J’ai un fils formidable !!!


   Emmanuel est donc venu ce midi comme chaque semaine …..( le  » fameux  » couscous en boite ). 

 Après le  » bonjour , comment çà va ?  » lol et ma réponse   » mal très mal  » , il m’a bien évidemment demandé des détails …. J’ai commencé par le plus insignifiant : La télé lol , ( depuis quelques jours, je ne peux voir que quelques chaines ) …..Là , il prends son téléphone (  » smart- phone ? » ) smart phone???? et en quelques secondes , la télé  » revint à elle  » : Ne manquent que 2 ou 3 chaines , comment c’est possible çà ????? Un portable n’est pas une télé-commande ?  Bref …

Vint alors le plus grave : L’interdit bancaire !

   Je lui explique les faits :  » Il faut que je paie 325 euros environ et en espèces pour que l’interdit soit levé  » . Ce n’est pas une somme énorme , mais sans C.B ni chéquier ????? Comment me les procurer ? 

  Manu : » c’est tout ?  » Moi :  » ben oui apparemment  » . Alors !!!  Il me dit  » attends je reviens  » , et sort illico ……

Quelques minutes après , il revint avec une liasse de billets billets banque= à 320 euros !!!( pris au distributeur de la banque postale justement ) ….. » Tiens prends çà et tu vas à la poste , surtout demandes un reçu , et tu m’envoies un texto pour me dire comment çà a été , O.K ? « 

Moi , la gorge serrée , je n’ai pu que lui dire merci ……..

Il est parti sans même boire un café ( avec tout çà , il était en retard pour le travail )….

J’ai attendu l’heure de l’ouverture du bureau de poste et y suis allé …..C’est la jeune femme qui  » suit  » mon dossier qui était au guichet  ,elle m’accueillit par  un  » bonjour , vous avez des nouvelles ?  » Moi : » Oui  » en posant les billets sur le comptoir …En comptant l’argent , elle me lança un  » vous avez l’enveloppe ?  » ???? 

Tu parles que j’ai pensé à une enveloppe ! 

  Alors elle m’en a vendu une , m’a dit quelle adresse mettre dessus  » , a encaissé le prix de l’enveloppe plus quelques centimes de frais ?  » puis m’a donné le reçu…………

Théoriquement , encore une semaine environ et ce sera bon : Plus d’interdit bancaire ouffffffffffff!!!!!!

Sitôt rentré, j’ai envoyé le texto à Emmanuel …..

  Vous pouvez imaginer que c’est là que je ressens l’Amour qui nous lie , je ne regrette pas, ne regretterais jamais d’avoir demandé et obtenu la garde de  » mon » bébé de 6 mois en 1981 !!!!Il y a 37 ans déjà …….

P.S :C’est d’autant plus touchant , qu’il a aussi beaucoup de problèmes personnels de son côté en ce moment ……..

 

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J.Higelin


 

  Dans « Le Berceau de la vie » (1994), Jacques Higelin chantait que « la mort est toujours proche »… tout en invitant aussitôt à « frapper du pied claquer de doigts, chanter la folie la jouissance l’amour de la vie ».

    Jacques Higelin s’est éteint ce vendredi 6 avril à l’âge de 77 ans. 

Le jour qui vient…
Jacques Higelin disait encore en 2013 ne pas redouter la mort. « Comme disent les gens : ‘j’espère qu’il ne t’arrivera rien’. Moi, j’espère qu’il m’arrivera plein de choses, avant de mourir, avant de partir, y compris la mort, qui doit être un instant incroyable, confiait-il, ajoutant avoir « ressenti ça deux fois », mais ne pas avoir voulu « déranger, pour ça ». L’artiste parlait de la mort sans tabou, en souriant, regardant devant.

