Sourire ? puis…..klik….


Les braqueurs confondent la caisse enregistreuse avec…

….une balance alimentaire
    Deux braqueurs ont fait irruption le 5 août dernier dans une épicerie de Juziers,  Yvelines située à une cinquantaine de kilomètres de Paris, pour voler la caisse.      

     Pas très observateurs, ils sont repartis avec une balance alimentaire !

    Il y a une semaine , deux individus cagoulés pénètraient dans une supérette de Juziers aux alentours de 21h30. Armés de gaz lacrymogène, ils aspergent le visage du gérant et tentent de s’emparer de la caisse enregistreuse. À l’aide d’une bouteille, la victime parvient à faire fuir ses agresseurs.

    Une course-poursuite s’engage, mais elle tourne court.

    Les voleurs sèment rapidement le propriétaire du magasin qui alerte ensuite les forces de l’ordre. En estimant  les dégâts, il se rend compte que seule la balance alimentaire a disparu.  » Une méprise des braqueurs qui se sont simplement trompés, explique la police.
La patrouille a trouvé la victime qui avait les yeux rougis par le gaz. Mais il ne souhaitait pas que les pompiers interviennent pour lui porter secours  » 

Jean-Pierre Mocky, » l’anar  »du cinéma français, est mort …..


 Il est mort ce  jeudi à l’âge de 90 ans.

??? Qui était il  ce cinéaste ….

    Jean-Paul Mokiejewski , dit Jean-Pierre Mocky, né le 6 juillet 1933 à Nice, est un réalisateur, scénariste, acteur et producteur de cinéma français. Il a réalisé plus de soixante longs métrages et quarante épisodes de série pour la télévision.
    Il débute en tant qu’acteur au cinéma et au théâtre. Il joue notamment dans Les Casse-pieds (1948) de Jean Dréville, Orphée (1950) de Jean Cocteau ou Le Gorille vous salue bien (1957) de Bernard Borderie. Mais c’est surtout en Italie qu’il devient célèbre, notamment grâce à son rôle dans Les Vaincus de Michelangelo Antonioni.
    Après avoir travaillé comme stagiaire auprès de Luchino Visconti pour Senso (1954) et de Federico Fellini pour La strada (1954), il écrit un premier film, La Tête contre les murs (1959) et projette de le réaliser lui-même, mais le producteur préfère confier cette tâche à Georges Franju. Il passe à la réalisation l’année suivante avec Les Dragueurs (1959).

    Depuis , il n’a jamais cessé de tourner. Dès les années 1960, il a su toucher un vaste public avec des comédies déjantées comme Un drôle de paroissien (1963) ou La Grande Lessive (!) (1968). Après mai 68, il se tourne vers le film noir avec Solo (1969) dans lequel il montre un groupe de jeunes terroristes d’extrême gauche, puis L’Albatros (1971) qui montre la corruption des hommes politiques.
       Dans les années 1980, il renoue avec le succès avec un film dénonçant, un an avant le drame du Heysel, les dérives de certains supporters de football (À mort l’arbitre, 1984) puis une comédie dénonçant les hypocrisies autour du pèlerinage de Lourdes (Le Miraculé, 1987). Dans les années 1990 et 2000, ses films rencontrent moins de succès mais Jean-Pierre Mocky continue de tourner avec autant d’enthousiasme. 

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Son père, Adam Mokiejewski (1896-1956) , est un juif polonais venu de l’oblast du Terek et sa mère, Janine Zylinska (1897-1968) , une Polonaise de confession catholique . Ses parents s’étaient installés à Nice en 1922. Lorsque la guerre éclate, en 1939, la famille Mokiejewski, qui vit grâce à la fortune polonaise de sa mère, doit vendre la villa du mont Boron à Nice ; elle s’installe à Grasse .

