çà s’est passé il y a ……..


environ 134 ans :

Le 5 janvier 1895 : 

Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus est solennellement dégradé dans la cour de l’École Militaire, à Paris. Il a été condamné au bagne à vie pour haute trahison.
L’« Affaire Dreyfus » commence un an plus tard avec la révélationde son innocence. Elle va secouer l’opinion publique en France et dans le reste du monde pendant plusieurs décennies.

 

 

  L’affaire Dreyfus débute comme une banale affaire d’espionnage par la découverte en septembre 1894 d’un bordereau contenant des secrets militaires et adressé à l’ambassade allemande.
  Le capitaine Alfred Dreyfus (35 ans) est très vite accusé d’en être l’auteur sur la foi d’une analyse graphologique truquée.

   Issu d’une riche famille israélite d’origine alsacienne, cet officier d’état-major est arrêté dès le 15 octobre 1894 sous l’inculpation de haute trahison. Il échappe à la guillotine en vertu d’une loi qui a aboli la peine de mort pour les crimes politiques. C’est ainsi qu’il part pour l’île du Diable, en Guyane.
  Personne en France ne doute alors de sa culpabilité… Personne sauf sa femme Lucie et son frère Mathieu qui vont remuer ciel et terre pour obtenir sa libération.

  Cependant , le doute s’installe  :

En mars 1896. Le lieutenant-colonel Georges Picquart, qui dirige le service de renseignements, découvre que l’auteur du bordereau est en vérité le commandant Charles Walsin-Esterhazy. Ayant fait part de ses doutes au chef de l’état-major, il est réduit au silence par un limogeage en Tunisie.
  En octobre 1896, le colonel Henry, des services secrets, désireux d’écarter les soupçons d’Esterhazy, produit un nouveau bordereau qui accable Dreyfus. On apprendra plus tard qu’il s’agit d’un faux document !
  Entre temps, la famille du capitaine Dreyfus fait appel au journaliste Bernard-Lazare pour chercher des motifs de réviser le procès.
  Enfin, le 14 novembre 1897, le sénateur de Strasbourg Auguste Scheurer-Kestner, lui aussi convaincu de l’innocence de Dreyfus, publie une lettre où il annonce des faits nouveaux. Le lendemain, Mathieu Dreyfus ( le frère ) dénonce Esterhazy comme le véritable auteur du bordereau.

Le 13 janvier 1898, coup de théâtre avec la publication d’un article incendiaire, intitulé J’accuse…et signé par  Émile Zola. Tout y est dit des mensonges et des compromissions des autorités. L’auteur doit s’exiler pour ne pas être emprisonné.
  Mais il n’est plus possible au gouvernement d’en rester là. Dreyfus revient du bagne. Il est à nouveau jugé, condamné à dix ans de prison et aussitôt grâcié par le Président de la République ! Le dénouement a lieu en  juillet 1906 avec sa réhabilitation par la Cour de Cassation.

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Et plus…sérieux  » socialement « 


18 décembre 1865
Abolition de l’esclavage aux États-Unis
   Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis prend effet le 18 décembre 1865 :

   « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction », énonce cet amendement ….
   La Guerre de Sécession  vient juste de se terminer quand le Congrès tranche sur ce qui en fut la cause directe : l’esclavage dans les plantations de coton du Sud. La mésentente entre les planteurs distingués du Sud et les industriels frustes du Nord ayant fait le reste.
L’abolition de l’esclavage comme arme de guerre :
  Dans les premiers temps de la guerre civile, le président Abraham Lincoln s’était refusé à abolir brutalement l’esclavage pour ne pas enfreindre l’autonomie garantie aux États par la Constitution fédérale de 1787.
   Mais à mesure que se creuse le fossé entre le nord et le sud , le président se résigne à franchir le pas vers l’abolition et à l’utiliser comme arme de guerre.
  C’est ainsi que le 22 septembre 1862, quelques jours après le premier succès nordiste à la bataille d’Antietam, Lincoln annonce l’émancipation des esclaves dans les États du sud conquis ….
  Cette émancipation sera immédiate et sans indemnité d’aucune sorte dans ces États où vivent 80% des 4 millions d’esclaves noirs des États-Unis de l’époque. Par contre, dans les États  » intermédiaires  » , esclavagistes et néanmoins fidèles à l’Union nordiste, elle sera progressive, négociée et indemnisée.
  Dès le 8 avril 1864, le Sénat vote le texte du futur amendement, qui doit étendre et pérenniser l’abolition de l’esclavage mais il n’est pas encore question de l’inscrire dans la Constitution, faute d’une majorité suffisante à la Chambre des Représentants.
   Le 31 janvier 1865, tandis que la victoire se rapproche et que le Sud, ruiné et défait, n’est plus en état de négocier quoi que ce soit, Lincoln peut enfin le présenter au vote de la Chambre des Représentants. Il obtient la majorité requise des deux tiers au terme d’une intense bataille parlementaire…………

