Parceque je suis…..


…..épileptique :

Trois questions et…réponses pour en finir avec les idées reçues sur l’épilepsie :

L’épilepsie entraîne-t-elle toujours des convulsions ?

Non ,certaines formes de la maladie sont moins spectaculaires ,ce qui rend le diagnostique parfois difficile .Certains malaises vagaux …..

Qu’est-ce qu’un malaise vagal ?

Le malaise vagal est dû à la baisse brutale et transitoire de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque. Ces phénomènes résultent d’une hyper stimulation du nerf vague, d’où le nom de malaise vagal. Le nerf vague a une importance capitale dans le bon fonctionnement de l’organisme de par son rôle dans la respiration, le système digestif et la régulation de la pression sanguine et du rythme cardiaque.

La baisse de la tension artérielle est telle que le débit sanguin devient trop faible pour irriguer suffisamment le cerveau entraînant un malaise pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance, le plus souvent brève et spontanément résolutive. On parle alors de syncope.

Si le malaise vagal en lui-même n’est pas inquiétant, ce sont les circonstances dans lesquelles il se produit qui peuvent le rendre dangereux. En effet, la survenue d’un malaise (sans perte de connaissance) ou d’une syncope (avec perte de connaissance) peut entraîner une chute traumatique voire un accident mortel, par exemple au volant d’une voiture.

Ce phénomène est très répandu chez les 15-30 ans, en particulier chez les femmes.????

Quels sont les symptômes d’un malaise vagal ?

Le malaise vagal s’installe généralement progressivement mais peut aussi arriver très soudainement. Il est annoncé par des nausées, une pâleur de la peau et des sueurs. Puis d’autres symptômes apparaissent petit à petit :

  • Un trouble de la vue ;( O.K pour moi)
  • Des bourdonnements d’oreilles (les bruits alentour deviennent presque inaudibles) ;
  • Des vertiges ;
  • Des palpitations cardiaques  ;
  • Des tremblements ;
  • Une incapacité à parler ;( o.k chez moi )
  • Des diarrhées  ou des douleurs abdominales ;
  • Des maux de tête ;( chez moi oui)
  • Une faiblesse des jambes pouvant entraîner une chute si la personne ne peut pas s’appuyer ou s’asseoir quelque part ;
  • Une perte de connaissance de quelques secondes est possible (syncope).( oui)

Ainsi, avant de perdre connaissance, le patient peut voir arriver le malaise vagal contrairement à d’autres types de malaise. Il est donc possible de prendre des précautions et d’informer les autres des symptômes que l’on ressent.( o.k chez moi )

Certains symptômes peuvent perdurer plusieurs heures après le malaise comme les maux de tête ou une grande fatigue.( oui!)

Quelles sont les causes du malaise vagal ?

Le malaise vagal est un phénomène fréquent ? et les causes sont multiples. On distingue des facteurs de déclenchement de nature physique :

  • La vue du sang (blessures, bilan sanguin, etc) ;????
  • Être debout de façon prolongée ;
  • Une douleur vive ;
  • Une fatigue intense ;(oui)
  • Une forte chaleur ;
  • Un effort intense ;
  • Un jeûne prolongé ;(oui)
  • Le mal des transports ?
  • Un manque de ventilation dans un environnement surpeuplé.( parfois)

À ces facteurs physiques s’ajoutent des facteurs psychologiques comme les émotions fortes ou un stress important.

Dans certains cas, il arrive que la baisse de la pression artérielle soit due au changement trop rapide de la position allongée à debout. Cette cause est de plus en plus fréquente avec l’âge à cause de l’usure du système de régulation du nerf vague.

Certains médicaments, notamment ceux utilisés contre l’hypertension artérielle, peuvent aussi favoriser le déclenchement d’une syncope et vous faire perdre connaissance.

Il n’existe pas de traitement pour prévenir le malaise vagal. La seule solution est d’éviter les situations connues qui déclenchent le malaise comme un contexte stressant, un jeûne prolongé et un manque de ventilation.

Que faire si quelqu’un fait un malaise vagal ?

Lorsque les premiers symptômes apparaissent, le plus important est de régulariser l’afflux sanguin en asseyant la personne. Si la situation le permet, allongez-la en relevant légèrement ses jambes à l’aide d’un coussin. Cela permettra de faire remonter le sang vers le cerveau.

S’il s’agit de vous, informez les personnes qui vous entourent de vos sensations. Si le contexte ne vous permet pas de vous asseoir, comme dans les transports en commun par exemple, demandez à être soutenu pour éviter de faire une chute brutale.

Dans la majorité des cas, la personne qui fait un malaise vagal revient spontanément et rapidement à elle après la perte de connaissance. Lorsque c’est le cas, rassurez-la à son réveil et laissez-la allongée au moins 10 minutes avec les jambes surélevées.

description crise d’épilepsie (sans le son pour moi grrr )

Mot d’un père…….


Elle t’a mis au monde, mais après 6 mois , elle nous a quitté …..et m’a l’aissé sans  » mode d’emploi  ». Tout ce que je savais , c’est que je t’aimais bien avant de te voir .Je sais que j’ai fait quelques erreurs , et j’en suis désolé,mais je faisais de mon mieux avec ce que je savais .Tout ce que j’ai fait ,je l’ai fait par Amour . Tu es  »mon » ? enfant ,ma vie,mes rêves pour demain .Je t’aimerais toujours ,et il n’y a rien qui puisse détruire pour toi .

A Manu

F.

C’était le 28 octobre 1886……


Comme d’habitude, les commentaires sont les bienvenus, mais nullement obligatoires !

La Liberté éclairant le monde :

Le 28 octobre 1886, » La Liberté éclairant le monde  » est inaugurée dans la liesse, à l’entrée du port de New York, par le président des États-Unis Stephen Grover Cleveland. C’est la plus colossale statue jamais construite (46 mètres de haut et 93 avec le piédestal). Elle est l’oeuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi

A.Bartholdi

Ce cadeau de la France aux États-Unis célèbre l’amitié franco-américaine sur une idée du juriste Édouard Laboulaye

Édouard Laboulaye

. Il a été financé par une souscription publique des deux côtés de l’Atlantique et grâce à une active campagne de presse du journaliste américain Joseph Pulitzer…

La Statue de la Liberté rue de Chazelles (1884, Victor Dargaud, musée Carnavalet, Paris)

Auguste Bartholdi, républicain et patriote

Né le 2 août 1834 à Colmar, en Alsace, dans une famille de notables protestants, Auguste Bartholdi a pu donner libre cours à ses penchants artistiques grâce à la bienveillance de sa mère Charlotte qui ne cessa jamais de l’épauler.

Auguste Bartholdi (Colmar, 2 août 1834 - Paris, 4 octobre 1904)Il a à peine 20 ans quand il inaugure sa carrière de sculpteur avec la statue du comte Jean Rapp, un général de Napoléon Ier originaire comme lui de Colmar. Déjà s’affirme son goût pour le gigantisme avec cette statue à laquelle, de sa propre initiative, il donne une taille deux fois supérieure à la taille humaine.

En dépit de la bienveillance du Second Empire  à son égard, Bartholdi ne cache pas ses convictions républicaines, ce qui lui vaut de nouer une relation amicale avec le professeur de droit Édouard Laboulaye

Édouard Laboulaye

(1811-1883), dont il réalise le buste en 1866.

Aux États-Unis, laguerre de Scession  vient de se terminer sur l’abolition de l’esclavage. L’enthousiasme de Laboulaye, partisan des abolitionnistes, est à son comble.