      En 1942, pendant l’occupation allemande, le père cherche à protéger son fils des persécutions contre les juifs et souhaite l’envoyer chez son oncle, en Algérie. Jean-Pierre Mocky est trop jeune pour prendre le bateau seul. Son père fait alors modifier sa date de naissance, qui devient le 6 juillet 1929 . Il renonce finalement à ce voyage et envoie simplement son fils à la ferme . La même année, J. P Mocky fait une première apparition au cinéma comme figurant dans Les Visiteurs du soir de Marcel Carné . Lorsqu’il est collégien, il fréquente le collège municipal de Grasse . L’été, il travaille comme plagiste à l’Hôtel Carlton à Cannes . À l’époque, ses parents sont gardiens d’une propriété . Il se marie en 1946, à l’âge de 13 ans   ??????!!!!!, avec Monique Baudin qu’il avait mise enceinte mais leur union ne dure que quatre mois .
Sa carrière d’acteur (1946-1958) :
   En 1946, il interprète le rôle d’un milicien dans Vive la Liberté de Jeff Musso . Installé à Paris en 1947, il joue au cinéma comme figurant dans quelques films comme L’Homme au chapeau rond. Il gagne sa vie comme chauffeur de taxi, et rencontre, dans son véhicule l’acteur Pierre Fresnay. C’est grâce à lui qu’il décroche un premier rôle au théâtre dans Pauline ou l’Écume de la mer de Gabriel Arout. Pierre Fresnay le prend sous sa protection et le loge chez lui à Neuilly-sur-Seine. Jean-Pierre Mocky est ensuite admis …

   En 1952, il rencontre Michelangelo Antonioni et joue dans Les Vaincus, qui remporte un grand succès en Italie. Il est alors engagé comme acteur par les studios Ponti-De Laurentiis, tourne en 1953 dans Le Comte de Monte-Cristo, sorti en 1954 en Italie et en 1955 en France. Il travaille ensuite comme stagiaire de Federico Fellini sur La Strada (1954) et comme stagiaire de Luchino Visconti pour Senso (1954)18. Il joue dans de nombreux films italiens comme Graziella de Giorgio Bianchi et Les Égarés (Gli sbandati) de Francesco Maselli en 1955. En tant qu’acteur en Italie, il devient vite célèbre. Dans un entretien donné à la revue Cinéma en 1982, il explique :   »J’avais une Ferrari, une maison sur le Tibre, je donnais des réceptions, j’avais un valet de chambre : c’était incroyable   »

    De retour en France, en 1956 : Il rencontre Claude Chabrol, François Truffaut et Jean-Luc Godard en 1958 et sympathise avec eux, mais bien qu’il soit de la même génération que ces cinéastes, il ne fait pas partie de la  » Nouvelle Vague  ». Il ne partage pas les indignations des critiques des Cahiers du cinéma contre l’académisme du cinéma français d’après-guerre  .

  Certains membres de la famille de son père, de confession juive, ont été internés dans des asiles après leur sortie des camps de concentration. Jean-Pierre Mocky a été marqué par leur témoignage et souhaite faire un film sur les asiles. Il découvre le roman d’Hervé Bazin, »  La Tête contre les murs  » et ce dernier lui cède gratuitement le droit d’adapter son livre. Il travaille sur le scénario avec François Truffaut, puis confie les dialogues à Jean-Charles Pichon. Il rassemble Pierre Brasseur, Paul Meurisse, Charles Aznavour et Anouk Aimée, dont il est éperdument amoureux, mais les producteurs ne lui font pas confiance et préfèrent confier la réalisation à quelqu’un de plus expérimenté. Jean-Pierre Mocky contacte alors Alain Resnais, puis Georges Franju, qui réalise alors le film . Jean-Luc Godard, alors critique de cinéma, signe un article dans l’hebdomadaire   » Arts  ‘ et deux articles dans  » les  Cahiers du cinéma  » pour défendre le film. Dans le premier article, il écrit :  »  La Tête contre les murs est un film de fous sur les fous. C’est donc un film d’une beauté folle  » .  Et Godard salue à la fois le scénario de Jean-Pierre Mocky et Jean-Charles Pichon et le jeu des acteurs :  » Franju ne sait peut-être pas diriger ses acteurs. Mais jamais Jean-Pierre Mocky, Anouk Aimée, Paul Meurisse, Pierre Brasseur n’ont été meilleurs, jamais leur diction n’a été plus juste. Ils ne jouent pas. Ils tremblent .  »  Le film est remarqué dans les festivals et remporte douze prix, mais fait très peu d’entrées (45 000)…..

