Les  » galeries Lafayette  »…..


       …..Une histoire de gendres :

   L’ histoire des Galeries Lafayette montre que mariage et affaires peuvent  » faire bon ménage  » :

Quand deux cousins alsaciens , Alphonse Kahn A.Kahnet Théophile Bader T.Bader, ouvrent en 1893 leur premier magasin au 1 rue de Lafayette , le Galerie ne sont encore qu’une mercerie d’environ 70 m2 …Mais l’emplacement parisien , proche de l’Opéra , des Grands Boulevards et de la gare Saint – Lazare , est idéal ….La mercerie grossit rapidement .

En 1896 , tout l’immeuble du 1, rue de Lafayette est racheté , puis tous les immeubles autour , jusqu’à former le dernier né des grands magasins de la fin du 19 ème siècle , après le ‘‘ Bon Marché  » le bon marché, le  » Printemps  » Magasins-Printempset  » La Samaritaine  » la Samaritaine.

Dans chacun de ces magasins , la méthode est la même : Un choix immense , des prix fixes , des articles qu’on peut toucher , tester …..Le magasin appelé Galeries Lafayette est surnommé  » Galeries farfouillette  »..Une salle de lecture , un salon de thé et un fumoir sont ajoutés à l’espace de vente… !pub galerie Lafayette

 Les Galeries deviennent une véritable  » institution parisienne  » . Après quelques années , A.Kahn revend ses part à T.Bader , qui devient alors seul  » capitaine du navire  » . Mais ce dernier vieillit et , en 1935 , à la suite d’une maladie grave, il fait appel aux époux de ses deux filles ( Raoul Meyer Meyer et Max Heilbronn Heilbronn )

En 1940 , l’histoire des Galeries s’assombrit pour les dirigeants de la société familiale . De religion juive, les Bader , Meyer et Heilbronn se voient contraints de démissionner et….sont  » dépossédés de leurs biens  » …Les deux gendres s’engagent dans la résistance . Leur beau-père T.Bader meurt en 1942 . Max Heilbornn est déporté , puis libéré à la fin de la guerre ,et R.Meyer participe à la libération de Paris . Les deux gendres se retrouvent et réussissent à récupérer les galeries Lafayette qu’ils dirigeront jusqu’en 1971….

Après la troisième génération de dirigeants, l’histoire des gendres continue .D’abord avec Etienne Moulin ( photo ??? ) E .Moulin ( gendre de M. Heilbornn ) , patron de l’établissement jusqu’en 1987 ; puis avec G.Meyer gendre de R.Meyer , à la tête de la société de 1987 à 1998 …. Après le décès de Raoul Meyer , les gendres d’Etienne Moulin reprennent à leur tour la  » maison  » : Philippe Houzé et Philippe Lemoine , maris des arrière – petites -filles du fondateur  T.Bader . C’est aujourd’hui le dernier grand magasin dirigé par les héritiers des créateurs ….

Galerie lafayette 2019

 

Energie , pétrole…….


Long, trop long ! Mais j’avais envie de  » fouiller  »un peu le sujet  ( je laisse les coms ouverts mais……Si rien : Logique )

La diplomatie du pétrole

    Que serait notre époque  sans le pétrole ? Aucune civilisation n’a été autant que la nôtre dépendante à ce point d’une ressource naturelle et il est difficile d’imaginer qu’elle était presque inconnue il y a un siècle et demi.

    Après la découverte d’un gisement en Pennsylvanie en 1859 par le  » colonel  »  Drake, le pétrole devient un produit-clé de l’économie moderne. D’abord utilisé dans l’éclairage domestique, sous la forme de pétrole  » lampant  », on l’utilise  dans les transports, le chauffage et la production d’électricité. Le succès de l’automobile, avant la Grande Guerre,  augmente  la consommation de pétrole, sous forme d’essence.
   Très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur : John Davison Rockefeller, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle. Sa société en arrive à posséder 80% du marché du raffinage américain, avant que la législation anti-trusts ne l’oblige à se scinder en 33 sociétés théoriquement indépendantes.
   En ce début du XXIème siècle, les pays exportateurs de pétrole comme le Nigeria de Boko Haram, le Venezuela de Chavez et Maduro ou encore l’Algérie de Bouteflika témoignent bien malgré eux de la  » malédiction de l’or noir  ». Trop de richesses faciles débouchent sur le népotisme  ( Le népotisme est la tendance de certains supérieurs d’ institutions, à favoriser l’ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu’ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l’intérêt général., la corruption à grande échelle, les investissements indiscriminés et pour finir, la misère et la désespérance…)

  Un enjeu géostratégique :
    Le Moyen-Orient, dont on commence à deviner les immenses réserves d’or noir, va devenir au XXe siècle un acteur-clé du secteur, attisant les convoitises des grandes entreprises et des États occidentaux.
Un homme d’affaires britannique, William Knox d’Arcy  W K d'Arcy, obtient en 1901 une concession pétrolière en Perse, sans jamais y avoir mis les pieds. Il fonde une compagnie qui fait son entrée en bourse le 19 avril 1909 sous le nom d’Anglo-Persian (aujourd’hui BP).logo =>BP logo
Tout s’accélère avec, en 1911, la décision du Premier Lord de l’Amirauté, un  » certain » Winston Churchill, de convertir au pétrole la flotte de guerre britannique, la Royal Navy.
Ses navires deviennent ainsi beaucoup plus rapides que ceux fonctionnant au charbon, comme les navires allemands. Mais par cette décision, la Grande-Bretagne, qui est encore la première puissance mondiale, devient dépendante des gisements pétroliers d’outre-mer et en particulier du Moyen-Orient.
Pour assurer ses approvisionnements, le gouvernement britannique prend une participation majoritaire dans la société de William d’Arcy et lance la construction d’oléoducs géantsoléoduc à travers la Perse, vers les terminaux du Golfe.

