Commerce  » sanglant  » …..


    narrée avec une  » pointe  » d’humour 

  Tim Burton a pu s’inspirer d’une légende médiévale pour son film « Sweeney Todd » ? Sweeney Todd, c’est le barbier (Johnny Depp) qui découpe ses clients pour offrir de la bonne chair fraîche à sa femme (Helena Bonham Carter), lui permettant ainsi de faire les meilleures tourtes de Londres. Cette histoire prend racine autour de la légende d’un barbier et d’un pâtissier célèbres de l’île de la Cité au XIVe siècle.

Extrait du film ? 

 

Un commerce florissant :
   En 1387, à Paris, celui qui  veut manger les meilleures tourtes de la ville, il lui faut se rendre à l’angle de la rue des Marmousets Rue marmousets et de la rue des Deux-Hermites, dans une petite pâtisserie qui ne paie pas de mine.      La réputation de l’artisan n’est plus à faire. C’est bon, c’est même excellent, et il faut venir bien tôt le matin pour pouvoir espérer manger une tourte tourte à midi. Avec  »un verre de pinard  » vin, ça passe nickel ! On raconte que même le roi Charles VI en est très friand. La bonne nouvelle ! Ça ne fait qu’augmenter les ventes. Eh oui, du moment qu’un membre de la famille royale apprécie quelque chose, la cour se rue dessus, et le menu peuple tente de suivre.

    D’ailleurs, deux chanoines chanoinedu chapitre de Notre-Dame se décident un jour à aller acheter deux de ces célèbres tourtes. C’est pas tellement respectueux des règles, mais bon, y’a pas de mal à se faire du bien, ils iront se confesser  lol .
  La disparition de Gunthar  : (rassurez-vous, on le retrouve)  Parfois, nommé Alaric
   De bon matin, les deux hommes se retrouvent face à la devanture, mais ils ne sont pas seuls. Il y a un chien qui aboie. Genre  » pas qu’un peu  ». Il est vraiment méchant et aboie, grogne et pleure depuis des heures. Le voisin barbier lui jette des pierres pour le faire fuir, et le pâtissier a bien essayé de le chasser avec un bâton.      En vain. Les chanoines tentent bien de le calmer en lui donnant un morceau de pain, mais rien n’y fait. Aussi, Frère Martin semble-il reconnaître l’animal. C’est celui d’un jeune homme qu’ils accueillent depuis plusieurs mois, Gunthar. Un  » mec  » à l’accent germanique, pas méchant pour un sou. Les moines vont hâter le pas afin de retrouver Gunthar et lui demander de récupérer son chien, qu’ils pensent tous possédé. Arrivés à Notre-Dame, pas de Gunthar. À midi, toujours pas. En fin d’après-midi personne. Début de soirée non plus. Les deux compères décident alors de partir à sa recherche.
  En passant dans la rue des Marmousets, le chien est toujours là, il couine, il geint, bref, il  » emmerde  » tout le monde. Frère Martin s’arrête lui donner une caresse et aperçoit une lumière dans la pâtisserie. Quelqu’un a dû oublier d’éteindre la cave.    Il frappe à la porte. Personne ne répond. Et puis il entre.  Dans un climat pareil de chien qui hurle, de mec qui disparaît subitement et en pleine nuit dans une petite rue au XIVe siècle,  la majorité des gens serait  rentrée chez eux. Direct. Mais à chacun sa dose de témérité.

   Martin entre et soulève une petite trappe qui mène au sous-sol. Oups !. Il tombe nez à nez avec le pâtissier et le barbier d’à côté. Couverts de sang. Il sont en train de dépecer une carcasse. Une carcasse humaine. L’horreur. Ni une ni deux, le courage disparaît et les frères  »se cassent rapidos » se mettre à l’abri. Ils interpellent ensuite une patrouille de guet. Le barbier et le pâtissier vont être arrêtés et vont être jugés. Enfin jugés, c’est vite dit. Ils sont coupables, alors ça va vite. Faut pas chipoter. On les met dans des cages en fer, et on les brûle sur la place de Grève (l’actuelle place de l’Hôtel de ville). Oui oui, on leur met le feu.
Le duo de choc :

    Les deux voisins avaient trouvé une bonne combine, le barbier (à forte tendance  » serial killer  » ) sélectionnait un de ses clients de passage, le rasait de près, encaissait son argent. Et puis… Il l’égorgeait dans sa cave. Ensuite, les deux  » copains  » s’organisaient des  » petites soirées découpage de chair fraîche  » et le pâtissier pouvait faire les meilleures tourtes de la ville. Faut dire que la viande était bien tendre. C’est une chanson populaire qui a rendu l’histoire si célèbre :

  « Et rue des  » Deux-ermites  »,

   proche des Marmousets,

 fut deux âmes maudites,

par leurs affreux forfaits,

l’un barbier sanguinaire,

pâtissier téméraire,

découverts par un chien,

faisant manger au monde,

par cruauté féconde,

de la chair de chrétien. »
  Depuis la fermeture des deux commerces, le quartier est plus tranquille mais on mange moins bien à Paris…lol

  Si lors d’une promenade sur l’île de la cité, vous cherchez à retrouver le lieu du crime, il vous faudra aller  » rue Chanoinesse  » . Au XIXe siècle, Haussmann a fait  » sauter  » la rue des Marmousets, trop étroite, trop insalubre.? Trop de mauvais souvenirs peut-être???

