Un fruit à manger…..


…….religieusement : fruit passion…..La grenadille est une variété de passiflore originaire du Brésil . Connue sous le nom de  » fruit de la passion  ».         Pourquoi  » fruit de la passion  » ? Encore une histoire de curés lol .  Le nom de  » fruit de la passion  » est le fruit  de l’imagination des missionnaires quand ils évangélisaient les indiens d’Amériques Centrale . Le coeur de la fleur , selon ces missionnaires évoquait les divers  » instruments  » de la passion du Christ : Au centre , des filaments enchevêtrés symbolisaient , selon eux , la couronne d’épines , les pétales = les apôtres  et un pistil à plusieurs têtes rappelant le marteau et les clous  !

Bref , il suffit d’avoir la foi et une pointe d’imagination …..

Une fille a…..


….. (aurait) ? accouché à l’âge de 5 ans !!!tétinetétine

Donner la vie : C’est un acte qui demande une certaine maturité, aussi bien physique que psychique…..
     …..Ou pas… En effet, à ce jour, la plus jeune mère recensée dans l’histoire de la médecine est une Péruvienne âgée de seulement… 5 ans et 7 mois, au jour de son premier accouchement.

Une maman précoce :

    Il y a des histoires dont on peine à admettre qu’elles sont vraies . Celle de Lina Medina Résultat d’images pour Lina Medinaen fait partie :

     Née en 1933, cette Péruvienne est en effet ( encore à ce jour ) la plus jeune maman recensée dans l’Histoire de l’humanité, puisqu’elle a donné la vie, le 14 mai 1939, à l’âge improbable de 5 ans, 7 mois et 17 jours.

    Si on ne connaît pas le père de ce bébé (et encore moins les circonstances de sa conception), il est communément admis que la (très) jeune maman a eu ses premières règles à l’âge de 3 ans.

   La grossesse fut découverte au bout de 7 mois, après que les parents de la fillette l’ont emmenée dans l’hôpital de la ville de Pisco, craignant qu’elle ait développé une tumeur à l’abdomen.

   Arrivée à terme, la grossesse aboutit finalement à la naissance d’un garçon, par césarienne, du fait de la petite taille du pelvis de la Péruvienne.

Le mystère reste entier

   Pesant 2,7 kilogrammes à la naissance, Gerardo (le fils de Lina) fut nommé ainsi en hommage au médecin qui avait participé à l’accouchement.

   Ayant très peu de différence d’âge avec sa mère, son enfance fut ( sans surprise )  très particulière.
  En effet, alors que Lina s’adonnait encore à des loisirs d’enfant, Gerardo grandit en pensant que cette petite fille était sa grande sœur. Ce n’est qu’à l’âge de 10 ans qu’on lui révéla ( à sa grande surprise ) la vérité.

   Lina, quant à elle, poursuivit son parcours de manière plus classique, jusqu’à avoir un deuxième fils, à l’âge bien plus mûr de 39 ans.

       À ce jour, il est toujours impossible de savoir si ( enfant ) elle fut réellement fécondée au cours d’un rapport sexuel ou si ( cas bien plus rare ) elle aurait été l’hôte d’un jumeau parasite, ayant achevé sa croissance sous la forme d’un fœtus in fœtus.

    Ce mystère a fait de la Péruvienne l’objet d’un culte dans son pays, la fillette étant parfois comparée à la Vierge Marie.!!!!

 

J’ai lu aussi ….


….Mais vrai ???? Je le  » livre  » tel que lu :

       Si exceptionnellement quelqu’un passe et lit , et qu’il sait quelque chose là dessus , ce serait bien qu’il l’écrive , mais….c’est SI quelqu’un passe et çà ??

1) André Malraux était un pilleur de temples ?

L’écrivain qui a été Ministre de la Culture n’a pas toujours été une figure exemplaire. En 1923, il était totalement  » fauché  » à cause de mauvais investissements en bourse. Du coup, il s’est dit que ce serait une bonne idée d’aller au Cambodge avec son épouse pour voler des statues dans des temples khmers afin de les revendre et se faire un peu de fric. Ils ont fini par se faire arrêter et André a fait de la prison. Selon les mémoires de sa femme Clara, il justifiait ses vols par une bonne phrase »  d’enflure  » :  » Vous ne croyez tout de même pas que je vais travailler ?  » Sacré André.Résultat d’images pour André Malraux

2) Ernest Hemingway Hemingwayaimait tuer des animaux ?

