Radical / débile !


 

« Tuez-les par balles » : le président philippin appelle à abattre ceux qui ne respectent pas le confinement

   Lors d’une allocution télévisée organisée ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a appelé à abattre les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel. Une sortie qui a choqué dans le monde entier.

   La déclaration a choqué bien au-delà des frontières du pays. Lors d’une allocution télévisée qui se déroulait ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a prévenu que les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel du sud-est asiatique risquaient désormais… d’être tués par balle s’ils étaient surpris hors de leur domicile dans les prochaines semaines, rapporte l’agence de presse Reuters ce jeudi.

« Je vous enterrerai »

   « Cela empire. Alors une nouvelle fois je vous fais part de la gravité du problème et vous devez écouter », a déclaré lors de cette allocution le président, déjà bien connu pour sa propension à choquer. « Mes ordres à la police et à l’armée (…) S’il y a des troubles et qu’il y a une possibilité qu’ils ripostent, avec un risque pour vos vies, tuez-les par balle », a-t-il poursuivi, pointant du doigt ceux qui ne respectent pas le confinement aux Philippines.

  « Est-ce bien compris ? Morts. Au lieu de causer des troubles, je vous enterrerai », a lourdement insisté le chef d’État, ajoutant au passage que tout acte de maltraitance envers les personnels médicaux sera considéré comme un crime grave. Selon le dernier décomptes des autorités locales, les Philippines dénombrent 2 311 cas confirmés de contamination au Covid-19. 96 personnes sont décédées des suites du virus à ce jour dans l’archipel.

Un président connu pour ses frasques

    Connu pour ses frasques, le président philippin s’était déjà fait remarquer en 2018 en ordonnant la destruction de plusieurs dizaines de voitures de luxe au bulldozer devant les caméras des médias d’État, au motif que ces véhicules avaient été importé illégalement sur le territoire et qu’aucune taxe n’avait été payé lors de leur passage à la douane. Plus récemment, en juin 2019, il avait suscité une importante polémique en sous-entendant que l’homosexualité était une maladie, lors d’une rencontre avec la communauté philippine de Tokyo.

Confinement …et après ?


Attestation déplacement papier et ensuite

attestation

Attestation déplacement dérogatoire numérique smartphone 6 avril .?

     Pas confiance. Version 4 la Puce ? L’attestation de déplacement dérogatoire devient numérique, sur smartphone à partir du 6 avril 2020.

   Grande annonce de Christophe Castaner, notre ministre de la surveillance, de l’Intérieur. Je n’ai pas confiance. Je sais ce n’est pas bien, de ne pas avoir confiance en son Ministre de l’Intérieur. Christophe Castaner précise, dans une Presse d’accompagnement des installés, Le Parisien…. :

    « Le service sera accessible en ligne, sur le site du ministère de l’Intérieur et du gouvernement. Désormais, les Français se sont approprié les règles du confinement, il convient donc de leur donner un peu de souplesse avec cet outil. »        Grâce au QR code, nos braves policiers et gendarmes n’auront pas besoin de prendre le téléphone en main, il scanneront l’écran. On peut même imaginer que cela facilitera la distribution des PV. Quant à la 4eme étape, on se demande s’il s’agira de la puce enfin incorporé dans l’oreille d’un humain, qui pourra ainsi circuler  » librement  » dans le pays s’il est testé négatif. Oui, on pourrait imaginer que seuls les citoyens muni d’une puce de suivi auront le droit désormais de circuler librement……

S.Ternoise ……

 

Trump !!??? » leadership  »………….


   (  » Copié / collé  » long ,trop long ? => pas nécessaire de lire ni de commenter  )

    Les dix commandements du  »leadership moderne » en temps de crise ( PIERRE MARTIN Journaliste québécois )

 

     Comment maximiser les chances d’une catastrophe et démontrer hors de tout doute qu’on n’est pas à la hauteur de la situation en temps de crise? Simple. Il suffit de pratiquer un  »leadership présidentiel moderne » comme celui de Donald Trump .Illustration.

