100e anniversaire de la naissance de Monsieur Georges Brassens


Il faut aimer Brassens (comme moi je l’aimais) pour avoir le courage de lire mon billet !!!

Il y a 100 ans, le 22 octobre 1921, naissait le chanteur et poète Georges Brassens à Sète, dans l’Hérault. La même ville où il est enterré depuis près de 40 ans. L’Auvergnat, Les copains d’abord… ses chansons ont traversé les décennies et sont toujours écoutées…….

Dans une impasse Florimont qui fleure la misère, l’anarchiste calque ses jours sur la révolution de la Terre autour du soleil, levé dès potron-minet, couché avec les ténèbres. L’arche de Noé recueille les animaux sans compagnie, chiens errants, chats miteux, volatiles battant de l’aile. On y brûlait le pont pendant la guerre, mais dans ce cul-de-sac mal rapiécé, Georges Brassens a trouvé sa voie. La Jeanne

 » La Jeanne  »

, elle, illumine cette cité miséricordieuse.  »Gros bidon  » Brassens, avide de sobriquets, la surnomme ainsi pour sa manie de remplir sa bedaine des enfants de l’univers…. Gros bidon, dis-je, avoue un penchant pour l’humanité. (Marcel, son homme, pour la bouteille).
Elle accueille Jo depuis 1944, alors qu’il cherchait à faire rimer poète avec cachette dans l’ombre de la kommandantur. Il vivra plus de vingt ans au sein d’un ménage à trois. Son charme opère sur celle à qui on obtempère. Une vie de bohème hors du temps à dévorer les grands poètes et penseurs à défaut de remplir sa panse. Un matin, Brassens ouvre des persiennes martyrisées sur un Paris libéré. Peu avant, Jeanne avait perdu son frère, résistant arrêté par la Gestapo et décapité à la hache »Mourir pour des idées » lui sera dédié.!
Jusqu’en 1952, Brassens broie notoirement du noir. Il écrit à André Toussenot, son ami philosophe anarchiste, alias Huon de la Saône par référence à Nerval :  » Il n’y a pas de malade à l’impasse, mais un neurasthénique, moi. Cette maladie de l’âme me charme. Je ne crois pas au revolver, cependant. Ni à la corde, ni au poison…  ». Poèmes et romans se font rabrouer. Quant aux auditions, elles sont gentiment louées… aux gémonies. (= accabler quelqu’un ; faire de violents reproches ; humilier publiquement ; livrer quelqu’un au mépris public ; couvrir de honte ; condamner publiquement ; souhaiter le pire à quelqu’un ; outrager publiquement ; accabler de mépris ; condamner)
Sa guitare aux cordes chevrotantes sous le bras, il  »cahin-cahote » pétrifié par le trac, suant de caveaux en cabarets. L’interprète aurait préféré se faire grossiste de chansons pour détaillants vedettes, qu’il trouvait bien plus autorisés à écouler ses vers. Une ultime audition, le 24 janvier 1952, décrochée par ses copains sétois de Paris Match, Roger Thérond et Victor Laville, le fait rencontrer une sirène blonde à la voix rauque et élégante, Patachou

 »Patachou  »

.
Née Henriette Ragon trois ans avant lui, Patachou doit son sobriquet, non à Brassens, mais à une brève carrière de pâtissière en province et à son restaurant-pâtisserie-cabaret montmartrois. Son registre  »parigot gouailleur » a d’abord fait le bonheur des bouges voisins sous le nom de Lady Patachou avant que le sien devienne le cabaret incontournable de la nuit parisienne.

Elle y coupait sans vergogne les cravates de célébrités ou anonymes et accrochait les trophées au plafond, laissant les  »circoncis du col  » suspendus à ses lèvres.
Le bizut se lance dans son audition sous le regard intrigué de Patachou. Quelques titres plus tard, elle est conquise et lui offre son public.

Brassens lui suggère plutôt d’interpréter elle-même ses chansons. Le premier soir, elle  »se frotte » à  »Brave Margot et aux Amoureux des bancs publics » puis demande à son public d’en découvrir l’auteur ! Une guitare à deux pattes sort du rideau chancelant et entonne Le Gorille et P. de toi, que la mieux embouchée Patachou ne pouvait interpréter.
La dernière note envolée, le public, jusqu’ici rompu aux chansonnettes, découvrait  »un cactus en fleur » sous une peau d’auroch, assénant à langue raccourcie des diatribes d’un autre temps. Aussi intimidant qu’intimidé, Brassens depuis lors attise la curiosité. Le directeur du théâtre des Trois baudets, Jacques Canetti

J.Canetti

, invité à venir l’écouter, le trouve épatant et va exhorter à toutes jambes la firme phonographique Philips de faire signer au  »pornographe » un contrat en or massif.
Affligé de voir un Brassens aussi mal à l’aise sur scène, le contrebassiste dans l’orchestre du cabaret propose spontanément de l’accompagner. Le duo rondement amorcé, Pierre Nicolas ne se doute pas qu’il aura le dos de Brassens pour horizon pendant plus de trente ans. Coïncidence notoire, il est né à l’endroit même où loge Brassens, impasse Florimont. Il y vécut jusqu’à ses neuf ans, puis épousa la contrebasse un peu plus tard, après s’être enjuponné avec le violon. Né le 11 septembre 1921, Pierre Nicolas

P.Nicolas

poussera l’accompagnement outre-tombe, avec la célébration des centenaires de deux fidèles musiciens, à quelques jours d’intervalle.
L’enregistrement du Gorille et du Mauvais sujet repenti au studio de la salle Pleyel fit tressaillir les techniciens plus habitués au swing de Claude Luter et Sidney Bechet qu’aux dandinements d’un gorille devant un juge. Neuf autres chansons sortiront sur disques 78 tours, dont Le parapluie qui sera distingué par l’Académie Charles-Cros l’année suivante en obtenant le Grand Prix du disque 1954.
Le 6 avril 1952, Brassens fait son premier plateau télévisé à la RTF, la chaine de télévision nationale née trois ans auparavant. Les quelques 40 000 moniteurs à tube cathodique déployés en France cette année-là (soit moins de 1% des ménages) diffusent leur premier anarchiste dans des salons bourgeois terrorisés. Il » haranguera » par la suite sa Mauvaise Réputation devant le public de l’Alhambra. Puis il fait sa première tournée en France, en Suisse et en Belgique, avec Patachou et Les Frères Jacques.
À la veille de Noël de cette année fatidique 1952, neuf chansons sont gravées pour l’album Patachou chante Brassens : La prière, Les amoureux des bancs publics, Brave Margot, J’ai rendez-vous avec vous, Maman papa (interprétée en duo avec Brassens), La chasse aux papillons, Le bricoleur (en exclusivité), Les croquants et La légende de la nonne de Victor Hugo. Les scènes voient leurs rampes faire feu de tout bois pour le troubadour qui désormais alterne les cabarets avec les tours de chant entre Bobino, l’Olympia et l’étranger. 
Une question demeure avant de clore les années Patachou: Fâché de n’avoir pu la baptiser d’un sobriquet de son cru, Brassens l’appelait-il dans l’intimité par son prénom Henriette, ou plus court, par une Riette dûment gazouillée ? La réponse appartient aux  »esgourdes » accolées aux murs. On serait tenté de souscrire au diminutif manceau pour deux raisons. D’une part, avant lui, Rabelais faisait l’éloge de  »la riette » qu’il nommait la  » brune confiture de cochon  ». D’autre part, chez les Brassens, les charcuteries tenaient la dragée haute aux pâtisseries. Lesquelles n’avaient pas vraiment cours dans l’impasse.

