Et pour finir…..


Tour de France des coutumes funéraires !!!

Partout en France ?, on arrête les pendules

à l’instant du décès. On ne les remet en marche qu’après l’inhumation du défunt. Il s’agit de signifier à ce dernier que son heure est venue de rejoindre sa dernière demeure.

Dans le nord de la France, le corps des enfants mort-nés est sorti par la fenêtre des maisons. Et la coutume est de ne pas l’accompagner jusqu’au cimetière. (j’ai vécu dans le mort ,n’ai jamais vu ça ! )

En Bretagne, il est d’usage de déposer sur la tombe, après l’enterrement,  »l’écuelle  » du défunt, et parfois sa serviette. Selon la croyance antique que le mort a les mêmes besoins que de son vivant. Dans les maisons bretonnes, le 2novembre, jour des Morts ou An Anaon, on allume de grands feux pour que les âmes errantes des défunts puissent venir s’y réchauffer.

Dans le sud de la France, tout de suite après la mort, certains gestes sont nécessaires pour signifier à l’âme du défunt qu’il est temps de partir: extinction du feu, arrêt du travail et des horloges, pose d’un ruban noir sur les ruches quand meurt la mère de famille.

ruches noires ? ,

En Corse, après un décès, les hommes se laissent pousser la barbe et les cheveux, alors que les femmes se coupent les tresses. Encore sur l’île de Beauté, on sort le mort hors de la maison et on l’expose sur une table, la tola, autour de laquelle défilent alors parents et amis. Le défunt a ses pleureuses

pleureuses ?

, comme dans l’Antiquité. Les femmes chantent le voceru, exacerbant la souffrance. Puis suit une danse en escargot autour de la tola.

En Provence, une veuve doit porter un fichu blanc sur sa tête en signe de deuil. Toujours dans cette région, quand survient un décès, les laboureurs détèlent et on renverse les chaudrons, selon l’écrivain Frédéric Mistral en 1855.

A Rennes, les guetteurs de nuit parcourent les rues de la ville au milieu des ténèbres, en annonçant les heures. Lorsqu’il y a un mort dans une maison, ils s’arrêtent à la porte et crient:  » Réveillez-vous, gens qui dormez. Priez Dieu pour les trépassés.  » Puis ils annoncent le nom du défunt.

Dans les fermes du Limousin, les bovins !portent le deuil du maître des lieux. Lorsque ce dernier décède, l’héritier annonce la mauvaise nouvelle au cheptel en prononçant la formule rituelle :  » Lo Mestre es mort.  »

Sur l’île d’Ouessant, le proella est un rituel funéraire virtuel pour les marins disparus en mer. Attesté depuis 1734, il désigne le  » rapatriement des âmes au pays  ». Les funérailles se déroulent avec un corps matérialisé par une petite croix de cire jaune. Dans le cortège, cette petite croix, posée sur une serviette blanche, est portée à bout de bras, comme un cercueil .

En Oisans, dans les Alpes, lorsqu’un fermier disparaît, les ruches observent une période de deuil. On annonce alors de vive voix aux abeilles que leur maître a quitté ce monde !!. Puis on recouvre la ruche d’un tissu noir.

Dans le centre de la France, le défunt porte ses beaux habits. Mais il n’a pas de souliers, seulement des pantoufles, car une croyance veut que son âme risque de s’emmêler dans les lacets ? ! lol.

A L’Argentière, dans les Hautes-Alpes, la table du prêtre et de la famille est dressée au-dessus de la tombe, tandis que les amis banquettent autour du cimetière.

En Savoie, le veuf ou la veuve n’accompagne pas son conjoint décédé au cimetière.

C’était il y a 79 ans……


Pourquoi ce billet ? Parce que si Lepen passe ça pourrait arriver en France !

Le 19 avril 1943

Le ghetto de Varsovie se soulève

Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois.

C’est le premier soulèvement d’une ville dans l’Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des Juifs. Une tragédie qui est aussi une aurore.

Les ghettos :

Les ghettos du Moyen Âge sont nés du souci des juifs de se regrouper pour mieux résister aux exactions et aux pogroms . C’est à Fès, au Maroc, en 1438, que fut établi le premier  » mellah  » ou quartier réservé aux juifs. En invitant les juifs de sa capitale à s’établir dans ce quartier, le souverain voulait les soustraire aux violences que leur faisaient subir les musulmans ?

Pour les mêmes raisons, en 1516, fut établi à Venise le premier quartier réservé du monde chrétien. Il se situait sur un terrain proche d’une fonderie, où étaient jetés les déchets de celle-ci. D’où le nom de ghetto donné à ce quartier (du vieil italien ‘ »ghettare  », jeter). Le mot allait connaître hélas une triste fortune. Les nazis avancèrent le même prétexte que leurs lointains prédécesseurs pour créer de nouveaux ghettos, quitte à susciter eux-mêmes des pogroms. Leurs ghettos furent un premier pas vers l’élimination des Juifs.

