Pourquoi ?


Pourquoi dit-on « N’avoir ni dieu ni maître » ?

   Cette expression fut d’abord  le nom d’un journal fondé en 1880 par Auguste Blanqui  , homme politique et théoricien socialiste français.      Cette formule devient, dès la fin du 19eme  siècle, la devise du mouvement anarchiste, puis désigne un esprit libre qui conteste les autorités spirituelles et temporelles. Elle réfute toute soumission à un maître, qu’il appartienne à l’appareil politique de l’État, au patronat ou à la hiérarchie religieuse. Elle ne signifie donc pas qu’il faut combattre les croyances spirituelles, mais plutôt ceux qui utilisent la religion pour contrôler la pensée des fidèles.!

 » Donner le change  »


Comme chacun le sait , cette expression signifie à peu près :

 »  Détourner adroitement quelqu’un du but, des vues qu’il peut avoir; faire croire une chose pour une autre.  »

Par exemple :

   1) Sir Walter-Scott avait honte de son métier. Il a passé une partie de son existence à donner le change sur la nature de ses occupations. C’était le secret de la comédie ; mais tout le monde se fit le complice volontaire de cette innocente mystification.  (Charles-Edmond Chojecki, Voyage dans les Mers du Nord à bord de la corvette La Reine Hortense )
  2 ) Du coup, le Gouvernement en est réduit à imaginer un dispositif extraordinairement complexe pour donner le change.

Mais d’où vient cette expresion ? 

  Elle  n’est pas issue de  l’univers des banquiers, comme on pourrait le penser ( les  » lettres de changes  »  lettre de changepar exemple ) , mais elle est née  dans celui de la chasse à courre  : Dans le vocabulaire technique des chasseurs de cerf, le   »change  »  est la  » bête changée  » , c’est-à-dire l’animal que l’on poursuit par erreur à travers les bois en le prenant pour un autre.
Donner une fausse impression
   Le cerf traqué qui réussissait à faire poursuivre une autre bête  » donnait le change  » et lançait ainsi les chasseurs sur une fausse piste.( pas si bête que çà le cerf  ! ) 

   C’est au cours du  XVIIe siècle que cette expression serait  entrée dans le vocabulaire commun avec un sens figuré.

Le jeu n’en vaut pas la chandelle ?


  1) Signification  : 

    Bien des choses ne méritent pas la peine que l’on se donne pour les acquérir
Ce proverbe fait allusion à cet usage de mettre dans les jeux de société une partie du gain sous le chandelier pour payer l’éclairage qui consistait autrefois en chandelles.

    2 ) Origines :

  Cela se pratiquait encore au XIXe siècle dans certaines maisons bourgeoises où l’on n’était pas assez riche pour supporter la dépense du luminaire et des autres accessoires qu’entraîne toute réception.
     Lorsque ce qui se trouvait sous le chandelier était inférieur aux avances pécuniaires, on pouvait dire à une époque où l’on ne connaissait pas encore la bougie que le jeu n’en valait pas la chandelle.
   Au figuré, cette phrase a été employée avant au XVIIe siècle et l’est encore pour signifier que la chose dont on parle ne mérite pas les soins qu’on prend, ni les dépenses qu’elle occasionne.

     P.S : Il y a un autre dicton populaire exprimant encore plus fortement la même pensée :
  Par exemple on dit des gens qui passent leur vie à des entreprises sans intérêt et sans résultat possible qu’ils dépensent une chandelle d’un sou pour gagner deux centimes, petite somme qui ne compense pas toujours les frais.

S.O.S ?


    Pas de panique : Je n’ai pas besoin d’aide  lol 

   Simplement ,je croyais que ces 3  lettres signifiant qu’on a besoin d’aide , de secours , signifiaient  SecOurS justement    ……Mais je viens de lire : 

        SOS est le groupe de lettres du code Morse international qui sert de signal de détresse et de demande d’assistance immédiate. Il est constitué de trois points, trois traits et trois points (· · · — — — · · ·, qui se lit tititi tatata tititi). Contrairement aux idées reçues SOS ne signifie rien de spécifique car il n’est pas envoyé sous la forme de lettres séparées S-O-S, mais comme une suite ininterrompue de points et traits, qui constituent le signal proprement dit. Il pourrait donc aussi bien se « traduire » par SMB, IJS ou VTB qui s’écrivent avec la même série de points et de traits.

   Historiquement, imposé par la British Marconi Society en 1904, qui avait le monopole de ces transmissions,   » CQD  »  a été le premier signal de détresse. Il n’ avait pas non plus de sens spécifique.

    Le 3 octobre 1906 la Commission Internationale de Berlin sur les Transmissions Radio objecta que CQD ressemblait encore trop au signal CQ destiné, sans plus, à attirer l’attention des télégraphistes à l’écoute. Les Allemands proposèrent alors d’utiliser le signal « EOE » déjà employé dans la marine allemande. Mais comme la lettre E se traduit par un seul point, on la remplaça par la lettre S qui en comporte 3.

