J’avais oublié ….


Demain , 8/05 c’est un jour férié !

C’était il y a environ 75 ans :

8 mai 1945 :

Fin de la guerre en Europe…..

   La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

Elle laisse un bilan sans équivalent dans l’Histoire avec plus de cinquante millions de morts, majoritairement des civils (400 000 Américains, autant de Britanniques, 600 000 Français, huit millions d’Allemands, vingt millions de Soviétiques etc).

Capitulation du IIIe Reich à Berlin : les plénipotentiaires allemands (le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, l'amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine, source : ECPAD)

Défaite totale de l’Allemagne nazie….

À partir de la bataille d’El-Alamein (23 octobre 1942), les armées allemandes ont subi défaite sur défaite et reculé sur tous les fronts jusqu’au 25 avril 1945, date à laquelle les troupes soviétiques et anglo-américaines ont fait leur jonction au milieu de l’Allemagne, sur l’Elbe, à Torgau.

 Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril.

Musée de la reddition du 7 mai 1945 (Reims)Il revient à son successeur, le » grand-amiral  » Karl Dönitz (ou Doenitz), replié à Flensburg, sur la frontière avec le Danemark, de demander la cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.

   Le 6 mai, Dönitz envoie le général Alfred Jodl, chef d’état-major de la Wehrmacht, à Reims , au quartier général des forces alliées ….

   Ce dernier est, depuis février 1945, installé dans le grand bâtiment de briques rouges de l’École professionnelle de Reims, à proximité immédiate de la gare ferroviaire.

NB : l’établissement porte aujourd’hui le nom de lycée Roosevelt ; la salle de la capitulation est un musée public.

 L’Allemand s’entretient avec le général américain Walter Bedell Smith, chef d’état-major du général Dwight David Eisenhower (54 ans), commandant en chef des forces alliées en Europe.

   Il tente de négocier une paix séparée avec les Anglo-Saxons mais doit bien vite y renoncer et se résigne à une capitulation générale sans condition.

La salle de la capitulation du 7 mai 1945 aujourd'hui (A. Hatat - CDT Marne)

Signature de la capitulation à Reims (7 mai) :

   C’est ainsi qu’avec les pleins pouvoirs de Dönitz, le général Alfred Jodl (55 ans) signe le 7 mai 1945, à 2h 41 du matin, la capitulation sans condition de l’Allemagne… Quelques mois plus tard, il sera déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international (exécution d’otages ou de prisonniers). Il sera pendu le 16 octobre 1946.

Côté vainqueurs, l’acte de capitulation  est signé par le général Walter Bedell-Smith et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, adjoint du général Juin et chef d’état-major de la France Libre, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.!

En l’absence d’un officier général allemand d’un rang égal au sien, le général Eisenhower a choisi pour sa part de rester dans son bureau. Mais c’est à lui que revient l’annonce radiophonique de la victoire, à 3h39 du matin, dans la salle de la signature.  » Il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés  » , déclare-t-il.

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h01, le temps que les ordres nécessaires puissent être communiqués à toutes les unités.

   NB : certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de Saint-Nazaire, et le grand amiral Dönitz ainsi qu’Alfred Jodl et Albert Speer ne seront arrêtés à Flensburg que le 23 mai 1945.

Signature de la capitulation de l'Allemagne à Reims, le 7 mai 1945 (Musée de la reddition, Reims)

Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)

Pour Staline, l’allié soviétique, pas content du tout, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu’elle soit ratifiée à Berlin, au cœur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d’occupation soviétique.

   Cette exigence trouve sa justification dans la part essentielle qu’ont pris les Soviétiques à la victoire, par le sang versé. À eux seuls, ils ont encaissé 80% de l’effort de guerre nazi

Pour cette formalité, les chefs des armées combattantes se retrouvent donc le lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Gueorgui Joukov (49 ans), dans une école militaire du génie du quartier de Karlshorst.

Les trois armes allemandes sont représentées par le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d’état-major de la Wehrmacht, l’amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine.

Le maréchal Joukov signe les protocoles de la capitulation de l'Allemagne, à Berlin, le 8 mai 1945La séance se tient dans le mess de l’école, sous les drapeaux des vainqueurs, à 23 heures (minuit, heure de Moscou). Glacial, Keitel signe les protocoles pendant un bon quart d’heure. 

 Côté allié, c’est à Joukov et au maréchal en chef de l’air britannique Arthur Tedder qu’il revient de signer les protocoles. Le général américain Spaatz et le Français de Lattre de Tassigny les paraphent comme témoins.

  Une fois les signatures terminées, le maître de cérémonie Joukov lance sèchement :  » La délégation allemande peut quitter la salle  ». Aussitôt après, l’atmosphère se détend et les vainqueurs passent à table à l’invitation de Joukov qui a prévu deux cents couverts pour un banquet qui va se terminer au petit matin au milieu des chants et des danses.

 Pendant ce temps, les chefs d’État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l’annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d’épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945. 

  NB : la ratification de la capitulation à Berlin ayant été enregistrée en URSS le lendemain, à 00h01 (heure de Moscou), c’est le 9 mai que,  Soviétiques et Russes commémorent leur victoire dans la   » Grande Guerre patriotique  ».

