L’autisme ?


( après avoir vu , revu le film  » Code Mercury  »

Code Mercury Poster

ce soir ) :

L’autisme est un trouble du développemental débutant avant l’âge de 3 ans. Il touche simultanément : Les interactions sociales , la communication ( verbale et non verbale ) . Le comportement avec les gestes stéréotypés , des rituels et des comportements / actions répétitifs .

D’autres troubles existent pour ce qu’il est de la cognition, de la motricité, de la sensorialité, des capacités adaptatives, mais ils ne sont pas retenus dans les critères diagnostiques. Dans les classifications internationales actuelles, l’autisme fait partie d’un groupe plus large de troubles appelés Troubles Envahissants du Développement (TED). (  »Envahissants  » signifie que plusieurs secteurs du développement sont touchés (interactions sociales, langage, comportements…). L’autisme est la forme la plus typique et la plus complète de TED connue à ce jour …

La description du  » trouble  » l’autisme est relativement récente : En effet, ce n’est qu’en 1943 que le psychiatre américain d’origine autrichienne Leo Kanner

décrit sous le nom d’autisme infantile des particularités de comportement de certains enfants : tendance à l’isolement, besoin d’immuabilité et retard de langage.

Dans les années 50-70 les conceptions psychanalytiques ont fortement marqué la psychiatrie française et la compréhension de l’autisme. L’autisme était alors relié aux  » psychoses infantiles  », ( terme employé dans les classifications officielles jusqu’en 1980 )…..Plus tard ,d’autres courants de recherche théorique ont pris une importance croissante dans l’étude du développement normal et pathologique de l’enfant : biologie, psychologie développementale, sciences cognitives… La compréhension des troubles autistiques a été fortement modifiée par ces contributions, et continue d’être enrichie par les recherches actuelles. 

En 1980 le concept de psychose infantile a été abandonné au plan international, en même temps qu’est apparu le terme de Trouble Envahissant du Développement.
L’autisme est conçu actuellement comme un trouble neuro-développemental aux origines multifactorielles, notamment génétiques. 

Description :

L’autisme apparaît au cours des 36 premiers mois de la vie. Parfois, des signes sont présents dès les premiers mois de la vie, parfois les signes apparaissent après une période plus ou moins longue de développement apparemment normal.

L’autisme est réputé durer toute la vie ,  » joue un rôle  » dans le développement et les apprentissages de tous ordres. L’hétérogénéité du développement est caractéristique de l’autisme et des TED, c’est-à-dire que certains domaines de développement vont être très atteints, d’autres beaucoup plus légèrement ou pas du tout. Des facultés d’apprentissage, de compréhension particulières ,exceptionnelles sont également fréquemment retrouvées chez les personnes avec autisme !

Il n’existe pas de moyen objectif (pas de tests sanguins, radiographiques…) pour faire le diagnostic d’autisme. Les examens complémentaires très importants à réaliser ont surtout pour but de rechercher les fréquents troubles associés……Dans tous les cas, le  diagnostic basé sur l’observation de : L’altération des interactions sociales ,  de la communication et du caractère restreint, répétitif et stéréotypé du comportement, des intérêts et des activités…..

 Pour poser le diagnostiquer l’autisme ou le TED, un certain nombre de symptômes doivent être associés. J’ai lu que différentes classifications  ont été mises au point pour permettre ces diagnostics :

Altération des interactions sociales : Les personnes autistes ont une mauvaise appréciation des signaux sociaux ou émotionnels, comme l’intonation de la voix ou les expressions faciales. Elles ont beaucoup de mal à interpréter ce que les autres pensent ou ressentent, elles manquent d’empathie. Les enfants autistes ne savent pas comment jouer de façon interactive avec les autres enfants, ils ont tendance à s’isoler, ne répondent pas à l’appel de leur prénom, fuient le regard.

Altérations qualitatives de la communication :

Les troubles du langage sont constants : Beaucoup d’enfants autistes n’accèdent pas au langage oral, ou lorsque celui-ci est acquis, souvent avec retard, un grand nombre de difficultés restent. Pour le langage verbal : Sur le plan expressif : Le langage reste très concret, autour des besoins de la vie quotidienne (nourriture, famille, toilette…). Le  » je  » n’est pas utilisé. L’intonation est étrange, la voix peu modulée,  » haut perchée  ». Sur le pan réceptif : on constate un manque de réaction émotionnelle aux sollicitations verbales, la compréhension du second degré est difficile d’accès .

Quand le langage oral est acquis, une faible synchronisation, un manque de réciprocité dans les échanges  » parlés » restent présents et entravent plus ou moins la communication.

Les personnes autistes sont également gênées dans leur communication non verbale : elles utilisent peu de gestes sociaux ( » au revoir  »,  » bravo  »…), peu de gestes interactifs, peu ou pas d’imitation. La communication parlée n’est pas accompagnée de gestes, les mimiques faciales sont peu expressives. Chez les enfants, on note aussi des anomalies dans le jeu du  » faire semblant  ». Les intérêts des enfants autistes sont restreints, leurs activités sont souvent stéréotypées et répétitives. Ils peuvent être fascinés par des objets inhabituels (bouts de ficelle, plumes, miettes…), ou utiliser de façon inhabituelle des objets ou des jouets (faire tourner indéfiniment une roue de petite voiture…). Souvent ils ont besoin de rituels plus ou moins complexes et supportent très mal les changements dans le quotidien. On note des  » stéréotypies  » : gestes répétitifs comme se balancer ou tourner sur soi-même. Les personnes autistes peuvent également présenter des comportements auto-agressifs et des automutilations. Ces comportements sont plus ou moins envahissants, et peuvent persister ou au contraire s’atténuer. Ils peuvent également être renforcés ou réapparaître à certaines périodes de la vie.

D’autres symptômes sont souvent associés à l’autisme :

Des compétences cognitives particulières : très bonnes capacités visuo-spatiales, mémoire très développée dans certains domaines…

Des particularités sensorielles : Celles – ci peuvent concerner toutes les modalités sensorielles : Ouïe, vision, odorat, toucher,  »vestibulaire  » (c’est-à-dire sens de la position dans l’espace), et être caractérisées par une hypo, une hypersensibilité, ou la recherche de stimulations sensorielles souvent inhabituelles (sensibilité à certains sons, odeurs ou textures, coexistant parfois avec une apparente indifférence à d’autres, perception différente de la douleur…).

Des troubles de la motricité et de la posture : difficultés de coordination droite-gauche ou haut-bas du corps, raideur et utilisation de la posture pour réguler les émotions, atteinte de la  » motricité fine  »…

Les anomalies, troubles ou maladies associés à l’autisme sont fréquents :

Le retard mental : Dans une majorité de cas (environ 70%), l’autisme s’accompagne d’un retard mental plus ou moins sévère. ( Les autres 30% sont appelés  » autistes de haut niveau  » ).

