La chandeleur ….


Demain ( plutôt aujourd’hui étant donnée l’heure à laquelle j’écris ) c’est la chandeleur ….Qu’est ce que s’est ,d’où vient cette fête ,pourquoi les crêpes etc….

A l’origine ,la Chandeleur (à l’origine fête des chandelles) est une fête païenne et latine , devenue ensuite une fête religieuse pour les chrétiens , fête correspondant à la présentation de jésus au temple et à sa reconnaissance par  » Syméon  » 

présentation de jésus au temple ?

 comme  » Lumière qui se révèle aux nations  ».

Cette fête a lieu le 2 février, soit 40 jours après Noël .

De nos jours, en France en Belgique et en Suisse  , traditionnellement on mange des crêpes dans une ambiance festive le jour de la Chandeleur.

Chez les Romains , aux environ du 15 février , on fêtait les  »Lupercales » , en l’honneur de Lupercus , dieu de la fécondité et des troupeaux.

Vers 494, des  »chandelles  » ont été associées à la Chandeleur par le pape Gélase 1er , le premier à organiser des processions aux flambeaux le 2 février. Dans une lettre au sénateur Andromachus, il dit souhaiter rétablir les Lupercales et argue de leur pouvoir purificateur.On peut en conclure que Gélase avait remplacé la fête païenne par la fête de la Présentation

Chez les celtes ,on fêtait  » Imbolc  » ? le 1er février . Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit

Brigit ?

 célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles.

Dans les églises, on remplace les torches par des chandelles bénites dont la lueur est supposée éloigner le mal et rappelle que le Christ  est la lumière du monde. Les chrétiens rapportent ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer. En 1372 , cette fête fut également associée à la Purification de la  » Bienheureuse Vierge Marie » ,autrement dit ses  » relevailles » (réintégration d’ une jeune mère ayant accouché ).

Les crêpes avec leur forme ronde et leur couleur dorée rappelleraient le Soleil enfin de retour après la nuit de l’hiver ce qui expliquerait que l’on confectionne des crêpes à la Chandeleur, moment de l’année où les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est également en cette période que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner ces crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.

Une autre coutume, celle de la pièce d’or : les gens faisaient sauter la première crêpe avec la main droite en tenant une pièce d’or dans la gauche. Puis la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par la famille dans la chambre où on la déposait sur l’armoire jusqu’à l’année suivante ( çà on le faisait chez mes parents ,mais pas avec une pièce en or ! lol )

Quelques proverbes pour finir :

 »À la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur.  »

 » À la Chandeleur, au grand jour, les grandes douleurs.  »

 » À la Chandeleur, grande neige et froideur.  »

 » À la Chandeleur, la neige est à sa hauteur  » ce qui signifie que c’est souvent à cette date que l’épaisseur de la neige est à son maximum, au Quebec .

 » À la Chandeleur, le froid fait douleur.  »

 » À la Chandeleur, trouve ton âme sœur : que du bonheur  !   », proverbe provenant d’ Alsace .

 » À la Chandeleur, le jour croît d’une heure », familièrement :  »À la Chandeleur, ça y va d’une heure.  »

 » À la Chandeleur,  »Quéré’ ? fait des crêpes jusqu’à pas d’heure  »

 » À la Chandeleur, Rose n’en sentira que l’odeur.  »

 » Rosée à la Chandeleur, l’hiver à sa dernière heure.  »

 » Si la Chandeleur pleure, l’hiver ne demeure. »

 » Si le ciel n’est ni clair ni beau, nous aurons plus de vin que d’eau. », proverbe provenant du Bordelais..

 » Si point ne veux de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur.  »

 » Chandeleur à ta porte, c’est la fin des feuilles mortes.  »

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Vidéos :

Enfants….crêpes ? ATTENTION CRÊPES VOLANTES !

P.S : Je me souviens que ma grand-mère gardait toujours une crêpe qu’elle mettait dans un placard ( pourquoi ???) , mais ce qui me surprenait , c’est que la crêpe restait intacte toute l’année !

Un 30 janvier….


….. 1810 il y a environ 213 ans :

Nicolas Appert invente les conserves alimentaires ( que je mange beaucoup )

Sous le 1er Empire, à Ivry-sur-Seine, le confiseur français Nicolas Appert ……

Nicolas Appert

…… invente un procédé de conservation des aliments en les chauffant dans des seaux hermétiques en verre, de façon à éliminer l’oxygène et les micro-organismes. 

L’administration impériale lui accorde une récompense de 12 000 francs le 30 janvier 1810, en échange de quoi l’inventeur renonce à breveter son invention. Il la détaille dans  »Le Livre de tous les ménages

Le Livre de tous les ménages ?

ou l’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales  ».

Mais les Anglais se moquent / fichent de la générosité de ce  » bienfaiteur de l’humanité  » et, la même année, Peter Durand

Peter Durand

(un Français !), dépose le brevet à Londres.

La conservation par stérilisation

bocal conservation aliment à stérélisation .

a l’immense avantage de préserver les qualités nutritionnelles des aliments et notamment leur teneur en vitamine C. Elle va être d’un grand profit dans la prévention du scorbut chez les marins au long cours tant français qu’anglais.

Nicolas Appert poursuit ses recherches et en 1817, il met au point les premières boîtes de conserve en fer-blanc

Vieille conserve en fer

conserve aujourd’hui ?

. Cette fois, il veille à en déposer le brevet. Ses compatriotes, reconnaissants vont longtemps appelés son procédé  » appertisation  ». Maigre consolation pour l’inventeur qui mourra dans le dénuement en 1841, à 91 ans.

Vidéo :

Ma mère le faisait….

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Nicolas Appert
    » S’il est merveilleux de débrouiller les lois de la nature et de se laisser aller aux spéculations théoriques, il est encore plus  magnifique de conquérir une nouvelle industrie, et de donner, dans une plus large mesure, satisfaction aux besoins journaliers de l’existence  » ?
  Appert fut  un de ces génies utilitaires. Guidé par une idée dont on peut, au cours de sa vie , suivre les traces , il a fini par résoudre pratiquement ce problème difficile de la conservation des substances alimentaires  Il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet. Bien sur,  d’autres avant lui avaient eu et avaient exprimé cette idée dont la simplicité est remarquable . Mais personne ne l’avait mise  » en pratique  » . La découverte de la conservation est bien due à Appert, puisque c’est lui qui l’a pratiquement réalisée.
  Parmi ses prédécesseurs, on cite notamment Boerhaave, Glauber et plus tard Gay-Lussac, qui ont indiqué des moyens de conservation. On a aussi attribué au pasteur livonien Eisen l’invention des conserves ( En fait , le pasteur Eisen s’était  borné à conserver des substances par la dessiccation ). Depuis Appert, l’industrie des conserves est devenue la base d’une grande industrie nationale.
  Nicolas Appert est né, en 1749, à Châlons-sur-Marne.  Peu de choses du début de sa vie sont connues , sinon que, jusqu’en 1796 il s’occupa du commerce des produits alimentaires.    On le retrouve, travaillant dans les caves de la Champagne, dans les brasseries, les offices, les magasins d’épicerie . La confiserie l’occupa plus longtemps , et, pendant quinze ans, il fut  confiseur, rue des Lombards.
   Ce serait  pendant cette période que son idée dominante  » germa  », prit corps et finit par occuper tout son temps. Il avait remarqué dans tous ses travaux à quel point  était importante  l’action du feu sur les substances alimentaires. C’est grâce au feu qu’il pouvait modifier non seulement le goût, mais aussi la nature de ses aliments ; il devait arriver à conserver ceux-ci par l’action du feu.
   Vers 1796 , Appert quitta le commerce et  s’établit à Ivry-sur-Seine. Il fut même nommé officier municipal de cette commune le 7 messidor an III (25 juin 1795) et exerça ces fonctions pendant plusieurs années. Son séjour à Ivry fut  » productif  ».    C’est là qu’à force de patience, de travail et de science, il obtint la réalisation pratique de son idée. Mais le moment était peu favorable pour l’industrie et le commerce. Appert dut avoir recours à des industriels anglais pour obtenir quelques fonds, et, en 1804, il quitta Ivry pour venir s’installer à Massy, où il fonda sa fabrique.
   La première application du procédé date donc de 1804, époque à laquelle Appert installa son usine à Massy. Celle-ci occupait une surface de 4 hectares, presque toute consacrée à la culture du pois et du haricots . Il y dirigeait les travaux. Les quelques rares personnes qui l’ont connu en parlèrent  plus tard d’un petit homme gai, travailleur, toujours prêt à renseigner chacun, aussi bon qu’actif, et qui avait, à Massy, su gagner l’amitié de tout le monde. Il occupait pendant la saison vingt-cinq à trente femmes pour écosser les pois et éplucher les haricots.
Dès le début, vers 1804, Appert fit constater officiellement par des expériences faites sur plusieurs navires la valeur de ses conserves. Cependant, tandis qu’il continuait à mener à Massy sa petite vie calme et laborieuse, sa découverte faisait grand bruit ; les corps savants, les journalistes, le public s’y intéressaient. Mi  mars 1809, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale étudiait son  un rapport de sa commission sur le procédé.