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Sète : la ville de cœur de Georges Brassens lui rend hommage pour son 100e anniversaire

Quelques chansons :

Avec les paroles (moi : pas de son sur mon P.C ! )
Le texte :

Bien que ces vaches de bourgeois (bis)
Les appell’nt des filles de joi’ (bis)
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent,
Parole, parole,
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent.
Car, même avec des pieds de grue, (bis)
Fair’ les cent pas le long des rues (bis)
C’est fatiguant pour les guibolles,
Parole, parole,
C’est fatiguant pour les guibolles.
Non seulement ell’s ont des cors, (bis)
Des œils-de-perdrix, mais encor (bis)
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles,
Parole, parole,
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles.
Y’a des clients, y’a des salauds (bis)
Qui se trempent jamais dans l’eau. (bis)
Faut pourtant qu’elles les cajolent,
Parole, parole,
Faut pourtant qu’elles les cajolent.
Qu’ell’s leur fassent la courte échell’ (bis)
Pour monter au septième ciel. (bis)
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent,
Parole, parole,
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent.
Ell’s sont méprisé’s du public, (bis)
Ell’s sont bousculé’s par les flics, (bis)
Et menacé’s de la vérole,
Parole, parole,
Et menacé’s de la vérole
Bien qu’tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour, (bis)
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour, (bis)
La noce n’est jamais pour leur fiole,
Parole, parole,
La noce n’est jamais pour leur fiole.
Fils de pécore et de minus, (bis)
Ris pas de la pauvre Vénus, (bis)
La pauvre vieille casserole,
Parole, parole,
La pauvre vieille casserole.
Il s’en fallait de peu, mon cher, (bis)
Que cett’ putain ne fût ta mère, (bis)
Cette putain dont tu rigoles,
Parole, parole,
Cette putain dont tu rigoles.

Le vin:

Les paroles :

Avant de chanter
Ma vie, de fair’ des
Harangues
Dans ma gueul’ de bois
J’ai tourné sept fois
Ma langue
J’suis issu de gens
Qui étaient pas du gen-
-re sobre
On conte que j’eus
La tétée au jus
D’octobre…

Mes parents ont dû
M’trouver au pied d’u-
-ne souche
Et non dans un chou
Comm’ ces gens plus ou
Moins louches
En guise de sang
(O noblesse sans
Pareille ! )
Il coule en mon cœur
La chaude liqueur
D’la treille…

Quand on est un sa-
-ge, et qu’on a du sa-
-voir-boire
On se garde à vue
En cas de soif, u-
-ne poire
Une poire ou deux
Mais en forme de
Bonbonne
Au ventre replet
Rempli du bon lait
D’l’automne…

Jadis, aux Enfers
Cert’s, il a souffert
Tantale
Quand l’eau refusa
D’arroser ses a-
-mygdales

Etre assoiffé d’eau
C’est triste, mais faut
Bien dire
Que, l’être de vin
C’est encore vingt
Fois pire…

Hélas ! Il ne pleut
Jamais du gros bleu
Qui tache
Qu’ell’s donnent du vin
J’irai traire enfin
Les vaches
Que vienne le temps
Du vin coulant dans
La Seine !
Les gens, par milliers
Courront y noyer
Leur peine…

Les paroles:

La cane
De Jeanne
Est morte au gui l’an neuf
Elle avait fait la veille
Merveille
Un oeuf

La cane
De Jeanne
Est morte d’avoir fait
Du moins on le présume
Un rhume
Mauvais

La cane
De Jeanne
Est morte sur son oeuf
Et dans son beau costume
De plumes
Tout neuf

La cane
De Jeanne
Ne laissant pas de veuf
C’est nous autres qui eûmes
Les plumes
Et œuf

Tous toutes
Sans doute
Garderons longtemps le
Souvenir de la cane
De Jeanne
Morbleu

Le gorille :

C’est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu’en-dira-t-on ;
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement, ma mère
M’a défendu d’nommer ici.
Gare au gorille !.
..

Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S’ouvre, on n’sait pourquoi (je suppose
Qu’on avait dû la fermer mal) ;
Le singe, en sortant de sa cage,
Dit : « C’est aujourd’hui que j’le perds ! »
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j’espère !
Gare au gorille !…

L’patron de la ménagerie
Criait, éperdu : « Nom de nom !
C’est assommant, car le gorille
N’a jamais connu de guenon ! »
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !…

Celles-là même qui, naguère,
Le couvaient d’un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu’ell’s n’avaient guère
De la suite dans les idé’s ;
D’autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l’homm’ dans l’étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !..
.

Tout le monde se précipite
Hors d’atteinte du singe en rut,
Sauf une vieille décrépite
Et un jeune juge en bois brut.
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !…

« Bah! Soupirait la centenaire,
Qu’on pût encor me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré ! » ;
Le juge pensait, impassible :
« Qu’on me prenn’ pour une guenon,
C’est complètement impossible… »
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !…

Supposez que l’un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu’une alternative pareille,
Un de ces quatre jours, m’échoie,
C’est, j’en suis convaincu, la vieille
Qui sera l’objet de mon choix !
Gare au gorille
!…

Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l’amour vaut son prix,
On sait qu’en revanche il ne brille
Ni par le goût ni par l’esprit.
Lors, au lieu d’opter pour la vieille,
Comme l’aurait fait n’importe qui,
Il saisit le juge à l’oreille
Et l’entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !…

La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c’est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : « Maman ! », pleurait beaucoup,
Comme l’homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.

