Pandémies….histoireS


Pour moi d’abord ( me renseigner ) N.B : Il est encore beaucoup question d’argent !

Tableau  de Eric Muraille .

   Les années 1970 ont vu éclore le mythe d’un contrôle absolu et même d’une possible éradication des maladies infectieuses. La médecine disposait alors d’un arsenal d’antibiotiques permettant de traiter efficacement la plupart des infections bactériennes. Les campagnes de vaccination de masse avaient démontré leur efficacité contre de nombreux fléaux majeurs, tels que la variole, quasi éradiquée à cette époque. Cette situation amena William H. Stewart, chirurgien général des États-Unis à déclarer en 1978 :

 » Le moment est venu de fermer le livre des maladies infectieuses et de déclarer gagnée la guerre contre les pestilences.  »   !!!!

   L’éradication des maladies infectieuses, un  » Graal  » inaccessible..

 Mais en 1981, les premiers cas de syndrome d’immunodéficience acquise (sida) dus au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) furent documentés. Entre 1981 et 2018, le VIH causa la mort de plus de 32 millions d’individus. Il est le plus connu d’une longue liste d’agents infectieux dits émergents.

 La destruction des écosystèmes naturels, le changement climatique et la commercialisation d’animaux sauvages génèrent de nouvelles opportunités d’infection et donc d’adaptation à de nouveaux hôtes. Le VIH résulte de l’adaptation à l’espèce humaine du virus de l’immunodéficience simienne infectant les primates non humains. Les coronavirus SARS-CoV et SARS-CoV-2, respectivement à l’origine des épidémies de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2003 et 2019, seraient originaires de la chauve-souris. Tout comme les épidémies de fièvres hémorragiques dues au virus Ebola. Plus de 70 % des 335 agents infectieux émergents identifiés entre 1940 et 2004 ont été transmis à l’être humain par l’animal. Ils nous rappellent que la protection contre les épidémies n’est jamais un acquis.

Non seulement de nouveaux agents infectieux apparaissent sans cesse, mais ils évoluent. Ils s’adaptent aux pressions de sélection, telles que les antibiotiques, les antiviraux et parfois même les vaccins. Un nombre croissant d’espèces bactériennes, en particulier les «      ESKAPES (Enterococcus, S. aureus, K. pneumoniae, A. baumannii, P. aeruginosa, et E. coli), sont aujourd’hui  fréquemment multirésistantes et associées à une morbidité, une mortalité et un coût économique croissants. L’OMS considère la résistance aux antibiotiques comme l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement. L’apparition d’une résistance à des vaccins a heureusement été beaucoup plus rarement observée. Elle a cependant été documentée pour certains vaccins humains dont le vaccin conjugué contre la bactérie  »Streptococcus pneumoniae  ».

  Le système économique détermine la nature des épidémies

L’organisation sociale et en particulier le système économique détermine la nature des épidémies affectant une société. Et l’émergence de nouveaux agents infectieux est souvent en corrélation avec révolutions économiques.

L’invention de l’agriculture au Néolithique a entraîné une sédentarisation ainsi qu’une augmentation rapide de la taille des populations. La pratique de l’élevage, en augmentant les opportunités de transmission entre animaux et humains, a favorisé l’adaptation à l’espèce humaine de nombreuses infections animales. Cette révolution économique a causé une première transition épidémiologique majeure. Il est désormais établi que l’émergence de la variole, de la rougeole et de la peste, est la conséquence de la pratique de l’élevage ! L’agriculture a également permis le développement d’échanges commerciaux entre des régions parfois très éloignées.        Le commerce, dès l’Antiquité, permit la dissémination des épidémies sur de vastes zones géographiques. La peste de Justinien, première grande pandémie connue de peste, ravageât une partie de l’Europe en suivant les voies de transport maritime et contribua au déclin de l’empire byzantin. La peste réapparut au Moyen Âge en Europe via la route de la soie reliant l’Asie à l’Europe. Connue sous le nom de peste noire, elle tua entre 30 et 50 % des Européens entre 1347 et 1352.         Jusqu’au XVIIIe siècle, des épidémies majeures de peste sont encore signalées, dont la peste de Marseille en 1720, propagée à partir d’un bateau en provenance de Syrie, dont mourut plus d’un quart des habitants de la Provence.

La fin du XXe siècle a vu une croissance exponentielle de l’interconnexion et de l’interdépendance des États, conduisant à une économie dite mondialisée. En ce début de XXIe siècle, l’intensification du commerce et du tourisme international permettent une globalisation quasi instantanée des épidémies dues aux agents infectieux des voies respiratoires. En 2003, l’épidémie de SARS-CoV, dissémina en moins de 24 heures de l’hôtel Métropole de Hongkong à de nombreux pays, dont le Canada, via les transports aériens. Soit plus de 6000 km en 24 heures, un record.       Heureusement, en raison de sa faible transmissibilité, cette épidémie pu être contenue et ne dépassa guère les 8000 cas. En 2009, il en fut autrement avec l’épidémie de virus influenza H1N1. En moins de 3 mois, en dépit des multiples mesures de détection et de contention, elle se mua en pandémie et infecta en une année plus de 25 millions d’individus.

Expansion du virus H1N1 dans le monde en mars 2010.

   La récente épidémie Covid-19 due au SARS-CoV-2 ne déroge pas à cette règle. Les mesures exceptionnelles de contention utilisées par le gouvernement chinois, dont la mise en quarantaine de villes de plusieurs millions d’habitants, n’ont réussi qu’à ralentir l’épidémie et n’ont pu empêcher sa propagation mondiale. Apparue en novembre 2019 dans la région de Wuhan en Chine, au 21 mars 2020 l’épidémie a déjà gagné plus de 160 pays, infecté plus de 299 000 personnes, causé plus de 12 700 morts. Elle ne montre aucun signe d’essoufflement et pourrait s’installer durablement.

Notre fragilité aux épidémies s’est accrue !

Depuis la tristement célèbre pandémie de grippe espagnole de 1918, responsable de plus de 50 millions de morts, la vaccination de masse, la découverte des antibiotiques et antiviraux, une meilleure compréhension des infections, l’amélioration des services de santé ainsi que la création d’organisations internationales comme l’OMS ont fortement accru notre capacité à gérer les épidémies. Mais, par d’autres aspects, nos sociétés sont également devenues plus fragiles.

  Par exemple, le vieillissement des populations ainsi que la forte occurrence de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) contribuent à aggraver le bilan des infections pulmonaires. La proportion d’individus de plus de 65 ans dans nos sociétés a fortement augmenté ces dernières décennies et cette fraction de la population est plus susceptible aux infections virales. Plus de 250 millions d’individus dans le monde souffrent de BPCO due au tabagisme et à la pollution. La BPCO augmente fortement la susceptibilité aux infections pulmonaires en réduisant l’efficacité de la réponse immune.

Notre système économique mondialisé favorise la dissémination des épidémies mais il s’avère également extrêmement sensible aux épidémies. Leurs conséquences économiques, bien que difficiles à quantifier, sont considérables. Rien qu’aux USA, le coût annuel moyen de la grippe saisonnière est évalué à plus de 10 milliards de dollars. On estime que les pertes économiques mondiales liées à l’épidémie de SARS-CoV en 2003 seraient proches de 40 milliards de dollars. Quant à l’épidémie de Covid-19, en quelques mois elle a déjà entraîné selon l’OCDE une importante chute de la croissance mondiale et un crash historique des bourses. Ces pertes économiques auront de nombreuses répercussions, notamment sur la santé humaine en fragilisant sans doute un peu plus le financement de nos systèmes de santé publique.

