Comme çà…


Souvenirs ,pour mon plaisir…

  1. Béranger

Les paroles :

Combien d’entre nous ont vu
Le vieux qui passe dans la rue
Épouvantail tout gris

Que la cité a exclu
La rue et les gens et le monde
Vont bien trop vite pour lui
Dans ses yeux absents d’enfant
Ne passe que l’effroi du tempsPour descendre et remonter

Six étages d’escaliers
Il faut l’éternité
Quelle faute a-t-il pu commettre
Le vieux tout gris qui traîne
Ses vieux membres rassis ?

Combien d’entre nous ont fait
Quoi que ce soit de palpable
Un geste, un mot, un sourire
Pour le raccrocher à nous ?
La vieillesse nous fait frémir
On ne veut pas croire au pire
Nos yeux ne retiennent d’elle
Qu’une image irréelle

Mon vieux à moi, tous les mois
Va à tout petits pas
Empocher sa pension
Il se ménage au retour
Un détour insolite
Chez le glacier du coin

Quand je serai vieux et tout seul
Demain ou après demain
Je voudrais comme celui-là,
Au moins une fois par mois
Avec mes sous, si j’en ai
M’acheter une glace à deux boules
Et rêver sur leur saveur
A un monde rempli d’enfants

Mais peut-être que pour nous
Nous les vieux de demain
La vie aura changé
En s’y prenant maintenant
Nous-mêmes et sans attendre
A refaire le présent

Je donne à ceux qui sourient
Et qu’ont bien l’droit de sourire
Rendez-vous dans vingt, trente ans,
Pour reparler du bon temps

2) S.Reggianni

L’ absence : ( en pensant à…….

 

Les paroles:

C’est un volet qui bat, c’est une déchirure, légère,
Sur le drap où, naguère, tu as posé ton bras,
Cependant qu’en bas la rue parle toute seule,
Quelqu’un vend des mandarines,
Une dame bleu-marine promène sa fillette.

« [Refrain] » :
L’absence, la voilà.
L’absence d’un enfant, d’un amour,
L’absence est la même,
Quand on a dit « Je t’aime » un jour,
Le silence est le même.

C’est une nuit qui tombe, c’est une poésie, aussi,
Où passaient les colombes un soir de jalousie,
Un livre est ouvert, tu as touché cette page,
Tu avais fêlé ce verre, au retour d’un grand voyage,
Il reste les bagages.

« [Refrain] »

C’est un volet qui bat, c’est sur un agenda, la croix,
D’un ancien rendez-vous où l’on se disait « Vous »,
Les vases sont vides, où l’on mettait des bouquets
Et le miroir prend des rides, où le passé fait le guet,
J’entends le bruit d’un pas.

« [Refrain)

Les paroles:

Madame Nostalgie
Depuis le temps que tu radotes
Et que tu vas de porte en porte
Répandre ta mélancolie
Madame Nostalgie
Avec tes yeux noyés de brume
Et tes rancœurs et tes rancunes
Et tes douceâtres litanies
Madame Nostalgie
Tu causes, tu causes, tu causes, tu causes
De la fragilité des roses
Je n’entends plus ce que tu dis
Madame Nostalgie
Depuis le temps que tu m’accables
J’ai envie d’envoyer au diable
Ton mal d’amour si mal guéri
Madame Nostalgie
Tu pleures sur un nom de ville
Et tu confonds, pauvre imbécile
L’amour et la géographie
Madame Nostalgie
Tu rêves, tu rêves, tu rêves, tu rêves
Mais tes arbres n’ont plus de sève
Et tes branches n’ont plus de fruits
Madame Nostalgie
Pardonne-moi si j’en ai marre
De tes dentelles grises et noires
Il fait
Madame Nostalgie
Pardonne-moi si j’en ai marre
De tes dentelles grises et noires
Il fait trop triste par ici
Madame Nostalgie
Je veux entendre des orages
Respirer des jardins sauvages
Voir le soleil et la pluie
Madame Nostalgie
Tu pleures, tu pleures, tu pleures, tu pleures
Mais ce soir je n’ai plus le cœur
De partager tes insomnies
Madame j’ai envie
Ce soir d’être infidèle
Dans les bras d’une belle
Qui ressemble à la vie

