Basil Zaharoff …….


….qui est le  » marchand de mort  » Basil Zaharoff ?

 

Né en 1849 dans l’Empire ottoman, Basil Zaharoff …..

Basil Zaharoff ?

… est un aventurier aux activités louches qui, dès son plus jeune âge, procure des clients aux prostituées de Constantinople. Il fait aussi de la contrebande et s’intègre à un gang de faux pompiers, chargés d’éteindre les incendies qu’ils ont eux-mêmes allumés.!!!!

Mais ce qui fera surtout sa fortune, ce sont les ventes d’armes, dans lesquelles il se lance à la fin des années 1870. Grâce à ses relations et à son entregent,( entregent =Adresse à se conduire, à se faire valoir en société, à jouer de ses relations ) il y réussit très bien.

Sans états d’âme, Zaharoff fournit des armes aux belligérants qui s’affrontent dans les conflits qui, à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ensanglantent les Balkans, l’Afrique du Sud et, un peu plus tard, l’Europe entière.

Ce trafic d’armes fait la fortune de Basil Zaharoff. Il lui vaut aussi son surnom de « marchand de mort« . Immensément riche, il fréquente les élites et investit son argent dans le pétrole ou les bateaux.

Mais il devient aussi, en 1923, le principal actionnaire de la Société des Bains de Mer (S B M) de Monaco, qui gère le casino et des hôtels de luxe de la principauté. Cette entreprise, très prospère, consent de nombreux prêts au prince Louis II de Monaco

prince Louis II ?

, souvent impécunieux.

Mais Zaharoff voit encore plus grand. Il n’imagine rien de moins que d’offrir la principauté elle-même à sa maîtresse, épousée en 1924, la duchesse Maria de Villa-Franca de los Caballeros.

Maria de Villa-Franca de los Caballeros ?

Le projet n’est pas si insensé qu’il peut paraître au premier abord. En effet, le prince Louis II, arrivé au pouvoir en 1889, éprouve beaucoup moins d’intérêt pour les affaires du « Rocher », comme on appelle aussi Monaco, que pour l’armée, dont il est issu.

En plus, la duchesse est apparentée à la famille royale d’Espagne. Elle ferait une princesse de Monaco très convenable. Mais Louis II refuse le marché et, en 1926, la duchesse de Villa-Franca succombe à la tuberculose.

Dès lors, Basil Zaharoff, dont le monde s’écroule, n’est plus que l’ombre de lui-même. Renonçant à toutes ses activités,, il se retire et meurt à Monaco en 1936.

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Supplément :

Il parait que dans  » L’Oreille cassée   »

L’Oreille cassée

(1937), album des aventures de Tintin, on peut voir le personnage de Basil Bazaroff, marchand d’armes qu’on voit paisiblement vendre des canons au San Theodoros du général Alcazar, avant d’aller faire la même chose dans le pays rival, le Nuevo Rico.( Je n’ai pas souvenir de cet album ) Ce Basil Bazaroff ne serait autre que l’homme d’affaires Basil Zaharoff, décédé en 1936, dont Hergé a reproduit l’apparence (moustache, barbiche, canne, chapeau) et a à peine modifié le nom……

Pendant l’entre-deux guerres, le  » mystérieux  » et richissime industriel dont la biographie est alors semée de zones d’ombre, a été rendu immensément célèbre par les médias, qui ont fait de lui l’archétype du  » marchand de mort  » et du  » profiteur de guerre  » responsable du massacre de 1914-18. La vie de ce personnage redoutablement cynique, reconstituée en 2019 par l’historien Tristan Gaston-Breton

Tristan Gaston-Breton ?
Le livre ?

dans les années 1880 qu’eut lieu son premier coup d’éclat , lorsqu’il parvient à vendre le sous-marin Nordenfelt à la fois aux Grecs, aux Turcs et aux Russes !!

Les journaux vont s’intéresser très fréquemment à lui, lui attribuant une influence aussi décisive que souterraine sur les grands événements internationaux de l’époque, et forgeant peu à peu un véritable mythe autour de lui. Il personnalise alors, presque à lui seul, le profil du milliardaire tirant dans son propre intérêt les ficelles du pouvoir européen.

En octobre 1921, dans le journal conservateur Le Matin,

 Le Matin ?

son nom apparaît dans un article sur les relations franco-turques. Henry de Jouvenel

Henry de Jouvenel ?

y qualifie Basil Zaharoff d’  » homme mystérieux de l’Europe  » et de  » financier cosmopolite ,  riche de plus d’un milliard  », évoquant ses liens avec Georges Clemenceau

Clemenceau

dont il a recruté le fils ( Michel Clemenceau )

Michel Clemenceau ?

pour » la Vicker » ( Vickers 

la Vicker?

est une variante britannique de la mitrailleuse Maxim ?.)

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» Mais est-ce bien le vrai Zaharoff qui vient de mourir ? En septembre 1933, une information anglaise nous apprenait sa mort. Le lendemain un démenti venait de France, il se reposait dans son château de Balincourt.

Un journal américain envoya un de ses collaborateurs en Europe pour éclaircir ce mystère ; ce dernier rapporta ce témoignage : Sir Basil Zaharoff serait enterré depuis longtemps et c’est un autre homme qui, sous son nom, aurait continué à diriger les diaboliques intrigues des marchands de canons. Mais je crois que ce dernier trait n’est qu’une légende et que le ciel bleu de Monte-Carlo a bien reçu hier matin le dernier soupir de l’homme le plus mystérieux du monde.  »

Comment l’amour à créé le timbre poste ?


Même si nous n’écrivons plus guère de lettres aujourd’hui, au profit des SMS et autres textos, nous avons l’habitude, si cela nous arrive encore, de coller un timbre sur l’enveloppe, avant de la mettre à la poste.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, jusqu’en 1840, il n’existait pas de timbres. C’était le destinataire de la lettre qui payait l’expédition du courrier. Et le montant de la taxe qu’il acquittait dépendait surtout du lieu de provenance de cette lettre.

Mais les choses changent donc en 1840. Et l’origine de ce changement tient à un petit détail.

En 1840, donc, sir Rowland Hill

Rowland Hill ?

déjeune dans une auberge du nord de l’Angleterre. C’est le directeur des postes anglaises. Il est alors témoin, à une table voisine, d’une scène touchante.