   Depuis plusieurs décennies, on avait pris l’habitude d’appeler le président des États-Unis le leader du monde libre. Pendant longtemps, les présidents américains ont servi d’exemples de leadership en temps de crise. Aucun d’entre eux n’était parfait, mais on pouvait cependant se faire une image composée du parfait leader en se rappelant l’empathie et la franchise de Franklin Roosevelt, qui savait convaincre ses compatriotes qu’il comprenait leur peine mais ne leur cachait pas les difficultés; le sens des responsabilités de Truman, dont la devise était  »The buck stops here »; la vision à long terme de Kennedy, qui exhortait ses concitoyens à renoncer à la facilité et à voir au-delà de l’horizon, entre autres traits.   

Aujourd’hui, on a tout à l’envers. À ses critiques qui lui reprochent depuis le premier jour d’enfreindre à peu près toutes les normes de la présidence, Donald Trump a répliqué qu’il est un président  »moderne » ( »Modern-day presidential » ).     Pour se faire une idée de ce que devrait être le vrai leadership en temps de crise, il suffit de regarder ce qu’il fait et de faire le contraire.

   Voici donc, pas nécessairement en ordre d’importance, les dix commandements du  »leader moderne », tels que mis en pratique par celui qui se désigne lui-même le plus sérieusement du monde comme un  »génie très stable’‘et s’est à maintes reprises autoproclamé l’un des plus grands présidents de l’histoire de son pays, sinon le plus grand.  

1 ) Il faut faire table rase de l’expérience du passé et des institutions  !

C’est bien connu, les leçons des crises passées c’est pour les perdants. Quand on prend le pouvoir, la première chose qu’il faut faire est de démanteler les structures mises en place par ses prédécesseurs pour faire face aux situations de crise. Par exemple, suite à la crise provoquée par la propagation du virus Ebola, l’administration Obama avait instauré une unité de crise à la Maison-Blanche pour en tirer des leçons et mieux répondre à la prochaine pandémie. En 2018, Donald Trump a officiellement aboli cette structure !! Quand la crise du Covid-19 a frappé, il a plutôt fait appel à son gendre, déjà occupé à faire la paix au Moyen-Orient, à gérer la crise des opioïdes, à négocier avec le Mexique et la Chine, sans oublier la restructuration complète de l’État fédéral, entre autres sinécures. ‘ ‘ L’anti-leader  » n’a rien à faire de l’expérience et des institutions, il confie les tâches importantes à sa famille.  

2 ) Il ne faut pas se fier aux experts. 

 Au Québec, on a la chance d’avoir un directeur de la santé publique compétent et, surtout, un premier ministre qui lui laisse prendre le devant de la scène et qui fait siennes ses analyses et ses recommandations. Les États-Unis aussi ont la chance d’avoir à la tête de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses un véritable expert, Anthony Fauci, universellement respecté dans son domaine. Que fait le  »leader moderne  » de ses conseils et recommandations? Plus souvent qu’autrement, il le contredit. C’était particulièrement évident vendredi, quand le président reprenait à son compte les rumeurs selon lesquelles un médicament contre la malaria représentait un traitement efficace contre la Covid-19.!! Alors que Fauci rappelait que ces rumeurs était absolument dénuées de fondements scientifiques, Trump entretenait chez ses fidèles partisans l’illusion qu’un remède pourrait être disponibles d’ici quelques semaines, sinon quelques jours.  

3 ) Il faut prendre les décisions faciles tôt, remettre les plus difficiles à plus tard.

 D. Trump ne cesse de répéter qu’il a pris, très tôt dans la crise, l’importante décision de limiter les arrivées en provenance de Chine. C’était effectivement une bonne décision, mais c’était surtout une décision facile, taillée sur mesure pour plaire à sa base partisane xénophobe et braquer l’opinion contre le nouveau bonhomme sept-heures mondial.         C’était aussi insuffisant. Les mesures plus difficiles, centrées sur les efforts de distanciation sociale, ont pris du temps à venir aux États-Unis et elles ont d’abord été annoncées par les États et non par le président.  