 

Et …..!!Le TOP !!! ( Souvenirs persos…)

Les paroles:

Ce soir mon petit garçon mon enfant mon amour
Il pleut sur la maison mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles
On reste tous les deux
On va bien jouer ensemble
On est là tous les deux seuls
Ce soir elle ne rentre pas, je n’sais plus, je n’sais pas
Elle écrira demain peut-être nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n’ai pas de chagrin
On est là tous les deux, seuls
Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Il pleut dans ma mémoire
Je crois ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il fait un peu froid ce soir
Une histoire de gens qui s’aiment
Une histoire de gens qui s’aiment
Tu vas voir
Ne t’en va pas
Ne me laisse pas
Je ne sais plus faire de feu mon enfant, mon amour
Je ne
Je ne sais plus faire de feu mon enfant, mon amour
Je ne peux plus grand-chose mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles
On est là tous les deux
Perdus parmi les choses
Dans cette grande chambre, seuls
On va jouer à la guerre et tu t’endormiras
Ce soir elle ne s’ra pas là, je n’sais plus, je n’sais pas
Je n’aime pas l’hiver
Il n’y a plus de feu
Il n’y a plus rien à faire
Qu’à jouer tous les deux, seuls
Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Je n’ai plus de mémoire
Je crois, ne pleure pas,
Attends, je sais des histoires
Mais il est un peu tard ce soir
L’histoire de gens qui s’aimèrent
Et qui jouèrent à la guerre
Ecoute-moi
Elle n’est plus là
Non; ne pleure pas.

 

 

 

 

Pour finir…… » seul  »……………


C’est ainsi que les jours défilent
C’est ainsi que la vie sans va
Plus de non et plus de possible
Plus de force dans les bras
Ni pour se prendre par la main
Ni pour se soulever du sol
Devenu trop lourd le chagrin
C’est déjà la fin du chemin
Seul définitivement, balayé par le vent
Secoué en dedans
Annelé sur un banc
Définitivement, un peu calme, un peu blanc
Encore un peu vivant sans trop savoir comment
Sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir pour qui
Là Véritablement, seul définitivement
Seul définitivement
Et c’est ainsi que les choses se meurent
C’est ainsi que l’amour s’éteint

Il brûle encore comme il demeure
Brûles les lèvres et les mains
Hier est encore aujourd’hui
Il durera aussi demain
Dans des regrets indoloris
Dans les foulards des parfums
Seul définitivement
Balayé par le vent
Secoué en dedans
Allongé sur un banc
Définitivement
Un peu calme un peu blanc
Encore un peu vivant sans trop savoir comment
Sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir pour qui
Véritablement, seul définitivement
Seul définitivement
Seul définitivement

Chanté par Marc Lavoine ………..

L’espoir……..


Sur la noirceur du soleil,
Sur le sable des marées
Sur le calme du sommeil
Sur mon amour retrouvé
Le soleil se lève aussi
Et plus forte est sa chaleur
Plus la vie croit en la vie
Plus s’efface la douleur

Pour ces semaines très noires,
Pour ces belles assassinées
Pour retrouver la mémoire
Pour ne jamais oublier
Il faut te lever aussi
Il faut chasser le malheur
Tu sais que parfois la vie
A connu d’autre couleurs

Et si l’espoir revenait
Tu n’me croiras jamais
Dans le secret, dans l’amour fou
De toutes tes forces
Va jusqu’au bout
Et si l’espoir revenait

Sur mes doutes et ma colère
Sur les nations déchainées…
Sur ta beauté au réveil
Sur mon calme retrouvé…
Le soleil se lève aussi
J’attendais cette lumière

Pour me sortir de la nuit
Pour oublier cet enfer…

Pour voir ce sourire d’enfant
Pour ses cahiers déchirés
Pour enfin que les amants
N’aient plus peur de s’enlacer…

Le soleil se lève aussi
Le soleil se lève aussi. Le soleil

Et si l’espoir revenait
Tu n’me croiras jamais
Dans le secret, dans l’amour fou
De toutes tes forces
Va jusqu’au bout
Et si l’espoir revenait

Pour la noirceur du soleil
Sur le sable des marées
Pour ta beauté au réveil
Pour mon calme retrouvé

