Un mois déjà……


Ecrit mal  » ficelé  » sorti de mon cœur  triste ,amer………………..

Mère, chère à mon cœur, ma mère

Tu es partie et ma vie en est amère

Vide et désespoir en moi  sont unis

Car sans toi, tout me semble fini

Je ne goûterais jamais plus à la paix

Même si le monde était parfait

Le bonheur vers l’inconnu s’en va

Me laissant seul à chaque pas

Avec mon chagrin qui ne s’éteint

Et la douleur qui , toujours ,  m’étreint

Le soleil semble avoir oublié le chemin

De mon  cœur qui se languit sans fin

N’être pas allé sur ta tombe je soupire

J’en oublie encore plus le temps et aspire…

Au jour dernier qui unit

Et où , disais tu, rien ne finit

Grâce à  » ton  » Dieu l’éternel

Je te resterai en mon cœur fidèle

Car l’amour maternel

Est un serment solennel

Sais tu que ton mari , notre père

Lui aussi , seul , se désespère ?

Ton départ nous a réunis …

Maman, je t’aime et te dis  » merci  »

F.

Et si……….


Et si ….

Et si
Et si on s’attendait, et si on s’attardait
Et si on s’entraidait, si on s’accompagnait
Et si on se penchait sur celui qu’est tombé
D’abord pour le soigner et pour le relever

Et si on essayait et si on s’efforçait
D’apprendre à se connaitre avant de se défier
Et si on accordait à toute différence
La même compassion et la même indulgence

Et si on se disait qu’à partir d’aujourd’hui
On met d’autres étoiles dans le ciel de nos nuits
Des secours de cadeaux, des soutiens, des bienfaits

Pour se coucher heureux et s’endormir en paix
Et si

Et si on était beau, je veux dire beau dedans
L’esthétique à soigner de nos bons sentiments
On passe tant de temps le regard dans la glace
L’âme mérite bien autant de face à face

Et si on était jeune, je veux dire même vieux
Du berceau au cercueil garder les mêmes yeux
Le regard d’un enfant s’émerveille d’un rien
Et si on trouvait grand même ce qui l’est moins

Et si on pardonnait quand on nous a menti
Et si on pardonnait quand on nous a trahi
La punition serait de rendre coup pour coup
Mais la clémence est sage et bourreaux sont fous
Et si

Et si on regardait tout l’or de son voisin
Sans le moindre dépit qu’il ne soit pas le sien
Si on ne condamnait personne en aucun cas
Si on se contentait de ne juger que soi

Et si on oubliait de se mettre en colère
Si on foutait la paix à nos envies de guerre
Pour faire une caresse ou pour tendre un main
Il faut bien moins d’effort que pour serrer le poing

Si au lieu de courir on s’arrêtait un peu
Pour reprendre de souffle et pour attendre ceux
Qui suivent à petits pas presqu’au bout du rouleau
Les aider à marcher, les porter s’il le faut
Et si

Et s’il ne suffisait pas seulement de le dire
Et s’il ne suffisait pas seulement de l’écrire
Et si l’on décidait de faire dès demain
Le premier pas vers l’autre pour lui tendre la main

Et si on faisait mieux que le mieux que l’on croit
Et si même attentif on allait au delà
Et si on était bon plus que de temps en temps
Et si on apprenait à s’aimer à plein temps
Et si on était bienveillant
Et si on était bienveillant
Bienveillant…………….seulement…

Elle dirait certainement…


….si ELLE avait su parler et écrire  » correctement  » , Maman ….:

La mort n’est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l’a toujours été,
sans emphase d’aucune sorte,
sans une trace d’ombre.

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Vous voyez, tout est bien.

________________________________

KLIK…………à ce soir ….peut-être ..

F.

Klik….