Noël est là et…..


Pour tous les enfants ce ne sera pas signe de joie …..

Poème d’un enfant triste

Le Père Noël je vous assure !
Oublie toujours mes chaussures. chaussures enfants
Il n’a pas notre adresse, dit Papa,
Sans travail depuis des mois
Il passe bien chez nos voisins !
Qui eux mangent à leur faim
Père Noël ! Viens chez moi.
Apporter du travail pour Papa
Voir Maman, enfin sourire !
Entendre Papa lui dire;
 » Voici le salaire du mois  » ,
Le bonheur enfin chez moi.

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Paroles :

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Avec mes copines en classe
On comprend pas tout
Pourquoi des gros dégueulasses
Font du mal partout

Pourquoi les enfants d’Belfast
Et d’tous les ghettos
Quand y balancent un caillasse
On leur fait la peau
J’croyais qu’david et Goliath
Ça marchait encore
Qu’les plus p’tits pouvaient s’débattre

Sans être les plus morts

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’liberté
‘l’en a oublié un max
En f’sant sa tournée
Pourquoi des mômes crèvent de faim
Pendant qu’on étouffe
D’vant nos télés comme des crétins
Sous des tonnes de bouffe

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’tendresse
S’il est sur l’trottoir d’en face
Dis-y qui traverse
J’peux lui enfiler un peu
Pour ceux qu’en ont b’soin
J’en ai r’çu tell’ment mon vieux

Qu’j’veux en donner tout plein

J’veux partager mon Mac-do
Avec ceux qui ont faim
J’veux donner d’l’amour bien chaud
A ceux qu’ont plus rien
Est-ce que c’est ça être coco
Ou être un vrai chrétien
Moi j’me fous de tous ces mots
J’veux être un vrai humain…

Dis, Papa, tous ces discours 
Me font mal aux oreilles
Même ceux qui sont plein d’amour
C’est kif-kif-pareil
Ça m’fait comme des trous dans la tête
Ça m’pollue la vie et tout
Ça fait qu’je vois sur ma planète

Des intifada partout

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard
Pour chanter tes conn’ries
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard,
Pour chanter tes conn’ries

D’où vient le  » K Way  »?


K Way

En 1964, Léon-Claude Duhamel ,fabricant de pantalons à Roubaix , est en visite à Paris ,il pleut , pour  » tromper l’ennui  » , il observe le  » manège  » des passants depuis la terrasse du café où il se trouve …Des femmes encombrées par leurs parapluies et des hommes qui courent en espérant  » passer entre les gouttes  » ..Il sort alors son calepin et dessine un vêtement à capuche qu’on enfile par la tête ….

Plus tard, il fouille dans ses stocks et tombe sur du nylon  » enduit  » ; çà  » tombe bien  » : ce nylon est imperméable ! Il baptise sa création :  » En cas  » ( de pluie )…Avant de la commercialiser , il fait appelle à l’agence de pub Havas qui lui conseille d’  » américaniser  » le nom  car les mots U.S sont à la mode …Mais ,Duhamel tient à son  » En cas  » ; ils finissent par tomber d’accord : Il faut garder le K et y ajouter  » Way  » ( la route en anglais ) . Le K. Way est né !

 

Dans ma région :


L’association APF France handicap a appelé l’opération « Black Friday Solidaire ». Une quinzaine de membres de l’association, dont une moitié en situation de handicap ont accroché près d’une cinquantaine de blousons aux abords du square Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand, ce mercredi 4 décembre. Ces habits, soutenus par des cintres et avec une étiquette « Servez-vous », sont destinés aux sans-abri qui fréquentent ces lieux. Tous peuvent se servir librement.

Cette opération « unique en France » tente de venir en aide aux personnes qui s’apprêtent à passer l’hiver dehors : « En juin dernier, notre association, qui venait en aide jusque là aux personnes en situation de handicap, a décidé d’élargir son champ d’actions aux autres personnes en situation d’exclusion », explique Sandrine Raynal, directrice territoriale des actions associatives d’S.D.F Clermont.APF France handicap

« Pas de la charité »

Le petit cortège de l’association s’est rendu square Blaise-Pascal en début d’après-midi pour y accrocher l’ensemble des blousons à des arbres : 

Nous avons tenu à ne pas offrir directement les blousons pour que ce ne soit pas de la charité. La charité part généralement d’un bon sentiment, mais, parfois, elle enlève toute dignité à la personne. A travers cette action, toutes les personnes sont libres ou non de se servir.

