C’était il y a environ 133 ans !


Selon la légende , Sherlock Holmes aurait fait sa première apparition le 6 janvier 1887 (c’était plus vraisemblablement à la fin de cette même année).

Sherlock Holmes et le docteur WatsonLe public britannique découvre le détective et son ami, le docteur Watson, dans une nouvelle intitulée  »A study in scarlet  » (titre français : Une étude en rouge) et publiée par le  » Beeton’s Christmas annual  » .

 La nouvelle débute avec la rencontre des deux personnages dans le laboratoire de chimie de l’hôpital saint Barthélemy :  » Qu’on se figure une énorme pièce, fort élevée, tapissée du haut en bas d’innombrables flacons. (…) Dans cette salle, et tout au fond, un seul étudiant, penché sur une table, complètement absorbé par son travail…  ».

Elle relate une tragédie amoureuse chez les Mormons et met en valeur les capacités déductives du détective, par ailleurs vieux garçon et maniéré, cocaïnomane et violoniste amateur, hébergé dans un appartement bourgeois au 221 bis, Baker Street.

Inspiration écossaise :

Conan Doyle (22 mai 1859, Édimbourg - 7 juillet 1930, Crowborough, Sussex) (A.C Doyle )

L‘auteur est un médecin catholique de 27 ans né à Édimbourg, Arthur Conan Doyle. Il s’est inspiré des qualités d’observation et de déduction de ses professeurs de l’Université d’Édimbourg, le chirurgien Joseph Bell, pour ébaucher le portrait de son célébrissime détective.

 Le  » malheureux  » professeur, homme affable et généreux, apprécia très modérément cet honneur :  » J’espère que ceux qui me connaissent me voient sous un meilleur jour que Conan Doyle  ».

Comme écrivain, Conan Doyle S’inscrit dans la lignée de l’Américain Edgar Allan Poe E.A Poe, de l’Écossais Robert Louis Stevenson Stevensonet du Français Émile Gaboriau Gaboriau, inventeur de l’inspecteur Lecoq (Sherlock viendrait d’une déformation de cher Lecoq !).

Un héros plus vrai que nature :

Les aventures de Sherlock Holmes composent un  »palpitant portrait  » de l’époque victorienne. Contemporaines des crimes bien réels de Jack L’Éventreur (1888), elles satisfont le goût du public pour le mystère.

   Craignant que Sherlock Holmes n’éclipse ses autres créations par son incroyable popularité, Conan Doyle raconte sa mort en 1891. Il fait mourir le héros dans les montagnes suisses, dans un combat au corps à corps avec son ennemi de toujours, le professeur Moriarty. Peine perdue !Sous la pression des lecteurs, dont un certain nombre croient à la réalité charnelle de Sherlock Holmes, Conan Doyle est contraint de rendre vie au détective.

   Sa plus célèbre aventure paraît en 1901 sous le titre :The Hound of the Baskervilles (Le chien des Baskerville). Sherlock Holmes et son ami vont continuer d’évoluer dans l’Angleterre victorienne jusqu’en 1927. Le détective à la froide intelligence survit depuis cette date dans d’innombrables pastiches, y compris au cinéma et au théâtre.

Un auteur prolixe :

   Conan Doyle ne s’en tient pas à son personnage fétiche. Il se signale par de nombreux romans historiques et des romans d’aventures comme The lost World (Le Monde perdu), où apparaît le professeur Challenger. En 1902, il se rend comme correspondant de guerre en Afrique du Sud, où les Anglais combattent les Boers.

  L’écrivain est anobli sous le nom de Sir Arthur. Il meurt le 7 juillet 1930, à 71 ans, à Crowborough, dans le Sussex.

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Une vidéo : 

Voltaire….


Tout le monde connait ce nom , cet homme : Voltaire

Comme étant :………..Mais…?!

Philosophe, auteur dramatique, poète, historien et polémiste hors pair, l’homme incarne « l’esprit français » de l’époque. Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, voit le jour le 21 novembre 1694, à Paris et décède le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.. Il est le dernier fils d’un notaire parisien. Le jeune garçon va au collège des Jésuites Louis-le-Grand et fait de brillantes études de rhétorique et philosophie. Il se destine à une carrière littéraire, contre la volonté de son père qui pense qu’il ne pourra pas vivre de ses écrits. Il fréquente les salons littéraires et la haute société parisienne. C’est en 1717 qu’il prend le nom de Voltaire, une anagramme de son nom : AROVET LJ (Le Jeune), le U et V, J et I se confondaient à cette époque. Son talent d’écriture lui permit de parcourir presque tous les genres : la comédie, la tragédie, le pamphlet, le journalisme, le conte philosophique (Candide ou Zadig), l’ouvrage historique, le discours, la critique littéraire…
Voltaire à la Bastille
   Accusé à tort d’avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d’Orléans, il est emprisonné à la Bastille en 1717. Il y reste onze mois et met à profit ce temps pour écrire sa première pièce, « Œdipe ». Cette dernière, jouée quelques mois après sa sortie de prison, rencontre un petit succès. En 1726, Voltaire est à nouveau envoyé à la Bastille suite à une altercation avec le Chevalier de Rohan. Il est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Il quitte la France et s’installe outre-Manche. Là-bas, il découvre les théories d’Isaac Newton et la philosophie de John Locke qui l’influencent fortement. Voltaire est marqué par la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais. Il forme le vœu de tout faire pour réformer la société française au niveau social et judiciaire. De retour à Paris en 1729, il fait jouer ses deux tragédies Brutus (1730) et Zaïre (1732), qui connaissent un grand succès.

  Les œuvres de Voltaire :
    À quarante ans, Voltaire connaît un prestige considérable, il est fortuné grâce à l’amitié de banquiers qui lui ont appris à investir et à spéculer. Cette assise financière lui permet de pouvoir quitter la France du jour au lendemain, au cas où ses écrits sont condamnés. Dans ceux-ci, Voltaire utilise l’humour et l’ironie pour dénoncer le pouvoir du roi, de l’Eglise et des juges et pour critiquer les abus sociaux. En 1734, il est contraint de quitter la capitale suite à la publication sans autorisation des « Lettres philosophiques ». Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale. Il se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. Leur liaison dure quinze années. Tout au long de sa vie, à cause de la censure, Voltaire publie des dizaines d’écrits de façon anonyme.

   Le philosophe s’intéresse aussi aux sciences. Il concourt pour un prix de l’Académie des sciences et, en 1738, s’emploie à vulgariser les « Éléments de la philosophie » de Newton. Voltaire, qui cherchait ardemment à entrer à l’Académie française, y est élu en 1746. Il quitte la demeure de Mme du Châtelet et retourne à Paris où il mène une vie de courtisan. Les intrigues de la Cour lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de « Zadig ». Mais son ironie mordante et son imprudence lui valent d’être disgracié. En 1750, Voltaire se rend à Berlin. Il y reste trois ans au cours desquels le roi Frédéric II lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et le philosophe sont restés célèbres. Une querelle avec Maupertuis (président de l’Académie de Berlin) le pousse à quitter la cour et à s’installer en Suisse avec sa maîtresse Mme Denis. Il est alors âgé de soixante ans. Il emménage en 1755 aux « Délices » à côté de Genève, et y invite ses amis (académiciens, savants, comédiens, ambassadeurs…).

 Candide de Voltaire
   Par sa riche correspondance (plus de 6 000 lettres), Voltaire continue d’être en relation avec de nombreuses personnes influentes en France et en Europe. Il a également de nombreux ennemis comme Jean-Jacques Rousseau. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ». Rééditée vingt fois du vivant de Voltaire, Candide est l’un des plus grands succès de la littérature française. Cette œuvre s’inscrit dans le mouvement littéraire et philosophique des Lumières, traitant des sujets tels que le bonheur, le fatalisme, la tolérance, la connaissance, la liberté. Voltaire use de beaucoup d’ironie dans cette œuvre, jusque dans son titre : il s’agit d’une prétendue traduction d’écrits du « docteur Ralph » qui n’est autre que Voltaire lui-même.
Voltaire au Panthéon
   Les combats de Voltaire contre les restrictions de la liberté individuelle lui confèrent une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778, le peuple de la capitale lui réserve un accueil chaleureux et le porte en triomphe pour aller assister à la sixième représentation de sa dernière pièce « Irène ». En avril de cette même année, il devient franc-maçon. Voltaire meurt le 30 mai 1778 à Paris. Le curé de Saint-Sulpice refusant de l’inhumer, il est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu. Ses cendres furent transférées au Panthéon le 11 juillet 1791, après une grande cérémonie sans la participation du clergé. Les œuvres de Voltaire dénoncent la guerre, l’intolérance religieuse, l’injustice politique et sociale qui régnaient au XVIIIe siècle. On sent y souffler le vent annonciateur de la Révolution française de 1789.

Voltaire : dates clés
   21 novembre 1694 : Naissance de Voltaire
François-Marie Arouet alias Voltaire est le dernier fils d’un notaire parisien. Après le collège des Jésuites Louis-le-Grand, il fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie. Le jeune homme choisit rapidement à une carrière littéraire.
  16 mai 1717 : Voltaire embastillé
Francois-Marie Arouet, 23 ans, dont les écrits satiriques s’en prennent à la vie intime de Philippe d’Orléans, est envoyé à la Bastille pour outrage au Régent. Il y restera 11 mois. Il y entreprendra l’écriture de « Œdipe » et prendra le pseudonyme de Voltaire. A sa sortie le succès de sa tragédie marquera le début de sa reconnaissance littéraire.
   1726 : Deuxième séjour à la Bastille
Lors d’une dispute avec le chevalier de Rohan-Chabot, Voltaire a ce mot d’esprit :  » Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre « . Pour éviter un duel entre les deux hommes, la puissante famille du chevalier le fait emprisonner sur une lettre de cachet. Voltaire est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Outre-Manche, il découvre la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais et se fixe comme but de tout faire pour réformer de la société française au niveau social et judiciaire.
   1734 : Ses écrits provocateurs le poussent à fuir
Voltaire fait publier les « Lettres philosophiques » en 1734. Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale et est condamnée par la censure. Le philosophe s’enfuit de Paris et se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. A cause de cette censure, Voltaire publiera des dizaines d’écrits de façon anonyme.
  1747 : La vie de courtisan
Grâce à diverses amitiés, Voltaire est invité à Versailles. Il devient courtisan et découvre les intrigues de la Cour de Louis XV. Ces dernières lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de Zadig. Mais son ironie mordante lui vaudra d’être disgracié. Il lui faut alors trouver un autre protecteur.
   1750 : A la cour de Frédéric II
En 1750, Voltaire accepte l’invitation du roi de Prusse Frédéric II. Il reste trois ans à Berlin, durant lesquels le roi lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et l’homme de lettres sont restés célèbres. C’est à cette époque qu’il écrit « le Siècle de Louis XIV » (1752) et le conte philosophique « Micromégas ». Une querelle avec Maupertuis le contraint à quitter la cour et à s’installer en Suisse. Il est alors âgé de soixante ans. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ».
   9 mars 1765 : Réhabilitation de Jean Calas
   Trois ans exactement après son procès, la famille Calas, soutenue par Voltaire, obtient la réhabilitation de Jean. Soupçonné d’avoir tué son fils, le protestant Jean Calas avait été supplicié et mis à mort sur fond d’intolérance religieuse. Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire avait publié en 1763 l’ouvrage « Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas » tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué.
   juillet 1766 : Le Chevalier de la Barre est exécuté
   Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le « Dictionnaire philosophique » de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.
   1778 : A la veille de sa mort, Voltaire jouit d’une grande popularité
    Par ses combats contre toute restriction de la liberté individuelle, Voltaire a acquis une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778 et assiste à la représentation de sa dernière tragédie, « Irène », le peuple de la capitale l’acclame. Le grand défenseur de la tolérance et la justice s’éteint le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.
   11 juillet 1791 : Voltaire au Panthéon
    Treize ans après sa mort (30 mai 1778), la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège composé d’acteurs, d’ouvriers, de membres de l’Assemblée nationale, de magistrats, etc. Le clergé ne participe pas à la cérémonie. Après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la révolution survenue deux ans auparavant, le cercueil de Voltaire est conduit au Panthéon. L’épitaphe porte ces mots: « Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui apprit à être libre. »

   J’écrivais  » mais  » au début de ce billet  car , j’ai lu quelque chose qu’on peut pour le moins qualifié d’incompatible avec ce qu’on sait  » officiellement  » de lui

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  Peut -on être l’un des plus grands esprits de son temps et pourtant énoncer des  » certitudes  » racistes qui seraient inacceptable de no jours ?  Tout à fait , Voltaire ( si ce que j’ai lu est vrai ) en est la preuve : Cette  » lumière  » avec semble – t – il des  » zones d’ombre  » comme quand il écrit :  » Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres ,comme les Nègres le sont aux singes , et comme les singes le sont aux huîtres  » !!!!!! ( si c’est vrai ,  » on s’est bien gardé de nous l’enseigner en cours de français /philo !)

 

 

Charlie Chaplin ….


1) BIOGRAPHIE :
   Sir Charles Spencer dit Charlie Chaplin est né le 16 Avril 1889 (quatre jours avant Hitler, avait-il fait spécifier à un journaliste) lol ! dans » East Lane à Walworth », Londres ( quartier pauvre ). Mais selon des  » spécialistes » de Chaplin,  » il n’existe aucun acte de naissance, ni extrait de baptême » prouvant les faits de ce que Chaplin dit lui-même. Un mystère plane donc sur ses origines
  Son père, Charles Senior, chanteur de music-hall, était connu pour sa voix de baryton. Grand buveur, il mourut à l’âge de 37 ans d’une cirrhose du foie.
   Chaplin en parlant de lui, dira qu’il ne l’a presque pas connu mais aura remarqué son côté silencieux et mélancolique.
   Sa mère, Hannah Hill, possédait elle aussi la passion de la scène. Grande danseuse d’opérette ou actrice, elle paraissait sous le nom de Lily Harley ( Chaplin aimait beaucoup sa mère ).
    La 1ère apparition de Charlie sur scène date de ses 5 ans lorsque sa mère au cours d’une représentation perdit la voix. Sous les huées du public, Charlie décida de prendre la relève. Ce qui n’empêcha pas le renvoi de sa mère.
. Se retrouvant donc sans ressources seule avec ses deux enfants (Charlie et Sydney) en plus d’une santé déclinante,  » elle fut admise au dispensaire en juin 1894 et ses deux enfants furent confiés à l’Assistance publique, qui les plaça à l’école de Hanwell…  ». Plus tard, alors que Chaplin sera sous le signe de la gloire, elle viendra habiter près de chez lui dans la région californienne et elle y restera jusqu’à sa mort le 28 août 1928.
    Hannah eut trois fils mais de pères différents: Le plus vieux, Sydney, dont on ignore le nom de son père biologique, et Charlie (le deuxième) ont vécu ensemble à peu près les mêmes événements: l’école Hanwell, déménagent souvent, commencent à travailler jeunes et la troupe de théâtre de Fred Karno. Né le 6 août 1885, Sydney deviendra plus tard,  » le bras droit  »  de son jeune frère. Le troisième fils d’Hannah ne vivra pas parmi eux. Six mois après sa naissance, Wheeler Dryden né le 31 août 1892, fut enlevé par son père. En 1917, cependant, il deviendra un employé permanent du studio de Chaplin.
    Quand Hannah perdit son emploi, il fut contraint d’accepter son sort, même s’il éprouvait de la honte d’aller à l’hospice et ce malgré son jeune âge. Ce fut pour lui toute une épreuve que de quitter sa mère.
    Quelques semaines après l’hospice, il fut transféré à l’école de Hanwell pour les orphelins et enfants abandonnés. Il y restera environ un an avant que sa mère revienne chercher lui et Sydney. Il continua tout de même ses études jusqu’à ce qu’il rentre dans une troupe de danseurs à claquettes :  » Les Huits Gars du Lancashire  ». Il y restera pendant quelques temps. Plus tard, sa mère retourna à l’hospice, laissant son fils seul alors que Sydney s’était engagé dans la marine. Il a fallu qu‘il se débrouille seul pour subvenir à ses besoins. En 1908, il signe un contrat avec Fred Karno pour être dans sa troupe de théâtre. C’est grâce à son frère si celui-ci s’engage. Après plusieurs emplois et plusieurs troupe de théâtres que Chaplin a fait, Fred Karno, qui était un nom connu au-delà des frontières de l’Angleterre, lui donne l’occasion de se faire connaître. Et ce jeune homme de 19 ans devint une vedette. Il a joué dans plusieurs sketchs et pièces de théâtre.
    Après une première tournée aux États-Unis, il s’y installa en 1912. Chaplin apparut pour la première fois à l’écran en 1913 dans une production de la Keystone Film Company sous la direction de Mack Sennett.
   Il créée le personnage mondialement célèbre de Charlot dans le film  » Charlot est content de lui   » (Kid Auto Races at Venice, 1914) de Henry Lehrman.
    Très vite, il devint lui-même réalisateur et, reprenant le personnage de Charlot, il le mit en scène dans plus de 70 films parmi lesquels le Vagabond (The Tramp, 1915).                Successivement associé à diverses sociétés de production (la Essanay Film Company, la Mutual Film Company et la First National Film Company), il finit par créer son propre studio à Hollywood, en 1918. Chaplin développa progressivement son personnage, passant du stéréotype enjoué et bouffon à un personnage de plus en plus complexe qui, tout en restant comique, prit une dimension mélodramatique. En 1919, il fonda avec D.W. Griffith, Douglas Fairbanks et Mary Pickford, la société de production United Artists Corporation, et en fut membre jusqu’en 1952.  ( Parmi ses très nombreux films, on peut citer le Gosse (The Kid, 1921), le Pèlerin (The Pilgrim, 1923), la Ruée vers l’or (The Gold Rush, 1925), le Cirque (The Circus, 1928), les Lumières de la ville (City Lights, 1931), les Temps modernes (Modern Times, 1936), le Dictateur (The Great Dictator, 1940), Monsieur Verdoux (1947), Limelight (1952) et Un roi à New York (A King in New York, 1957). Son dernier film, la Comtesse de Hong Kong (A Countess from Hong Kong, 1967), en couleurs, reste très peu connu ). Il composa en outre la musique de la plupart de ses films.
    Chaplin affina constamment son jeu d’acteur en s’inspirant du mime et du clown, alliant une grâce acrobatique, des gestes expressifs et une grande éloquence faciale. Son rôle de Charlot, symbole de l’individualité triomphante contre l’adversité et la persécution, a fait de lui une sorte de tragi-comédien. L’avènement du cinéma parlant allait à l’encontre de son style, de l’efficacité de la pantomime dont dépendait son imagination créative. Il ne produisit que peu de parlant.
    Ses films prirent peu à peu une dimension politique ! Encore absente des Lumières de la ville, elle fut manifeste dans les Temps modernes avec  une description virulente du travail à la chaîne. Dans ces deux premiers parlants, Charlot reste cependant silencieux.    Abandonnant par la suite le personnage du vagabond, il endossa des rôles différents. Le premier marquant  cette transition:  » Le Dictateur  » , véritable pamphlet anti-hitlérien, utilise toutes les ressources du parlant. Chaplin traita ses sujets en mélangeant satire et pathétique, et en révélant un amour de l’humanité et de liberté individuelle.
   En 1947, Chaplin fut accusé de sympathies communistes par la Commission des activités anti-américaines. L’hostilité à son égard ne désarma pas et, en 1952, il quitta les États-Unis pour l’Europe.  » Un roi à New York  », tourné en Grande-Bretagne en 1957, contient une violente condamnation de l’obscurantisme du maccarthysme. Installé en Suisse, il ne retournera qu’une seule fois aux États-Unis pour y recevoir un oscar récompensant sa contribution à l’industrie cinématographique. Il fut anobli par la reine d’Angleterre en 1975. Il mourut le 25 décembre 1977 ( 88 ans ), à Corsier-sur-Vevey, en Suisse.

Pour l’instant :


 » Les lumières de la ville  »  !

Magnifique film , émouvant et drôle à la fois :


Les Lumières de la ville : Charlie Chaplin et Virginia Cherrill. Sortie
1931
    Les Lumières de la ville (City Lights) est une comédie dramatique américaine réalisée par Charles Chaplin, sortie le 30 janvier 1931. ( bientôt 89 ans )
    Il s’agit du premier film sonore de Chaplin, mais qui, en l’absence de dialogues, comprend des intertitres. L’histoire commence par l’inauguration d’un monument dénommé  » Paix et Prospérité  » sur lequel dort un vagabond, donnant dès le début le ton à une fable moderne drôle et sarcastique avec, à la clef, un gigantesque pied de nez (visible de façon concrète à la quatrième minute du film) aux institutions et à la société, en général. Le scénario traite, entre autres, de la mort (le suicide), des inégalités sociales et du handicap (la cécité) tout en s’autorisant une petite note d’espoir à la fin de l’histoire.
   Il s’agit du premier film de l’actrice américaine Virginia Cherrill qui deviendra l’épouse de l’acteur anglo-américain Cary Grant en 1934, soit trois ans après la sortie du film.

çà s’est passé il y a ….


environ 121 ans: Le 26 décembre 1898 ,Pierre et Marie Curie ….couple-curie

annonçaient qu’ils avaient réussi à extraire du radium et employaient pour le première fois le terme de  » radioactivité  » ……

L’histoire commence par les recherches du physicien français Antoine-Henri Becquerel    Bequerel. En 1896, Becquerel fait une découverte sur le minerai appelé  » pechblende  » . La pechblende contenait de l’uranium. Becquerel a découvert que la pechblende dégageait un rayonnement qui agit comme la lumière. La principale différence étant cependant que le rayonnement de la pechblende n’est pas visible à l’œil humain. La découverte de Becquerel entraina  une vive émotion parmi les scientifiques.

   De nombreux physiciens ont alors arrêté leurs propres recherches et ont commencé à étudier cette nouvelle curiosité. Parmi eux, il y avait la jeune Marie Sklodowska Curie, une étudiante diplômée. Marie était née à Varsovie, en Pologne, sous le nom de Marya Sklodowska. En 1891, elle s’installe à Paris pour étudier la physique. Trois ans plus tard, elle rencontra un autre physicien, Pierre Curie ; et les deux se  marient en 1895. Marie et Pierre étaient particulièrement intéressés à en apprendre davantage sur la pechblende, et durant leurs recherches, pas moins de 7 tonnes de pechblende ont été passées au crible.

  Quelques jours avant les fêtes de Noël en 1898, Pierre Curie écrivit pour la première fois dans son cahier le mot  » radium  »  pour désigner un nouvel élément que son épouse Marie et lui-même avaient péniblement découvert dans leur laboratoire délabré de Paris. Le radium est un élément métallique blanc brillant, luminescent, rare et hautement radioactif. Le nom vient du mot latin  » radius  », qui signifie  » rayon  ». Le cahier dans lequel le nom apparaît pour la première fois reste aujourd’hui  hautement radioactif et dangereux. radium

    Bien que se soit  Henri Becquerel qui a poussé les Curie à mener des recherches sur la pechblende , si Becquerel a su identifier le thorium dans ce minerai, il n’a pas encore su nommer le phénomène qui le faisait  » briller  ». On attribue cette découverte à Marie Curie qui, en approfondissant le phénomène observé par Becquerel, a constaté que non seulement l’uranium, mais aussi l’élément thorium était à l’origine de ces effets. Elle a alors inventé le mot  » radioactivité  » pour décrire la propriété de ces deux éléments.

Marie Curie a , parait il , gardé un échantillon de radium à côté de son lit un échantillon  qui lui servait de veilleuse ! !

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     Les recherches de Marie Curie ont  commencé dans un petit espace de stockage au rez-de-chaussée de l’école de physique et chimie où Pierre enseignait. Il n’y avait alors que des murs de briques, une ou deux chaises branlantes et quelques tables de travail en bois. Ils ont construit leur propre   » chambre d’ionisation  » à partir de caisses d’épicerie en bois. Le 17 février 1898, elle testa un échantillon de pechblende noire lourde qui, selon elle, émettait un rayonnement d’une force inattendue. En juillet, la même année, le couple avait découvert deux nouveaux éléments : le  » polonium  » en honneur à Marie d’après sa Pologne natale.

marie-curie

Cependant , le polodium n’avait pas réussi à expliquer toutes les radiations de la pechblende. En menant des expériences plus poussées sur le minerai, ils ont ensuite découvert le radium.  Leur découverte du radium fut annoncée  dans un article publié à l’Académie Française des Sciences le 26 décembre 1898. Par la suite, Marie Curie a mis au point une méthode permettant de séparer le radium de ses résidus radioactifs, permettant ainsi d’étudier de plus près ses propriétés thérapeutiques.

Les Curie : une réussite familiale :
   L’unité de la radioactivité a finalement été nommée  » curie  »  en l’honneur de Pierre Curie, qui s’est tragiquement tué dans un accident de rue à Paris en 1906, alors qu’il n’avait que 46 ans. Mais avant cela, les Curie et Becquerel se sont partagé le prix Nobel de physique en 1903 pour leurs travaux de recherche associés portant sur ce que le comité Nobel a qualifié de  » phénomène de rayonnement  ». Ainsi, Marie Curie est devenue la première femme qui reçu un prix Nobel.

marie-pierre

( photo = les époux Curie )

P.S : Marie Curie a également remporté un prix Nobel de chimie en 1911, pour ses recherches sur le radium. La fille Curie, Irène  I Joliot, a  épousé le physicien français Frédéric Joliot F.Joliot. Elle et son mari ont reçu le prix Nobel de chimie en 1935 pour leur découverte que la radioactivité pouvait être produite artificiellement dans le laboratoire. Et en 1936, Marie Curie est décédée, à l’âge de 66 ans, d’une leucémie provoquée par les radiations auxquelles elle a été exposée tout au long de sa vie.!

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Marie est convaincue qu’il ne faut pas déplacer les blessés mais qu’il faut transporter des appareils vers le front. Elle décide de créer des unités radiologiques mobiles en équipant des voitures avec le matériel nécessaire. Elle récupère plus de 200 véhicules (donnés ou prêtés par de riches bienfaiteurs), sollicite l’aide de constructeurs d’appareils mais aussi de carrossiers. Dans son entreprise, elle va également bénéficier du soutien financier de l’Union des Femmes de France et du Patronage National des Blessés. Ce qu’on va appeler les   » Petites Curies  »Petites Curies abritent alors une dynamo 110 volts/15 ampères, un appareil à rayons X Drault, le matériel photographique nécessaire, des rideaux, quelques écrans très rudimentaires et plusieurs paires de gants destinées à protéger les mains des manipulateurs. La dynamo ( actionnée par le moteur de la voiture ) permet d’alimenter le tube à rayons X. Dans chaque  » Petite Curie  », on trouve un médecin, un manipulateur et un chauffeur. Il s’agit de civils non mobilisés. L’imposant véhicule petite curie 1 ne peut dépasser les 50 kms/heures, les trajets à son bord sont longs et pénibles

A l’aide de ses petites unités radiologiques Marie Curie se rend elle-même sur les zones de combat, à Creil, Funnes, Joinville, Poperinghe, Amiens, Reims et Verdun. Dès Octobre 1914, sa fille Irène la rejoint. Très autonome, elle sera laissée au front et prendra la tête des opérations. Cela permet à Marie de former des manipulatrices en radiologie (les radiologues les plus compétents ayant été mobilisés). Il s’agit en général de jeunes filles de   » bonne famille  », d’infirmières ou de femmes de chambre. En deux ans, Marie enseignent à 150 élèves les bases de mathématiques élémentaires, de physique et d’anatomie. Ces manipulatrices sont envoyées dans les zones de combat à la fin de leur formation.
    Ce système d’imagerie aura permis d’extraire rapidement un certain nombre de projectiles. Grâce aux  » Petites Curies  », plus d’un million de blessés auront été secourus.

  Plus encore, cette utilisation aura permis  » d’assigner à la radiologie, en tant que moyen de diagnostic médical, une place conforme aux services qu’elle est susceptible de rendre, non seulement en temps de guerre mais aussi en temps de paix  »

   Marie Curie est également un personnage public malmenée par l’exposition de sa vie privée dans le cadre de  » l’affaire Langevin  » en 1911. La presse à scandale de l’époque publie des lettres échangées entre Marie Curie et Paul Langevin, et accusent  » l’étudiante polonaise  » de briser un ménage français. Ébranlée par une campagne aux accents xénophobes, la guerre de 1914-1918 va être l’occasion pour elle de manifester clairement son patriotisme.

La radiologie au service de la Défense nationale :
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Marie Curie  cherche à protéger ce à quoi elle tient le plus : ses filles et  » son  » radium. Ainsi, elle envoie Irène et Eve en Bretagne, dans l’Arcouest auprès de des amis . Une fois ses filles en sécurité, Marie Curie se rend à Bordeaux munie d’une valise en plomb contenant l’étalon radium. Elle  constate alors  que très peu d’hôpitaux disposent d’appareils à rayons X et de médecins formés à leur utilisation. Or, en temps de guerre ces appareils prennent une importance toute particulière, permettant de repérer des fractures et de localiser balles et éclats d’obus avant toute chirurgie. Marie Curie trouve alors la forme que prendrait son engagement :  » Ayant voulu, comme tant d’autres, me mettre au service de la Défense nationale dans les années que nous venons de traverser, je me suis aussitôt orientée du côté de la radiologie  ».
  Le travail de Marie Curie va tout d’abord consister en un recensement des appareils disponibles. Elle va également se faire former aux rudiments de l’examen radiologique par le Docteur Béclère. Mi-août 2014 (dix jours après le début des hostilités), elle obtient une attestation du Ministère de la Guerre pour mettre en place un équipe de manipulateurs pour les services de radiologie. Elle devient directrice du service de radiologie de la Croix Rouge, une nouvelle aventure peut commencer.

Souvenir personnel : ……………( Noël )


    Nous étions  4 ( 3 garçons et une fille , moi = l’ainé ) . Mes parents travaillaient » dur » tous les deux , mais certains faits ( que je n’ai pas envie d’ écrire ici ) faisaient qu’en fin de mois , l’argent manquait…..
   Chaque fins d’années les même questions m’étaient posés par mes frères et ma » petite » sœur : » Dis tu crois qu’il va passer le Père – Noël ? »
    L e plus souvent , je leurs répondais : » Mais bien sur qu’il va passer , mais peut-être qu’il ne nous apportera pas tout ce que nous avons demandé , il y a beaucoup d’enfants et le père Noël fait ce qu’il peut … »
    Un jour, j’ai eu l’occasion d’aller voir mon père dans son » atelier » , il ne m’attendait pas et sitôt entré , je vis qu’il mettait un carton sur ce qui était sur son établi …..Le lendemain , pendant qu’il était au travail , je suis allé voir et là : Il y avait de la sciure et des copeaux de bois sur le sol , sur l’ établi , sous le carton , je vis un camion tout en bois ( il le fabriquait pour en faire un cadeau du père Noël ! ) , de même ( je l’ai compris un peu plus tard ) , ma mère et ma grand-mère fabriquaient des » jouets » ( poupées pour ma sœur , costume de cow-boys pour un garçon , d’indien pour l’autre etc.…) . J’avais du coup , fini de croire au père Noël ,…….Mais l’émotion fut très forte et l’Amour pour mes parents et ma grand – mère prit encore plus d’ampleur !
   Bien entendu je ne dis rien aux » autres » ..
Je n’ai jamais oublié ce jour et quand Manu est né , je me suis promis de tout faire pour que jamais le père Noël ne l’oublie ………….

21 décembre 1645 ……….


( long, trop long : Là si pas de commentaire , je comprends , mais perso , j’ai passé un bon moment )

mort d’Athos, mousquetaire ayant inspiré Alexandre Dumas ! ( Athos a existé  ? ! )

   Son nom complet : Armand de Sillègue d’Athos d’Authevielle, Athos, né en Béarn en 1615, fut mousquetaire du roi Louis XIII et inspira Alexandre Dumas père pour son personnage fictif d’Athos de son roman Les Trois Mousquetaires paru en 1844, fidèle peinture de l’esprit du XVIIe siècle ….

    En 1910, Jean de Jaurgain, membre correspondant de l’Académie royale de Madrid, publiait un ouvrage intitulé  »Troisville, d’Artagnan  » et les Trois Mousquetaires montrant qu’aucune des trouvailles importantes d’Alexandre Dumas n’était contredite par les découvertes des érudits, et que la fantaisie pittoresque du romancier s’accordait merveilleusement à la sévérité des historiens. Parmi les pièces authentiques, des correspondances et des papiers de famille retrouvés par Jean de Jaurgain, se détachaient des portraits, des tableaux de mœurs, auxquels on pouvait contrôler les inventions d’Alexandre Dumas sans constater une défaillance du portraitiste ni une offense du peintre à l’endroit de ce qu’on nomme  » la couleur locale  » : les héros présentés par Dumas  A.Dumassont conformes aux originaux et les milieux dans lesquels ceux-ci se meuvent, se démènent, intriguent, s’amusent, se battent, sont bien les mêmes qu’avec une merveilleuse intuition de l’histoire, l’auteur des Mousquetaires a peints.

trois-mousquetaires affiche

Dumas aurait  raconté lui-même comment l’idée d’écrire son romain lui vint, un jour qu’il lisait le premier volume des  » Mémoires du capitaine d’Artagnan  », rédigés par Courtilz de Sandras. Dans cet ouvrage, ce dernier, qui avait été l’ami de d’Artagnan, raconte avec une belle verve gasconne les duels et les amours du mousquetaire, rapportant même son aventure avec Milady et mettant en scène, les trois Béarnais qu’illustra le feuilletoniste : Athos, Porthos et Aramis.  » Nous l’avouons, déclare Alexandre Dumas, ces trois noms étranges nous frappèrent et il nous vint aussitôt à l’esprit qu’ils n’étaient que des pseudonymes à l’aide desquels d’Artagnan avait déguisé des noms peut-être fameux.  »

Ces brillants gardes du roi, dont le capitaine avait rang de lieutenant général et qui avaient parfois pour lieutenants des maréchaux de camp et pour enseignes des colonels d’infanterie, devaient le conquérir autant par la splendeur de leurs équipages que par la variété de leurs exploits.

On lit dans le curieux  »Journal d’un voyage à Paris  », publié en 1862 par Faugère : 

  » Le 19 janvier 1657, nous pusmes voir entrer le Roy par la Porte Saint-Antoine avec ses nouveaux cent-vingt mousquetaires qui luy servent aussy de garde. Certainement, ce sont des hommes bien choisis et qui vont couverts magnifiquement, car chacun a une casaque bleue avec de grandes croix d’argent à flammes d’or qui finissent en fleur de lis. Sur toute la casaque il y a un grand galon d’argent. On n’y reçoit personne qu’il ne soit gentilhomme et qu’il ne soit brave à outrance. M. Manchini (le duc de Nevers) en est capitaine. Ils ont deux tambours et deux fifres ; ils portent le mousquet et attachent la mesche à la testière, entre les deux oreilles du cheval.  »

   Le 30 novembre, le voyageur ajoute sur son journal :  » Nous apprîmes de M. Lemonoir que le Roy avait commandé à ses mousquetaires de se pourvoir de chevaux gris, voulant que la compagnie en fût montée et qu’ils eussent la queue longue.  » Enfin, Dumas les chérissait peut-être pour leur faconde. La plupart d’entre eux étaient de Gascogne et du Béarn ; la fortune de M. de Troisville, qui commanda longtemps la compagnie sous Richelieu et au début du ministère Mazarin, avait tourné la tête de tous les cadets du pays.mousquetaire 1622<= mousquetaire 1622.

L’ouvrage  » Mémoires du capitaine d’Artagnan, capitaine-lieutenant de la première compagnie des Mousquetaires du roi, contenant quantité de choses particulières et secrètes qui se sont passées sous le règne de Louis-le-Grand  »(1701), en trois volumes, considéré parfois comme apocryphe, car il eut pour auteur,  non  d’Artagnan lui-même, mais l’un de ses amis, Gatien de Courtilz, seigneur de Sandras (1644-1712). Ceux qui, pour faire montre d’érudition, insinueraient que Dumas n’a eu d’autre peine que d’y avoir copié les aventures de son héros, établiraient par cette seule assertion qu’ils n’ont jamais ouvert ce vénérable ouvrage. Sans doute, dans la préface du roman, Dumas lui-même expose qu’il en emprunte tous les éléments à ces mémoires ; mais c’est là un artifice si souvent employé qu’il ne trompe plus personne et auquel l’auteur, tout le premier, serait désolé qu’on se laissât prendre.

   Dans cette même préface il fait allusion à d’autres Mémoires  » à lui signalés par son illustre et savant ami Paulin Paris  » ; ce sont les » Souvenirs de M. le comte de la Fère  » , dont le manuscrit in-folio est coté, affirme Dumas, dans les collections de la Bibliothèque royale. Or, ces Souvenirs du comte de la Fère, et ce personnage lui-même, n’ont jamais existé que dans l’imagination de Dumas. Peut-être, ayant indiqué comme l’une de ses prétendues sources les Mémoires de M. d’Artagnan, et se figurant qu’il se rencontrerait des badauds assez simples pour collationner son texte avec la version originale, se précautionnait-il conte ces naïfs inquisiteurs, en déroutant leur perspicacité qu’il lançait sur la piste d’un document introuvable ? Peut-être voulait-il donner à croire que tout ce qui, dans son livre, ne provenait pas du premier de ces ouvrages, était tiré du second ? Peu importe. Ce genre de supercherie était fréquent à cette époque.

Il y eut trois d’Artagnan d'Artagnan<==d’Artagnan 

qui portèrent tour à tour la casaque bleue à croix d’argent : c’est le deuxième qu’Alexandre Dumas, avec une charmante familiarité, fit entrer dans son épique trilogie. (Il s’appelait Charles de Batz de Castelmore  ); le nom domanial d’Artagnan distinguait une branche cadette de l’illustre maison à laquelle appartenait sa mère, une Montesquiou. Il adopta ce nom que son aîné avait déjà fait apprécier dans la compagnie des Mousquetaires et dont il devait encore aviver l’éclat. C’est en 1640 et non en 1626, comme l’écrivit Dumas pour la commodité de son récit, qu’il quitta le  » castel  » familial pour chercher fortune à Paris

mousquetaire-seconde-compagnie<== mousquetaire 2ème compagnie )

Ses parents n’avaient pu lui donner, pour traverser les trois quarts de la France, que  22 francs et 6 écus ; encore, ce mince bagage lui fut-il volé avant qu’il atteignit la capitale, au cours d’une querelle qu’il eut à Saint-Dié avec un gentilhomme, M. de Rosnay.           L’auteur des Trois Mousquetaires ne négligea pas  cette scène pittoresque, modifiant seulement le lieu de la rencontre  ( Saint-Dié, par Meung ) et le nom de l’adversaire (de Rosnay ), par le comte de Rochefort.

De l’arrivée à Paris de d’Artagnan : Aucune trace. Elle se situe au plus tôt vers 1631 et au plus tard vers 1639, ce qui est vague. Quoi qu’il en soit, il n’a pas pu participer au siège de La Rochelle qui eut lieu en 1627-1628. Dumas n’en a rien su ( ou n’a rien voulu savoir ) . en revanche, et la réalité dépasse ici la fiction, il rencontra bien à Paris ces fameux trois mousquetaires qui nous sont si bien connus par la plume de Dumas. L’entrée de d’Artagnan dans l’antichambre du capitaine de Tréville encombrée de Gascons et de Béarnais, est une esquisse où l’on reconnaît les lignes principales de la grande toile que devait brosser, deux siècles plus tard, avec une verve éblouissante, le fécond romancier ; tout de suite, le Cadet de Gascogne se lie avec ses compagnons légendaires : Porthos, Athos et Aramis.

Et c’est au sein des Mémoires du capitaine d’Artagnan qu’il puisa ces noms : celui du héros, d’Artagnan, le séduisit par sa crâne allure et sa résonance gasconne ; ceux d’Aramis , d’Athos et de Porthos, recueillis également dans l’œuvre. Ces noms étaient parfaitement authentiques.

   Aramis qui, dans le roman de Dumas, devient chevalier d’Herblay, puis évêque de Vannes, puis général des Jésuites, et enfin duc d’Almeréda, était, dans la véritable histoire, Henry d’Aramitz, écuyer abbé laïque d’Aramits en la vallée de Baretous, sénéchaussée d’Oloron : neveu  » à la mode de Bretagne  » de Tréville, le capitaine de la compagnie, il entra aux Mousquetaires en 1640 et épousa, deux ans plus tard, Jeanne de Béarn-Bonasse, dont il eut quatre enfants. Dans son ouvrage, Jean de Jaurgain relate qu’Aramis abandonna jeune la compagnie des Mousquetaires et se retira dans ses terres où il mourut, au milieu de ses enfants,  »en odeur de sainteté  » . De la période de son existence qui est antérieure à la pénitence, le consciencieux historiographe a retenu une anecdote dont la couleur eut certainement ravi Alexandre Dumas : Elle se rapporte à l’un des duels où Aramis fut le second de d’Artagnan. Celui-ci avait déplu à de jeunes seigneurs anglais, au cours d’une visite qu’il faisait à la reine Henriette, en adressant à la femme de Charles Ier des compliments où il entrait un peu d’insolence à l’égard des sujets de Sa Majesté.     L’une deux provoqua donc Charles d’Artagnan. Celui-ci s’en fut à l’hôtel de la rue du Bac, où étaient casernés les Mousquetaires et, en l’absence de Porthos et d’Athos, pria Aramis de l’accompagner. Aramis, qui venait de prendre une médecine, était couché : il se jeta hors du lit et, passant son haut-de-chausse, tint à suivre sur le pré son fougueux camarade. Là, sa pâleur donna un instant d’espoir à l’Anglais qui se trouvait en face de lui et qui attribuait à la crainte le malaise dont Aramis souffrait visiblement.

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 Le noble Athos Athos était, en réalité, messire Armand de Sillègue, fils puîné d’Adrien de Sillègue, seigneur d’Athos ( tout petit village situé aux portes de Sauveterre-de-Béarn, sur la rive droite du gave d’Oloron ), et d’une certaine N*** de Peyrer, fille d’honorable homme Guillem de Peyrer, marchand et jurat d’Oloron. Mousquetaire de la garde du roi, Athos trépassa à Paris le 21 décembre 1645 et, d’après un acte découvert par l’archiviste Auguste Jal (1795-1873) dans les registres mortuaires de l’église Saint-Sulpice, il semble bien qu’il succomba dans quelque duel, son corps ayant été trouvé  » proche la halle du Pré-aux-Clercs  », d’où on a pu conclure que ce gentilhomme avait peut-être succombé du grand coup d’épée qu’il reçut à travers le corps le soir où, sortant de la foire Saint-Germain, il tira d’un mauvais pas d’Artagnan, assailli par les spadassins de Milady.       

 Dumas ayant besoin d’Aramis le fait vivre beaucoup plus longtemps, et le transforme en ce comte de La Fère, auteur présumé de ces Mémoires imaginaires que nul n’a lus et ne lira jamais.

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  Quant à Porthos, il s’appelait de son vrai nom Isaac de Portau et, né à Pau le 2 février 1617, était le second fils d’un conseiller du roi et contrôleur provincial des guerres et artillerie du Béarn. D’abord garde du roi, Porthos n’obtint la casaque de mousquetaire qu’au début de 1643. On ignore quelle fut sa carrière militaire et la date de sa mort ; mais des descendants directs de son frère aîné, Jean de Portau, vivaient encore au début du XXe siècle. Il faut se féliciter de ce que Dumas n’ait pas poussé ses recherches jusqu’à se procurer un contrôle des Mousquetaires, car il y aurait constaté qu’Athos était mort avant l’entrée de d’Artagnan dans ce corps d’élite et qu’Aramis et Porthos ne durent pas l’y connaître bien longtemps !

 

     Si Alexandre Dumas n’emprunte pas que les noms des mousquetaires à l’ouvrage de Courtilz de Sandras, mais s’en inspire également pour certains épisodes, notamment celui du voyage de d’Artagnan arrivant de sa province à Paris, ce n’est pas sur ces ressemblances qu’il est possible de fonder une accusation de plagiat : l’œuvre de Dumas diffère totalement du récit de Courtilz, tant par la conduite et l’enchaînement des aventures que par le mouvement, la variété, l’entrain de la narration, l’allure et le ton des personnages, et surtout , qui le croirait ?  Par l’exactitude de la couleur locale. C’est là le prodige : des deux écrivains, c’est le contemporain, bien renseigné des événements, qui semble n’avoir pas su  » voir  » ; et c’est l’autre, l’ignorant, venu deux cents ans plus tard, qui va nous restituer  » l’ambiance  »  de ses héros avec une vérité de convention si puissante qu’elle s’impose, entraîne et persuade !

   Il paraît bien que Dumas s’était pénétré de Tallemant des Réaux  T. des Réeaux, car on reconnaît çà et là dans son oeuvre des traits manifestement empruntés aux Historiettes. Ou bien ne puisait-il pas, moins savamment encore, sa fragile documentation dans un ouvrage publié de son temps, en 1832, chez Gosselin, et qui a pour titre : Intrigues politiques et galantes de la Cour de France sous Charles IX, LouisXIII, Louis XIV, le Régent et Louis XV mises en comédies par Antoine-Marie Roederer, ancien préfet ? Cette  » rhapsodie historico-théâtrale » était bien faite pour satisfaire très largement la rapide et superficielle curiosité du  » bon Dumas  » ; et ce qui donnerait à penser qu’il l’utilisa, c’est que, dans  une des comédies de l’ancien préfet Roederer,  » les Aiguillettes d’Anne d’Autriche  », on voit Buckingham s’emparant par surprise des ferrets de diamants de la reine, qu’il restitue par crainte du scandale. Ceci ressemble beaucoup, tout au moins par le thème, à certain épisode des Trois Mousquetaires…

 

Jeanne Baret ?


    Si Jeanne Baret est passée à la postérité, c’est qu’elle fut, à la fin du XVIIIe siècle, la première femme à faire le tour du monde. Les mœurs de l’époque l’obligèrent à accomplir ce périple sous le déguisement d’un homme.
Avant le tour du monde :
     Rien ne prédestinait Jeanne Baret, née en 1740 dans une famille de paysans bourguignons, à explorer le monde.

    Elle commence à travailler jeune, peut-être comme gouvernante. Elle aide son père à ramasser des plantes, vivant même en partie, après la mort de celui-ci, de la vente d’herbes médicinales.
   En 1764, elle entre au service du botaniste Philibert Commerson. Très vite, la connaissance des plantes dont fait preuve la jeune femme est remarquée par le savant, qui en fait son aide et lui confie la préparation de ses herbiers. Bientôt, ils vivent   » maritalement  »  sans régulariser leur union.
  Le voyage de Bougainville
    En 1767, le comte de Bougainville, marin et explorateur célèbre, est chargé par Louis XV d’effectuer un tour du monde.
   Comme ce voyage a également un but scientifique, Bougainville s’entoure de collaborateurs compétents, pour faire des observations sur la faune et la flore des pays rencontrés. C’est ainsi qu’il choisit Commerson pour l’accompagner.
    Pour ce dernier, il n’est pas question de partir sans Jeanne Baret, qui a d’ailleurs changé de nom entretemps. Elle est non seulement devenue sa maîtresse, mais aussi une botaniste avertie, qui le seconde dans ses travaux avec compétence et efficacité.
   Seulement voilà, un règlement interdit aux femmes d’embarquer à bord des navires de la marine royale. Qu’à cela ne tienne. Elle devient Jean Baret et troque ses vêtements de femme contre un habit masculin. Jeanne Baret
    Jeanne Baret suit donc le botaniste dans ses expéditions à terre et l’aide à collecter des milliers de spécimens. Elle fait tout pour viriliser son apparence, se bandant la poitrine et maquillant sa voix.
   L’équipage finit cependant par avoir des soupçons et Jeanne sera finalement démasquée à Tahiti, par Bougainville lui-même. Elle est débarquée, avec Commerson, dans l’île de France, future île Maurice, où le botaniste meurt en 1773.
  Jeanne Baret, qui s’est mariée entretemps, regagne la France, sans doute en 1775, et y décède en 1807.

C’était il y a ….


……environ 164 ans :

Le 18 décembre 1865 : Abolition de l’esclavage aux Etats – Unis

   Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis prend effet le 18 décembre 1865. ‘‘ Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction  » , énonce-t-il.
   La Guerre de Sécession est à peine terminée quand  le Congrès tranche sur ce qui en fut la cause directe : l’esclavage dans les plantations de coton du Sud. La mésentente entre les planteurs distingués du Sud et les industriels frustes du Nord ayant fait le reste.
    L’abolition de l’esclavage comme arme de guerre
Dans les premiers temps de la guerre civile, le président Abraham Lincoln Lincoln s’était refusé à abolir brutalement l’esclavage pour ne pas enfreindre l’autonomie garantie aux États par la Constitution fédérale de 1787.
    Mais à mesure que se creuse le fossé entre les frères ennemis, le président se résigne à franchir le pas vers l’abolition et à l’utiliser comme arme de guerre.
   C’est ainsi que le 22 septembre 1862, quelques jours après le premier succès nordiste à la bataille d’Antietam , Lincoln annonce l’émancipation des esclaves dans les États qui    persisteront dans la rébellion le 1er janvier 1863.
    Cette émancipation sera immédiate et sans indemnité d’aucune sorte dans ces États où vivent 80% des 4 millions d’esclaves noirs des États-Unis de l’époque. Par contre, dans les États intermédiaires, esclavagistes et néanmoins fidèles à l’Union nordiste, elle sera progressive, négociée et indemnisée.
   Dès le 8 avril 1864, le Sénat vote le texte du futur amendement, qui doit étendre et pérenniser l’abolition de l’esclavage mais il n’est pas encore question de l’inscrire dans la Constitution, faute d’une majorité suffisante à la Chambre des Représentants.
   Le 31 janvier 1865, tandis que la victoire se rapproche et que le Sud, ruiné et défait, n’est plus en état de négocier quoi que ce soit, Lincoln peut enfin le présenter au vote de la Chambre des Représentants. Il obtient la majorité requise des deux tiers au terme d’une intense bataille parlementaire.

Esclaves après amendement( esclaves après l’amendement voté )…