çà s’est passé il y a ….


  107 ans :

   Jules Bonnot est tué après avoir soutenu, dans une maison de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), un siège de cinq heures. Cette nouvelle a causé dans Paris une émotion extraordinaire. On s’est arraché les éditions spéciales qui donnaient les premiers détails sur le drame.

    La maison où se trouvait Bonnot était surveillée depuis plusieurs semaines par la police. Sans doute des agents ne montaient pas la garde jour et nuit devant la porte. Mais on contrôlait du plus près possible les allées et venues du locataire : Jean Dubois, un ami de Bonnot. Non pas un simple camarade, mais un ami, et un complice aussi. L’été précédent, le bandit avait passé trois mois chez lui. Les voisins le connaissaient bien. C’était, disaient-ils, un garçon fort gai et qui chantait du matin au soir à gorge déployée. Il se levait, allait faire sa toilette dans une espèce de potager misérable qui s’étendait derrière la maison. Et il chantait. Et puis il faisait un peu de gymnastique au trapèze, et il chantait encore. On ne savait pas son nom. Pour le désigner, on disait « le petit frisé ».

Bonnot 1Fiche de police de Bonnot  .

   Dubois et Bonnot avaient volé de concert l’année passée, à Blois, une automobile qu’ils ramenèrent à Choisy, où ils la réparèrent et maquillèrent comme ils savaient faire. Déjà Guichard, chef de la Sûreté, avait perquisitionné deux fois chez Dubois. Celui-ci avait été interrogé il y a quelques jours encore. Et l’on continuait de surveiller sa maison. Faut-il dire sa « maison » ? C’était, au milieu d’un terrain pelé, une bâtisse de plâtre et de mâchefer. Au rez-de-chaussée, un garage d’automobiles, et un appentis. Par un escalier extérieur, un escalier de bois, on gagnait deux petites chambres sous le toit. Elles étaient fort sommairement meublées. Un lit de fer, un vieux secrétaire, trois chaises, quelques objets vagues…
Ce bâtiment était complètement isolé au milieu du terrain. Il appartenait à Fromentin, qu’on appelait l’anarchiste millionnaire, et dont la confortable villa s’élevait à une très petite distance. Fromentin avait vendu, ou plus exactement donné, voici un an, le garage à Jean Dubois. Et celui-ci vivait sans inquiéter ses voisins. C’était un beau garçon, grand, blond, bien découplé et très poli. Il était vraiment « sociable », confiait un de ses voisins. A l’entendre, on n’aurait jamais pensé que ce fût un anarchiste. Il habitait là depuis trois ans, époque où il avait été poursuivi pour vols et abus de confiance.

   La veille au soir de l’opération, le samedi 27 avril 1912, Guichard reçut certains renseignements qui le mirent en éveil. On avait vu un individu se glisser chez Dubois, et le chien, un terrible chien, n’avait pas aboyé. En outre, on n’avait pas vu l’homme sortir. Et puis enfin, on soupçonnait que Bonnot se cachait dans la région d’Ivry ou de Choisy. Guichard donna l’ordre d’interrompre la surveillance, afin de ne pas éveiller les soupçons de Dubois. Et il résolut d’aller perquisitionner dès le matin dans le garage. Bonnot pouvait être là. S’il n’y était pas, l’opération fournirait peut-être des renseignements qui guideraient les recherches.
    Et c’est ainsi que le dimanche matin, vers sept heures et demie, Guichard, accompagné de Legrand, sous-chef de la Sûreté, et de leurs deux secrétaires, arrivaient devant le garage. Quatorze inspecteurs de la Sûreté, qui l’avaient suivi en automobile, mirent pied à terre eu même temps que lui. En un clin d’œil, les rôles furent distribués. Plusieurs agents cernèrent la maison. Bonnot 2 encerclement de la maison Coisy-le-RoiLes autres se massèrent derrière Guichard, qui s’avança vers la grande porte du garage et l’ouvrit avec précaution. Le chef de la Sûreté était ceint de son écharpe et tenait son revolver à la main. Les agents avaient aussi l’arme au poing.