L’armée….


.……du Salut? (dommage , à mon avis qu’il ait un  » côté militaire  » et religieux  »

Fondateur : Pasteur William Booth en 1878

En 1878, l’armée du salut voit le jour à Londres :

En pleine révolution industrielle, à la fin du XIXe siècle, le pasteur William Booth est choqué par les conditions de vie indignes du monde ouvrier notamment dans l’Est de Londres. Il va créer en 1865 ce qui allait devenir en 1878 l’Armée du Salut pour répondre aux besoins matériels et spirituels des plus démunis. Aux femmes et aux hommes vivant dans des conditions de vie et de détresse révoltantes, William Booth propose d’assouvir leurs aspirations spirituelles et besoins matériels. 

Le pasteur, en quête d’efficacité, s’inspire du modèle militaire pour structurer une  » armée  » afin de répondre aux besoins élémentaires tant matériels que spirituels. Une triple mission triple qu’on peut voir résumée dans sa devise « Soup, Soap, Salvation » (une soupe populaire ou à l’Armée du Salut.) ?

2000 : création de la Fondation de l’Armée du Salut :

Campagne publicitaire Exclusion Tue Fondation Armée du salut
(une des doctrines de l’armée du Salut ? )

Cette association est remplacée par la Fondation de l’Armée du Salut reconnue d’utilité publique, en 2000 (declaration , décret du 11 avril 2000). La Fondation intervient essentiellement dans la prévention de la violence auprès des jeunes et l’éducation, la réinsertion de femmes et d’hommes et de familles en situation d’exclusion, l’insertion professionnelle des personnes handicapées et déficientes mentales ou encore l’accompagnement des personnes âgées dépendantes. Sa devise :  »Secourir, Accompagner, Reconstruire ».

La Fondation emploie 2 500 salariés et compte plus de 200 établissements et services d’action sociale en France. Elle est habilitée à recevoir legs et donations et fonctionne aussi grâce à ses donateurs et testateurs.

1,7 millions de personnes mobilisées dans plus de 130 pays pour lutter contre l’exclusion.

La Congrégation de l’Armée du Salut dont la devise est « Avec Dieu, avec l’autre, avec soi », véhicule les valeurs spirituelles et éthiques. Elle dispose aujourd’hui de 26 postes d’évangélisation dans toute la France et anime une aumônerie dans nombre d’établissements de la Fondation.

Daniel Naud

 » Colonel  » D.Naud

est le président de la Fondation de l’Armée du Salut et Supérieur de la Congrégation de l’Armée du Salut en France. Il est également à la tête de l’Armée du Salut en Belgique.

De 1920 à 1930, les grands établissements sont construits : Palais de la Femme, la Cité de Refuge, Le Palais du Peuple, la Résidence Catherine Booth ….

Seize ans plus tard, une femme franchit la Manche pour porter la mission de l’Armée du Salut en France. Nous sommes en 1881 et elle se nomme Catherine Booth

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Catherine Booth

. Dans le sillage de son père, elle veut « veut sauver les âmes et secourir les êtres ». Avec l’aide des jeunes officières qui l’accompagnent elle va réussir sa mission et faire ainsi de la France le premier pays d’Europe où l’Armée du Salut s’implante.

Entre 1914 et 1918, l’Armée du Salut crée des « Foyers du soldat » pour venir en aide aux soldats, aux veuves et aux orphelins de la Première Guerre mondiale, ses actions lui permettront d’être reconnue et appréciée en France. Dans les deux décennies qui suivent la Grande Guerre, l’œuvre de l’Armée du Salut se développe notamment sous l’impulsion du couple Albin et Blanche Peyron.

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Albin et Blanche Peyron.

 

Des années 1920 aux années 1930, plusieurs grands établissements de l’Armée du Salut sont construits comme le Palais de la Femme, la Cité de Refuge, Le Palais du Peuple, la Résidence Catherine Booth. 

En 1931, l’Association des Oeuvres Françaises de Bienfaisance de l’Armée du Salut (AOFBAS), reconnue d’utilité publique, est créée ce qui permet à l’Armée du Salut de recevoir des dons et legs et de les affecter aux projets en cours. La même année, les premières Soupes de nuit sont distribuées dans les rues de Paris. 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l‘Armée du Salut et l’AOFBAS sont dissoutes par les autorités de Vichy !!! . Mais le travail se poursuit jusqu’à la Libération, sous couvert de la Fédération protestante de France et de la Communauté des Diaconesses de Reuilly. 

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’Armée du Salut relance son activité notamment en faveur de la jeunesse. Elle développe des actions pédagogiques, met en place des maisons d’enfants et des centres d’apprentissage. Des partenariats avec les pouvoirs publics et les acteurs du champ social voient le jour. Membre fondateur de la Banque Alimentaire, en 1984, l’Armée du Salut participe aux dispositifs de lutte contre les exclusions, organise et gère des structures d’accueil d’urgence et crée des logements sociaux. 

En 1994, pour distinguer la gestion de l’action sociale et celle del ‘œuvre d’évangélisation, l’Armée du Salut adopte de nouveaux statuts. La Congrégation de l’Armée du Salut, qui regroupe l’ensemble des officiers poursuit la mission spirituelle et évangélique. Tandis que l’  »AOFBAS » ? gère les établissements à caractère social

Même  » recherche des personnes disparues  » !

L’armée du Salut, le service des recherches a aidé au fil des décennies des milliers de personnes, en France et à l’étranger, à rétablir les liens familiaux, rompus par les aléas de la vie. Intégré au siège de la Fondation de l’Armée du Salut, il continue son action et traitait, fin 2016, 208 dossiers ; au cours de l’année, une vingtaine de personnes ont été retrouvées par ce service. Ces dernières années, le nombre de sollicitations s’était accru, en raison en partie du désengagement des services du Ministère de l’intérieur, et du plus grand nombre de personnes en demande (recherches suite aux informations transmises aux personnes nées sous X par les Conseils départementaux, familles arrivées en France désunies, etc.). Plus récemment, se sont également présentées des demandes de jeunes, suivis par des travailleurs sociaux, à la recherche de leur père ou mère

Le Ku Klux Klan… ?


Nathan Bedford Forrest
Nathan Bedford Forrest (fondateur du K.K.K )

Société secrète américaine, fondée par des vétérans sudistes après la guerre de Sécession (1867).

