Energie , pétrole…….


Long, trop long ! Mais j’avais envie de  » fouiller  »un peu le sujet  ( je laisse les coms ouverts mais……Si rien : Logique )

La diplomatie du pétrole

    Que serait notre époque  sans le pétrole ? Aucune civilisation n’a été autant que la nôtre dépendante à ce point d’une ressource naturelle et il est difficile d’imaginer qu’elle était presque inconnue il y a un siècle et demi.

    Après la découverte d’un gisement en Pennsylvanie en 1859 par le  » colonel  »  Drake, le pétrole devient un produit-clé de l’économie moderne. D’abord utilisé dans l’éclairage domestique, sous la forme de pétrole  » lampant  », on l’utilise  dans les transports, le chauffage et la production d’électricité. Le succès de l’automobile, avant la Grande Guerre,  augmente  la consommation de pétrole, sous forme d’essence.
   Très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur : John Davison Rockefeller, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle. Sa société en arrive à posséder 80% du marché du raffinage américain, avant que la législation anti-trusts ne l’oblige à se scinder en 33 sociétés théoriquement indépendantes.
   En ce début du XXIème siècle, les pays exportateurs de pétrole comme le Nigeria de Boko Haram, le Venezuela de Chavez et Maduro ou encore l’Algérie de Bouteflika témoignent bien malgré eux de la  » malédiction de l’or noir  ». Trop de richesses faciles débouchent sur le népotisme  ( Le népotisme est la tendance de certains supérieurs d’ institutions, à favoriser l’ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu’ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l’intérêt général., la corruption à grande échelle, les investissements indiscriminés et pour finir, la misère et la désespérance…)

  Un enjeu géostratégique :
    Le Moyen-Orient, dont on commence à deviner les immenses réserves d’or noir, va devenir au XXe siècle un acteur-clé du secteur, attisant les convoitises des grandes entreprises et des États occidentaux.
Un homme d’affaires britannique, William Knox d’Arcy  W K d'Arcy, obtient en 1901 une concession pétrolière en Perse, sans jamais y avoir mis les pieds. Il fonde une compagnie qui fait son entrée en bourse le 19 avril 1909 sous le nom d’Anglo-Persian (aujourd’hui BP).logo =>BP logo
Tout s’accélère avec, en 1911, la décision du Premier Lord de l’Amirauté, un  » certain » Winston Churchill, de convertir au pétrole la flotte de guerre britannique, la Royal Navy.
Ses navires deviennent ainsi beaucoup plus rapides que ceux fonctionnant au charbon, comme les navires allemands. Mais par cette décision, la Grande-Bretagne, qui est encore la première puissance mondiale, devient dépendante des gisements pétroliers d’outre-mer et en particulier du Moyen-Orient.
Pour assurer ses approvisionnements, le gouvernement britannique prend une participation majoritaire dans la société de William d’Arcy et lance la construction d’oléoducs géantsoléoduc à travers la Perse, vers les terminaux du Golfe.

   » Monsieur 5%  »
     À la fin du XIXe siècle, un jeune ingénieur du nom de Calouste Gulbenkian Gulbenkian ( Gulbenkian âgé ) 

    fils d’un riche négociant arménien d’Istanbul, a été chargé par le gouvernement ottoman d’un rapport sur les ressources pétrolifères de l’empire.
    Négociateur avisé, il participe à Londres, en 1903, au rapprochement de la compagnie anglaise Shell, propriété de Marcus Samuel, autrefois spécialisée dans la commercialisation de coquillages du Koweit !, et de la compagnie Royal Dutch, fondée à Sumatra (Indes néerlandaises) par l’ingénieur hollandais Aeilko Tans Zijlker et reprise en main par un autodidacte de génie, le Hollandais Henri Deterding.
   C’est ainsi qu’est fondée une entité   »binationale   »anglo-hollandaise, la Royal Dutch Shell, concurrente directe de la Standard Oil.
   Gulbenkian voit alors le pétrole perse lui échapper au profit de William d’Arcy. Mais il se rattrape en fondant en 1912 la Turkish Petroleum Company. Son but : l’exploitation du pétrole de Mésopotamie, autour de Mossoul.
    Il associe à son projet la Royal Dutch Shell, l’Anglo-Persian et la Deutsche Bank. Après la Première Guerre mondiale, les Allemands sont évincés de la compagnie au profit des Américains et des Français (Compagnie Française des Pétroles, CFP).
Gulbenkian va bénéficier jusqu’en 1940 d’une commission de 5% sur les bénéfices de la Turkish, ce qui lui vaudra le surnom de  » Monsieur 5%  » et une fortune colossale.  ( Il la dépensera dans le mécénat culturel, notamment à Lisbonne )… et dans un goût insatiable pour les très jeunes demoiselles.!