Le retour des ghettos

En 1939, quand les Allemands occupent l’ouest de la Pologne, ils rencontrent sur place des communautés juives très importantes, qui représentent en moyenne dix pour cent de la population mais sont concentrées dans les villes où elles ont développé une culture originale. Varsovie, par exemple, compte 380 000 juifs sur 1 300 000 habitants.

La majorité des trois millions de juifs polonais d’avant-guerre parlent et écrivent le yiddish, (une langue qui mêle l’allemand et l’hébreu ). Ils font du commerce, publient des livres et composent des chansons dans cette langue. Ils éduquent aussi leurs enfants en yiddish, le polonais, le russe et l’allemand étant réservés à l’enseignement supérieur.

En Pologne comme en Tchécoslovaquie et dans tous les autres pays d’Europe centrale et orientale que viendront à occuper les nazis, les Juifs sont progressivement regroupés dans des quartiers clos sous surveillance policière, des  » ghettos  » d’un nouveau genre où ils sont amenés à survivre dans l’ignorance de leur avenir.

En 1939-1940, encore incertains sur le sort à réserver aux Juifs, les nazis veulent en premier lieu les mettre à l’écart du reste de la population et les briser en tant qu’êtres humains et communauté sociale. Ils veulent aussi, tant qu’à faire, exploiter leur force de travail et les dépouiller de leurs biens.

Les ghettos vont remplir ces fonctions avant que le relais ne soit pris par les camps d’extermination , à partir de la fin 1941. On recense à la fin de la Seconde Guerre mondiale un millier de ghettos, de la Pologne à la Grèce : les plus petits comptent quelques centaines de personnes, les plus grands des dizaines ou des centaines de milliers, comme à Varsovie, le plus grand, ou à Lodz.

Cette  » ghettoïsation  » ne semble pas avoir été planifiée à Berlin. Elle est le produit d’initiatives locales.

Arrestations dans le ghetto de Varsovie en avril 1943

Le ghetto de Varsovie

En novembre 1940, quelques mois à peine après l’invasion allemande , les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d’environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d’un côté à l’autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d’environ 150 000 habitant/km2 (c’est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Les habitants se voient accorder par l’occupant une ration quotidienne de 184 calories. C’est dix fois moins que le minimum indispensable au maintien en bonne santé et qui plus est, cette nourriture se présente sous une forme rebutante (pain noir, légumes défraîchis, viandes avariées….).

Autrement dit, pour simplement survivre, les Juifs du ghetto, toutes classes sociales confondues, vont devoir chercher d’autres sources d’approvisionnement et celles-là ne leur seront accessibles que par des petits boulots, des trafics illicites ou le marché noir.

Les anciennes élites intellectuelles se déclassent faute d’être utiles à la survie du groupe tandis qu’accèdent au sommet de la hiérarchie sociale les truands et mafieux en tous genres. Ceux-là sont en effet les mieux outillés pour gérer les trafics avec les Allemands et les Polonais de l’extérieur.

Pour faire circuler les objets de valeur et l’argent caché dans les bas de laine, ils organisent des monts-de-piété ou… des cercles de jeux. Troublant paradoxe : ces brutes, en général, soutiennent les mouvements de résistance et apportent leur écot aux associations d’entraide.

Les gens qui le peuvent s’emploient dans les ateliers du ghetto. Leurs principaux donneurs d’ordres sont les fournisseurs de l’armée allemande. Pour les soldats de la Wehrmacht, ils produisent en particulier des pièces d’habillement.

Finalement, on estime que les habitants du ghetto de Varsovie arrivent à une moyenne de 600 calories par jour, ce qui reste globalement très insuffisant et entretient la disette. Cette situation humiliante et déstabilisante va se prolonger pendant près de dix-huit mois, jusqu’aux premières déportations. Dix-huit mois pendant lesquels chacun essaie simplement de survivre.

La surpopulation, le manque d’hygiène, le manque de nourriture et de médicaments, les épidémies et les famines, le froid et la chaleur, les humiliation et brutalités de tous ordres ont raison d’un grand nombre d’habitants du ghetto, faibles, attachés à des principes d’un autre âge ou malchanceux. Beaucoup meurent soit de faim, soit de maladie. À moins que leur chemin ne croise celui d’un SS en vadrouille dans le ghetto qui, sur un caprice, va les battre ou les abattre.

Dans les hôpitaux, les médecins confrontés à un manque cruel de médicaments sont confrontés à de douloureux cas de conscience : vaut-il mieux réserver les médicaments disponibles aux malades qui ont les plus grandes chances de survie et sacrifier les autres, ou plutôt les répartir de façon équitable jusqu’à épuisement des stocks, avec la quasi-certitude de perdre tous les malades à brève échéance ?…

Malgré ces tragédies ( ou à cause d’elles ), les habitants du ghetto entretiennent une vie culturelle intense. C’est, pour beaucoup, une façon de s’accrocher à la vie. La présence de 40 à 50 musiciens de niveau international conduit à la formation d’un orchestre symphonique. Il donne en deux ans 50 concerts payants en faisant salle comble, cela malgré le danger qu’il y a à sortir de chez soi ! il faut savoir aussi que le ghetto inclut, outre les synagogues, quatre églises en activité pour quelques milliers de Juifs convertis au christianisme, lesquels n’en sont pas moins persécutés par les nazis !