   Après l’échec de  » La Tête contre les murs  », Jean-Pierre Mocky réalise son premier film,  » Les Dragueurs  » en 1959. (  L’idée du film vient de son expérience personnelle ). Il avait lui-même pris l’habitude d’aborder les filles sur les Champs-Élysées avec quelques amis et le terme  » draguer  »  avait été inventé par l’un d’entre eux !!! . Il souhaite d’abord donner le premier rôle à son ami du conservatoire Jean-Paul Belmondo mais la production lui impose Jacques Charrier. Le second dragueur, Joseph, est interprété par Charles Aznavour. Au départ, il a l’idée d’  une fin pessimiste :  ( Freddy (Jacques Charrier) va au bordel avec une femme qui ressemble à Jeanne, la femme idéale incarnée par Anouk Aimée) . Le film est exporté dans 63 pays et rencontre un grand succès public (1,5 million d’entrées). Le terme même de  »  dragueur  » aurait été popularisé par le film. À la suite d’un désaccord avec son producteur, Joseph Lisbona, sur le partage des bénéfices des Dragueurs, il crée en 1960 sa propre société de production,  »  Balzac films  »

    Après un succès (Les Dragueurs) et un échec (Un couple), le cinéaste décide de passer pour de bon à la comédie satirique avec Snobs !. Pour ce film, tourné en mai 1961, il s’entoure de Francis Blanche, Michael Lonsdale, Élina Labourdette et Véronique Nordey. Certaines scènes doivent être coupées pour satisfaire la censure. Le film sort sur les écrans en septembre 1962 et fait peu d’entrées en France (50 000). À l’exception de quelques critiques dont Jean-Louis Bory et Michel Mardore, la presse est défavorable au film. Dans les Cahiers du cinéma, Michel Mardore loue le sens de la démesure du film :
 » Le mérite de Jean-Pierre Mocky, c’est d’avoir prolongé cette bouffonnerie au-delà des limites permises, d’avoir oublié les convenances de l’accord tacite entre le satiriste et l’objet de la satire. Ainsi se trouve transcendé, et enfin chargé d’un pouvoir corrosif, le goût bien français, et sans grande conséquence de la hargne, de la grogne et de la rogne   » 

     À partir du roman  » Deo Gratias   » de Michel Servin, Jean-Pierre Mocky et son scénariste Alain Moury imaginent ensuite l’histoire d’un aristocrate désargenté qui, se refusant à travailler, pille les troncs des églises. Un drôle de paroissien sort sur les écrans en 1963. Mocky souhaite d’abord tourner avec Fernandel mais ce dernier refuse. Sur une suggestion de Michel Servin, il se tourne vers Bourvil. Dans un premier temps, l’entourage de Bourvil est sceptique sur cette collaboration, et décourage le comédien d’accepter la proposition.          Pourtant, la proposition s’avère fructueuse, puisque Jean-Pierre Mocky et Bourvil tournent par la suite trois autres films ensembles. Bourvil accepte même d’être en participation sur le film et aide Mocky à trouver des financements. Le film rencontre un grand succès. Le film se classe six semaines consécutives dans les 3 premiers du box-office national et même n°1 le 24 septembre 1963 . Au total, on compte 2,3 millions d’entrées. Il est ensuite sélectionné au festival de Berlin et distribué en Allemagne !.
     Sur les conseils de Raymond Queneau, Jean-Pierre Mocky adapte La Cité de l’indicible peur de Jean Ray. Avec ce film, il s’essaie au genre fantastique. L’action du roman, qui se situe initialement en Écosse, est transposée à une petite ville du Cantal (à Salers). Bourvil participe à la production du film. Le distributeur ampute le film de certaines scènes et le renomme La Grande frousse. Il sort le 28 octobre 1964 mais ne rencontre pas le succès escompté (680 000 entrées). La critique est très négative et Mocky se fâche avec Bourvil et Queneau après cet échec. En juin 1972, Mocky sort la version complète de La Cité de l’indicible peur et diffuse le film dans les ciné-clubs.
    Il obtient ensuite le soutien de la Columbia pour tourner avec Fernandel. Finalement, la production lui impose aussi le comique allemand Heinz Rühmann. Avec l’écrivain Marcel Aymé, il rédige le scénario de La Bourse et la Vie. Le film fait 625 000 entrées mais Jean-Pierre Mocky n’aime pas ce film.  ( Dans l’entretien qu’il accorde à la revue Cinéma en 1982, il juge sévèrement ce film :  »C’est un film d’une dérision totale qui ne présente aucun intérêt  »  ;  » C’est vrai ! En quoi est intéressante l’histoire de deux types qui n’arrivent pas à se débarrasser de 15 millions19 ?  »  ) . 