Lors d’une soirée à laquelle est invité le jeune Bartholdi, il lance l’idée d’un monument qui scellerait l’amitié entre les peuples français et américain. Bien entendu, ce monument serait inauguré à l’occasion du centenaire de la Déclaration d’Indépendance , soit en 1876 !…

Suez avant New-York

Édouard Lefebvre de Laboulaye (Paris, 18 janvier 1811 - 25 mai 1883)En attendant, il faut composer avec un régime qui n’a pas de sympathie particulière pour la démocratie américaine.

Auguste Bartholdi, comme beaucoup d’artistes et d’intellectuels de son temps, cède à l’égyptomanie. Il visite les bords du Nil et rencontre Ferdinand de Lesseps, maître d’oeuvre du futurcanal de Suez .

Il lui suggère d’ériger à l’entrée du canal une statue monumentale à l’image du colosse de Rhodes, mais qui serait, elle, conçue pour durer des siècles.

Son projet prend l’allure d’une paysanne égyptienne qui brandit une torche, avec une majesté toute antique. Mais le vice-roi d’Égypte Ismaïl Pacha repousse l’idée et Bartholdi revient à Paris avec la maquette en terre cuite dans sa malle.

Arrive la guerre franco-prussienne. Patriote, le sculpteur de 36 ans sert comme chef d’escadron et aide de camp de Giuseppe Garibaldi  dans l’armée des Vosges.

Maquette de la statue de la Liberté éclairant le monde (vers 1885)Tandis que la France est encore sous le coup de la défaite, Édouard Laboulaye, devenu député républicain, se montre plus que jamais convaincu de l’utilité du monument à la Liberté. Il suggère à son ami de se rendre aux États-Unis pour tâter le terrain.

Dès son arrivée dans la rade de New York, à l’automne 1871, Bartholdi repère l’emplacement idéal pour son futur monument, lequel serait inspiré de la paysanne à la torche qui devait ouvrir le canal de Suez.

C’est l’île de Bedloe, rebaptisée  »Liberty Island  »en 1956. Elle est visible de tous les arrivants et offre un point de vue à la fois sur le grand large et la cité.

Laboulaye et Bartholdi ont dans l’idée que le monument, d’un coût de 250 000 dollars (une somme colossale pour l’époque), soit financé par souscription, pour moitié par le peuple français et par le peuple américain, le premier se réservant la statue et le second le piédestal.

Bartholdi rencontre dans ce but le président Ulysses S. Grant, des sénateurs, des industriels et des journalistes. Mais ses interlocuteurs demeurent très réservés à l’égard du projet. Tout comme d’ailleurs les élus et les notables français qui penchent majoritairement pour une restauration de la monarchie   et en veulent surtout aux Américains d’avoir soutenu la Prusse dans la précédente guerre.

En attendant que la situation se débloque, Bartholdi s’attelle à une commande publique destinée à rappeler le siège de Belfort  en 1870-1871. Ce sera le Lion de Belfort, une sculpture monumentale (on ne se refait pas) en granit des Vosges, adossée à la colline qui surplombe la ville.

L’horizon se dégage enfin : le régime politique bascule en janvier 1875  vers la République. Le projet de statue de la Liberté recueille désormais les faveurs de l’opinion mais le temps presse.

La statue de la Liberté en cours de montage dans les ateliers Gayet de la rue Chazelles (1884, Victor Dargaud, musée d'art de Santa Barbara, EU)

Course d’obstacles :

La statue de la Liberté en cours de montage dans les atelierds Gaget, Gauthier et CieLaboulaye, qui a de la suite dans les idées, fonde un Comité de l’union franco-américaine en vue de lever des fonds.

Charles Gounod compose pour les généreux donateurs, à l’Opéra de Paris, un Hymne à la Liberté éclairant le monde. On leur offre aussi deux cents modèles réduits de la future statue.

Auguste Bartholdi reçoit le concours d’une sommité du patrimoine en la personne d’Eugène Viollet-le-Duc . Celui-ci prescrit une peau composée de plaques de cuivre modelées par martelage sur des formes en plâtre. L’ensemble doit être monté sur une armature métallique, stabilisée par un remplissage en sable.

La fabrication peut enfin commencer dans les ateliers de la société  »Gaget, Gauthier et Cie  », rue de Chazelles, au nord de Paris. Elle mobilisera jusqu’à six cents ouvriers.

La Liberté éclairant le monde présentée à l'Exposition universelle de Paris, en 1878Mais il est devenu illusoire d’inaugurer la statue pour le centenaire de l’indépendance américaine. À tout le moins, Laboulaye et Bartholdi veulent profiter de l’Exposition universelle de Philadelphie de 1876 pour sensibiliser l’opinion américaine à leur projet.

Ils accélèrent le montage du bras droit et de sa torche afin de pouvoir les présenter sur place ! La pièce arrivera après la célébration de l’Independence Day (4 juillet) mais elle n’en recueillera pas moins un très vif succès auprès du public.

Grâce à une première collecte de fonds, on met à l’étude le piédestal. Il est confié à un architecte de renom, Richard Morris Hunt, qui a déjà conçu le Metropolitan Museum de New York.

Comme les fonds manquent aussi pour la réalisation de la statue, Laboulaye présente une reproduction grandeur nature de la tête à l’Exposition universelle de Paris, en 1878.

La statue de la Liberté à son achèvement, en 1884, dans la rue de Chazelles (Paris)Les visiteurs, impressionnés et séduits, souscrivent en masse et l’année suivante, le financement est bouclé avec plus de cent mille donateurs.

Mais un nouveau coup du sort frappe le projet : Viollet-le-Duc décède à 65 ans, emportant dans la tombe les principes de montage. Bartholdi se tourne alors vers Gustave Eiffel  (47 ans), un ingénieur et chef d’entreprise qui est en train de se bâtir une réputation internationale grâce à sa maîtrise des structures en acier.

À l’opposé de Viollet-le-Duc, il conçoit une charpente métallique légère qui, tel le roseau de la fable, saura résister aux plus violentes tempêtes en pliant et en se déformant.

Dernier coup du sort : Laboulaye décède à son tour le 25 mai 1883. Bartholdi porte désormais le projet sur ses seules épaules. Il invite le populaire Ferdinand de Lesseps à remplacer Laboulaye à la présidence du comité et c’est lui qui va officiellement remettre à l’ambassadeur américain, le 4 juillet 1884, la statue enfin terminée.

Le piédestal de la Statue de la Liberté en cours de construction

Le peuple américain se mobilise à son tour

Joseph Pulitzer (10 avril 1847, Makó, Hongrie - 29 octobre 1911, Charleston, Caroline du Sud)Outre-Atlantique, le projet se délite. Les riches New-Yorkais le dédaignent et le comité n’arrive pas à recueillir les fonds pour l’achèvement du piédestal.

Alors se lève un sauveur inattendu, Joseph Pulitzer.

Né en Hongrie en 1847, ce jeune immigré devenu le patron du New York World, a inventé la presse populaire à scandale. Il multiplie les campagnes de presse en faveur du projet. Auguste Bartholdi le soutient en proposant des statuettes à un ou cinq dollars.!

C’est un succès. Les dons, généralement modestes, affluent.

Le financement est enfin bouclé avec cent mille dollars supplémentaires offerts par cent vingt mille donateurs dont les noms sont tous imprimés dans le journal.

