C’était il y a environ 398 ans …


Le 2 février 1625…….

Naissance de la future New York

Le 2 février 1625, les Hollandais établissent un fortin sur l’île de Manhattan, à l’embouchure du fleuve Hudson. Autour du fortin s’installent trente familles de protestants flamands, français et surtout wallons, envoyées par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales (la V O C). La petite colonie est baptisée La Nouvelle Amsterdam.

Le gouverneur, Peter Minuit,

Peter Minuit,?

légalise l’occupation en remettant aux Indiens Algonkins des parages quelques perles de pacotille d‘une valeur de 60 florins (l’équivalent de quelques poignées de dollars). Les débuts sont difficiles. Guerres avec les Algonkins, épidémies de choléra.

New York et l'Empire State BuildingEn 1664, quatre navires anglais bloquent le port et le gouverneur Peter Stuyvesant

Peter Stuyvesant ?

se résout à céder la colonie au roi d’Angleterre.

La Nouvelle Amsterdam devient New York, en hommage au duc d’York, futur roi d’Angleterre sous le nom de Jacques II .

Jacques II ?

La ville connaît un rapide développement grâce au commerce des fourrures avec la région des Grands Lacs. Quand éclate la guerre d’Indépendance, c’est déjà la principale ville d’Amérique du Nord avec 30 000 habitants.

La métropole compte 500 000 habitants en 1850 et trois millions à la fin du XIXe siècle. L’invention de l’ascenseur électrique

ascenseur électrique ?

???suscite la construction des premiers gratte-ciel,

premiers gratte-ciel ?

posés sans façon sur le granit de Manhattan.

Les immigrants affluent d’Europe. Au total, 16 millions transitent par Ellis Island,

Ellis Island ?

aujourd’hui transformée en musée.

En 1909, un guide qualifie New York de…  » Big Apple  », surnom qui sera popularisé par les musiciens de jazz.( pourquoi  » Big-Apple  » ?= => on souligne que les Européens arrivant pour la première fois aux Etats Unis, mettaient les pieds en premier à New York. Certains avaient pour devise de vouloir  » croquer la vie à pleines dents  », traduit en anglais par  » crunch the apple ‘‘. La ville de New York serait alors devenue  » Big Apple  ») ….

Aujourd’hui, New York est la plus grande métropole de la planète, grande sinon par le chiffre de sa population (7 millions d’habitants), du moins par son effervescence intellectuelle et par sa diversité, qui en fait un  » melting-pot  » (creuset) de l’humanité entière.

La chandeleur ….


Demain ( plutôt aujourd’hui étant donnée l’heure à laquelle j’écris ) c’est la chandeleur ….Qu’est ce que s’est ,d’où vient cette fête ,pourquoi les crêpes etc….

A l’origine ,la Chandeleur (à l’origine fête des chandelles) est une fête païenne et latine , devenue ensuite une fête religieuse pour les chrétiens , fête correspondant à la présentation de jésus au temple et à sa reconnaissance par  » Syméon  » 

présentation de jésus au temple ?

 comme  » Lumière qui se révèle aux nations  ».

Cette fête a lieu le 2 février, soit 40 jours après Noël .

De nos jours, en France en Belgique et en Suisse  , traditionnellement on mange des crêpes dans une ambiance festive le jour de la Chandeleur.

Chez les Romains , aux environ du 15 février , on fêtait les  »Lupercales » , en l’honneur de Lupercus , dieu de la fécondité et des troupeaux.

Vers 494, des  »chandelles  » ont été associées à la Chandeleur par le pape Gélase 1er , le premier à organiser des processions aux flambeaux le 2 février. Dans une lettre au sénateur Andromachus, il dit souhaiter rétablir les Lupercales et argue de leur pouvoir purificateur.On peut en conclure que Gélase avait remplacé la fête païenne par la fête de la Présentation

Chez les celtes ,on fêtait  » Imbolc  » ? le 1er février . Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit

Brigit ?

 célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles.

Dans les églises, on remplace les torches par des chandelles bénites dont la lueur est supposée éloigner le mal et rappelle que le Christ  est la lumière du monde. Les chrétiens rapportent ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer. En 1372 , cette fête fut également associée à la Purification de la  » Bienheureuse Vierge Marie » ,autrement dit ses  » relevailles » (réintégration d’ une jeune mère ayant accouché ).

Les crêpes avec leur forme ronde et leur couleur dorée rappelleraient le Soleil enfin de retour après la nuit de l’hiver ce qui expliquerait que l’on confectionne des crêpes à la Chandeleur, moment de l’année où les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est également en cette période que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner ces crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.