Les déficits sensoriels, auditifs ou visuels sont beaucoup plus importants que dans la population générale .

L’épilepsie !!!: environ 1/3 des personnes autistes présentent des manifestations épileptiques plus ou moins graves . ( décidément, je retrouve cette  » saleté  » d’épilepsie partout !)

Epidémiologie ? Non, l’autisme n’est pas contagieux .

L’autisme touche 4 fois plus de garçons que de filles .

Causes de l’autisme : ?

Il n’a pas encore été trouvé de cause unique à l’autisme et il est probable que plusieurs causes différentes peuvent entraîner le développement des signes de l’autisme. Cependant , les recherchent suggèrent fortement qu’il existe des bases neurologiques et génétiques. L’idée selon laquelle l’autisme trouverait son origine dans des troubles de la relation parent-enfant ????? doit être maintenant totalement abandonnée . (Le risque d’apparition de l’autisme ne dépend pas du niveau social ou éducatif de la famille ni de l’origine ethnique ).

Les recherches sur les causes de l’autisme font appel à des spécialités scientifiques différentes et à des approches variées, sans doute complémentaires : 1) Neuropsychologique : Qui cherche à comprendre le fonctionnement cognitif des personnes autistes. Trois modèles principaux ont été étudiés : Un déficit des fonctions exécutives

Une  » faiblesse de la cohérence centrale  »

Un déficit de la  » théorie de l’esprit  » 

Les données neurobiologiques  :

Ces recherches se basent sur l’étude de la morphologie du cerveau, et l’étude de son fonctionnement avec les nouvelles techniques d’imagerie, sur des mesures biologiques. 

Ces études ont permis de mettre en évidence des différences de morphologie du cerveau des personnes autistes, des différences dans leur cinétique développementale, des anomalies du traitement de l’information révélées par des anomalies dans l’activation des différentes zones et des différents circuits cérébraux, des anomalies biologiques significatives.

Les données génétiques :

L’intervention de facteurs génétiques parmi les causes de l’autisme est maintenant reconnue. Il s’agirait d’une transmission multigénique complexe.

Les données psychanalytiques :

Les particularités perceptives, sensorielles et motrices des personnes autistes entraîneraient des troubles dans la constitution du psychisme, et notamment concernant la constitution de l’image du corps et des  » enveloppes corporelles  ». Ces difficultés entraîneraient un débordement émotionnel lui-même responsable de difficultés ajoutées dans le développement et l’organisation des perceptions sensorielles et de la cognition.

Les recherches psychanalytiques actuelles s’appuient sur des éléments de concordance apparus ces dernières années entre les données fournies par les neurosciences, les travaux du courant de la psychologie du développement et les théorisations élaborées à partir de l’observation des bébés notamment, des ressentis des patients et des observations empathiques recueillies dans les traitements ….

Prise en charge de l’autisme :

Il n’y a pas à ce jour de traitement capable de guérir l’autisme, et il est très difficile de ne pas se perdre devant les multiples modes de prises en charge proposées pour répondre aux difficultés des personnes autistes.

Cependant, un accord existe :

  Souvent il est  » recommandé  » ? que la prise en charge des personnes autistes repose sur trois grands volets :

Educatif, avec pour objectif l’autonomie du sujet

Pédagogique, avec pour objectif les apprentissages

Thérapeutique, avec pour objectif la santé mentale et physique du sujet

L’intérêt d’une prise en charge précoce est reconnu. Mais, il faut savoir qu’une personne autiste peut continuer de progresser toute sa vie, y compris à l’âge adulte.

La prise en charge devrait être suffisamment intensive , être individualisée, adaptée aux particularités de chaque personne et régulièrement réévaluée en fonction de l’évolution.

Donc , il n’existe pas de prise en charge de l’autisme mais des modalités différentes qui peuvent être plus indiquées pour certaines personnes, pour certaines difficultés, ou à certains moments de l’évolution de la personne autiste. ( Des modèles souples, ouverts, coordonnant plusieurs modalités de prise en charge seraient à privilégier selon certains spécialistes . )

L’utilisation de médicaments peut-être indiquée. Il faut savoir que les traitements pharmacologiques sont toujours symptomatiques c’est-à-dire qu’ils visent à réduire certains symptômes (comme l’agitation, l’anxiété, des stéréotypies ou rituels envahissants, les troubles du sommeil…), sans traiter la cause de l’autisme .( en plus , ils ont souvent des  » effets secondaires  »)

Evolution :

L’autisme joue un rôle dans les apprentissages de tous ordres et entraîne un développement très hétérogène. Cependant , la plupart des symptômes s’améliore avec le temps. Le pronostic dépend notamment de l’existence et de l’importance d’un retard mental associé, de la présence d’une épilepsie, de l’apparition du langage avant 6 ans. Une aggravation pendant la puberté est fréquente, qui peut durer un à deux ans, avec retour à l’état antérieur. 

L’évolution est très variable d’une personne autiste à une autre. Certaines d’entre elles restent très handicapées toute leur vie, n’accèdent pas au langage, alors que d’autres vont arriver à une autonomie personnelle relativement bonne. La très grande majorité des personnes atteintes d’autisme a besoin d’un accompagnement important tout au long de la vie.

Covid 29 ( suite)


Parce que j’ai voulu en savoir plus sur cette saleté de virus :

…..sur la piste de l’origine animale :

….Les chauves-souris …….

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…..et les pangolins.

Covid-19 : sur la piste de l'origine animale

Pangolin  » bébé  »

Comme écrit dans le billet précédent : Depuis le début de l’épidémie, tous les regards sont braqués sur la ville de Wuhan et son marché d’animaux vivants, d’où semble être partie la pandémie de Covid-19. Mais on n’a pas encore retrouvé le patient zéro, le premier humain infecté par le virus SARS-CoV-2, ni l’animal à l’origine de cette transmission. 

Depuis la crise du SRAS ( Syndrome Respiratoire Aigüe Sévère ) en 2002, qui a été suivie d’une seconde alerte en 2002/2003 (heureusement circonscrite immédiatement), les équipes chinoises sont sur le qui vive et ne cessent de chercher, dans la faune qui les entoure, les virus susceptibles de franchir la barrière des espèces pour pénétrer dans les cellules humaines. Il semble avéré que pour le SARS-CoV-2, le « réservoir » ( c’est-à-dire l’animal qui héberge le virus ) soit bien une chauve-souris. Mais on ignore encore précisément de quelle espèce. Quant au pangolin, il pourrait être « l’hôte intermédiaire » ( autrement dit le deuxième maillon de la chaîne de contamination, qui permet au virus d’évoluer afin de parvenir à infecter l’espèce humaine ). Mais là encore, ce n’est qu’une hypothèse et en réalité, les chercheurs n’ont pas encore identifié avec certitude l’animal qui joue ce rôle

Dans les mines désaffectées du Yunnan :

Après la crise du SRAS, dans le monde entier et principalement en Chine, les virologues sont partis à la recherche de coronavirus et ont prélevé des milliers d’animaux, constituant de gigantesques bases de données de génomes de virus. Avec l’émergence d’une nouvelle épidémie, dès que le génome du SARS – cov2  a été  »séquencé  », il a été possible de le comparer aux milliers de données disponibles.

