Charles Tellier ….


Ses traveaux , découvertes nous sont bien utiles aujourd’hui :

  Fils d’un marchand épicier devenu industriel de la filature à Condé-sur-Noireau en Normandie mais ruiné par la Révolution de 1848, il étudie en faculté l’ammoniaque, un engrais concentré puis la production domestique de l’air comprimé.
  Le projet sur la production domestique de l’air comprimé est présenté à la ville de Paris, mais le baron Haussmann qu’aucune idée audacieuse n’effraie lui donne ce conseil :  » La glace manque à Paris quand les hivers sont chauds, vous devriez vous occuper de la fabriquer artificiellement.  »  Il faut dire qu’à l’époque, pour conserver les denrées, on remplissait un grand puits appelé glacière de deux cents tombereaux de neige et de glace. Cette conservation héritée des Romains était aléatoire.
  En 1856, Charles Tellier s’appuie sur les travaux de laboratoire de Faraday qui obtient une température de −11 °C et de Thilorien qui par liquéfaction arrivera à abaisser la température à −79 °C.
Deux ans plus tard, il crée sa première machine frigorifique à circulation de gaz ammoniac liquéfié, pour la production du froid à usage domestique et industriel.
  Cette invention qui bouleverse le monde moderne, est constamment améliorée et, en 1865, il construit une machine à compression mécanique à gaz liquéfié et l’installe dans la fabrique du maître-chocolatier Menier.
   En 1876, le navire Frigorifique parti de Rouen rapporte de la viande à Buenos Aires en bon état de conservation après 105 jours de mer.
   On lui doit également un nouveau procédé de séchage de la morue par air chaud qui avait séduit l’armateur Le Goaster.
   Quelques années plus tard en 1879, il entreprend avec Alexandre (Louis-Ernest) Bure,  ( comte héréditaire de Labenne, second fils naturel de Napoléon III et d’Eléonore Vergeot ), dont la famille s’est installé à Paimpol, la construction d’une usine grâce à la fortune de la femme de ce dernier : le 12 mars 1879, Labanne épousait en secondes noces à Paris, Marie-Henriette Paradis, âgée de 22 ans, riche héritière d’un banquier décédé en 1871. Mais l’opposition de certains hommes politiques et d’industriels de la région finit par décourager Tellier et ses deux associés l’armateur Le Goaster et Labenne ; ce dernier, déjà malade, abandonne la partie et regagne Paris où il meurt , le 11 janvier 1882, à 36 ans.
  Charles Tellier a découvert et mis au point la méthode du refroidissement par cascades, qui rend un fluide facilement liquéfiable, comme l’anhydride sulfureux, utilisé pour déterminer la liquéfaction d’un autre liquide plus difficile à liquéfier, comme l’anhydride carbonique. Ce principe sera utilisé et rationalisé vingt ans plus tard.

   Charles Tellier meurt à son domicile  de la rue d’Auteuil à Paris en 1913 dans la plus grande pauvreté et, peu avant de disparaître, il dira à un de ses proches :  » Le convoi des pauvres m’attend, mais ce sort final des travailleurs ne m’effraie pas…  ». Il repose au cimetière de Passy .Et une plaque se trouve sur le mur de la maison où il est mort 

L’Esperanto ?


     L’espéranto n’est la langue officielle d’aucun État. Il s’agit d’une langue construite, aux origines européennes. Elle fut créée en 1887 par Ludwik Lejzer Zamenhof, un médecin polonais sur la base de différentes langues européennes pour faire face aux difficultés de communication entre les minorités linguistiques présentes dans sa ville de Bialystok, qui faisait à l’époque partie de l’Empire Russe.
   Il publia ”Lingvo Internacia” qui signifie “langue internationale” sous le nom de Docteur Espérant. D’où le nom d’Esperanto. Son but était aussi de faciliter la communication dans le monde entier.
Cette langue a connu un rapide développement dès les premières années. Mais la Première Guerre mondiale a mis un frein à son expansion. Il reprit dans les années 1920 mais la montée en puissance des régimes totalitaires puis la Seconde Guerre mondiale mirent un nouveau coup d’arrêt à son développement.