Le pétrole dans la Grande Guerre :
Quand la Grande Guerre commence , personne ne soupçonne encore l‘intérêt militaire du pétrole… à part les amiraux britanniques, devenus dépendants de celui-ci. Sur une recommandation de Churchill ( Premier Lord de l’Amirauté ) , des troupes écossaises débarquent en Iran pour protéger les précieux champs pétrolifères de l’Anglo-Persian.
Les généraux se rendent compte à leur tour la fonction stratégique du pétrole dès la contre-offensive de la Marne, en septembre 1914, quand il s’agit de transporter au plus vite sur le front les troupes cantonnées à Paris.  (  On réquisitionne au besoin les taxis ).
    Plus tard, à Verdun, la mobilisation à grande échelle des camions sur la  » Voie sacrée  » VoieSacreepermet de bloquer l’offensive allemande. En 1917, enfin, c’est une armée américaine pratiquement complètement motorisée qui traverse l’Atlantique. Le pétrole est devenu en quatre ans une composante indispensable de la guerre.

Les  » Sept Sœurs  »
    La paix revenue, le pétrole devient le fluide vital des sociétés occidentales et un enjeu géostratégique de première importance, du fait du développement de l’automobile et de l’aviation. Il le restera jusqu’à nos jours.
En 1928, les patrons de Standard Oil of New Jersey (Walter Teagle), Anglo-Persian (John Cadman) et Royal Dutch Shell (Henri Deterding)deterding concluent dans le plus grand secret, à Achnacarry, en Écosse, un accord décisif en vue de se partager les réserves de pétrole du Moyen-Orient et de maintenir des prix élevés tout en s’évitant les désagréments d’une concurrence sauvage.!!!!
  Les autres grandes compagnies pétrolières vont rejoindre l’accord, formant un cartel surnommé  » les Sept Soeurs  »
L’accord sera gardé secret jusqu’en 1952. Cette année-là, le gouvernement américain le rend public pour obliger le cartel à jouer le jeu de la concurrence et baisser ses prix de façon à ce que les crédits accordés aux Européens dans le cadre du plan Marshall ne servent pas simplement à enrichir les pétroliers !
La Seconde Guerre mondiale se déroule  » dans une odeur de pétrole ». Au début de la guerre, Hitler bénéficie des importantes réserves roumaines tandis que les Anglais sont entièrement dépendants des livraisons américaines.
En envahissant l’URSS et en lançant prioritairement ses troupes vers le Caucase et ses fabuleux gisements, plutôt que vers Moscou, le Führer veut garantir ses approvisionnements. Mal lui en prend : Ses troupes rencontreront Stalingrad sur leur chemin et trouveront dans le Caucase des installations  détruites par  les Russes avant de se retirer.

Le pacte avec le diable :
    En 1944, un expert prend note des réserves fabuleuses de l’Arabie séoudite et en informe le président Roosevelt. Celui-ci, sitôt après la fameuse conférence de Yalta, rencontre le roi Ibn Séoud à Suez et lui offre sa protection  contre ses rivaux de l’intérieur et contre ses ennemis du Moyen-Orient.
   Ce pacte avec un personnage aussi peu recommandable que le souverain wahhabite se justifie aux yeux des gouvernants américains par la montée en régime des producteurs moyen-orientaux alors que la part des États-Unis dans la production mondiale de pétrole tombe au milieu du XXe siècle en-dessous de 50%.
Standard Oil of New Jersey et Mobil, deux héritières du trust Rockefeller, s’installent en Arabie aux côtés de petites compagnies déjà présentes.
C’est le début d’une alliance qui ne se démentira pas malgré l’obscurantisme de la dynastie séoudienne et l’implication des Séoudiens dans le terrorisme islamiste et les attentats du 11 septembre 2001. ( de quoi  se demander si les États-Unis ne sont pas aujourd’hui plus dépendants des Séoudiens que l’inverse.)
Dans le même temps, sitôt après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques tentent de provoquer une sécession dans l’Azerbaidjan iranien, riche en pétrole. C’est la première crise de la guerre froide. Les États-Unis  » montent au créneau  » et obligent Staline à reculer.
  Ces manigances des Grands inquiètent à juste titre les nouveaux dirigeants nationalistes du tiers monde.
  En 1938, le Mexique fut le premier pays à avoir osé nationaliser l’exploitation de ses gisements de pétrole. ( Il est vrai que les abus des compagnies sur le terrain justifiaient cette sanction ). En 1951 survient le drame iranien : le Premier ministre Mossadegh, qui avait tenté d’exproprier l’Anglo-Persian, est chassé du pouvoir par un coup d’État commandité par les Britanniques et la CIA. Du coup, il faudra attendre vingt ans avant qu’un autre pays ose nationaliser ses hydrocarbures. Ce sera l’Algérie. Succès mitigé.