Des équipes chinoises ont retrouvé trois génomes de virus de chauves-souris proches de notre SARS-CoV-2 humain. proches , mais pas identiques, ce qui est bien le problème. « Toutes ces études ont été motivées par la première épidémie de SRAS, en 2002-2003 », selon Alexandre Hassanin  spécialiste en évolution. Maître de conférence à Sorbonne-Université, il travaille sur la génétique des chauves-souris dans son laboratoire du Muséum d’histoire naturelle et ajoute « il y a donc eu pas mal d’expéditions sur le terrain et l’équipe de Wuhan est allée dans le Yunnan, le sud de la Chine, pour collecter des centaines de chauves-souris. Et sur l’un des individus, ils ont découvert un coronavirus – dont le génome a été complètement séquencé depuis – et qui est très proche du SARS-CoV-2 humain. ( Ils sont identiques à 96%, c’est le plus proche qu’on ait trouvé à ce jour ). Ce virus a été découvert chez une chauve-souris de l’espèce Rhinolophus affinis. » 

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<====Vol de chauve-souris

Alexandre Hassanin estime que l’équipe avait à l’époque récupéré au moins 300 à 400 chauves-souris sur ce site du Yunnan : 

Il faut imaginer ces mines abandonnées où gîtent des milliers chauves-souris. Il faut avoir la chance de tomber sur l’individu qui héberge le bon virus et en présente suffisamment pour être séquencé. Si les concentrations virales sont trop faibles, même avec des techniques moléculaires très pointues, on passe à côté de la détection.

Le virus, le plus proche du nôtre, a donc été collecté sur cette chauve-souris en 2013….L’équipe chinoise à l’origine de la découverte s’était rendue dans une mine désaffectée, dans le district de Mojiang. « Ce virus a été échantillonné à plus de 1 500 kilomètres de Wuhan et on n’en a jamais retrouvé de semblable depuis. C’est un peu le hasard qui fait qu’on l’a trouvé. A. Hassanin déclare n’être pas le seul à le penser, on ne peut pas prendre le RaTG13 comme un élément de preuve très solide. Ce n’est pas ce que les Américains appellent un « smoking gun », le pistolet encore fumant qui prouve que l’on vient de tuer quelqu’un. ( perso , je ne connaissais pas cette expression  » smoking gun  » F.) Il faut bien réaliser que malgré tous les efforts qu’ont fait les Chinois ,et ils ont dû prélever au moins 20 000 chauves-souris depuis la première crise du SARS , ce ne sont que des coups de sonde dans un univers de virus« .

Ce virus identifié en 2013 n’est donc pas « le » virus qui est venu infecter l’homme. Il s’agit plutôt d’un parent de ce virus, une sorte de cousin. Mais il semble tout de même que la chauve-souris qui l’a hébergé ,ou plus précisément le groupe auquel elle appartient , serve bien de « réservoir » à notre SARS-CoV-2. La chasse aléatoire au coronavirus s’est en effet soldée également par deux autres prises : en 2012 et en 2015, des chercheurs ont prélevé des chauves-souris et chez deux d’entre-elles, on a découvert deux coronavirus identiques au SARS-CoV-2 à 89%.  Ces deux chauves-souris étaient de l’espèce Rhinolophus sinicus, « une espèce qui n’est quasiment présente que en Chine , ce qui en fait d’ailleurs un bon candidat pour héberger le coronavirus responsable du Covid-19″, poursuit Alexandre Hassanin, « Mais je pense pour ma part , déclare -t-il ,que le réservoir de ce virus, ce n’est pas une seule espèce mais que ce sont plusieurs espèces du genre Rhinolophus. Il faut imaginer que ces virus sont échangés régulièrement entre espèces, certaines les acceptant plus facilement que d’autres, et il y a peut-être d’autres espèces parmi les Rhinolophus qui n’ont pas encore été échantillonnées. » Des espèces susceptibles, donc, d’héberger un coronavirus encore plus proche du SARS-CoV-2.

Les chauves-souris hébergent au moins 500 coronavirus

Les chauves-souris sont de véritables « nids » à virus, rappelle Jean-François Julien

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, qui se hâte d’ajouter qu’elles ne sont pas « dangereuses » pour autant. La densité de virus s’explique en partie par le grand nombre d’espèces (c’est valable pour tous les groupes d’animaux) et par leur capacité à se regrouper entre espèces, justement. C’est ce que l’on nomme leur  « grégarité interspécifique ». Cela permet aux mammifères d’échanger des virus entre eux et aux virus de se recombiner, ce qui augmente leur chance de pouvoir trouver de nouvelles cibles à infecter. C’est particulièrement vrai des chauves-souris dont différentes espèces s’accrochent parfois à « touche-touche » dans leurs gîtes. 

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Des pipistrelles communes gîtent dans une habitation. France

Pour se faire une idée de la variété du monde des chauve-souris, il faut savoir qu’il y a : « 35 espèces de chauves-souris en France et on en a trouvé une dizaine de nouvelles depuis la fin des années 80″ s’émerveille Jean-François Julien, « Comme dans beaucoup de groupes d’animaux, les progrès des analyses ADN nous ont montré que des animaux qu’on croyait appartenir à la même espèce sont d’espèces différentes. Dans le monde, on estime qu’ il y a environ 1400 espèces de chauves-souris et une vingtaine de nouvelles espèces sont découvertes chaque année. On ne peut donc pas donner de chiffre précis. En Chine, pays plus grand et plus chaud que la France, on dénombre au moins 110 espèces de chauves-souris, et parmi le groupe des Rhinolophus, il y a au moins 14 espèces différentes.  »

 » Depuis la crise du SARS, les équipes chinoises collectent donc des spécimens et auraient « caractérisé au moins 500 coronavirus chez les chauves-souris. Et ils pensent qu’il y en a probablement 5 000 ! », s’exclame Jean-François Julien. Tous sont cependant loin d’être capables d’infecter l’homme

Depuis que l’on s’intéresse à cette famille de virus, on a dénombré uniquement 7 coronavirus différents qui ont réussi à pénétrer des organismes humains. Quatre d’entre eux donnent de petits rhumes bénins et étaient, jusqu’aux années 2000, passés presque inaperçus tant leurs effets sont négligeables. !!!

