Citoyen(nes) extraordinaires ….


……peu connus

Des grandes figures de la révolution, si quelques noms masculins sont connus de tous, on connait moins bien Anne-Josèphe de Méricourt

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A.J Théroigne de Méricourt

qui fut pourtant l’une de protagoniste de la prise de Tuileries. Son discours résolument féministe avant l’heure à la Société fraternelle des Minimes en 1792 ; son discours  » sonne  » encore aujourd’hui parfaitement juste : »Armons nous ! Nous en avons le droit par la nature et même par la loi. Montrons aux hommes que nous ne leurs sommes inférieures ni en vertu, ni en courage : Montrons à l’Europe que les Françaises connaissent leurs droits et sont à la hauteur des lumières du XVIII siècle, en méprisant les préjugés qui, par cela seul qu’ils sont préjugés, sont absurdes et souvent immoraux »….

P.S: Hommages :

La ville de Liège lui rend hommage en baptisant La Belle Liégeoise une passerelle franchissant la Meuse qui est mise en fonction le 2 mai 2016.

La ville de Paris a ouvert en 2005, la rue Théroigne-de-Méricourt

La ville de Montpellier a baptisé une avenue Théroigne-de-Méricourt.

L’association Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes remet chaque année de 2004 à 2015 un prix Théroigne de Méricourt à une femme ou une association pour les droits et l’émancipation des femmes

quand les morts….


…… prenaient le train (Londres)

Le cimetière de Brookwood

Les morts ont-ils déjà pris le train ? Oui, par manque de place et par souci de salubrité !

Jusqu’au XIXe siècle, les défunts étaient inhumés dans de petits cimetières jouxtant les églises . Mais avec la poussée démographique et les morts massives dues aux épidémies , les traditionnelles exhumations et mises en ossuaire ne suffisent plus. L’arrivée du chemin de fer offre une nouvelle solution aux autorités : inhumer les morts suffisamment loin pour que les contaminations n’atteignent pas la population.

Une ligne de chemin de fer funéraire

À Londres, un emplacement est inauguré en 1854 à Brookwood, dans le Surrey, avec sa ligne de train et une gare dédiée, baptisée Necropolis. Les cercueils et les familles arrivent en train, les cérémonies sont célébrées dans les salles de la station. Cette ligne de chemin de fer funéraire fonctionnera jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La nécropole d’Haussmann

En France, le préfet Haussmann

Haussman

, alors qu’il prépare le Grand Paris de 1860, a porté un projet similaire : créer une nécropole de 800 hectares loin de la capitale, près de Méry-sur-Oise, reliée par trains spéciaux. Il se bat pendant vingt ans pour son projet, mais les Parisiens sont contre et il ne verra jamais le jour. On chercha plutôt des terrains près de la capitale pour créer de nouveaux grands cimetières extra-muros, à Ivry, Saint-Ouen et Pantin.

KLIK .

Les Nias d’Indonésie….


…….peuple des sauteurs de pierre

Sur l’île de Nias en Indonésie, au nord de Sumatra, se trouve un peuple dont le rituel  »Hombo Batu » l’a rendu célèbre pour être le peuple des sauteurs de pierre.

Une tradition qui remonte à plusieurs siècles quand les grands propriétaires terriens se faisaient la guerre afin d’accroitre leurs richesses et de pouvoir organiser des fêtes. Car ceux qui gouvernaient, le faisait plutôt grâce aux divertissements de leur population plutôt que par la force, et celui qui organisait le plus de  »owasa » devenait chef.

(A l’ouest de Sumatra, l’île de Nias est célèbre pour ses villages et maisons traditionnelles ainsi que pour ses anciennes sculptures et stèles de pierre. Parmi les vestiges les plus connus, on mentionne le muret de pierre souvent placé au centre des villages ancestraux : le saut de ce mur, aujourd’hui devenu un spectacle pour les visiteurs, était initialement un rituel de préparation au combat ou à la guerre)

A cette époque, les villes étaient protégées par des murs, parfois hérissés de pointes de bambous, et le Hombo Batu permettait au chef d’entrainer les troupes. Un entrainement très réaliste puisqu’il fallait aux valeureux soldats sauter des hauteurs de plus de 2.3 mètres avec des pointes de bambou bien sûr, ce qui occasionnait des blessures voir des décès.