Agir de façon décisive, c’est bien trop risqué politiquement pour un  »leader moderne ». Il est remarquable qu’aux États-Unis, les prises de décisions difficiles comme les interruptions de grands événements et de rassemblements publics soient venues du secteur privé et des autorités locales longtemps avant d’être entérinées à contrecœur par la Maison-Blanche.   

4 ) Il faut cacher les faits troublants.  

Dans une pandémie, la vérité finit toujours par s’imposer, alors que le nombre de cas et les décès se multiplient. Le leader présidentiel  »moderne »  se fait donc un point d’honneur de cacher le plus possible les faits qui ne font pas son affaire et de prétendre que  » tout est sous contrôle  », que des remèdes ou des vaccins peuvent être produits en quelques semaines, que tous ceux qui ont besoin d’un test pourront en obtenir un sans problème et que la situation va se rétablir d’elle-même,  »comme un miracle ». Il ne faut surtout pas dire aux gens que les choses seront extrêmement difficiles et qu’il faut se préparer pour une longue crise. Ça ferait peur aux marchés boursiers...  

5 ) Le passé est infiniment malléable.

Quand la réalité rattrape les mensonges, un  » génie très stable  » ne doit surtout pas admettre ses erreurs. Il suffit de reconstruire le passé et de faire comme si les choses qu’on a dites ou qu’on a faites quelques jours plus tôt n’existaient plus.       (Malheureusement pour Donald Trump, tout ce qu’un président dit a tendance à être enregistré, comme en fait foi cette publicité qui donne un avant-goût de la campagne à venir). C’est dans cet esprit que Donald Trump, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour minimiser la crise dans ses premiers moments, insiste aujourd’hui pour dire qu’il avait été le premier à savoir qu’il s’agissait d’une pandémie. Alors, s’il savait qu’il s’agissait d’une pandémie, pourquoi ne pas l’avoir dit dès le début??? Le  » leader moderne  » a une réponse toute préparée: les médias sont biaisés et les journalistes qui posent ce genre de question sont malhonnêtes.  

6 ) Il n’y a que le moment présent qui compte.

Voir au-delà de l’horizon, c’est une qualité surfaite. Le vrai leader moderne ne vit que pour le moment présent et pour les succès immédiats qui lui permettent d’enregistrer des victoires faciles dans un cycle des nouvelles qui ne se mesure plus en semaines ou en mois mais en heures ou en minutes. Obsédé par la performance des marchés boursiers, le président Trump s’est efforcé dans toutes ses apparitions publiques de minimiser les conséquences à long terme de la crise et de faire croire que les quelques mesures rapides qu’il a prises initialement étaient suffisantes pour faire disparaître le problème. L’anti-leader ne voit pas plus loin que le bout de son nez.  » S’il était comme Pinocchio, on aurait la consolation de savoir que son nez s’allongerait de jour en jour, mais l’horizon de Donald Trump reste toujours aussi court  »…..  

7) L’empathie, c’est pour les perdants.

Cette crise est dure et ses conséquences seront extrêmement difficiles pour tout le monde, surtout les moins fortunés. Les grands leaders peuvent engager leur société dans des voies difficiles à court terme pour atteindre l’objectif ultime à long terme. On n’a qu’à penser à Lincoln pendant la Guerre civile ou à Churchill et Roosevelt pendant les jours les plus sombres de la Seconde guerre mondiale. Ils savaient que leurs décisions entraîneraient des sacrifices énormes mais ça ne les empêchait pas d’exprimer une réelle empathie pour les citoyens ordinaires qui encaissaient les pires épreuves. Manifestement, un leader  »moderne » comme Donald Trump n’a pas besoin de cette qualité, comme le fait remarquer le satiriste Andy Borowitz dans cet article mordant (Trump Tests Negative for Empathy). 

8 ) Un vrai leader moderne n’a que faire de la modestie.