Ce bâtiment était complètement isolé au milieu du terrain. Il appartenait à Fromentin, qu’on appelait l’anarchiste millionnaire, et dont la confortable villa s’élevait à une très petite distance. Fromentin avait vendu, ou plus exactement donné, voici un an, le garage à Jean Dubois. Et celui-ci vivait sans inquiéter ses voisins. C’était un beau garçon, grand, blond, bien découplé et très poli. Il était vraiment « sociable », confiait un de ses voisins. A l’entendre, on n’aurait jamais pensé que ce fût un anarchiste. Il habitait là depuis trois ans, époque où il avait été poursuivi pour vols et abus de confiance.

La veille au soir de l’opération, le samedi 27 avril 1912, Guichard reçut certains renseignements qui le mirent en éveil. On avait vu un individu se glisser chez Dubois, et le chien, un terrible chien, n’avait pas aboyé. En outre, on n’avait pas vu l’homme sortir. Et puis enfin, on soupçonnait que Bonnot se cachait dans la région d’Ivry ou de Choisy. Guichard donna l’ordre d’interrompre la surveillance, afin de ne pas éveiller les soupçons de Dubois. Et il résolut d’aller perquisitionner dès le matin dans le garage. Bonnot pouvait être là. S’il n’y était pas, l’opération fournirait peut-être des renseignements qui guideraient les recherches.

La porte ouverte, Guichard se trouva en face d’un homme, debout, qui allait partir à motocyclette. Sa machine était à côté de lui. C’était Dubois. Un des agents braqua son revolver sur lui, et appuya sur la gâchette. Mais le coup ne partit pas. Dubois cria : « A l’assassin ! » et fit feu à son tour. L’agent Arlon fut légèrement blessé au bras. Ses collègues, aussitôt, tirèrent. L’homme riposta. Et pendant un court instant, on entendit le crépitement des balles. Guichard, qui ne perdait pas son sang-froid, ordonna aux agents de baisser leur armes. Et puis il cria à Dubois : « Haut les mains ! Sortez ! On ne vous fera pas de mal. »
Mais Dubois n’obéit pas à cette injonction. Il était blessé au défaut de l’épaule et au poignet. Il se recula vers le fond du garage, tenant son arme braquée sur les agents. Alors, l’inspecteur Arlon le visa à travers la fente d’une porte, et tira. Dubois s’abattit, les bras en croix, derrière une automobile. Il avait été atteint au cou par une balle qui avait tranché la carotide. Et il était mort sur l’heure.

Bonnot se défend
Guichard, cependant, jugea prudent de ne pas exposer ses agents à une nouvelle fusillade. Il sortit avec eux. A ce moment un homme en chemise apparut en haut de l’escalier extérieur. Il se tint debout sur le palier, bordé d’une balustrade, et qui formait balcon. Il avait un revolver à la main. Froidement, il visa les agents. L’un s’abattit, c’était l’inspecteur Augêne. Deux balles l’avaient atteint au ventre. La foule commençait à se rassembler. Il ne manqua pas d’hommes de bonne volonté pour transporter le malheureux dans un débit de vins voisin.
Le bandit continuait à tirer. Il rentrait de temps à autre dans la chambre, rechargeait son arme et visait à nouveau les agents. Selon le propriétaire d’une maison voisine, qui l’observait, Bonnot — car c’était lui — faisait preuve d’un extraordinaire sang-froid : le malfaiteur visait, tirait, puis rentrait, et réapparaissait bientôt pour tirer encore, sans aucun souci de sa vie. Mais Guichard, reconnaissant à quel redoutable bandit il avait affaire, prit toutes ses dispositions pour le combat. « J’ai pensé, confiera-t-il après les événements : la partie est engagée. Elle est belle, nous allons la jouer. Enfin, ce sera fini. » Il ordonna donc aux agents de s’accroupir sur le sol. Et il envoya prévenir le maire de Choisy-le-Roi. En même temps, un de ses hommes alla téléphoner à la Préfecture de police pour demander du renfort.

