Relations humaines


   Comme je l’ai déjà écrit sur mes blogs,  » ma  » boulangère a repris le bureau de tabac où je vais chaque jour…..

Je ne sais pas si je l’ai déjà écrit , mais elle a deux fils ( à ma connaissance ) ; l’aîné a repris la boulangerie , le second, beaucoup plus jeune est  » malade  » , je dirais autiste mais…. Bref, quand elle tenait la boulangerie , je ne voyais pratique ment jamais ce deuxième fils , mais maintenant, il est pratiquement toujours assis près de sa mère dans le bureau de tabac…..

 Déjà , je trouve çà bien de la part de cette femme : Elle assume le fait que son enfant soit  » anormal  » …….

La plus grande partie des clients ignorent le garçon , voir détournent le regard . Lui ne dit rien …..

Là où je suis surpris , c’est que quand j’entre , il me dit  » bonjour  »  et contrairement aux autres personnes , je lui réponds avec un sourire et parfois un  » tu vas bien  » …..Difficile à exprimer , mais le fait qu’il me dise bonjour , me   réponde à sa façon ( un geste de la main accompagné d’un sourire ) me fait du bien . En sortant, je me dis que c’est peu de chose , mais j’espère que le fait que je ne le considère pas comme un  » objet posé là  » lui fait du bien aussi ………Sa mère me gratifie aussi souvent d’un sourire ………

Pourquoi les autres clients l’ignorent ils ? Détournent les yeux ? Ils ne comprennent pas que ce pourrait être leur enfant qui pourrait être comme ce garçon ? Pourtant, un  » bonjour  » , un sourire , çà ne coûte rien ? 

Voilà , je me déconnecte : Visite de Manu ce midi ( escalope de veau + pommes de terre et petits pois ) lol , oblige…..

Bon mercredi à vous qui par hasard passeriez ……..

   

Suicide social……


 

Aujourd’hui sera le dernier jour de mon existence
La dernière fois que j’ferme les yeux
Mon dernier silence
J’ai longtemps cherché la solution a ces nuisances
Ca m’apparait maintenant comme une évidence
Fini d’être une photocopie
Fini la monotonie, la lobotomie
Aujourd’hui, j’mettrais ni ma chemise ni ma cravate
J’irai pas jusqu’au travail, j’donnerai pas la patte

 

Adieu les employés d’bureau et leur vie bien rangée
Si tu pouvais rater la tienne ca les arrangerait
Ca prendrait un peu d’place dans leur cerveau étriqué
Ca les conforterait dans leur médiocrité
Adieu les représentants grassouillets
Qui n’boivent jamais d’eau comme si ils voulaient pas s’mouiller
Les commerciaux qui sentent l’aftershave et l’cassoulet
Mets d’la mayonnaise sur leur malette ils s’la boufferaient
Adieu, adieu les vieux comptables séniles
Adieu les secrétaires débiles et leur discussions stériles
Adieu les jeunes cadres, fraichement diplomés
Qu’empileraient les cadavres pour arriver jusqu’au sommet
Adieu tous ces grands PDG
Essayes d’ouvrir ton parachute doré quand tu t’fais defenestrer
Ils font leur beurre sur des salariés désesperés
Et jouent les vierges effarouchées quand ils s’font séquestrer
Tous ces fils de quelqu’un, ces fils d’une pute snobe
Qui partagent les trois quarts des richesses du Globe
Adieu ces p’tits patrons, ces beaufs embourgeoisés
Qui grattent les RTT pour payer leur vacances d’été
Adieu les ouvriers, ces produits perimés
C’est la loi du marché mon pote, t’es bon qu’à te faire virer
Ça t’empêchera d’engraisser ta gamine affreuse
Qui se fera sauter par un pompier qui va finir coiffeuse

Adieu la campagne et ses familles crasseuses
Proche du porc au point d’attraper la fièvre afteuse
Toutes ces vieilles, Ces commères qui se bouffent entre elles
Ces vieux radins et leurs économies de bouts d’chandelles

