Parce que je me couche….


….en espérant bien dormir : Pourquoi dit on  »  dormir comme un sonneur  » ? 

  J’ai lu que : Au 19 ème siècle , le mot  » sonneur  » était parfois utilisé pour désigner un ivrogne car les sonneurs de cloches pouvaient aussi être  » servants de messe  » et avaient la réputation de boire le vin de messe en cachette !…..Résultat d’images pour illustrations sonneurs de cloches

   Mais l’expression , reprise au 20 ème siècle,  fait plutôt référence au sommeil très profond des sonneurs de cloches ….Pour certains , les sonneurs s’habituaient tellement au bruit qu’il était très difficile de les réveiller en les appelant …

 Pour d’autres, les sonneurs devenaient même sourds à cause du son  » assourdissant  » des cloches .

 

Klik…………….A ce soir peut-être …….

 

 

 

 » Rire jaune  » …….


   » rire jaune  »  =  Rire de manière forcée, en dissimulant mal un mécontentement, un dépit, une gêne

   On connaît la signification de cette expression proverbiale, pour peu qu’on ait observé son visage, sous l’impression de quelque trouble de l’esprit qu’on aura voulu dissimuler agréablement.

   En effet, rire jaune se dit d’un homme qui s’efforce de rire, quand il a quelque motif d’être vexé, de s’indigner, de se mettre en colère, mais qui par prudence, par peur ou par bienséance, concentre sa bile, et feint une gaieté qu’il ne ressent pas.   La bile lui monte alors à la figure, et selon qu’il est plus ou moins affecté, lui donne cette teinte jaune qui fait un si plaisant contraste avec la dilatation musculaire occasionnée par le rire.

    Tels même, qui au fond de l’âme sont ulcérés, ne se refusent pas en pareil cas la plaisanterie, et il n’est pas rare qu’ils s’en fassent eux-mêmes l’objet. Mais il faut pour cela beaucoup d’esprit, un grand usage du monde, et une certaine dose d’effronterie. Celle-ci toutefois n’est pas indispensable. Cicéron était loin d’être un effronté, mais il était extrêmement spirituel, et avait cette expérience des hommes qui s’acquiert au maniement des grandes affaires et au spectacle des révolutions. Combien de fois, dans le cours de sa vie si pleine et si agitée, n’eut-il pas à dissimuler les souffrances de son orgueil et de son patriotisme ?

    Aussi, non-seulement lui est-il arrivé plus d’une fois de rire jaune, mais encore il nous a transmis l’expression par laquelle il rendait l’état de son esprit dans ces circonstances critiques. Cette expression, qui semble avoir été proverbiale à Rome, comme elle est chez nous, est  » ridere in stomacho  ».

   Racontant à Célius les motifs de son indignation, à l’aspect de la ruine de la constitution romaine, il parle des hommes qui sont à l’affût des faveurs, de César, et citant entre autres Curtius qui comptait sur le manteau de double pourpre, c’est-à-dire le manteau  » augural  », il dit :  » Mais le teinturier (entendant César) le fait attendre ;  » . Et il ajoute : Hoc adspersi, ut scires me in stomacho solere ridere.

   Nos anciens avaient a priori quelque connaissance de cette formule, quoiqu’ils ne paraissent pas l’avoir exprimée comme on l’exprime aujourd’hui. Mais chez eux, la couleur jaune était mal notée, et l’emblème du mensonge. Guillaume de Machault, dans le Remède de la Fortune :

Le noir se monstre en la coulour
Signifiance de dolour ;
Blanc, joie ; vers, nouvelleté ;
Et le jaune, c’est fausseté.

   Le rouge trahit les impressions que le jaune dissimule. C’est lui qui dépose contre les femmes, les enfants, et contre ceux particulièrement qui, au milieu de leurs erreurs et de leurs fautes, gardent un fond d’honnêteté et de pudeur. Mais tout le monde ne sait pas la cause de cet attribut compromettant. Les médecins du corps l’expliquent à leur façon : voici un grand et éloquent médecin des âmes qui l’explique à la sienne.