Une autre coutume, celle de la pièce d’or : les gens faisaient sauter la première crêpe avec la main droite en tenant une pièce d’or dans la gauche. Puis la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par la famille dans la chambre où on la déposait sur l’armoire jusqu’à l’année suivante ( çà on le faisait chez mes parents ,mais pas avec une pièce en or ! lol )

Quelques proverbes pour finir :

 »À la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur.  »

 » À la Chandeleur, au grand jour, les grandes douleurs.  »

 » À la Chandeleur, grande neige et froideur.  »

 » À la Chandeleur, la neige est à sa hauteur  » ce qui signifie que c’est souvent à cette date que l’épaisseur de la neige est à son maximum, au Quebec .

 » À la Chandeleur, le froid fait douleur.  »

 » À la Chandeleur, trouve ton âme sœur : que du bonheur  !   », proverbe provenant d’ Alsace .

 » À la Chandeleur, le jour croît d’une heure », familièrement :  »À la Chandeleur, ça y va d’une heure.  »

 » À la Chandeleur,  »Quéré’ ? fait des crêpes jusqu’à pas d’heure  »

 » À la Chandeleur, Rose n’en sentira que l’odeur.  »

 » Rosée à la Chandeleur, l’hiver à sa dernière heure.  »

 » Si la Chandeleur pleure, l’hiver ne demeure. »

 » Si le ciel n’est ni clair ni beau, nous aurons plus de vin que d’eau. », proverbe provenant du Bordelais..

 » Si point ne veux de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur.  »

 » Chandeleur à ta porte, c’est la fin des feuilles mortes.  »

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Vidéos :

Enfants….crêpes ? ATTENTION CRÊPES VOLANTES !

P.S : Je me souviens que ma grand-mère gardait toujours une crêpe qu’elle mettait dans un placard ( pourquoi ???) , mais ce qui me surprenait , c’est que la crêpe restait intacte toute l’année !

Anniversaires….


Depuis quand souhaite-t-on les anniversaires ?

Fêter sa naissance avec gâteau, bougies et cadeaux : aujourd’hui, cela semble naturel. Mais jusqu’à la Révolution, les Français s’en fichaient… car ils ignoraient leur date de naissance ! A la place, ils honoraient le jour de leur saint patron, ou celui de leur baptême. Les célébrations étaient collectives et placées sous l’égide de l’ Eglise .

On enregistre les naissance et non plus les baptêmes

C’est la République laïque qui va favoriser l’invention de l’anniversaire. A partir de 1792, les communes consignent  les naissances

dans les registres d’état civil.

Ancien registre d’état civil

Un acte fort, car jusqu’ici c’était l’Eglise qui enregistrait les baptêmes (pas les naissances). Fin XVIIIe, chez les bourgeois, on fête peu à peu sa venue au monde plutôt que son entrée dans la communauté des croyants.

fête d’anniversaire en famille aujourd’hui .

Quelle est l’origine du gâteau d’anniversaire ?

L’apparition du gâteau avec des bougies provient des Grecs qui avaient comme coutume de déposer des gâteaux ronds avec des bougies sur le Temple de la déesse Artémis. Ces bougies, symbolisant la lumière et le reflet terrestre de la déesse, étaient aussi l’occasion d’émettre un vœu en soufflant les bougies.( comme aujourd’hui )

Et les cadeaux ?

Au Moyen Age , la tradition était de donner un banquet pour son anniversaire. Celui qui était célébré était chargé de fournir le lieu et d’organiser la réception , mais demandait à chaque invité d’apporter un élément du repas !! C’est ce qui fait qu’au fil du temps ,la tradition du repas s’étant perdue , les amis offrent des cadeaux à ceux qui fêtent leur anniversaire ,à la place des  » mets  »

Pourquoi ce billet ?

Parce que aujourd’hui c’était  » mon » anniversaire .

Expression…..


… »six pieds sous terre »

Origine ?……

Nous ( JE ) utilisions des expressions dont nous ne connaissons pas l’origine. C’est le cas de l’expression « six pieds sous terre ».

Comme je ne connaissais pas l’origine de cette expression , j’ai cherché  » ici et là  » et :

Quand on précise qu’une personne est enterrée « six pieds sous terre », on veut dire par là que le cercueil où elle repose est profondément enfouie dans le sol. Comme cette expression utilise le terme « pied », on se doute qu’elle provient d’outre-Manche, où cette unité de mesure était utilisée.

En effet, « six pieds sous terre » nous vient bien d’Angleterre. L’expression aurait été forgée à l’occasion de la grande épidémie de peste qui frappa le pays, et particulièrement sa capitale, Londres, en 1665.