Trois autres coronavirus respiratoires dangereux ont provoqué les trois flambées épidémiques qui ont effrayé la planète : le virus MERS-CoV a provoqué de petites épidémies de MERS au Moyen-Orient. Il y a environ un siècle que ce virus ( probablement hébergé initialement chez les chauves-souris ) a contaminé les dromadaires, qui sont devenus son « réservoir ». Deux autres coronavirus respiratoires , issus d’une même famille de virus , ont provoqué les crises du SARS et la toute dernière pandémie de Covid-19. Or, jamais aucune équipe n’a découvert chez les chauves-souris un virus absolument identique à ces tueurs.

Cependant ,même si on n’a pas retrouvé « la coupable », il ne fait pratiquement aucun doute que le « réservoir animal » des coronavirus transmissibles sont bien les chiroptères, appartenant plus précisément au groupe des Rhinolophes. Ces dernières ont été étudiées plus particulièrement par une équipe de chercheurs du laboratoire de virologie de Wuhan, menée par la célèbre virologue Shi Zheng – Li ,

qui avait déjà identifié le fameux virus RaTG13 dans la mine désaffectée de Mojiang. 

Cette fois, pendant 5 ans, son équipe a observé les chauves-souris d’une grotte où elles dorment par 22° à 25° degrés. Cette cavité est située dans le Yunnan, à 60 km de la ville de Kunming et à 1 km, seulement, d’un village. En 2017, les chercheurs ont présenté une synthèse de leurs travaux qui montre que les virus circulant dans cette grotte ont très vraisemblablement pu se recombiner pour faire émerger une souche capable d’infecter l’espèce humaine. Ils ont ainsi séquencé entièrement 11 nouveaux virus, jusque là totalement inédits, tous de la famille des SARS-CoV – et présentant, s’ils parvenaient à se mêler, les armes nécessaires à l’attaque d’une cible humaine. Ce qui ne veut pas dire, encore une fois, que le SARS-CoV-2 soit issu de cette grotte.

Ce doute est partagé par un autre scientifique. Eric Leroy travaille à  l’Institut de recherche pour le développement. Membre de l’Académie nationale de médecine et de l’académie vétérinaire, il a beaucoup étudié le virus Ebola . Lui aussi pense que pour le Covic-19, toutes les pistes restent ouvertes : « Effectivement, ce serait une erreur de se focaliser sur le pangolin. Il faut envisager l’implication de n’importe quelle espèce animale. » Le virologue rappelle qu’en ce qui concerne le réservoir du virus, les choses sont plus claires : « Pour les chauves-souris, on a caractérisé des séquences de virus très semblables (au SARS-CoV-2 , NDLR) chez les Rhinolophes. Et les deux autres virus très proches du SARS-CoV-2, qui sont le SARS-CoV et le MERS-CoV, ont également identifiés chez des chauves-souris du même genre. Donc, au niveau de la source primaire, on a dépassé le stade d’hypothèses, il y a une quasi certitude que ce sont les chauves-souris. Après, tous les scénarios sont possibles. » 

Remonter le fil vers l’origine du Covid-19 est d’autant plus difficile que les chercheurs travaillent pour l’instant sur des virus de chauves-souris et pangolins prélevés il y a des mois, voire des années. Or le temps joue contre eux souligne Eric Leroy : « Vous savez que tous les virus, comme tous les êtres vivants de manière générale ainsi que les micro-organismes ,sont en perpétuelle évolution..   Et la difficulté est justement de comprendre ce qui gouverne cette évolution. Chaque virus vit en équilibre avec son hôte, son animal réservoir. Normalement, il existe ce qu’on appelle une barrière d’espèce, une spécificité d’hôte qui empêche le virus d’infecter d’autres espèces animales. Sauf s’il évolue … Et c’est tout l’enjeu de ces recherches qu’il faut mener aujourd’hui. »

Un ancêtre commun il y a 30 ou 40 ans

Le RaTG13, le virus le plus proche du SARS-CoV-2 découvert chez la Rhinolophus affinis en 2013, et les autres virus découverts chez les pangolins malais ne sont donc pas les suspects directs qui causent le Covid-19. « Ce sont des cousins, qui ont été trouvés à des périodes différentes », insiste Alexandre Hassanin, du Muséum d’histoire naturelle. « Cela veut dire que ces virus animaux partagent un ancêtre commun avec le SARS-CoV-2 et qu’ils ont divergé il y a quelques décennies. Ils partageaient cet ancêtre commun il y a probablement 30 ou 40 ans, on peut l’estimer à partir des datations moléculaires, mais cela reste une estimation. Ensuite, à partir de cet ancêtre, les virus évoluent, s’adaptent, mènent leur vie. Certaines lignées s’éteignent, d’autres survivent. Leur dynamique est très importante. » 

Voilà pourquoi il faudrait relancer au plus vite les investigations. Quand on demande à Eric Leroy si des captures de chauves-souris ou des séquençages de virus sont en train d’être menés, il paraît sceptique. « Il n’y a pas d’équipe, ni européenne ni américaine, qui le fasse en ce moment. Nous avons donc présenté un projet, qui a été accepté d’ailleurs par l’Agence nationale de la recherche, et qui sera financé sur les fonds débloqués par le gouvernement. Notre projet a été sélectionné, mais maintenant on est obligés d’attendre que la situation sanitaire se normalise un peu avant d’entamer les recherches. Sur place, y a-t-il actuellement des équipes chinoise qui travaillent ? Peut-être, mais tant que les articles issus des travaux de recherche en cours n’ont pas été publiés, il est difficile de savoir ce qui se passe réellement. » Pour Jean-François Julien, il est extrêmement probable que les équipes chinoises soient en train de collecter un maximum d’informations : « Les Chinois ont déjà publié sur des prospections de l’été 2019. Vu les délais habituels des publications scientifiques, ce n’est pas si mal !  Et il arrive qu’ils signent des papiers avec des chercheurs occidentaux comme Edward Holmes  , de l’université de Sidney « , insiste Jean-François Julien. Le projet auquel participe Eric Leroy implique l’IRD (l’Institut de recherche pour le développement), le CNRS et l’Université de Caen, qui vont s’appuyer sur des partenaires locaux…..La traque du virus doit donc être la plus large possible, insiste Eric Leroy : « Quand on mène des études qui visent à identifier l’origine d’un phénomène infectieux, d’une épidémie, d’un passage à l’homme, il ne faut pas émettre d’hypothèses, car c’est là vraiment la meilleure façon d’échouer et éventuellement d’aller vers des fausses pistes. » Donc, l’objectif, justement, c’est de se dire que tout est possible .  Le virus peut effectivement avoir émergé au niveau de la ville de Wuhan, ou du marché, mais il se peut aussi que le virus circule, comme on le dit, à bas bruit depuis très longtemps et qu’il soit originaire d’un autre pays que la Chine.« 

Mais comment, concrètement, chercher une aiguille dans une botte de foin ?  » il n’y a probablement pas, c’est même quasiment certain, de spécificité géographique. En général, quand un virus est présent quelque part, il est présent dans une région très, très vaste » croit savoir Eric Leroy, « mais, ce n’est pas la peine d’aller partout. On part d’un endroit, d’un site modèle qui paraît favorable au contexte épidémiologique actuel. On reste focalisé sur ce site.  Par exemple, si on s’intéresse aux Rhinolophes, ça peut-être une grotte, on en sélectionne juste une. Et ensuite, petit à petit on va élargir les champs.

