C’était il y a…


.…environ 38 ans : la peine de mort est abolie en France …

Robert Badinter (53 ans) à la tribune de l'Assemblée nationale, défendant son projet d'abolition de la peine de mort, le 17 septembre 1981
Badinter .

Le 18 septembre 1981, l’Assemblée nationale vote la loi d’abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter …

369 députés votent en sa faveur et 113 s’y opposent. Cette initiative met la France au diapason des autres pays d’Europe occidentale. C’est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand ..

Un long chemin….

Dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait l’objet d’une contestation qu’on peut qualifier de courageuse. Elle vient d’un jeune marquis italien, admirateur de Montesquieu, Cesare Beccaria

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. Dans un opuscule publié sous le manteau en 1764, Des délits et des peines, il écrit :  » L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible  » .

Sa protestation est relayée par Voltaire  et même par Robespierre   (qui changera assez vite d’avis).

La Révolution française accomplit un pas décisif vers la modulation des peines en introduisant la privation de liberté, la prison.

En effet, jusque -là dans tous les pays du monde, l’incarcération était réservée aux prévenus en attente de jugement. Les délinquants et criminels étaient sanctionnés soit par une amende, soit par une peine infamante (bannissement, fers, carcan ou pilori), soit par une mutilation, soit enfin par la peine de mort. Le code de procédure pénale voté par l’Assemblée législative en 1791 ajoute à cet éventail de peines la prison, avec une durée variable selon le délit ou le crime. ( Il va dès lors devenir possible de réserver la peine capitale aux crimes les plus graves )...

Les premiers à délaisser furent les premiers à délaisser la peine de mort. La Finlande entame le mouvement dès 1826, suivie par la Norvège en 1875, le Danemark en 1892, la Suède en 1910. Les Pays-Bas l’abolissent en 1850. Née en 1830, la Belgique applique la peine de mort avec réticence, le roi usant généralement de son droit de grâce. La peine capitale est systématiquement commuée en détention à perpétuité à partir de 1950 et officiellement abolie en 1996. La Suisse entame le processus d’abolition en 1874. Plus surprenant, le Portugal l’abolit en 1867 et l’Italie en 1890 (Mussolini la rétablira brièvement). Parmi les pays européens tard venus à l’abolition figure l’Allemagne (1949).

France : essais successifs….

Après tentative infructueuse de Guizot

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, le républicain Jules Simon

Résultat d’images pour Jules Simon

tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l’abolition.

Au  » tournant du siècle  », les présidents de la République Emile Loubet

Résultat d’images pour Émile Loubet

 (1898-1906) et Armand Fallières

Résultat d’images pour Armand Fallières

 (1906-1913) usent systématiquement de leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l’opinion publique. Le garde des sceaux Aristide Briand veut transformer l’essai en faisant passer une simple loi :  » La peine de mort est abolie  », mais l’opposition se déchaîne !

En 1939, le gouvernement interdit les exécutions publiques. Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons. Mais dès lors, pendant l’Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n’était plus arrivé depuis 1906… Et à la Libération, la peine de mort n’est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée.

La guillotine revient en force pendant la guerre d’Algérie . On compte ensuite de moins en moins d’exécutions et, en 1970, année sans exécution, le  » sombre rituel  » paraît voué à tomber en désuétude. Mais l’exécution de Buffet et de son complice Bontemps

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Buffet / Bontemps

, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes, parmi lesquels maître Badinter, avocat de Bontemps.

Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l’échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d’un enfant. Christian Ranucci

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se voit refuser sa grâce par le président Valérie Giscard d’Estaing , dont l’esprit d’ouverture se heurte à la pression croissante de la fraction conservatrice de son camp. Du coup, le rival socialiste du président va faire de ce thème de l’abolition le marqueur de sa campagne de 1981 et même de son double septennat

La peine de mort dans le monde (2015):

La peine de mort a été unanimement répudiée par les États européens et le Canada ainsi que de nombreux États latino-américains et plusieurs États d’Afrique subsaharienne et d’Océanie. La Russie ou encore l’Algérie ont instauré un moratoire sur son application...

Au total, en 2009, 140 des 192 membres de l’ONU ont aboli ou suspendu la peine de mort, ou bien ne l’appliquent qu’à des cas très particuliers (crimes contre l’humanité en Israël, crimes militaires…). Mais ces pays ne rassemblent que 40% de la population mondiale et constituent la fraction la moins dynamique de la planète ! Mais l’essentiel de l’Asie et les pays les plus peuplés du monde (Chine, Inde, Indonésie, États-Unis, Pakistan, Japon, Bangladesh, Nigéria, Égypte etc) continuent d’appliquer la peine de mort sans état d’âme. 

A mes lecteurs éventuels de juger :


Suite du billet  » humains moutons  » du 11/08/2020 )

Le Berger et le Loup : Conseils d’un berger pour tondre le peuple……   
      Un regard sans fard et sans concession porté sur la façon de manipuler les masses au XXIe siècle et les travers humains rendant la chose aisée :

    On peut utiliser les méthodes de berger chez des humains. En effet, la différence entre le comportement des moutons et celui des humains, c’est que justement il n’y a aucune différence. Le secret est là. Il n’est pas ailleurs.

    Donc quand  » on  » veut faire passer une loi, impopulaire, qui ne fait pas plaisir, eh bien on le fait pendant que la population a peur. Par exemple, on parle de crise climatique, de crise de la dette, de crise financière, de tempêtes, de canicule, de terrorisme, de crise sanitaire, etc.

moutons

Ainsi :

    À cause du coronavirus, on a réussi à confiner, non pas des milliers de moutons, mais des milliards d’humains, sur toute la planète, sur toute la Terre. Des humains. Confinés comme des animaux. Des humains déshumanisés. Et le pire, le plus révoltant, le plus dramatique, c’est que les chefs rebelles  »ferment leur gueule  » . Les grands chefs acceptent aussi leur confinement.

