Mes blogs:Pratiquement pas de commentaire…


.……J’ai bien envie ( encore) d’arrêter ….Mais , au fond , si j’écris c’est d’abord pour moi , pour m’occuper ,on peut dire que commentaires ou non ,  » c’est le cadet de mes soucis  »

Pour m’occuper,passer le temps , j’ai chercher ici et là d’où venait cette expression et:

=  »C’est le moindre de mes soucis »

Avant la Révolution française ,les plus jeunes fils étaient très souvent obligés, par nécessité, de s’engager dans l’ordre ecclésiastique ou dans un régiment.

image trouvée sur le net

De là on appela cadet tout jeune homme se mettant en service comme simple soldat pour apprendre le métier des armes.

Mais, à la longue, le mot cadet s’écarta de sa signification primitive, et il en est venu à indiquer le dernier des fils, comme le met en évidence cette phrase de  »l’orateur sacré  » Bourdaloue

L.Bourdaloue ?

? ( Bourdaloue (Louis Bourdaloue (aussi Bourdaloüe), né le 20 août 1632 à Bourges (France) et mort le 13 mai 1704 à Paris, est un jésuite français.) :  » Il suffit que ce jeune homme soit le cadet de sa maison pour ne pas douter qu’il ne soit appelé aux fonctions de pasteur des âmes.  »

Le mot cadet avait aussi la signification de moindre, d’inférieur, par rapport à un aîné quand il désignait le deuxième fils d’une famille.(Chez moi c’est Alain, le militaire fasciste,raciste => il est 2 fois le cadet :1) 2ème fils , 2) le cadet de mes soucis car il me répugne avec ses idées )

On comprend que, par suite de cette autre signification, on ait fini par dire : C’est le cadet de mes soucis, ce qui veut dire le moindre.

P.S : Si quelqu’un ( ce qui , vu le nombre de lecteur et de commentaire ,m’étonnerait ) a une autre explication , je suis  » preneur  »…..

klik

En faire tout un fromage?


D’où vient cette expression ……

D'où vient l'expression En faire tout un fromage? On vous dit tout !

Tout le monde ou presque connait cette expression (même si elle est de moins en moins utilisée)

Pourquoi le mot  » fromage  » est utilisé dans cette expression ?

 »N’en fais pas tout un fromage…  »

En faire tout un fromage, c’est exagérer l’importance d’un événement, d’une situation. C’est insister encore et encore pour pas grand-chose. Apparue au début du 20e siècle, l’expression a été tellement utilisée qu’elle est devenue aujourd’hui courante .

Certains ,en me lisant ,diront :  »Pas la peine d’en faire tout un fromage, de cette expression » lol … et pourtant !

L’expression nous paraît évidente lorsqu’on l’entend ,l’emploie. Mais ……  ? La locution viendrait en fait de l’idée qu’à partir d’une chose aussi simple que le lait, on peut le transformer en un résultat très élaboré comme le fromage. Passer du lait au fromage, c’est en effet passer de l’anodin au complexe, puisque cela nécessite tout le savoir-faire du fromager pour obtenir le produit adéquat.

Voilà pourquoi on utilise cette expression pour désigner ceux qui rendent compliquée une chose pourtant simple.

Boof,pas convaincu moi ……

 »Se faire du mouron »…


 »Se faire du mouron  » (je ne sais pas si cette expression est utilisée partout ? )

L’origine  » se faire du mouron  » ?

Comme chacun sait, l’expression  »se faire du mouron  » signifie qu’une personne se fait beaucoup de souci.

Le mot  » mouron  » est assez énigmatique. Il désigne des herbes de très petite taille que l’on trouve à la campagne. Or depuis le 19ème siècle on utilise ce mot en argot pour parler d’une touffe de poils, de la chevelure.

L’expression signifie donc aussi littéralement  » se faire des cheveux  » qui n’est que la forme simplifiée d’une autre expression  » se faire des cheveux blancs  ». Par ricochet,  » se faire du mouron  » s’est mis à signifier au 20ème siècle  » se faire de la bile  », autre expression au sens équivalent.

On peut remarquer que ces expressions (qui ont toutes la même signification), font toute référence à une production involontaire du corps humain. Comme si l’impossibilité ou l’incapacité à en contrôler le surgissement ou la transformation (dans le cas de la couleur blanche des cheveux) était source d’une grande inquiétude pour les hommes.

Le mouron est aussi une herbe :

Le mouron = plante, mauvaise herbe

 »Vous vous faites peut-être du mouron en voyant votre potager envahi, lui aussi, par le mouron  » lol

Pourquoi dit-on que……


……. l’habit ne fait pas le moine (contrairement à la tonsure) ?

Véritable dictionnaire des proverbes et maximes de France, ma grand-mère m’a maintes fois répété cette mise en garde : « Attention mon chou, l’habit ne fait pas le moine ». Même si elle sent quelque peu le papier jauni d’un vieux livre oublié, cette formule qui appelle à la vigilance face aux apparences, ne m’a jamais semblé aussi pertinente qu’aujourd’hui, à l’heure du virtuel et des fake news. Mais au fait, vu que ce n’est pas ma tendre mamie qui l’a inventée, d’où vient-elle ?

On ne le dira jamais assez : il ne faut jamais se fier aux apparences. Croyez-en mon expérience : elles sont souvent trompeuses. D’ailleurs, on en a tous été victime un jour, ne serait-ce qu’en découvrant un push-up sous le cache-cœur de celle qui, la nuit durant, sur la piste de danse, vous a enivré de son décolleté rebondi. C’est à ne plus savoir à quel  »sein » se vouer ! Et ce n’est jamais là qu’un exemple parmi tant d’autres des déceptions engendrées par une hypocrisie habile ou un artifice ingénieux. Ce genre de désillusion a même tendance à se généraliser dans une société où le conseiller en image et le retoucheur photo sont promis à un avenir plus radieux que l’artisan boulanger et le prof de philo. 