Auguste Bartholdi n’a pas attendu la fin de la souscription pour envoyer la statue à New York. À raison de 350 pièces dans 214 caisses, elle est chargée sur une frégate armée par le gouvernement français, l’Isère, et arrive à New York le 17 juin 1886. Quatre mois suffiront pour monter les cent tonnes de la structure et les quatre-vingt de l’enveloppe de cuivre.

Un mythe américain

La statue de la Liberté » La Liberté éclairant le monde  » est chargée d’une symbolique simple et accessible à tous. La statue tient dans sa main gauche une tablette où l’on peut lire ( 4 juillet 1776 ) (Déclaration d’indépendance  des États-Unis). Sa torche levée vers le ciel dissipe les ténèbres. Les chaînes brisées, à ses pieds, rappellent l’abolition de l’esclavage.

Les sept rayons de sa couronne sont censés représenter les sept océans et continents de la Terre. La couronne, enfin, comporte 25 fenêtres qui figurent autant de joyaux et d’où les visiteurs peuvent contempler la baie de New York.

Pour le corps de sa statue, le sculpteur a pu choisir comme modèle Jeanne-Émilie Baheux de Puysieux, une ancienne couturière devenue sa maîtresse et qu’il a dû épouser en catastrophe en 1875, lors d’un voyage aux États-Unis, pour ne pas heurter ses donateurs potentiels.

Quant au visage, a-t-il les traits de la mère de l’artiste? d’une prostituée? d’une Communarde?… Peut-être après tout Bartholdi s’est-il contenté de reprendre les traits hiératiques, sévères et somme toute sereins d’une Athéna antique.

La statue, son visage, sa gestuelle, son drapé n’ont rien de sentimental ou d’érotique. Mais qu’importe. Inaugurée à la veille de la grande vague d’immigration qui a vu débarquer à New York des millions d’Européens chassés par l’oppression et la misère, elle est devenue le visage de l’Amérique rêvée et de la Liberté. C’est elle que les manifestants de la place Tien An Men, en 1989, ont reproduite en plâtre.

Laboulaye et Bartholdi imaginaient-ils que leur idéal ferait le tour du monde, de Suez à Paris, New York et Pékin ?

Un poème d’Emma Lazarus :

La statue aujourd'hui : Liberty enlightning the WorldDès 1883 a été gravé dans le piédestal de  »La Liberté éclairant le monde  » un sonnet de la poétesse Emma Lazarus (1849-1887).

Il s’adresse aux millions d’immigrants qui ont débarqué à Ellis Island et pour lesquels la statue de la Liberté figurait l’espoir d’une vie meilleure :

« Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost, to me,
I lift my lamp beside the golden door !

 »
Donne-moi tes pauvres, tes exténués
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
De ma lumière, j’éclaire la porte d’or ! ‘.


Les inventions des anglais !


 »So smart » ! Il faut bien le reconnaître, nos voisins ont du génie. Le rugby, les passages cloutés et le métro ne sont qu’une partie
de leurs trouvailles…

Ce sont les Anglais qui ont dénudé les jambes des femmes! En 1962, dans sa boutique de King’s Road, à Londres, la jeune styliste Mary Quant

Mary Quant ?

raccourcit sérieusement ses jupes pour  » permettre aux femmes de courir librement après un bus  ». Lignes simples, couleurs vives, bon marché… le succès est immédiat et la minijupe

devient l’étendard de la libération des femmes.

La pop music :

Le 3décembre 1965, les Beatles sortent  » Rubber Soul  », un album qui signe l’acte de naissance de la pop music, en livrant une mélodie riche, originale et retravaillée en studio. Incarnation d’une jeunesse populaire, le courant pop s’inscrit dans les nouvelles pratiques de consommation et la culture de masse. Pour l’artiste londonien des sixties Richard Hamilton

Richard Hamilton ????

, l’art pop est  » populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit en série, jeune, spirituel, glamour (…) et rapporte gros  ».

Le train :

21 février 1804, Pays De Galles. Pour la première fois, un train à vapeur

un train à vapeur

s’élance sur des rails, à 8kilomètres-heure. Conçue par l’ingénieur anglais Richard Trevithick

Richard Trevithick ?

, la locomotive tracte 10tonnes de fer et wagons transportant une soixantaine de personnes. La course au rail est lancée! En 1825, dans les Midlands, la première ligne ferroviaire à usage commercial est ouverte.

Les W-C :

1592. La reine Élisabeth 1ère d’Angleterre, en visite chez le poète John Harington

John Harington ?

, découvre une chaise d’aisance étonnante. Sur le toit, une réserve d’eau est reliée aux toilettes par un tuyau qui, lorsqu’on ouvre le robinet, chasse le contenu vers une fosse extérieure. C’est la toute première chasse d’eau. La reine en équipe aussitôt son palais de Richmond. En 1775, Alexander Cummings

Alexander Cummings ?

y ajoute un siphon, empêchant la remontée des puanteurs

1ère toilette ????

, et fait breveter le système. Au XIXesiècle, avec la généralisation de l’eau courante et du tout-à-l’égout, les W-C (pour  »water-closets  ») se répandent dans les logis.

Le bifteck :

L’ amour de la viande , c’est aux anglais qu’on le doit! Leur passion pour le bœuf rôti (roast beef) est telle qu’au XVIIIesiècle, au théâtre, le personnage de Jacques Rosbif est l’incarnation de l’Anglais typique.  » Le beefsteak est un mets qui mérite bien qu’en temps de paix l’on passe la Manche pour connaître  », écrit en 1803 le gastronome Grimod de La Reynière dans son Almanach des gourmands. Après la défaite de Napoléon, les troupes anglaises à Paris finissent par convaincre les chefs d’ajouter rosbif et biftek à leur carte.

C’était il y a 87 ans:


Surement déjà mis , mais il ne faut pas oublier;JE pense qu’il ne faut pas oublier )

Le 15 septembre 1935, deux ans après sa prise de pouvoir, Hitler entame la mise en oeuvre des chapitres antisémites de son programme politique.

Devant les militants du parti nazi, réunis en congrès à Nuremberg  pour le  » Rassemblement de la liberté  » (10-16 septembre 1935), il annonce la promulgation de trois lois. La première fait de la croix gammée l’unique emblème de la nation. La deuxième dépouille les Juifs allemands des attributs de la citoyenneté. La troisième interdit les mariages et les relations entre Juifs et autres Allemands

Hitler au congrès de Nuremberg de septembre 1935 ; à sa droite, Rudolf Hess, en uniforme et tête nue ; à sa gauche, Julius Streicher, en uniforme et tête nue (BundesArchiv)

Un illusoire retour à l’ordre:

Des militants nazis organisent le boycott d'un magasin juif (1933)Quand Hitler prend le pouvoir  le 30 janvier 1933, peu de gens prêtent attention à ses foucades antisémites et les prennent au sérieux. C’est même le cas de certains juifs allemands qui ne voient pas d’un mauvais œil l’arrivée d’un homme à poigne à la tête de l’État.

Certes, à peine deux mois plus tard, le 1er avril 1933, un comité présidé par le nazi Julius Streicher

Julius Streicher ?

organise le boycott des commerces juifs en riposte aux manifestations anti-allemandes organisées à l’étranger  » à l’initiative des Juifs  ». Et le 7 avril 1933, une première loi de  »restauration de la fonction publique  » exclut les Juifs de l’administration. Quatre mille fonctionnaires se voient contraints de quitter leur emploi. Les avocats juifs sont peu après exclus du barreau et les médecins juifs se voient rayés des registres des caisses maladie. 

