Le 8 mars 1910…………………


La Journée Internationale des femmes
Le 8 mars est devenu la Journée internationale des femmes suite à une décision du congrès des femmes socialistes, à Copenhague, en 1910 (en France, la journée est dite : Journée internationale des droits des femmes).
À l’initiative d’une journaliste allemande, Clara Zetkin, les congressistes décidèrent de consacrer cette journée  » à la propagande en faveur du vote des femmes  ». Les Françaises allaient devoir attendre la Libération pour l’accomplissement de ce voeu.
   En ce début du XXIe siècle, l’égalité politique des droits semble acquise dans la plupart des pays (à l’exception des pays islamistes comme l’Arabie séoudite et les émirats arabes) et les États dirigés par une femme ne font plus exception.
N.B : c’est de la célébration de la Journée internationale des femmes qu’est sortie la Révolution russe de Février 1917…

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Parfois, il peut arriver que l’on utilise un objet tous les jours sans se rendre compte qu’il nous faciliterait la vie si on l’utilisait d’une autre manière. Entre les paquets de chips, les casseroles ou encore les cannettes de soda : Quelques objets du quotidien qui pourraient être beaucoup plus faciles à manipuler si l’on connait les bonnes astuces.

La tirelire : pourquoi souvent …..


En forme de cochon ? 

     Posséder un cochon donnait autrefois  l’assurance de manger à sa faim. Dans les campagnes, les familles propriétaires d’un porc disposaient, après l’avoir tué, de viande fraîche puis de charcuterie et de salaison pendant une grande partie de l’année. Et selon la célèbre expression  :  » tout est bon dans le cochon  ».

    Non seulement, presque la  totalité de ses morceaux est comestible et on peut transformer son sang en boudin, mais ses poils servent à fabriquer des brosses et pinceaux, et sa graisse, des bougies et du savon.

    Le cochon, qui mange à peu près n’importe quoi et n’a pas besoin de pâturage, a en outre l’avantage d’être facile à élever. Avec la temps , il a ainsi été associé à l’argent, et les premières tirelires en forme de cochon ont fait leur apparition au XVIIIe siècle.

P.S :

Pourquoi une fois  » cochon  » et parfois  » porc  » ?

On parle de porc quand on entend « viande de porc ». Il s’agit donc de la chair destinée à être consommée.

   Alors qu’on utilise le mot  » cochon  »  pour désigner l’animal, qui lui est encore bien vivant. cour de ferme avec cochons
   Une exception existe : celle de “cochon de lait”, on utilise ce terme pour désigner l’animal consommé lorsqu’il est encore jeune.

 

 

 

 

 

 

 

Hollywood ?


J’ai lu que…

    En 1880 , un colon nommé Harvey Henderson Wilcox , vint s’installer  à proximité de Los Angeles dans un ranch ranchqu’il appela Hollywood , mot qui signifie  » bois de houx  » parcequ’il avait essayé d’y acclimater ces arbustes   …….

 

    Une vingtaine d’années après , en 1900, Hollywood a un bureau de poste, son propre journal, un hôtel, deux marchés et une population d’environ 500 âmes. Los Angeles, qui compte 100 000 habitants à cette époque, est distante de 11 km de Hollywood. Les deux villes sont alors séparées par des cultures d’agrumes. Une ligne de tramway unique est mise en place pour joindre Prospect Avenue à Los Angeles.
C’est en 1902 qu’ouvre le célèbre Hollywood Hotel, sur le côté ouest de Highland Avenue et en face de Prospect Avenue. Cette route, jusqu’alors sale et non pavée, est rendue carrossable par la suite. L’année suivante, la ville devient une municipalité. En 1904 une nouvelle ligne de tramway est construite, ce qui diminue radicalement le temps de voyage jusqu’à Los Angeles. Son nom, Hollywood Boulevard, est à l’origine du renommage de Prospect Avenue.

     L’autre raison est l’annexion de la ville à Los Angeles. En effet, en 1910, les électeurs votent son rattachement à Los Angeles, dans le but de profiter du système efficace d’approvisionnement en eau de la ville (elle-ci vient en effet d’achever son aqueduc ). Une autre raison de ce vote est l’accès au système d’égouts de Los Angeles. Ainsi, à travers cette association, Prospect Avenue devient Hollywood Boulevard.