  Les membres de la commission (  Guyton-Morveau, Parmentier, Bouriat ),   avaient examiné des substances conservées depuis plus de huit mois et leurs conclusions étaient des plus favorables à Appert. La presse lui adressait des louanges.  » M. Appert, disait le Courrier de l’Europe du 10 février 1809, a trouvé l’art de fixer les saisons : chez lui, le printemps, l’été, l’automne vivent en bouteilles, semblables à ces plantes délicates que le jardinier protège sous un dôme de verre contre l’intempérie des saisons.  » 

    Enfin, une commission officielle chargée d’étudier le procédé fut nommée. Le bureau consultatif des arts et manufactures accorda à Appert une somme de 12 000 francs à titre d’encouragement. Son ouvrage  »L’art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales  » parut en 1810. Il s’y donnait comme titre « ancien confiseur et distillateur, élève de la bouche de la maison ducale de Christian IV ».
       Avant Appert, les principaux moyens de conservation employés étaient la dessiccation, l’usage du sel et celui du sucre. Or, par aucun de ces moyens, on ne peut conserver les aliments sous une forme rappelant l’état frais. Notre savant explique que « l’action du feu détruit, ou au moins neutralise tous les ferments, qui, dans la marche ordinaire de la nature, produisent ces modifications qui, en changeant les parties constituantes des substances animales et végétales, en altèrent les qualités. » L’ouvrage d’Appert fut rapidement épuisé ; il s’était vulgarisé et se désignait ordinairement sous le titre de Livre de tous les ménages. Une seconde édition en fut publiée en 1811 et une troisième en 1813.
  Une étape importante dans la vie d’Appert est le voyage qu’il fit à Londres en 1814. « Lors de mon voyage à Londres en 1814, dit-il dans la quatrième édition de son ouvrage, j’ai vu dans une taverne de la Cité, celle où la Banque donne ses fêtes, un appareil à vapeur fort simple, au moyen duquel on peut faire cuire tous les jours le dîner de cinq à six cents personnes. » L’emploi de la vapeur parut de suite indiqué à Appert pour faire en grand la cuisson des conserves.
   Le voyage à Londres avait un autre intérêt. Les Anglais s’étaient très vivement intéressés aux recherches d’Appert et un Français, Gérard, avait apporté à Londres les idées et l’ouvrage d’Appert. Une grande société s’était fondée qui, en moins de trois ans, perdit une somme de 100 000 francs en cherchant à rendre pratique la conserve enfermée dans des boîtes de fer-blanc. Une des grandes objections qui avaient été faites à Appert, notamment par la Commission officielle, était en effet la fragilité des vases de verre qu’il employait. La substitution du fer-blanc au verre devint la principale préoccupation d’Appert à sa rentrée en France.
     Obligé d’abandonner son établissement de Massy bouleversé en 1814 et 1815 par les alliés qui l’avaient transformé en hôpital, Appert se réfugia à Paris où il installa dans un petit logement, rue Cassette, les quelques appareils qu’il put emporter. Bien que fort gêné, il continua tant bien que mal à s’y livrer à ses recherches. Fort heureusement, le gouvernement lui accorda un local vaste et commode aux Quinze-Vingts et c’est là qu’à la suite de nouvelles recherches et de nouvelles expériences, il put porter plus loin ses perfectionnements.   

    L’inventeur  ne put jouir, dans les dernières années de sa vie, du fruit de ses labeurs et de sa découverte. Préoccupé par son travail, il ne s’apercevait pas qu’il y dépensait toute sa fortune et tous ses gains. En 1816, sa fabrique de Massy, couverte d’hypothèques, du être vendue. Si Appert était inventeur n’était pas du tout un commerçant et il  »essuya  » plusieurs déboires. Il dut se retirer à Massy dans une petite maison dite « maison du Cadran ». Là, il continua à travailler, aidé dans une bien faible mesure, par la rente que lui versait  l’État.
   Mais il devenait plus faible, son existence devint triste : Il ne trouva plus la force de perfectionner sa découverte, il n’eût même pas la joie de se sentir entouré et aimé par les siens. Une vieille servante seule resta auprès de lui. Depuis longtemps il était séparé de sa femme et aucun parent ne vint consoler le vieillard. C’est dans l’abandon qu’il mourut le 1er juin 1841, et son corps fut placé dans la fosse commune.

Edith Clark…..


Pourquoi est-elle célèbre ?

Edith Clark naît dans une petite commune du Cher ( proche de là où je vis), en 1904, et devient dactylo. Si son nom est passé à la postérité, c’est qu’elle a voulu changer le cours de la vie monotone qui l’attendait.

Elle a une passion : Les avions. En effet, elle n’a qu’une envie : piloter l’un de ces appareils. Mais elle n’a pas les moyens de suivre les cours et la formation nécessaires à l’obtention du brevet de pilote.

Le 29 janvier 1935, elle prend tout de même place dans l’avion piloté par l’aviatrice Madeleine Charnaux

Madeleine Charnaux ?

qui, ce jour-là, bat le record féminin d’altitude pour avion léger.

Comme elle ne peut pas l’imiter, Edith Clark

Edith Clark ?

se tourne vers une discipline qui n’est pas sans rapport avec l’aviation : le parachutisme.

C’est une parachutiste audacieuse, qui ne craint pas le danger. En effet, elle se spécialise dans les sauts à basse altitude. Ainsi, en 1931, à Bucarest, elle saute d’une échelle de pompiers, dressée à seulement 27 mètres de hauteur.

En s’élançant du haut de la coupole du cirque d’hiver,

cirque d’hiver ?

à Paris, elle bat même le record du saut en parachute à l’altitude la plus faible. Elle est même si basse que la jeune femme a à peine le temps d’ouvrir son parachute avant d’atteindre le sol.

Décidément casse-cou, Edith Clark n’hésite pas à sauter au-dessus d’une cage, où des lions étaient enfermés. Paniqués par l’irruption de la jeune femme, et la vue de son parachute, les fauves s’écartent, ce qui lui permet de sortir de la cage sans encombres.

En 1936 ( à 32 ans ! ), Edith Clark est la première femme à obtenir son brevet de parachutiste. Dès lors, elle peut exercer son activité en tant que professionnelle.

C’est ainsi qu’elle est amenée à essayer de nombreux modèles de parachutes militaires. Et c’est au cours d’une de ces séances de test qu’elle trouve la mort. Ce 16 mars 1937, près de Villeneuve-lès-Avignon, elle saute à une altitude de 500 mètres.

Ce n’est pas son premier saut avec ce parachute d’entraînement, mais, cette fois, il ne s’ouvre pas. Ne pouvant ouvrir non plus son parachute de secours, la jeune femme s’écrase au sol.

Basil Zaharoff …….


….qui est le  » marchand de mort  » Basil Zaharoff ?

 

Né en 1849 dans l’Empire ottoman, Basil Zaharoff …..

Basil Zaharoff ?

… est un aventurier aux activités louches qui, dès son plus jeune âge, procure des clients aux prostituées de Constantinople. Il fait aussi de la contrebande et s’intègre à un gang de faux pompiers, chargés d’éteindre les incendies qu’ils ont eux-mêmes allumés.!!!!

Mais ce qui fera surtout sa fortune, ce sont les ventes d’armes, dans lesquelles il se lance à la fin des années 1870. Grâce à ses relations et à son entregent,( entregent =Adresse à se conduire, à se faire valoir en société, à jouer de ses relations ) il y réussit très bien.

Sans états d’âme, Zaharoff fournit des armes aux belligérants qui s’affrontent dans les conflits qui, à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ensanglantent les Balkans, l’Afrique du Sud et, un peu plus tard, l’Europe entière.

Ce trafic d’armes fait la fortune de Basil Zaharoff. Il lui vaut aussi son surnom de « marchand de mort« . Immensément riche, il fréquente les élites et investit son argent dans le pétrole ou les bateaux.

Mais il devient aussi, en 1923, le principal actionnaire de la Société des Bains de Mer (S B M) de Monaco, qui gère le casino et des hôtels de luxe de la principauté. Cette entreprise, très prospère, consent de nombreux prêts au prince Louis II de Monaco

prince Louis II ?

, souvent impécunieux.

Mais Zaharoff voit encore plus grand. Il n’imagine rien de moins que d’offrir la principauté elle-même à sa maîtresse, épousée en 1924, la duchesse Maria de Villa-Franca de los Caballeros.

Maria de Villa-Franca de los Caballeros ?

Le projet n’est pas si insensé qu’il peut paraître au premier abord. En effet, le prince Louis II, arrivé au pouvoir en 1889, éprouve beaucoup moins d’intérêt pour les affaires du « Rocher », comme on appelle aussi Monaco, que pour l’armée, dont il est issu.

En plus, la duchesse est apparentée à la famille royale d’Espagne. Elle ferait une princesse de Monaco très convenable. Mais Louis II refuse le marché et, en 1926, la duchesse de Villa-Franca succombe à la tuberculose.

Dès lors, Basil Zaharoff, dont le monde s’écroule, n’est plus que l’ombre de lui-même. Renonçant à toutes ses activités,, il se retire et meurt à Monaco en 1936.

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Supplément :

Il parait que dans  » L’Oreille cassée   »

L’Oreille cassée

(1937), album des aventures de Tintin, on peut voir le personnage de Basil Bazaroff, marchand d’armes qu’on voit paisiblement vendre des canons au San Theodoros du général Alcazar, avant d’aller faire la même chose dans le pays rival, le Nuevo Rico.( Je n’ai pas souvenir de cet album ) Ce Basil Bazaroff ne serait autre que l’homme d’affaires Basil Zaharoff, décédé en 1936, dont Hergé a reproduit l’apparence (moustache, barbiche, canne, chapeau) et a à peine modifié le nom……

Pendant l’entre-deux guerres, le  » mystérieux  » et richissime industriel dont la biographie est alors semée de zones d’ombre, a été rendu immensément célèbre par les médias, qui ont fait de lui l’archétype du  » marchand de mort  » et du  » profiteur de guerre  » responsable du massacre de 1914-18. La vie de ce personnage redoutablement cynique, reconstituée en 2019 par l’historien Tristan Gaston-Breton

Tristan Gaston-Breton ?
Le livre ?

dans les années 1880 qu’eut lieu son premier coup d’éclat , lorsqu’il parvient à vendre le sous-marin Nordenfelt à la fois aux Grecs, aux Turcs et aux Russes !!