Hemingway était un grand fan de chasse. Pas juste la chasse pour se nourrir, hein, la chasse pour  » buter  » des animaux et en faire des trophées. Il posait fièrement avec leurs cadavres ; le genre de photo qui aujourd’hui soulève systématiquement l’indignation (à raison). Il a même établi la liste des Big Five, ces 5 animaux de la savane (Buffle, lion, léopard, éléphant et rhinocéros) qu’il fallait tuer si on voulait être un  »  vrai chasseur  ». Ou  » une vraie enflure  », plutôt.

3 )  Guy de MaupassantRésultat d’images pour Guy de Maupassant  partageait volontiers ses MST ?

L’écrivain  était connu pour passer sa vie dans des bordels et coucher avec toutes les prostituées du coin. Forcément, un jour, ce qui devait arriver arriva : il a  » chopé  » la vérole.   On aurait pu croire que ça allait le calmer, mais pas du tout. A la place, il s’en est vanté auprès d’un ami dans une lettre, expliquant que maintenant, au moins, il n’avait plus peur de choper la vérole, vu qu’il l’avait déjà.     Et il lui a bien expliqué que cette absence de peur lui permettait de coucher avec encore plus de prostituées. Dans le texte, ça donne ça :  » je baise les putains des rues, les roulures des bornes et après les avoir baisées je leur dis  »J’ai la Vérole ». Et elles ont peur et moi je ris, ce qui me prouve que je leur suis bien supérieur.  » Ce mec était un grand malade.

4 ) Jean-Jacques Rousseau Rousseaua abandonné ses 5 enfants ?

 Rousseau a, entre autres, écrit sur l’éducation, encourageant les gens à faire des enfants et à les élever. C’est très noble de sa part. Ce qui l’est moins, c’est qu’il a lui même abandonné ses 5 gosses à l’hospice des enfants trouvés, contre l’avis de leur mère, alors même que des proches s’étaient proposés de les adopter. Dans Les Confessions, il a essayé de se justifier en expliquant que c’était une manière de leur offrir l’éducation publique, un peu comme dans La République de Platon, mais on ne nous la fait pas à nous : ce mec est une grosse enflure.

5) Louise Colet Résultat d’images pour louise coletn’a pas hésité à sortir son couteau ?

La poétesse du 19e siècle n’a pas apprécié un article du journaliste Alphonse Karr. Il y dévoilait la relation adultère entre Louise et Victor Cousin, un philosophe qu’on a un peu oublié aujourd’hui. Ni une ni deux, elle s’est rendue chez le journaliste pour le poignarder dans le dos. Le journaliste l’a raccompagnée chez elle et lui a présenté ses excuses. Alors ok, son article n’était pas très cool, mais quand même : planter des gens quand on n’est pas content, c’est un peu extrême.

6 )  Gustave Flaubert Résultat d’images pour gustave flaubertclashait violemment tous les écrivains de son époque ?

 

    Si vous avez lu Mme Bovary, vous savez déjà que ce bon vieux Gustave pouvait ne pas être très tendre avec ses personnages, mais il était pareil avec ses homologues. A propos de Lamartine, il a écrit :  » C’est un esprit eunuque, la couille lui manque, il n’a jamais pissé que de l’eau claire.  » Et sur Balzac :  » Quelle homme eût été Balzac, s’il eût su écrire !  » Il y en a encore plein d’autres comme ça, mais on vous laisse les découvrir dans les bouquin s. En tout cas, on peut dire que le mec savait se faire des amis.

7) Edgar Allan Poe Résultat d’images pour Edgar Allan Poea épousé sa cousine de… 13 ans ?

Lui en avait 26. Alors oui, on peut dire que les mœurs ont changé, etc., mais il faut savoir que ce mariage était déjà très mal perçu à l’époque, et que la (très) jeune mariée avait dû mentir sur son âge pour qu’on puisse célébrer leur union. C’est pas très net, tout ça, si vous voyez ce qu’on veut dire.

8 ) Arthur Rimbaud Résultat d’images pour Arthur Rimbauda empoisonné des tas de chiens ?

