C’était en juillet il y a…..76 ans


Le 8 juillet 1943 exactement :  Jean Moulin mourrait…………..

Jean Moulin : Qui était ce monsieur :

  Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin a été un des principaux chefs de la résistance face à l’occupation allemande. Nommé préfet d’Eure-et-Loir au début de la guerre, Il passera dans la clandestinité dès 1940 après sa première arrestation et rejoint la France Libre aux côtés de Charles de Gaulle.    Originaire du département de l’Hérault, Jean Moulin est le dernier d’une famille de trois enfants, dans laquelle les parents accordent beaucoup d’importance à l’éducation. 
  Son père, Antonin Moulin (1857-1938) est professeur d’histoire au collège de Béziers, conseiller municipal, puis conseiller général de l’Hérault.        
   Passionné par le dessin, Jean Moulin évolue dans ce contexte familial marqué par les valeurs républicaines et par la guerre de 1914-1918.     Après des études au lycée Henri IV de Béziers, Jean Moulin obtient son baccalauréat en 1917. Bien qu’il ne soit pas un élève brillant, il s’inscrit à la faculté de droit de Montpellier puis est nommé attaché au cabinet du préfet de l’Hérault grâce à l’influence de son père .   
     Passionné de peinture et d’art, Jean Moulin fait preuve d’une personnalité aux multiples facettes, grave et réfléchi dans ses missions de fonctionnaire et en même temps bohème au cours des fêtes nocturnes de Montparnasse.   Nommé préfet d’Eure-et-Loir à Chartres en janvier 1939, Jean Moulin se retrouvera face à la Wehrmacht le 17 juin 1940 lorsque des officiers de l’armée allemande le somment de cautionner des accusations contre les troupes sénégalaises. Le préfet refuse de signer persuadé qu’il s’agit d’une calomnie. De peur de céder le lendemain sous la torture, Jean Moulin tente de se suicider en se tranchant la gorge dans la prison dans laquelle il a été enfermé. 

Passage à la clandestinité et rencontre avec Charles de Gaulle :

   Le 16 novembre 1940, Jean Moulin quitte Chartres, pour Paris où il retrouve des amis qu’il charge de découvrir des individus décidés à faire quelque chose face à l’armée allemande. En attentant son passeport et de pouvoir rejoindre Londres, il rassemble des informations sur les besoins des groupes désirant s’investir dans une force militaire clandestine. À l’aide d’une fausse carte d’identité au nom de Joseph Mercier , Jean Moulin parvient à Londres le 20 octobre 1941 en passant par l’Espagne et le Portugal.

   Cinq jours plus tard, Moulin rencontre Charles de Gaulle et les deux hommes semblent partager la même volonté de poursuivre le combat en France. Messager des mouvements de résistance, Jean Moulin fait un état des lieux des besoins et des  » forces de l’ombre  » dans le pays. Muni d’un ordre de mission, il devient le représentant personnel du général de Gaulle et le délégué du Comité national français pour la zone Sud.

Unification des mouvements de résistance :

   Sous le nom de « Rex », Jean Moulin est parachuté le 1er janvier 1942, à Eygalières avec pour missions d’unifier les mouvements qui résistent à l’ennemi et à la France de Vichy. Par son autorité naturelle et à sa diplomatie, il va parvenir progressivement à s’imposer puis a mettre sur pied des services communs le BIP (bureau d’information et de presse) et une liaison radio permanente.
En septembre 1942, Jean Moulin négocie le regroupement des forces paramilitaires dans une Armée Secrète (A.S.) dont la direction est confiée au général Delestraint. À partir de cette date, les trois mouvements (Combat, Libération et Franc-Tireur) sont coordonnés dans les MUR (Mouvements Unis de la Résistance), sous la présidence de Jean Moulin.

Conseil National de la Résistance :

   De novembre 1942 à mai 1943, Jean Moulin fera son possible  pour la reconnaissance de la légitimité de la France Combattante par les Alliés en développant le Conseil National de la Résistance. Dans la nuit du 13 février 1943, il s’envole pour Londres à bord d’un Lysander en compagnie du général Delestraint. Le Général de Gaulle lui exprime son estime et sa reconnaissance en le décorant de l’Ordre de la Libération.

  Revenu en France, Moulin réunit le 27 mai 1943, à Paris, le Conseil National de la Résistance composé de 17 membres. Ces représentants forment le parlement de la France Libre et de la Résistance. En dix-huit mois, Jean Moulin a accompli la mission qui lui a été confié par de Gaulle, mais les événements se précipitent, le chef de l’Armée Secrète Delestraint alias Vidal, est arrêté le 9 juin, à Paris par la Gestapo.

Arrestation à Caluire-et-Cuire

  Jean Moulin « Max » désire réunir l’état-major de l’Armée Secrète au plus vite. Son objectif est de réorganiser, par intérim, sa direction décapitée par l’arrestation de son chef, le général Delestraint. Jean Moulin, alias « Jacques Martel », a convoqué, ce 21 juin 1943, de hauts responsables des principaux mouvements de la résistance: André Lassagne, Raymond Aubrac, Henri Aubry, Bruno Larat, Claude Serreulles, le colonel Schwarzfeld et le colonel Lacaze.