  Guerre, misère et pétrole :
    En 1959, les compagnies pétrolières sont au sommet de leur puissance. Elles décident de réduire unilatéralement les redevances qu’ils versent aux États producteurs. C’en est trop pour ceux-ci. À l’initiative du ministre vénézuelien du pétrole, ils forment dès l’année suivante un consortium : l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).
  Ses objectifs initiaux sont très modérés mais, une décennie plus tard, la guerre du Kippour de 1973 lui offre l’opportunité de révéler sa capacité de nuisance. Sur une injonction du ministre séoudien du pétrole Cheikh Yamani, l’OPEP décrète un embargo qui fait flambler les prix. L’organisation devient pour quelques années le maître des prix

Contrairement aux apparences, ce coup de force ne déplait pas aux compagnies pétrolières. Celles-ci, qui n’en demandaient pas tant, voient du coup leurs profits augmenter en flèche. Elles en profitent pour augmenter leurs investissements dans la prospection de nouveaux gisements.
  Ce premier choc pétrolier est assez rapidement absorbé par l’économie mondiale. Mais il n’en va pas de même du second, en 1978, qui provoque un effondrement de l’économie mondiale.
  Confrontés à une hausse brutale du prix du baril, les Occidentaux accomplissent de gros efforts d’économie sur le pétrole, si bien qu’au bout de vingt ans, à l’orée du XXIe siècle, il ne leur faut plus que 0,5 baril au lieu de 2 pour produire 1000 dollars de valeur ajoutée.
Les prix du pétrole s’effondrent et évoluent, sans que l’OPEP ni personne ne les maîtrise.
En 2004, les ventes mondiales de produits pétroliers représentent un total d’environ 2300 milliards de dollars, dont 500 milliards pour les coûts d’extraction et de production. La consommation se partage à peu près à égalité entre l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie (13 millions de barils par jour dans chaque région).
  Contrairement à une idée reçue, les produits pétroliers sont aujourd’hui bien moins chers qu’ils ne l’étaient avant le premier choc pétrolier, du fait de la modération des taxes et d’un choix collectif en faveur de la consommation d’énergie.
La malédiction de l’or noir
Fluide vital des sociétés modernes (pour quelques décennies encore), le pétrole est aussi à l’origine d’une maladie sociopolitique qui combine désindustrialisation et corruption, baptisée  » dutch disease  » (en référence aux Pays-Bas, qui ont initialement mal géré l’exploitation de leurs gisements de gaz !) ou  » malédiction de l’or noir  ».
    Pour de nombreux pays producteurs : Venezuela, Algérie, Nigeria, Angola, Gabon… il s’avère être une calamité sociale et un obstacle au développement, car mal  géré. Cela sans parler de ses dommages environnementaux : marées noires et contribution au réchauffement climatique.
Dans ces pays exportateurs de pétrole ou de gaz, les ressources du sous-sol sont souvent même un facteur de régression politique et sociale ainsi que d’appauvrissement pour la plus grande partie de la population. Cela vient de ce que les dirigeants détournent les redevances pétrolières versées par les compagnies étrangères pour à la fois s’enrichir à titre personnel, tisser un réseau de soutiens grâce à de généreux cadeaux, enfin financer une armée et des forces de sécurité intérieure pour garantir leur pouvoir.
Ils consolident également leur soutien populaire en distribuant des aumônes aux citoyens les plus pauvres, au risque de détruire le potentiel industriel et agricole du pays et de le rendre complètement dépendant des importations de produits alimentaires et manufacturés. C’est ce qui s’est passé au Venezuela avec le président Chavez. L’effondrement des recettes pétrolières sous le mandat de son successeur Maduro a achevé de ruiner le pays ; un paradoxe incroyable dans ce pays au potentiel agricole fabuleux et possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde.
  Pour observer les effets de la  » malédiction de l’or noir  », on peut aussi comparer l’Algérie, riche de son pétrole mais aussi mal gérée qu’il est possible, à son voisin marocain, qui se développe vaille que vaille car son gouvernement ne peut compter que sur les impôts, eux-mêmes dérivés des richesses créées par les citoyens.

c’était il y a 230 ans :


11 septembre 1789 : Naissance de la droite et de la gauche
   Le 11 septembre 1789, les députés de l’Assemblée constituante, réunis pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi Louis XVI, se répartissent spontanément de part et d’autre du président : à droite, aux places d’honneur, s’installent les  » monarchiens  » guidés par Jean-Joseph Mounier. Ils sont partisans d’un veto absolu qui permettrait au roi de rejeter définitivement toute loi. À gauche s’installent les opposants qui préfèrent un simple veto suspensif c’est à dire : qui suspend la loi pendant une période ou jusqu’à la réalisation d’une condition  (ils auront finalement gain de cause).
  Cette répartition s’enracine lorsqu’à partir d’octobre 1789, les députés délibèrent dans la salle du Manège des Tuileries. Les uns, hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir, s’assoient sur le côté droit de la salle, par rapport au président de l’Assemblée (ce côté réputé honorable est dit le  »côté de la reine  »).

    Les autres  »plus ou moins  » favorables à la Révolution, s’assoient à la gauche du président (le  » côté du Palais-Royal  »). Ils se disent  » patriotes  » et qualifient leurs opposants d »’ aristocrates  ».
    C’est de  cette répartition des députés français par affinités que  datent les clivages entre une droite (réputée conservatrice) et une gauche (réputée révolutionnaire ou réformiste) qui  » rythment  » encore aujourd’hui la vie politique dans toutes les démocraties. assemblée nationale

C’était il y 84 ans……


Le stakhanovisme : ?

