a cru que Dieu en punition de cet horrible vice n’avait pas donné une longue vie à ce Prince, qui d’ailleurs avait de très grandes qualités. Ce furent les Italiens les plus grands blasphémateurs du monde qui introduisirent ces diaboliques excès dans la Cour de France.
Henri IV jurait Ventre-Saint-Gris. On aurait de la peine à trouver ce Saint dans aucun de nos martyrologes ….… ; les gouverneurs de Henry IV, lorsqu’il était encore fort jeune, craignant qu’il ne se laissât aller à blasphémer comme les autres, lui permirent de jurer Ventre-Saint-Gris, mot qui ne signifie rien du tout.
Le feu roi Louis XIII ne jurait jamais. Louis le Grand ne jure point, et a banni de la Cour les jurements et les blasphèmes  »

Janine Niepce, Enfant assis sur une voiture, 1957. L'agrandissement montre Gaston Lagaffe, Franquins, s.d.
doigts dans le nez ….

Plus de chichi !

La Grande Guerre sonne la fin de la récréation : à l’égalité des tranchées doit succéder celles des comportements. Un peu de simplicité, que diable !

Alain-Fournier, Politesse, affiche, 1940-1944. L'agrandissement présente la campagne de la RATP, 2015 : Restons civils sur toute la ligne.Chapeaux et cannes partent peu à peu au fond des placards en compagnie des gants qui s’effacent face à la mode du shaking hand ( » poignée de main  ») revenue d’Angleterre.

L’époque veut de la vitesse et non plus des salamalecs sans fin. Le savoir-vivre bourgeois n’a plus sa place comme le rappellent de façon tonitruante les artistes de l’époque, surréalistes en tête :  » Merdre !  » (Alfred Jarry, Ubu roi).

La montée des totalitarismes, hostiles aux traditions bourgeoises, va accélérer cet appauvrissement tandis que l’on constate une simplification des rapports dans les familles, largement amplifiée ensuite par le phénomène de Mai 68.

L’enfant-roi prend le pouvoir et l’on ne se risquerait pas à lui interdire de mettre les coudes sur la table. Mais si le ridicule ne tue plus, les mufles sont toujours là et ont même trouvé de nouveaux modes d’expression : automobile, cigarette, téléphone portable, internet…

Conscients des dégâts que peuvent causer ces manques de civilité, les législateurs se sont vus obligés de s’en mêler pour rappeler la notion de respect. La politesse serait-elle ringarde ? Si un président de la République peut se permettre un  » casse-toi pov’con !  », pourquoi devrions-nous perdre notre précieux temps à retenir la porte de l’ascenseur pour notre voisin ?

Cartes du Jeu du savoir-vivre, Fernand Nathan, années 60.

N’oublions pas que la politesse reste un outil de vie en société mais aussi un marqueur social : adopter ou méconnaître tel ou tel comportement vous classe automatiquement dans certaines catégories. Sans être à cheval sur les principes et adepte des  » petites filles modèles  » de la comtesse de Ségur, n’oublions pas que  » la politesse coûte peu et achète tout  » (Montaigne, Pensées diverses, 1580).

René Goscinny et Morris, vignette extraite de Ma Dalton, 1971. L'agrandissement montre la vignette de l'album Tintin et les Picaros, Hergé,1976.
M’a Dalton lol

Screugneugneu !

Ma Dalton ne cesse de le répéter : pas de gros mots ! Sinon, gare au lavage de la bouche au savon ! Pourtant son cher fils Averell ne fait que reprendre une habitude certainement aussi vieille que le langage : à Rome on trouve de fort belles métaphores ( » pâture à corbeaux !  »), souvent animalières ( » ver de terre !  ») ou potagères ( » tubercule enterré !  »), voire bien sûr scatologiques ( » que les oiseaux chient sur ta tête !  »).
On pourrait citer d’autres exemples, essentiellement à connotation sexuelle, mais on n’en trouve pas la traduction dans le Gaffiot… Avec l’arrivée du christianisme, les choses s’aggravent puisqu’on parle désormais de  » péché de langue  ».
Si les très populaires » foutre !  » (de fuetere, avoir des rapports) et  » merde !  » (de merda, fiente) sont déjà là, ils sont accompagnés dès le Moyen Âge de toute une ribambelle d’obscénités parfois étranges :  » baveux  »,  » culvert  » (plouc),  » gargouilleux  »… Mais au XVIe siècle, on ne plaisante plus : tout ce qui risque de porter atteinte à la religion est proscrit. Qu’importe ! La Renaissance, Gargantua en tête, aime jurer et remplace pour quelque temps ses  »nom de Dieu !  » par des  » ventrebleu !  » et autres  » palsambleu  », altérations de  » par le ventre  » et  » par le sang de Dieu  » !
Avec les années, les sanctions se durcissent et pour éviter l’arrachage de la langue le XVIIe siècle remplace son  » je renie Dieu  » par un exotique  » jarni  », le  » putain  » (du latin  » puant  ») par l’inoffensif  » punaise  ». Le XVIIIe siècle s’amuse à en rire et collectionne les expressions truculentes pour divertir ses salons au point de créer un nouveau genre littéraire, le genre  » poissard  », censé imiter le peuple des halles.