La  » Grande Déportation  »

Comme tous les ghettos, celui de Varsovie est administré par un conseil juif ( » Judenraat  »). Un ingénieur, Adam Czerniakow

Adam Czerniakow ?

, a été désigné par la mairie de Varsovie pour le présider. Le 22 juillet 1942, les Allemands lui demandent une liste d’enfants en vue de les transférer vers l’Est, dans des camps de travail (c’est le motif officiel).

Il est possible qu’Adam Czerniakow ait eu des informations sur la vraie nature de ces convois par le biais de Juifs évadés du camp d’extermination de Chelmno. Plus vraisemblablement a-t-il considéré qu’envoyer des enfants dans des camps de travail revenait de toute façon à les condamner à mort. En homme d’honneur, il ne supporte pas de participer à cette infamie et choisit de se suicider. Il laisse une lettre émouvante à ses coreligionnaires pour s’excuser de son geste mais ne fournit aucune information sur ce qu’il aurait pu savoir du sort des futurs déportés.

C’est donc sans Czerniakow que les Allemands entament la  » Grande déportation  »… Jour après jour, 5 000 à 6 000 personnes sont emmenées à la Umschlagplatz et, de là, transférées en train vers Treblinka. À chaque habitant du ghetto qui s’inscrit pour le pseudo-camp de travail, les Allemands donnent trois kilos de pain et un pot de confiture. Cela suffit à lever bien des hésitations ! On se dit :  » Pourquoi nous donneraient-ils du pain s’ils voulaient nous massacrer ?  ».

Le 12 septembre 1942, quand cette première déportation s’achève, il ne reste que 60 000 survivants dans un ghetto dont la surface a été réduite par les Allemands.

Compromissions à Lodz

Lodz, troisième ville de Pologne, n’a pas été, comme Varsovie et Cracovie, enclavée dans le  » Gouvernement général  », entité territoriale destinée par les nazis au regroupement des Polonais, mais annexée au Grand Reich.

Sa communauté juive est donc, à titre transitoire, enfermée dans un ghetto hermétique. Dans les faits, celui-ci va perdurer jusqu’en août 1944, soit plus longtemps qu’aucun autre, à cause de l’installation en son sein d’importantes industries textiles.

Ce complexe industriel résulte de la coopération entre le président du conseil juif du ghetto et le commandant allemand de la place. Ledit président, un sioniste octogénaire du nom de Rumkovski, voit dans sa fonction la consécration de sa vie. Insensé, il rêve de constituer à Lodz, avec la bienveillance des Allemands, un mini-État juif dont il serait le chef. Ainsi pousse-t-il la folie jusqu’à faire imprimer des timbres à son effigie.!!!!

Plus gravement, il coopère avec les Allemands lorsque ceux-ci entament les déportations et réclament les enfants ! Dans une proclamation au ton déchirant, il explique à ses coreligionnaires que les livrer est sans doute la moins mauvaise façon de préserver l’avenir. Mais ses compromissions ne servent à rien : tous les survivants du ghetto de Lodz, lui compris, sont déportés dans les camps d’extermination.

Enfants du ghetto de Lodz

La révolte

Le 18 janvier 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Wehrmacht est prise au piège à Stalingrad , les Allemands entament une deuxième  » Aktion  » (déportation). Mais cette fois, les ultimes survivants du ghetto de Varsovie n’ont plus guère de doute sur le sort qui les attend…

Parmi eux figurent une centaine de responsables de mouvements de jeunesse. Ces jeunes gens ont travaillé dans des fermes jusqu’en novembre 1942 avant d’être reconduits au ghetto par les Allemands. Ils n’ont pas connu les famines et les tourments des deux premières années du ghetto et ont conservé leur énergie intacte. Ils organisent immédiatement la résistance. Ils s’enfuient, se cachent et ripostent aux tentatives allemandes tant bien que mal, avec les pauvres armes dont ils disposent.

Ces résistants déploient une énergie phénoménale pour aménager des caches souterraines et des bunkers de fortune sous les habitations. Ils espèrent ainsi se donner les moyens de résister plusieurs mois aux Allemands.

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves.

Au nombre de 3 000 environ, ils sont regroupés principalement dans l’Organisation des Combattants Juifs, commandée par le jeune Mordechai Anilewicz, et dans l’Union Juive Armée de Pawel Frenkiel. 600 seulement disposent d’armes à feu. Aucun n’a de formation militaire.

Les hommes d’Anilewicz se cachent dans tout le ghetto cependant que ceux de Frenkiel tentent d’arrêter les Allemands à l’entrée du quartier.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l’opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2 000 hommes et des chars en renfort. Dès lors, les Allemands vont incendier systématiquement les immeubles et propulser du gaz dans les souterrains pour en déloger les résistants, immeuble par immeuble, cave par cave. Ces derniers, malgré le déluge de moyens déployé par l’ennemi, vont tenir pendant un mois.