  La seule solution pour s’évader de ce piège machiavélique serait un réveil collectif. Mais perdre son temps à essayer d’éclairer les blaireaux , cela ne sert à rien, car lorsqu’on explique la stratégie dont sont victimes les moutons, soit le mouton est déjà éveillé, et dans ce cas toutes les explications sont inutiles, soit le mouton ne comprendra rien à ce qu’on lui raconte

Petit rappel :


     Le 14 juillet 1789, la forteresse de la Bastille, qui domine de sa masse sinistre les quartiers populaires de Paris, est prise d’assaut par une foule surexcitée. De ce jour date la fin de l »’ Ancien Régime  »  et le début de la Révolution française.

   Dès l’automne, les contemporains prennent conscience de la portée historique de l’événement et songent à le commémorer. C’est chose faite l’année suivante avec la Fête de la Fédération.

    Depuis 1880, la Fête nationale du 14 juillet perpétue le souvenir de cette fête et des promesses de la Révolution française.

  La Révolution en germe 

    40 jours plus tôt, les états généraux se sont réunis à Versailles et les députés ont constaté que les maux du gouvernement appelaient davantage qu’une simple réforme de l’impôt. Ils ont décidé de remettre à plat les institutions et de définir par écrit, dans une constitution, de nouvelles règles de fonctionnement, selon l’exemple américain.

    Le roi Louis XVI (39 ans), malgré des reculades successives, n’exclut pas l’éventualité d’un coup de force contre les députés qui outrepassent leurs droits. Dès le 24 juin, il fait venir en secret des régiments suisses ou allemands à proximité de Versailles. Au total 30 000 soldats aguerris qui ne manquent pas d’inquiéter les Parisiens.

Le 9 juillet, l’assemblée réunie à Versailles se proclame  »Assemblée nationale constituante  ». L’initiative ne plaît pas au roi ni surtout à son entourage. Sous la pression de la Cour, le 12 juillet, Louis XVI renvoie son contrôleur général des finances, Jacques Necker, un banquier d’origine genevoise qui n’a fait que creuser le déficit mais est resté pour cela très populaire parmi les petites gens. Il le remplace par le baron de Breteuil.

    À Paris, le peuple des artisans et des commerçants s’irrite et s’inquiète. On dit que le roi, irrité par la désobéissance des députés, voudrait les renvoyer chez eux.

    Dans les jardins du Palais-Royal, résidence du cousin du roi, le duc d’Orléans, et haut lieu de la prostitution et du jeu, un orateur, Camille Desmoulins, monté sur un escabeau, harangue ainsi la foule :  » Citoyens, vous savez que la nation avait demandé que Necker lui fût conservé et on l’a chassé… Après ce coup, ils vont tout oser et pour cette nuit, ils méditent peut-être une Saint-Barthélemy des patriotes !… Aux armes ! Aux armes, citoyens !  »

Échec de l’émeute :

   Le 12 juillet, sur la place Louis XV (aujourd’hui place de la Concorde), un détachement de gardes suisses et un escadron de dragons du Royal Allemand, sous le commandement du prince de Lambesc, se fait huer par la foule qu’irrite le renvoi de Necker. Les cavaliers tentent de disperser les badauds. On compte de nombreux blessés.

Motion au jardin du Palais-Royal, gouache de Lesueur (Paris, musée Carnavalet)Le mécontentement enfle, l’émeute gronde et la foule force les portes de plusieurs armuriers.

    Le 13 juillet, la rumeur se répand que les troupes royales vont entrer en force dans la capitale pour mettre les députés aux arrêts. En effet, des corps de troupes sont rassemblés au Champ de Mars et aux portes de Paris.

   Un comité permanent, la  » municipalité insurrectionnelle  », est formé par les citoyens qui ont participé à l’élection des états généraux pour faire face à la menace. Il se substitue à la vieille municipalité royale.

   Au matin du 14 juillet, des artisans et des commerçants se rendent à l’hôtel des Invalides en quête d’armes. Le gouverneur de Sombreuil cède aux émeutiers et ouvre les portes de l’hôtel dont il avait la garde. La foule fait irruption dans l’arsenal et emporte 28 000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre

       C’est alors que des émeutiers rugissent :  » À la Bastille !  » La rumeur prétend en effet que de la poudre y aurait été entreposée. Au demeurant, le peuple a une revanche à prendre sur la vieille forteresse médiévale dont la masse lugubre lui rappelle à tout moment l’arbitraire royal.

   Sur les marches de l’Hôtel de Ville, le sire de Flesselles, prévôt des marchands, tente de calmer les esprits. Il ne tarde pas à faire les frais de sa modération. On l’accuse de cacher des armes ainsi que d’accaparer les grains et d’affamer la capitale. Il est abattu d’un coup de pistolet, pendu à une lanterne et sa tête promenée dans les rues au bout d’une pique. C’est la première victime de la Révolution.

    Sur les tours de la Bastille, une douzaine de canons sont tournés vers le faubourg Saint-Antoine. La garnison se compose de 82 vétérans, dits invalides, auxquels ont été adjoints le 7 juillet 32 soldats du régiment suisse de Salis-Samade commandés par le lieutenant de Flüe (ou de Flühe). Face à elle, les émeutiers ne font pas le poids. Ils sont un millier seulement, sans commandement et sans armes lourdes.

    Le marquis Bernard de Launay (ou de Launey), gouverneur de la Bastille, se persuade qu’il doit gagner du temps pour permettre à une troupe de secours de le délivrer des émeutiers. Il se déclare prêt à parlementer avec trois délégués et livre trois bas-officiers en otages.

   Les parlementaires sont conduits par le dénommé Thuriot. Le marquis insiste pour retenir ses hôtes à dîner (à midi selon la terminologie de l’époque). Il accepte de détourner les canons de Paris et s’engage à ne pas tirer sous réserve que les émeutiers ne tentent pas d’entrer dans la forteresse.

      Alors que les parlementaires communiquent le message à la foule, une explosion mystérieuse émeut celle-ci. On crie à la trahison. Un groupe de forcenés pénètrent dans l’enceinte par le toit du corps de garde et se jettent sur les chaînes du pont-levis à coups de hache. Une charge de mitraille les disperse. Mais une nouvelle députation se forme pour exiger la reddition de la forteresse.

