C’était le 10 octobre…..


……..1789:  » Avec ma machine ,je vous fais sauter la tête en un clin d’oeuil ,et vous ne souffrez point »

Qui a dit ça ? C’est Joseph Ignace Guillotin

J.I Guillotin

le 10 octobre 1789 ! ( il y a environ 233 ans)

Il dit la citation ci-dessus pour défendre son projet de réforme du droit pénal qu’il proposa à l’Assemblée ,le député et médecin Guillotin . Par souci d’égalité et pour des raisons humanitaires ,il souhaite que la décapitation devienne le seul moyen d’éxécution et préconise l’utilisation d’un appareil mécanique …Mais , malgré ses talents d’orateur ,Guillotin mettra environ deux ans à faire accepter son idée. Le 10 octobre 1791 , l’Assemblée décrète :  » Tout condamné à mort aura la tête tranchée  » .Le 25 avril 1792,la guillotine tranche sa première tête . Et jusqu’à sa mort en 1814 le médecin regrettera cette machine  » Tache involontaire de savie  »

_____________________________________________

guillotine (La guillotine typique : les deux montants verticaux, reliés par une traverse, comportent une rainure dans laquelle coulisse le couperet maintenu en haut par une corde et qui glisse dans la lunette maintenant la tête.)

_______________________________________________

La première exécution est enfin prévue pour le 25 avril 1792 en place de Grève. Il s’agira de Nicolas Jacques Pelletier

Pelletier ?

, condamné à mort trois mois auparavant pour l’agression d’une personne en pleine rue, à laquelle il tentait de voler des assignats . Moreau, un juge de ce tribunal, écrit à Roederer :  » Son crime a été public, la réparation devrait être prompte, et une pareille lenteur, surtout au milieu de cette ville immense, en même temps qu’elle ôte à la loi l’énergie qu’elle doit avoir, compromet la sûreté du citoyen  ». Roederer s’adresse la veille à La Fayette , commandant-général de la garde nationale pour s’assurer ce jour-là de  » la main-forte  » car il pressent que ce nouveau mode d’exécution attirera la foule, et il lui demande en conséquence de laisser sur place les gendarmes plus longtemps après l’exécution, jusqu’à l’enlèvement de la guillotine et de l’échafaud.

Pelletier fut donc le premier homme à être  » monté sur mademoiselle  »,( surnom donné à une guillotine n’ayant pas encore servi ).  » La Chronique de Paris » signale l’événement :  » Hier, à trois heures de l’après-midi, on a mis en usage, pour la première fois, la machine destinée à couper la tête des criminels . La nouveauté du spectacle avait considérablement grossi la foule de ceux qu’une pitié barbare conduit à ces tristes spectacles  » Si les journaux s’indignent quelque peu, Prudhomme

, Prudhomme ?

loue l’instrument  » qui concilie le mieux ce qu’on doit à l’humanité et ce qu’exige la loi  » et il ajoute  » du moins tant que la peine capitale ne sera pas abolie  ». La foule,restée calme , fut étonnée de la rapidité de l’outil et de son efficacité, mais la majorité des curieux furent déçus de la brièveté du spectacle.!!!

Klik !

C’était il y a 65 ans…..


….le 4 octobre 1957

Lancement du premier satellite artificiel

Le 4 octobre 1957, l’URSS met en orbite le premier satellite artificiel de l’histoire, Spoutnik 1 (d’un mot russe qui signifie  »compagnon de voyage »).

Spoutnik 1 ?

L’engin, d’un diamètre de 60 cm et d’un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son  »bip-bip » va devenir vite familier à tous les hommes.??

Le 3 novembre suivant, les Soviétiques récidivent avec Spoutnik 2

Spoutnik 2 ( avec Laïka )

. Cette fois, l’engin amène dans l’espace une chienne nommée Laïka (elle meurt au cours du voyage, mais le fait ne sera révélé que 40 ans plus tard !).

Le défi soviétique :

L’origine de cette performance se trouve dans la rafle de savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2

V2 ?

de Hitler et sont entrés bon gré mal gré au service des vainqueurs.

Les plans des missiles allemands sont retraités par Sergueï Korolev

Sergueï Korolev ?

, un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulag grâce à une intervention de l’aéronauticien Andreï Tupolev

Andreï Tupolev ?

, en 1940. Il conçoit le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnik ainsi que les fusées Vostok des programmes habités.

Le lancement du premier satellite artificiel survient en pleine guerre froide et après la sauvage répression par les Soviétiques d’un soulèvement en Hongrie. Plusieurs journalistes américains y voient une défaite de leur camp et font un rapprochement avec l’attaque surprise des Japonais contre Pearl Harbor en 1941.