Le mouvement stakhanoviste doit son nom au mineur de choc Alexeï Grigorievitch Stakhanov (1905-1977) Stakhanov 1935.

    Lors d’un concours organisé par le Komsomol, ce mineur du Donbass accomplit quatorze fois la norme dans l’extraction du charbon le 31 août 1935. Cette performance, à laquelle fut faite une énorme publicité, a été le point de départ de toute une campagne soutenue et encouragée par le parti communiste de l’U.R.S.S. pour relever, dans le cadre du IIe Plan quinquennal (1933-1937), le niveau extrêmement bas de la productivité.

Pour info : Donbass ( Le Donbass (en jaune) à l’est de l’Ukraine.)

      L’attribution du titre de stakhanoviste, titre honorifique pour récompenser les ouvriers de choc, introduit le principe de l’émulation dans la production, et le mouvement s’étend de l’industrie à l’agriculture et aux transports. Le plénum du comité central de décembre 1935 donne les directives pour transformer le mouvement des records isolés en une augmentation planifiée de la productivité. Stakhanov lui-même est admis au P.C.U.S. en 1936 ; il fait des études à l’Académie pour l’industrie à Moscou jusqu’en 1941, entre au ministère de l’Industrie houillère en 1943. Il a aussi été député au Soviet suprême !

En France ….( dans le Nord )…….

c’était il y a……


Environ 58 ans :

Le 12 août 1961 :

   Construction du  » Mur de la honte  » à Berlin …….

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dès 1947, l’Europe se divise en deux camps ennemis, avec la mise en place d’un  » rideau de fer  », de Lubeck jusqu’en Tchécoslovaquie et au-delà. Enclavée dans la zone d’occupation soviétique, l’ancienne capitale allemande, Berlin, est elle-même partagée entre les Occidentaux et les Soviétiques.
  Ces derniers tentent d’en chasser leurs anciens alliés en organisant le blocus de l’ancienne capitale du Reich ! Mais leur échec face à la détermination des Anglo-Saxons va   » cristalliser  » les tensions entre les deux blocs et conduire à la construction du Mur.

   Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.mur de Berlin 1

Des policiers et des ouvriers  » dépavent  » à la hâte les accès routiers entre la zone d’occupation soviétique : Berlin-Est, et les autres zones, ou Berlin-Ouest.
    Ils tendent des barbelés, creusent des fossés et entament la construction d’un mur en béton. Dans le même temps, les liaisons ferrées sont aussi coupées.
   Dans les jours et les semaines qui suivent, à la stupéfaction du monde occidental, les autorités est-allemandes parachèvent le travail en murant les fenêtres et les portes des constructions situées sur la ligne de démarcation.
    Les médias de l’Ouest baptisent aussitôt cette initiative de   » Mur de la honte  ». Le  » mur  » s’étend sur 43 km à Berlin même et sur 112 km dans les autres parties de la RDA. Il met une touche finale au  » rideau de fer  » dont Churchill dénonçait la mise en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.

  Les caractéristiques du mur :
Longueur totale de  » la ceinture  »  autour de Berlin-Ouest : 155 kilomètres, dont longueur entre Berlin-Ouest et Berlin-Est = 43,1 km. et longueur entre Berlin-Ouest et la RDA = 111,9 km.
Avec en plus : Tours de contrôle : 302 , unités de chiens de garde : 259 , miradors : 93 , bunker : 20 ……mirador

Mesures du mur : Hauteur : 3,6 m. au minimum. Largeur 1,20 m.Profondeur au sol 2,10 m.

Le gouvernement communiste de l’Allemagne de l’Est veut, grâce à lui, empêcher ses ressortissants de fuir vers Berlin-Ouest et, au-delà, vers la République fédérale allemande, où  »démocratie rime avec prospérité  ».
   Il est vrai que, depuis la scission entre les deux Allemagnes, en 1949, plus de 3 millions de personnes, soit 20% de la population de la RDA, ont fui vers l’ouest. Le mur va démontrer son efficacité de ce point de vue car, de sa construction à sa chute, le 9 novembre 1989, on évalue à 5 000   » seulement  » le nombre de personnes qui parviendront encore à passer à l’Ouest au risque de leur vie… 239 échoueront et seront abattues par les  » vopos  » (  garde-frontières, postés dans les miradors ) .

mur de Berlin 2(  » Check Point Charly  » )
  Un soulagement  » paradoxal  »
  Le président américain John KennedyKennedy 1 est informé de la construction du mur sur son yacht. Il ne manque pas de s’en indigner devant les caméras et les micros mais s’en réjouit en son for intérieur. En construisant le mur, les dirigeants communistes de Berlin et Moscou signifient qu’ils aspirent au statu quo. La perspective d’une guerre pour Berlin tend à s’éloigner et en même temps , la guerre froide.
   Malgré un discours retentissant du maire de Berlin-Ouest, Willy Brandt W Brandt, le 16 août devant une foule surexcitée, chacun sait bien que la division de Berlin est scellée pour longtemps…