Les paroles:

Vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Tournent les machines
Qui s’encrassent et se détraquent
Se calaminent
Et souvent tombent en panne
Vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Mon cœur bat
Mon cœur bat
Et quand il tombera en panne
Surtout ne t’inquiète pas
Car le tien continuera de battre
Comme le cœur de mes frères
D’amour et de colère
A travers le mien
O bébé
La mort est toujours proche
La mort est toujours là
J’ai l’cerveau qui résonne
Comme une vieille cloche félée
baby bébé

 

La mort est toujours proche
La mort est toujours là
J’comprends pas c’qu’on m’reproche
Ni qui je suis ni c’que j’fous là
Mais bébé la mort
la mort est le berceau de la vie
laisse moi te..

Rouler une galoche
à la santé de l’amour fou
Pour compenser toutes ces taloches
Que la vie a filé
A mon papa
Garde le feeling au bout des doigts
Au bout des seins
Au creux des hanches
Et laisse le monter sur mes planches
Surtout ne le retiens pas
Loin des nostalgies résignées
Fais voir ta grâce et ta beauté
Dignes et jolies
Dignes et jolies
S’éclater sur le bois de mes planches
Frapper du pied claquer de doigts
Chanter la folie la jouissance
L’amour de la vie
Digne et jolie
Jusq’uà c’que mon cœur flanche

Oh bébé
la mort est toujours proche

Bébé baby
La mort est le berceau de la vie

Je ne peux plus dire je t’aime :

Les paroles:

Je ne peux plus dire je t’aime
Ne me demande pas pourquoi
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi
Si la solitude te pèse
Quand tu viens à passer par là
Et qu’un ami t’a oubliée

   Après en être tombé….il  » y est remonté :
 
Tombé du ciel à travers les nuages
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l’oreille d’un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D’une hôtesse de l’air fidèle
Tombée du haut d’la passerelle
Dans les bras d’un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal ?

Tombé du ciel rebel aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d’sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de Noël
Voilé de mystère sous mon regard ébloui
Par la naissance d’une étoile dans le désert
Tombé comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard ou Melchior les trois fameux rois mages
Trafiquants d’import export

Tombés d’en haut comme les petites gouttes d’eau
Que j’entends tomber dehors par la f’nêtre
Quand je m’endors le coeur en fête
Poseur de girouettes
Du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson

Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l’âge dans l’oubli

C’est fou c’qu’on peut voir tomber
Quand on traîne sur le pavé les yeux en l’air
La semelle battant la poussière
On voit tomber des balcons
Des mégots, des pots d’fleurs
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
Et des alpinistes amateurs

Tombés d’en haut comme les petites gouttes d’eau
Que j’entends tomber dehors par la f’nêtre
Quand je m’endors le coeur en fête
Poseur de girouettes
Du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson

Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux
Tombé à terre pour la fille qu’on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi, tombé en pâmoison
Avalé la ciguë goûté le poison qui tue

L’amour, l’amour encore et toujours

De beaux moments….


 Même pendant les guerres :

   ( je me demande pourquoi les guerres m’intéressent tant ces derniers jours ? )

  Henriette était une jeune femme bordelaise qui adorait sa ville …Pratiquement chaque jour, elle allait admirer le port port bordeaux. Un jour, Heinz , un marin de l’armée allemande lui fit remarquer qu’elle n’avait rien à faire là ….Après avoir échangé quelques mots ,banalités ; les deux jeunes gens se quittèrent en bons termes malgré leur appartenance à des camps opposés …

Ils se revirent souvent et…….devinrent amants , faisant de leur mieux pour vivre leur Amour au milieux de la tourmente ….

Alors que la défaite allemande se faisait de plus en plus certaine ,ses supérieurs ordonnèrent à Heinz de faire sauter le port où il avait rencontré sa dulcinée . Non seulement il refusa devant le nombre de victimes potentielle , mais il fit sauter à la place la réserve  de munitions allemande avant de s’enfuir !!!!

  Ayant obtenu sa naturalisation française et récompensé par la France à la fin de la guerre pour ses actes , il put revenir et épouser Henriette avec qui il vécu jusqu’à sa mort en 2010 !