Les journaux vont s’intéresser très fréquemment à lui, lui attribuant une influence aussi décisive que souterraine sur les grands événements internationaux de l’époque, et forgeant peu à peu un véritable mythe autour de lui. Il personnalise alors, presque à lui seul, le profil du milliardaire tirant dans son propre intérêt les ficelles du pouvoir européen.

En octobre 1921, dans le journal conservateur Le Matin,

 Le Matin ?

son nom apparaît dans un article sur les relations franco-turques. Henry de Jouvenel

Henry de Jouvenel ?

y qualifie Basil Zaharoff d’  » homme mystérieux de l’Europe  » et de  » financier cosmopolite ,  riche de plus d’un milliard  », évoquant ses liens avec Georges Clemenceau

Clemenceau

dont il a recruté le fils ( Michel Clemenceau )

Michel Clemenceau ?

pour » la Vicker » ( Vickers 

la Vicker?

est une variante britannique de la mitrailleuse Maxim ?.)

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» Mais est-ce bien le vrai Zaharoff qui vient de mourir ? En septembre 1933, une information anglaise nous apprenait sa mort. Le lendemain un démenti venait de France, il se reposait dans son château de Balincourt.

Un journal américain envoya un de ses collaborateurs en Europe pour éclaircir ce mystère ; ce dernier rapporta ce témoignage : Sir Basil Zaharoff serait enterré depuis longtemps et c’est un autre homme qui, sous son nom, aurait continué à diriger les diaboliques intrigues des marchands de canons. Mais je crois que ce dernier trait n’est qu’une légende et que le ciel bleu de Monte-Carlo a bien reçu hier matin le dernier soupir de l’homme le plus mystérieux du monde.  »

Louise Michel ( suite)


Ce billet est long , trop long ,mais je voulais en savoir plus sur cette dame . =>> les commentaires ne sont pas nécessaires , je comprendrais , mais surtout pas de LIKE !!!!

Louise Michel, grayscale.jpg

Louise Michel vers 1880.

signature de Louise Michel
Sépulture Louise Michel.jpg

Vue de la sépulture.

Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860.

En 1871, elle participe activement aux événements de laCommune de Paris autant en première ligne qu’en soutien. S’étant livrée en mai pour faire libérer sa mère, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie  où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en Métropole en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans à Marseille.

Elle demeure une figure révolutionnaire et anarchiste de premier plan dans l’imaginaire collectif. Première à arborer le  drapeau noir ,

images = premier symbôle de l’anarchisme

elle popularise celui-ci au sein dumouvement libertaire….. 

Le château de Vroncourt. :

Née au château de Vrocourt en Heute-Marne le 29 mai 1830 , Louise Michel, parfois appelée Clémence-Louise Michel, est la fille naturelle  de la servante Marie-Anne Michel et d’un père inconnu, vraisemblablement le fils du châtelain Laurent Demahis. À la suite de sa naissance, Laurent Demahis est éloigné du château, tandis que Louise y est élevée, près de sa mère, et dans la famille des parents de Laurent Demahis, qu’elle appelle ses grands-parents. Jusqu’à ses 20 ans, Louise porte le patronyme de son grand-père Étienne-Charles Demahis (1762-1845), qui fut sous l’Ancien régime avocat au Parlement de Paris  et descendait d’une famille de la  » noblesse de robe  »  (de Mahis) remontant au xviie siècle. Il lui donne le goût d’une culture classique où domine l’héritage des Lumières , notamment Voltaire et J.J Rousseau . Elle reçoit une instruction solide, une éducation libérale et semble avoir été heureuse, faisant preuve, très jeune, d’un tempérament altruiste.

En 1850, la mort des grands-parents Demahis marque la fin de son appartenance au milieu social aisé de ses protecteurs. Dotées par eux d’un petit pécule, Louise et sa mère doivent quitter le château de Vroncourt, mis en vente par la veuve et les enfants légitimes de Laurent Demahis Jusqu’alors connue à Vroncourt comme Mademoiselle Demahis, Louise doit abandonner ce nom pour prendre celui de sa mère.

À partir de 1851, elle poursuit des études à Chaumont ( Haute-Marne ) où elle obtient le brevet de capacité permettant d’exercer la profession de « sous-maîtresse » (on dirait institutrice aujourd’hui). Refusant de prêter serment à Napoléon III ce qui est nécessaire pour être institutrice, en septembre 1852, à 22 ans, elle crée une école libre à Audeloncourt ( Haute-Marne) où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris. Fin 1854, elle ouvre une école à Clerfmont et n’enseigne, là aussi, que durant une année. Puis en ouvre une àMillières ( Haute-Marne ) en 1855.

À Paris …

Marie Ferré  (1853-1882)

Institutrice écrivaine

En 1856, elle quitte la Haute-Marne pour Paris . Commence alors pour elle une période d’intense activité enseignante, de tentative littéraire et de formation militante.

Pendant les quinze ans qui suivent, elle poursuit avec passion son activité d’enseignante. Elle trouve à son arrivée une place de sous-maîtresse dans le 10e arrondissement,rue du Câteau d’Eau , dans la pension de Madame Voillier, avec laquelle elle entretient des rapports quasi filiaux. En 1865, elle ouvre un externat au 24 rue Houdon , puis un autre cours rue Oudor  en 1868.

Pour préparer les épreuves du baccalauréat , elle suit les cours d’instruction populaire de la rue Hautefeuille , , dirigés par les républicains Jules Favre et Eugène Pelletan  , qui élargissent son horizon politique. De plus, elle écrit des poèmes sous le pseudonyme d’Enjolras , devient sociétaire de l’Union des poètes en 1862, et aurait probablement aimé vivre de sa plume, si les temps le lui avaient permis. Elle entretient une correspondance, commencée en 1850, avec Victor Hugo, l’écrivain et le républicain le plus célèbre et le plus respecté de l’époque, et lui adresse quelques poèmes. Louise est entièrement sous le charme. Elle vient le voir à son retour à Paris après la chute de l’ Empire . Il interviendra pour elle en janvier 1871, la dépeignant telle  » Judith  » la sombre Juive  »  et  » Aria la Romaine  » dans son poème  »Viro Major  », femmes aux destins exceptionnels et tragiques, et la défendra pendant sa déportation. Leur correspondance durera jusqu’en 1879.

Militante révolutionnaire

Progressivement introduite dans les milieux révolutionnaires à la fin de l’Empire, elle rencontre Jules Vallès ,Eugène Varlin ,Raoul Rigault et Emile Eudes , et collabore à des journaux d’opposition comme  Le Cri du peuple

journal  » le cri du peuple  »

En 1869 elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières À cette époque, Louise Michel est blanquiste , c’est-à-dire adepte du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par 

Auguste Blanqui ?

En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco-prusssienne , elle manifeste contre l’arrestation des blanquistes Eudes et Brideau . En septembre, après la chute du Second Empire  , elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du 18 ème arrondissement de Paris , dont elle est élue présidente le 1er novembre ; elle rencontre Théophile Ferré frère de Marie Ferré , frère de, dont elle tombe passionnément amoureuse. Dans Paris affamé par le siège , elle crée une cantine  pour ses élèves.

Commune de Paris

Louise Michel en uniforme de fédéré.

Lorsque les manifestations pour créer une Commune  révolutionnaire commencent, en janvier 1871, membre du Comité de vigilance de Montmartre aux côtés de Paule Munck ,Anna Jaclard et Sophie Poirier, Louise Michel est très active. Selon une anecdote fameuse, le 22 janvier 1871, en habit de garde nationale, elle fait feu sur l’ Hotel -de-Ville  lors d’une manifestation réprimée dans le sang par le général Dinoy

Général Dinoy ?

  Propagandiste, garde au 61e bataillon de Montmartre, ambulancière, et combattante, elle anime aussi le Club de la Révolution à l’ église de Saint-Bernard de la Chapelle Les 17 et 18 mars, elle participe activement, armée, à l’ affaire des canons de la garde nationale sur la butte Monmartre . On assiste à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Elle rencontreGeoges Clémenceau  , maire de Montmaartre qui tente alors une médiation. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’ Adolphe Thiers , qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers . Elle n’est pas suivie et le projet avorte.

Carton rouge

Le peintre Jules Girardet  a représenté Louise Michel dans deux tableaux : le premier  figure son arrestation le 24 mai 1871. Le deuxième ( est intitulé Louise Michel à Satory ; elle y est présentée haranguant des communards.