La mode est en effet au faux-semblant, au tape-à-l’œil, à la mascarade. Un phénomène nourri grassement à ces deux mamelles prolifiques que sont le numérique et le populisme. Être ou paraître, telle est la question que people et politiques ont définitivement tranchée à coup de Photoshop et de promesses électorales. Pourquoi s’en priveraient-ils puisque, à en juger par leurs côtes de popularité sur Instagram pour les uns, dans les urnes pour les autres, la duperie, c’est comme le Loto : c’est facile, ce n’est pas cher et ça peut rapporter gros ! 

Si notre monde ressemble de plus en plus à un spectacle d’Houdini, le maître incontesté de l’illusion, n’allez pas croire qu’il a viré au trompe-l’œil sous l’effet conjugué de la télévision et d’internet. Il y a belle lurette que ce vernis qu’est l’apparence sauve les meubles de bien des médiocres. En témoigne, cette maxime de Plutarque, le philosophe romain, qui aimait à rappeler à ses contemporains que la barbe ne fait pas le philosophe. »Philosophum non facit barba » pour les inconditionnels de la VOST. Une logique qui a fait son chemin jusqu’à donner au Moyen-âge un proverbe bien connu et encore usité de nos jours, du moins par ceux qui ne lisent pas que des mangas : l’habit ne fait pas le moine

LA BURE QUI FIT LES PRINCES

Il est très probable que cette maxime tire sa source des frasques d’un clergé régulier qui, au cœur du Moyen-âge, grisé sans doute par son opulence, maltraite ses vœux, leur préférant une règle bien plus joyeuse que celle de Saint Benoît : celle des trois B, Bouffer, Boire et Baiser. Au point que Grégoire IX, l’un des papes de l’époque, en est irrité et rappelle à l’ordre ces brebis égarées d’un sermon bien senti.  » Ce n’est pas à l’habit qu’on reconnaît le moine, avertit-il, mais à l’observation de la Règle et à la perfection de sa vie.  » Le coup de gueule est non seulement entendu dans les prieurés, mais il trouve également un écho favorable chez les laïcs. Ceux-ci s’emparent rapidement de la formule grégorienne pour dénoncer tous ceux qui, nobles, magistrats ou dignitaires de l’Église, portent la robe sans en avoir l’étoffe.

Malgré l’évidence de la paternité papale, il est des historiens pour défendre une tout autre version. Selon eux, l’origine de l’expression serait à chercher du côté d’une région tout aussi chère à mon cœur qu’à mon porte-monnaie : la Côte d’Azur. À l’époque qui nous intéresse, ce coin de la Méditerranée n’avait ni le nom, ni l’image paradisiaque qu’on lui accole aujourd’hui. Nous sommes en effet au tout début de l’année 1297. La République de Gênes vient de connaître une guerre civile qui a opposé deux clans rivaux : les Guelfes et les Gibelins. Les premiers sont vaincus et fuient vers la Provence voisine.

Le chemin du salut passe aux abords de Monaco, forteresse génoise bâtie sur un rocher défiant la Grande Bleue. Elle a la réputation d’être imprenable. Une considération dont n’a que faire François Grimaldi. Ce Guelfe rancunier et téméraire se met en tête de prendre sa revanche sur les Gibelins en leur ravissant leur citadelle et les terres alentours. Plutôt que de se lancer à l’assaut des solides remparts, il imagine alors un subterfuge particulièrement culotté.

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C’est accompagné par l’un de ses lieutenants, vêtu tout comme lui d’une bure franciscaine, que, le 8 janvier exactement, il se présente aux gardes de Monaco pour leur demander l’asile pour la nuit.  Ce que les bons bougres, se pliant alors à l’usage, acceptent sans hésiter. Pour le regretter sans aucun doute ! Car sitôt la garnison assoupie, le faux clerc ouvre les portes de la forteresse, y fait entrer sa petite armée et s’en empare sans trop de difficulté. Toujours évoquée par le blason monégasque avec ses deux moines portant l’épée, cette ruse victorieuse vaut à François une seigneurie (offerte à son cousin, Rainier Ier, qui la perd quatre ans plus tard, sa descendance n’en retrouvant la pleine jouissance qu’en 1331) et un surnom qu’il partage avec l’adorable Benji : la Malice !  

BIEN DÉGAGÉ SUR LE DESSUS

L’habit ne fait pas le moine, soit. Mais qu’en est-il de la tonsure ? Là, c’est autre chose. On doit bien reconnaître qu’elle singularise l’homme de foi, personne, à part lui, pas même un Antoine Griezmann sous acide, n’oserait cette coupe aérée. Pour rappel, elle consiste à ne laisser autour d’un crâne fraîchement tondu qu’une frêle couronne de cheveux. Elle n’a d’égale par sa laideur que la Visa découvrable, ce pseudo cabriolet qui a définitivement installé Citroën au sommet du mauvais goût automobile. Une parité qui n’a rien d’étonnant puisque coiffure et voiture partagent un même concept pour le moins obscur : on décapote sur le dessus, mais on ne touche à rien sur les côtés.

Qui a eu cette idée saugrenue ? Pour la Visa, je ne sais pas, mais pour la tonsure, là, c’est signé Anicet, l’un des tout premiers papes de Rome, élu au IIe siècle. Il associa cette hérésie capillaire aux vœux que prononcent les moines à l’heure d’entrer dans les ordres. Pour le Saint Père, la chevelure était en effet l’un des principaux apparats des hommes ordinaires. La tondre marquait ainsi très concrètement un renoncement à la vie laïque et à ses futilités.