Le siège du garage :Bonnot fusillade
Un sergent de pompiers de Choisy, Kiffer, fut l’un des premiers avertis. Il prit son pistolet, et s’en fut demander des fusils à deux Sociétés de préparation militaire. Il eut huit fusils Lebel et deux cents cartouches. Il les porta lui-même sur ce qu’on peut, sans ridicule, appeler le champ de bataille. Il les distribua à quelques soldats en permission qui se trouvaient là. Et le siège commença.
De tous les coins du terrain les balles pleuvaient sur la maison, dont les murailles légères furent trouées en cent endroits. L’homme, cependant, ne se montrait plus. De temps à autre, il passait son bras derrière un panneau de bois sur lequel étaient inscrits ces mots : « Lotissement Fromentin ». On ne voyait qu’une main bandée tenant un revolver. Une main bandée. Tout de suite, le chef de la Sûreté pensa à Bonnot. Quelques jours plus tôt, à Ivry, lorsqu’il s’était enfui, du sang coulait de son bras. Il s’était blessé lui-même en tirant.
   De toutes parts, les secours arrivèrent bientôt. Le maire de Choisy avait un fusil en bandoulière. Les soldats et les habitants, à qui le sergent de pompiers avait remis des armes, continuaient à tirer, couchés sur l’herbe espacée du talus. Et puis une compagnie de la garde républicaine arriva bientôt en automobiles. Elle fut suivie, quelques instants après, par une brigade des agents de réserve, une foule d’inspecteurs de police et un détachement de gendarmes. Guichard ordonna de tirer sur les fenêtres, derrière lesquelles, de temps à autre, on apercevait la silhouette de l’homme. Les vitres volèrent en éclats. Mais le bandit ne désarmait pas. D’instant en instant, la main apparaissait, et une détonation éclatait.

  A dix heures, la situation n’avait pas changé, lors qu’arrivèrent Lépine — le préfet de police de Paris —, Touny, Hamard, Lescouvé, procureur de la République ; Mouton, secrétaire du parquet ; Kampmann, chef du cabinet du ministre de l’Intérieur, et d’autres notabilités.!
  Un cinématographe cependant, tournait la manivelle de son appareil. Les pompiers de Choisy apparurent soudain. Et puis une autre compagnie de la garde républicaine. Les tireurs, accroupis derrière le moindre abri, dissimulés contre un arbre ou au revers d’un talus, criblaient de balles, un peu au hasard, la baraque.       Sur les deux cents cartouches apportées par Kiffer, il n’en restait que soixante-quinze, et peut-être aucune n’avait atteint Bonnot. Car c’était Bonnot qui soutenait le siège.  C’était Bonnot, tout seul. Il avait tiré environ soixante cartouches. Il lui en restait quatre cents.

Une trêve
    Vers onze heures moins le quart, soudain, la main cessa d’apparaître derrière le panneau. Il n’y eut plus un seul coup de revolver. Et quelqu’un émit l’opinion que le bandit s’était suicidé. A quoi Guichard répondit qu’il était peu probable qu’un homme comme celui-là se décidât à la mort avant d’avoir essayé d’abattre un de ses adversaires. Il avait raison. Bonnot, comme on l’a su plus tard, était occupé à écrire une manière de testament. Et les coups de feu qui trouaient les murailles ne le détournaient point de son dessein.
Attaque à la dynamite :
    Cependant, un peu inquiets de ce silence, les chefs de la police décidèrent de tenter une opération énergique. A onze heures et quart, un feu d’ensemble fut dirigé contre la maison. Mais rien n’y bougea. Bonnot écrivait. Soudain, les curieux virent un lieutenant de la garde républicaine qui se dirigeait vers la maison, poussant devant lui une petite voiture chargée de matelas. Mais à peine eut-il avancé de quelques mètres que les matelas tombèrent. Et l’on chercha un autre expédient pour s’approcher sans danger de la maison, et y placer une cartouche de dynamite. Car Lépine venait de décider de faire sauter la maison.

Deux habitants de Choisy amenèrent une voiture chargée de paille.Voiture-PailleIls firent reculer le cheval jusqu’à la maison. Cependant, le lieutenant Fontan, abrité derrière la paille, s’avança au pied du mur. Mais à ce moment le chien de Dubois se jeta sur l’officier et voulut le mordre. Il fallut abattre l’animal à coups de revolver.     