   ( Pour anecdote, ce changement entraîne la modification de tous les numéros des rues du nouveau quartier (ex : 100 Prospect Avenue, sur Vermont Avenue, devenait 6400 Hollywood Boulevard, et 100 Cahuenga Boulevard, sur Hollywood Boulevard, devenait 1700 Cahuenga Boulevard). 

  Ce n’est qu’en 1910 qu’un réalisateur, séduit par la lumière et et les paysages environnants ,  choisit la localité pour y tourner un court – métrage . Il créa un studio …..

  A cette époque ,le centre du cinéma est New York , mais de nombreux conflits opposent les grandes maisons de productions aux  producteurs   » indépendants  » .    Fatigués de voir leurs studios détruits par de véritables  » commandos armés  » , les indépendants décident d’aller tourner à Hollywood …La guerre de 1914 ayant ralenti la production européenne qui dominait le monde du cinéma , Hollywood devient la capitale mondiale du cinéma ….

  La promenade de la Gloire promenade gloire ( The walk of Fame ) est un vaste trottoir d’Hollywood recouvert de plus de 2000 étoiles sur lesquelles figurent les noms des plus grandes célébrités du cinéma américain…..

Là :  » désolé pour l’avance  » !


   Si les belges ne voient pas de problème à annuler un train à cause d’un pot de départ , les japonais sont, eux , très  » à cheval  » sur les horaires  …..Une exactitude qui frôle le ridicule quand une compagnie ferroviaire se confond en excuses publiques à cause d’un train parti …..20 secondes en avance ! Le train reliant Tokyo à sa banlieue nord étant partie de la gare  à 9 h 44 et 20 seconde au lieu des 9h 44 et 40 secondes prévus train japonais , la compagnie a publié un communiqué dans lequel elle déclare :   » Nous sommes profondément désolés pour l’énorme gêne occasionnée auprès de nos usagers  » 

  Précision : Aucun passager ne s’est plaint de l’incident et aucun n’a raté le train

   Les sociétés niponnes sont réputées pour leur ponctualité  , mais aussi pour la longueur des excuses adressées aux voyageurs par le  » chef de bord  » d’un train quand celui -ci par avec un très léger retard : Ses excuses durent , en général , aussi longtemps que le retard lui même !

C’était il y a 105 ans ……


( Fouillis pratiquement incompréhensible ) ……

 Le 4 août 1914 :
Invasion de la Belgique

    Le 2 août 1914, en prévision de la guerre européenne, l’Allemagne occupe le grand-duché de Luxembourg et somme la Belgique de laisser aussi passer ses troupes mais son ultimatum est rejeté par le gouvernement du roi Albert 1er.
    Le lendemain, l’empereur Guillaume II déclare la guerre à la France et son chef d’état-major Ludwig von Moltke met aussitôt en application le  » plan Schlieffen  »,  qui prévoit d‘écraser la France avant que la Russie n’ait achevé de concentrer ses troupes à ses frontières, et pour cela d’envahir la Belgique au mépris des traités internationaux qui garantissent sa neutralité depuis 1831.
   Une invasion mûrement réfléchie :
   À l’aube du 4 août 1914, sans perdre de temps, deux divisions d’active de 60 000 hommes franchissent la frontière germano-belge et se dirigent vers Liège, première place fortifiée de Belgique.invasion-1914
    Cette première journée commence comme  » une promenade de santé  ». Mais très vite, les Allemands découvrent des arbres, des charrettes et autres obstacles en travers de la route. Ils comprennent que les Belges se préparent à leur résister. Plusieurs civils et gendarmes sont abattus après de vaines sommations. Des villages sont mis à sac.
   À Bruxelles, vers  midi, devant les Chambres réunies, le roi Albert 1er Albert 1er prononce un discours historique :  » (…) Si l’étranger viole notre territoire, il trouvera tous les Belges groupés autour de leur Souverain qui ne trahira jamais son serment constitutionnel. J’ai foi dans nos destinées. Un pays qui se défend s’impose au respect de tous et ne périt pas  ».
   Il choisit d’assumer le commandement de l’armée en vertu de l’article 68 de la Constitution en imposant à son état-major de résister dans l’honneur.
  Liège sous le feu :
   À cheval sur la Meuse, la ville de Liège est ceinturée depuis la fin du siècle précédent par douze forts, à une dizaine de kilomètres du centre, qui surveillent les voies de communication vers Bruxelles et vers Charleroi et le sud. Au total, la place est défendue par 40 000 hommes sous les ordres du lieutenant-général Gérard Lemanleman (63 ans).
    Dans la nuit du 5 au 6 août, sous un fort orage, les six brigades allemandes se lancent à l’attaque de la ville en s’infiltrant entre les forts. Au terme de combats meurtriers, l’une des brigades atteint le centre de la ville. Elle est bientôt rejointe par les autres. Mais les forts continuent de tenir bon.
   Le général Karl von Bülow, qui commande la 2e armée allemande, envoie alors vers Liège un détachement d’infanterie doté d’une centaine de canons lourds dont deux  » grosses Bertha  » , des obusiers de 42 cm qui font pour la première fois leur apparition.
   L’un après l’autre, les forts cessent le combat. Le 15 août, c’est au tour du fort de Loncin de tomber ruine fort Loncin( image = ruines de Loncin ).