Adieu cette France profonde
Profondément stupide, cupide, inutile, putride
C’est fini vous êtes en retard d’un siècle
Plus personne n’a besoin d’vos bandes d’incestes

Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale
Qu’essaient de prouver qu’ils valent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent
Tous ces connards dans la pub, dans la finance
Dans la com’, dans la télé, dans la musique, dans la mode
Ces parisiens, jamais contents, médisants
Faussement cultivés, à peine intelligent
Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût
Qui regardent la province d’un oeil méprisant

Adieu les sudistes abrutis par leur soleil cuisant
Leur seul but dans la vie c’est la troisième mi-temps
Accueillants, soit disant
Ils t’baisent avec le sourire
Tu peux l’voir à leur façon de conduire

Adieu ces nouveaux fascistes
Qui justifient leur vie de merde par des idéaux racistes
Devenu néo-nazis parc que t’avais aucune passion
Au lieu de jouer les SS, trouve une occupation

Adieu les piranhas dans leur banlieue
Qui voient pas plus loin que le bout de leur haine au point qu’ils s’bouffent entre eux
Qui deviennent agressifs une fois qu’ils sont à 12
Seuls ils lèveraient pas l’petit doigt dans un combat de pouce

Adieu les jeunes moyens, les pires de tous
Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse
Adieu les fils de bougres
Qui possèdent tout mais ne savent pas quoi en faire
Donn-leur l’Eden ils t’en f’ront un Enfer

Adieu tous ces profs dépressifs
T’as raté ta propre vie comment tu comptes élever mes fils ?
Adieu les grévistes et leur CGT
Qui passent moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés
Qui fouettent la défaite du survét’ au visage
Transforment n’importe quelle manif’ en fête au village

Adieu les journalistes qui font dire ce qu’ils veulent aux images
Vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages

Adieu la ménagère devant son écran
Prête à gober la merde qu’on lui jette entre les dents
Qui pose pas de question tant qu’elle consomme
Qui s’étonne même plus de se faire cogner par son homme

Adieu, ces associations bien-pensantes
Ces dictateurs de la bonne conscience
Bien contents qu’on leur fasse du tort
C’est à celui qui condamnera le plus fort

Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées
Qui cherchent dans leur féminité une raison d’exister
Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité
Danser sur des chariots, c’est ça votre fierté ?
Les bisounours et leur pouvoir de l’arc-en-ciel
Qui voudraient me faire croire qu’être hétéro c’est à l’ancienne
Tellement, tellement susceptibles
Pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types

Adieu la nation, tous ces incapables dans les administrations
Ces rois de l’inaction
Avec leur bâtiments qui donnent envie de vomir
Qui font exprès d’ouvrir à des heures où personne peut venir
Beeeh, tous ces moutons pathétiques
Changent une fonction dans leur logiciel ils se mettent au chômage technique
A peu près le même Q.I. que ces saletés de flics
Qui savent pas construire une phrase en dehors de leurs sales répliques

Adieu les politiques, en parler serait perdre mon temps
Tout le système est complètement incompétent

Adieu les sectes, adieu les religieux
Ceux qui voudraient m’imposer des règles pour que je vive mieux

Adieu les poivrots qui rentrent jamais chez eux
Qui préfèrent se faire enculer par la Française des Jeux

Adieu les banquiers véreux
Le monde leur appartient
Adieu tous les pigeons qui leur mangent dans la main

Je comprends que j’ai rien à faire ici quand j’branche la 1
Adieu la France de Joséphine Ange-gardien
Adieu les hippies leur naïveté qui changera rien
Adieu les SM, libertins et tous ces gens malsains

Adieu ces pseudos artistes engagés
Plein de banalités démagogues dans la trachée
Écouter des chanteurs faire la morale ça me fait chier
Essaies d’écrire des bonnes paroles avant de la prêcher
Adieu les petits mongoles qui savent écrire qu’en abrégé
Adieu les sans papier, les clochards, tous ces tas de déchets, je les hais
Les sportifs, les hooligans dans les stades, les citadins, les bouseux dans leur étables
Les marginaux, les gens respectables
Les chômeurs, les emplois stables, les génies, les gens passables
De la plus grande crapule à la médaille du mérite
De la première dame au dernier trav’ du pays…

Le désespoir….