Le petit satellite prouve que l’Amérique n’est plus une forteresse géographique et les citoyens des États-Unis prennent conscience qu’ils ne sont plus à l’abri d’une attaque par des missiles nucléaires.

Trois semaines après le vol de Gagarine

I.Gagarine ?

, le 5 mai 1961, Alan Shepard

Alan Shepard ?

est le premier Américain à s’élever dans l’espace. Il se contente d’un vol suborbital (il ne tourne pas autour de la Terre comme le Soviétique). Le 20 février 1962, son compatriote John Glenn est quant à lui mis en orbite pendant cinq heures à bord de Friendship-7.

Les Soviétiques reprennnent l’initiative en envoyant la première femme dans l’espace le 16 juin 1963. Il s’agit de Valentina Terechkova

Valentina Terechkova

. Le 18 mars 1965, Alexei Leonov effectue la première sortie extra-véhiculaire dans l’espace à bord de la capsule Voshkhod-2.

Les Américains gagnent enfin la course avec  »le petit pas » de Neil Armstrong

Neil Armstrong ?

sur la lune, le 21 juillet 1969.

_________________________________________________

Quand on regarde le ciel nocturne et réfléchit à la question suivante : en ce moment, des milliers de satellites artificiels sont en orbite autour de notre planète. Mais la plupart des satellites ne reviennent jamais à l’endroit d’où ils ont été lancés. Comment est-ce possible et où finissent-ils ? Retombent-ils simplement sur Terre et peuvent-ils atterrir accidentellement sur la maison ou la voiture de quelqu’un ?
Un coup d’œil au cycle de vie d’un satellite : de son lancement à son écrasement.( vidéo ci-dessus)

 » soutenir mordicus  » ?


Comme tout le monde le sait ,cela signifie…

…..affirmer avec obstination ; soutenir avec ténacité ; affirmer quelque chose de façon catégoriqueMais quelle est l’origine de l’expression ?

Origine et définition : ( après recherche sur le net ou ailleurs )

Personne n’ignore ce que le verbe  »’affirmer » veut dire.
Il ne reste donc plus qu’à savoir d’où vient cet étrange  »mordicus  ».
Prenez un pitbull, ordinaire, mais n’ayant pas mangé depuis deux ou trois jours et mettez le à côté d’un animal quelconque, de la taille d’une brebis, par exemple.
Croyez-vous que le chien va vouloir entamer une conversation courtoise avec l’autre l’animal ? C’est très peu probable !

En fait, il va bien plus certainement planter ses crocs dans une des cuisses charnues qui s’offrent à lui et ne plus lâcher, mordre obstinément jusqu’à ce qu’il arrache un morceau de sa pauvre proie.
Et nous avons là une scène peu plaisante qui suffit à tout expliquer:

En effet, l’adverbe  »mordicus » vient, au XVIIe siècle, du latin  »mordicus » ( lol étonnant, non ?) lui-même dérivé de l’équivalent latin de  »mordre », et qui signifiait au sens propre « en mordant ».
Mais  »mordicus » avait aussi, au figuré, la signification de « sans en démordre », comme notre pitbull agrippé avec obstination à la cuisse de sa victime, sachant que si le premier sens de  »démordre » a bien été logiquement « lâcher prise après avoir mordu », il a vite été employé à une forme négative pour marquer l’opiniâtreté, la ténacité de celui qui ne veut pas « en démordre ».
[1] Situation vécue il y a longtemps en Algérie où deux boxers affamés et/ou énervés se sont partagés la cuisse d’un pauvre âne jusqu’à ce qu’ils soient abattus par leur maître attiré par les cris de l’animal.

Exemple :

 » Justement une de leurs amies habitait aux environs et s’engageait à fournir un alibi très acceptable, en affirmant mordicus les avoir retenues toute la journée.  »
Pierre Loti –  »Les désenchantées »

Pourquoi les Hollandais ont-ils échangé ….


………Manhattan contre une île indonésienne ?

Les îles Banda font partie de l’archipel des Moluques,

archipel des Moluques

qui se trouve à l’est de l’Indonésie. Cet archipel a été découvert et colonisé par le Portugal au début du XVIe siècle. Un siècle plus tard, les Anglais s’emparent de quelques îles de cet archipel de Banda.

Parmi elles, l’île de Run

l’île de Run ?

est la plus convoitée. C’est en effet le seul lieu de culture au monde de la noix de muscade

Noix de muscade

. Or celle-ci est alors considérée comme une épice très précieuse, qui se négocie à prix d’or.