  infanterie belge ( infanterie belge )

Il explose après qu’un obus de la grosse Bertha ait touché une poudrière. Le général Leman est capturé inconscient.
   La résistance cesse le lendemain. Elle aura causé 15 000 à 20 000 pertes chez les Belges (dont deux mille tués) contre 3.500 à 4.000 seulement chez les assaillants. Cet écart est dû aux conditions désordonnées de la retraite belge et à la capture des 5.000 occupants des forts.
   Les Liégeois portés aux nues :
     La résistance inattendue des Liégeois, dans cette première bataille de la Grande Guerre, a ravi leurs alliés français et britanniques et leur permet plus sûrement que jamais de se poser en défenseurs du Droit contre l’Allemagne qui a déclaré la guerre à la Russie et la France et n’a pas craint d’envahir un pays neutre.
   Dès le 7 août 1914, la Légion d’Honneur est accordée à la ville de Liège et le président Poincaré viendra la lui remettre... un peu plus tard, en juillet 1919. Se réjouissant  prématurément, la presse française salue l’exploit des Liégeois. À Paris, la station de métro Berlin et la rue du même nom sont rebaptisées Liège ! Et pour ne rien oublier, les cafés viennois deviennent des cafés… liégeois café liégeois !( Grands effets, petites conséquences…lol )

    Résister dans l’honneur
    Le 17 août, au grand dépit de l’état-major français qui aurait préféré un repli vers Charleroi et la frontière française pour soutenir l’armée française, le roi choisit de replier son armée de campagne sur la place forte d’Anvers 
De la mer du Nord aux Vosges s’engage la  » bataille des frontières  ». Elle va déboucher sur une sévère défaite des Français et de leurs alliés belges et anglais.         Mais la rapidité de la mobilisation russe va mettre à plat le plan Schlieffen et enlever aux Allemands tout espoir d’une victoire rapide…

Le plan Schlieffen : Les idées maîtresses de ce plan sont d’abord de concentrer le gros des armées allemandes le long des frontières occidentales du Reich en n’assurant qu’une protection minimale à l’est face au danger russe. Ensuite, une attaque à travers le Luxembourg et la Belgique contournerait, par le nord, toutes les forces françaises massées le long de la frontière franco-allemande. L’aile droite marchante allemande pivoterait vers le sud pour prendre Paris et enfin encercler les troupes françaises. Ce plan implique l’obtention d’un droit de passage par la Belgique ou, à défaut, le passage en force avec violation de la neutralité belge. 
    

 

 

Communication ….


inter espèces ? 

  À la croisée des sciences cognitives et informatiques, le projet Interspecies Internet tente de concevoir des outils de communication électronique inter-espèces.