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   » Le Mur avant le Mur  »
    Le 24 juin 1948, les Soviétiques, qui occupent Berlin-Est, coupaient les communications terrestres entre l’enclave de Berlin-Ouest, répartie en secteurs anglais, américain et français, et l’Allemagne occidentale. La réussite du coup de force que représentait le blocus aurait signifié l’abandon par les alliés occidentaux de Berlin et son occupation par les Soviétiques. Mais, pendant près de onze mois, les Américains et les Anglais organisent un pont aérien pour ravitailler les Berlinois de l’Ouest.
    Malgré 76 morts et un coût financier considérable pour les Occidentaux, le pont aérien finit par contraindre les Soviétiques à mettre fin au blocus, en avril 1949. La première raison de la construction du mur de Berlin vient donc de la détermination des Occidentaux à ne pas abandonner Berlin-Ouest aux Soviétique.
     En 1950, le Land (région administrative) de Berlin-Ouest est intégré au sein de la nouvelle République fédérale d’Allemagne (RFA). Son statut d’enclave occidentale au milieu d’un territoire contrôlé par la RDA est ainsi confirmé.
   L’existence de Berlin-Ouest continue d’être insupportable pour les Soviétiques car les Allemands de l’Est y  » votent  » chaque jour  » avec leurs pieds  » en fuyant le régime soviétique. Il devient difficile de contrôler les 500 000 personnes qui traversent chaque jour la ligne de démarcation berlinoise, à pied ou par les réseaux de communication ferroviaire et métropolitain.
  Berlin-Ouest est le principal espace de transit des Allemands de l’Est émigrant à l’Ouest. En 1958, déjà plus de trois millions d’Allemands de l’Est ont fui pour la RFA. Cette hémorragie humaine prive la RDA de main-d’œuvre et montre à la face du monde la faible adhésion à la soviétisation de l’Allemagne de l’Est.
    L’URSS tente un nouveau coup le 27 novembre 1958 en lançant un ultimatum exigeant le départ des troupes occidentales dans les six mois pour faire de Berlin une  » ville libre  » démilitarisée. Les alliés occidentaux refusent. En 1961, les Soviétiques prennent donc la décision de faire supprimer par la RDA la ligne de démarcation berlinoise en construisant un mur, qui deviendra  » le mur de la honte  ».
     Cette construction commence les 12 et 13 juin 1961 avec la pose de grillages et de barbelés autour de Berlin-Ouest. Puis les Soviétiques choisissent une date idéale pour faire exécuter leur oeuvre : le 13 août 1961, (  soit en plein pont estival pendant lequel de nombreux de chefs d’État occidentaux sont en vacances.)
   La RDA annonce avoir l’agrément du pacte de Varsovie et présente la construction un  » mur de protection antifasciste  » . Des unités armées de la RDA encerclent Berlin-Ouest de façon hermétique et la construction du mur se réalise dans un temps record, ce qui implique  qu’elle est le fruit d’une préparation longue et minutieuse.
   Le mur est plus qu’un mur:
   Le mur est bordé de mines anti-personnelles, de pièges pour tanks, de barrières d’alarme… Au mur de 3,5 m de hauteur courant sur 155 km autour de Berlin-Ouest s’ajoutent ensuite les  » murs  » créés par la fermeture des réseaux de communication ferroviaire et métropolitain entre Berlin-Ouest et Berlin-Est.
   Sur les 81 points de passage existant avant août 1961, 69 sont fermés dès le 13 août, par des barbelés et des murs de briques. Pour les visiteurs étrangers est assigné un point de passage unique situé dans Friedrich Strasse C P Charlie( » Chekpoint Charlie  ») , ouvert jour et nuit.
   Les échanges économiques cessent entre les deux Berlin : 63 000 berlinois de l’Est perdent leur emploi à l’Ouest, et 10 000 de l’Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est.
    Pour faire face à cette nouvelle situation, de nombreux grands équipements concernant la culture (opéras), l’éducation (universités), les sciences (parcs zoologiques) sont  » dédoublés  ».

En mai ….il y a 51 ans


( Comme souvent , j’écris ce billet parceque j’en ai envie, çà m’intéresse . Il est long , trop long ? , peut-être confus ….Alors si quelqu’un passe , il ( elle ) n’a aucune obligation de le lire ou le commenter et surtout de mettre un  » like  » hypoccrite  )

F.

Les événements de mai-juin 1968 : ( j’avais environ 13/14 ans , mais je m’en souviens encore )

   Une période durant laquelle se déroulent, en France, des manifestations d’étudiants, ainsi que des grèves générales et sauvages.
   Ces événements, enclenchés par une révolte de la jeunesse étudiante à Paris, puis gagnant le monde ouvrier et la plupart des catégories de population sur l’ensemble du territoire, en font  le plus important mouvement social de l’histoire de France du XXe siècle.
   Il est caractérisé par une vaste révolte spontanée  » antiautoritaire  » ,  à la fois sociale, politique et culturelle, dirigée contre le capitalisme, le consumérisme, l’impérialisme américain et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place.
   Les événements de mai-juin provoquent la mort d’au moins sept personnes et des centaines de blessés graves dans les affrontements, aussi bien du côté des manifestants que des forces de l’ordre.
   Des années après , les événements de mai-juin 1968 apparaissent comme une rupture fondamentale dans l’histoire de la société française, matérialisant une remise en cause des institutions traditionnelles.

