Noël est là et…..


Pour tous les enfants ce ne sera pas signe de joie …..

Poème d’un enfant triste

Le Père Noël je vous assure !
Oublie toujours mes chaussures. chaussures enfants
Il n’a pas notre adresse, dit Papa,
Sans travail depuis des mois
Il passe bien chez nos voisins !
Qui eux mangent à leur faim
Père Noël ! Viens chez moi.
Apporter du travail pour Papa
Voir Maman, enfin sourire !
Entendre Papa lui dire;
 » Voici le salaire du mois  » ,
Le bonheur enfin chez moi.

__________________________________________________________

Paroles :

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Avec mes copines en classe
On comprend pas tout
Pourquoi des gros dégueulasses
Font du mal partout

Pourquoi les enfants d’Belfast
Et d’tous les ghettos
Quand y balancent un caillasse
On leur fait la peau
J’croyais qu’david et Goliath
Ça marchait encore
Qu’les plus p’tits pouvaient s’débattre

Sans être les plus morts

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’liberté
‘l’en a oublié un max
En f’sant sa tournée
Pourquoi des mômes crèvent de faim
Pendant qu’on étouffe
D’vant nos télés comme des crétins
Sous des tonnes de bouffe

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’tendresse
S’il est sur l’trottoir d’en face
Dis-y qui traverse
J’peux lui enfiler un peu
Pour ceux qu’en ont b’soin
J’en ai r’çu tell’ment mon vieux

Qu’j’veux en donner tout plein

J’veux partager mon Mac-do
Avec ceux qui ont faim
J’veux donner d’l’amour bien chaud
A ceux qu’ont plus rien
Est-ce que c’est ça être coco
Ou être un vrai chrétien
Moi j’me fous de tous ces mots
J’veux être un vrai humain…

Dis, Papa, tous ces discours 
Me font mal aux oreilles
Même ceux qui sont plein d’amour
C’est kif-kif-pareil
Ça m’fait comme des trous dans la tête
Ça m’pollue la vie et tout
Ça fait qu’je vois sur ma planète

Des intifada partout

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard
Pour chanter tes conn’ries
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard,
Pour chanter tes conn’ries

Morosité….


  Le temps fut pluvieux , gris toute la journée , mais je ne pense pas que ce soit la seule raison de l’air  » morose  » de toutes les personnes rencontrées ce mardi ( les passants , mais aussi ma boulangère toujours souriante , le buraliste  etc…) . Je pense plutôt que les élections en sont la cause …..Moi aussi , je suis loin d’être bien , je dirais même que je ressens une frayeur : Au second tour , il va falloir choisir entre le pire et le moins pire ….Où retrouver un semblant de démocratie ? Quel avenir pour nos enfants / petits enfants  ; le choix est  » entre nos mains  » …

Là je vais essayer de dormir : Manu vient manger demain  ( ce sera steak frites )steak frites. Ce soir j’essaierais de passer , visiter les bogs amis, que j’apprécie ….

Je sais,je vous rase…….Mais….


Brel Vieillissant………Blasé?

 

Le texte:

Jacques Brel
L’ÉCLUSIER
1968

Les mariniers me voient vieillir
Je vois vieillir les mariniers
On joue au jeu des imbéciles
Où l’immobile est le plus vieux
Dans mon métier même en été
Faut voyager les yeux fermés
Ce n’est pas rien d’être éclusier

Les mariniers savent ma trogne
Ils me plaisantent et ils ont tort
Moitié sorcier moitié ivrogne
Je jette un sort à tout ce qui chante
Dans mon métier c’est en automne
Qu’on cueille les pommes et les noyés
Ce n’est pas rien d’être éclusier

Dans son panier un enfant louche
Pour voir la mouche qui est sur son nez
Maman ronronne le temps soupire
Le chou transpire le feu ronchonne
Dans mon métier c’est en hiver
Qu’on pense au père qui s’est noyé
Ce n’est pas rien d’être éclusier

Vers le printemps les marinières
Me font des manières de leur chaland
J’aimerais leurs jeux sans cette guerre
Qui m’a un peu trop abîmé
Dans mon métier c’est au printemps
Qu’on prend le temps de se noyer.