Il y a lontemps….


…….que je ne suis pas  » remonté  » ; mais…

…..J’avais écrit :

Notre vieille maison est encore très belle ,

Et semble pouvoir vivre une vie éternelle.

Je pense tendrement à notre chère maman

Qui l’astiquait si fort lorsque j’étais enfant .

En voyant le buffet , je pense à ma mère ,

je la revois cirer ce meuble centenaire .

En voyant le buffet , je pense à ma mère ,

Je la revois cirer ce meuble centenaire .

Ce bonheur ressenti , quand j’étais gamin

Se change maintenant en immense chagrin …

Je découvre en entrant un soupçon de tendresse ,

Tout en me rappelant la plus douce caresse ,

Qu’elle savait donner , avec tant de ferveur

Animant la maison en réchauffant mon coeur

Son départ sera pour moi un terrible drame ,

J’ai toujours dans les yeux une petite larme

Sa maison dont je garde intime , le décor ,

Est pour mon coeur , le plus cher des trésors .

La Saint-Jean….



 

La Saint-Jean, du culte du soleil aux feux de joie

Chaque année, dans la nuit du 23 au 24 juin, partout en France, en Europe et jusqu’au Canada, de grands feux de joie s’allument dans les villes et villages et la même ambiance joyeuse et populaire enflamme le cœur des habitants :c’est la fameuse fête de la Saint-Jean ! 

Une tradition aux manifestations multiples depuis le fond des âges, qui a su perdurer au fil des méandres de l’Histoire. 

 Jules Breton, La Fête de la Saint-Jean, 1875, musée des Beaux-Arts de Philadelphie

De lointaines origines :

Feu de la saint Jean ( image )

Feux du solstice à Mäntsälä en Finlande

Depuis la nuit des temps, les civilisations de l’hémisphère nord fêtent le solstice d’été aux alentours du 21 juin : jour le plus long de l’année. Pour les peuples, cette date est l’occasion de rendre un culte au soleil, que de nombreuses cultures représentent comme un dieu.

Jusqu’au Moyen Âge, il est coutume d’allumer dans la nuit de grands feux à la croisée des chemins, afin de chasser les sorcières qui errent dans la pénombre et de protéger les récoltes des orages et des tempêtes

Le culte de Saint Jean-Baptiste

Saint Jean-Baptiste baptisant Jésus, par Goya, 1780

Comme pour de nombreuses fêtes antiques, l’Église catholique intervient au début du Moyen Âge : voyant dans ces feux solsticiaux des rites païens répréhensibles, elle tente, avec le concours des empereurs romains d’Orient et d’Occident, d’y mettre un terme.

Pour transformer la fête en célébration religieuse, l’Église met l’accent sur le jour de la Saint-Jean-Baptiste, un saint fondateur de la religion chrétienne, que l’on vénère le 24 juin. Messes, jours de jeûnes, solennités et octaves sont proclamés, mais rien n’y fait, les traditions ont la vie dure, et aux quatre coins de l’ancien Empire, on continue à allumer de grands brasiers. 

L’Église décide alors de christianiser complètement ce rite, fermant les yeux sur les feux de joie et autorise la liesse populaire en l’honneur de Saint Jean-Baptiste. 

Une fête très populaire :

Le Bal à Bougival, par Pierre-Auguste Renoir

Bals du village, valse des amoureux, jeunes gens qui sautent par-dessus les feux, sont autant d’images d’Épinal que l’on garde de la Saint-Jean.

En effet, si les traditions diffèrent, on retrouve en France des éléments communs:

La fête commence souvent par une grand-messe célébrée par le curé de la paroisse pour la Saint-Jean-Baptiste. Dans de nombreuses régions, une veillée s’ensuit, où un immense feu de joie est allumé sur un bûcher soigneusement construit au préalable. 

La Saint-Jean est aussi une fête qui célèbre la jeunesse, aussi élit-on souvent un roi et une reine de la Jeunesse parmi les jeunes gens et les jeunes filles du village. La coutume veut, une fois que le brasier s’est affaissé, que les amoureux sautent ensemble par-dessus en guise de porte-bonheur. La soirée se finit dans la joie générale avec un bal, parfois costumé. 