L’homme a toujours cohabité avec les chauves-souris ….

Que sait-on finalement de l’origine animale du SARS-CoV-2 ? P Probablement que nous en sommes au tout début de l’enquête. Rien ne démontre pour l’instant qu’il y ait eu de transmission directe entre les chauves-souris et l’homme. Les virus les plus proches découverts, même le RaTG13 de la Rhinolophus affinis, ne peuvent pas pénétrer dans les cellules humaines. Les deux virus identifiés chez les pangolins, qui ne vivent pas en Chine, pourraient pénétrer nos organismes mais ils sont loin d’être identiques au SARS-CoV-2, leurs génomes présentent trop de divergence pour être la source directe du Covid-19. Ne reste que la quasi-certitude qu’une espèce (ou plusieurs) de chauve-souris est bien le réservoir du coronavirus qui a réussi , très probablement par l’entremise d’un ou plusieurs autres hôtes animaux , à sauter la barrière d’espèce. Mais cela ne doit pas nous conduire à regarder les chiroptères comme nos ennemis. Bien au contraire, affirment les spécialistes du Muséum d’histoire naturelle. De tout temps, l’homme a cohabité avec les chauves-souris et elles vivent paisiblement à nos côtés sur tous les continents. « Depuis que l’on construit des bâtiments en Europe, on a des chauves-souris qui s’installent. En France, on connaît des centaines de colonies qui gîtent dans un grenier, derrière un volet. A la campagne, c’est courant. On connaît même au moins deux maisons, une en Lorraine et une dans le Cher ( PRES DE CHEZ MOI !! ) , où les chauves-souris qui y vivent sont porteuses de la rage. Les habitants sont informés et prévenus qu’ils ne risquent rien tant qu’ils ne touchent pas les animaux et ne se font pas mordre »insiste Jean-François Julien. « J’ai un collègue à Kisangani, en République Démocratique du Congo, qui hébergeait il y a quelques années un couple de chauves-souris dans son bureau. Elles s’étaient installées sous une table et la cohabitation était parfaite. » Il n’en reste pas moins vrai qu’en cas de morsure ou de contact non protégé, les hommes peuvent entrer en contact avec des virus hébergés par ces petits mammifères. D’une manière générale, si les chauves-souris sont indéniablement porteuses d’un très grand nombre de virus, elles ne sont pas l’animal qui a transmis le plus de maladies aux hommes dans l’histoire. « Les rongeurs, qui comptent presque deux fois plus d’espèces que les chauves-souris ont provoqué plus de zoonoses », assure Jean-François Julien. Il cite deux articles scientifiques parus dans Nature et la Royal Society Publishing  à l’appui de sa thèse. Avant de conclure dans un sourire « Nous, on cite ces publications pour défendre des chauves-souris, mais c’est la réalité en même temps. » 

Voilà !!!!

J’ai appris pas mal de choses , si personne ne lit : Pas grave !

Comment l’inoffensif pangolin est devenu ennemi public n°1


Comment cet animal sacré, l’un des plus braconnés au monde, est-il passé du totem guérisseur au porteur de virus avec la pandémie du Covid-19 ? Retour sur l’histoire du pangolin :

C’est le mammifère le plus braconné au monde et une possible cause du covid-19. Sacré pour la plupart des Chinois, des tribus en Afrique lui vouent également un culte. Comment le pangolin est il passé de mignon animal inoffensif à ennemi public n°1. ?

Un pangolin.
Ancien  »croquis  » du pangolin .

Animal hybride :

Aujourd’hui, un pangolin est braconné toutes les 5 minutes dans le monde. Toutes les espèces, asiatiques et africaines, sont en danger d’extinction. Au cœur de ce braconnage massif : des croyances et des mythes autour de son statut d’animal sacré notamment en Afrique et en Asie. Son aspect hybride entre le mammifère, qui se déplace à quatre pattes, et le poisson avec ses écailles fascine depuis des siècles. 

Son absence d’agressivité et la façon qu’il a de s’enrouler sur lui-même pour se protéger ont pu être interprétées comme des gestes d’offrande. Animal nocturne, sa capacité à se tenir debout a aussi fait de lui le héros de nombreux contes. 

Sacré en Afrique centrale :

En 1949, l’anthropologue britannique Mary Douglas 

Mary Douglas

vit une année en Afrique centrale dans la tribu des Lele du Kasaï. Elle y découvre un culte lié au pangolin. Il est ce qu’on appelle un “animal esprit”, un animal “interdit”, dont l’hybridité fait peur autant qu’elle fascine.  

La tribu des Lele ( image du net :

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voit le pangolin comme un ami de l’homme : Comme les humains, ils ne mettent au monde qu’un enfant à la fois et semblent sensibles à la honte car ils baissent la tête dans leurs écailles. Pour les Lele du Kasaï, manger du pangolin augmente la fécondité. 

Une tribu voisine, les Lega, considère le pangolin comme un bâtisseur, il aurait enseigné la construction des maisons aux hommes de la tribu. Le fourmilier écailleux y est l’image du lien social entre les générations. 

Mais ,avec l’évolution de la société , le culte de l’animal s’est peu à peu éteint. Aujourd’hui il est encore parfois consommé mais est surtout chassé en masse pour être vendu en Asie, car ses écailles sont considérées comme de l’or pour la plupart des Chinois

Soigneur en Chine :

Les premiers écrits chinois sur le pangolin remontent à la fin du Ve siècle. Ils ont été consigné par Tao Hongjing, un taoïste qui rédigeait des traités médicaux

Selon lui, le pangolin a été repéré à sa manière de chasser les fourmis : Il se laisse envahir d’insectes puis se jette dans l’eau. Les fourmis meurent et remontent à la surface, et le pangolin peut ensuite facilement les manger !!. À cette époque, il existe une infection cutanée nommée “yi lou”. “Yi” signifiant aussi fourmis. Le pangolin est donc utilisé pour soigner ces infections de la peau

« Cela montre bien que l’une des idées de l’utilisation de produits animaux ou végétaux est ce qu’on appelle la théorie des signatures. Les produits qui vont pouvoir être utilisés pour soigner les maladies sont signalés. Je donne un exemple, une plante rouge va soigner le sang, une plante jaune sera plutôt utilisée pour soigner des infections du foie », développe Frédéric Obringer

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Photo ? pas sur que = Frédéric Obringer

, historien de la Chine. 

