» faire du boucan »


Pourquoi , d’où vient cette expression ?

L’action de « faire du boucan » consiste dans le langage familier à faire beaucoup de bruit.

Le mot « boucan » vient directement du mot « bouc » dont le verbe « boucaner » signifie en ancien français du 17ème siècle, imiter le cri du bouc. Et dans la Bible il est un animal maudit. Plus tard il prit un sens additionnel puisque le boucan devint synonyme de « bordel », lieu qui a son tour pouvait facilement évoquer le vacarme. La prostituée était la « boucanière » et « boucaner » consistait à fréquenter ces lieux de débauche.

En raison du bruit que pouvaient générer les maisons closes, faire du boucan signifia rapidement « faire un bruit excessif ».

On retrouve d’ailleurs le mot « boucan » dans un certain nombre d’autres expressions dans lesquelles il revêt une signification amplifiée comme « faire un boucan d’enfer ».

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 » Se prendre un râteau  » ?


    J’ai entendu cette expression ce lundi  chez  » ma  » buraliste  : Son fils aîné était là , et parlait avec sa mère avec un air …..triste, déçu ……Je n’ai rien dit , mais  une fois qu’il fut sorti , sa mère me dit :   » Vous avez remarqué sa tête ?  » , moi :  » Oui, il n’a pas l’air très gai  » ……C’est là qu’elle m’a répondu :  » C’est parce qu’il vient de prendre un râteau avec une fille  sur laquelle il avait des vues depuis un moment  » 

    Je n’ai répondu que par un  » d’accord  »  ( je croyais qu’il avait déjà une copine depuis longtemps ..)

Bref , tout çà pour en venir à l’expression ( que je connais et ai souvent employée ) , mais ( comme beaucoup de ces expressions communes, familières ) , je n’en connaissais pas l’origine , alors , j’ai cherché sur le net et ailleurs  et : 

« Prendre un râteau » ou « se prendre un râteau » consiste à échouer lors d’une tentative de séduction. Cette expression est très récente puisqu’elle daterait des années 1990.

Plusieurs explications existent quant à son origine.

      La première d’entre elles : Il s’agit de l’évocation de l’image comique de celui qui marche malencontreusement sur un râteau et voit le manche de l’outil heurter son visage. homme râteauLe ridicule de la situation et la souffrance infligée symboliseraient métaphoriquement ce que ressentirait celui qui s’est fait éconduire dans sa tentative de conquête amoureuse.

    Une seconde hypothèse justifie la référence au râteau par opposition à la pelle. La pelle est certes un outil de jardinage mais aussi, comme chacun sait,  le synonyme de baiser amoureux baiser. Aussi l’opposé de la pelle, le râteau, serait l’opposé du rapport amoureux. 

    Une troisième explication: Le râteau serait synonyme de l’échec car il rappellerait le verbe « rater » signifiant « échouer ».

 

 

 

 

 

 » passer un savon « 


  Une amie sur le Net   » menaçait  » de me passer un savon  , suite à mon billet sur la visite médicale prévue est obligatoire  de lundi   …. Alors, j’ai essayé de trouver l’origine de cette expression :

 

    Autrefois, lorsque les femmes se retrouvaient autour du lavoir communal, lieu d’échanges d’informations, de potins et de médisances diverses, elles y faisaient la lessive à l’aide de savon, certes, mais elles s’aidaient aussi souvent d’un battoir, large palette de bois destinée à battre le linge pour en extraire les impuretés.( je  me souviens de ma mère au lavoir municipal : c’était exactement çà !)lavoirlavoir 2

   C’est d’une telle image qu’au XVIIe siècle est venue l’expression « laver la tête (à quelqu’un) » avec d’abord le sens de battre, donner des coups puis simplement de réprimander, action qui précède d’éventuels coups.

   Puis dans le prolongement de l’idée, au début du XVIIIe siècle, le mot savon a désigné une réprimande, souvent sévère, et a été accompagné non seulement du verbe  » passer », mais aussi de « donner  » ou « prendre », selon la situation.