    Ensuite il y eut à nouveau un regain d’intérêt grâce au travail de l’Association mondiale d’espéranto, et l’ONU et l’UNESCO ont même publié des recommandations en faveur de cette langue.
   Mais c’est surtout avec internet dès les années 2000 que l’espéranto connut un renouveau, certes relatif mais réel. Par exemple la version de Wikipédia en espéranto contient plus de 200 000 articles.
    Aujourd’hui on compte un peu plus d’un million de locuteurs dans 120 pays. Il faut savoir  que l’Esperanto est assez simple à apprendre. En quinze jours, on peut maitriser les bases grammaticales et en un mois on peut parler. Pour nous français c’est encore pus simple puisque 70% des mots ont des racines sont latines ! Certaines universités en Europe et dans le monde proposent même des études en espéranto.
   Aussi certains ont émis l’idée de faire de cette langue une langue officielle de l’Union européenne aux cotés des 24 langues officielles, qui sont les langues officielles de ses Etats-membres. Cela permettrait de pouvoir s’exprimer dans cette langue au sein des institutions.

 L. Lejzer Zamenhof :   

    Médecin oculiste polonais né le 15 décembre 1859 à Białystok (Empire russe, aujourd’hui Pologne), mort le 14 avril 1917 à Varsovie.
Ludwik Lejzer Zamenhof naît dans une famille juive russophone et vit dans une zone de conflit racial et national à la frontière russo-polonaise. Il se consacre à la promotion de la tolérance, principalement en mettant au point une langue internationale. Après des années passées à tenter d’élaborer une telle langue, travaillant sous le pseudonyme de Dr Esperanto, il publie un manuel, Lingvo Internacia (Langue internationale, 1887), qui jette les bases de sa langue. Son surnom, Esperanto (« celui qui espère »), deviendra par la suite le nom de cette langue.
    Parallèlement à sa carrière médicale, Zamenhof développe l’espéranto et réunit ses adeptes. Le premier magazine en espéranto paraît en 1889, et les prémices d’une organisation formelle voient le jour en 1893. Grâce à ses compétences littéraires et linguistiques, Zamenhof met au point et teste sa nouvelle langue en traduisant un grand nombre d’ouvrages, notamment l’Ancien Testament, Hamlet, les Contes d’Andersen, ainsi que des pièces de Molière, de Goethe et de Gogol. Lors du premier congrès espérantiste international, organisé à Boulogne (1905), et des congrès annuels qui suivent dans diverses villes européennes, Zamenhof fait un certain nombre de discours mémorables. Il renonce cependant à la direction formelle du mouvement espérantiste à Cracovie (Pologne) en 1912. Le Fundamento de Esperanto (1905) pose les principes de la structure et de la formation de l’espéranto.

Exemple :

Quel est le nom de cette amusante voiture ?

Kio estas la nomo de tiu amuza aŭto?

 

çà s’est passé il y a environ 90 ans


    Méconnue et troublante, la guerre des  » Cristeros  » a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.
   Elle s’est terminée le 22 juin 1929 par un arrangement (« Arreglos » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l’intolérance avait entraîné les paysans à la révolte.
    Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d’excommunication ! . Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l’armée.


  Tout avait commencé avec l’élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l’instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l’industrie du pétrole au grand dam des États-Unis…
   Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d’un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s’en prendre à l’Église catholique.
   Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu’ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l’article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !
    L’épiscopat se rebiffe et suspend le 31 juillet 1926 l’administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.

exécution d'un prêtre( exécution d’un prêtre ayant célébré la messe  ! )

Les paysans se soulèvent dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793, au cri de  » Viva Cristo Rey ! , Viva la Virgen de Guadalupe !  » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).
  Ils sont par dérision surnommés « Cristeros ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de « Cristiada » (Christiade) mais ils sont désavoués par l’épiscopat, à deux ou trois exceptions près.  Cependant ,avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu’ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d’habitants disséminés sur deux millions de km2.
    Trois ans plus tard, l’armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d’environ 90.000 tués selon l’historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.
Arrangements bafoués :
     Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l’aide de l’US Air Force dans son combat contre les Cristeros.

   Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.
   Enfin, il conclut  »  los Arreglos  » avec le secrétaire d’Etat du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accords de Latran avec Mussolini.
   À sa demande, le président mexicain s’engage à ne plus tenter d’appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu’il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s’agit que de sa parole. Aucun document n’est signé...
  Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l’amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d’insurgés seront assassinés dans d’atroces conditionscistéros 4 aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.
   L’armée ne s’en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l’Ouest avec le désir d‘éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en  » parle  » dans son roman  » La Puissance et la Gloire  » . Il s’ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle va durer de 1934 à 1938 sans qu’il soit possible d’en évaluer le nombre de victimes.
   Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.
  L’émotion suscitée par « los Arreglos » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d’État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII).

 

Le  » noeud gordien  » ?