Keitel ratifie l'acte de capitulation à Berlin, le 8 mai 1945, à 23h ; sous les quatre drapeaux, Joukov ; à sa gauche, Tedder, à sa droite, Spaatz et De Lattre de Tassigny. (DR)

La France aussi

Bien que la France se soit officiellement retirée de la guerre avec l’armistice du 22 juin 1940, Charles de Gaulle estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s’achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914 ?.

  Au terme de cette  » guerre de trente ans  », il espère donc une place à la table des vainqueurs et mandate à cet effet le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny (56 ans), bien que ce dernier ne se soit rallié à lui qu’en novembre 1943. Staline saisit cette occasion de diviser les Occidentaux. À sa demande, Joukov introduit de Lattre dans la salle de conférences. 

Jean de Lattre de Tassigny paraphe les protocoles de capitulation de l'Allemagne, à Berlin,  le 8 mai 1945 (DR)Lorsque de Lattre exige qu’un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s’attire cette réflexion d’un officier britannique :  » Et pourquoi pas le drapeau chinois ?  » !!!!!???

    Conciliant, Joukov fait coudre à la hâte un drapeau tricolore à partir de quelques chiffons de hasard. Le maréchal Keitel, chef d’état-major de l’armée allemande, s’exclame en voyant le drapeau français entre la bannière étoilée et l’Union Jack :  » Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus que cela !  »

 Une nouvelle occasion de protester s’offre à de Lattre pendant le banquet de la nuit, quand Joukov lève des toasts en oubliant le Français. Celui-ci repousse son couvert et manifeste à haute voix son mécontentement. Joukov,  »bon enfant  », se ravise et lève un toast à la gloire de l’armée française. Ainsi la France a-t-elle gagné la place de Quatrième Grand et un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.  

La capitulation n’est pas la paix :

La guerre ne se termine cependant pas avec la capitulation de l’Allemagne nazie… Le Japon de l’empereur Showa, allié de Hitler, poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l’océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour amener ce pays à  »résipiscence  ».

  C’est seulement avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945, près de quatre mois après celle de l’Allemagne, que prend donc véritablement fin la Seconde Guerre mondiale.

( Les Américains distinguent donc le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le Japon. )

La capitulation vue de Paris ….

Les Français n’ayant eu aucune part à la capitulation militaire de l’Allemagne, à Reims, le 7 mai 1945, ils ont choisi par la suite de commémorer exclusivement la fin des combats, le 8 mai 1945.

  En 1975, le président Giscard d’Estaing a souhaité mettre un terme à cette commémoration dans le désir de se réconcilier avec les Allemands… ( mais au grand scandale des associations d’anciens combattants ).

 En 1981, le président Mitterrand a voulu prendre le contrepied de son prédécesseur. Il ne s’est pas contenté de refaire du 8 mai un jour férié. Il en a aussi fait un jour chômé sans rencontrer d’objections chez les citoyens (faut-il s’en étonner ? un jour de congé supplémentaire, ça ne se refuse pas). Cela fait avec le 11 novembre deux jours chômés pour autant de victoires sur nos  » amis allemands  » ! L’attention portée à cette célébration paraît d’autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.

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À noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment pas le 8 mai bien qu’ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, rappelons-le, c’est le 9 mai qu’ils célèbrent la capitulation de l’Allemagne, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire. Notons enfin que cette date du 8 mai 1945 marque avant tout une victoire militaire.

Coronavirus : Peur et Angoisse – L’autoritarisme Covid-19 est la nouvelle norme


Vu et reblogué chez Aphadolie . A mes lecteurs éventuels de juger …….

Aphadolie

Permettez-moi de commencer par dire que je ne sais rien de définitif sur l’origine du Covid-19. Je ne sais pas s’il s’agit d’une mutation naturelle ou d’une arme biologique fabriquée par l’homme. Je ne fais pas confiance au gouvernement et à ses médias pour dire la vérité sur le virus ou sur le nombre réel de victimes qu’il a déclaré. L’OMS, qui appartient à Merck, l’Alliance GAVI et la Fondation Gates – ainsi que le CDC – autorisés à recevoir des « cadeaux » des grandes entreprises pharmaceutiques et des sociétés, sont des institutions corrompues qui ont menti sur les pandémies dans le passé, alors pourquoi devrions-nous les croire maintenant ?

Malgré les chiffres révisés et les preuves que les modèles informatiques étaient sérieusement défectueux – on pourrait le dire délibérément – les médias d’entreprise continuent de rapporter la Covid-19 comme quelque chose d’apparenté à la peste noire. Il a réussi…

Voir l’article original 1 191 mots de plus

Le 1er mai….


Ferrié /chômé  pourquoi ? origines……

Pourquoi le muguet

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  Offrir un brin de muguet le 1er mai est une tradition qui remonte à fort longtemps. Symbole d’amour et de bonheur : Les caractéristiques, l’origine et la signification du muguet.


 Le muguet ou muguet de mai (famille des Liliacée) est une plante des régions tempérées  composée d’une tige (brins ou hampes) contenant des grappes de clochettes très odorantes. On parle couramment de griffe de muguet. Généralement, on retrouve le muguet  dans les zones humides et ombragées des forets et jardins. En France, le muguet est essentiellement cultivé dans les régions de Nantes et Bordeaux.

Brin de muguet

Malgré sa beauté, le muguet est une plante très toxique. Il est donc important de prendre des précautions avec les enfants.