Cette action permet notamment aux personnes en situation de handicap de soutenir une action associative : « Un père de famille, dont sa fille avait été aidée par l’association, a été très content de pouvoir participer à ce projet. Il avait le sentiment que la société l’avait aidé et qu’il avait donc envie de rendre la pareille », explique Sandrine Raynal.

L’association APF France handicap se mobilise en faveur des personnes sans domicile fixe depuis près de 80 ans. Au niveau national, près de 150 000 SDF passent chaque année l’hiver dehors. Leur nombre a augmenté de près de 50 % depuis le début des années 2000.

Cetelem……….


  Et le développement de l’électricité :

En 1946 ,le gouvernement français nationalise l’électricité . Cette décision permet l’essor du secteur électrique et le développement des appareils électroménagers . Jusqu’ici , rien de bien étonnant , mais , on le sait moins , la marque Cetelem participa à cette  » révolution  » ….La marque permet à davantage de clients d’acheter grâce au crédit .

A la fin de la 2ème guerre mondiale , plus de 1500 société d’électricité privées se font une concurrence féroce dans toute la France . La distribution est chère , peu satisfaisante , et l’Etat nationalise ce qui devient alors l ‘  » entreprise d’Electricité de France  » …

Il faut expliquer aux consommateurs comment se fournir en électricité . A l’époque ,E D F a l’idée de former des conseillères ménagères ! Celles ci se rendent à domicile et dans les mairies pour expliquer les bienfaits de la nouvelle énergie , ceci à l’aide de robots ménagers et de lave-linge .

Plus l’offre d’électricité se développe , plus les Français s’équipent en électro – ménager . Mais les industriels veulent vendre toujours plus , et les produits restent chers ..( Une machine à laver pouvait coûter 6 à 7 mois du salaire d’un ouvrier ! )…

  La solution : Passer par le crédit . De cette idée nait la marque Cetelem en 1953 .

Cetelem logo

   Pour  » apprivoiser  » les familles Cetelem utilise une méthode originale : La marque n’ouvre pas de bureaux , pas de magasins . Pour plus de proximité, ce sont directement les vendeurs d’électroménagers qui proposent les crédits . L’opération fonctionne bien et les ménages accèdent toujours plus nombreux aux appareils électroménagers…

Dix ans après , c’est au tour d’Electricité de France de donner un  » coup de pouce  » au crédit en mettent au point  » l’opération   compteur bleu  » compteur bleu. E D F propose des compteurs plus puissants permettant de brancher plus d’équipements en même temps . 

C’est un cercle  » vertueux  » pour le commerce : Plus l’électricité se développe , plus les crédits de Cetelem sont nombreux et…..plus les appareils se démocratisent . Le phénomène des  » trente glorieuses  » est en marche et Cetelem grandit . Les premiers bureaux officiels sont créés dans les grandes villes de France , et les crédits , malgré leurs taux élevés , deviennent indispensable à la consommation ….

Fin 1960 , un français sur quatre a déjà souscrit un crédit à la consommation , et l’utilisation d’électricité a été multipliée par 20 depuis la fin de la guerre !

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Il parait que Polnareff a porté plainte contre Cetelem pour atteinte à son  image dans un spot ?

https://binged.it/2CFEQAR

 

marin-francis08@outlook.com

fralurcy085903@gmail.com

 

 

 

 » Citoyen  » extraordinaire …..


  L’histoire d  ‘ Aymen Latrous S.D.F prouve qu’on peut – être un  » citoyen extraordinaire  »  sans pourtant être….Citoyen ! 

  En 2015 , ce jeune  » sans- papiers  »  tunisien âgé de 25 ans  a sauvé deux enfants et leur mère  d’un incendie  à Fosse dans le Val-d’Oise . Il devait être expulsé, mais vient d’obtenir un titre de séjour d’un an renouvelable

  « La maison était en feu. On est entrés. On a sauvé les enfants. » Aymen Latrous, 25 ans, raconte ça comme ça. Comme si de rien n’était. Ce 10 avril 2015, avec deux copains, il a sauvé d’un incendie deux enfants de 19 mois et 4 ans piégés dans un appartement en feu à Fosses (Val-d’Oise) avec son cousin Aniss et son ami Johnny. Une fois les deux petits remis à leur mère, il a disparu. Trop peur de se faire arrêter. Aymen n’avait pas de papiers.

   Au cabinet d’avocats , dans l’étouffante chaleur de cette fin juillet, Aymen, en jeans et tee-shirt blanc, les cheveux noirs parfaitement coiffés, se montre d’abord un peu tendu. Il n’y a pas si longtemps, le jeune homme plutôt réservé s’est retrouvé noyé sous les sollicitations des journalistes. « Toutes les télés, toutes les radios, et de nombreux médias internationaux nous ont contactés », indique son avocate, maître Philippine Parastatis. 