Les  » slogans  » :

 

 » Sous les pavés, la plage  »   ( 22 mai 1968 )
     L’aphorisme le plus célèbre de Mai 68 a été inventé par un inconnu.

    Ce 22mai, un jeune Parisien, Bernard Cousin, boit un café en terrasse. Devant lui, le boulevard Saint-Michel est éventré: des étudiants ont arraché les pavés. Il n’y a plus sur la chaussée que la couche de sable servant de soubassement. Pour passer le temps, Bernard cherche un slogan de soutien au mouvement étudiant. Les slogans, c’est son métier: il travaille dans une agence de publicité. Il tourne d’abord autour d’une idée plutôt » bucolique  »:  » Il y a de l’herbe sous les pavés  »…    Mais il craint un amalgame avec la marijuana. Soudain, quelqu’un ouvre une vanne d’incendie sur le trottoir, pour évacuer les déchets. L’eau se répand sur la chaussée, giclant comme une vague sur le sable. Eurêka !  »  Sous les pavés, la plage  »… Le soir même, heureux de son invention, le jeune homme part dans Paris avec un ami pour la copier plus de cent fois sur les murs.
 » La chienlit, c’est lui  » ( 19 mai 1968 )
   Ce jour-là, de Gaulle est en colère. Il a écourté un voyage officiel en Roumanie pour faire face aux événements. Non seulement la révolte étudiante nefaiblit pas, mais le pays est paralysé par les grèves. En plein conseil des ministres, le général s’agace : « La réforme oui ! La chienlit, non ! » Par ces mots, il prend acte de la nécessité de changement, mais il réclame que cesse la pagaille, autrement dit, la « chienlit » ( mot inventé cinq siècles et demi plus tôt par Rabelais ). À la télévision et à la radio, de Gaulle répète sans cesse  cette formule, pour appeler à la fin de la grève générale… Mais, dans cette bataille de mots qu’est aussi Mai 68, les étudiants des Beaux-Arts ripostent en lui retournant le compliment avec ce slogan: « La chienlit, c’est lui ! »   Pour de Gaulle, l’effet est ravageur : cette phrase amusante accréditera dans l’opinion l’idée qu’il est dépassé par la situation.
 » Soyez réalistes, demandez l’impossible  » ( 14 mai 1968 )affiche 68
  Les étudiants vont d’usine en usine, au milieu du mois de mai, pour appeler les ouvriers à rejoindre leur mouvement en déclenchant des grèves. À Billancourt, des émissaires de la faculté parisienne de Censier discutent avec les travailleurs de l’usine Renault. Au fil des échanges, l’un d’eux s’exclame : « Mais, enfin, on doit être réalistes, on ne peut pas demander l’impossible ! » Un étudiant saisit la balle au bond et inverse la formule: si, justement, il faut demander l’impossible ! On ignore encore aujourd’hui s’il s’agissait d’un emprunt ou d’une coïncidence, mais le slogan qui vient alors d’être inventé est très proche d’un autre, que le révolutionnaire cubain Che Guevara aurait prononcé peu avant sa mort, en 1967: « Soyons réalistes et faisons l’impossible
   Alors que la rue réclame sa démission, le général de Gaulle tente un coup de poker. Le 30mai 1968, il dissout l’Assemblée nationale et convoque des élections législatives, dont il espère sortir légitimé.

      Les contestataires dénoncent aussitôt la manœuvre, avec cette formule choc: « Élections, piège à cons ! » Mais que veut-elle dire, au juste ? Que la démocratie représentative est un leurre et que le vrai changement passe par la rue, non par les urnes. Les Français, séduits jusque-là par le mouvement s’en éloignent car ils restent attachés au vote. Les élections de juin 1968 seront d’ailleurs un succès pour le général, avec près de 80 % de participants et une majorité absolue pour le parti qui le soutient, l’UDR.
« Ce n’est qu’un début, continuons le combat »  (27 mai 1968 )affiche 68 2
  Le printemps des étudiants s’achève par une manifestation monstre, le 27mai, au stade Charlety, à Paris. Et c’est au cours de celle-ci que les 50000participants entonnent ce slogan, mi-optimiste, mi-mélancolique. Ils pressentent que le mouvement vit ses dernières heures. Début juin, la grève s’achève dans les usines ainsi que dans les administrations, et, le 14 du mois, les tout derniers manifestants sont évacués de l’université de la Sorbonne, vaisseau amiral de la révolte. Les cours peuvent reprendre, après un mois

çà s’est passé il y a …


environ 75 ans :

   Le 21 avril 1944  , les femmes françaises obtiennent le droit de vote ! Par une ordonnance signée du général de Gaulle , les femmes deviennent enfin  » électrices et éligibles dans les mêmes conditions que l’homme  » . Leur premier vote aura lieu un an plus tard , à l’occasion des élections municipales de 1945 .

   La revendication était de longue date :  Olympe de Gouges ( ? ) , réclamait déjà le droit de  » monter à la tribune  » dans sa déclaration des droits de la femmes et de la citoyenne  » en……1791 ! 