 

çà s’est passé il y a environ……


111ans :

   Le 17 décembre 1903, les frères Wibur et Orville Wright (36 et 32 ans) effectuent à tour de rôle quatre vols de quelques dizaines de mètres sur la plage de Kill Devil, à Kitty Hawk, en Caroline du Nord.
Les villageois témoins de ces modestes exploits ne se doutent pas qu’ils viennent d’assister à la naissance de l’aviation…

  Des expérimentateurs tenaces et discrets
     Un siècle plus tôt, des Français avaient réussi à s’élever dans le ciel à bord d’un engin plus léger que l’air, la « montgolfière ». Cette performance sans précédent avait eu peu de conséquences pratiques.
   En 1890, la machine volante du Français Clément Ader, l’une des premières à avoir été appelée « avion», vole à l’altitude de… quelques dizaines de centimètres (sur terrain plat ! ). Mais son inventeur ne réussit pas à « transformer» l’essai. Les frères Wright vont être plus chanceux et de leur premier essai date le véritable essor de l’aviation.
  Wilbur et Orville, fabricants de cycles passionnés de mécanique, tentent d’abord de développer le vol plané. Ils y échouent et sans se décourager entreprennent dans leur atelier Dayton (Ohio) la construction du Wright Flyer. Il s’agit d’un biplan de 274 kg, avec deux ailes parallèles de 12 mètres d’envergure.
  Après un premier essai raté et quelques réparations, ils se remettent aux commandes trois jours plus tard, à tour de rôle, malgré un fort vent de face. Et c’est enfin le succès avec un vol de 260 mètres en 59 secondes à 3 mètres au-dessus du sol…wright

 

Anecdote :

   En mémoire de ces deux pionniers de l’aviation, les studios Disney ont appelé Wilbur et Orville deux albatros des dessins animés Les Aventures de Bernard et Bianca et Bernard et Bianca au pays des kangourous  albatros Disney.
  En collaboration avec la cité de Kitty Hawk (États-Unis), ville où les frères Wright ont réalisé leur premier vol, la ville de Coulaines, en Sarthe, a édifié une réplique du hangar qui servit à la fabrication du Flyer pour le centenaire du premier vol de ce dernier. Ce hangar, situé sur le site sportif de la commune, sert au club sportif de roller.
  Les frères apparaissent dans le film Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Frank Coraci.
  Un monument art déco péri morphe a été érigé en leur honneur en 1932 à Kill Devil Hills en Caroline du Nord, lieu du premier vol de 1903.
  Ils font partie des personnalités dont John Dos Passos a écrit une courte biographie, au sein de sa trilogie U.S.A.
Les frères Wright apparaissent dans une vidéos des Epic Rap Battles of History où ils affrontent les « Frères Mario et Luigi ».

çà s’est passé il y a environ 238 ans :