   L’intérêt pour son cas avait été relancé juste après l’affaire Mamoudou Gassama. Le jeune Malien venait de sauver un enfant en escaladant la façade d’un immeuble parisien du 18e arrondissement. Les images de son ascension étaient célébrées sur tous les réseaux sociaux. Il était reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron en personne, aussitôt régularisé. Mais Aymen Latrous, diplômé en maintenance informatique, était, lui, toujours clandestin. Il était même sous le coup d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Son avocate est alors montée au créneau. Cet aîné d’une fratrie de quatre enfants, qui aimerait faire sa vie en France, n’a-t-il pas, lui aussi, sauvé des vies ?
   Son jeune frère de 24 ans et ses deux petites sœurs de 18 et 7 ans vivent avec leurs parents à Grombalia, une ville de près de 25.000 habitants où il a grandi, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Tunis. Son père, qui travaillait pour une entreprise allemande de construction automobile, est retraité depuis peu. Sa mère s’occupe des enfants. Récemment, des inconnus qui ont eu vent de l’histoire de leur fils sont venus frapper chez eux. « Ils les ont remerciés pour l’image des Tunisiens et de l’Afrique' », raconte Aymen.
« J’ai confiance en la société française »
   Aymen a quitté la Tunisie en 2013. Après un an passé à travailler à Dubaï à la réception d’un hôtel, il est de retour au pays. Mais ne veut pas rester. « Je n’aimais pas le nouveau système » qui a succédé à la dictature du président Ben Ali, « ce n’était pas stable, j’avais envie de vivre libre ». Il s’en va seul. Commence alors un périple de deux mois dans les Balkans. En Serbie, d’abord, où il se retrouve « coincé », sans argent, avant qu’une famille ne propose de l’héberger. En Hongrie, ensuite, où il est arrêté une semaine. « C’était choquant », dit seulement Aymen en regardant ailleurs. Après quelques jours à l’hôtel en Autriche, il est à nouveau interpellé, en Allemagne cette fois, dans un TGV. Puis il rejoint la France.
    L’arrivée est « un peu difficile », dit-t-il encore pudiquement. Il dort une semaine dans un hôtel de Strasbourg, passe un mois chez un ami lyonnais. Puis il arrive chez son oncle et sa tante, à Fosses, où il trouve enfin un peu de stabilité. Le couple l’inscrit à des cours de français, lui donne « un peu d’argent de poche ». Ménage, jardin… Aymen fait son possible pour leur venir en aide. Il travaille aussi parfois au noir dans le bâtiment, le week-end.
   Nouvelle rencontre avec Aymen et sa tante le lendemain, à la table d’un fast-food du quartier de la gare de Fosses. Myriam ne tarit pas d’éloges sur son neveu. « C’est un garçon très bien éduqué, discret, serviable, toujours prêt à donner un coup de main », confie-t-elle, enthousiaste.
   Dans la rue, un homme vient saluer le jeune Tunisien. Puis un autre. « Tout le monde le connaît ! », lance comme une évidence Olcay depuis le comptoir du Café de la Liberté. « On l’a vu là », dit fièrement le serveur en pointant du doigt son grand téléviseur. Olcay est un des plus proches amis d’Aymen. « C’est quelqu’un de sage, discret, tout cela ne l’a pas changé », dit-il en lui servant un café. Gêné devant tant d’éloges, le jeune homme préfère sortir fumer. Le serveur n’a pas compris l’obligation de quitter le territoire français envoyée à Aymen, malgré l’intervention du maire de Fosses, Pierre Barros, , qui a appuyé son dossier de régularisation en rappelant son acte de bravoure. Ce n’est qu’après la médiatisation de l’affaire, que la préfecture a accepté de revoir sa décision. Olcay n’en démord pas : « S’il y avait eu une caméra ou un téléphone pour filmer [l’incendie et le sauvetage des enfants, , ça aurait changé la donne. » Aymen, lui, dit ne pas ressentir d’injustice :
 « J’ai confiance en la société française, j’aimerais juste qu’elle me donne une chance pour faire ma vie ici. »
   « C’est le genre de personne, très respectueuse, qui s’excuse pendant un quart d’heure du temps que vous lui consacrez », témoigne Pierre Barros, qui juge la différence de traitement entre Mamoudou Gassama et Aymen Latrous « tellement énorme ». L’édile lui avait d’ailleurs remis la médaille de la ville (ainsi qu’aux deux autres sauveteurs).         Aymen était, là encore, inquiet de se confronter aux autorités alors qu’il n’avait pas de papiers. Après avoir extirpé les enfants du feu, il avait eu peur de croiser les secours sur le point d’arriver. « Ils sont partis tellement vite que je n’ai même pas eu le temps de leur demander leur nom », se souvient Laurence, la mère des enfants, qui tenait tant à retrouver les trois jeunes sauveteurs qu’elle avait fait passer un appel dans le journal.
    Le lundi 30 juillet, la préfecture a finalement remis à Aymen un titre de séjour d’un an renouvelable. Quand, enfin, il a eu la petite carte entre les mains, il s’est senti soulagé, mais aussi « un peu abasourdi », rapporte son avocate, après tant de périodes de doutes, d’attente. Me Philippine Parastatis a prévu de reprendre le dossier dès la rentrée.
« C’est un premier combat, mais j’entends poursuivre la procédure de naturalisation, comme pour Mamoudou Gassama. »
    Aymen, toujours un peu inquiet de l’avenir, « remercie la France », espère désormais trouver un emploi et un logement. Laurence, la mère des deux enfants qu’il a sauvés, aimerait pouvoir l’aider dans ses recherches. Elle et sa famille ont gardé avec lui « une relation très forte » : « C’est notre héros. » déclare la famille …