Déjà il faut se souvenir d’un truc dont on ne parlait que brièvement au lycée : Rimbaud a fait du trafic d’armes, ce qui n’était pas bien glorieux. A côté de ça, il faisait aussi du commerce de café en Ethiopie. C’est un domaine un peu moins problématique, sauf que pour protéger ses stocks des chiens qui venaient pisser dessus, il foutait du poison partout autour, ce qui lui a valu une réputation de tueur de chiens. Il y avait sûrement d’autres moyens de protéger son café sans commettre de génocide canin.

9) Alfred Jarry Jarryavait une manière bien à lui d’aborder les femmes ?

Une anecdote raconte que le célèbre auteur de l’absurde Jarry s’est posé un jour en terrasse à côté d’une femme qui l’attirait. Comme elle ne faisait pas attention à lui, il aurait sorti son revolver pour tirer dans le miroir de l’établissement, puis se serait exclamé :  » Maintenant qu’on a brisé la glace, on peut causer.  »  Difficile de dire si tout ça est vrai, mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui le mec qui fait ça part direct en garde à  vue’ (et heureusement).

10) VoltaireVoltaire (2)   était bien plus sexiste que  » ton oncle bourré  »

Certains prétexteront que  » boh, c’était comme ça à l’époque  », mais il suffit de rappeler qu’il a écrit :  » Les femmes ressemblent aux girouettes : elles se fixent quand elles se rouillent.  »  pour comprendre qu’il ne tenait pas la femme en très haute estime. On vous laisse quand même vous faire votre propre avis, mais nous on a choisi. Ça veut pas dire qu’il faut brûler tout Voltaire dès demain, mais qu’on peut avoir du recul sur la personne. On aurait aussi pu parler de son homophobie, de son antisémitisme et du fait qu’il a fait du commerce avec des esclavagistes, mais après ça fait long.

François Calvat…


Je découvre ….je  » partage  » :

  L’artiste isérois François Calvat, âgé de 94 ans, a travaillé toute sa vie autour de la mémoire paysanne en transformant des objets de récupération glanés près de chez lui en œuvres d’art. Depuis des décennies, il explore toutes les variations d’une couleur : le noir, qu’il obtient à l’aide de son chalumeau. 

   C’est à 13 ans que François a la révélation en découvrant Les cerisiers en fleurs de Van Gogh Vincent van Gogh Amandelbloesem-Almond Blossom poster 50x70cm.( Pas sur que  l’image corresponde ) mais il va très vite délaisser la peinture pour des matériaux de récupération : tôle en zinc, plomb, caoutchouc, cuir mais aussi les éléments de la nature comme les brindilles, les fagots, les piquets de vigne, les écorces, etc. 

Un atelier-musée :

Il a fait don de nombreuses œuvres à la mairie de Saint-Martin-d’Uriage, mais la plupart dorment chez lui. Son atelier est le musée d’une vie. Exposé à Paris ou à Los Angeles, son travail a eu une certaine reconnaissance.

  » Je cherche à noircir les petites baguettes qui sont encore blanches ». A 94 ans, l’œil de François Calvat est toujours aussi aiguisé. Comme le peintre désormais centenaire Pierre Soulages, il explore l’infini du noir. Seule la technique diffère. Mais ses palettes de bois brûlé ressemblent à s’y méprendre à des tableaux.  »Je me suis rendu compte avec le bois brûlé qu’en coupant des petites baguettes et en les redisposant d’une certaine manière, la lumière s’accroche différemment ». 

Une vie d’artiste:

  C’est à treize ans qu’il a une révélation artistique, en découvrant le tableau de Van GoghImage du produit, Les cerisiers en fleurs. Mais après quelques années de peinture, il se détourne des toiles et des pinceaux pour se consacrer aux matériaux de récupération ainsi qu’au éléments de la nature. Il aime particulièrement le monde paysan. « Les paysans mettaient des bâches pour couvrir les plantes. Je les récupère et parfois des racines de plantes sont toujours accrochées » raconte-t-il. « C’est un peu la mémoire paysanne que je travaille ». Son credo : matière, mémoire et lumière. « Je rends hommage à la nature et aux hommes qui ont travaillé sur la nature ». 

François Calvat a fait don d’une partie de ses œuvres à la mairie de Saint-Martin-d’Uriage. Celui qui a exposé notamment à Paris ou à Los Angeles garde tout de même la plupart de ses trésors dans son atelier. 