Les milieux démocrates s’en indignent, surtout aux États-Unis et à New York, première ville juive du monde. Le 18 avril 1933, le New York Times avertit :  » Les Jeux olympiques de 1936 seront peut-être annulés à cause de la campagne allemande contre les Juifs  ». 

Mais après cette première poussée de fièvre, le régime nazi  » lève le pied  »et les manifestations antisémites se calment si bien que des israélites allemands qui avaient fui le pays à l’avènement de Hitler osent y revenir.

Cependant , les militants nazis, impatients de voir l’Allemagne libérée des Juifs  » judenrein », multiplient les exactions et les brimades à leur égard avec les encouragements de leurs chefs.(  » judenrein  » (on dit aussi  » judenfrei  ») aurait été inventé en Autriche, en 1924, par un entraîneur qui se flattait d’avoir une équipe sans juif. Il signifie en effet :  » sans juif  »)

Des lois d’exclusion:

Le 5 juin 1934, de grands juristes se réunissent pour préparer une législation raciale sous la présidence de Franz Gürtner, ministre de la Justice du Reich. Figurent parmi les participants Bernhard Lösener, l’un des principaux rédacteurs des lois de Nuremberg, et le terrifiant Roland Freisler

Roland Freisler ?

, futur président du Tribunal du peuple.

Les lois de Nuremberg font remonter la pression et donnent forme à l’antisémitisme hitlérien.

Loi sur le drapeau du Reich :

La première loi, Reichsflaggengesetz ou  » loi sur le drapeau du Reich  », fait de la croix gammée l’unique emblème de la nation. Elle est présentée comme une réplique à l »’ insulte  » d’un magistrat new-yorkais de confession juive qui a, dix jours plus tôt, libéré des profanateurs de la bannière nazie .

Elle met fin à une exception inaugurée le 12 mars 1933 par un décret du Reichspresident Hindenburg qui avait doté l’Allemagne de deux emblèmes nationaux : le drapeau traditionnel à trois bandes noir, blanc et rouge

drapeau allemand ?

, et la croix gammée

. Plus d’équivoque : l’Allemagne se veut exclusivement nazie. 

Loi sur la citoyenneté allemande :

Après la loi sur le drapeau, la deuxième loi, Reichsbürgergesetz ou  » loi sur la citoyenneté  », prive les Juifs de la citoyenneté allemande. Elle distingue les citoyens à part entière (Reischsbürger) et les simples ressortissants (Staatsanehöriger), dépourvus de droits civiques. Elle n’est pas sans rappeler la situation qui prévalait alors aux États-Unis, où les noirs étaient de fait privés de droits civiques en conséquence des lois ségrégationnistes de la fin du XIXe siècle, dites  » lois Jim Crow  » :

 » Article premier. Est un ressortissant toute personne qui appartient au Reich allemand, avec en contrepartie des devoirs particuliers.
Cette qualité s’acquiert dans le cadre de la loi sur l’appartenance au Reich et à l’État.
Article 2. Ne peuvent être citoyens du Reich que les nationaux de sang allemand, ou d’un sang racialement apparenté, dont la conduite témoigne de leur volonté de servir le Peuple et le Reich allemands.

La citoyenneté s’acquiert par la remise d’un brevet.
Seul le citoyen du Reich jouit de la totalité des droits politiques dans la mesure fixée par la loi  ». 

Loi sur la sauvegarde du sang allemand et de l’honneur allemand :

Caricature nazie de 1936 stigmatisant les unions entre juifs et non-juifsPar une troisième loi  » sur la sauvegarde du sang et de l’honneur allemand  », le Führer interdit aux Juifs d’épouser ou de fréquenter des  » Aryens  », comme chacun sait ,c’est-à-dire des citoyens allemands réputés de race pure.

Les mariages mixtes antérieurs sont dissous. Il défend également aux Juifs d’employer des Allemandes de moins de 45 ans.

 » Pénétré de la conviction que la pureté du sang allemand est la condition de la conservation du peuple allemand et animé de la volonté inflexible de garantir la nation allemande à jamais, le Reichstag a adopté à l’unanimité la loi suivante :
 article premier.: Les mariages entre Juifs et habitants du Reich de race allemande ou parents sont interdits. Les mariages qui auraient été contractés nonobstant cette interdiction sont nuls, même si, dans le dessein de tourner la loi, ils ont été conclus à l’étranger…
 article 2.: Les relations en dehors du mariage, entre Juifs et habitants de race allemande ou parents, sont interdites.

article 3.: Il est interdit aux Juifs de faire travailler dans leur ménage des personnes de race allemande ou parents de sexe féminin, âgées de moins de 45 ans…  »

La loi :

Extrait du document originel de la loi sur la protection du sang allemand et de l'honneur allemand

Qui est Juif ?

Affiche de propagande antisémite (1938, musée de l'Histoire allemande, Berlin)Fait peu remarqué, les  » lois de Nuremberg  »,  »bâclées » en deux jours, évoquent les Juifs sans prendre la peine de les définir.
Ainsi que le souligne l’historien Alain Michel

Alain Michel (historien) ?

, c’est seulement cinquante jours plus tard, le 4 novembre 1935, que les décrets d’application du ministère de l’Intérieur réparent cet oubli.
De façon surprenante, ils s’en tiennent à une définition religieuse et s’abstiennent de toute définition raciale. Il est vrai que celle-ci serait difficile , et pour cause , à établir de façon incontestable.
Selon ces décrets, sont en effet considérés comme Juifs ou  » demi-Juifs  » (Mischling) les citoyens dont quatre ou deux grands-parents s’étaient identifiés comme israélites du temps où chaque Allemand devait se définir une appartenance religieuse.

C’était avant que le chancelier Bismarck

Bismarck ?

 n’abolisse cette obligation, en 1875, dans le cadre de sa croisade anti-catholique ? , le  »Kulturkampf  ».
Il faut noter que la définition du Juif par les nazis est  »somme toute » moins violente que la définition du noir par certains États américains : selon la règle  » une goutte suffit  » (One drop rule), est noir toute personne qui a au moins un ascendant noir !

Émigration au compte-gouttes :

Dans un discours qui fait suite à la promulgation des lois de Nuremberg, Hitler les justifie en assurant qu’elles devraient stabiliser les relations entre  » Juifs  » et  » Aryens  ». Dans les faits, la mise à l’écart des Juifs est un préalable à leur exclusion du pays, Hitler et ses fidèles ayant à ce moment-là l’objectif de contraindre tous les Juifs à quitter le Reich.

Mais,l’exode ne s’accélère pas pour autant. Car les juifs, à l’exception d’une centaine de milliers récemment immigrés d’Europe orientale, sont installés depuis des temps immémoriaux en Allemagne et parfaitement intégrés à la culture nationale. Ils ont du mal à rompre avec leurs racines. D’autre part, les pays étrangers sont réticents à les accueillir, arguant du risque que leur arrivée en grand nombre n’aggrave le chômage ou les sentiments antisémites !

120 000 juifs allemands arrivent toutefois à entrer aux États-Unis entre 1933 et 1938 (dans le cadre des quotas d’immigrations édictés par ce pays ).