   Après mai 68, Mocky se rend dans un bistro où un CRS avait brisé les testicules d’un jeune homme. Il y entend d’autres jeunes, venus dans le même café en hommage au même garçon, parler de poser des bombes pour aller au bout de la   » révolution  » . Il a alors l’idée du scénario de Solo. Le film raconte l’histoire des frères Cabral. L’un d’eux, Vincent, est violoniste sur des bateaux de croisière et vole des bijoux pour les revendre. Son petit frère, Virgile, est étudiant. Révolté par la société telle qu’elle est, il décide de passer à l’action terroriste pour  » marquer les esprits  ». En voulant sauver son frère, Vincent se trouve à son tour poursuivi par la police et finit par mourir. Mocky dit que Solo est né de sa déception de mai 68. Le film est tourné en avril 1969.                        Cependant , le producteur François Harispuru n’accepte de distribuer le film qu’à la   condition que Jean-Pierre Mocky réalise aussi une comédie à succès à la manière d’Un drôle de paroissien. Mocky réalise alors L’Étalon. Solo sort le 27 février 1970, la critique est très positive et le film rencontre un certain succès (660 000 entrées)

 

    Dans ses mémoires  »  M le Mocky   » (2001), il est très évasif  sur sa vie privée et ne raconte que certains détails. On sait que la jeune fille étant enceinte de lui, il a dû épouser à l’âge de 13 ans Monique Baudin, qui a donné naissance à ses deux fils, Frédéric Mokiejewski et Marc Mokiejewski, mais que le mariage n’a duré que quelques mois.
   On sait aussi qu’il a longtemps vécu avec l’actrice Véronique Nordey, dont il a eu un fils, le metteur en scène Stanislas Nordey, né en 1966. En épousant le mannequin Marysa (Marisa) Muxen, il est devenu le père de sa fille, Olivia Mokiejewski, réalisatrice de documentaires.
De 2000 à 2017, il a partagé la vie de Patricia Barzyk.
    En 2005, il affirme dans une interview être le père de dix-sept enfants !.
Les ouvrages qui lui sont consacrés s’intéressent essentiellement à son œuvre, à l’exception de l’autobiographie Mocky soit qui mal y pense (2016), dans laquelle il se livre abondamment sur sa vie sexuelle et sentimentale.

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Après ce  » fouillis  » sans intérêt : Quelques photos :

Moky '' Le Brady '' cinéma acheté ( 1994 ) ( Le  » Brady  » , cinéma acheté par Moky en 1994 )

Mocky 1948 ( Moky en 1948 =à 15 ans )

Moky 2015 (En 2015 = 82 ans ..)

 

Après le décès de Madame S.Veil


S.Veil parlement    Simone Veil sur la Shoah : « Nous n’avons pas parlé parce qu’on n’a pas voulu nous écouter »

    Avec la mort de Simone Veil s’éteint aussi une voix précieuse sur la Shoah. Déportée en 1944 à 17 ans, S.Veil jeuneSimone Veil, née Jacob, a témoigné à plusieurs reprises du sort des juifs européens durant la guerre puis à la Libération. Elle dénonçait le fait que la France « n’ait pas vraiment voulu savoir, entendre ».