Premier vol habité en montgolfière
Le 21 novembre 1783, François Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlandes s’envolent à bord d’un ballon à air chaud.montgolfière
Ils sont les premiers hommes qui échappent à la pesanteur terrestre.
«Plus lourd que l’air»
   L’idée de remplir un ballon d’air chaud pour s’affranchir de la pesanteur revient aux frères Étienne et Joseph de Montgolfier, papetiers à Annonay, au sud de Lyon.
Joseph fait d’abord monter jusqu’au plafond des ballons de taffetas.
  Le 4 juin 1783, devant les notables d’Annonay, il lâche un ballon de 11 mètres de diamètre chauffé par un feu de paille et de laine. Le 19 septembre 1783, les choses se corsent. Étienne lâche un ballon à air chaud dans la cour du château de Versailles.
   Sous le regard bienveillant du roi Louis XVI et de la cour, la nacelle emporte un canard, un coq et un mouton, premiers passagers aériens de l’Histoire. Elle monte à 480 mètres et retombe en douceur dans la forêt de Vaucresson, à 1700 mètres de son lieu de départ. Les animaux, sauf le coq, survivent à l’aventure.
   Vient le tour des humains. Devant les membres de l’Académie des Sciences, Pilâtre de Rozier, professeur de physique et chimie à Reims, et son compagnon d’aventure s’élèvent jusqu’à 960 mètres au-dessus du château de la Muette, à l’ouest de Paris. Après un vol de vingt minutes, leur ballon atterrit paisiblement sur la Butte-aux-Cailles. Le compte-rendu de leur exploit est rédigé pour l’Académie des Sciences par un certain… Benjamin Franklin.
  De plus en plus fort. Le 7 janvier 1785, un passionné du nom de Jean-Pierre Blanchard traverse la Manche de Douvres à Calais à bord d’un aérostat gonflé à l’hydrogène.
   Malgré ces succès, les «montgolfières», nom que l’on donne désormais aux ballons à air chaud en l’honneur des papetiers d’Annonay, ne vont jamais servir qu’au divertissement.

  P.S: Les aérostiers de la République Pour pallier les faiblesses des armées face aux puissances européennes coalisées, le Comité de salut public, instauré en mars 1793, reprend les réflexions apparues dès les premières ascensions sur l’usage militaire de l’aérostation. Rapidement, un ballon captif est construit dans lequel deux observateurs peuvent prendre place pour observer les manœuvres de l’ennemi et les communiquer aux alliés à terre.  ( Pas vraiment du  » divertissement )

Le L.S.D !


Le chimiste suisse  Albert Hofmann  (né en 1906 , décédé en 2008  je crois) a découvert par hasard en 1943 , ce qui allait devenir l’une des substances les plus hallucinogènes ( symbolique des années  » hippies  » ) : Le L.S.D !

   C’est alors qu’il travaillait sous l’autorité de A.Stoll  , cherchant à synthétiser un stimulant circulaire à partir d’ergot de seigle  ? ( pour le compte du laboratoire Sandoz ) , qu’il absorba par accident  une substance qu’il venait de mettre au point …..S’ensuivirent plusieurs heures d’hallucinations vivement  » colorées  » ( on peut dire  » psychédéliques  » ) .

 

  Consciencieux , il décida de retenter l’expérience ! Mais cette fois ci en consignant tous les effets ressentis ……… Le L.S.D fut dans un premier temps utilisé pour des traitements destinés aux malades psychiatriques …..Puis fut adopté comme drogue  » récréative  »  jusqu’à son interdiction dans les années 60 ..

Hofmann 

çà s’est passé un 11novembre….


    Nat TurnerN.Turner, mena en 1831 une insurrection d’esclaves aux États-Unis comparable à la révolte de Stono.
   Il est né esclave en 1800 en Virginie, sur la plantation de Benjamin Turner, dans le comté de Southampton.
    Très croyant, il pensait être investi d’une mission divine contre l’esclavage. Voyant une éclipse se produire en février 1831, il prépara un projet de soulèvement qui fut mis à exécution le 21 août 1831.
   Avec un petit groupe, Nat Turner, tente de soulever les plantations environnantes et de libérer les esclaves, exécutant tous les colons qu’il rencontre. Le commando, grossi par les esclaves libérés, forme rapidement une petite troupe de 70 hommes.
     Une milice est organisée et la rébellion est vaincue en deux jours.
    Turner est pris au mois d’octobre et jugé avec 44 autres compagnons. Le tribunal prononce 18 condamnations à mort, dont celle de Turner.
  Avant d’être exécuté, sa confession est recueillie par Thomas Gray, un avocat local, qui la fera publier.
  Turner est pendu à Jérusalem le 11 novembre 1831 ( à environ 31 ans ) ! avec ses 17 camarades. (il y a 87 ans )
Son corps est sauvagement mutilé par la foule après l’exécution.
L’histoire de Nat Turner a inspiré The Birth of a Nation le 1er film produit et réalisé par l’Afro-Américain Nate Parker, sorti en France le 11 janvier 2017

:Bande annonce du film :

çà c’est passé il y a 109 ans :


Attentat de Georg Elser contre Hitler

          Le soir du 8 novembre 1939, à Munich, dans la brasserie Bürgerbräukeller, Hitler fête l’anniversaire de son putsch raté de 1923 . Ce putsch lui avait valu d’être incarcéré pendant plusieurs mois, mais cela ne l’avait pas empêché d’accéder dix ans plus tard à la Chancellerie, autrement dit à la tête du gouvernement allemand.