Quelques dizaines de milliers sont aussi accueillis en Angleterre et en France. Sur 525 000 juifs allemands dénombrés en 1933, 37 000 émigrent dès l’arrivée de Hitler au pouvoir puis 25 000 en moyenne chaque année qui suit, de sorte qu’en 1938, il en reste encore les deux tiers. Viennent s’y ajouter 190 000 Juifs autrichiens après le rattachement de l’Autriche au Reich.

Désemparé face à l’antisémitisme nazi, le président américain Franklin Roosevelt

F. Roosevelt ?

propose une conférence internationale  en vue de secourir les juifs dont ne veulent plus les Allemands.

Celle-ci se réunit du 6 au 14 juillet 1938 à l’Hôtel Royal d’Évian, au bord du Léman. 32 pays s’y font représenter (l’Allemagne n’est pas invitée, l’URSS et la Tchécoslovaquie ne s’y font pas représenter). C’est pour réitérer leur refus d’accueillir les réfugiés allemands sous prétexte de crise économique ou de surpeuplement !

Dessin du New York Times (3 juillet 1938) exprimant l'impossibilité pour un non-aryen de trouver un pays où se réfugier (crédit photographique : Mémorial de la Shoah/CDJC)

L’émigration va s’accélérer après le pogrom de la  » Nuit de Cristal  » et le redoublement des violences et des spoliations à l’encontre des Juifs, en dépit des obstacles dressés par les pays d’accueil potentiels eux-mêmes. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’année suivante, il ne restera plus que 200 000 Juifs environ en Allemagne proprement dite et 50 000 dans l’ancienne Autriche, dépouillés de tout, réduits à l’assistance, traqués et humiliés. (Les autres auront émigré en faisant le sacrifice de leurs biens ).

Mais le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale va bouleverser la donne en plaçant dans les griffes nazies les millions de juifs de Tchécoslovaquie et d’Europe orientale.

Un éléphant çà trompe..


heu :La trompe de l’éléphant :

(image du net )

Pourquoi les éléphants ont une trompe ?

Quand on y pense, les trompes des éléphants sont un peu étranges ?
Mis à part quelques exceptions moins extrêmes, comme les tapirs

tapir

, les trompes des éléphants sont un appendice qui ne ressemble à rien d’autre dans le règne animal.

1) Caractéristiques d’une trompe d’éléphant :

La trompe de l’éléphant est un nez allongé qui est fusionné avec sa lèvre supérieure. Ils ont des « doigts » opposés à l’extrémité pour saisir les petits objets. L’une des façons de distinguer les différentes espèces d’éléphants regarder leur nombre de doigts :

Ces doigts sont très forts et précis. Ils permettent à l’ éléphant de la savane de ramasser une petite arachide

Arachides

, de casser la coquille et de manger la noix non écrasée à l’intérieur.Un odorat en 3D : la trompe de l’éléphant lui permet de repérer sa nourriture à distance, mais aussi en hauteur, révèle une étude.

Techniquement sa trompe est née de la fusion de l’appendice nasal avec la lèvre supérieure. Elle lui sert à tout, un vrai couteau suisse pour pachyderme. A respirer, bien entendu, mais aussi à barrir vigoureusement, à boire (elle peut contenir 7,5 litres d’eau), à s’asperger d’eau ou de poussière, à se gratter… A palper les objets qu’il rencontre, également : l’éléphant est un animal tactile et sa trompe l’aide à explorer le monde.

C’est aussi un organe préhensile qui lui permet tout autant de déplacer un tronc d’arbre gênant

déplacer un tronc d’arbre gênant ?

que d’aller chercher une branche garnie de feuilles  »délicieuses » pour son déjeuner. On voit souvent dans les documentaires animaliers ces troupeaux d’éléphants avançant en file indienne. Ils se tiennent par la queue… avec leur trompe, bien entendu. Et dans les moments d’intimité familiale, l’organe leur permet également de se faire de gros câlins.

On voit souvent dans les documentaires animaliers ces troupeaux d’éléphants avançant en file indienne. Ils se tiennent par la queue… avec leur trompe, bien entendu. Et dans les moments d’intimité familiale ,l’organe leur permet également de se faire de gros câlins

150.000 muscles et tendons

C’est une merveille de la nature. Elle est constituée de 150.000 muscles et tendons qui lui donnent toutes ces possibilités, et d’autres encore.

L’essentiel ?: L’odorat, bien sûr. Jusqu’ici, on n’en avait pas tout à fait mesuré l’importance. Mais une étude parue dans la revue  » Animal Behavior » vient d’en fournir des détails surprenants. Une équipe sud-africaine emmenée par Melissa Schmitt

Melissa Schmitt ?

, de l’université KwaZulu-Natal, s’est intéressée à la manière dont les éléphants pouvaient repérer à distance leur nourriture favorite.

Placés dans un labyrinthe dans lequel se trouvaient des perches de 7 mètres de haut avec des plantes savoureuses, les pachydermes se dirigeaient vers leurs mets préférés sans hésitation. De quoi montrer non seulement qu’ils pouvaient les sentir à distance, mais que leur orientation à l’odorat s’effectuait en trois dimensions, aussi bien en hauteur qu’au sol.

« Cela suggère que les indices olfactifs jouent probablement un rôle important en dirigeant leur quête de nourriture à de multiples échelles spatiales, » concluent les scientifiques.

La trompe sert donc aussi de guide à l’éléphant pour trouver ses repas, à distance et aussi en hauteur !

Squelette de l’éléphant

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L’éléphant d’Asie et l’éléphant d’Afrique : deux espèces bien distinctes

Il faut noter que l’éléphant d’Asie (Elephas maximus) est bien non seulement une espèce distincte de l’éléphant d’Afrique (qui en fait regroupe quant à lui deux sous-espèces principales : le  »Loxodonta africana oxyotis  » en savane et le  » Loxodonta africana cyclotis  » en forêt) mais également la seule espèce représentante du genre Elephas ! Elles ne sont donc pas capables de se reproduire entre elles, contrairement à certaines idées populaires.
Un autre détail à garder à l’esprit est qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre les 2 espèces, notamment car ils ne sont pas touchés par les mêmes problèmes ! L’éléphant d’Afrique n’a par exemple jamais été domestiqué…..

7 différences entre l’éléphant d’Asie et d’Afrique:

  • . 1)Comme (presque) tout le monde le sait, l’éléphant d’Afrique est de plus grand gabarit que celui d’Asie. C’est le plus souvent cette différence notable qui permet au grand public de les reconnaître et les distinguer. L’éléphant d’Afrique atteint en effet aisément les 6 tonnes pour 3,5 m au garrot alors que son cousin d’Asie ne pèse quant à lui rarement plus de 5 tonnes et ne dépasse jamais les 3 m au garrot !
  • 2) La 2e différence bien connue de tous est la taille des oreilles : les grands éléphants d’Afrique avec des grandes oreilles (pouvant mesurer parfois jusqu’à 1m50 !) et les petits éléphants d’Asie avec les plus petites oreilles. Mais même du point de vue de l’aspect général, ce n’est pas tout ! On peut facilement remarquer le front à double bosses chez l’ asiatique alors que son homologue africain présente un front plat, à l’image de son dos (contrairement à la belle courbe spinale visible chez l’éléphant en Thaïlande). Ceux des forêts d’Asie sont également bien plus poilus, notamment au niveau du crâne, du coup et de l’épine dorsale !
  • 3) En s’approchant un peu plus, on peut apercevoir que le bout de la trompe ne présente pas les mêmes détails non plus. En Afrique l’animal présente 2 protubérances de part et d’autre de l’organe contre une seule, en position frontale, en Asie !
  • 4) que l’éléphant est capable de communiquer par les vibrations dans le sol qu’ils perçoivent jusqu’à 16 km autour d’eux. Ceci est rendu possible grâce à leurs pieds ultra-sensibles et est valable pour les 2 espèces. Cependant, cette similitude n’empêche pas une légère différence dans la structure du pied de l’animal. L’ongulé africain présente ainsi 4 doigts et 3 orteils contre à chaque fois un de plus chez son représentant asiatique.
  • 5) L’éléphant d’Afrique est, contrairement à celui d’Asie, protégé contre les coups de soleil. Il se trouve qu’ils n’ont pas non plus le même habitat, du moins quand on parle de la sous-espèce la plus imagée d’Afrique, l’éléphant d’Afrique des plaines et non pas celui des forêts…
  • 6) Une des fameuses caractéristiques de la famille des Eléphantidés reste bien évidement les défenses. :Elles sont beaucoup plus développées chez le grand éléphant d’Afrique que chez le petit d’Asie. Les mâles en portent toujours mais certains mâles asiatiques, lorsqu’ils sont dominés et non dominants, possèdent ce qu’on appelle des  » tusk  » qui sont semblables à de minuscules défenses (c’est également ce que présentent les quelques femelles d’Asie qui sont porteuses de défenses). Celles des mâles africains ,quant à elles, atteignent régulièrement les 3m !
  • 7) La dernière différence , bien moins visible, bien plus spécifique. Il se trouve que le squelette de ces deux familles continentales ne sont pas exactement les mêmes… L’exemple le plus facile à présenter est le nombre de vertèbres qui constituent l’arc dorsal de l’animal. Elles sont au nombre de 20 en Afrique contre 21 en Asie… Comme quoi même leur structure interne diffère jusqu’à leur colonne vertébrale, la voûte de leur squelette osseux !

En plus de ces 7 particularités qui différencient les 2 espèces de pachydermes, on peut observer que l’éléphant d’Asie se trouve en bien plus grand danger que celui d’Afrique contrairement aux éventuelles idées reçues !

L’éléphant d’Afrique est actuellement menacé d’extinction, c’est-à-dire qu’on cherche, légalement parlant, à le protéger et que son commerce est interdit car il met en péril la survie de l’espèce. Sur l’ensemble du continent africain, on dénombre environs 500 000 représentants de l’espèce.

L’ éléphant d’Asie est quant à lui considéré comme une espèce en voie d’extinction et fait partie des espèces les plus en danger à l’heure actuelle. Dans l’ensemble formé par les 13 pays asiatiques susceptibles d’abriter l’animal, on ne compte pas plus de 50 000 individus… Le cas de l’éléphant d’Asie reste plus complexe que celui de son équivalent africain, entre autres de par le paradoxe que la culture asiatique expose quant à cette espèce sacrée et vénérée et à la fois très peu respectée …

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Éléphant d’Asie
Éléphant d’Afrique

 » tout le Saint-frusquin  »?


=tout ce que l’on possède ; l’ensemble des possessions ; tout ce qu’on a d’effets et d’argent ; tout le reste….

Origine et définition:

Si la locution est attestée en 1710, d’abord sans trait d’union, le mot  »frusquin » seul est signalé en 1628 où, en argot, il désigne les vêtements, sans que l’on sache avec certitude pourquoi, son étymologie étant discutée.
Mais deux choses sont sûres :
– Il en reste le mot  »frusques » toujours employé de nos jours avec le même sens, plutôt péjoratif, appliqué à des mauvais habits, des hardes ….
– Le mot n’est plus utilisé isolément et n’apparaît plus que dans notre expression.
Au cours de la deuxième moitié du XVIIe siècle,  »frusquin », toujours en argot, a également désigné l’argent. Du coup, sa signification a finalement englobé tout ce que l’on possède, vêtements et argent.(
même les blogs !!) que j’ai bien envie d’arrêter !!!!!


Tout cela est bel et bien , mais par quel miracle le  »frusquin » s’est-il trouvé canonisé ? D’où vient donc ce  »saint » ?
À cette  »très pertinente  » question, on peut répondre par une autre : connaissez-vous  »saint Crépin  »? Il y a peu de chances, sauf si vous pratiquez un métier bien particulier en voie d’extinction. En effet, ce saint est le patron des cordonniers. Or, il se trouve que, chez ces artisans, le saint-crépin désigne l’ensemble de leurs outils

Outils de cordonnier

(tout comme, d’ailleurs, le saint-jean désigne la trousse à outils des typographes).
Donc , c’est par simple analogie que le saint-frusquin s’est mis à représenter l’ensemble de ce qu’on possède.
Et, par extension, lorsque cette locution est employée à la suite d’une énumération, précédée de  »et », elle veut dire « et tout le reste ».

Exemples :

 » Gervaise aurait bazardé la maison; elle était prise de la rage du clou, elle se serait tondu la tête, si on avait voulu lui prêter sur ses cheveux. C’était trop commode, on ne pouvait pas s’empêcher d’aller chercher là de la monnaie, lorsqu’on attendait après un pain de quatre livres. Tout le saint-frusquin y passait, le linge, les habits, jusqu’aux outils et aux meubles.  »
(Émile Zola
)

E.Zola

 » L’assommoir  » 1877)
 » (…) et que les sept oncles qui avaient juré devant Dieu, les Saintes Huiles et tout le saint-frusquin de le protéger et veiller sur lui font de nouveau serment tous ensemble de venger la victime et châtier le lâche coupable (…)  »
Claude Simon

Claude Simon ?

 » Le Palace  » 1962

c’était e il y a environ 121 ans !


La révolte des Boxeurs ( Boxeurs = Milice de la justice et de la concorde ) étaient une société secrète chinoise, connue pour avoir déclenché l’épisode dit de la  » révolte des Boxers en 1899-1901 ». Devenue un mouvement de masse comptant entre cinquante et cent mille membres, la société mena des actions xénophobes…. 

Le 10 juin 1900, à Pékin, devant son Grand Conseil, l’impératrice douairière appelle les Chinois à chasser les étrangers. La secte des Boxeurs (ou Boxers en anglais) ne se le fait pas dire deux fois. Mais leur insurrection conduit au débarquement d’un corps expéditionnaire européen. Le 7 septembre 1901, l’insurrection des Boxeurs se clôt sur la signature d’un traité d’allégeance de la Chine impériale aux puissances occidentales. C’est une nouvelle humiliation  pour les Chinois.

 » Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera…  »( dixit Napoléon Ier qui disait:  »Laissons dormir la Chine car quand elle s’éveillera le monde tremblera ! »)

Selon une confidence de l’historien Jean Tulard …

Jean Tulard ?

, cette citation de Napoléon Ier est une invention américaine dont on trouve l’origine dans le célèbre film de Nicholas Ray : Les 55 jours de Pékin (1963), qui raconte la révolte des Boxeurs. Elle est formulée par David Niven, qui joue le rôle de l’ambassadeur britannique Sir Arthur Robertson. Alain Peyrefitte l’a reprise dix ans plus tard pour en faire le titre de son livre à succès : Quand la Chine s’éveillera… 

Humiliation et révolte

La secte dite des  » Boxeurs  » (les Anglo-Saxons parlent des Boxers) avait été fondée vers 1770 dans les campagnes chinoises du Chan-tong, au sud de Pékin. Son appellation occidentale est une mauvaise traduction de son nom chinois :  » Yi-ho k’iuan  »(le poing de la concorde et de la justice).