    Grégoire de Nazianze, prêchant un jour contre la coquetterie des femmes, leur reprochait avec véhémence de se teindre la figure, afin d’en rehausser l’éclat, et de s’attirer les compliments des hommes. De là, selon lui, à l’adultère la distance était courte.

 » Écoutez, dit-il, un apologue ; il se rapporte au désordre que je signale et qui fait votre honte. Si grande était jadis la confusion parmi les hommes, que les meilleurs n’y étaient aucunement distingués des plus mauvais. Un très grand nombre d’honnêtes gens passaient pour injustes et pour criminels, tandis que quantité de sots et de pervers étaient hautement estimés. La gloire était aux plus infimes, aux plus abjects, le mépris aux plus excellents……..

  » Mais Dieu s’apercevant enfin que la condition des méchants sur la terre était la meilleure, en fut indigné, et dit : Il n’est pas juste que le partage soit égal entre les bons et les mauvais, c’est pourquoi je leur mettrai un signe qui les fera distinguer les uns des autres, sans qu’il soit possible de s’y tromper. Ayant ainsi parlé, il ordonna que le sang paraîtrait à travers la peau sur le visage des bons, toutes les fois qu’ils seraient sur le point de commettre quelque acte honteux. Il voulut que le rouge, effet de ce sang injecté, se montrât plus éclatant chez les femmes, parce qu’elles ont le cœur plus sensible et la peau plus transparente. Mais il condensa le sang chez les méchants et le tint immobile à l’intérieur ; d’où il advint qu’ils n’ont honte de rien et ne rougissent jamais.  »

marin-francis08@outlook.com 

( Quand commentaires bloqués )

D’actualité :La quarantaine ….


quarantaine.D’où vient la quarantaine ? Origines

Comme chacun sait  ( surtout ces derniers jours ) : 

  La mise en quarantaine consiste à isoler pendant une durée définie un individu, un animal ou des végétaux potentiellement contagieux. Cet isolement sanitaire permet de limiter la propagation d’une maladie au reste de la population.

  La quarantaine signifie une période de 40 jours. Ce nombre de jours a été établit par Hippocrate Résultat d’images pour hippocrateautour du Ve siècle av. JC. Ce médecin grec avait établi que les symptômes d’une maladie se manifestaient 40 jours après une infection.Déjà !

     Au Moyen Âge, les lépreux étaient systématiquement mis à l’écart du reste de la population pour éviter les risques de contaminations. L’apparition de la peste noire qui a frappé l’Europe entre 1347 et 1352 a conduit à renforcer considérablement les mesures sanitaires des différents pays. Les familles atteintes par la maladie étaient soit expulsées !  de la ville ou alors séquestrée à leur domicile.

   Le 27 juillet 1377, la république de Raguse (anciennement la Croatie) instaure la quarantaine maritime. Cet isolement sanitaire a pour objectif d’empêcher la diffusion de la peste dans le pays. Cette mesure est reprise par la ville de Venise puis s’étend à d’autres contrées.

   Le choléra qui touche l’Europe en 1830 va amener les gouvernements à adopter une standardisation des politiques de quarantaine. Mais seulement trois pays (France, Portugal et Sardaigne) signent le traité pour mettre en place des mesures à la fois contre le choléra et la peste.

     En 1948, juste après la Seconde Guerre mondiale, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) est créée. 181 pays acceptent de se soumettre à la déclaration obligatoire de 6 maladies contagieuses : le choléra, la fièvre jaune, la peste, la variole, le typhus et la fièvre récurrente. Aujourd’hui chaque pays peut choisir ses modalités de mise en quarantaine.

    De nos jours, les progrès de la médecine ont permis de définir avec plus de précision la durée minimale de la quarantaine. Des tests médicaux permettent de définir si un individu est porteur d’une maladie, mais pour une analyse fiable, il est impératif que la charge virale soit suffisante pour être décelée.

       Ces derniers jours, le coronavirus Covid-19 a obligé de nombreux pays à décréter une mise en quarantaine d’au moins 14 jours pour les personnes susceptibles d’être contaminées.

 » l’arsouille  »


   Ça fait bien longtemps que n’ai pas parlé de ma grand mère vous ne trouvez pas ?