En effet, on lui attribuait nombre de vertus. Elle aurait apaisé la douleur, soulagé les maux d’estomac et même guéri de la peste. Dès lors, on comprend que la possession de cette île ait été considérée par les Hollandais comme un enjeu majeur.

Un singulier échange

La possession de l’île de Run fut férocement disputée entre Hollandais et Anglais. Ces derniers y prennent pied en 1616, avant de se retirer 4 ans plus tard. Puis ils s’y établissent à nouveau, avant d’en être chassés, en 1665, par les Hollandais.

Mais la flotte britannique résiste toujours. En 1667, la situation est clarifiée par le traité de Bréda, qui met fin à la seconde guerre anglo-hollandaise. Ce traité prévoit un curieux troc.

En effet, l’île de Run devient une possession hollandaise. En échange, les Anglais reçoivent le droit de conserver l’île de Manhattan

île de Manhattan ?

. Les Anglais occupaient illégalement cette île, que les Hollandais, qui l’avaient appelée La Nouvelle-Amsterdam, possédaient depuis 1626.

Les Anglais s’empressent de rebaptiser cette île du nom du frère du Roi Charles II, le duc d’York, le futur Jacques II. Elle prend dès lors le nom de New York.??

En prenant possession de l’île de Run, les Anglais ont peut-être regretté d’avoir mis le feu aux plantations de noix de muscade

. Ils l’avaient fait dans l’intention de nuire aux Anglais, qui occupèrent l’île par intermittence au XVIIe siècle.

Aujourd’hui, les autorités de cet archipel indonésien ont décidé de commémorer l’anniversaire de ce singulier échange, dans le but d’attirer les touristes dans ces îles.

La brouette…


…..autre fois ,elle constituait un véritable moyen de locomotion .J’ai souvent entendu ma grand-mère dire :  » j’sais pas si on y va à pied ou si je prends la brouette  ».

une brouette

Elle sert (servait) à tout , à transporter de la terre,du bois et même des pierres, du fumier sorti de l’étable etc… ( parfois mes frères et moi aimions jouer à faire a courses avec des brouettes , l’un était dedans et l’autre poussait ). On ne prend même pas la peine de la mettre à l’abri ,on veut l’avoir en permanence à portée de main .Le fameux véhicule à deux roues ……

brouette à 2 roues qui en fait ,aujourd’hui n’en a souvent qu’une…..

____________________________________

La brouette est une invention ancienne. Elle date d’un siècle avant Jésus Christ et vient de Chine. C’est un général d’armée qui eut l’idée de la faire construire, il se nommait Chuko Liang. Le nom, par contre vient du latin  »bi-rota » qui veut dire deux roues.

Au départ ,cette brouette avait deux roues et elle était poussée par deux hommes. Chuko Liang, songea à la créer pour transporter du ravitaillement sur des lieux ou des soldats étaient blessés. Depuis, elle n’a plus qu’une roue et sert surtout aux jardiniers et gens du bâtiment pour porter des ustensiles.

Course de brouettes :

La fille maudite…d’une abbaye…


Les moines de Saint-Germain-des-Prés….  » enfantèrent une prison  » !

Aujourd’hui , de l’abbaye fondratrice et de ses dépendances ,il ne reste que l’église

l’église ?

,seul témoin de l’histoire  » tourmentée  » d’un quartier aujourd’hi plus célèbre pour avoir accueilli J.P Sartre

J.P Sartre

, Jacques Prévert

Jacques Prévert

,ou Boris Vian

Boris Vian

, que pour sa redoutable prison millénaire dirigée par d’omniprésents abbés dont Louis XIV ne put entamer les prérogratives …..

____________________________________________

Cette église est la plus ancienne de Paris, elle faisait partie autrefois d’un plus vaste ensemble comportant une abbaye et accolée ,une prison .L’abbaye fut élévée en 543 par les moines mérovingiens ( Childebert , qui s’étant emparé du trésor de l’église de Tolède ,décida, avec Germain (évêque de Paris )de construire une abbaye sur la rive gauche de la Seine .Les terres,les moulins ,les serfs ,et le futur St Germain furent cédés par le roi qui les confia au moines de l’ordre de Saint Basile .