En avril-mai, lors des assauts versaillais contre la Commune, elle participe aux batailles de Clamart, Issy-les-Moulineaux et Neuilly. Elle fait partie du 61e bataillon de marche de Montmartre et sert également comme ambulancière. Sa bravoure est mentionnée dans le Journal officiel du 10 avril. Lors de la Semaine sanglante   en mai, elle participe au combat de rue au cimetière de Montmartre  puis sur la barricade de  Clignancourt . Le 24 mai, pour faire libérer sa mère, elle se rend. Louise Michel est détenue au camp de Satory  près de Versailles, puis à la prison des Chantiers  à Versailles et, à partir du 15 juin, à la maison de correction de Versailles. Elle assiste alors aux exécutions et voit mourir ses amis, parmi lesquels son ami Thépholie Ferré  (exécuté avec l’ancien ministre de la Guerre de la Commune, Louis Rossel ), auquel elle fait parvenir un poème d’adieu : Les billets rouges

Le 28 juin, elle est interrogée pour la première fois par le conseil de guerre. Louise Michel déclare devant ses juges :

 » Ce que je réclame de vous, c’est le poteau de Satory où, déjà, sont tombés nos frères ; il faut me retrancher de la société. On vous dit de le faire. Eh bien, on a raison. Puisqu’il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n’a droit aujourd’hui qu’à un peu de plomb, j’en réclame ma part, moi !  »

Elle revendique les crimes et délits dont on l’accuse et réclame la mort au tribunal ( » Si vous n’êtes pas des lâches, tuez-moi  ») alors que la plupart des accusés cherchent à sauver leur tête en minimisant leur action. Le lendemain, elle fait la une de tous les journaux En hommage,Victor Hugo   lui dédie un poème intitulé  »Viro Major  », qui jouera un grand rôle dans sa postérité. Le 19 septembre, elle est transférée à la prison d’Arras , où elle écrit une lettre à l’abbé Folley le 13 novembre. Ramenée à Versailles le 29 novembre, elle est condamnée par le conseil de guerre à la déportation à vie dans une enceinte fortifiée le 16 décembre. Elle refuse de faire appel et est transférée à l’abbaye d’Auberive (transformée en prison) le 21 décembre 1871, où elle reste jusqu’au 24 août 1873. C’est le temps où la presse versaillaise la nomme  »la Louve avide de sang  » ou  » la Bonne Louise  ». Elle est également surnommée la  »nouvelle Théroine » ou encore la  » dévote de la révolution  ».

Déportation

Embarquée, à Saint – Martin -Ré sur le Virginie le 9 août 1873 pour être déprtée en Nouvelle-Calédonie , Louise Michel arrive sur l’île après quatre mois de voyage le 8 décembre et est débarquée à la presqu’ile de Ducros  le 13 décembre. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel  , elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise Michel devient anarchiste . Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes ou d’une grâce individuelle.

Louise Michel à Nouméa.

Le bagne où elle fut enfermée

Elle crée  »le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie  ». Elle apprend une langue kanak  et traduit dans une langue poétique plusieurs des mythes fondateurs des kanak, dont un mythe portant sur le déluge. Elle édite en 1885 Légendes et chansons de gestes canaques  S’intéressant aux langues kanak et, dans sa recherche de ce que pourrait être une langue universelle, à la langue pidgin qu’est le bichelamar  , elle cherche à instruire les autochtones kanak  et, contrairement à certains communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte de 1878  . Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa  et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés (notamment des Algériens de Nouvelle-Calédonie), de gardiens, puis dans les écoles de filles. Elle instruit les kanak adultes le dimanche, inventant toute une pédagogie adaptée à leurs concepts et leur expérience.

Par décision du 8 mai 1879, sa peine est commuée en déportation simple, peine commuée à 10 ans de bannissement  à partir du 3 juin 1879 avant une remise du reste sa peine par décision du 16 décembre 1879.

Clémenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.

Retour en France

De retour à Paris le 9 novembre 1880, après avoir débarqué dans le port de Dieppe  

plaque commémorative près du port de plaisance, quai Henri-IV

elle est chaleureusement accueillie par la foule qui l’acclame aux cris de  »Vive Louise Michel ! Vive la Commune ! À bas les assassins !  ». À Paris, ce sont près de 10 000 personnes qui viennent l’acclamer à la gare Saint-Lazare. Elle y reprend son infatigable activité militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques. Deux mois après son retour, elle commence à faire publier sous forme de roman-feuilleton son ouvrage La Misère, qui remporte un vif succès ..

Elle se réclame jusqu’à sa mort du mouvement anarchiste. C’est le 18 mars 1882, lors d’un meeting salle Favié à Paris, que Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaires, se prononce sans ambigüité pour l’adoption du  drapeau noir

par les anarchistes (socialistes libertaires) :  » Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions. »

Ce nouvel engagement est bientôt concrétisé par l’action : le 9 mars 1883, elle mène aux Invalides avec Emile Pourgrt , une manifestation au nom des  »sans-travail  » qui dégénère rapidement en pillages de trois boulangeries et en affrontement avec les forces de l’ordre. Louise, qui se rend aux autorités quelques semaines plus tard, est condamnée en juin à six ans de prison assortis de dix années de surveillance de haute police , pour  » excitation au pillage  ». Elle est libérée au bout de trois sur intervention de Clemenceau , pour revoir sa mère sur le point de mourir. Pourtant dès août, elle est de nouveau emprisonnée pour quatre mois à cause d’un discours prononcé en faveur des mineurs deDecazeville , aux côtés de Jules Guesqe , Paul Lafargue et Étienne Susini. Refusant de faire appel, elle est finalement relâchée en novembre à la suite d’une remise de peine  ».

Attentat contre Louise Michel en 1888 ?

En janvier 1887, elle se prononce contre la peine de mort , en réaction à la peine capitale à laquelle vient d’être condamné son ami Duval. Le 22 janvier 1888, après avoir prononcé dans l’après-midi un discours

Théâtre de la Gaité du Havre

au théâtre de la gaité du havre , elle est attaquée dans la soirée à la salle de l’Élysée par le  » chouan  » Pierre Lucas, qui tire sur elle deux coups de pistolet; blessée à la tête, elle refuse de porter plainte contre son agresseur. Une des balles lui érafle le lobe de l’oreille et l’autre se loge dans son crâne ; on ne parvient pas à l’extraire et elle y demeurera jusqu’à la mort de Louise Michel, dix-sept ans plus tard.

Elle est présente aux côtés de charles Malato  le 9 août 1888 au cours d’un meeting en pleine grève des terrassiers au cours duquel Joseph Tortelier

Joseph Tortelier ?

 prend la parole devant 400 personnes :

 » Ce n’est que par la grève universelle  que l’ouvrier créera une société nouvelle, dans laquelle on ne trouvera plus de tyrans.  »

En avril 1890, Louise Michel est arrêtée à la suite d’un discours qu’elle a prononcé à  Saint-Etienne  et en raison de sa participation à un meeting qui a entraîné de violentes manifestations à Vienne. Un mois plus tard, elle refuse sa mise en liberté provisoire, car ses coïnculpés restent en prison. Elle finit par tout casser dans sa cellule, un médecin demande alors son internement comme  » folle  ». Le gouvernement, qui craint l’hostilité de la presse, s’y oppose. Elle a alors 60 ans. Finalement, elle est libérée et quitte Vienne pour Paris le 4 juin. En juillet, Louise se réfugie à londres  où elle gère une école libertaire pendant quelques années. À son retour le 13 novembre 1895, elle est accueillie par une manifestation de sympathie à la gare Saint -Lazare ‘. Résolument antimilitariste, elle ne prend que modérément part à l’agitation provoquée par laffaire Dreyfus : Elle veut protéger le  » frère  » Henri Rochefort .

H.Rochefort ?

polémiste antisémite et résolument anti-dreyfusard.

Louise Michel dans sa maison (vers 1900).

Louise Michel dans sa maison (vers 1900).

Pendant les dix dernières années de sa vie, Louise Michel, devenue une grande figure révolutionnaire et anarchiste, multiplie les conférences à Paris et en province, accompagnées d’actions militantes, et ce, malgré sa fatigue ; en alternance, elle effectue des séjours à Londres en compagnie d’amis. En 1895, elle fonde le journal Le Libertaire  en compagnie de Sébastien Faure . Le 27 juillet 1896, elle assiste à Londres au congrès international socialiste des travailleurs et des chambres syndicales ouvrières. Elle fréquente le cercle anarchiste de Charlott-Street, à Soho, avec Malatesta

Malatesta

, où Sant ferrini fait sa connaissance et elle assiste au procès de l’espion Genno Rubin

Sante ferrini ?

 en mai 1902.

Quelques mois avant sa mort, d’octobre à décembre 1904, Louise Michel alors âgée de 74 ans, se rend en Algérie avec Ernest Girault  pour une tournée de conférences.

Après une série de conférences données dans les Alpes, elle prend froid à Sisteron , ce qui aggrave labronchite chhronique  dont elle souffre depuis des années. Le Dr Berthelot de,Toulon   juge son état alarmant et le Dr Dufour de Marseille conclut à une pneumonie . Elle meurt, le 9 janvier 1905, à Marseille à l’hôtel de l’Oasis au boulevard Dugommier. Le matin du 22 janvier, ses funérailles drainent à Paris une foule de plusieurs milliers de personnes. Elle est inhumée au cimetière de Levalois – Perret  

cimetière de Levallois-Perret ?

Considérée comme une pionnière du féminisme, elle écrit dans ses Mémoires :

‘ La question des femmes est, surtout à l’heure actuelle, inséparable de la question de l’humanité.  »
 » Les femmes, surtout, sont le bétail humain qu’on écrase et qu’on vend  », avant de lancer :  » Notre place dans l’humanité ne doit pas être mendiée, mais prise.  »

Ses positions sur les relations hommes/femmes sont connues :

 »Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine. En attendant, la femme est toujours, comme le disait le vieuxMolière , le potage de l’homme. Le sexe fort descend jusqu’à flatter l’autre en le qualifiant de beau sexe. Il y a fichtre longtemps que nous avons fait justice de cette force-là, et nous sommes pas mal de révoltées ne comprenant pas qu’on s’occupe davantage des sexes que de la couleur de la peau. Jamais je n’ai compris qu’il y eût un sexe pour lequel on cherchât à atrophier l’intelligence. »

Sur la prostitution , ses propos sont sans ambiguïté :

 »Il y a entre les propriétaires des maisons de prostitution échange de femmes, comme il y a échange de chevaux ou de bœufs entre agriculteurs ; ce sont des troupeaux, le bétail humain est celui qui rapporte le plus. …Si les grands négociants des marchés de femmes qui parcourent l’Europe pour leur négoce, étaient chacun au bout d’une corde, ce n’est pas moi qui irais la couper. Est-ce qu’il n’y a pas des marchés où l’on vend, dans la rue, aux étalages des trottoirs, les belles filles du peuple, tandis que lesfilles des riches sont vendues pour leur dot ? L’une, la prend qui veut ; l’autre, on la donne à qui on veut. La prostitution est la même … Esclave est le prolétaire, esclave entre tous est la femme du prolétaire. »

funérailles de L.Michel ?