 

Lassé par le coronavirus……………..


Pour finir…


  Une histoire de perruque ……..

La calvitie de Louis XIV !

     Le port de la perruque par la noblesse française fut un temps à la mode sous Louis  XIII, qui cherchait à cacher sa calvitie naissante en reprenant, dès 1620, une mode qui datait de l’Antiquité. Adepte depuis toujours des cheveux longs, le port de la perruque lui permettait de rester élégant, une obligation lorsque l’on est assis sur le trône de France.

   Plus tard, Louis XIV, à l’âge de 20 ans, perdit ses cheveux des suites de la typhoïde, maladie qu’il contracte en 1658 alors qu’il est en campagne militaire près de Calais. Lui qui était très fier de sa chevelure, devenue châtain après avoir été longtemps blonde, bouclée naturellement et tout aussi naturellement longue, se voit donc chauve… alors qu’il était à peine entré dans l’âge adulte. ( En réalité, et pour la petite histoire, cette perte de cheveux n’est pas due à la maladie en elle-même, mais plutôt aux remèdes qu’on lui donna pour la soigner ).

     Alors que le roi était à l’agonie, après d’innombrables purgatifs et lavements, Mazarin autorise les médecins à lui administrer de l’émétique, un antimoine dans du vin, un poison alors interdit par le Parlement. En quelques jours, la santé du Roi est rétablie, mais c’est sans compter sur l’effet collatéral de ce poison : la perte fulgurante de ses cheveux. Pour cacher cette calvitie naissante, Louis XIV se met à porter la perruque, tout en demandant à ce qu’on lui rase régulièrement le crâne pour fortifier ses cheveux naturels. Il espère, tant que c’est toujours possible, que ce port de perruque ne sera que temporaire et que très vite il retrouvera sa chevelure flamboyante. Malheureusement pour lui, sa calvitie ne fait qu’empirer et il doit se résoudre à faire une croix sur le fait de s’exposer à la Cour sans porter de perruque.

   La cour reprit aussitôt cette mode, qui dura 150 ans. La perruque à la royale peut atteindre 15 centimètres de haut et peser près d’un kilo, ce qui engendre de terribles maux de tête. Elle coûte une fortune et est un véritable nid à poussière et à vermines.!!         Ce sont les Binet père et fils, barbiers et perruquiers officiels de la Cour, qui se chargent de fournir à toute la noblesse les perruques à porter pour avoir l’air impressionnant.       C’est seulement lors de la Révolution française, alors que les nobles étaient pourchassés, que cette mode prit fin.

Il n’y a pas de…


 » sots métiers » :

   L’assemblée nationale  Résultat d’images pour assemblée nationale hémicycle images est un édifice particulier..per son histoire , bien entendu , mais aussi par les rites et coutumes qui l’animent ….Une de ces coutumes est officiellement connue sous le nom de  » Service du verre d’eau   » , elle consiste ( comme sont nom le laisse supposer ) , à servir des verres d’eau aux  » orateurs à la bouche  sèche   » . Des fonctionnaires sont dédiés à ce service et doivent s’assurer que personne ne manque de salive  lol …

Comme écrit au début de ce billet : Il n’y a pas de sot métiers de la République , et il faut parfois savoir…….se mouiller ! 

Baiser et poignée de main prohibés…


Pas de commentaire depuis plus de 5 jours => bloqués !
     Au début du XXe siècle, le journaliste Jean Frollo vitupère contre la nouvelle croisade d’hygiénistes qui, promettant de nombreuses maladies à ceux qui font usage du baiser et de la poignée de main, avancent d’irréfutables expériences scientifiques à l’appui nous ôtant en réalité toute raison de vivre…

    Nous n’en aurons jamais fini avec les hygiénistes, écrit notre chroniqueur. Ils nous ont privés de vin à cause de l’artériosclérose, de lait à cause de la tuberculose. Ils ont songé à nous priver d’eau à cause de l’appendicite et de la fièvre typhoïde. Aujourd’hui, ils reprennent une campagne commencée il y a quelques années contre le baiser.

    Donc, après nous avoir enlevé presque toutes les joies de la table, ils entendent nous refuser celles du cœur. Il ne faut plus s’embrasser. Il ne faut même plus baiser une jolie main. Il faut vivre seul, dans la peur du microbe et, comme disait le poète, perdre, pour vivre, les raisons de vivre. Je doute du succès de cette nouvelle croisade.