   De Launay, sans expérience militaire et d’un naturel peureux, perd ses moyens. Il donne l’ordre de tirer. Les soldats suisses armés de fusils de rempart appelés  » amusettes du comte de Saxe  » font des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts.

Les gardes françaises contre la Bastille

    Tout bascule avec l’arrivée de deux détachements de gardes françaises. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers et vont leur assurer la victoire. Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s’ensuit un début d’incendie à l’entrée de la forteresse et quelques pertes chez les assiégés.

Prise de la Bastille (détail), peinture de Jean-Baptiste Lallemand vers 1790 (musée Carnavalet, Paris)

  M. de Monsigny, commandant des canonniers, est abattu, ce qui fait disparaître toute velléité de résistance chez les invalides.

   Vers 4 heures du soir. De Launay se ressaisit, ordonne soudain le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre dans un mouvement de désespoir. Mais ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse.

   Le lieutenant de Flüe exige les honneurs de la guerre pour se rendre. On les lui refuse, mais le dénommé Élie, du régiment de la Reine, confirme par écrit les termes d’une capitulation qui assure la vie sauve aux défenseurs.

 Les ponts-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse, oublieuse des promesses d’Élie. Les soldats suisses, qui ont eu le temps de retourner leurs uniformes, sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les malheureux invalides.

   Le marquis de Launay Résultat d’images pour marquis de launay , qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d’être décapité par un boucher au chômage, un dénommé Desnots.        Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg. Son adjoint le major de Losme subit le même sort malgré les protestations d’un ancien prisonnier, le marquis de Pelleport :  »     Arrêtez, vous allez immoler le meilleur des hommes. J’ai été prisonnier cinq ans à la Bastille où il fut mon consolateur  ». Les autres défenseurs de la Bastille, au total quatre-vingt-deux, sont de la même façon massacrés et décapités. Ce rituel macabre, inédit dans l’Histoire du pays, illustre le basculement de la Révolution dans la violence.

    À la Bastille, on libère les détenus avec  une légère déception car il ne s’agit que de sept personnages de minable envergure (deux fous qu’il faudra réinterner à l’asile de Charenton, quatre faussaires que l’on devra renvoyer en prison et un noble, le comte de Solages, enfermé à la demande de son père pour avoir violé sa soeur !!). Les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d’un grand confort, à l’opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les  » intellectuels poudrés  »’ qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l’occasion de séjourner à la Bastille.

Fin d’un monde

   Le soir même, de sa propre initiative, un entrepreneur zélé du nom de Pierre-François Palloy réunit 800 ouvriers et entreprend la démolition de la vieille forteresse, dont les jours étaient de toute façon comptés. Les pierres sont réduites en morceaux et distribuées comme autant de trophées. Palloy accroît sa fortune déjà rondelette en vendant les pierres comme autant de reliques :  » Je certifie que cette pierre vient des cachots de la Bastille – Palloy patriote.  » Au cours des semaines qui suivent la prise de la Bastille, le peuple se rue sur le monument déchu et en achève la démolition. 

    L’émeute sanglante à laquelle ont participé dix à vingt mille Parisiens (sur un total de cinq cent mille) se transforme ainsi , presque instantanément en un mythe national et antimonarchique.

Démolition de la Bastille (musée Carnavalet, Paris)

  Un symbole séculaire de l’absolutisme est ruiné, deux gouverneurs dépassés par leurs responsabilités ayant fait tourner d’un cran la grande meule de l’Histoire.

   Le propre frère du roi, le comte d’Artois Résultat d’images pour le comte d'Artois , futur Charles X, prend la mesure de l’événement. Il quitte la France sitôt qu’il en a connaissance, le 15 juillet. Il est suivi dans cette première vague d’émigration par quelques autres hauts personnages, dont le prince de Condé Résultat d’images pour le prince de condéet Mme de Polignac.

..Début d’un autre

     À Königsberg, en Prusse orientale (aujourd’hui ville de garnison russe du nom de Kaliningrad), le célèbre philosophe Emmanuel Kant, apprenant la prise de la Bastille, commet l’audace d’interrompre sa promenade quotidienne, chose extraordinaire qui, dit-on, ne lui arriva en aucune autre occasion.

     À Versailles, Louis XVI note quant à lui dans son journal de chasse à la date du 14 juillet :  » Rien  »… Mais il ne s’agit que du résultat de sa chasse habituelle. Le soir même, le duc François de La Rochefoucauld-Liancourt fait réveiller le roi pour l’informer des derniers événements. À quoi le roi aurait répondu :
– Mais c’est une révolte !
– Non, Sire, une Révolution (Rien ne prouve  cet échange , mais ….celui qui l’a trouvé  : Bravo !).lol

   Surpris par la violence populaire, Louis XVI Louis 16  se retient néanmoins de dissoudre l’Assemblée. Les députés, dans une séance mémorable présidée par l’abbé Grégoire, prennent la résolution de siéger en permanence. La Révolution peut suivre son cours.

   Le 16 juillet, à Paris, la nouvelle municipalité porte à sa tête un maire, Jean Bailly. Cet astronome de 53 ans a déjà présidé l’Assemblée nationale et supervisé la fameuse séance du Jeu de Paume (il sera démis de ses fonctions et plus tard guillotiné pour avoir fait tirer sur la foule qui réclamait la déchéance du roi le 17 juillet 1791, sur le Champ de Mars).

  Héros de la prise de la Bastille, Pierre-Auguste Hulin (31 ans) deviendra général après la bataille de Marengo puis commandant de la place de Paris.

   Les électeurs parisiens constituent une milice bourgeoise, la  » garde nationale  » dont ils confient le commandement au prestigieux marquis de La Fayette, le  » héros des deux Mondes  ». Les autres villes du royaume imitent la capitale, créant une nouvelle municipalité et une garde nationale.