Louise Michel et la franc-maçonnerie

Lors de ses funérailles, de nombreux orateurs prennent la parole et, parmi eux, le vénérable de la loge  » Fraternité Universelle  » de l’obédience maçonnique  » Grande Loge symbolique écosaise mixe et maintenue  » . Selon Jean Mitron ,  » des insignes ou emblèmes maçonniques ayant été déposés sur le cercueil, les organisateurs des obsèques firent remarquer que Louise Michel n’appartenait à aucune association  »

En fait, le 20 juillet 1904, sur proposition deMadeleine Pelletier ( qui selon Grançoise Hecque Madeleine Pelletie,  » revendique l’honneur d’avoir amené Louise Michel en franc-maçonnerie  »), Louise Michel est invitée à la loge  » Fraternité Universelle  », pour y prononcer une conférence de réception. Lors de cette réunion, elle est cooptée, les membres de la loge s’estimant honorés par son acquiescement à leur offre d’adhésion. Cette date ne doit pas être confondue, comme le fait André Combes avec celle de son initiation qui a lieu quelques semaines plus tard : le 13 septembre 1904 à la loge no 3  » La Philosophie sociale  » de la même obédience, une loge qui admettait les femmes. Elle est initiée en même temps que Charlotte Vauvelle (son amie et compagne depuis 1895) et Henri Jacob. Le lendemain de cette initiation, le 14 septembre 1904, Louise Michel tient une conférence devant la loge  » Diderot  » de la même obédience, sur le thème  »La femme et la franc-maçonnerie  », qui commence par ces mots :  » Il y a longtemps que j’aurais été des vôtres si j’eusse connu l’existence de loges mixtes, mais je croyais que, pour entrer dans un milieu maçonnique, il fallait être un homme.  » Elle y déclare aussi :  » Le pouvoir abêtit les hommes ; aussi devons-nous non point le conquérir et nous l’arracher entre hommes et femmes, mais l’éliminer de la société en faisant de celle-ci une grande famille libre, égalitaire et fraternelle, selon la belle devise maçonnique.  » Et ceci, sur la Commune :  » Les hommes de la Commune étaient individuellement énergiques, d’une grande valeur. Membres de la Commune, ils ne furent pas à la hauteur de leur tâche.  » Ses propos sont rapportés par le bulletin de la Grande Loge.

Drapeau annarchiste ….actuel

Il y a 118 ans ( billet à revoir) !


22 janvier 1905 : Funérailles de Louise Michel

louise Michel ( photo  » floue’de l’épque )

Louise Michel anarchiste et militante active de l’extrême-gauche, est morte le 9 janvier précédent à Marseille, victime d’un coup de froid. Ses funérailles rassemblent une foule de plusieurs milliers de personnes à Paris, le dimanche 22 janvier 1905… le même jour que la première révolution russe.

L’égérie de la Commune de Paris sera inhumée au cimetière de Levallois, au nord-ouest de la capitale.

Funérailles de Louise Michel

MARDI GRAS….


MARDI GRAS. ( pourquoi ce billet long,trop long et pas ( encore ) d’actualité ? Pour savoir , il vous suffit de me lire jusqu’à la fin !)

Le 21 février 2023 ( dans un mois) on mange des beignets de carnaval. La recette varie selon nos régions : des bugnes à Lyon, des oreillettes en Provence, des ganses à Nice… Tour de France des recettes et pâte à beignet, mais aussi origine de la tradition.

« Merveilles » à Bordeaux, « Bugnes » à Lyon… Le Mardi gras, on mange gras ! Il est de coutume de s’en mettre plein la panse en mangeant des beignets, des gaufres ou des crêpes. Si la tradition de cette fête est de manger gras et en abondance, l’origine de Mardi gras est peu connue. Cette célébration est passée en quelques siècles de fête païenne marquant la fin de l’hiver à une célébration chrétienne aux alentours du IVe siècle, avant de devenir la journée de tous les excès dans notre société.

Tous ceux qui ont pris l’habitude de célébrer le carnaval le savent : le Mardi gras a lieu lors du dernier jour des festivités. Il s’agit donc d’une date importante, mais peu de gens savent pourquoi cette fête a pris ce nom plutôt incongru. Il suffit pourtant de quelques notions de latin pour commencer à dévoiler sa signification : « carnaval » vient du latin « carnis levare », expression qui veut dire « supprimer, enlever la viande« . Et si cette expression est restée, transformée avec les siècles, c’est qu’elle fait référence à une tradition séculaire : celle consistant à prendre un bon repas avant les privations du Carême , cette période de jeûne et d’abstinence instituée par le christianisme.

Quelle est la date de Mardi gras en 2023 ?

En 2023, Mardi gras est fixé au 21 février, une situation fréquente car Mardi gras a davantage lieu en février qu’en mars. Les prochaines dates de Mardi gras tombent au choix en février ou en mars, mais, comme le nom de la célébration l’indique, toujours un mardi. Quel sont les jours exacts concernés jusqu’en 2025 ? En 2024, Mardi gras est fixé le 13 février, suivront le 4 mars 2025 puis le 17 février 2026.

Pâques survient comme toujours 47 jours après le Mardi gras. Cette fête est directement liée aux carnavals qui ont lieu dans le monde. Elle marque le dernier jour des festivités, comme c’est le cas du Carnaval de Dunkerque qui fête le dernier jour des « Trois Joyeuses ».

Quelle est la tradition du Mardi Gras en France ?

Chaque année, des mets sucrés sont distribués dans les écoles, pour  » satisfaire les papilles des enfants gourmands  ». Ces derniers étaient d’ailleurs les premiers à mettre la main à la pâte : à l’époque, les enfants se déguisaient pour sonner aux portes, afin de rassembler tous les ingrédients nécessaires à la préparation des crêpes, comme à la Chandeleur . Une recette qui a d’ailleurs tout d’un jeu d’enfant : un puits de farine, quelques œufs entiers, du beurre et (un peu) de sucre, le tout doucement incorporé au fouet avec du lait. Les grands-mères bretonnes recommandent d’y ajouter du rhum et de la bière… avec modération  lol ! 

Si tous les Français sauront très bien quoi manger en ce jour de Mardi Gras, combien savent réellement à quoi correspond cette date ? Pour la petite histoire, Mardi Gras, cette fête aux origines chrétiennes et païennes, désigne en réalité la fin de la « semaine des sept jours gras ». Autrement dit la journée qui précède les 40 jours de jeûne du Carême. (Si vous souhaitez tout connaître sur l’origine et la signification de cette fête, lisez plus bas ).

Quelle est la signification du Mardi gras ?

Tous ceux et celles qui ont pris l’habitude de célébrer le carnaval le savent : le Mardi gras a lieu lors du dernier jour des festivités. Il s’agit donc d’une date importante, mais peu de gens savent pourquoi cette fête a pris ce nom plutôt incongru. Il suffit pourtant de quelques notions de latin pour commencer à dévoiler sa signification : « carnaval » vient du latin « carnis levare », expression  qui veut sgnifie « supprimer, enlever la viande ». Et si cette expression est restée, transformée avec les siècles, c’est qu’elle fait référence à une tradition séculaire : celle consistant à prendre un bon repas avant les privations du  Carême, cette période de jeûne et d’abstinence instituée par le christianisme.( comme les  » cathos  » le savent)

Qelle est l’origine du Mardi gras ?  

Mardi gras est le dernier jour du Candeleur. Le mot italien provient du latin « carnis levare » (« ôter la viande »). Il fait référence aux derniers repas « gras » pris avant le Carême (on parlait au XVIIIe siècle de « Dimanche gras » ou de « Lundi gras » avant Mardi gras). Autrefois, cette saison correspondait, dans une société encore majoritairement agricole, à l’une des périodes les plus critiques. En effet, en février et en mars, les paysans puisaient dans leurs dernières réserves de nourriture stockées avant ou pendant l’hiver : la facilité à stocker œufs et beurre a favorisé (au même titre que pour la Chandeleur : La tradition consistant à préparer crêpes et gaufres pendant cette période.

Des rituels païens existaient dans la période proche de mardi gras : ils annonçaient ou célébraient la renaissance de la nature (durée du jour en progression, début du dégel, puis premiers bourgeons...). C’est cette réalité qui était traduite dans le calendrier romain, où le jour de l’an était fixé au 1er mars… D’ailleurs, il a fallu attendre le XVIe siècle pour le que jour de l’an soit fixé au 1er janvier ! Avec l’avènement de la chrétienté et la mise en place de la tradition du jeûne du Carême (au IVe siècle), la fête se transforme en période d’exubérance précédant les rigueurs de l’avant-Pâques.

Au Moyen Âge, le Carême correspondait à une période des plus contraignantes pour la population, privée de danse, de fête, de nourriture copieuse, de sexe et de plaisir, . Avant que cette période ne commence, la fête du Mardi gras et son carnaval permettaient notamment d’élire un « pape des fous » et d’inverser l’ordre du monde rationnel en même temps que l’ordre social (les riches pouvaient se déguiser en pauvres, les hommes en femmes…). 

La dualité de la période est illustrée par le tableau « Le combat de Carnaval et de Carême » de Bruegel (1559).