Les impressionnantes Saint-Jean bretonnes :

Les feux de la Saint-Jean, ( peut-être à Plougastel ), par Charles Cottet, 1901

En Bretagne , la Saint-Jean prend parfois un aspect des plus impressionnants, car plus qu’ailleurs en France, le culte du soleil reste présent. À Brest, à Saint-Jean-du-Doigt, ou encore sur l’île d’Ouessant, les brasiers sont préparés avec le plus grand soin par les jeunes gens, et sont allumés par le curé du village.

C’est sans doute sur l ‘ île de Sein  que se déroule la forme la plus spectaculaire de la Saint-Jean. On y entoure le bûcher d’un cercle de neuf pierres, appelé le Klec’h an tan, “cercle du feu” en breton. Les jeunes gens soulèvent alors les jeunes filles et les balancent par-dessus le bûcher avant de courir à travers la campagne avec leurs torches enflammées. 

Traditions pyrénéennes et catalanes :

Le brandon de la Saint-Jean à Luchon en 2015

Dans les régions frontalières de l’Espagne, où la culture catalane est encore très présente, la Saint-Jean est une fête très importante. Elle se prépare environ une semaine à l’avance, lorsque les villageois montent avec des sarments et des fagots, au sommet du Pic du Canigou, montagne emblématique des Pyrénées.
Avec ce bois, on allume un feu à la veille de la Saint-Jean, et un montagnard par village enflamme une torche et la redescend jusque dans la vallée pour allumer
 le brasier communal. 

Dans le pays de Comminges , (qui recouvre l’Ariège et la Haute-Garonne ), on a une manière particulière de préparer le bûcher, que l’on appelle brandon  . Celui-ci est fait à partir d’un tronc de conifère fendu dans lequel on insère des morceaux de bois avant d’y mettre le feu.
Cette tradition est depuis 2015 inscrite au  Patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Un 21 juin……


Sans intérêt !

Le 21 juin 1627, Richelieu, Premier ministre du roi de France Louis XIII veut mettre un terme à la pratique des duels très en vogue chez les jeunes de la noblesse française. Pour prendre date, il fait décapiter le comte de Montmorency-Bouteville qui avait 22 duels à son actif.

Le 21 juin 1788, aux États-Unis, la constitution approuvée par 9 États (Delaware, Pennsylvanie, New Jersey, Géorgie, Connecticut, Massachusetts, Maryland, Caroline du Sud, New Hampshire) sur les 13 votants entre en vigueur (4 n’ont pas approuvé, il s’agit : Virginie, New-York, Caroline du Nord et Rhode Island).

Le 21 juin 1791, le roi de France, Louis XVI, la Reine Marie-Antoinette, leurs deux enfants ainsi que leur gouvernante sont arrêtés à bourgade de Varennes-en-Argonne. La famille royale avait fui, la veille, le Palais des Tuileries. Bien que déguisé en valet, le roi et famille furent reconnus par le maître de poste Drouet à Sainte-Menehould. Ils sont ramenés à Paris.

Le 21 juin 1908, manifestation à Hyde Park (Londres) de plus 250 000 femmes, les Suffragettes qui demandent le droit de vote. Le mouvement a été créé par Émeline Pankhurst et Christabel (sa fille) 5 ans auparavant. En Angleterre, en 1918, les femmes de plus de 30 ans ont le droit de voter. 10 ans plus tard, en 1928, toutes les femmes majeures obtiennent le droit de vote.

Le 21 juin 1943, le résistant Jean Moulin est arrêté près de Lyon dans la maison du docteur Dugoujon à Caluire. Le chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, l’identifie comme étant le résistant Max de son vrai nom Jean moulin. Il sera transféré à Paris où il sera torturé par les Allemands. Il mourra le 8 juillet 1943 dans un train en direction de l’Allemagne.

Le 21 juin 1948, Aux États-Unis, Columbia Records commercialise les premiers disques microsillon, le 33 tours, le successeur du 78 tours.

Le 21 juin 1995, à 2 mois du lancement de Windows 95, alors que le Navigateur Netscape est utilisé par 80 % des internautes, Microsoft propose un accord un accord de partage du marché, que Netscape refuse. Plus tard ce dernier fut racheté pat AOL et aujourd’hui, Netscape a disparu.

Le 21 juin 2008, victime du typhon Fengshen, un navire transportant plus de 800 passagers fait naufrage au large des Philippines, il n’y aura que 38 survivants.

çà s’est passé le 20 juin 1492…..