Energie , pétrole…….


Long, trop long ! Mais j’avais envie de  » fouiller  »un peu le sujet  ( je laisse les coms ouverts mais……Si rien : Logique )

La diplomatie du pétrole

    Que serait notre époque  sans le pétrole ? Aucune civilisation n’a été autant que la nôtre dépendante à ce point d’une ressource naturelle et il est difficile d’imaginer qu’elle était presque inconnue il y a un siècle et demi.

    Après la découverte d’un gisement en Pennsylvanie en 1859 par le  » colonel  »  Drake, le pétrole devient un produit-clé de l’économie moderne. D’abord utilisé dans l’éclairage domestique, sous la forme de pétrole  » lampant  », on l’utilise  dans les transports, le chauffage et la production d’électricité. Le succès de l’automobile, avant la Grande Guerre,  augmente  la consommation de pétrole, sous forme d’essence.
   Très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur : John Davison Rockefeller, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle. Sa société en arrive à posséder 80% du marché du raffinage américain, avant que la législation anti-trusts ne l’oblige à se scinder en 33 sociétés théoriquement indépendantes.
   En ce début du XXIème siècle, les pays exportateurs de pétrole comme le Nigeria de Boko Haram, le Venezuela de Chavez et Maduro ou encore l’Algérie de Bouteflika témoignent bien malgré eux de la  » malédiction de l’or noir  ». Trop de richesses faciles débouchent sur le népotisme  ( Le népotisme est la tendance de certains supérieurs d’ institutions, à favoriser l’ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu’ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l’intérêt général., la corruption à grande échelle, les investissements indiscriminés et pour finir, la misère et la désespérance…)

  Un enjeu géostratégique :
    Le Moyen-Orient, dont on commence à deviner les immenses réserves d’or noir, va devenir au XXe siècle un acteur-clé du secteur, attisant les convoitises des grandes entreprises et des États occidentaux.
Un homme d’affaires britannique, William Knox d’Arcy  W K d'Arcy, obtient en 1901 une concession pétrolière en Perse, sans jamais y avoir mis les pieds. Il fonde une compagnie qui fait son entrée en bourse le 19 avril 1909 sous le nom d’Anglo-Persian (aujourd’hui BP).logo =>BP logo
Tout s’accélère avec, en 1911, la décision du Premier Lord de l’Amirauté, un  » certain » Winston Churchill, de convertir au pétrole la flotte de guerre britannique, la Royal Navy.
Ses navires deviennent ainsi beaucoup plus rapides que ceux fonctionnant au charbon, comme les navires allemands. Mais par cette décision, la Grande-Bretagne, qui est encore la première puissance mondiale, devient dépendante des gisements pétroliers d’outre-mer et en particulier du Moyen-Orient.
Pour assurer ses approvisionnements, le gouvernement britannique prend une participation majoritaire dans la société de William d’Arcy et lance la construction d’oléoducs géantsoléoduc à travers la Perse, vers les terminaux du Golfe.

   » Monsieur 5%  »
     À la fin du XIXe siècle, un jeune ingénieur du nom de Calouste Gulbenkian Gulbenkian ( Gulbenkian âgé ) 