Les lettrés du XIXe siècle préfèrent les ignorer, indifférence qui rend d’autant plus incroyable le retour des mots fleuris chez les auteurs du siècle suivant. Louis-Ferdinand Céline, Michel Audiard mais aussi bien sûr Frédéric Dard et Hergé ont enrichi avec ingéniosité notre vocabulaire grossier, vocabulaire qui, on ne peut que le déplorer, ne se renouvelle plus guère.  »Crotte de bique  »

Alfred Nobel : comment l’inventeur de la dynamite est-il …..


…devenu l’inventeur du prix Nobel?

En entendant le nom d’Alfred Nobel

A.Nobel

, la première chose qui me viendra à l’esprit sera bien entendu le célèbre prix éponyme à la renommée internationale, remis chaque année aux personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité ». Toutefois, avant de créer cette récompense, Alfred Nobel portait un tout autre titre : celui d’inventeur de la dynamite.

Invention de la dynamite

Alfred Nobel naît en 1833 à Stockholm en Suède . À l’âge de 18 ans, il embarque pour les États-Unis, où il décide d’étudier la chimie, en travaillant quelques temps aux côtés de l’inventeur John Ericsson

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John Ericsson

. Après le règne séculaire de la poudre à canon, la nitroglycérine est découverte par Ascanio Sobrero 

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Ascanio Sobrero 

en 1847, et c’est avec le collègue de ce dernier que Nobel se dédie à l’étude des explosifs dès 1850.

Au cours de ses expérimentations, plusieurs explosions ont lieu dans l’usine familiale, dont une qui coûte la vie à son frère Emil et à quatre autres personnes. Nobel décide donc de sécuriser l’usage de la nitroglycérine et finit par découvrir qu’en la mélangeant à de la terre de diatomée ( celle qui peut être peut utilisée contre les punaises de lit !), celle-ci devient suffisamment stable pour être transportée sans risque et nécessite l’usage d’un détonateur pour exploser.

Le 25 novembre 1867, Nobel fait breveter son invention sous le nom de dynamite, puis, il dépose le brevet pour  »la dynamite extra » Nobel en 1875. Grâce à cette nouvelle forme d’explosif, désormais standard dans les activités minières, son créateur connaît un succès financier retentissant. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’à un jour fatal de 1888, qui va renverser la vie d’Alfred Nobel.

Du marchand de mort au prix Nobel

En 1888, Ludvig

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Ludvig Nobel

, le frère d’Alfred, décède lors d’une visite à Cannes. Un journal est toutefois persuadé que c’est l’inventeur de la dynamite qui est passé à trépas, et publie sa nécrologie !! Alfred Nobel est sous le choc en la lisant :  » Le marchand de la mort est mort. Le Dr Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier  ».

Cet événement inattendu , fortuit va complètement bouleverser la carrière de Nobel, qui s’aperçoit soudain de l’image négative qui lui est associée et commence à se demander quel héritage il souhaite laisser à la postérité. En 1895, il dresse son testament dans lequel il exprime le souhait que sa fortune soit mise de côté à sa mort pour que soit créé le prix Nobel, une récompense internationale qui serait remise annuellement.

Alfred Nobel meurt le 10 décembre 1896, sans femme ni enfant. L’ouverture de son testament provoquera la surprise de ses amis, de sa famille et de ses collègues qui n’avaient pas été informés de son initiative. En tout, c’est 94% de sa fortune qui sera consacrée à la création du prix, ( l’équivalent de près de 2 millions d’euros ). Un montant qui s’élève aujourd’hui à plus de 337 millions d’euros en prenant en compte l’inflation. Un héritage inestimable pour l’humanité.

P.S : Le prix Nobel de la paix récompense  » la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix  » selon les volontés, définies par le testament, d’ Alfred Nobel

Gadgets….


