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La vie….( en  » compensation  » de  » la faucheuse  » )


 

La vie est une fleur qui s’épanouit lentement
Un à un ouvre ses pétales, éclatante de beauté
Puis doucement s’éteint et se fane.
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon
Recroquevillé tel un fœtus.
Puis dans un cri s’arrache du ventre de la terre,
Sa mère nourricière.
Dans l’éclat du petit matin hésite, tremblante et s’ouvre,
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil.
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier
Laissant couler les dernières larmes de pluie
Sur sa robe encore froissée.
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère
Comme l’enfant, petit être naïf et innocent                       enfant fleur
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit
Découvre la vie, s’émerveille et s’épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes
Adulte, trace son chemin, se résigne
Accepte son destin
Lentement regarde sa vie,
S’accroche au passé
Mais l’avenir défile droit devant
Et paisible elle s’éteint
Epargnée par sa fragile nature
Des agressions qui auraient pu l’anéantir.
La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur
Ou la haine qui l’écrase de sa botte
Douloureusement se replie et se recroqueville
Dans une pluie, verse ses larmes fécondes
Nourrit la terre de sa source.

 

En pensant à ma mère……..


Mr Reggiani :

Moi qui ai vécu sans scrupules
Je devrais mourir sans remords
J’ai fait mon plein de crépuscules
Je n’devrais pas crier « encore »
Moi le païen, le pauvre diable
Qui prenait Satan pour un Bleu
Je rends mon âme la tête basse
La mort me tire par les cheveux

Vivre, vivre
Même sans soleil, même sans été
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

Dites-moi que le Bon Dieu existe
Qu’il a une barbe et des mains
Que Saint-Pierre est le brave type
Qu’on m’a décrit dans les bouquins
Dites-moi que les anges ont des ailes
Dites-moi que les poules ont des dents

 

Que je jouerai du violoncelle
Là-haut dans mon costume blanc

Vivre, vivre
Même sans maison, même sans souliers
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

J’avais le blasphème facile
Et j’entends d’ici mes copains
Crier: « le traître, l’imbécile
Il meurt comme un vulgaire chrétien »
Qu’ils m’excusent si je suis lâche
Je veux bien rire autant qu’on veut
Mais quand on se trouve à ma place
On prend quand même un coup de vieux

Vivre, vivre
Même bancal, même à moitié
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

Je vois de la lumière noire
C’est ce qu’a dit le père Hugo
Moi qui ne pense pas à l’histoire
Je manque d’esprit d’à-propos
Non, je n’ai vraiment plus la force
De faire un dernier jeu de mots
Je sors par la petite porte
J’ai le trouillomètre à zéro

Vivre, vivre
Quand faut y aller, il faut y aller
Vivre, vivre
Monsieur Saint-Pierre, la charité

Vivre, vivre
En plein soleil, en plein été
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

Vivre, vivre, vivre, vivre………..Vit encore longtemps s’il te plait maman …….

S.D.F ……….


Pour assurer le quotidien, un milliardaire vit de ses rentes alors qu’un SDF vide ses poches.    

Résultats de recherche d'images pour « S.D.F »

Comment ? Nous sommes tous des S.D.F en puissance :

 Malgré les apparences, nombreux sont les sans domicile fixe qui n’ont pas tous connu une vie de misère depuis des années. Plus souvent qu’on ne le croit, et encore plus depuis la crise, ce sont des hommes et des femmes autrefois socialisés qui se sont un jour retrouvés dehors suite à une perte d’emploi ou après des difficultés personnelles.     
Découvrez grâce à cette vidéo leur histoire et leurs véritables visages. Sur une idée du collectif Rethink Homelessness, des sans-abris se sont tous prêtés au jeu de poser devant une caméra afin d’en dévoiler un peu plus sur leur véritable identité. Car avant de connaitre la misère et la rue, ces hommes et ces femmes avaient tous comme point commun d’avoir une vie sociale bien remplie, parfois avec même un assez haut niveau de vie. Mais comme bien souvent après la perte d’un emploi ou encore après avoir connu des problèmes familiaux ou des ennuis de santé, l’existence de tous ces gens a radicalement basculé. Pour permettre à tous ces oubliés de retrouver une identité et une nouvelle place dans la société, le collectif américain Rethink Homelessness a alors décidé de les convoquer afin que ceux-ci puisse nous en dire un peu plus sur leur passé.
   Au cours de cette bouleversante vidéo, nous apprendrons ainsi que cet homme était autrefois biologiste, que cette autre personne était patineuse artistique ou encore que ce jeune homme avait reçu une bourse pour devenir baseballeur professionnel. Autant de destins brisés par les mauvais coups du sort auxquels Rethink Homelessness a eu envie de rendre hommage afin que nous ne puissions pas oublier à quel point finalement tous ces SDF peuvent aussi nous ressembler.

En savoir plus : http://www.gentside.com/sdf/quelle-vie-ces-personnes-avaient-elles-avant-de-devenir-sdf_art63864.html

   

A quoi çà sert ?