Y est assise une jeune fille, à laquelle on remet une lettre. Elle l’examine puis, les larmes aux yeux, la rend au préposé. Comme le pli vient de Londres, elle ne peut payer la lourde taxe qui l’accompagne.

Sir Rowland croit comprendre que l’expéditeur de la lettre n’est autre que le fiancé de la jeune fille. Touché par cette scène, il se lève et règle la taxe. En réalité, l’émotion de la jeune fille était feinte.

En effet, elle avait convenu d’un code, avec son fiancé, qui, en fonction de la manière dont l’adresse était écrite, permettait aux jeunes gens de se donner des nouvelles gratuitement. ? ( pas compris moi lol)

Néanmoins cet épisode donne une idée à sir Rowland Hill : celle du timbre-poste. Cette petite vignette, achetée par l’expéditeur, serait collée sur l’enveloppe ou plutôt, à l’époque, sur la lettre même. De la sorte, le destinataire n’aurait plus rien à payer.

Il soumet l’idée à la Reine Victoria

Reine Victoria ( vers 1840 ? )

, qui la trouve excellente. Ainsi, le premier timbre, à l’effigie de la souveraine, est émis le 6 mai 1840. Il est aujourd’hui connu par les collectionneurs sous le nom de « black penny ».

« black penny »?

Il faudra attendre le 1er janvier 1849 pour voir apparaître le premier timbre français

premier timbre français ?

. Il représente Cérès, l’antique déesse des moissons.

Rois de France …



….. tous un peu fêlés !?

L’humour bizarre de louis XV

Louis XV ?

Le Bien-Aimé est déroutant. Enfant déjà, il a une façon bien à lui de s’amuser. Alors qu’il est souvent muré dans le silence, il peut, d’un seul coup, déchirer les manchettes de dentelle d’un ministre, couper les sourcils d’un écuyer ou même tirer une flèche dans le ventre du grand prévôt! Son entourage rit jaune. Ado, il continue ses drôles de blagues montant sur les toits de Versailles pour effrayer les vieilles dames ou arrosant un abbé avec un jet d’eau. On pourrait croire que le roi, devenu adulte, va se calmer. Perdu! Il a encore des coups de folie qui surprennent son entourage. Un ami de la Pompadour en sait quelque chose : alors qu’il informe LouisXV qu’il sort tout juste d’une crise de goutte, le roi lui écrase les pieds en lui demandant si c’est bien là qu’il a mal…

Diagnostic : selon le psychiatre Michel Kummer, LouisXV aurait souffert d’une faille narcissique, due à une enfance malheureuse et à son écrasant prédécesseur, le Roi-Soleil.

Cours, Charles VI, cours

Charles VI, ?

Ce roi n’a pas hérité du surnom de Charles VI le Fol sans raison… Le 5 août 1392, en expédition contre le duc de Bretagne, il traverse la forêt du Mans avec ses hommes. Soudain, un illuminé surgit devant lui et hurle :  » Arrête, noble roi, ne va plus car tu es trahi.  » Troublé, le monarque craque un peu plus tard, lorsque les lances de deux pages s’entrechoquent par accident. Il sort aussitôt son épée, attaque son frère et tue six de ses hommes avant qu’on parvienne à l’attacher. Cette crise de folie furieuse n’est que la première d’une longue série. Le roi croit voir des ennemis partout, prétend s’appeler Georges, refuse de se laver  et court souvent dans son palais jusqu’à tomber d’épuisement. Affirmant être de verre, il se couvre d’attelles en fer et refuse qu’on le touche. Le voilà bel et bien devenu fol.

Diagnostic : selon les historiens, Charles aurait été schizophrène, paranoïaque ou bipolaire .

Marie-Antoinette, la timbrée de déco

Marie-Antoinette ?

Bien avant Valérie Damidot, Marie- Antoinette voue une passion à la décoration intérieure. A Versailles   comme au Petit Trianon, elle a tout refait, du sol au plafond, parfois plusieurs fois, sans jamais regarder à la dépense ! En 1779, elle veut redécorer son Grand Cabinet et commande un meuble splendide et une soierie en satin blanc broché d’arabesques et de fleurs pour les rideaux et les tapisseries. Le tissu coûte plus de 100 000 livres à lui tout seul ! Ce qui ne l’empêche pas, quatre ans plus tard, de tout arracher pour installer des boiseries. Au Petit Trianon, elle exprime toute sa créativité, et sa passion vire à l’obsession. Influencée par Rousseau  et le naturalisme, la reine veut recréer l’illusion d’une flore sauvage pour que le décor soit en harmonie avec l’atmosphère bucolique du lieu. Des porcelaines couvertes de bleuets aux meubles en bois où sont délicatement sculptés pommes de pin, boutons d’or ou épis tressés, la reine se ruine pour mettre la  » nature  » partout ! Ainsi s’assoit sa réputation de  » Madame Déficit  ».

Diagnostic : Marie-Antoinette semble atteinte d’oniomanie, trouble lié aux achats compulsifs.

Pas de  »miaou » pour Henri III

Henri II ?

Il ne fait pas bon être un matou sous le règne d’Henri III ! Le dernier des Valois a en effet une peur panique des chats, si forte qu’il s’évanouit à leur vue. Manque de chance, à la fin du XVIe siècle, les chats pullulent dans le royaume de France. Pour s’en protéger, le monarque n’hésite pas à faire usage de son pouvoir. Il interdit à quiconque à la cour d’en posséder un, histoire de pouvoir se balader dans son château de Saint-Cloud sans risquer la syncope. Mais que faire face aux hordes de félins qui l’attendent dès qu’il met le nez dehors? Les exterminer, pardi! Le roi tout-puissant ordonne à ses gardes de tuer tous les chats qui croisent leur chemin. Bilan de son règne : 30 000 matous tués entre 1574 et 1589.

Diagnostic : Henri III souffre d’ailurophobie, la phobie des chats , qui peut provoquer tremblements et tachycardie.

Les pulsions perverses de Charles IX

Charles IX ?

La légende raconte que le soir de la Saint- Barthélemy , le 24 août 1572, Charles IX, 22 ans, est resté au balcon à se délecter du massacre des protestants. Si c’est faux, le fils de Catherine de Médicis  a tout de même un penchant pour la cruauté et le goût du sang. Quand il rentre de la chasse, il peut s’arrêter dans la basse-cour d’un paysan et abattre toutes ses bêtes. Ou égorger son chien, qu’il adore pourtant. A la cour, il décide un jour que les hommes doivent porter une boucle d’oreille. Les courtisans font la queue pour se percer le lobe. Le lendemain, le roi a changé d’avis et tire les oreilles de ceux qui ont obéi ! Malade, il souffre dans ses derniers mois d’ hallucinations .

