Solitude


Solitude :

SDF 1

Seule parmi la foule, 
Une nature figée,
Un lieu abandonné,
De grands espaces,
La coquille vide sonne creux.
Vide, silence du tout,
Néant du rien,
Absence et contresens,
Résonance intérieure,
Je suis nous, vous, il et elle,
Un seul au monde
Parmi tous.
Un vent qui souffle en permanence,
Un trou noir rempli d’importance,
Une tempête de tourmente,
Une bulle de sérénité,
Un acte de bravoure.
Portée à bout de bras,
Retraite recroquevillée,
Volute créative,
Cruelle et apaisante,
Je survis.SDFjpg

Une chanson pour les vieux cons ……..


.A ma grande surprise et grâce à Yann : Par Vanessa Paradis
Le texte :
Tant qu’on ne sait pas, qu’on ne sait rien
Tant qu’on est de gentils petits chiens
Tant que la petite santé va bien
On n’est pas la queue d’un être humain
Tant qu’on ne sait pas le coup de frein
Qui vous brûle à vif un jour de juin
Tant qu’on ne sait pas que tout s’éteint
On ne donne quasi jamais rien
Tant qu’on ne sait pas que tout éreinte
Tant qu’on ne sait pas ce qu’est la vraie crainte
Tant qu’on n’a jamais subi la feinte
Ou regardé pousser le lierre qui grimpe
Tant qu’on n’a pas vu le ciel d’étain
Flotter le cadavre d’un humain
Sur un fleuve nu comme un dessin
Juste un ou deux traits au fusain
C’est une chanson, une chanson
Pour les vieux cons
Comme moi, petite conne d’autrefois
C’est une chanson, une chanson,
Qui vient du fond, de moi
Comme un puits sombre et froid
Tant qu’on ne sait pas qu’on est heureux
Que là haut ce n’est pas toujours si bleu
Tant qu’on est dans son nuage de beuh
Qu’on ne se dit pas je veux le mieux
Tant qu’on n’a pas brûlé les décors
Tant qu’on n’a pas toisé un jour la mort
Tant qu’on a quelqu’un qui vous sert fort
On tombe toujours un peu d’accord
C’est une chanson, une chanson
Pour les vieux cons
Comme toi, petit con d’autrefois
C’est une chanson, une chanson,
Qui vient du fond, de moi
Comme un puits sombre et froid
Tant qu’on ne sait pas ce qu’est la fuite
Et la honte que l’on sait qu’on mérite
Tant qu’on danse au bal de hypocrites
Qu’on n’a jamais plongé par la vitre
Tant qu’on n’a pas vu brûler son nid
En quelques minutes à peine fini
Tant qu’on croit en toutes ces conneries

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La vidéo :

Avec Le temps ….Les commentaires s’en vont…………


Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie le visage et l’on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
Avec le temps tout s’évanouit
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Même les plus chouettes souvenirs ça t’as une de ces gueules
A la Galerie je farfouille dans les rayons de la mort
Le samedi soir quand la tendresse s’en va tout seule
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien
L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l’on se traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie les passions et l’on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l’on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n’aime plus.

marin-francis08@outlook.com 

fralurcy085903@gmail.com

 » les lendemains  »


Lorsqu’on subit l’échec on est dans le malheur ,

La plus grande détresse est la peine du cœur .

Il faut garder l’espoir , sans perdre confiance .

Demain apportera sa manne d’espérance .

L’avenir montrera le prix du dévouement …

Qui fût toujours donné pour l’environnement .

Servir, mais sans compter , pour le bonheur des autres ,

Voulant pour eux , être le meilleur des  apôtres .

Gardez la tête haute en étant malheureux

Et savoir préserver son honneur  » vertueux  » ,

C’est le sort qui revient à l’homme politique

Quand la force du peuple exige qu’il abdique .

Ainsi se fait l’histoire , impitoyablement ,

Avec ses jours sereins , ses bouleversements .

Mais afin d’honorer sa valeur disparue ,

On inscrira son nom , au pignon d’une rue .