Il y a dix-huit ans, Peter Gabriel a fait une expérience qui change profondément sa vie: en visite dans un centre pour primates à Atlanta, il improvise un bœuf musical au piano avec deux bonobos, Kanzi et Panbanisha.Les animaux n’ont jamais touché d’instrument mais ils comprennent instinctivement le langage musical. Impressionné par ce qu’il a vu, Gabriel finit par monter une équipe mue par un rêve un peu dingue: inventer un système de communication électronique inter-espèces.

   En 2013, le projet  » Interspecies Internet » se dévoile au monde lors d’une conférence TED. Sur scène, Peter Gabriel est accompagné par  » des pointures  » : Diana Reiss, spécialiste de la cognition et du langage chez les dauphins, Neil Gershenfeld, inventeur du concept de fablab, et Vint Cerf, légende de l’informatique et père fondateur du Web. L’idée passe à peu près inaperçue, mais l’équipe continue de travailler.
   Ces six dernières années, ses membres ont mis au point deux dispositifs, un pour les dauphins, l’autre pour les chimpanzés. Des résultats commencent à tomber, explique  » IEEE Spectrum  » dans un article du 25 juillet.

 

Parler aux animaux… au lieu d’en manger
    Techniquement, l’Interspecies Internet est une gigantesque montagne à gravir. S’il existait, le système idéal serait non seulement une pierre de Rosette du langage animal, mais également une interface de communication adaptée à chaque espèce (puisqu’un dauphin, si doué soit-il, ne pourra pas utiliser les mêmes outils qu’un singe). La tâche semblait jusqu’alors inatteignable mais l’évolution des algorithmes de reconnaissance du langage naturel (NLP) et des interfaces de communication la rendent désormais envisageable.
   Pour y parvenir, l’équipe de recherche développe plusieurs axes de travail. Des interfaces classiques, comme FaceTime ou Skype, fonctionnent déjà partiellement chez les orangs-outans, même s’ils passent plus de temps à jouer qu’à discuter. Les dauphins ont eux aussi leur écran tactile, mis au point en 2017. Côté logiciel, l’Earth Species Project met à profit le deep learning non supervisé pour décoder les sons des baleines, dauphins, primates et autres animaux. De leur côté, des primatologues creusent l’idée de former des singes dans un environnement humain, comme c’est déjà le cas concernant Kanzi, pour servir de traducteur inter-espèce.

    Les pistes ne manquent pas. L’Interspecies Internet avance au rythme de la recherche et de l’innovation. Bien que les enjeux techniques, scientifiques et philosophiques soient colossaux, c’est un autre aspect qui motive Jeremy Coller, le millionnaire américain dont la fondation finance majoritairement l’initiative: celui de la protection animale. Car le jour où nous pourrons parler au bétail, argue-t-il, il nous deviendra beaucoup plus difficile de le manger.

 

çà s’est passé il y a environ 104 ans …..


haiti carteLe 28 juillet 1915, les troupes américaines débarquent à Port-au-Prince , capitale d’Haïti, pour officiellement restaurer la stabilité et la sécurité dans la première République noire des Temps modernes. Elles  resteront pendant près de vingt ans, jusqu’en 1934….

    Depuis le milieu du XIXe siècle, la république d’Haïti n’avait cessé de  » descendre aux enfers  » , victime de l’absence de projet national et de la rivalité entre bourgeoisie mulâtre et paysannerie noire. Plusieurs coups d’État se succèdent dans les années 1910 jusqu’à celui du général Vilbrun Guillaume Sam, en mars 1915.
   Le nouveau dictateur se montre aussi despotique que ses prédécesseurs et le 27 juillet 1915, fait massacrer 167 prisonniers politiques dans la prison de Port-au-Prince.    Dans l’après-midi, la population, exaspérée, se soulève et poursuit le président jusque dans les bâtiments de l’ambassade de France.
     Le dictateur est massacré et ses restes sont exhibés par la foule dans les rues de la capitale. Le président américain Thomas Woodrow Wilson voit dans ce nouveau débordement le motif d’une intervention militaire. Dès le lendemain, un navire de guerre, le Washington, entre dans la rade de Port-au-Prince ( la capitale ) . Le soir même, les troupes de marines prennnent position dans les endroits clé. La diplomatie de Washington justifie son droit d’ingérence par des principes humanitaires.