A l’époque de la guerre froide, les gadgets du KGB pouvaient être surprenants et sophistiqués, dignes des films de James Bond de l’époque.

Compilation de quelques objets insolites que les agents de la célèbre officine soviétique étaient susceptibles d’utiliser :

* Le double pistolet à cyanure. Capable d’envoyer deux cartouches de cyanure simultanément provoquant une mort quasi immédiate. L’officier du KGB Bogdan Stachinsky a assassiné deux dissidents ukrainiens vivant en Allemagne en utilisant cette arme cachée dans un journal roulé.

Double pistolet /cyanure ?

* Le double pistolet à cyanure (ci – dessus)

Boulon …..à message secret

* décodeur de serrure pour les entrées clandestines

gadgets-du-KGB-decodeur-de-serrure

* pistolet rouge à lèvres, 4.5 mm

* kit de surveillance téléphonique

le kit pour faire des empreintes et copier les clés de porte
Appareil à photographier les documents

Le gant pistolet. Développé par la Nasa, il a été copié par le KGB. L’appui du piston contre le corps de l’ennemi provoque le tir.

* la pièce creuse pour dissimuler un microfilm

*

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la pièce creuse pour dissimuler un microfilm
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les boutons de manchette planque à microfilm

Le bug du Grand Sceau des Etats-Unis

Résultat d’image pour sceau des usa. Taille: 193 x 160. Source: www.pngegg.com
sceau des USA

. C’est œuvre du  » Q  » soviétique, Vadim Fedorovich Goncharov. Un micro planqué dans une copie du sceau des USA fabriqué par l’URSS et offert à l’ambassadeur américain à Moscou en 1945. Il n’a été découvert que 8 ans plus tard !

* le manteau appareil photo, l’objectif est caché dans un bouton.

* le stylo

 le vrai stylo à encre invisible …..

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* la valise AK-47

* Bottes de parachutisme qui se transforment en chaussures de ville

Résultat d’images pour bottes de parachutisme qui se transforment en chaussures de ville ( KGB)
Botes / chaussures

* Briquets appareil photo

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briquet / photos
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boutons » équerre et compas » !

* Le parapluie bulgare, un des plus célèbres des gadgets du KGB. Un parapluie propulsant un plomb enduit d’un poison violent, en l’occurrence de la ricine. Son nom lui a été donné après avoir servi au meurtre du dissident bulgare Georgi Markov à Londres en 1978. Il a ressenti une piqure et est décédé trois jours plus tard.

Afficher l’image source
Parapluie bulgare description.

Etccc……

C’était il y a 92 ans ….


…..le 14 janvier 1930

Construction de la ligne Maginot

Le 14 janvier 1930, André Maginot

A.Maginot

fait voter une loi en vue de construire une ligne fortifiée sur les frontières orientales de la France.

Très décriée après l’invasion de 1940, cette initiative n’en est pas moins approuvée dans l’instant par la grande majorité de la classe politique et du corps des officiers, y compris le capitaine Charles de Gaulle.

Il est vrai qu’elle a parfaitement joué son rôle défensif lors de l’offensive allemande de 1940, son seul vrai défaut étant de n’avoir pas été prolongée jusqu’à la mer…


La France engage en 1930 la construction de la ligne Maginot. Trois ans plus tard, Hitler arrive au pouvoir. La Sarre, consultée par plébiscite en 1935, rejoint le Reich hitlérien ; peu après, le Führer rétablit le service militaire obligatoire en violation du traité de Versailles…Une nécessité stratégique

Haut fonctionnaire, André Maginot (53 ans) s’est engagé comme simple soldat pendant la Grande Guerre. Il a fini celle-ci avec le grade de sergent et la médaille militaire.

C’est l’un des très rares parlementaires à présenter de tels états de service, de sorte que ses collègues n’osent rien lui refuser quand la patrie est en débat… En 1920, il organise le transfert du Soldat Inconnu   sous la voûte de l’Arc de Triomphe.

En 1930, ministre de la Guerre dans le gouvernement Tardieu, il reprend la suggestion émise par Paul Painlevé

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P.Painlevé

en 1925 de fortifier les frontières orientales du pays. Il plaide pour une ligne de défense flexible, capable de suppléer à la diminution des effectifs militaires prévue à partir de 1935 en raison du déficit des naissances. C’est ainsi qu’il obtient des parlementaires un crédit de 3,3 milliards de francs sur quatre ans.