   Par une chance inouïe, le Führer va échapper ce soir-là à une bombe destinée à le tuer…

13 minutes de trop………..

Georg Elser (4 janvier 1903, Hermaringen ; 9 avril 1945, Dachau)Georg Elser, un humble menuisier originaire du petit village de Hermaringen, dans le Jura souabe, veut profiter de l’occasion pour assassiner le Führer dont, plus lucide que la plupart de ses contemporains, il a mesuré la malfaisance.

   Il ne lui suffit pas de s’opposer en silence, en refusant par exemple le salut nazi. Dans une solitude totale, il décide d’agir par lui-même.

    Ayant observé que chaque année, Hitler célèbre l’anniversaire du putsch de la Brasserie, il s’établit dès l’été 1939 à Munich et  fabrique lui-même une bombe à retardement en usant de son savoir-faire en horlogerie. 

   Il va régulièrement aussi prendre un dîner à la brasserie et s’y laisse enfermer la nuit afin de préparer la cachette de la bombe. Enfin, il dépose celle-ci deux jours avant l’anniversaire…

  Comme prévu, Hitler se présente à la brasserie, entouré de la plupart des principaux dignitaires nazis. 

   Mais comme il a hâte de revenir à Berlin, il abrège son discours et  quitte les lieux plus tôt que prévu, à 21h07, soit 13 minutes précisément avant l’explosion de la bombe (il bénéficiera d’une chance comparable lors de l’attentat de  » la Tanière du Loup  » en 1944).

La bombe provoque l’effondrement d’une partie du local, faisant huit morts et 63 blessés.

Le Bürgerbräukeller après l'attentat de 1939 (Bundesarchiv)

Un héros longtemps oublié…………

   Très vite, grâce aux restes de la bombe, la police de Himmler identifie les fournisseurs de Georg Elser et retrouve son atelier.

   Le menuisier est arrêté le soir même alors qu’il tente de franchir la frontière suisse. Après quatorze heures d’interrogatoire et de torture, il avoue avoir posé la bombe mais persiste à nier toute complicité face aux policiers qui n’en croient pas leurs oreilles et suspectent les services secrets britanniques. 

   Hitler demande que le prisonnier soit conservé en vie jusqu’à la fin de la guerre, dans l’attente d’un procès à grand spectacle destiné à magnifier le nazisme. En attendant, il est déporté au camp de concentration d’Orianenburg-Sachsenhausen, près de Berlin, puis transféré à Dachau.

Hitler ne l’oublie pas. Le 9 avril 1945, alors qu’il est sur le point de se suicider après avoir mené son pays au chaos, il donne par téléphone l’ordre express d’exécuter le  » prisonnier spécial « 

çà c’est passé il y a151ans :


    Le 7 novembre 1867 , la célèbre physicienne et chimiste Marie Curie naissait ….

Elle sera la première femme à recevoir le prix Nobel et même à en recevoir deux ! ( en 1903 et en 1911 )=> à l’âge de 36 ans et à 44 ans. 

Maria Skłodowska M.Curie(1867-1934), connue en France sous le nom de Marie Curie, est une physicienne et chimiste polonaise naturalisée française, célèbre pour ses travaux sur la radioactivité naturelle.

Elle a reçu deux fois le prix Nobel dans deux catégories scientifiques, ce qui est unique :

  En 1903 : le prix Nobel de physique avec son mari Pierre Curie et Henri Becquerel 

  En 1910 : le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium.

    Marie Curie est née à Varsovie, en Pologne, où elle a fait ses études secondaires. À cette époque, Varsovie est annexée par la Russie, et l’accès à l’université est difficile pour les Polonais, et interdit aux femmes. Elle participe pendant deux ans à «l’université volante» : des réunions clandestines d’universitaires et d’étudiants dans un but de partage du savoir.