Et si l’espoir revenait
Tu n’me croiras jamais
Dans le secret, dans l’amour fou
De toutes tes forces
Va jusqu’au bout
Et si l’espoir revenait soleil levant

Un jour ou………


 

Un jour, tu verras, on se rencontrera,
Quelque part, n’importe où, guidés par le hasard,
Nous nous regarderons et nous nous sourirons,
Et, la main dans la main, par les rues nous irons.
Le temps passe si vite, le soir cachera bien nos coeurs,
Ces deux voleurs qui gardent leur bonheur;
Puis nous arriverons sur une place grise
Où les pavés seront doux à nos âmes grises.
Il y aura un bal, très pauvre et très banal,
Sous un ciel plein de brume et de mélancolie.
Un aveugle jouera de l’orgu’ de Barbarie
Cet air sera pour nous le plu beau, l’plus joli!
Moi, je t’inviterai, la taille, je prendrai
Nous danserons tranquill’ loin des gens de la ville,
Nous danserons l’amour, les yeux au fond des yeux
Vers une nuit profonde, vers une fin du monde.

Mouloudji………….

Ou : MOI ! et la mort…..

Un jour ,tu verras , on se rencontrera…

Quelque part, qui sait où ? Par hasard…

Sans que je , que nul , ne puisse le prévoir

Ce sera le jour , la nuit ? Va savoir??

Ce sera  » par hasard  » ou..selon mon  » bon vouloir  » 

Tu m’attends , tu nous attends tous ,c’est sans espoir.

Tout à l’heure déjà , tu es passée me  » voir  » …

Tu m’a prévenu comme tu le fais toujours 

Te sentant venir , j’ai avalé un comprimé

et me suis allongé, affalé dans le canapé …

Et dans une sorte de coma ai sombré …

Quelques heures après, je me suis éveillé 

Avec un mal de tête et les idées brouillées .

 

Oui , un jour tu viendras , et ,c’est sur , ce jour là ,

Sans que je n’y puisse rien faire , tu m’emporteras 

Mais tu n’auras que ma  » carcasse  » ne te leurres pas !

Car , le paradis , l’enfer ,ce sont foutaises pour moi …

Et dans le cœur de ceux que j’aime et qui m’aiment ,

Après ton passage , pour longtemps, je serais toujours là .

 

Possible aussi que ce ne soit pas par hasard ,

Je peux , comme tous les vivants , choisir l’instant….

Alors , à ton grand  » dam  » , ce ne sera pas un hasard

Non ,  » ma canarde  » : Ce sera selon  » mon bon vouloir  » !

Notre choix : Vivre ou mourir , décision qui n’est plus un hasard………….

 

 

Pour finir…..


un poème de  Y Chodzko  ?

Un rêve

Je dormais d’un sommeil hanté d’étranges rêves
Le corps las du combat, secoué de frissons,
Je rêvais d’une femme et ses paroles brèves
Restent dans mon esprit gravées comme des sons.

Elle était jeune et belle et ses yeux d’émeraude
Laissaient tomber sur moi un regard attendri,
Je sentais dans ma main sa main superbe et chaude,
Elle me dit : Je suis la Vie et j’ai souri.

Plus tard je la revis sur un champ de bataille
Qui maintenant mon bras me montrait l’ennemi,
Des palmes de lauriers enguirlandaient sa taille,
Elle me dit : Je suis la Gloire et j’ai frémi.

Et puis je l’ai revue inhumaine et farouche,
Les yeux étincelant d’un triomphant mépris,
Elle a glacé mon sang d’un baiser sur la bouche,
Elle m’a dit : Je suis la Mort et j’ai compris.

Octobre 1914 tranchée

Le spleen…….


Beaudelaire
 Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
 Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
 Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir

Punissons les…….sévèrement….


Je ne sais pas de qui est cet écrit  , mais il date de 1962 ! 

(  » çà  » existait déjà il y a environ 56 ans !) :

 

L’angoisse étreint son cœur ,l’outrage lui fait mal .

Cet enfant maltraité par un être anormal ,

Un ignoble sadique ,un affreux pédophile 

Au vil désir pervers qui ravage et mutile .