 

 

Le  » braille « 


Début janvier ( le 4 je crois ) c’est la journée de l’écriture pour les aveugles( ou.. »non voyants  » ) ….: Le braille ……

  En Europe, l’idée d’un système d’écriture en relief à destination des non-voyants remonte à 1670. Cette année-là, le prêtre italien Francesco Lana de Terzi met au point un système de codage « permettant aux aveugles d’écrire couramment en traçant seulement des lignes et en faisant des points », ainsi qu’un procédé pour graver des signes et caractères d’imprimerie en relief sur du papier épais.

  Environ un  siècle plus tard, l’homme de lettres français Valentin Haüy réalise des impressions en relief de lettres de l’alphabet latin, et crée une institution destinée à l’instruction des enfants aveugles.
   C’est autour de l’année 1809 qu’un officier d’artillerie, Charles Barbier Ch . Barbierde la Serre, développe la « sonographie », système permettant de retranscrire 36 sons sous forme de points, disposés sur un rectangle de 2 unités sur 6 unités de côté. En 1821, il décline le procédé à destination des non-voyants, et le présente à l’Institution royale des jeunes aveugles, où est scolarisé un enfant de 12 ans dénommé Louis Braille…
L’invention de l’alphabet braille:
Louis BrailleL.Braille (né le 4 janvier 1809) offre immédiatement à l’inventeur de ce procédé enthousiasmant un retour d’expérience utilisateur. Premièrement, la transcription phonétique s’éloigne trop de l’écriture conventionnelle, et ne permet pas de rendre compte des nuances (notamment les homonymies) qu’autorise l’orthographe. Ensuite, l’utilisation de 12 emplacements pour transcrire 36 sons lui apparaît superflu. En utiliser moins permettrait de lire chaque caractère du bout du doigt, sans avoir à faire de mouvements…

Louis Braille  perfectionnera l’invention dans son coin. Cinq ans après la découverte de la sonographie, il achève la mise au point de son propre système ignorant l’idée de J.Barbier .

  En utilisant six emplacements, qui peuvent ou non être en relief, il peut coder jusqu’à 63 symboles différents (l’absence de points représente un espace). Plus qu’il n’en faut pour transcrire toutes les lettres de l’alphabet, la ponctuation, les chiffres, et même les notes de musique.alphabet Braille

  En 1839, il met au point le « décapoint », système d’écriture de l’alphabet latin à base de points en relief, qui fait écho à l’intention de Valentin Haüy de rendre un même texte lisible par des voyants comme par des non-voyants. Mais c’est bien l’alphabet « braille » qui, de par sa simplicité, trouvera le plus grand écho auprès du public.

P.S: La cécité de Louis Braille découle d’un accident survenu alors qu’il n’avait que 3 ans. Son père était bourrelier, métier consistant à travailler le cuir. Il se blesse à l’œil avec un outil destiné à percer des trous dans le cuir. L’infection se propagera aux deux yeux.

 

L’auteur …..


        Tolkien  John Ronald Reuel Tolkien ), plus connu sous la forme J. R. R. Tolkien, est un écrivain, poète, philologue et professeur d’université anglais, né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein et mort le 2 septembre 1973 à Bournemouth. Il est principalement connu pour ses romans Le Hobbit et Le Seigneur des anneaux.

  Après des études à Birmingham et à Oxford et l’expérience traumatisante de la Première Guerre mondiale, John Ronald Reuel Tolkien devient professeur assistant (reader) de langue anglaise à l’université de Leeds en 1920, puis professeur de vieil anglais à l’université d’Oxford en 1925 et professeur de langue et de littérature anglaises en 1945, toujours à Oxford. Il prend sa retraite en 1959. Durant sa carrière universitaire, il défend l’apprentissage des langues, surtout germaniques, et bouleverse l’étude du poème anglo-saxon Beowulf avec sa conférence Beowulf : Les Monstres et les Critiques (1936). Son essai Du conte de fées (1939) est également considéré comme un texte crucial dans l’étude de ce genre littéraire.