Le pangolin est inscrit dans la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise. Ses écailles seraient anti-inflammatoires, un remède à l’infertilité et un vivifiant pour le sang, son sang et son fœtus sont considérés aphrodisiaques. En réalité les écailles du pangolin sont constituées de kératine, qui n’a scientifiquement pas de vertus médicinales particulières

À l’origine du Covid-19 ? 

Comme la chauve-souris

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, le pangolin est soupçonné d’être à l’origine du Covid-19. L’animal héberge des dizaines de virus mais il ne tombe pas malade et transmet le virus aux autres. Vendu sur les étals des marchés en Chine,  les conditions de conservation n’y sont pas  »optimales  ». Sa chair est découpée et souvent importée d’Afrique dans des valises conservées dans des sacs plastiques. Une combinaison de règles sanitaires déplorables et d’habitudes de consommations particulières qui pourrait constituer l’une des origines de la pandémie actuelle.

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Le pantalon


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 » pattes d’eph.  »

…….ne dateraient pas des années 60 !?

Même si les origines de ce genre de pantalon sont incertaines ,on les fait généralement remonter à une pratique courantes dans la marine U.S au début du 19ème siècle ….

Ce serait un tailleur ( ancien marin ) , installé à New-York qui aurait créé les première marques  » pattes d’eph.  » appelée  » Seafer  ».. Ses  » jambes  » évasées vers le bas avaient l’avantage , pour les marins , de pouvoir être facilement roulées pour marcher dans l’eau ou laver le pont ….

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Une fois mouillé , le pantalon s’enlevait aussi plus facilement . Enfin , en cas de naufrage ,les pattes d’éléphant se gonflaient en laissant entrer une  » colonne d’air  » au moment de sauter du navire en perdition , et facilitaient ainsi la flottaisons ….

P.S : On trouve une allusion aux pattes d’eph. dans une chanson d’Aristide Bruant

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 » Belleville- Ménilmontant  » ( de 1892 ) dans laquelle les pantalons sont  » minces des genoux et larges des pattes  » …Vers 1926 , Mistinguett utilise aussi l’expression  » pattes d’éléphant  » pour désigner des pantalons à la mode dans les années 1920….

Ces pantalons n’auraient donc eu un regain de popularité que grâce au mouvement Hippies de la  » contre- culture  » dans les années 60…..

La chanson de A . Bruant :

D’où vient la galette des rois ?


La tradition de la galette des Rois est liée à l’Épiphanie, célébrant la présentation de l’Enfant Jésus aux Rois mages.

rois mages

L’Eglise catholique donna une grande importance à la célébration de cet événement , qu’on fêtait en partageant avec son entourage une galette.

La fève utilisée comme  » bulletin de vote  » :

La fève ? : Elle remonte peut-être aux Romains, qui l’utilisaient comme  » bulletin de vote  » pour élire le roi du festin lors des fêtes de Saturne. Celui qui trouve la fève , remplacée vers 1870 par un  » sujet  » en porcelaine

, est élu roi… et devra offrir la prochaine galette ! ? ( je ne savais pas )

P.S :  La première attestation du partage d’une galette  remonte à 1311 dans une charte de Robert de Fouilloy

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, évêque d’Amiens. Normalement, celui qui trouvait la fève devait payer sa tournée à la tablée. Pour ne pas débourser un centime, il était courant que certains participants avalaient la fève afin de ne pas débourser d’argent. On dit que c’est pour éviter que le roi ne s’étouffe en avalant le haricot que  celui-ci est remplacé au 19ème siècle par de la porcelaine de Saxe.

Pourquoi une fève ? ( vu sur le net )

La fève est porteuse d’un sens plutôt positif. En effet, elle symbolise la fécondité, comme l’œuf avec son embryon. C’est aussi le symbole de la renaissance : c’est le premier légume qui pousse au printemps et en vieillissant il donne la vie. Fabriquée aujourd’hui en porcelaine ou en plastique, la fève est la plupart du temps produite en Asie (Vietnam et Chine) bien qu’il reste encore quelques filières en France. Pour certains, elle est un véritable objet de collection. On appelle cette pratique la fabophilie

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Les  » fêtes de Saturne  » ou Saturnales (en latin Saturnalia) étaient, durant l’antiquité romaine, des fêtes se déroulant une semaine avant le solstice d’hiver (soit à partir du 17 au 23 décembre) qui célèbrent le dieu Saturne et étaient accompagnées de grandes réjouissances populaires.

Au cours des Saturnales, les esclaves  jouissaient d’une liberté apparente et provisoire :

Pendant cette fête très populaire, l’ordre hiérarchique des hommes et la logique des choses étaient inversés de façon parodique et provisoire : l’autorité des maîtres sur les esclaves était suspendue !! Ces derniers avaient le droit de parler et d’agir sans contrainte, libres de critiquer les défauts de leur maître, de jouer contre eux, de se faire servir par eux !

Les tribunaux et les écoles étaient en vacances et les exécutions interdites, le travail stoppait . On fabriquait et on offrait de petits présents . Des figurines étaient suspendues au seuil des maisons et aux chapelles des carrefours. Un marché spécial (sigillaria) avait lieu ,de somptueux repas offerts.

La population allait en masse vers le mont Aventin  : On enlève à la statue du dieu les chaînes portées par lui, depuis que Jupiter a voulu contenir son appétit dévorant en le soumettant au rythme régulier des astres et des jours.

( On dit que les Saturnales ont été en partie l’inspiration de fêtes religieuses ou traditionnelles instituées postérieurement :
Le jour de Noël chrétien reprend la symbolique du solstice d’hiver, (soit le thème du Sol Invictus :  » Le soleil invaincu  ») ….
-La galette des rois qui sacrait le  » roi  » de la fête …
-Les processions et réjouissances du carnaval .)

D’où vient cette expression …..


……Qu’on entend souvent sans faire attention à son origine :  » Le tiers monde  » : L’expression  » pays du tiers-monde  » a été créée en 1952 par Alfred Sauvy

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Notre époque – Alfred SauvRésultat d’images pour Alfred SauvyRésultat d’images pour Alfred Sauvy<<<=====A. Sauvigny .

, un démographe français. Toujours largement utilisée aujourd’hui, elle déclenche parfois certaines polémiques, tant ses contours sont flous et sujets à interprétation.

L'expression pays du tiers-monde, inventée par le démographe Alfred Sauvy, désigne les pays les plus pauvres de la planète. © Claude Waddell, Wikimedia Commons, DP
L’expression pays du tiers-monde, inventée par le démographe Alfred Sauvy, désigne les pays les plus pauvres de la planète
Alfred Sauvy invente l’expression pays du tiers-monde:

Le 14 août 1952, le démographe français Alfred Sauvy publie un article intitulé  »Trois mondes, une planète  », dans les colonnes de l’hebdomadaire L’Observateur,( devenu aujourd’hui Le Nouvel Observateur ) . Alors qu’à cette époque, le monde est plongé dans la guerre froide   qui oppose les États-Unis à l’URSS, Alfred Sauvy affirme que cette vision du monde est une forme de négation de l’existence d’un troisième monde qui regroupe les pays dits sous-développés.