  Difficulté qu’on ne peut résoudre, obstacle qu’on ne peut vaincre

   Gordius (c’est de ce nom que vient le mot gordien) était un laboureur de la Phrygie qui n’avait pour toute richesse que son chariot et ses bœufs. Quand les Phrygiens voulurent se donner un roi, ils consultèrent l’oracle, et l’oracle leur répondit de prendre le premier homme qu’ils verraient monté sur un char.
Cet homme fut Gordius. Il donna son nom à la ville de Gordium, capitale de la Phrygie. Le char de Gordius, que Midas, son fils, consacra à Jupiter, est resté célèbre par le nœud qui attachait le joug au timon, et qui était si habilement enlacé qu’on ne pouvait en apercevoir les bouts.

    Quand Alexandre, vainqueur de la Phrygie, se fut rendu maître de Gordium, il apprit qu’une ancienne tradition promettait l’empire de l’univers à celui qui dénouerait ce nœud. Aristobule (  ?  ) prétend qu’il le délia avec la plus grande facilité après avoir ôté la cheville qui tenait le joug attaché au timon ; mais on croit plus généralement qu’il coupa ce nœud d’un coup d’épée.

Alexandre coupant le nœud gordien Noeud-Gordien
    Le nœud gordien est resté dans le langage pour caractériser une difficulté qu’on ne peut résoudre, un obstacle qu’on ne peut vaincre. Se tirer d’embarras par un moyen expéditif et vigoureux, c’est trancher le nœud gordien.

  » Ah ! c’est un grand malheur, quand on a le cœur tendre,
Que ce lien de fer que la nature a mis
Entre l’âme et le corps, ces frères ennemis !
Ce qui m’étonne, moi, c’est que Dieu l’ait permis.
Voilà le nœud gordien qu’il fallait qu’Alexandre
Rompît de son épée et réduisît en cendre. »
(Alfred de Musset)

çà s’est passé il y a environ ….


200 ans :

  En mai-juin 1819, le Savannaha d’abord prévu comme navire à voile puis équipé d’une machine de 90 ch, effectua une première traversée de l’Atlantique partiellement à la vapeur. Il avait embarqué 75 tonnes de charbon et 25 tonnes de bois. Il poursuivit son périple jusqu’à Saint-Pétersbourg. Après son retour, la machine fut démontée….

Le Savannah Savannah 1er bateau à vapeurreprésente la première application réussie du moteur à vapeur sur un navire transatlantique, en 1819.
   Cette année-là, le navire appareille de la ville de Savannah, en Géorgie aux États-Unis le 24 mai. Il a été construit en 1818 aux chantiers Crock & Picket à New York, jauge 320 tonneaux, pour 45 mètres de long. Il est doté d’un gréement classique, avec voiles  »  aurique  » et carrées, c’est un trois-mâts. Mais il possède aussi un moteur à vapeur de 90 CV, propulsant deux roues à aubes ; sa cheminée est orientable pour éviter d’incendier la voilure. Il rejoint Liverpool, en 27 jours et 18 heures sur lesquels il avait marché 18 jours à la vapeur.

   L’embarquement combustible a été limité à 73 tonnes de charbon et 90 stères de bois. Cette cargaison était nettement insuffisante pour la traversée, il ne s’agissait que d’un appoint, le but n’étant pas une autonomie complète surtout pour une traversée d’est en ouest.
    Moses Rogers MosesRogers-Portraiten est le commandant. Il part d’abord à la vapeur, mais n’utilise les moteurs que par panne de vent. Il approche le port de Kinsale, en Irlande à la vapeur. Les garde-côtes qui aperçoivent la fumée croient à l’arrivée d’un bateau en feu !!!!

Bonnus lol : Moses Rogers (né environ en 1779, mort le 15 novembre 18211) était un navigateur américain, né à New London, Connecticut. Il a été impliqué dans certaines expériences, et dans la mise en œuvre, de la propulsion à vapeur des bateaux. Il était le capitaine du fameux bateau Savannah qui pour la première fois a traversé l’Atlantique avec l’aide d’un moteur à vapeur. Il a ensuite, vers la fin de sa vie, été le capitaine du bateau à vapeur Pee Dee, opérant celui-ci entre Georgetown et Cheras. Au moment de sa mort sa famille habitait Philadelphie. Il est mort de la fièvre jaune à Georgetown, Caroline du Sud. Il est enterré au cimetière de l’Église baptiste de Georgetown. 

Paris insolite…………!


 

Pierres tombales, boulet de canon et Statue de la Liberté : 10 infos que vous ne connaissiez pas sur Paris ! ( En tous cas , moi , je ne savais pas !)

    Vous pensez bien connaître Paris ?