   Pretextant l’absence  » d’élites haïtiennes crédibles et compétentes  », Washington prend en main le pays et instaure un protectorat de fait. La classe politique, essentiellement mulâtre, se laisse elle-même manipuler par Washington. Le président du Sénat, Philippe Sudre Dartiguenave  Dartiguenave, accepte d’être installé par l’occupant à la présidence de la République.
Les marines aident la gendarmerie nationale pour réprimer en 1918 une violente insurrection des  » Cacos   » , les paysans en armes du nord de l‘île, sous la direction d’un certain Charlemagne Péralte qui sera tué dans une embuscade en 1919. On compte plusieurs milliers de victimes sur 40.000 insurgés, avec des exactions et violences de toutes sortes.
     Les entreprises américaines débarquent dans l’île à la suite des militaires et s’approprient les maigres ressources locales (plantations…). Elles remettent également en état les infrastructures de l’île : routes, dispensaires, écoles… (non sans inscrire le montant de ces réalisations dans la dette extérieure d’Haïti  !). Par ailleurs, le cours de la monnaie locale,  » la gourde  », est aligné sur le dollar.
   Les institutions du pays, banques, armée, douanes, éducation... sont prises en main par les administrateurs américains. Un certain Franklin Roosevelt rédige même une nouvelle Constitution pour l’État haïtien…
    Malgré ces acquis, les Américains suscitent contre eux l’hostilité tant des paysans noirs, maintenus dans des conditions de quasi-servitude, que des mulâtres. Ces derniers, ayant  un  » sentiment  » très fort de supériorité sur les Noirs, supportent mal d’être mis dans le même sac que ces derniers par les occupants !
   Franklin Delano Rossevelt F.D Roosevelt, à peine élu à la présidence des États-Unis, retire le 21 août 1934 les marines d’Haïti sans qu’ait été résolu un seul des problèmes structurels de la république.

çà continue…


….La canicule .

Encore une explication sur l’origine du mot / phénomène !

  L’origine de l’expression  » canicule  » remonterait très haut, à plus de deux mille ans avant Jésus-Christ. Elle a ,dit on , son berceau en Egypte. Tout le monde connaît la constellation du Grand Chien, petite constellation située près d’Orion ; c’est là que se trouve une étoile admirable d’un grand éclat : Sirius.
   Les Égyptiens avaient un grand faible pour Sirius, qu’ils appelaient Soth, ou Sothis ou Sirbâd (de là le nom moderne de Sirius ). Cependant , Sirius se levait et se couchait exactement quand le soleil se couchait et se levait en juin et juillet. Sirius appartenant à la constellation du Grand Chien (Canis), les jours compris entre ces levers et ces couchers concordants furent appelés Caniculaires. De là  » la canicule. »
    L’année civile des Égyptiens était égale à 365 jours, ce qui fait que chaque année réelle était trop courte d’un quart de jour. Tous les quatre ans, ces écarts faisaient rétrograder l’année d’un jour entier. Après 1400 ans, il y avait erreur d’une année entière. On ajoutait cette année aux précédentes. La constellation du Grand Chien, par suite de la réunion des équinoxes fait donc, par rapport aux levers solaires, un tour de ciel complet en 1460 ans.

  La canicule parisienne. Illustration de couverture du Petit Journal du 9 septembre 1895  :
C’est là le cycle caniculaire :