C’est alors qu’il imagine l’expression  » pays du tiers-monde  », en référence au Tiers-État et écrit cette phrase :  » Car enfin, ce tiers-monde ignoré, exploité, méprisé comme le Tiers-État, veut, lui aussi, être quelque chose.  »

L’expression  » pays du tiers-monde  » amène des polémiques….

Dès la parution de l’article, l’expression est largement reprise ,non sans quelques polémiques partout sur la planète. En effet, elle ne correspond pas à une définition précise, et il est souvent difficile de savoir quels sont les pays faisant partie ou non du tiers-monde. Selon que l’on se place d’un point de vue économique, démographique, politique ou géographique, les pays en voie de développement ou du tiers-monde ne sont pas toujours les mêmes. Cette expression a d’ailleurs pratiquement disparu du lexique de l’économie, même si elle reste très utilisée, notamment par les médias.

En 1969, le père Joseph Wresinski
a inventé l’expression  » quart-monde  » pour désigner les personnes les plus défavorisées et qui ne bénéficient pas des mêmes droits que leurs compatriotes, quelle que soit leur nationalité.

Dans la même optique : Guénon

René Guénon : lire » les trois mondes  »

Huit bonnes raisons de …..


….. ne pas jeter 2020 aux oubliettes :

Parait – il :

Pandémie de Covid-19, économie mondiale en berne, crise climatique, violences policières… L’année 2020 a été marquée par des événements tragiques. Mais elle a aussi été jalonnée par de très bonnes nouvelles, porteuses d’espoir d’un monde meilleur.

Alors que 2020 s’apprête (enfin) à baisser le rideau, l’heure est au bilan. Alors oui, cette année restera bel et bien marquée à jamais par une actualité dramatique, à commencer par la pandémie de Covid-19, en passant par les incendies dévastateurs en Californie et en Australie, des tempêtes destructrices, des attentats terroristes, des violences policières…

Mais les mauvaises nouvelles ne doivent pas faire oublier les bonnes. 2020 a aussi été jalonnée d’événements porteurs d’espoir d’un monde meilleur. Tour d’horizon, avec huit très bonnes raisons de trinquer quand même à cette année écoulée, afin de démarrer 2021 du bon pied.

1. La  » polio  » a été officiellement éradiquée en Afrique

Un soignant de l’Unicef injecte un vaccin contre la polio à une petite fille, à Abidjan

Depuis près d’un an, le monde entier a les yeux rivés sur la pandémie de Covid-19, et la bonne nouvelle est presque passée inaperçue : après une trentaine d’années d’efforts et de campagnes de vaccination pour éradiquer le poliovirus sauvage (PVS), l’agent pathogène responsable de la poliomyélite, cette maladie est enfin considérée, depuis le 25 août, comme officiellement éradiquée du continent africain, après quatre années consécutives sans nouveau cas.

Au total, plus de 1,8 million d’enfants ont ainsi été protégés, s’est réjouie l’Organisation mondiale de la santé. Et autre bonne nouvelle : toujours selon l’OMS, la poliomyélite est en passe d’être complètement éradiquée de la planète.

( La poliomyélite est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse qui touche principalement les enfants, attaquant la moelle épinière et pouvant provoquer une paralysie irréversible. Elle était répandue partout dans le monde jusqu’à la découverte d’un vaccin dans les années 1950. Les pays les plus riches y ont eu rapidement accès, mais l’Asie et l’Afrique sont longtemps restées d’importants foyers infectieux.)

2. Les Français ont (re)découvert le plaisir d’ouvrir un livre ?

Les Français ont redécouvert le plaisir de la lecture.

Le confinement a été l’occasion pour les Français de (re)découvrir le plaisir de la lecture. Pendant le premier confinement, entre mars et mai, les Français ont ainsi lu plus que jamais.

Selon un sondage Harris pour le site ActuaLitté , 54 % des personnes interrogées ont confié avoir lu au moins un livre lors de cette période. Selon un autre sondage réalisé cette fois par Médiamétrie, la lecture a même été un  » refuge  » pour 28 % d’entre elles.

3. La qualité de l’air s’est améliorée grâce au confinement

Respirer un air plus pur… Un des cadeaux de 2020.

Avec le confinement, l’air aura aussi été moins pollué. D’après l’Agence européenne de l’environnement, la concentration de dioxyde d’azote (NO2),  » gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques et pouvant causer une inflammation des voies respiratoires  », a ainsi baissé de 61 % en Espagne, de 52 % en France ou encore de 48 % en Italie au mois d’avril !

En plus, les émissions mondiales de CO2 ont chuté de 8,6 % entre janvier et avril,  » la pandémie ayant mis à l’arrêt pendant de longs mois une bonne partie de l’économie mondiale et des activités humaines  ».

4. Peu à peu, la France rattrape son retard en matière de congé paternité

Un père et son bébé.

C’est une mesure phare du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2021 en France, qui a longtemps divisé la majorité de droite. Dans la nuit du vendredi au samedi 14 novembre, le Sénat a voté très largement le doublement du congé paternité de 14 à 28 jours, dont sept jours obligatoires, commençant ainsi à suivre l’exemple de la Norvège.

Votée sans modifications par rapport au texte adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, cette mesure qualifiée de « réforme historique » par le secrétaire d’État Adrien Taquet doit entrer en vigueur à compter du 1er juillet 2021.

5. Le pangolin, mis en cause dans l’épidémie de Covid-19, a été retiré de la pharmacopée traditionnelle chinoise

Un pangolin.

C’est officiel : les pangolins, espèce la plus menacée au monde, ne figureront plus dans la pharmacopée chinoise, le recueil officiel des produits médicaux traditionnels utilisés en Chine.

Cette décision, qui intervient alors que le petit mammifère avait un temps été identifié comme un hôte intermédiaire potentiel du Covid-19, démontre également une réflexion quasi inédite quant à la dangerosité des élevages industriels intensifs, « cause majeure voire unique cause de la recrudescence d’une épidémie », selon Didier Sicard, médecin spécialiste des maladies infectieuses, aujourd’hui professeur émérite à Sorbonne Université.

6. Les Français font beaucoup plus de vélo….pédalons !

L’année 2020 a vu les ventes de vélos exploser en France.

L’année 2020 a été exceptionnelle pour les ventes de vélos, dopées par la crise sanitaire, si bien que la pénurie guette maintenant les deux roues lol  comme leurs pièces détachées. Selon une étude du cabinet Xerfi, la crise du Covid-19 a en effet donné un nouveau coup d’accélérateur au marché du cycle qui devrait progresser de 15 % en valeur en 2020, après +10 % en 2019.