Mort de la typhoïde deux ans plus tard, André Maginot ne verra pas l’achèvement du chantier et c’est seulement en 1936 qu’un journaliste de L’Écho de Paris, Raymond Cartier, donnera son nom à l’ensemble de fortifications qu’il aura contribué à créer. 

Le chantier, le plus grand de son temps, va employer jusqu’à 20.000 ouvriers.

Ce réseau de fortifications à semi-enterrées comporte une cinquantaine de gros ouvrages équipés d’artillerie et quelques centaines de casemates et d’observatoires isolés. Il inaugure une conception purement défensive des stratèges français, à l’opposé de la conception offensive de leurs homologues d’Outre-Rhin. Il témoigne aussi d’une perte de confiance de la classe politique dans l’avenir des relations franco-allemandes… malgré la publication au même moment (1930) d’un mémorandum en faveur d’une union fédérale européenne par Aristide Briand.

Les fortifications débutent sur les bords de la Méditerranée, au-dessus de Menton, et s’égrènent jusqu’à la frontière belge et au-delà, y compris le long du Rhin. Mais dans le massif des Ardennes, jugé infranchissable par le haut commandement français, les autorités se contentent de fortifications légères.

Par ailleurs, les Belges refusent que les Français prolongent la ligne Maginot le long de leur frontière car ils craignent d’être sacrifiés en cas de nouveau conflit entre la France et l’Allemagne. C’est ainsi que le long de la frontière avec la Belgique, la ligne Maginot se réduit à quelques ouvrages fortifiés de modeste importance.

En définitive, les gros ouvrages de la ligne Maginot couvrent 140 km sur la frontière du nord-est, longue de 760 km de la mer du Nord à la Suisse.

De l’autre côté de la frontière, le gouvernement allemand réplique dès 1937 avec une autre série de fortifications : la ligne Siegfried. Beaucoup plus légère que la ligne Maginot, elle a surtout vocation à tromper les Français sur la capacité offensive de la Wehrmacht. Une réussite militaire, un alibi politique

Quand la guerre est déclarée à l’Allemagne de Hitler, moins de dix ans après la construction de la ligne Maginot, les fortifications remplissent dans l’ensemble leur office. De septembre 1939 à juin 1940, le fort de Schœnenbourg

fort de Schœnenbourg

, au nord de l’Alsace, tire à lui seul près de 20 000 obus en 10 mois. Invaincu, son  » équipage  » ne se rend que le 1er juillet 1940, six jours après l’armistice, sur ordre express du haut commandement français.

Dans le secteur frontalier de Maubeuge, les hommes du 87e RIF résistent au prix de lourds sacrifices à une percée des blindés de la 5° Panzer du général Schmidt. Dans le secteur frontalier de l’Escaut, à Bouchain, des hommes du 45e RI (régiment d’infanterie), sous le commandement du colonel Desroches, empêchent le franchissement du fleuve du 22 au 26 mai 1940. Ce fait d’armes provoque le 2 juin 1940 la venue de Hitler en personne. Courroucé, le Führer se fait expliquer du haut de la Tour de l’Ostrevant par le général commandant le 8e Korps pourquoi ses unités ont été tenues en échec par un simple régiment d’infanterie.

Le 54e RIF et le 43e RI paient également un lourd tribut en résistant pendant six jours et six nuits aux assauts ennemis, rendant possible l’évacuation des troupes anglo-françaises à Dunkerque.

Au vu de ces exploits, on peut s’interroger sur les résultats de l’offensive allemande si la frontière belge et les Ardennes avaient été plus solidement fortifiées. La ligne Maginot a péché moins par ses insuffisances techniques que par le fait qu’elle ait servi d’alibi aux pacifistes de tout poil qui ont successivement abandonné l’Autriche et la Tchécoslovaquie au prétexte que la France n’avait de toute façon rien à craindre.

Merci pour l’absence de commentaire

C’était il y a 901ans !!


Le 23 janvier 1120

Naissance officielle de l’Ordre du Temple

Le 23 janvier 1120, un concile réuni à Naplouse, en Palestine, reconnaît officiellement la « milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » (pauperes commilitones Christi Templique Solomonici en latin).

Plus tard appelé Ordre du Temple, il ne s’agit pour l’heure que d’une fraternité combattante vouée à la protection des pèlerins et au combat contre les infidèles. Elle n’a pas le statut d’un ordre monastique.

