C’était il y a 206 ans !


Le 2 juillet 1816

Échouage de la Méduse…..( billet à revoir ….peut-être)

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s’échoue au large de l’actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats à son bord. Ce fait divers va bouleverser la France et engendrer un chef-d’œuvre de l’art romantique.

Le radeau de la Méduse, par Theodore Gericault (détail, musée du Louvre)

Un capitaine imprudent:

Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette  » L’Écho ‘, de la flûte  »La Loire’ et du brick  »L’Argus ».

L’expédition est commandée par le capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys. Cet officier royaliste de 51 ans a émigré dès le début de la Révolution, en 1789, et vient tout juste de rentrer en France. Il a reçu du roi Louis XVIII mission de reprendre le Sénégal, que le traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt.

Contre l’avis de ses officiers, le capitaine veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s’éloigne ainsi du reste de la division et s’engage sur le dangereux banc de sable d’Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines, où il est bientôt immobilisé. On tente de désensabler le navire en évacuant le matériel sur un radeau de fortune de 20 mètres de long. Mais cela ne suffit pas et il faut se résoudre à l’évacuation.

L’évacuation

Les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur la chaloupe et une demi-douzaine de canots qui, tous, sont mâtés et disposent d’une voile. Le commandant est parmi les premiers à quitter la frégate !… Mais 152 hommes, essentiellement des soldats, doivent se contenter du radeau. Serrés les uns contre les autres, ils ont de l’eau jusqu’aux genoux. Dix-sept hommes, appréhendant le pire, préfèrent rester sur la frégate dans l’espoir d’être plus tard secourus.

Dans un premier temps ,le radeau est tiré par les canots et la chaloupe. Mais au lieu de se rapprocher de la côte, les naufragés dérivent vers la haute mer… Une nuit, les amarres cèdent les unes après les autres. L’enquête montrera plus tard qu’elles furent volontairement larguées à l’initiative de l’officier Raynaud qui commandait le principal canot

Voyant cela, le lieutenant Espiau, qui commande la chaloupe, veut reprendre le radeau en remorque mais ses hommes s’y opposent. Il semble en effet que beaucoup craignaient une mutinerie et une attaque de la part des marins du radeau, des hommes rudes et passablement éméchés.

Finalement, le commandant Chaumareys abandonne le radeau à lui-même et met le cap sur la côte, vers Saint-Louis du Sénégal. Ses officiers, honteux mais résignés, le suivent.

Le chef d’œuvre :

Le radeau de la Méduse, par Theodore Gericault (musée du Louvre)

Théodore Géricault (25 ans), s’est inspiré du drame de La Méduse pour peindre l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’école romantique. Ce jeune artiste de sensibilité monarchiste a suivi Louis XVIII dans son exil de Gand. Cela ne l’empêche pas de faire de son œuvre un manifeste contre les dérives du régime.

Soucieux de réalisme, il a emprunté des cadavres dans un hôpital et s’en est servi comme modèle. Le chirurgien Savigny et un autre rescapé, Corréard, ont d’autre part aussi posé pour Géricault, avec qui ils s’étaient liés d’amitié. On voit sur la gauche le premier, bras tendu, doigts écartés, tourner la tête vers le second, dans l’ombre, adossé au mât. On identifie également deux autres personnages : le noir agitant un morceau de toile est Jean-Charles, soldat originaire du Sénégal. L’homme avec une longue chemise à fines rayures se traînant sur le milieu du radeau, le bras droit tendu, est l’enseigne Jean-Daniel Coudein, commandant du radeau, qui avait été blessé à la jambe au départ de France et pouvait à peine bouger .Le peintre Eugène Delacroix,

Eugène Delacroix ( auto portrait)

ami de Géricault, a servi également de modèle. On le voit au premier plan, face contre le radeau.

La toile est de très grandes dimensions (4,9 x 7 m), avec des personnages deux fois plus grand que nature au premier plan. Elle montre les marins qui tentent de se faire voir du brick L’Argus le 17 juillet 1816. Par le mouvement des corps et les contrastes de lumière, elle travestit le fait divers en un drame mythologique. Exposée au Salon de 1819 sous le titre Scène de naufrage, elle fait scandale par son réalisme et sa violence. Certains y voient une dénonciation du pouvoir en place. Elle n’en suscite pas moins l’admiration du roi Louis XVIII qui lâche placidement :  » Voilà un naufrage qui ne fera pas celui de l’artiste qui l’a peint  ». (Elle est aujourd’hui au musée du Louvre ).

Le peintre n’a pas osé présenter la première version de son œuvre (ci-dessous), du fait de scènes de cannibalisme jugées trop violentes.

Première version du Radeau de la Méduse avec scène de cannibalisme (Théodore Géricault, Musée du Louvre)

Le drame:

Avec très peu de vivres et cinq barriques de vin, le radeau va dériver sous un soleil implacable, avec de l’eau jusqu’à un mètre au-dessus du plancher. Les officiers se maintiennent près du mât, dans la partie la plus stable. Suicides, noyades, rixes s’enchaînent. Dès le deuxième jour, certains survivants découpent la chair des cadavres et s’en repaissent après l’avoir boucanée au soleil. Quelques hommes encore valides jettent à la mer les blessés et les malades pour préserver les chances de survie des autres.

Au bout de treize jours, le 17 juillet 1816, les malheureux aperçoivent une voile à l’horizon. C’est L’Argus qui s’est mis en quête de l’épave de La Méduse pour y récupérer des documents officiels et de l’argent ! Mais le brick s’éloigne sans voir le radeau. Il repassera quelques heures plus tard et cette fois l’apercevra. Il recueillera une quinzaine de rescapés. Cinq succomberont peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal.

Le lieutenant de vaisseau Parnajon, commandant L’Argus, racontera plus tard :
 » J’ai trouvé sur ce radeau quinze personnes qui m’ont dit être le reste des 147 qui y avaient été mises lors de l’échouage de la frégate Méduse. Ces malheureux avaient été obligés de combattre et de tuer une grande partie de leurs camarades qui s’étaient révoltés pour s’emparer des provisions qu’on leur avait données. Les autres avaient été emportés par la mer, ou morts de faim, et fous. Ceux que j’ai sauvés s’étaient nourris de chair humaine depuis plusieurs jours et, au moment où je les ai trouvés, les cordes qui servaient d’étais étaient pleines de morceaux de cette viande qu’ils avaient mise à sécher. Le radeau était aussi parsemé de lambeaux qui attestaient la nourriture dont ces hommes avaient été obligés de se servir…  » .

Finalement,c’est une goélette privée, la Bombarde, qui atteindra la Méduse 52 jours après son abandon. Elle recueillera trois survivants sur les dix-sept qui étaient restés à bord : douze avaient quitté l’épave sur un radeau et un treizième sur une » cage à poules  », un quatorzième était mort d’épuisement.