Les limites de la vaccination et de la quarantaine

Les épidémies disséminent très rapidement dans un monde où plus de 4 milliards de passagers prennent l’avion par année. S’il est actuellement souvent possible d’identifier en quelques semaines l’agent infectieux responsable d’une épidémie, le développement, le test et la production à grande échelle d’un vaccin en moins d’une année sont encore difficilement réalisables. Sauf si l’on peut se contenter de modifier un vaccin déjà existant et bien maîtrisé, comme dans le cas de l’infection H1N1 de 2009. Nous ne disposons toujours pas, par exemple, d’un vaccin contre le SARS-CoV de 2003. La vaccination, si elle reste la stratégie présentant le meilleur rapport coût-bénéfice sur le long terme, n’est donc pas envisageable à court terme pour limiter la dissémination d’un agent infectieux émergent.

     Dans une économie mondialisée, la quarantaine, en bloquant les flux de marchandises, peut à terme entraîner l’effondrement des approvisionnements en produits alimentaires et fournitures médicales et aggraver le bilan d’une épidémie. Cette extrême dépendance de nos sociétés à la mobilité rend difficilement envisageable de réussir à contenir les épidémies impliquant des agents infectieux hautement transmissibles. Tout au plus pouvons-nous espérer les ralentir afin d’étaler le nombre d’individus infectés et de limiter le risque d’engorgement des hôpitaux. Une réflexion sur les avantages d’une relocalisation de la production alimentaire ainsi que des industries indispensables à la santé publique serait opportune. Réduire l’interdépendance permettrait de réduire les risques systémiques et les coûts sociaux et économiques liés aux épidémies. Une prise de conscience à ce sujet semble déjà s’engager.

  Une approche proactive et globale des maladies infectieuses émergentes

Il serait avisé de considérer l’épidémie de Covid-19 comme un test de résilience pour notre système économique et nos services de santé et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Cessons de vivre dans le déni. Il y aura d’autres épidémies et certaines pourraient être bien plus dangereuses. Depuis l’épidémie de 2014 en Afrique de l’Ouest, la plupart des experts s’accordent à dire que le virus Ebola finira forcément par quitter le continent africain.

 Nous ne pouvons espérer que la vaccination et la quarantaine suffiront à contenir les épidémies dues aux agents infectieux émergents. Seule leur anticipation permettra de réduire leurs coûts sociaux et économiques.

Nous devons tout d’abord limiter les risques d’émergence de nouveaux agents infectieux. Ce qui implique d’intensifier la lutte contre l’envahissement et la dégradation des écosystèmes naturels ainsi que contre le changement climatique. En réaction au Covid-19, la Chine a déjà décidé d’interdire le commerce et la consommation d’animaux sauvages.

 Le sous-financement et la  »gestion managériale  » de la recherche fondamentale ainsi que des services de santé, dénoncés depuis de nombreuses années, réduisent notre capacité d’anticiper et de répondre aux épidémies. Les chercheurs sont précarisés et les réseaux coopératifs entre équipes de recherche fragilisés. Cette situation ne favorise pas le maintien des compétences et l’exploration de nouveaux domaines de recherche pouvant contribuer à mieux connaître les agents infectieux émergents et à identifier les nouvelles menaces. La pratique du flux tendu dans les hôpitaux est devenue la norme, ce qui réduit leur capacité à faire face à des crises sanitaires majeures. Un refinancement de ces services publics et l’abandon d’une gestion court-termiste basée sur le modèle des entreprises privées sont indispensables à une meilleure anticipation des épidémies. « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché », a fort justement déclaré Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 12 mars 2020 sur les mesures de lutte contre le Covid-19. Espérons que cette prise de conscience se traduise par des mesures concrètes au niveau européen.

    Enfin, une gestion transparente et surtout globale de ces crises est essentielle. L’Europe, par exemple, semble incapable d’une stratégie coordonnée de lutte contre ce fléau. Face à l’épidémie de Covid-19, elle se divise en pays pratiquant une stratégie de confinement forcée et pays optant pour une stratégie de laisser-faire. Pourtant, les régions et pays ayant rapidement développé une stratégie proactive de confinement face au Covid-19 ont réussi à limiter le nombre de cas et à éviter une saturation des hôpitaux, ce qui a permis de réduire le taux de mortalité. En revanche, les hôpitaux des pays qui n’ont pas tenté de limiter la dissémination ont subi un engorgement et n’ont pas été capable de prodiguer des soins adéquats à tous les patients, ce qui a entraîné une hausse significative de la mortalité. L’Italie a notamment dû pratiquer un tri des malades, ce qui pose de sérieuses questions éthiques. Beaucoup reste donc à faire pour coordonner et homogénéiser les stratégies de lutte nationales. L’amateurisme de certains gouvernements dans la gestion de l’épidémie de Covid-19,dénoncé par l’ OMS  , suggère que nous ne sommes pas encore prêts à faire face à des épidémies majeures.

D’actualité :La quarantaine ….


quarantaine.D’où vient la quarantaine ? Origines

Comme chacun sait  ( surtout ces derniers jours ) : 

  La mise en quarantaine consiste à isoler pendant une durée définie un individu, un animal ou des végétaux potentiellement contagieux. Cet isolement sanitaire permet de limiter la propagation d’une maladie au reste de la population.

  La quarantaine signifie une période de 40 jours. Ce nombre de jours a été établit par Hippocrate Résultat d’images pour hippocrateautour du Ve siècle av. JC. Ce médecin grec avait établi que les symptômes d’une maladie se manifestaient 40 jours après une infection.Déjà !

     Au Moyen Âge, les lépreux étaient systématiquement mis à l’écart du reste de la population pour éviter les risques de contaminations. L’apparition de la peste noire qui a frappé l’Europe entre 1347 et 1352 a conduit à renforcer considérablement les mesures sanitaires des différents pays. Les familles atteintes par la maladie étaient soit expulsées !  de la ville ou alors séquestrée à leur domicile.

   Le 27 juillet 1377, la république de Raguse (anciennement la Croatie) instaure la quarantaine maritime. Cet isolement sanitaire a pour objectif d’empêcher la diffusion de la peste dans le pays. Cette mesure est reprise par la ville de Venise puis s’étend à d’autres contrées.

   Le choléra qui touche l’Europe en 1830 va amener les gouvernements à adopter une standardisation des politiques de quarantaine. Mais seulement trois pays (France, Portugal et Sardaigne) signent le traité pour mettre en place des mesures à la fois contre le choléra et la peste.

     En 1948, juste après la Seconde Guerre mondiale, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) est créée. 181 pays acceptent de se soumettre à la déclaration obligatoire de 6 maladies contagieuses : le choléra, la fièvre jaune, la peste, la variole, le typhus et la fièvre récurrente. Aujourd’hui chaque pays peut choisir ses modalités de mise en quarantaine.

    De nos jours, les progrès de la médecine ont permis de définir avec plus de précision la durée minimale de la quarantaine. Des tests médicaux permettent de définir si un individu est porteur d’une maladie, mais pour une analyse fiable, il est impératif que la charge virale soit suffisante pour être décelée.

       Ces derniers jours, le coronavirus Covid-19 a obligé de nombreux pays à décréter une mise en quarantaine d’au moins 14 jours pour les personnes susceptibles d’être contaminées.

 » Les luddites  »


Il y a environ 209 ans …..

26 mars 1811

  Les    » luddites  » se rebellent contre les machines

   En 1811, des tisserands britanniques s’insurgent contre leurs conditions de travail en brisant les métiers mécaniques de leurs usines. Une révolte qui dévoile l’autre visage de la technologie.