   » Monsieur 5%  »
     À la fin du XIXe siècle, un jeune ingénieur du nom de Calouste Gulbenkian Gulbenkian ( Gulbenkian âgé ) 

    fils d’un riche négociant arménien d’Istanbul, a été chargé par le gouvernement ottoman d’un rapport sur les ressources pétrolifères de l’empire.
    Négociateur avisé, il participe à Londres, en 1903, au rapprochement de la compagnie anglaise Shell, propriété de Marcus Samuel, autrefois spécialisée dans la commercialisation de coquillages du Koweit !, et de la compagnie Royal Dutch, fondée à Sumatra (Indes néerlandaises) par l’ingénieur hollandais Aeilko Tans Zijlker et reprise en main par un autodidacte de génie, le Hollandais Henri Deterding.
   C’est ainsi qu’est fondée une entité   »binationale   »anglo-hollandaise, la Royal Dutch Shell, concurrente directe de la Standard Oil.
   Gulbenkian voit alors le pétrole perse lui échapper au profit de William d’Arcy. Mais il se rattrape en fondant en 1912 la Turkish Petroleum Company. Son but : l’exploitation du pétrole de Mésopotamie, autour de Mossoul.
    Il associe à son projet la Royal Dutch Shell, l’Anglo-Persian et la Deutsche Bank. Après la Première Guerre mondiale, les Allemands sont évincés de la compagnie au profit des Américains et des Français (Compagnie Française des Pétroles, CFP).
Gulbenkian va bénéficier jusqu’en 1940 d’une commission de 5% sur les bénéfices de la Turkish, ce qui lui vaudra le surnom de  » Monsieur 5%  » et une fortune colossale.  ( Il la dépensera dans le mécénat culturel, notamment à Lisbonne )… et dans un goût insatiable pour les très jeunes demoiselles.!

Le pétrole dans la Grande Guerre :
Quand la Grande Guerre commence , personne ne soupçonne encore l‘intérêt militaire du pétrole… à part les amiraux britanniques, devenus dépendants de celui-ci. Sur une recommandation de Churchill ( Premier Lord de l’Amirauté ) , des troupes écossaises débarquent en Iran pour protéger les précieux champs pétrolifères de l’Anglo-Persian.
Les généraux se rendent compte à leur tour la fonction stratégique du pétrole dès la contre-offensive de la Marne, en septembre 1914, quand il s’agit de transporter au plus vite sur le front les troupes cantonnées à Paris.  (  On réquisitionne au besoin les taxis ).
    Plus tard, à Verdun, la mobilisation à grande échelle des camions sur la  » Voie sacrée  » VoieSacreepermet de bloquer l’offensive allemande. En 1917, enfin, c’est une armée américaine pratiquement complètement motorisée qui traverse l’Atlantique. Le pétrole est devenu en quatre ans une composante indispensable de la guerre.

Les  » Sept Sœurs  »
    La paix revenue, le pétrole devient le fluide vital des sociétés occidentales et un enjeu géostratégique de première importance, du fait du développement de l’automobile et de l’aviation. Il le restera jusqu’à nos jours.
En 1928, les patrons de Standard Oil of New Jersey (Walter Teagle), Anglo-Persian (John Cadman) et Royal Dutch Shell (Henri Deterding)deterding concluent dans le plus grand secret, à Achnacarry, en Écosse, un accord décisif en vue de se partager les réserves de pétrole du Moyen-Orient et de maintenir des prix élevés tout en s’évitant les désagréments d’une concurrence sauvage.!!!!
  Les autres grandes compagnies pétrolières vont rejoindre l’accord, formant un cartel surnommé  » les Sept Soeurs  »
L’accord sera gardé secret jusqu’en 1952. Cette année-là, le gouvernement américain le rend public pour obliger le cartel à jouer le jeu de la concurrence et baisser ses prix de façon à ce que les crédits accordés aux Européens dans le cadre du plan Marshall ne servent pas simplement à enrichir les pétroliers !
La Seconde Guerre mondiale se déroule  » dans une odeur de pétrole ». Au début de la guerre, Hitler bénéficie des importantes réserves roumaines tandis que les Anglais sont entièrement dépendants des livraisons américaines.
En envahissant l’URSS et en lançant prioritairement ses troupes vers le Caucase et ses fabuleux gisements, plutôt que vers Moscou, le Führer veut garantir ses approvisionnements. Mal lui en prend : Ses troupes rencontreront Stalingrad sur leur chemin et trouveront dans le Caucase des installations  détruites par  les Russes avant de se retirer.