Le combat de Carnaval et de Carême » de Bruegel

Sur une place marchande se mesurent deux chars. Le premier est paré : un homme ventripotent enjambe un tonneau, entouré de personnages absurdes et de musiciens. Sur l’autre char, une vieille femme, tractée par des moines et des nonnes. Sur une planche en bois, on remarque des poissons, symboles du Carême (période où l’on s’abstient de viande, hors produits de la mer). Côté auberge (Carnaval), on joue au dé et on se gave de gaufres ; côté église (Carême) , les personnages voilés se prosternent…

D’où viennent les déguisements de Mardi gras ?

C’est dans les communes indépendantes d’Italie que serait né le carnaval tel qu’on le connaît aujourd’hui. Notamment à Venise : dès le XIe siècle, la période précédent le Carême donne lieu à des célébrations encouragées par les autorités, qui y voient une occasion de renforcer l’esprit civique. Les masques apparaissent au XIIIe siècle : ils renforcent l’anonymat et permettent les outrances. Les rôles sociaux sont inversés, les jeux et amusements renforcent l’animation des quartiers.

La tradition italienne essaime, notamment en Europe médiane (Suisse, Allemagne de l’Ouest, Belgique, nord de la France) puis aux Amériques. Aujourd’hui, tous les déguisements sont permis. Parmi les plus fréquents, ceux issus de la Commedia dell’arte, un genre de théâtre populaire italien apparu à l’époque moderne. Arlequin, bon vivant, porte un costume rapiécé de multiples couleurs, le vieil obsédé Pantalon se balade lui avec des bas moulants, affirmant sa virilité. Quand au grossier Polichinelle, il se distingue par son ventre proéminent et sa voix de fausset…Ces costumes, conçus au XVIe siècle, permettaient aux personnages d’être immédiatement reconnaissables pour le public, peu importe la troupe de théâtre ou le lieu de représentation… A cette période de l’année et en mémoire de cette tradition, les magasins proposant des costumes étaient pris d’assaut. 

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Quelle est la recette rapide du beignet de Mardi gras ?

Vous vous lancez dans les beignets maison mais n’avez que peu de temps ? Voici la meilleure recette de pâte àbeignets , facile et rapide (5 minutes de préparation, 15 minutes de cuisson !) pour des beignets maison qui n’ont rien à envier aux recettes régionales, avec une pâte aromatisée au zeste du citron ou de l’orange, que l’on saupoudre d’un mélange de sucre et de cannelle ou que l’on peut agrémenter de confiture ou Nutella… Bon appétit !

Quelles sont les recettes de Mardi Gras selon les régions ?

Chaque région possède sa propre recette de Mardi Gras. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les traditions, et bien sûr, chaque région assure avoir la « vraie » recette de Mardi Gras. A vous de choisir parmi les traditions de nos régions de France :

Les gaufres  authentiques, savoureuses et croustillantes dans le Nord, au beurre forcément ! Vous pouvez les garnir de chocolat, de confiture ou de sucre glace.

A Dunkerque, pour le dernier jour des « Trois Joyeuses », on mange des crêpes, des gaufres, des beignets aux pommes ou descroustillons de ch’nord , au zeste d’orange.

Les bugnes de Lyon , spécialités de la Rome antique, que l’on appelle en italien les chiacchiere, et que les Français s’approprient à tord !Les bugnes sont une recette traditionnelle de Mardi Gras arrivée à Lyon au XVIe siècle grâce aux marchands italiens. 

Les ganses niçoises, soufflées et croquantes à la fois, célèbres durant le Carnaval de Nice . 

Les pets de nonne  ou beugnets en Franche-Comté à base de pâte à choux frite en boule.

Les roussettes à Strasbourg, aux formes géométriques variées, souvent cannelées et parfumées au kirsch.

Les merveilles  de Provence ou de Gascogne, bien dorées et croustillantes, à la fleur d’oranger . 

Les crouchepettes  dans les Landes, des beignets spécifiquement gonflés.

Les bougnettes de Perpignan, pu plus largement du Roussillon, légers et ronds.

Les bottereaux  en Vendée, à partir d’une pâte levée et ferme.

Le beugnot dans les Vosges.

Les oreillettes  en Provence ou en Corse.

Explication ;pourquoi ce billet :

Ce vendredi après-midi , j’ai du  » garder  » mes petites filles pendant que Manu était chez le médecin ( il  » fait  » une dépression ).

Et là , j’ai eu la surprise de voir arriver Camille déguisée :

Camille déguisée ( mais l’an dernier,là je n’avais pas mon app. photo )

Je lui dis :  » ben qu’est ce qui ce passe ? »

Elle :  » Ben tu sais pas ? aujourd’hui , c’est le carnaval ,alors la maitresse nous a dit qu’on pouvait venir déguisée ,alors tu vois , je suis une princesse  »…..Même que la maitresse nous a dit qu’on allait faire des crêpes ,alors si elle veut bien , je t’en amènerais…. »

Puis j’ai eu droit à des câlins ,des tas d’histoires ,de questions jusqu’au retour d’Emmanuel …

Voilà encore un billet qui ne sera ni lu ni commenté , mais j’ai pris du plaisir en l’écrivant et c’est devenu le principal maintenant .(Ceci dit ,les commentaires sont toujours les bien venus mais pas les  » likes  » )

A plus ( peut-être )

Vendredi 13?


Vendredi 13 : mais pourquoi dit-on que ce jour porte malheur… ou chance ?

  

Vendredi 13 : mais pourquoi dit-on que ce jour porte malheur… ou chance ?
Selon certaines interprétations bibliques, si Adam et Ève ont été chassés du Paradis, c’est parce qu’ils auraient croqué la pomme défendue un vendredi… (Tableau de Pierre Paul Rubens (entre 1628 et 1629) d’après une peinture du Titien.) 

C’était un Vendredi 13 : mais pourquoi dit-on que ce jour porte chance …..ou malheur ?

Les superstitieux l’ont marqué d’une croix rouge dans leur agenda : ce vendredi est le treizième jour du mois de janvier. Synonyme de chance pour certains, jour maudit pour d’autres, les origines de cette croyance 😕

Ce vendredi 13 janvier est le premier de l’année 2023, avant le vendredi 13 octobre. Dans notre culture occidentale, la particularité de ces jours est d’associer deux symboles de malchance : le vendredi et le nombre treize, qui en font des jours de malheur pour certains… mais aussi de chance pour d’autres. Dans d’autres pays que la France, le vendredi est un jour comme les autres. Et ailleurs dans d’autres cultures, c’est un autre chiffre que le 13 qui porte malheur… ou bonheur.

« Vendredi 13 » : l'histoire d'un bateau maudit

 »Vendredi 13  » : Histoire d’un  »bateau maudit  »

Bateau  » Lee vendredi 13  »

Le voilier au nom prédestiné était destiné à une trajectoire hors norme : la gloire et la chute. Il gît aujourd’hui au fond d’un parking des bassins à flot à Bordeaux . (N.B : il faudrait chercher l’histoire sur le net ou allieurs )

D’où vient la crainte du 13 ?

Comme souvent, avec les légendes et les fêtes, l’origine de cette croyance est associée à la tradition chrétienne : dans la Bible, lors de la cène ( dernier repas de J.C ) treize personnes sont attablées, au nombre desquelles, Judas, l’apôtre qui va trahir Jésus, et provoquer sa mort et sa crucifixion… un vendredi.

La fresque de la Cène, par Léonard de Vinci, 1494-1498, orne l’église Santa Maria delle Grazie de Milan.
La fresque de la Cène, par Léonard de Vinci, 1494-1498, orne l’église Santa Maria delle Grazie de Milan.

Le nombre 13 portait déjà malheur dans la mythologie nordique. En regardant la télé ou en lisant , on apprend que Loki ,le dieu de la discorde ,du mensonge et de la malice

Loki ( image du net )

 qui s’était invité comme treizième convive à un dîner organisé par le Père des dieux, Odin, a fini par tuer le fils de ce dernier, Baldr.

Treize à table un vendredi 13 ? Mieux vaut oublier.

De nos jours ,on associe encore le nombre treize à de la malchance, particulièrement à table. En effet , la croyance veut que lorsque les convives se réunissent au nombre de treize, le plus jeune perde au change : c’est lui qui meurt en premier. Dans un registre moins dramatique, si les maîtresses de maison n’invitaient pas plus de douze personnes, c’était surtout par souci de commodité, puisque leur service ne comportait que douze assiettes, explique Laurence Caracalla dans son livre » Aux origines des 100 superstitions qui hantent ou réjoussent notre quotidien  » 

Le livre

D’autres soulignent aussi que la peur du treize trouve son origine dans l’Antiquité. Autrefois, le système duodécimal était en vigueur et le douze, symbole de perfection : douze lunes dans l’année, douze heures de jour, douze heures de nuit, douze mois, douze tribus d’Israël, et dans la mythologie gréco-romaine, douze dieux de l’Olympe et douze travaux d’Hercule, douze signes du zodiaque

Psyché, accompagnée d’Hermès, reçue par tous les dieux de l’Olympe, tableau du Caravage, musée du Louvre.
Psyché, accompagnée d’Hermès, reçue par tous les dieux de l’Olympe, tableau du Caravage, musée du Louvre.

Donc, le treize pouvait porter malheur puisqu’il suivait ce douze parfait et rompait ainsi l’harmonie. Le treizième arcane du tarot de Marseille, représente ainsi la Mort avec sa faux.

Mais pourquoi est-ce le vendredi qui est maudit ?