çà va !


   Tout à l’heure, Manu m’a téléphoné , il voulait savoir si j’étais allé chez le médecin ; j’ai hésité , failli lui mentir en lui disant  » oui » , mais……Je ne sais pas mentir à mon bonhomme pfffff! Alors, je lui ai dit la vérité :  « Non mais j’irai lundi après -midi au plus tard  » ..Lui : » Mais  tu n’aura pas assez de médocs pour tenir jusque là  ! , t’es inconscient ou quoi …. » etc…..Bref , je lui ai énuméré ce qui me reste comme comprimés pour qu’il me croit …..Là il a dit  » d’accord,  » y a pas de lézard  »  ……

  Tout ce préambule pour en venir au fait que je me suis demandé d’où pouvait bien venir cette expression  » il n’y a pas de lézard  » pour dire que tout va bien …

En effet, ces petits reptiles ne sont pas désagréables , ne font de mal à personne ?lézardlol…..

Après recherches sur le net et ailleurs , j’ai trouvé une explication  : L’expression n’aurait  semble -t – il rien avoir avec cet animal :

En fait , dans le milieu musical , un  » lézard  » serait un bruit parasite , un sifflement par exemple qui survient sur la piste audio et oblige à refaire une prise de son . studio 1

Dire qu’il n’y a pas de lézard serait donc valider la qualité d’un enregistrement ..? Ensuite, l’expression se serait répandu dans le langage de le langage populaire 

 » Jouer du pipeau « 


  Comme chacun sait , cette expression signifie  mentir , trouver une excuse ….Mais quel rapport avec le pipeau ? D’ailleurs, qu’est qu’un pipeau ?pipeau

  Le pipeau  est une flûte champêtre à six trous en bois ou en roseau. ce serait aussi un appeau servant à attirer les oiseaux en imitant leurs différents cris.

Ce serait cette dernière définition ( appeau ) qui serait à l’origine de l’expression ( imiter le cri des oiseaux =leurs mentir ?  )

 

 

Les paroles :

Un étranger est arrivé un beau soir.

De son pipeau il tirait des sons bizarres.

Ses cheveux longs lui donnaient l’air d’un vagabond.

En ce temps-là, la ville était envahie par tous les rats venus du fonds du pays.

Privés de pain, les habitants mouraient de faim.

Le musicien leur dit : Si vous le voulez, Je peux sur l’heure du fléau vous délivrer.

Pour mille écus le marché fut bientôt conclu.

Devant l’église il joua de son pipeau

Comme un berger pour rassembler le troupeau,

Et de partout les rats sortirent de leurs trous.

On vit les rats qui le suivaient dans les rues.

Chemin faisant, ils étaient cent mille et plus.

Il les mena à la rivière et les noya.

C’est un sorcier!, s’écrièrent les bourgeois.

Tout le village déjà le désignait du doigt.

A coups de pierre et sans argent, ils le chassèrent.

Tout le village dormait paisiblement,

Lorsque soudain on entendit dans le vent

Un doux refrain que les enfants connaissaient bien.

Les p’tits enfants dans leurs chemises de nuit

Cherchaient le vent et le le pipeau dans la nuit.

Ils arrivèrent à la rivière et se noyèrent

Attendre…..


  Après avoir appris que l’interdit bancaire va être levé , je me suis dit  » et bien j’ai l’impression d’avoir attendu 107 ans  » ( je ne sais pas si cette expression est utilisée partout ? )

Du coup je me suis demandé d’où elle vient :

Il semblerait ( après recherche sur le Net et dans un livre ) que : 

Pourquoi dit-on « attendre 107 ans » ?

Cette expression qui date du Moyen Age a pour origine la construction interminable aux yeux des parisiens de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son chantier débuta en 1163 et se serait terminé en 1270 ( soit 107 ans )! Les habitants de la capitale aurait ainsi fait passer dans le langage courant l’expression de leur lassitude face à la lenteur de la construction.