 

Vous l’avez bien compris , cet homme est monstrueux ,

Il contraint lâchement cet enfant malchanceux 

Qui se trouve obligé d’endurer un tel vice ,

Homme qui mérite le plus dur des supplices .

 

Pourra-t-on un beau jour dérouter ces  » messieurs  » 

Les faire devenir des gens respectueux …

Soyons pour tous ces fous, durs et impitoyables !

Jugeons sévèrement ces humains exécrables !

…………

 

N.B : 

La peine encourue pour une atteinte sexuelle sur un mineur de 15 ans est de 7 ans de réclusion (article 222-28, article 222-29 du code pénal).
   Elle passe à 10 ans de réclusion pour une agression sexuelle sur un mineur de 15 ans avec circonstance aggravante telle que la commission par ascendant (article 222-30 du code pénal).
   S’il s’agit d’un viol, la peine encourue est de 15 ans de réclusion criminelle. Elle est portée à 20 ans de réclusion criminelle si la victime est un mineur de moins de 15 ans ou si les faits sont commis par un ascendant, en réunion ou par une personne ayant autorité.

Victime d’actes pédophiles

Un mineur français victime d’une agression sexuelle doit porter plainte, soit auprès des autorités locales du pays où se sont déroulés les faits, soit auprès des autorités françaises à son retour en France (art. 113-7 du Code pénal).
La plainte peut être déposée par la victime ou ses ayant-droits (art.113-8 du Code Pénal). 

Est ce que la victime aura la force, le courage de ce présenter aux autorités pour porter plainte ? ( pas sur )enfant triste

 

 

 

 

 

L’amitié ………


Les paroles :

Ça fleurit comme une herbe sauvage
N’importe où, en prison, à l’école,
Tu la prends comme on prend la rougeole
Tu la prends comme on prend un virage
C’est plus fort que les liens de famille
Et c’est moins compliqué que l’amour
Et c’est là quand t’es rond comme une bille
Et c’est là quand tu cries au secours
C’est le seul carburant qu’on connaisse
Qui augmente à mesure qu’on l’emploie
Le vieillard y retrouve sa jeunesse
Et les jeunes en ont fait une loi.

C’est la banque de toutes les tendresses
C’est une arme pour tous les combats
Ça réchauffe et ça donne du courage
Et ça n’a qu’un slogan « on partage »

Au clair de l’amitié
Le ciel est plus beau
Viens boire à l’amitié
Mon ami Pierrot

L’amitié c’est un autre langage
Un regard et tu as tout compris
Et c’est comme S.O.S. dépannage
Tu peux téléphoner jour et nuit
L’amitié c’est le faux témoignage
Qui te sauve dans un tribunal
C’est le gars qui te tourne les pages
Quand t’es seul dans un lit d’hôpital
C’est la banque de toutes les tendresses
C’est une arme pour tous les combats
Ça réchauffe et ça donne du courage
Et ça n’a qu’un slogan : « on partage »

Au clair de l’amitié
Le ciel est plus beau
Viens boire à l’amitié
Mon ami Pierrot

Ils s’aiment…….


Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s’aiment
Ne sont là pour personne
Et c’est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s’aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l’éblouissante clarté de leur premier amour

 

Jacques Prévert

 

 

Une nuit…….


Lorsque les heures d’insomnie

Font un éther de mon ennui

Une sensation vaporeuse

Etendu j’ai l’âme fiévreuse

Et revois l’enfant qui sourit

A l’instant sans être inquiété

Par l’angoisse du lendemain

Mais la vie semble s’émietter
Comme du sable entre mes mains

Derrière moi s’étend le chemin

Tracé par ce que j’ai perdu

Devant moi se tient l’inconnu

Je cherche un point obstinément

Mais je n’en vois plus et je me ments

Je marche sur un fil ténu

Des jours arides, des aubes pâles

En une suite sans mystère

De déceptions toujours banales

La médiocrité délétère

Ont fait de moi un homme amer

Ai même perdu la joie d’être grand-père………

Je n’ai pratiquement plus d’ idéal.

Demain ? Il suffirait d’une lumière 

Un sourire d’enfant , de mon petit enfant P1000439

Pour que ma vie à nouveau s’éclaire…..