Olympes de Gouges : Olympe de Gouge image (portrait aquarelle )

   Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges a été redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l’ont appropriée, à juste titre d’ailleurs. Nul doute qu’elle aurait soutenu leurs combats pour l’égalité des droits entre les sexes.
Libre de moeurs, libre de pensée
   Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris.
   À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte… mais avec tout de même le soutien financier de son compagnon.
   Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d’Orléans.
   Quant arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode. Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir…
   En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs.
  En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.
Femme et révolutionnaire
    Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792).
    Olympe de Gouges brave la bienséance révolutionnaire en publiant une parodie de l’auguste Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sous l’intitulé : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l’on peut lire : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » .
   En matière institutionnelle, Olympe s’en tient toutefois au souhait d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise et restera jusqu’à la mort attachée à la royauté.
    Sous la Convention, après la chute de celle-ci, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe… Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.

L’honneur……..


Avec les évènements récents qu’a subit Paris, cette citation prend tout son sens, malheureusement, beaucoup considère qu’un monument historique vaut la peine d’être reconstruit, même si des sans-abris n’ont toujours pas d’aide efficace pour avoir une vie acceptable:

  » L’honneur d’un pays ne réside pas dans la beauté de ses monuments, mais bien dans le fait que TOUS ses habitants aient un toit  »

Abbé Pierre

 

via L’honneur — Nuage Ciel d’Azur ( Merci à  » Nuage  » de m’avoir permis de rebloguer ce billet )

çà s’est passé il y a ……


environ 114 ans :

L’affaire des fiches ……….

En bref :

L’affaire des fiches (parfois appelée « affaire des casseroles ») concerne une opération de fichage politique et religieux dans l’armée française au début du XXe siècle. Elle fut réalisée par des loges maçonniques du Grand Orient de France à l’initiative du général André, ministre de la Guerre.

France : Anticlericalisme

En détails ( long! )

Le 4 novembre 1904, le général André,G. André ministre de la Guerre dans le gouvernement d’Émile CombesE.Combes, est giflé à la Chambre par le député nationaliste Syveton.Syveton
L’incident porte à son paroxysme le conflit entre l’Église et le gouvernement de la IIIe République, que d’aucuns qualifient de « république des francs-maçons » (on évalue à 30 000 le nombre de francs-maçons dans les instances politiques parmi lesquels 250 députés, 200 sénateurs et un grand nombre d’instituteurs).