    Elle partira  en novembre 1891 pour Paris où elle y retrouve sa soeur, et entre à la Sorbonne où elle fait de brillantes études en sciences physiques et en mathématiques.

    Au printemps 1894, elle rencontre Pierre Curie, qu’elle épouse à Sceaux, le 26 juillet 1895. Le 12 septembre 1897, elle donne naissance à leur première fille, Irène.     Elle dit aussi cette citation très connue : « Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. »

 En décembre 1896, elle commence ses travaux sur l’étude des rayonnements produits par l’uranium, découverts par Henri Becquerel Becquerel. En utilisant des techniques mises au point par son mari, elle analyse les rayonnements d’un minerai riche en uranium, la pechblende.

   À partir de 1898, Pierre participe aux travaux de son épouse sur la radioactivité. Ils travaillent dans un local prêté par l’École de physique et de chimie à Paris. Les différents traitements chimiques sont réalisés dans un hangar, qui se trouve à côté de l’atelier, séparé uniquement par une cour.

   Le chimiste allemand Wilhelm Ostwald, visitant le lieu de travail de Pierre et Marie Curie, déclara : « Ce laboratoire tenait à la fois de l’étable et du hangar à pommes de terre. Si je n’y avais pas vu des appareils de chimie, j’aurais cru que l’on se moquait de moi. ». !!!!!

  Dans ce laboratoire de fortune où ils étudient la pechblende, ils découvrent deux nouveaux éléments. Le 18 juillet 1898, Marie Curie annonce la découverte du polonium, nommé ainsi en référence à son pays d’origine. Le 26 décembre, avec Gustave Bémont, elle annonce la découverte du radium ; il aura fallu traiter plusieurs tonnes de pechblende pour obtenir moins d’un gramme de cet élément.

 

   Le 10 décembre 1903, Marie Curie reçoit avec son mari et Henri Becquerel, le prix Nobel de physique « en reconnaissance de leurs services rendus, par leur recherche commune sur le phénomène des radiations découvert par le professeur Henri Becquerel ». Elle est la première femme à recevoir le prix Nobel. Cette même année, elle est la première femme lauréate de la Médaille Davy.

L’année suivante, le 6 décembre, elle donne naissance à leur deuxième fille, Ève.

  Le 19 avril 1906, Pierre meurt, renversé accidentellement par une voiture à cheval. En novembre, elle le remplace à son poste de professeur à la Sorbonne. Elle devient ainsi la première femme à enseigner dans cette université.

   À cette époque, elle organise avec d’autres scientifiques une école, la « coopérative », pour leurs enfants respectifs, qui ont entre 6 et 13 ans. Irène Joliot-Curie qui a alors 10 ans y suivra ses premiers cours de physique, qui accordent une part importante à l’expérimentation.

La presse française ancien journal n’admire cependant pas les travaux scientifiques de Marie Curie, mais préfère critiquer sa vie privée et surtout sa liaison amoureuse avec le physicien Paul Langevin, qui est marié et a, comme elle, des enfants. Elle est traitée d’étrangère brisant une famille française, et on tente même de l’empêcher de recevoir son prix. Ces campagnes de presse contre elle ne cesseront qu’à la Première Guerre mondiale, quand on la verra travailler sur les champs de bataille pour radiographier les blessés.guerre malade

 

 En 1918, à la fin de la guerre, elle peut enfin occuper son poste à l’Institut du radium. Sa fille Irène devient son assistante jusqu’à sa mort.

En 1921, elle participe à un voyage de collecte de fonds organisé par les Femmes américaines aux États-Unis. Le gain de 100 000 dollars permet d’acheter un gramme de radium à l’usine du radium de Pittsburgh. En 1929, toujours grâce aux Femmes américaines, elle reçoit un nouveau gramme de radium, qu’elle donne à l’Université de Varsovie.

  Suite à une trop grande exposition à des éléments radioactifs, elle est atteinte d’une leucémie, dont elle meurt en 1934 ( âgée de 67 ans ). Malgré sa faiblesse, elle continue d’assurer la direction de la section de physique et chimie de l’Institut du radium jusqu’à son décès.