    La gigantesque augmentation de la productivité agricole que vit la Grande-Bretagne au cours du XVIIIe siècle fournit à certaines familles paysannes la prospérité nécessaire pour disposer d’un métier à tisser à domicile et ainsi compléter leurs revenus précaires.

   Mais les innovations techniques qui permettent cet accroissement de la production provoquent également une perte de travail pour de nombreux paysans, qui émigrent alors vers les villes en perpétuelle expansion. Là-bas, les ouvriers qualifiés et les apprentis qui travaillent dans les ateliers et les commerces urbains voient se remplir les faubourgs d’une nuée de paysans expulsés et en quête de travail…

Ferran Sánchez, historien (Histoire & Civilisations)

Deux luddites s'en prennent à un métier Jacquard (gravure publiée dans le Penny Magazine en 1844)( illustration du Net )

 

Migrations des campagnes vers les villes

   Dans ces zones urbaines, les gens s’arrachent les livres de radicaux tels que Thomas Paine ; ils témoignent même de la sympathie pour les Jacobins qui ont pris la tête de la Révolution française. En 1794, l’accroissement de la tension politique et sociale pousse le gouvernement à suspendre  » l’Habeas corpus  », la loi garantissant la liberté juridique individuelle fondamentale des détenus.

   Cinq ans plus tard, les  »Combination Acts   » interdisent les associations de travailleurs, ce qui rend impossible les négociations collectives. Le conflit entre ouvriers et employeurs ne tarde pas à éclater, appuyé par un État redoutant l’union du radicalisme politique et des revendications en matière de travail.

   Certains artisans et paysans qui ont pu acheter une machine ont réussi à accumuler un petit excédent de capital et l’investissent dans l’industrie naissante, acquérant de nouvelles machines. La concurrence entre ces premiers industriels pousse à la course à l’innovation, afin de produire toujours plus vite et moins cher.

   Cette demande provoque une cascade d’inventions multipliant la capacité de production, notamment avec l’utilisation de la machine à vapeur dans ces premières usines. Ce qui déclenche l’hostilité des fileurs et des tisserands, car elle réduit le besoin en main-d’oeuvre.

    Déjà en 1778, dans le Lancashire, des artisans avaient détruit des métiers à tisser mécaniques, parce qu’ils faisaient baisser leurs salaires et dévaluaient leurs qualifications. Ces artisans voient leur savoir-faire durement acquis ne plus servir à rien face à la concurrence des machines. Ils s’entassent dans les usines, sous le joug des contremaîtres, ils sont soumis à des règlements stricts et à des punitions sévères en cas d’infraction, ainsi qu’au contrôle du temps marqué par la sirène de l’usine et au rythme bruyant de la machine.

   Aux durs changements du monde du travail et à la portée limitée des politiques s’ajoute, en 1806, l’interdiction du commerce entre les ports britanniques et les ports européens, ordonnée par Napoléon. En pleine guerre contre la Grande-Bretagne, cette interdiction prive les Anglais de beaucoup de marchés, mettant au chômage de nombreux ouvriers et obligeant de nombreux hommes d’affaires ( privés de matières premières de qualité par le blocus  ) à produire des marchandises médiocres.

Un chef nommé Ned Ludd

Le chef des luddites, gravure anonyme publiée en 1812Les luddites doivent leur nom au Général Ludd, un personnage qui aurait signé les lettres de menaces que les manufacturiers ont commencé à recevoir en 1811. Il semblerait  que ce nom soit celui d’un apprenti faiseur de bas de Leicester, Ned Luddlam, qui a détruit à coups de marteau le métier de son maître en 1779. Les leaders anonymes qui organisent les premières protestations dans la région de Nottingham lui empruntent son nom et signent avec lui les missives qu’ils envoient aux patrons. Ils veulent créer une figure emblématique, capable d’inspirer la terreur à leurs riches et puissants ennemis.

Expéditions punitives :

   C’est dans ces conditions qu’éclate le conflit. Tout commence à Arnold, un village près de Nottingham, la principale ville manufacturière du centre de l’Angleterre. Le 11 mars, sur la place du marché, les soldats du roi dispersent une réunion d’ouvriers au chômage. Cette même nuit, près d’une centaine de machines sont détruites à coups de masse dans les usines qui ont baissé les salaires.

    Il s’agit de réactions collectives, spontanées et dispersées, mais qui ne tardent pas à acquérir une certaine cohésion. En novembre, dans le village proche de Bulwell, des hommes en masque brandissant des masses, des marteaux et des haches détruisent plusieurs métiers à tisser du manufacturier Edward Hollingsworth. Lors de l’attaque, une fusillade éclate, et un tisserand perd la vie.      La présence des forces militaires empêche l’embrasement de la région, mais l’orage gronde.

    C’est alors que les manufacturiers commencent à recevoir de mystérieuses missives, signées par un certain Général Ludd. Ce personnage imaginaire donne son nom à un mouvement de protestation qui, sans être centralisé, est bien le fruit d’efforts coordonnés, peut-être suggérés par d’anciens soldats qui, en plus de lettres anonymes menaçantes et de tracts appelant à l’insurrection, organisent aussi des expéditions punitives nocturnes.

   Le 12 avril 1811, la première destruction d’une usine se produit, lorsque 300 ouvriers attaquent la filature de William Cartwright, dans le Nottinghamshire, et détruisent ses métiers à tisser à coups de masse. La petite garnison chargée de défendre le bâtiment blesse deux jeunes contestataires, John Booth et Samuel Hartley, qui sont capturés et meurent sans révéler le nom de leurs compagnons.

   En février 1812, le Parlement approuve la  » Frame-Breaking Bill  », qui inflige la peine de mort à toute personne détruisant un métier à tisser. L’opposition est minime. Lord Byron, dans le seul discours qu’il prononcera à la chambre des Lords, demande :  » N’y a-t-il pas assez de sang dans votre Code pénal ?  »

Crtawford Mill a été fondée par Richard Arkwrright en 1771. Dédiée au fil de coton, elle est la première fabrique textile à énergie hydfraulique

La protestation bascule dans le crime

Assassinat de William Horsfall, gravure de Phiz (The Chronicles of crime, 1887)William Horsfall, propriétaire d’une fabrique textile employant 400 travailleurs à Marsden, a promis que le sang des luddites arriverait jusqu’à sa selle.
   En fait , c’est son propre sang qui l’a tachée, puisqu’en avril 1812, il est gravement blessé par balle lors d’une embuscade de luddites. Ces derniers lui reprochent d’être  » l’oppresseur des pauvres  »  et l’abandonnent, blessé, sur le chemin.
   Un autre manufacturier vient à son secours, mais Horsfall meurt au bout de 38 heures. En janvier 1813, trois luddites accusés de l’assassinat sont pendus à York. Ils n’ont jamais admis avoir participé aux faits.

Procès à la chaîne :

   La répression se poursuit : 14 exécutions ont lieu et 13 personnes sont déportées en Australie. Pourtant, cette main de fer n’arrête pas les luddites, au point que 12 000 soldats sont réquisitionnés pour les pourchasser, alors que seuls 10 000 Britanniques luttent contre Napoléon sur le continent. Cela montre non seulement la terreur que les luddites inspirent aux classes dominantes, mais aussi les dimensions que prend cette  » guerre civile  » entre le capitalisme montant, qui repose sur l’industrie, la discipline au travail et la libre concurrence, et les luddites, qui revendiquent des prix justes, un salaire convenable et la qualité du travail.