Si c’est la dernière manifestation de la peste dans le pays, du moins à cette échelle, c’est aussi la plus meurtrière. En effet, elle aurait fait entre 75.000 et 100.000 morts, soit environ 20 % de la population de Londres.

Comme chacun le sait , la médecine du temps était très démunie face à des maladies comme la peste. De leur côté, les autorités s’efforçaient surtout d’éviter tout ce qui pouvait favoriser la contagion.

C’est ainsi que les malades étaient quasiment abandonnés dans leurs maisons, marquées d’une croix. On croyait que la maladie se transmettait non seulement par les vivants mais aussi par les morts.

D’où la nécessité d’enterrer les cadavres aussi profondément que possible dans la terre. Afin que les miasmes de la peste ne puissent s’échapper des tombeaux et que les chiens ne puissent déterrer les cadavres.

Les édiles londoniens prirent alors leurs dispositions : les fossoyeurs devront enfouir les dépouilles à une certaine profondeur. Ils devront en effet creuser jusqu’à 6 pieds avant de déposer le cercueil.

déposer le cercueil ?

Le pied anglais valant 32,4 cm, 6 pieds correspondent à 1m80, ce qui paraissait suffisant pour écarter tout danger de contagion. En France, on creuse des fosses moins profondes. En effet, depuis la Révolution, celles-ci doivent avoir 1m50 de profondeur. Il est vrai que, dans certains cas, le Conseil municipal peut décider de déroger à cette mesure.

Un 30 janvier….


….. 1810 il y a environ 213 ans :

Nicolas Appert invente les conserves alimentaires ( que je mange beaucoup )

Sous le 1er Empire, à Ivry-sur-Seine, le confiseur français Nicolas Appert ……

Nicolas Appert

…… invente un procédé de conservation des aliments en les chauffant dans des seaux hermétiques en verre, de façon à éliminer l’oxygène et les micro-organismes. 

L’administration impériale lui accorde une récompense de 12 000 francs le 30 janvier 1810, en échange de quoi l’inventeur renonce à breveter son invention. Il la détaille dans  »Le Livre de tous les ménages

Le Livre de tous les ménages ?

ou l’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales  ».

Mais les Anglais se moquent / fichent de la générosité de ce  » bienfaiteur de l’humanité  » et, la même année, Peter Durand

Peter Durand

(un Français !), dépose le brevet à Londres.

La conservation par stérilisation

bocal conservation aliment à stérélisation .

a l’immense avantage de préserver les qualités nutritionnelles des aliments et notamment leur teneur en vitamine C. Elle va être d’un grand profit dans la prévention du scorbut chez les marins au long cours tant français qu’anglais.

Nicolas Appert poursuit ses recherches et en 1817, il met au point les premières boîtes de conserve en fer-blanc

Vieille conserve en fer

conserve aujourd’hui ?

. Cette fois, il veille à en déposer le brevet. Ses compatriotes, reconnaissants vont longtemps appelés son procédé  » appertisation  ». Maigre consolation pour l’inventeur qui mourra dans le dénuement en 1841, à 91 ans.

Vidéo :

Ma mère le faisait….