  Vous savez, cette douce   »mémère  » qui était la mienne et qui ,à elle  seule , pouvait rivaliser avec le dictionnaire de l’argot en 12 volumes !

Ma Léone adorée m’appelait souvent  » L’arsouille  »  quand j’étais gamin .( mes copains de l’époque aussi ) 

Cette après – midi , j’ai rangé quelques photos ( parmi les quelles se trouvaient quelques unes de ma grand-mère  , et çà m’est revenu :  » l’arsouille  » …Alors , je me suis demandé d’où ,de quand , venait ce mot …et :J’ai alors découvert que dans le langage courant actuel, l’arsouille désigne un peu tout et n’importe quoi pourvu que ce soit du  » bon vivant  » :
   Un enfant malicieux (merci mémère ) mais également un coquin, un fêtard etc peuvent se voir qualifier d’ arsouille  …

   Cependant, en poussant un peu plus avant mes recherches, j’ai aussi découvert qu’à l’origine, ce mot ne voulait pas du tout dire la même chose, et qu’un  »charmant monsieur »  en avait fait les frais sans avoir rien demandé à personne!

   Pour nos  » arrière-arrière-arrière-arrière  »-grands-parents ; vous ajouterez autant d’  » arrière  » que nécessaire pour arriver jusqu’à la Monarchie de Juillet ( entre 1830 et 1848) lol , l’arsouille désignait le fond de la crapulerie et de l’infection, le plus bas degré qu’on puisse atteindre dans l’abjection.
  A l’époque , celui  qui croisait un  » Milord Arsouille  » faisait bien de changer de trottoir !

portrait de lord seymour surnommé milord arsouille pour illustrer l'article #PCPL dédié à l'origine de cette expression Il semble que c’est Lord Seymour, riche aristocrate anglais, descendant des ducs du Sommerset, vivant à Paris, qui eut l’honneur de porter en premier ce titre sans l’avoir vraiment mérité !

  Certes Lord Seymour aimait la boxe et les chevaux, deux mondes dans lesquels il croisa sans doute des arsouilles de  » haut rang  » , mais aucun crime, aucun vol, nulle indélicatesse ne lui ont jamais été reprochés.
  On a même dit qu’il faisait volontiers l’aumône aux mendiant à cela près qu’il aimait à dire parait il , qu’en agissant ainsi  » il en faisait des assassins en leur inoculant le goût du luxe  ».
  L’humour est un peu grinçant, voire un peu pervers il faut le  reconnaître, mais jusque là, rien ne justifie vraiment que Lord Seymour soit  » Milord Arsouille  »…

   Comment expliquer alors qu’en Août 1859, une semaine seulement après le décès de Lord Seymour, on ai pu lire dans le figaro la  » nécro  » suivante :
‘ Il ne se commettait pas à Paris une folie retentissante, un grand scandale, une orgie insensée, il ne se faisait pas un pari impossible, une partie ruineuse, une mascarade fastueuse que lord Seymour n’en fût pas l’auteur. Il ne se donnait pas dans tout Paris un coup de poing, un coup d’épée, un coup de canne ; il ne se livrait pas dans un carrefour parisien un grand duel à la savate ou à la boxe, que lord Seymour n’en fût accusé, que dis-je, n’en fût glorifié  » .

  Vers 1832, un certain La Battut, Londonien d’origine lui aussi, élevé sur le pavé parisien lui aussi, boxeur lui aussi, qui  » fricotait  » avec la pègre parisienne (là je ne sais pas ce que faisait Lord Seymour de ses dimanches…), hérite d’un solide capital suite au décès de son père pharmacien de son état .

   Le bougre de La Battut y voit alors l’occasion de se tailler une réputation dans la populace et décide de dilapider sa fortune fraîchement acquise dans les bouges et autres tripots de jeux de la capitale.
Payant tournées sur tournées, il devient vite l’idole des bas-fonds !

Et c’est là que la confusion se fait, au frais du pauvre Lord Seymour.