La crucifixion du Christ, ou le Vendredi Saint, par Bartolomeo Bulgarini, 1330.
La crucifixion du Christ, ou le Vendredi Saint, par Bartolomeo Bulgarini, 1330.Musée du Louvre

Le vendredi est lui aussi un jour particulier, encore une fois dans la tradition chrétienne. Trahi par Judas, Jésus-Christ a en effet été crucifié un vendredi, le Vendredi saint pour les chrétiens. Aux États-Unis et en Angleterre, le vendredi est le jour des pendus, c’est-à-dire des exécutions publiques, au Moyen-Âge, la nuit du vendredi était celle des sorcières. Selon certaines interprétations bibliques, Adam et Ève auraient croqué la pomme défendue un vendredi et c’est aussi un vendredi que Caïn aurait tué son frère, Abel.!!!!

Templiers sur le bûcher en présence de Philippe IV le Bel, Giovanni Boccaccio, XVe siècle.
Templiers sur le bûcher en présence de Philippe IV le Bel, Giovanni Boccaccio, XVe siècle.

Une théorie fait démarrer la superstition du vendredi 13 au Moyen-Âge et au jour funeste de l’arrestation de Jacques de Molay, un grand maître des Templiers, le vendredi 13 octobre 1307, qui aurait provoqué la chute de l’ordre et des plus grands financiers d’Europe. Ce jour-là, des dizaines de templiers ont été torturés et d’autres brûlés vifs , sur l’ordre du roi de France, Philippe le Bel.

Dans la marine, prendre la mer un vendredi 13 était également synonyme de malheur au XVIIe siècle et avant,( comme le rapporte Colbert dans ses courriers adressés à Louis XIV.)

Êtes-vous paraskevidékatriaphobe ? (La paraskevidékatriaphobie,  est la phobie du vendredi treize )

Quelle que soit sa véritable origine, ( si tant est qu’elle en ait une ), depuis des siècles, la crainte du vendredi 13 se transmet de génération en génération, étayée par les événements terribles qui se sont passés un vendredi 13. Evidemment on peut se rappeler des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris, dont le bilan s’élève à 130 morts et 413 blessés, du naufrage du Costa concordia  , le 13 janvier 2012, qui a fait 32 morts, ou encore du 13 octobre 1972, où le vol 571 Uruguaya  s’est écrasé dans les Andes, tuant 17 personnes.

Certains sont carrément paralysés par le vendredi 13, angoissés à l’idée de croiser un chat noir ou de passer sous une échelle ce jour-là. Ils souffrent d’une véritable phobie du vendredi 13, appelée la  » paraskevidékatriaphobie  ». La phobie du nombre treize, elle, répond au  »doux nom  » de triskaïdécaphobie.

Qu’en est-il ailleurs dans le monde ?

Bien qu’ils aient une symbolique religieuse et culturelle commune, certains pays européens voisins de la France ne craignent pas le vendredi 13. En Italie, par exemple, la superstition frappe plus le 17 que le 13. Pourquoi ? Parce que XVII, 17 en chiffres romains, est l’anagramme de VIXI, le mot latin pour  » j’ai vécu  ». Le 17 est ainsi directement associé à la mort.

En Espagne, c’est le mardi 13 et non le vendredi 13 qui  »cause des sueurs froides  », car en espagnol (comme en français, d’ailleurs) mardi est le jour de Mars, dieu romain de la guerre. Sinistre présage ! Beaucoup plus loin, en Asie, c’est le chiffre 4 qui fait  » trembler  » Pékin et Tokyo, car ce chiffre est proche du mot chinois et japonais  » shi  », qui signifie  » mort  ». Le 13 au contraire , est symbole de vie et de joie. Comme en Occident avec le nombre treize, il n’y a d’ailleurs pas de quatrième étage dans certains hôtels ou hôpitaux nippons. Au Japon, le nombre 49 est particulièrement considéré comme porteur de malchance car il rappelle aux Japonais la phrase  » Souffrir jusqu’à la mort.  »

Et si le vendredi 13 portait chance ?

Est-ce pour conjurer le mauvais sort ? À l’inverse, d’autres personnes sont persuadées que le 13 porterait bonheur. Ils considèrent le vendredi 13 comme une date positive, une croyance qui tirerait ses origines dans la mythologie grecque, où le vendredi était le jour consacré à Aphrodite, déesse de l’amour.

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De la Loterie nationale à la Française des jeux : près de 90 ans d'une histoire à succès

De la Loterie nationale à la Française des jeux : environ 90 ans d’une histoire à succès …

Preemier tirage du loto !

Il y a 45 ans, le 19 mai 1976, avait lieu le premier tirage du Loto en France. L’occasion de revisiter l’histoire de la Loterie nationale, créée le 22 juillet 1933, à la FDJ privatisée par l’Etat… En 88 ans, le Loto à la française a bien changé.

En France, notamment, cette superstition est exploitée par les sociétés de jeux d’argent telles que la Française des jeux, créée en 1933, dont les jeux de type loterie proposent des gains ( » cagnottes  ») plus élevés lors de chaque vendredi 13. Depuis 1991, les Français tentent leur chance au Super Loto du vendredi 13. Ce jour-là, le nombre de participants aux tirages est généralement multiplié par 3, et les cagnottes peuvent atteindre plusieurs millions d’euros ……

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le vendredi 13 , mais,comme ce billet ne sea pas lu ni commenter , mieux vaut que j’arrête là …. En tous cas , je me suis bien amusé en cherchant pour écrire ce billet ..

Bonne chance à ceux qui passeront lol (vendredi 13 oblige )

Ce soir , je commence par ….


…….regarder le film  » Résistance  » ( sur la chaine T.V  » chérie 25  »),apparemment , ce film qui raconte la  » vie réelle  » du mime Marceau ....( Marcel Marceau )

Pfffff ,je voulais écrire quelque chose de bien sur le rôle de ce monsieur ,finalement mon billet est nul !

Après , je ferais certainement un billet sur ce personnage que tout le monde connait comme mime ,mais qui n’était pas qu’un mime ……

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marcel Mangel / Marceau alias  » Le mime Marceau  » s’est engagé dans la Résistance française sous l’influence de son cousin, Georges Loinger

, et de son frère, Simon

. Il a contribué à sauver des milliers d’orphelins pendant la guerre. Il aurait appris le mime, en partie, afin d’aider ces enfants, dont les parents ont été tués par les nazis, à s’échapper

Marcel Marceau / le silence est l’art

Quand on est inspiré par Hugo et Chaplin, le destin peut être grand. Marcel a été habité par le silence toute sa vie. Il l’a enseigné à des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale pour leur sauver la vie. Parfois le silence est d’or dit-on. Oui mais là, c’est du grand art. Faire rire et émouvoir, nous faire comprendre les divers aspects de l’humanité, comme à travers ce magnifique  » fabriquant de masques  » (The maskmaker). Un danseur du silence qui inspira Mickael Jackson pour son Moonwalk. Un résistant dans une période trouble et dangereuse très inspirant pour nos temps incertains. Un poète qui nous questionne par des gestes simples. Un clown triste et drôle à la fois. Un humain comme nous tous, fait d’ombre et de lumière.

Marcel Marceau à l’université de l’Ohio le 16/02/68

Biographie

Marcel Marceau, nom de scène de Marcel Mangel, est né en 1923 à Strasbourg dans une famille juive polonaise. En 1942, il rejoint la résistance sous le pseudonyme de Marceau, qu’il emprunte à un vers des  » Châtiments  »de Victor Hugo :

 » Et Joubert sur L’Adige, et Marceau sur le Rhin.  » ( V. Hugo )

Après-guerre, il desire devenir comédien, comme  Charlie Chaplin

, qu’il vénère depuis l’enfance. Dès son instalation à Paris, il intègre la troupe de Charles Dullin, puis fait la rencontre décisive du mime Etienne Decroux

, qui l’accueille dans sa troupe. Marceau a vite fait d’atteindre le sommet de son art et accède à une notoriété internationale grâce à son personnage Bip, qui voit le jour au Théâtre de Poche, le 22 mars 1947.

En 1955, il s’envole pour les Etats-Unis. La tournée, initialement prévue pour durer quinze jours, s’étend sur six mois. Broadway lui fait un triomphe, la presse américaine l’encense. Encore quelques années, et ce sera au tour du Japon de le sacrer  » trésor national vivant  ».

Mais Marceau ne veut pas seulement faire carrière. Il désire une postérité. En 1978, il fonde sa propre école de  »mimodrame  » dans les sous-sols du théâtre de la Porte Saint-Martin, où se pressent des élèves venus du monde entier. Prospère durant une vingtaine d’années, l’école amorcera cependant un déclin irréversible à partir des années 2000, jusqu’à sa fermeture définitive en 2005. Le 7 octobre de la même année, Marceau, âgé de 83 ans, donne une ultime représentation au Grand Auditorium de Caen, avant de s’éteindre deux ans plus tard, le 22 septembre 2007.

Résistance / le film sur Marcel Marceau

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Le talent et le courage du mime Marceau ont aidé à sauver des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale

 

VIDEO. Le talent et le courage du mime Marceau ont aidé à sauver des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale

L’artiste avait l’habitude d’amuser les orphelins juifs recueillis par l’Œuvre de secours aux enfants. Son cousin, le grand résistant Georges Loinger, lui a demandé ce jour-là sa participation pour faire passer un petit groupe en Suisse. Grâce à une ruse… 

En pleine Seconde Guerre mondiale, des milliers d’enfants juifs se retrouvent orphelins et certains d’entre eux sont recueillis par l’Oeuvre de secours aux enfants  : « Ces maisons ne sont plus des havres de paix mais des pièges dans lesquels la Milice ou les Allemands peuvent venir chercher des enfants », rappelle Katy Hazan, responsable du service Archives et Histoire de l’OSE,. Ils doivent alors quitter la France en urgence.