     Le lieutenant plaça une cartouche, reliée à cordon Bickford, et puis, sur un grand coup de fouet, le cheval partit. Et les trois hommes, protégés par la voiture, s’éloignèrent. Mais la cartouche n ‘explosa pas . II fallut recommencer.
Bravement, le lieutenant Fontan recommença. Accroupi sous la voiture, il se rapprocha du mur et plaça une nouvelle cartouche. Cette fois, le coup partit. Mais la brèche fut insignifiante. Sans se lasser, l’officier et les deux camionneurs reprirent leurs dispositions. Toutefois, le propriétaire du cheval refusa de conduire l’animal à reculons. Il le prit par la bride et s’avança vers la maison, sans trembler. Il était environ midi. Le lieutenant plaça cette fois plusieurs cartouches et puis revint en arrière. Quelques minutes après, une explosion formidable retentissait. Et une fumée épaisse s’éleva.Bonnot explosion

   Quand elle fut dissipée, on vit que la moitié de la façade s’était écroulée. Et puis, le long des murs entamés, une flamme monta. L’incendie suivait l’explosion. La foule, qui s’était amassée derrière les barrages, se rua vers cette maison qui flambait. Elle criait : « A mort ! A mort ! On tient Bonnot ! A mort, Bonnot ! » Puisque la brèche était faite, et que les flammes s’élevaient, le bandit ne pouvait rester dans son repaire. Et les bras se tendaient déjà pour le saisir. A grand’ peine les agents et les gardes parvinrent à repousser cette foule furieuse. La besogne de la police n’était pas finie. Il fallait encore s’emparer du bandit. On ordonna aux pompiers d’éteindre l’incendie. Et, au bout de vingt minutes, il fut possible d’entrer dans la maison.

    Dans le repaire du bandit
   On ramena donc la voiture de paille et on fit avancer le cheval vers la maison. Derrière cet abri, Lépine, Guichard et son frère (commissaire de police des Halles venu sur les lieux ) , le lieutenant Fontan et une dizaine d’agents marchaient.                   Lorsqu’ils furent devant le garage, ils se jetèrent à plat ventre et rampèrent, arme au poing, dans l’intérieur. Ils n’y trouvèrent qu’un cadavre, celui de Dubois, que l’inspecteur Arlon avait tué quelques heures auparavant. Le corps était déjà froid. On ne voyait pas la blessure. Le mort était revêtu d’une cotte bleue et d’un pantalon noir. On l’étendit sur l’herbe. Et le bruit courut aussitôt que Dubois s’était pendu ou bien empoisonné.
   Les frères Guichard, le lieutenant Fontan et plusieurs inspecteurs s’engagèrent alors dans l’escalier extérieur qui menait au premier étage. Guichard et le lieutenant Fontan pénétrèrent dans une première chambre, qui était vide. Ils avancèrent dans une seconde chambre contiguë. « Attention ! chef, cria un inspecteur. — Laissez ! répondit Guichard. »

Bonnot criblé de balles
   Et ils entrèrent. Le lieutenant Fontan, tenant d’une main un matelas avec lequel il s’abritait tant bien que mal, et de l’autre un revolver, tira quatre coups de feu au hasard. A ce moment, un matelas placé sur le sol remua. Bonnot, qui était caché dessous, tira sur l’officier, qui ne fut pas atteint, et puis essaya de se loger une balle dans la tête. A ce moment, les inspecteurs envahissaient la pièce. Ils tirèrent sur Bonnot, qui reçut onze blessures, dont trois au visage, près de l’œil gauche, et une dans le sein gauche.Bonnot la fin Il avait eu le temps de dire : « Tas de v… »