Les  » naufragés du désert  »

Si Géricault a immortalisé le radeau, l’histoire a oublié par contre les  » naufragés du désert  ». Il s’agit des 63 personnes que la chaloupe débarqua le 6 juillet et qui rejoignirent Saint-Louis du Sénégal en longeant la côte. Ils parcoururent les quelques 80 lieues en 17 jours, harcelés, dépouillés par les Maures contre un peu d’eau et de nourriture. Six d’entre eux, dont une femme, y laissèrent la vie.

Trois hommes, » des traînards  », s’égarèrent et furent séparément capturés par les Maures. Parmi eux, le naturaliste Georg-Adolf Kummer (1786-1817). Il parlait un peu l’arabe, se fit passer pour le fils d’une musulmane égyptienne et fut traité courtoisement. Tous les trois furent ramenés à Saint-Louis contre promesse de rançon (ou de récompense).

Le scandale

 »Le Journal des Débats » publie le compte-rendu adressé au ministre de la Marine par le chirurgien Jean-Baptiste Savigny, l’un des rescapés du radeau. L’auteur y dépeint les violences extrêmes auxquelles ses compagnons et lui-même ont été réduits. Son récit soulève une immense émotion dans l’opinion publique.

Le capitaine de frégate et les officiers passent en cour martiale. Hugues Duroy de Chaumareys est dégradé et radié du rôle des officiers de marine et des Ordres de Saint Louis et de la Légion d’Honneur. Il échappe de peu à la peine de mort et s’en tire avec trois années de prison. Il finira ses jours au château de Lachenaud, à Bussière-Boffy, près de Bellac (Haute-Vienne).

La fête de la musique…….


Chaque année le 21 juin, c’est la même rengaine. Des concerts de rue ou dans les bars incitent à faire la fête durant cette nuit qui tombe généralement le jour du solstice d’été.

Si c’est Jack Lang

J.Lang

, alors ministre de la Culture, qui lança la première édition de la fête de la musique en France en 1982, il faut remonter à l’année 1976 pour connaître la véritable histoire de la fête de la musique.

Quelle est l’origine de la fête de la musique ?

Joël Cohen

Joël Cohen ?

, musicien américain, travaille alors pour la chaîne musicale France Musique. Pour célébrer le solstice d’hiver et le solstice d’été, il propose une programmation musicale spéciale diffusée durant toute la nuit et qu’il baptisera les « Saturnales de la Musique ». La première édition a lieu le 21 juin 1976.

Quelques années plus tard, le 10 juin 1981, la « Fête de la Musique et de la Jeunesse » est organisée pour célébrer l’élection de François Mitterrand . Un concert gratuit place de la République à Paris réuni environ 100 000 personnes.

Jack Lang et Maurice Fleuret

Maurice Fleuret ?

(ancien directeur de la musique et de la danse du ministère ) s’inspirent de cet évènement festif et des « Saturnales de la Musique » de Joël Cohen pour créer la fête de la Musique dont le titre était initialement « Faites de la musique ! » afin d’inciter les amateurs à se produire en France. Et ça marche ! Le 21 juin 1982, jour de la première fête de la musique officielle, les musiciens envahissent les bars, les parcs, les rues pour le plus grand bonheur des citoyens.

Reprise dans plus de 110 pays à travers le monde, la fête de la musique est aujourd’hui célébrée dans plus de 350 villes et 120 pays.

Pourquoi la fête de la musique a lieu le 21 juin ?

Jour du solstice d’été, le 21 juin est la nuit la plus courte de l’année dans l’hémisphère nord. Un jour symbolique qui signe le début des beaux jours et un tempo qui incite à faire la fête jusqu’à l’aube.

La fête de la musique a 40 ans !

Pour célébrer les 40 ans de la fête de la musique, de nombreux concerts sont ainsi organisés dans toute la France. Des événements qui, après deux éditions en demi-teintes à cause des restrictions sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, sont très attendus par les Français. « Cette édition nous donne l’occasion de revenir aux fondamentaux de la Fête de la musique, de mettre l’accent sur les principes qui ont présidé à sa création : un événement festif, populaire et spontané, qui s’adresse à tous les publics et qui vise à mettre en lumière et favoriser les pratiques amateurs », précise ainsi le ministère de la Culture

sur son site internet. Pour l’occasion, une carte interactive publiée sur le site du ministère, dévoile l’ensemble de la programmation en France, mais pas seulement. Le Royaume-Uni, le Portugal, l’Allemagne, ou encore l’Espagne aussi se mettent au diapason !

____________________________________________

L’acqua-tofana ?


Acqua Tofana ( » eau Tofana  ») ou Manne de Saint – Nicolas ou Arquette est un poison utilisé en Italie au XVIéme et au XVIIIème siècle principalement à Palerme, Perouse, Rome, Naples, Paris. D’après les chercheurs, il pourrait s’agir d’un mélange d’arsenic , de plomb et de belladone.

Son nomvient de Giulia Tofana

Giulia Tofana ?

, une empoisonneuse originaire de Palerme qui vint à Rome pour exercer son  » talent criminel  ». Ce poison servait surtout aux femmes adultères pour se débarrasser de leur époux gênant ou prises au piège de mariages forcés, ce qui lui valut son autre nom de  » manne de saint Nicolas  ».

________________________________________

L’histoire commence dans le monde souterrain à Rome lorsque les femmes étaient vendues aux enchères, en tant qu’objets, aux hommes aisés désirant une présence féminine à marier dans le but d’assouvir leurs besoins et leurs envies. Une fois acquises, ces femmes faisaient office de conjointes à leurs acheteurs. Elles étaient traitées comme des esclaves, voire comme des animaux. En plus d’avoir été maltraitées et soumises, l’abus sexuel n’était que le supplice de plus.

Dépassées par le comportement inhumain de ces hommes, elles cherchaient une porte de sortie pour se libérer de leur souffrance. Comme elles étaient dans l’incapacité absolue de renverser la situation, la seule solution qui se présentait était d’assassiner leur compagnon. Et c’est à cet instant précis que l’acqua-tofana entrait en jeu. Rien de plus efficace qu’un empoisonnement pour toucher au but sans éveiller le moindre soupçon. Ce fut l’une des principales raisons de sa prolifération. Un autre motif, mais pas des moindres, était la soif de fortune des femmes de l’époque. Elles visaient essentiellement l’héritage laissé par leur époux après leur mort.

Saint Nicolas ?

Incolore, inodore et insipide, la concoction pouvait tuer un homme en environ trois doses de quatre à six gouttes. Elle agissait lentement. La première dose provoquait une grande fatigue, la deuxième, une dysenterie, des vomissements et une soif extrême. La troisième dose était généralement la dernière……….