DiagnosticCharles IX, fragile psychologiquement, aurait été traumatisé par la violence des guerres de Religion.

La très cruelle Jeanne de Bourgogne

Jeanne de Bourgogne ?

Mieux vaut ne pas déplaire à Jeanne la Boiteuse, reine de 1328 à 1349. Car l’épouse de Philippe VI de Valois a une fâcheuse tendance à vouloir supprimer ceux qui la dérangent, tel le chevalier Robert Bertrand, un proche conseiller du roi. Jeanne a un plan machiavélique pour l’éliminer. Elle épuise son mari dans le lit conjugal et, sitôt qu’il est endormi, subtilise le sceau royal pour rédiger un acte de pendaison du chevalier, plus vrai que nature. Mais le roi découvre la supercherie et la punit sévèrement… Ce qui ne l’empêche pas de récidiver. Elle s’attaque à l’évêque de Beauvais, en visite à la cour. Pleine d’attentions, elle lui offre de prendre un bain chaud. Mais l’évêque se méfie et accepte, à condition d’échanger sa baignoire avec celle de l’héritier du trône, le prince Jean. Panique ! On plonge un chien dans le bain, il trépasse aussitôt. Quant à Jeanne, elle subit, une nouvelle fois, les coups de son royal époux.

Diagnostic Sans aucun doute, Jeanne de Bourgogne a de sévères pulsions sadiques.

Fous d’animaux

A la cour de LouisXV,

Louis XV ?

un certain Brillant a un accès illimité et privilégié au cabinet du roi, au point qu’on le surnomme son  » collègue  ». Qui est donc ce favori? Un chat! Un gros matou angora, à qui LouisXV voue un amour sans bornes et qui se balade tranquillement sur la table du Conseil royal. Ce n’est que l’une des histoires d’amour qui lient les rois de France à leurs animaux de compagnie… parfois surprenants!

L’éléphant de Charlemagne. L’empereur balade ce splendide éléphant blanc, baptisé  » Abul Abbas  », offert par le calife de Bagdad en 799 de palais en palais et l’embarque même dans ses campagnes militaires.

Charlemagne ?
éléphant ( pas blanc lol )

Les marmottes de CharlesVIII. Le roi, qui voue une passion à tous les animaux, veille à habiller chaudement ses marmottes l’hiver, avec des costumes de velours rouge sur mesure!

marmotte ?
Louis XI ?

Louis XI gaga des chiens. Il offre à ses 4 lévriers, Paris, Arthus, Plessis et Cherami, des coussins pour leurs siestes et fait donner des messes en leur honneur. Son chouchou, Cherami, porte même un collier de pierres précieuses!

lévrier ?

Le rhinocéros de LouisXV. L’animal venu d’Inde et décrit comme  » fort et méchant  » arrive à Versailles en 1770. LouisXV lui fait aménager un enclos et un bassin dans la ménagerie royale, dont il devient la star.

Louis XV ?
rhinocéros  »croquis  »

boooof !

C’était il y a 29 ans :


Encore un billet sans intérêt qui n’aura aucun commentaire ; bahhh pas grave , moi non plus ne n’y ai pratiquement RIEN compris !

Le 11 janvier 1994

Dévaluation du franc CFA

Le 11 janvier 1994, le gouvernement français d’Édouard Balladur

E.Balladur ?

décide  » courageusement  » de dévaluer de moitié le franc CFA.

Cette monnaie avait été créée par la France en 1948 pour ses colonies d’Afrique noire, avec une parité fixe par rapport au franc français : 50 francs CFA = 1 franc français. Son cours est maintenu depuis lors par la Banque de France quoi qu’il en coûte à cette dernière.

CFA a d’abord signifié Colonies Françaises d’Afrique avant d’être converti en Communauté Financière Africaine après les les indépendances africaines. 

Cet héritage de la colonisation garantit aux États issus des anciennes colonies africaines une monnaie stable par rapport au franc et aujourd’hui à l’euro. Ces États sont le Sénégal, le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Tchad, la Guinée-Bissau, le Togo, le Bénin, la Cameroun, la République Centrafricaine, le Gabon, le Congo et les Comores.

Le franc CFA permet à la France de maintenir ses anciennes colonies dans une relation de dépendance. Il assure aux fonctionnaires et dirigeants africains un revenu stable. Il facilite aussi les détournements de fonds et les transferts vers les coffres suisses ou luxembourgeois. Mais il pénalise gravement les producteurs locaux, tant les agriculteurs que les artisans, qui ne peuvent soutenir la concurrence des entreprises européennes et les importations alimentaires lourdement subventionnées par l’Union européenne.

Après avoir suspendu dès le 2 août 1993 le change de billets de francs CFA, Édouard Balladur a divisé par deux la valeur du franc CFA (100 francs CFA = 1 franc français). Il en a résulté une baisse immédiate du pouvoir d’achat des citadins africains, habitués à consommer des produits d’importation, mais aussi une très forte relance des productions locales (comme le cacao et le café de Côte d’Ivoire). Malheureusement, les dysfonctionnements des régimes africains (corruption, conflits, trafics avec la France et les dirigeants français) n’ont pas tardé à gommer les effets bénéfiques de la dévaluation.

Le Franc CFA est le nom de deux monnaies utilisées dans 14 pays d’Afrique  qui sont garanties par le Trésor français.

Les deux francs CFA ont un taux de change fixe à l’euro  et à certaines autres monnaies. Par exemple, 100 francs CFA = 1 ancien franc français = 0,152449 euros ou encore 1 euro = 655,957 francs CFA exactement.

Il faut d’ailleurs noter que les pièces de monnaie et les billets du franc CFA de l’ Lafrique de l’Ouest  ne sont théoriquement pas acceptés dans les pays utilisants le franc CFA de l’ Afrique centrale  et ceci réciproquement.

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Les zones du franc CFA

Covoiturage …..( introduction )


La covoitureuse voulait se rendre à Thénac en Charente-Maritime,………

……sa conductrice l’abandonne près de Thénac en Dordogne

SUR LA ROUTE Cette jeune femme de 22 ans, partie d’Annecy pour se rendre en Charente-Maritime, n’oubliera pas de sitôt son covoiturage après avoir été lâchée au bord de la route en Dordogne .