   Très utilisé en parfumerie, le muguet est surtout connu pour son utilisation qui en est faite le 1er mai :Il est courant d’offrir un brin de muguet à cette date en signe d’amour et de bonheur. Cette tradition du 1er mai remonte à la Renaissance, lorsque Charles IX ; en 1561; reçu un brin de muguet. Depuis, offrir du muguet continue d’être une tradition appréciée de tous.

Le muguet est symbole d’amour et de retour bonheur :

    Le jour du 1er mai, il n’est pas rare de rencontrer dans la rue des personnes portant un brin de muguet sur la boutonnière des vestes. Cette coutume remonte à l’époque ou des  » bals du muguet  » étaient organisés pour les jeunes hommes uniquement. Les jeunes filles étaient alors vêtues de blanc et les jeunes hommes fleurissaient leur boutonnière d’un brin de muguet.

  La symbolique du muguet, vient également du fait qu’il est une plante idéale pour célébrer le retour du printemps car sa floraison coïncide avec le retour des beaux jours.    D’ailleurs, on dit souvent que le muguet signifie  » retour de bonheur  ». A l’époque, fêter le retour du printemps avec du  muguet était un moyen de s’attirer les bonnes grâces pour de futures récoltes.

Bouquet de muguet

Moins  » romantique  » :

 La fusillade de Fourmies

Le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l’obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l’Internationale ouvrière.

 En France, le contexte est plus répressif qu’il ne l’était l’année précédente. À Fourmies, petite ville textile du Nord proche de la frontière belge tout juste sortie d’une longue grève, le patronat a menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu’il mobilise un important dispositif de maintien de l’ordre. En l’absence de forces spécialisées, c’est alors, en France, à l’armée qu’incombe cette mission. Deux compagnies d’infanterie ont été mobilisées.

En fin de journée, les soldats tirent sur quelques centaines de manifestants qui tentent d’obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie. Les affrontements se soldent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant. Ces morts, promus martyrs, vont devenir un symbole de la République répressive et de classe.  » Car à Fourmies, c’est sur une gamine que le lebel fit son premier essai…  »

Résultat d’images pour 1er mai 1891 fourmies , images

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un.  Georges Brassens

 

Klik……

A plus tard…..un de ces jours ….peu être 

Radical / débile !


 

« Tuez-les par balles » : le président philippin appelle à abattre ceux qui ne respectent pas le confinement

   Lors d’une allocution télévisée organisée ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a appelé à abattre les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel. Une sortie qui a choqué dans le monde entier.

   La déclaration a choqué bien au-delà des frontières du pays. Lors d’une allocution télévisée qui se déroulait ce mercredi 1er avril, le président philippin Rodrigo Duterte a prévenu que les contrevenants au confinement mis en place dans l’archipel du sud-est asiatique risquaient désormais… d’être tués par balle s’ils étaient surpris hors de leur domicile dans les prochaines semaines, rapporte l’agence de presse Reuters ce jeudi.

« Je vous enterrerai »

   « Cela empire. Alors une nouvelle fois je vous fais part de la gravité du problème et vous devez écouter », a déclaré lors de cette allocution le président, déjà bien connu pour sa propension à choquer. « Mes ordres à la police et à l’armée (…) S’il y a des troubles et qu’il y a une possibilité qu’ils ripostent, avec un risque pour vos vies, tuez-les par balle », a-t-il poursuivi, pointant du doigt ceux qui ne respectent pas le confinement aux Philippines.

  « Est-ce bien compris ? Morts. Au lieu de causer des troubles, je vous enterrerai », a lourdement insisté le chef d’État, ajoutant au passage que tout acte de maltraitance envers les personnels médicaux sera considéré comme un crime grave. Selon le dernier décomptes des autorités locales, les Philippines dénombrent 2 311 cas confirmés de contamination au Covid-19. 96 personnes sont décédées des suites du virus à ce jour dans l’archipel.

Un président connu pour ses frasques

    Connu pour ses frasques, le président philippin s’était déjà fait remarquer en 2018 en ordonnant la destruction de plusieurs dizaines de voitures de luxe au bulldozer devant les caméras des médias d’État, au motif que ces véhicules avaient été importé illégalement sur le territoire et qu’aucune taxe n’avait été payé lors de leur passage à la douane. Plus récemment, en juin 2019, il avait suscité une importante polémique en sous-entendant que l’homosexualité était une maladie, lors d’une rencontre avec la communauté philippine de Tokyo.

Confinement …et après ?


Attestation déplacement papier et ensuite

attestation

Attestation déplacement dérogatoire numérique smartphone 6 avril .?

     Pas confiance. Version 4 la Puce ? L’attestation de déplacement dérogatoire devient numérique, sur smartphone à partir du 6 avril 2020.

   Grande annonce de Christophe Castaner, notre ministre de la surveillance, de l’Intérieur. Je n’ai pas confiance. Je sais ce n’est pas bien, de ne pas avoir confiance en son Ministre de l’Intérieur. Christophe Castaner précise, dans une Presse d’accompagnement des installés, Le Parisien…. :

    « Le service sera accessible en ligne, sur le site du ministère de l’Intérieur et du gouvernement. Désormais, les Français se sont approprié les règles du confinement, il convient donc de leur donner un peu de souplesse avec cet outil. »        Grâce au QR code, nos braves policiers et gendarmes n’auront pas besoin de prendre le téléphone en main, il scanneront l’écran. On peut même imaginer que cela facilitera la distribution des PV. Quant à la 4eme étape, on se demande s’il s’agira de la puce enfin incorporé dans l’oreille d’un humain, qui pourra ainsi circuler  » librement  » dans le pays s’il est testé négatif. Oui, on pourrait imaginer que seuls les citoyens muni d’une puce de suivi auront le droit désormais de circuler librement……

S.Ternoise ……

 

Trump !!??? » leadership  »………….


