Proverbe :


Proverbe :  » Trop gratter cuit, trop parler nuit  » 

  C’est à dire :

 » On risque moins de se faire du tort en parlant peu qu’en parlant beaucoup, ou Il faut savoir maîtriser sa langue comme on retient de se gratter  »

    Comme on doit résister au désir de se gratter, quand on a une démangeaison, il faut résister autant qu’on le peut à la démangeaison de parler. Celui qui parle peu et avec prudence est moins exposé à faire des erreurs, à connaître des indiscrétions, à dire des sottises, à prononcer des paroles injustes ou blessantes, en un mot, à se faire mal juger. Si l’on a du mérite, la réserve le fait ressortir davantage ; si l’on n’en a pas, l’indiscrétion dans les paroles permettra aux autres de s’en apercevoir.

    Zénon, un ancien philosophe , disait déjà  à ses disciples :  » Souvenez-vous que la nature nous a donné deux oreilles et une seule langue, pour nous apprendre qu’il faut plus écouter que parler  »

  Un autre philosophe à qui on demandait :

    Pourquoi, dans une réunion de ses concitoyens où chacun discutait à son tour, il était le seul qui gardait le silence :  » Je me suis quelquefois repenti  », dit-il,  » d’avoir parlé ; mais de m’être tu, jamais. » Un autre proverbe qui est , à mon avis , adapté au sujet :   » On ne peut à la fois parler beaucoup et à propos  » . Les Grecs modernes disent :  » Si tu gagnes de l’argent à parler, tu gagnes de l’or à te taire. ‘

Caton :

Là, tu peux trouver écrit
Que la vertu souveraine
C’est de mettre un frein à sa langue.
Dompte donc la tienne et gare-la
De folies, de colères et d’outrages ;
Tu agiras en homme courageux et sage.

Jean de Meung ( je crois ) :

La langue aux mortels fait produire
Du bien ou du mal, c’est selon.
Ne la réglons pas, rien n’est pire ;
Gouvernons-la, rien n’est si bon.

Pour terminer :

  La Bruyère    » L’on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler, maxime usée et triviale, que tout le monde sait et que tout le monde ne pratique pas.  »

Corneille :  » Qui parle beaucoup dit beaucoup de sottises  »

Il y a un proverbe espagnol : Qui veut (dire une fois ,traduit  ) :  »Le peu parler est d’or et le trop est boue. » 

   Un proverbe italien pourrait résumer  tout ce qui a été dit : » Chi parla semina, e chi tace racoglie, » ce qui signifie :  » Qui parle sème et qui se tait recueille. »

    On trouve de nombreux exemples qui démontrent qu’il est souvent dangereux de ne pas résister à la démangeaison de dire un bon mot.

    Un , tiré de l’histoire romaine :  L’empereur Domitien se distrayait souvent, dans son cabinet, à percer des mouches avec un poinçon d’or ???. Une personne qui voulait lui parler ayant demandé à l’un des officiers s’il n’y avait personne avec l’empereur :  » Il n’y a pas une mouche, répondit l’officier  ». Cette raillerie fut rapportée à Domitien, qui fit mettre à mort l’auteur de la réponse.! 

  Pour illustrer :

Après avoir écrit se billet , je me demande si  » trop écrire nuit aussi  » ?

 

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  Ceci écrit , comme le disait Mr Devos :  » Coucher tard nuit  » alors…..il serait temps que j’aille rejoindre Cali  ( qui est déjà dans mon lit  )

 

 » être comme un coq en pâte  » ?


Pourquoi dit-on «comme un coq en pâte» ?

Être comme un coq en pâte c’est être choyé, vivre sans souci et placé dans un état de grand confort. Il existe deux explications à cette expression.

Selon la première, « être comme un coq en pâte » aurait pour origine une mixture utilisée lors des concours agricoles du 17ème siècle. Une pâte, une lotion particulière préparée par les fermiers étaient alors appliquée aux poules dans le but de les embellir ou du moins de faire briller leurs plumes.

Selon une seconde théorie, il s’agit de comparer une situation à un coq dans une cage, engraissé par gavage à base de pâtée ou bien d’un coq enfermé dans un pâté. Ainsi dans le dictionnaire de l’Académie de 1835 on compare à ce coq dont la tête sort d’un pâté un homme glissé confortablement dans son lit et dont seule la tête et visible. C’est donc la position du coq entouré de pâte qui serait l’explication.



Dans un cas comme dans l’autre la locution proverbiale a progressivement migré dans le langage populaire où elle s’est fixé jusqu’à aujourd’hui.

P.S: Ce n’est pas vraiement mon cas aujourd’hui !