      La capitale cache pourtant des centaines de secrets.  En voici 10. Certains sont sous le nez des prisiens depuis toujours et pourtant ils passent  devant sans même vous en rendre compte. Peut-être que la prochaine fois, ils lèveront  la tête pour observer les détails de la ville Lumière. Si vous avez prévu un voyage pour découvrir la capitale ou si vous souhaitez simplement (re)découvrir la ville, ceci peut être intéressant . Des pavés de Notre-Dame à la Statue de le Liberté en passant par un film Disney : Quelques anecdotes que je ne connais pas sur Paris.

  1 ). Prendre un verre sur des pierres tombales :
    Le 26 rue Chanoisse, juste à côté de Notre-Dame, a une histoire un peu particulière. En effet, la cour de l’immeuble est constituée de… pierres tombales ! Ces dernières appartenaient à des moines enterrés dans l’un des nombreux cimetières de l’Île de la Cité. Quand des grands travaux d’aménagement ont été réalisés au 18ème siècle, les cimetières ont été rasés, mais les Parisiens ont fait des économies en recyclant les pierres tombales. On y trouve maintenant un petit café. Mais la rue Chanoisse abrite bien d’autres secrets. On y trouve par exemple la maison de Racine ou encore celle du poète Joachim du Bellay. Mais aussi une histoire bien plus sombre. Cette rue aurait abrité un barbier et un charcutier peu scrupuleux. Le premier coupait la gorge de ses clients tandis que l’autre les transformait en pâtés.Paris insolite 1

  2) . Souvenirs de la Révolution :
Saviez-vous qu’on peut encore trouver des vestiges de la Bastille ? La célèbre prison qui a marqué la Révolution française est encore présente dans la vie des Parisiens. Il ne reste que les fondations d’une tour, cachées derrière les arbres du square Henri Galli (4ème arrondissement). Ces vestiges ont été redécouverts en 1899 pendant la première vague de construction du métro parisien.

 

3.) Walt Disney à Paris :
   Vous avez déjà vu le film Ratatouille ? Alors vous reconnaîtrez forcément cette boutique. Le plus célèbre dératiseur de Paris a inspiré les studios Disney pour une scène du film. On y voit Rémy qui découvre ce que les hommes sont capables de faire aux rats. Les animaux morts sont les mêmes depuis 1925 ! La boutique est toujours en activité et se trouve dans le quartier des Halles (au cas où vous auriez des problèmes de nuisibles) .Paris insolite 4

4.) Interdit d’interdire :
    Il n’y a aucun panneau STOP à Paris. Jusqu’en 2013, on en trouvait un seul, dans le 16 ème arrondissement, mais il a été retiré. C’est la priorité à droite qui est reine à Paris, ce qui rend plus dur le travail des moniteurs d’auto-école. En septembre 2018, Anne Hidalgo était tombée dans le panneau (c’est le cas de le dire) quand Rémi Perrot lui avait posé la question.Paris insolite 5

5.) Alerte générale à Paris :
   Située au 1 rue Royale, à côté de l’église de la Madeleine, cette affiche est un vestige de la Première Guerre mondiale. Il s’agit d’un avis de mobilisation générale destiné aux soldats et aux nouvelles recrues de l’armée. L’affiche originale était trop abîmée, elle a donc été remplacée par une copie protégée par un cadre du même bleu que celui des uniformes français.Paris insolite 6

6). Un kilomètre à pied, ça use, ça use  lol 
Saviez-vous que le point de départ de toutes les routes de France se trouve… sur le parvis de Notre-Dame ? En effet, juste devant la cathédrale, on trouve une plaque indiquant l’emplacement du kilomètre zéro. Un point qui marque en quelque sorte le centre de la France. Et dire que des millions de touristes marchent dessus sans s’en rendre compte !parvis
7). Quel boulet !
   Sur la façade de la bibliothèque Forney (4ème arrondissement) on peut retrouver… un boulet de canon. Il est arrivé là le 28 juillet 1830 pendant la Révolution de juillet. Les Parisiens ne l’ont jamais décroché et il est donc incrusté dans le mur depuis presque 190 ans !

boulet

 

8) Le mètre de Paris
    À la Révolution, l’Académie des Sciences souhaite imposer un nouveau système de mesure. Jusque-là, on mesurait avec des pieds et des pouces. Mais ce n’était pas assez précis. Avec le mètre, on obtient une mesure beaucoup plus stable. Pour représenter le mètre et que la population l’intègre, l’Académie créée 16 mètres étalons qu’elle disperse dans tout Paris. Celui du 36 de Vaugirard dans le 6ème est le dernier encore à sa place d’origine.mètre Paris