 
   On lui arracha aisément le browning qu’il tenait encore. Guichard et trois inspecteurs le saisirent alors, tout sanglant, et le transportèrent en bas. La foule les avait vus quand ils étaient sortis sur le palier extérieur. Elle brisa les barrages, bouscula les agents, et se rua sur le blessé en criant : « A mort ! » On eut grand’ peine à protéger le moribond contre la poussée de ces centaines de furieux. Le cadavre de Dubois fut foulé aux pieds ; on put repousser la foule et faire avancer une automobile. Le frère du chef de la Sûreté y monta avec Bonnot qui déjà râlait, qui était couvert de sang et murmurait encore, avec une rage survivante, des injures.
   Il avait reçu onze blessures dont plusieurs mortelles. Il vécut pourtant vingt minutes encore. Il mourut lorsque la voiture qui le menait à l’Hôtel-Dieu franchissait le pont Notre-Dame. On le transporta néanmoins à l’hôpital. Et de là, la mort ayant été régulièrement constatée, le cadavre fut envoyé à la Morgue. Quelques instants après, le cadavre de Jean Dubois y était également amené.

    Le soir, les journalistes ont été autorisés à défiler devant les deux cercueils voisins. Les corps lavés étaient d’une pâleur effrayante. Sur le visage maigre de Bonnot, déjà la barbe avait poussé. On n’osait pas regarder ses terribles blessures.
   Pendant ce temps , la maison de Choisy achevait de brûler. Au bout d’une heure, elle n’était plus qu’un amas de poutres calcinées et de fers tordus. Seul restait debout un petit appentis. On trouva néanmoins sur place des documents, armes et autres effets personnels de Dubois et Bonnot, et notamment le testament de Bonnot, auquel il mettait la dernière main pendant le siège. Le chef de la Sûreté se refusa à communiquer le texte entier, constituant selon lui une « apologie de faits qualifiés crimes » dont la loi interdit la publication. Il n’en livra que quelques phrases, que voici :
« Depuis la mort de ma mère, je n’ai plus rencontré une seule affection. »
« Je suis un homme célèbre, la renommée claironne mon nom aux quatre coins du globe et la publicité faite autour de mon humble personne doit rendre jaloux tous ceux qui se donnent tant de peine à faire parler d’eux et qui n’y parviennent pas. »
« Ce que j’ai fait, dois-je le regretter ? Oui… peut-être. Mais s’il me faut continuer, malgré mes regrets, je continuerai. »
« Il me faut vivre ma vie. J’ai le droit de vivre. Tout homme a le droit de vivre, et puisque votre société imbécile et criminelle prétend me l’interdire, eh bien ! tant pis pour elle ! tant pis pour vous tous. »
Il y avait quinze grands feuillets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

     

      

 

 

 

 

 

     

 

   

 

 

 

 

 

 

La jalousie d’un père ? !!!


L’affaire est on ne peut plus glauque. Après avoir été enlevée, séquestrée et frappée plusieurs jours durant par son père et ses frères, une jeune fille de 17 ans a finalement été retrouvée saine et sauve dans une maison près de Nîmes. Son père vient d’avouer la raison qui l’a poussé à agir ainsi.

  Elle a été retrouvée le visage tuméfié, incapable de faire ses besoins et complètement affamée… Une adolescente séquestrée dans une maison située à Saint-Chaptes près de Nîmes a donc retrouvé la liberté après avoir été embarquée de force lundi dernier dans un véhicule devant son lycée. Selon plusieurs témoins, certains d’entre eux auraient tenté de s’interposer. En vain. Un éducateur a même été frappé.

Une raison ubuesque
Si la jeune fille a été placée « sous protection judiciaire », a indiqué une source à Midi Libre, les raisons de son agression restent obscures. Une information a cependant permis aux enquêteurs d’orienter rapidement leurs investigations. Les responsables ne seraient autres que le père de la victime ainsi que les deux frères de celle-ci. Ils ont été tous trois placés en garde à vue. Mais ce qui s’avère encore plus sordide c’est bien le motif invoqué. Son père a avoué ne pas avoir supporté l’idée que sa fille puisse entretenir une liaison amoureuse.