Le baiser. Chromolithographie de 1909
Le baiser  (  Chromolithographie de 1909 )

     Un journal américain vient d’ouvrir une enquête sur la question. On y relève des perles de ce genre. Deux personnes, en s’embrassant, risquent de se communiquer les germes de nombreuses maladies et partout où l’on s’embrasse trop les risques d’épidémies augmentent. Pourquoi ? Un article déjà ancien de la North American Review, retrouve parmi des curiosités d’autrefois  nous l’apprend…..

   La conclusion de cet article est formelle :  » Si une femme pouvait voir avec un microscope tous les germes mortels qui sont accumulés dans la moustache d’un homme, jamais elle ne se laisserait embrasser par lui.  » Une expérience scientifique a démontré ce péril. Voici comment :

   Vous prenez une jeune fille, dont vous stérilisez avec soin les lèvres, vous lui amenez un monsieur imberbe, qui vient de se promener par la ville partout où l’on peut rencontrer des microbes ; vous invitez le monsieur à embrasser la jeune fille, puis, avec une brosse non moins stérilisée que les lèvres de tout à l’heure, vous recueillez sur ces lèvres ce que j’appelle à regret le résidu du baiser. Le tout est placé dans un tube aseptique et envoyé à l’analyse.

    Vous reprenez la même jeune fille. Nouvelle stérilisation aussi consciencieuse que la précédente, vous lui amenez un second monsieur, mais celui-ci n’est pas imberbe. Il porte une moustache bien française, crânement retroussée et doucement caressante, un second baiser et une seconde cueillette de microbes. Encore un tube de verre, avec envoi à l’analyse.

      Or, savez-vous quel est le résultat de ces deux analyses ?

    Le monsieur sans moustache a donné un baiser à peu près inoffensif ; le monsieur à moustache, au contraire, a répandu sur les lèvres de la jeune personne une profusion de microbes, savoir microbes de la tuberculose, de la diphtérie, germes de putréfaction, même un certain duvet spécial provenant de la patte d’une araignée !

     Il est donc scientifiquement établi que le baiser est chose dangereuse. A la rigueur, on peut se permettre cette imprudence, quand on n’a ni barbe ni moustache. En tout autre cas, il est criminel d’embrasser une femme, car on ne sait pas quelles maladies on est exposé à lui communiquer.

    D’ailleurs, le baiser n’est pas seul proscrit. Je me souviens d’un congrès, vieux de cinq ans environ, où il fut savamment expliqué que la poignée de main est presque aussi dangereuse. Car, après la bouche, la main est, paraît-il, la partie du corps la plus riche en microbes. Il y a, dit-on, 25 000 microbes sur le bras et 80 000 dans la main. Cela tient aux sillons, aux  » lignes  »  où se lit l’avenir et où s’embusque aussi le germe nocif.

   Les poignées de main sont particulièrement redoutables de la part de certaines personnes. Les plus malsaines sont celles des changeurs, qui manient toute la journée des pièces de monnaie qui ont beaucoup circulé. Puis viennent, par ordre de nocuité, les médecins, les coiffeurs, les bouchers et les charcutiers.

   Pour éviter ce risque, que faire ? Ne plus se serrer la main évidemment. Mais ne plus embrasser les femmes et ne plus serrer la main aux hommes, c’est, en vérité, trop peu, surtout pour ceux d’entre les Français à qui ces deux gestes sont également habituels. Faudra-t-il adopter le salut oriental, porter la main sur le cœur, sur les lèvres et sur le front ? Ou encore le salut militaire ?

     Edouard VII avait, d’ordinaire, la main droite seule gantée. Comme il était fort élégant et lançait les modes, on adopta cet usage, comme on avait adopté celui du pantalon relevé. Le roi en souriait et expliquait de la meilleure grâce du monde les raisons qui l’avaient décidé à garder la main droite seule gantée. C’est, disait-il, que c’est la plus exposée au contact des hommes et des choses, celle par conséquent qui demande à être le plus protégée.

   Si l’on songe à tout cela, mieux vaut mourir. C’est l’avis même qu’exprimait un Américain, président d’une ligue contre la tuberculose, en disant :  » Embrasser présente peut-être quelque danger. Mais celui qui n’ose courir quelques risques pour déposer un baiser sur de jolies lèvres n’est pas digne du nom d’homme.  » Voilà qui est parler, et cet hygiéniste fait honneur aux femmes de son entourage.