LE KU KLUX KLAN (1865-1868): UNE ORGANISATION NÉE DE LA DÉFAITE SUDISTE

Le Ku Klux Klan, en abrégé KKK, prône l’idéologie du nationalisme et du suprémacisme blanc, avec toutes les conséquences que cela implique, en particulier la haine envers les noirs. 

L’histoire du Ku Klux Klan (KKK) se divise en deux périodes nettement distinctes. Le premier Klan naît en 1865, quelques mois après la fin de la guerre de Sécession. Des jeunes gens qui s’ennuient !!!! se déguisent dans une petite ville du Tennessee et font peur aux Noirs que venait d’émanciper, cette même année, le 13e amendement à la Constitution. Puis ils contribuent à fonder  » l’Invisible Empire du Sud  » ou Ku Klux Klan (les deux premiers mots viennent du grec kyklos,  » cercle  » ; le troisième évoque les ancêtres écossais des fondateurs,).

Son chef de l’époque estimait à pus de 500 000 le nombre de ses membres dès 1968, et il aurait rassemblé 5 millions d’américains en 1920. Aujourd’hui, il compte entre 5000 et 8000 membres.!!!!

La clandestinité de ses actions rend difficile l’attribution de ses meurtres, qui sont estimés à plusieurs milliers, voire dizaines de milliers, sans compter les tortures. !!!!!!  

_______________________________

Très vite, le Klan s’organise, et  » la convention de 1867 » porte à sa tête le général Nathan Bedford Forrest, qui a servi dans l’armée confédérée. L’Empire, commandé par le Grand Sorcier, se divise en royaumes, en dominions, en provinces et en  » tanières  ». Des cyclopes, des géants, des titans, des dragons, des génies, des hydres, des furies, des sentinelles, des Turcs, etc. , encadrent le mouvement, qui, bien entendu, est clandestin.

Le Klan recrute surtout dans le Tennessee, l’Alabama et la Caroline du Nord. En Louisiane se sont créés les Chevaliers du Camélia blanc, au Texas les Chevaliers du Soleil levant, ailleurs les Visages pâles, la Fraternité blanche, la Ligue blanche, etc.

Toutes ces organisations ont le même but : défendre la suprématie des Blancs dans le Sud, que les Noirs menacent par leurs supposés appétits sexuels, leur présence dans les milices locales et leur participation à la vie politique.? Dans toutes les classes de la société blanche du Sud, le succès est immédiat : le Klan, comme les autres organisations fournit l’occasion de refuser les conséquences de la défaite des armées fédérées ; à partir de 1867, c’est une forme de résistance violente à la violence des radicaux du Nord, qui s’emploient à  » reconstruire  » le Sud……

LE RECOURS À LA VIOLENCE

Pour le  » Klansman  », le Noir n’est pas le seul ennemi, car tout aussi dangereux sont ses alliés blancs du Bureau des affranchis, de l’Union League, les scalawags (sudistes partisans des idées du Nord) et les  » carpets-baggers  » (aventuriers du Nord venus s’installer dans le Sud). Vêtu de sa robe blanche, dissimulé sous sa cagoule, le Klinsmann lynche, tue, pille, fouette, mutile ou noie, intimide ; il est certain de son bon droit et de la justice de sa cause, puisque les leaders de l’opinion sudiste l’encouragent et souvent participent aux mêmes  » exploits  » que lui.

RÉPRESSION ET DISSOLUTION :

Mais la violence du Klan ne connaît bientôt plus de limites, et l’anonymat permet à de simples malfaiteurs d’accomplir leurs forfaits. Aussi le Tennessee réagit-il en 1868 en votant une loi  » pour maintenir la paix publique  ». L’Alabama, l’Arkansas, la Caroline du Nord et du Sud, le Mississipi suivront en 1872-1871. Dès 1869, le général Forrest annonce la dissolution du Klan, dont les agissements cependant se poursuivent.

Le 31 mai 1870, le Congrès adopte une première mesure de répression, qui est renforcée par deux fois en 1871. Ces lois, ou Force Acts, dénoncent la « rébellion contre le gouvernement des États-Unis », accordent au président le droit de suspendre l’habeas corpus et de proclamer la loi martiale, punissent les coupables, leurs complices et ceux qui auraient refusé de les dénoncer. Dans plusieurs cas, le président Grant manifesta son autorité.

Mais si le Ku Klux Klan disparaît réellement, c’est en raison de l’évolution politique. De 1870 à 1872, les grands planteurs reprennent, sous une forme différente, le pouvoir. Pour  » remettre les Noirs à leur place  », il n’est plus nécessaire de recourir à la violence ; les assemblées législatives s’en chargeront. L’activité du Klan, toutefois, a contribué à annihiler les effets de la Reconstruction.

LE SECOND KU KLUX KLAN:

C ‘est que le Klan des années 1920 poursuit des objectifs plus larges, plus nationaux que son prédécesseur. Certes, il continue de chercher à intimider les Noirs et se livre à des attentats, dont le plus retentissant est la torture de deux Africains-Américains à Mer Rouge (Louisiane, 1922). Les Noirs ne reviennent-ils pas du front avec la fierté ou l’arrogance, comme disent les sudistes, que confère l’uniforme ? N’ont-ils pas entrepris d’envahir les grandes villes industrielles du Nord ?

Mais, au moment où le fondamentalisme triomphe dans le Bible Belt (littéralement  » ceinture de la Bible  »), le Klan fait la chasse aux papistes : en Oregon, il s’efforce de confier le monopole de l’enseignement à l’école publique, grâce à laquelle on supprime les écoles paroissiales ; dans le Nord-Est, il stigmatise les  » wet  » (humides), c’est-à-dire les partisans de la vente libre des boissons alcoolisées, nombreux parmi les Italiens et les Irlandais.

Défenseur de l’  » américanisme à 100 pour 100  », il déteste les étrangers et les Juifs, tous suppôts, d’après lui, de la révolution bolchévique : Sa clientèle vient surtout de la petite bourgeoisie, rurale et citadine, qui ne profite guère des années de prospérité. Le rituel plus ou moins magique, le mystère, les amitiés viriles, les tendances au sadisme se donnent libre cours au niveau des militants de base, qui se libèrent, dans l’anonymat, de leurs angoisses et de leurs frustrations. Les points communs ne manquent pas avec les mouvements fascistes d’Europe.