  C’est à Nice, dans la rue, alors qu’elle sortait très rarement, que Simone Veil a été arrêtée en mars 1944. Elle s’appelait alors Simone Jacob, son nom de jeune fille.     Elle apprit plus tard que ses faux papiers, qu’elle croyait fiables, avaient en réalité été mis en circulation par la Gestapo elle-même. A dix-sept ans, elle fait partie du 71ème convoi, et gagne Auschwitz-Birkenau en même temps que 1500 déportés.Auschwitz

Quarante-quatre ans après son arrestation, Simone Veil racontait son départ en déportation dans l’émission « L’Histoire en direct », diffusée le 4 avril 1988 sur France Culture. Elle y disait les premiers contacts avec les autres déportés, les camions qu’on voyait partir et personne n’en revenir, et l’impensable, cette fumée qu’elle pouvait apercevoir en se penchant à la fenêtre.Elle a raconté s’être faite tatouer à son arrivée au camp au petit matin :
     » Cela donnait l’impression d’une chose irrémédiable. Devenir un numéro, je crois que c’est le premier événement qui a donné à penser que ce n’était pas simplement l’envoi dans un camp de travail, une déportation ordinaire. »

Cent-trente personnes à peine reviendront de ce 71ème convoi qui en comptait 1500. Dès son retour, Simone Veil eût à coeur de raconter. Etudiante à Sciences-Po, rue Saint-Guillaume à Paris, où elle s’inscrit moins de six mois après la libération d’Auschwitz-Birkenau, Simone Jacob, qui vient d’épouser Antoine Veil, est conviée à l’Assemblée nationale pour témoigner devant les députés. Il reste une trace radiophonique de cette allocution qui date du 4 mars 1947.

« On refait beaucoup l’Histoire » :
   Puis il faut attendre plus de trois décennies, presque quatre, pour retrouver à la radio le témoignage de Simone Veil sur la déportation. Elle est pourtant devenue fort célèbre entre-temps, comme ministre de la Santé de 1974 à 1979 puis comme présidente du Parlement européen, dès 1979, et députée européenne jusqu’en 1993, date de son retour au gouvernement. Mais c’est de parité, de sécurité sociale et, bien sûr, d’avortement, qu’on lui parle, et non de son expérience des camps d’extermination. Pourtant , elle affirme sans détours avoir cherché à raconter.
     Pour Simone Veil, les rescapés de la Shoah se sont tu parce qu’on n’a pas voulu les entendre, pas voulu savoir. En 1988, dans une deuxième émission « L’Histoire en direct » diffusée cette fois le 2 mai, elle dénoncera même :
    Aujourd’hui, on refait beaucoup l’Histoire. On essaye de comprendre pourquoi on n’a pas plus parlé. Je crois que ça vaut la peine d’essayer de comprendre pourquoi mais qu’il ne faut pas refaire l’histoire autrement qu’elle n’a été en disant que c’est parce que les déportés n’ont pas voulu en parler, parce que les déportés ont cherché l’oubli eux-mêmes. Ce n’est pas vrai du tout. Il suffit de voir le nombre de rencontres qu’ils ont entre eux. Si nous n’avons pas parlé c’est parce que l’on n’a pas voulu nous entendre, pas voulu nous écouter.

     Parce que ce qui est insupportable, c’est de parler et de ne pas être entendu. C’est insupportable. Et c’est arrivé tellement souvent, à nous tous. Que, quand nous commençons à évoquer, que nous disons quelque chose, il y a immédiatement l’interruption. La phrase qui vient couper, qui vient parler d’autre chose. Parce que nous gênons. Profondément, nous gênons.