Quand on demande à un vrai leader de porter un jugement sur sa propre performance, la réponse qu’on obtient habituellement est quelque chose comme  »Ce n’est pas à moi de juger ». Ce n’est pas le cas pour Donald Trump, qui n’hésite pas à se donner la note parfaite pour sa réponse à la crise du coronavirus, comme pour toutes les autres actions de sa présidence d’ailleurs. À quoi pourrait-on s’attendre d’autre que la perfection de la part de celui qui se voit déjà taillé dans la pierre du mont Rushmore?   

9 ) Il faut accentuer les divisions.

Un leader qui rassemble les forces de l’opposition et les engage à participer en commun à l’effort collectif en mettant les conflits en sourdine, c’est tellement vieux-jeu !    Quand il faut élaborer d’urgence un plan législatif pour affronter la pandémie, un leader présidentiel  »moderne » refuse de rencontrer la présidente de la Chambre des représentants et continue d’attaquer ses adversaires et de blâmer ses prédécesseurs pour tous les problèmes.   

10 ) Un  » leader moderne  »  refuse toute responsabilité.

Pendant longtemps, l’essence du leadership s’est résumée par cette phrase très simple de Harry Truman :  » The buck stops here  ». Le président est ultimement responsable de toutes les actions de son gouvernement. Pour Donald Trump, toutefois, cela s’applique seulement quand tout va bien. Une journaliste lui a demandé récemment s’il prenait sa part de responsabilité pour les décisions qu’il a prises qui ont exacerbé les effets de la crise, comme le démantèlement du comité de gestion des pandémies mis sur pied par Barack Obama ou encore son refus d’imposer des mesures de prévention outre la limitation des vols en provenance de la Chine. 

    Donald Trump a répondu en une phrase qui résume sa présidence et sa conception du leadership:  » Je ne prends aucune responsabilité. » ( »I don’t take responsibility at all. »)  

Un don pour le parti fasciste / raciste ?


     Marine Le Pen , en déplacement dans le Sud-Ouest, a annoncé que son parti va lancer une campagne de prêt pour financer leur prochaine campagne électorale.

   La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a annoncé samedi en Gironde le lancement imminent d’une nouvelle campagne d’emprunt auprès des Français pour financer ses campagnes électorales, au moment où le mouvement est sommé par la Russie de rembourser plus de 9 millions d’euros.

« Nous allons lancer une campagne de prêt pour financer nos campagnes », a annoncé à la presse Marine Le Pen en déplacement sur le marché de Saint-André-de-Cubzac, en Haute-Gironde, territoire appauvri qui a vu s’enflammer la colère des gilets jaunes au plus fort de la mobilisation.

  Le vice-président du RN Jordan Bardella  avait déjà évoqué vendredi cette éventualité alors que le parti, englué de longue date dans des difficultés financières, est convoqué le 2 juin devant une juridiction russe pour le non-remboursement d’un prêt de 9,14 millions d’euros. 

Marine Le Pen. (Photo d'illustration)

( photo du Net )

 

« Nous allons le rembourser, ne vous en inquiétez pas », a-t-elle ensuite assuré lors d’une conférence de presse à Cavignac pour présenter son soutien à une trentaine de listes RN ou apparentées en Gironde, en cours de constitution pour les municipales dans ce département où elle espère « créer la surprise » et remporter « quelques villes ». 

Elle a également précisé que le lancement de cet emprunt, « dans les jours qui viennent », n’était pas lié au remboursement de cette créance, mais permettrait « notamment » de financer les campagnes électorales.

« Nous allons construire notre propre banque de la démocratie« 

    « A partir du moment où le gouvernement se refuse à mettre en place une banque de la démocratie, nous allons construire notre propre banque de la démocratie », a fait valoir Marine Le Pen lors de son déplacement.

    

   Portée par François Bayrou lorsqu’il avait été brièvement garde des Sceaux en 2017, l’idée d’une « banque de la démocratie » avait été enterrée par le gouvernement mi-2018  notamment pour la raison  des problèmes de neutralité que poserait l’immixtion de l’Etat dans le financement des partis.

 

« Nous allons donc effectivement dire aux Francais: ‘Puisque vous êtes attachés à la liberté des partis (…) c’est vous qui allez prêter aux mouvements politiques en vous substituant à ce qui est normalement le travail des banques' », a-t-elle ajouté.