Illustration covoiturage.
Illustration covoiturage.

La covoitureuse voulait se rendre à Thénac en Charente-Maritime, sa conductrice l’abandonne près de Thénac en Dordogne

Elle a très vite senti que ce covoiturage  ne se déroulerait pas normalement. Mais pas qu’elle allait dans la mauvaise direction. Une covoitureuse de 22 ans a vécu un véritable périple, alors qu’elle voulait rejoindre, la veille du réveillon de Noël , sa famille à Thénac en Charente-Maritime. 

Juliette, partie le 23 décembre d’Annecy pour se rendre en Charente-Maritime, s’est retrouvée abandonnée en rase campagne par sa conductrice en… Dordogne.

 » Elle nous a regardés et nous a dit tant pis pour nous…  »

Tout commence mal, puisqu’entre un passager pris sur la route manifestement ivre, excès de vitesse de la conductrice, et insultes qui fusent, Juliette se sent rapidement en insécurité dans l’habitacle. C’est lorsque la nuit tombe que la conductrice comprend qu’elle ne se rend pas au même Thénac que Juliette… Puisqu’elle va en Dordogne.  » Elle nous a regardés et nous a dit que peu importe, elle allait à ce Thénac-là, point. Tant pis pour nous  » raconte Juliette .

La jeune femme demande alors à descendre de voiture, et se retrouve abandonnée au bord de la route. Elle attendra deux heures qu’un taxi vienne la chercher, pour finalement passer la nuit dans un hôtel à Bergerac , avant de trouver un train qui l’achemine bien jusqu’à Thénac en Charente-Maritime, le lendemain.

La covoitureuse indique avoir fait un signalement de la conductrice sur le site de covoiturage, et devrait se faire rembourser son voyage.

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Le covoiturage : qu’est ce que c’est ,d’où  » çà vient  » ,à quoi çà sert ?

Le covoiturage (en anglais : carpooling) est l’utilisation conjointe et organisée (à la différence de l’auto-stop )

Le covoiturage (en anglais : carpooling) est l’utilisation conjointe et organisée (à la différence de l’auto-stop

) d’une automobile , par un conducteur non professionnel et un ou plusieurs tiers passagers, dans le but d’effectuer un trajet commun.

Il procure des avantages individuels (partager les dépenses de carburant et de maintenance, agrémenter les voyages, développer le lien social) et collectifs (augmenter le taux de remplissage des véhicules, diminuer les embouteillages et la pollution ).

En France, le covoiturage est indemnisé dans la limite du barème fiscal kilométrique, ce qui permet au plus grand nombre de se déplacer. Le conducteur ne doit donc pas faire de bénéfices (l’argent qu’il reçoit doit correspondre au partage des frais liés au trajet). Il dépend de la motivation des particuliers et repose en grande partie sur un principe collaboratif d’auto-organisation  mais peut être encouragé, coorganisé ou aidé par des collectivités ou entreprises qui y trouvent divers bénéfices. Le mot ne fait son apparition dans la loi qu’à partir de 2015.

Panneaux de covoiturage :

Principe :

Contrairement au taxi  où le passager choisit la destination, en covoiturage, c’est le conducteur qui offre de partager son véhicule, éventuellement gratuitement et fixe le trajet.

Un conducteur propose aux passagers de les transporter dans sa voiture pour un trajet (ou une portion de trajet) qu’il doit lui-même effectuer, et donc à la date et à l’heure qu’il a décidées. Généralement, le lieu de départ, déterminé à l’avance, est le même pour tout le monde. À l’arrivée, le conducteur dépose les passagers là où lui-même s’arrête, ou bien à l’endroit que chacun souhaite, en évitant de faire un grand détour. Il peut alors laisser ses passagers par exemple à proximité d’un transport en commun 

ou bien là où un membre de la famille ou un ami pourront les prendre en charge.

Le conducteur peut demander à ce qu’un des passagers le remplace au volant afin qu’il puisse se reposer un peu.

Le partage des frais est laissé à l’appréciation du conducteur. La formule la plus classique consiste à diviser le coût du carburant et des péages éventuels par le nombre de personnes. Les frais généraux tels que ceux d’entretien ou d’assurance peuvent être inclus dans le calcul du coût du trajet.

Le conducteur est  »tenu » de ne pas faire de bénéfice, en particulier pour ne pas enfreindre la loi. Certains demandent cependant une participation forfaitaire quel que soit le nombre de passagers.Cependant , il existe néanmoins aussi des sites web et applis mobiles de covoiturage totalement gratuits, sans contribution financière. Enfin, en 2016, au Luxembourg, est apparue une appli mobile de covoiturage originale, car basée sur l’échange mutuel de service entre un chauffeur, piéton mais apte à conduire, et un possesseur de véhicule qui ne veut ou ne peut pas conduire à l’instant du trajet.

Histoire :

Le partage d’un véhicule est une tradition plus ou moins ancrée selon les régions du monde , souvent associée à un besoin de voyager en dépensant moins, et qui présente l’avantage de moins encombrer la chaussée dans les régions densément peuplées.

L’augmentation du nombre de passagers par véhicule peut assurer le transport de milliers de personnes supplémentaires tout en décongestionnant le réseau routier. La plupart des véhicules circulent avec trois ou quatre places libres. Une des solutions possibles est d’encourager les migrants journaliers à pratiquer le covoiturage…

Le covoiturage est né de dynamiques d’organisation de l’auto-stop dans les années 1950, par des associations allemandes (Mitfahrzentrale) ou telles que  »Taxistop » en Belgique,  »Allostop » créée en France  en 1958 et Allo-Stop au Canada. Le mot  » covoiturage  » est récent (1989). Depuis les années 1980 , il représente une alternative de transport reconnue, qui s’étend dans le monde occidental. Internet  a beaucoup contribué à l’émergence de cette pratique de transport en facilitant les contacts entre conducteurs et passagers.

Plusieurs pays s’inscrivent déjà dans la vague du covoiturage en mettant en place des aires de stationnement servant de points de chute, des voies réservées en cas d’embouteillage, etc. Au Canada par exemple, toutes les autoroutes importantes autour des agglomérations comme Montréal ,Toronto ou Vancouver   ont desvoies réservées aux véhicules à occupation multiple  (VOM), ce qui accélère grandement l’accès au centre-ville. Aux Pays-Bas, il existe des  » lifters plaats  » qui consistent en un trottoir d’environ un kilomètre à l’entrée des autoroutes. Ces trottoirs sécurisent les adeptes et servent autant aux covoitureurs qu’aux auto-stoppeurs .