Un Templier au combat en Terre sainte (peinture murale de la chapelle de Cressac (Angoumois)

Cette fraternité a été fondée deux ans plus tôt par le Champenois Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, ainsi que six autres chevaliers de la croisade. Ils se sont inspirés de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou Ordre de l’Hôpital, fondé vers 1113. Les Hospitaliers sont des moines-chevaliers qui se consacrent au soin des pèlerins venus prier à Jérusalem. Ils ne mènent pas de guerre offensive. Il en va de même des chevaliers du Saint-Sépulcre, un ordre fondé par Godefroy de Bouillon dès la prise de Jérusalem , en 1099, pour protéger le Saint-Sépulcre, ( autrement dit le tombeau du Christ).

Hugues de Payens, premier grand-maître de l'ordre du Temple, Henri Lehmann, 1841, Château de Versailles. L'agrandissement montre un tableau d'Antoine de Favray, Frère Gérard recevant Godefroy de Bouillon, XIXe siècle, La Vallette, Malte, Musée national des beaux-arts.Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer se donnent quant à eux pour mission de sécuriser les routes des pèlerins contre les brigands et les Turcs et de mener donc des guerres offensives tout en s’imposant une discipline monastique. Comme les moines, ils font vœu de chasteté, d’obéissance et de pauvreté.

Leur initiative participe de l’extraordinaire renouveau monastique qui a lieu au même moment en Occident avec la fondation de Cîteaux, Clairvaux, Fontevraud etc. Réunissant les deux fonctions les plus prestigieuses de la chrétienté médiévale, celles de moine et de chevalier, ils reçoivent d’emblée un accueil très favorable. C’est au point qu’en 1125, le comte de Champagne, ancien suzerain d’Hugues de Payns, abandonne ses titres et rejoint les Templiers !

Institution de l'ordre du Temple (1128), François Marius Granet,  1840, Château de Versailles. Reconnaissance officielle par le pape Honorius II de l'ordre du Temple au Concile de Troyes.

Vers une reconnaissance officielle de l’ordre combattant

Hugues de Payns se place d’abord sous la protection du roi de Jérusalem et du patriarche. Il obtient du roi Baudouin II qu’il lui cède une partie de son palais. Celui-ci occupe l’ancienne mosquée al-Aqsa, érigée par les précédents occupants musulmans sur l’esplanade du temple. En face, le Dôme du Rocher, autre édifice musulman, a été lui-même transformé en église par les croisés…

Peu contrariant, le roi se retire dans la Tour de David, l’un des monuments emblématiques de Jérusalem. En référence à son palais, Hugues de Payns s’intitule  »maître des chevaliers du Temple  » et ses moines-chevaliers se feront eux-mêmes connaître sous le nom de Templiers. 

Désireux d’obtenir une reconnaissance officielle de son ordre par l’Église, Hugues de Payns se rend à Rome auprès du pape Honorius II mais celui-ci hésite et renvoie la décision à un concile qui se réunit à Troyes, en Champagne, en janvier 1129. Y participe le très influent saint Bernard de Clairvaux. Actif soutien des Templiers, il écrit pour l’occasion un Éloge de la nouvelle chevalerie (De laude novae militiae). Le concile se laisse convaincre de reconnaître l’ordre des  » Pauvres Chevaliers du Temple  ».

Le Chapitre de l'Ordre du Temple (1147), François Marius Granet, XIXe siècle, dessin restauré, Paris, musée du Louvre.

Il faut dire que la décision ne va pas de soi et certains moines s’opposent à la création de ce  » nouveau monstre  » qui rompt avec l’interdiction pour les clercs de verser le sang. Le cistercien Isaac de l’Étoile écrit :  » À coups de lances et de gourdins, forcer les incroyants à la foi ; ceux qui ne portent pas le nom du Christ, les piller licitement et les occire religieusement ; quant à ceux qui de ce fait tomberaient durant ces brigandages, les proclamer martyrs du Christ. 

Des manteaux différents selon son statut dans l'orde du temple. Illustration extraite du livre Armorial des Maîtres du Temple, Bernard Marillier, 2000, Ed. Pardès.Dans la foulée est publiée la règle de l’ordre, calquée sur la règle cistercienne. L’autorité suprême appartient à un maître (plus tard appelé  »grand maître  »). Il est élu par les chevaliers et pour les décisions les plus importantes, doit consulter le chapitre et se rallier à la majorité (ce principe majoritaire fait des moines du Moyen Âge les lointains précurseurs de la démocratie moderne).