…..il y a 529 ans !

Martin Behaïm

réalise le premier globe terrestre :

À Nuremberg, le 20 juin 1492, soit quelques semaines avant la découverte du nouveau monde  par les Européens, le cartographe et navigateur Martin Behaïm achève la réalisation du premier globe terrestre… Ce globe, d’un diamètre d’environ 50 centimètres, est aujourd’hui conservé dans sa ville natale.

La rotondité de la Terre, mise en évidence deux mille ans plus tôt, ne fait alors de doute pour personne. Il faudra néanmoins attendre un demi-siècle de plus pour comprendre avec Copernic qu’elle tourne autour du Soleil et n’est qu’une planète parmi d’autres

Ronde, la Terre ?

Bien que très doués en astronomie, les Sumériens, qui vivaient en Mésopotamie 3000 ans av. J.-C., se représentaient la Terre comme un disque plat posé sur un océan sans limite.

C’est seulement au Ve siècle av. J.-C., au temps de Périclès, que des philosophes grecs, tels que Pythagore de Samos et Parménide, commencent à se représenter la Terre sous la forme d’une sphère, cette représentation leur apparaissant cohérente avec la courbure de l’horizon.

Vers 230 av. J.-C., l’astronome et mathématicien Eratosthène confirme avec brio la rotondité de la Terre et, qui plus est, mesure sa circonférence avec une remarquable précision.

Dans un premier temps, il repère au solstice d’été le moment où le soleil est à son zénith et atteint le fond d’un puits à Syène (aujourd’hui Assouan, en Égypte),

Dans un deuxième temps, le même jour de l’année, au même moment, il mesure à Alexandrie, à un millier de kilomètres plus au nord, l’ombre portée par un bâton.

Connaissant la distance entre les deux villes et négligeant la différence d’inclinaison des rayons du soleil, il en déduit avec une remarquable précision que notre planète a une circonférence de 250.000 stades, soit pratiquement 40.000 km, valeur aujourd’hui admise. ( De la Géographie de Ptolémée à Imago Mundi )

La Géographie de Claude Ptolémée, un Grec d’Alexandrie (90-168), reprend les conclusions des savants antérieurs. Grâce à cet ouvrage bien connu des érudits du Moyen Âge, la rotondité de la Terre va être enseignée dans les Universités occidentales dès le XIIIe siècle et il n’y aura guère que des religieux sectaires ou des ignorants pour la nier ou l’ignorer.

En 1410, le théologien français Pierre d’Ailly publie un ouvrage de cosmographie appelé à une grande diffusion : Imago Mundi. Sans cesse réédité et enrichi pendant tout le XVe siècle, cet ouvrage synthétise la vision médiévale du monde.

Selon  » Imago Mundi  », les terres émergées, toutes regroupées dans la moitié nord du globe terrestre, sont entourées d’un immense fleuve, la  » mer Océane  ». Il est parsemé d’îles dont chacune a une singularité, avec des habitants tels que les Pygmées, les Cyclopes, les Cynocéphales (hommes à tête de chien), les anthropophages etc. L’équateur marque la limite au-dessous de laquelle il est impossible aux hommes d’accéder .Erreur féconde

À l’époque de Christophe Colomb , les érudits, marins et géographes connaissent aussi bien Imago Mundi que la Géographie de Ptolémée. Ils s’interrogent seulement sur la largeur de la  » mer Océane  » qui est censée séparer l’Europe de l’Asie.

Or, Ptolémée, dans sa célèbre Géographie, a retenu pour la circonférence de la Terre une valeur nettement inférieure à celle d’Ératosthène, de l’ordre de 180.000 stades ou 33.000 km.

Sur cette base, l’astronome florentin Paolo Toscanelli réalise, en 1468, à l’attention du roi du Portugal, une carte qui montre l’Europe séparée de l’Extrême-Orient par un océan de seulement 10.000 km de large, avec en son milieu une île mythique du nom d’Antilla !

Cela va induire en erreur Christophe Colomb : en sous-estimant gravement la distance qui sépare, à l’ouest, l’Europe de l’Extrême-Orient, le navigateur génois va oser entreprendre le voyage qui l’amènera à découvrir un Nouveau Monde.

Le salut militaire ……?


Pourquoi se saluent ils de cette façon ?

Ce geste de respect et de fraternité effectué par les soldats trouve son origine au Moyen Âge.:

Les duels de chevaliers étaient alors organisés pour amuser les seigneurs et leur cour. Avant de se munir de leur lance, les deux chevaliers se croisaient et, dans un geste de respect mutuel et de courtoisie, relevaient la visière de leur heaume

pour croiser leurs regards. Ce salut était effectué avec la main droite pour montrer que les deux combattants n’étaient pas armés.

Dès le XVIIe siècle, le salut a été repris parmi les soldats qui se témoignaient une fidélité réciproque. Lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant ainsi allusion aux trois personnes de la Sainte-Trinité.

Plus tard, la main s’arrêtera à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

En France, d’après le livre de l’infanterie de l’armée française de 1916, le salut se doit d’être ainsi :

 »Le salut est exécuté de la manière suivante :

Porter la main droite ouverte au côté droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l’avant-bras, les doigts étendus et joints, le pouce réuni aux autres doigts ou légèrement écarté. La paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l’alignement des épaules.

L’attitude du salut est prise d’un geste vif et décidé et en regardant la personne que l’on salue. Le salut terminé, la main droite est vivement renvoyée dans le rang.

Tout militaire croisant un supérieur le salue quand il en est à six pas et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé.

S’il dépasse un supérieur, il le salue en arrivant à sa hauteur et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé de deux pas.

S’il est en armes, il présente l’arme en tournant la tête du côté du supérieur. S’il fume, il prend son cigare ou sa cigarette de la main gauche et salue de la main droite etc.

Autant dire qu’il faut réfléchir à toutes les situations avant de saluer ! (pas si facile que ça finalement…lol ). Et bien sûr, le plus gradé a droit au salut !

La fête des mères….


En premier , je souhaite une bonne fête à toutes les mamans ( qui liront ce petit billet ) , j’espère que ce fut pour elles un bon moment , bonne journée entourée de leurs enfants .

Malheureusement , pour moi , ce ne fut pas drôle : Ma mère

( une des seules photos de maman / pas d’elle plus jeune ! )

vient de mourir alors……

Si  » on  » cherche , on trouve plusieurs origines pour cette fête :

La Fête des mères est célébrée chaque année , le dernier dimanche de mai ( En France du moins ). À cette occasion, les enfants, petits et grands, en profitent pour multiplier les démonstrations d’affection à leur maman. ( devraient en profiter pour ….Ce n’est pas toujours le cas …. )

La maternité était déjà mise à l’honneur dans l’Antiquité , ce n’est que depuis peu qu’elle a été institutionnalisée et ajoutée au calendrier. 

En France, la Fête des mères a parfois mauvaise réputation : on a tendance à attribuer son invention au maréchal Pétain

Pétain ( image du net )

( je le croyais ! ). En réalité, si le régime de Vichy a bel et bien contribué à la popularisation de cette fête, il ne l’a pas créée de toutes pièces.

Ce serait une invention de 1897 reprise par Pétain

Pour remonter aux origines de la Fête des mères en France, il faut revenir en 1897. Bien avant Pétain, donc. L’Alliance nationale contre la dépopulation lance l’idée de créer ne fête en l’honneur de la maternité, notamment pour les mères de familles nombreuses. 

Quelques années plus tard, en 1906, une célébration officielle a lieu dans une cour d’école à Artas (Isère), pour remettre des “récompenses de haut mérite maternel”

La première fois cette récompense ou  » diplôme !  » fut remise à deux mères de neufs enfants ! . Puis, en 1918, une première “Journée des mères” est instaurée à Lyon, pour rendre hommage aux mères ayant perdu un fils dans les tranchées de la Grande Guerre et plus tard aux fils perdus durant la secondes guerre mondiale ! .

Enfin, après la création d’une médaille de la famille française

Médaille de la famille française ? ( image du net )

 en 1920, la Fête des mères est fixée par décret à partir de 1926 au quatrième dimanche de mai. 

La loi du 24 mai 1950 fixe la date de la fête des mères telle qu’elle est connue aujourd’hui .C’est à dire le dernier dimanche de mai , sauf s’il tombe le même jour que la Pentecôte , dans ce cas , elle est reportée au 1er dimanche de juin ….

Journée des….


…..familles !

La journée internationale des familles est fêtée le 15 mai ….. Elle a été proclamée par l’O N U dans la  » résolution  » du 20 septembre 1993 .

Cette journée est censée montrer l’importance de la famille et de sa situation? pour la communauté internationale ?

A cette date, des programmes télé ,des conférences devraient mettre en évidence les problèmes qui touchent les familles !

Et les familles sont encouragées à passer la journée ensemble , à faire des  » choses  » ensemble …….

Une Famille

N.B : Encore faut il avoir une famille …..Si oui , que les membres soient en bonne entente ( ce qui n’est pas mon cas par ex. )..

Bref : Une débilité de plus ( comme toutes ces journées de…ceci ou cela )

KLIK …

C’était il y a environ…


…..96 ans.

La conquête de l’air……

Qui , comme chacun le sait , commence par  »le plus léger que l’air  » est , dès le début française.

En effet ,les premiers furent les frères Montgolfier, fils d’un fabricant de papier du Vivarais. Ce qu’ils imaginèrent : le ballon à air chaud, auquel ils ont donné leur nom. Aussitôt, ils rêvèrent de rendre la montgolfière

image du net

dirigeable, mais ne réussirent pas.

Seulement un an après l’invention , la montgolfière le physicien Charles remplace l’air chaud par de l’hydrogène. Du coup , on le considéra comme le vrai créateur de  »l’art aérostatique  ». Cependant il ne fut pas le premier à s’élever dans l’air. Cet honneur revint à Pilâtre de Rozier

De- Rozier ?

, qui partira  » en captif ‘ tout d’abord : puis, bientôt, renouvellera son essai en ballon libre, en compagnie cette fois du marquis d’Arlandes

ascension qui dura vingt-trois minutes et permit d’atteindre l’altitude d’environ mille mètres. Après bien des péripéties, les premiers aéronautes prirent terre à huit kilomètres de leur point de départ. Toute la Cour avait assisté à l’ascension, en tête le roi lui-même et le dauphin. Louis XVI aurait même voulu que l’on en fît courir le risque à deux forçats, mais Pilâtre et d’Arlandes refusèrent.

Une semaine après Charles s’élevait en ballon à hydrogène, tandis que Pilâtre était en montgolfière. Charles atteint l’altitude de trois mille mètres. Puis c’est Blanchard qui traverse la Manche. L’idée des Montgolfier de rendre le ballon dirigeable, ne s’était pas perdue …

De nombreux français s’y attachent . Enfin, les capitaines Renard et Krebs bouclent, le 9 octobre 1884 le premier circuit fermé. La réussite de Renard et Krebs, qui se trouvaient à bord d’un dirigeable construit sur leurs plans et appelé  »La France  », renforce l’idée que c’est au plus léger que l’air qu’est réservé le rôle de vaincre l’élément ( qu’on nomme alors  » le plus perfide  »: L’air ! )

Clément Ader
Clément Ader

Mais un homme avait compris que c’était là erreur et qu’au plus lourd seul il appartiendrait de marquer l’étape définitive. Cet homme, Alsacien d’origine qui, après la guerre, était venu s’installer dans le Midi de la France puis à Paris, s’appelait Clément Ader. Dès sa première jeunesse , parait il ,il avait rêvé de l’homme devenu l’égal de l’oiseau. Comme il lui fallait une fortune pour la sacrifier à la réalisation de ce rêve, il la gagna grâce à une série d’admirables inventions d’appareils électriques. Riche, il se consacra au grand problème : Vaincre les lois de la pesanteur.

D’abord, il s’attache à comprendre ,étudier le mécanisme du vol des oiseaux ; Ader fait preuve d’une obstination incroyable à vouloir forcer la nature, » à vouloir la contraindre à lui révéler son secret peut-être le plus jalousement gardé  » . Un jour il est à Strasbourg et regarde voler les cigognes, le mois d’après il est en Algérie et considère des vautours. Puis il revient chez lui, dans son hôtel de Passy. Il y avait fait construire une volière ; et durant des heures, il y observait les oiseaux. Il en avait de toutes sortes, dont des tourterelles apprivoisées. Souvent il en saisissait une, l’endormait à l’aide d’un tampon de chloroforme et, penché sur l’oiseau , le contemplait, l’auscultait fiévreusement.

D’autres fois, il allait à travers la campagne et c’étaient les feuilles de certains arbres emportées par la brise, le vent ou l’ouragan, qui retenaient son attention. Ainsi, après des années de recherches, l’observation lui permit d’établir les lois du vol. Entre temps, dans les ateliers qu’il avait fait aménager à cette intention, il se livrait à des essais sur chacun des organes de son futur appareil. Il baptisa celui-ci l’Eole, et ce fut à Armainvilliers, aux environs de Paris, que le 9 octobre 1890 il l’expérimenta pour la première fois. L’Eole quitta, la terre et plana sur un espace d’environ cinquante mètres. Tel fut le premier vol humain.!!!!

Mais si cette expérience aurait du assurer à celui qui en était le héros une destinée immortelle, elle ne lui valut que déboires, jalousies, haines : on le méconnut, on le vilipenda. On fit même plus : On nia les faits. A l’Eole n°1 avait succédé l’Eole n°2, puis l’Avion, nom que Clément Ader imagina pour le donner à son troisième appareil. Nom que l’usage a adopté. Ainsi il y a, en dépit de tout, une sorte de justice immanente : c’est le premier homme qui a volé qui a baptisé la machine sur laquelle on vole.

L'Avion : troisième aéroplane de Clément Ader, qu'il fit voler en 1890
L’Avion : troisième aéroplane de Clément Ader, qu’il fit voler en 1890

L’Avion vola durant trois cents mètres. Clément Ader était arrivé au bout de ses ressources ( financières) . Il aurait fallu lui venir en aide. Freycinet, le ministre de la Guerre, s’y refusa. Alors, ruiné, désespéré, Ader brûla dans le calorifère de ses ateliers ses modèles, ses papiers, comme pour imposer définitivement silence aux sollicitations des officiers étrangers. ces derniers venaient lui offrir des fortunes pour qu’il leur communique ses plans ; mais lui voulait que son appareil soit français ou qu’il ne fut plus. Dans cette effroyable débâcle, seul son aéroplane n°3, l’Avion, fut sauvé.

Clément Ader lui-même a écrit à ce sujet :  »  Pour ne pas laisser perdre un objet fruit d’un travail inouï, le Conservatoire national des Arts et Métiers voulut bien le recueillir.  » Dans les derniers jours que l’Avion était demeuré chez Ader, des savants de toutes les parties du monde étaient venus le visiter ; l’un d’eux, le célèbre professeur Langley

( qui avait effectué à dessein le voyage des Etats-Unis en France ) fit à son à sujet, lors de son retour dans son pays, d’intéressantes communications. Elles furent la source de l’inspiration des frères Wright.

Vidéo :

Offrir du muguet le 1er mai est une tradition très ancienne…



Mais d’où vient cette tradition ?

Lors du 1er mai, fête des travailleurs, la tradition est d’acheter du muguet

chez les fleuristes , sur les stands , marchés

et aussi ( mais de moins en moins ) à des enfants qui l’ont cueilli dans les bois , comme nous le faisions mes frères et moi , et de l’offrir à son entourage , famille , amis etc…. 

De la Rome antique à Charles IX

Il faut , d’après ce que j’ai lu , remonter à l’Antiquité pour trouver les premières traces de cette coutume. Dans la Rome antique on fêtait déjà la floraison vers le mois d’avril et de mai. Certaines histoires, difficilement vérifiables, racontent qu’en l’année 1560, le roi Charles IX

aurait reçu en cadeau un brin de muguet dans le Dauphiné. Enchanté par ce geste, il aurait décidé d’offrir du muguet à toutes les dames de sa cour……

Le muguet, nouvel emblème de la journée internationale des travailleurs

L’emblème du 1er mai en France est , en 1889 , le triangle rouge puis l’églantine rouge,

( une fleur largement cultivée dans le nord de la France ) .
Le muguet fait petit à petit son retour. Par les grand couturiers d’abord qui l’offraient aux employées et aux clientes aux XIXe siècle. ( Christian Dior en fera même un de ses symboles ).

Pendant la guerre, en 1941, Pétain

, par manœuvre politique , fait du 1er mai  la fête des travailleurs … avec comme emblème le muguet, trouvant l’églantine trop rouge, trop communiste.

Voilà ! J’aurais pu écrire quelque chose sur le 1er mai  » fête  » des travailleurs , en particulier à Fourmies , ville du Nord ,o ù j’ai longtemps vécu , mais j’en ai déjà  » parlé » plusieurs fois , alors ……

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un. 

G . Brassens

Georges Brassens

Autre Brassens :  » le discours des fleurs  » :

Sachant bien que même si
Je suis amoureux transi,
Jamais ma main ne les cueille
De bon cœur, les fleurs m’accueillent.
Et m’esquivant des salons,
Où l’on déblatère, où l’on
Tient des propos byzantins,
Je vais faire un tour au jardin.

Car je préfère, ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes, des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt
Et ça plaît à mon humeur.

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un.

Mon nom savant me désole,
Appelez-moi tournesol,
Ronchonnait l’héliotrope,
Ou je deviens misanthrope.
Tournesol c’est entendu,
Mais en échange veux-tu
Nous donner un gros paquet
De graines de perroquet ?

L’églantine en rougissant
Dit : ça me tourne les sangs,
Que gratte-cul l’on me nomme,
Cré nom d’un petit bonhomme !
Églantine on te promet
De ne plus le faire, mais
Toi tu ne piqueras plus.
Adjugé, marché conclu.

Les « je t’aime un peu beaucoup »,
Ne sont guère de mon goût,
Les serments d’amour m’irritent,
Se plaignait la marguerite.
Car c’est là, mon infortune,
Aussitôt que débute une
Affaire sentimentale,
J’y laisse tous mes pétales.

Un myosotis clamait :
Non je n’oublierai jamais,
Quand je vivrais cent ans d’âge,
Mille ans et même davantage.
Plein de souvenance allons,
Cent ans c’est long, c’est bien long,
Même vingt et même dix,
Pour un seul myosotis.

Mais minuit sonnait déjà,
Lors en pensant que mes chats,
Privés de leur mou peuchère,
Devaient dire : « Il exagère ».
Et saluant mes amies
Les fleurs, je leur ai promis
Que je reviendrais bientôt.
Et vivent les végétaux !

Car je préfère ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes, des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt,
Et ça plaît à mon humeur.

Le Chomolungma ?


Qu’est ce que c’est ?

Et bien , il s’emblerait que ce soit …….

……..L’ Himalaya !

Au milieu du XIXe siècle, les scientifiques britanniques mesurèrent un mont de l’Himalaya qui se révéla être le plus haut sommet du monde.

Sir Waugh, un géographe anglais chef de l’équipe de mesure, proposa qu’il soit baptisé du nom de George Everest,

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G. Everest

son ancien chef et prédécesseur, alors qu’un nom local existait déjà : Chomolungma

George Everest n’avait donc aucun lien direct avec la montagne qui porte son nom, qu’il n’a jamais vu. Il était cependant responsable de l’embauche d’Andrew Scott Waugh

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( Waugh )

qui a fait les premières observations formelles de la montagne, et de Radhanath Sikdar

Résultat d’images pour Radhanath Sikdar
R.Sikdar ?

, qui a calculé sa hauteur. 

Avant qu’ on l’ai nommé  » Everest  » , le mont Everest était à l’origine connu comme le pic « B » et plus tard comme le pic XV. En mars 1856, Waugh écrit à la Royal Geographical Society d’annoncer que la montagne était considérée comme la plus haute du monde, et a proposé qu’elle soit nommée « d’après mon illustre prédécesseur », car elle était « sans nom local que nous pouvons découvrir » , « l’appellation indigène, si elle a tout, ne sera pas très probablement vérifié avant que nous soyons autorisés à pénétrer au Népal « . Il y avait en fait plusieurs noms indigènes parmi les Népalais et les Tibétains, mais ces régions étaient fermées aux Britanniques à cette époque et les gens vivant plus au sud de l’Himalaya n’avaient pas de nom spécifique pour le pic.  La proposition de Waugh fut largement débattue pendant pratiquement 10 ans par la Royal Geographical Society et des organismes similaires. D’autres savants de l’Inde ont avancé des noms indigènes qu’ils croyaient être corrects, comme « Deva-dhunga » de Brain Houghton Hodgson et « Gaurisankar » de Hermann Schlagintweit……

  Everest lui-même s’est opposé à ce que son nom soit utilisé, car « l’indigène de l’Inde » ne pouvait pas le prononcer et il ne pouvait pas être écrit en hindi. Néanmoins, en 1865, la société s’est officiellement arrêtée sur le  »Mont Everest » comme nom.