Violence conjugale……


 J’ai trouvé cette vidéo  , elle m’a interpellé ( la violence est disons  » verbale, humiliante  » en publique , j’ai présumé qu’elle pouvait devenir  » physique  » au domicile) ..J’ai aussi pensé à mon père ( avant ) et à mon frère qui lui est exactement comme çà avec son épouse ) 

 La vidéo n’est pas très bonne , mais la réaction des gens ( ou non réaction ) porte à réfléchir …Bien sur , c’est filmé en caméra caché …..

A vous de voir si çà vous dit :

Même dans ma région…..


violences-scolaires        L’imbécilité cruelle est toujours d’actualité !
Pour s’être épris d’une jeune fille au cœur déjà conquis par un autre, un adolescent a été passé à tabac à Decize par le copain jaloux, la “douce” et leurs amis. Ils ont été arrêtés.

Le petit ami de l’adolescente, 16 ans, n’a pas aimé les textos enflammés que le garçon, 15 ans, envoyait à sa dulcinée de 17 ans. Il veut une explication entre hommes.
Le jeune s’attend à une discussion entre quatre yeux. Mais, dans une rue decizoise, il se retrouve face à six jeunes, mercredi dernier, en début de soirée, avant d’être conduit vers l’amoureux jaloux qui l’attend de pied ferme dans un lieu isolé.

Une heure de calvaire

Là, pleuvent les coups de pied et de poing assénés par cinq des sept individus tandis que les deux autres regardent l’adolescent se faire tabasser.

 

Ils le poussent dans une poubelle

Pour l’humilier un peu plus, ses agresseurs le poussent dans une poubelle qu’ils prennent un malin plaisir à faire rouler.
Puis ils le sortent, le ligotent avec une corde, lui tirent dans un bras avec un pistolet à billes et l’aspergent d’essence. Le calvaire dure près d’une heure avant que l’adolescent soit laissé tranquille.
Marqué psychologiquement, il garde le silence au retour dans sa famille puis finit par se confier à ses parents le lendemain. Il est conduit auprès d’un médecin qui lui notifie une interruption temporaire de travail de quatre jours.
Saisis d’une plainte, les gendarmes de la communauté de brigades de Decize et de la brigade de recherches de Nevers ont interpellé sept suspects de 14 à 19 ans, en début de semaine. Présentés devant le procureur de la République de Nevers ou le juge pour enfants à l’issue de leur garde à vue, mardi soir, ils ont tous été remis en liberté. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant leur comparution devant la juridiction compétente.
Les cinq auteurs présumés des coups seront jugés pour violences aggravées. Les deux autres protagonistes, suspectés d’avoir été témoins passifs du tabassage, répondront de non-assistance à personne en danger.

Violence conjugale………


Ma mère……..çà aurait pu………quand il avait bu ……..
J’ai reçu des fleurs aujourd’hui

Ce n’était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial.
Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit
et il m’a dit beaucoup de choses cruellescouple-dispute
qui m’ont vraiment blessées.
Je sais qu’il est désolé et qu’il n’a pas voulu
dire les choses qu’il a dites,
parce qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui.

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui..

Ce n’était pas notre anniversaire, ni un autre jour spécial.
Hier, dans la nuit,
il m’a poussé contre un mur et a commencé à m’étrangler.hpmme-etrangle-f
Ça ressemblait à un cauchemar,
je ne pouvais croire que c’était réel.
Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri.
Je sais qu’il doit être désolé parce
qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui.

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui et ce n’était pas la fête des mères
ni un autre jour spécial.

Hier, dans la nuit, il m’a de nouveau battu,
c’était beaucoup plus violent que les autres fois.femme-battue

Si je le quitte, que deviendrais-je?
Comment prendre soin de mes enfants?enfant
Et les problèmes financiers?
J’ai peur de lui mais je suis effrayée de partir.

Mais je sais qu’il doit être désolé parce qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui.

Aujourd’hui c’était un jour très spécial,
c’était le jour de mes funérailles…

Hier dans la nuit, il m’a finalement tué.
Il m’a battu à mort.
Si seulement j’avais trouvé assez de courage
pour le quitter, je n’aurais pas reçu de
fleurs aujourd’hui………..images-tombe

 » çà ne devrait jamais mourir un enfant « 


Après avoir entendu cette phrase dans une série télé et…..parce que je pense que c’est vrai…..