Le pacte avec le diable :
    En 1944, un expert prend note des réserves fabuleuses de l’Arabie séoudite et en informe le président Roosevelt. Celui-ci, sitôt après la fameuse conférence de Yalta, rencontre le roi Ibn Séoud à Suez et lui offre sa protection  contre ses rivaux de l’intérieur et contre ses ennemis du Moyen-Orient.
   Ce pacte avec un personnage aussi peu recommandable que le souverain wahhabite se justifie aux yeux des gouvernants américains par la montée en régime des producteurs moyen-orientaux alors que la part des États-Unis dans la production mondiale de pétrole tombe au milieu du XXe siècle en-dessous de 50%.
Standard Oil of New Jersey et Mobil, deux héritières du trust Rockefeller, s’installent en Arabie aux côtés de petites compagnies déjà présentes.
C’est le début d’une alliance qui ne se démentira pas malgré l’obscurantisme de la dynastie séoudienne et l’implication des Séoudiens dans le terrorisme islamiste et les attentats du 11 septembre 2001. ( de quoi  se demander si les États-Unis ne sont pas aujourd’hui plus dépendants des Séoudiens que l’inverse.)
Dans le même temps, sitôt après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques tentent de provoquer une sécession dans l’Azerbaidjan iranien, riche en pétrole. C’est la première crise de la guerre froide. Les États-Unis  » montent au créneau  » et obligent Staline à reculer.
  Ces manigances des Grands inquiètent à juste titre les nouveaux dirigeants nationalistes du tiers monde.
  En 1938, le Mexique fut le premier pays à avoir osé nationaliser l’exploitation de ses gisements de pétrole. ( Il est vrai que les abus des compagnies sur le terrain justifiaient cette sanction ). En 1951 survient le drame iranien : le Premier ministre Mossadegh, qui avait tenté d’exproprier l’Anglo-Persian, est chassé du pouvoir par un coup d’État commandité par les Britanniques et la CIA. Du coup, il faudra attendre vingt ans avant qu’un autre pays ose nationaliser ses hydrocarbures. Ce sera l’Algérie. Succès mitigé.

  Guerre, misère et pétrole :
    En 1959, les compagnies pétrolières sont au sommet de leur puissance. Elles décident de réduire unilatéralement les redevances qu’ils versent aux États producteurs. C’en est trop pour ceux-ci. À l’initiative du ministre vénézuelien du pétrole, ils forment dès l’année suivante un consortium : l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).
  Ses objectifs initiaux sont très modérés mais, une décennie plus tard, la guerre du Kippour de 1973 lui offre l’opportunité de révéler sa capacité de nuisance. Sur une injonction du ministre séoudien du pétrole Cheikh Yamani, l’OPEP décrète un embargo qui fait flambler les prix. L’organisation devient pour quelques années le maître des prix

Contrairement aux apparences, ce coup de force ne déplait pas aux compagnies pétrolières. Celles-ci, qui n’en demandaient pas tant, voient du coup leurs profits augmenter en flèche. Elles en profitent pour augmenter leurs investissements dans la prospection de nouveaux gisements.
  Ce premier choc pétrolier est assez rapidement absorbé par l’économie mondiale. Mais il n’en va pas de même du second, en 1978, qui provoque un effondrement de l’économie mondiale.
  Confrontés à une hausse brutale du prix du baril, les Occidentaux accomplissent de gros efforts d’économie sur le pétrole, si bien qu’au bout de vingt ans, à l’orée du XXIe siècle, il ne leur faut plus que 0,5 baril au lieu de 2 pour produire 1000 dollars de valeur ajoutée.
Les prix du pétrole s’effondrent et évoluent, sans que l’OPEP ni personne ne les maîtrise.
En 2004, les ventes mondiales de produits pétroliers représentent un total d’environ 2300 milliards de dollars, dont 500 milliards pour les coûts d’extraction et de production. La consommation se partage à peu près à égalité entre l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie (13 millions de barils par jour dans chaque région).
  Contrairement à une idée reçue, les produits pétroliers sont aujourd’hui bien moins chers qu’ils ne l’étaient avant le premier choc pétrolier, du fait de la modération des taxes et d’un choix collectif en faveur de la consommation d’énergie.
La malédiction de l’or noir
Fluide vital des sociétés modernes (pour quelques décennies encore), le pétrole est aussi à l’origine d’une maladie sociopolitique qui combine désindustrialisation et corruption, baptisée  » dutch disease  » (en référence aux Pays-Bas, qui ont initialement mal géré l’exploitation de leurs gisements de gaz !) ou  » malédiction de l’or noir  ».
    Pour de nombreux pays producteurs : Venezuela, Algérie, Nigeria, Angola, Gabon… il s’avère être une calamité sociale et un obstacle au développement, car mal  géré. Cela sans parler de ses dommages environnementaux : marées noires et contribution au réchauffement climatique.
Dans ces pays exportateurs de pétrole ou de gaz, les ressources du sous-sol sont souvent même un facteur de régression politique et sociale ainsi que d’appauvrissement pour la plus grande partie de la population. Cela vient de ce que les dirigeants détournent les redevances pétrolières versées par les compagnies étrangères pour à la fois s’enrichir à titre personnel, tisser un réseau de soutiens grâce à de généreux cadeaux, enfin financer une armée et des forces de sécurité intérieure pour garantir leur pouvoir.
Ils consolident également leur soutien populaire en distribuant des aumônes aux citoyens les plus pauvres, au risque de détruire le potentiel industriel et agricole du pays et de le rendre complètement dépendant des importations de produits alimentaires et manufacturés. C’est ce qui s’est passé au Venezuela avec le président Chavez. L’effondrement des recettes pétrolières sous le mandat de son successeur Maduro a achevé de ruiner le pays ; un paradoxe incroyable dans ce pays au potentiel agricole fabuleux et possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde.
  Pour observer les effets de la  » malédiction de l’or noir  », on peut aussi comparer l’Algérie, riche de son pétrole mais aussi mal gérée qu’il est possible, à son voisin marocain, qui se développe vaille que vaille car son gouvernement ne peut compter que sur les impôts, eux-mêmes dérivés des richesses créées par les citoyens.

Instituteurs , » Hussards noirs  » ………….