A l’origine opposée à la dynastie des Mandchous autant qu’à la domination des Occidentaux, les Boxeurs avaient trouvé un allié inattendu en la personne de la vieille impératrice douairière Cixi impératrice

Cixi impératrice ? ( jeune)

67 ans. Celle-ci dénonçait volontiers l’emprise des Occidentaux sur son pays mais c’était pour mieux consolider son pouvoir personnel.

Le 10 juin 1900, Cixi demande devant son Grand Conseil que soient chassés sans retard les étrangers. Les Boxeurs de Pékin, excités par un prince de la Cité interdite, Touan, ne se le font pas dire deux fois ! Ils se lancent dans la chasse aux chrétiens chinois et aux prêtres européens, massacrant les uns et les autres. Ils font par ailleurs le siège des Légations, les blocs d’immeubles réservés au logement des étrangers. Ces derniers prennent leurs dispositions pour un siège de longue durée.

Malheureusement pour les apprentis-sorciers de la Cité interdite, la révolte ne dépasse pas les limites de la capitale et le pays, dans son ensemble, ne bouge pas.

Pour une fois unis, Anglais, Américains, Allemands, Autrichiens, Italiens, Français, Russes et même Japonais organisent un corps expéditionnaire sous le commandement du général allemand Alfred von Waldersee

Alfred von Waldersee ?

.

Les soldats occupent le port de T’ien-tsin le 14 juillet 1900 et entrent à Pékin un mois plus tard. La Cour prend le large sans attendre, l’orgueilleuse impératrice Cixi ne craignant pas de se déguiser en paysanne !!

Par le traité qui clôt le conflit, les représentants de l’impératrice conviennent de verser d’énormes réparations financières aux Occidentaux échelonnées sur… quarante ans (au total 1600 millions de francs-or).

Cixi doit aussi sacrifier certains princes de sa dynastie. Les organisateurs des massacres reçoivent  » la permission de se suicider  » !!!!pendant que les Boxeurs captifs sont décapités en grand nombre. Cet ultime abaissement du pouvoir impérial va libérer en Chine les énergies réformatrices de la bourgeoisie occidentalisée et débouchera dix ans plus tard sur la République .

En apparence, le principal bénéficiaire de l’insurrection est le tsar de Russie Nicolas II

Nicolas II ?

car il profite des troubles pour occuper la Mandchourie.

Une compagnie de Boxers à Tianjin (ou Tien-Tsin), 1901, Washington, Library of Congress.

Impérialismes déchaînés :

Mais en faisant çà , le tsar excite contre lui le Japon, qui avait des visées sur cette province et inquiète Londres. L’Angleterre du roi Édouard VII s’irrite de l’expansionnisme russe.

Le 30 janvier 1902, lord Landsdowne et l’ambassadeur japonais concluent un accord par lequel, en cas de guerre entre la Russie et le Japon, l’Angleterre s’engage à ne pas intervenir au secours de la Russie et à encourager la France et l’Allemagne à en faire autant. Cette promesse sera à l’origine de la guerre russo-Japonaise  de 1905 et de la défaite du tsar.

La conférence d’Évian….


Comme toujours , je laisse les commentaires ouverts ,mais je sais pertinament qu’il n’y en aura pas , ou très peu et ( peut-être qques  »like » qui ne signifient rien )

Le 6 juillet 1938, face à l’antisémitisme des nazis, le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt organise une conférence internationale, pour secourir les juifs dont l’Allemagne ne veut pas. La conférence s’est tenue au bord de Genève, à l’hôtel Royal d’Évian, du 6 au 14 juillet. C’est un échec, ce qui permet à Adolf Hitler de déclarer  » C’était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitiés pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s’agit vraiment d’aider les Juifs !  »

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Désemparé face à l’antisémitisme nazi , le président américain Franklin D. Roosevelt

Roosevelt

propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands. Celle-ci se réunit à huis clos du 6 au 14 juillet 1938 à Évian, au bord du Léman.

Aucun des pays représentés ! n’ayant véritablement envie de recueillir des réfugiés juifs allemands, la conférence n’aboutira à aucun résultat

La conférence d'Évian (juillet 1938)
La conférence ?

Jeu de dupes :

Suite à la prise de pouvoir d’Hitler, les Juifs allemands (1% de la population du pays) ont fait l’objet de brimades et de persécutions de plus en plus brutales. Dès novembre 1933, la S D N  (Société des Nations, ancêtre de l’ONU) a constitué un Haut Commissariat aux réfugiés d’Allemagne pour adoucir le sort des Juifs contraints à l’exil. L’Américain James MacDonald

James MacDonald ????

en a pris la direction mais, lassé par la mauvaise volonté des démocraties, il a abandonné sa fonction dès 1935.

A Nuremberg , cette même année , Hitler promulgue des lois antisémites  qui séparent plus complètement les Juifs des autres Allemands. Un nombre croissant de familles se résigne à fuir le pays. Confrontés à la crise économique née du  » krach » de 1939 , les pays occidentaux rechignent à les accueillir.

Aux États-Unis, en particulier, le président Roosevelt est soumis à des pressions opposées, d’une part de la part des mouvements juifs et libéraux qui réclament d’accueillir les Juifs allemands, d’autre part de la part des milieux conservateurs et syndicaux qui ne veulent pas d’une remise en cause des quotas d’immigration très stricts ( établis par les lois Quota Act de 1921 et Immigration Act de 1924 ? ).

Le président va donc  » botter en touche  » en proposant le 22 mars 1938, depuis sa maison de Warm Springs (Géorgie), une Conférence internationale pour les Réfugiés. Il sait pertinemment que la conférence aboutira à une fin de non-recevoir et il pourra en tirer argument pour exclure tout amendement aux lois sur l’immigration. 

La Suisse, qui héberge à Genève la S D N, exclut toutefois d’accueillir la conférence car elle tient à garder de bonnes relations avec son puissant voisin. C’est finalement le président du Conseil français Camille Chautemps

Camille Chautemps ???

qui propose de l’accueillir à Évian, une jolie station thermale à 45 km seulement de la cité de Calvin et de la S D N. La conférence va donc se dérouler dans l’Hôtel Royal, un beau témoin de l’Art Nouveau construit en 1909 par l’architecte Ernest Hébrard et agrémenté d’un magnifique parc de 19 hectares, ce qui n’est pas pour déplaire aux diplomates.

Refus sous tous prétextes:

Strictement limités à six séances à huis clos, les débats ne sont connus que par le communiqué final. 32 pays se font représenter à Évian (l’Allemagne n’est pas invitée, l’URSS et la Tchécoslovaquie ne s’y font pas représenter). C’est pour affirmer unanimement leur refus d’ouvrir leurs ports aux 650 000 Juifs allemands et autrichiens, qualifiés par euphémisme de  » Réfugiés  » (jamais au cours de la conférence, il n’est fait ouvertement référence aux Juifs).

Les refus se fondent sur des préjugés ou des hypothèses bien plus que sur des faits, comme l’avoue ingénument le délégué australien :  » Dans les circonstances présentes, l’Australie ne peut faire plus… Nous n’avons pas de problème racial notable et nous ne voulons pas en importer un  ». L’hypocrisie est de mise et les problèmes économiques volontiers mis en avant :  » Les réfugiés ont souvent enrichi l’existence et contribué à la prospérité du peuple britannique. Mais le Royaume-Uni n’est pas un pays d’immigration. Il est hautement industrialisé, entièrement peuplé, et il est encore aux prises avec le problème du chômage  » assure pour sa part le délégué britannique…

La Suisse estime avoir déjà fait le plein de réfugiés autrichiens et rétablit des visas avec son voisin. Elle va même demander à l’Allemagne de tamponner la lettre J sur les passeports de ses ressortissants juifs afin de pouvoir plus facilement les identifier et les repousser à sa frontière !