 

 

Résultat de recherche d'images pour "enfant poignardé illustrations"( photo ne correspond pas ; seulement  comme symbole )

 

L’innocente victime, au terrestre séjour,
N’a vu que le printemps qui lui donna le jour.
Rien n’est resté de lui qu’un nom, un vain nuage,
Un souvenir, un songe, une invisible image.
Adieu, fragile enfant échappé de nos bras ;
Adieu, dans la maison d’où l’on ne revient pas.
Nous ne te verrons plus, quand de moissons couverte
La campagne d’été rend la ville déserte ;
Dans l’enclos paternel nous ne te verrons plus,
De tes pieds, de tes mains, de tes flancs demi-nus,
Presser l’herbe et les fleurs dont les nymphes de Seine
Couronnent tous les ans les coteaux de Lucienne.
L’axe de l’humble char à tes jeux destiné,
Par de fidèles mains avec toi promené,
Ne sillonnera plus les prés et le rivage.
Tes regards, ton murmure, obscur et doux langage,
N’inquiéteront plus nos soins officieux ;
Nous ne recevrons plus avec des cris joyeux
Les efforts impuissants de ta bouche vermeille
A bégayer les sons offerts à ton oreille.
Adieu, dans la demeure où nous nous suivrons tous,
Où ta mère déjà tourne ses yeux jaloux.

André Chénier, Elégies

 

Un enfant a été violemment poignardé ce jeudi après-midi en pleine rue à Joeuf (Meurthe-et-Moselle) avant que son agresseur ne se rende à la police. L’information a été confirmée par la suite par le commissariat de Briey.

Le pronostic vital du petit garçon, rapidement héliporté par les secours à l’hôpital de Nancy pour y être opéré, est engagé, indique BFM TV. «L’enfant a été agressé au pied de son immeuble, a raconté André Corzani, le maire communiste de Jœuf. Le beau-père de l’enfant, alerté, est descendu immédiatement avec un de ses voisins, qui se trouve être un policier. Il a utilisé sa matraque pour désarmer l’individu.»

Le garçon âgé de 7 ans a été poignardé vers 16 heures alors qu’il rentrait de l’école, a précisé Yves Le Clair, le procureur de la République de Briey. Son agresseur lui aurait porté 6 coups de couteau à l’abdomen, avant d’être mis en fuite par le policier.

Croyance = violence ,intolérance ?


   Me reviennent aujourd’hui les bribes des cours d’Histoire de mon enfance quand Charles Martel, chef des Francs, arrête une armée arabe au nord de Poitiers. Des mots qui n’avaient aucune signification dans mon esprit de 9 ou 10 ans.
Faut-il que l’homme n’ait rien compris au sens à donner à sa propre vie pour la remettre entre les mains d’un dieu ou d’un gourou. Faut-il qu’il manque cruellement de virilité pour ne savoir l’exprimer qu’en déchargeant les cartouches de son fusil. Faut-il qu’il n’ait jamais atteint la jouissance pour la chercher dans la mort. Etroit d’esprit, borné, inculte du coeur. Ça rend fou.

Le 1er mai 1891 à Fourmies ( Nord) où j’ai vécu longtemps….


Le muguet y fut taché de sang :

La ville de Fourmies a atteint son apogée industrielle et démographique en 1891. Elle compte alors près de 16 000 habitants, en majorité des ouvriers qui vivent des conditions d’insalubrité importante. Parallèlement à une baisse de salaire de 10 à 15 % entre 1882 et 1891, le prix du pain a augmenté de 20 % et celui du charbon de 44 %. Durant l’hiver 1890/1891, plus de 2 000 personnes sont ainsi secourues par le bureau de bienfaisance de Fourmies. Le contraste avec la richesse du patronat est de plus en plus insupportable et révoltante pour l’ouvrier. A l’approche du 1er mai, on craint des mouvements de grèves plus fort qu’en 1890.