 » L’écroulement autour de soi »
     Du retour de déportation, Simone Veil parlera comme de « l’écroulement autour de soi ». Transférée à Bergen-Belsen peu avant la libération des camps avec sa mère et sa soeur Madeleine, elle ignorait que sa soeur Denise, engagée dans la Résistance, avait elle aussi été déportée, à Ravensbrück.
    On se disait toujours entre nous : « Nous ne rentrerons pas mais il restera quelqu’un de la famille. »SIMONE VEIL, ALBUMS DE FAMILLE Tout d’un coup, tout s’écroulait parce qu’on avait tellement forgé le retour sur une personne qui était restée, qui serait là à nous attendre, que l’idée qu’elle avait été déportée aussi était insupportable. J’ai eu vraiment une crise de nerf, ce qui ne m’est jamais arrivé d’autres fois…..

Dans une émission  qui date de près de trente ans, Simone Veil racontait que la misère dans laquelle beaucoup de familles juives ont vécu à leur retour en France est longtemps passée au second plan parce que primait l’attente, l’espoir de voir revenir un proche. Un espoir en décalage total avec le souvenir qu’elle conservait, au-delà de « quelques initiatives de solidarité, de gentillesse, de douceur », d’une profonde et vaste indifférence. De ce climat au retour, elle disait :
      » On était exclu du monde. Mais peut-être que nous-mêmes, nous ne nous  sentions plus dans ce monde. »

   Très marquée par cette difficulté à raconter l’inracontable dans un pays n’ayant au fond pas vraiment envie de savoir, Simone Veil confiait encore une expérience « incommunicable », « hors du monde ». En 1988, elle disait combien en parler lui apparaissant pourtant comme « une nécessité, une promesse qu’on a faite et un engagement » Nous n’étions plus dans ce monde. »

   Simone Veil est aussi très tôt montée au créneau face au négationnisme. Déjà, quand avaient émergées les premières controverses, suite à la publication des travaux de l’historien révisionniste Roger Garaudy….

    Invitée, dans l’émission « Hors Champs » en 2010, Simone Veil confiera une crainte ultime : voir la distinction entre camps de déportation et camps d’extermination s’estomper avec le temps dans la mémoire collective. Souvent comparée à Germaine Tillion, résistante et déportée, elle insistait sur « l’extrême différence » des situations :

. » Je dois dire que, de plus en plus, je suis un peu inquiète par ce mélange. Nous étions destinées à mourir. »

   Ce jour-là, celle qui précisait encore « mon numéro se voyait beaucoup et quand je suis arrivée, c’était l’été », soulignera combien la parole des déportés sera longtemps inaudible en France.

   Elle disait toujours « Mes vrais amis ce sont ceux que j’ai connus au camp » et confiait à la fin de sa vie:
Je vis beaucoup dans le passé.

S.Veil parlement

Les funérailles de Simone Veil, morte vendredi à 89 ans, feront mercredi matin l’objet d’une cérémonie nationale organisée aux Invalides.

  Un chant composé par des déportés.

    Les anciens présidents et Premiers ministres ont été conviés, de même que les membres de l’Académie française, mais aussi les autorités religieuses et des associations pour la mémoire de la Shoah. La famille a également tenu à ce que la cérémonie soit ouverte au public. Le cercueil quittera les Invalides au son du Chant des Marais, le chant des déportés composé par des prisonniers allemands du camp de Börgermoor.


   Simone Veil sera ensuite inhumé dans l’intimité au cimetière du Montparnasse, au côté de son mari, Antoine Veil, mort en 2013.

 

 

Pour en finir avec le 1er mai :


  Le 1er mai 1886, aux États-Unis, 200 000 travailleurs obtiennent la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais un affrontement avec la police cause la mort de plusieurs personnes.
    En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens instituent quelques années plus tard une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs » destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd’hui appelée « Fête du Travail »,( bien que l’expression prête à confusion  :On ne fête pas le travail à proprement parler mais on  » honore  » les travailleurs).
Une revendication nationale :
   Lors du IVe congrès de l’American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s’étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.
   Le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction. Mais d’autres, moins chanceux, au nombre d’environ 340 000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.
   Le 3 mai, une manifestation fit trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation eut lieu le lendemain. C’est alors qu’une bombe explose et fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police. Cinq anarchistes sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).