   Quelques semaines avant sa mort, sa fille Irène et son gendre Frédéric Joliot découvrent la radioactivité artificielle…………..

Long billet !! Si pas lu , je comprendrais ………..

P.S : Une  » petite  » suite  sur le billet  suivant………..

Alphonse Allais….


 » Mort de rire  » 

Allais Allais mania jusqu’au bout l’humour noir : Ce 28 octobre 1905 , en sortant de son café habituel , il lança à son meilleur ami :  » demain je serais mort ! Vous trouvez çà drôle, mais moi , je ne ris pas …Demain , je serais mort !

  Allais ,  » le clown triste, le satiriste de la modernité , poète extravagant décèda quelques heures après sa dernière  » plasanterie  » , frappé d’une embolie pulmonaire .

  Débarqué à Paris à l’âge de 20 ans , A. Allais se révèle d’abord un des jeunes étudiants doués et extravagants du quartier Saint- Michel pendant la  » Belle époque  » . A 30 ans , il se lance dans le  » pseudo- journalisme  » et devient l’un des pilier du  » Chat noir  » ( un des plus célèbres cabarets de Mont martre ) .

  Faussement littéraire , absurdes, cruels,  » acrobatiques  » , voir nihilistes ou euphoriques , ses blagues, monologues , contes et chroniques « croquent  »  le Paris de 1900 , la bureaucratie , la  » frénésie technologique  » et , bien entendu la morale de son temps .

Quelques  » citations  » :

 » Faire la charité, c’est bien. La faire faire par les autres, c’est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même « 

 » Rouge: récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la mer Rouge. « 

« Par les bois du djinn où s’entasse de l’effroi
Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid. »

« C’est curieux comme l’argent aide à supporter la pauvreté. »

etc…………..

  Près de 40 ans après sa mort , en 1944 , on peut dire que le  » maître de la vie drôle  »  : Sa tombe disparaitra lors d’un bombardement allié !!!!tombe cassée

 » Bourrage de crâne « 


 

  Edward Bernays : la fabrique du consentement ou comment passer du citoyen au consommateur…

   Edward Bernays  est né en 1891 à Vienne et il est mort en 1995 à Boston.

103 années d’une vie fructueuse. Une vie consacrée à l’une des tâches majeures de notre siècle : celle qui consista à pervertir les démocraties pour faire plier les volontés des masses aux desseins des élites, en toute non-violence. Edward Bernays était le neveu de Sigmund Freud et il a su exploiter les avancées apportées par son oncle, ainsi que le rayonnement scientifique de ce dernier dans le domaine de la connaissance de l’irrationnalité, à des fins économiques idéologiques et politiques.
   Sa discrétion dans notre paysage culturel actuel est inversement proportionnelle à l’ampleur de sa tâche. Même dans les agences de pub ou dans les services de relations publiques, son nom est presque inconnu, tout du moins en France.

    Il faut dire qu’il était un fervent partisan d’une « gouvernance de l’ombre » et ses écrits ne tarissent pas sur ce sujet. « créer du besoin, du désir et créer du dégoût pour tout ce qui est vieux et démodé » fut un de ses leitmotiv. « Fabriquer du consentement », « cristalliser les opinions publiques » furent les titres de 2 de ses oeuvres écrites (une quinzaine en tout). « Dompter cette grande bête hagarde qui s’appelle le peuple ; qui ne veut ni ne peut se mêler des affaires publiques et à laquelle il faut fournir une illusion » en furent d’autres.

Tout le monde connait cette affiche :

La vidéo ci – dessous ( très ( trop? ) ) longue , résume bien qui était Bernays :

  Edward Bernays est souvent mentionné comme le père de la propagande moderne ou, plus précisément, de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques , et par suite comme celui du spin , autrement dit de la manipulation de l’opinion .
En combinant les idées de Gustave Le Bon sur la psychologie des foules, celles de Wilfred Trotter sur la psychologie sociale et celles de Freud sur la psychanalyse, il a été l’un des premiers à industrialiser la psychologie du subconscient pour persuader l’opinion publique.

  J’arrête ici , ce serait trop long  : Si un ( e) lecteur (trice ) est intéressé (e) , il suffit de chercher sur le Net : Tout y est !