Autour de lui émerge peu à peu un véritable état-major, avec sénéchal, maréchal, sous-maréchal, commandeur, drapier, turcopolier… L’entrée dans l’ordre passe par un rituel complexe et relativement secret qui va susciter plus tard beaucoup de rumeurs et de médisances. Les frères chevaliers portent un vêtement distinctif : une robe blanche empruntée aux cisterciens et frappée d’une grande croix rouge. Ils sont assistés de  » chapelains  » avec robe noire et croix rouge. Ce sont des prêtres qui ne combattent et assurent le service liturgique. (images ci-dessus)

La force militaire de l’ordre est complétée par les  »frères sergents  », avec robe brune et croix rouge, et les  » turcopoles  », recrutés parmi les autochtones. Ils combattent mais n’ont pas rang de chevalier.

Sur le modèle de l’ordre du Temple, quelques autres ordres de moines-chevaliers émergent en Terre sainte. Le plus important est l’Ordre Teutonique, fondé par des chevaliers allemands en 1190 sous les murs de Saint-Jean-D’acre. Il s’illustrera deux siècles plus tard dans la colonisation de la Prusse. 

Jacques de Molay, grand maître des Templiers vu par François Fleury-Richard, 1806, château de Malmaison. L'agrandissement montre le tableau de François Marius Granet, Réception de Jacques de Molay dans l’ordre du Temple en 1265, 1843, Avignon, musée Calvet.

Grandeur…

Au XIIIe siècle, les chevaliers du Temple sont au nombre d’un millier. Avec les Hospitaliers de Saint-Jean, ils constituent l’armée permanente des États latins d’Orient. Pour assurer au mieux leur mission, ils maillent l’Orient latin d’une cinquantaine de forteresses. Les ruines imposantes de plusieurs d’entre elles sont parvenues à nous : Safed, Tortose, Toran, le Krak des Chevaliers, le château des Pèlerins.

Les Templiers jalonnent aussi les routes des pèlerins, en Europe, de très nombreuses commanderies. Il s’agit de fermes fortifiées gardées par un ou deux chevaliers âgés et quelques frères sergents. Nos campagnes en conservent de nombreuses. De l’une d’elles, la commanderie du Dognon ,à Cressac , au sud d’Angoulême, nous pouvons encore voir la chapelle décorée de fresques évocatrices des croisades.

À Paris même, l’Ordre possède un quartier où il règne en maître et exerce sa propre justice. C’est le  » quartier du Temple  », surmonté par un donjon où seront bien plus tard emprisonnés Louis XVI et sa famille.

Le siège de Saint-Jean-d'Acre Dominique Papety, XIXe siècle, Château de Versailles. L'agrandissement montre le tableau de Merry-Joseph Blondel, Saint-Jean-D'Acre remise à Philippe II Auguste et à Richard Coeur de Lion le 12 juillet 1191, 1840, Château de Versailles.Indéniablement braves, les Templiers sont craints par les musulmans et ces derniers ne se font pas faute de les exécuter quand ils les capturent, à la différence des autres prisonniers qui sont simplement rançonnés. Mais ils pèchent aussi par arrogance et cela entraîne le tragique défait des croisés à Hattîn,en 1187, à partir de laquelle l’Orient latin ne cessera plus de décliner, jusqu’à sa disparition un siècle plus tard, après la chute d’Acre le 28 mai 1291. Au cours de celle-ci, dans un ultime baroud d’honneur, le maître Guillaume de Beaujeu et plusieurs frères trouveront une mort héroïque. 

Dès ses débuts, porté par son prestige, l’Ordre du Temple a bénéficié de dons immenses de la part des fidèles et des grands seigneurs. Il est ainsi devenu immensément riche et, grâce à une comptabilité scrupuleuse et à son réseau de commanderies, a pu faire office de banque internationale ; la première banque internationale de tous les temps !

L’Ordre gère ainsi les biens de l’Église et ceux des rois d’Occident (Philippe le Bel, Jean sans Terre, Henri III, Jaime Ier d’Aragon…). Cette fonction financière lui a permis de remplir ses missions, aussi bien de soigner les pèlerins que de racheter les chrétiens capturés par l’ennemi.

Établi à Acre, dans le palais de la Voûte, jusqu’à la chute de la ville, l’Ordre a pu mener tout au long du XIIIe siècle une diplomatie indépendante, négociant avec les seigneurs francs d’Orient, avec les ennemis ainsi qu’avec les souverains d’Occident, par l’intermédiaire de ses représentants. 