 

 

 » Les gens de peu  »


Les gens de peu n’ont rien à perdre

Ils n’ont jamais rien possédé

Et le peu qu’ils auront gagné

Ils savent encore le partager

C’est toujours aux petites gens

D’assurer les grosses besognes

Et d’habiter les bas-quartiers

Où le soleil se fait prier

Les gens de peu n’ont pas d’histoire

Qui feraient l’objet d’un récit

Le quotidien de leur mémoire

C’est dans leurs mains qu’il est écrit

Ils ne connaissent pas l’orgueil

Mais simplement la dignité

Quand c’est aux urnes citoyens

On vote selon ses moyens

Quand ils fréquentent les églises

Ils ne veulent pas dépareiller

Et pour faire oublier leur mise

Se glissent dans les bas-côtés

C’est avec de touts petits riens

Qu’ils se fabriquent de grands bonheurs 

Sans rien attendre pour demain

Le pain des rêves n’est qu’un leurre

Et quand ils prennent la parole

Juste pour dire ce qu’il faut

Ils parlent sans relever le col

En économisant les mots

Parfois ils ont le verbe haut

C’est pour mieux crier leur détresse

Comme un bateau qui prendrait l’eau

Et lanceraient des SOS

Ils ont le discours incertain

Quand il faut parler de soi-même

Ils savent ne parler de rien

Et le plus souvent d’autres choses

Quand il arrive à un puissant

D’avoir envie de faire la guerre

C’est le sang noir des pauvres gens

Qui va couler sur les frontières

Et pour les en remercier

On élève des monuments

Avec dessus leurs noms gravés

Honneur à tous les combattants

Les avenues, les boulevards

Ne porteront jamais leurs noms

Mais pour honorer leur mémoire

Il reste le son du clairon…

La vidéo :

  François Budet  :

    Originaire de Plaine-Haute près de Saint-Brieuc. Enfant, il fait partie des gauchers contrariés, ce qui lui cause une dyslexie de la parole Sa vocation de chanteur naît dans la chorale de son collège à Quintin. Étudiant à Rennes , il devient membre d’un groupe de musiciens, du genre Les Frères Jacques, forme un quatuor vocal, puis commence à jouer de la guitare 

  Ensuite , il part travailler à Vincennes en tant qu’ouvrier spécialisé dans les pellicules photo chez Kodak.

   À l’automne 1965, il écrit et compose la chanson Loguivy-de-la-Mer, après avoir découvert l’été la vie du petit port de Ploubazlanec près de chez lui. Cette oeuvre rencontre le succès, tout d’abord auprès des habitants du port, où circule une cassette enregistrée au magneto, puis auprès du public breton Il entame une carrière de chanteur en Bretagne, en parallèle de son métier d’animateur culturel dans tout le département qui lui permis de rencontrer Glenmor, Henri Dès ou Yves Simon et de confirmer sa vocation artistique

  En 1968, il enregistre son premier 45 tours, dans lequel le titre  » Ce jour-là   » prédit la chute du mur de Berlin et un président à la peau noire à la Maison-Blanche

Participant en 1970 à l’enregistrement de Doux chagrin de Gilles Vigneault au Québec, il rencontre le chanteur québécois Georges Dor à qui il emprunte La Manic. Après avoir signé chez Velia, il sort son premier album en 1973, Loguivy-de-la-mer. La chanson éponyme devient un classique incontournable en Bretagne.

  En 1976, il devient auteur-compositeur-interprète à part entière. Son parcours musical es comprend  onze albums et de nombreux récitals sur les routes de France, mais également à l’étranger (Europe, États-Unis, Canada…)

  En 1981, il retourne vivre à Plaine-Haute, sa ville natale Il fut élu local durant 30 ans jusqu’en 2008. Avec des amis, il créé l’association les Coquins d’Accord pour rendre hommage à Georges Brassens tous les deux ans à Saint-Brieuc

  En 2016, treize ans après  » Les sillons du bonheur  », il réalise un nouvel album aux côtés de ses enfants, Pierre et Julie Budet, connue sous le pseudo Yelle son gendre Jean-François Perrier et son guitariste Christian Biré.

  Il meurt  dans la nuit du 4 au 5 juillet 2018 d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 77 ans.

 » Ce jour là  » :     ( prédiction ? )

Les choeurs de l’Armée Rouge iront donner l’aubade à Luna Park
Quand les GI’s en permission iront voir le tombeau de Lénine
Et les enfants demanderont : « Dis-moi papa, c’est quoi la guerre ? »
« Je ne m’en souviens plus, fiston, après tout qu’est-ce ça peut faire ? »

Qu’il vienne ce jour-là !
Qu’il se lève sur la terre, ce matin-là !