Vieille brebis que j’aimais tant

Douce, obéissante, tranquille

Fidèle comme un chien. Qui rôdais autour de la maison.

Combien d’agneaux m’as-tu donnés ?

Et ta laine pour me vêtir !

J’ai le cœur gros de toi — Mais toi, que penses-tu de moi ?

Penses-tu que je t’ai vendue

Parce que tu étais vieille

Et que tu avais les pieds délicats ?

C’est ce que je raconte. Et on me croit.

Hélas, la vérité est pire !

J’étais dans le besoin.

Plus rien pour faire de l’argent…

Cet argent dont on n’a jamais assez

Pénible est malgré tout cette vie

Une honte !

Depuis que je porte le collier

Sans un instant de répit. Sans cesse

Tout mon corps brisé.

La nuque pliant sous la charge.

Moquée et je passe pour une idiote

Parce que j’ai toujours été trop honnête

Et parce que c’est le Destin du paysan

De se sacrifier pour que le monde mange.

Pour rien…

De temps à autre le vieux paysan saisit

Sa fourche.

Il va, dit-il, la planter dans le ventre de ces messieurs,

Ces messieurs qui font si bon marché de sa peine,

de sa marchandise.

Mais voilà :

Il est brisé de fatigue.

Trop épuisé de désespoir,

Pour aller jusqu’au bout, pour aller plus loin.

Et il replante sa fourche

Dans le tas de fumier…

Démission..


 

Est interdit de salarier un homme
Démission à la moustache du capitaine

Hé patron, prends ça dans ta trompe
Démission unilatérale, démission sans préavis
Démission sans putain de pointage au chômage
Démission point final

Salutations, monsieur, madame
Veuillez accepter ma démission
Là comme ça, scotchée sur tes lunettes de champion mondial du dentifrice

Tous en même temps
Démission massive, démission collective, démission générale

On n’en veut plus de vos virements de radin
On n’en veut pas de votre putain de SMIC à la con
On n’en veut plus d’vos miettes
On ira cultiver la terre, bouffer des racines ou crever sous la lune
Ce qu’on fera peu importe et surtout on vous emmerde
Votre salaire de pièces jaunes, votre putain d’abonnement à la misère
Vous pouvez vous l’rentre dans l’coccyx

Le brut, le net tu peux t’en faire un paquet, tu te l’emballes, tu te le roules en cône
Tu te le fumes avec ton comptable et tout le conseil de masturbation

Comme ça demain, on fait l’mur, on détalle tous, on déclare le rêve général
Nous avons le devoir de désobéir à tous ces marchands de bétail
A tous ces DRH et autres grands prêtres en management, le devoir d’en finir
Vous m’entendez les galériens, on prend sa main droite
On prend une feuille, un stylo, on écrit
« Madame, monsieur, j’ai l’honneur et le plaisir de vous caler ma démission entre les deux parties charnues et avec mon meilleur souvenir »

Démission, vous êtes pas encore partis
L’économie c’est un truc qui sent l’ail
Un truc qui nous rabaisse, un truc qui nous salit
Non on est plus grand qu’ça papy, on a des ailes
Économie, ça veut dire radinerie
Un sou est un sou
Mais nous on s’en cogne
On va tout voler, on va tout donner
Comme ça gratos, ça va vous faire drôle
L’économie c’est la science de l’avarice, le royaume des enculés

Elle attendra l’économie qu’on lui trouve un putain de sens 

« Les Villars  » groupe chanteurs.

La vidéo :

C’est réellement arrivé !