 

Au printemps 2019, à la veille des élections européennes, le parti de Marine Le Pen avait déjà lancé un « emprunt patriotique » 

Interdit de mourir !


Interdit de mourir le week-end à La Gresle, dans la Loire
    Une maire a publié un arrêté interdisant aux habitants de sa commune de décéder à domicile le week-end et les jours fériés. Un « coup de gueule » pour alerter sur la pénurie de médecins qui frappe les zones rurales.

Commune de La Gresle (Loire ):

interdit de mourir

« Il est interdit aux habitants de décéder à domicile sur le territoire communal les samedis, dimanches et jours fériés pour une durée indéterminée. » La commune de       La Gresle, dans la Loire, est désormais soumise à cet arrêté depuis sa publication le 6 décembre dernier.
   A l’origine de ce texte surprenant, la maire, Isabelle Dugelet, dont l’objectif est de dénoncer la pénurie de médecins qui frappe son village de 850 habitants.

 

Aucun médecin pour constater le décès :
   Son « coup de gueule » vient de la situation absurde qu’elle a affrontée le dimanche 1er décembre. Ce jour-là, un résident du petit Ehpad de la commune décède vers 11h30. L’infirmière cherche alors un médecin pour qu’il vienne constater le décès. Mais le médecin traitant n’est pas de garde.
   L’infirmière se tourne alors vers le Samu de Roanne, à 22 kilomètres de la commune, qui refuse de se déplacer et demande à la gendarmerie de procéder à une « réquisition administrative » explique Isabelle Dugelet à Allodocteurs.fr. « Je n’avais encore jamais expérimenté ce type de procédure, qui s’avère très long » déplore-t-elle.
 » Il faut que la préfecture ( en l’occurrence sa permanence, puisque les faits se déroulaient un dimanche ) contacte l’Agence Régionale de Santé, que celle-ci nomme un médecin et que les gendarmes aillent le chercher à son domicile et l’emmène jusqu’à l’Ehpad pour qu’il constate le décès » décrit la maire de la commune.
« Situation sanitaire catastrophique »
     Tout en enclenchant cette procédure grâce aux numéros à contacter qu’elle trouve « un peu par hasard », Isabelle Dugelet rappelle tout de même le Samu. Ce dernier parvient finalement à joindre le médecin de garde d’un secteur voisin qui accepte de se déplacer. Mais en tout, pas moins de 2h30 se sont écoulées entre le décès du résident de l’Ehpad et son constat.
Et derrière cette situation se cache un problème récurrent : celui de la pénurie de médecins généralistes qui occasionne une « situation sanitaire catastrophique » à La Gresle comme dans de nombreuses autres communes françaises, selon la maire. « Il y a quelques médecins dans les villages alentours mais ils sont complètement surchargés. Et ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés » alerte l’élue. Conséquence, pas de garde médicale, peu de médecins traitants et donc peu de remboursement correct des dépenses de santé.
   Un plan d’urgence pour toutes les régions de France
     « La santé est la principale préoccupation des zones rurales et j’interpelle les politiques depuis des années à ce sujet, mais rien n’évolue », déplore la maire. « On nous dit attendre 2025, quand les médecins issus de la suppression du numerus clausus arriveront » poursuit-elle. Une échéance bien trop lointaine aux yeux d’Isabelle Dugelet, qui réclame un « plan d’urgence pour toutes les régions de France qui en ont besoin ».
    Elle propose par exemple la mise en place d’un « maillage territoriale » ou la révision du statut des médecins remplaçants « bien trop avantageuses pour leur donner envie de s’installer », souffle la maire.
   Un mouvement « samedis noirs » pour les médecins généralistes
   Directement concernés par la difficulté d’accès aux soins à l’échelle des territoires, le syndicat MG France appelle d’ailleurs à un « mouvement de fermeture des cabinets le samedi matin, à partir du 14 décembre 2019, en préfiguration de ce qui arriverait si les médecins généralistes n’étaient plus en mesure d’assumer la continuité des soins ».
    En lançant ce mouvement des « samedis noirs », les généralistes réclament en effet une meilleure organisation du système de santé et dénoncent le manque de moyens prévus dans le plan de sauvetage des urgences qui s’appuie sur la médecine de ville.