Un abbé régnant en maître sur le faubourg de Saint -Germain :

L’autorité de l’abbé de St Germain s’étendait sur la moitié des Parisiens .Seigneur très puissant et faisant parti des plus importants personages de Paris ,il possédait des terres jusqu’au Champs de Mars, avait sur tout le faubourg Saint Germain les droits de haute,moyenne et basse juridiction, tant  » spirituelle que temporelle  »…..Privilèges qu’il gardera jusqu’au 17ème siècle .Menacés à plusieurs reprises par des  » expéditions  » , les furent obligés en 856 de verser une forte rançon pour éviter une mise à sac ,qui n’empêcha pas le pillage de l’église 4 ans plus tard .En 885 ,un nouveau pillage les décourageant de la restaurer ,ils vécurent plus de 100 ans au milieu des ruines !

C’est le pape Alexandre III qui , à l’occasion de sa venue pour poser les premiers fondements de

Notre Dame ,inaugura en 1163 la nouvelle abbaye dont la reconstruction avait débuté en 990 (163 ans !)et qui qui était doté d’une prison , dépendance toujours utile au  » seigneur abbé  ». Au cours de sa  » toute puissance  » ,jusqu’au XVI ème siècle , on voyait du côté de l’est ,entre les maisons et le mur d’enceinte , un tour renferment le pilori de St Germain qui , plus tard ,devint un corps de garde appelé  » la barrière des sergents  » (abattu au 18ème siècle ).

Dans  » les mémoires de l’étoile  » ?: »En 1607 fut constitué prisonnier à Paris , eet mis aux prisons de l’Abbaye,le prieur des  »fratti ignoranti  » pour avoir forcé une petite fillette âgée de 7 à 9 mois ,fille d’un corroyeur du faubourg Saint-Antoine ( histoire ne dit pas quel châtiment / quelle punition subit le justifiable de l’abbé de St Germain ….).

N.B : Maintenant , j’ai compris : Comme je n’ai pratiquement pas de commentaire , j’écris d’abord pour moi !

( Mais les commentaires sont toujours  » ouverts  » et bien venus …)

Un Béarnais …


……..sur le trône de Suède ! (les commentaires ne sont pas nécessaires ; billet surtout pour tester ma connection )

Qui aurait pu croire que Jean Bernadotte

J.B. Bernadotte ,né à Pau le 26 janvier 1763 , deviendrait roi de Suède et de Norvège sous le nom de Charles XIV ( en suédois,Karl XIV ) et de Karl III en Norvège (en norvégien ,Karl II /Johan) ?

Certainement pas son père ,un procureur palois issu d’une antique famille de Maurcor,près de Morlaàs en Béarn , ni même son son grand-oncle ,abbé laïc de Sirex dans les Hautes-Pyrénées . Il suffit de 38 ans pour que le simple soldat du roi de france devienne général sous la Convention ,ambassadeur puis ministre durant le Directoire ,maréchal d’empire et prince de l’Empire avant d’accèder aux trônes scandinaves…où sa descendance règne toujours ….

_________________________

Un peu plus d’info sur cet homme:

Il s’engagea dans l’armée française en 1780 et connut un avancement rapide sous la Révolution française , atteignant le grade de général  en 1794 après avoir longtemps végété dans des fonctions subalternes. Il se distingua à plusieurs reprises sur les champs de bataille et occupa également, pendant une courte période, le poste de ministre de la Guerre. Ses relations avec Bonaparte  furent houleuses, mais les deux hommes se réconcilièrent en 1804 et Bernadotte fut élevé à la dignité de maréchal d’Empire, la plus haute distinction militaire du pays. Il participa aux campagnes napoléoniennes  à la tête d’un corps d’armée, mais son inaction le jour de la bataille d’Auerstaedt en 1806 et le mauvais comportement de ses troupes à celle de Wagram en 1809 lui attirèrent les critiques de l’Empereur.

En 1810, il fut choisi par le Parlement suédois comme héritier du roi Charles XIII

Charles XIII ?

vieux, malade et sans enfants, prenant alors le nom de Charles Jean et le titre de régent du royaume. Alors que sa nomination laissait entrevoir une amélioration des relations entre la France et la Suède ainsi que la possibilité pour cette dernière de recouvrer la Finlande , le nouveau prince héritier conduisit la politique étrangère  suédoise dans une direction totalement opposée en s’alliant avec la Russie et le Royaume -Uni contre l’Empire français . Il accepta d’entrer dans la Sixième Coalition  contre Napoléon en 1813, prenant personnellement la tête de l’armée du Nord, et obtint en contrepartie que la Norvège fût cédée à la Suède. Cette revendication fut satisfaite par le traité de Kiel de 1814, ratifié quelques mois après la victoire des Alliés à la bataille de Leipzig Les Norvégiens s’étant rebellés contre la domination suédoise, Charles Jean mena unebrève campagne militaire  qui se solda par la convention de Moss et l’entrée de la Norvège dans une union personnelle Russie avec la Suède

 » logo d’une union personnelle /états »?