L’époque des combats et pillages révolus, le rite a perduré pour prouver la valeur des jeunes garçons, un passage initiatique au statut d’homme. Le courage des sauteurs de pierre leur valait également les faveurs des jeunes femmes, ce qui malheureusement n’est plus le cas, celles-ci préférant désormais d’autres atouts…

Par contre les touristes raffolent toujours de ces guerriers en armes capables de faire d’incroyables bonds, permettant à ce folklore de vivre encore, à côté des spots de surf.

Quelques clichés des Nias d’Indonésie, le peuple des sauteurs de pierre :

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Les sauteurs de pierre en action, en videos:

C’était il y a 220ans :


…..mort du géologue
et minéralogiste Déodat Gratet de Dolomieu

L’existence de Dolomieu fut un long roman : né le 23 juin 1750, il sortait d’une ancienne et noble famille du Dauphiné. Voué, dès le berceau à l’ordre de Malte, officier de carabiniers à quinze ans, il commença son noviciat à dix-huit. Un duel ouvrit la série de ses malheurs : mis en jugement, condamné à perdre l’habit de son ordre, le grand-maître lui fit grâce, mais le pape refusa de la sanctionner. Dolomieu resta neuf mois en prison : ce n’était qu’un prélude.……

Déodat Gratet de Dolomieu
Déodat Gratet de Dolomieu

Il entreprit tantôt par devoir, tantôt par amour pour une science, dont il était vivement épris. C’est en Sicile qu’il conçut le germe de ses idées sur les volcans et sur le siège de leur conflagration, situé, suivant lui, à des profondeurs immenses. Rien ne l’arrêtait dans ses observations, ni périls, ni fatigues. Dolomieu, quoique noble, avait partagé l’enthousiasme excité par la Révolution française : il eut à souffrir de ses excès. Revenu en France, il vit périr son vertueux ami, le duc de La Rochefoucauld.

Après le 9 thermidor, il reprit ses courses géologiques. Dès l’année 1796, il fut nommé ingénieur et professeur à l’école des mines ; dès sa formation, l’Institut l’avait admis au nombre de ses membres. Il fit partie de l’expédition d’Egypte : forcé de prendre un rôle dans les négociations qui amenèrent la prise de Malte, il remplit une mission équivoque et pénible. À son retour d’Egypte, jeté sur les côtes du royaume de Naples, qui alors était en guerre avec la France, il fut enlevé, jeté dans un cachot infect, sans plume, sans papier, sans livres.

Un jour, demandant à son geôlier quelque objet de première nécessité :  »Je mourrai, lui dit-il, si je n’obtiens ce secours. Que m’importe que tu meures, répondit le geôlier, je ne dois compter au roi que de tes os.  » Cependant son courage le soutint : les marges de deux ou trois volumes, qu’il était parvenu à soustraire à ses gardiens, lui tinrent lieu de papier ; il se fit une plume avec un morceau de bois, et une espèce d’encre avec la fumée de sa lampe : c’est ainsi qu’il écrivit son Traité de philosophie minéralogique et quelques autres mémoires.

Dolomieu ne revit le jour qu’au mois de mars 1801 : en arrivant en France, il apprit que la chaire, vacante par la mort de Daubenton, lui avait été décernée. A peine eut-il le temps d’en prendre possession ; une mort prématurée l’enleva : la science doit beaucoup aux écrits qu’il publia, et qui roulent, pour la plupart, sur les volcans et les matières volcaniques. On regrette que sa vie errante et ses malheurs l’ayant empêché de rédiger  »en corps  » de doctrine l’ensemble de ses vues et des faits qu’il avait recueillis.

Quelle est l’origine ….


…….du Black Friday?

Le vendredi 26 novembre de nombreux magasins proposent d’importantes réductions, à l’occasion du désormais fameux  » Black Friday  » Mais d’où vient cette tradition ?

Elle puise ses origines aux Etats Unis, au milieu du 20e siècle. Plus précisément elle y est apparue dans les années 1960 pour désigner le vendredi suivant immédiatement Thanksgiving, c’est à dire le quatrième jeudi de novembre. (le Thanksgiving est censé commémorer la fondation des États-Unis et l’entente cordiale entre les colons et les populations natives).