On pourra voir Mao Tsé Toung jeter ses fusées à la mer
Et les chinois en liberté qui danseront dans les rizières
Les paysans israéliens n’auront plus l’arme en bandoulière
Et le Danube à Budapest n’aura plus la couleur du sang

L’Allemagne enfin réunie fera sauter son rideau de fer
Elle oubliera la déchirure qu’on avait bien voulu lui faire
Et les habitants de Berlin pourront chanter comme naguère
Et sur les ruines d’un vieux mur, on servira des pots de bière

Les exilés retrouveront le chemin qui mène au pays
Les Espagnols pourront revoir Madrid et puis mourir en paix
On pourra voir à Washington sans que personne ne s’étonne
Un Président à la peau noire habiter à la Maison Blanche

La vidéo :

Des mains qui s’unissent….


C’est peut-être pas la fin du monde
Peut-être pas la panacée
Encore moins la grande hécatombe
Du moins celle qu’on a annoncé
C’est peut-être moins médiatique
Que d’actualiser les drames et soucis de la vie
Pourtant ce serait l’Amérique
Que d’affranchir la vérité
Chacun peut crier l’imposture
On veut une autre société
Tirer vers soi la couverture
Sans avoir un doigt à lever
Pour s’aliéner y a pas pire
Que de s’installer à l’heure de la télé réalité
Pour oublier de réfléchir
Aux remèdes à l’absurdité
Pourtant ce serait pathétique
Que de se faire une religion
D’exalter son indignation
Que de ressasser les drames et soucis de la vie
Pour oublier de réfléchir
Au sens de la fraternité
C’est peut-être pas la fin du monde
Peut-être pas la panacée
Encore moins la grande hécatombe
Du moins celle qu’on a redouté
C’est peut-être moins sympathique
Que d’apprendre à serrer les mains qui unissent pour la vie
Mais je trouverais magnifique
Pour finir en beauté
Comme dans un Comte de Fées
De serrer les mains qui unissent pour la vie

C Guanche     mains unies

C’était il y a environ 114 ans ….


( Plus  » sérieux  » que le billet  précédent  ) :

   Le mardi 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine, le principal cuirassé de la flotte de guerre russe.
  Sur le moment, l’événement passe inaperçu dans une Russie bouleversée par une première Révolution et une guerre désastreuse contre le Japon.
   Mais il va acquérir beaucoup plus tard une notoriété mondiale et accéder au rang de mythe historique, par la vertu d’un film que lui a consacré le réalisateur Eisenstein vingt ans plus tard.
En 1965, Jean Ferrat lui a consacré aussi l’une de ses plus belles chansons :