Il monta sur les trônes suédois et norvégien en février 1818 après la mort de Charles XIII/II. En tant que nouveau souverain, Charles Jean s’efforça d’améliorer l’économie du pays en équilibrant le budget intérieur avec le paiement de la dette extérieure  et en développant les infrastructures, avec par exemple la construction du canal Göta

 canal Göta ?

. Il essaya également de rapprocher la Norvège de la Suède par le biais d’un projet de fusion territoriale mais se heurta à l’opposition du Parlement norvégien. La politique étrangère qu’il mit en œuvre permit de maintenir les droits de doune  à un niveau relativement acceptable, et le royaume connut sous son règne une période de paix sur le plan intérieur tout en adoptant une attitude neutre  dans les affaires internationales. Ses adversaires libéraux lui reprochèrent cependant son entêtement, particulièrement manifeste au cours des années 1830, ce qui incita le roi à effectuer certaines concessions dans les dernières années de son règne. Il mourut en 1844 à l’âge de 81 ans et fut remplacé par son fils .Oscar 1er

Oscar 1er ?

Jeunesse :

Maison natale de Bernadotte à Pau :

Jean-Baptiste Bernadotte naquit le 26 janvier 1763 à Peau , au sud-ouest du royaume de France  . Il était le dernier d’une fratrie de trois enfants qui comprenait un frère, Jean, et une sœur, Marie, issus du mariage d’Henri Bernadotte et de Jeanne de Saint-Jean. La famille Bernadotte appartenait à la bourgeoisie de robe et était établie à Pau depuis plusieurs générations.

L’enfant naquit prématuré et il fut baptisé dès le lendemain à l’église. Prénommé Jean à sa naissance, il reçut en complément le nom de Baptiste en l’honneur de saint Jean -Baptiste . Son père,avocat  de profession, exerçait la charge de procureur du roi dans un petit tribunal de province. Sa fortune était si peu considérable qu’il dut attendre l’âge de 43 ans pour se marier, et il mourut peu de temps après le 17e anniversaire de son fils cadet.

Le nouveau-né fut confié pendant un an aux soins d’une nourrice à quelques kilomètres de Pau. Ses relations avec sa mère ne furent sans doute pas très bonnes car il ne lui rendit visite qu’une seule fois après son engagement dans l’armée Il fut éduqué chez les bénédictins

bénédictins ?

mais il est possible qu’il reçût une partie de son instruction au domicile familial, comme cela se faisait couramment à l’époque. À l’âge de 15 ans, il commença à travailler comme apprenti chez Jean-Pierre de Batsalle, un avocat réputé de Pau.

Cinq inventions fantastiques ….


……….des Chinois :

Ils consommaient déjà des pâtes il y a 4 000 ans : les plus vieilles nouilles du monde ont été découvertes sur le site archéologique de Lajia. Nous devons beaucoup à la Chine.????

Vers 4000 av. J.-C., les Chinois découvrent le thé , qu’ils ne dégustent pas vraiment à l’anglaise!

Les feuilles,

Thé ( feuilles) ?

utilisées pour leurs vertus tonifiantes, sont d’abord mâchées par les nobles, qui en sont férus. Son usage se popularise sous la dynastie des Tang, entre 618 et 907. L’Occident attendra sept cents ans sa première cargaison de thé, enregistrée à Amsterdam en 1606.

Le foot…..

……. ils y jouent depuis l’antiquité!

La  »Fifa » l’a reconnu officiellement en 2004: le plus vieil ancêtre du football s’appelait le  »Tsu Chu  » et se pratiquait en Chine depuis le IIIe siècle avant J.-C. Le ballon? C’était une boule en cuir remplie… de cheveux ou de plumes! Pour marquer des points, il fallait envoyer la balle avec le pied dans un filet accroché en hauteur. Très populaire, le Tsu Chu comptait même des équipes professionnelles.

Le cerf-volant ….

……..dispositif utilisé par les soldats. Les Chinois n’ont pas inventé le cerf-volant ……..

cerf-volant

.….. …..pour distraire les enfants! Au Ier siècle av. J.-C., ces oiseaux de papier servaient à effrayer les ennemis ou à faire passer des messages. Dès l’an mille, les Chinois fabriquent même des cerfs-volants assez grands pour soulever un passager. Marco Polo

Marco Polo ?

en est tout estomaqué!lol

Le papier……..