Le Black Friday :

Cette journée du vendredi qui suivant donc le Thanksgiving, marque le début de la période des achats de Noël… une journée durant laquelle les Américains se ruaient déjà à l’époque dans les magasins.

Aussi, rapidement, les commerçants se mirent à proposer des rabais pour que les clients profitent de ce jour férié pour consommer davantage.

et petit à petit, les Américains se sont habitués à réaliser ce jour-là les premiers achats de Noel à prix cassés.

Voilà pour le “Friday”!

Mais pourquoi ce vendredi est-il qualifié de “noir” ?

La légende veut que les commerçants qui tenaient leur comptabilité (à la main, à cette époque), utilisaient des couleurs différentes selon qu’il s’agissait de comptes déficitaires ou de comptes bénéficiaires (selon qu’ils avaient ou non gagné de l’argent donc).

Les résultats négatifs étaient retranscrits en rouge, les comptes bénéficiaires eux, l’étaient en noir.

Or durant cette journée, les comptes étaient systématiquement bénéficiaires ! Donc tenus en noir !

Voilà l’explication du “Black” !

Alphonse Bertillon : l’inventeur de la police scientifique


Quelle drôle d’idée ! A la fin du XIXe siècle, Alphonse Bertillon se met à mesurer les délinquants sous toutes les coutures pour identifier les récidivistes. Et ça marche !

Des policiers studieux, en plein cours de signalement descriptif ou  » portrait parlé  », sont en train d’apprendre à décrire une oreille, un nez, un visage. Mais pas n’importe comment : ils doivent utiliser une nomenclature précise pour chaque partie du visage. Le nez peut, par exemple, être convexe, concave, rectiligne ou busqué. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et Alphonse Bertillon, un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris, a mis au point le premier système élaboré d’identification. A l’époque, la moitié des criminels sont des récidivistes, alors mieux vaut pouvoir les reconnaître !

1 chance sur 286 millions de confondre deux personnes

Sa méthode, le bertillonnage, consiste à prendre des mesures en 14 points du corps (grâce à une mallette de mensuration anthropométrique), à décrire les particularités physiques (cicatrices, tatouages, grains de beauté…) de l’individu appréhendé, à faire son portrait parlé, le tout accompagné de deux photos du suspect. Avec tout ça, il n’y a qu’une chance sur 286 millions de confondre deux personnes ! Le système Bertillon va donner naissance au premier bureau de l’identité judiciaire à Paris, en 1883, avant d’essaimer dans toute la France.

De nouveaux outils scientifiques

Mallette anthropométrique : Elle comprenait un compas, une règle et une réglette à coulisse, deux toises et une règle murale horizontale graduée.

 

Les yeux revolver : La base de l’identification, c’est la précision. Pour décrire au mieux la couleur des yeux des criminels, Bertillon a recensé 54 nuances de l’iris humain.

 

Tous fichés. Bertillon (c’est lui sur la photo) crée la fiche d’identification  » parisienne  » : elle contient le signalement anthropométrique de l’individu, son portrait parlé et ses deux photos. Ces fiches sont ensuite classées dans des armoires : les grands avec les grands, les moyens avec les moyens…

Sous tous les angles : Mesurer le pied gauche, la longueur et la largeur de la tête, mais aussi l’envergure (la longueur d’un bras à l’autre), la taille, la hauteur du buste, la longueur de l’oreille droite, de la coudée gauche, l’arête du nez ou encore l’écartement des yeux. Au total, 14 mesures anthropométriques sont effectuées sur chaque criminel arrêté

Alphonse Bertillon

est d’abord tenté de nier l’intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est. Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d’un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.

Ce premier coup d’éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon… et la supériorité du fichier d’empreintes digitales.

On ne peut oublier aussi qu’Alphonse Bertillon s’est empêtré en 1894 dans l’analyse graphologique du bordereau qui allait entraîner l’incarcération du capitaine Dreyfus.

Ayant cru reconnaître l’écriture du capitaine, contre l’avis des autres graphologues, il s’est enferré dans son erreur en émettant une fumeuse théorie sur la façon dont l’inculpé aurait tenté de maquiller son écriture. Ce faux pas n’a pas pour autant entamé sa popularité

Mo-Hair – un costume……


……. en poils de moustache d’hommes ?