    Ne laissons pas, en effet, l’hygiène devenir persécutrice et défendons le droit au baiser. Il y a des pays où on le proscrit comme immoral. Il y en a d’autres ( à New-York par exemple ) où des règlements de police en limitent la durée. On y lit, en effet :  » Tout baiser d’une durée plus longue qu’une minute est immoral et, en conséquence, les agents ont le devoir et le droit de l’interrompre.  »

    Ne troublons pas les adeptes du baiser par la crainte du microbe s’ajoutant à celle du policeman. Car, à toujours tout redouter, on finit par ne se plaire à rien et si l’hygiène rend la vie impossible, mieux vaut sacrifier la première que la seconde.

Se laver les mains, l’intuition géniale du docteur Semmelweis….


    Le médecin hongrois Ignace Philippe coronaSemmelweis est le premier à préconiser le lavage des mains des praticiens avant d’accoucher les femmes. Au milieu du XIXe siècle, entre 5 et 12% des accouchées meurent en effet des suites de la fièvre puerpérale. Mais aucune autorité médicale ne l’écoutera et Semmelweis mourra fou dans un asile, à l’âge de 47 ans. !!

    Avant de devenir une règle d’or, le fait de se laver les mains au préalable d’une intervention chirurgicale était une intuition hongroise. Le médecin obstétricien Ignace Philippe Semmelweis se désole de voir autant de décès de patientes enceintes à l’Hôpital général de Vienne. Il y a dans le service du docteur Klein un taux de mortalité post-natal alarmant, près de 40%. Il faut dire que les médecins ont l’habitude de disséquer des cadavres avant d’opérer les patients !!!!!       Semmelweis, sans évoquer la notion de microbes, encore inexistante au milieu du XIXe siècle, fait l’hypothèse d’une transmission de  » miasmes  » des cadavres aux patientes enceintes Résultat d’images pour illustration accouchement au 19èME . En se lavant les mains, il remarque une amélioration de l’état des mères et des nourrissons.

 » Viré   »et mis au ban de la famille des médecins :

 Lorsqu’il partage cette intuition avec ses supérieurs, ces derniers lui rient presque au nez. L’arrogance des grands pontes de la médecine viennoise refuse de se laisser conseiller par un petit docteur hongrois. Semmelweis est viré sur avis d’une commission hospitalière et retourne vivre en Hongrie, très affecté par cette mise au ban injustifiée.      En 1851, alors qu’il officie dans une maternité de Budapest, ses idées commencent à se répandre mais Semmelweis a une attitude étrange et irritable. En 1861, dans une relative indifférence, est publié l’ouvrage de sa vie, l’Étiologie, le concept et la prévention de la fièvre puerpérale.

   En 1865, il se contamine lui-même après une autopsie et entre dans une longue phase de délire. Il doit être placé en hôpital psychiatrique où il décède quelques semaines plus tard. Louis-Ferdinand Destouches,Résultat d’images pour louis ferdinand destouches ( le futur Céline ), lui consacrera sa thèse de médecine en 1924. Comme une tentative, plutôt vaine, de faire sortir le nom de Semmelweis de l’oubli. À l’heure du coronavirus, le temps est venu de s’en rappeler.

Syndrome d’ auto- brasserie !


Syndrome  » d’auto-brasserie » : l’intestin de cet homme fabrique… de la bière !

     Après avoir été arrêté par des policiers en état d’ébriété, un homme a appris que son intestin produisait… de la bière ! Cette maladie peu connue porte un nom : le « syndrome d’auto-brasserie ».

Son intestin fabrique tout seul de la bière !!

Un homme de 46 ans, vivant en Caroline du Nord, n’aurait jamais pu deviner être ivre… depuis plusieurs années.

C’est lors d’une confrontation avec des policiers, où il niait « avoir consommé de l’alcool », qu’il a découvert être en état d’ébriété.

À l’hôpital, l’alcootest a indiqué que son taux d’alcoolémie était de 200 mg/dL, ce qui équivalait à environ « 10 boissons alcoolisées”.

L’homme a déclaré au personnel qu’au cours des trois dernières années, il avait connu de nombreux changements de personnalité, notamment une dépression, un “brouillard cérébral”, une perte de mémoire ou encore un comportement agressif.