6 000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c’est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7 000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s’enfuyant par les égouts. Parmi eux, Marek Edelman. Il va rejoindre la résistance non-communiste et va mettre un point d’honneur à demeurer en Pologne après la chute du nazisme, poursuivant la lutte contre toutes les oppressions. Il meurt couvert d’honneurs le 2 octobre 2009, à 90 ans.

Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau. Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s’agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans un  » émouvant geste de contrition  » 

Des héros ordinaires

Le chef du soulèvement, Mordechai Anilewicz, est un jeune Juif ordinaire, fils d’une poissonnière, à l’opposé des héros de cinéma. Comme les autres insurgés, il n’a aucune formation ni aucune prédisposition pour l’action militaire. Rien, dans son enfance, ne laisse entrevoir de prédispositions à l’héroïsme. Rien sinon la conscience du bien et du mal, du devoir et de la lâcheté.

Le 23 avril 1943, il écrit dans une dernière lettre :
 » Les Allemands ont fui par deux fois du ghetto. L’une de nos compagnies a résisté 40 minutes et une autre s’est battue pendant plus de six heures… Nos pertes en vies humaines sont faibles et ceci est également une réussite…
Grâce à notre radio, nous avons entendu une merveilleuse émission relatant notre lutte. Le fait que l’on parle de nous hors du ghetto nous donne du courage.
Soyez en paix, mes amis de l’extérieur ! Peut-être serons-nous témoins d’un miracle et nous reverrons-nous un jour. J’en doute ! J’en doute fort !
Le rêve de ma vie s’est réalisé. L’auto-défense du ghetto est une réalité. La résistance juive armée et la vengeance se matérialisent. Je suis témoin du merveilleux combat des héros juifs…  » 

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

En ce moment ……


…..un garçon est circoncis toutes les 2.4 secondes dans le monde.Et , évidemment, il ne l’a pas demandé  et c’est pour sa vie  » entière  » …..Résultat d’images pour illustrations , images pénis circoncis

Résultat d’images pour illustrations pénis circoncis

Petite histoire : ( qu’il faut lire jusqu’à la fin sinon ….)

 Dialogue d’un couple

  » Peut-être qu’il faudrait le prévenir , tu ne crois pas ?  »

 » Mais non , ne t’inquiète pas , il s’en remettra , c’est un grand garçon ma chérie  »

 » Enfin , tout de même , quel choc quand il va s’en apercevoir !  »

 » çà s’est bien passé pour moi , je n’en suis pas mort. Et mes parents ne m’ont pas demandé mon avis , car c’est justement le rôle des parents de prendre ce genre de décision  » 

 » Tu sais pourtant que je suis contre  » .

 » C’est ton droit , mais en tant que chef de famille , c’est moi qui décide , puis de toute façon le rendez- vous est pris  ».

 » Je sais bien …mon pauvre petit , quelle épreuve  » 

_________                                                       ________________                             _____________

Kiki est le chien de la famille , un gentil caniche Résultat d’images pour images chien caniche tout blanc de quelques kilos . Une petite boule de poil qui se fond dans la neige en hiver et revient les pattes tachées de boue …

Kiki n’en fait qu’à sa tête …Il s’est déjà enfui plusieurs fois .Mais à chaque  » fugue  » , il retrouve son chemin et rentre à la maison fier comme Artaban . Fier , oui ,mais seulement jusqu’à la porte d’entrée ..après il baisse la tête , se fait discret car il sait pertinemment qu  » papa  » va se fâcher . Il attend donc que l’orage soit passé avant de se coucher dans sa panière en osier ..espérant être pardonné .

En fait ,  » papa  » ne voulait pas de chien. C’est beaucoup trop de contraintes , répétait-il .Mais maman a fini par céder à mon caprice d’enfant sur le point d’avoir quatre ans . 

  ( L’enfant ) : Comment  je m’y suis pris ? eh bien tout simplement en répétant tous les jours pendant des mois que je voulais un chien ..Tous les matins , au petit- déjeuner , je répétais que je voulais un chien .Pareil les soirs à l’heure du repas , je ne disais que ça et au bout du compte , ma stratégie a payé…Et c’est comme ça que Kiki est arrivé pour mon anniversaire . Ce jour là , j’avais invité quelques copains de ma classe pour une petite fête . Au moment d’ouvrir mes cadeaux , maman m’a amené une grande boîte avec un ruban couleur or . 

    Au début , j’avais un peu peur d’ouvrir la boîte , car j’entendais des gémissements et sentais quelque chose bouger . Finalement , maman m’a rassuré et j’ai ouvert la boîte et c’est là que j’ai vu mon petit chien pour la première fois . Il était tout petit , un petite peluche très douce . Je lui ai fait des bisous et il n’arrêtait pas de me lécher le visage …J’étais tout content et , depuis ce jour, il est mon meilleur ami ….

Pourquoi je l’ai appelé Kiki ? Et bien tout simplement car c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit au moment de lui choisir un nom ….