Hormis le transport entre personnes se connaissant (forcément assez limité), le covoiturage ne peut fonctionner que si un système manuel (association, centre d’appels, petites annonces, annonce radio, etc.) ou automatisé (site internet, » babillards » ?, échange de courriels ou de SMS, etc.), ou les deux, aide à mettre en relation conducteurs et passagers.

Beaucoup de sites Internet permettent la proposition et la demande de covoiturages, qu’ils soient réguliers ou ponctuels, de proximité ou de longue distance. Dans ce dernier cas, certains sites offrent des moteurs de recherche en ligne pour le covoiturage, ce qui permet de calculer les trajets et les meilleures possibilités pour le conducteur et le passager. Ces services de  » babillard  »  pour le covoiturage sont souvent gratuits et faciles à utiliser.

En France, le covoiturage se développe beaucoup même s’il représentait moins de 1 % en 2008. Certaines difficultés juridiques freinent son développement. En 2009, la pratique du covoiturage suscite un réel engouement en France, grâce à son prix modeste et en raison des préoccupations environnementales des usagers et du développement d’Internet.

En juillet 2008, en Ontario, une compagnie de bus locale, , tenta d’interdire les activités de  » PickupPal  »  pour cause de concurrence déloyale. Le 6 novembre 2008, l’autorité responsable, le Ontario Highway Transportation Board (OHTB) leur donna raison. Devant la pression des utilisateurs, la législation fut cependant modifiée peu après pour élargir le concept de covoiturage.

Aux États-Unis,Robin Chase  , fondatrice de  »Goloco », site de covoiturage américain, a été citée parmi les 100 personnes les plus influentes de la Planète par le magazine Time  en 2009.

Perspectives de développement

Selon Stéphanie Vincent , le covoiturage est encore (2008) au début d’une  » courbe d’innovation  » ;  » dans une phase d’imitation, celle durant laquelle  » des essaims d’imitateurs qui reproduisent et aménagent les innovations, créant des grappes d’innovations secondaires  » . Un souhait de convivialité et les longues distances à parcourir, ainsi que l’augmentation du prix du carburant, incitent les gens à covoiturer cependant une  » barrière psychologique  » existe et reste un des freins importants au développement du covoiturage en Europe ». En 2000, le Centre d’études sur les réseaux,les transports,l’urbanisme et les costructions publiques, en France, constatait que  »certains acteurs du transport urbain prétendent que notre culture est différente au point d’engendrer des freins psychologiques assez puissants pour que le public n’adhère pas à ces pratiques malgré leurs intérêts individuels et collectifs. Pourtant, rien ne s’oppose à ce qu’on obtienne des résultats satisfaisants en France où ces systèmes n’ont à ce jour pas encore émergé  ».

Plusieurs actions peuvent encore accélérer le développement du covoiturage :

  • Dynamique territoriale ,Améliorer l’échange d’information,Cartographie des aires de covoiturage,Privilèges spécifiques voitures à plusieurs passagers = créer à l’entrée des villes des voies de circulation réservées aux voitures avec plusieurs passagers et des parcs automobiles aux abords des centres-villes denses,multiplier les possibilités de jumelage des trajetsen favorisant l’échange d’annonces de covoiturage entre sites,cartographie des aires de covoiturage
  •  ;

Un covoiturage spontané est né aux abords des parkings d’entrée des autoroutes, ou sur certains lieux stratégiques de passage, dans certains quartiers, lotissements et villages. Dans les alpes, les habitants de vallées de montagnes isolées et en impasse se sont depuis longtemps auto-organisés (ex. : vallée de Névache, vallée des Monge dans les Alpes) La Fédération du covoiturage (FEDUCO) est créée en France en décembre 2008 par différents acteurs privés et associatifs; son but est la promotion du covoiturage sous toutes ses formes.

La Fédération nationale des associations d’usagers des transports demande toutefois une baisse des aides publiques en faveur du covoiturage, à travers notamment une modification du barème fiscal de prise en compte des frais réels pour les automobilistes utilisant leur véhicule pour se rendre à leur travail, et en concentrant les aides au covoiturage sur les zones peu denses, afin d’éviter la concurrence avec les transports collectifs.

En 2018, l’État lance la construction d’un registre de preuves de covoiturage, pour réduire le risque de fraude.

Aux États-Unis, sa pratique est stable et particulièrement marquée dans les zones urbanisées.

Rôle d’Internet:

La France comptait déjà 78 sites de covoiturage en 2007 et le nombre de sites ne cesse d’augmenter. Sept d’entre eux ont été comparés par 60 Millions de consommateurs: » BlaBlaCar, Carpooling, Vadrouille-covoiturage, iDVROOM (racheté depuis par Klaxit ), topcovoiturage.com (une combinaison de covoiturage et de colis voiturage), Karzoo, Solution-CoVoiturage et Je-covoiture.

Depuis cette date, cette liste s’est enrichie de plusieurs autres sites et applications, notamment Karos,Klaxit,Mobicoop, LaRoueVerte.com, Gomore, RoulezMalin, ZenOnCar et Wever qui ne prennent aucune commission sur les trajets pour préserver l’esprit originel du covoiturage. Des plateformes comme Kombo permettent de comparer les prix et durée du transport par covoiturage avec ceux d’autres modes de transport.

La plateforme Covoiturage-libre.fr a été créée en 2011 sous la forme d’une association, à la suite de la mise en place de frais de commission par BlaBlaCar. Le 23 novembre 2018, Covoiturage-libre.fr a pris la forme d’une coopérative pour former  » Mobicoop ». Cette coopérative met en avant le covoiturage comme étant un bien commun et non une marchandise.

Pour sa part, ZenOnCar se distingue car, au lieu d’un chauffeur offrant simplement des places dans son véhicule à des passagers, il propose tous les cas possibles d’échange de services mutuels : chaque utilisateur peut, pour chaque trajet, se déclarer comme possesseur de véhicule ou non, apte à conduire ou non. Ainsi, le possesseur du véhicule n’est plus forcément celui qui conduit, ce qui peut permettre des usages novateurs comme la possibilité de trouver un conducteur pour rentrer avec son propre véhicule, en toute sécurité, quand on a trop bu.