Marine en crise :
   Depuis sa défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, la marine du tsar Nicolas II est agitée par des mouvements divers et les officiers ont le plus grand mal à se faire respecter de leurs hommes. Sur terre, dans tout le pays, se multiplient grèves et rébellions depuis la révolte sanglante du   » Dimanche rouge  »  du 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg.
   Sur le cuirassé Potemkine, qui porte le nom d’un favori de Catherine II, le commandant, le capitaine de vaisseau Golikov, a su jusque-là préserver la discipline par une relative humanité.
  Mis en service deux ans plus tôt, le navire mesure 113 mètres de long, déplace 12 600 tonnes et transporte environ 700 hommes. Ses marins sont pour la plupart des paysans sans éducation, recrutés de force quelques mois plus tôt pour combler les effectifs creusés par la guerre. Ils n’ont pas encore l’expérience du feu.
  Viande avariée ;!
   Tandis qu’il effectue des exercices sur la mer Noire, au large d’Odessa, le cuirassé est ravitaillé comme de coutume en provisions. Au petit matin, les marins s’approchent des carcasses qui pendent sur le pont en attendant leur mise en cale et découvrent une viande en putréfaction, puante et truffée d’asticots. Ils se rassemblent autour des carcasses. C’est l’indignation. Le médecin du bord, le docteur Smirnov, examine la viande. Avec mépris pour les brutes qui l’entourent, il prétend sentencieusement que la viande est « comestible » sous réserve d’être simplement lavée avec du vinaigre.
   Les marins murmurent et se retirent. Arrive l’heure du déjeuner. Dans le réfectoire, les cuisiniers amènent les marmites de bortsch, avec la viande bouillie. Cette fois, c’est l’explosion. Les marins refusent de manger et conspuent les cuisiniers. Alerté par le vacarme, le second du navire, un aristocrate polonais brutal et cassant, le capitaine de frégate Hippolyte Giliarovsky, alerte le commandant. Devant celui-ci, le docteur réitère son verdict sur l’état de la viande.
    Alors, le commandant a la mauvaise idée de faire battre les tambours et de rassembler l’équipage sur le pont. Il harangue les hommes et demande à ceux qui acceptent de manger la viande d’avancer de deux pas. Maladresse ! Par habitude et résignation, seuls quelques vétérans obéissent. Les autres se tiennent cois.
   Bafoué, le commandant se contente d’annoncer que les marins n’auront rien d’autre à manger. Là-dessus, il se retire et son second poursuit la harangue.
     Dans l’équipage figurent quelques militants révolutionnaires du parti social-démocrate, dont leur chef Afatasy Matiouchenko. Ils ont reçu de leur parti la consigne de préparer les marins à une insurrection générale de la flotte de la mer Noire.
Matiouchenko se dit que voilà l’occasion de devancer l’insurrection générale. Il excite ses camarades à la révolte. Le ton monte.
Dérapage :
    Selon une première version des faits, un matelot du nom de Vakoulinchouk se serait approché du second et aurait protesté contre les conditions de vie de l’équipage. Le capitaine Giliarovsky l’aurait rabroué. Celui-ci l’aurait menacé. Le capitaine aurait alors tiré son pistolet et blessé mortellement Vakoulinchouk.
     Selon une autre version, un petit groupe de matelots réfractaires se seraient rués dans l’armurerie à l’instigation de Matiouchenko.
   En remontant sur le pont, l’un d’eux, Vakoulinchouk, aurait menacé le capitaine Giliarovsky et celui-ci l’aurait blessé d’un coup de pistolet.
  Quoi qu’il en soit, suite à ce coup de pistolet, l’équipage se mutine, quelque peu dépassé par les événements mais entraîné par Matiouchenko.
Alors  que huit officiers rejoignent les mutins, le capitaine, le médecin et plusieurs autres officiers sont tués et jetés à la mer. Le commandant n’est pas épargné. Un officier, Alexeiev, prend le commandement du navire sous la haute surveillance de Matiouchenko.
   Les mutins du Potemkine hissent le drapeau rouge de la révolution. Ils dirigent le cuirassé et son navire ravitailleur vers le port d’Odessa.
Alliance entre marins et ouvriers :
   En entrant dans le port d’Odessa en cette fin d’après-midi, les marins du Potemkine ne savent pas encore que la loi martiale y a été décrétée le matin même par le général Kokhanov suite à des grèves ouvrières…