   (  » Copié / collé  » long ,trop long ? => pas nécessaire de lire ni de commenter  )

    Les dix commandements du  »leadership moderne » en temps de crise ( PIERRE MARTIN Journaliste québécois )

 

     Comment maximiser les chances d’une catastrophe et démontrer hors de tout doute qu’on n’est pas à la hauteur de la situation en temps de crise? Simple. Il suffit de pratiquer un  »leadership présidentiel moderne » comme celui de Donald Trump .Illustration.

   Depuis plusieurs décennies, on avait pris l’habitude d’appeler le président des États-Unis le leader du monde libre. Pendant longtemps, les présidents américains ont servi d’exemples de leadership en temps de crise. Aucun d’entre eux n’était parfait, mais on pouvait cependant se faire une image composée du parfait leader en se rappelant l’empathie et la franchise de Franklin Roosevelt, qui savait convaincre ses compatriotes qu’il comprenait leur peine mais ne leur cachait pas les difficultés; le sens des responsabilités de Truman, dont la devise était  »The buck stops here »; la vision à long terme de Kennedy, qui exhortait ses concitoyens à renoncer à la facilité et à voir au-delà de l’horizon, entre autres traits.   

Aujourd’hui, on a tout à l’envers. À ses critiques qui lui reprochent depuis le premier jour d’enfreindre à peu près toutes les normes de la présidence, Donald Trump a répliqué qu’il est un président  »moderne » ( »Modern-day presidential » ).     Pour se faire une idée de ce que devrait être le vrai leadership en temps de crise, il suffit de regarder ce qu’il fait et de faire le contraire.

   Voici donc, pas nécessairement en ordre d’importance, les dix commandements du  »leader moderne », tels que mis en pratique par celui qui se désigne lui-même le plus sérieusement du monde comme un  »génie très stable’‘et s’est à maintes reprises autoproclamé l’un des plus grands présidents de l’histoire de son pays, sinon le plus grand.  

1 ) Il faut faire table rase de l’expérience du passé et des institutions  !

C’est bien connu, les leçons des crises passées c’est pour les perdants. Quand on prend le pouvoir, la première chose qu’il faut faire est de démanteler les structures mises en place par ses prédécesseurs pour faire face aux situations de crise. Par exemple, suite à la crise provoquée par la propagation du virus Ebola, l’administration Obama avait instauré une unité de crise à la Maison-Blanche pour en tirer des leçons et mieux répondre à la prochaine pandémie. En 2018, Donald Trump a officiellement aboli cette structure !! Quand la crise du Covid-19 a frappé, il a plutôt fait appel à son gendre, déjà occupé à faire la paix au Moyen-Orient, à gérer la crise des opioïdes, à négocier avec le Mexique et la Chine, sans oublier la restructuration complète de l’État fédéral, entre autres sinécures. ‘ ‘ L’anti-leader  » n’a rien à faire de l’expérience et des institutions, il confie les tâches importantes à sa famille.  

2 ) Il ne faut pas se fier aux experts. 

 Au Québec, on a la chance d’avoir un directeur de la santé publique compétent et, surtout, un premier ministre qui lui laisse prendre le devant de la scène et qui fait siennes ses analyses et ses recommandations. Les États-Unis aussi ont la chance d’avoir à la tête de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses un véritable expert, Anthony Fauci, universellement respecté dans son domaine. Que fait le  »leader moderne  » de ses conseils et recommandations? Plus souvent qu’autrement, il le contredit. C’était particulièrement évident vendredi, quand le président reprenait à son compte les rumeurs selon lesquelles un médicament contre la malaria représentait un traitement efficace contre la Covid-19.!! Alors que Fauci rappelait que ces rumeurs était absolument dénuées de fondements scientifiques, Trump entretenait chez ses fidèles partisans l’illusion qu’un remède pourrait être disponibles d’ici quelques semaines, sinon quelques jours.  

3 ) Il faut prendre les décisions faciles tôt, remettre les plus difficiles à plus tard.

 D. Trump ne cesse de répéter qu’il a pris, très tôt dans la crise, l’importante décision de limiter les arrivées en provenance de Chine. C’était effectivement une bonne décision, mais c’était surtout une décision facile, taillée sur mesure pour plaire à sa base partisane xénophobe et braquer l’opinion contre le nouveau bonhomme sept-heures mondial.         C’était aussi insuffisant. Les mesures plus difficiles, centrées sur les efforts de distanciation sociale, ont pris du temps à venir aux États-Unis et elles ont d’abord été annoncées par les États et non par le président.  

Agir de façon décisive, c’est bien trop risqué politiquement pour un  »leader moderne ». Il est remarquable qu’aux États-Unis, les prises de décisions difficiles comme les interruptions de grands événements et de rassemblements publics soient venues du secteur privé et des autorités locales longtemps avant d’être entérinées à contrecœur par la Maison-Blanche.   

4 ) Il faut cacher les faits troublants.  