  Tolkien commence à écrire pour son plaisir dans les années 1910, élaborant toute une mythologie autour de langues qu’il invente. L’univers ainsi créé, la Terre du Milieu, prend forme au fil des réécritures et compositions. Son ami C. S. Lewis l’encourage dans cette voie, de même que les autres membres de leur cercle littéraire informel, les Inklings. En 1937, la publication du Hobbit fait de Tolkien un auteur pour enfants estimé. 

  Sa suite longtemps attendue, Le Seigneur des anneaux, est d’une tonalité plus sombre. Elle paraît en 1954-1955 et devient un véritable phénomène de société dans les années 1960, notamment sur les campus américains. Tolkien travaille sur sa mythologie jusqu’à sa mort, mais ne parvient pas à donner une forme achevée au Silmarillion. Ce recueil de légendes des premiers âges de la Terre du Milieu est finalement mis en forme et publié à titre posthume en 1977 par son fils et exécuteur littéraire Christopher, en collaboration avec Guy Gavriel Kay. Depuis, Christopher Tolkien publie régulièrement des textes inédits de son père.

   De nombreux auteurs ont publié des romans de fantasy avant Tolkien, mais le succès majeur remporté par Le Seigneur des anneaux au moment de sa publication en poche aux États-Unis est, pour une large part, à l’origine d’une renaissance populaire du genre. Tolkien est ainsi considéré, pour certains, comme le « père » ou l’un des « pères » de la fantasy moderne. Son œuvre a eu une influence majeure sur les auteurs ultérieurs de ce genre, en particulier par la rigueur avec laquelle il a construit son monde secondaire.

Revu à la télé aujourd’hui ( Film  » La traque ) …


 Chacun pense ce qu’il veut , moi je crois que les Klarsfeld  sont de grands personnages  et qu’il ne faut pas oublier les horreurs nazis ( toujours présents sous des noms différents , comme le F.N en France )

 

C’est un nom définitivement associé à la chasse aux nazis. Les Klarsfeld ont mené ce combat toute leur vie. Beate et Serge Klarsfeld. De leur rencontre à Paris en 1960 à la traque incessante des responsables de la Shoah, ils livrent un témoignage fort et nécessaire.

   Leur rencontre n’était pas évidente. Elle est la fille d’un soldat de la Wehrmarcht et lui, un juif d’origine roumaine dont le père est mort à Auschwitz. Et pourtant, à Paris en 1960, la magie opère sur le quai du métro. Ces deux-là ne se quitteront plus. La jeune allemande n’avait pas vraiment conscience de la responsabilité de son pays pendant la seconde guerre mondiale. Elle ne l’a pas appris à l’école. C’est donc Serge qui se charge de transmettre à Beate ce qu’il sait sur cette période sombre de l’histoire. Elle le confie  » C’est lui qui m’a enseigné l’histoire, et les événements nous ont conduit à agir ». 

Une vie de combat que ce couple hors du commun n’avait pas vraiment envisagé de raconter. Il a fallu que les éditeurs insistent. Car Serge Klarsfeld l’avoue : « J’ai écrit beaucoup sur les victimes et les événements historiques. Donc on a pas tellement envie d’écrire sur soi quand on a fait ce genre de travail ». 

Pourtant, leur témoignage est nécessaire et toujours d’actualité. 

Très vite, avec le soutien de Serge, Beate Karsfeldlivre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité.

   Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus BarbieK.Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations – notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo – ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Dans une  autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

 

14 aout ….souvenir….


En 1976 ,le 14 aout , c’était un samedi  : Je m’en souviens car ce jour là , j’épousais la mère d’Emmanuel ! mariage

 3 ans et 8mois plus tard ( le 14 /06/1980 ) naissait Emmanuel ….bébéPuis…..environ 6 mois après la naissance de Manu : Divorce !!! Lors du quel , comme chacun sait j’ai obtenu la garde de mon  » bonhomme  » …..Là : Le top du bonheur pour moi vivre seul avec lui jusqu’à ce que je  » replonge  » !!!!!

 

Une grande dame est décédée…..