   En dénonçant l’accroissement du  rythme du travail qui les enchaîne aux machines, les luddites dévoilent l’autre visage de la technologie. Ils remettent en question le progrès technique d’un point de vue moral, défendant la coopération contre la concurrence, l’éthique face au bénéfice : ils ne renient donc pas toute technologie par une résistance obtuse au changement, mais uniquement celle qui s’en prend au peuple. Ainsi leurs attaques sont-elles ciblées : ils brisent les machines qui appartiennent à des patrons qui produisent des objets de mauvaise qualité, à bas prix et avec les pires salaires. Vus sous cet angle, les luddites pourraient être considérés comme des activistes d’un mouvement capital, réclamant une utilisation de la technologie en accord avec les besoins humains.

    La répression du gouvernement connaît son paroxysme lors d’un spectaculaire procès qui se déroule à York en janvier 1813. L’exécution de 17 luddites y est prononcée. Quelques mois plus tôt, une série de procès à Lancaster s’était soldée par 8 pendaisons et 17 déportations en Tasmanie. Les peines très lourdes et la reprise économique qui se profile avec la fin des guerres napoléoniennes étouffent le mouvement luddite en 1816. Mais sa tragédie soulève une question inquiétante : jusqu’à quel extrême doit conduire le progrès ?

  Une vie à minima

   Les métiers mécaniques impliquent la dégradation des conditions de vie des anciens tisserands à la main, qui voient leurs revenus passer de 21 shillings en 1802 à 14 en 1809. En 1807, plus de 130 000  ! de ces travailleurs signent une pétition en faveur de l’établissement d’un salaire minimal.

Trump !!??? » leadership  »………….


   (  » Copié / collé  » long ,trop long ? => pas nécessaire de lire ni de commenter  )

    Les dix commandements du  »leadership moderne » en temps de crise ( PIERRE MARTIN Journaliste québécois )

 

     Comment maximiser les chances d’une catastrophe et démontrer hors de tout doute qu’on n’est pas à la hauteur de la situation en temps de crise? Simple. Il suffit de pratiquer un  »leadership présidentiel moderne » comme celui de Donald Trump .Illustration.

   Depuis plusieurs décennies, on avait pris l’habitude d’appeler le président des États-Unis le leader du monde libre. Pendant longtemps, les présidents américains ont servi d’exemples de leadership en temps de crise. Aucun d’entre eux n’était parfait, mais on pouvait cependant se faire une image composée du parfait leader en se rappelant l’empathie et la franchise de Franklin Roosevelt, qui savait convaincre ses compatriotes qu’il comprenait leur peine mais ne leur cachait pas les difficultés; le sens des responsabilités de Truman, dont la devise était  »The buck stops here »; la vision à long terme de Kennedy, qui exhortait ses concitoyens à renoncer à la facilité et à voir au-delà de l’horizon, entre autres traits.   

Aujourd’hui, on a tout à l’envers. À ses critiques qui lui reprochent depuis le premier jour d’enfreindre à peu près toutes les normes de la présidence, Donald Trump a répliqué qu’il est un président  »moderne » ( »Modern-day presidential » ).     Pour se faire une idée de ce que devrait être le vrai leadership en temps de crise, il suffit de regarder ce qu’il fait et de faire le contraire.

   Voici donc, pas nécessairement en ordre d’importance, les dix commandements du  »leader moderne », tels que mis en pratique par celui qui se désigne lui-même le plus sérieusement du monde comme un  »génie très stable’‘et s’est à maintes reprises autoproclamé l’un des plus grands présidents de l’histoire de son pays, sinon le plus grand.  

1 ) Il faut faire table rase de l’expérience du passé et des institutions  !

C’est bien connu, les leçons des crises passées c’est pour les perdants. Quand on prend le pouvoir, la première chose qu’il faut faire est de démanteler les structures mises en place par ses prédécesseurs pour faire face aux situations de crise. Par exemple, suite à la crise provoquée par la propagation du virus Ebola, l’administration Obama avait instauré une unité de crise à la Maison-Blanche pour en tirer des leçons et mieux répondre à la prochaine pandémie. En 2018, Donald Trump a officiellement aboli cette structure !! Quand la crise du Covid-19 a frappé, il a plutôt fait appel à son gendre, déjà occupé à faire la paix au Moyen-Orient, à gérer la crise des opioïdes, à négocier avec le Mexique et la Chine, sans oublier la restructuration complète de l’État fédéral, entre autres sinécures. ‘ ‘ L’anti-leader  » n’a rien à faire de l’expérience et des institutions, il confie les tâches importantes à sa famille.  

2 ) Il ne faut pas se fier aux experts. 

 Au Québec, on a la chance d’avoir un directeur de la santé publique compétent et, surtout, un premier ministre qui lui laisse prendre le devant de la scène et qui fait siennes ses analyses et ses recommandations. Les États-Unis aussi ont la chance d’avoir à la tête de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses un véritable expert, Anthony Fauci, universellement respecté dans son domaine. Que fait le  »leader moderne  » de ses conseils et recommandations? Plus souvent qu’autrement, il le contredit. C’était particulièrement évident vendredi, quand le président reprenait à son compte les rumeurs selon lesquelles un médicament contre la malaria représentait un traitement efficace contre la Covid-19.!! Alors que Fauci rappelait que ces rumeurs était absolument dénuées de fondements scientifiques, Trump entretenait chez ses fidèles partisans l’illusion qu’un remède pourrait être disponibles d’ici quelques semaines, sinon quelques jours.  

3 ) Il faut prendre les décisions faciles tôt, remettre les plus difficiles à plus tard.

 D. Trump ne cesse de répéter qu’il a pris, très tôt dans la crise, l’importante décision de limiter les arrivées en provenance de Chine. C’était effectivement une bonne décision, mais c’était surtout une décision facile, taillée sur mesure pour plaire à sa base partisane xénophobe et braquer l’opinion contre le nouveau bonhomme sept-heures mondial.         C’était aussi insuffisant. Les mesures plus difficiles, centrées sur les efforts de distanciation sociale, ont pris du temps à venir aux États-Unis et elles ont d’abord été annoncées par les États et non par le président.  

Agir de façon décisive, c’est bien trop risqué politiquement pour un  »leader moderne ». Il est remarquable qu’aux États-Unis, les prises de décisions difficiles comme les interruptions de grands événements et de rassemblements publics soient venues du secteur privé et des autorités locales longtemps avant d’être entérinées à contrecœur par la Maison-Blanche.   

4 ) Il faut cacher les faits troublants.  

Dans une pandémie, la vérité finit toujours par s’imposer, alors que le nombre de cas et les décès se multiplient. Le leader présidentiel  »moderne »  se fait donc un point d’honneur de cacher le plus possible les faits qui ne font pas son affaire et de prétendre que  » tout est sous contrôle  », que des remèdes ou des vaccins peuvent être produits en quelques semaines, que tous ceux qui ont besoin d’un test pourront en obtenir un sans problème et que la situation va se rétablir d’elle-même,  »comme un miracle ». Il ne faut surtout pas dire aux gens que les choses seront extrêmement difficiles et qu’il faut se préparer pour une longue crise. Ça ferait peur aux marchés boursiers...  

5 ) Le passé est infiniment malléable.

Quand la réalité rattrape les mensonges, un  » génie très stable  » ne doit surtout pas admettre ses erreurs. Il suffit de reconstruire le passé et de faire comme si les choses qu’on a dites ou qu’on a faites quelques jours plus tôt n’existaient plus.       (Malheureusement pour Donald Trump, tout ce qu’un président dit a tendance à être enregistré, comme en fait foi cette publicité qui donne un avant-goût de la campagne à venir). C’est dans cet esprit que Donald Trump, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour minimiser la crise dans ses premiers moments, insiste aujourd’hui pour dire qu’il avait été le premier à savoir qu’il s’agissait d’une pandémie. Alors, s’il savait qu’il s’agissait d’une pandémie, pourquoi ne pas l’avoir dit dès le début??? Le  » leader moderne  » a une réponse toute préparée: les médias sont biaisés et les journalistes qui posent ce genre de question sont malhonnêtes.  