    De la liberté d’association à l’intolérance
Le 1er juillet 1901, le président du Conseil Pierre Waldeck-RousseauP.V Rousseaux a fait voter une loi sur les associations encore bien connue de tous les créateurs d’associations sans but lucratif. Cette loi établit la liberté d’association mais son article 13 fait une exception pour les congrégations religieuses en soumettant leur création à une autorisation préalable.
    La loi Waldeck-Rousseau est motivée par le souci de restaurer la préséance de l’État après plusieurs décennies de complaisance à l’égard des institutions ecclésiastiques. Elle est dans un premier temps appliquée de façon libérale. Mais en janvier 1902, le Conseil d’État établit que l’autorisation préalable s’imposerait désormais à toute école où enseignerait ne fût-ce qu’UN congrégationniste.
   C’est la voie ouverte à tous les excès. Quand Émile Combes (67 ans) succède à Waldeck-Rousseau à la présidence du Conseil, il s’engouffre dans cette brèche…
   Né dans une pauvre famille du Tarn, Émile Combes a pu accomplir de brillantes études grâce au soutien bienveillant de quelques ecclésiastiques. Mais le directeur du séminaire juge qu’il n’a pas la vocation religieuse et le dissuade de devenir prêtre. Le jeune homme s’installe comme médecin, devient franc-maçon pour la forme et s’engage enfin dans la vie politique.
   Il est élu au Sénat, qu’il lui arrive de comparer à un «couvent bien tenu». D’abord «opportuniste» (nom que l’on donne à la mouvance républicaine de Jules Ferry), il évolue peu à peu vers l’extrême-gauche et entre au parti radical de Georges Clemenceau.
Son premier passage au gouvernement en 1895 comme ministre de l’Instruction publique et des Cultes lui permet de mettre en pratique ses convictions laïques mais ne le fait pas sortir de l’anonymat. Ses convictions anticléricales, à l’unisson du parti radical, s’affichent ouvertement lors de son accession à la présidence du Conseil.
   Dans une célèbre circulaire adressée aux préfets le 20 juin 1902, Émile Combes lance : «Votre devoir vous commande de réserver les faveurs dont vous disposez seulement à ceux de vos administrés qui ont donné des preuves non équivoques de fidélité aux institutions républicaines. Je me suis mis d’accord avec mes collègues du cabinet pour qu’aucune nomination, qu’aucun avancement de fonctionnaire appartenant à votre département ne se produise sans que vous ayez été au préalable consulté».
    À mille lieues de la modération de son prédécesseur, il fait fermer en quelques jours plus de 2 500 écoles religieuses. Le 7 juillet 1904, il fait voter une nouvelle loi qui interdit aux  prêtres des congrégations d’enseigner .
Chasse aux sorcières :
L’armée et la marine n’échappent pas à la chasse aux sorcières.
  Un premier scandale éclate le 29 mars 1904, avec formation d’une commission parlementaire, quand on découvre que le ministre de la Marine Camille Pelletan refuse de recevoir les amiraux, tous bons catholiques.
  Il encourage par ailleurs les mouvements de grève dans les chantiers navals, cela au moment où l’Allemagne et l’Angleterre accélèrent le renforcement de leur flotte !
Désireux de son côté de favoriser l’avancement des officiers républicains anticléricaux, le ministre de la Guerre, le général Louis André, n’attend pas l’arrivée d’Émile Combes à la présidence du Conseil. Il lance une vaste enquête interne sur les opinions religieuses des gradés : vont-ils à la messe? Ont-ils envoyé leurs enfants dans des écoles catholiques?…
  Près de vingt mille fiches sont établies par les francs-maçons de la loge du Grand Orient de France, fer de lance de la lutte contre l’Église et confiées au bureau des fiches pour vérification.
    Dans les faits, même au plus fort des campagnes anticléricales, l’armée et la haute fonction publique ont continué de puiser une bonne partie de leurs cadres parmi les jeunes gens issus des meilleures écoles catholiques : le collège Stanislas et l’école Sainte-Geneviève, faute d’avoir le choix.
   La campagne des fiches a pour effet de bloquer l’avancement de certains officiers, compétents mais jugés trop proches de l’Église, comme Ferdinand Foch dont le frère est jésuite ! Elle favorise par ailleurs la promotion d’officiers républicains athées et laïcs mais incompétents, tel Joseph Joffre, ce qui aura des conséquences désastreuses sur les premiers engagements de la Grande Guerre, dix ans plus tard.
  Beaucoup d’officiers indûment promus (dont près de la moitié des 425 généraux !) seront alors «limogés» en catastrophe, autrement dit affectés à des bases éloignées du front comme Limoges (d’où l’origine du verbe « limoger », inventé pour l’occasion).
Vers l’apaisement
         L’« affaire des fiches » ayant été dévoilée en octobre 1904 par la presse de droite, il s’ensuit un scandale à la Chambre des députés. À la suite de la gifle du député Syveton, le ministre André doit démissionner et après lui le gouvernement Combes.
     Le 24 janvier 1905, le président Émile Loubet appelle Maurice Rouvier à la présidence du Conseil. Sous son gouvernement est votée la loi sur la séparation des Églises et de l’État. Elle jette les bases de la laïcité à la française et met fin aux polémiques anticléricales.

Beaucoup plus sérieux !


  Comment vit-on lorsque l’on découvre que son nom, son prénom, sa date de naissance ne sont que mensonge ? Lorsque l’on apprend que sa famille n’est pas sa vraie famille ? Ces questions existentielles, des centaines d’Argentins nés pendant la dictature du général Videla, entre 1976 et 1983, se les posent.

  En Argentine, pendant la période noire de la dictature, près de 500 bébés ont été arrachés par la junte militaire à leurs parents, des opposants de gauche qui étaient arrêtés, torturés et souvent exécutés. Les jeunes mères, accusées « d’être des militantes actives de la machinerie du terrorisme », selon les termes du dictateur Jorge Videla, étaient tuées de sang froid ou jetées à la mer, depuis un avion militaire en plein vol… Selon les organisations de défense de droits de l’Homme, en Argentine, environ 30 000 opposants ont été tués ou ont disparus sous le régime militaire, entre 1976 et 1983.

  Les nouveau-nés, qui avaient souvent vus le jour en prison ou dans des maternités clandestines, étaient donnés comme butin de guerre à des familles de militaires ou de proches du régime. Adoptés, on leur attribuait un nouveau nom et une nouvelle date de naissance. Une identité factice.

   En 1983, alors que le chapitre de la dictature se referme et qu’un gouvernement civil est élu démocratiquement, un groupe de femmes, « les Grands-mères de la place de Mai », se lance activement à la recherche de leurs petits-enfants disparus. Aujourd’hui, 40 ans après le putsch de 1976 qui a porté la junte militaire au pouvoir, et grâce à un travail d’enquête titanesque, aux témoignages et aux tests ADN, 119 personnes ont pu retrouver leur véritable identité et leur famille biologique

Zut ! la vidéo n’est déjà plus visible ni ici ni sur You tube ?????? 
Bahh étant donné l’absence de commentaire , ce n’est pas grave ……………..

 

çà s’est passé il y a…..


57 ans : le 12 août 1961 ,la première pose du mur de Berlin était posée ……

 

 Le gouvernement de la R.D.A est à l’origine de ce qu’il nommera  » le rempart anti-fasciste  » …Sa construction commence dans la nuit du 12 août …Le mur était long d’environ 155 kms ! . Bien sur , pour la R.D.A , c’est un moyen de stopper l’exode de ses vers l’ouest ………

Le mur restera en place jusqu’en 1979 ( environ 28 ans)