  Entérinant la réussite de l’insurrection, le roi Louis XVI rappelle Jacques Necker à la tête du ministère des Finances. Le lendemain, il se rend à Paris et il est accueilli à l’Hôtel de Ville par une foule arborant sur la tête une cocarde aux couleurs de Paris, le bleu et le rouge. Le général de La Fayette remet au roi une cocarde semblable où il insère le blanc, en signe d’alliance entre le roi et sa ville. De là l’origine du drapeau tricolore.

   L’année suivante, des pierres de la Bastille ornées d’une médaille seront solennellement remises à quelques centaines de héros de la journée, parmi lesquels une femme, la blanchisseuse Marie Charpentier. Et chacun des nouveaux départements recevra une maquette de la Bastille sculptée dans une pierre de la forteresse.

    Le premier anniversaire de l’événement donnera lieu à une grande réconciliation nationale, la Fête de la Fédération, et beaucoup plus tard, en 1880, la IIIe République, en faisant du 14 juillet la Fête nationale, consacrera la réconciliation de la France de l’Ancien Régime et de celle de la Révolution

J’avais oublié ….


Demain , 8/05 c’est un jour férié !

C’était il y a environ 75 ans :

8 mai 1945 :

Fin de la guerre en Europe…..

   La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

Elle laisse un bilan sans équivalent dans l’Histoire avec plus de cinquante millions de morts, majoritairement des civils (400 000 Américains, autant de Britanniques, 600 000 Français, huit millions d’Allemands, vingt millions de Soviétiques etc).

Capitulation du IIIe Reich à Berlin : les plénipotentiaires allemands (le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, l'amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine, source : ECPAD)

Défaite totale de l’Allemagne nazie….

À partir de la bataille d’El-Alamein (23 octobre 1942), les armées allemandes ont subi défaite sur défaite et reculé sur tous les fronts jusqu’au 25 avril 1945, date à laquelle les troupes soviétiques et anglo-américaines ont fait leur jonction au milieu de l’Allemagne, sur l’Elbe, à Torgau.

 Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril.

Musée de la reddition du 7 mai 1945 (Reims)Il revient à son successeur, le » grand-amiral  » Karl Dönitz (ou Doenitz), replié à Flensburg, sur la frontière avec le Danemark, de demander la cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.

   Le 6 mai, Dönitz envoie le général Alfred Jodl, chef d’état-major de la Wehrmacht, à Reims , au quartier général des forces alliées ….

   Ce dernier est, depuis février 1945, installé dans le grand bâtiment de briques rouges de l’École professionnelle de Reims, à proximité immédiate de la gare ferroviaire.

NB : l’établissement porte aujourd’hui le nom de lycée Roosevelt ; la salle de la capitulation est un musée public.

 L’Allemand s’entretient avec le général américain Walter Bedell Smith, chef d’état-major du général Dwight David Eisenhower (54 ans), commandant en chef des forces alliées en Europe.

   Il tente de négocier une paix séparée avec les Anglo-Saxons mais doit bien vite y renoncer et se résigne à une capitulation générale sans condition.

La salle de la capitulation du 7 mai 1945 aujourd'hui (A. Hatat - CDT Marne)

Signature de la capitulation à Reims (7 mai) :

   C’est ainsi qu’avec les pleins pouvoirs de Dönitz, le général Alfred Jodl (55 ans) signe le 7 mai 1945, à 2h 41 du matin, la capitulation sans condition de l’Allemagne… Quelques mois plus tard, il sera déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international (exécution d’otages ou de prisonniers). Il sera pendu le 16 octobre 1946.

Côté vainqueurs, l’acte de capitulation  est signé par le général Walter Bedell-Smith et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, adjoint du général Juin et chef d’état-major de la France Libre, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.!

En l’absence d’un officier général allemand d’un rang égal au sien, le général Eisenhower a choisi pour sa part de rester dans son bureau. Mais c’est à lui que revient l’annonce radiophonique de la victoire, à 3h39 du matin, dans la salle de la signature.  » Il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés  » , déclare-t-il.

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h01, le temps que les ordres nécessaires puissent être communiqués à toutes les unités.

   NB : certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de Saint-Nazaire, et le grand amiral Dönitz ainsi qu’Alfred Jodl et Albert Speer ne seront arrêtés à Flensburg que le 23 mai 1945.

Signature de la capitulation de l'Allemagne à Reims, le 7 mai 1945 (Musée de la reddition, Reims)

Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)

Pour Staline, l’allié soviétique, pas content du tout, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu’elle soit ratifiée à Berlin, au cœur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d’occupation soviétique.

   Cette exigence trouve sa justification dans la part essentielle qu’ont pris les Soviétiques à la victoire, par le sang versé. À eux seuls, ils ont encaissé 80% de l’effort de guerre nazi

Pour cette formalité, les chefs des armées combattantes se retrouvent donc le lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Gueorgui Joukov (49 ans), dans une école militaire du génie du quartier de Karlshorst.

Les trois armes allemandes sont représentées par le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d’état-major de la Wehrmacht, l’amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine.

Le maréchal Joukov signe les protocoles de la capitulation de l'Allemagne, à Berlin, le 8 mai 1945La séance se tient dans le mess de l’école, sous les drapeaux des vainqueurs, à 23 heures (minuit, heure de Moscou). Glacial, Keitel signe les protocoles pendant un bon quart d’heure. 

 Côté allié, c’est à Joukov et au maréchal en chef de l’air britannique Arthur Tedder qu’il revient de signer les protocoles. Le général américain Spaatz et le Français de Lattre de Tassigny les paraphent comme témoins.

  Une fois les signatures terminées, le maître de cérémonie Joukov lance sèchement :  » La délégation allemande peut quitter la salle  ». Aussitôt après, l’atmosphère se détend et les vainqueurs passent à table à l’invitation de Joukov qui a prévu deux cents couverts pour un banquet qui va se terminer au petit matin au milieu des chants et des danses.

 Pendant ce temps, les chefs d’État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l’annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d’épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945. 