Dans  » En France Jadis  » de G.Lenotre, on peut lire :

  »  Un soir de dimanche  » gras  » ( ? )  de 1832, le boulevard fut mis en émoi par l’apparition d’un landau précédé de sonneurs de trompes et dont les six chevaux étaient montés par des postillons porteurs de torches flambantes […] Une ribambelle de travestis — pierrots crasseux, arlequins suspects et bergères d’occasion — lui faisait cortège, et l’homme qui dirigeait cette séquelle de malandrins — un colosse aux manières canailles — faisait stationner son carrosse aux bons endroits et descendait de son char pour provoquer les badauds et tomber sur eux à coups de poing.
C’était La Battut, qui, remonté sur son siège, jetait à pleines poignées des pièces blanches à la foule pour s’offrir le spectacle d’épiques pugilats.
Comme le bon public ignorait son nom, comme le bruit courait qu’il y avait à Paris un grand seigneur anglais, solide, gaillard, original, apôtre de la boxe et riche à millions, on eut vite fait de reconnaître en l’énergumène du landau l’opulent insulaire, et la cohue, reconnaissante de ses largesses, criait à pleine voix : “Vive lord Seymour !” . Cela devint une tradition…  »

   En somme ce pauvre Lord Seymour vécu plus de 25 ans avec la mauvaise réputation d’un autre, juste pour avoir eu un humour  » de merde notoire  » !

  Pensez y la prochaine fois que vous ferez une mauvaise plaisanterie ! 

P.S :  Là pratiquement collé tel que trouvé !

 » Qu’allait il faire dans cette galère  »…


Comme chacun sait , l’expression est employée pour désigner un homme qui s’est embarqué dans une mauvaise affaire
   Cette expression devrait son origine à une scène des Fourberies de Scapin, où le vieux Géronte, apprenant que son fils Léandre est retenu dans une galère turque, d’où il ne peut sortir qu’en donnant cinq cents écus qu’il le prie de lui envoyer, s’écrie jusqu’à six fois :  » Que diable allait-il faire dans cette galère  » ?

Scapin ( scapin )
Cette scène, que tout le monde connaît, est imitée d’une scène du Pédant joué, où le principal personnage, placé dans la même situation que Géronte, et obligé de compter cent pistoles pour le rachat de son fils, dit aussi à plusieurs reprises :  » Que diable aller faire dans la galère d’un Turc ? »  Mais l’imitation est bien supérieure à l’original, et si l’esprit de Cyrano de Bergerac a trouvé le refrain auquel reviennent toujours les deux avares, c’est le génie de Molière qui l’a rendu comique, et en a fait un proverbe qu’on n’oubliera probablement  jamais.

Et moi ! Dans quelle galère je me suis  » fourré  » en mettant ces billets tous plus nuls les uns que les autres !

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 »Ressembler au bon Dieu de Giblou  » ?


Ressembler au bon Dieu de Giblou :

Dieu-Giblou
Comparaison populaire qui s’emploie en parlant d’un individu mal accoutré de plusieurs pièces d’habillement en mauvais état, qu’il porte l’une sur l’autre
Elle aurait  pour fondement une tradition qui dit que les habitants de Giblou ou Gembloux, petite ville de Belgique, près de Namur, avaient coutume d’envelopper la statue de l’enfant Jésus de chiffons de toute espèce.

   Cette coutume n’était pas particulière aux gens de Giblou. Il y avait autrefois, en divers pays, des paroisses où l’on représentait le Dieu des pauvres couvert de haillons, afin de leur faire mieux comprendre par ce symbole frappant que sa divinité s’était unie à leur misère, pour la consoler et la protéger.
   On dit aussi en proverbe :  »Le bon Dieu de Giblou a plus de ventre que de force  ». Hélas ! ce Dieu, en recommandant d’avoir soin des pauvres, en se déclarant leur protecteur, en s’assimilant à eux, n’est pas parvenu à les soustraire aux tribulations de leur sort, et c’est pour cela qu’on dit que » le Dieu de Giblou a plus de vertu que de force  ».

Pourquoi….?


Pourquoi dit-on un  »bouc émissaire » ?

Comme chacun sait :
  Un bouc émissaire est une personne à qui on attribue injustement la responsabilité d’une faute.