   De la place Carnot, Jean Moulin, accompagné de Raymond Aubrac, se rend à la station Croix-Paquet du funiculaire de la Croix-Rousse où ils attendent le colonel Schwarzfeld, très en retard. Puis ils arrivent place Castellane, chez le docteur Dugoujon, avec près de quarante minutes de retard. Quelques minutes après, la Gestapo, conduite par Klaus Barbie, surgit sur le perron. Emmené, en voiture, au quartier général de la Gestapo, avenue Berthelot, puis à la prison Montluc, Max sera identifié le 23 juin comme le chef de la Résistance. Barbie va alors tenter, par tous les moyens, de lui arracher ses secrets. ( Barbie après son arrestation )

   Transféré à Paris, le 26 juin, pour être interrogé par Boemelburg (chef de la Gestapo), il est confronté à Lassagne et Delestraint qui refusent de reconnaître Max en cet homme blessé, tuméfié, râlant, sans connaissance. Moulin est alors envoyé à Berlin, pour être soigné et interrogé. Il meurt dans ce train, près de Metz, le 8 juillet 1943, d’après l’acte de décès allemand. Le 19 décembre 1964, la France lui rend un hommage national, au Panthéon.

  Qui a trahi Jean Moulin ?
     Plusieurs noms circulent après la Seconde Guerre mondiale sur la personne qui aurait divulgué le lieu et la date de la réunion. Les tribunaux tenteront de déterminer si Klaus Barbie, chef de la Gestapo est arrivé dans la maison du docteur Dugoujon sur dénonciation ou en regroupant des informations obtenus lors des interrogatoires. A ce jour, le mystère demeure entier………………….

Encore la télé !


Hier ( je crois ) , j’ai regardé un magnifique film ( à mon avis ) avec M.Serrault dans un rôle inhabituel :  « Monsieur Léon  » :

Résumé de Monsieur Léon
  Pendant l’occupation. Yvon, jeune Parisien de 10 ans, part avec sa mère Irène voir son grand-père Léon qui vit dans une petite ville de province. Léon n’a pas vu son petit-fils depuis plusieurs années car depuis le décès de son fils, mort sur le front, il ne porte pas Irène dans son coeur ; il la tient pour responsable de l’engagement de son fils dans l’aviation alors qu’il aurait aimé qu’il devienne médecin comme lui. Yvon appréhende de rester chez Léon et lorsqu’il voit le portrait de Pétain dans le bureau, il lui semble encore plus étranger.

  Sous des dehors de notable pétainiste, Monsieur Léon est en réalité un chef local de la Résistance 

Indépendance…s


Ces jours derniers :4 et 6 juillet  sont marquants pour la notion de liberté …

Le 4 juillet est le jour de  » l’indépendance day » pour les américains  qui acquirent leur liberté en se libérant de l’occupation  anglaiseIndépendance : deux dollar projet de loi détail

Le 6 juillet,lui est le jour anniversaire de l’indépendance de l’Algérie « colonie » française….Comme toute liberté,ces deux nations ne l’obtinrent que difficilement ,par la résistance ,la violence ….

A ce sujet,la France vus les moyens employés (tortures entr’autres ) n’a pas à être fière …Savoir,connaitre les atrocités commises par des personnages comme Massu sont loin de ME plaire en tout cas….Quand on pense que ces gens reproduisaient ce que les nazis avaient fait subir aux résistants français une vingtaine d’années avant est répugnant.

Bientôt ce sera le 14 juillet :Fête nationale française . On dirait que juillet amène un « vent de liberté »

Hommage aux résistants de l’ombre:


« Monsieur Léon » avec Michel Serrault dans le rôle d’un médecin « collabo » alors qu’il est chef d’un réseau de résistant ……

Monsieur Léon

: L’histoire

1942. Yvon est un petit parisien âgé de dix ans. Sa mère, Irène, l’emmène à Ribérac chez son grand-père car elle doit partir travailler à Bordeaux. Léon n’a pas vu son petit-fils depuis plusieurs années. Depuis le décès de son fils, mort sur le front, il ne porte pas Irène dans son coeur. Il la tient pour responsable de l’engagement de son fils dans l’aviation alors qu’il aurait aimé qu’il devienne médecin, comme lui. S’il avait fait ce choix, il serait sûrement encore en vie… Yvon sent bien les tensions entre sa mère et son grand-père et appréhende de rester chez cet homme qu’il ne connaît pas. Lorsqu’il voit le portrait de Pétain dans le bureau de ce dernier, il lui semble encore plus étranger. Ce ne sont pas les idées dans lesquelles Yvon a été élevé. Mais le garçon doit se résigner à rester dans cette maison et, la mort dans l’âme, il doit dire au revoir à sa mère. En réalité, Irène est Résistante et si elle a laissé son fils chez son grand-père, c’est parce qu’elle a une mission à Bordeaux. Bien sûr, elle n’en n’a rien dit à Léon. Elle est, en effet, certaine qu’il n’hésiterait pas à la dénoncer. Léon est connu et très respecté dans la région, particulièrement par les Allemands. Il les soigne et a ses entrées à la Kommandantur où il se rend régulièrement…En fait,il est chef d’un réseau de résistance et ni sa fille ,ni son petit fils Yvon ne le savent,tout le monde croit que c’est un « collabo » ….Quand son petit fils lui fait des reproche sur ce fait ,çà réponse est: »Les allemends sont là alors,il faut bien faire avec »,le petit garçon ne comprend pas,et ceci jusqu’à la fin du film……