 

  Une image ou plutôt des images de Simone VeilS.Veil. Ses yeux, éblouissants, bleus comme le ciel. Ses colères qui explosaient, aussi brutales qu’inattendues. Son émotion à l’Assemblée quand des députés l’injuriaient lors de la loi sur l’IVG en 1974. Ou encore cette silhouette si fragile qui lui ressemblait si peu, là, debout, immobile, entraînée par son mari, le regard dévoré par la maladie. Elle était là, pour saluer les manifestants qui défilaient contre le Mariage pour tous : ce fut l’une de ses dernières sorties publiques.

    Simone Veil, ce sont des mots, aussi, qu’elle nous tenait en 1995, il y a plus de vingt ans : alors ministre des Affaires sociales du gouvernement Balladur ; elle était en voyage officiel à Beyrouth. «Vous savez, malgré un destin difficile, je suis, je reste toujours optimiste. La vie m’a appris qu’avec le temps, le progrès l’emporte toujours. C’est long, c’est lent, mais en définitive, je fais confiance.» Propos apparemment banals, propos qui pourraient paraître naïfs s’ils venaient de quelqu’un d’autre. Simone Veil est ainsi.

       Par un curieux hasard du calendrier, Simone Veil s’était trouvée quelques jours plus tôt à Auschwitz où elle dirigeait la délégation française aux cérémonies de commémoration de la libération du camp. Un camp où elle-même a été déportée. «Aujourd’hui, nous disait-elle, je ne suis pas émue. Il n’y a plus la boue, il n’y a plus le froid. Il n’y a plus surtout cette odeur. Le camp, c’était une odeur, tout le temps.»
  Ce 26 janvier 1995, il faisait froid, un vent glacial. Dans le haut du camp de Birkenau, beaucoup de monde. Une quarantaine de délégations étrangères. Simone Veil avait pris le bras de son fils qui l’accompagnait aux cérémonies. Et tous les deux s’étaient dirigés vers un des baraquements, marron et gris. Elle y est restée quelques minutes. «C’est celui-là le baraquement où j’étais, nous dira-t-elle un peu plus tard. J’en suis sûre, avec ma sœur et ma mère, juste en bas du crématoire. A l’intérieur, ça n’a pas changé ; les deux endroits pour la kapo et la sous-kapo. Un poêle. Et puis au fond, tout du long, les couches de bois où on dormait, entassées. Je voulais les lui montrer.» Elle a ajouté : «Pendant toute la cérémonie de commémoration, il y avait quelque chose qui m’intriguait. J’ai eu, toute la matinée, comme tout le monde, un peu froid aux pieds, alors qu’il ne faisait pourtant pas très froid. Et je me demandais comment on avait pu résister à tant de froid. Jusqu’à -30°… Je n’arrive pas à me souvenir comment on faisait. On n’avait rien. Est-ce qu’on se mettait du papier sur le corps ? Ou bien des vieux sacs de plâtre ? Pendant toute la cérémonie, j’essayais de m’en souvenir, et je n’arrivais pas.»
Simone Veil est dans le présent, toujours. Femme exceptionnelle, adorée des Français, à l’image si pure. Simone Veil la déportée, Simone Veil la combattante de l’IVG, Simone Veil l’Européenne.