Le retour des Templiers en Europe (miniature du XIIIe siècle)

… et déclin

Au XIVe siècle, chassés de Palestine avec tous les autres croisés, les Templiers, au nombre de 15 000 dont 2 000 en France, n’ont plus rien d’autre à faire que de faire fructifier leurs richesses et notamment prêter de l’argent. Cela leur vaut inévitablement de sombrer dans l’impopularité. La vox populi ne se gêne pas pour les accuser des pires forfaitures, sodomie, messes noires etc. Le roi de France Philippe le Bel y voit l’opportunité de résoudre ses problèmes financiers ! C’est ainsi que le vendredi 13 octobre 1307, il fait arrêter tous les Templier de son royaume. C’est le début d’une interminable suite de procès ainsi que de disputes avec le pape.

Le  »feuilleton » se clôt avec la dissolution de l’ordre le 3 avril 1312 par le pape Clément V et la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay, le 19 mars 1314. Sur ordre du pape, les biens des Templiers sont transférés aux Hospitaliers. Le roi de France ne recevra que 200 000 livres tournois …..

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Les vaccins….


……..c’est d’actualité …….

Le terme vaccinologie a été créé en 1976 par Jonas Salk

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Jonas Salk

(1914-1995), pour désigner une branche de médecine de santé publique consacrée aux vaccins (statut de médicament) et à la vaccination (action d’immunisation préventive). La vaccinologie est pluridisciplinaire avec un double aspect biomédical et politique (de santé publique)

La vaccination a bouleversé l’histoire de la médecine. Depuis les travaux pionniers d’Edward Jenner

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‘Edward Jenner?

et de Louis Pasteur

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Louis Pasteur

les vaccins renforcent les défenses immunitaires. Aujourd’hui, ils font partie de notre vie courante même s’ils soulèvent certains problèmes.

Le mot  » vaccin  » tient son étymologie du mot  »vache ». Non parce que les bovidés en ont été les inventeurs lol , mais parce qu’ils souffrent d’une pathologie proche de la variole appelée  » vaccine  ». Le Britannique Edward Jenner fut le premier à comprendre qu’en inoculant cette maladie relativement bénigne à des êtres humains, il les protégeait contre les formes plus sévères de la variole. Des recherches qui ont inspiré Louis Pasteur, qui développa le premier un vaccin contre la rage.

Quels sont les effets des vaccins sur notre système immunitaire ? © Billion Photos, Shutterstock

Quels sont les effets des vaccins sur notre système immunitaire

Depuis, les connaissances en immunologie ont permis de comprendre les mécanismes fondamentaux expliquant l’efficacité ou l’échec de certains vaccins. Des progrès considérables ont été effectués, et ces traitements préventifs ont globalement fait reculer bon nombre de maladies autrefois fréquentes et parfois handicapantes, voire mortelles, comme la poliomyélite, la tuberculose ou encore la rougeole.

Les vaccins, qui aident le système immunitaire à mieux contrer certaines maladies, font partie de la vie quotidienne, alors qu'ils étaient inconnus voilà encore un siècle et demi. Même si les enfants n'apprécient pas toujours... © Pascal Dolémieux, Sanofi-Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Les vaccins, qui aident le système immunitaire à mieux contrer certaines maladies, font partie de la vie quotidienne, alors qu’ils étaient inconnus voilà encore un siècle et demi. Même si les enfants n’apprécient pas toujours…

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Peur du vaccin ?

Comment le système immunitaire réagit au vaccin ?

  Le vaccin a pour but de stimuler le système immunitaire d’un organisme vivant afin d’y développer une immunité  » adaptative  » contre un agent infectieux.

La substance active ……

La substance active d’un vaccin est un antigène dont la pathogénicité du porteur est atténuée afin de stimuler les défenses naturelles de l’organisme (son système immunitaire). La réaction immunitaire primaire permet en parallèle une mise en mémoire de l’antigène présenté pour qu’à l’avenir, lors d’une vraie contamination, l’immunité acquise puisse s’activer de façon plus rapide et plus forte.

(La pathogénicité décrit le pouvoir pathogène d’un agent infectueux agent infectieux comme une bactérie, un virus ou un champignon, c’est-à-dire sa capacité à provoquer des troubles chez son hôte. Elle dépend de plusieurs facteurs :

-La virulence (capacité à générer une maladie ou des atteintes à l’organisme).

-l’invasivité (capacité à envahir les tissus des hôtes et à se multiplier à l’intérieur).

La pathogénicité se distingue de la contagiosité, qui mesure le risque d’infection entre individus ou entre espèces. Une maladie très transmissible n’est pas forcément très pathogène.