Le premier SOS a été envoyé par le paquebot Cunard SS Slavonia qui s’était échoué dans les Açores le 10 juin 1909.

Pourquoi… » le mieux  » ou…


 » Le nec – plus – ultra  » ?

  Même si ,  » on  » entend moins cette expression , ( on dit plus  » c’est parfait  » ,  » c’est la top  » etc….) , pour m’occuper , j’ai cherché ici est là  et ….
      « nec plus ultra » est , bien entendu , une expression latine ; elle serait utilisée depuis le début du 18 ème siècle et  trouve son origine dans la mythologie romaine.

     Elle apparaît dans les douze travaux d’Hercule quand le héros sépare l’Europe de l’Afrique lors de son dixième exploit. En tapant sur le sol, Hercule fait naître un séisme qui provoque la formation de deux colonnes rocheuses à Gibraltar, nommées depuis  » les colonnes d’Hercule  » colonne-hercule. Ce lieu lui semblant être les limites du monde, il y grava « nec plus ultra », ce qui signifie « limite à ne pas dépasser ».

    Le sens initial de l’expression a évolué vers la notion de perfection : c’est forcément parfait puisque l’on ne peut pas aller plus loin !

 P.S : Les 12 travaux d’Hercule ?

1) Etouffer le lion de Némée
  2) Tuer l’hydre de Lerne
  3) Battre la biche de Cérynie à la course
  4 ) Ramener le sanglier d’Erymanthe vivant
  5) Nettoyer les écuries d’Augias
  6) Tuer les oiseaux du lac Stymphale

   7) Vaincre le taureau de Minos
   8 ) Capturer les juments de Diomède
   9 ) Ramener la ceinture d’Hippolyte
   10) Ramener les boeufs de Géryon
   11 ) Ramener les pommes d’or des Espérides
   12 ) Capturer Cerbère, le chien à trois têtes

 »être réduit au bâton blanc  » expression ancienne…..


  J’ai lu cette expression ( jamais entendue ) tout à l’heure alors…….Sa signification :

   On dit  que cette expression est une allusion à l’ancien usage selon lequel les soldats d’une garnison qui avait capitulé sortaient de celle ci  avec un bâton à la main, c’est-à-dire avec un bois de lance dégarni de fer.

    Mais celà semble  faux ; car cet usage n’aurait  été  selon certain écrits , introduit que parce que le bâton dépouillé de son écorce était un symbôle de pauvreté et de dépendance que portaient  surtout  les  »  suppliants  » et les prisonniers. Il parait aussi que , d’après  la loi salique, le » meurtrier  », obligé de quitter le pays lorsqu’il ne pouvait payer la taxe , sortait de sa maison, en chemise , pieds nus et bâton en main .
     Une  loi  semblable  se trouverait  dans cette formule des archives de Bade :  » Partir avec petit bâton et du bien faire l’abandon  » . On peut lire , parait il , dans les  »Antiquités d’Anvers  »  , que les  » confrères de l’arc  » de la ville de Welda se présentèrent devant les statues des saints avec des baguettes blanches dans leurs mains en signe de dépendance.
 » Je ne plains pas les garçons : Un garçon vit partout, pourvu qu’il sache travailler ; mais le pauvre petit peuple des filles doit chercher sa vie avec un bâton blanc à la main.  » (Mémoires de Luther)

? J’en conclue que celà signifie la même chose  » qu’être au chômage  » de nos jours ?

Proverbe :


Proverbe :  » Trop gratter cuit, trop parler nuit  » 

  C’est à dire :

 » On risque moins de se faire du tort en parlant peu qu’en parlant beaucoup, ou Il faut savoir maîtriser sa langue comme on retient de se gratter  »

    Comme on doit résister au désir de se gratter, quand on a une démangeaison, il faut résister autant qu’on le peut à la démangeaison de parler. Celui qui parle peu et avec prudence est moins exposé à faire des erreurs, à connaître des indiscrétions, à dire des sottises, à prononcer des paroles injustes ou blessantes, en un mot, à se faire mal juger. Si l’on a du mérite, la réserve le fait ressortir davantage ; si l’on n’en a pas, l’indiscrétion dans les paroles permettra aux autres de s’en apercevoir.

    Zénon, un ancien philosophe , disait déjà  à ses disciples :  » Souvenez-vous que la nature nous a donné deux oreilles et une seule langue, pour nous apprendre qu’il faut plus écouter que parler  »

  Un autre philosophe à qui on demandait :

    Pourquoi, dans une réunion de ses concitoyens où chacun discutait à son tour, il était le seul qui gardait le silence :  » Je me suis quelquefois repenti  », dit-il,  » d’avoir parlé ; mais de m’être tu, jamais. » Un autre proverbe qui est , à mon avis , adapté au sujet :   » On ne peut à la fois parler beaucoup et à propos  » . Les Grecs modernes disent :  » Si tu gagnes de l’argent à parler, tu gagnes de l’or à te taire. ‘

Caton :

Là, tu peux trouver écrit
Que la vertu souveraine
C’est de mettre un frein à sa langue.
Dompte donc la tienne et gare-la
De folies, de colères et d’outrages ;
Tu agiras en homme courageux et sage.