Enfin, la plupart des sites de petites annonces gratuites proposent aussi une rubrique covoiturage et certains sites locaux disposent même de plus d’offres qu’un site spécialisé pour un trajet identique.

Ceci montre bien l’engouement du covoiturage en France. De nombreux sites plébiscitent cette pratique en expliquant son intérêt ou en proposant des idées de covoiturage. Le gouvernement a organisé la première Journée du covoiturage en France le 17 septembre 2010.

En janvier 2008, un concept similaire pour le transport de partage des biens a été introduit sur internet. Une société appelée FretBay a lancé sa plateforme pour le partage des camions pour livrer les marchandises. Ce nouveau concept a été introduit la première fois en Europe et bientôt copié par d’autres pays d’Europe.

En 2007, la multiplicité et la diversité des acteurs et des sites étaient un frein au développement et à l’essor du covoiturage en France, la plupart des sites souffrant d’une faible fréquentation. Le regroupement d’acteurs (collectivités, entreprises, associations, etc.) et la mise en commun des bases de données  des sites pourraient répondre à ce problème.

Cependant, cela peut avoir des retombées négatives sur les utilisateurs de ces plateformes de covoiturage. En effet, la mise en commun des bases de données  personnelles des différents sites peut induire une réticence chez les individus quant à la protection leurs données personnelles.

Le Règlement européen sur la protection des données personnelles, régulé par l’Etat appelé aussi RGPD  est appliqué depuis le 25 mai 2018. Il remplace la directive précédente sur la protection des données personnelles, et offre une protection plus grande aux personnes physiques face aux nouvelles réalités informatiques. Ainsi, les entreprises doivent mettre en place des mesures de protection des données plus appropriées afin de mettre davantage en confiance les utilisateurs quant au partage des données personneles  sur la plateforme ainsi qu’au transfert de celles-ci d’une entreprise à une autre. En cas de non-respect de ce règlement elles peuvent payer des amendes pouvant aller jusqu’à vingt millions d’euros ou quatre pour cent de leur chiffre d’affaires annuel mondial.

Trouvaille inattendue….


……  »Du  »palu  » au……tissu ……

Dans les années 1880, un étudiant en chimie nommé William Henry Perkin travaillait  » d’arrache-pied  » pour essayer de synthétiser la quinine ,substance naturelle utilisée dans le traitement du paludisme . Cette maladie faisait alors des ravages chez les soldats envoyés aux Indes britanniques .Le jeune anglais n’atteignit pas son objectif mais au cours de ses recherches ,il mit au point par hasard…..le premier colorant synthétique ! Il donna le nom de  » mauvéine  » à cette substance très efficace pour colorer les tissus en violet . Surtout,il breveta son invention et fut le premier à fonder une usine de colorants de synthèse ,devenant ainsi le premier de la chimie industrielle . A défaut d’avoir laissé son nom dans l’histoire de la médecine ,W.H.Perkin a marqué l’histoire d’une  » pierre violette celle de la chimie ….et de la mode !

C’était il y a environ 538 ans……


5 décembre 1484

Le pape enquête sur les sorciers et les sorcières

    Par la bulle  du 5 décembre 1484 (Summis desiderantas affectibus), le pape Innocent VIII ordonne une enquête sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d’un individu avec le démon ! Comme l’atteste cet acte, c’est curieusement à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la raison et de la philosophie gréco-romaine, que les prétendus sorciers et sorcières sont désignés à la vindicte publique !

Un siècle plus tard explosera la  » grande chasse aux sorcières  »…

 

Incendie de Jan Hus sur le bûcher, Diebold Schilling le Vieux, Spiezer Chronik, 1485.

Les magiciens et sorciers assimilés aux hérétiques

    Dès les années 1320, alors que le  » beau Moyen Âge  » n’était déjà plus qu’un souvenir, le pape Jean XXII demande aux inquisiteurs de Carcassonne et Toulouse de sévir contre les invocateurs de démons, autrement dit les sorciers, tout autant que contre les hérétiques cathares … Il est vrai que ceux-ci commencent à se faire rares

   En 1326 ou 1327, le pape intervient à nouveau. Il fulmine la bulle Super illius specula par laquelle il assimile les superstitions à des attentats contre la foi. Il écrit :  »Nous apprenons avec douleur l’iniquité de plusieurs hommes, chrétiens seulement de nom. Ils traitent avec la mort et pactisent avec l’enfer, car ils sacrifient aux démons ; ils les adorent, fabriquent et font fabriquer des images, un anneau, un miroir, une fiole ou un autre objet dans lequel ils renferment les démons, par la magie ; ils les interrogent , obtiennent des réponses, demandent du secours pour l’accomplissement de leurs désirs pervers, se déclarent esclaves fétides dans le but le plus répugnant. Ô douleur ! Cette peste prend dans le monde des développements insolites, elle envahit de plus en plus le troupeau du Christ  » (cité par Colette Arnould, Histoire de la sorcellerie, Texto, 2009).

   Les papes suivants vont renouveler ces mises en garde solennelles jusqu’à la bulle d’Innocent VIII. Celui-ci reprend à son compte tous les fantasmes et les délires de ses inquisiteurs sur les prétendus sabbats, maléfices et rituels de sorcellerie pratiqués par  »maintes personnes de l’un et l’autre sexe  » (l’incrimination ne vise pas seulement les femmes). Il engage lesdits inquisiteurs à s’engager dans la répression de tous les sorciers et sorcières. 

Mais deux ans plus tard, en 1486, deux prédicateurs publient un premier guide de répression de la sorcellerie, le Malleus maleficarum (le  » Marteau des sorcières  »). Celui-là vise tout particulièrement les femmes. Il va être de nombreuses fois réédité et va inspirer notamment le traité de démonologie de l’illustre et très respectable Jean Bodin, plus connu pour son traité de science politique Les Six Livres de la République (1576).

   Il écrit son traité De la démonomanie des sorciers en 1580, après avoir participé en tant que magistrat au procès d’une sorcière, Jeanne Harvilliers. C’est le début de la « grande chasse aux sorcières », essentiellement en Europe centrale. Contemporaine de quelques-uns des plus grands esprits scientifiques qu’ait connue l’humanité, elle fera en soixante-dix ans environ deux fois plus de victimes que la guillotine sous la Révolution ou l’Inquisition en quatre siècles…

çà s’est passé un 3 décembre….