Dans le cadre du Movember,(Movember est un événement annuel organisé par la fondation Movember Foundation Charity. Chaque année au mois de novembre, les hommes du monde entier sont invités à se laisser pousser la moustache dans le but de sensibiliser l’opinion publique et de lever des fonds pour la recherche dans les maladies masculines telles que le cancer de la prostate. Le nom vient de la contraction de  » mo  », abréviation de moustache en anglais australien, et de  » November  ». Depuis 2003, cette fondation australienne relève le pari de  » changer le visage de la santé au masculin  »)

L’artiste australienne Pamela Kleeman-Passi s’est associée avec la marque de vêtement  »Politix » pour créer un costume en poils de moustache d’hommes appelé Mo-Hair.

L’évènement du Movember incite les hommes à se laisser pousser la moustache durant le mois de novembre pour sensibiliser à la prévention de maladies masculines graves comme le cancer de la prostate ou le cancer des testicules.

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Pamela Kleeman-Passi est particulièrement attachée à cet évènement car son mari étant décédé en 2016 d’un cancer de la prostate et colorectal.

Elle a collecté des poils de moustache auprès de Sustainable Salons, une entreprise qui milite pour le développement durable des coiffeurs et barbiers (une démarche rappelant celle d’un autre australien, Jason Sank

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avec ses sculptures en poils de chat). Des personnes ayant eu vent du projet lui ont également envoyé leurs propres poils de moustache.

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L’artiste de Melbourne a ensuite tissé les poils avec du coton pour créer un tissu original qui a été coupé par Paul Burden, le responsable du design de Politix, pour en faire un costume à boutonnage simple.

Afin de pouvoir le porter sans irritation, il a été doublé de coton.

Il n’en reste pas moins que ce costume en poils de moustache d’hommes est assez laid, comme en témoigne Kleeman-Passi elle-même ….

La démarche n’est toutefois pas une première, un manteau en polis humain avait déjà été créé pour  » Wing-co  » 

Pourquoi dit-on….


.…. » passer à tabac »

Cette expression prend ses origines dans les dialectes du sud de la FranceBien sûr, cette expression n’a aucun rapport avec la plante (le tabac)

Plante (tabac)
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tabac

, comment chacun le sait, elle signifie  » rouer de coups »

Elle prend ses origines dans des dialectes du sud de la France, où le radical  » tabb  » exprimait l’idée de coup. À la fin du Moyen Âge, tabassar ou tabastar voulaient dire  » molester  ». On trouvait aussi cette notion dans tabut,  » tumulte  », tabust,  » rixe  » et dans le provençal tabuster,  » battre, frapper  ». Au XVIIe siècle, on dit  »donner du tabac » pour  » donner des coups  »

Enfants se battant
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Boxeurs ….

De passer à tabac à tabasser

 » Passer à tabac  » apparaît au XIXe siècle, suivi par  » tabasser  » au début du XXe. Parallèlement, au XIXe siècle, le vocabulaire de la marine s’empare de l’expression.  »Un coup de tabac  » devient le nom d’une violente et soudaine tempête en mer. 

Pour ce qui est de la plante, elle tient son nom d’un mot employé par les Indiens Arawak’s d’Haïti, tsibatl, déformé par l’espagnol en tabago. Il désignait les feuilles roulées et une pipe locale que les habitants des Antilles fumaient lorsque Christophe Colomb arriva en Amérique.

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C.Colomb

Les plus grands mystères de nos villes et villages


Ces villages auraient défrayé la chronique.

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

Gambais (Yvelines), le foyer de Landru

 » À vendre, très belle maison chargée d’histoire  », vante une annonce immobilière. De fait, cette villa de 180 mètres carrés au cœur d’un parc arboré, baptisée La Tric, a un passé tumultueux… Elle a hébergé Henri Désiré Landru, l’un des pires tueurs en série du XXe siècle. C’est ici que le  » Barbe-Bleue de Gambais  » a assassiné et découpé sept de ses onze victimes, entre 1915 et 1919 des jeunes femmes que cet escroc rencontrait par le biais de petites annonces en se faisant passer pour un veuf esseulé. Il les séduisait, les incitait à lui confier leurs économies, puis les tuait, avant de brûler leur corps dans sa cuisinière à bois. Landru est arrêté en 1919. Les enquêteurs retrouvent dans la maison des os calcinés, des dents, des restes de vêtements brûlés. Le criminel bourreau des cœurs est condamné à mort. Mais, durant sa détention, il reçoit plus de 800 demandes en mariage, avant d’être exécuté le 25 février 1922.