Dans une pandémie, la vérité finit toujours par s’imposer, alors que le nombre de cas et les décès se multiplient. Le leader présidentiel  »moderne »  se fait donc un point d’honneur de cacher le plus possible les faits qui ne font pas son affaire et de prétendre que  » tout est sous contrôle  », que des remèdes ou des vaccins peuvent être produits en quelques semaines, que tous ceux qui ont besoin d’un test pourront en obtenir un sans problème et que la situation va se rétablir d’elle-même,  »comme un miracle ». Il ne faut surtout pas dire aux gens que les choses seront extrêmement difficiles et qu’il faut se préparer pour une longue crise. Ça ferait peur aux marchés boursiers...  

5 ) Le passé est infiniment malléable.

Quand la réalité rattrape les mensonges, un  » génie très stable  » ne doit surtout pas admettre ses erreurs. Il suffit de reconstruire le passé et de faire comme si les choses qu’on a dites ou qu’on a faites quelques jours plus tôt n’existaient plus.       (Malheureusement pour Donald Trump, tout ce qu’un président dit a tendance à être enregistré, comme en fait foi cette publicité qui donne un avant-goût de la campagne à venir). C’est dans cet esprit que Donald Trump, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour minimiser la crise dans ses premiers moments, insiste aujourd’hui pour dire qu’il avait été le premier à savoir qu’il s’agissait d’une pandémie. Alors, s’il savait qu’il s’agissait d’une pandémie, pourquoi ne pas l’avoir dit dès le début??? Le  » leader moderne  » a une réponse toute préparée: les médias sont biaisés et les journalistes qui posent ce genre de question sont malhonnêtes.  

6 ) Il n’y a que le moment présent qui compte.

Voir au-delà de l’horizon, c’est une qualité surfaite. Le vrai leader moderne ne vit que pour le moment présent et pour les succès immédiats qui lui permettent d’enregistrer des victoires faciles dans un cycle des nouvelles qui ne se mesure plus en semaines ou en mois mais en heures ou en minutes. Obsédé par la performance des marchés boursiers, le président Trump s’est efforcé dans toutes ses apparitions publiques de minimiser les conséquences à long terme de la crise et de faire croire que les quelques mesures rapides qu’il a prises initialement étaient suffisantes pour faire disparaître le problème. L’anti-leader ne voit pas plus loin que le bout de son nez.  » S’il était comme Pinocchio, on aurait la consolation de savoir que son nez s’allongerait de jour en jour, mais l’horizon de Donald Trump reste toujours aussi court  »…..  

7) L’empathie, c’est pour les perdants.

Cette crise est dure et ses conséquences seront extrêmement difficiles pour tout le monde, surtout les moins fortunés. Les grands leaders peuvent engager leur société dans des voies difficiles à court terme pour atteindre l’objectif ultime à long terme. On n’a qu’à penser à Lincoln pendant la Guerre civile ou à Churchill et Roosevelt pendant les jours les plus sombres de la Seconde guerre mondiale. Ils savaient que leurs décisions entraîneraient des sacrifices énormes mais ça ne les empêchait pas d’exprimer une réelle empathie pour les citoyens ordinaires qui encaissaient les pires épreuves. Manifestement, un leader  »moderne » comme Donald Trump n’a pas besoin de cette qualité, comme le fait remarquer le satiriste Andy Borowitz dans cet article mordant (Trump Tests Negative for Empathy). 

8 ) Un vrai leader moderne n’a que faire de la modestie.

Quand on demande à un vrai leader de porter un jugement sur sa propre performance, la réponse qu’on obtient habituellement est quelque chose comme  »Ce n’est pas à moi de juger ». Ce n’est pas le cas pour Donald Trump, qui n’hésite pas à se donner la note parfaite pour sa réponse à la crise du coronavirus, comme pour toutes les autres actions de sa présidence d’ailleurs. À quoi pourrait-on s’attendre d’autre que la perfection de la part de celui qui se voit déjà taillé dans la pierre du mont Rushmore?   

9 ) Il faut accentuer les divisions.

Un leader qui rassemble les forces de l’opposition et les engage à participer en commun à l’effort collectif en mettant les conflits en sourdine, c’est tellement vieux-jeu !    Quand il faut élaborer d’urgence un plan législatif pour affronter la pandémie, un leader présidentiel  »moderne » refuse de rencontrer la présidente de la Chambre des représentants et continue d’attaquer ses adversaires et de blâmer ses prédécesseurs pour tous les problèmes.   

10 ) Un  » leader moderne  »  refuse toute responsabilité.

Pendant longtemps, l’essence du leadership s’est résumée par cette phrase très simple de Harry Truman :  » The buck stops here  ». Le président est ultimement responsable de toutes les actions de son gouvernement. Pour Donald Trump, toutefois, cela s’applique seulement quand tout va bien. Une journaliste lui a demandé récemment s’il prenait sa part de responsabilité pour les décisions qu’il a prises qui ont exacerbé les effets de la crise, comme le démantèlement du comité de gestion des pandémies mis sur pied par Barack Obama ou encore son refus d’imposer des mesures de prévention outre la limitation des vols en provenance de la Chine. 

    Donald Trump a répondu en une phrase qui résume sa présidence et sa conception du leadership:  » Je ne prends aucune responsabilité. » ( »I don’t take responsibility at all. »)  

Un don pour le parti fasciste / raciste ?