Parceque j’aurais aimé être instit. ……………

<= classe autrefois ! 
Quand l’instituteur était le héros du villageclasse 19ème siècle

    En 1900, l’instituteur était le héros du village. Dès 2018, le métier ne fait plus rêver. Après avoir relevé le niveau des concours de l’enseignement à bac +5 il y a quelques années, le ministère de l’Éducation nationale songe à recruter à partir d’un bac +3. Ainsi, les étudiants passeraient un premier concours à bac +3 pour être formés et rémunérés pendant un ou deux ans avant de valider définitivement le concours lors d’un oral. Le but ? Mettre fin à la  » crise des vocations  ». Qu’est-ce qui a changé en un siècle ?
   Une vocation : au XIXe siècle, les  » hussards noirs  » (Charles Péguy Péguy :  » Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs. Sveltes, sévères, sanglés, sérieux et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence.  »   sont des notables
     En 2017, il y avait  347 296  » professeurs des écoles  »  en France, dont 82,26 % de femmes.    Mais leur métier ne fait plus rêver : l’année suivante  573 postes n’ont pas trouvé preneur en école maternelle et élémentaire. Au contraire , à la fin du XIXe siècle, devenir instituteur, c’était faire carrière.

      Jules Ferry,Ferry ministre de l’Instruction publique, vient d’inventer l’école   »gratuite, obligatoire et laïque  » pour les 6-13 ans. Les instituteurs,  ( étymologiquement :  » ceux qui mettent sur pied  » ) , sont chargés d’apporter au peuple l’esprit des Lumières.  » C’était le civisme même (…) Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs  » , écrit Charles Péguy en 1913. Ils sont alors 120000, surtout fils de paysans, d’employés ou d’ouvriers.

    Un programme : transmettre l’esprit des Lumières
   Le  » socle commun de connaissances et de compétences  »  (lecture, écriture, calcul, sciences humaines) est quasi le même qu’à l’origine. Mais l’instit’ doit aussi initier les enfants à une langue étrangère, aux technologies de l’information et de la communication et à  »  l’esprit d’autonomie et d’initiative  » . Il transmet l’esprit des Lumières et celui de l’entreprise. En 1880, on forme des petits soldats laïques. A l’école, le catéchisme est remplacé par l’instruction civique, les curés par des fonctionnaires. Dans la France rurale d’alors, on forme un citoyen docile  » qui sait peu de choses, mais les sait bien  » (arrêté du 27 juillet 1882). Les élèves quittant souvent l’école à 11 ans, ils reçoivent une sorte de  » kit de survie  » !!: exercices militaires pour les garçons et travaux d’aiguille pour les filles, en plus des cours de lecture, écriture, histoire-géo, maths…
   Une formation : des maîtres formés par compagnonnage
   Depuis 2010, les candidats doivent détenir un master 2 (bac+ 5) pour espérer décrocher le concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE). L’année de stage rémunérée qui leur permettait naguère de prendre leurs marques auprès d’un aîné a été supprimée. Ils sont plus instruits… mais moins armés. Certains prennent leur fonctions sans avoir jamais vu d’élève !

      En 1887, des jeunes de 19 ans enseignent à des écoliers qui n’ont parfois que cinq ans de moins qu’eux. Ils sont titulaires d’un brevet élémentaire, examen simple qui leur a permis d’intégrer une école primaire normale à 16 ans, où leur formation a été perfectionnée pendant trois ans. Un apprentissage en compagnonnage, auprès d’un ancien, à la fois parrain et mentor.

Résultats : autant d’illettrisme hier qu’aujourd’hui
     En 2016, un jeune Français sur dix était  » en difficulté de lecture  »  et un sur vingt en situation d’illettrisme. En cause, les programmes plus lourds et les emplois du temps allégés. On est passé de 30 heures par semaine avant 1969 à 26 heures. Entre 1908 et 1913, on dénombre 4,4% de conscrits illettrés, et 7,6% entre 1930 et 1934. Bien que l’enseignement soit gratuit, nombre d’élèves  » sèchent  » les cours. Si bien que, pendant la guerre de 1939, l’historien Georges Duveau s’exaspère :  » Que de soldats dont l’ignorance est accablante ! Plus accablante encore leur incapacité de coordonner les quelques notions qu’ils peuvent posséder… »

   P.S : à la fin du XIXe siècle, plus de 10% des instituteurs ont fait l’objet d’au moins une plainte de parents à la suite d’actes de violence graves commis en classe.    

   Coups de règle sur les doigts, port du bonnet d’âne bonnet d'âne… les vexations étaient courantes jusque dans les années 1960.

 

 

 

 

La vie ?


1 ) Ta vie a déjà commencé. Ça y est. Tu y es ! La vie se passe tout autour de toi. Il n’y a pas de répétition générale à la vie. Chaque moment a un sens et une opportunité à saisir, même si parfois tu ne les vois pas.

2)  Ton éducation ne se termine pas à la fin de tes études. La vie consiste à apprendre, et cela jusqu’au dernier souffle. Reste toujours ouvert à l’acquisition de nouvelles connaissances et garde toujours l’ouverture d’apprendre de nouvelles choses, même dans les domaines où tu excelles déjà.

3) Tomber amoureux est la plus douce et aussi la plus douloureuse des émotions. C’est le risque à accepter avec les relations amoureuses. Apprécie les moments de bonheur et embrasse la douleur. Ça fait mal, mais voyager à travers la douleur te rapprochera de cette expérience des plus douces. Travailler sur ta dépendance affective te permettra de moins souffrir et t’évitera de perdre de l’énergie dans des relations malsaines.

4) Lâche prise sur tes relations brisées. Si une relation ne peut être réparée, acharne-toi pas, accepte la situation et passe à autre chose, mais fais-le avec respect et en ayant une communication non violente. Laisse-les aller et va de l’avant avec la vie.