Le déclin progressif permettait à la victime de sentir venir sa fin, donc, mettre de l’ordre dans ses affaires et édicter ses dernières volontés.

L’eau de Tofana resta longtemps dans les mémoires.d’Alexandre Dumas

A Dumas

l’évoque dans Le Comte de Montecristo :

 » … Nous avons parlé dame de choses indifférentes, de Pérugin, de Raphaël, d’habitudes, de coutumes et de cette fameuse eau de Tofana dont certains, vous a-t-on dit, gardent encore le secret à Pérouse.  »

Qui a conçu ce poison ?

L’acqua-tofana serait sans doute née grâce à la perpétuation d’un héritage familial.Giulia Tofana

Giulia Tofana était une empoisonneuse professionnelle connue comme étant la conceptrice du poison le plus subtile de sa génération. Des sources affirment que Giulia avait hérité son savoir et ses compétences de sa mère, Thofania d’Amado ,

Thofania d’Amado ?

qui aurait été exécutée pour avoir empoisonné son propre mari, l’homme qui aurait pu être le père de Giulia.

____________________________________________

À la fin de l’été 1568, Charles de Guise

, l’énigmatique cardinal de Lorraine, élabora un plan pour mettre fin aux guerres de religion qui commençaient à ruiner la France. Selon une dépêche écrite par l’ambassadeur d’Angleterre, l’ecclésiastique fit venir cinquante grands empoisonneurs d’Italie, à qui il donna chacun 1 000 couronnes  » pour empoisonner le vin, les puits, et d’autres victuailles  » susceptibles d’être consommés par ses ennemis protestants, les huguenots.

50 000 couronnes constituaient alors une somme considérable, et même s’il y a peu raisons d’y croire (aucun huguenot ne fut empoisonné à l’époque), le fait que l’histoire ait circulé au sein des cercles diplomatiques les plus élevés suggère qu’elle était connue mais aussi jugée crédible. Il est difficile d’imaginer une meilleure illustration de la réputation qu’avaient alors les Italiens, présentés comme les maîtres de l’art des poisons.

Toute l’Europe ou presque pensait que les Italiens avaient un don particulièrement développé ( et d’origine diabolique ) pour les potions létales. Le voyageur anglais Fynes Moryson écrivit quelques années plus tard :  » Les Italiens, par-dessus toute autre nation, se vengent par trahison et sont particulièrement bons dans la confection et l’administration des poisons.  »

Il reste tout de même plusieurs incohérences dans ces récits. Il existe de grandes disparités entre deux versions de l’histoire de Tofana. La première histoire la décrit prospère en Sicile dès les années 1630; la seconde la trouve en prison, un siècle plus tard. Elle est censée avoir opéré à Palerme, Naples et Rome, et inventé le poison qui porte son nom, ou en être du moins l’héritière. v

L’incertitude plane également sur les ingrédients de son élixir. La plupart des sources s’accordent à dire que l’acqua-tofana était principalement composée d’arsenic. Mais certains suggèrent qu’elle contenait également de la linaire, de la cantharide officinale, de l’extrait de muflier, une solution d’hémérocalle connue sous le nom d’aqua cymbalaria, et même de la salive d’aliéné.

Le mystère s’épaissit autour des circonstances et des causes de la mort de Tofana. Une source avance l’idée d’une mort naturelle en 1651. Une autre raconte qu’elle s’est réfugiée dans un couvent, où elle vécut plusieurs années, continuant à fabriquer le poison et à le faire circuler par l’entremise d’un réseau de nonnes et de prêtres. Plusieurs autres sources affirment qu’elle fut arrêtée, torturée puis exécutée, même si elles l’annoncent de façon contradictoire morte en 1659, 1709 ou encore en 1730. Dans un récit particulièrement détaillé, Tofana fut tirée de force de son refuge et étranglée, après quoi  »pendant la nuit, son corps fut jeté à l’endroit du couvent où on l’avait arrêtée ».

Il existe un dernier élément, tout aussi énigmatique et bien plus difficile à croire. La puissance dévastatrice attribuée à l’acqua-tofana, ainsi que son caractère hautement mortel et indétectable, sont impossibles à reproduire de nos jours. L’élixir était censé faire partie de ces  »poisons lents » si redoutés au XVIIe siècle. Des poisons aux effets si progressifs que la victime semblait, selon les mots de Charles Mackay,  »mourir suite à une détérioration naturelle ». Mais les potions de l’époque que nous connaissons n’avaient pas les qualités attribuées au poison de Tofana: elles étaient moins fiables, plus facilement détectables, et produisaient des symptômes bien plus violents. Tout ceci nous laisse confrontés à un problème. Serait-il possible qu’une association de fabricants de poisons amateurs fût, d’une façon ou d’une autre, accidentellement tombé sur une formule secrète? Ou est-il plus raisonnable de conclure que les récits sur Tofana sont fortement exagérés, ou bien le fruit d’une forme d’hystérie contemporaine, peu à peu changé en légende?

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

Les secrets de  » Mein Kampf  »…..


Un documentaire historique sur le manifeste autobiographique écrit par Hitler :

Aujourd’hui, il est toujours disponible dans les bibliothèques, sur Internet, dans les universités et même dans les librairies du monde entier, mais une grande partie de l’histoire est maintenant oubliée.

Ce documentaire plonge profondément dans le tristement célèbre plan du mal c’est de sombres secrets et révèle comment ce livre a été écrit et son impact sur le monde.

00:00 Les secrets de Mein Kampf (en français   » Mon combat   »)

04:10 Novembre 1918, le commencement

07:05 Putsch de la Brasserie

10:01 La détention d’Hitler

13:24 La rédaction de Mein Kampf

15:29 La lutte des races

17:03 Fin 1924, Hitler sort de prison et publie son livre

22:22 1933, Hitler est nommé chancelier

22:46 La propagande

29:13 L’ennemi impitoyable du peuple allemand : LA FRANCE

31:43 Mein Kampf édition Fernand Sorlot

42:21 L’Europe est au bord de la guerre

44:31 L’Allemagne attaque la Pologne et une partie de l’Europe

47:37 Une partie de la France nazifiée

50:25 L’Allemagne accumule les défaites

52:19 Mein Kampf devient un Long-Seller

La vidéo :

(en français  » Mon combat  »)

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

Le 8 mai, c’est …


Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

…..La  » fête de Jeanne d’Arc  »? Alors : (La Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme est une fête nationale officielle en France, instituée en 1920, célébrée chaque année lors du deuxième dimanche du mois de mai, jour anniversaire de la libération d’Orléans le 8 mai 1429 par l’armée française, sous le commandement de Jeanne d’Arc.)