     Marine Le Pen , en déplacement dans le Sud-Ouest, a annoncé que son parti va lancer une campagne de prêt pour financer leur prochaine campagne électorale.

   La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a annoncé samedi en Gironde le lancement imminent d’une nouvelle campagne d’emprunt auprès des Français pour financer ses campagnes électorales, au moment où le mouvement est sommé par la Russie de rembourser plus de 9 millions d’euros.

« Nous allons lancer une campagne de prêt pour financer nos campagnes », a annoncé à la presse Marine Le Pen en déplacement sur le marché de Saint-André-de-Cubzac, en Haute-Gironde, territoire appauvri qui a vu s’enflammer la colère des gilets jaunes au plus fort de la mobilisation.

  Le vice-président du RN Jordan Bardella  avait déjà évoqué vendredi cette éventualité alors que le parti, englué de longue date dans des difficultés financières, est convoqué le 2 juin devant une juridiction russe pour le non-remboursement d’un prêt de 9,14 millions d’euros. 

Marine Le Pen. (Photo d'illustration)

( photo du Net )

 

« Nous allons le rembourser, ne vous en inquiétez pas », a-t-elle ensuite assuré lors d’une conférence de presse à Cavignac pour présenter son soutien à une trentaine de listes RN ou apparentées en Gironde, en cours de constitution pour les municipales dans ce département où elle espère « créer la surprise » et remporter « quelques villes ». 

Elle a également précisé que le lancement de cet emprunt, « dans les jours qui viennent », n’était pas lié au remboursement de cette créance, mais permettrait « notamment » de financer les campagnes électorales.

« Nous allons construire notre propre banque de la démocratie« 

    « A partir du moment où le gouvernement se refuse à mettre en place une banque de la démocratie, nous allons construire notre propre banque de la démocratie », a fait valoir Marine Le Pen lors de son déplacement.

    

   Portée par François Bayrou lorsqu’il avait été brièvement garde des Sceaux en 2017, l’idée d’une « banque de la démocratie » avait été enterrée par le gouvernement mi-2018  notamment pour la raison  des problèmes de neutralité que poserait l’immixtion de l’Etat dans le financement des partis.

 

« Nous allons donc effectivement dire aux Francais: ‘Puisque vous êtes attachés à la liberté des partis (…) c’est vous qui allez prêter aux mouvements politiques en vous substituant à ce qui est normalement le travail des banques' », a-t-elle ajouté.

 

Au printemps 2019, à la veille des élections européennes, le parti de Marine Le Pen avait déjà lancé un « emprunt patriotique » 

Interdit de mourir !


Interdit de mourir le week-end à La Gresle, dans la Loire
    Une maire a publié un arrêté interdisant aux habitants de sa commune de décéder à domicile le week-end et les jours fériés. Un « coup de gueule » pour alerter sur la pénurie de médecins qui frappe les zones rurales.

Commune de La Gresle (Loire ):

interdit de mourir

« Il est interdit aux habitants de décéder à domicile sur le territoire communal les samedis, dimanches et jours fériés pour une durée indéterminée. » La commune de       La Gresle, dans la Loire, est désormais soumise à cet arrêté depuis sa publication le 6 décembre dernier.
   A l’origine de ce texte surprenant, la maire, Isabelle Dugelet, dont l’objectif est de dénoncer la pénurie de médecins qui frappe son village de 850 habitants.

 

Aucun médecin pour constater le décès :
   Son « coup de gueule » vient de la situation absurde qu’elle a affrontée le dimanche 1er décembre. Ce jour-là, un résident du petit Ehpad de la commune décède vers 11h30. L’infirmière cherche alors un médecin pour qu’il vienne constater le décès. Mais le médecin traitant n’est pas de garde.
   L’infirmière se tourne alors vers le Samu de Roanne, à 22 kilomètres de la commune, qui refuse de se déplacer et demande à la gendarmerie de procéder à une « réquisition administrative » explique Isabelle Dugelet à Allodocteurs.fr. « Je n’avais encore jamais expérimenté ce type de procédure, qui s’avère très long » déplore-t-elle.
 » Il faut que la préfecture ( en l’occurrence sa permanence, puisque les faits se déroulaient un dimanche ) contacte l’Agence Régionale de Santé, que celle-ci nomme un médecin et que les gendarmes aillent le chercher à son domicile et l’emmène jusqu’à l’Ehpad pour qu’il constate le décès » décrit la maire de la commune.
« Situation sanitaire catastrophique »
     Tout en enclenchant cette procédure grâce aux numéros à contacter qu’elle trouve « un peu par hasard », Isabelle Dugelet rappelle tout de même le Samu. Ce dernier parvient finalement à joindre le médecin de garde d’un secteur voisin qui accepte de se déplacer. Mais en tout, pas moins de 2h30 se sont écoulées entre le décès du résident de l’Ehpad et son constat.
Et derrière cette situation se cache un problème récurrent : celui de la pénurie de médecins généralistes qui occasionne une « situation sanitaire catastrophique » à La Gresle comme dans de nombreuses autres communes françaises, selon la maire. « Il y a quelques médecins dans les villages alentours mais ils sont complètement surchargés. Et ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés » alerte l’élue. Conséquence, pas de garde médicale, peu de médecins traitants et donc peu de remboursement correct des dépenses de santé.
   Un plan d’urgence pour toutes les régions de France
     « La santé est la principale préoccupation des zones rurales et j’interpelle les politiques depuis des années à ce sujet, mais rien n’évolue », déplore la maire. « On nous dit attendre 2025, quand les médecins issus de la suppression du numerus clausus arriveront » poursuit-elle. Une échéance bien trop lointaine aux yeux d’Isabelle Dugelet, qui réclame un « plan d’urgence pour toutes les régions de France qui en ont besoin ».
    Elle propose par exemple la mise en place d’un « maillage territoriale » ou la révision du statut des médecins remplaçants « bien trop avantageuses pour leur donner envie de s’installer », souffle la maire.
   Un mouvement « samedis noirs » pour les médecins généralistes
   Directement concernés par la difficulté d’accès aux soins à l’échelle des territoires, le syndicat MG France appelle d’ailleurs à un « mouvement de fermeture des cabinets le samedi matin, à partir du 14 décembre 2019, en préfiguration de ce qui arriverait si les médecins généralistes n’étaient plus en mesure d’assumer la continuité des soins ».
    En lançant ce mouvement des « samedis noirs », les généralistes réclament en effet une meilleure organisation du système de santé et dénoncent le manque de moyens prévus dans le plan de sauvetage des urgences qui s’appuie sur la médecine de ville.