  9). Vieille branche
   À côté de la cathédrale Notre-Dame de Paris, se trouve le plus vieil arbre de la capitale. C’est un Robinier d’Amérique du Nord planté en… 1601 ! Il faisait plus de 15 mètres de haut et en 2010, un banc circulaire a été installé pour le protéger car  » le vieux monsieur » est fragile. Depuis plus de 400 ans, il veille patiemment sur le square Réné-Viviani avec Notre-Dame de Paris comme voisine.

vieille branche

 

  10). Paris – New York en 3 arrêts de métro
Pas besoin d’aller à New York pour voir la Statue de la Liberté. On peut  même faire un   »combo  » en allant rendre visite à celle du pont Grenelle. En effet, derrière elle se trouve la Tour Eiffel. Sinon, on peut aussi en voir une au jardin du Luxembourg. Ces deux statues de la Liberté parisiennes sont en réalité des maquettes tests pour celle de New York.Statue liberté Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 » Date limite  » paroles …


….( Maxime Le Forestier )

Çà commence par un coup d’bol,
Qn arrive on connaît personne
On tombe sur des gens sympas,
Qui nous aiment déjà
Çà commence par du pas mal,

Des filles en blouse d’hôpital
Un cordon qui nous relie
À la femme de not’ vie
C’est comme un … drôle de cadeau…
Un chef d’œuvre qu’on lit
Sans en comprendre grand mot
Va savoir quand elle nous quitte
L’insouciance
Va trouver la date limite
De l’enfance

Çà part souvent plutôt bien,
Le foot avec les copains

Tous ces jours qui s’additionnent,
Sans pleurer personne
Les quatre accords qu’on répète,
Sur une guitare qu’on nous prête
Chaque photo qui nous sourit,
C’est la femme de not’vie
On sait pas
Trop c’que ça vaut
L’enfance est un jardin
Qu’on visite un peu tôt
Va savoir quand elle nous quitte
l’insouciance
Va trouver la date limite
De l’enfance
Surtout qu’avec les années
Elle a tendance
à s’effacer.

Et vidéo : ( vidéo = boof )

 

 

 

 

 

C’était il y a ….


Environ 203 ans :

  Dans la nuit du 16 juin 1816, les poètes Lord Byron  et Percy Shelley discutent avec leurs compagnes respectives, Claire C. Byron et Mary M.Shelley  , ainsi qu’un ami, le docteur John Polidori Polidori, dans une belle villa des bords du lac Léman, la villa Diodati , près de Genève.
  En raison d’un été exceptionnellement pourri, consécutif à l’éruption du volcan Tambora en Indonésie, cela fait plusieurs jours qu’ils ne peuvent sortir.

   Pour passer le temps, Les jeunes Anglais à la réputation sulfureuse commencent  un concours d’histoires macabres sur une suggestion de Lord Byron :  ( » Nous allons chacun écrire une histoire de fantôme  »).
   C’est alors  que la maîtresse de Shelley, Mary Godwin (19 ans), raconte l’histoire du docteur suisse Victor Frankenstein, qui tenta de créer la vie à l’égal de Dieu.
   À partir de quelques cadavres, Frankenstein crée un monstre de grande taille et lui  » insuffle  »  la vie. Mais sa créature ne tarde pas à échapper à son emprise : Le monstre  lui réclame une compagne. Le docteur ayant refusé , sa créature  se révolte, commet des méfaits et s’enfuit jusqu’au-delà du cercle arctique…

Frankenstein
   L’histoire lui est inspirée par la vie d’un alchimiste allemand du siècle précédent, Konrad Dippel et par les expériences du physicien Luigi Galvani sur la réanimation électrique des cadavres…..Elle prend forme dans les jours qui suivent, après quelques nuits cauchemardesques aggravées par le deuil de la jeune femme, qui a peu avant perdu son bébé.
Elle débouche sur la publication à Londres le 11 mars 1818 de trois petits volumes tirés à 500 exemplaires sous le titre Frankenstein ou le Prométhée moderne.

    Ce roman va inspirer un nouveau genre littéraire, la fiction scientifique, et devenir l’un des grands mythes de l’Occident contemporain et une mine intarissable pour les scénaristes du cinéma .
Moins inspiré par la pluie du lac Léman, Byron livre quant à lui une petite histoire de vampires qu’il réemploiera plus tard dans son poème Mazeppa. Shelley déclare forfait.
Et le plus inattendu est le docteur Polidori,  » souffre-douleur  » de Byron, qui produit une histoire de femme à tête de mort qui va déboucher en 1819 sur le roman Vampire et inspirera beaucoup plus tard, en 1897, à Bram Stoker le roman Dracula, autre mythe moderne. 