  NB : la ratification de la capitulation à Berlin ayant été enregistrée en URSS le lendemain, à 00h01 (heure de Moscou), c’est le 9 mai que,  Soviétiques et Russes commémorent leur victoire dans la   » Grande Guerre patriotique  ».

Keitel ratifie l'acte de capitulation à Berlin, le 8 mai 1945, à 23h ; sous les quatre drapeaux, Joukov ; à sa gauche, Tedder, à sa droite, Spaatz et De Lattre de Tassigny. (DR)

La France aussi

Bien que la France se soit officiellement retirée de la guerre avec l’armistice du 22 juin 1940, Charles de Gaulle estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s’achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914 ?.

  Au terme de cette  » guerre de trente ans  », il espère donc une place à la table des vainqueurs et mandate à cet effet le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny (56 ans), bien que ce dernier ne se soit rallié à lui qu’en novembre 1943. Staline saisit cette occasion de diviser les Occidentaux. À sa demande, Joukov introduit de Lattre dans la salle de conférences. 

Jean de Lattre de Tassigny paraphe les protocoles de capitulation de l'Allemagne, à Berlin,  le 8 mai 1945 (DR)Lorsque de Lattre exige qu’un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s’attire cette réflexion d’un officier britannique :  » Et pourquoi pas le drapeau chinois ?  » !!!!!???

    Conciliant, Joukov fait coudre à la hâte un drapeau tricolore à partir de quelques chiffons de hasard. Le maréchal Keitel, chef d’état-major de l’armée allemande, s’exclame en voyant le drapeau français entre la bannière étoilée et l’Union Jack :  » Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus que cela !  »

 Une nouvelle occasion de protester s’offre à de Lattre pendant le banquet de la nuit, quand Joukov lève des toasts en oubliant le Français. Celui-ci repousse son couvert et manifeste à haute voix son mécontentement. Joukov,  »bon enfant  », se ravise et lève un toast à la gloire de l’armée française. Ainsi la France a-t-elle gagné la place de Quatrième Grand et un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.  

La capitulation n’est pas la paix :

La guerre ne se termine cependant pas avec la capitulation de l’Allemagne nazie… Le Japon de l’empereur Showa, allié de Hitler, poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l’océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour amener ce pays à  »résipiscence  ».

  C’est seulement avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945, près de quatre mois après celle de l’Allemagne, que prend donc véritablement fin la Seconde Guerre mondiale.

( Les Américains distinguent donc le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le Japon. )

La capitulation vue de Paris ….

Les Français n’ayant eu aucune part à la capitulation militaire de l’Allemagne, à Reims, le 7 mai 1945, ils ont choisi par la suite de commémorer exclusivement la fin des combats, le 8 mai 1945.

  En 1975, le président Giscard d’Estaing a souhaité mettre un terme à cette commémoration dans le désir de se réconcilier avec les Allemands… ( mais au grand scandale des associations d’anciens combattants ).

 En 1981, le président Mitterrand a voulu prendre le contrepied de son prédécesseur. Il ne s’est pas contenté de refaire du 8 mai un jour férié. Il en a aussi fait un jour chômé sans rencontrer d’objections chez les citoyens (faut-il s’en étonner ? un jour de congé supplémentaire, ça ne se refuse pas). Cela fait avec le 11 novembre deux jours chômés pour autant de victoires sur nos  » amis allemands  » ! L’attention portée à cette célébration paraît d’autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.

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À noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment pas le 8 mai bien qu’ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, rappelons-le, c’est le 9 mai qu’ils célèbrent la capitulation de l’Allemagne, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire. Notons enfin que cette date du 8 mai 1945 marque avant tout une victoire militaire.

Coronavirus : Peur et Angoisse – L’autoritarisme Covid-19 est la nouvelle norme


Vu et reblogué chez Aphadolie . A mes lecteurs éventuels de juger …….

Aphadolie

Permettez-moi de commencer par dire que je ne sais rien de définitif sur l’origine du Covid-19. Je ne sais pas s’il s’agit d’une mutation naturelle ou d’une arme biologique fabriquée par l’homme. Je ne fais pas confiance au gouvernement et à ses médias pour dire la vérité sur le virus ou sur le nombre réel de victimes qu’il a déclaré. L’OMS, qui appartient à Merck, l’Alliance GAVI et la Fondation Gates – ainsi que le CDC – autorisés à recevoir des « cadeaux » des grandes entreprises pharmaceutiques et des sociétés, sont des institutions corrompues qui ont menti sur les pandémies dans le passé, alors pourquoi devrions-nous les croire maintenant ?

Malgré les chiffres révisés et les preuves que les modèles informatiques étaient sérieusement défectueux – on pourrait le dire délibérément – les médias d’entreprise continuent de rapporter la Covid-19 comme quelque chose d’apparenté à la peste noire. Il a réussi…

Voir l’article original 1 191 mots de plus

Le 1er mai….


Ferrié /chômé  pourquoi ? origines……

Pourquoi le muguet

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  Offrir un brin de muguet le 1er mai est une tradition qui remonte à fort longtemps. Symbole d’amour et de bonheur : Les caractéristiques, l’origine et la signification du muguet.


 Le muguet ou muguet de mai (famille des Liliacée) est une plante des régions tempérées  composée d’une tige (brins ou hampes) contenant des grappes de clochettes très odorantes. On parle couramment de griffe de muguet. Généralement, on retrouve le muguet  dans les zones humides et ombragées des forets et jardins. En France, le muguet est essentiellement cultivé dans les régions de Nantes et Bordeaux.

Brin de muguet

Malgré sa beauté, le muguet est une plante très toxique. Il est donc important de prendre des précautions avec les enfants.

   Très utilisé en parfumerie, le muguet est surtout connu pour son utilisation qui en est faite le 1er mai :Il est courant d’offrir un brin de muguet à cette date en signe d’amour et de bonheur. Cette tradition du 1er mai remonte à la Renaissance, lorsque Charles IX ; en 1561; reçu un brin de muguet. Depuis, offrir du muguet continue d’être une tradition appréciée de tous.