   Au lit là ( à 7 heures du matin !!!!!!!) et sans avoir visité beaucoup de blogs , désolé…..Et hop : Reparti pour une semaine ennuyeuse certainement , confinée ….Hormis écrire ici  des  » trucs  » qui ne sont que rarement lus  ( ce qui ne me gêne plus ) , les journées pratiquement vides d’activité semblent longues : Un SMS par ci à un proche , ami ou famille , un appel téléphonique à mon père ( jamais autant appelé que depuis le décès de maman ) ….Pour avoir la sensation d’écourter les jours , je me couche quand la lumière pointe  et m’extirpe du lit environ 9 heures après ……

C’est çà le bonheur ? 

Maman….


Ce que je n’ai pas su te dire quand tu étais en vie.

Je voudrais te dire tout ce que je n’ai pas pu te dire

Quand tu étais là.Te serrer si fort là ,contre moi….

Je voudrais te dire les mots d’amour les plus tendres

Te dire que tu seras toujours là au fond de mon cœur….

 Te dire que mille souvenirs bercent ma mémoire

Te dire que même si tu nous as quittés

Tu resteras très présente près de moi .

Toi qui ,de ton vivant , admirais mon langage ,

Pour cet écrit mal tourné , pardonnes moi ……

Sais tu que je n’ai pas une photo de toi en ton jeune âge ?

De l’époque de tes dix huit , vingt ans : Tu étais magnifique …….

Ton fils …aîné.

Désert…..


  Tout à l’heure , je suis sorti ( oui , j’ai osé ! ) , muni de la fameuse attestation , pour acheter pain et cigarettes , ( j’avais coché la case  » pour achat de produits de première nécessité  » ) , les clops = 1 ère nécessité ? Le désert ! Je n’ai croisé que quelques  » zombies  » masqués zombie, dont une mère avec un petit garçon qui , lui aussi , portait un masque dont il essayait de se débarrasser ; résultat : Une gifle de la mère ! Pauvre  »bonhomme  » , comme si il pouvait comprendre la  » psychose  » ambiante ……Bien entendu , les deux commerçants , buraliste , et boulanger étaient eux aussi affublés de cette  » pseudo -protection  »  dans les boutiques désertes ….ce qui fait que j’eus bien du mal à comprendre ce qu’ils disaient …

Bref , un paysage , une  » ambiance  » de film de science – fiction quelque peu effrayant ……

_____________________________________

Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre
pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu
et après avoir tout vu, après avoir tout entendu, il est retourné chez
lui, là-bas.
Et là-bas on avait fait un grand banquet, à la fin du banquet, il s’est

levé le Diable, il a prononcé un discours et en substance il a dit ceci,
il a dit:Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la terre ça va
Les hommes s’amusent comme des fous
Aux dangereux jeux de la guerre ça va
Les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d’idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission ça va

Rien ne se vend mais tout s’achète
L’honneur et même la sainteté ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés ça va
Les grands s’arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
Les hommes ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris ça va
Et l’on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris ça va
On traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens
Et rire les malhonnêtes gens.
Ça va ça va ça va ça va

 » La peste  »


Dans la rue un pas retentit. La cloche n’a qu’un seul
battant. Où va-t-il le promeneur qui se rapproche
lentement et s’arrête par instant ? Le voici devant
la maison. J’entends son souffle derrière la porte.

Je vois le ciel à travers la vitre. Je vois le ciel où les
astres roulent sur l’arête des toits. C’est la grande
Ourse ou Bételgeuse, c’est Vénus au ventre blanc, c’est
Diane qui dégrafe sa tunique près d’une fontaine de lumière.

Jamais lunes ni soleils ne roulèrent si loin de la
terre, jamais l’air de nuit ne fut si opaque et si
lourd. Je pèse sur ma porte qui résiste…

Elle s’ouvre enfin, son battant claque contre le
mur. Et tandis que le pas s’éloigne je déchiffre
sur une affiche jaune les lettres noires du mot  »Peste  ».

R. Desnos