   Il a aussi affirmé que ces problèmes avaient commencé une semaine après la fin d’une antibiothérapie pour une blessure au pouce.

  « Le personnel de l’hôpital et la police ont refusé de le croire quand il a nié à plusieurs reprises l’ingestion d’alcool », ont déclaré des chercheurs du Richmond University Medical Center à New York.

La plupart de ses tests étaient normaux, cependant, son échantillon de selles montrait la présence de Saccharomyces cerevisiae, également appelée « levure de bière ». Ce champignon est bien connu dans l’industrie des boissons puisqu’il contribue à la fermentation des glucides et à la production d’alcool.

     Les médecins ont commencé à soupçonner qu’il souffrait peut-être de la maladie du « syndrome d’auto-brasserie (ABS) », également appelée syndrome de fermentation intestinale.

   L’alcool crée par l’intestin provient de la conversion des glucides ingérés en alcool, grâce à l’action de champignons dans le tractus gastro-intestinal.

  La maladie est si rare que seulement 5 personnes en ont été diagnostiquées au cours des 30 dernières années.

Le syndrome d’auto-brasserie : un facteur de la maladie du « foie gras »

   La maladie du foie gras (appelée aussi stéatose hépatique non-alcoolique ou NASH) touche particulièrement les pays industrialisés et les cas en France se multiplient d’année en année. Elle survient par un excès de graisse dans le foie.

Selon un communiqué de l’Institut Pasteur, 1 personne sur 5 serait désormais concernée.

   La cause ? Notre mode de vie moderne propice aux excès d’alcool et à une alimentation grasse.

   Les personnes totalement sobres peuvent aussi contracter cette maladie, suggère une nouvelle étude. La bactérie  » Klebsiella pneumonia  », dissimulée dans le microbiote de certains patients, serait en cause.

  La maladie du foie gras est liée de près à la consommation d’alcool ainsi qu’à certains troubles métaboliques comme l’obésité et le diabète. En effet, l’alcool altère le traitement des acides gras par l’organisme. Ils prolifèrent alors en trop grande quantité dans le sang avant de s’accumuler dans le foie. Dans les cas les plus graves, cette maladie implique une greffe du foie.

   Or, un nouveau facteur dans la survenue de cette pathologie vient d’être identifié. Il s’agit du microbiote intestinal. Les chercheurs ont analysé les selles d’un patient atteint de la maladie du foie gras. Ce dernier était également victime d’une affection nommée « syndrome d’auto-brasserie ». Son nom parle de lui-même : le microbiote intestinal produisait de l’alcool à partir d’une alimentation riche en sucres.

   D’après les analyses des selles, c’est la bactérie intestinale  » Klebsiella pneumonia »  qui serait responsable. Si cette dernière se trouve dans les intestins de l’ensemble des humains, celle de ce patient pouvait générer 4 à 6 fois plus d’alcool que chez les autres.

Cette bactérie présente dans 60 % des patients atteint de NASH

   L’équipe de chercheurs a donc décidé d’étendre leur étude à 43 patients souffrant de la maladie du foie gras. Ils ont retrouvé des souches de Klebsiella pneumonia dans le microbiote intestinal de 60 % des malades !

   Pour aller encore plus loin, les scientifiques ont injecté des souches de la bactérie prélevées chez le premier patient dans le microbiote intestinal de souris saines. Au bout de 4 semaines, elles ont développé la maladie du foie à leur tour. Le foie s’est même vu endommagé de façon irréversible.

   Or, en utilisant un antibiotique neutralisant Klebsiella pneumonia, les chercheurs sont parvenus à améliorer l’état du foie des souris.

« Notre étude montre que Klebsiella pneumonia endommage votre foie, tout comme l’alcool, malgré vous », notent les chercheurs.

Une bactérie détectable par un test simple

  Si les chercheurs ne connaissent pas les causes de l’effet de Klebsiella pneumonia, ils estiment que cette dernière pourrait constituer une cible thérapeutique. Le diagnostic de la maladie pourrait être amélioré : en effet, les chercheurs ont remarqué qu’une perfusion de glucose chez les souris malades pouvait détecter l’alcool dans le sang. Ce test pourrait servir d’indicateur pour constater la présence ou non de la bactérie.