Le muguet est symbole d’amour et de retour bonheur :

    Le jour du 1er mai, il n’est pas rare de rencontrer dans la rue des personnes portant un brin de muguet sur la boutonnière des vestes. Cette coutume remonte à l’époque ou des  » bals du muguet  » étaient organisés pour les jeunes hommes uniquement. Les jeunes filles étaient alors vêtues de blanc et les jeunes hommes fleurissaient leur boutonnière d’un brin de muguet.

  La symbolique du muguet, vient également du fait qu’il est une plante idéale pour célébrer le retour du printemps car sa floraison coïncide avec le retour des beaux jours.    D’ailleurs, on dit souvent que le muguet signifie  » retour de bonheur  ». A l’époque, fêter le retour du printemps avec du  muguet était un moyen de s’attirer les bonnes grâces pour de futures récoltes.

Bouquet de muguet

Moins  » romantique  » :

 La fusillade de Fourmies

Le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l’obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l’Internationale ouvrière.

 En France, le contexte est plus répressif qu’il ne l’était l’année précédente. À Fourmies, petite ville textile du Nord proche de la frontière belge tout juste sortie d’une longue grève, le patronat a menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu’il mobilise un important dispositif de maintien de l’ordre. En l’absence de forces spécialisées, c’est alors, en France, à l’armée qu’incombe cette mission. Deux compagnies d’infanterie ont été mobilisées.

En fin de journée, les soldats tirent sur quelques centaines de manifestants qui tentent d’obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie. Les affrontements se soldent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant. Ces morts, promus martyrs, vont devenir un symbole de la République répressive et de classe.  » Car à Fourmies, c’est sur une gamine que le lebel fit son premier essai…  »

Résultat d’images pour 1er mai 1891 fourmies , images

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un.  Georges Brassens

 

Klik……

A plus tard…..un de ces jours ….peu être 

Radical / débile !


 

« Tuez-les par balles » : le président philippin appelle à abattre ceux qui ne respectent pas le confinement

   Lors d’une allocution télévisée organisée ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a appelé à abattre les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel. Une sortie qui a choqué dans le monde entier.

   La déclaration a choqué bien au-delà des frontières du pays. Lors d’une allocution télévisée qui se déroulait ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a prévenu que les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel du sud-est asiatique risquaient désormais… d’être tués par balle s’ils étaient surpris hors de leur domicile dans les prochaines semaines, rapporte l’agence de presse Reuters ce jeudi.

« Je vous enterrerai »

   « Cela empire. Alors une nouvelle fois je vous fais part de la gravité du problème et vous devez écouter », a déclaré lors de cette allocution le président, déjà bien connu pour sa propension à choquer. « Mes ordres à la police et à l’armée (…) S’il y a des troubles et qu’il y a une possibilité qu’ils ripostent, avec un risque pour vos vies, tuez-les par balle », a-t-il poursuivi, pointant du doigt ceux qui ne respectent pas le confinement aux Philippines.

  « Est-ce bien compris ? Morts. Au lieu de causer des troubles, je vous enterrerai », a lourdement insisté le chef d’État, ajoutant au passage que tout acte de maltraitance envers les personnels médicaux sera considéré comme un crime grave. Selon le dernier décomptes des autorités locales, les Philippines dénombrent 2 311 cas confirmés de contamination au Covid-19. 96 personnes sont décédées des suites du virus à ce jour dans l’archipel.

Un président connu pour ses frasques

    Connu pour ses frasques, le président philippin s’était déjà fait remarquer en 2018 en ordonnant la destruction de plusieurs dizaines de voitures de luxe au bulldozer devant les caméras des médias d’État, au motif que ces véhicules avaient été importé illégalement sur le territoire et qu’aucune taxe n’avait été payé lors de leur passage à la douane. Plus récemment, en juin 2019, il avait suscité une importante polémique en sous-entendant que l’homosexualité était une maladie, lors d’une rencontre avec la communauté philippine de Tokyo.

Confinement …et après ?


Attestation déplacement papier et ensuite

attestation

Attestation déplacement dérogatoire numérique smartphone 6 avril .?

     Pas confiance. Version 4 la Puce ? L’attestation de déplacement dérogatoire devient numérique, sur smartphone à partir du 6 avril 2020.

   Grande annonce de Christophe Castaner, notre ministre de la surveillance, de l’Intérieur. Je n’ai pas confiance. Je sais ce n’est pas bien, de ne pas avoir confiance en son Ministre de l’Intérieur. Christophe Castaner précise, dans une Presse d’accompagnement des installés, Le Parisien…. :

    « Le service sera accessible en ligne, sur le site du ministère de l’Intérieur et du gouvernement. Désormais, les Français se sont approprié les règles du confinement, il convient donc de leur donner un peu de souplesse avec cet outil. »        Grâce au QR code, nos braves policiers et gendarmes n’auront pas besoin de prendre le téléphone en main, il scanneront l’écran. On peut même imaginer que cela facilitera la distribution des PV. Quant à la 4eme étape, on se demande s’il s’agira de la puce enfin incorporé dans l’oreille d’un humain, qui pourra ainsi circuler  » librement  » dans le pays s’il est testé négatif. Oui, on pourrait imaginer que seuls les citoyens muni d’une puce de suivi auront le droit désormais de circuler librement……

S.Ternoise ……

 

Trump !!??? » leadership  »………….


   (  » Copié / collé  » long ,trop long ? => pas nécessaire de lire ni de commenter  )

    Les dix commandements du  »leadership moderne » en temps de crise ( PIERRE MARTIN Journaliste québécois )

 

     Comment maximiser les chances d’une catastrophe et démontrer hors de tout doute qu’on n’est pas à la hauteur de la situation en temps de crise? Simple. Il suffit de pratiquer un  »leadership présidentiel moderne » comme celui de Donald Trump .Illustration.