. L’APOGÉE DE L »’INVISIBLE EMPIRE  »

Sur l’attitude à adopter à l’égard du Klan, les partis traditionnels sont divisés. C’est ainsi qu’à la Convention nationale de 1924 les démocrates ne parviennent à choisir leur candidat à la présidence qu’après 103 tours de scrutin. Pendant quelque temps, le Klan parvient à dominer les assemblées législatives du Texas, de l’Oklahoma, de l’Arkansas, de la Californie, de l’Oregon, de l’Indiana, de l’Ohio. En 1923, le gouverneur de l’Oklahoma, qui a manifesté son hostilité au Klan, est visé par une procédure d’impeachment, c’est-à-dire suspendu par la législature de l’État.

VERS LE DÉCLIN :

À partir de 1926, le Klan décline. Sans doute les dirigeants avaient-ils un goût trop prononcé pour les affaires. Mais il ne faut pas sous-estimer la force des adversaires du Klan : journalistes, politiciens, hommes d’Église, enseignants ont été nombreux à prendre le risque de lutter, sans défaillances, contre l’  » Invisible Empire  » ; en faisant appel à la tolérance, à la justice au libéralisme, qui sont autant des traditions américaines que l’intolérance et la violence, ils ont peu à peu, convaincu leurs compatriotes.

Quelques images ( du net)

Members of the white supremacist movement, the Ku Klux Klan standing by an aeroplane, out of which they dropped publicity leaflets over Washington DC.
Klu Klux Klan Members Burning Cross
Clash between young African-Americans and Ku Klux Klan members in Miami after the murder of a 20-year-old.
Toutes les images
Madge Augustine Oberholtzer (10 novembre 1896 – 14 avril 1925) est une enseignante de l’Indiana qui est enlevée et violée par un dignitaire du Ku Klux Klan en 1925 ; elle meurt durant ce crime.
William Simmons (Il restaura le K.K.K en 1915)
Un homme politique américain néonazi (ancien Grand Sorcier des Knights of the Ku Klux Klan)

ETC…….

KLIK

A ce soir….peut-être .

Portez-vous bien

Les petits secrets de Walt Disney…..


……… le génie de l’animation

1/ Petit, il se lève avant l'aube pour livrer les journaux

1/ Petit, il se lève avant l’aube pour livrer les journaux

Si l’univers Disney regorge de contes de fées, l’enfance du petit Walt n’en est pas un. Le quatrième fils d’Elias Disney et de Flora Call né en 1901 à Chicago connaît les coups de martinet et les fins de mois difficiles. Après la faillite de l’entreprise de bâtiment familiale, les Disney ont dû déménager dans une ferme du Missouri. Portier, vendeur de bonbons… Le jeune Walt multiplie les petits boulots. A 7 ans, il se lève chaque jour à 3 heures du matin, pour livrer les journaux avec Roy, son frère aîné. Le peu de temps qu’il lui reste, il dessine. Des animaux, beaucoup, et partout : sur les murs de la ferme et même sur du papier toilette2/ Il tient à ses racines normandes

2/ Il tient à ses racines normandes

Cette icône de l’Amérique a du sang français ! Ses lointains ancêtres sont des seigneurs normands venus d’un village du Calvados, Isigny-sur-Mer, Hugues Suhard et son fils Robert, partis à la conquête de l’Angleterre en 1066 aux côtés de Guillaume le Conquérant. Les deux d’Isigny s’y installent. Leurs descendants émigreront en 1834 aux Etats-Unis.

Leur nom devient d’Isny puis Disney. Ces racines, le dessinateur n’en est pas peu fier ! Elles vont influencer son univers, des chaumières de Blanche Neige qui rappellent la région de ses aïeux, au château de la Belle au bois dormant : son blason est inspiré des armes de la Normandie. Quant aux restaurants de ses parcs d’attractions, ils servent du beurre… d’Isigny.

3/ Il falsifie ses papiers pour aller à la guerre

3/ Il falsifie ses papiers pour aller à la guerre

En 1917, Walt Disney a 16 ans et une obsession : gagner la guerre. Le jeune patriote quitte l’école pour rejoindre son frère Roy qui se bat en France. Mais il est recalé par l’armée. Trop jeune. Qu’à cela ne tienne ! L’adolescent falsifie son passeport et se fait recruter par la Croix-Rouge. Débarqué au Havre le 12 novembre 1918, au lendemain de l’Armistice, il va conduire des ambulances – qu’il décore de ses dessins – dans les Vosges mais aussi à… Marne-la-Vallée. C’est sur ces terres qui ne sont alors qu’un immense champ de betteraves, que le jeune Américain s’embourbe un jour de 1919 avant d’être recueilli par le garde-barrière du coin. Soixante-treize ans plus tard, le 12 avril 1992, Disneyland Paris est inauguré à Marne-la-Vallée. Les héritiers Disney ont préféré cette ville discrète à Barcelone.

4/ Il s’est fait voler son lapin

4/ Il s’est fait voler son lapin

L’empire Disney a démarré dans un garage ! Celui de son oncle Robert, à Hollywood, en 1923. C’est ici que les frères Walt et Roy jettent les bases des futurs Studios Disney. Quelques camarades pour aider, des heures de travail incalculables… Le succès arrive vite : son premier personnage, Oswald le lapin chanceux, est un carton. Créé en 1927 avec le dessinateur Ub Iwerks, le héros à longues oreilles est porté à l’écran par Universal Pictures. Mais le distributeur, qui en détient les droits, le confie bientôt à d’autres studios… Voilà Walt dépossédé de sa mascotte !

5/ C'est un piètre dessinateur

5/ C’est un piètre dessinateur

Le pape de l’animation n’est pas doué en dessin, même si enfant, il a pris des cours au Chicago Art Institute. Peu à peu, il délègue cette tâche à ses talentueux artistes, les Imagineers. Son génie se situe dans sa créativité sans limites. « Je ne peux pas rester en place. Il faut que j’explore et que j’expérimente », confie-t-il. En 1928, il sort le premier dessin animé parlant : une révolution ! Quatre ans plus tard, il est le seul, brevet Technicolor en poche, à réaliser des dessins animés en couleur. Avec Blanche Neige et sa caméra multiplane, il sera même un précurseur de la 3D… dès 1935 !

6/ Il interdit barbe et moustache à ses employés

6/ Il interdit barbe et moustache à ses employés

 » L’homme est dans la forêt.  » Cette citation empruntée à Bambi, les employés du groupe l’utilisent entre eux comme un code signifiant :  » Le patron arrive. Remettez-vous au travail !  » C’est qu’on ne plaisante pas au pays enchanté de Disney. Avec l’implacable Walt, pas de femmes dans l’animation car, répond-il à une postulante :  » Elles ne font pas de travail créatif.  » Intraitable, le grand chef interdit à son personnel barbe et moustache quand il en arbore fièrement une depuis ses 25 ans. Cet interdit provoque même une grève ! Un mouvement qui n’est rien comparé à celui de 1941 : pendant cinq semaines, un millier de salariés l’accusent de les sous-payer. Pour celui qui voit son entreprise comme une grande famille et ne veut pas qu’on l’appelle Monsieur mais Walt, c’est l’incompréhension. Et une blessure telle qu’il en fera une dépression.