2600 ans av. J.-C.

Gilgamesh raconte le déluge

Tablette d'argile racontant l'épopée de Gilgamesh

Le 3 décembre 1872, George Smith

fait le récit du  » Déluge »d’après un texte mésopotamien antérieur de plusieurs siècles au texte biblique.

Ce graveur de 32 ans, devenu spécialiste en assyriologie au  »British Muséum  », a appris seul ou presque à déchiffrer les caractères cunéiformes,la plus ancienne écriture connue  .

Ce jour-là, il lit devant les membres attentifs de la Société d’Archéologie Biblique de Londres le texte figurant sur une douzaine de tablettes d’argile originaires de Chaldée.

Gilgamesh, un héros mésopotamien

Les tablettes remontent aux environs du XIIIe siècle avant J.-C. Elles racontent en trois mille vers l’épopée d’un roi en quête d’immortalité, Gilgamesh.

Celui-ci aurait régné vers 2 600 avant J.-C. sur la cité d’Ourouk (ou Uruk). Ses sujets se plaignant de sa brutalité, les divinités lui opposent une brute forcenée, Enkidu. Les deux hommes se combattent avant de se lier d’amitié et d’accomplir ensemble des exploits. Mais Enkidu tombe malade et meurt. Inconsolable, Gilgamesh tente l’impossible pour le faire revivre avant de se résigner à regagner Uruk.

Gilgamesh et Enkidu tuant Humbaba dans la forêt de cèdres (Irak), XIXe s. av. J.-C, Berlin, Vorderasiatisches Museum. Agrandissement : Gilgamesh et Enkidu tuant Humbaba dans la forêt de cèdres, XIHéros, peut-être Gilgamesh, voire Enkidu, serrant sur son cœur un lion vivant. Bas-relief du palais de Sargon II à Khorsabad, musée du Louvre

Enkidu vaincu par une courtisane

Gilgamesh se sait incapable de vaincre Enkidu aussi longtemps qu’il demeurera dans la nature, sous la protection de sa harde. Il fait donc appel à une courtisane du palais d’Uruk, Lajoyeuse, pour le convaincre de gagner la ville :

 » Enkidu en personne, naturel au désert, broutait en compagnie des gazelles ; en compagnie de sa harde, il s’abreuvait à l’aiguade, et se réglait d’eau en compagnie des bêtes. Lajoyeuse le vit, cet être humain sauvage, ce redoutable gaillard d’en pleine steppe :
Le voilà ! lui dit le Chasseur. Dénude-toi, Lajoyeuse, découvre-toi le sexe pour qu’il y prenne ta volupté ! et n’aie crainte de l’épuiser ! Lorsqu’il te verra ainsi, il se jettera sur toi : laisse alors choir ton vêtement pour qu’il s’allonge sur toi, et fais-lui, à ce sauvage, ton affaire de femme ! Alors, sa harde, élevée avec lui, lui deviendra hostile, pendant que, de ses mamours, il te cajolera !
(…) Six jours et sept nuits, Enkidu, excité, fit l’amour à Lajoyeuse !
(…) La courtisane s’adressa donc à lui, Enkidu :

Tu es beau, Enkidu ! Tu ressembles à un dieu !
Pourquoi galoper en la steppe avec les bêtes ? Laisse-moi t’emmener à Uruk, à la sainte demeure, résidence d’Anu et d’Ishtar, à Uruk, où les gaillards sont ceinturés d’écharpes ; où ne cessent de retentir les tambourins, où les filles de joie, beautés irréprochables, lascives, pleines de cris voluptueux, voient les plus hauts personnages quitter leur couche nocturne ! 
 »

Contre toute attente, Enkidu et Gilgamesh deviendront après cela les meilleurs amis du monde…

Enkidu et Gilgamesh

Plus vieux que la Bible !

Le récit du déluge figure sur la onzième tablette. Il est fait par un homme, Utanapishtim, qui dit avoir été informé par le dieu de la Sagesse que l’assemblée des divinités a décidé de détruire l’humanité…

2012, un film de Roland EmmerichEt le dieu de donner ce conseil à Utanapishtim : « Démolis ta maison pour te faire un bateau ! Renonce à tes richesses pour sauver ta vie ! Détourne-toi de tes biens pour te garder sain et sauf ! Mais embarque avec toi des spécimens de tous les animaux (…).
Six jours et sept nuits durant, bourrasques, pluies battantes, ouragans et déluge continuèrent de saccager la terre  ».

Les similitudes avec le texte biblique sont frappantes : ainsi, comme Noé dans la Bible , Utanapishtim lâche une colombe afin de repérer une terre émergée et finit par accoster sur une montagne.

La traduction de George Smith, validée par un grand orientaliste, démontre que le mythe du déluge est antérieur à la Bible, elle-même écrite par étapes à la fin du 1er millénaire avant J.-C…

Dans l’un et l’autre cas, l’inondation sert de prétexte pour montrer ce qu’il en coûte à l’humanité de déplaire à la divinité.

Ce mythe d’une humanité régénérée par le Déluge a été réactualisé au cinéma dans le film catastrophe 2012.

Le football…? ( pour voir si ma connection fontionne)


Le football est le sport le plus pratiqué au niveau mondial. Mais où est né ce sport si populaire ?

Le football, encore appelé soccer ou  » ballon rond  » (pour le différencier du football américain), est en effet le sport qui rencontre le plus de succès à l’international. La fédération officielle de ce sport compte plus de 250 millions de licenciés et quasiment tous les pays y jouent, c’est dire son succès. Cet engouement est certainement lié à la simplicité de l’équipement de base : une paire de chaussures de sport  , un ballon, et il est possible de faire une partie de jeu en improvisant un terrain. Ses règles aussi sont faciles à assimiler : deux équipes composées de onze joueurs chacune s’affrontent sur un grand terrain rectangulaire. L’objectif est alors de marquer le plus de points possible, c’est-à-dire de faire passer le ballon derrière une ligne de but protégée par un gardien, aussi appelé goal.

L’Angleterre : la nation du football ?