Les origines de cette expression seraient religieuses.
   Durant Yom Kippour, le jour du pardon chez les juifs, le grand prêtre d’Israël devait tirer au sort un bouc pour permettre à la population d’évacuer ses péchés. L’animal était alors envoyé dans le désert d’Azazel, portant symboliquement le fardeau de toutes les mauvaises actions.
  Le nom de ce bouc en latin donna  » caper emissarius  » ou  » le bouc envoyé  » .
Donc celui qui porte la responsabilité pour les autres alors qu’il n’a rien fait subi le même sort que cet animal. bouc animal

   P.S : Georges Clemenceau aurait dit  dans le cadre de l’affaire Dreyfus :  » Tel est le rôle historique de l’affaire Dreyfus. Sur ce bouc émissaire du judaïsme, tous les crimes anciens se trouvent représentativement accumulés.  ». 

 »Il ne faut pas jeter la manche après la cognée  » ?


   Ne pas se décourager dans la lutte avec les difficultés de la vie, ni renoncer à une entreprise parce qu’on a rencontré un obstacle ( N.B : Facile à dire , mais……)

   Le regret des biens qu’on nous ôte ne nous rend pas seulement insensibles à la jouissance de ce qu’on nous laisse, il nous en dérobe la vue et souvent même nous y fait trouver un excès d’infortune.

 On donne comme explication de ce proverbe le découragement de certaines personnes qui, ne pouvant réussir dans une entreprise, renoncent aux moyens dont ils se servaient et éprouvent  par dépit une perte plus grande que si ils avaient insisté ….

   Il serait plus sage devant des difficultés, de conserver son sang-froid et son courage en poursuivant avec persévérance le but qu’on s’est  » préposé  ».

   Ce proverbe déjà connu au XVIIe siècle, est tiré de l’apologue du bûcheron qui laissa tomber le fer de sa cognée et qui jeta le manche le trouvant inutile. Voici le commencement de la fable de La Fontaine :

Un bûcheron perdit son gagne-pain,
C’est sa cognée et, la cherchant en vain.
Ce fut pitié là-dessus de l’entendre.

Dans le même sens , Sénèque, aurait dit :  »Et post malam segetem serendum est  », ce qui signifie  :   » Après mauvaise récolte, il faut semer encore.  »

 » La saint Glin Glin  » ?


   L’expression  » Reporter à la Saint Glin-Glin  »  ( comme chacun sait ) , c’est le repousser à une date indéterminée ou à jamais, la Saint-Glinglin n’appartenant pas au calendrier des saints.

     La première mention officielle de cette expression date de 1897. Un article de presse relate alors une décision du tribunal de police de Paris : après avoir promis à son créancier de le rembourser à la Saint-Glinglin, un débiteur aurait été condamné à le payer à la Toussaint (le 1er novembre).
Un jeu de mot savant
L’expression  » la Saint-Glinglin  » serait un jeu de mots un peu savant, qui joue sur l’homophonie entre seing ( » signal  » ou  » signature  ») et saint, et la déformation de l’onomatopée  » glin ». La Saint-Glinglin, c’est donc à proprement parler  »le signal qui fait gling gling  » , c’est-à-dire la sonnerie de la cloche… Et pourquoi les juges ont-ils choisi le jour de la Toussaint ? Car c’est la fête de tous les saints qui n’ont pas de jour dédié dans le calendrier et, ce matin-là, les cloches des églises sonnent bel et bien à toute volée !

 

 

 » Se faire rouler dans la farine » ?


   Comme pratiquement chacun le sait , cette expression ( rarement utilisée aujourd’hui )  signifie   » Se faire duper, se faire avoir. »

Mais d’où vient elle ? 

J’ai lu que  : Au théatre , avant l’invention des projecteurs , la faible lumière des chandelles nécessitait que les visages des acteurs soient fortement fardés de blanc  lorsque les comédiens étaient sur scène . L’épaisseur de la poudre , ressemblant à de la farine , était telle qu’ils devenaient méconnaisables  et pouvaient ainsi interpréter des rôles  » aux antipodes  » de leur véritable personnalité  et , ainsi , duper les spectateurs ……

( illustrations : booff )