……..qui a voyagé de la Chine à l’Europe via les arabes

Selon la légende, c’est en observant des écorces se transformant en pâte dans l’eau des marais que les Chinois imaginèrent la fabrication du papier il y a plus de 2 000 ans! Ils l’utilisent d’abord pour emballer des objets ou pour des pratiques rituelles. L’invention reste confidentielle jusqu’en 751: cette année-là, des papetiers chinois sont capturés par des Arabes. Ils leur livrent tous leurs secrets. Le papier débarque en Occident par les Maures ,autour de l’an mille.

Maures ???

L’imprimerie :

………oubliez Gutenberg! lol

Bien avant l’inventeur allemand, ce serait le savant chinois Bi Sheng qui a mis au point, dès le XIe siècle, un système d’imprimerie à caractères mobiles. A l’origine, ceux-ci sont en céramique. Problème : Le grand nombre de caractères chinois nécessite des milliers de cubes. Un casse-tête! L’usage de l’imprimerie reste donc très limité.

Grâce aux 26 lettres de l’alphabet latin, le même système de typographie, avec des caractères au plomb réutilisables, va  »faire un malheur » en Europe à partir du XVe siècle.

Première édition du festival de Cannes


Le 20 septembre 1946: ( il y a 76 ans)

Aujourd’hui, le festival de Cannes s’affirme comme la manifestation la plus prestigieuse du cinéma mondial ,appréciée autant pour la qualité des œuvres en compétition que par son étalage de clinquant et de luxe. J’apprends avec surprise ,qu’ il doit sa naissance à une initiative du Front Populaire …..

Une première édition mal tombée :

Le festival de Cannes (affiche de Jean-Gabriel Domergue)  »Irrité  »par la mainmise hitlérienne et mussolinienne sur la  »Mostra de Venise  », née en 1932, le gouvernement français décide de créer un festival du cinéma concurrent.

Cannes est le lieu choisi ……

Ce village de pêcheurs a été mis à la mode sous le règne de Louis-Philippe par l’aristocratie anglaise, rapidement suivie par l’aristocratie russe. Il est devenu à la Belle Époque une station balnéaire cossue avec une enfilade de grands hôtels de luxe sur le boulevard de la Croisette, à l’est du vieux port.

L’idée du festival en revient au ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts Jean Zay

Jean Zay

. Tout est prêt pour l’heureux événement : affiches, sélection de films avec en vedette  »Le Magicien d’Oz  »

affiche du film  » le magicien d’oz »

(Victor Fleming). Louis Lumière

Louis Lumière ?

se voit attribuée la présidence du festival. ……

Hélas, l’ouverture, prévue le 1er septembre 1939, est reportée en catastrophe à cause de l’invasion de la Pologne le même jour.

Donc , c’est seulement après la Seconde Guerre mondiale, sept ans plus tard, le 20 septembre 1946, que Cannes reçoit stars américaines, réalisateurs et journalistes pour la plus grande joie des badauds. Les Français y voient une revanche sur la défaite et les mauvais jours, alors que le pays vit encore la période difficile de la reconstruction et du rationnement.

Le tapis rouge est enfin déroulé……

Le premier festival se tient au Casino Rühl, entre le vieux port et la Croisette.

Starlette sur la Croisette à Cannes (octobre 1946Le Grand Prix est remis à un film de René Clément

René Clément ?

qui exalte la Résistance française : La Bataille du Rail

La Bataille du Rail (affiche du film)

. Il consiste en une œuvre d’artiste.

Mais en 1954, un concours est organisé entre les meilleurs joaillers de la ville pour imaginer un trophée. Le projet retenu, celui de Lucienne Lazon

Lucienne Lazon ?

, est un bijou de 118 grammes d’or de 18 carats en forme de palme, la palme étant le symbole de Cannes. La Palme d’Or 

palme d’ or

récompense depuis  le lauréat du festival.

L’année suivante, en 1947, le casino est démoli et remplacé par un somptueux Palais des Festivals. Inauguré le 11 septembre 1947, à la veille du deuxième festival, il sera à son tour démoli et remplacé en 1983 par un nouvel édifice dans un style très contemporain qui lui vaut d’être surnommé le  » bunker  ».

Palais des festivals ( 1983 ? )

Mais le rêve reprend toujours le dessus. 

Un tapis rouge accueille les invités et les vedettes à l’entrée du Palais des Festivals et les photographes immortalisent la montée des  » vingt-quatre marches de la gloire  » avant la cérémonie d’ouverture, selon un rituel devenu incontournable.