    fils d’un riche négociant arménien d’Istanbul, a été chargé par le gouvernement ottoman d’un rapport sur les ressources pétrolifères de l’empire.
    Négociateur avisé, il participe à Londres, en 1903, au rapprochement de la compagnie anglaise Shell, propriété de Marcus Samuel, autrefois spécialisée dans la commercialisation de coquillages du Koweit !, et de la compagnie Royal Dutch, fondée à Sumatra (Indes néerlandaises) par l’ingénieur hollandais Aeilko Tans Zijlker et reprise en main par un autodidacte de génie, le Hollandais Henri Deterding.
   C’est ainsi qu’est fondée une entité   »binationale   »anglo-hollandaise, la Royal Dutch Shell, concurrente directe de la Standard Oil.
   Gulbenkian voit alors le pétrole perse lui échapper au profit de William d’Arcy. Mais il se rattrape en fondant en 1912 la Turkish Petroleum Company. Son but : l’exploitation du pétrole de Mésopotamie, autour de Mossoul.
    Il associe à son projet la Royal Dutch Shell, l’Anglo-Persian et la Deutsche Bank. Après la Première Guerre mondiale, les Allemands sont évincés de la compagnie au profit des Américains et des Français (Compagnie Française des Pétroles, CFP).
Gulbenkian va bénéficier jusqu’en 1940 d’une commission de 5% sur les bénéfices de la Turkish, ce qui lui vaudra le surnom de  » Monsieur 5%  » et une fortune colossale.  ( Il la dépensera dans le mécénat culturel, notamment à Lisbonne )… et dans un goût insatiable pour les très jeunes demoiselles.!

Le pétrole dans la Grande Guerre :
Quand la Grande Guerre commence , personne ne soupçonne encore l‘intérêt militaire du pétrole… à part les amiraux britanniques, devenus dépendants de celui-ci. Sur une recommandation de Churchill ( Premier Lord de l’Amirauté ) , des troupes écossaises débarquent en Iran pour protéger les précieux champs pétrolifères de l’Anglo-Persian.
Les généraux se rendent compte à leur tour la fonction stratégique du pétrole dès la contre-offensive de la Marne, en septembre 1914, quand il s’agit de transporter au plus vite sur le front les troupes cantonnées à Paris.  (  On réquisitionne au besoin les taxis ).
    Plus tard, à Verdun, la mobilisation à grande échelle des camions sur la  » Voie sacrée  » VoieSacreepermet de bloquer l’offensive allemande. En 1917, enfin, c’est une armée américaine pratiquement complètement motorisée qui traverse l’Atlantique. Le pétrole est devenu en quatre ans une composante indispensable de la guerre.

Les  » Sept Sœurs  »
    La paix revenue, le pétrole devient le fluide vital des sociétés occidentales et un enjeu géostratégique de première importance, du fait du développement de l’automobile et de l’aviation. Il le restera jusqu’à nos jours.
En 1928, les patrons de Standard Oil of New Jersey (Walter Teagle), Anglo-Persian (John Cadman) et Royal Dutch Shell (Henri Deterding)deterding concluent dans le plus grand secret, à Achnacarry, en Écosse, un accord décisif en vue de se partager les réserves de pétrole du Moyen-Orient et de maintenir des prix élevés tout en s’évitant les désagréments d’une concurrence sauvage.!!!!
  Les autres grandes compagnies pétrolières vont rejoindre l’accord, formant un cartel surnommé  » les Sept Soeurs  »
L’accord sera gardé secret jusqu’en 1952. Cette année-là, le gouvernement américain le rend public pour obliger le cartel à jouer le jeu de la concurrence et baisser ses prix de façon à ce que les crédits accordés aux Européens dans le cadre du plan Marshall ne servent pas simplement à enrichir les pétroliers !
La Seconde Guerre mondiale se déroule  » dans une odeur de pétrole ». Au début de la guerre, Hitler bénéficie des importantes réserves roumaines tandis que les Anglais sont entièrement dépendants des livraisons américaines.
En envahissant l’URSS et en lançant prioritairement ses troupes vers le Caucase et ses fabuleux gisements, plutôt que vers Moscou, le Führer veut garantir ses approvisionnements. Mal lui en prend : Ses troupes rencontreront Stalingrad sur leur chemin et trouveront dans le Caucase des installations  détruites par  les Russes avant de se retirer.

Le pacte avec le diable :
    En 1944, un expert prend note des réserves fabuleuses de l’Arabie séoudite et en informe le président Roosevelt. Celui-ci, sitôt après la fameuse conférence de Yalta, rencontre le roi Ibn Séoud à Suez et lui offre sa protection  contre ses rivaux de l’intérieur et contre ses ennemis du Moyen-Orient.
   Ce pacte avec un personnage aussi peu recommandable que le souverain wahhabite se justifie aux yeux des gouvernants américains par la montée en régime des producteurs moyen-orientaux alors que la part des États-Unis dans la production mondiale de pétrole tombe au milieu du XXe siècle en-dessous de 50%.
Standard Oil of New Jersey et Mobil, deux héritières du trust Rockefeller, s’installent en Arabie aux côtés de petites compagnies déjà présentes.
C’est le début d’une alliance qui ne se démentira pas malgré l’obscurantisme de la dynastie séoudienne et l’implication des Séoudiens dans le terrorisme islamiste et les attentats du 11 septembre 2001. ( de quoi  se demander si les États-Unis ne sont pas aujourd’hui plus dépendants des Séoudiens que l’inverse.)
Dans le même temps, sitôt après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques tentent de provoquer une sécession dans l’Azerbaidjan iranien, riche en pétrole. C’est la première crise de la guerre froide. Les États-Unis  » montent au créneau  » et obligent Staline à reculer.
  Ces manigances des Grands inquiètent à juste titre les nouveaux dirigeants nationalistes du tiers monde.
  En 1938, le Mexique fut le premier pays à avoir osé nationaliser l’exploitation de ses gisements de pétrole. ( Il est vrai que les abus des compagnies sur le terrain justifiaient cette sanction ). En 1951 survient le drame iranien : le Premier ministre Mossadegh, qui avait tenté d’exproprier l’Anglo-Persian, est chassé du pouvoir par un coup d’État commandité par les Britanniques et la CIA. Du coup, il faudra attendre vingt ans avant qu’un autre pays ose nationaliser ses hydrocarbures. Ce sera l’Algérie. Succès mitigé.