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Image : Le 14 mai 1796, un médecin de campagne vaccine un jeune garçon afin de le protéger contre la variole.

C’était il y a 27 ans…..


Le 11 janvier 1994

Dévaluation du franc CFA

Le 11 janvier 1994, le gouvernement français d’Édouard Balladur décide  »courageusement » de dévaluer de moitié le franc CFA. (qu’est-ce que le franc CFA)?

Cette monnaie a été créée par la France en 1948 pour ses colonies d’Afrique noire, avec une parité fixe par rapport au franc français : 50 francs CFA = 1 franc français. Son cours est maintenu depuis lors par la Banque de France quoi qu’il en coûte à cette dernière.

CFA a d’abord signifié Colonies Françaises d’Afrique avant d’être converti en Communauté Financière Africaine après les indépendances africaines.

Cet héritage de la colonisation garantit aux États issus des anciennes colonies africaines une monnaie stable par rapport au franc et aujourd’hui à l’euro. Ces États sont le Sénégal, le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Tchad, la Guinée-Bissau, le Togo, le Bénin, la Cameroun, la République Centrafricaine, le Gabon, le Congo et les Comores.

Le franc CFA permet à la France de maintenir ses anciennes colonies dans une relation de dépendance. Il assure aux fonctionnaires et dirigeants africains un revenu stable. Il facilite aussi les détournements de fonds et les transferts vers les coffres suisses ou luxembourgeois. Mais il pénalise gravement les producteurs locaux, tant les agriculteurs que les artisans, qui ne peuvent soutenir la concurrence des entreprises européennes et les importations alimentaires lourdement subventionnées par l’Union européenne.

Après avoir suspendu dès le 2 août 1993 le change de billets de francs CFA, Édouard Balladur a divisé par deux la valeur du franc CFA (100 francs CFA = 1 franc français). Il en a résulté une baisse immédiate du pouvoir d’achat des citadins africains, habitués à consommer des produits d’importation, mais aussi une très forte relance des productions locales (comme le cacao et le café de Côte d’Ivoire). Malheureusement, les dysfonctionnements des régimes africains (corruption, conflits, trafics avec la France et les dirigeants français) n’ont pas tardé à effacer les effets bénéfiques de la dévaluation.

Gazette …..Origines de ce mot …


Des origines vénitiennes

Aujourd’hui, le mot gazette est employé couramment pour désigner un journal, mais j’apprends que ce terme tire ses origines de la Vénétie ….

L’histoire qui se cache derrière le mot  » Gazette » :

Au XVIe siècle, Venise, dont le port est alors l’un des plus importants d’Occident, décide de créer un journal rapportant les nouvelles du monde, collectées grâce à ses grands navigateurs.
Ces journaux sont baptisés Gazeta, du nom d’une pièce frappée par la Cité des Doges à cette époque. Cette pièce de monnaie qui équivaut à, environ, cinquante de nos centimes de franc

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1 centime

, correspond alors au prix du journal.

CanalettoLe grand Canal à hauteur de la basilique Santa Maria della Salute de Venise

La Gazette de France

Portrait de Théophraste Renaudot (1586–1653)

Au début du XVIIe siècle, la Gazeta vénitienne s’exporte dans toute l’Europe.

Pour suivre ce courant, la France crée la Gazette, d’après le nom de son homologue italien.
Le périodique est fondé en 1631 par Théophraste Renaudot, le médecin de Louis XIII sous  »l’impulsion » du cardinal de Richelieu.

Le journal, qui ne comprend pas plus de 4 pages au départ, parait chaque semaine. A l’origine,il est tiré entre 300 et 800 exemplaires.

La Gazette est considérée comme le premier périodique français. 

Publiée chaque samedi, la Gazette a pour objectif de propager l’actualité politique, mais également les nouvelles de la Cour, du Royaume et de l’étranger. 

Gazette de France du mardi 3 février 1789, (image du net)

Très rapidement, ce périodique obtient le monopole de l’information politique en France.

La Gazette gagne en notoriété jusqu’à gagner un tirage à plus de 8 000 exemplaires. Distribuée partout en France, elle prend le nom de Gazette de France, en 1762.

Au cours de la Révolution française, la Gazette de France continue ses publications, mais reste cependant très discrète sur les événements.

En 1792, elle change de nom au profit de Gazette nationale de France et devient un quotidien.

Sous la IIIe République, elle reprend finalement son nom de Gazette de France, avant de disparaître en 1915


Gazette Nationale de France du mercredi 19 décembre 1792, n°267