Toutes les formules se sont d’ailleurs développées pour se lancer sur les routes : la vente de vélos traditionnels ou électriques, en neuf ou en occasion, via de grands distributeurs ou en vente directe sur le net, mais aussi la location longue durée et les cycles en libre-service… Autre signe de cet engouement : près d’un million de Français ont profité de l’aide de 50 € offerte par l’État pour réparer leur vélo !

7. L’Écosse est le premier pays du monde à mettre en place l’accès gratuit aux protections périodiques ?

Des protections hygiéniques.

C’est une avancée historique ????!!!! dans la lutte contre la précarité menstruelle. Le Parlement autonome d’Écosse a franchi mardi 25 février 2020 un premier pas vers la gratuité des protections périodiques pour toutes les femmes, une mesure sans équivalent dans le monde et une énorme victoire pour les groupes civiques qui ont soutenu le projet de loi.

( Près de 10 % des filles et femmes au Royaume-Uni n’avaient en effet pas les moyens de « s’offrir » des tampons ou des serviettes, et 19 % avaient recours à des protections de substitution. La fourniture de ces produits d’hygiène féminine vise en outre à combattre la culture du silence et la stigmatisation entourant les menstruations.)

8. Pour la première fois, les Européens ont produit plus d’électricité d’origine renouvelable que d’électricité issue de combustibles fossiles

La centrale à Charbon EDF de Cordemais.

Pour la toute première fois de leur histoire, les Européens ont produit plus d’électricité d’origine renouvelable (solaire, éolien, biomasse, géothermie, etc.) que d’origine fossile (tirée principalement du charbon, du pétrole et du gaz naturel) lors du premier semestre 2020.

Selon une analyse du centre de réflexion Ember , les énergies renouvelables ont ainsi généré 40 % de l’électricité, et les combustibles fossiles 34 %, sur l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne. Une très bonne nouvelle qui s’explique notamment par l’effet combiné de la montée du solaire et de l’éolien et du recul de la demande.

Comme une prière …..


…..mais d’un athée : D’actualité en ce jours de Noël .

Toujours d’actualité malheureusement  est ce que çà finira un jour ???????,

Les paroles :

Pourra-t-on un jour vivre sur la terre
Sans colère, sans mépris
Sans chercher ailleurs qu’au fond de son cœur
La réponse au mystère de la vie?
Dans le ventre de l’univers
Des milliards d’étoiles
Naissent et meurent à chaque instant
Où l’homme apprend la guerre à ses enfants

J’suis trop petit pour me prendre au sérieux
Trop sérieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux

Verra-t-on enfin les êtres humains
Rire aux larmes de leurs peurs
Enterrer les armes, écouter leur cœur
Qui se bat, qui se bat pour la vie?

J’suis trop petit pour me prendre au sérieux
Trop sérieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux

Trop petit
Pour les grands
Assez grand
Pour la vie

J’suis trop petit pour me prendre au sérieux
Trop sérieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux

J’suis trop petit pour me prendre au sérieux
Trop sérieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux

J’suis trop petit pour me prendre au sérieux
Trop sérieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux

Le 10 décembre 1917 ….


…..Il y a environ 103 ans le prix Nobel de la paix est décerné au comité international de la Croix-Rouge qui le recevra aussi en 1944 et en 1963 .

Si  » on  » me laissait un accès à internet , il y aurait de quoi faire un billet , même plusieurs : Sur le Nobel et aussi sur la Croix Rouge ……

Les femmes Suisses de la Croix Rouge vers 1917

Le drapeau de ce magnifique / généreux comité qu’est la Croix Rouge :

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qu’il ne faut pas confondre avec celui- ci

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qui lui ressemble beaucoup : Le drapeau suisse

ce qui est logique étant donné que le principal fondateur de la Croix Rouge , Mr Henri Dunant était suisse

<== H.Dunant

Dunant  et des citoyens de Genève  fondèrent ,en 1863 , le Comité international de la Croix Rouge . Son idée de génie a été d’employer ce symbole de la croix qui était commun à pratiquement toutes les religions des états européens de l’époque .

Dunant

Dès 1864 des sociétés nationales sont crées  dont la croix rouge française .

Comme chacun sait , la Croix Rouge vient en aide aux blessés de guerre et aux personnes en difficulté …..C’est la plus ancienne organisation humanitaire existante après l’Ordre de Malte …………

Vieille vidéo : La Croix Rouge sur un champ de bataille

L’aide humaniste apportée aux soldats des deux camps sans discrimination est l’acte fondateur de la Croix-Rouge.
Suite à cet événement, est publié  » »Un souvenir de Solferino  » d’Henry Dunant, écrit qui met en avant deux propositions qui fondent le Droit Humanitaire moderne : La conclusion d’un traité portant sur la neutralisation des services sanitaires militaires sur le champ de bataille avec la création d’une organisation permanente pour l’assistance aux blessés de guerre

Proclamés par la XXème conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Vienne, 1965), les sept principes fondamentaux révisés sont contenus dans les statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,

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adoptés par la XXVème Conférence internationale de la Croix-Rouge (Genève, 1986).

A LA BASE DU MOUVEMENT, LES 7 PRINCIPES :fixent son orientation, son éthique, sa raison d’être et sa nature particulière.
Ils garantissent la cohésion interne du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dont le rayonnement est universel.
Et constituent la charte du Mouvement et sa spécificité, voire son caractère réellement unique.
1 ) MISSION

Humanité : Né du souci de porter secours sans discrimination aux blessés des champs de bataille, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, sous son aspect international, fait son possible pour prévenir et alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes. Il tend à protéger la vie et la santé ainsi qu’à faire respecter la personne humaine. Il tente de favoriser la compréhension mutuelle, l’amitié, la coopération et une paix durable entre tous les peuples.

2) 3 PRINCIPES DE COMPORTEMENT

Impartialité : Il ne fait aucune distinction de nationalité, de race, de religion, de condition sociale et d’appartenance politique. Il s’applique seulement à secourir les individus à la mesure de leur souffrance et à subvenir par priorité aux détresses les plus urgentes.

Neutralité : Afin de garder la confiance de tous, le mouvement s’abstient de prendre part aux hostilités et, en tout temps, aux controverses d’ordre politique, racial, religieux et idéologique.

Indépendance : Le Mouvement est indépendant. Auxiliaires des pouvoirs publics dans leurs activités humanitaires et soumises aux lois qui régissent leurs pays respectifs, les Sociétés nationales doivent pourtant conserver une autonomie qui leur permette d’agir toujours selon les principes du Mouvement.

3) 3 PRINCIPES D’ORGANISATION

Volontariat : Il est un Mouvement de secours volontaire et désintéressé.

Unité : Il ne peut y avoir qu’une seule société de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge dans un même pays. Elle doit être ouverte à tous et étendre son action humanitaire au territoire entier.

Universalité : Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, au sein duquel toutes les sociétés ont des droits égaux et le devoir de s’entraider, est universel.