Jeanne d’Arc, mythe ou réalité ?

Jeanne d’Arc 

En 600 ans, Jeanne d’Arc   aura alimenté bien des querelles d’historiens. Il faut dire que le parcours de « la pucelle » a été, hier comme aujourd’hui, de la guerre de Cent ans aux récentes campagnes présidentielles de l’extrême droite, instrumentalisé à des fins politiques. Alors homme ou femme ? Noble ou bergère ? Pucelle ou mariée ? Les théories qui remettent en cause le mythe :

Jeanne d’Arc était-elle une bergère ?

Jeanne d’Arc était-elle vraiment bergère ? 

Selon la version officielle, Jeanne d’Arc serait la fille de Jacques d’Arc

Statue de J.d’Arc?

et d’Isabelle Romée

Statue Isabelle Romée ?

.

Une bergère issue d’une famille de paysans plutôt aisée, née en 1412 à Domrémy. Mais tous ne s’accordent pas sur cette origine paysanne de l’héroïne. Le journaliste Marcel Gay

Marcel Gay ?

, auteur de « L’Affaire Jeanne d’Arc » a rassemblé des documents pour faire le jour sur sa naissance. « Je ne peux pas croire que Jeanne était bergère, elle n’aurait pas eu le droit de monter sur de fougueux destriers, porter des éperons, avoir une épée, etc. Elle n’aurait pas parlé un bon français. Je crois qu’elle était princesse d’Orléans« .  Dans son livre, le journaliste évoque notamment l’hypothèse selon laquelle Jeanne était la fille de Louis d’Orléans

Louis d’Orléans ?

et de la reine Isabeau de Bavière

Isabeau de Bavière ?

. » Jeanne d’Arc,  »une princesse déguisée en bergère  » ?

Jeanne d’Arc est-elle vraiment née en 1412 ?

Le 6 janvier 2022, la France a fêté les 610 ans de la naissance de Jeanne d’Arc. Le Président de la R.F a pour coutume de se à Domrémy pour célébrer cet anniversaire (cette année ? ). Mais celle qu’on surnomme « la Pucelle » est-elle vraiment née en 1412 ?

 Si on suit la théorie d’une Jeanne d’Arc princesse et non bergère, sa naissance pourrait remonter à 1407. Dans un interview, Michel Gay avance des éléments troublants : « La chronique du Religieux de Saint-Denis nous apprend que le 12e enfant de la reine est né le 10 novembre 1407, et qu’il est mort le jour même et enterré à Saint-Denis. Or, l’examen  »méticuleux » de cette chronique montre que le papier qui relate cet événement n’a été fabriqué que 50 ans après. (…) et aucun enfant n’a été enterré à Saint-Denis ce jour-là. » La France aurait-elle fêté l’anniversaire de Jeanne d’Arc avec 5 ans de retard ?

Jeanne d’Arc était-elle un homme ?

Jeanne d’Arc était-elle vraiment une femme ? 

La  » fameuse  » Jeanne d’Arc pourrait en fait être… un homme. Le producteur François Ruggieri

François Ruggieri ?

développe cette idée dans « Jeanne d’Arc, le stratagème » et il n’est pas le seul à promouvoir cette thèse. L’auteur de « L’affaire Jeanne d’Arc », Marcel Gay, explique également que l’enfant de Louis d’Orléans et de la reine Isabeau de Bavière, déclaré mort en 1407, et qui pourrait être Jeanne d’arc, était, selon les versions, un garçon. « L’histoire de France écrite par Villaret nous dit que cet enfant s’appelait Philippe, puis, dans les autres éditions, l’enfant s’appelle… Des filigranes de ces documents attestent qu’une main anonyme a voulu brouiller les pistes  ». Mais des documents historiques décrivent Jeanne d’Arc comme une femme avec tous ses attributs. Le mystère demeure…

Jeanne d’Arc a-t-elle entendu des voix ?

Jeanne d’Arc a-t-elle vraiment entendu des voix ? 

Et si l’appel céleste envoyé à  » la pucelle  » était une mise en scène montée par la famille royale pour sauver le royaume ? Certains voient celle qui va aider Charles VII à monter sur le trône jouer un rôle de composition, celui de « la messagère de Dieu ». D’où l’hypothèse selon laquelle Yolande d’Anjou, reine intelligente qui a élevé le futur roi, a été le cerveau de cette intrigue. C’est ce que pense le journaliste auteur de « L’affaire Jeanne d’Arc » qui fait remonter ce stratagème à 1420. « La problématique est la suivante : deux rois de droit divin, un Anglais et un Français, se disputent le même royaume. Ils ont les mêmes droits au regard de la généalogie. Qui peut dire le droit ? Dieu, et lui seul. C’est ici que Jeanne entre en scène. L’idée est géniale. Elle va dire le droit. Elle va être en liaison avec le Ciel, avec le Très Haut.  » Bien joué, Yolande  » lol .

Quel rôle pendant la guerre de Cent ans ?

Quel rôle a joué Jeanne d’Arc dans la guerre de Cent ans ? 

 » La pucelle  »a-t-elle vraiment joué le rôle que l’on croit dans la guerre de Cent Ans ? La réponse est complexe. Selon les historiens qui ont épluché la correspondance de Jean d’Orléans, comte de Dunois et compagnon d’armes de « la pucelle », celle-ci était dotée d’un véritable sens militaire. Mais ses victoires à Orléans et le long de la Loire sont loin d’être les résultats de son seul génie selon plusieurs spécialistes. La supériorité numérique des troupes du royaume de France et l’intelligence de Charles V auraient tout autant joué dans la défaite des Anglais, si ce n’est plus. Jeanne d’Arc, dont le mythe et l’héroïsme ont été très tôt exploités, aurait surtout été un élément clé d’une guerre psychologique : redonner la confiance à l’armée, la chevalerie et la population, totalement désemparées face à l’invasion anglaise jusqu’en 1429.

Jeanne d’Arc a-t-elle brûlé sur le bûcher ?

Jeanne d’Arc a-t-elle fini au bûcher ? 

Des voix mettent en doute la mort « officielle » de la pucelle sur le bûcher : un ou une autre aurait péri à sa place… Thèse que défend encore le journaliste Marcel Gay.  « La suppliciée qui monte sur le bûcher a le visage  »embronché », nous dit le chroniqueur Perceval de Cagny. C’est-à-dire voilé, caché. » Donc méconnaissable. De plus, 800 hommes d’armes portant glaives et bâtons auraient entouré Jeanne d’Arc pour écarter la foule lors de cette exécution mystérieuse. Pour alimenter le doute, « il n’y a pas eu de PV de cette exécution. Autre chose : on trouve des traces de la survie de Jeanne. Elles sont nombreuses. » Jeanne d’Arc aurait ainsi vécu jusqu’en 1449… Pour d’autres, elle serait même ressuscitée. De nombreuses « fausses » Jeanne d’Arc entretiennent le mythe, comme cette mythomane surnommée la « dame des Armoises », dès 1436.