7/ Sans sa famille, il s'effondre

7/ Sans sa famille, il s’effondre

C’est au travail qu’il a rencontré sa future épouse en 1924. Lillian Bounds est alors intervalliste (  » les petites mains ‘de l’animation  » ) aux studios Disney. Tous les soirs, Walt ramène  » Lilly  » chez elle, dans son vieux pick-up. Un an après, ils se marient : elle sera la seule femme de sa vie et l’un de ses plus grands soutiens. Son autre pilier, c’est Roy. L’ancien banquier maintient l’entreprise à flot quand l’artiste de la famille risque la faillite avec ses grands projets. Pour Steamboat Willie ( qui rend célèbre Mickey ), Disney se sépare de sa voiture pour 400 dollars. A la fin de Blanche Neige (1935), il est au bord de la ruine. Quant à Disneyland (1955), il le finance avec la vente de sa maison de vacances et en hypothéquant son entreprise !

8/ Il connaît des échecs… mais se relève toujours !

8/ Il connaît des échecs… mais se relève toujours !

L’un de ses ratés les plus retentissants ?  » Fantasia  ». A sa sortie, en 1940, les spectateurs désertent les salles au bout de vingt minutes. Un flop. L’idée de Disney ( démocratiser la musique classique ) était pourtant belle et audacieuse.  » Maintenant, le caviar, c’est terminé. On revient aux choses simples  », tranche, amer, le cinéaste. Il n’aura pas plus de succès avec Alice au pays des merveilles. En 1951, l’adaptation du livre de Lewis Carroll ne passe pas : en Angleterre, la presse se déchaîne et le public boude le film. Pas de quoi abattre Disney :  » Pour réussir, travailler dur, ne jamais abandonner et surtout chérir une obsession magnifique.  »

9/ Il a des rapports troubles avec les nazis

9/ Il a des rapports troubles avec les nazis

En 1937, son frère Roy rencontre à Berlin Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande d’Hitler, pour la promotion de Blanche Neige –(que le Führer va adorer ). L’année suivante, c’est Walt en personne qui accueille la cinéaste d’Hitler, Leni Riefenstahl, quelques jours seulement après les terribles pogroms de la Nuit de cristal, alors que tout Hollywood   tourne le dos à l’Allemande. Fin 1941, changement de ton : les Etats-Unis ont rejoint les Alliés. Une partie des studios sert de dépôt d’armes et des dessins animés de propagande sont produits pour l’armée. Dans  » Der Fuehrer’s Face  » , sorti en 1943, on voit Donald cauchemarder qu’il vit sous le joug du IIIe Reich et le cartoon s’achève avec un jet de tomates mûres à la face d’Hitler. On distribue même des badges de Mickey pour remonter le moral des troupes et son nom sert de code lors du Débarquement.

10/ Il a une planque à Disneyland

10/ Il a une planque à Disneyland

C’est en regardant ses filles Diane et Sharon tourner dans un carrousel que Disney a une idée révolutionnaire : un parc d’attractions inspiré de son univers où parents et enfants pourront s’amuser ensemble. Disneyland ouvrira le 17 juillet 1955 en Californie. Une chambre, une salle de bains, une kitchenette… Caché dans le toit de la caserne des pompiers, sur Main Street, un appartement modeste reçoit les visites régulières d’« Oncle Walt ». Depuis la fenêtre de son bureau, il épie la foule, guette ses réactions. Il lui arrive de mettre la main à la pâte, qu’il s’agisse de distribuer des poussettes ou de piloter un bateau à vapeur !

11/ Farouchement anticommuniste, il balance au FBI

11/ Farouchement anticommuniste, il balance au FBI

C’est un film aux abonnés absents sur la jeune plateforme de streaming Disney +. Depuis sa sortie en 1946, Mélodie du Sud dérange. Dans ce long métrage, une plantation de coton, d’anciens maîtres… et une accumulation de clichés racistes à la gloire de l’esclavage. Walt Disney est un farouche conservateur. Il rêve d’une Amérique comme celle du début du XXe siècle – Main Street à Disneyland est à cette image – débarrassée de tout communiste ! Selon Philippe Videcoq qui a adapté ses dessins animés en français, « plus il avançait en âge, plus il était pro-Américain, et même hostile à toute idée venue de l’Est. » En pleine guerre froide, ce maccarthyste zélé va jusqu’à dénoncer les dirigeants syndicaux de son entreprise mais aussi ses confrères qui fricoteraient avec l’ennemi. Il aurait même vendu Charlie Chaplin   au FBI.

12/ Il veut bâtir une cité futuriste idéale

12/ Il veut bâtir une cité futuriste idéale

Au début des années 1960, Walt Disney a un nouveau rêve : une ville utopique et futuriste dédiée à la créativité. Son nom ? Epcot ( » Prototype expérimental d’une communauté de demain  »). Passionné d’urbanisme, l’entrepreneur veut construire sa cité idéale en Floride, près d’un Disneyworld alors en chantier. Un dôme géant pour réguler le climat, des énergies renouvelables, la part belle aux piétons… Son but ? Que cette ville parfaite et ses 20 000 habitants influencent le reste du monde, ni plus ni moins ! Emporté à 65 ans en 1966 par un cancer des poumons ( il brûlait trois paquets de cigarettes par jour ) Disney ne verra pas son projet se réaliser. Il faudra attendre 1996 pour que surgisse des marais, à quelques kilomètres d’Orlando, Celebration. Une ville privée fondée par la Walt Disney Company mais qui tient plus du refuge pour riches que de la cité avant-gardiste.

la pénicilline :


C’était il y a environ 93 ans : Alexander Fleming  » découvre  » la pénicilline :

Son travail avant la découverte de la pénicilline :

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Alexander Fleming

Après la guerre, Fleming fit des recherches sur les agents antibactériens, parce qu’il avait été témoin de la mort d’un grand nombre de soldats, victimes de la septicémie. Malheureusement les antiseptiques tuaient les défenses immunologiques du patient  plus vite qu’ils ne tuaient les bactéries qui l’avaient envahi.