Kiki a grandi très vite et surtout , il a pris de mauvaise manière que papa n’aime pas . Par exemple , à table , Kiki reste à mes pieds et je lui donne ce que je n’aime pas , il joue avec moi à la balle , et il a même le droit de dormir dans mon lit . Mon petit Kiki est très doux et je le brosse tous les jours en rentrant de l’école …

Moi , je me nomme Gabriel et je vis dans une belle maison d’un quartier tranquille .Maman s’appelle Isabelle , elle est très belle avec ses longs cheveux blonds et mon papa c’est Cyril .Il est plutôt dur avec moi et dit tout le temps que maman fera de moi un gamin pourri ,gâté . Je pense qu’il préfère ma petite soeur .Elle se nomme Sarah et a deux ans . Je crois que , comme toutes les petites sœurs , elle est un peu chipie . Elle prend souvent mes jouets pour les casser et jamais elle ne se fait gronder …Moi je trouve çà injuste !

Sarah n’aime pas mon chien Kiki . Elle préfère  Diamant , notre petite minette .Moi je suis comme Kiki , je n’aime pas les chats ; ils griffent, mordent et ne viennent jamais quand on les appelle , alors que mon chien , si .En plus , il m’apporte sa balle pour que je lui jette .

Aujourd’hui , je suis un peu inquiet , car papa et maman parlent souvent de Kiki .Mais je ne comprends pas bien ce qu’ils disent ….Cependant , j’ai bien entendu qu’il est question d’un rendez- vous pour lui . Pourtant , il n’a pas l’air malade mon Kiki . Peut-être que ce n’est qu’un contrôle pour mettre ses vaccins à jour ? 

Ce matin , papa a confirmé : On a rendez-vous pour Kiki en début d’après-midi . Après le repas , nous sommes partis avec Kiki . Dans la voiture , il s’est allongé à côté de moi , sa tête collée contre ma jambe …Il est mignon …Je le caresse et il s’endort tranquillement .Moi aussi d’ailleurs….

Je ne sais pas pur quoi je vous raconte cette histoire …C’était il y a longtemps …

Aujourd’hui j’ai vingt ans et je n’ai jamais revu mon petit Kiki comme je l’avais connu ………

Quand je parle de Kiki , il ne sagit pas de mon gentil chien . Non . Car le rendez -vous n’était pas pour mon chien Kiki , mais pour MON  » kiki  » à moi ! Ils me l’ont coupé , pas totalement mais assez pour que j’ai encore mal . Il m’ont volé une partie de moi même  . Un bout de mon  »kiki  » , un bout de mon corps . Sans rien me dire , quoique j’en pense , je me suis retrouvé à l’hôpital , sur un lit froid , avec un toubib et ses bistouris .  On m’a circoncis ; une mutilation dont j’ai encore en mémoire la douleur intense à mon réveil de l’anesthésie . Tout çà pour obéir à des pratiques ancestrales

J’en veux à mes parents de m’avoir coupé de la sorte , et à cet hôpital d’avoir accepté une chose pareille alors que je n’étais qu’un enfant .

J’ai rejoins une association et je défends désormais les droits des enfants contre les circoncisions et les excisions . 

Kiki , lui , il va avoir seize ans . Il est vieux à présent et ne joue plus beaucoup . Il reste le plus souvent dans sa panière et n’en sort que pour manger  ou pour ses promenades ….

Pauvre Kiki .Résultat d’images pour illustrations , images pénis circoncis

  Cette histoire , pour moi , ne concerne pas que la circoncision , les religions qui la pratiquent , mais aussi le baptême catholique par exemple , toutes les religions , traditions où le parents imposent aux enfants une  » cérémonie  » qui les  » casent  » dans une religion sans qu’ils le veulent et d’ où ( à ma connaissance ) on ne peut sortir …..

     C’est la raison pour la quelle je n’ai pas voulu que mon fils soit baptisé religieusement ( il n’est baptisé que civilement , ainsi il a un parrain et une marraine comme tous les enfants ) et s’il avait voulu , il aurait pu choisir une religion une fois devenu adulte …..

 

çà s’et passé un 16 novembre..


16 novembre 1793 : à Nantes, l’infâme Carrier fait noyer 90 prêtres réfractaires dans la Loire….

   Mandaté par la Convention nationale pour briser la révolte vendéenne par tous les moyens, Jean-Baptiste Carrier invente la noyade en masse et met au point la « déportation verticale » dans le fleuve, l’objectif étant d’éliminer rapidement et à moindres frais des condamnés trop nombreux…
Pour se faire la main, l’envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes. Il demande à son bras armé, l’adjudant général Guillaume Lamberty, et à ses hommes, la compagnie Marat, de les noyer dans la Loire, le « fleuve républicain ».
C’est ainsi que, le 16 novembre 1793, à la nuit tombée, la femme Pichot voit débarquer, dans son auberge de la Sécherie, Lamberty, son adjoint Fouquet et quelques hommes à la mine patibulaire. Ce n’est pas la première fois qu’ils viennent. Voilà quelques jours, ils ont demandé aux menuisiers de Baudet d’installer des trappes au fond de gabares, des péniches à fond plat. Bizarre ! Mais la femme Pichot n’est pas née de la dernière pluie. Elle se doute que cette activité a un rapport avec les prêtres réfractaires enfermés dans la galiote ancrée à proximité, La Gloire. Ne serait-ce pas pour les noyer ? Mais elle se garde d’en parler, ne voulant pas subir les foudres révolutionnaires, comme on dit.