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Mais dans ce cas, pourquoi ne pas adopter la boule à zéro pure et simple ? Parce qu’il y a naturellement des chauves et des femmes pour trouver ça viril et sexy. Pas vraiment le but recherché par le chef de la Chrétienté qui voulait distinguer ses clercs du commun des mortels et les prévenir de toute tentation charnelle. D’où sa volonté de les enlaidir en leur laissant cet anneau hirsute qui ceint leur crâne d’œuf. Une pincée de symbolisme, la couronne de cheveux monacale évoquant celle d’épines dont on avait affublé Jésus lors de sa crucifixion, pour rendre la sauce moins amère et le tour est joué et l’abbé rasé de près.

Voilà pourquoi la tonsure a sévi dans les monastères pendant près de deux millénaires, jusqu’à ce que Paul VI, en 1972, en rende la pratique facultative.

Et je ne sais pas pour vous, mais moi, rien que de le savoir et de me dire que je vais mourir moins con (en apparence du moins et le plus tard possible), ça me ravit.lol

Mœurs….


…..et civilités

(Après avoir entendu un enfant, petite fille dire un juron….)

Restons polis !

 »Dis bonjour à la dame  »,  » mais mouche ton nez  »,  » ne parle pas la bouche pleine  » ! Ces exhortations, on les a tous entendues et répétées à notre tour. Elles font partie des bases de notre politesse, cet art du savoir-vivre qui nous permet de lisser la vie en société. Ces règles ont fortement évolué au fil du temps, et le maroufle d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui.

C’est pourquoi nous vous invitons, courtoisement et seulement si vous le voulez bien, à un petit rappel sur l’histoire de nos chers  » fais pas ci, fais pas ça  »… De quoi oublier notre époque qui a criminalisé la bise et la poignée de mains…

Louis Léopold Boilly, Réunion de 35 têtes d'expression, 1825, Tourcoing, musée des Beaux-Arts.

Oups, pardon !

On ne saura jamais quel est le premier Sapiens qui s’est excusé après avoir écrasé le pied de l’un de ses congénères. Mais il n’est aucun doute que dès les premières civilisations, la politesse est au centre des rapports sociaux.

Bas-relief de Persépolis, montrant une audience royale, Téhéran, musée national. Le roi (au centre) reçoit un baiser de la main de l'un de ses courtisans (à droite).En Egypte, dès le plus jeune âge, l’enfant se doit d’apprendre à respecter parents et supérieurs.  » Comment vas-tu ? Puisses-tu être vivant ! Mes yeux sont aussi grands que Memphis tellement j’aspire à te voir…  » (cité dans le Dictionnaire de la civilisation égyptienne) : les formules sans fin que les scribes intégraient à leur courrier sont une preuve amusante de l’importance des marques d’obligeance.

C’est aussi à cette époque que l’on trouve l’origine de cette étrange coutume, la bise :  » Lorsque deux Perses se croisent en chemin, voici par quoi l’on peut reconnaître qu’ils sont du même rang : au lieu de prononcer des formules de politesse, ils s’embrassent sur la bouche ; si l’un d’eux est d’un rang quelque peu inférieur, ils s’embrassent sur les joues ; si l’un d’eux est de naissance très inférieure, il se met à genoux et se prosterne devant l’autre  ».

Attention cependant à ne pas en faire trop : les Mésopotamiens, eux-mêmes fort distingués, pouvaient devenir très soupçonneux devant une urbanité tape-à-l’œil, comme le montre ce traité de médecine :  » S’il prononce sans cesse des paroles de salutation : il souffre de » la maladie de la parure »). Entre politesse et flagornerie, il y a un fossé qu’on ne peut en aucun prix franchir !

Valérien aux pieds de Shapur Ier, IIIe siècle, Naqsh-e Rostam, Iran.

Politesse, civilité ou courtoisie ?

On peut être poli sans être courtois, faire preuve de civilité sans être poli… Tâchons d’y voir plus clair ! Au bas de l’échelle se situe la civilité consistant à se montrer bon citoyen ( » civis  » en latin), c’est-à-dire à respecter les mœurs de sa collectivité. Si vous adoptez un comportement plus raffiné, vous voilà entré dans la politesse, ce contrôle sur soi-même qui a participé, à la mise à l’écart collective de la violence et donc au développement des civilisations.
Puis imaginons que vous viviez dans une cour du Moyen Âge : il vous faut devenir un bon courtisan, certes bien élevé mais aussi plein d’élégance, notamment vis-à-vis de l’adversaire… et du sexe faible. Vous atteignez alors un niveau de raffinement qui vous vaudra bien de la reconnaissance puisque vous avez su vous éloigner de cet état de grossièreté qui rend les rapports sociaux si difficiles. Sans rituels communs, pas de société !
Nous avons besoin de la politesse  »pour mettre un peu d’huile dans les rouages  », pour faciliter notre intégration, montrer que l’on connaît les codes et que l’on appartient bien au même monde, aussi réduit soit-il. C’est ainsi qu’on ne rendra pas visite habillé de la même manière à son chef et à sa grand-mère bien-aimés, que l’on pourra faire la bise à l’une et pas à l’autre. Si une grande part d’hypocrisie et d’artificialité est indispensable pour faire tenir debout l’édifice, la politesse reste un des meilleurs outils que l’on ait trouvés pour simplement apprécier de vivre ensemble.

La philosophie du rot ?

La  »dexiosis  », vous connaissez ? Pourtant c’est un geste que l’on pratique tous les jours depuis fort longtemps puisqu’il est déjà signalé du côté de chez Homère. Et oui, Achille et Ménélas se saluaient en se serrant la main ! Rien de tel pour montrer que ladite menotte n’est pas crispée sur une arme.