Dans un article  paru pendant la Première Guerre mondiale, Fleming avait expliqué pourquoi les antiseptiques tuaient plus de soldats que les maladies elles-mêmes. Ils travaillaient correctement sur la peau  , mais les blessures profondes avaient tendance à abriter des bactéries  » anaérobies  » ? et les antiseptiques paraissaient éliminer surtout des agents bénéfiques qui auraient protégé efficacement les patients. Sir Almroth Wright

A. Wright

soutint fortement les conclusions de Fleming. Malgré tout, pendant la Première Guerre mondiale, la plupart des médecins militaires continuèrent à utiliser des antiseptiques, même dans les cas où leur usage aggravait l’état des patients.

En 1922, Fleming découvre les propriétés antibactériennes d’une substance présente dans les sécrétions nasales et dans les larmes, fabriquées par le corps lui-même . Il l’appelle le lysozyme : c’est le premier antibiotique naturel identifié .Bien qu’elle n’ait pas donné lieu à des applications thérapeutiques, la découverte du  » lysozyme  » a joué un rôle important dans l’étude des mécanismes enzymatiques (certaines biomolécules catalytiques sont cependant constituées d’ARN et sont donc distinctes des enzymes: ce sont les ribozymes.) ?

Six ans plus tard, il découvrit ( en fait redécouvrit après Ernest Duchesne

: Médecin français qui découvrit que certaines moisissures pouvaient neutraliser la prolifération de bactéries.) la pénicilline par accident, lors de l’observation d’une moisissure qui tua les bactéries d’une de ses expériences, et surtout il comprit et fit comprendre son intérêt médical .

Antibiotiques :

La découverte accidentelle de Fleming en septembre 1928 permettant d’isoler la pénicilline a marqué le début des antibiotiques modernes. Très tôt aussi, Fleming s’est rendu  compte que les bactéries développaient une résistance aux antibiotiques chaque fois qu’on utilisait trop peu de pénicilline ou pendant une période trop courte. Almroth Wright avait prédit cette résistance aux antibiotiques même avant qu’elle eût été observée expérimentalement.

Dans beaucoup de ses discours à travers le monde , Fleming a insisté sur une utilisation correcte de la pénicilline. Il a recommandé de ne pas l’utiliser sans raison et en dehors d’un diagnostic correct, de ne jamais en utiliser trop peu, ou pendant une période trop courte, car c’est précisément dans de telles circonstances que se développe la résistance des bactéries aux antibiotiques.

Purification sous une forme stable et production à échelle industrielle :

Howard Florey

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dirigeait une grande équipe de chercheurs à la  »Sir William Dunn School of Pathology  »de l’Université d’Oxford. L’équipe avait auparavant travaillé sur le Lysozyme de Fleming et Florey avait lu l’article de Fleming qui décrivait les effets antibactériens de la pénicilline. En 1938 il voulut essayer de purifier trois substances prometteuses, en espérant qu’au moins une d’entre elles pourrait s’avérer utile. Une de ces trois substances était la pénicilline.

Ernst Chain

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Ernst Chain ( image du net )

trouva la façon d’isoler et de concentrer la pénicilline et il en théorisa correctement la structure. Peu de temps après que l’équipe eut publié ses premiers résultats en 1940, Fleming se présenta et demanda à voir où elle en était. Quand Chain lui eut demandé qui il était et que Fleming lui eut dit son nom, Chain s’écria  » Je croyais que vous étiez mort !  ».

Norman Heatley eut l’idée de transférer dans l’eau le composant actif de pénicilline pour changer son acidité. Il put alors produire assez de médicament  pour commencer à faire des tests sur les animaux.

Sir Henry Harris aurait dit en 1998 :  » Sans Fleming, pas de Chain ni de Florey ; sans Chain, pas de Florey ; sans Florey, pas de Heatley; sans Heatley, pas de pénicilline  ». De plus en plus de personnes s’impliquèrent dans l’équipe d’Oxford et, à un moment donné, c’est l’École Dunn entière qui se consacrait à la production de la pénicilline.

Après que l’équipe eut en 1940 mis au point une méthode pour obtenir enfin la pénicilline sous une forme stable et utilisable, plusieurs essais cliniques furent tentés, avec tant de succès que l’équipe chercha comment la produire en grande quantité  pour la distribuer massivement en 1945.

Fleming était modeste quant à sa participation à cette découverte et, en évoquant sa gloire, parlait du  » Mythe de Fleming  » ; il réservait ses louanges à Florey et Chain qui avaient su transformer cette trouvaille de laboratoire en un médicament utilisable !!! Fleming avait tout de même été le premier à isoler la substance active, et lui avait donné son nom : pénicilline. C’est lui aussi qui pendant douze ans avait conservé, cultivé et distribué la moisissure originale, et jusqu’en 1940 il avait continué à tenter de convaincre tout chimiste assez habile de la préparer sous une forme stable, susceptible d’être produite en masse . Beaucoup de tentatives échouèrent dans l’entourage de Fleming quand on voulut stabiliser la substance avant que Florey, en 1938, eût organisé à Oxford une équipe de recherche  biochimique nombreuse et expérimentée. C’est seulement alors qu’on put commencer ce travail immense et révolutionnaire.

La dictée de Prosper Mérimée


Pour commencer : Qui était P Mérimée :

Prosper Mérimée, né le 28 septembre 1803 à Paris et mort le 23 septembre 1870 à Cannes, est un écrivain, historien et archéologue français. Issu d’un milieu bourgeois et artiste, Prosper Mérimée fait des études de droit avant de s’intéresser à la littérature et de publier dès 1825 des textes, en particulier des nouvelles, qui le font connaître et lui valent d’être élu à l’Académie française en 1844.

Cent trente …..


…….C’est le nombre de jours pendant lesquels l’italienne Stefania Follini ……..

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S.Follini

…….est restée enfermée sous terre . => elle obtint ainsi le record du monde de la plus longue isolation souterraine . Organisée par la NASA ,en 1989 dans le cadre des recherches sur les rythmes  » circadiens  » ( rythme biologique coïncidant  » grossièrement  » avec une journée ).

L’expérience consistait à vivre dans une cage en plexiglas enfouie dans une grotte du Nouveau – Mexique .

Privée de tout repère pouvant la renseigner sur l’heure qu’il était ou le temps qui passait , le jeune femme avait , pour diminuer son ennui ,pour seuls  » compagnons  » sa guitare , un ordinateur et deux souris, des grenouilles et des sauterelles …Elle s’occupait en découpant des personnages en carton ?