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Nicolas Appert
    » S’il est merveilleux de débrouiller les lois de la nature et de se laisser aller aux spéculations théoriques, il est encore plus  magnifique de conquérir une nouvelle industrie, et de donner, dans une plus large mesure, satisfaction aux besoins journaliers de l’existence  » ?
  Appert fut  un de ces génies utilitaires. Guidé par une idée dont on peut, au cours de sa vie , suivre les traces , il a fini par résoudre pratiquement ce problème difficile de la conservation des substances alimentaires  Il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet. Bien sur,  d’autres avant lui avaient eu et avaient exprimé cette idée dont la simplicité est remarquable . Mais personne ne l’avait mise  » en pratique  » . La découverte de la conservation est bien due à Appert, puisque c’est lui qui l’a pratiquement réalisée.
  Parmi ses prédécesseurs, on cite notamment Boerhaave, Glauber et plus tard Gay-Lussac, qui ont indiqué des moyens de conservation. On a aussi attribué au pasteur livonien Eisen l’invention des conserves ( En fait , le pasteur Eisen s’était  borné à conserver des substances par la dessiccation ). Depuis Appert, l’industrie des conserves est devenue la base d’une grande industrie nationale.
  Nicolas Appert est né, en 1749, à Châlons-sur-Marne.  Peu de choses du début de sa vie sont connues , sinon que, jusqu’en 1796 il s’occupa du commerce des produits alimentaires.    On le retrouve, travaillant dans les caves de la Champagne, dans les brasseries, les offices, les magasins d’épicerie . La confiserie l’occupa plus longtemps , et, pendant quinze ans, il fut  confiseur, rue des Lombards.
   Ce serait  pendant cette période que son idée dominante  » germa  », prit corps et finit par occuper tout son temps. Il avait remarqué dans tous ses travaux à quel point  était importante  l’action du feu sur les substances alimentaires. C’est grâce au feu qu’il pouvait modifier non seulement le goût, mais aussi la nature de ses aliments ; il devait arriver à conserver ceux-ci par l’action du feu.
   Vers 1796 , Appert quitta le commerce et  s’établit à Ivry-sur-Seine. Il fut même nommé officier municipal de cette commune le 7 messidor an III (25 juin 1795) et exerça ces fonctions pendant plusieurs années. Son séjour à Ivry fut  » productif  ».    C’est là qu’à force de patience, de travail et de science, il obtint la réalisation pratique de son idée. Mais le moment était peu favorable pour l’industrie et le commerce. Appert dut avoir recours à des industriels anglais pour obtenir quelques fonds, et, en 1804, il quitta Ivry pour venir s’installer à Massy, où il fonda sa fabrique.
   La première application du procédé date donc de 1804, époque à laquelle Appert installa son usine à Massy. Celle-ci occupait une surface de 4 hectares, presque toute consacrée à la culture du pois et du haricots . Il y dirigeait les travaux. Les quelques rares personnes qui l’ont connu en parlèrent  plus tard d’un petit homme gai, travailleur, toujours prêt à renseigner chacun, aussi bon qu’actif, et qui avait, à Massy, su gagner l’amitié de tout le monde. Il occupait pendant la saison vingt-cinq à trente femmes pour écosser les pois et éplucher les haricots.
Dès le début, vers 1804, Appert fit constater officiellement par des expériences faites sur plusieurs navires la valeur de ses conserves. Cependant, tandis qu’il continuait à mener à Massy sa petite vie calme et laborieuse, sa découverte faisait grand bruit ; les corps savants, les journalistes, le public s’y intéressaient. Mi  mars 1809, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale étudiait son  un rapport de sa commission sur le procédé.

  Les membres de la commission (  Guyton-Morveau, Parmentier, Bouriat ),   avaient examiné des substances conservées depuis plus de huit mois et leurs conclusions étaient des plus favorables à Appert. La presse lui adressait des louanges.  » M. Appert, disait le Courrier de l’Europe du 10 février 1809, a trouvé l’art de fixer les saisons : chez lui, le printemps, l’été, l’automne vivent en bouteilles, semblables à ces plantes délicates que le jardinier protège sous un dôme de verre contre l’intempérie des saisons.  » 

    Enfin, une commission officielle chargée d’étudier le procédé fut nommée. Le bureau consultatif des arts et manufactures accorda à Appert une somme de 12 000 francs à titre d’encouragement. Son ouvrage  »L’art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales  » parut en 1810. Il s’y donnait comme titre « ancien confiseur et distillateur, élève de la bouche de la maison ducale de Christian IV ».
       Avant Appert, les principaux moyens de conservation employés étaient la dessiccation, l’usage du sel et celui du sucre. Or, par aucun de ces moyens, on ne peut conserver les aliments sous une forme rappelant l’état frais. Notre savant explique que « l’action du feu détruit, ou au moins neutralise tous les ferments, qui, dans la marche ordinaire de la nature, produisent ces modifications qui, en changeant les parties constituantes des substances animales et végétales, en altèrent les qualités. » L’ouvrage d’Appert fut rapidement épuisé ; il s’était vulgarisé et se désignait ordinairement sous le titre de Livre de tous les ménages. Une seconde édition en fut publiée en 1811 et une troisième en 1813.
  Une étape importante dans la vie d’Appert est le voyage qu’il fit à Londres en 1814. « Lors de mon voyage à Londres en 1814, dit-il dans la quatrième édition de son ouvrage, j’ai vu dans une taverne de la Cité, celle où la Banque donne ses fêtes, un appareil à vapeur fort simple, au moyen duquel on peut faire cuire tous les jours le dîner de cinq à six cents personnes. » L’emploi de la vapeur parut de suite indiqué à Appert pour faire en grand la cuisson des conserves.
   Le voyage à Londres avait un autre intérêt. Les Anglais s’étaient très vivement intéressés aux recherches d’Appert et un Français, Gérard, avait apporté à Londres les idées et l’ouvrage d’Appert. Une grande société s’était fondée qui, en moins de trois ans, perdit une somme de 100 000 francs en cherchant à rendre pratique la conserve enfermée dans des boîtes de fer-blanc. Une des grandes objections qui avaient été faites à Appert, notamment par la Commission officielle, était en effet la fragilité des vases de verre qu’il employait. La substitution du fer-blanc au verre devint la principale préoccupation d’Appert à sa rentrée en France.
     Obligé d’abandonner son établissement de Massy bouleversé en 1814 et 1815 par les alliés qui l’avaient transformé en hôpital, Appert se réfugia à Paris où il installa dans un petit logement, rue Cassette, les quelques appareils qu’il put emporter. Bien que fort gêné, il continua tant bien que mal à s’y livrer à ses recherches. Fort heureusement, le gouvernement lui accorda un local vaste et commode aux Quinze-Vingts et c’est là qu’à la suite de nouvelles recherches et de nouvelles expériences, il put porter plus loin ses perfectionnements.   