C’est en 1863 que les règles du football moderne commencèrent à être unifiées, grâce notamment à la première organisation sportive dédiée à ce sport : la Football association, créée en Angleterre cette même année. Ce sport était pourtant pratiqué bien avant dans les universités anglaises, mais les règles différaient selon les écoles. Dans les nouvelles règles, officielles et uniformisées cette fois, l’usage des mains au football est ainsi interdit, en dehors du gardien de but qui, dans sa surface, est le seul à pouvoir toucher ainsi le ballon. 1904 marque la naissance de la  » FIFA » (Fédération internationale de football) : créée cette fois à Paris, elle devient la fédération sportive officielle du football, qui ne cesse depuis de séduire les joueurs amateurs et professionnels du monde entier.

Aux origines du football :

Il faut remonter bien plus loin en arrière pour retrouver les premières esquisses du football moderne. Selon les historiens de ce sport, ce serait les Chinois qui, au IIIe siècle av. J.-C., auraient commencé à jouer en équipe  avec un ballon. D’autres variantes de jeu ont aussi été découvertes en Mésoamérique cette fois. Cette grande région historique s’étendait du Mexique au Costa Rica d’aujourd’hui. Les civilisations qui s’y sont succédé pratiquaient en effet un sport avec comme principal  » accessoire  » une boule constituée d’une matière dérivée de la résine d’arbre. Les premières traces ont été découvertes il y a environ 3000 ans au sein des cultures aztèque et maya ainsi que chez les Teotihuacanos. Les règles étaient variables et incluaient parfois des mouvements comme le fait de garder le ballon en le faisant rebondir sur les différentes parties du corps.

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Pourquoi les joueurs de football n’ont ils pas le droit d’enlever leur maillot ?

Depuis quand et pourquoi le retirer est-il sanctionnable ?

Depuis la création de la Fédération internationale de football, ou FIFA, le 21 mai 1904, la pratique du football est encadrée par diverses règles. Elles sont indispensables pour le bon déroulement des matchs et le respect du sport en général. D’ailleurs, elles ne cessent d’évoluer et ne restent pas figées dans le temps. Au fil des années, le règlement de la FIFA  a connu des changements et des ajouts qui s’expliquent par le comportement des joueurs, mais aussi des spectateurs. Récemment, en 2004, l’article 12 de la FIFA stipule que les joueurs de foot n’ont pas le droit d’enlever leur maillot durant un match. Mais pourquoi ?

Enlever son maillot de foot est devenu sanctionnable .

4 raisons qui expliquent l’interdiction d’enlever son maillot

  • Tout d’abord, les temps additionnels font désormais partie intégrante aux matchs de foot. Enlever son maillot après un but est considéré comme une perte de temps dont certains joueurs peuvent abuser.
  • Deuxièmement, enlever son maillot permet de montrer un message écrit au dos du maillot qui peut avoir un caractère politique. Ce qui est contraire à l’esprit de la FIFA et à l’esprit du sport en général. De plus, ce type de message peut provoquer des émeutes et des mouvements de foule durant un match et au sein du public. Ce fut notamment le cas lors d’une rencontre entre Lyon et Saint-Étienne. Après avoir marqué, Fekir s’est permis d’enlever son maillot devant les supporters stéphanois en guise de provocation, ce qui a entraîné un envahissement du terrain et donc l’arrêt du match.
  • Enfin, enlever son maillot est très mal considéré par les sponsors qui souhaitent être mis en avant et être visibles lorsqu’un joueur marque un but.

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C’était il y a 149 ans…..



Le 20 novembre 1873, l’Assemblée nationale proroge pour sept ans le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon. Les députés, en majorité partisans d’un retour de la monarchie, veulent ainsi se donner du temps pour lever les obstacles ultimes, qui tiennent à la personnalité du prétendant légitime, le comte de Chambord (Henri V). Faute d’y arriver, ils vont devoir s’accommoder d’un régime républicain. Ce sera la IIIe République

L’affaire du drapeau :

Après la chute de l’empereur  Napoléon III

, la France doit supporter l’occupation allemande. Des élections générales entraînent la formation d’une Assemblée nationale conservatrice, avec une majorité de députés favorables à une restauration de la monarchie.

La plus grande partie des monarchistes se tournent vers le prétendant légitime au trône, le comte de Chambord, fils posthume du duc de Berry. 

Ce quinquagénaire, petit-fils de Charles X et fils posthume du malheureux duc de Berry, a vécu en exil en Autriche et épousé une princesse étrangère dépourvue de sympathie pour la France. Le couple n’a pas eu d’enfant.

Le comte de Chambord méconnaît la réalité française, garde la nostalgie du passé et se berce de l’illusion de restaurer une monarchie de droit divin. Il déçoit ses partisans en exigeant dans un manifeste  en date du 6 juillet 1871 que la France renonce au drapeau tricolore bleu-blanc-rouge.

Même les plus farouches monarchistes ne peuvent le suivre dans cette voie, considérant que le drapeau tricolore de la Révolution a acquis sa légitimité du sang de tous les Français qui sont morts pour lui jusqu’aux extrémités de l’Europe.

L’affaire est d’autant plus consternante pour les royalistes que le drapeau blanc ne fut le drapeau français que pendant la Restauration (1815-1830). Avant 1789, il n’existait pas, en effet, de drapeau officiel !!

Sous l’effet de leur déception, les députés se constituent le 31 août 1871 en Assemblée constituante et, votent la première loi constitutionnelle en conférant au chef du pouvoir exécutif,  Adolphe Thiers

, le titre de président de la République.

L’homme qui ne voulut pas être roi……

Deux ans plus tard, le 24 mai 1873, les députés retirent leur confiance à Adolphe Thiers et le remplacent à la présidence de la république par le maréchal de Mac-Mahon

, un monarchiste !

Les monarchistes sont divisés entre les partisans du comte de Chambord, ou légitimistes, et les partisans du comte de Paris, ou orléanistes.Après beaucoup d’hésitations, les deux camps s’accordent sur un plan simple : le comte de Chambord, sans enfant, monte sur le trône, et à sa mort cède le trône au comte de Paris, lequel est jeune et chargé de famille. Avec lui, l’avenir de la monarchie paraît assuré.

Carrosses, costumes… tout se met en place pour le retour du futur roi, le défilé d’intronisation et la cérémonie. Il ne manque plus qu’un vote de pure forme de l’assemblée. C’est une question d’heures.

C’est alors que le prétendant réitère par lettre du 23 octobre 1873 son refus de tout compromis sur le drapeau. Dans la consternation, les députés se résignent à proroger le mandat du maréchal de Mac-Mahon.

La France entre à petits pas dans un régime républicain aussi conservateur que pouvait le souhaiter Adolphe Thiers.

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