5) Le monde est rempli d’injustice. Tu ne vis pas dans un monde de  »bisounours  ». Ta vie comporte une composante aléatoire de ce qui se passe autour de toi. Tu seras confronté à plus d’une reprise à des injustices de la vie et à des mauvaises personnes. La merde, ça arrive ! Arrête de jouer à la victime et assume ta responsabilité.

6) Les vrais amis sont très rares. Tes amis virtuels et ceux que tu as pour faire la fête ne sont pas, ou très rarement, tes vrais amis. C’est une pilule amère à avaler, mais c’est vrai. Vos vrais amis sont ceux qui sont là quand vous en avez vraiment besoin. La véritable amitié fait confiance et génère des confidences intimes qui ne se disent qu’entre vrais amis. Elle pardonne les fautes et comprend les faiblesses. Elle est patiente et généreuse de son temps. Elle est intègre, sans arrière-pensées ni mauvais sentiments cachés. Elle est forte, résiste aux rumeurs et aux médisances.

 » Les vrais amis t’aiment pour ce que tu es et non pour ce qu’ils veulent que tu sois.  »
– Ted Rall

7 ) Personne n’est jamais acquis. Que cela soit dans une relation amoureuse, en amitié et même avec la famille, ne prend jamais les gens pour acquis. Si au fond de toi tu aimes une personne et que tu veux la garder près de toi, porte-lui toujours de l’intérêt avant qu’il ne soit trop tard.
8 ) L’expérience et les émotions comptent plus que l’argent. Avoir de l’argent à la banque, c’est bien, mais quand on regarde en arrière, ce sont les émotions et les souvenirs de tes expériences qui te donneront le plus de satisfaction.
9) Tes faiblesses n’ont pas vraiment d’importance. Nous avons tous des faiblesses, mais ce n’est pas elles qui t’empêcheront de réussir ta vie si tu le souhaites vraiment et que tu fais tous les efforts pour y arriver. Fais de ton mieux avec tes faiblesses et utilise les forces que la vie t’a données.
10 ) Tes échecs ne comptent pas vraiment. Il est difficile d’oublier les échecs, mais ils sont essentiels pour apprendre et évoluer. Ce sont les victoires qui comptent et plus vite tu échoueras, plus vite tu atteindras le succès. N’oublie jamais que la pire des erreurs est de ne jamais rien faire par peur de faire des erreurs.
11 )  Maintenant est toujours le bon moment pour commencer. Si tu veux faire quelque chose, commence maintenant. Fais un petit pas en avant maintenant et n’attends pas.

12 ) Le succès dépend de la persévérance. N’abandonne pas tes rêves. Ils sont importants et ça vaut le coup de se battre pour les atteindre.
13 ) Toutes grandes réalisations prendront du temps. Avoir des objectifs ambitieux et réaliser tes rêves semble bien, mais cela prendra probablement plus de temps que prévu. Concentre-toi sur le chemin plutôt que la destination.
14 ) Toutes les opportunités de croissance se situent au-delà de ta zone de confort. La vie peut devenir confortable et ensuite, nous restons coincés dans des routines, nous stagnons au même point sans jamais évoluer et sans améliorer notre situation. Si tu souhaites te construire une vie de rêves, tu dois toujours continuer à te mettre au défi. C’est à l’extérieur de ta zone de confort que se trouvent les plus belles opportunités.
15 ) La chance vient à ceux qui la méritent et qui travaillent pour se l’attirer. Tu auras probablement de la chance à l’occasion, mais la probabilité d’être chanceux sera proportionnelle à ta persévérance, à tes actions et en ta discipline personnelle.

  » L’homme n’est rien en lui-même. Il n’est qu’une chance infinie. Mais il est le responsable infini de cette chance.  »
 Albert Camus

Les mots / maux ……


Valable aussi sur le net , les blogs ?   clavier P.C

    » On est à une parole de la catastrophe, du désespoir, de l’humiliation de l’autre et de soi. On est aussi à une prononciation de l’illumination, de l’engouement, de la répercussion du bien… Choisissez bien vos mots… Ils ont de l’Écho !  »
– Hitokiri Steven San

çà s’est passé un 13 octobre ……


Il y a 712 ans!

Le 13 octobre 1307 : Les Templiers de France sont arrêtés …..

Les membres de l’ordre du Temple sont accusés d’hérésie . Le roi Philipe IV le Bel ordonne d’interpeller ces moines soldats qui vivaient en communauté depuis le 12 ème siècle et qui , à l’origine , partaient à la conquête des lieux  » saints  » …..Des milliers de personnes furent ainsi mises en prison . Supposés très riches , les Templiers avaient attisé la jalousie et les convoitises au fil des années ……

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  A compléter ( si l’envie m’en vient ) ………

P.S: Lecteurs ,  » visiteurs  » éventuels , ne vous em….bêtez pas pour commenter ni SURTOUT mettre un  » like  »  ( de toute façon , j’ai bloqué les com. !) çà ne gênera personne ………...

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Un ordre monastique prestigieux :

 ( Statue d’un templier à cathédrale de Chartres )

L’ordre du Temple est né en Terre sainte, en 1119, après la première croisade, à l’initiative du chevalier champenois Hugues de Payens qui voulait protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem.

Il est officialisé par le concile de Troyes, neuf ans plus tard, à l’initiative de saint Bernard de Clairvaux.

Le prestige des moines-chevaliers au manteau blanc frappé d’une croix rouge est immense pendant les deux siècles que durent les croisades… malgré la trahison du grand maître Gérard de Ridefort à la bataille de Hattîn, en 1187.