    L’inventeur  ne put jouir, dans les dernières années de sa vie, du fruit de ses labeurs et de sa découverte. Préoccupé par son travail, il ne s’apercevait pas qu’il y dépensait toute sa fortune et tous ses gains. En 1816, sa fabrique de Massy, couverte d’hypothèques, du être vendue. Si Appert était inventeur n’était pas du tout un commerçant et il  »essuya  » plusieurs déboires. Il dut se retirer à Massy dans une petite maison dite « maison du Cadran ». Là, il continua à travailler, aidé dans une bien faible mesure, par la rente que lui versait  l’État.
   Mais il devenait plus faible, son existence devint triste : Il ne trouva plus la force de perfectionner sa découverte, il n’eût même pas la joie de se sentir entouré et aimé par les siens. Une vieille servante seule resta auprès de lui. Depuis longtemps il était séparé de sa femme et aucun parent ne vint consoler le vieillard. C’est dans l’abandon qu’il mourut le 1er juin 1841, et son corps fut placé dans la fosse commune.

Edith Clark…..


Pourquoi est-elle célèbre ?

Edith Clark naît dans une petite commune du Cher ( proche de là où je vis), en 1904, et devient dactylo. Si son nom est passé à la postérité, c’est qu’elle a voulu changer le cours de la vie monotone qui l’attendait.

Elle a une passion : Les avions. En effet, elle n’a qu’une envie : piloter l’un de ces appareils. Mais elle n’a pas les moyens de suivre les cours et la formation nécessaires à l’obtention du brevet de pilote.

Le 29 janvier 1935, elle prend tout de même place dans l’avion piloté par l’aviatrice Madeleine Charnaux

Madeleine Charnaux ?

qui, ce jour-là, bat le record féminin d’altitude pour avion léger.

Comme elle ne peut pas l’imiter, Edith Clark

Edith Clark ?

se tourne vers une discipline qui n’est pas sans rapport avec l’aviation : le parachutisme.

C’est une parachutiste audacieuse, qui ne craint pas le danger. En effet, elle se spécialise dans les sauts à basse altitude. Ainsi, en 1931, à Bucarest, elle saute d’une échelle de pompiers, dressée à seulement 27 mètres de hauteur.

En s’élançant du haut de la coupole du cirque d’hiver,

cirque d’hiver ?

à Paris, elle bat même le record du saut en parachute à l’altitude la plus faible. Elle est même si basse que la jeune femme a à peine le temps d’ouvrir son parachute avant d’atteindre le sol.

Décidément casse-cou, Edith Clark n’hésite pas à sauter au-dessus d’une cage, où des lions étaient enfermés. Paniqués par l’irruption de la jeune femme, et la vue de son parachute, les fauves s’écartent, ce qui lui permet de sortir de la cage sans encombres.

En 1936 ( à 32 ans ! ), Edith Clark est la première femme à obtenir son brevet de parachutiste. Dès lors, elle peut exercer son activité en tant que professionnelle.

C’est ainsi qu’elle est amenée à essayer de nombreux modèles de parachutes militaires. Et c’est au cours d’une de ces séances de test qu’elle trouve la mort. Ce 16 mars 1937, près de Villeneuve-lès-Avignon, elle saute à une altitude de 500 mètres.

Ce n’est pas son premier saut avec ce parachute d’entraînement, mais, cette fois, il ne s’ouvre pas. Ne pouvant ouvrir non plus son parachute de secours, la jeune femme s’écrase au sol.

Basil Zaharoff …….


….qui est le  » marchand de mort  » Basil Zaharoff ?