Peintre d'Achille, Cratère, vers 450 av. J.-C., Londres, British Museum.Et ce n’est pas la seule marque de politesse que nous aient léguée les Grecs si l’on en croit les règles rappelées par Platon :  » pour la jeunesse garder le silence en présence des vieillards, un silence approprié ; les faire asseoir ou se lever pour leur céder sa place (La République, IVe siècle av. J.-C.). La règle est simple : pas de bon citoyen sans douceur dans les comportements.

Plus étonnant, le fameux  » À vos souhaits !  » que l’on adresse à un éternueur ne serait pas sans lien avec la croyance que cette manifestation physique est un message que les Dieux nous font passer. Étudiez le  » atchoum !  » de votre voisin : vous connaîtrez son avenir (mais gardez-vous à distance aussi longtemps que rode le coronavirus) …lol

Attention, cette croyance n’est pas sans soulever des débats hautement philosophiques, comme le rappelle le sage Aristote :  » Pourquoi les émissions des autres gaz, comme le pet et le rot, ne sont-elles pas considérées comme sacrées, et l’éternuement l’est-il ?  » .

Bonne question, n’est-ce pas ? D’autant qu’il est des civilisations où le rot, par exemple, est une marque positive de reconnaissance à l’égard de son hôte.

Le Banquet de Platon, deux tableaux d'Anselm Feuerbach peints en 1869 et en 1874. La première version se trouve au musée d'art de Karlsruhe. La seconde à la Galerie nationale de Berlin. Alcibiade (à gauche) fait son entrée ivre et légèrement vêtu, tandis que son hôte, Agathon, couronné de lauriers, l'invite à s'asseoir.

Gymnastique cochonne ?

Chez les Romains aussi, il serait étonnant de répondre dans ces conditions un sympathique  » Que Jupiter vous conserve !  ».

Statues des Tétrarques, début IVe siècle, basilique Saint-Marc, Venise.Antoine, maître de cavalerie de César, aurait dû se méfier de l’importance accordée à la maîtrise de soi dans sa société : il fut condamné à mort pour avoir laissé échapper un malencontreux rot en plein Sénat. On ne saura jamais s’il a aggravé son sort en adressant à ses juges ce que les poètes appelaient un  » doigt infâme  », version minimaliste du bras d’honneur mais à la connotation sexuelle toujours claire.

Nos ancêtres les Romains savaient aussi faire preuve d’originalité : il n’y avait par exemple rien de plus chic pour un invité de bonne famille que de demander, au milieu d’un bon repas, une bassine pour vomir. !!!!! Voilà une façon inattendue de remercier de l’abondance de nourriture et de remplacer le trou normand !

Ce n’est pas du goût de tout le monde :  » Ils vomissent pour manger, et mangent pour vomir  » se plaint Sénèque. Cette coutume va en effet à l’encontre du principe du « ne quid nimis » ( » rien de trop  ») qui réglait les rapports sociaux. Un simple  » ave  » ou  » salve  » suffisait à saluer une connaissance que l’on n’hésitait pas à accompagner aux latrines pour poursuivre la conversation.

Aujourd’hui, difficile d’imaginer ce type de politesse et nous serions bien gênés s’il nous fallait suivre le vieux principe de tout homme bien élevé :  » À Rome, fais comme les Romains  ». Les mots magiques

C’est un trio incontournable, bien connu de ceux qui accueillent le public :  » Bonjour, merci, au revoir !  » Apparu au XIIIe siècle, le premier est là pour nous rappeler que la politesse est aussi une façon de montrer sa bienveillance, à moins d’être un Harpagon qui préfère  »prêt(er) le bonjour  » (Molière, L’Avare, 1668). Il est temps de se séparer ? C’est l’heure du  » Bonne journée  », version féminine du précédent qui, étonnamment, renvoie à une situation contraire. On peut lui préférer le banal  » Au revoir !  » qui appelle à une nouvelle rencontre et est bien plus optimiste que le définitif  » Adieu !  » Passons sur les  » À plus!  » et autres  » À tout’ !  » adoptés au choix par les personnes pressées ou paresseuses.
Quant au  » merci  » ( » salaire, récompense  » en latin), à une époque où les échanges se faisaient sans argent, il a d’abord été employé pour supplier son bienfaiteur de ne pas avoir à donner de contrepartie à son cadeau.
Le voici qui logiquement est devenu l’équivalent de  » Pitié !  », sens que l’on rencontre toujours dans les expressions  » Dieu merci !  », « tenir quelqu’un à sa merci  » ou  » être sans merci  ». Cette idée de menace se retrouve dans le  » Pardon !  » puisqu’il vient de  » pardoner vie  », c’est-à-dire  » faire grâce à un condamné  ». N’oubliez pas, la prochaine fois que vous vous excuserez, que votre  » Pardonnez-moi !  » est une supplique pour garder la vie sauve !

Valve de miroir en ivoire, scènes courtoises, XIVe siècle, Paris, musée du Louvre. L'agrandissement montre le e Miroir de l'humaine salvation, anonyme, XVe siècle, Chantilly, musée Condé.

Fini de jouer !

 » Merci la gueuse. Tu es un laideron mais tu es bien bonne  ». Incongrue, cette réplique du film Les Visiteurs (1993) ? Pas tout à fait.

Le Moyen Âge est loin d’être une époque de goujats, comme le prouve la publication de conseils à la fois inspirés de Cicéron ou Sénèque et marqués par l’idéal monastique de la maîtrise de soi. Et surtout, c’est à partir du XI siècle que naît la courtoisie qui met en avant l’attention portée à autrui, notamment aux femmes, et qui donnera naissance à notre galanterie.