La huitième et dernière croisade s’achève par la mort tragique du roi saint Louis devant Tunis en 1270. Dès lors, les dernières possessions franques de Terre sainte tombent définitivement entre les mains des musulmans.

   Ceux-ci s’emparent de Saint-Jean-d’Acre le 28 mai 1291 malgré la résistance héroïque des Templiers autour du grand maître Guillaume de Beaujeu.

  Au début du XIIIe siècle, l’ordre du Temple, chassé de Palestine, n’en dispose pas moins encore d’une force militaire impressionnante de quinze mille hommes, bien plus que n’aurait pu en lever n’importe quel roi de la chrétienté. Mais, de soldats, les Templiers se sont reconvertis en usuriers et ont complètement perdu de vue la reconquête des Lieux saints.

   C’est que de considérables donations ont rendu l’ordre immensément riche et l’ont transformé en l’une des principales institutions financières occidentales… et la seule qui soit sûre. Il gère ainsi, en véritable banquier, les biens de l’Église et ceux des rois d’Occident (Philippe le Bel, Jean sans Terre, Henri III, Jaime Ier d’Aragon…).

 

Les Templiers en Europe :

( sceau des templiers )= Templier sceau (1)

 

Les commanderies templières couvrent l’ensemble de l’Europe médiévale d’une véritable toile d’araignée. Elles abritent les moines-soldats, avec aussi une vocation caritative.

On peut voir au sud d’Angoulême, à Cressac, une chapelle rescapée de l’une de ces commanderies et ornée de peintures murales qui évoquent les croisades.

   L’opinion européenne commence à s’interroger sur la légitimité du Temple. Le roi Philippe le Bel lui-même a souvenance que les Templiers ont refusé de contribuer à la rançon de Saint Louis lorsqu’il a été fait prisonnier au cours de la septième croisade. Il entend aussi quelques méchantes rumeurs sur les mœurs prétendument dépravées et diaboliques des moines-chevaliers

   Qu’à cela ne tienne. Suivant une idée déjà ancienne, évoquée par Saint Louis et les papes Grégoire X, Nicolas IV et Boniface VIII, Philippe le Bel souhaite la fusion de l’ordre du Temple avec celui, concurrent, des Hospitaliers afin de constituer une force suffisante pour préparer une nouvelle croisade à laquelle le roi de France et le pape Clément V sont très attachés.

   L’affaire est mise à l’ordre du jour de plusieurs conciles et l’on élabore même en 1307 un projet dans lequel Louis de Navarre aurait été grand maître du nouvel ordre. Son dramatique échec résulte de l’opposition obstinée du grand maître Jacques de Molay ainsi que de l’agressivité du ministre du roi, Guillaume de Nogaret.

Le drame

  Déçu dans ses attentes, le roi de France presse le pape d’agir contre l’Ordre. Clément V ouvre une enquête le 24 août 1307 pour laver les moines-chevaliers de tout soupçon mais l’affaire traîne en longueur et Philippe le Bel prend l’affaire en main. Il décide d’arrêter les Templiers sous l’inculpation d’hérésie, sans prendre la peine d’en référer au pape.

C’est ainsi que tous les Templiers de France sont arrêtés au petit matin par les sénéchaux et les baillis du royaume au terme d’une opération de police conduite dans le secret absolu par Guillaume de Nogaret. Ils sont interrogés sous la torture par les commissaires royaux avant d’être remis aux inquisiteurs dominicains.

  Parmi les 140 Templiers de Paris, 54 sont brûlés après avoir avoué pratiquer la sodomie ou commis des crimes extravagants comme de cracher sur la croix ou de pratiquer des  » baisers impudiques  ». L’opinion publique et le roi lui-même y voient la confirmation de leurs terribles soupçons sur l’impiété des Templiers et leur connivence avec les forces du Mal.

  Pour ne pas donner l’impression d’être désavoué, le pape choisit la fuite en avant et, le 22 novembre 1307, ordonne à son tour l’arrestation des Templiers dans tous les États de la chrétienté et l’ouverture d’une enquête sur leurs crimes supposés. 

  Le roi obtient de Clément V la suppression de l’ordre, au concile de Vienne, en 1312. Elle est officialisée le 3 avril 1312 par la bulle    » Vox in excelso  », bien qu’il soit tout à fait exceptionnel qu’un ordre religieux soit purement et simplement dissous.

   Le 3 mai 1312, le pape affecte le trésor des Templiers à l’ordre concurrent des Hospitaliers, à l’exception de la part ibérique qui revient aux ordres militaires locaux. Le roi de France et ses conseillers plaident en faveur de cette solution, respectueuse de la volonté des nombreux bienfaiteurs du Temple.

   En 1313, sur la base de documents comptables, l’ordre de l’Hôpital restitue 200.000 livres au trésor royal pour solde de tout compte. Le successeur de Philippe, Louis X,  réclamera toutefois un supplément, estimant que son père a été floué. L’affaire est close en 1317, quand le nouveau roi Philippe V reçoit 50.000 livres supplémentaires.

    Avec l’affaire du Temple, la monarchie capétienne montre qu’elle entend suivre son intérêt politique et ne plus se comporter en vassale de l’Église.

Quelques images , illustrations :

Templier peinture murale chapelle Cessac( peinture murale Cessac )

Templiers retour ( retour des templiers en Europe )

KLIK !!!!!

 » Henaff  » et la religion ….