6 ) Il n’y a que le moment présent qui compte.

Voir au-delà de l’horizon, c’est une qualité surfaite. Le vrai leader moderne ne vit que pour le moment présent et pour les succès immédiats qui lui permettent d’enregistrer des victoires faciles dans un cycle des nouvelles qui ne se mesure plus en semaines ou en mois mais en heures ou en minutes. Obsédé par la performance des marchés boursiers, le président Trump s’est efforcé dans toutes ses apparitions publiques de minimiser les conséquences à long terme de la crise et de faire croire que les quelques mesures rapides qu’il a prises initialement étaient suffisantes pour faire disparaître le problème. L’anti-leader ne voit pas plus loin que le bout de son nez.  » S’il était comme Pinocchio, on aurait la consolation de savoir que son nez s’allongerait de jour en jour, mais l’horizon de Donald Trump reste toujours aussi court  »…..  

7) L’empathie, c’est pour les perdants.

Cette crise est dure et ses conséquences seront extrêmement difficiles pour tout le monde, surtout les moins fortunés. Les grands leaders peuvent engager leur société dans des voies difficiles à court terme pour atteindre l’objectif ultime à long terme. On n’a qu’à penser à Lincoln pendant la Guerre civile ou à Churchill et Roosevelt pendant les jours les plus sombres de la Seconde guerre mondiale. Ils savaient que leurs décisions entraîneraient des sacrifices énormes mais ça ne les empêchait pas d’exprimer une réelle empathie pour les citoyens ordinaires qui encaissaient les pires épreuves. Manifestement, un leader  »moderne » comme Donald Trump n’a pas besoin de cette qualité, comme le fait remarquer le satiriste Andy Borowitz dans cet article mordant (Trump Tests Negative for Empathy). 

8 ) Un vrai leader moderne n’a que faire de la modestie.

Quand on demande à un vrai leader de porter un jugement sur sa propre performance, la réponse qu’on obtient habituellement est quelque chose comme  »Ce n’est pas à moi de juger ». Ce n’est pas le cas pour Donald Trump, qui n’hésite pas à se donner la note parfaite pour sa réponse à la crise du coronavirus, comme pour toutes les autres actions de sa présidence d’ailleurs. À quoi pourrait-on s’attendre d’autre que la perfection de la part de celui qui se voit déjà taillé dans la pierre du mont Rushmore?   

9 ) Il faut accentuer les divisions.

Un leader qui rassemble les forces de l’opposition et les engage à participer en commun à l’effort collectif en mettant les conflits en sourdine, c’est tellement vieux-jeu !    Quand il faut élaborer d’urgence un plan législatif pour affronter la pandémie, un leader présidentiel  »moderne » refuse de rencontrer la présidente de la Chambre des représentants et continue d’attaquer ses adversaires et de blâmer ses prédécesseurs pour tous les problèmes.   

10 ) Un  » leader moderne  »  refuse toute responsabilité.

Pendant longtemps, l’essence du leadership s’est résumée par cette phrase très simple de Harry Truman :  » The buck stops here  ». Le président est ultimement responsable de toutes les actions de son gouvernement. Pour Donald Trump, toutefois, cela s’applique seulement quand tout va bien. Une journaliste lui a demandé récemment s’il prenait sa part de responsabilité pour les décisions qu’il a prises qui ont exacerbé les effets de la crise, comme le démantèlement du comité de gestion des pandémies mis sur pied par Barack Obama ou encore son refus d’imposer des mesures de prévention outre la limitation des vols en provenance de la Chine. 

    Donald Trump a répondu en une phrase qui résume sa présidence et sa conception du leadership:  » Je ne prends aucune responsabilité. » ( »I don’t take responsibility at all. »)  

Et l’humanité s’en est sortie alors…????


Les 23 pandémies les plus dévastatrices de l’histoire :

    Les  pandémies : Les ravageurs, ravageurs, virus tels que la grippe ou le choléra sont les plus dévastateurs de l’humanité. Des exterminateurs qui n’ont fait aucune distinction géographique, sociale, de genre ou raciale, affectant des milliards de personnes à travers l’histoire.

    Une pandémie est une épidémie à grande échelle qui touche un grand nombre de personnes, avec une incidence plus élevée que prévue normalement.

   Les pandémies sont généralement associées à un grand nombre de décès dus au manque de traitement ou de préparation des personnes à guérir ou à isoler la maladie.

    Dans le monde antique, il y avait déjà des maladies qui se propageaient avec un caractère épidémique ou pandémique, entraînant une forte mortalité. Ces épidémies étaient appelées  » ravageurs  » ou  » fléaux  » .

   Par exemple : Les sept plaies d’Égypte qui, selon la Bible, ont causé des maladies et une mortalité élevée. Dans les temps anciens, l’isolement des malades était le seul moyen de faire face aux pandémies.

     C’est à l’ époque  médiévale,  que  la quarantaine a été créée. Plus précisément, la règle des quarante jours a été créée dans la République de Ragusa pour lutter contre la peste noire.

    Classement des pandémies les plus meurtrières de l’histoire :

( illustrations = net ) 

1 )  La peste d’Athènes

  Thucydide, dans son ouvrage « La guerre du Péloponnèse », raconte l’histoire de l’une des plaies les plus meurtrières de l’Antiquité qui s’est répandue en 428 av. à Athènes.

  Selon l’historien, la maladie est venue d’Éthiopie et s’est reproduite dans les grandes villes  en raison de la chaleur et des guerres. La description de Tucidices est détaillée:

« Au début de l’été, les Peloponnesians et leurs alliés ont envahi le territoire de l’Attique. (…) Quelques jours plus tard, une terrible épidémie frappe les Athéniens. « 

   Selon  » les Tucidides  », 4 400 hoplites et 3 000 cavaliers sont morts, ce qui représentait une partie importante de l’armée grecque. L’homme d’État grec Périclès est également décédé suite à cette maladie.

2 ) La peste de Galen :

« Ange de la mort qui frappe à la porte pendant la peste de Rome » gravure de Levasseur

    » L’Antonina de la peste   » ou peste de Galien était une épidémie de variole ou de rougeole qui a frappé Rome entre 165 et 180 après J C. Le virus  a été amené à l’Empire par des troupes revenant de campagnes militaires au Proche-Orient.

    Selon des sources antiques, cette épidémie serait apparue pour la première fois lorsque les Romains ont assiégé Seleucia en hiver de 165-66. Ammianus Marcellinus rapporte dans ses chroniques que la peste s’est ensuite étendue à la Gaule et aux légions le long du Rhin.

  Les historiens  considèrent également que cette épidémie pourrait avoir coûté la vie à l’empereur romain Lucio Vero et à son co-régent Marco Aurelio Antonino. L’épidémie a repris neuf ans plus tard et a causé environ 2000 décès chaque jour à Rome, où un quart de la population était infectée. Galen a mentionné dans sa description des symptômes tels que fièvre, diarrhée et inflammation du pharynx.

3 ) La pestilence jaune :

« Episode de fièvre jaune » de Juan Manuel Blandes

  L’Angleterre dans les années 550 et 664 après J C souffrait du « Pestis Flava » ou « Yellow Pestilence », que les spécialistes considèrent comme une épidémie d’hépatite.

    Dans la Chronique anglo-saxonne Il y a une description détaillée de la maladie et de ses conséquences. Cette maladie est arrivée par bateau et s’est rapidement propagée car en Angleterre, en tant qu’île, on pensait que la population serait mieux défendue contre les épidémies.