Alexander Bening, miniature du Bréviaire Grimani, 1515-1520, Venise, Biblioteca Marciana.Toutefois, ce sont les humanistes de la Renaissance qui vont faire avancer d’un grand pas les bonnes manières. En 1530, Erasme publie un traité considéré comme le premier traité du savoir-vivre. Ronfler, bâiller, grimacer…

Sa  »Civilité puérile  » (1530) dresse la liste des mauvaises habitudes à fuir pour domestiquer ses plus bas instincts et rompre avec l’animalité. Fini les doigts dans le nez ! Il faut lutter contre son corps, le cacher et prendre une nouvelle distance avec l’autre.

À ce jeu, c’est l’Italie qui sert une fois de plus de modèle, cette Italie où les jeunes gens de bonne famille vont faire leur apprentissage. À leur retour, quelle surprise face à la bonhomie et la familiarité de manières d’un François 1er ! Mais l’Italie va remettre de l’ordre dans tout cela sous l’autorité de Catherine de Médicis.

À la cour des Valois, les gauloiseries rabelaisiennes laissent place à une belle maîtrise de soi et de son corps qu’on épile, amincit et parfume par respect pour son interlocuteur. Voyez comme je me fais beau pour vous, comme j’ai un joli langage ! Quelques conseils bienvenus

Le chapitre  » De la décence et de l’indécence du maintien  » de La Civilité puérile d’Érasme marque un tournant dans l’instauration de nos rituels de politesse. En voici quelques extraits, à suivre à bon escient !
 » Il est indécent de regarder en ouvrant un œil et en fermant l’autre ; qu’est-ce, en effet, autre chose que se rendre borgne à plaisir ? Laissons cela aux thons et à certains artisans. […]
Avoir la morve au nez, c’est le fait d’un homme malpropre ; on a reproché ce défaut à Socrate le Philosophe. Se moucher dans son bonnet ou sa veste est d’un paysan, dans son bras ou son coude, d’un marchand de poisson ; il n’est pas beaucoup plus poli de le faire dans la main, si la morve tombe sur la veste. Il est de recueillir les saletés du nez dans un mouchoir, en se détournant un moment si l’on est avec des supérieurs. Si en se mouchant dans les doigts quelque chose tombe à terre, il faut l’écraser aussitôt avec le pied. … Il est ridicule de faire passer sa voix par le nez ; c’est bon pour les joueurs de cornemuse et les éléphants ; froncer le nez, c’est l’affaire des bouffons et des baladins. …
Détourne-toi pour cracher, de peur d’arroser et de salir quelqu’un. …

Si tu as envie de vomir, éloigne-toi un peu : vomir n’est pas un crime. Ce qui est honteux, c’est de s’y prédisposer par sa gloutonnerie (Érasme)

Claude Gillot, Les Deux carrosses, 1707, Paris, musée du Louvre.

Délicates dentelles

Au XVIIe siècle, les salons commencent à dicter leurs lois. Ces dames n’étaient pas appelées  » Précieuses  » pour rien ! Elles n’acceptent de côtoyer que des  » honnêtes hommes  » associant dans une même harmonie l’être et le paraître. De la distinction, que diable ! Adieu le  » nez  », bienvenue aux  » écluses du cerveau  ».

Joseph Durcreux, Autoportrait, le bâillement, 1783, Los Angeles, Getty Center. L'agrandissement donne à lire un extrait de La Civilité française, 1789, coll. part.Il faut dire que l’exemple vient d’en haut, Louis XIV ayant décidé de mener à la baguette son armée de courtisans. Il est désormais par exemple inconcevable de bâiller ou rire à gorge déployée, ce serait mettre en défaut le couple royal qui a une dentition déplorable.

Mais les recommandations ont leurs limites, et on peine à faire reculer la déplorable habitude de cracher ou se soulager dans les lieux publics. La Galerie des Glaces en sait quelque chose, elle qui doit refuser le public une journée par semaine pour le grand nettoyage !

Quelques années plus tard, les dentelles sont toujours là mais désormais le pire manque d’élégance est le manque d’esprit. Les Lumières doivent briller en société, mais point trop n’en faut, comme le remarque Jean Rousseau.

Il n’est pas question que son personnage d’Émile cède à l’hypocrisie de la politesse qui révèle et accentue les différences sociales :  » sans cesse la politesse exige, la bienséance ordonne ; sans cesse on suit les usages, jamais son propre génie  » (Jean-Jacques Rousseau).

Pour commencer, adoptons le tutoiement en famille. Cette drôle d’idée est reprise par l’assemblée révolutionnaire de la Convention. Elle va jusqu’à interdire totalement le  » vous  » ainsi que les  » monsieur/madame  », remplacés par le révolutionnaire  » citoyen/ne  ». Il s’agit désormais de faire preuve de civilité et non plus de politesse, trop connotée Ancien Régime. La politesse? Beurk !

Claude Simonin, Le Vrai portrait de M. de Molière en habit de Sagnarelle, XVIIe siècle, Paris, BnF.Fin observatrice de son temps, Molière s’est bien entendu penché sur le cas de la politesse, fort à la mode au XVIIe siècle. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Alceste ne l’apprécie guère.
 » Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode
Qu’affectent la plupart de vos gens à la mode ;
Et je ne hais rien tant que les contorsions
De tous ces grands faiseurs de protestations,
Ces affables donneurs d’embrassades frivoles
,
Ces obligeants diseurs d’inutiles paroles,
Qui de civilités avec tous font combat,
Et traitent du même air l’honnête homme et le fat.
Quel avantage a-t-on qu’un homme vous caresse,
Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse,
Et vous fasse de vous un éloge éclatant,
Lorsqu’au premier faquin il court en faire autant ?
Non, non, il n’est point d’âme un peu bien située
Qui veuille d’une estime ainsi prostituée
 » (Molière, Le Misanthrope, 1666).

Crinoline, ses dangers et ses difficultés, 1850, Londres, museum of London.