    Les 1460 années solaires faisaient 1461 années égyptiennes. Les fêtes civiles et religieuses se célébraient à jour fixe et après 1461 ans elles avaient accompli un cycle complet parcourant toutes les saisons. Le jour initial rétrogradant, les fêtes et les travaux des champs étaient continuellement changés de date. Les prêtres égyptiens possédaient seuls le secret des cycles caniculaires, ce qui leur permettait de rétablir la date des événements et de les prédire, au grand étonnement du commun des mortels. En fait, c’était le chaos, les fêtes et les saisons se renouvelant à toutes les époques de l’année.
    C’était surtout le Nil qui par ses débordements donnait aux Egyptiens la notion des jours caniculaires. Les grandes crues coïncidaient avec l’apparition au ciel de Sirius, c’est-à-dire au mois de juin. Pendant quarante jours, il fallait subir la canicule. Grandes chaleurs, maladies, fièvres. ( Pas rassurante, la canicule des Egyptiens ! ) Aussi les recommandations pleuvaient. Il y a deux mille ans, on écoutait les conseils d’Hippocrate. Ne pas se baigner, peu manger, peu dormir, boire peu et frais, mais pas glacé, marcher lentement, ne se livrer à aucun travail, etc. ( on retrouve pratiquement ces conseils aujourd’hui )
    Aujourd’hui, le lever héliaque (moment où elle devient visible à l’Est au-dessus de l’horizon à l’aube) de Sirius a lieu en août. Sirius ne s’occupe plus du tout du mois de juillet. Nous traversons par conséquent une pseudo canicule. Mais encore une fois, à la définition près, faussée par les déplacements de la constellation du Grand Chien, la canicule subsiste et c’est bien en juillet-août que surviennent généralement les plus grandes chaleurs. Les conseils des Anciens peuvent dans certaines limites plus raisonnables, l’appliquer à la canicule moderne.
   Il est curieux de voir persister encore de nos jours, après de nombreux siècles d’intervalle le préjugé des jours caniculaires, jours pleins de maléfices, disaient les sorciers du Moyen Age. Et  intéressant aussi , de voir se rattacher à cette vieille expression le rôle prédominant de l’étoile Sirius dont nous ne nous préoccupons plus beaucoup aujourd’hui. Sirius est si loin ! Plus loin que ne le soupçonnaient les Egyptiens.
   La lumière parcourt environ 300 000 kilomètres à la seconde et met 8 minutes pour nous arriver du soleil, elle met 16 ans pour parcourir la distance qui sépare Sirius de la Terre. Le diamètre de Sirius est d’environ 2 400 000 km. On peut,sous ce rapport imiter les Egyptiens et admirer un astre aussi gros et aussi étincelant.

Indépendance de Genève ?


   Geneve 1602 ( Genève à l’époque  )

    Le 21 juillet 1603, à Saint-Julien-en-Genevois, Genève et la Savoie signent un traité qui consacre l’indépendance définitive de la ville après l’épique   » journée de l’Escalade. » 

La journée de l’escalade

  Le 12 décembre 1602, une troupe de soudards s’approche de Genève. Ses chefs, qui obéissent au duc de Savoie Charles-Emmanuel, ont mission de s’emparer de la petite république calviniste et d’y rétablir le catholicisme.

Une ville indisciplinée
Après les guerres de Bourgogne et la triste fin du duc Charles le Téméraire ( Grand-Duc d’Occident )  sous les murs de Nancy (1477), Berne et ses alliés de la confédération helvétique prennent conscience de leur force. Ils concluent contre le duché de Savoie une Alliance perpétuelle avec le roi de France Louis XI.
Sous le règne du duc Charles III, le roi de France, François Ier, envahit la Savoie. De leur côté, les Bernois envahissent le Pays de Vaud, le Genevois et le Chablais.
La ville de Genève, qui se situe à l’extrême limite du duché de Savoie, profite de l’affaiblissement de celui-ci pour signer en 1526 le  »  traité de combourgoisie  »  avec Berne et Fribourg. Elle se transforme en république libre et vote la Réformation en 1536.    Elle se rallie aux disciples de Luther avant de se soumettre à la férule de Jean Calvin.
Mais, en Savoie, le duc Emmanuel-Philibert, joliment surnommé « Tête de Fer », rétablit miraculeusement sa situation lors du traité de Cateau-Cambrésis (1559). Ses États lui sont restitués et il épouse même la soeur du roi de France Henri II, Marguerite de France. La rivalité entre le duché et la république n’en devient que plus dure.
  Genève contre Savoie
      En 1589, la cité de Calvin s’assure les services d’un  » reître  »  français, Nicolas de Harlay, seigneur de Sancy. (Un reître, dans le langage courant désigne une personne brutale. A l’origine, un reître était un cavalier allemand engagé par la France en tant que mercenaire. C’est leur brutalité qui a donné son sens contemporain à ce mot.
Synonyme : soudard . )  Ce mercenaire met à sac le Genevois sous domination savoyarde et le Chablais avec ses soudards bernois, français et genevois. Ses troupes occupent la place d’Yvoire puis la ville de Thonon.
   Le 2 mai, c’est au  tour du château de Ripaille, haut lieu symbolique de la Maison de Savoie. Le Conseil de Berne, allié de Genève, après avoir  » loué l’Éternel, Dieu des armées et défenseur des justes querelles  » , exige  de  Sancy  »  de renverser et détruire la maison de Ripaille  » . Le 3 mai,  »  le feu fut mis par toutes les sept tours et consuma premièrement les deux galères et les trois esquifs. Le feu continua le dimanche et le lundi…  » 
   Quelques années plus tard, le duc Charles-Emmanuel Ier, fils d’Emmanuel-Philibert  » Tête de Fer  », voulut prendre sa revanche: 