   Manifester pour la journée de 8 heures
   Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès et se donne pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n’a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).
   Le 20 juin 1889, ils décident qu’il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail… » Dès l’année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).
    La Première Guerre mondiale finie, le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247 « l’adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n’a pas encore été obtenue ».
    Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l’occasion de revendications plus diverses. La Russie soviétique, sous l’autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d’autres pays…            L’Allemagne nazie va encore plus loin ! : Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933, du 1er mai une journée chômée et payée. La France l’imitera sous l’Occupation, en 1941 !…

L’honneur……..


Avec les évènements récents qu’a subit Paris, cette citation prend tout son sens, malheureusement, beaucoup considère qu’un monument historique vaut la peine d’être reconstruit, même si des sans-abris n’ont toujours pas d’aide efficace pour avoir une vie acceptable:

  » L’honneur d’un pays ne réside pas dans la beauté de ses monuments, mais bien dans le fait que TOUS ses habitants aient un toit  »

Abbé Pierre

 

via L’honneur — Nuage Ciel d’Azur ( Merci à  » Nuage  » de m’avoir permis de rebloguer ce billet )

Discrimination …………


Quelques vidéos créées par des jeunes dans le cadre d’un  » concours  » :

 Reflet de notre société à mon avis …..A vous de juger ……..

   » Nous apprenons beaucoup sur une société et sa culture si nous observons la manière dont elle traite ses minorités, ses malades, ses pauvres ou même ses enfants, c’est-à-dire tous ceux qui sont exclus de toute forme de pouvoir. »

Russell Banks (1940- )

 

 

 

 

 

Un travail , mais pas de toit !


  Chaque matin, ils se préparent pour aller au travail, prennent les transports en commun, passent leur journée avec leurs collègues, leurs clients. Mais quand ils repartent en fin de journée, ils ne rentrent pas chez eux car ils n’ont pas de logement. Ils dorment dans des bureaux, des parkings, leur voiture, chez des amis…

Les emplois concentrés dans des villes où le prix des logements a explosé

    Combien sont-ils en France aujourd’hui à avoir un CDI ou CDD, des revenus modestes mais réguliers, une vie presque normale mais sans pouvoir se loger ? La moitié des emplois en France sont concentrés dans les treize plus grandes zones urbaines où précisément, le prix du mètre carré a explosé. Loyers exorbitants, réticences des banques à prêter de l’argent .

Si çà vous intéresse : Klikez sur le lien ci – dessous  => vidéo

 

https://embedftv-a.akamaihd.net/?ue=8ba090fe4e8755beba8a80d8cca753af&videoid=91b1c63a-4c20-11e9-999a-000d3a2439ea&autoplay=1

çà s’est passé le 12 mars 1930


( Peut-être long , mais bon pour moi !)

Il y a donc environ 87ans :

Le 12 mars 1930, Mohadas Karamchand Ghandi entamait  une « marche du sel ». C’est la première application concrète de sa doctrine de la non-violence .

  Dans les années précédentes, le Mahatma a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d’obtenir pour l’empire des Indes un statut d’autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l’Australie.

  Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s’impatientent et menacent à l’inverse de Gandhi , de déclencher une guerre en faveur de l’indépendance.

   Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l’indépendance. C’est ainsi qu’il quitte son ashram (monastère) des environs d’Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de disciples et d’une meute de journalistes.

  À sa sortie de l’ashram et tout le long du parcours, des foules de pèlerins lui font une double haie d’honneur et tapissent le sol de pétales de fleurs. Un certain nombre se joignent au cortège.

Pratiquement le monde entier a les yeux fixés sur Gandhi…mais on ignore encore l’objectif précis de cette « marche des martyrs »

On peut dire que l’objectif symbolique de cette marche était ……une poignée de sel !

  Après un parcours à pied de 300 kilomètres, le cortège arrive le 6 avril à Jalalpur, au bord de l’océan Indien.

  Gandhi s’avance alors dans l’eau et recueille dans ses mains un peu de… sel. Par ce geste dérisoire mais hautement symbolique, il encourage ses compatriotes à violer le monopole d’État sur la distribution du sel.