   Depuis un plus d’un siècle, le pâté Hénaff incarne un des symboles  de la Bretagne , consommé presque dans le monde entier ….Le pâté  » du mataf  » , reconnaissable à ses boites pâté Hennaf boite rondes bleues et jaunes à également un lien moins connu et…plus étonnant avec la religion catholique

   L’histoire commence en 1905 . Le parlement vient d’ adopter la loi de séparation de l’Eglise et de l’ Etat …Exercer un culte ou pas est dès lors garanti , laissé au choix des personnes , mais l’Etat n’accordera plus de subventions aux paroisses .      Dans la Bretagne de l’époque , cette loi antraîne de violentes oppositions entre les partisans d’une laïcité ( parfois  » anticléricale  » ) et les défenseurs absolus de l’église catholique …

Dans le petit village de Pouldreuzic , les prises de position sur ce sujet sont exacerbées . C’est dans ce contexte que Jean Hénaff J.Hnaff lance son entreprise en 1907 . Il est un fervent défenseur de l’Eglise et dénonce un espèce de  » chasse aux sorcières  » tout en développant son usine ….Au départ , la marque met en boîte des petits pois et des haricots conserve ….Le pâté fut conditionné quelques années plus tard .

   Dans l’entreprise , une des règles absolues est de réserver le  » jour du seigneur  » au repos . On ne travaille jamais le dimanche !..L’usine ferme également le Vendredi saint .Ces jours là , l’abattage est proscrit sauf en cas de nécessité absolue et après avoir demandé l’autorisation du curé de la paroisse !

   Les ouvriers sont accueillis par un grand crucifix  au – dessus de la porte d’entrée ….La famille Henaff a une place attribuée dans l’église à côté de l’autel et elle est une donatrice régulière ! Les Ets Hénaff se développent bien …Son patron est également engagé sur le plan politique  : Il fait partie des  » blancs  » ( les défenseurs de l’Eglise ) , face aux anticléricaux qu’on appelle les  » rouges  » …..J.Henaff est d’abord conseiler municipal , puis adjoint au maire , et il devient maire de Pouldreuzic  ….En 1925 , il écrit à ses électeurs :  » Je combattrai les Radicaux et les Socialistes qui ouvrent la porte aux communisme et à la guerre  puis la Révolion .  » 

    L’entreprise prospère, Henaff amasse de l’argent . Il veut que des enfants en profitent . Comme l’école catholique de Pouldreuzic a été laïcisée , il fait construire une nouvelle école privée en 1921 ! Celle -ci est construite sur le terrain près de l’usine . J.Henaff prend aussi à sa charge la scolarité de plusieurs dizaines d’ élèves dont les parents n’ont pas le moyens de payer les frais de l’école catholique ……..

  En 1935 , lorsqu’il se retire des affaires , J.Henaff s’adresse aux habitants un dimanche après la messe . Il dit quiter l’entreprise et la mairie et propose aux personnes présentes d’élire son fils Corentin s’ils le jugent digne de lui succéder à la tête de la commune …..Ce fut rapidement chose faite , quant à la société , elle devient  » Jean Hénaff fils et Cie  » . Avec le temp , les liens avec l’église  » s’estompent  » . L’actuel dirigeant de la  » maison Hénaff  »  , Jean Jacques Hénaff ( petit – fils de Jean ) , a étudié dans l’école construite par son grand-père ….Il a préféré retirer les crucifix de l’usine ,qui pouvaient être considérés comme provocateurs . J.J Hénaff explique , selon la loi de 1905 , qu’on  » n’entre pas en religion quand on entre chez Hénaff et que toutes les religions y sont admises et respectées  » ……

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Pub télé 1972 !

Hénaff château d'eau ( Châteu d’eau de Pouldeuzic /Hénaff  ! )

Le musée :

musée

  C’est au sein même de la maison de Jean, le fondateur, qu’un musée retrace l’aventure Hénaff : Musée la Maison Hénaff. Un lieu d’autant plus symbolique qu’il ouvre ses portes en 2007, à l’occasion des cent ans de l’entreprise. À travers un parcours scindé en plusieurs espaces, les visiteurs sont invités à un voyage passionnant à travers un siècle d’histoire.

affichette 1919 :

affichette Pâté Hénaff 1919

Usine Hénaff 1919

  Usine en 1919 ( avant le pâté )=> conserves de petits – pois ……

2007

L’entreprise fête son centenaire . À cette occasion, elle inaugure son musée – la Maison Hénaff – dans l’ancienne ferme de Jean Hénaff à Pouldreuzic.

2008
La reconquête des Etats-Unis

L’entreprise obtient à nouveau l’agrément USDA, sésame pour pouvoir exporter ses produits aux Etats-Unis. Seules deux entreprises ont aujourd’hui cet agrément pour les produits à base de viande.

2011

Collaboration au programme Special Event Meals avec Alain Ducasse et fabrique désormais pour le chef et le CNES les plats de fête de la station spatiale internationale . !
  2012,

   Hénaff  affiche ses atouts éthiques et écologiques en s’engageant dans une filière de poivre biologique sur l’île de Sao Tomé, dans le golfe de Guinée. Cet engagement est très important pour Hénaff, le poivre étant un ingrédient clé de la célèbre recette du Pâté et des saucisses Hénaff. 

2016
  Une nouvelle reconnaissance d’un savoir-faire centenaire
L’entreprise obtient le Label EPV   » Entreprise du Patrimoine Vivant  », reconnaissance du savoir-faire unique acquis par l’entreprise tout au long de son existence.

 

 

 

 

 

? Que ..


…va faire la femme qui s’approche du cercueil !