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Uruffe (Meurthe-et-Moselle), le village du diable

Ce paisible village de l’Est a été synonyme d’horreur pour la France entière à la fin des années 1950, à cause d’un crime inimaginable. Le 3 décembre 1956, Guy Desnoyers, curé d’Uruffe, retrouve Régine Fays, 19 ans. La jeune femme a succombé au charme du prêtre. Elle est enceinte de lui et sur le point d’accoucher… Le père Desnoyers tue alors Régine de deux coups de revolver, l’éventre, sort le foetus de ses entrailles, le bénit puis le poignarde ! Après avoir affirmé connaître le coupable mais être tenu par le secret de la confession, le curé finit par avouer. Condamné à la perpétuité, il est libéré en 1978 et se retire dans un monastère en Bretagne, où il meurt en 2010. En 2015, le cinéaste Philippe Ramos consacre un film,  » Fou d’amour », à cette sanglante affaire.

Pont-Saint-Esprit (Gard), l'emprise de la CIA

Pont-Saint-Esprit (Gard), l’emprise de la CIA

Le 16 août 1951, à Pont-Saint-Esprit, le pain a un goût étrange. Les habitants se plaignent de maux de ventre et de vomissements. Ils sont même victimes d’hallucinations : l’un croit avoir mangé des serpents, un autre se prend pour un avion et saute par la fenêtre, un troisième veut étrangler sa mère… Au total, on dénombre une dizaine de morts sans que cela ne soit jamais expliqué. Peut-être un champignon aux effets hallucinogènes, l’ergot de seigle, a-t-il contaminé le pain. Autre piste : en 2008, un journaliste affirme que les services secrets de la CIA ont testé les effets d’une drogue, le LSD, sur la population du village, dans le cadre d’un entraînement à la guerre chimique… Depuis, les habitants ont le boulanger à l’oeil. !

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye (Dordogne), une fête cauchemardesque

Hautefaye et ses jolies bâtisses en pierre. C’est ici que, le 16 août 1870, un village entier bascule dans l’horreur, lors de la foire aux bestiaux. Alain de Monéys, maire adjoint d’une commune voisine, apparaît. Des murmures se font entendre. On l’accuse (à tort) de soutenir la Prusse contre laquelle la France vient d’entrer en guerre. Soudain, des insultes fusent, puis une bousculade. Et c’est le déchaînement. Monéys est battu, torturé, et jeté vivant sur un bûcher. Certains trempent même leur pain dans la graisse de son corps. Quatre personnes seront guillotinées pour ce lynchage.

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d'un mystérieux meurtrier

Aunay-sur-Odon (Calvados), maison d’un mystérieux meurtrier

3 juin 1835, au cœur de la campagne normande, un jeune paysan, Pierre Rivière, vient d’égorger sa mère, sa sœur et son frère. Une fois arrêté, il écrit un texte bouleversant dans lequel il explique son geste, racontant que sa mère maltraitait son père. Derrière le meurtrier apparaît un écrivain et un être fragile. Condamné à mort, il est gracié par le roi Louis-Philippe, et voit sa peine commuée en réclusion à perpétuité. Mais il se pend dans sa cellule en 1840. En 1973, le philosophe Michel Foucault sortira de l’oubli son étrange récit.

Bergheim (Haut-Rhin), le repère des sorcières

Les ruelles de ce charmant village alsacien cachent un lourd passé. Entre 1582 et 1683 ont eu lieu ici 43 procès pour sorcellerie ! À l’époque, en France, en Allemagne et en Suisse, la population vit dans la hantise des sorcières et leur persécution est particulièrement virulente en Alsace. Le soupçon se porte généralement sur des femmes seules, que l’on accuse de se livrer au culte du diable. Sur une simple dénonciation, elles sont arrêtées, torturées, et avouent n’importe quoi. Ainsi, à Bergheim, Catherine Bassler, la bonne du curé, déclare avoir tué deux veaux, un verrat et surtout son oncle. Elle est condamnée à être décapitée et brûlée. Elle n’a évidemment commis aucun crime. Un musée est dédié à ces innocentes sur le lieu même où elles ont subi leur supplice.