   La suite est obscurcie par des drames en série :

     Harriet, la femme légitime de Percy Shelley, se suicide, n’en pouvant plus des frasques de son génie de mari.
   Le poète se remarie avec Mary Godwin fin  novembre 1816 et part avec elle en Italie. Ils ont un deuxième et un troisième enfants qui meurent en bas âge, enfin un quatrième, un garçon, qui seul leur survivra.
   Percy lui , meurt en mer le 8 juillet 1822, à 30 ans, au large de La Spezia. Il est incinéré sur la plage, d’une   » manière très romantique  » , en présence de son ami Lord Byron. Ses cendres seront inhumées à Rome. Lord Byron,  lui, mourra de maladie le 19 avril 1824, à 36 ans, en participant à la défense de Missolonghi, aux côtés des Grecs.
    Mary Shelley décédera beaucoup plus tard, le 1er février 1851, à 54 ans, à Londres, d’une tumeur au cerveau,  laissant en héritage le monstre du docteur Frankestein.

Extraits film :

A quoi çà sert ?…….


Une guimbarde ?

Dans certains cas , çà ne sert plus  à rien , ou presque  comme :puisque  » guimbarde  » désigne , dans le langage populaire , une vieille, ( très vieille ) automobile …….

Mais , çà sert aussi à faire de la musique  :

    La guimbarde est composée de deux éléments :
  Une armature, d’une forme quelconque, qui comprend toujours deux barres parallèles assez rapprochées .
   Une languette fine, haute de quelques millimètres, fixée à l’armature par l’une de ses extrémités, libre de l’autre côté et qui passe entre les deux barres.
    Selon que cette languette est du même matériau ou non, selon qu’elle est découpée ou non dans son propre cadre, on parle  » savamment  » de guimbarde idioglotte et de guimbarde hétéroglotte.
   Les guimbardes occidentales sont généralement en métal et le timbre du son généré peut varier selon leur taille. Il existe aussi des guimbardes en bois et en bambou,guimbarde 1 en Asie et en Océanie.
   La languette peut être ébranlée autrement que par son extrémité recourbée : par une ficelle liée au cadre, un marteau, etc. Le nombre de languettes peut aller jusqu’à cinq.

Guimbarde

   Pour en jouer , le musicien tient la guimbarde entre ses lèvres et  » titille  » la lamelle avec ses doigts pour la faire vibrer , sa bouche sert de caisse de résonnance …….

On peut dire que c’est une minuscule  » cousine  » de la guitare …..Ses origines remonteraient à la Chine ancienne  ! 

  Surprenant : Un musicien autrichien ( J.G Albrectsberger ? ) aurait même composé plusieurs concertos pour guimbarde !

 

çà s’est passé il y a environ 148 ans :


  Né à Blois le 7 décembre 1805 ,décédé le 13 Juin 1871, il y a donc 148 ans ,( âgé de 66 ans ) Jean-Eugène Robert-Houdin fut non seulement un amuseur prestigieux, mais également un inventeur dont l’œuvre, quoique inconnue du grand public, est cependant considérable.
   Fils d’un horloger, le jeune Jean-Eugène avait fait ses études au collège de sa ville natale. Féru de mécanique, il s’était pris de passion pour le métier paternel, mais en matière d’horlogerie il avait des idées absolument nouvelles. Il ne rêvait d’abord que d’horloges et de tabatières à musique, alors que l’auteur de ses jours qui avait conçu à son égard d’autres ambitions puisqu’il parlait d’en faire un notaire, l’avait fait entrer comme clerc chez un notaire de la ville.!

  Cependant la mécanique finit par l’emporter sur la  » basoche  » ( Ensemble des clercs des cours de justice qui étaient constitués en associations dont l’origine remonte à Philippe le Bel ), et abandonnant dossiers et  autres corvées  , il partit  tenter fortune. Pourquoi de l’atelier d’horlogerie passa-t-il dans le cabinet d’un escamoteur ? Sans doute, pour gagner sa vie, mais surtout parce que son esprit inventif le déposait particulièrement à la réalisation de trucs   » machinés  » où la mécanique, grâce à lui, allait jouer un rôle primordial.
  Toutefois, ses randonnées à travers la France, la Belgique et l’Angleterre furent assez mouvementées, et ce fut avec un certain soulagement que, lâchant son escamoteur Houdin-Escamoteur (illustration trouvée sur le net )