  Toujours la même. Un roc. Elle disait encore : «Je crois, toujours, que cela sert à quelque chose de se battre. Et quoi qu’on dise, l’humanité, aujourd’hui, est plus supportable qu’hier.» Et ajoutant : «On me reproche d’être autoritaire. Mais les regrets que j’ai, c’est de ne pas m’être battu assez sur tel ou tel sujet.»
L’enfance et la déportation
Sa vie ? C’est celle d’une famille du siècle dernier. Une famille, car on ne peut comprendre le saisissant parcours de cette femme hors pair, si on laisse de côté sa mère, son enfance heureuse, cette vie forte et belle. Sa mère Yvonne qui ressemblait «à Greta Garbo», «une femme exceptionnelle». Son père, André Jacob, est un brillant architecte, prix de Rome. C’est une famille bourgeoise, aisée. Ils vivent tous à Nice. En 1924, le père a décidé de s’installer sur la Méditerranée, convaincu que le marché immobilier lui offrirait plus de perspectives. Et sa femme a beau adorer Paris, elle l’a suivi. Simone Veil dit garder un souvenir «délicieux» de sa toute enfance. «Je suis beaucoup moins douce, beaucoup moins conciliante, beaucoup moins facile que maman», précisait-elle. «Maman n’a pas travaillé, sous la pression de mon père et malgré des études de chimie qui la passionnaient. Elle ne pensait jamais à elle, abandonnant l’idée d’une vie personnelle pour tout donner à ses enfants, à son mari.»

   Quatre enfants en l’espace de cinq ans. Simone, est la dernière, la plus jeune, la plus insoumise. Et l’aînée Madeleine, quatre ans de plus, a toujours eu pour mission de remplacer sa mère quand celle-ci n’était pas là. Simone est une enfant, rebelle, aimante, heureuse comme tout. «Un jour j’ai demandé à mon père si cela l’ennuyait si j’épousais un non juif, il m’avait dit que j’épouserais qui je veux.» Elle aimait ce père, qui était aussi autoritaire. «Je n’aimais pas l’idée qu’il impose ses goûts à maman, ce sentiment de dépendance cela m’exaspérait !»
 Chez eux, la religion n’existait pas vraiment, c’était une vieille famille juive installée en France depuis des générations. Et c’est une famille où tout bascule à l’orée de la vie. Simone n’a que 16 ans lorsqu’elle est arrêtée avec sa mère et Milou, sa sœur Denise étant déportée à Ravensbruck comme résistante. C’est Jean d’Ormesson qui raconte cette scène, lorsqu’il tient le discours de récipiendaire de Simone Veil à l’Académie française, en mars 2010. «Le 29 mars 44, vous passez à Nice les épreuves du baccalauréat, avancées de trois mois par crainte d’un débarquement allié dans le sud de la France. Le lendemain 30 mars, en deux endroits différents, par un effroyable concours de circonstances, votre mère, votre sœur Milou, votre frère Jean et vous-mêmes êtes arrêtés par les Allemands.» Après avoir transité huit jours, le 15 avril 1944, Simone Veil, sa sœur et leur mère arrivent sur la rampe d’accès du camp d’Auschwitz-Birkenau. Elle a 16 ans, elle est belle comme tout, de longs cheveux noirs. «Un voisin de calvaire lui conseille immédiatement de dire qu’elle a 18 ans. La nuit même de cette arrivée, selon la règle du camp, elle s’appellera désormais Sarah et sur son bras est tatoué le numéro 78651», raconte Jean d’Ormesson qui poursuit : «En janvier 45, l’avancée des troupes soviétiques fait que son groupe est envoyé à Dora, après un voyage effroyable, puis le groupe se rend à Bergen-Belsen. Sa mère, épuisée, mourra du typhus le 13 mars, et un mois plus tard, soit un an presque jour pour jour, les troupes anglaises entrent à Bergen-Belsen.» Sa beauté, dira Simone Veil, l’a protégée. «J’ai été protégée par une femme kapo, qui m’a dit : tu es trop jolie pour mourir ici, et elle m’a envoyé avec ma mère et ma sœur, dans un camp voisin au régime moins dur.» C’est sa mère, toujours sa mère, qui la soutenait. «Je ne sais comment elle a trouvé la force de faire la marche de 70 km dans la neige, dévastée, malade d’un typhus… Le sens moral, je crois que c’est ce qui était le plus important pour mes parents.»

Ces personnes oubliées….


Qui ont pourtant fait beaucoup …..