 

Né en 1849 dans l’Empire ottoman, Basil Zaharoff …..

Basil Zaharoff ?

… est un aventurier aux activités louches qui, dès son plus jeune âge, procure des clients aux prostituées de Constantinople. Il fait aussi de la contrebande et s’intègre à un gang de faux pompiers, chargés d’éteindre les incendies qu’ils ont eux-mêmes allumés.!!!!

Mais ce qui fera surtout sa fortune, ce sont les ventes d’armes, dans lesquelles il se lance à la fin des années 1870. Grâce à ses relations et à son entregent,( entregent =Adresse à se conduire, à se faire valoir en société, à jouer de ses relations ) il y réussit très bien.

Sans états d’âme, Zaharoff fournit des armes aux belligérants qui s’affrontent dans les conflits qui, à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ensanglantent les Balkans, l’Afrique du Sud et, un peu plus tard, l’Europe entière.

Ce trafic d’armes fait la fortune de Basil Zaharoff. Il lui vaut aussi son surnom de « marchand de mort« . Immensément riche, il fréquente les élites et investit son argent dans le pétrole ou les bateaux.

Mais il devient aussi, en 1923, le principal actionnaire de la Société des Bains de Mer (S B M) de Monaco, qui gère le casino et des hôtels de luxe de la principauté. Cette entreprise, très prospère, consent de nombreux prêts au prince Louis II de Monaco

prince Louis II ?

, souvent impécunieux.

Mais Zaharoff voit encore plus grand. Il n’imagine rien de moins que d’offrir la principauté elle-même à sa maîtresse, épousée en 1924, la duchesse Maria de Villa-Franca de los Caballeros.

Maria de Villa-Franca de los Caballeros ?

Le projet n’est pas si insensé qu’il peut paraître au premier abord. En effet, le prince Louis II, arrivé au pouvoir en 1889, éprouve beaucoup moins d’intérêt pour les affaires du « Rocher », comme on appelle aussi Monaco, que pour l’armée, dont il est issu.

En plus, la duchesse est apparentée à la famille royale d’Espagne. Elle ferait une princesse de Monaco très convenable. Mais Louis II refuse le marché et, en 1926, la duchesse de Villa-Franca succombe à la tuberculose.

Dès lors, Basil Zaharoff, dont le monde s’écroule, n’est plus que l’ombre de lui-même. Renonçant à toutes ses activités,, il se retire et meurt à Monaco en 1936.

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Supplément :

Il parait que dans  » L’Oreille cassée   »

L’Oreille cassée

(1937), album des aventures de Tintin, on peut voir le personnage de Basil Bazaroff, marchand d’armes qu’on voit paisiblement vendre des canons au San Theodoros du général Alcazar, avant d’aller faire la même chose dans le pays rival, le Nuevo Rico.( Je n’ai pas souvenir de cet album ) Ce Basil Bazaroff ne serait autre que l’homme d’affaires Basil Zaharoff, décédé en 1936, dont Hergé a reproduit l’apparence (moustache, barbiche, canne, chapeau) et a à peine modifié le nom……

Pendant l’entre-deux guerres, le  » mystérieux  » et richissime industriel dont la biographie est alors semée de zones d’ombre, a été rendu immensément célèbre par les médias, qui ont fait de lui l’archétype du  » marchand de mort  » et du  » profiteur de guerre  » responsable du massacre de 1914-18. La vie de ce personnage redoutablement cynique, reconstituée en 2019 par l’historien Tristan Gaston-Breton

Tristan Gaston-Breton ?
Le livre ?

dans les années 1880 qu’eut lieu son premier coup d’éclat , lorsqu’il parvient à vendre le sous-marin Nordenfelt à la fois aux Grecs, aux Turcs et aux Russes !!

Les journaux vont s’intéresser très fréquemment à lui, lui attribuant une influence aussi décisive que souterraine sur les grands événements internationaux de l’époque, et forgeant peu à peu un véritable mythe autour de lui. Il personnalise alors, presque à lui seul, le profil du milliardaire tirant dans son propre intérêt les ficelles du pouvoir européen.

En octobre 1921, dans le journal conservateur Le Matin,

 Le Matin ?

son nom apparaît dans un article sur les relations franco-turques. Henry de Jouvenel

Henry de Jouvenel ?

y qualifie Basil Zaharoff d’  » homme mystérieux de l’Europe  » et de  » financier cosmopolite ,  riche de plus d’un milliard  », évoquant ses liens avec Georges Clemenceau

Clemenceau

dont il a recruté le fils ( Michel Clemenceau )

Michel Clemenceau ?

pour » la Vicker » ( Vickers 

la Vicker?

est une variante britannique de la mitrailleuse Maxim ?.)