   Ce monopole oblige tous les consommateurs indiens, y compris les plus pauvres, à payer un impôt sur le sel et leur interdit d’en récolter eux-mêmes. ( Ceci ressemble à  l’impôt de la gabelle sous l’Ancien Régime, en France.)

Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et remplit des récipients d’eau salée. L’exemple se répand dans tout le pays… À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l’eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent alors plus de 60 000 contrevenants en prison.

    Les Indiens, fidèles aux recommandations pacifistes de Gandhi, se gardent de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté le 4 mai 1930. Ironique, il lance à ses geôliers : « Je vais enfin pouvoir dormir ! » Au bout de neuf mois de ce  » repos forcé » , le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Il libère tous les prisonniers, y compris le Mahatma, et accorde enfin aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.

Ce fut donc une marche vers l’indépendance :

Fortement  attaché aux Indes britanniques de sa jeunesse, Winston Churchill, Churchillalors dans l’opposition parlementaire, ironise sur le « fakir séditieux qui grimpe à moitié nu les marches du palais du vice-roi ». ( plutôt mal inspirée la  » boutade  » de Churchill )

   Le Premier ministre travailliste Ramsay MacDonald,  ( plus perspicace ) , ouvre dès le 13 novembre 1930 à Londres, sous l’égide du roi George V, une première table ronde destinée à débattre d’une hypothétique indépendance de l’Inde.

   En prison comme la plupart des chefs hindous du Congrès, le Mahatma n’y assistera  pas mais il sera convié, l’année suivante, à une deuxième table ronde. Il y fut reçu en triomphe à Londres par les libéraux britanniques qui se résignent à une prochaine indépendance de l’Inde. Cependant, celle-ci sera retardée par la Seconde Guerre mondiale et les dissensions entre hindous et musulmans.

   Le 15 août 1947, l’Empire des Indes devient enfin indépendant mais au prix d’une sauvage guerre religieuse et d’une scission entre Inde et Pakistan. Gandhi y perd la vie.

  La « marche du sel » apparaît aux Indiens comme l’équivalent de la « Tea Party » ?  de Boston qui a conduit à l’indépendance des États-Unis.

S.D.F ……..


  Ayant fait des études supérieures :

 Selon des études /enquêtes de l’insee et de l’Ined ( institut national d’étude démographique ) ,11% des sans – abri francophones  ont fait des études supérieures ( 10% seraient même diplômés ) , même si ils représentent une minorité parmi les personnes sans abri , ce pourcentage n’est pas négligeable ( même , à mon avis assez inquiétant ) .

  Toujours selon ces études , ils se distinguent quelque peu des autres S.D.F : Ils sont souvent entrés plus tard dans cette situation , souvent soutenus par leurs proches ? , généralement en bonne santé et voudraient trouver un emploi ……..

Les études  » disent  » qu’on peut distinguer deux profils parmi ce  » classe de S.D.F  » : 1) Les diplômés de l’enseignement supérieur français ( souvent plus âgés et issus de classes sociales défavorisées ) 

2) Les diplômés de l’enseignement sup. étranger  ( souvent des femmes entre 30 et 50 ans  avec enfants et issus de classes moyennes )

Toujours est il qu’on compterait  environ 150000 S.D.F ! En France  ( Avec une augmentation d’environ 50% en 12 ans ! )

Perso , je trouve cela effrayant indigne d’une société  » démocratique  » .

Journée de la femme suite :


çà s’est passé le 8 mars 1977 ( seulement  ?) : L’ O.N.U instaure la journée des femmes …..

L’idée d’une journée consacrée aux droits des femmes remonterait à 1910 ! Une proposition de deux femmes politiques allemandes dont Zara Zetkin Clara Zelkin….Ce ne sera pourtant qu’en 1977 que l’ O.N.U l’officialisa . drapeau-onu

En France ? 

Dans l’hexagone, il faudra attendre 1982 ! pour qu’elle soit reconnue . Chaque journée internationale de la femme est placée sous un thème comme l’égalité, le progrès social ou l’environnement .