    Les navires et les marins qui venaient dans les ports anglais étaient exposés à toutes sortes de maladies et jouaient le rôle d’agents pathogènes. Bien que les descriptions et les chroniques historiques ne soient pas détaillées du point de vue clinique, les médecins sont presque certains qu’il s’agissait d’une épidémie provoquée par le bacille. Yersinia Pestis.

4 ) La peste noire :

Illustration des « Chroniques de Gilles Li Muisis »

   L’une des épidémies les plus meurtrières de l’histoire a frappé les peuples asiatiques et européens entre 1347 et 1350. Sur la base des symptômes présentés par les patients, les scientifiques ont déterminé que la pandémie était la peste bubonique.

   Même si elle était également accompagnée de »  peste septicémique  », qui affectait le sang, et pneumonique, qui inflammait les poumons. Parfois, le patient récupérait de la peste septicémique, mais les autres étaient presque toujours mortels.

   Certains supposent que l’équipage d’un navire génois, infecté à Kaffa (Crimée), a amené la peste en provenance d’Asie. De l’Italie, la peste est passée à la Provence, au Languedoc, à la Couronne d’Aragon, à la Castille, à la France et au centre de l’Europe.

     Entre les années 1349 et 1350, la maladie atteignit l’Angleterre, le nord de l’Europe et la Scandinavie. Il a été démontré que la maladie touchait également les pays asiatiques. Comme la Chine et l’ Inde, la mortalité était de 60 à 90% et les taux de peste pneumonique étaient pratiquement de 100%.

     Les chroniqueurs des pays asiatiques de l’époque assurent que la moitié de la population était perdue, parfois même plus de la moitié.

5 ) L’épidémie de danse : ?

Gravure de Hendrik Hondius.

   La peste de la danse était un cas de coreomanie ou d’hystérie de masse survenue à Strasbourg en 1518. Les gens ont commencé à danser sans s’arrêter pendant des jours ! et après un mois ou moins ont commencé à souffrir de problèmes osseux et musculaires. attaques épileptiques, crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux et épuisement.

   Il n’y a pas d’explication scientifique à ce phénomène: même s’il ne s’agissait pas d’une pandémie, il resta dans l’histoire comme un mystère non résolu.

   On considère que la première personne qui a commencé à danser était une femme nommée Frau Troffea. Cet étrange cas est décrit dans le livre  » Un temps pour danser , un temps pour mourir: l’histoire extraordinaire de la peste dansante de 1518  » par John Waller.

6 ) Choléra à Londres :

   Le choléra asiatique a envahi l’Europe en 1830, mais la cause du choléra n’a été déterminée avec certitude qu’en 1854 par le Dr John Snow. Dans différentes villes d’Europe, le virus avait déjà causé de nombreux décès à cette époque.

   Lorsque la pandémie, qui a tué plus de 30 000 personnes, a commencé à Londres, John Snow a soupçonné qu’elle était due à de l’eau contaminée, mais il avait besoin de preuves concluantes.

   Dans toute la ville, les gens sont morts de la peste sans lien apparent entre eux. En 1854, grâce à une nouvelle épidémie, le Dr Snow a montré ce qui causait la maladie : Peu de temps avant l’épidémie, l’un des fournisseurs d’eau a transféré la prise d’eau dans un autre point d’eau et aucun des résidents qui l’avaient pris n’a été malade.

   Ce qui  a permis au Dr Snow de faire un test de contrôle. En fin de compte, il a déterminé que le dénominateur commun à tous les décès était le puits de Broad Street.

   Il a été démontré que le puits était contaminé, il a donc été fermé et le maire de la ville a décidé de construire un aqueduc pour éviter de tels problèmes à l’avenir. En tout état de cause, le choléra frappe toutes les villes européennes et le contrôle de la maladie est difficile.

7 ) L’épidémie en Espagne :

La pandémie de choléra de 1854 qui est entrée en Espagne par la Galice. Image via Taringa

   La première flambée de choléra en Espagne a causé 102 500 décès et s’est produite en 1843. La seconde en 1854 a causé 200 000 décès.

   Pour empêcher la propagation de la maladie lors de la deuxième  » flambée  », un escadron d’assainissement a été mis en place dans les villages pour marcher dans les rues afin d’enlever les corps, mais les familles ont caché les cadavres pour ne pas enterrer quelqu’un vivant. Cette situation a entraîné une propagation du virus.

8 ) La variole « coloniale » :

   L’immunité naturelle des peuples autochtones d’Amérique latine n’était pas préparée à la variole, ce qui a permis à la maladie de se répandre rapidement parmi les Indiens, avec des conséquences désastreuses.

  En quelques semaines, des milliers de personnes ont perdu la vie à cause de la variole. Par exemple, Cuitláhuac, l’avant-dernier empereur aztèque, serait mort de cette maladie. Les estimations récentes des scientifiques postulent que les vingt-cinq premières années après la Conquête ont suffi à plus d’un tiers de la population autochtone pour mourir de la variole.

La dévastation naturelle a radicalement contribué au régime colonial et explique en partie pourquoi de puissants empires tels que les Aztèques et les Incas sont tombés au pouvoir espagnol sans beaucoup d’opposition en quelques années.

9 ) La  » colère  » dans le nouveau monde :

   En Amérique, la première épidémie à Carthagène des Indes en 1849 a mis fin à la vie de centaines d’innocents. La maladie a commencé dans le port avec la mort des pêcheurs, puis s’est propagée à travers le marché public, où les gens sont tombés pour mourir.

   La peste s’est répandue dans toute la ville et les autorités ont décidé de creuser une énorme fosse commune pour toutes les victimes du cimetière des mangas.

10) Le choléra en Asie et en Afrique :

   Au vingtième siècle, la maladie s’est répandue en Asie, sauf en 1947, année d’une grave épidémie en Egypte. A partir de 1961, la maladie s’est déplacée d’Indonésie vers la quasi-totalité de l’Asie, puis vers l’Europe et l’Afrique et de l’Afrique du Nord vers la péninsule ibérique.

  En 1977 et 1978, il y a eu des épidémies au Japon et, pour la première fois, le choléra a frappé le Pacifique Sud. La maladie continue en Afrique, où 13 pays continuent de signaler des cas sporadiques de la maladie. En Asie, 11 pays ont signalé des cas de choléra.

11 ) Les plus grandes pandémies de choléra :

   Dans l’histoire, il y a six grandes pandémies de choléra. Le premier s’est répandu sur le sous-continent indien, en commençant par le Bengale et en atteignant la Chine et les régions autour de la mer Caspienne.

   Cette pandémie date des années 1816-1826. La deuxième pandémie (1829-1851) a touché l’Europe, puis a atteint l’Amérique du Nord en 1834. La troisième pandémie s’est étendue au territoire russe de 1852 à 1860 et a causé la mort de plus d’un million de personnes.

    La quatrième pandémie s’est répandue en Europe et en Afrique dans les années 1863-1875. La cinquième, de 1899 à 1923, a sévèrement touché la Russie, tandis qu’en Europe, elle n’a pas beaucoup progressé grâce aux progrès des systèmes de santé publique.

   Le dernier, appelé « El Tor », a commencé en Indonésie en 1961 et s’est étendu à l’URSS en 1966. Les deux guerres mondiales ont aggravé la situation des malades et provoqué davantage de décès.

12) La peste italienne :

  La peste italienne était une série d’épidémies de peste bubonique de 1629 à 1631 dans le nord et le centre du pays.

    Elle s’appelle « La grande peste de Milan », puisque dans cette ville c’était là qu’il y avait le plus de morts . On estime que plus de 280 000 personnes sont mortes en Lombardie et en Vénétie.