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» Mais est-ce bien le vrai Zaharoff qui vient de mourir ? En septembre 1933, une information anglaise nous apprenait sa mort. Le lendemain un démenti venait de France, il se reposait dans son château de Balincourt.

Un journal américain envoya un de ses collaborateurs en Europe pour éclaircir ce mystère ; ce dernier rapporta ce témoignage : Sir Basil Zaharoff serait enterré depuis longtemps et c’est un autre homme qui, sous son nom, aurait continué à diriger les diaboliques intrigues des marchands de canons. Mais je crois que ce dernier trait n’est qu’une légende et que le ciel bleu de Monte-Carlo a bien reçu hier matin le dernier soupir de l’homme le plus mystérieux du monde.  »

Les prêtres ouvriers ……qui/que sont ils


Dès le début du XXe siècle, certains prêtres s’engagent, à titre individuel, dans le monde du travail. Ces ecclésiastiques, et ceux qui les suivront, ressentent le besoin de partager, en travaillant à leurs côtés, les problèmes quotidiens des ouvriers.

Il leur semble que c’est le meilleur moyen de mettre en pratique les valeurs évangéliques de partage et de fraternité, et de rester ainsi fidèles à l’esprit de leur mission sacerdotale.

Travailler en commun, avec les mineurs ou les dockers, leur paraît d’autant plus important que, durant la Seconde Guerre mondiale, un livre, promis à un grand retentissement, alerte sur la déchristianisation des milieux ouvriers.

L’expérience commence, de manière officielle, dès 1942. Après la guerre, de nombreux prêtres-ouvriers travaillent en usine, dans les ports ou sur les chantiers.

L’Église a autorisé le mouvement, mais du  »bout des lèvres  ». En effet, la hiérarchie catholique éprouve des réticences envers cette expérience des prêtres-ouvriers.

Elle leur paraît , en effet ,incompatible avec la neutralité que le prêtre, pasteur de l’ensemble de ses ouailles, doit conserver dans l’exercice de son ministère. Et, de fait, plusieurs prêtres-ouvriers s’engagent dans des syndicats ou même des partis politiques.

Ils participent également à des manifestations et à des grèves. Du coup , en 1954, Pie XII

Pie XII ?

encadre de manière plus stricte cette expérience, réduisant à trois heures quotidiennes le temps que le prêtre peut consacrer à son travail et lui interdisant tout engagement syndical.

Attaché à une conception moins engagée du sacerdoce, Jean XXIII

Jean XXIII ?

mettra même fin à l’expérience en 1959.

Le Concile Vatican II, en 1965, change cependant la donne. À sa suite, Paul VI permet à nouveau le travail des prêtres. Ils sont désormais encadrés par la  »Mission ouvrière  », qui regroupe les acteurs de l‘évangélisation en milieu ouvrier.

L’expérience est d’abord un succès, puisqu’on compte environ 800 prêtres-ouvriers au milieu des années 1970. Mais, par la suite, leur nombre décroît peu à peu. Selon certaines sources, ils seraient environ 300 en 2020, mais, la plupart étant en retraite, il n’en resterait qu’une quinzaine encore en activité.

Comment l’amour à créé le timbre poste ?


Même si nous n’écrivons plus guère de lettres aujourd’hui, au profit des SMS et autres textos, nous avons l’habitude, si cela nous arrive encore, de coller un timbre sur l’enveloppe, avant de la mettre à la poste.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, jusqu’en 1840, il n’existait pas de timbres. C’était le destinataire de la lettre qui payait l’expédition du courrier. Et le montant de la taxe qu’il acquittait dépendait surtout du lieu de provenance de cette lettre.

Mais les choses changent donc en 1840. Et l’origine de ce changement tient à un petit détail.

En 1840, donc, sir Rowland Hill

Rowland Hill ?

déjeune dans une auberge du nord de l’Angleterre. C’est le directeur des postes anglaises. Il est alors témoin, à une table voisine, d’une scène touchante.

Y est assise une jeune fille, à laquelle on remet une lettre. Elle l’examine puis, les larmes aux yeux, la rend au préposé. Comme le pli vient de Londres, elle ne peut payer la lourde taxe qui l’accompagne.

Sir Rowland croit comprendre que l’expéditeur de la lettre n’est autre que le fiancé de la jeune fille. Touché par cette scène, il se lève et règle la taxe. En réalité, l’émotion de la jeune fille était feinte.