Tout va très bien, Madame la Marquise

Cette  »anti politesse  » généralisée ne survivra pas à Thermidor et au retour des courtisans sous le Directoire. Napoléon 1er n’hésite pas à prendre conseil auprès de Mme de Genlis, la Nadine de Rothschild de l’époque et future gouvernante de Louis-Philippe. La politesse, comme le roi, se fait  » bourgeoise  » pour aider cette nouvelle couche de la société à se distinguer du peuple.

Gavarni et Grandville, Comment on se salue à Paris dans Le Diable à Paris, 1845.Attention désormais aux fautes de goût, en particulier vestimentaires, qui peuvent détruire à jamais une réputation : impossible de sortir sans gants, avec des bijoux trop coûteux ou pire,  » en cheveux  » comme les prostituées. Et lorsqu’on met le nez dehors, on préfère éviter ces lieux où les règles de la civilité ont toujours du mal à survivre : les transports. Gare en effet à la promiscuité, aux crinolines écrasées et aux coups de canne !

Dans la bonne société, élevée à la lecture des manuels d’Usages du monde de la baronne Staffe, rien ne fait plus peur que le ridicule. C’est donc tout à fait étrange que ce soit à ce moment-là que naisse une toute nouvelle mode pour saluer : le baisemain.

Gustave Courbet, Bonjour, monsieur Courbet, 1854, Montpellier, musée Fabre.

Le début du XXe siècle adore cette  » contorsion pénible autant que disgracieuse  » . D’abord vue comme une sympathique curiosité soi-disant inspirée du temps des mousquetaires, elle s’impose face à la poignée de main virile qui broie les délicats doigts de ces dames, dégantées bien sûr.

L’uniformisation des mœurs invite la politesse dans les différentes couches de la société et tous les enfants commencent à partager les mêmes notions élémentaires de maintien. Enfin, presque tous : entendant  » Madame la marquise est servie  », la pauvre Bécassine s’écrit :  » Madame la marquise seulement ? Et nous autres, quand est-ce qu’on mangera ?  »

Honoré Daumier, Comment on devient grand mathématicien, (détail), Album des Professeurs et Moutards, 1845-1846, Paris, BnF.

 »Jurer comme un roi  »

Quels étaient les jurons préférés de nos souverains ? En voici un petit échantillon :
 » Charles IX (jurait]) Par le jour D. Louis XII, Le Diable m’emp… François Ier, Foi de gentilhomme. Charles IX blasphémait sans crainte. On a cru que Dieu en punition de cet horrible vice n’avait pas donné une longue vie à ce Prince, qui d’ailleurs avait de très grandes qualités. Ce furent les Italiens les plus grands blasphémateurs du monde qui introduisirent ces diaboliques excès dans la Cour de France.
Henri IV jurait Ventre-Saint-Gris. On aurait de la peine à trouver ce Saint dans aucun de nos martyrologes ….… ; les gouverneurs de Henry IV, lorsqu’il était encore fort jeune, craignant qu’il ne se laissât aller à blasphémer comme les autres, lui permirent de jurer Ventre-Saint-Gris, mot qui ne signifie rien du tout.
Le feu roi Louis XIII ne jurait jamais. Louis le Grand ne jure point, et a banni de la Cour les jurements et les blasphèmes  »

Janine Niepce, Enfant assis sur une voiture, 1957. L'agrandissement montre Gaston Lagaffe, Franquins, s.d.
doigts dans le nez ….

Plus de chichi !

La Grande Guerre sonne la fin de la récréation : à l’égalité des tranchées doit succéder celles des comportements. Un peu de simplicité, que diable !

Alain-Fournier, Politesse, affiche, 1940-1944. L'agrandissement présente la campagne de la RATP, 2015 : Restons civils sur toute la ligne.Chapeaux et cannes partent peu à peu au fond des placards en compagnie des gants qui s’effacent face à la mode du shaking hand ( » poignée de main  ») revenue d’Angleterre.

L’époque veut de la vitesse et non plus des salamalecs sans fin. Le savoir-vivre bourgeois n’a plus sa place comme le rappellent de façon tonitruante les artistes de l’époque, surréalistes en tête :  » Merdre !  » (Alfred Jarry, Ubu roi).

La montée des totalitarismes, hostiles aux traditions bourgeoises, va accélérer cet appauvrissement tandis que l’on constate une simplification des rapports dans les familles, largement amplifiée ensuite par le phénomène de Mai 68.

L’enfant-roi prend le pouvoir et l’on ne se risquerait pas à lui interdire de mettre les coudes sur la table. Mais si le ridicule ne tue plus, les mufles sont toujours là et ont même trouvé de nouveaux modes d’expression : automobile, cigarette, téléphone portable, internet…

Conscients des dégâts que peuvent causer ces manques de civilité, les législateurs se sont vus obligés de s’en mêler pour rappeler la notion de respect. La politesse serait-elle ringarde ? Si un président de la République peut se permettre un  » casse-toi pov’con !  », pourquoi devrions-nous perdre notre précieux temps à retenir la porte de l’ascenseur pour notre voisin ?

Cartes du Jeu du savoir-vivre, Fernand Nathan, années 60.

N’oublions pas que la politesse reste un outil de vie en société mais aussi un marqueur social : adopter ou méconnaître tel ou tel comportement vous classe automatiquement dans certaines catégories. Sans être à cheval sur les principes et adepte des  » petites filles modèles  » de la comtesse de Ségur, n’oublions pas que  » la politesse coûte peu et achète tout  » (Montaigne, Pensées diverses, 1580).

René Goscinny et Morris, vignette extraite de Ma Dalton, 1971. L'agrandissement montre la vignette de l'album Tintin et les Picaros, Hergé,1976.
M’a Dalton lol

Screugneugneu !