Jean-Baptiste Carrier :jean-baptiste-carrier
Machiavélisme :
   Ces prêtres emprisonnés sont au nombre de 90. Pour certains, cela fait plusieurs mois qu’ils ont été arrêtés pour avoir refusé de prêter le serment de la constitution civile du clergé. Le 25 octobre, le Comité révolutionnaire de Nantes les a fait emmener dans une prison  » flottante  », La Gloire, ancrée devant la Sécherie. Le plan de Lamberty, on l’a compris, est de faire transférer les malheureux sur les gabares modifiées qui seront coulées au milieu du fleuve. La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu’il n’y ait pas de témoins de la noyade. Il fait même preuve d’un machiavélisme admirable en faisant croire aux prisonniers qu’ils seront emmenés la nuit suivante au château de la Musse et leur recommande donc de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison.
    Après avoir bu un coup chez la femme Pichot, Lamberty et sa clique montent à bord de la gabare trafiquée pour rejoindre la galiote-prison. S’attendant à être transférés, les prêtres ne s’alarment pas outre mesure en les voyant arriver. Ils obéissent sagement quand on leur demande de monter deux par deux sur le pont.      Ils sont fouillés, dépouillés des objets de valeur conservés sur eux. On leur demande même de retirer leurs vêtements et leurs chaussures. Ils sont alors liés à deux, puis jetés à l’intérieur de la gabare. Le transfert se fait dans le calme. Les prêtres ne se doutent pas du sort funeste qui les attend. Seul le curé de Machecoul  s’inquiète en voyant sur le fond du bateau des pierres plates et blanches cachant des trous. Voyant de l’eau s’infiltrer, il conseille à ses voisins de se donner l’absolution l’un à l’autre. Ce qu’ils font.

Témoignage accablant
    Une fois le transfert achevé, Lamberty et ses hommes embarquent sur un bachot (un canot) puis coupent les amarres de la gabarre que la marée descendante entraîne. Quand l’étrange convoi passe devant la batterie flottante de la Samaritaine, le canonnier Vailly, en faction, leur fait signe de s’arrêter. Voici son témoignage accablant :  » Environ minuit et demi, huit particuliers de moi inconnus se sont approchés du bord dudit ponton montés sur un canot ; je les ai hélés et, au mot de qui vive, il m’a été répondu : Commandant, nous allons à bord. En effet, ils se sont approchés et m’ont demandé la liberté de passer avec un gabareau, qu’ils me dirent être chargé de 90 brigands, que j’ai su depuis être 90 prêtres. Je leur ai répondu que la consigne qui m’était donnée était de ne laisser passer aucun bâtiment, que l’on ne m’apparaisse d’ordre supérieur. Sur ma réponse, l’un de ces individus, nommé Fouquet, me menaça de me couper en morceaux, parce que, ajouta-t-il, lui et sa troupe étaient autorisés à passer partout sans qu’on pût les arrêter. Je leur demandai à voir leurs pouvoirs, ils obéirent et me présentèrent un ordre conçu à peu près en ces termes, et signé Carrier, représentant du peuple :           » Permis aux citoyens Fouquet et Lamberty de passer partout ou besoin sera avec un gabareau chargé de brigands, sans que personne puisse les interrompre ni troubler dans ce transport.  »

  Les noyades de Nantes en 1793.noyade Nantes ( Peinture de Joseph Aubert (1882) )
   Puis le canonnier Vailly poursuit :  » Muni de l’ordre du représentant Carrier que Fouquet et Lamberty venaient de me présenter, je ne crus pas devoir insister davantage ; en conséquence, les particuliers montant le canot et le gabareau contenant les individus passèrent sous la batterie du ponton où j’étais en faction, et un quart d’heure après, j’entendis les plus grands cris partir du côté des bateaux qui venaient de se séparer de moi et, à la faveur du silence de la nuit, j’entendis parfaitement que les cris de ceux que j’avais entendus auparavant étaient ceux des individus renfermés dans le gabareau, que l’on faisait périr de la façon la plus féroce. Je réveillai mes camarades du poste, lesquels, étant sur le pont, ont entendu les mêmes cris, jusqu’à l’instant où tout fut englouti.  »
Trois prêtres s’échappent :
    Le canonnier a tout entendu, mais n’a rien vu. Effectivement, la gabare poursuit sa descente du fleuve, dépasse les villages de Trentemoult et Chantenay. Lamberty attend l’endroit convenant pour agir. Le voici, juste avant l’île Cheviré. La profondeur est suffisante pour engloutir la péniche. Il fait signe à ses hommes de défoncer ses sabords à coups de marteau. L’eau envahit la cale, où les prêtres, commençant à se rendre compte qu’ils vont bientôt rencontrer le Créateur, se mettent à hurler de désespoir, à supplier pour qu’on leur porte secours. Un des bourreaux a l’idée de leur faire une bonne blague, il grimpe sur le chaland en train de couler pour faire semblant de vider l’eau au moyen d’une poêle à châtaignes percée de trous.