Dans ma région :


L’association APF France handicap a appelé l’opération « Black Friday Solidaire ». Une quinzaine de membres de l’association, dont une moitié en situation de handicap ont accroché près d’une cinquantaine de blousons aux abords du square Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand, ce mercredi 4 décembre. Ces habits, soutenus par des cintres et avec une étiquette « Servez-vous », sont destinés aux sans-abri qui fréquentent ces lieux. Tous peuvent se servir librement.

Cette opération « unique en France » tente de venir en aide aux personnes qui s’apprêtent à passer l’hiver dehors : « En juin dernier, notre association, qui venait en aide jusque là aux personnes en situation de handicap, a décidé d’élargir son champ d’actions aux autres personnes en situation d’exclusion », explique Sandrine Raynal, directrice territoriale des actions associatives d’S.D.F Clermont.APF France handicap

« Pas de la charité »

Le petit cortège de l’association s’est rendu square Blaise-Pascal en début d’après-midi pour y accrocher l’ensemble des blousons à des arbres : 

Nous avons tenu à ne pas offrir directement les blousons pour que ce ne soit pas de la charité. La charité part généralement d’un bon sentiment, mais, parfois, elle enlève toute dignité à la personne. A travers cette action, toutes les personnes sont libres ou non de se servir.

Cette action permet notamment aux personnes en situation de handicap de soutenir une action associative : « Un père de famille, dont sa fille avait été aidée par l’association, a été très content de pouvoir participer à ce projet. Il avait le sentiment que la société l’avait aidé et qu’il avait donc envie de rendre la pareille », explique Sandrine Raynal.

L’association APF France handicap se mobilise en faveur des personnes sans domicile fixe depuis près de 80 ans. Au niveau national, près de 150 000 SDF passent chaque année l’hiver dehors. Leur nombre a augmenté de près de 50 % depuis le début des années 2000.

Après le décès de Madame S.Veil


S.Veil parlement    Simone Veil sur la Shoah : « Nous n’avons pas parlé parce qu’on n’a pas voulu nous écouter »

    Avec la mort de Simone Veil s’éteint aussi une voix précieuse sur la Shoah. Déportée en 1944 à 17 ans, S.Veil jeuneSimone Veil, née Jacob, a témoigné à plusieurs reprises du sort des juifs européens durant la guerre puis à la Libération. Elle dénonçait le fait que la France « n’ait pas vraiment voulu savoir, entendre ».

  C’est à Nice, dans la rue, alors qu’elle sortait très rarement, que Simone Veil a été arrêtée en mars 1944. Elle s’appelait alors Simone Jacob, son nom de jeune fille.     Elle apprit plus tard que ses faux papiers, qu’elle croyait fiables, avaient en réalité été mis en circulation par la Gestapo elle-même. A dix-sept ans, elle fait partie du 71ème convoi, et gagne Auschwitz-Birkenau en même temps que 1500 déportés.Auschwitz

Quarante-quatre ans après son arrestation, Simone Veil racontait son départ en déportation dans l’émission « L’Histoire en direct », diffusée le 4 avril 1988 sur France Culture. Elle y disait les premiers contacts avec les autres déportés, les camions qu’on voyait partir et personne n’en revenir, et l’impensable, cette fumée qu’elle pouvait apercevoir en se penchant à la fenêtre.Elle a raconté s’être faite tatouer à son arrivée au camp au petit matin :
     » Cela donnait l’impression d’une chose irrémédiable. Devenir un numéro, je crois que c’est le premier événement qui a donné à penser que ce n’était pas simplement l’envoi dans un camp de travail, une déportation ordinaire. »

Cent-trente personnes à peine reviendront de ce 71ème convoi qui en comptait 1500. Dès son retour, Simone Veil eût à coeur de raconter. Etudiante à Sciences-Po, rue Saint-Guillaume à Paris, où elle s’inscrit moins de six mois après la libération d’Auschwitz-Birkenau, Simone Jacob, qui vient d’épouser Antoine Veil, est conviée à l’Assemblée nationale pour témoigner devant les députés. Il reste une trace radiophonique de cette allocution qui date du 4 mars 1947.