Il y a des gens qui n’ont vraiment aucun respect

 

   La scène captée par la caméra de surveillance de ce salon funéraire est hallucinante ! En effet, une femme inconnue de la famille de la défunte entre dans le salon et s’approche du cercueil. Alors on pense spontanément qu’elle vient se recueillir auprès de cette vieille dame… Mais pas du tout ! Elle est là pour la piller ! Elle va lui voler la bague qu’elle a au doigt…

    La voleuse n’a pas été retrouvée pour l’instant. La famille est outrée, non pas pour la bague mais pour le geste odieux que cette femme a eu envers cette femme qui reposait en paix.

 

 

 

çà s’est passsé un 11 /10….


Il ya environ 120 ans :  » La guerre des Boers » : 

Le 31 mai 1902, à Vereeniging, ( à la pointe sud de l’Afrique ) afrique sud, un traité met fin à une guerre de 30 mois entre les Boers et les Anglais.  La plus dure guerre coloniale qu’aient eu à soutenir les Anglais. Et c’était face à des paysans d’origine européenne !
   Les Boers (d’un mot hollandais qui signifie paysans et se prononce bour) sont en effet les descendants des Hollandais et Français qui se sont installés autour du cap de Bonne Espérance au XVIIe siècle. On les  nomment aussi Afrikaners (Africains, dans leur langue, l’afrikaans, dérivée du hollandais). Rudes et solidaires, ils veulent par-dessus tout préserver leurs coutumes et leur religion calviniste.

La République des Boers on Vimeo.

La République des Boers :
 (naissance d’une  » nation afrikaner  »)
Vingt ans après que les Anglais eurent annexé l’ancienne colonie hollandaise du Cap (1814), les paysans Boers qui y étaient établis choisirent d’émigrer vers le nord pour leur échapper et préserver  tout: Leur mode de vie, leur culture et leur foi. Mais, , ils rencontrèrent sur leur chemin les Zoulous zoulous et il s’ensuivit des guerres incessantes.
   Sur les territoires enlevés aux Zoulous, les Boers fondent d’abord la » république du Natal  » mais, en 1843, les Anglais  leurs enlèvent très vite cette possession maritime, la considérant comme stratégique . Les Boers, sans se décourager, s’engagent vers l’intérieur du continent et fondent la République du Transvaal et l’État libre d’Orange. Ils se croient alors à l’abri des Britanniques. Ces micro-États comptent à leur fondation respectivement environ  25 000 et 10 000 habitants blancs.
Malgré tout Londres annexe  le Transvaal le 12 avril 1877, ce qui vaut aux Anglais  » le douloureux privilège » d’en découdre avec les Zoulous avant d’être expulsés de la petite république au terme d’une première guerre en 1880, et d’une victoire des Boers à Majuba.
La fièvre de l’or :
La découverte de l’or en 1886 sur les plateaux du Witwatersrand, en plein coeur des domaines boers, attire bientôt des immigrants de toutes origines et excite la convoitise des Anglais. Une ville minière naît très rapidement  : Johannesbourg. Elle ne tardera pas à devenir la métropole économique de l’Afrique du Sud.
  À l’affût d’un prétexte pour en finir avec les Boers, le Premier ministre de la province du Cap, Cecil Rhodes, dénonce  » les traitements discriminatoires  »  subis par les Anglais et les autres étrangers (Uitlanders en afrikaans) installés au Transvaal.
Cecil Rhodes, né en 1853, débarqué en Afrique du Sud pour raisons de santé, a fait fortune en rachetant les parcelles de petits chercheurs de diamants. Député du Cap puis Premier ministre de la colonie, il rêve de constituer une Afrique britannique du Caire au Cap ! Après l’éviction des Anglais du Transvaal, il a pris sa revanche en contournant les républiques boers par le nord. Il a imposé le protectorat britannique au Bechuanaland (aujourd’hui le Botswana) et fondé deux colonies dans le bassin du Zambèze, appelées en toute modestie Rhodésie du Sud (aujourd’hui Zimbabwe) et Rhodésie du Nord (aujourd’hui Zambie).
  Il ne lui reste que l’obstacle du Transvaal ! En 1895, son ami Jameson tente avec 400 hommes, à partir de Mafeking, un raid sur Johannesbourg en vue de soulever les Uitlanders. C’est un échec retentissant. Jameson est capturé et Rhodes contraint à la démission. Les Boers ne sont pas sortis d’affaire pour autant

lady smith ( peinture = siège de  » Lady-Smith )

La guerre !
  Le Premier ministre britannique Joseph Chamberlain multiplie les menaces à l’encontre du vieux président Paul Kruger Kruger, un paysan obtus et laid, farouchement déterminé à préserver l’indépendance du Transvaal. Il finit par lui adresser un ultimatum. Le 11 octobre 1899, c’est pour de bon la guerre. L’État libre d’Orange s’allie avec le Transvaal.
    Les Boers, mûs par leur foi, vont résister avec une exceptionnelle énergie, alignant un total d’environ 50 000 hommes, y compris les vétérans et les adolescents. Face à eux, les Anglais vont mettre en ligne un total de 448 000 hommes !
   Les Boers compensent  leur infériorité numérique par la mobilité. Ils multiplient des actions de commando (le mot lui-même est un néologisme d’origine afrikaans forgé à cette occasion). Leur combat suscite une vague d’enthousiasme dans toute l’Europe continentale où l’on savoure les difficultés de la principale puissance mondiale de l’époque, qui plus est face à une poignée de paysans d’origine européenne..

                                                                                                        

P.S : le 31 mai 1910, l’Afrique du Sud devient un dominion autonome à structure fédérale : l’Union Sud-Africaine. Le nouvel État scelle la réconciliation des deux ennemis… sur le dos des populations noires, aborigènes et métisses. Le premier Premier ministre est le général boer Louis Botha. Dans son gouvernement figure en bonne place un autre général boer Jan Smuts.