     qui n’usait que de trucs primitifs tels que gobelets, boîtes à doubles fonds et compères, il s’établit à son propre compte. En 1830, Houdin  arriva à Paris, et s’y fit aussitôt connaître par ses surprenants automates parlants et gesticulants. Il resconstitua  notamment, en effet, Marie-Antoinette au clavecin et le Joueur d’Échecs ! Il en imagina d’autres, tels que l’Écrivain, la Leçon de Serinette, Antonio Diavolo, l’Oranger merveilleux, Auriol et Débriteau, etc.
   En quelques jours s’établit la réputation de Jean-Eugène Robert, car il n’avait pas encore associé au sien le nom de sa femme, afin de se constituer un nom bien spécial. A toutes les Expositions, en 1835, en 1844, 1855 et 1859, il se vit  décerner des médailles d’or et d’argent pour ses inventions qui cependant ne le rendaient pas riche. Bien au contraire, ce fut pour éviter la ruine définitive qu’il dut ouvrir en 1845 son petit théâtre au Palais-Royal, rue de Valois, où il allait faire accourir tout Paris.
   Naturellement, à ses dons prodigieux de mécanicien scientifique, Robert-Houdin joignait pour présenter son spectacle les qualités indispensables de l’escamoteur, c’est-à-dire l’habileté et la dextérité.

     Ainsi la duchesse d’Orléans, en lui annonçant qu’elle lui faisait présent d’un écrin fermé, lui avait demandé d’en faire révéler le contenu par son fils.        Astucieusement,  Robert-Houdin avait pu entrouvrir l’écrin et voir ce qu’il contenait. Sous prétexte d’arranger les cheveux de son enfant, il murmura à voix basse ce qu’il venait de voir, si bien qu’avec assurance, le jeune Houdin répéta aussitôt :  » Il y a dans cet écrin une épingle en or surmontée d’un diamant, autour duquel est un cercle d’émail bleu  » .

  Les Soirées fantastiques de Robert-Houdin connurent de 1845 à 1852 la plus grande vogue, et après avoir cédé son théâtre à son beau-frère Hamilton, il ne songeait plus qu’à se reposer tranquillement dans sa propriété du Prieuré, près de Blois, lorsqu’il dut céder aux sollicitations du gouvernement impérial qui avait décidé de faire appel à lui pour lutter en Algérie contre l’influence des marabouts et des sorciers qui soulevaient les indigènes contre l’autorité française.
   Donc, à Alger, il participait à une grande fête où avaient été contraints d’assister les aghas et les caïds des territoires soumis. Avec sa seule bouteille inépuisable, il avait servi lui-même aux assistants émerveillés cent tasses d’un café délicieux.          Puis, plaçant sous un énorme gobelet un jeune et riche agha, il l’avait escamoté. Terrifiés, les Arabes s’enfuyaient lorsqu’ils avaient aperçu l’escamoté qui revenait tranquillement des coulisses. Cette aventure du  » Maure ressuscité  »fit un tel bruit dans la région, que le prestidigitateur fut prié d’aller opérer dans le Sud, en pleine effervescence.
   Rencontrant dans un village un marabout fameux entre tous, il ne dut qu’à son habileté professionnelle de se tirer d’un fort mauvais pas.  » Choisis une de ces armes  », lui avait dit ce marabout en lui montrant deux pistolets.  » Nous allons les charger et je tirerai sur toi. Tu n’as rien à craindre puisque tu sais parer les coups ! 

     » Pour cela, il me faut être en prières pendant six heures  », avait répliqué Robert-Houdin après être revenu de sa surprise. Demain matin, je braverai tes coups !  »
    Le lendemain matin tout le monde était exact au rendez-vous. En présence de tous les Arabes réunis, le marabout saisit l’un des deux pistolets, et au signal donné par Jean-Eugène Robert-Houdin lui-même, il tira après avoir visé attentivement. Le coup partit et la balle apparut entre les dents du prestidigitateur. Le marabout voulut saisir le second pistolet. Mais, plus rapide, Robert-Houdin s’en empara.
    » Tu n’as pu me blesser ! lui dit-il. Regarde maintenant et vois combien mes coups sont plus redoutables que les tiens.  »  Et pressant la détente, il tira à son tour.Et…à la surprise de tous , sur la muraille blanche de la mosquée, à l’endroit même où la balle venait de frapper, apparut une éclaboussure sanglante. Le marabout se précipita, trempa son doigt dans cette empreinte, le porta à sa bouche pour goûter ! C’était du sang.Houdin-Algerie

    L’impression ,dit on , fut énorme ! Le grand marabout de France avait rallié tous les dissidents à la cause de son pays. Tout simplement, Robert-Houdin avait placé une balle creuse en stéarine dans le premier pistolet, tandis qu’il prenait la balle entre ses dents, et il en avait glissé une autre en stéarine dans le second, mais en ayant eu soin de l’emplir avec du sang extrait de son pouce.
    Robert-Houdin, qui fit le tour du monde avec sa boîte à malice dans ses bagages, rapporte qu’à Rome il stupéfia le Sacré Collège par un tour qui resta célèbre dans les annales papales. Ayant remarqué chez un horloger de la ville où il avait fait quelques achats, une montre particulièrement belle qu’on venait de réparer, il apprit que l’objet appartenait à un cardinal très en vue au Vatican.