A sa sortie , son horloge biologique était totalement déréglée : Un jour pour elle , représentait trente heures ! Elle dormait dix heures et restait éveillée pendant vingt heures !

Elle avait perdu 8 kilos et son cycle menstruel s’était allongé …Elle pensait avoir passé deux mois sous terre alors que plus de quatre mois s’étaient écoulés !

J’ai lu que cette expérience a permis de démontrer que , livrée à elle même , notre horloge interne retarde et qu’elle a besoin de signaux extérieurs pour fonctionner correctement .

Vidéo :

N.B : Ce programme intéressant compare Stefania avec les mineurs piégés pendant 69 jours dans l’accident minier de Copiapo en 2010….

( L’accident minier de Copiapó est un effondrement survenu le 5 août 2010 dans la mine de San José extrayant du cuivre et de l’or au nord de Copiapó au Chili, qui laisse 33 mineurs bloqués sous terre. Initialement considérés comme morts, ces derniers surnommés Los 33 ont pu se mettre à l’abri dans un refuge de la mine et donner un signe de vie. Les opérations de sauvetage qui ont duré deux mois et 10 jours ont un très fort retentissement national et international. Leur remontée à la surface, un à un, le 13 octobre 2010, après 69 jours sous terre, en présence du Président du Chili Sebastián Piñera, est diffusée en direct par plusieurs télévisions à travers le monde.)

Imposteur …..


Friedrich Wilhelm Voigt

Friedrich Wilhelm Voigt, ( Vers 1900 )

 (né le 13 février 1849  à Tilsit et mort le 3 janvier 1922  à Luxembourg) est un imposteur allemand célèbre sous le nom de Capitaine de Köpenick

En 1906 chez nos voisins  » les Prussiens » ( l’ancienne Allemagne ) L’adage selon lequel  »la discipline est la force principale des armées » ne pouvait que s’appliquer au soldat prussien , en 1906. Wilhelm Voigt, escroc multirécidiviste ayant passé plus de la moitié de sa vie en prison, l’a bien compris. Ce 16 octobre 1906,avec ses derniers marks , il décroche un vieil uniforme de capitaine chez un fripier, il l’achète, l’endosse, et sort dans la rue.

Ensuite, il arrête un sous-officier et six hommes d’escorte, les prend sous son commandement. À la tête de ses hommes, il entre dans la mairie de Köpenick, fait arrêter le maire pour corruption, Voigt ordonne ensuite qu’on s’empare du bâtiment. Sans laisser à personne le temps de réfléchir, se fait présenter la comptabilité et la caisse de la municipalité, met l’argent dans sa poche, 4000 marks. Ne reste plus qu’à disparaitre en fiacre

Quand l’affaire fut découverte ,elle fit éclater de rire toute l’Allemagne. On dit que l’empereur, lui aussi, rit beaucoup de l’affaire. Qui pour lui fut une preuve d’obéissance de son armée prussienne bien dressée avaient un tel réflexe de respect de l’uniforme qu’ils ne songeaient qu’à en bien exécuter les ordres, sans en examiner un instant la vraisemblance ou en mettre en doute la légitimité.  » Un uniforme est un uniforme, un ordre est un ordre  » . lol

Voigt ne purgea qu’un an sur les deux et sortit célébré. L’épisode du Capitaine Köpenick est toujours populaire outre-Rhin. On en fit des films des chansons poème, etc. La municipalité de Köpenick a d’ailleurs fait installer une statue en bronze à la mémoire de Wilhelm Voigt

La statue ?

sur les marches de sa mairie.!!!

Ma conclusion : si, en pleine paix, les abus du militarisme peuvent s’exercer à un tel degré, sans amener la moindre révolte, il ne faut pas s’étonner qu’en temps de guerre les mêmes hommes aient obéi aveuglément dans l’accomplissement des pires atrocités et aient pris eux-mêmes plaisir aux abus de la force et de la fourberie.

Il meurt en 1922.

Le vendredi 13 ……


…….porte bonheur ou malchance ?

Le vendredi 13, les clients jouent un loto en plus ou bien ils risquent dans les billets de loterie. Ils se disent ‘‘on va toujours risquer’ » (pas moi ! )

Une superstition venue en partie des religions : « Le vendredi, pour la chrétienté, on célèbre un vendredi la mort du Christ. Et en plus, le 13 est combiné avec la mort du Christ trahi par Judas qui, après, a reçu le numéro 13 », explique Bruno Dekrem ( prêtre )

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Bruno Dekrem

Pour Alain Hosselet, un marchand de volailles sur le marché d’Andenne ( Belgique ), le vendredi 13, c’est surtout le jour des pattes de lapin

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patte de lapin !

, porte-bonheurs selon lui. « Je peux vous dire que ce matin, nous en avons vendu beaucoup parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont superstitieux. ‘‘Ah mais aujourd’hui, nous mangeons nos cuisses de lapin. Nous sommes vendredi 13’’ m’ont dit certains clients », raconte Alain Hosselet…

Alors jour de chance ou de malheur ? Il ne reste plus qu’à croiser les doigts lol

La phobie du vendredi 13 ( çà existe ) !

Le nom de cette phobie est :  » Paraskevidékatriaphobie  » !

Cette peur tirerait aussi son origine d’une phrase qu’aurait proférée le vendredi 13 octobre 1307 l’un des templiers

templier …
templier ( image du net )

arrêté et mis au bûcher sur l’ordre de Philippe Le Bel

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.  » Vous serez tous maudits, jusqu’à la 13e génération  » .

Pas de commentaire de puis plus de 5 jours => je les bloque

marin-francis08@outlook.com

Il y a lontemps….


…….que je ne suis pas  » remonté  » ; mais…

…..J’avais écrit :

Notre vieille maison est encore très belle ,

Et semble pouvoir vivre une vie éternelle.

Je pense tendrement à notre chère maman

Qui l’astiquait si fort lorsque j’étais enfant .

En voyant le buffet , je pense à ma mère ,

je la revois cirer ce meuble centenaire .

En voyant le buffet , je pense à ma mère ,

Je la revois cirer ce meuble centenaire .

Ce bonheur ressenti , quand j’étais gamin

Se change maintenant en immense chagrin …

Je découvre en entrant un soupçon de tendresse ,

Tout en me rappelant la plus douce caresse ,

Qu’elle savait donner , avec tant de ferveur

Animant la maison en réchauffant mon coeur

Son départ sera pour moi un terrible drame ,

J’ai toujours dans les yeux une petite larme

Sa maison dont je garde intime , le décor ,

Est pour mon coeur , le plus cher des trésors .