   En 1629, la pandémie a touché Milan. L’administration a pris des mesures comme une quarantaine et un accès limité des habitants d’autres régions à la zone, en plus de la limitation des échanges.

   Malheureusement, le fléau a coûté la vie à quelque 60 000 personnes avec une population totale de 130 000 personnes. C’était parce que pendant le carnaval les mesures se sont assouplies et qu’une nouvelle épidémie de virus est apparue.

  Venise a également été touchée et a perdu 60 000 habitants.   ( d’importants historiens et savants de l’époque considèrent que cette épidémie est l’une des causes de la chute de l’influence des villes italiennes en Europe et dans la mer Méditerranée ).

13 ) La peste de Séville

    La plus grande crise sanitaire de la ville de Séville a été l’épidémie de peste de 1649. Cette épidémie n’a pas seulement provoqué une grande faillite de la population, mais au moins 60 000 personnes sont mortes, soit 46% de la population totale !!

   La peste de 1649 est l’une des séquelles de l’épidémie de peste bubonique, qui a commencé en Andalousie et qui a fortement attaqué Valence en 1647 et s’est ensuite propagée à travers l’Aragon et la Murcie.

  D’après les sources de l’époque, l’année 1647 était une année pluvieuse, dans laquelle des inondations de quartiers entiers de la ville ont eu lieu. Les inondations étaient si grandes que vous pouviez naviguer sur des bateaux dans les avenues de la ville.

Beaucoup de gens ont perdu leurs récoltes et sont morts non seulement de l’épidémie, mais de la faim.

14 ) La grande peste de Vienne :

    Cette épidémie a attaqué la ville autrichienne de Vienne et a eu lieu en 1679 dans la résidence impériale de la ville des Habsbourg d’Autriche. Selon les études actuelles, la description de la maladie est la même que celle de la peste bubonique.

   Cette maladie a été portée par des rongeurs et des rats noirs. Le nombre de morts de la maladie est de 76 000 habitants. À cette époque, la ville de Vienne, sur les rives du Danube, était un important port de commerce et de pêche avec un grand trafic de marchandises et de voyageurs des quatre coins du monde.

   De ce fait ( important port ) , Vienne a connu régulièrement des épidémies de peste. Il suffisait que la maladie ait été détectée dans n’importe quel pays voisin.

   À cette époque, les villes n’avaient pas de système d’assainissement, de drainage et de collecte des ordures. À cause de cela, il y avait des tas d’ordures domestiques puantes dans les rues. De plus, les magasins, qui contenaient les produits, parfois pendant des mois, étaient remplis de rats. Les conditions sanitaires étaient si malsaines et sales pour le moment que la peste l’appelle  » la mort viennoise  » dans d’autres parties de l’Europe.

   Les religieuses de la Confrérie de la Sainte Trinité ont fondé des hôpitaux spéciaux pour enfants et adultes pendant l’épidémie. L’hôpital offrait des médicaments simples, mais généralement une amélioration significative par rapport aux autres mesures sanitaires et médicales existant dans la ville.

   Les cadavres ont été enterrés dans des fosses communes, qui ont pu être maintenues ouvertes jusqu’à leur complet, permettant aux rongeurs de propager la maladie.

15 ) La grippe :

    La grippe russe était une pandémie de grippe qui s’est propagée de la Russie entre 1889 et 1890, avec des récidives de 1891 à 1894. Environ 1 000 000 de personnes ont perdu la vie à cause de cette grippe. On croit que cette pandémie a été causée par le virus Influenzavirus A sous-type H2N2.

  La pandémie a commencé à Saint-Pétersbourg en 1889, s’est propagée à travers l’Europe en seulement 4 mois et a atteint les États-Unis.

16 )  Grippe A (H1N1) :

   Cette pandémie est apparue comme une variante de l’influenzavirus A en 2009. Selon une analyse génétique de la souche de la maladie, son matériel génétique contenait une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine. L’origine de la maladie est une variante de la souche H1N1 avec un matériel génétique diversifié qui a subi une mutation et a fait un saut entre les espèces.

17 )  La grippe espagnole :

     La grippe espagnole avait une gravité inhabituelle dans le monde entier. D’autres épidémies de grippe touchent principalement les enfants et les personnes âgées, mais dans le cas de nombreuses victimes, il s’agit de jeunes, d’adultes et même d’animaux, notamment de chiens et de chats.

    Elle est considérée comme la pandémie la plus dévastatrice de l’histoire de l’humanité, puisqu’elle a tué en un an 20 à 40 millions de personnes. Ces chiffres incluent un taux de mortalité infantile élevé et sont considérés comme un exemple en cas de crise.

  Aux États-Unis, pour la première fois à Fort Riley, un cas de cette maladie était connu en 1918. Selon des enquêtes, la maladie est apparue dans le comté de Haskell.

   À un moment donné, ce virus a subi une ou plusieurs mutations qui l’ont transformé en maladie mortelle, étant le premier cas de la mutation confirmée en 1918 à Brest.

   La soi-disant grippe espagnole doit son nom au fait qu’en Europe, le sujet a été compté dans la plupart des pays, alors que l’Espagne n’était pas tellement impliquée dans la guerre qu’elle n’a donc pas censuré la vérité sur le virus.

18 ) La grippe asiatique :

    Une pandémie de grippe s’est développée à partir du virus Influenza A H2N2, apparu à Beijing en 1957.

    Le virus a commencé en Chine, puis a déménagé à Singapour et à Hong Kong. Il faut  noter qu’en moins de 29 mois, tout le monde était infecté. On considère que deux facteurs ont contribué à sa propagation: le transport international et les vols et les mutations génétiques.

19 ) La peste justinienne :

    Le chroniqueur Procopio décrit dans son Histoire des guerres de Perse (542) la peste de Justinien, originaire d’Egypte, s’est ensuite étendue à la Palestine puis à l’empire byzantin.

   On considère que ce fléau est arrivé par voie maritime grâce à des commerçants qui se sont déplacés d’une ville à une autre. Les premiers symptômes étaient une fièvre soudaine de faible intensité, puis il y avait un gonflement des aisselles, derrière les oreilles et les cuisses.

  Finalement , la majorité a été laissée dans un coma profond et quelques-unes dans un état de délire. Certains sont morts rapidement, car ils se sont suicidés et d’autres sont morts de vomissements de sang ou de pustules noires dans les bubons.

   D’après  les chroniques, entre 5 000 et 10 000 personnes seraient mortes chaque jour. Au total, plus de 600 000 personnes, soit un tiers de la population, sont décédées. On considère que la population a été réduite de 50%.

20 ) Syphilis :

    Les premiers rapports de syphilis datent de la Renaissance. Il existe de nombreuses citations sur les propriétés du mercure, qui ont été utilisées comme traitement spécifique pour la première fois en 1499 contre la syphilis par le Dr Francisco Villalobos.

   L’organisme responsable de la syphilis est le Treponema pallidum, une bactérie allongée, mince, petite; C’est un agent pathogène exclusif de l’homme.  » Grâce  » aux guerres napoléoniennes, cette pandémie s’est encore répandue dans toute l’Europe.

21 )  La grippe de Hong Kong :

   La troisième pandémie du vingtième siècle. Il a commencé en 1968 et consistait en une nouvelle variante de l’hémagglutinine du virus de la grippe. La variante de la maladie a été formée grâce à une variante antigénique produite à Hong Kong.

22 )  Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) :

   Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est une pneumonie atypique. Cette maladie est apparue pour la première fois en 2002 à Canton, en Chine, et s’est rapidement propagée à Hong Kong et au Vietnam.