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Dans des villages de Bretagne, une empoisonneuse fait recette

Une épopée meurtrière prend fin le 2 juillet 1851 dans un hôtel particulier de Rennes, où deux domestiques viennent de décéder. Le maître des lieux demande une autopsie qui révèle… un empoisonnement à l’arsenic. Les soupçons se portent sur la cuisinière, Hélène Jégado. Elle nie. Mais en retraçant son parcours, les enquêteurs ont le vertige. Depuis dix-huit ans, dans toutes les communes bretonnes où elle est passée, il y a eu des morts. Laide et aigrie mais vrai cordon-bleu, elle assaisonnait ses plats de poison au moindre regard de travers. Elle aurait tué près de 80 personnes ! Hélène Jégado est guillotinée le 26 février 1852, sous les hourras de la foule……

Connaissez-vous les jolis mots désuets qu’utilisaient nos grands-mères ?


Ces expressions d’autrefois sont maintenant oubliées ou presque ! Quel dommage, car ces mots anciens sont souvent poétiques et parfois rigolos. Ils font partie du registre familier, argotique ou au contraire soutenu. (Pensant à ma grand-mère et aussi à ma mère …qui les utilisait parfois) ….

Ces vieux mots de français oubliés :

Une  »mamie  »

15 expressions et mots d’autrefois que seules nos grands-mères peuvent comprendre :

Un fier-à-bras : « Ah quel fier-à-bras celui-là ! » « Il joue au fier-à-bras… » C’est peut-être une expression que vous avez déjà entendue ? Un fier-à-bras est un homme qui fait le fanfaron. C’est une personne qui se fait remarquer et qui affiche un courage… qu’il n’a pas forcément. Un matamore, un vantard quoi ! C’est une expression désuète et familière, mais surtout péjorative.

Rabibocher : Un vieux mot que j’aime bien = comment-economiser.fr parce qu’il veut dire réparer, retaper. Eh oui, nos grands-mères n’étaient pas du genre à jeter un truc dès qu’il était abîmé. Pas de gaspillage ou de gâchis avec elle. Non, si quelque chose était cassé, elle le réparait, le retapait et le rafistolait. Bref, elle le rabibochait. Se rabibocher peut avoir un autre sens, celui de se réconcilier. Si vous vous êtes disputé avec votre amoureux, on espère que vous allez vous rabibocher rapidement.

Une gouape : »Ce type est une sale gouape… » Autrement dit, ce type est un voyou ! Bref quelqu’un de peu recommandable… Il s’agit d’une expression désuète et populaire qui remplace avec panache vaurien ou chenapan. Il vaut mieux dire une petite gouape qu’une petite frappe non ?

Coller son billet : « Allez, je te colle mon billet qu’il ne va pas venir. » Coller son billet, ça veut dire parier, donner sa parole. C’est une façon imagée que nos grands-mères avaient de dire « je te parie ». C’est une expression populaire et assez imagée je trouve, pas vous ? Elle peut être remplacée par « donner son billet », « ficher son billet », « flanquer son billet », « foutre son billet ».

Un puîné : Avec ce terme désuet, on change de registre puisqu’on est dans un langage plus soutenu ! Un puîné ou une puînée est celui ou celle qui est né après. C’est le cadet ou la cadette, le petit frère ou la petite sœur. Ce mot est tout simplement composé de « puis » et « né ». Avec l’usage, le « s » a disparu et a été remplacé par l’accent circonflexe.

Envoyer aux pelotes « Il m’a demandé de l’aide, je l’ai envoyé aux pelotes ! » Cette expression qu’utilisaient nos grands-mères vient de l’argot militaire. Elle signifie éconduire, repousser, ne pas accéder à la demande de quelqu’un. Eh oui, nos grands-mères ne se gênaient pas pour envoyer promener les casse-pieds ! Dans le vocabulaire militaire, le mot pelote désigne le peloton des soldats punis et qui devaient effectuer des corvées.