Dans ma région :


L’association APF France handicap a appelé l’opération « Black Friday Solidaire ». Une quinzaine de membres de l’association, dont une moitié en situation de handicap ont accroché près d’une cinquantaine de blousons aux abords du square Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand, ce mercredi 4 décembre. Ces habits, soutenus par des cintres et avec une étiquette « Servez-vous », sont destinés aux sans-abri qui fréquentent ces lieux. Tous peuvent se servir librement.

Cette opération « unique en France » tente de venir en aide aux personnes qui s’apprêtent à passer l’hiver dehors : « En juin dernier, notre association, qui venait en aide jusque là aux personnes en situation de handicap, a décidé d’élargir son champ d’actions aux autres personnes en situation d’exclusion », explique Sandrine Raynal, directrice territoriale des actions associatives d’S.D.F Clermont.APF France handicap

« Pas de la charité »

Le petit cortège de l’association s’est rendu square Blaise-Pascal en début d’après-midi pour y accrocher l’ensemble des blousons à des arbres : 

Nous avons tenu à ne pas offrir directement les blousons pour que ce ne soit pas de la charité. La charité part généralement d’un bon sentiment, mais, parfois, elle enlève toute dignité à la personne. A travers cette action, toutes les personnes sont libres ou non de se servir.

Cette action permet notamment aux personnes en situation de handicap de soutenir une action associative : « Un père de famille, dont sa fille avait été aidée par l’association, a été très content de pouvoir participer à ce projet. Il avait le sentiment que la société l’avait aidé et qu’il avait donc envie de rendre la pareille », explique Sandrine Raynal.

L’association APF France handicap se mobilise en faveur des personnes sans domicile fixe depuis près de 80 ans. Au niveau national, près de 150 000 SDF passent chaque année l’hiver dehors. Leur nombre a augmenté de près de 50 % depuis le début des années 2000.

Après le décès de Madame S.Veil


S.Veil parlement    Simone Veil sur la Shoah : « Nous n’avons pas parlé parce qu’on n’a pas voulu nous écouter »

    Avec la mort de Simone Veil s’éteint aussi une voix précieuse sur la Shoah. Déportée en 1944 à 17 ans, S.Veil jeuneSimone Veil, née Jacob, a témoigné à plusieurs reprises du sort des juifs européens durant la guerre puis à la Libération. Elle dénonçait le fait que la France « n’ait pas vraiment voulu savoir, entendre ».

  C’est à Nice, dans la rue, alors qu’elle sortait très rarement, que Simone Veil a été arrêtée en mars 1944. Elle s’appelait alors Simone Jacob, son nom de jeune fille.     Elle apprit plus tard que ses faux papiers, qu’elle croyait fiables, avaient en réalité été mis en circulation par la Gestapo elle-même. A dix-sept ans, elle fait partie du 71ème convoi, et gagne Auschwitz-Birkenau en même temps que 1500 déportés.Auschwitz

Quarante-quatre ans après son arrestation, Simone Veil racontait son départ en déportation dans l’émission « L’Histoire en direct », diffusée le 4 avril 1988 sur France Culture. Elle y disait les premiers contacts avec les autres déportés, les camions qu’on voyait partir et personne n’en revenir, et l’impensable, cette fumée qu’elle pouvait apercevoir en se penchant à la fenêtre.Elle a raconté s’être faite tatouer à son arrivée au camp au petit matin :
     » Cela donnait l’impression d’une chose irrémédiable. Devenir un numéro, je crois que c’est le premier événement qui a donné à penser que ce n’était pas simplement l’envoi dans un camp de travail, une déportation ordinaire. »

Cent-trente personnes à peine reviendront de ce 71ème convoi qui en comptait 1500. Dès son retour, Simone Veil eût à coeur de raconter. Etudiante à Sciences-Po, rue Saint-Guillaume à Paris, où elle s’inscrit moins de six mois après la libération d’Auschwitz-Birkenau, Simone Jacob, qui vient d’épouser Antoine Veil, est conviée à l’Assemblée nationale pour témoigner devant les députés. Il reste une trace radiophonique de cette allocution qui date du 4 mars 1947.