Le grand résistant Georges Loinger (1910-2018), cousin du mime ,( qui sera bientôt connu dans le monde entier avec son personnage Bip ), planifie leur évasion vers la Suisse. Il faut éviter les patrouilles de l’occupant et résoudre le problème du passage par la gare d’Annemasse, en Haute-Savoie : « C’est une ville à la frontière (franco-suisse). Elle est bourrée de miliciens et d’Allemands », explique l’historienne. Un stratagème est mis en place pour éviter d’être arrêtés…

« Son rôle est quelque chose de minime qui participe à une grande action »

La ruse : Avec l’aide des cheminots de la gare par laquelle les enfants doivent passer pour être sauvés, Georges Loinger veut faire croire aux Allemands qu’ils partent en colonie de vacances. Un panneau l’indiquant est installé sur le quai : « L’idée est que ce sont des enfants français qui viennent à la montagne en colonie de vacances. Vous n’avez pas besoin de les contrôler… » précise Katy Hazan. Pour que cela fasse illusion, ils doivent donc jouer la comédie, mais comment faire semblant quand on a peur ? Marcel Mangel, qui va rejoindre en 1942 la Résistance sous le pseudonyme de Marceau, a l’habitude de faire rire les enfants recueillis par l’association…

Georges demande à son cousin de lui venir en aide. Le train arrive en gare, tout le monde descend et Marcel traverse le quai avec les enfants. Les miliciens tombent dans le panneau, mais il faut encore passer une forêt et une rivière. L’artiste reste avec eux jusqu’au moment de les remettre aux passeurs : « Le mime Marceau est là pour rassurer les enfants jusqu’à la dernière minute. Son rôle est quelque chose de minime qui participe à une grande action qui est le sauvetage de milliers d’enfants juifs. » Ce jour-là, le talent et le courage de Marcel Marceau aident à sauver une trentaine d’enfants.

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C’était il y a environ 172 ans : le 3 /01/1851


LE PENDULE DE FOUCAULT, UNE RÉVOLUTION SOUS LE PANTHÉON

Abrité depuis près de deux siècles sous l’imposant dôme du Panthéon, le pendule du physicien Léon Foucault (1819-1868) a permis à lui tout seul de prouver la rotation terrestre. Une révolution, dans la continuité de celle de Copernic, qui a profondément ébranlé la communauté scientifique du XIXe siècle. Aujourd’hui encore, il est possible d’admirer le célèbre pendule reposant sous sa belle voûte, parmi les cénotaphes.

A LA RECHERCHE D’UNE PREUVE

Les découvertes de Léon Foucault sont l’héritage de plusieurs siècles de réflexions menées sur le mouvement de la Terre. Comme chaque théorie, rien ne tombe spontanément du ciel, tout est pris dans son évolution. L’histoire commence à l’Antiquité : Pythagore défend déjà que notre planète est sphérique, tandis que Philolaos de Crotone est le premier philosophe à lui attribuer un mouvement. Bien que quelques précurseurs, comme Aristarque de Samos, aient envisagé l’héliocentrisme de notre univers, c’est Nicolas Copernic qui le théorise le premier dans un court traité publié vers 1513. Mais malgré ses nombreuses connaissances, ce dernier ne parvient pas à accorder ses calculs à sa pensée. Cela vient en réalité du fait que les mouvements des planètes sont légèrement elliptiques, ce que Johannes Kepler découvrira le siècle d’après. Toujours est-il que la révolution copernicienne met du temps à être digérée par bon nombre de savants, et surtout, de théologiens.

Le système planétaire héliocentrique de Copernic, gravure, 1510

Il faut donc attendre le XIXe siècle pour que le mouvement de la Terre soit finalement démontré par des preuves scientifiques. Après des études de médecine, le jeune Léon Foucault s’oriente vers la physique expérimentale. Il souhaite notamment mesurer avec précision la vitesse de la lumière, et s’intéresse de près aux théories de Copernic. C’est en 1851 que lui vient alors l’idée du pendule, à la suite d’une observation : il constate que le plan de vibration d’une verge fixée dans le mandrin d’un tour reste fixe lorsque ce dernier est en rotation. Sur les oscillations libres d’un pendule, il imagine ainsi qu’un terrien devrait observer une lente rotation en sens inverse, ce qui prouverait le mouvement de la Terre.

Léon Foucault, Bertall, 1882

C’est dans la cave de sa maison, rue d’Assas, que Foucault lance alors son expérience. Son premier pendule, conçu avec l’ingénieur Gustave Froment, est constitué d’une boule de laiton de 5 kilogrammes et d’un fil d’acier de 2 mètres de haut. Pour ne pas être faussées par les vibrations de la ville, ses observations sont toujours faites de nuit, aux côtés de d’autres scientifiques. Parmi eux, l’astronome François Arago, alors directeur de l’Observatoire de Paris, qui l’autorise à faire une première démonstration dans son institution. Un deuxième pendule, de 11 mètres de haut cette fois, est alors construit par Froment. Puis, à la demande de Napoléon III, Foucault réitère l’expérience un mois plus tard sous le dôme du Panthéon, alors ouvert au public. C’est un succès sans précédent.

LA TERRE TOURNE SOUS LE PANTHÉON

Le 26 mars 1851, à la une du journal  » Le National  », on énonce à tous l’incroyable expérience publique qui est à observer entre les quatre murs du Panthéon :  »Avez-vous vu tourner la Terre ? Voudriez-vous la voir tourner ? Allez jeudi, et jusqu’à nouvel ordre, tous les jeudis suivants, de 10 heures à midi, au Panthéon  ». L’intérêt du pendule, c’est qu’il met en évidence la rotation de la Terre de manière assez simple, sans avoir à recourir à des notions scientifiques complexes. De plus, cette expérience est facilement reproductible et peut être observée en quelques minutes par tout un chacun.

L’expérience du pendule de Léon Foucault au Panthéon, 1851

Intrigué par cette découverte, Napoléon III autorise en effet Foucault à utiliser le dôme du Panthéon pour installer son pendule. Toujours accompagné de Froment, le physicien suspend alors un fil d’acier de 67 mètres de long au sommet de la coupole. A l’extrémité, il accroche une sphère de 28 kilogrammes et de 38 centimètres de diamètre. Puis, en dessous, un grand cercle rempli de sable est positionné de telle sorte qu’il laisse apparaître les traces du pendule et définisse l’espace d’oscillation.

Oscillations exercées par le pendule de Foucault

Le public peut alors observer qu’au bout d’un certain moment, les marques se décalent progressivement, ne revenant jamais au point de départ. Cela prouve que la Terre est en train de tourner sur elle-même. Dans son compte rendu à l’Académie des Sciences, Foucault décrit ainsi son observation :  » Quand on veut procéder à l’expérience, on commence par annuler la torsion du fil et par faire évanouir les oscillations tournantes de la sphère. Puis, pour l’écarter de sa position d’équilibre, on l’embrasse dans une anse de fil organique dont l’extrémité libre est attachée à un point fixe pris sur la muraille, à une faible hauteur au-dessus du sol… dès qu’on est parvenu à l’amener au repos, on brûle le fil organique en quelque point de sa longueur ; sa ténacité venant alors à faire défaut, il se rompt, l’anse qui circonscrivait la sphère tombe à terre, et le pendule, obéissant à la seule force de la gravité, entre en marche et fournit une longue suite d’oscillations dont le plan ne tarde pas à éprouver un déplacement sensible.  »

DU SUCCÈS DU PENDULE À LA GÉNÉRALISATION DU GYROSCOPE

En 1851, les parisiens se précipitent tous pour assister à ce spectacle révolutionnaire, et les théologiens réticents s’inclinent peu à peu face à une preuve si irréfutable. Au regard des siècles précédents, Foucault reconnaît son succès :  » La notion du mouvement de rotation de la Terre est aujourd’hui tellement répandue, elle a si victorieusement passé du domaine de la science dans celui des idées vulgaires, qu’il pourra sembler superflu de chercher à en donner une preuve nouvelle  ». Par cette révolution, le pendule devient ainsi l’un des symboles du positivisme de l’époque, si bien qu’il est mis en valeur dans le palais de l’Industrie lors de la première Exposition Universelle de Paris en 1855.

La une du journal  » le Parisien » dédiée au pendule de Foucault, 1902

Cependant , son expérience n’échappe pas aux réticences de certains scientifiques qui ne jugent pas le pendule suffisamment convaincant, poussant Foucault à mener d’autres recherches plus précises. L’année suivante, en 1852, le physicien dévoile alors sa nouvelle création, le gyroscope, inspiré par les travaux de l’astronome allemand Bohnenberger

. Le but est de présenter un objet moins encombrant que le pendule, toujours dans l’idée de prouver le mouvement de la Terre. Ce petit appareil est une véritable prouesse mécanique puisqu’il permet de conserver une rotation suffisamment rapide durant une dizaine de minutes afin d’effectuer des mesures de grande précision.

Le pendule de Foucault sous la voûte du Panthéon

Peu à peu, il se révèle aussi être un outil essentiel pour indiquer le nord géographique et la latitude d’un lieu. En effet, si l’axe du gyroscope

est parallèle à l’axe de la Terre, celui-ci ne bouge plus même si son support est en mouvement. Ainsi, c’est au tournant du XXe siècle qu’il permettra de réaliser ce que l’on nomme un  » compas gyroscopique  », facilitant la navigation en pleine mer, le guidage des missiles, le pilotage d’un avion ou d’une fusée, ainsi que le contrôle de l’attitude des satellites. Porteur d’un héritage, Foucault transmet à son tour ses inventions à la postérité, elle-même en passe de faire de nouvelles révolutions.