Jeanne d’Arc était-elle vraiment pucelle

Jeanne d’Arc était-elle « pucelle » ou mariée ? 

Autre cause de doutes dans l’histoire de Jeanne d’Arc : celle-ci a été surnommé la « pucelle ». A juste titre ? Sa condition de jeune femme vierge aurait été vérifiée à plusieurs reprises à l’époque. D’abord en mars 1429 par Yolande d’Anjou à Poitiers, puis en 1430 à Rouen par Anne de Belfort. Ce qui a contribué (avec « les voix ») à en faire une « sainte » aux yeux de l’Église qui l’a canonisée en 1920… Instrumentalisation d’une icône religieuse ? Jeanne d’Arc ne serait peut-être pas restée pucelle tout au long de sa vie : selon certaines thèses, celle-ci se serait mariée après sa « fausse crémation » sur le bûcher. Son époux présumé : le chevalier Robert des Armoises. Mais Jeanne d’Arc n’aurait en revanche, selon ces théories, pas eu d’enfant. L’héroïne a donc emporté le secret de sa prétendue virginité avec elle dans sa tombe.

(Enfin, de nombreux historiens affirment que Jeanne n’a jamais été brûlée et qu’elle aurait fini sa vie tranquillement mariée à un certain chevalier Robert des Armoises

Robert des Armoises ?

) …..

Ce billet est un vrai  » fouillis  » car mon P.C se déconnecte sans cesse !? Et je ne trouve pas le  » pourquoi  » !

Le nom de famille :


La cour constitutionnelle italienne a supprimé l’attribution systématique du nom de famille du père à l’enfant. Jusqu’ici, peu importe le cas de figure, les nouveaux-nés prenaient le nom du père, issu d’un mariage ou non.

Un pas vers plus d’égalité femmes-hommes ! Grâce à une décision rendue le 27 avril dernier par la Cour constitutionnelle italienne, les nouveau-nés n’auront plus automatiquement le nom de famille de leur père à la naissance. Ces derniers hériteront désormais des noms famille des deux parents, ou bien seulement l’un des deux, suivant ce qu’auront décidé les parents. En cas de désaccord, un juge sera chargé de trancher.

« La Cour déclare l’illégitimité constitutionnelle de toutes les normes prévoyant l’attribution automatique du nom de famille du père aux enfants nés dans un mariage, hors mariage et adoptifs. Il sera du devoir des législateurs de régler tous les aspects liés à cette décision », a indiqué la plus haute juridiction italienne dans un communiqué.

Le média italien  » La Repubblica  »

salue une décision qui était « attendue depuis des décennies », et qui confère aux femmes italiennes « un droit historique ».

Et en France ?

Traditionnellement, en Italie, la mère garde son nom de jeune fille. Et jusqu’ici, les italiennes devaient obtenir l’autorisation du géniteur de leurs enfants pour ajouter leur nom. Sans cette autorisation, l’enfant portait uniquement celui du père.

En octobre 2021, la Cour européenne avait reconnu cette attribution automatique d’illégitime et de discriminatoire envers les femmes, une décision historique pour l’égalité femmes-hommes dans les familles.

Rappelons qu’en France, la loi du 4 mars 2002 permet aux parents de choisir de donner à leur enfant soit le nom du père, soit celui de la mère, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par ces derniers (en l’absence de choix, le nom du père s’impose). Mais encore 8 enfants sur 10 portent le nom de leur père par défaut, si l’on en croit Patrick Vignal

Patrick Vignal ?

, le député à l’origine de cette loi.

Un changement est pourtant sur le point de s’opérer : dès le 1er juillet 2022, une loi simplifiera le changement de nom lorsqu’il s’agit de remplacer ou d’ajouter le nom du parent qui n’a pas été transmis à la naissance. Un adulte pourra donc choisir entre le nom de famille de son père ou de sa mère, ou bien les deux. On avance.

Un commentaire même négatif est toujours le bien venu , mais PAS LES  »LIKES » qui , même si en anglais  » like  » signifie  » aimer » , ne signifient absolument RIEN !

Cinq mots rares ….


…. donneront l’air savant pendant vos dîners mondains (ma grand-mère en employait quelques-uns)

 »Quérulence »,  »émerillonner »… Qui de nos jours connaît encore ces termes désuets ?

Ils ont fait leur temps. Après des années de labeur, certains mots de la langue française se retirent de l’usage. Silencieusement, sur la pointe des pieds. Qui de nous jours connaît encore le sens de  »tatin »? Ou utilise le verbe  »s’esbigner » ? Ils ont progressivement été remplacés par des termes plus contemporains. Ainsi va notre langue. Son renouvellement témoigne de sa vitalité. La rédaction vous propose de redécouvrir ces mots disparus, qui, assurément, vous feront briller en société.

 Babou:

 »Cesses de faire des baboues ». Peut-être avez-vous déjà entendu cette phrase dans la bouche de votre grand-mère.  »Baboue » est un joli mot disparu, qui signifie  »grimace ». Il est fort ancien puisqu’en moyen français, il désignait une  »vieille sorcière aux grosses lèvres », selon le  » Trésor de la langue française ». L’ancien français baboe est également apparenté à  » babouin », qui qualifiait un  » homme difforme ou niais  ». On parlait aussi à l’époque de l’Ordre de la baboue, qui était une Société des buveurs

 »enseigne de la société des buveurs  »

.

Escobar :

Attention si l’on vous qualifie de la sorte ! Un  »escobar » est un personnage  »hypocrite », sachant utiliser d’adroits subterfuges pour arriver à ses fins ou les justifier. Le verbe  »escobarder » décrit le fait d’agir, de parler en escobar.  »L’escobarderie » désigne quant à elle la pratique habituelle de l’hypocrisie à la manière d’un escobar.

Le mot s’est formé d’après le nom d’un jésuite espagnol, Antonio Escobar y Mendoza

Antonio Escobar?

, auteur d’un ouvrage de casuistique (partie de la théologie qui traite des cas de conscience). Pascal l’attaqua dans les Provinciales, lui reprochant de prôner une morale relâchée. Molière, Boileau et La Fontaine lui emboîtèrent le pas, et c’est ainsi que ce patronyme est devenu un adjectif courant dans notre langue. Avant de tomber aux oubliettes.

Quérulence :

Toute âme  » revêche  » devrait connaître ce mot. La  »quérulence », dérivé de  »quérulent », désigne la tendance pathologique à rechercher les querelles.