La désignation du jury et de son président, la sélection des films en compétition et bien sûr la soirée des récompenses font chaque année la Une des médias.( mais en mai 1968 ,le festival sera interrompu par solidarité avec le mouvement étudiants )

Au fil des années d’autres manifestations tout aussi populaires se sont greffées: la Semaine de la critique, la Quinzaine des réalisateurs, le Marché du film de Cannes…

En ce début du XXIe siècle, la population de Cannes voit sa population tripler de 70 000 à plus de 200 000 habitants pendant les douze jours de la manifestation, laquelle se tient désormais au mois de mai.

Comment s’organisaient les obsèques des rois ?….


( Après les funérailles de Elisabeth II ? )

Les rois aussi connaissent les affres du trépas. Comme Charles VIII

Charles VIII ?

, victime d’une porte mal placée !, ou Louis X

Louis X ?

, d’un vin trop froid ou encore la reine Elisabeth II

Elisabeth II ?

. Et leurs funérailles, elles, sont des superproductions.

Effectivement , la mort des rois donne lieu à des spectacles en grande pompe. Effigies de cire, messes interminables, on ne lésine sur rien pour marquer les esprits. Quand on est roi, il faut savoir tirer sa révérence avec panache. L’agonie, la mort, puis les funérailles des têtes couronnées donnent lieu à un show somptueux destiné à glorifier non pas le défunt, mais l’idée même de la monarchie. Après l’enterrement, tout n’est pas fini, un deuil d’un an commence à la cour.

Les six étapes d’une fin royale:

De l’art de mourir avec grâce L’après-midi du 3 mai 1774,Louis XV , souffrant d’un mal atroce, examine les pustules qui couvrent son corps.  » Il regarda les boutons de sa main avec attention, raconte le duc de Croÿ, et dit : “C’est la petite vérole.” Personne ne répondit.  » Les médecins et la cour le savent, le roi est condamné. Un rituel immuable démarre. Confession à l’abbé de la cour, réception des descendants, dernières volontés et consignes laissées à l’héritier, litanie de messes… L’agonie du roi est mise en scène et scrupuleusement épiée par les chroniqueurs.  » Le roi mourant ne pense pas seulement, à l’heure fatidique, à l’immortalité de son âme, mais à l’image qu’il laissera de lui-même et de son règne. Bien mourir est aussi le moyen de parachever une œuvre, de parfaire un portrait, voire d’infléchir le jugement de la postérité  » ( Patrice Gueniffey dans Les Derniers Jours des rois ). Le 9 mai 1774, l’état de Louis XV s’aggrave fortement. On lui administre l’extrême-onction. Il pousse son dernier soupir le lendemain, à 15 h 15, devant une foule de courtisans ( la famille royale a été exclue pour éviter toute contagion ). Comme le dit l’adage,  »le mort saisit le vif  » : le roi ne meurt pas, car son statut est aussitôt transmis à son héritier. Un officier paraît au balcon et clame :  » Le roi est mort, vive le roi !  », reprenant la formule prononcée pour la première fois en 1498, à la mort de Charles VIII.

Le cadavre offert aux regards :

Même mort, le corps du roi possède toujours le caractère spécial que lui a conféré l’onction du sacre. A partir de la mort de Philippe Auguste en 1223, il est exposé publiquement. Sceptre à la main et couronne sur la tête, le corps recouvert d’un drap d’or, Philippe Auguste est offert aux regards, pour mieux être glorifié mais aussi pour dissiper d’éventuels doutes sur les causes de la mort, en ces temps troublés.

Mais la vue d’un cadavre peut choquer. Alors, en 1422, aux funérailles de Charles VI, le roi est pour la première fois représenté par une effigie en cire. Cette  » mode  » venue d’Angleterre permet de ne pas montrer la décomposition du corps, lorsque les funérailles tardent. La dépouille de Philippe III, mort en 1285 à Perpignan, n’arrive à Paris que le 3 décembre, deux mois après son décès, car de nombreux hommages lui ont été rendus en cours de route =>A l’arrivée, il ne doit pas être beau à voir… Merci l’effigie ! Cette statue de cire prolonge en fait virtuellement la vie du roi, puisqu’elle est censée être  » habitée  » par l’âme du défunt. Ainsi, en 1610, on sert à manger à Henri IV (ou plutôt à son effigie revêtue des habits du sacre )pendant plusieurs jours aux deux repas. Conséquence insolite: la présence de l’effigie interdit celle du nouveau monarque aux funérailles de son prédécesseur, car il y aurait alors  » deux rois  » de France dans la même pièce ! (Henri II assistera en cachette au passage du cortège funèbre de son père, François Ier, caché dans une maison rue Saint-Jacques à Paris ).