  Guerre, misère et pétrole :
    En 1959, les compagnies pétrolières sont au sommet de leur puissance. Elles décident de réduire unilatéralement les redevances qu’ils versent aux États producteurs. C’en est trop pour ceux-ci. À l’initiative du ministre vénézuelien du pétrole, ils forment dès l’année suivante un consortium : l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).
  Ses objectifs initiaux sont très modérés mais, une décennie plus tard, la guerre du Kippour de 1973 lui offre l’opportunité de révéler sa capacité de nuisance. Sur une injonction du ministre séoudien du pétrole Cheikh Yamani, l’OPEP décrète un embargo qui fait flambler les prix. L’organisation devient pour quelques années le maître des prix

Contrairement aux apparences, ce coup de force ne déplait pas aux compagnies pétrolières. Celles-ci, qui n’en demandaient pas tant, voient du coup leurs profits augmenter en flèche. Elles en profitent pour augmenter leurs investissements dans la prospection de nouveaux gisements.
  Ce premier choc pétrolier est assez rapidement absorbé par l’économie mondiale. Mais il n’en va pas de même du second, en 1978, qui provoque un effondrement de l’économie mondiale.
  Confrontés à une hausse brutale du prix du baril, les Occidentaux accomplissent de gros efforts d’économie sur le pétrole, si bien qu’au bout de vingt ans, à l’orée du XXIe siècle, il ne leur faut plus que 0,5 baril au lieu de 2 pour produire 1000 dollars de valeur ajoutée.
Les prix du pétrole s’effondrent et évoluent, sans que l’OPEP ni personne ne les maîtrise.
En 2004, les ventes mondiales de produits pétroliers représentent un total d’environ 2300 milliards de dollars, dont 500 milliards pour les coûts d’extraction et de production. La consommation se partage à peu près à égalité entre l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie (13 millions de barils par jour dans chaque région).
  Contrairement à une idée reçue, les produits pétroliers sont aujourd’hui bien moins chers qu’ils ne l’étaient avant le premier choc pétrolier, du fait de la modération des taxes et d’un choix collectif en faveur de la consommation d’énergie.
La malédiction de l’or noir
Fluide vital des sociétés modernes (pour quelques décennies encore), le pétrole est aussi à l’origine d’une maladie sociopolitique qui combine désindustrialisation et corruption, baptisée  » dutch disease  » (en référence aux Pays-Bas, qui ont initialement mal géré l’exploitation de leurs gisements de gaz !) ou  » malédiction de l’or noir  ».
    Pour de nombreux pays producteurs : Venezuela, Algérie, Nigeria, Angola, Gabon… il s’avère être une calamité sociale et un obstacle au développement, car mal  géré. Cela sans parler de ses dommages environnementaux : marées noires et contribution au réchauffement climatique.
Dans ces pays exportateurs de pétrole ou de gaz, les ressources du sous-sol sont souvent même un facteur de régression politique et sociale ainsi que d’appauvrissement pour la plus grande partie de la population. Cela vient de ce que les dirigeants détournent les redevances pétrolières versées par les compagnies étrangères pour à la fois s’enrichir à titre personnel, tisser un réseau de soutiens grâce à de généreux cadeaux, enfin financer une armée et des forces de sécurité intérieure pour garantir leur pouvoir.
Ils consolident également leur soutien populaire en distribuant des aumônes aux citoyens les plus pauvres, au risque de détruire le potentiel industriel et agricole du pays et de le rendre complètement dépendant des importations de produits alimentaires et manufacturés. C’est ce qui s’est passé au Venezuela avec le président Chavez. L’effondrement des recettes pétrolières sous le mandat de son successeur Maduro a achevé de ruiner le pays ; un paradoxe incroyable dans ce pays au potentiel agricole fabuleux et possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde.
  Pour observer les effets de la  » malédiction de l’or noir  », on peut aussi comparer l’Algérie, riche de son pétrole mais aussi mal gérée qu’il est possible, à son voisin marocain, qui se développe vaille que vaille car son gouvernement ne peut compter que sur les impôts, eux-mêmes dérivés des richesses créées par les citoyens.