   La veille,(  le lundi 26 juin ) , une manifestation avait été sauvagement réprimée par la police et la cavalerie cosaque. Le face à face meurtrier entre manifestants et forces de l’ordre s’était poursuivi le lendemain, faisant plusieurs centaines de morts. Au moment où les grévistes et les révolutionnaires désespèrent de pouvoir résister, voilà qu’apparaît le Potemkine, arborant le drapeau rouge.
    L’arrivée du navire ravit les meneurs de la grève qui montent à bord et font alliance avec leurs homologues du navire. Le lendemain, le cadavre du marin Vakoulinchouk est porté en grande pompe à terre et exposé sur le port, sous un dais de toile grossière. Il reçoit l’hommage ému d’une foule immense d’ouvriers et de révolutionnaires.
    La foule, surexcitée, monte l’escalier monumental de 22 mètres de large et 240 marches qui relie le port à la ville moderne. Il a été construit un siècle plus tôt par un duc de Richelieu, lointain descendant du Cardinal, d’où son nom d’escalier Richelieu.
   Le général Kokhanov fait donner deux détachements de Cosaques à cheval. Du sommet de l’escalier comme de sa base, les cavaliers massacrent  » à qui mieux mieux   » la foule désarmée, faisant des centaines de victimes, hommes, femmes, enfants. A la fin de la journée, sur le quai rouge de sang, l’on ne voit plus que les cadavres… et le dais dérisoire qui recouvre le corps du martyr Vakoulinchouk.
     À bord du Potemkine, les marins ne s’attendaient pas pour la plupart à ce qu’une question de viande avariée dérape à ce point. Ils hésitent à agir. Les relations sont tendues avec les meneurs révolutionnaire. Alors, Matiouchenko, répondant à une proposition du général Kokhanov, rencontre celui-ci et obtient l’assurance que les funérailles de Vakoulinchouk pourront se dérouler dans le calme. Le général tient parole et, le lendemain, une foule immense accompagne le marin à sa dernière demeure, drapeaux rouges en tête. Le corps est porté par 12 marins du Potemkine.
    Mais à peine les funérailles sont-elles terminées que les soldats chargent la foule et tuent indistinctement hommes et femmes. Trois des douze marins figurent parmi les victimes. Sur le Potemkine, c’est la consternation. Cette fois, les marins décident de bombarder le quartier-général établi dans le théâtre de la ville. Matiouchenko commande le tir. Mais il n’arrive qu’à toucher des maisons peuplées d’innocents. Il faut interrompre le bombardement.
   Matiouchenko envoie un message au général commandant de la place d’Odessa. Le message reste sans réponse… Pour les mutins du Potemkine, il n’y a plus rien à faire à Odessa.
Fin de partie :
       Le navire largue les amarres, suivi de son navire ravitailleur, et se hâte de quitter la rade d’autant que s’approche une flotte. Elle vient du port de guerre voisin de Sébastopol avec le projet de mettre à la raison les mutins. Les officiers de la flotte sont légitimement inquiets par le risque de contagion révolutionnaire. Leurs navires s’approchent du Potemkine et celui-ci, sans tirer, passe entre eux, comme à la parade, les marins criant à l’attention de leurs camarades :  »  Vive la Révolution !  » Les marins de la flotte répondent par des  » Hourra !  »
      Prudents, les officiers choisissent de se replier. Mais le cuirassé Georges-le-Victorieux trouve le moyen de rejoindre le Potemkine, les meneurs révolutionnaires présents à son bord ayant réussi à retourner les marins et neutraliser les officiers.
   Matiouchenko, qui n’en revient pas, se voit à la tête de trois navires de guerre. Il revient vers Odessa avec l’idée d’entraîner la population dans la Révolution. Mais à bord du deuxième cuirassé, le vent tourne et les marins, hésitants, se laissent convaincre de revenir à Sébastopol. Matiouchenko ordonne de faire feu sur eux. Touché, le Georges-le-Victorieux s’échoue sur la grève plutôt que de rentrer dans le rang.
    Sur le Potemkine, c’est bientôt le sauve-qui-peut. Le cuirassé regagne le large sous les yeux ébahis du général de la place d’Odessa. Ses soldats en profitent pour réprimer sauvagement la population qui a eu le front de les défier.
   Après une longue errance dans la mer Noire et malgré les ordres  de Matiouchenko, le Potemkine se dirige vers le port roumain de Constantza où les mutins obtiennent l’asile politique. Matiouchenko, dans un dernier geste de défi, envoie des proclamations surréalistes aux gouvernements de la planète et saborde le mythique navire avant de prendre pied sur le sol roumain.
    Deux ans plus tard, le tsar Nicolas II promet une amnistie aux révolutionnaires de 1905. Les mutins, méfiants, préfèrent toutefois rester en Roumanie………..