Un convoi funèbre de 1500 mètres de long !

Après avoir été exposés, les corps des monarques sont transportés à la basilique de Saint-Denis. Pourquoi s’éloigner de 9 km du centre de Paris ? En 639, Dagobert est le premier à se faire inhumer dans ce lieu considéré comme sacré, car Denis, célèbre martyr chrétien, y serait mort. Mais c’est Louis IX qui officialise son statut de nécropole royale. Il y fait installer 16 tombeaux destinés à accueillir les corps des premiers souverains, transférés le 12 mars 1264. Louis IX lui-même y est enterré le 22 mai 1271. Pour s’y rendre, on mise sur le gigantisme : le cortège grandiose qui mène François Ier à Saint-Denis en 1547 est long d’1,5 km ! Des  » escales  » sont organisées le long du chemin, notamment à Paris, où une messe est souvent célébrée. Très pieux, Louis XIII, va rompre avec ces processions grandiloquentes : fini la parade royale, son corps sera conduit de nuit à Saint-Denis, tiré par huit chevaux, et sans passer par Paris et Notre- Dame .

Idem pour Louis XIV : le 9 septembre 1715, son corps est installé sur un char drapé de velours noir. A 19 heures tapantes, le convoi s’ébranle, les carrosses transportant la famille royale et le gratin de la cour à sa suite.

Superproduction à l’abbaye !

Sous Louis XIV, les funérailles à l’abbaye royale de Saint-Denis ont tout du grand spectacle : elles sont d’ailleurs organisées par l’administration des Menus-Plaisirs. L’église prend des airs de théâtre, des loges sont installées dans les tribunes, des tissus de deuil sont tendus, le catafalque est entouré de milliers de bougies. Il faut marquer les esprits. Avant d’être inhumé, le cercueil du Roi-Soleil est resté exposé treize jours. Un office est ensuite donné, qui dure cinq heures pour Louis XIV. Puis, son cercueil en bois est enseveli dans la nécropole située sous l’abbaye, dans le caveau des Bourbons. La plupart des membres de cette dynastie sont représentés par des gisants, statues funéraires qui figent pour l’éternité les têtes couronnées à l’état de cadavres.

____________________________________________________

Le corps royal en morceaux

Selon une tradition remontant à la mort de Philippe le Bel en 1314, les restes des rois de France sont divisés en trois (corps, entrailles et cœur). Ces parties seront envoyées dans des sépultures distinctes, ce qui multiplie les lieux où honorer le défunt monarque. Le cœur est très précieux : en 1380, à sa mort, Charles V offre le sien à Rouen, pour renforcer la présence royale dans la région ; celui de Louis XIII est enterré à l’église Saint-Louis-des-Jésuites, à Paris, tandis que ses entrailles reposent à Notre-Dame.

P.S:

  • Le cœur d’Anne de Bretagne repose au musée Dobrée de Nantes (Loire-Atlantique) dans un écrin en or.
  • La jambe de Catherine de Médicis, réputée « fine et délicate », est visible, en de rares occasions, au musée Tavet-Delacour de Pontoise (Val-d’Oise).
  • Un morceau du bras de Saint-Louis est exposé dans un bras reliquaire, à la collégiale Saint-Louis du château de Castelnau, à Prudhomat, dans le Lot.
  • Une voûte crânienne sciée, une mâchoire et un fragment de la cloison nasale de Louis XI sont conservés dans la crypte de la basilique Notre-Dame-de Cléry- Saint-André, dans le Loiret.

Un an de deuil à la cour

Pour le successeur du défunt, la tristesse (de façade) est de mise. Les nouveaux rois portent généralement le deuil en pourpre, une couleur d’affliction, comme Henri II à la mort de son père. Mais l’habit évolue au fil du temps du deuil officiel :  » L’année de deuil se décompose en deux périodes de grand et de petit deuil  », explique Raphaël Masson, conservateur en chef au château de Versailles, (sur le site leroiestmort.com )…… Pendant le grand deuil, le roi (Louis XIV) portera des bas violets, des manchettes longues dites “pleureuses” et bannira tout bijou ou ornement brillant. Même les boutons de son habit seront recouverts de violet. Au bout de quelques mois, il abandonnera les pleureuses, quittera le drap pour de la soie et pourra de nouveau porter des ornements de diamants. Le passage au petit deuil sera ensuite marqué par la reprise des bas blancs.  »