Jean de Meung ( je crois ) :

La langue aux mortels fait produire
Du bien ou du mal, c’est selon.
Ne la réglons pas, rien n’est pire ;
Gouvernons-la, rien n’est si bon.

Pour terminer :

  La Bruyère    » L’on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler, maxime usée et triviale, que tout le monde sait et que tout le monde ne pratique pas.  »

Corneille :  » Qui parle beaucoup dit beaucoup de sottises  »

Il y a un proverbe espagnol : Qui veut (dire une fois ,traduit  ) :  »Le peu parler est d’or et le trop est boue. » 

   Un proverbe italien pourrait résumer  tout ce qui a été dit : » Chi parla semina, e chi tace racoglie, » ce qui signifie :  » Qui parle sème et qui se tait recueille. »

    On trouve de nombreux exemples qui démontrent qu’il est souvent dangereux de ne pas résister à la démangeaison de dire un bon mot.

    Un , tiré de l’histoire romaine :  L’empereur Domitien se distrayait souvent, dans son cabinet, à percer des mouches avec un poinçon d’or ???. Une personne qui voulait lui parler ayant demandé à l’un des officiers s’il n’y avait personne avec l’empereur :  » Il n’y a pas une mouche, répondit l’officier  ». Cette raillerie fut rapportée à Domitien, qui fit mettre à mort l’auteur de la réponse.! 

  Pour illustrer :

Après avoir écrit se billet , je me demande si  » trop écrire nuit aussi  » ?

 

<= klikez sur l’image pour lire …..

  Ceci écrit , comme le disait Mr Devos :  » Coucher tard nuit  » alors…..il serait temps que j’aille rejoindre Cali  ( qui est déjà dans mon lit  )

 

Parce que …..


  Camille ne me  » bassine  » jamais lol ….

    Je ne sais pas si le verbe   » bassiner  » est employé dans le sens d’ennuyer / énerver quelqu’un dans toutes les régions , mais je l’ai toujours entendu …….Alors je me suis demandé d’où vient cette expression, ai cherché sur le net et ailleurs  et  il semblerait qu’elle nous vienne de Suisse ? ( plaisant car ne manque pas , à mon avis , d’humour) 

  J’ai lu qu’à  Genève un atelier d’horlogerie de cette ville était fréquenté autrefois par un monsieur qui venait dire tous les jours où en étaient les travaux d’un bassin qu’il faisait construire dans sa propriété. Il ne parlait pas d’autre chose, et s’en allait heureux quand il avait tout dit sur son cher bassin.

  Cela dura aussi longtemps que la construction ( qui marchait du reste fort lentement ). Pour les ouvriers de l’horlogerie, ce visiteur aussi ennuyeux qu’assidu fut bientôt un bassin, qualification qui donna immédiatement naissance, dit on , à bassiner.(  Que ce soit là ou non l’origine  ,sens du verbe , toujours est-il qu’il se trouve défini ainsi dans le Glossaire genevois de Gaudry Lefort : « Bassiner, ennuyer, fatiguer : Oh ! qu’il me bassine ! Qu’il est bassinant ! »)

  Or, comme ce glossaire a été publié en 1827, et que depuis lors, beaucoup de Genevois  , probablement,  ont séjourné plus ou moins longtemps à Paris, on peut  en déduire  qu’ils y ont introduit bassiner, avec cette nouvelle signification , et que ce néologisme, après avoir été mentionné dans les recueils  consacrés à la langue populaire de la capitale, se soit comme souvent , répandu peu à peu en province.

Bassiner

Un  » tire au flanc  » ?


 

. On l’utilise, vous le savez, quand quelqu’un fait semblant de travailler ou a un goût prononcé pour le repos.

   Cette formule aurait pour origine le langage militaire du  19e siècle. Elle servait à qualifier les soldats   » peu enthousiastes au combat  » , qui une fois l’ordre reçu d’aller combattre, se positionnaient non en première ligne, mais au contraire sur les côtés, les « flancs » du champ de bataille. Peu courageux, voire lâches, ainsi positionnés sur une partie extérieure au gros des combats ils avaient davantage de chances d’y survivre.

     Evidemment cette attitude ne leur attirait pas la sympathie des autres soldats et l’expression « se tirer vers les flancs » vit le jour pour désigner cette pratique honteuse.

   Avec le temps, l’expression est sortie du strict cadre militaire pour s’appliquer de manière générale à toutes les personnes  » reines de l’esquive  » dans leur travail.