     À l’exception de cinq d’entre eux qui font le choix de rentrer en Russie. Parmi eux, Matiouchenko. Il est reconnu à la frontière, arrêté et pendu. Ses quatre compagnons sont envoyés en Sibérie.
Un film immortel  :
   La mutinerie du Potemkine s’inscrit dans la longue série de troubles sociaux, politiques et militaires qui ont empoisonné le régime tsariste en l’année 1905. Sa célébrité est seulement venue du film qu’en a tiré le réalisateur soviétique Serge Eisenstein en 1925, Le cuirassé Potemkine. Certains considèrent ce film comme le plus grand du XXe siècle.
    À l’origine, le gouvernement soviétique avait passé commande au cinéaste d’un film sur la Révolution de 1905. S’étant rendu en premier lieu à Odessa pour des repérages, Eisenstein avait immédiatement perçu le contenu dramaturgique de la mutinerie et en avait fait le sujet exclusif de son film, sans trop s’embarrasser de la réalité historique.

 » Date limite  » paroles …


….( Maxime Le Forestier )

Çà commence par un coup d’bol,
Qn arrive on connaît personne
On tombe sur des gens sympas,
Qui nous aiment déjà
Çà commence par du pas mal,

Des filles en blouse d’hôpital
Un cordon qui nous relie
À la femme de not’ vie
C’est comme un … drôle de cadeau…
Un chef d’œuvre qu’on lit
Sans en comprendre grand mot
Va savoir quand elle nous quitte
L’insouciance
Va trouver la date limite
De l’enfance

Çà part souvent plutôt bien,
Le foot avec les copains

Tous ces jours qui s’additionnent,
Sans pleurer personne
Les quatre accords qu’on répète,
Sur une guitare qu’on nous prête
Chaque photo qui nous sourit,
C’est la femme de not’vie
On sait pas
Trop c’que ça vaut
L’enfance est un jardin
Qu’on visite un peu tôt
Va savoir quand elle nous quitte
l’insouciance
Va trouver la date limite
De l’enfance
Surtout qu’avec les années
Elle a tendance
à s’effacer.

Et vidéo : ( vidéo = boof )

 

 

 

 

 

Insomnie………..


Lurcy s’éveille et….je n’ai toujours pas sommeil ….mais…La raison veut que je m’allonge quelques heures .

Voici le matin ridicule
Qui vient décolorer la nuit,
Réveillant par son crépuscule
Le chagrin, l’intrigue et le bruit.
Corrects, le zinc et les ardoises
Des toits coupent le ciel normal,
On dort, dans les maisons bourgeoises.
Je ne dors pas. Quel est mon mal ?
Est-ce une vie antérieure
Qui me poursuit de ses parfums ?
Ces gens vont grouiller tout à l’heure,
Dispersant mes rêves défunts.
Je me souviens ! c’étaient des frères
Que, chef bien-aimé, je menais
À travers les vastes bruyères,
Les aubépines, les genêts.
Oh ! quelle bien-aimée exquise
Au doux cœur, aux yeux de velours !…
Une autre terre fut conquise
Où le soleil brillait toujours.
L’or dont on fit des broderies,
Les gemmes, cristaux des couchants,
Les fleurs, énervantes féeries,
Les aromates plein les champs
M’ont enivré. J’ai mis des bagues,
Et des perles dans mes cheveux.
Les bayadères aux yeux vagues
M’ont distrait de mes premiers vœux.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Aux monts où le soleil se couche
Emporté par des étrangers,
J’ai pleuré, muet et farouche
Tous mes ravissements changés
Les aromes en fades herbes,
Les diamants en froid cristal,
En loups gris les tigres superbes,
En sapin banal le santal.
Puis, mal consolé, sous les branches,
J’épiais dans les froids vallons
Les filles qui passaient si blanches,
Si graves, sous leurs cheveux blonds.
Mais ce n’était pas l’oubliée
Aux lèvres rouges de bétel
À ma vie autrefois liée !…
Que je souffre d’être immortel !
Corrects, le zinc et les ardoises
Des toits coupent le ciel normal,
On s’éveille aux maisons bourgeoises,
Je crois que je meurs de mon mal.
Charles Cros

S.D.F


le S.D.F                   

 

Il marche dans la rue
Sans savoir où il va
Le regard perdu
Il cherche à savoir pourquoi
Pourquoi en est il arrivé là
A devoir tendre la main
Pour un morceau de pain
A devoir trouver un abri
Pour passer la nuit
Il n’imaginait pas qu’un matin
Il se retrouverait parmi ceux
Qui croisaient chaque jour son chemin
Pourtant lui aussi avait un foyer
Une vie un passé
Et aujourd’hui il ne lui reste plus rien
Que ses souvenirs et son chagrin
Il a suffit de pas grand chose
Pour qu’il se retrouve comme tant d’autres
Rejeté de la société
Sans nul part où aller
Mais au fil du temps
Remplit de haine et de courage
Il se relèvera se révoltera
Contre les lois et le monde
Contre l’indifférence et le mensonge
Contre ceux qui ne savent pas
Qu’un jour peut être sans le vouloir
Ils se retrouveront là
Comme lui à se demander pourquoi ?