En effet, elle avait convenu d’un code, avec son fiancé, qui, en fonction de la manière dont l’adresse était écrite, permettait aux jeunes gens de se donner des nouvelles gratuitement. ? ( pas compris moi lol)

Néanmoins cet épisode donne une idée à sir Rowland Hill : celle du timbre-poste. Cette petite vignette, achetée par l’expéditeur, serait collée sur l’enveloppe ou plutôt, à l’époque, sur la lettre même. De la sorte, le destinataire n’aurait plus rien à payer.

Il soumet l’idée à la Reine Victoria

Reine Victoria ( vers 1840 ? )

, qui la trouve excellente. Ainsi, le premier timbre, à l’effigie de la souveraine, est émis le 6 mai 1840. Il est aujourd’hui connu par les collectionneurs sous le nom de « black penny ».

« black penny »?

Il faudra attendre le 1er janvier 1849 pour voir apparaître le premier timbre français

premier timbre français ?

. Il représente Cérès, l’antique déesse des moissons.

Les débuts de la télévision


Il y a déjà 97 ans :Le 26 janvier 1926 :

( parceque la télé est pratiquement toujours allumée chez moi ) :

Plusieurs pays et plusieurs chercheurs peuvent légitimement revendiquer la paternité de l’invention de cet objet devenu essentiel de notre quotidien26 janvier 1926 : les débuts de la télévisionL’inventeur écossais John Logie Baird et son premier système de télévision démontré publiquement

     L’idée d’utiliser des ondes pour transmettre des messages est née d’une expérience réalisée par l’allemand Heinrich Hertz

Heinrich Hertz ?

le 15 mars 1888. Hertz cherche alors à confirmer de façon expérimentale les thèses en matière d’électro-magnétisme d’un des physiciens les plus féconds et les plus brillants de l’histoire, à savoir le britannique James Maxwell.

James Maxwell.?

Cependant, commentant le succès de son expérience qui amorce le développement du recours aux ondes  »hertziennes », il répond à l’un de ses étudiants qui l’interroge sur les applications concrètes de ce genre de travaux, qu’il n’y en a aucune… Heureusement, d’autres ne partagent pas ce point de vue et s’appuient sur les théories de Maxwell et les expériences de Hertz pour concevoir des appareils permettant la transmission sur longue distance de sons et d’images.

“John Logie Baird consacre son temps libre à ses recherches sur ce qui est devenu chez lui une obsession : transmettre par des ondes des images animées. Il y parvient le 26 janvier 1926, jour où un petit numéro de marionnettes qu’il assure lui-même est visible dans une pièce située à l’autre bout de son appartement

C’est ainsi que le 26 janvier 1926, l’écossais John Logie Baird

John Logie Baird ?

réussit ce qui est considéré par beaucoup comme la première émission de télévision. Né en 1888, l’année même où Hertz réalise son expérience fondatrice, il reçoit une formation d’ingénieur en électricité. En 1922, après un début de carrière dans l’industrie, il s’établit à son compte, vivant de publications de vulgarisation scientifique et de conseils aux entreprises. John Logie Baird consacre son temps libre à ses recherches sur ce qui est devenu chez lui une obsession : transmettre par des ondes des images animées. Il y parvient le 26 janvier 1926, jour où un petit numéro de marionnettes qu’il assure lui-même est visible dans une pièce située à l’autre bout de son appartement.

Invention finalement française

Très excité par ce premier succès, il améliore son dispositif au point de réussir à transmettre des images de Londres à Glasgow en 1927. S’il réussit en 1929 à intéresser la poste allemande à son invention, il est vite dépassé par d’autres ingénieurs et doit s’effacer, au profit en particulier du français René Barthélémy

René Barthélémy ?

. Celui-ci a un profil proche de celui de John Logie Baird. Il est né en 1889 et est diplômé de l’École supérieure d’électricité (Supélec pour les initiés). Le 14 avril 1931, dans un amphithéâtre de Supélec, porte de Vanves, à la limite entre Paris et Malakoff, il réunit 800 personnes pour assister à ce qu’il annonce comme un événement exceptionnel. Ce jour-là, Suzanne Bridoux,

Suzanne Bridoux ?

sa secrétaire, parle sur un écran installé dans l’amphithéâtre en question. Or, elle est physiquement devant la tour Eiffel. Elle devient ainsi la première speakerine de l’histoire de la télévision. Si des expériences d’émission d’images à longue distance ont déjà eu lieu au Royaume-Uni, elles sont finalement restées plus confidentielles, si bien que c’est le succès de l’opération organisée par Barthélémy qui lance vraiment la télévision, reléguant John Logie Baird dans l’oubli.