Instituteurs , » Hussards noirs  » ………….


Parceque j’aurais aimé être instit. ……………

<= classe autrefois ! 
Quand l’instituteur était le héros du villageclasse 19ème siècle

    En 1900, l’instituteur était le héros du village. Dès 2018, le métier ne fait plus rêver. Après avoir relevé le niveau des concours de l’enseignement à bac +5 il y a quelques années, le ministère de l’Éducation nationale songe à recruter à partir d’un bac +3. Ainsi, les étudiants passeraient un premier concours à bac +3 pour être formés et rémunérés pendant un ou deux ans avant de valider définitivement le concours lors d’un oral. Le but ? Mettre fin à la  » crise des vocations  ». Qu’est-ce qui a changé en un siècle ?
   Une vocation : au XIXe siècle, les  » hussards noirs  » (Charles Péguy Péguy :  » Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs. Sveltes, sévères, sanglés, sérieux et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence.  »   sont des notables
     En 2017, il y avait  347 296  » professeurs des écoles  »  en France, dont 82,26 % de femmes.    Mais leur métier ne fait plus rêver : l’année suivante  573 postes n’ont pas trouvé preneur en école maternelle et élémentaire. Au contraire , à la fin du XIXe siècle, devenir instituteur, c’était faire carrière.

      Jules Ferry,Ferry ministre de l’Instruction publique, vient d’inventer l’école   »gratuite, obligatoire et laïque  » pour les 6-13 ans. Les instituteurs,  ( étymologiquement :  » ceux qui mettent sur pied  » ) , sont chargés d’apporter au peuple l’esprit des Lumières.  » C’était le civisme même (…) Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs  » , écrit Charles Péguy en 1913. Ils sont alors 120000, surtout fils de paysans, d’employés ou d’ouvriers.

    Un programme : transmettre l’esprit des Lumières
   Le  » socle commun de connaissances et de compétences  »  (lecture, écriture, calcul, sciences humaines) est quasi le même qu’à l’origine. Mais l’instit’ doit aussi initier les enfants à une langue étrangère, aux technologies de l’information et de la communication et à  »  l’esprit d’autonomie et d’initiative  » . Il transmet l’esprit des Lumières et celui de l’entreprise. En 1880, on forme des petits soldats laïques. A l’école, le catéchisme est remplacé par l’instruction civique, les curés par des fonctionnaires. Dans la France rurale d’alors, on forme un citoyen docile  » qui sait peu de choses, mais les sait bien  » (arrêté du 27 juillet 1882). Les élèves quittant souvent l’école à 11 ans, ils reçoivent une sorte de  » kit de survie  » !!: exercices militaires pour les garçons et travaux d’aiguille pour les filles, en plus des cours de lecture, écriture, histoire-géo, maths…
   Une formation : des maîtres formés par compagnonnage
   Depuis 2010, les candidats doivent détenir un master 2 (bac+ 5) pour espérer décrocher le concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE). L’année de stage rémunérée qui leur permettait naguère de prendre leurs marques auprès d’un aîné a été supprimée. Ils sont plus instruits… mais moins armés. Certains prennent leur fonctions sans avoir jamais vu d’élève !

      En 1887, des jeunes de 19 ans enseignent à des écoliers qui n’ont parfois que cinq ans de moins qu’eux. Ils sont titulaires d’un brevet élémentaire, examen simple qui leur a permis d’intégrer une école primaire normale à 16 ans, où leur formation a été perfectionnée pendant trois ans. Un apprentissage en compagnonnage, auprès d’un ancien, à la fois parrain et mentor.

Résultats : autant d’illettrisme hier qu’aujourd’hui
     En 2016, un jeune Français sur dix était  » en difficulté de lecture  »  et un sur vingt en situation d’illettrisme. En cause, les programmes plus lourds et les emplois du temps allégés. On est passé de 30 heures par semaine avant 1969 à 26 heures. Entre 1908 et 1913, on dénombre 4,4% de conscrits illettrés, et 7,6% entre 1930 et 1934. Bien que l’enseignement soit gratuit, nombre d’élèves  » sèchent  » les cours. Si bien que, pendant la guerre de 1939, l’historien Georges Duveau s’exaspère :  » Que de soldats dont l’ignorance est accablante ! Plus accablante encore leur incapacité de coordonner les quelques notions qu’ils peuvent posséder… »

   P.S : à la fin du XIXe siècle, plus de 10% des instituteurs ont fait l’objet d’au moins une plainte de parents à la suite d’actes de violence graves commis en classe.    

   Coups de règle sur les doigts, port du bonnet d’âne bonnet d'âne… les vexations étaient courantes jusque dans les années 1960.