    L’ illusionniste en fit faire aussitôt une copie simili-or, fit reproduire sur le boîtier le chiffre du prélat que le modèle comportait, bref, fit donner au faux l’apparence du vrai.
   Muni de cette réplique, il se rendit un soir au Vatican où il allait donner devant Pie VII en personne  (la réputation mondiale de Robert-Houdin autorisait cette exception ) une représentation. Vers la fin de la séance, lorsque l’assistance fut au comble de l’admiration, Houdin demanda qu’on lui prête une montre. Parmi celles qu’on lui tendit, il choisit celle du cardinal qui se trouvait justement à la droite du Saint-Père. Dès lors, ce prince de l’Église passe par des transes bien explicables:
   C’est qu’il voit successivement Robert-Houdin jongler avec sa montre, la laisser choir sur le parquet, finalement la réduire en miettes en la broyant dans un mortier. Le cardinal veut intervenir. Un gros éclat du boîtier sur lequel figure son chiffre a roulé jusqu’à ses pieds. Mais l’illusionniste ne s’émeut pas, reprend ce débris de montre, achève de le briser avec le reste et finalement fait disparaître le tout dans un mouchoir qu’il agite aussitôt après pour montrer qu’il est vide.
  Tout est parti, comme volatilisé. Robert-Houdin est-il devenu fou ?

     Tout le monde se regarde inquiet et Pie VII lui-même, qui souriait, a pris un visage plus grave.  » Et ma montre ? murmure le cardinal interdit. Comment la ferez-vous revenir ?  » Elle est déjà raccommodée, Eminence, dit Robert-Houdin, et elle est placée en lieu sûr.  »  Et se tournant vers le Pape :  » Votre Sainteté sait-elle que la montre se trouve dans la poche de sa robe ?  » Pie VII, incrédule, porte la main au gousset de sa  » douillette  ». La montre s’y trouve effectivement.

  À la minute où le cardinal lui avait confié l’objet, le fameux prestidigitateur avait eu le temps de le faire passer dans la poche du pape et d’exhiber entre le pouce et l’index la montre-copie qu’il cachait dans sa main. L’histoire rapporte que tant d’adresse valut  Robert-Houdin une tabatière ornée de diamants que lui remit la cour pontificale.
  Tel était le génial illusionniste qui cependant a rendu plus de services à la science par ses travaux sur l’électricité et fut un véritable précurseur. En 1851, à l’occasion de la naissance de son fils, il avait entièrement éclairé son parc du Prieuré à l’électricité et des projecteurs illuminaient le village et la plaine.

     A l’Exposition universelle de 1855, il avait présenté une dizaine d’applications de l’électricité à la mécanique et à l’horlogerie. Il avait inventé une nouvelle pile et son répartiteur électrique fut présenté en 1856 à l’Académie des sciences.
    En optométrie (  » branche  » de l’ophtalmologie ) , il étudia et construisit une série d’instruments, comme l’iridoscope, le pupillomètre, l’optomètre, le diopsimètre, le pupilloscope, le dioscope et le rétinoscope qui datent de 1867. Il imagina des régulateurs, des pendules dont l’une, placée sur une maison, à l’entrée du Grand-Pont de Blois, fut longtemps connue sous le nom d’Horloge mystérieuse !
   Retiré au Prieuré, il en poursuivit l’aménagement à sa manière, le peuplant de trucs tels que les portes s’ouvraient toutes seules, les tables se garnissaient d’elles-mêmes, les chaises s’avançaient au devant des visiteurs. Sa  » maison-machine  », comme il l’appelait lui-même, était une véritable demeure de fées. Dans le parc se trouvait un chemin creux. Pour le traverser, le visiteur n’avait qu’à s’asseoir sur un petit banc placé au bord de ce ravin. Il n’était pas plutôt assis qu’il se voyait subitement transporté sur l’autre rive, et dès qu’il avait mis pied à terre, le petit banc retournait de lui-même chercher un autre voyageur.     ( Bien entendu, c’était Robert-Houdin qui réglait lui-même ces transports automatiques et toutes les  » sorcelleries  » de sa mystérieuse demeure )………

Robert-Houdin( Affiche / timbres de l’époque )