Ma Dalton ne cesse de le répéter : pas de gros mots ! Sinon, gare au lavage de la bouche au savon ! Pourtant son cher fils Averell ne fait que reprendre une habitude certainement aussi vieille que le langage : à Rome on trouve de fort belles métaphores ( » pâture à corbeaux !  »), souvent animalières ( » ver de terre !  ») ou potagères ( » tubercule enterré !  »), voire bien sûr scatologiques ( » que les oiseaux chient sur ta tête !  »).
On pourrait citer d’autres exemples, essentiellement à connotation sexuelle, mais on n’en trouve pas la traduction dans le Gaffiot… Avec l’arrivée du christianisme, les choses s’aggravent puisqu’on parle désormais de  » péché de langue  ».
Si les très populaires » foutre !  » (de fuetere, avoir des rapports) et  » merde !  » (de merda, fiente) sont déjà là, ils sont accompagnés dès le Moyen Âge de toute une ribambelle d’obscénités parfois étranges :  » baveux  »,  » culvert  » (plouc),  » gargouilleux  »… Mais au XVIe siècle, on ne plaisante plus : tout ce qui risque de porter atteinte à la religion est proscrit. Qu’importe ! La Renaissance, Gargantua en tête, aime jurer et remplace pour quelque temps ses  »nom de Dieu !  » par des  » ventrebleu !  » et autres  » palsambleu  », altérations de  » par le ventre  » et  » par le sang de Dieu  » !
Avec les années, les sanctions se durcissent et pour éviter l’arrachage de la langue le XVIIe siècle remplace son  » je renie Dieu  » par un exotique  » jarni  », le  » putain  » (du latin  » puant  ») par l’inoffensif  » punaise  ». Le XVIIIe siècle s’amuse à en rire et collectionne les expressions truculentes pour divertir ses salons au point de créer un nouveau genre littéraire, le genre  » poissard  », censé imiter le peuple des halles.

Les lettrés du XIXe siècle préfèrent les ignorer, indifférence qui rend d’autant plus incroyable le retour des mots fleuris chez les auteurs du siècle suivant. Louis-Ferdinand Céline, Michel Audiard mais aussi bien sûr Frédéric Dard et Hergé ont enrichi avec ingéniosité notre vocabulaire grossier, vocabulaire qui, on ne peut que le déplorer, ne se renouvelle plus guère.  »Crotte de bique  »

Pourquoi les »Gueules cassées » ont inventé le Loto ?


 / FRANCIS / MODIFIER

De la Loterie nationale…

Durant la première Guerre mondiale, de nombreux soldats sont victimes de blessures qui les défigurent. Connue sous le nom de « Gueules cassées »,

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Photos de  » gueule cassée  »

une association est créée pour leur venir en aide.

Pour compenser l’absence de pension spécifique pour les blessés du visage, l’association veut leur apporter un secours matériel. Et elle ne manque pas d’imagination pour trouver les ressources nécessaires.

Ainsi, dans les années 1930, elle lance une souscription. Elle se présente sous la forme d’une tombola, qui permet aux participants de gagner des lots variés, les plus chanceux remportant même un avion de tourisme !

Le succès est tel qu’il donne des idées à l’État. S’inspirant de la tombola des « Gueules cassées », il crée, en 1933, la Loterie nationale. Ses bénéfices doivent aller en priorité aux invalides de guerre et aux anciens combattants.

…Au Loto

Mais, dans les années 1960, les finances de l’association accusent une baisse sensible. En effet, la Loterie nationale doit faire face à un redoutable concurrent, le tiercé qui, mis au point en 1954, devient en effet très vite le roi des paris et remporte un succès grandissant.

Les responsables des « Gueules cassées » ne manquant pas de ressources, ils imaginent une solution pour redresser la situation. Elle prend la forme d’un nouveau jeu, le Loto

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Grille Loto.

. (Comme chacun sait, il s’agit d’une forme de tombola, dans laquelle les joueurs peuvent choisir 6 numéros, sur une grille en comportant 49.)

Lors du tirage, les numéros gagnants sont indiqués par des boules extraites d’une sphère de plexiglas. Le nouveau jeu naît en 1975, avec un premier tirage l’année suivante.

Il suscite la création de la Française des Jeux, à laquelle l’association d’anciens combattants demeure étroitement associée. Avec un peu plus de 9 % du capital de la société, les « Gueules cassées » en sont en effet l’actionnaire privé le plus important.

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Durant et après la guerre, en plus des morts sur le front, laissant en France 600 000 veuves et un million d’orphelins, de nombreux soldats de retour de la guerre ou des hôpitaux étaient gravement handicapés par les séquelles : blessures reçues au front, amputés, mutilés du visage, aveugles, gazés, défigurés, etc. Parmi ces hommes handicapés, 388 000 étaient mutilés dont 15 000 touchés au visage. En majorité, ces blessés étaient des hommes âgés de 19 à 40 ans. Alors que la reconstruction du pays nécessitait un énorme travail, leur invalidité limitait la main-d’œuvre disponible et constituait une charge financière du versement de pensions par l’État dans un pays vieillissant qui ne retrouvera sa population de 1913 que vers 1950.

Afin de réparer les dégâts physiques et psychosociaux de la guerre, des centres sont ouverts pour proposer des méthodes de camouflage ou de réparation des visages abîmés. L’expression  » Gueules cassées  » aurait été introduite par le colonel Yves Picot

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Y. Picot.

 Alors qu’on lui refusait l’entrée à un séminaire donné à la Sorbonne sur les mutilés de guerre. Les Hospices de Lyon furent très actifs dans ce domaine

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Tirage du loto de nos jours :

Comme je n’ai rien ….