23 ) Grippe aviaire :

   En février 2006, la souche H5N1 a été détectée en Afrique, notamment au Nigeria. Selon l’Institut vétérinaire national du Nigéria, jusqu’à 40% des étables à oiseaux   ? pourraient être infectées.

   En juillet 2004, un nouveau foyer de la maladie a été confirmé, grâce auquel la plupart des pays ont interdit tous les types d’importation les uns des autres. L’Union européenne a annulé tout produit de la région pour entrer dans ses domaines géographiques.

   Ces pays ont décidé de sacrifier la volaille pour éviter le problème. Par exemple, en 2005 au Vietnam, ils ont entraîné l’abattage de près de 1,2 million de volailles. On estime que jusqu’à 140 millions d’oiseaux sont morts ou ont été tués par l’épidémie.

Plus valable ces derniers jours !


eternuer

(illustration trouvée sur le net )

 Si éternuer de façon bruyante n’est pas poli, se retenir volontairement de laisser échapper un éternuement peut s’avérer dangereux……

Certains risques sont connus depuis longtemps. Par exemple on sait  que se boucher le nez ou la bouche à ce moment précis peut entraîner une perforation des tympans. Ce cas est bien sûr rare mais il existe.

Les conséquences peuvent même être encore plus graves:  Des chercheurs anglais ont été récemment confrontés au cas d’un jeune homme hospitalisé après s’être bouché le nez et la bouche alors qu’il éternuait. Après avoir fait un scanner, les médecins ont découvert qu’il s’était déchiré l’arrière de la gorge.

 En se bouchant la bouche et le nez en éternuant il se produit une augmentation brutale de la pression dans le pharynx, qui peut conduire à sa perforation sur les cotés de la glotte.

 Il a même  déjà été observé des cas de rupture d’anévrisme cérébral.

Il faut donc éviter à tout prix de réprimer les éternuements. Il ne faut jamais essayer de bloquer l’air. La vitesse d’un éternuement peut atteindre 50 km/h et projeter des microbes à quelque 9 mètres de distance. Donc il est par contre  » autorisé  » de mettre sa main devant la bouche ! Problème: Cette pratique va, en cas d’éternuement provoqué par une grippe, contaminer les mains. Pour éviter cela, il existe deux méthodes: il s’agit d’éternuer dans un coude, le bras plié devant soi, ou seconde possibilité, éternuer dans les deux coudes, les deux bras croisés devant soi, les mains sur le côté, en arrière ou sur son épaule.

   Pour revenir à l’homme qui s’est déchiré la gorge il a été traité aux antibiotiques par voie intraveineuse et nourri à l’aide d’une sonde en attendant que le gonflement et la douleur diminuent, ce qui s’est produit après une semaine d’hospitalisation….

 » Un bien ou un mal  » suite….


( je suis tout à fait conscient du fait que ces billets vont choquer mes rares lecteurs éventuels  )

A QUI PROFITE L’ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS ?

     Si de nombreuses entreprises sont fortement pénalisées par la crise liée à l’épidémie de coronavirus, d’autres au contraire, y trouvent leur compte, comme des sociétés du secteur de la santé, de certaines entreprises de divertissement, ou encore celles proposant des services professionnels à distance.

   Les boursiers appellent ces entreprises offrant des services utilisables depuis le domicile des  » stay-at-home », les  » restez à la maison » en français.

   Parmi elles, on retrouve par exemple l’éditeur et développeur de jeux vidéo Activision Blizzard, ou encore Ndemic Creations, l’éditeur du jeu vidéo Plague Inc., lancé en 2012, qui est devenu quelque jours après le début de l’épidémie l’un des jeux mobiles les plus téléchargés. Côté divertissement, Netflix  »tire aussi son épingle du jeu  » : L’entreprise a gagné 8 % en bourse après les mesures de confinement prises un partout dans le monde.

SANTÉ, ALIMENTAIRE, TÉLÉTRAVAIL,…

    On peut également citer les entreprises proposant des plate-formes de télétravail ou de téléconférence comme Slack, qui a enregistré une hausse de 17 % en un mois, ou encore Zoom, une société proposant des solutions de communication vidéo pour les entreprises, qui a progressé de 44%.

   La multinationale spécialisée dans la télémédecine et les  » soins de santé virtuels  » Teladoc Health, fournissant ses services dans 130 pays à travers le monde, a quant à elle progressé de plus de 20%. Blue Apron, une société américaine spécialisée dans la livraison à domicile de kits à cuisiner et d’ingrédients frais accompagnés d’une recette, n’est pas non plus en reste.

   Sans surprise, les entreprises du secteur de la santé sont en pleine forme, comme les laboratoires Euromédis, une société française dont l’activité tourne autour de la conception et la distribution de matériels médicaux, qui a bondi de 244% en un mois ! Même chose  pour l’action Biosynex, entreprise fournissant notamment des dispositifs médicaux pour le dépistage, qui a a été multipliée par deux en un mois.

    Enfin, l’épidémie profite à la grande distribution, les Français étant très nombreux à multiplier les achats de précautions (riz, pâtes, eau…). Dans l’Hexagone, sur la semaine du 24 février au 1er mars, une hausse des ventes de 6,2% en valeur et de 5,4% en volume a été enregistrée dans la distribution alimentaire par rapport à la même semaine l’an dernier, selon les chiffres de l’institut Nielsen………………….

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Merci à Virginie  pour ce complément .

 

Interrogée dans les colonnes du Monde, l’ancienne ministre de la Santé explique qu’elle savait depuis le début que « les élections (municipales) n’auraient pas lieu. »

« Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous… » Les mots sont forts. Ce mardi 17 mars, dans les colonnes du Monde, Agnès Buzyn se confie sur l’épidémie de Covid-19 qui sévit en ce moment sur tout le territoire.

   Ministre de la Santé jusqu’au 16 février, moment où elle s’est déclarée candidate à la mairie de Paris, Agnès Buzyn explique qu’à son départ, elle savait pertinemment que « les élections n’auraient pas lieu ». « Des aveux consternants », selon le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon dans des propos relayés par BFMTV. « Malgré l’unité nationale, on ne peut se taire sur cette bombe : Agnès Buzyn admet donc que le gouvernement SAVAIT que l’épidémie allait être gravissime, et qu’il a tenté de faire comme si de rien n’était ?! Il faudra qu’ils rendent des comptes », a lancé sur Twitter le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella. « Les propos, recueillis en pleine crise, doivent être pris dans leur contexte », a tempéré Agnès Buzyn dans un communiqué.

 

    Depuis son engagement pour les municipales, la candidate LREM vit avec une angoisse permanente. « Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée », indique-t-elle au Monde tout en confiant avoir « envoyé un message au président le 11 janvier sur la situation » et le 30 janvier, à Édouard Philippe, pour l’avertir « que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir.« 

Histoire  » cochonne  » ….


   Justin Bridou , vous en prendrez bien une tranche lol …

   Bien entendu , il s’agit de la marque de charcuterie justin bridou..Apparues dans les rayons des supermarchés et à la télévision à la fin des années 70 , ces charcuteries ont  » conquis l’estomac  » des français en quelques années ..Le béret , la moustache et le costume  du  » sieur  » Bridou que le consommateur voit sur les étiquettes inspirent confiance .

 » Justin , c’est de l’authentique , du traditionnel   » lol …Mais , ce qu’on sait moins , c’est que Justin Bridou , c’est surtout un nom commercial auquel un habitant de Rumilly ( Haute – Savoie ) a longtemps prêté ses traits , son image ….

Créée par le groupe agro-alimentaire  » Aoste  » , la marque a depuis été rachetée par une multinationale américaine , puis par un  » holding  » chinois !!!

Mais le saucisson est toujours fabriqué à Aoste  !

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Fabrication du saucisson …..