    Le 17 janvier 1601, à Lyon, il signe un traité avec le roi de France Henri IV pour s’assurer de sa neutralité au prix de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex, puis il dirige son armée vers Genève la rebelle.
Une bataille épique :
   Le 12 décembre 1602 (selon le calendrier julien en vigueur à Genève), le seigneur d’Albigny décide de profiter de la plus longue nuit de l’année pour s’emparer de la ville.
    Plusieurs dizaines de mercenaires aguerris, munis d’échelles enveloppées de chiffons, se glissent le long de la muraille et les plus agiles franchissent le parapet sans que le guet ait sonné l’alerte.
    Mais la  » mère Royaume  » , une huguenote d’origine lyonnaise, voit un soldat s’avancer dans la ruelle. Elle saisit sa marmite sur la crémaillère de l’âtre et déverse la soupe brûlante sur les assaillants… L’alerte est sonnée et les miliciens se portent à l’attaque. En hâte, les intrus se précipitent de l’intérieur pour ouvrir les battants de la poterne et faire entrer leurs complices massés derrière. Mais c’est trop tard.
    Un garde du nom d’Isaac Mercier se jette sur le taquet qui retient la herse et la fait tomber sur les assaillants qui se précipitaient sous le porche. La ville est sauvée.
Les survivants de l’assaut  ( dont le comte de Sonnaz ) sont capturés et pendus le lendemain avec des  démonstrations de joie aux remparts de la ville, au-dessus de la plaine de Plainpalais. Leurs corps sont livrés aux injures des passants. Le roi Henri IV, apprenant la nouvelle quelques jours plus tard, envoie ses chaleureuses félicitations aux Genevois.
Vers une paix définitive
   Le 21 juillet de l’année suivante (1603), à Saint-Julien-en-Genevois, Genève et la Savoie signent un traité qui consacre l’indépendance définitive de la ville.
    Tous les deuxièmes dimanches de décembre, les habitants commémorent encore aujourd’hui l’Escalade en costumes d’époque, dans la vieille ville, avec des proclamations de circonstances par le héraut, de la musique militaire d’époque (fifres et tambourins) et un feu de joie devant la cathédrale.
    On mange des marmites en chocolat, fracassées sur la table familiale au cri de « Ainsi périssent les ennemis de la République ! » Certains chantent le « Cé qu’è l’ainô », un poème épique dans un patois proche du provençal qui était parlé à l’époque. 
Cé qu’è lainô, le Maitre dé bataille,
Que se moqué et se ri dé canaille,
A bin fai vi, pè on desande nai,
Qu’il étivé patron dé Genevoi…

Traduction aproximative : 
Celui qui est en haut, le Maître des batailles,
Qui se moque et se rit des canailles
A bien fait voir, par une nuit de samedi,
Qu’il était le patron des Genevois…
    ( À noter que les catholiques, qui ont été privés des droits civiques pendant 200 ans au profit des calvinistes, sont redevenus aujourd’hui majoritaires à Genève.)