.Felix Kersten, l’extraordinaire médecin de Himmler:Kersten

Felix Kersten était un médecin masseur finlandais. Souhaitant se perfectionner dans les massages thérapeutiques, il se rend à Berlin avant la guerre et y fait la connaissance du Dr Kô, un tibétain qui lui enseigne son savoir. Son enseignement terminé, le Dr Kô décide de rentrer chez lui et lègue à Kersten sa clientèle. La réputation de Kersten dépasse alors les frontières allemandes, il soigne ainsi la famille royale de Hollande et exerce tant à La Haye, à Berlin qu’à Rome.

Malgré ses réticences et suivant les conseils de son ambassade, qui voit là un moyen de recueillir des informations, Kersten devient le médecin personnel du chef des SS, le Reichsführer Heinrich Himmler, en 1939. Ce dernier souffre de terribles convulsions à l’estomac. Kersten, mieux que la Morphine, parvient à le soulager. C’est alors une étrange relation qui lie les deux hommes.
Pendant six ans, seul et à demi-prisonnier, profitant de la maladie de Himmler, il monnaye ses soins contre la libération de dizaines de milliers de prisonniers et en sauve des millions de la mort.
Il réussit à convaincre Himmler, malgré les ordres de Hitler,  de ne pas déporter 3 millions de Hollandais en Pologne. En 1945 il sauve 2 700 Juifs des chambres à gaz.

La même année, Hitler ordonne de faire sauter les camps de concentration si une armée ennemie s’en approche, cela aurait tué la grande majorité des 800 000 internés qui s’y trouveraient encore. Kersten intervient auprès de Himmler et négocia un extraordinaire accord.

Les camps de concentration ne seront pas dynamités.
Le drapeau blanc flottera à l’entrée de ceux-ci.
On n’exécutera plus un seul Juif.
La Suède pourra envoyer des colis individuels aux prisonniers juifs.

Et pourtant , il ne sera jamais  » compté  » parmi les  » justes  » par Israël …..

Justes ?

La Shoah, la nuit du monde et des consciences…
Six millions de juifs, dont 1,5 million d’enfants, furent assassinés pendant la Shoah dans les pays occupés par l’Allemagne nazie.

Une grande partie de l’Europe est alors sous la domination nazie et la majorité des Etats et des peuples garde le silence sans intervenir et pire encore, certains collaborent avec les assassins.

Et cependant, des lumières d’humanité…
Et cependant, quelques-uns, au risque de leur propre liberté ou même de leur vie, tendent une main secourable pour sauver des enfants ou des familles juives..

Yad Vashem, le mémorial de la Shoah, en Israël avait identifié, au 1er janvier 2006, à travers toute l’Europe, plus de 21 000 personnes auxquelles un hommage est rendu dans le cadre d’un projet créé par une loi de 1963. Ce sont les « Justes parmi les nations ».

Anniversaire….


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Camille et sa maman

   Demain ,non, aujourd’hui ( vue l’heure ) , c’est l’anniversaire de Lise , l’épouse de mon fils …..Suis embêté car je ne sais même pas quel est son âge ! Bahh, pas grave au fond; la galanterie veut qu’on ne demande pas l’âge d’une femme n’est ce pas ….Alors, je l’appellerais tout simplement après son retour du travail ….L’épouse de Manu est adorable, très gentille…..discrète…..

  Au fait , je parle toujours de Lise en disant  » l’épouse de Manu  »  car il y a bien des mots pour désigner l’épouse d’un fils, mais…..

   » Ma bru  » par exemple, c’est booof , vieillot :Belle-fille, c’est-à-dire, la femme de son fils. Mot ancien qui n’est plus utilisé en France ou sur un mode ironique, mais qui s’emploie encore couramment au Québec. S’emploie au féminin.
Synonyme : belle-fille…

Quant à  » belle-fille  » ; même si Lise est belle , ce n’est pas terrible non plus ; ce terme désigne bien l’épouse du fils , mais il désigne aussi l’enfant (féminin  lol ) issue d’un premier mariage alors…..

décidément , la langue française est bien compliquée …Je crois que je vais m’en tenir à Lise / épouse de Manu  ici .Et à  » Lise  » quand je lui parlerais , enverrais un mail en personne …….