Dans la riche capitale
de la Wallonie picarde,
les autorités communales
émues se demandent
quelle décision prendre.
Des habitants aisés,
et des commerçants
s’en viennent plaignant
de tous ces « essedéeffe « ,
ces pouilleux, ces mendiants
qui squattent les bancs publics.
.
Garder les bancs et chasser
tous ces va-nu-pieds, ces gueux.
Qu’ils aillent squatter ailleurs !
Mais ils vont revenir, c’est sûr.
.
Enfin l’idée lumineuse jaillit.
Supprimons les bancs publics !
Ça sert qu’à eux de logement,
l’entretien coûte de l’argent
à la commune et aux habitants.
De toute façon, les amoureux,
aujourd’hui c’est sur twitter
et facebook qui se bécotent.

sdf

Les vieux


Merci à Julie : Cette vidéo magnifique parce que VRAIE et exposée par une JEUNE fille devrait être diffusée sur tous les blogs …Moi , je le fais en hommage à ma grand-mère qui a fini sa vie dans ces conditions ……….Alors….Si vous vous sentez concernés ( nous seront tous vieux ) faites la passer.

 

Jacques Brel
Les vieux

Paroles et Musique: J. Brel/G. Jouannest 1964

Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux,
Même riches ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions et n’ont qu’un cœur pour deux,
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d’antan,
Que l’on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps,
Est-ce d’avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d’hier
Et d’avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s’ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends !

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s’ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter,
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit,
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s’ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C’est pour suivre au soleil l’enterrement d’un plus vieux, l’enterrement d’une plus laide;
Et le temps d’un sanglot, oublier toute une heure la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend !

Les vieux ne meurent pas, ils s’endorment un jour et dorment trop longtemps,
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant;
Et l’autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n’importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer;
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s’excusant déjà de n’être pas plus loin,
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t’attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend .

La chute ???


çà n’arrive pas qu’aux autres . 

Affalé sur le sol mouillé d’une rue animée,
Tu relèves ton col usé où une goutte a roulé
Contre ta peau glacée, froide de toutes ces journées,
Ces années cumulées sans pouvoir te réchauffer.
Une bouteille d’alcool, c’est ta seule compagnie.
Ce n’est pas de la gnôle, mais ça réchauffe aussi.
C’est la vinasse du pauvre, le champagne des sans-abri
Qui, dans ton foie, se love, et qui raccourcit ta vie.

D’ailleurs, t’as pas toujours bu, t’as pas toujours su
Qu’un jour tu serais là, assis dans la rue.
D’ailleurs t’as bossé, cotisé, engrossé,
T’as p’tête bien des gamins qui n’savent pas c’que tu d’viens.

Ton corps sec est meurtri à force d’inconfort
Dans de tristes taudis, de pâles corridors
Lorsque vient la nuit, et que partout l’on dort,
Lorsque survient le jour et qu’on te chasse au-dehors.
Tu rêves d’un café chaud, d’une salle enfumée
Où fuseraient des rires que tu partagerais.
Tu espères des sourires, des phrases échangées
Mais tes poches sont vides et tes rêves envolés.

D’ailleurs, t’as toujours cru que ta vie s’rait foutue
Le jour où tu serais là, assis dans la rue.
Tu te disais « pas moi ! ça ne m’arrivera pas ! »
Il y a des années de ça, et pourtant, tu es là.   

Sur ton coin de trottoir, ton chez-toi éphémère,
Tu tends une paume noire, comme en signe de prière.
Tu recherches de l’espoir plus qu’une pitié passagère
Nous passons sans te voir, sans oser franchir la barrière.

D’ailleurs, t’as toujours vu, au plein cœur de l’hiver,
La lumière se faire crue sur ta vie de galères,
Quand, dans l’urgence, on soigne nos petites consciences
Pour ensuite, t’oublier et sur toi faire le silence.