   Depuis plusieurs décennies, on avait pris l’habitude d’appeler le président des États-Unis le leader du monde libre. Pendant longtemps, les présidents américains ont servi d’exemples de leadership en temps de crise. Aucun d’entre eux n’était parfait, mais on pouvait cependant se faire une image composée du parfait leader en se rappelant l’empathie et la franchise de Franklin Roosevelt, qui savait convaincre ses compatriotes qu’il comprenait leur peine mais ne leur cachait pas les difficultés; le sens des responsabilités de Truman, dont la devise était  »The buck stops here »; la vision à long terme de Kennedy, qui exhortait ses concitoyens à renoncer à la facilité et à voir au-delà de l’horizon, entre autres traits.   

Aujourd’hui, on a tout à l’envers. À ses critiques qui lui reprochent depuis le premier jour d’enfreindre à peu près toutes les normes de la présidence, Donald Trump a répliqué qu’il est un président  »moderne » ( »Modern-day presidential » ).     Pour se faire une idée de ce que devrait être le vrai leadership en temps de crise, il suffit de regarder ce qu’il fait et de faire le contraire.

   Voici donc, pas nécessairement en ordre d’importance, les dix commandements du  »leader moderne », tels que mis en pratique par celui qui se désigne lui-même le plus sérieusement du monde comme un  »génie très stable’‘et s’est à maintes reprises autoproclamé l’un des plus grands présidents de l’histoire de son pays, sinon le plus grand.  

1 ) Il faut faire table rase de l’expérience du passé et des institutions  !

C’est bien connu, les leçons des crises passées c’est pour les perdants. Quand on prend le pouvoir, la première chose qu’il faut faire est de démanteler les structures mises en place par ses prédécesseurs pour faire face aux situations de crise. Par exemple, suite à la crise provoquée par la propagation du virus Ebola, l’administration Obama avait instauré une unité de crise à la Maison-Blanche pour en tirer des leçons et mieux répondre à la prochaine pandémie. En 2018, Donald Trump a officiellement aboli cette structure !! Quand la crise du Covid-19 a frappé, il a plutôt fait appel à son gendre, déjà occupé à faire la paix au Moyen-Orient, à gérer la crise des opioïdes, à négocier avec le Mexique et la Chine, sans oublier la restructuration complète de l’État fédéral, entre autres sinécures. ‘ ‘ L’anti-leader  » n’a rien à faire de l’expérience et des institutions, il confie les tâches importantes à sa famille.  

2 ) Il ne faut pas se fier aux experts. 

 Au Québec, on a la chance d’avoir un directeur de la santé publique compétent et, surtout, un premier ministre qui lui laisse prendre le devant de la scène et qui fait siennes ses analyses et ses recommandations. Les États-Unis aussi ont la chance d’avoir à la tête de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses un véritable expert, Anthony Fauci, universellement respecté dans son domaine. Que fait le  »leader moderne  » de ses conseils et recommandations? Plus souvent qu’autrement, il le contredit. C’était particulièrement évident vendredi, quand le président reprenait à son compte les rumeurs selon lesquelles un médicament contre la malaria représentait un traitement efficace contre la Covid-19.!! Alors que Fauci rappelait que ces rumeurs était absolument dénuées de fondements scientifiques, Trump entretenait chez ses fidèles partisans l’illusion qu’un remède pourrait être disponibles d’ici quelques semaines, sinon quelques jours.  

3 ) Il faut prendre les décisions faciles tôt, remettre les plus difficiles à plus tard.

 D. Trump ne cesse de répéter qu’il a pris, très tôt dans la crise, l’importante décision de limiter les arrivées en provenance de Chine. C’était effectivement une bonne décision, mais c’était surtout une décision facile, taillée sur mesure pour plaire à sa base partisane xénophobe et braquer l’opinion contre le nouveau bonhomme sept-heures mondial.         C’était aussi insuffisant. Les mesures plus difficiles, centrées sur les efforts de distanciation sociale, ont pris du temps à venir aux États-Unis et elles ont d’abord été annoncées par les États et non par le président.  

Agir de façon décisive, c’est bien trop risqué politiquement pour un  »leader moderne ». Il est remarquable qu’aux États-Unis, les prises de décisions difficiles comme les interruptions de grands événements et de rassemblements publics soient venues du secteur privé et des autorités locales longtemps avant d’être entérinées à contrecœur par la Maison-Blanche.   

4 ) Il faut cacher les faits troublants.  

Dans une pandémie, la vérité finit toujours par s’imposer, alors que le nombre de cas et les décès se multiplient. Le leader présidentiel  »moderne »  se fait donc un point d’honneur de cacher le plus possible les faits qui ne font pas son affaire et de prétendre que  » tout est sous contrôle  », que des remèdes ou des vaccins peuvent être produits en quelques semaines, que tous ceux qui ont besoin d’un test pourront en obtenir un sans problème et que la situation va se rétablir d’elle-même,  »comme un miracle ». Il ne faut surtout pas dire aux gens que les choses seront extrêmement difficiles et qu’il faut se préparer pour une longue crise. Ça ferait peur aux marchés boursiers...  

5 ) Le passé est infiniment malléable.

Quand la réalité rattrape les mensonges, un  » génie très stable  » ne doit surtout pas admettre ses erreurs. Il suffit de reconstruire le passé et de faire comme si les choses qu’on a dites ou qu’on a faites quelques jours plus tôt n’existaient plus.       (Malheureusement pour Donald Trump, tout ce qu’un président dit a tendance à être enregistré, comme en fait foi cette publicité qui donne un avant-goût de la campagne à venir). C’est dans cet esprit que Donald Trump, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour minimiser la crise dans ses premiers moments, insiste aujourd’hui pour dire qu’il avait été le premier à savoir qu’il s’agissait d’une pandémie. Alors, s’il savait qu’il s’agissait d’une pandémie, pourquoi ne pas l’avoir dit dès le début??? Le  » leader moderne  » a une réponse toute préparée: les médias sont biaisés et les journalistes qui posent ce genre de question sont malhonnêtes.  

6 ) Il n’y a que le moment présent qui compte.