Querelle ?

On connaît tous une personne qui revendique, d’une manière disproportionnée, la réparation d’un préjudice, réel ou imaginaire. Vous pourrez désormais le qualifier de  »quérulent », (selon la définition du dictionnaire des francophones). Le mot est dérivé du latin querulus  » qui se plaint ».

Émerillonner

Une personne est  »émerillonnée » lorsqu’elle est d’humeur gaie et vive. Ce joli verbe s’est formé d’après  »l’émerillon »,

Émerillon (rapace)

un petit rapace diurne du genre des faucons, que l’on dressait autrefois pour la chasse. L’adjectif décrit l’éclat de quelqu’un qui se vivifie, à l’image de l’œil perçant de l’émerillon.

Accueillance

Ce mot n’est pas une invention fantaisiste qui ferait offense à la langue française.  »Accueillance » existe bien, et a pour sens  »disposition à l’accueil » . On l’employait jadis pour dire  »accueillir » ou  »faire bon accueil ». Au XIIIe siècle, il existait ainsi la locution faire accueillance de quelqu’un, c’est-à-dire  »l’accueillir, le gagner à sa cause ». Au XVIe siècle, pour signifier qu’on accueillait de manière courtoise un convive, on utilisait ce mot charmant.

C’était il y a 79 ans……


Pourquoi ce billet ? Parce que si Lepen passe ça pourrait arriver en France !

Le 19 avril 1943

Le ghetto de Varsovie se soulève

Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois.

C’est le premier soulèvement d’une ville dans l’Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des Juifs. Une tragédie qui est aussi une aurore.

Les ghettos :

Les ghettos du Moyen Âge sont nés du souci des juifs de se regrouper pour mieux résister aux exactions et aux pogroms . C’est à Fès, au Maroc, en 1438, que fut établi le premier  » mellah  » ou quartier réservé aux juifs. En invitant les juifs de sa capitale à s’établir dans ce quartier, le souverain voulait les soustraire aux violences que leur faisaient subir les musulmans ?

Pour les mêmes raisons, en 1516, fut établi à Venise le premier quartier réservé du monde chrétien. Il se situait sur un terrain proche d’une fonderie, où étaient jetés les déchets de celle-ci. D’où le nom de ghetto donné à ce quartier (du vieil italien ‘ »ghettare  », jeter). Le mot allait connaître hélas une triste fortune. Les nazis avancèrent le même prétexte que leurs lointains prédécesseurs pour créer de nouveaux ghettos, quitte à susciter eux-mêmes des pogroms. Leurs ghettos furent un premier pas vers l’élimination des Juifs.

Le retour des ghettos

En 1939, quand les Allemands occupent l’ouest de la Pologne, ils rencontrent sur place des communautés juives très importantes, qui représentent en moyenne dix pour cent de la population mais sont concentrées dans les villes où elles ont développé une culture originale. Varsovie, par exemple, compte 380 000 juifs sur 1 300 000 habitants.

La majorité des trois millions de juifs polonais d’avant-guerre parlent et écrivent le yiddish, (une langue qui mêle l’allemand et l’hébreu ). Ils font du commerce, publient des livres et composent des chansons dans cette langue. Ils éduquent aussi leurs enfants en yiddish, le polonais, le russe et l’allemand étant réservés à l’enseignement supérieur.

En Pologne comme en Tchécoslovaquie et dans tous les autres pays d’Europe centrale et orientale que viendront à occuper les nazis, les Juifs sont progressivement regroupés dans des quartiers clos sous surveillance policière, des  » ghettos  » d’un nouveau genre où ils sont amenés à survivre dans l’ignorance de leur avenir.

En 1939-1940, encore incertains sur le sort à réserver aux Juifs, les nazis veulent en premier lieu les mettre à l’écart du reste de la population et les briser en tant qu’êtres humains et communauté sociale. Ils veulent aussi, tant qu’à faire, exploiter leur force de travail et les dépouiller de leurs biens.

Les ghettos vont remplir ces fonctions avant que le relais ne soit pris par les camps d’extermination , à partir de la fin 1941. On recense à la fin de la Seconde Guerre mondiale un millier de ghettos, de la Pologne à la Grèce : les plus petits comptent quelques centaines de personnes, les plus grands des dizaines ou des centaines de milliers, comme à Varsovie, le plus grand, ou à Lodz.

Cette  » ghettoïsation  » ne semble pas avoir été planifiée à Berlin. Elle est le produit d’initiatives locales.

Arrestations dans le ghetto de Varsovie en avril 1943

Le ghetto de Varsovie

En novembre 1940, quelques mois à peine après l’invasion allemande , les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d’environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d’un côté à l’autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d’environ 150 000 habitant/km2 (c’est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Les habitants se voient accorder par l’occupant une ration quotidienne de 184 calories. C’est dix fois moins que le minimum indispensable au maintien en bonne santé et qui plus est, cette nourriture se présente sous une forme rebutante (pain noir, légumes défraîchis, viandes avariées….).

Autrement dit, pour simplement survivre, les Juifs du ghetto, toutes classes sociales confondues, vont devoir chercher d’autres sources d’approvisionnement et celles-là ne leur seront accessibles que par des petits boulots, des trafics illicites ou le marché noir.

Les anciennes élites intellectuelles se déclassent faute d’être utiles à la survie du groupe tandis qu’accèdent au sommet de la hiérarchie sociale les truands et mafieux en tous genres. Ceux-là sont en effet les mieux outillés pour gérer les trafics avec les Allemands et les Polonais de l’extérieur.

Pour faire circuler les objets de valeur et l’argent caché dans les bas de laine, ils organisent des monts-de-piété ou… des cercles de jeux. Troublant paradoxe : ces brutes, en général, soutiennent les mouvements de résistance et apportent leur écot aux associations d’entraide.

Les gens qui le peuvent s’emploient dans les ateliers du ghetto. Leurs principaux donneurs d’ordres sont les fournisseurs de l’armée allemande. Pour les soldats de la Wehrmacht, ils produisent en particulier des pièces d’habillement.

Finalement, on estime que les habitants du ghetto de Varsovie arrivent à une moyenne de 600 calories par jour, ce qui reste globalement très insuffisant et entretient la disette. Cette situation humiliante et déstabilisante va se prolonger pendant près de dix-huit mois, jusqu’aux premières déportations. Dix-huit mois pendant lesquels chacun essaie simplement de survivre.

La surpopulation, le manque d’hygiène, le manque de nourriture et de médicaments, les épidémies et les famines, le froid et la chaleur, les humiliation et brutalités de tous ordres ont raison d’un grand nombre d’habitants du ghetto, faibles, attachés à des principes d’un autre âge ou malchanceux. Beaucoup meurent soit de faim, soit de maladie. À moins que leur chemin ne croise celui d’un SS en vadrouille dans le ghetto qui, sur un caprice, va les battre ou les abattre.