« On refait beaucoup l’Histoire » :
   Puis il faut attendre plus de trois décennies, presque quatre, pour retrouver à la radio le témoignage de Simone Veil sur la déportation. Elle est pourtant devenue fort célèbre entre-temps, comme ministre de la Santé de 1974 à 1979 puis comme présidente du Parlement européen, dès 1979, et députée européenne jusqu’en 1993, date de son retour au gouvernement. Mais c’est de parité, de sécurité sociale et, bien sûr, d’avortement, qu’on lui parle, et non de son expérience des camps d’extermination. Pourtant , elle affirme sans détours avoir cherché à raconter.
     Pour Simone Veil, les rescapés de la Shoah se sont tu parce qu’on n’a pas voulu les entendre, pas voulu savoir. En 1988, dans une deuxième émission « L’Histoire en direct » diffusée cette fois le 2 mai, elle dénoncera même :
    Aujourd’hui, on refait beaucoup l’Histoire. On essaye de comprendre pourquoi on n’a pas plus parlé. Je crois que ça vaut la peine d’essayer de comprendre pourquoi mais qu’il ne faut pas refaire l’histoire autrement qu’elle n’a été en disant que c’est parce que les déportés n’ont pas voulu en parler, parce que les déportés ont cherché l’oubli eux-mêmes. Ce n’est pas vrai du tout. Il suffit de voir le nombre de rencontres qu’ils ont entre eux. Si nous n’avons pas parlé c’est parce que l’on n’a pas voulu nous entendre, pas voulu nous écouter.

     Parce que ce qui est insupportable, c’est de parler et de ne pas être entendu. C’est insupportable. Et c’est arrivé tellement souvent, à nous tous. Que, quand nous commençons à évoquer, que nous disons quelque chose, il y a immédiatement l’interruption. La phrase qui vient couper, qui vient parler d’autre chose. Parce que nous gênons. Profondément, nous gênons.

 » L’écroulement autour de soi »
     Du retour de déportation, Simone Veil parlera comme de « l’écroulement autour de soi ». Transférée à Bergen-Belsen peu avant la libération des camps avec sa mère et sa soeur Madeleine, elle ignorait que sa soeur Denise, engagée dans la Résistance, avait elle aussi été déportée, à Ravensbrück.
    On se disait toujours entre nous : « Nous ne rentrerons pas mais il restera quelqu’un de la famille. »SIMONE VEIL, ALBUMS DE FAMILLE Tout d’un coup, tout s’écroulait parce qu’on avait tellement forgé le retour sur une personne qui était restée, qui serait là à nous attendre, que l’idée qu’elle avait été déportée aussi était insupportable. J’ai eu vraiment une crise de nerf, ce qui ne m’est jamais arrivé d’autres fois…..

Dans une émission  qui date de près de trente ans, Simone Veil racontait que la misère dans laquelle beaucoup de familles juives ont vécu à leur retour en France est longtemps passée au second plan parce que primait l’attente, l’espoir de voir revenir un proche. Un espoir en décalage total avec le souvenir qu’elle conservait, au-delà de « quelques initiatives de solidarité, de gentillesse, de douceur », d’une profonde et vaste indifférence. De ce climat au retour, elle disait :
      » On était exclu du monde. Mais peut-être que nous-mêmes, nous ne nous  sentions plus dans ce monde. »

   Très marquée par cette difficulté à raconter l’inracontable dans un pays n’ayant au fond pas vraiment envie de savoir, Simone Veil confiait encore une expérience « incommunicable », « hors du monde ». En 1988, elle disait combien en parler lui apparaissant pourtant comme « une nécessité, une promesse qu’on a faite et un engagement » Nous n’étions plus dans ce monde. »

   Simone Veil est aussi très tôt montée au créneau face au négationnisme. Déjà, quand avaient émergées les premières controverses, suite à la publication des travaux de l’historien révisionniste Roger Garaudy….