Voir au-delà de l’horizon, c’est une qualité surfaite. Le vrai leader moderne ne vit que pour le moment présent et pour les succès immédiats qui lui permettent d’enregistrer des victoires faciles dans un cycle des nouvelles qui ne se mesure plus en semaines ou en mois mais en heures ou en minutes. Obsédé par la performance des marchés boursiers, le président Trump s’est efforcé dans toutes ses apparitions publiques de minimiser les conséquences à long terme de la crise et de faire croire que les quelques mesures rapides qu’il a prises initialement étaient suffisantes pour faire disparaître le problème. L’anti-leader ne voit pas plus loin que le bout de son nez.  » S’il était comme Pinocchio, on aurait la consolation de savoir que son nez s’allongerait de jour en jour, mais l’horizon de Donald Trump reste toujours aussi court  »…..  

7) L’empathie, c’est pour les perdants.

Cette crise est dure et ses conséquences seront extrêmement difficiles pour tout le monde, surtout les moins fortunés. Les grands leaders peuvent engager leur société dans des voies difficiles à court terme pour atteindre l’objectif ultime à long terme. On n’a qu’à penser à Lincoln pendant la Guerre civile ou à Churchill et Roosevelt pendant les jours les plus sombres de la Seconde guerre mondiale. Ils savaient que leurs décisions entraîneraient des sacrifices énormes mais ça ne les empêchait pas d’exprimer une réelle empathie pour les citoyens ordinaires qui encaissaient les pires épreuves. Manifestement, un leader  »moderne » comme Donald Trump n’a pas besoin de cette qualité, comme le fait remarquer le satiriste Andy Borowitz dans cet article mordant (Trump Tests Negative for Empathy). 

8 ) Un vrai leader moderne n’a que faire de la modestie.

Quand on demande à un vrai leader de porter un jugement sur sa propre performance, la réponse qu’on obtient habituellement est quelque chose comme  »Ce n’est pas à moi de juger ». Ce n’est pas le cas pour Donald Trump, qui n’hésite pas à se donner la note parfaite pour sa réponse à la crise du coronavirus, comme pour toutes les autres actions de sa présidence d’ailleurs. À quoi pourrait-on s’attendre d’autre que la perfection de la part de celui qui se voit déjà taillé dans la pierre du mont Rushmore?   

9 ) Il faut accentuer les divisions.

Un leader qui rassemble les forces de l’opposition et les engage à participer en commun à l’effort collectif en mettant les conflits en sourdine, c’est tellement vieux-jeu !    Quand il faut élaborer d’urgence un plan législatif pour affronter la pandémie, un leader présidentiel  »moderne » refuse de rencontrer la présidente de la Chambre des représentants et continue d’attaquer ses adversaires et de blâmer ses prédécesseurs pour tous les problèmes.   

10 ) Un  » leader moderne  »  refuse toute responsabilité.

Pendant longtemps, l’essence du leadership s’est résumée par cette phrase très simple de Harry Truman :  » The buck stops here  ». Le président est ultimement responsable de toutes les actions de son gouvernement. Pour Donald Trump, toutefois, cela s’applique seulement quand tout va bien. Une journaliste lui a demandé récemment s’il prenait sa part de responsabilité pour les décisions qu’il a prises qui ont exacerbé les effets de la crise, comme le démantèlement du comité de gestion des pandémies mis sur pied par Barack Obama ou encore son refus d’imposer des mesures de prévention outre la limitation des vols en provenance de la Chine. 

    Donald Trump a répondu en une phrase qui résume sa présidence et sa conception du leadership:  » Je ne prends aucune responsabilité. » ( »I don’t take responsibility at all. »)  

Un don pour le parti fasciste / raciste ?


     Marine Le Pen , en déplacement dans le Sud-Ouest, a annoncé que son parti va lancer une campagne de prêt pour financer leur prochaine campagne électorale.

   La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a annoncé samedi en Gironde le lancement imminent d’une nouvelle campagne d’emprunt auprès des Français pour financer ses campagnes électorales, au moment où le mouvement est sommé par la Russie de rembourser plus de 9 millions d’euros.

« Nous allons lancer une campagne de prêt pour financer nos campagnes », a annoncé à la presse Marine Le Pen en déplacement sur le marché de Saint-André-de-Cubzac, en Haute-Gironde, territoire appauvri qui a vu s’enflammer la colère des gilets jaunes au plus fort de la mobilisation.

  Le vice-président du RN Jordan Bardella  avait déjà évoqué vendredi cette éventualité alors que le parti, englué de longue date dans des difficultés financières, est convoqué le 2 juin devant une juridiction russe pour le non-remboursement d’un prêt de 9,14 millions d’euros. 

Marine Le Pen. (Photo d'illustration)

( photo du Net )

 

« Nous allons le rembourser, ne vous en inquiétez pas », a-t-elle ensuite assuré lors d’une conférence de presse à Cavignac pour présenter son soutien à une trentaine de listes RN ou apparentées en Gironde, en cours de constitution pour les municipales dans ce département où elle espère « créer la surprise » et remporter « quelques villes ». 

Elle a également précisé que le lancement de cet emprunt, « dans les jours qui viennent », n’était pas lié au remboursement de cette créance, mais permettrait « notamment » de financer les campagnes électorales.

« Nous allons construire notre propre banque de la démocratie« 

    « A partir du moment où le gouvernement se refuse à mettre en place une banque de la démocratie, nous allons construire notre propre banque de la démocratie », a fait valoir Marine Le Pen lors de son déplacement.

    

   Portée par François Bayrou lorsqu’il avait été brièvement garde des Sceaux en 2017, l’idée d’une « banque de la démocratie » avait été enterrée par le gouvernement mi-2018  notamment pour la raison  des problèmes de neutralité que poserait l’immixtion de l’Etat dans le financement des partis.

 

« Nous allons donc effectivement dire aux Francais: ‘Puisque vous êtes attachés à la liberté des partis (…) c’est vous qui allez prêter aux mouvements politiques en vous substituant à ce qui est normalement le travail des banques' », a-t-elle ajouté.

 

Au printemps 2019, à la veille des élections européennes, le parti de Marine Le Pen avait déjà lancé un « emprunt patriotique »