Gausser ou se gausser « Laissez-moi me gausser, je vous prie… » Nos grands-mères n’étaient pas toujours tendres… Et si elles se gaussaient d’une personne, c’est qu’elles se moquaient d’elle. C’est une expression soutenue, mais désuète pour dire se moquer, tourner quelqu’un en ridicule, en rire, la railler. Être raide patate : Voilà une adorable expression populaire qu’on n’entend plus de nos jours. Être raide patate, c’est être raide dingue amoureux de quelqu’un ! On peut utiliser l’expression également pour dire qu’on est passionné par quelque chose. C’est mignon, n’est-ce pas ? Et vous, vous êtes raide patate de quelqu’un en ce moment ?lol

Tomber sur le paletot : Cette vieille expression a plusieurs sens. Si on dit « il m’est tombé sur le paletot sans crier gare ! » C’est alors une manière familière de dire qu’on s’est fait aborder par quelqu’un de manière très brusque. C’est à la limite de l’agression ! Un synonyme est par exemple assailli ou encore se jeter sur quelqu’un. Mais cette expression a aussi un sens figuré. On utilise également l’expression pour dire que quelque chose est arrivé de façon inattendue.

Ça m’est tombé sur le paletot ! Enfin, cela peut aussi avoir le sens d’insulter ou de critiquer vivement. « Ma mère m’est tombée sur le paletot. » (Et au fait, vous savez ce que c’est un paletot) ? C’est un vêtement qui se porte par-dessus les autres vêtements.

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un paletot:

Il est généralement boutonné sur le devant.

Au débotté : là, c’est le gistre vestimentaire avec cette expression démodée. À l’origine, l’expression vient de « se débotter » qui veut tout simplement dire : enlever ses bottes. Par extension, cela devient le moment où on enlève ses bottes en arrivant chez soi. Et au sens figuré, au débotté veut dire à l’improviste. « Il m’a pris au débotté » : cela vient du fait qu’on a enlevé ses bottes et qu’on n’a pas eu le temps de les remettre.

Bigre !: C’est une vieille expression qui exprime la surprise, la crainte, le dépit ou l’étonnement. Elle peut aussi vouloir dire l’admiration. Cette expression vient du mot « bougre ». D’ailleurs, on peut aussi dire bougrement ou bigrement. « C’est bigrement bon ! » Et comme dit le Capitaine Haddock dans Tintin : « bigre, il s’agit d’ouvrir l’oeil ! »

Ça ne vaut pas un kopeck !

Un kopeck était de la monnaie russe qui vaut un centième de rouble. Le kopeck a été progressivement dévalué. Autrement dit, il ne vaut pas grand-chose ! Quand votre grand-mère disait, ça ne vaut pas un kopeck, ça veut dire que ça ne vaut rien… Cela n’a aucune valeur. Un peu dans la même idée, vous avez peut-être entendu votre grand-mère dire, ce  »n’est trois fois » rien ou pour trois francs six sous…

S’ébaudir :

Ce verbe qu’on n’utilise plus beaucoup vient du verbe s’esbaudir. En ancien français, » bald  » veut dire « joyeux ». S’ébaudir veut dire se divertir, se réjouir, s’égayer souvent bruyamment. C’est évidemment une expression ancienne, mais vous pouvez toujours la glisser lors d’un repas. « Son histoire passionnante nous a ébaudis ! » Cela produit toujours son petit effet ! Mais attention, de nos jours, cette expression est un peu ironique…

Contre-aimer:

On vient de vous faire une déclaration d’amour ? On vous a enfin dit « je t’aime » ? Ne répondez pas : moi aussi… C’est tellement banal ! Non dites plutôt : je te contre-aime ! Eh oui, « contre-aimer » signifie « aimer en retour ». C’est bien plus classe et original vous ne trouvez pas lol ?

Avoir de la conversation Attention, cette expression est un faux-ami ! Bien sûr, on peut reconnaître qu’une personne a de la conservation, sans aucune arrière-pensée. C’est le cas si une personne qui a de la présence d’esprit et qui parle facilement de différents sujets. Mais attention quand vous l’utilisez pour qualifier une femme ! Car elle a un sens un peu plus grivois… Elle peut signifier : avoir une belle poitrine, avoir une poitrine généreuse. Autrement dit, il y a du monde au balcon !