Dans les hôpitaux, les médecins confrontés à un manque cruel de médicaments sont confrontés à de douloureux cas de conscience : vaut-il mieux réserver les médicaments disponibles aux malades qui ont les plus grandes chances de survie et sacrifier les autres, ou plutôt les répartir de façon équitable jusqu’à épuisement des stocks, avec la quasi-certitude de perdre tous les malades à brève échéance ?…

Malgré ces tragédies ( ou à cause d’elles ), les habitants du ghetto entretiennent une vie culturelle intense. C’est, pour beaucoup, une façon de s’accrocher à la vie. La présence de 40 à 50 musiciens de niveau international conduit à la formation d’un orchestre symphonique. Il donne en deux ans 50 concerts payants en faisant salle comble, cela malgré le danger qu’il y a à sortir de chez soi ! il faut savoir aussi que le ghetto inclut, outre les synagogues, quatre églises en activité pour quelques milliers de Juifs convertis au christianisme, lesquels n’en sont pas moins persécutés par les nazis !

La  » Grande Déportation  »

Comme tous les ghettos, celui de Varsovie est administré par un conseil juif ( » Judenraat  »). Un ingénieur, Adam Czerniakow

Adam Czerniakow ?

, a été désigné par la mairie de Varsovie pour le présider. Le 22 juillet 1942, les Allemands lui demandent une liste d’enfants en vue de les transférer vers l’Est, dans des camps de travail (c’est le motif officiel).

Il est possible qu’Adam Czerniakow ait eu des informations sur la vraie nature de ces convois par le biais de Juifs évadés du camp d’extermination de Chelmno. Plus vraisemblablement a-t-il considéré qu’envoyer des enfants dans des camps de travail revenait de toute façon à les condamner à mort. En homme d’honneur, il ne supporte pas de participer à cette infamie et choisit de se suicider. Il laisse une lettre émouvante à ses coreligionnaires pour s’excuser de son geste mais ne fournit aucune information sur ce qu’il aurait pu savoir du sort des futurs déportés.

C’est donc sans Czerniakow que les Allemands entament la  » Grande déportation  »… Jour après jour, 5 000 à 6 000 personnes sont emmenées à la Umschlagplatz et, de là, transférées en train vers Treblinka. À chaque habitant du ghetto qui s’inscrit pour le pseudo-camp de travail, les Allemands donnent trois kilos de pain et un pot de confiture. Cela suffit à lever bien des hésitations ! On se dit :  » Pourquoi nous donneraient-ils du pain s’ils voulaient nous massacrer ?  ».

Le 12 septembre 1942, quand cette première déportation s’achève, il ne reste que 60 000 survivants dans un ghetto dont la surface a été réduite par les Allemands.

Compromissions à Lodz

Lodz, troisième ville de Pologne, n’a pas été, comme Varsovie et Cracovie, enclavée dans le  » Gouvernement général  », entité territoriale destinée par les nazis au regroupement des Polonais, mais annexée au Grand Reich.

Sa communauté juive est donc, à titre transitoire, enfermée dans un ghetto hermétique. Dans les faits, celui-ci va perdurer jusqu’en août 1944, soit plus longtemps qu’aucun autre, à cause de l’installation en son sein d’importantes industries textiles.

Ce complexe industriel résulte de la coopération entre le président du conseil juif du ghetto et le commandant allemand de la place. Ledit président, un sioniste octogénaire du nom de Rumkovski, voit dans sa fonction la consécration de sa vie. Insensé, il rêve de constituer à Lodz, avec la bienveillance des Allemands, un mini-État juif dont il serait le chef. Ainsi pousse-t-il la folie jusqu’à faire imprimer des timbres à son effigie.!!!!

Plus gravement, il coopère avec les Allemands lorsque ceux-ci entament les déportations et réclament les enfants ! Dans une proclamation au ton déchirant, il explique à ses coreligionnaires que les livrer est sans doute la moins mauvaise façon de préserver l’avenir. Mais ses compromissions ne servent à rien : tous les survivants du ghetto de Lodz, lui compris, sont déportés dans les camps d’extermination.

Enfants du ghetto de Lodz

La révolte

Le 18 janvier 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Wehrmacht est prise au piège à Stalingrad , les Allemands entament une deuxième  » Aktion  » (déportation). Mais cette fois, les ultimes survivants du ghetto de Varsovie n’ont plus guère de doute sur le sort qui les attend…

Parmi eux figurent une centaine de responsables de mouvements de jeunesse. Ces jeunes gens ont travaillé dans des fermes jusqu’en novembre 1942 avant d’être reconduits au ghetto par les Allemands. Ils n’ont pas connu les famines et les tourments des deux premières années du ghetto et ont conservé leur énergie intacte. Ils organisent immédiatement la résistance. Ils s’enfuient, se cachent et ripostent aux tentatives allemandes tant bien que mal, avec les pauvres armes dont ils disposent.

Ces résistants déploient une énergie phénoménale pour aménager des caches souterraines et des bunkers de fortune sous les habitations. Ils espèrent ainsi se donner les moyens de résister plusieurs mois aux Allemands.

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves.

Au nombre de 3 000 environ, ils sont regroupés principalement dans l’Organisation des Combattants Juifs, commandée par le jeune Mordechai Anilewicz, et dans l’Union Juive Armée de Pawel Frenkiel. 600 seulement disposent d’armes à feu. Aucun n’a de formation militaire.

Les hommes d’Anilewicz se cachent dans tout le ghetto cependant que ceux de Frenkiel tentent d’arrêter les Allemands à l’entrée du quartier.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l’opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2 000 hommes et des chars en renfort. Dès lors, les Allemands vont incendier systématiquement les immeubles et propulser du gaz dans les souterrains pour en déloger les résistants, immeuble par immeuble, cave par cave. Ces derniers, malgré le déluge de moyens déployé par l’ennemi, vont tenir pendant un mois.

6 000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c’est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7 000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s’enfuyant par les égouts. Parmi eux, Marek Edelman. Il va rejoindre la résistance non-communiste et va mettre un point d’honneur à demeurer en Pologne après la chute du nazisme, poursuivant la lutte contre toutes les oppressions. Il meurt couvert d’honneurs le 2 octobre 2009, à 90 ans.

Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau. Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s’agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans un  » émouvant geste de contrition  » 

Des héros ordinaires

Le chef du soulèvement, Mordechai Anilewicz, est un jeune Juif ordinaire, fils d’une poissonnière, à l’opposé des héros de cinéma. Comme les autres insurgés, il n’a aucune formation ni aucune prédisposition pour l’action militaire. Rien, dans son enfance, ne laisse entrevoir de prédispositions à l’héroïsme. Rien sinon la conscience du bien et du mal, du devoir et de la lâcheté.