     Que c’est amusant ! Mais les prêtres, qui ont déjà de l’eau à mi-cuisse, ne goûtent pas la plaisanterie. L’affreux plaisantin rejoint ses compagnons dans la barque, qui s’éloigne pour éviter d’être entraînée par le remous du chaland. Bientôt, les cris s’évanouissent. Le calme est revenu sur la Loire.  » Dieu accueille les siens avec de grandes serviettes de bain. »

   Lamberty demande alors à ses hommes de ramer jusqu’à l’endroit où la gabare a coulé pour vérifier l’absence de survivants !. Il a raison, car plusieurs malheureux, encore liés deux par deux, sont parvenus à s’échapper de leur prison. Ils luttent désespérément pour éviter la noyade. Mais quelques coups de rame bien placés   » les amènent vite à la raison  ». Bientôt, les flots du fleuve ont retrouvé leur calme. Lamberty ricane, content de son oeuvre de mort. Les noyeurs regagnent la rive, où chacun rentre chez soi satisfait du devoir accompli. Voilà 90 corbeaux, ennemis de la République, qui ne coûteront plus cher à nourrir. Quant à Lamberty, il file prévenir Carrier de l’efficacité de la méthode.
   Pourtant, le lendemain, on apprend que trois prêtres ont réussi à filer dans le noir après s’être détachés. L’un a été repêché et les deux autres ont atteint la rive. Tous trois ont trouvé refuge sur un navire, ancré à proximité, : L’Imposant.          Aussitôt, Carrier les réclame au capitaine pour les faire noyer le soir même. Les malheureux n’ont gagné qu’un jour de vie. Pourtant, un prêtre a survécu au massacre, il s’agit de l’abbé Julien Landeau, curé de Saint-Lyphard. Mal ficelé, il avait réussi à détacher ses liens l’unissant à un vieux moine. Échappant aux coups de rame, ils s’étaient éclipsés dans la nuit.

Un unique survivant :
  Mais le moine est vieux et gras. Bientôt, il est à bout de forces. Malgré ses efforts, le curé est incapable de le sauver de la noyade. Le voilà seul. Il est sur le point, à son tour, de se noyer quand il parvient à attirer l’attention d’une barque. Les bateliers le hissent à bord, mais le déposent aussitôt sur la rive de peur d’être dénoncés à Carrier. Défaillant de froid, de faim et de fatigue, Landeau trouve refuge dans une chaumière compatissante. Mais avant l’aube, il lui faut partir pour ne pas mettre en danger ses hôtes. Déguisé en maraîcher, équipé d’un panier plein de légumes, il rallie Nantes en sabots. Une femme de son pays lui offre l’asile le temps que son frère, paludier à Guérande, vienne le chercher. C’est le seul survivant du massacre des 90 curés.

     Les noyades de Nantes, 1793. Gravure de Maurand réalisée d’après le dessin d’Hippolyte  de la Charlerie (1827–1867) et extraite de La Révolution française par Jules Janin (1862)les noyade de nantes
    Au cours des jours suivants, de nombreux cadavres sont repêchés sur les berges de la Loire. Ils ont pu s’échapper par les sabords trop grands ouverts, ou bien le chaland s’est brisé contre un banc de sable. C’est embêtant, car la rumeur de l’affreuse noyade se répand dans Nantes. Mais Carrier peut se rassurer, car nul n’ose s’en insurger de peur des conséquences !!. Il reste une dernière chose à faire à Lamberty et à ses hommes : récupérer les biens des prêtres restés à bord de leur prison et qu’ils n’ont pas pu emporter la nuit du crime.
   Le lendemain, ils vont chercher La Gloire pour l’amarrer au quai d’un nommé Sourisseau et entreprennent de la vider dans son entrepôt. Ils décident de se partager le trésor arraché aux prêtres quelques jours plus tard. Mais l’un d’entre eux, le nommé Foucaud, revient en catimini pour tout embarquer sur des charrettes et… disparaître. Prévenu, Lamberty est fou de rage de voir ainsi le butin lui échapper. Environ 40 000 francs, dit-on. Une fortune à l’époque. En guise de dédommagement, Carrier lui donne la galiote, sur laquelle il organisera quelques jours plus tard un grand dîner pour fêter la mort des prêtres. Certains invités n’hésitant pas à enfiler des soutanes et perruques oubliées dans un coin.

La méthode de la  » déportation verticale  » a prouvé, malgré quelques imperfections, son efficacité. Jean-Baptiste Carrier décide de l’appliquer à grande échelle pour se débarrasser des milliers de Vendéens qui encombrent la prison de la ville. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire. !!!!!!

Le crédit et…..


L’église ….Pourquoi l’église fut elle opposée au crédit ?