A croire que le malheur serait donc contagieux,
Ou, d’être banalisé, il serait ennuyeux ?
Peut-être savons-nous, du tréfonds de nos âmes,
Quelle fragile limite nous sépare du drame…
Du drame que tu vis, dont tu n’as rien choisi.
Mais si on te condamne, on se damne aussi.
Ton visage abîmé que je refuse de voir
Je pourrais le croiser, un jour, dans mon miroir,
Dans mon miroir…

Annick KIEFER

30 ans déjà et toujours là !


S.D.F


Fondés par Coluche en 1985, les Restos du Cœur est une association loi de 1901, reconnue d’utilité publique, sous le nom officiel de « les Restaurants du Cœur – les Relais du Cœur ». Ils ont pour but « d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu’à toute action contre la pauvreté sous toutes ses formes ».

 

 

Les Restos aujourd’hui

30 ans plus tard, ce sont 128.5 millions de repas équilibrés* qui sont distribués par l’association (2014-2015). Les Restos du Cœur ont malheureusement largement franchi la barre d’un milliard de repas servis depuis leur création…

Aujourd’hui, les carences alimentaires les plus graves ont presque disparu, mais la pauvreté a pris un autre visage : accidents de la vie, contrats précaires et travailleurs pauvres, jeunes de moins de 25 ans ne disposant pas du RSA, retraités disposant du seul “minimum vieillesse”…

En France, 8.5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Source : INSEE, Septembre 2014.

L’aide alimentaire permet une aide d’urgence mais représente surtout le point de contact privilégié pour permettre un accompagnement vers l’autonomie. La relation de confiance tissée pendant l’accueil et l’engagement des bénévoles pour leur venir en aide permet de proposer les pistes d’une réinsertion sociale : ateliers et jardins d’insertion, lits hébergement d’urgence,camions et points repas chauds, Restos Bébés du Coeur, départs en vacances, ateliers d’accompagnement scolaire et de lutte contre l’illettrisme, initiation à l’informatique, conseils budgétaires, accès à la justice et aux droits, soutien à la recherche d’emploi (SRE) et microcrédit personnel…

Provenance des ressources

La plus grande partie des ressources de l’association provient des dons et legs (49% en 2014-2015). S’y ajoutent les produits des opérations Enfoirés (13% en 2014-2015) et les subventions des collectivités publiques (en 2014-2015, 19% pour les organismes nationaux, 11% de produits en provenance de l’Union Européenne et 4% de produits divers et financiers).

Frais généraux réduits

Les Restos du Cœur sont très soucieux d’utiliser au mieux ces fonds publics et privés : les frais généraux sont réduits (7% en 2014-2015) et les dépenses superflues éliminées. En conséquence, près de 90% des ressources sont consacrés aux actions de l’association.

Coluche  explique son idée….

« J’ai une petite idée, comme ça. Si des fois, y’a des marques qui m’entendent : je ferai un peu de pub tous les jours. Si y’a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite, qu’on pourrait commencer par faire à Paris, puis qu’on étalerait dans les grandes villes de France. Nous, on est prêt à aider une entreprise comme ça, qui ferait un resto par exemple qui aurait comme ambition de faire deux milles, trois milles couverts par jour, gratuitement. Alors, tous ceux qui sont intéressés, qu’ont des grosses cantines, qu’ont des restos, tous ceux qui sponsorisent, avec des marques d’alcool ou n’importe quoi, qui voudraient nous contacter pour ça, on est prêt à recevoir les dons, de toute la France d’ailleurs. Quand y’a des excédents de bouffe à droite, à gauche, et qu’on les détruit pour maintenir les prix sur les marchés, à ce moment-là, nous, on pourrait peut-être les récupérer. Voir ce qu’on peut faire avec les agriculteurs qu’ont de l’excédent, ou avec les sponsors. Et puis, on essaiera, un jour, de faire une grande cantine, peut-être cet hiver. Gratos. Voilà. Je lance l’idée comme ça… »
Coluche, le 26 septembre 1985.
Création de l’association « les Restos du Coeur » la même année.