Le 23 avril 1943, il écrit dans une dernière lettre :
 » Les Allemands ont fui par deux fois du ghetto. L’une de nos compagnies a résisté 40 minutes et une autre s’est battue pendant plus de six heures… Nos pertes en vies humaines sont faibles et ceci est également une réussite…
Grâce à notre radio, nous avons entendu une merveilleuse émission relatant notre lutte. Le fait que l’on parle de nous hors du ghetto nous donne du courage.
Soyez en paix, mes amis de l’extérieur ! Peut-être serons-nous témoins d’un miracle et nous reverrons-nous un jour. J’en doute ! J’en doute fort !
Le rêve de ma vie s’est réalisé. L’auto-défense du ghetto est une réalité. La résistance juive armée et la vengeance se matérialisent. Je suis témoin du merveilleux combat des héros juifs…  » 

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

Alambic ambulant….



Dominique transforme le cidre en eau-de-vie avec son alambic ambulant

Depuis 39 ans, Dominique Coudé distille le cidre et le vin de ses clients avec son alambic ambulant en Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor et Morbihan.

Dominique Coudé est bouilleur ambulant depuis 39 ans
Dominique Coudé est bouilleur ambulant depuis 40 ans

À l’approche de l’alambic de Dominique Coudé, une odeur reconnaissable entre toutes titille les narines : celle de l’eau-de-vie.

Installé sur les rives du Brivet, au pont de la Mine, à Crossac (Loire-Atlantique), le distillateur ambulant ne chôme pas.

Et il en est ainsi depuis 40 ans, depuis que ce fils d’agriculteur de Ploërmel (Morbihan) a repris l’alambic paternel et sillonne son propre département breton, mais aussi la Loire-Atlantique, les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine. 

Souvent une affaire de famille

 » En 2029, cela fera 100 ans que la famille pratique cette activité. Quand mon père est décédé en 1982, j’ai repris après lui, j’étais l’aîné. D’ailleurs c’est souvent comme cela. Les installations en dehors de la famille sont rares. C’est une profession très contrôlée. Il faut, comme pour les bureaux de tabac, un casier judiciaire vierge et une licence. Après moi, d’ici deux ans, ce sera mon jeune fils  »

Le métier ancestral voit ses effectifs diminuer.

 » On doit être un peu moins de 1 000 en France, guère plus  », estime le Breton qui par ailleurs est prestataire pour les particuliers pour le pressage de pommes.

Un complément d’activité car l’alambic l’occupe huit mois de l’année de février à juillet et de septembre à octobre. 

Les  » bouilleurs de cru  »

À Crossac, quelques clients arrivent chargés de barriques dans lesquelles ils ont mis le cidre de leur fabrication.

On les appelle les  » bouilleurs de cru  ». Certains viennent chaque année comme Pascal, un Crossacais.

 » Avec l’eau-de-vie à 50°, je vais faire d’autres alcools maison  »Pascal, un  » bouilleur de cru  » de Crossac.

Patrick, également de la commune, décharge trois tonneaux à demi-remplis de cidre dont une partie appartient à des voisins.

« C’est la première fois que je viens ici. Mais quand j’étais jeune, dans les Ardennes, il y avait également un bouilleur. Je suis venu pour faire voir ça à mon fils. Et avec l’eau-de-vie, je vais fabriquer du vin de cerise ou de pêche…  »Patrick, un client qui vient pour la première fois.

Des taxes à payer

Les clients remplissent un document simplifié d’accompagnement (DSA) : il sert à l’administration fiscale.

Seuls les agriculteurs en exercice avant 1960 sont exonérés de taxes et ne paient que le travail du bouilleur.

Les autres, la majorité de la clientèle paie une 1/2 taxe sur les 10 premiers litres à 100°, puis une taxe pleine pour les 10 litres suivants soit 90 € et 180 €.

Trier les alcools de tête et de queue

L’opération en elle-même n’est pas très longue : un tuyau pompe le cidre depuis les barriques, qui transite ensuite dans un serpentin au sein d’une cuve, puis est amené jusqu’au corps de chauffe qui monte à 90°.

Ce sont les vapeurs d’alcool qui sont récupérées dans la colonne de rectification. Là sont triés les alcools de tête et de queue, néfastes et dangereux pour la santé.

 » Il ne reste que le  » bon  » alcool, l’eau-de-vie  »

220 litres de cidre pour 20 litres d’eau-de-vie

Le breuvage sort dans un récipient que Dominique filtre ensuite dans une dame-jeanne apportée par le client. Une barrique de 220 litres donne 20 litres d’eau-de-vie à 50°. 

Dans quelques jours, Dominique Coudé aura achevé sa tournée en Loire-Atlantique. Après le nord du département, Bouvron, Treillières, il mettra le cap, avec son alambic monté sur remorque, vers l’Ille-et-Vilaine.

Et vers d’autres  »bouilleurs de cru  ». Tout comme à Crossac, ils se sont inscrits au préalable pour apporter leurs cidres ou vins à distiller.

Les vrais chevaucheurs…..


…… de cochon des années 1900 !

Au début des années 1900, il était possible de trouver de vrais chevaucheurs de cochon.!!

Loin du féroce chevaucheur de cochon de Clash of Clan et autre Clash Royal, il s’agissait plutôt d’hommes avinés en quête de défi, utiliser un porc comme un cheval représentant une forme de sport extrême.

Des personnes sous l’emprise de l’ivresse voulant jouer les cavaliers sur une monture pas forcément commode : des cochons chassant un ours de leur porcherie :

Cochons chassant un ours de leur porcherie

Certains allant même jusqu’à chevaucher un sanglier, à moins qu’il ne s’agisse d’un cochon laineux :

Cochon  » laineux  »

après une permanente.

Le genre de défi somme toute risqué, les gens de l’époque ayant souvent déjà du mal à tenir sur un âne :

Chevaucher un âne

et l’animal capable de belles ruades.

Quelques clichés des vrais chevaucheurs de cochon des années 1900 ou 1910, de fiers cavaliers à l’alcool joueur qui ont eu l’opportunité de se faire tirer le portrait en remportant leur challenge:

Les-vrais-chevaucheurs-de-cochon-des-annees-1900
Les-vrais-chevaucheurs-de-cochon-des-annees-1900
Les-vrais-chevaucheurs-de-cochon-des-annees-1900
Les-vrais-chevaucheurs-de-cochon-des-annees-1900

Plus difficiles à chevaucher encore, excepté pour les oiseaux marins, également les cochons nageurs des Bahamas :

Cochon  » nageur  »