.…..mis sur mes blogs ( ni ailleurs ) cette nuit ,si c’était dire / parler , on pourrais dire que ce fut  » motus et bouche cousue  »

Je me suis demandé d’où venait cette expression ?

motus et bouche cousue:

motus ; pas un mot ! ; reste discret ; ne rien dire  ; garder le secret

Origine et définition :

On comprend facilement l’utilisation de la formule « bouche cousue ! » pour demander à quelqu’un de se taire, car celui qui a son orifice buccal fermé par du fil à coudre a forcément beaucoup de mal à prononcer le moindre mot (ou à hurler de douleur).
Cette version initiale ,parait il ,daterait du XVe siècle.
Quant à  »motus », apparu en 1560, ce n’est pas du véritable latin, mais une simple transformation plaisante de  »mot » (peut-être par rapprochement avec  »mutus » qui veut dire  »muet »). Car dès 1480, ce mot s’emploie aussi seul sous la forme d’une exclamation avec le sens de « pas un mot ! »

Le mot signifiait  »chut! pas un mot! » au XVe siècle. Un sens que l’on retrouve seul, jusqu’au XIXe siècle.  »Motus! Je veux jouer ce jeu-là sans qu’on n’en sache rien (…) n’en dites rien aux Cruchot, ça les taquinerait », écrivait par exemple Balzac dans Eugénie Grandet, en 1834.
Il est fréquemment utilisé en renforcement de la locution initiale pour donner notre expression.

Compléments heuuuuu !

À ceux qu’on voudrait sevrer de leur fâcheuse habitude de ….sodomiser les mouches, on dirait plutôt « botus et mouche cousue ».

Exemple :

 »Hitler, son grand truc, quand les ouvriers rouspètent, c’est de les foutre sous les drapeaux. Comme ça, motus, bouche cousue !  »
Jean-Paul Sartre ( Le sursis – 1945 )

 » pour des prunes  »


( parceque j’en ai acheté il y a peu )

Tout le monde connait et emploie cette expression qui signifie   » pour rien   » , mais d’où vient elle ?

J’ai lu que :

En 1147, en pleine période des croisades.

Des milliers de soldats de toute l’Europe emmenés par le roi Louis VII partirent pour conquérir la Terre Sainte. 

Cette expédition militaire sera un cuisant échec.

En 1150, Louis VII

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rentre en Occident sans avoir connu la moindre victoire.

La légende raconte que les Croisés, pour ne pas rentrer bredouilles, ramenèrent en Europe des pruniers de Damas

.

Dans les tavernes, c’est la risée populaire :   »ils sont partis pour des prunes !   » disent les gens ……

Ce serait ainsi qu’ est née l’expression qui, de nos jours, signifie :   » pour rien   »

Je n’en ai jamais mangé mais …..


.…le steak tartare ?

Un steak tartare ..

Qu’est ce que c’est , et…d’où vient il , d’où vient ce nom ?

Le steak tartare est une recette à base de viande de bœuf ou de viande de cheval crue, généralement hachée gros, ou coupée en petits cubes au couteau (d’où l’appellation de tartare au couteau) 

On trouve plusieurs théories sur les origines du steak tartare , et plusieurs histoires et légendes entourent l’existence de ce plat  »mythique  ».

Son nom viendrait d’un peuple nomade du Moyen Age originaire d’Asie centrale : les Tartares . Ces tribus des steppes avaient parait il , pour habitude, lors de leur voyage de découper une pièce de viande puis de la placer sous leur selle afin de l’attendrir et d’évacuer le trop-plein de sang. Ensuite, ils la dégustaient en la hachant avant , pour l’attendrir encore plus.

( Vidéo = les  »Huns  » , pas trouvé les  » autres  » lol )

Une autre histoire explique que le steak tartare tel que nous le connaissons aujourd’hui nous proviendrait plus probablement de la ville de Hambourg, en Allemagne, où l’on servait un plat de viande hachée assaisonnée et généralement crue, accompagné d’oignons et de chapelure.

( perso , je préfère la première explication ( plus originale ,amusante )

Donc je m’en tiens à :

Ce sont bel et bien les peuples nomades d’Asie centrale qui ont inspiré, de très loin, l’inventeur du steak tartare. ( Aujourd’hui l’Asie centrale c’est le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Mongolie.)

Dans ces pays, on mange beaucoup de viande, essentiellement de la viande de cheval ou de mouton. ( L’une ou l’autre ou les deux, ces viandes ne sont pas particulièrement réputées pour leur tendresse, sauf si on les fait mijoter en ragoût pendant des heures ).

Ces peuples d’Asie Centrale ont très longtemps été nomades, passant leurs journées à chasser, se déplaçant de steppe en steppe. Que fait-on lorsque l’on a pas le temps de s’arrêter pendant des heures pour faire  » la popote  » ? lol Et bien on mange de la viande crue.

Un procédé bien précis :

Seulement, pas facile de croquer à pleine dents dans un steak de cheval. Les Tartares coupaient donc la viande en fines tranches, qu’ils plaçaient ensuite entre leur selle et le dos du cheval, avec du gros sel dessus pour en chasser le sang. Et une fois la viande attendrie grâce à ce stratagème, ils hachaient la viande menue et la mangeait avec les doigts, tout simplement.

N.B : le plat traditionnel au Kazakhstan, s’appelle Bishbarmak. Il est à base de viande de cheval et de mouton (cuite). Et la traduction littérale de  » Bishbarmak  », en langue kazakhe, c’est  » cinq doigts”, pour rappeler qu’il se mange avec la main…

Ce serai dons cette façon de consommer la viande, attendrie, purgée de son sang, puis hachée menue, qui a inspiré l’inventeur du steak tartare. 

Je n’en mangeais jamais car il est bien connu qu’il faut bien cuire la viande de bœuf ou de porc avant de la consommer pour ne pas ‘ attraper le  » vers solitaire  » ( ou ténia ) ….Je connais car j’en ai attrapé un il y a longtemps !