Les paroles :

Je suis né dans un p’tit village
Qu’à un nom pas du tout commun
Bien sûr entouré de bocage
C’est le village de St Martin
A peine j’ai cinq ans qu’on m’emmène
Avec ma mère et mes frangins
Mon père pense qu’y aura du turbin
Dans la ville où coule la Seine

J’en suis encore à m’demander
Après tant et tant d’années
A quoi ça sert de vivre et tout
A quoi ça sert en bref d’être né

La capitale c’est bien joli
Sûrement quand on la voit d’Passy
Mais de Nanterre ou de Charenton
C’est déjà beaucoup moins folichon
J’ai pas d’mal à imaginer
Par où c’que mon père est passé
Car j’ai connu quinze ans plus tard
Le même tracas le même bazar

J’en suis encore à m’demander
Après tant et tant d’années
A quoi ça sert de vivre et tout
A quoi ça sert en bref d’être né

Le matin faut aller piétiner
Devant les guichets de la main d’œuvre
L’après-midi solliciter le cœur
Des punaises des bonnes œuvres
Ma mère elle était toute paumée
Sans ses lapins et ses couvées
Et puis pour voir essayez donc

Sans fric de remplir cinq lardons

J’en suis encore à m’demander
Après tant et tant d’années
A quoi ça sert de vivre et tout
A quoi ça sert en bref d’être né

Pour parfaire mon éducation
Y a la communale en béton
Là on fait d’la pédagogie
Devant soixante mômes en furie
En plus d’l’alphabet du calcul
J’ai pris beaucoup coup pieds au cul
Et sans qu’on me l’ait demandé
J’appris l’arabe et le portugais

J’en suis encore à m’demander
Après tant et tant d’années
A quoi ça sert de vivre et tout
A quoi ça sert en bref d’être né

A quinze ans finie la belle vie
T’es plus un môme t’es plus un p’tit
J’me r’trouve les deux mains dans l’pétrole
A frotter des pièces de bagnoles
Neuf dix heures dans un atelier
Ça vous épanoui la jeunesse
Ça vous arrange même la santé
Pour le monde on a d’la tendresse

J’en suis encore à m’demander
Après tant et tant d’années
A quoi ça sert de vivre et tout
A quoi ça sert en bref d’être né

C’est pas fini…

La vie…..selon Aragon,….


J’arrive où je suis étranger:
Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D’où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu’importe et qu’importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l’enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C’est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l’enfant qu’est-il devenu
Je me regarde et je m’étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d’antan
Tomber la poussière du temps
C’est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C’est comme une eau froide qui monte
C’est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu’on corroie
C’est long d’être un homme une chose
C’est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
O mer amère ô mer profonde
Quelle est l’heure de tes marées
Combien faut-il d’années-secondes
A l’homme pour l’homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étrangerLouis Aragon

…………..


« On peut fort bien vivre sans âme, il n’y a pas de quoi en faire une histoire, cela arrive très souvent. Le seul problème c’est que les choses ne viennent plus vers vous, quand vous les appelez par leur nom . »

Christian Bobin

 » Quand on s’abandonne on ne souffre pas. Quand on s’abandonne, même à la tristesse, on ne souffre plus « .

Antoine de Saint-Exupéry

Vivre…………


Ce n’est pas que je veuille mourir (quoiqu’il faudra bien ) mais la vie ,ma vie ,…….C’est çà!

Et puis on s’aperçoit :

On arrive tout nu
Un matin au portique,
Parmi tant d’étrangers,
On est un inconnu
on découvre la vie
Tout comme une Amérique
On a soif d’être vieux,
Avant d’avoir vécu

Et puis, on s’aperçoit
Que partir, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que de rester, ça sert à rien,
Alors, on reste,
Alors, on reste, n’importe où.

On se trouve un matin,
On est deux, face à face,
On se trouve un matin
Deux dans le même lit,
On découvre l’amour,
On lui cède la place,
Mais il fait la valise
Avant qu’on ait compris

Et puis, on s’aperçoit
Que d’être deux, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que d’être seul, ça sert à rien,
Alors on fait, alors on fait,
N’importe quoi !

On rencontre un matin
Quelqu’un qui nous ressemble,
Un qui est étranger,
Parmi ces étrangers,
On échange des mots,
Et quelques verres ensemble,
A cet instant, on croit
Que la vie va changer

Et puis, on s’aperçoit
Que de parler, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que de se taire, ça sert à rien,
Alors on dit, alors on dit,
N’importe quoi.

On se trouve, un matin,
Tout nu devant sa glace,
Devant son ombre morte,
On est presque étranger,
On se retourne un peu,
Mais le passé nous glace
Et on s’étonne alors,
D’avoir tellement changé,

Et puis, on s’aperçoit
Que le passé, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que l’avenir, ça sert à rien,
Alors, on meurt, alors, on meurt
N’importe quand !