Les machines à ne sont pas le seul moyen de gagner de l’argent avec de l’argent ! En prêter à autrui avec intérêt est aussi un bon moyen. Mais pendant longtemps cette pratique a  » subi les foudres  »  des religions.
   Déjà pour Aristote l’argent n’étant pas une chose vivante, il ne pouvait engendrer. Autrement dit on ne pouvait pas réclamer des intérêts. Cet argument fut repris par l’Eglise, mais les racines de sa position sur le crédit se trouvent surtout dans un texte: la Bible.
   E n fait , le christianisme (comme d’ailleurs les autres religions monothéistes) ont utilisé la Bible pour mettre en garde contre les dérives du prêt d’argent dès lors qu’il était donné avec intérêt.( les usuriers ) usurier

   Par exemple , on peut lire dans le Livre de l’Exode:  » Si tu prêtes de l’argent à un compatriote, à l’indigent qui est chez toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un prêteur à gages, vous ne lui imposerez pas d’intérêts  » . On y lit aussi :  » Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, qu’il s’agisse d’un prêt d’argent, ou de vivres, ou de quoi que ce soit, dont on exige intérêt. À l’étranger, tu pourras prêter à intérêt, mais tu prêteras sans intérêt à ton frère  » .
Selon le clergé cette position s’explique facilement :

   Il s’agissait d’empêcher que les pauvres ne soient encore plus pauvres à cause de leurs dettes,. On dirait aujourd’hui qu’ils ne tombent pas  » dans la spirale de l’endettement  ». L’Église a donc interdit très clairement,dès ses origines, les pratiques usuraires.prêtre
    Ensuite plusieurs conciles, dès le 12ème siècle, ont rappelé ce principe d’interdiction. Certains Papes l’ont également fait savoir publiquement, comme Urbain III, qui condamna en 1187 toute forme d’intérêt en référence à un passage la Bible:  » Prête gratuitement, n’espère rien en retour.  » Un principe  réaffirmé en 1745 dans l’encyclique  » Vix pervenit  » , dans laquelle Benoît XIV condamna un crédit avec un taux de 4 % pour la ville de Vérone.

   Il est à noter que dans le Coran, la pratique de l’usure constitue également un péché. On peut ainsi lire les versets suivants:  » Ceux qui se nourrissent de l’usure ne se redresseront, au Jour du Jugement, que comme se dresse celui que le Démon a violemment frappé. Il en sera ainsi, parce qu’ils disent : “La vente est semblable à l’usure.” Mais Dieu a permis la vente et il a interdit l’usure.  »
   Par contre ,  chez les protestants la position serait différente.?
  Pour revenir au catholicisme, l’intérêt compris comme la rémunération d’un service, est apparu pour la première fois dans le droit canon de 1917. Depuis il est toléré. Mais on ne peut pas dire qu’il soit recommandé puisque dans la version du même code de 1983 il est absent. ? 
  Aujourd’hui , l’influence des religions dans nos sociétés (en particulier dans notre rapport à l’argent) a fortement diminué … Le crédit est largement pratiqué, sans que la question morale ne soit soulevée. Les entreprises dont l’activité consiste à accorder  des crédits sont nombreuses . Des crédits sont désormais contractés y compris pour des achats du quotidien,au moyeen  notamment , des crédits à la consommation qui connaissent un grand succès faute d’augmentation du pouvoir d’achat.

çà s’est passé il y a environ 90 ans


    Méconnue et troublante, la guerre des  » Cristeros  » a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.
   Elle s’est terminée le 22 juin 1929 par un arrangement (« Arreglos » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l’intolérance avait entraîné les paysans à la révolte.
    Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d’excommunication ! . Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l’armée.


  Tout avait commencé avec l’élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l’instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l’industrie du pétrole au grand dam des États-Unis…
   Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d’un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s’en prendre à l’Église catholique.
   Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu’ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l’article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !
    L’épiscopat se rebiffe et suspend le 31 juillet 1926 l’administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.

exécution d'un prêtre( exécution d’un prêtre ayant célébré la messe  ! )

Les paysans se soulèvent dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793, au cri de  » Viva Cristo Rey ! , Viva la Virgen de Guadalupe !  » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).
  Ils sont par dérision surnommés « Cristeros ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de « Cristiada » (Christiade) mais ils sont désavoués par l’épiscopat, à deux ou trois exceptions près.  Cependant ,avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu’ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d’habitants disséminés sur deux millions de km2.
    Trois ans plus tard, l’armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d’environ 90.000 tués selon l’historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.
Arrangements bafoués :
     Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l’aide de l’US Air Force dans son combat contre les Cristeros.

   Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.
   Enfin, il conclut  »  los Arreglos  » avec le secrétaire d’Etat du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accords de Latran avec Mussolini.
   À sa demande, le président mexicain s’engage à ne plus tenter d’appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu’il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s’agit que de sa parole. Aucun document n’est signé...
  Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l’amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d’insurgés seront assassinés dans d’atroces conditionscistéros 4 aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.
   L’armée ne s’en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l’Ouest avec le désir d‘éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en  » parle  » dans son roman  » La Puissance et la Gloire  » . Il s’ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle va durer de 1934 à 1938 sans qu’il soit possible d’en évaluer le nombre de victimes.
   Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.
  L’émotion suscitée par « los Arreglos » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d’État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII).