» Les luddites  »


Il y a environ 209 ans …..

26 mars 1811

  Les    » luddites  » se rebellent contre les machines

   En 1811, des tisserands britanniques s’insurgent contre leurs conditions de travail en brisant les métiers mécaniques de leurs usines. Une révolte qui dévoile l’autre visage de la technologie.

    La gigantesque augmentation de la productivité agricole que vit la Grande-Bretagne au cours du XVIIIe siècle fournit à certaines familles paysannes la prospérité nécessaire pour disposer d’un métier à tisser à domicile et ainsi compléter leurs revenus précaires.

   Mais les innovations techniques qui permettent cet accroissement de la production provoquent également une perte de travail pour de nombreux paysans, qui émigrent alors vers les villes en perpétuelle expansion. Là-bas, les ouvriers qualifiés et les apprentis qui travaillent dans les ateliers et les commerces urbains voient se remplir les faubourgs d’une nuée de paysans expulsés et en quête de travail…

Ferran Sánchez, historien (Histoire & Civilisations)

Deux luddites s'en prennent à un métier Jacquard (gravure publiée dans le Penny Magazine en 1844)( illustration du Net )

 

Migrations des campagnes vers les villes

   Dans ces zones urbaines, les gens s’arrachent les livres de radicaux tels que Thomas Paine ; ils témoignent même de la sympathie pour les Jacobins qui ont pris la tête de la Révolution française. En 1794, l’accroissement de la tension politique et sociale pousse le gouvernement à suspendre  » l’Habeas corpus  », la loi garantissant la liberté juridique individuelle fondamentale des détenus.

   Cinq ans plus tard, les  »Combination Acts   » interdisent les associations de travailleurs, ce qui rend impossible les négociations collectives. Le conflit entre ouvriers et employeurs ne tarde pas à éclater, appuyé par un État redoutant l’union du radicalisme politique et des revendications en matière de travail.

   Certains artisans et paysans qui ont pu acheter une machine ont réussi à accumuler un petit excédent de capital et l’investissent dans l’industrie naissante, acquérant de nouvelles machines. La concurrence entre ces premiers industriels pousse à la course à l’innovation, afin de produire toujours plus vite et moins cher.

   Cette demande provoque une cascade d’inventions multipliant la capacité de production, notamment avec l’utilisation de la machine à vapeur dans ces premières usines. Ce qui déclenche l’hostilité des fileurs et des tisserands, car elle réduit le besoin en main-d’oeuvre.

    Déjà en 1778, dans le Lancashire, des artisans avaient détruit des métiers à tisser mécaniques, parce qu’ils faisaient baisser leurs salaires et dévaluaient leurs qualifications. Ces artisans voient leur savoir-faire durement acquis ne plus servir à rien face à la concurrence des machines. Ils s’entassent dans les usines, sous le joug des contremaîtres, ils sont soumis à des règlements stricts et à des punitions sévères en cas d’infraction, ainsi qu’au contrôle du temps marqué par la sirène de l’usine et au rythme bruyant de la machine.

   Aux durs changements du monde du travail et à la portée limitée des politiques s’ajoute, en 1806, l’interdiction du commerce entre les ports britanniques et les ports européens, ordonnée par Napoléon. En pleine guerre contre la Grande-Bretagne, cette interdiction prive les Anglais de beaucoup de marchés, mettant au chômage de nombreux ouvriers et obligeant de nombreux hommes d’affaires ( privés de matières premières de qualité par le blocus  ) à produire des marchandises médiocres.

Un chef nommé Ned Ludd

Le chef des luddites, gravure anonyme publiée en 1812Les luddites doivent leur nom au Général Ludd, un personnage qui aurait signé les lettres de menaces que les manufacturiers ont commencé à recevoir en 1811. Il semblerait  que ce nom soit celui d’un apprenti faiseur de bas de Leicester, Ned Luddlam, qui a détruit à coups de marteau le métier de son maître en 1779. Les leaders anonymes qui organisent les premières protestations dans la région de Nottingham lui empruntent son nom et signent avec lui les missives qu’ils envoient aux patrons. Ils veulent créer une figure emblématique, capable d’inspirer la terreur à leurs riches et puissants ennemis.

Expéditions punitives :

   C’est dans ces conditions qu’éclate le conflit. Tout commence à Arnold, un village près de Nottingham, la principale ville manufacturière du centre de l’Angleterre. Le 11 mars, sur la place du marché, les soldats du roi dispersent une réunion d’ouvriers au chômage. Cette même nuit, près d’une centaine de machines sont détruites à coups de masse dans les usines qui ont baissé les salaires.

    Il s’agit de réactions collectives, spontanées et dispersées, mais qui ne tardent pas à acquérir une certaine cohésion. En novembre, dans le village proche de Bulwell, des hommes en masque brandissant des masses, des marteaux et des haches détruisent plusieurs métiers à tisser du manufacturier Edward Hollingsworth. Lors de l’attaque, une fusillade éclate, et un tisserand perd la vie.      La présence des forces militaires empêche l’embrasement de la région, mais l’orage gronde.

    C’est alors que les manufacturiers commencent à recevoir de mystérieuses missives, signées par un certain Général Ludd. Ce personnage imaginaire donne son nom à un mouvement de protestation qui, sans être centralisé, est bien le fruit d’efforts coordonnés, peut-être suggérés par d’anciens soldats qui, en plus de lettres anonymes menaçantes et de tracts appelant à l’insurrection, organisent aussi des expéditions punitives nocturnes.

   Le 12 avril 1811, la première destruction d’une usine se produit, lorsque 300 ouvriers attaquent la filature de William Cartwright, dans le Nottinghamshire, et détruisent ses métiers à tisser à coups de masse. La petite garnison chargée de défendre le bâtiment blesse deux jeunes contestataires, John Booth et Samuel Hartley, qui sont capturés et meurent sans révéler le nom de leurs compagnons.

   En février 1812, le Parlement approuve la  » Frame-Breaking Bill  », qui inflige la peine de mort à toute personne détruisant un métier à tisser. L’opposition est minime. Lord Byron, dans le seul discours qu’il prononcera à la chambre des Lords, demande :  » N’y a-t-il pas assez de sang dans votre Code pénal ?  »

Crtawford Mill a été fondée par Richard Arkwrright en 1771. Dédiée au fil de coton, elle est la première fabrique textile à énergie hydfraulique

La protestation bascule dans le crime

Assassinat de William Horsfall, gravure de Phiz (The Chronicles of crime, 1887)William Horsfall, propriétaire d’une fabrique textile employant 400 travailleurs à Marsden, a promis que le sang des luddites arriverait jusqu’à sa selle.
   En fait , c’est son propre sang qui l’a tachée, puisqu’en avril 1812, il est gravement blessé par balle lors d’une embuscade de luddites. Ces derniers lui reprochent d’être  » l’oppresseur des pauvres  »  et l’abandonnent, blessé, sur le chemin.
   Un autre manufacturier vient à son secours, mais Horsfall meurt au bout de 38 heures. En janvier 1813, trois luddites accusés de l’assassinat sont pendus à York. Ils n’ont jamais admis avoir participé aux faits.

Procès à la chaîne :

   La répression se poursuit : 14 exécutions ont lieu et 13 personnes sont déportées en Australie. Pourtant, cette main de fer n’arrête pas les luddites, au point que 12 000 soldats sont réquisitionnés pour les pourchasser, alors que seuls 10 000 Britanniques luttent contre Napoléon sur le continent. Cela montre non seulement la terreur que les luddites inspirent aux classes dominantes, mais aussi les dimensions que prend cette  » guerre civile  » entre le capitalisme montant, qui repose sur l’industrie, la discipline au travail et la libre concurrence, et les luddites, qui revendiquent des prix justes, un salaire convenable et la qualité du travail.

   En dénonçant l’accroissement du  rythme du travail qui les enchaîne aux machines, les luddites dévoilent l’autre visage de la technologie. Ils remettent en question le progrès technique d’un point de vue moral, défendant la coopération contre la concurrence, l’éthique face au bénéfice : ils ne renient donc pas toute technologie par une résistance obtuse au changement, mais uniquement celle qui s’en prend au peuple. Ainsi leurs attaques sont-elles ciblées : ils brisent les machines qui appartiennent à des patrons qui produisent des objets de mauvaise qualité, à bas prix et avec les pires salaires. Vus sous cet angle, les luddites pourraient être considérés comme des activistes d’un mouvement capital, réclamant une utilisation de la technologie en accord avec les besoins humains.

    La répression du gouvernement connaît son paroxysme lors d’un spectaculaire procès qui se déroule à York en janvier 1813. L’exécution de 17 luddites y est prononcée. Quelques mois plus tôt, une série de procès à Lancaster s’était soldée par 8 pendaisons et 17 déportations en Tasmanie. Les peines très lourdes et la reprise économique qui se profile avec la fin des guerres napoléoniennes étouffent le mouvement luddite en 1816. Mais sa tragédie soulève une question inquiétante : jusqu’à quel extrême doit conduire le progrès ?

  Une vie à minima

   Les métiers mécaniques impliquent la dégradation des conditions de vie des anciens tisserands à la main, qui voient leurs revenus passer de 21 shillings en 1802 à 14 en 1809. En 1807, plus de 130 000  ! de ces travailleurs signent une pétition en faveur de l’établissement d’un salaire minimal.

C’était en mars …..


   Il y a environ 101 ans :

  Le 23 mars 1919 : Création des  » fascis  » , à Milan, sur la place San Sepolcro, Benito Mussolini crée les premiers Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento). Ces groupes paramilitaires  forment l’embryon du futur Parti national fasciste.

    L’adjectif  » fasciste  » , promis à une diffusion planétaire, va désigner à partir de 1936 et de la guerre d’Espagne tous les mouvements totalitaires d’extrême-droite, antidémocratiques et nationalistes. Mais à ses débuts, sitôt après la Grande Guerre, le fascisme de Mussolini se veut pleinement révolutionnaire, ancré dans la modernité, en rupture radicale avec la bourgeoisie, avec l’objectif de créer un Homme nouveau au service de l’État…

Un mouvement d’inspiration léniniste

   Avant la  » Grande Guerre  » , quand il était militant socialiste et révolutionnaire, le futur Duce avait fréquenté en Suisse les exilés bolcheviques. Il avait eu connaissance de la théorie de Lénine selon laquelle l’accession au pouvoir devait s’appuyer sur une organisation paramilitaire constituée de révolutionnaires  » professionnels  » .

Publication fasciste typique des années 1920Il bâtit son mouvement en prenant exemple sur le leader russe et utilise ses talents d’orateur… et de son regard fascinant pour attirer en son sein des  » arditi  », anciens combattants des troupes d’élite ou des corps-francs, qui ont de la difficulté à se reconvertir à la vie civile.

    Des syndicalistes ouvriers victimes des désordres économiques et d’autres laissés-pour compte se joignent à ces jeunes gens .

     À tous, Mussolini propose un programme politique fédérateur, vaguement socialiste et nationaliste, mais en tous points révolutionnaire. Lui-même s’inscrit dans la continuité du  » Risorgimento  », ( le mouvement d’unification de l’Italie au XIXe siècle ) .

    C’est ainsi qu’il revendique au nom de l’Italie les territoires promis par le traité de Londres, déclare la guerre aux socialistes et au bolchevisme, dénonce par ailleurs le capitalisme, exige l’abolition du Sénat et l’élection d’une Assemblée constituante, demande l’abolition du service militaire obligatoire, se prononce enfin pour une République laïque.

     Plus que tout, il ambitionne de remodeler la nature humaine et régénérer l’Homme italien pour le mettre au service d’un État divinisé. Cela implique, comme dans la Russie bolchévique, un régime totalitaire, ne laissant aucune place aux libertés individuelles.

      Programme   » révolutionnaire  »  qui va, il est vrai, beaucoup évoluer au gré du temps et des circonstances.

Une ascension rapide……….

Fin  1919, le mouvement fasciste est encore très marginal. Il ne compte que 17 000 membres et n’obtient aucun élu aux élections législatives de novembre. Mussolini lui-même n’obtient à Milan que 4 800 voix contre 170 000 pour le candidat socialiste.

   Dans la mouvance nationaliste, Mussolini est éclipsé par le prestige du poète nationaliste Gabriele d’Annunzio Annuncio, héros de l’équipée de Fiume.(Gabriele D’Annunzio se transforme en putschiste en envahissant avec des volontaires, anciens combattants, le territoire de Fiume sur le côté Adriatique (aujourd’hui Rijeka en Croatie ) 

 

Sa déception est telle qu’il songe un moment à émigrer aux États-Unis.

Tout change l’année suivante…….

    L’ancien leader socialiste continue d’utiliser une  » phraséologie révolutionnaire  » , anticapitaliste et antibourgeoise mais, pendant l’été 1920, tandis que se multiplient les troubles sociaux et les grèves dans les grandes villes industrielles du nord et les campagnes du sud, il prend le parti de la contre-révolution.

    Il crée une milice au sein de son Parti. Ce sont les squadre (escouades) dont les membres, les squadristi, se signalent par le port d’une  »Chemise noire  », d’où leur surnom.

   Mussolini emprunte sans vergogne à d’Annunzio les recettes qui ont fait son succès médiatique : le cri de guerre (A noi !), le salut, bras levé, le poignard brandi de façon martiale et jusqu’à l’uniforme, avec la chemise noire. fascistes

   En toute illégalité, ses miliciens armés d’un gourdin, motorisés et encadrés par d’anciens officiers sillonnent villes et campagnes et intimident de toutes les façons possibles (bastonnades, purges à l’huile de ricin ou assassinats…) les syndicalistes, les grévistes et les militants socialistes ou communistes.

   La police, les magistrats, les policiers et le gouvernement lui-même laissent faire. Les patrons n’hésitent pas à financer grassement le Parti fasciste.

     Passant à plus de 700 000 membres en 1922, le Parti national fasciste ne parvient  toutefois pas à séduire le corps électoral et c’est par le recours à la force et à la menace qu’en fin de compte Mussolini arrivera à conquérir le pouvoir….

C’était il y a environ….


……194 ans : Mort  de P.Blancart  (qui introduisit le chrysanthème Résultat d’images pour images, photos fleur chrysanthèmeen France )
 
 
      P.Blancart était , parait il ,  » doté  » d’une  intelligence remarquable se portant vers les observations scientifiques,  passionné pour les voyages et les aventures, le capitaine au long cours Pierre Blancard rapporta en France de ses nombreux voyages le chrysanthème ou  »  fleur d’or  »…

______________________________

    Pierre Blancard naquit à Marseille, le 21 avril 1741, d’une famille connue depuis le XVe siècle  ( qui a donné son nom à la gare et au quartier de la Blancarde ) . À l’âge de 25 ans, influencé par son  son père, capitaine de navire, et investi de la confiance de plusieurs grandes maisons de commerce de la ville, il fit d’abord, aux Antilles, une dizaines de campagnes en qualité de  » subrécargue  »  ( dont une année en course sur la frégate La Fortune ) qui lui permirent de devenir capitaine.

En 1769, le privilège exclusif de l’ancienne Compagnie des Indes orientales étant supprimé, les différentes villes de commerce s’empressèrent de faire des armements pour ces contrés, et Blancard fut chargé des opérations commerciales de la frégate La Thétis, que le gouvernement avait accordée à une maison de Marseille .

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et apposé sur la tombe de celui-ci

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et mis sur sa tombe .

 Le  » hardi et savant   » navigateur accomplit donc, de 1769 à 1793, d’importants voyages aux Indes, au cours desquels il se livra à d’utiles observations d’hygiène navale et à des travaux fort estimés sur les problèmes de longitude, la direction et la vitesse des courants à diverses époques de l’année et aux environs de la ligne équinoxiale, etc.

  Il est même allé  jusqu’à Batavia en 1772 ; à Moka, en 1774, il força le gouverneur à se conformer aux clauses du traité conclu pour la France en 1737 par la  » Garde-Jazier  ». En 1777, la frégate  »Le Duras  », qu’il commandait, fit naufrage le 12 avril, sur les écueils  bordant les Maldives. La guerre qui éclata en 1778 entre la France et l’Angleterre, puis le rétablissement de la Compagnie des Indes, après la paix, obligèrent Blancard à naviguer sous les pavillons toscan et autrichien et à effectuer son retour à Livourne et à Ostende.

  Dans une de ses dernières traversées, il fut obligé,  suite aux événements qui se déroulaient alors en Europe, de se diriger vers l’Amérique du Nord pour échapper aux dangers que pouvait courir la riche cargaison de son navire, et, malgré croisières et corsaires, il atteignit Philadelphie après avoir effectué 3 200 lieues marines en 71 jours, soit une moyenne de 46 lieues par 24 heures, ce qui constituait, pour l’époque, un véritable record.

 À l’âge de 52 ans, Pierre Blancard abandonna la navigation et se retira dans sa ville natale. C’est à Marseille qu’il écrivit son Manuel du Commerce des Indes Orientales et de la Chine, ses Observations Nautiques et son Essai sur un nouveau moyen de reconnaître les courants en mer.

Blancard fut reçu à  l’Académie de Marseille  en 1808 .  » Notre  » capitaine de marine mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans.

 Le fait de la vie de Blancard, qui devait le faire passer à la célébrité, remonte à l’année 1789. En mai 1787, il quitta Bombay et fit voile vers la Chine. Début  août, il atteignit  Canton, et y découvrit une fleur inconnue en Europe, la fleur sacrée, la fleur d’or : Ju Hua, symbole de l’Empereur, la fleur aux 16 pétales brodée sur des vêtements sacrés, le Kikumon (issu de kiku, le chrysanthème, et de mon, le blason) ; une plante extraordinaire que la mythologie chinoise fait éclore sur l’île de la Libellule et qui possède la vertu de conserver une permanente jeunesse. Evidemment, la fleur est protégée.

Et c’est en 1789 que Pierre Blancard, à bord du Saint-Charles, rentra à Marseille de   son cinquième voyage aux Indes, rapportant trois variétés de   »chrysanthèmes indicum   »qu’il avait cachés sous sa houppelande. Pour l’arroser et le conserver, il avait restreint les rations d’eau de son équipage. Il remit les trois variétés à l’abbé Thomas de Ramatuelle, d’Aix-en-Provence, qui les fit parvenir au Jardin des Plantes de Paris. Une seule, à fleurs pourpres, survécut. Le chrysanthème venait de faire son apparition en Europe…..

 En 1808, reçu à la Malmaison, Pierre Blancard offrit à l’Impératrice, charmée, les premiers chrysanthèmes dont il avait rapporté la plante en France et qu’il avait pieusement cultivés dans son petit jardin d’Aubagne. Il s’était retiré dans cette ville et y avait rédigé le récit de ses campagnes aux Indes, ouvrage brillant qui lui ouvrit, cette même année 1808, les portes de l’Académie de Marseille, le capitaine de marine faisant également partie du Conseil d’Agriculture, des Arts et du Commerce de cette ville.

Pierre Blancard mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans. Sur sa tombe est inscrit :  » A cause d’une fleur, on se souvient de lui  ».

C’était il y a environ ….


114 ans

10 mars 1906 :

La catastrophe de Courrières

  Le 10 mars 1906 se produit une dramatique explosion dans une mine de charbon située sous trois communes proches de Courrières (Pas-de-Calais) : Méricourt, Billy Montigny et Sallaumines.

Une catastrophe comme on n’en avait jamais connue , d’une ampleur sans précédent :

  Avec officiellement 1 099 victimes. Certains estiment plus vraisemblable le chiffre de 1 200 mineurs restés ensevelis dans les galeries sur un total de 1 800 qui étaient descendus ce matin-là.

   Le point de départ de cette tragédie est l’explosion d’une nappe de grisou (gaz) dans le chantier Lecoeuvre. La présence de ce gaz avait été suspectée quelques jours plus tôt par des mineurs de fond mais la compagnie n’avait pas tenu compte de leurs avertissements

Le coup de grisou ayant soulevé la poussière de charbon, celle-ci, beaucoup plus explosive que le grisou, s’est vite mise en  » auto-combustion  » et la flamme a parcouru 110 km de galeries en moins de 2 minutes ! C’est ce que les mineurs  appelaient  un  » coup de poussière  ».

La catastrophe est immédiatement médiatisée, les journalistes et photographes arrivant sur place en même temps que les équipes de secours. L’émotion dépasse les frontières. Des équipes de sauveteurs arrivent avec des matériels sophistiqués du Borinage belge et même de la Ruhr allemande (cela quelques années à peine avant la  » Grande Guerre  »…).

Les opérations de sauvetage entraînent elles-mêmes  16 morts, surtout dans les premières heures, lorsque des mineurs s’enfoncent sans attendre dans la mine, à la recherche de leurs proches.

Catastrophe de Courrières ; obsèques des victimes (Pas-de-Calais), 10 mars 1906

De la catastrophe à la révolte :

   La compagnie minière hâte les opérations de secours pour relancer au plus vite l’exploitation !! Indignées, les 50 000  » gueules noires  » du bassin minier multiplient les appels à la grève. Leur colère déborde lorsque, le 30 mars, treize rescapés remontent de la mine, apportant la preuve qu’il serait encore possible de sauver des vies. Un quatorzième et dernier mineur est sauvé le 4 avril. La multiplication des débrayages met en péril l’approvisionnement du pays en charbon, combustible principal de l’époque.

Le tout nouveau ministre de l’Intérieur Georges Clemenceau,Clemenceau dont l’énergie est à la mesure de ses convictions républicaines et sociales, se rend à Lens et,  » courageusement  » , tente de raisonner les mineurs. N’y parvenant pas , il fait donner sans ménagement la cavalerie et l’armée. Jusqu’à 20 000 hommes. Les affrontements font une victime : Un officier tué d’un coup de pierre.

                                     ___________________________________
Rescapés :

Bien malgré eux, les mineurs de la région de Courrières ont enrichi la langue française d’un nouveau mot d’origine picarde : rescapé (ou escapé), variante dialectale du français réchappé.

N.B : La répression de la révolte minière par Clemenceau a aussi valu à ce dernier d’être qualifié de  » briseur de grèves  » (l’expression naquît à cette occasion).

çà s’est passé il y a…


Environ 184 ans :

 Le 6 mars 1836, 5 000 soldats mexicains s’emparent de Fort Alamo, au Texas, après des combats acharnés. Les 187 défenseurs meurent tous !

David Crockett à Fort Alamo (Robert Jenkins Onderdonk, 1903, Etat du Texas)( illustration du net )

     Le Texas faisait à l’origine partie du Mexique. Mais à ses 4.000 habitants hispaniques étaient venus s’ajouter de nombreux colons nord-américains accompagnés de leurs esclaves..

    Les nouveaux habitants se heurtent au gouvernement mexicain, notamment parce qu’il prétend abolir l’esclavage ! L’un d’eux,  Sam Houston  les pousse ,amène à proclamer leur autonomie , mais le général Santa Anna, qui se qualifie lui-même de  » Napoléon du Nouveau Monde » ! , marche contre les rebelles.

   Deux colons, James Bowie et William Travis, décident d’attendre les Mexicains dans une ancienne mission hâtivement fortifiée, près de San Antonio, avec 160 hommes. Tandis que l’armée ennemie l’encercle, il est rejoint par quelques dizaines de volontaires américains conduits par un trappeur de légende originaire du Tennessee : Davy Crockett (âgé de 49 ans).

   Pendant plusieurs jours, sans répit, les Mexicains canonnent le fort. Au matin du 6 mars enfin, ils franchissent l’enceinte en  » catimini  ». Quand l’alerte est donnée, chacun se précipite à son poste mais le combat est trop inégal. Le corps à corps s’interrompt au bout d’une heure faute de combattants.

    Comme  l’exploit de Léonidas aux Thermopyles ?, les défenseurs de Fort Alamo auront permis aux Texans de gagner leur liberté en retenant l’armée mexicaine du 24 février 1836 à ce 6 mars. Entre temps, en effet, le 2 mars 1836, le Texas a proclamé officiellement son indépendance.

   Santa Anna reprend sa marche en avant mais le sort se retourne à San Jacinto où, le 21 avril, les Mexicains, épuisés, sont surpris par 900 Texans sous les ordres de Sam Houston encore. Aux cris de  » Vengeance pour El Alamo », ils  » tirent Santa Anna de sa sieste  »  et tuent 600 ennemis et en capturent autant. Santa Anna, contraint et forcé, évacue le Texas et reconnaît son indépendance. Sam Houston devient le premier président de la nouvelle République.

____________________________________________________

Richard Widmark et John Wayne (Alamo, 1960)

    Les Mexicains se  » fichent  » du siège de Fort Alamo, une péripétie sans importance à leurs yeux. Par contre, celui-ci reste profondément gravé dans la mémoire des Américains et nourrit , depuis l’époque , leur imaginaire.

  John Wayne l’a mis en scène dans le premier film qu’il a réalisé en personne, en 1960, Alamo. Il joue lui-même dans ce film le rôle de David Crockett.

_____________________________________________

 

_______________________________________________________________

Bonnus: ( mdrrrr ! )

Un 26 février……


….1815 

    Napoléon décide de s’échapper de l’île d’Elbe, ( un petit territoire entre la Corse et l’Italie ) . C’est là que les alliés vainqueurs l’ont assigné à résidence, sous contrôle étroit : une déchéance pour celui qui, hier encore, était le chef d’un des plus grands empires du monde.

    Il s’en va par exaspération, et sans doute aussi parce qu’il s’estime en danger. On sait aujourd’hui que des complots étaient fomentés contre l’ancien Empereur : Louis XVIII, le premier, n’aurait pas été fâché de le voir disparaître. Donc Napoléon prépare son départ ; il est renseigné par des espions qui lui rapportent des nouvelles de France et le rassurent sur sa popularité. Il a bien préparé son coup, et en ce soir du 26 février, vers 19 heures, il se dirige vers le port, embarque sur un brick qui s’appelle  » l’Inconstant  », et est suivi par six autres navires.

Napoléon quittant l'île d'Elbe le 26 février 1815. Peinture de Joseph Baume (1796-1885)

Napoléon quittant l’île d’Elbe le 26 février 1815. Peinture de Joseph Baume (1796-1885)…( trouvée sur le Net )

Et personne ne surveille le port ?
   D’habitude si, il y a un représentant anglais qui est là, mais cette nuit-là, il s’est absenté : tout a été bien préparé du côté de Napoléon. L’Empereur va débarquer à Golfe-Juan, près d’Antibes, le 1er mars. La rumeur de son retour va se propager dans les rangs. Il se met en route. Bientôt, les troupes du 5e régiment d’infanterie se portent au-devant de lui pour l’arrêter au nom du roi, près de Grenoble. Ils sont un petit peu hésitants ; il s’agit tout de même de leur ancien chef. Napoléon s’avance, et à portée de fusil il ouvre sa redingote :  » S’il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voici !  »

   Les soldats baissent les armes et se rallient. Napoléon va regagner Paris. Son retour au pouvoir durera cent jours jusqu’à Waterloo.

Il y a environ 76 ans….


21 février 1944 :

L’Affiche rouge

 Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Placardées à 15 000 exemplaires, elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23  » terroristes  » membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d »’ armée du crime  ».

Missak Manouchian (1er septembre 1906 - 21 février 1944)Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.

  Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Il écrit par ailleurs des poèmes et se consacre à la littérature et à l’étude. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

   La propagande nazie daube sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est). Mais il n’est pas sûr que cette argumentation ait eu l’effet attendu sur l’opinion française si l’on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré…

L'Affiche rouge du groupe Manouchian

La dernière lettre de Missak (Michel) Manouchian à sa femme :

    Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.
Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Missak

                                ___________________________________

Un réseau très recherché

Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d’une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Sœur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).

En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Ce sont au total 30 combattants et une quarantaine de militants. Ils sont affiliés au mouvement des FTP, créé par le parti communiste à la fin de l’année précédente.

Les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands, de juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale N°2 des Renseignements généraux (BS2), un organe de la préfecture de police de Paris chargé de la traque des communistes.

La plus retentissante de leurs actions est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

  En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.

   Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s’appesantit sur leurs origines et leur  » cynisme  ». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C’en est fini des FTP-MOI.

Quatre membres du groupe Manoukian fusillés le 21 septembre 1944 au Mont Valérien : Celestino Alfonso, Wolf Josef Boczow, Marcel Rajman, Emeric Glasz (photo prise en secret par le sous-officier allemand Clemens Rüther)

Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître qui a livré le groupe.

     Après la Libération, il s’en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceausescu le déchoit de son grade et l’envoie travailler dans une usine jusqu’à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d’Honneur le 8 mai 1994 sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile par le président François Mitterrand.

     Le dernier survivant du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian, est mort le 6 août 2018, après avoir survécu au génocide arménien et à la répression nazie.

 

 

L’affiche rouge (Aragon )

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

____________________________

 

KLIK………………

Le ou La débredinoir(e)


Qu’est ce que c’est ?

C’est au cœur du bocage bourbonnais, à St Menoux  ( Près de là où je vis ) , que se trouve le ou la »  débreudinoir (e)  ». Mais qu’est-ce que c’est donc que ça?

Le Débredinoir de Saint Menoux

Eglise romane de St Menoux-Allier - Radio France
Eglise romane de St Menoux-Allier ( intérieur )

   Il était une fois un évêque Irlandais, Ménulphe, qui ,  à sont retour d’un voyage à Rome, s’arrêta  dans un village de l’Allier…..

Il prit sous son aile un  » bredin  » nommé Blaise….

St Ménulphe et Blaise. - Radio France

( fresque dans l’église : St Menoux et Blaise )

Un bredin?

    Mais  savez certainement pas : C’est le nom qu’on donne aux simples d’esprit dans le patois bourbonnais. ( quand j’ai entendu ce mot pour la première fois  , je me suis renseigné bien entendu )  et après avoir appris ce qui suit , je suis allé à St Menoux pour voir l’église ( magnifique ) …

La légende :

    À la mort de Ménulphe, Blaise ne se remit pas de son absence et creusa  un trou dans le sarcophage de son maître, et y passait la tête pour être plus proche de lui. 

Le sarcophage de St Ménulphe - Radio France

( Le  » Débredinoir  » )

Et alors, selon la légende , il en sorti guéri,  » débreudiné  » . lol

   Jolie légende n’est ce pas ? Beaucoup de parisiens y viennent l’été  et j’en ai vu passer la tête dans le  » machin  »!!!!  ….Moi ( même si je suis un peu  » bredin  » selon certains ) , je n’ai jamais essayé …

Ceci dit , il n’en reste pas moins que l’église de Saint Menoux est très belle , le village aussi ……

Résultat d’images pour village de saint menouxSaint Menoux Résultat d’images pour village de saint menouxRésultat d’images pour village de saint menouxRésultat d’images pour village de saint menoux Résultat d’images pour village de saint menouxetc…….

En février 1945 :


( Là : Simplement copié sur le net …)

Du 4 au 11 février 1945 se tient la conférence de Yalta.

    Pendant une semaine, au bord de la mer Noire, Churchill, Staline et Roosevelt se concertent sur le sort futur de l’Allemagne et du Japon dont la défaite ne fait plus de doute.

Churchill et Staline entourent Roosevelt, à Yalta

Quel avenir pour l’Allemagne ?

    Quand commence la conférence, l’Armée rouge de Staline a déjà atteint l’Allemagne orientale. Les Anglo-Saxons, quant à eux, n’ont pas encore franchi le Rhin. D’où l’assurance dont fait preuve Staline face à ses alliés occidentaux. Assurance d’autant plus grande que Roosevelt est malade (il meurt trois mois plus tard) et Churchill physiquement usé.

 Les trois chefs alliés projettent de démilitariser l’Allemagne et de la découper en trois zones d’occupation (Churchill obtient après coup qu’une zone soit accordée à la France). Ils se proposent aussi de réunir une conférence internationale en vue de remplacer la défunte Société des Nations (S D N). Ce sera l’ONU.

 Churchill plaide pour qu’en plus des Trois Grands (États-Unis, Royaume-Uni, URSS), la France et la Chine disposent aussi d’un siège permanent à la tête de la future institution.

     Bien entendu, il n’est pas question de contester à l’URSS les territoires qu’elle a déjà annexés ou s’apprête à le faire. C’est ainsi qu’elle conserve les États baltes, la Moldavie, la Carélie, la Pologne orientale et même la Prusse orientale. En ce qui concerne les pays européens libérés de la tutelle nazie, les  » Trois Grands  » s’engagent à les laisser libres de choisir leur destin.

   Contrairement à une légende postérieure, il n’a pas été question d’un  »partage  » de l’Europe au cours de la conférence de Yalta. Mais Roosevelt se laisse abuser par la bonhomie de Staline. Il ne lui faut que quelques semaines pour constater en Pologne et ailleurs le peu de crédit de ses promesses.

Solariums tournants…….


  Jean Saidman est un médecin français d’origine roumaine qui a construit 3 solariums tournants pour soigner ses patients par des bains de soleil.

    Né en 1897, il devient l’un des plus jeunes docteur en médecine de France à 24 ans et se lance dans l’actinologie, des traitements via les ondes: ultraviolets, infrarouges, rayons X…

Pour progresser dans ses recherches, il crée son premier solarium à Aix-les-Bains avec l’architecte André Farde en 1930.

Les-solariums-tournants-de-Jean-Saidman-1-aix-les-bains Les solariums tournants de Jean Saidman
( carte postale d’époque )

Les-solariums-tournants-de-Jean-Saidman-2-aix-les-bains Les solariums tournants de Jean Saidman( illustration internet )

Le principe est celui d’une plateforme mobile rotative pouvant accueillir une dizaine de patient et pouvant s’orienter au mieux pour profiter du meilleur ensoleillement.

Les-solariums-tournants-de-Jean-Saidman-2-aix-les-bains-3 Les solariums tournants de Jean Saidman( trouvée sur le net )

Les-solariums-tournants-de-Jean-Saidman-2-aix-les-bains-4 Les solariums tournants de Jean Saidman( idem : Net )

 Lors des jours de mauvais temps, des lampes génèrent une lumière artificielle permettant de poursuivre la thérapie.

  Le principe est un succès international et le maharadja Jam Ranjitsinhjii lui fera une commande d’un solarium tournant à Jamnagar en Inde construit en 1934.

Les-solariums-tournants-de-Jean-Saidman-3-jamnagar Les solariums tournants de Jean Saidman

    Dans la même période, un autre centre est également construit du côté de Vallauris dans les Alpes-maritime. Malheureusement la gestion  »chronophage  » et les conflits sociaux amèneront le docteur a fermer l’établissement rapidement et le bâtiment sera finalement détruit en 1942.

La seconde guerre mondiale obligera le docteur Saidman de confession juive a fuir en Savoie et il décédera d’un infarctus à Aix-les-Bains le 6 juillet 1949.

docteur-jean-saidman Les solariums tournants de Jean Saidman                                        ( Dr Saidman )

 L’établissement de Aix fermera ses portes peut après en 1950 et les filles du médecin finiront par vendre le terrain du solarium en 1965 avec le démantèlement du bâtiment dans l’acte de vente.

Aujourd’hui il ne reste plus que le solarium tournant de Jamnagar

Une petite vidéo :