    Invitée, dans l’émission « Hors Champs » en 2010, Simone Veil confiera une crainte ultime : voir la distinction entre camps de déportation et camps d’extermination s’estomper avec le temps dans la mémoire collective. Souvent comparée à Germaine Tillion, résistante et déportée, elle insistait sur « l’extrême différence » des situations :

. » Je dois dire que, de plus en plus, je suis un peu inquiète par ce mélange. Nous étions destinées à mourir. »

   Ce jour-là, celle qui précisait encore « mon numéro se voyait beaucoup et quand je suis arrivée, c’était l’été », soulignera combien la parole des déportés sera longtemps inaudible en France.

   Elle disait toujours « Mes vrais amis ce sont ceux que j’ai connus au camp » et confiait à la fin de sa vie:
Je vis beaucoup dans le passé.

S.Veil parlement

Les funérailles de Simone Veil, morte vendredi à 89 ans, feront mercredi matin l’objet d’une cérémonie nationale organisée aux Invalides.

  Un chant composé par des déportés.

    Les anciens présidents et Premiers ministres ont été conviés, de même que les membres de l’Académie française, mais aussi les autorités religieuses et des associations pour la mémoire de la Shoah. La famille a également tenu à ce que la cérémonie soit ouverte au public. Le cercueil quittera les Invalides au son du Chant des Marais, le chant des déportés composé par des prisonniers allemands du camp de Börgermoor.


   Simone Veil sera ensuite inhumé dans l’intimité au cimetière du Montparnasse, au côté de son mari, Antoine Veil, mort en 2013.

 

 

Pour en finir avec le 1er mai :


  Le 1er mai 1886, aux États-Unis, 200 000 travailleurs obtiennent la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais un affrontement avec la police cause la mort de plusieurs personnes.
    En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens instituent quelques années plus tard une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs » destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd’hui appelée « Fête du Travail »,( bien que l’expression prête à confusion  :On ne fête pas le travail à proprement parler mais on  » honore  » les travailleurs).
Une revendication nationale :
   Lors du IVe congrès de l’American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s’étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.
   Le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction. Mais d’autres, moins chanceux, au nombre d’environ 340 000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.
   Le 3 mai, une manifestation fit trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation eut lieu le lendemain. C’est alors qu’une bombe explose et fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police. Cinq anarchistes sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).

   Manifester pour la journée de 8 heures
   Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès et se donne pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n’a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).
   Le 20 juin 1889, ils décident qu’il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail… » Dès l’année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).
    La Première Guerre mondiale finie, le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247 « l’adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n’a pas encore été obtenue ».
    Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l’occasion de revendications plus diverses. La Russie soviétique, sous l’autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d’autres pays…            L’Allemagne nazie va encore plus loin ! : Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933, du 1er mai une journée chômée et payée. La France l’imitera sous l’Occupation, en 1941 !…

L’honneur……..


Avec les évènements récents qu’a subit Paris, cette citation prend tout son sens, malheureusement, beaucoup considère qu’un monument historique vaut la peine d’être reconstruit, même si des sans-abris n’ont toujours pas d’aide efficace pour avoir une vie acceptable:

  » L’honneur d’un pays ne réside pas dans la beauté de ses monuments, mais bien dans le fait que TOUS ses habitants aient un toit  »

Abbé Pierre

 

via L’honneur — Nuage Ciel d’Azur ( Merci à  » Nuage  » de m’avoir permis de rebloguer ce billet )

Discrimination …………


Quelques vidéos créées par des jeunes dans le cadre d’un  » concours  » :

 Reflet de notre société à mon avis …..A vous de juger ……..

   » Nous apprenons beaucoup sur une société et sa culture si nous observons la manière dont elle traite ses minorités, ses malades, ses pauvres ou même ses enfants, c’est-à-dire tous ceux qui sont exclus de toute forme de pouvoir. »

Russell Banks (1940- )