Un seul pays fait exception : la République dominicaine, dans les Antilles. Il n’a pas été invité à la conférence mais son dictateur Trujillo

Trujillo ???

fait savoir le 12 août 1938 qu’il serait disposé à accueillir deux cent mille réfugiés car il souhaite  » blanchir  » la population avec l’importation de quelques milliers de Juifs allemands ; cette offre équivoque est repoussée (de même qu’une offre similaire d’Haïti !). 

La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence :  » Juifs à vendre ; même à bas prix, personne n’en veut !  ».( !!!) Hitler, dans les jours qui suivent, ne se prive pas de dauber sur cet échec :  » C’était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitié pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s’agit vraiment d’aider les Juifs ! « 

Après la Nuit de Cristal  de novembre 1938, l’émigration juive va pourtant s’intensifier. Quelques milliers de Juifs saisissent l’opportunité offerte par le port chinois de Shanghai, qui les dispense d’un visa d’entrée… Beaucoup d’émigrants gagnent la Palestine sous des formes illégales, en défiant le gouvernement britannique qui tente de les repousser pour ne pas se mettre à dos les Arabes et le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini. Ce chef religieux musulman férocement hostile aux juifs ne craint pas de rencontrer Hitler et de recruter pour lui des combattants musulmans.

Mais à côté de cela, les échecs sont cruels. Le 15 mai 1939, le paquebot Saint-Louis quitte Hambourg avec 900 passagers juifs d’un statut social élevé. Empêché d’accoster à La Havane, il tente sa chance sans succès à Buenos Aires, Montevideo, Panama… Obligé de longer à distance la côte des U.S.A , il est aussi refoulé du Canada et finalement contraint de revenir à Hambourg.

6 juillet 1819…..


brouillion à revoir ….peu-être…..

.…… décès de
Sophie Blanchard, première femme
aéronaute professionnelle

Épouse du célèbre aéronaute Jean-Pierre Blanchard ( qui effectua la première traversée de la Manche en ballon, le 7 janvier 1785 ), Sophie Blanchard naquit Marie-Madeleine-Sophie Armant le 24 mars 1778, à Trois-Canons, près de La Rochelle. On raconte que sa mère étant enceinte, vit un voyageur qui lui promit d’épouser l’enfant dont elle devait accoucher, si c’était une fille. Ce voyageur était Blanchard, avec qui la jeune Armant fut mariée dans son adolescence.

Femme d’aéronaute, madame Blanchard devait se familiariser de bonne heure avec les dangers inséparables des voyages dans les régions de l’air ; mais quoique la vivacité de ses désirs égalât celle de son imagination, elle différa son début dans cette carrière jusqu’à ce qu’elle eut acquis la certitude que le ciel lui refusant les douceurs de la maternité, elle serait dispensée d’en remplir les devoirs.

Elle avait 26 ans lorsqu’elle fit avec son mari ( qu’elle épousa en 1804 ) sa première et probablement sa seconde ascension aérostatique ; mais ce fut au mois de mars 1805, qu’ayant fait seule la troisième à Toulouse, elle descendit à Lux, près de Caraman, en ligne directe du lieu de son départ.

Tel était le dénuement où devait la réduire la mort de son mari (le 7 mars 1809, il tombe de son ballon suite à une crise cardiaque), qui lui disait quelque temps auparavant :  » Tu n’auras après moi, ma chère amie, d’autre ressource que de te noyer ou de te pendre.  » Mais, loin de se livrer au désespoir, Sophie Blanchard fonda son existence sur les produits du métier d’aéronaute. Elle multiplia ses voyages aériens, et acquit une telle intrépidité qu’il lui arrivait souvent de s’endormir pendant la nuit dans sa frêle et étroite nacelle, et d’attendre ainsi le lever de l’aurore pour opérer sa descente avec sécurité.

Sophie Blanchard lors de son vol à Turin, le 26 avril 1812
Sophie Blanchard lors de son vol à Turin, le 26 avril 1812

Il s’en fallait beaucoup qu’elle montrât le même courage dans les voitures terrestres. Ses ascensions à Rome et à Naples, en 1811, furent aussi brillantes que lucratives. Dans celle qu’elle fit à Turin, le 26 avril 1812, elle éprouva un froid glacial et une forte hémorragie par le nez ; les glaçons s’attachaient à ses mains et à son visage en pointes de diamants. Ces accidents, loin de la décourager, redoublèrent son ardeur et son activité, que vint stimuler la concurrence de mademoiselle Garnerin.

Ses voyages furent plus fréquents ; il n’y eut pas de fête publique où l’une des deux rivales ne jouât le principal rôle avec son ballon. L’ascension que madame Blanchard fit à Nantes, le 21 septembre 1817, était la cinquante-troisième ; ayant voulu descendre à quatre lieues de cette ville, dans ce qui lui paraissait être une prairie, entre Couëron et Saint-Etienne de Montluc, elle se trouva sur un marais où son ballon, accroché à un arbre, tomba sur le côté, de telle manière qu’elle aurait eu beaucoup de peine à se dégager si l’on ne fût venu à son secours. Cet accident n’était que le précurseur de l’événement funeste qui mit fin a ses jours.

Après s’être montrée dans les principales villes de France et dans quelques capitales de l’Europe, elle fit, à l’ancien Tivoli de Paris, sa soixante-septième ascension, le 6 juillet 1819, à dix heures et demie du soir, dans une nacelle pavoisée, brillamment illuminée et supportant un artifice. Son ballon, trop chargé peut être, s’étant accroché aux arbres qui bordaient l’enceinte, elle le dégagea en jetant du lest, et renversa en s’élevant quelques cassolettes d’esprit de vin.

A une certaine hauteur elle lança des fusées romaines ; mais bientôt, soit que l’une de ces fusées eût percé le ballon, soit que l’aéronaute, voulant descendre à une distance très rapprochée, n’eût pas fermé l’appendice par où le gaz hydrogène avait été introduit, et qu’en mettant le feu à une autre pièce d’artifice, adaptée au petit parachute qu’elle devait lancer, la mèche eût enflammé le gaz qui sortait par l’appendice, une vive lumière annonça l’incendie du ballon et le malheur qui arrivait.

Un cri d’effroi s’éleva spontanément de toutes parts ; plusieurs femmes s’évanouirent, et la fête fut interrompue. L’infortunée tomba avec sa nacelle sur une maison dont elle enfonça le toit, au coin des rues Chauchat et de Provence. Son corps, enveloppé dans les restes des cordages et de la nacelle, fut porté à Tivoli, où tous les secours lui furent vainement prodigués. Comme il n’était pas défiguré, quoique fracassé, et que la tête et les jambes étaient entières, on a supposé que l’asphyxie avait d’abord occasionné la mort.

On fit une collecte à Tivoli pour ses héritiers ; mais comme madame Blanchard n’avait eu qu’une fille adoptive ou naturelle qui était morte, les 100 louis que produisit la quête furent employés à ses funérailles et au monument que ses amis lui firent ériger au cimetière du Père Lachaise