« On refait beaucoup l’Histoire » :
   Puis il faut attendre plus de trois décennies, presque quatre, pour retrouver à la radio le témoignage de Simone Veil sur la déportation. Elle est pourtant devenue fort célèbre entre-temps, comme ministre de la Santé de 1974 à 1979 puis comme présidente du Parlement européen, dès 1979, et députée européenne jusqu’en 1993, date de son retour au gouvernement. Mais c’est de parité, de sécurité sociale et, bien sûr, d’avortement, qu’on lui parle, et non de son expérience des camps d’extermination. Pourtant , elle affirme sans détours avoir cherché à raconter.
     Pour Simone Veil, les rescapés de la Shoah se sont tu parce qu’on n’a pas voulu les entendre, pas voulu savoir. En 1988, dans une deuxième émission « L’Histoire en direct » diffusée cette fois le 2 mai, elle dénoncera même :
    Aujourd’hui, on refait beaucoup l’Histoire. On essaye de comprendre pourquoi on n’a pas plus parlé. Je crois que ça vaut la peine d’essayer de comprendre pourquoi mais qu’il ne faut pas refaire l’histoire autrement qu’elle n’a été en disant que c’est parce que les déportés n’ont pas voulu en parler, parce que les déportés ont cherché l’oubli eux-mêmes. Ce n’est pas vrai du tout. Il suffit de voir le nombre de rencontres qu’ils ont entre eux. Si nous n’avons pas parlé c’est parce que l’on n’a pas voulu nous entendre, pas voulu nous écouter.

     Parce que ce qui est insupportable, c’est de parler et de ne pas être entendu. C’est insupportable. Et c’est arrivé tellement souvent, à nous tous. Que, quand nous commençons à évoquer, que nous disons quelque chose, il y a immédiatement l’interruption. La phrase qui vient couper, qui vient parler d’autre chose. Parce que nous gênons. Profondément, nous gênons.

 » L’écroulement autour de soi »
     Du retour de déportation, Simone Veil parlera comme de « l’écroulement autour de soi ». Transférée à Bergen-Belsen peu avant la libération des camps avec sa mère et sa soeur Madeleine, elle ignorait que sa soeur Denise, engagée dans la Résistance, avait elle aussi été déportée, à Ravensbrück.
    On se disait toujours entre nous : « Nous ne rentrerons pas mais il restera quelqu’un de la famille. »SIMONE VEIL, ALBUMS DE FAMILLE Tout d’un coup, tout s’écroulait parce qu’on avait tellement forgé le retour sur une personne qui était restée, qui serait là à nous attendre, que l’idée qu’elle avait été déportée aussi était insupportable. J’ai eu vraiment une crise de nerf, ce qui ne m’est jamais arrivé d’autres fois…..

Dans une émission  qui date de près de trente ans, Simone Veil racontait que la misère dans laquelle beaucoup de familles juives ont vécu à leur retour en France est longtemps passée au second plan parce que primait l’attente, l’espoir de voir revenir un proche. Un espoir en décalage total avec le souvenir qu’elle conservait, au-delà de « quelques initiatives de solidarité, de gentillesse, de douceur », d’une profonde et vaste indifférence. De ce climat au retour, elle disait :
      » On était exclu du monde. Mais peut-être que nous-mêmes, nous ne nous  sentions plus dans ce monde. »

   Très marquée par cette difficulté à raconter l’inracontable dans un pays n’ayant au fond pas vraiment envie de savoir, Simone Veil confiait encore une expérience « incommunicable », « hors du monde ». En 1988, elle disait combien en parler lui apparaissant pourtant comme « une nécessité, une promesse qu’on a faite et un engagement » Nous n’étions plus dans ce monde. »

   Simone Veil est aussi très tôt montée au créneau face au négationnisme. Déjà, quand avaient émergées les premières controverses, suite à la publication des travaux de l’historien révisionniste Roger Garaudy….

    Invitée, dans l’émission « Hors Champs » en 2010, Simone Veil confiera une crainte ultime : voir la distinction entre camps de déportation et camps d’extermination s’estomper avec le temps dans la mémoire collective. Souvent comparée à Germaine Tillion, résistante et déportée, elle insistait sur « l’extrême différence » des situations :

. » Je dois dire que, de plus en plus, je suis un peu inquiète par ce mélange. Nous étions destinées à mourir. »

   Ce jour-là, celle qui précisait encore « mon numéro se voyait beaucoup et quand je suis arrivée, c’était l’été », soulignera combien la parole des déportés sera longtemps inaudible en France.

   Elle disait toujours « Mes vrais amis ce sont ceux que j’ai connus au camp » et confiait à la fin de sa vie:
Je vis beaucoup dans le passé.

S.Veil parlement

Les funérailles de Simone Veil, morte vendredi à 89 ans, feront mercredi matin l’objet d’une cérémonie nationale organisée aux Invalides.

  Un chant composé par des déportés.

    Les anciens présidents et Premiers ministres ont été conviés, de même que les membres de l’Académie française, mais aussi les autorités religieuses et des associations pour la mémoire de la Shoah. La famille a également tenu à ce que la cérémonie soit ouverte au public. Le cercueil quittera les Invalides au son du Chant des Marais, le chant des déportés composé par des prisonniers allemands du camp de Börgermoor.


   Simone Veil sera ensuite inhumé dans l’intimité au cimetière du Montparnasse, au côté de son mari, Antoine Veil, mort en 2013.