 Début avril, la journée du 1er Mai 1891 à Fourmies est préparée par des responsables du Parti Ouvrier Français, tels Hippolyte Culine et Paul Lafargue (gendre de Karl Marx, futur député du Parti Ouvrier en novembre 1891 à Lille). On y dénonce les « conditions de travail déplorables » et on revendique la journée de 8 heures de travail. Selon le programme, les ouvriers étaient invités à porter à 10h leurs revendications à la mairie. Des festivités l’après-midi et un bal en soirée étaient également inscrits au programme. Le 1er Mai 1891 n’aurait jamais du se terminer dans un bain de sang….

 Nous sommes le 1er mai 1891. A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève. Une seule filature reste en activité. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Le premier slogan de la journée « c’est huit heures qu’il nous faut  » est alors devenu « c’est nos hommes qu’il nous faut ». Le reste de la journée se déroulent sans aucun incident majeur. En début d’après-midi, le maire de Fourmies promet de relâcher à 17h00 les ouvriers qui avaient été arrêtés le matin. Il est 18h15, place de l’église, face à la mairie de Fourmies, les 4 grévistes emprisonnés le matin à la mairie n’ont toujours pas été libérés.

 Près de 200 manifestants arrivent alors sur la place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Il est 18h20, les cailloux volent, la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l’air. Il est presque 18h25, le commandant Chapus s’écrie : « Feu ! Feu ! Feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! » La troupe tire et teste leur nouveau fusil Lebel.

 La fusillade va faire une trentaine de blessés et neuf morts, dont 4 jeunes femmes et un enfant, parmi lesquels Maria Blondeau, jeune ouvrière de 18 ans tenant dans les mains un bouquet d’aubépine, Kléber Giloteaux, un jeune de 21 ans ou bien encore Emile Cornaille, âgé de 11 ans avec dans sa poche une toupie...


L’origine de ce 1er mai, fête du travail, est à chercher outre-Atlantique!!!!!


La journée des travailleurs, célébrée le 1er mai dans la plupart des pays industrialisés, est en fait née à Chicago en 1886 pour réclamer la journée de travail de huit heures et a été officialisée en France sous l’appellation « Fête du Travail » par le régime de Vichy. C’est en 1886 que les syndicalistes de l’American Federation of Labor choisissent de consacrer le 1er mai – jour de renouvellement des contrats de travail – à la revendication des huit heures de travail quotidien. Plus de 300.000 ouvriers quittent leurs usines et une gigantesque manifestation se déroule dans le calme à Chicago.

Anarchy in the USA

Le 3 mai, des incidents éclatent entre grévistes et policiers, six grévistes sont tués. Le lendemain, à la fin d’un meeting de protestation organisé par les anarchistes, une bombe éclate au milieu des policiers et provoque une panique gigantesque. Sept policiers et une dizaine de manifestants sont tués. Huit militants anarchistes sont condamnés à mort. Quatre d’entre eux sont pendus en novembre 1887, un cinquième se suicide en prison. Les trois autres condamnés sont graciés en 1893 et les cinq morts réhabilités à titre posthume.

Manifestation internationale des travailleurs

En 1889, le congrès constitutif de la deuxième Internationale des partis socialistes et ouvriers, réuni à Paris, décide d’organiser à date fixe, à partir du 1er mai 1890, une manifestation internationale des travailleurs pour demander la journée de huit heures et honorer les morts de Chicago.

L’armée tire sur les ouvriers

Jusque dans les années 1920, le 1er mai est marqué par la violence. Ainsi, en 1891, neuf personnes sont tuées par l’armée à Fourmies (Nord). En France, la journée de huit heures est accordée en 1919, mais le 1er mai demeure non chômé et les manifestations sont durement réprimées.

De Pétain à Le Pen

Mais en 1941, le régime de Vichy fait du 1er mai une fête légale, qu’il la baptise « fête du travail ». En 1947, elle devient chômée. En 1988, où le 1er mai survient entre les deux tours de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen, alors président du Front national, organise pour la première fois ce qui deviendra un rassemblement parisien régulier en l’honneur de Jeanne d’Arc. Les manifestations syndicales ont une forte connotation anti-FN.